page de gardeDEUX CLUBS DE DIVISION NATIONALE EN DORDOGNE CETTE ANNEE LA

- 1998 c'est une année à marquer d'une pierre blanche pour le cyclisme périgourdin. Presque moribond, il se trouve d'un seul coup conforté et en position de conquérant du fait que trois clubs se sont mis à quête de gros moyens pour progresser. Comme quoi lorsque les dirigeants trouvent une motivation pour mettre le paquet, ça fonctionne bien. Le Cyclo-Club Périgourdin et l'ASPTT. Périgueux optent pour la 3° division nationale ce qui les obligent à posséder un minimum de huit coureurs de 1° catégorie (élite ou nationale pour être en phase avec la nouvelle législation).Au sud le Guidon Club Bergeracois s'envole sous l'action de la famille Arquey qui parvient à regrouper tous les déçus de la discipline pour repartir ou du moins pour essayer de rouler sur de nouvelles bases. Cette sorte de fièvre entre les clubs de Périgueux et de Bergerac amène un flot de licenciés, si bien que le comité se trouve épinglé et sur la sellette avec 703 licenciés soit une progression de cinquante-trois licenciés dont 33 coureurs élites et nationaux. Ce réveil dynamise le département qui parvient à retrouver un deuxième souffle salutaire. Mais les choses se compliquent avec le Tour de France et l'affaire Festina qui éclabousse le haut niveau sans atteindre encore nos campagnes et nos petits clubs. On vit nos derniers moments de sérénité car cette affaire grave et accablante va inonder toute notre communauté cycliste pour la mettre en péril, peut-être définitivement …

- Au Racing le calme se poursuit. Un calme qui se traduit par une nouvelle baisse puisqu'il ne reste plus que cinq coureurs et quatre dirigeants (avec Jacques Martin qui effectue son retour au bercail). Je pense que cet effectif est un des plus bas et cela est d'autant plus difficile à consommer que cette situation se vit dans une période où une embellie est en train de se dessiner dans notre Périgord. Seule la nocturne des Champions profite de cette aubaine et parvient à écraser son taux de participants, puisque ce sont soixante-dix coureurs qui prendront le départ. Du jamais vu à Mussidan, du moins en cette période de vaches maigres où dix-huit coureurs espagnols aux dents longues viendront compliquer la victoire d'un polonais ex-professionnel : Mareck Lesniewski, sans parler d'une forte délégation de coureurs bretons venus faire la tournée des critériums réservés à la nouvelle élite amateur. Le public fut ravi par le spectacle de ces 110 tours et ne ménagea pas ses applaudissements. Des applaudissements bien sur pour les acteurs mais aussi pour les organisateurs qui affichaient un large sourire en réussissant un beau contrat :celui de réunir un plateau de coureurs impressionnant et un public de fidèles comblés.

RCM 98

Jean-Pierre Barrat, Sylvain Rieublanc, Réginald Hispiwack et Victor Melchior
portent les couleurs du RC Mussidan en 1998.

