30 décembre 2017

STÉPHANE REIMHERR (1995) : 28 SAISONS SUR LES ROUTES (8° partie)

1995 DE RETOUR AU GUIDON AGENAIS

1995 Villeneuve

- Pour cette saison 1995, Stéphane Reimherr a atteint l’âge de vingt-et-un ans. Le jeune homme a terminé son apprentissage cycliste chez les cadets et juniors. Mieux, il a accompli une belle première saison chez les espoirs en 93. Puis il détient son CAP, son service militaire est terminé, une nouvelle vie commence pour lui. Charpentier, il effectue des semaines de plus de cinquante heures chez un patron, mais ayant le virus du vélo dans la peau, il tient à marquer cette nouvelle saison avec un esprit d’homme neuf, qui rentre dans un monde nouveau, celui des adultes, par exemple et du cinquantenaire de son club de formation, le Guidon Agenais.
- Un Guidon Agenais qui détient une belle équipe de coureurs espoirs (18 à 23 ans) avec Frédéric Castagnet, Gilles Canouet, Denis Laujol, Nicolas Mothes, Thibaut Salban et Stéphane Reimherr. Chez les séniors on retrouve Bernard Lorenzon, Franck Szewe, Bruno Vigué, Frédéric Daugé, Jean-Claude Audino et le polonais Rafal Wieckzoreck. Chez les cadets on compte sur Sébastien Mothes, Lionel Laffargue, Sébastien Marc, Thierry Lepied, Patrice Vannier et Grégory Benouahab.

1995 Castets en Dorthe

Lâché à Castets en Dorthe, ça arrive chez Reimherr, mais rarement...

- La première victoire de la saison arrivera le 8 mai, lors du VIII° Tour de l’Agenais, où sous une chaleur écrasante il secoue le peloton par une attaque phénoménale. Jusqu’à la mi course il sera en tête avec trois autres concurrents. Puis il recevra le renfort de son équipier Canouet, qui le lâchera. Mais Reimherr reviendra sur lui. Les deux Agenais uniront leurs efforts sur les ultimes bosses du parcours, puis Reimherr triomphera avec 50 mètres d’avance sur Canouet

1995 Périgueux

Ronde des boulevards à Périgueux (8°) et une place de lauréat pour Leroy de Bon-Encontre

- En juin, lors d’une nocturne à Agen, Stéphane Reimherr s’en va d’emblée seul. Il infligera un tour complet à ses adversaires pour gagner dans ce style qu’on lui connaît. Une première place méritée pour ce coureur combatif, constamment aux avants postes et qui avait du se contenter d’une deuxième place à Saint-Romain le Noble puis au Championnat départemental.
- Malgré un beau plateau à la nocturne de Bruch dont le champion de France Gérald Lièvin, Stéphane Reimherr partira seul  en éclaireur, fidèle à son principe. Même s’il sera repris par les ténors de la soirée, il réalisera une belle course en terminant quinzième.

1995 Marsac

Gentleman de Marsac où Reimherr a terminé 5° associé à son père

- En cette saison 1995, la presse locale s’empare des qualités de ce coureur qui monte en puissance. Qui pourra encore écrire que Stéphane Reimherr est un grand coureur, qui ne gagne pas toutes les courses que son talent lui autoriserait parce qu’il manque cruellement de sens tactique ? Le Tour de l’Agenais qu’il a remporté par exemple seul en menant la course de bout en bout démontre incontestablement le contraire ! Indubitable, Stéphane Reimherr a maintenant la tête et les jambes ! Beaucoup mieux encore, parce qu’il sait toujours donner à ses succès cette once de plus-value sous forme d’exploits personnels somptueux. Il a la classe, le panache, on le savait déjà. En signant sous les couleurs du Guidon Agenais une formidable saison 1995 (trois victoires et dix-sept places sur le podium), il nous a appris qu’il était aussi parvenu à la maturité, celle qui fait les grands champions.

1995 Monpezat

4° à Monpezat du Quercy

- On savait de longue date qu’il possédait des qualités exceptionnelles, mais d’aucuns, dans son entourage technique autant que parmi ses pairs les coureurs, se désespéraient de le voir les extérioriser, les concrétiser. Il les a rassurés et même au-delà. S’il a légitimement conquis une popularité, Stéphane s’est surtout convaincu de son potentiel et donné la formidable envie de travailler toujours plus pour confirmer dans les années à venir.
- Parce que justement il ne cède jamais à la facilité, sa vertu, c’est l’humilité, Reimherr est différent de bien d’autres, maintenant c’est gagner de grandes courses qui l’intéresse.
- Pour ce sensible qui cache très bien sa nature sous une fausse désinvolture, la sécurité du lieu de vie est prépondérante. Il aime se sentir dans un milieu qui le comprend et qui l’apprécie. Pour cela il vient de signer une mutation pour un club du comité des Pyrénées, l’US Montauban, aux côtés des chevronnés Ferrer, Escudé, Cazalens, Grechi, Chatelas, Bessard, Asmaker et Lanxade. Avec eux il va poursuivre une logique progression, tout en étant un équipier de luxe, ce n’est pas fait pour l’effrayer...