- Mis à part cet événement le RCM réussit son retour à Saint-André de Double où il n'était point revenu depuis 1988. Saint-André de Double c'est aussi une citadelle du cyclisme de cette région reculée, mais Saint-Etienne de Puycorbier encore plus déshéritée persiste pourtant dans ses organisations. Il est vrai que la fête de Saint-Etienne est jumelée avec l'anniversaire des maquis et des résistants de la deuxième guerre mondiale. Cet événement rassemble de nombreuses personnes venues de toute la France pour partager le souvenir (du camp de Virole) et évoquer la mémoire de ceux qui se sont battus pour la France libre, à l'image de Raoul Grassin, premier président et fondateur du club, victime on le sait de la barbarie nazie dans sa ville de Mussidan. Saint-Etienne de Puycorbier c'est donc le lieu de pèlerinage des résistants, qui en sortant du banquet vers les 16h00 n'hésitent pas de donner un billet pour les coureurs qui se bagarrent sur le redoutable circuit qui se faufile dans les bois de cette contrée reculée mais accueillante. Et puis 1998 c'est aussi la victoire d'une fille à Grignols, celle de Marina Desprez qui réussit à battre les garçons. Les hommes ont-ils fait preuve de galanterie ce jour-là ? Peut-être … mais toujours est-il que Marina était une fille de tempérament, une bagarreuse qui s'adjugera plus tard le prix des côtes du Marmandais, une course qui se court la veille du prix de la Tomate et qui réunit toutes les meilleures filles du pays. Licenciée au Guidon-Club Bergeracois Marina Desprez pédalait bien, et même s'il y avait eu un peu de complicité pour elle à Grignols, il fallait tout de même être capable d'accompagner des vieux briscards comme notre Lucien Sautier (qui remettait ça), ou des Jean-Michel Arquey qui ne laissait jamais leur part au chat. Je me souviens aussi de cette course de Saint-André de Double, où les gendarmes de Saint-Aulaye refusèrent le départ à Serge Augiéras du fait que les signaleurs n'avaient pas leur chasuble phosphorescente. Très patient Serge dut repartir à Saint-Géry chercher les chasubles qu'il avait oubliées et de ce fait le départ fut retardé d'une bonne heure.

1998 Saint-André de double 1

Le RCM retrouve Saint-André de Double et son église

La saison se terminera en Dordogne par le décès de Maurice Jouault qui nous quittera en septembre. Maurice Jouault avec ses qualités et ses défauts avait été l'homme qui m'avait fasciné, tout comme Jean-Marie Defix (un grand passionné) du temps de sa grandeur ou encore Francis Le Pemp lui en qualité de grand technicien et tacticien du cyclisme. Maurice Jouault m'avait démontré une nouvelle conception du cyclisme dans le domaine des organisations, notamment lors des jours cyclistes en Dordogne qui resteront des moments révélateurs de ma vie de dirigeant. D'ailleurs c'est moi-même qui prononçait l'éloge funèbre du disparu à ma demande. A ma demande parce qu'à cette époque j'étais le vice-président du comité départemental. C'était donc un devoir de le faire mais je peux dire que je l'ai fait plus par respect de sa mémoire et par passion à son égard que par devoir. Je ne suis d'ailleurs pas prêt d'oublier ce personnage incontournable du cyclisme d'après guerre de notre Dordogne, car il restera le symbole d'une épopée que l'on ne vivra plus jamais. Adieu Maurice, tu avais vraiment le virus du vélo et c'est pour cela que j'avais une faiblesse pour le personnage que tu incarnais. La disparition de Maurice aura également des incidences dans la vie de son épouse qui me laissera le soin de prononcer le discours de clôture de l'assemblée générale.

Coureurs du Racing en 1998
Jean-Pierre Barrat, Jérémy Dugenet, Réginald Hispiwac, Victor Melchior, Sylvain Rieublanc.

1998 Saint-André de Double

Le peloton devant l'église de Saint-André de Double

LES COURSES DU RCM EN 1998

Nocturne des Champions de Mussidan (14 juillet).
1° Mareck Lesniewski (CA. Aubervilliers), 2° Urien (Sélection Finistère), 3° Henry (Sélect. Finistère), 4° Torres Torrent (Fédération Catalane), 5° Alexandre Chouffe (CA. Aubervilliers), 6° Domingo Garcia (Fédération Catalane), 7° Pérez (CC. Sporter), 8° Hamon (CC. Sporter), 9° Rouxel (Sélect. Finistère), 10° Fernand Lajo (US. Bouscat).
A Saint-André de Double (28 juillet).
1° Jordan Caillaud (CC. Périgueux), 2° Christian Darrin (CA. Périgueux), 3° Daniel Dutertre (VC. Arédien), 4° Marina Desprez (GC. Bergerac), 5° René Marchioro (SC. Périgord), 6° Paillot (UC. Châteauneuf), 7° Baronnet (Pédale Jonzac), 8° Saunier (GC. Bergerac), 9° Arquey Jean-Michel (GC. Bergerac), 10° Blanchon (CCP. Nontron).
Prix des fêtes de Grignols (19 juillet).
1° Marina Desprez (Guidon-Club Bergerac), 2° Sautier Lucien (CC. Périgueux), 3° Arquey Jean-Michel (GC. Bergerac), 4° Granger Christophe. (JS. Astérienne), 5° Leray (VC. Glénan), 6° Saunier (GC. Bergerac), 7° Devaux (GC. Bergerac), 8° Nicolas (AC. Ménesplet), 9° Chené (CC. Périgueux), 10° Lescure (EC. Foyenne).

SAD

Jordan Caillaud (CC Périgourdin) vainqueur à Saint-André de Double

A Saint-Etienne de Puycorbier (26 juillet).
1° René Marchioro (Sprinter-Club Périgord), 2° Poujoux (Pellegrue), 3° Darrin Christian. (SC. Périgord), 4° Levesque (AVC. Libourne), 5° Stéphane Virvaleix (CC. Périgueux), 6° Caris (EC. Foyenne), 7° Mignonneau (SC. Chemin Long), 8° Baronnet (Jonzac), 9° Sébastien Darrin (CA. Périgueux), 10° Rabouy (SC. Caudrot).
Prix des fêtes de Beaupouyet (2 août).
1° Nicolas Naïbo (GC. Bergerac), 2° Gillot (CC. Périgueux), 3° Cazeaux (AC. Fumel), 4° Fontayne (GC. Bergerac), 5° Beden (EVCC. Bergerac), 6° Daubisse Claude (CA. Périgueux), 7° Marcos (PTT. Périgueux), 8° Dubost Bernard (Brive), 9° Lableigne (EVCC. Bergerac), 10° Dore (VC. Vernon).
Prix des fêtes de Issac (17 août).
1° Victor Melchior (RC. Mussidan), 2° Jean-Claude Delage (Pellegrue), 3° Romain Bourrinet (Châteauneuf), 4° Eric Vouillat (SC. Périgord), 5° Estève (Pédale Faidherbe), 6° Jordan Caillaud (CC. Périgueux), 7° Soupre (AVC. Libourne), 8° Darrin Christian (CA. Périgueux), 9° Lableigne (EVCC. Bergerac), 10° Sébastien Darrin (CA. Périgueux).
Prix du comice de Mussidan (20 septembre).
1° Eric Valade (EC. Foyenne), 2° Laborde S. (CAM Bordeaux), 3° Ludovic Guionie (GC. Bergerac), 4° Jérôme Paul (CC. Périgueux), 5° Cyril Fontayne (GC. Bergerac), 6° Gilles Dupré (US. Rauzan), 7° Aurélien Bonnélie (ASPTT. Périgueux), 8° Mazurie (VC. Cubzac), 9° Didier Lavesne (CC. Périgueux), 10° Mouchard (Mérignac).
A Saint-Michel de Double (4 octobre).
1° Eric Barbet (EC. Saint-Etienne), 2° Lepoutre (Mimizan), 3° Lableigne EVCC. Bergerac), 4° Victor Melchior (RC. Mussidan), 5° Eric Vouillat (SC. Périgord), 6° Claude Lévêque (AC Uzerche), 7° Monribot (CC. Lindois), 8° Delpech (CAM Bordeaux), 9° Desprez Marina. (GC. Bergerac), 10° Lesault (SC. Patriote).
Prix des fêtes de Saint-Médard de Mussidan (14 juin).
1° Eric Dupré (EC. Foyenne).

VELO DORDOGNE - LE RC MUSSIDAN 1998 © BERNARD PECCABIN
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Le Racing-Club de Mussidan en 1999