1995 René Gayné

Le décès de René Gayné : Il n’a pas assisté à l’assemblée générale qui s’est tenue voilà quelques jours au café Foy. Le mal terrible qui vient de l’emporter l’avait empêché de vivre l’un des temps forts de ce club qu’il dirigeait depuis vingt-cinq ans, avec la passion tranquille de ceux qui aiment vraiment. "Papa" Gayné - notre photo en médaillon - est mort, le 16 décembre, à l’âge de 75 ans, des suites d’une longue maladie. Et la nouvelle de sa disparition a jeté la consternation dans les milieux sportifs agenais et dans le monde du cyclisme lot-et-garonnais où il était estimé, apprécié.
- René Gayné et le cyclisme... Une longue histoire qui avait commencé, au sein du Guidon Agenais, en 1968. C’est à cette époque là que René Gayné, enfant du Passage, qui fut longtemps plombier-chauffagiste sur la rive gauche intégra, avec son épouse, Marie-Françoise, le club auquel Gabriel Dumas s’efforçait, avec passion, de redonner le lustre d’antan.
- René Gayné lui succéda en 1970. Inscrivant son action dans la continuité, continuant d’organiser les épreuves traditionnelles marquées du sceau du Guidon Agenais, où bon nombre de jeunes coureurs faisaient leurs premières armes.
- Jeunes cyclistes, c’est pour eux que René Gayné, venu au cyclisme en suivant les efforts de l’un de ses neveux, Guy Mazet (la génération de Michel Perrin) se dépensait sans compter. Il savait détecter les jeunes quand ils étaient minimes et les former, assurant leur progression chez les cadets, chez les juniors, tous l’aimaient.
- Ainsi figurent dans les annales du Guidon Agenais les noms de Bajan, qui fut champion de France amateur, de Dominique et Frédéric Péré (le dernier champion de France junior), de Gilles Canouet et de Frédéric Castagnet tous deux champions d’Aquitaine, de Stéphane Reimherr.
-
Il leur parlait en père de famille. Il savait trouver les mots qui convenaient, dit ceux qui l’ont côtoyé en évoquant la figure d’un grand organisateur. En lui remettant la médaille de la jeunesse et des sports, il y a quelques années, Jean Pinasseau avait salué "le mainteneur de la course cycliste en Agenais" qu’était René Gayné, quatrième président d’un club né il y a plus de cent ans et avait rendu hommage au couple indissociable d’animateurs et d’organisateurs formé par Marie-France et René Gayné.
- René Gayné est mort ! Nous ne reverrons plus la silhouette discrète de cet homme dont la timidité cachait mal la passion qui l’animait. Il nous manquera...
- LES_DEBUTS_DU_GUIDON_AGENAIS (cliquez sur le PDF)

Palmarès de la saison 1995 : dans le peloton à Montastruc (1° Gilles Chauvin - GSC Blagnac), lâché à Tonneins, abandon Trophée des Bastides à Villeneuve sur lot (1° Igor Pavlov - GSC Blagnac), 9° Monsempron (1° Stéphane Muet - US Bouscat), dans le peloton à Albi, abandon à Sos-Mézin (1° Frédéric Bonnel - VC Cubzac), 2° Saint-Romain le Noble (1° Gilles Canouet - Guidon Agenais), lâché à Grands Fonds (1° Fabien Montet - Saint-Alban), dans le peloton à Orthez-Orthez (5° d’une étape), 2° Championnat du Lot-et-Garonne au Saumont (1° Frédéric Castagnet - Guidon Agenais), 1° Tour de l’Agenais, 4° Roquecor (1° Gilles Canouet - Guidon Agenais), 15° Saint-Barthélémy d’Agenais (1° Gilles Canouet - Guidon Agenais), 4° Monpezat du Quercy (1° Sébastien Bessard - US Montauban), 3° Bias, 3° La Passage (1° Rafal Wieckzoreck - Guidon Agenais), 1° Agen cité Rodrigues, 7° Lannes (1° David Polloni - AC Bon Encontre), 5° Nérac en nocturne (1° Paul Kashareck - AC Bon Encontre), 4° Caussade, 10° Tonneins (1° Stéphane Meynier - CC Marmande), 2° Montagudet (1° Jean-Jacques Massou - US Tonneins), 5° Castelsarrasin, 2° Barbaste (1° Fabien Dupin - Guidon Saint-Martinois), 2° Campsas, 15° Castelsarrasin, lâché à Castets en Dorthe (1° Anthony Langella - CC Marmande), 8° Ronde des Boulevards à Périgueux (1° René Leroy - AC Bon Encontre), 10° Sérignac sur Garonne (1° Thierry Bottechia - UC Arcachon), dans le peloton à Bruch (1° Gérald Lièvin - UC Châteauroux), 14° Montastruc, 2° Meylan (1° Stéphane Valade - EC Foyenne), 8° Nay (1° Frédéric Castagnet - Guidon Agenais), abandon à Agen (1° Henrick Sobinski (UV Auch-Lectoure), abandon Lusignan le Petit (1° Sergio Previtali - Italie), 15° Fronton (1° Christophe Bassons - (UV Mazamet), 13° Labastide d’Armagnac (1° Anthony Langella - CC Marmande), 11° Toulouse, 5° Gentleman de Marsac sur l’Isle associé à son père (1° Nicolas Fournier du Mérignac VC - Samuel Duval non licencié).

1995 où

Dernière saison chez les "rouge et blanc" du Guidon Agenais

Bilan de la saison : 43 courses courues, deux victoires, sept places de deux, deux places de trois, quatre places de quatre, deux places de cinq et six victoires sur piste. Passe en deuxième catégorie en août.

LIENS SUR LE MEME THÈME

- La saison 1995 dans la FFC. (pour voir qui étaient les têtes d’affiche alors que Reimherr était un jeune débutant).
-
Stéphane Reimherr à l’AC Bon-Encontre - 7° partie - 1994)


VÉLO DORDOGNE - STÉPHANE REIMHERR (7) © BERNARD PECCABIN
Prochaine diffusion : Stéphane Reimherr, un départ difficile à
l’US Montauban (9° partie)

http://la-dordogne-cycliste.allmyblog.com/ et http://velodordogne.canalblog.com/

Posté par Bernard PECCABIN à 09:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]