30 juin 2021

1988 MUSSIDAN : HISTOIRE DE SON CYCLISME - 1988

GOURMELON ENCORE PLUS HAUT

UN CRITÉRIUM INTERNATIONAL DE VÉTÉRANS A SAINT-MÉDARD

Gourmelon à Creysse

Hervé Gourmelon jettera toutes ses forces pour accèder au professionalisme, au cours
de cette saison 1988. Le 8 janvier 1989, il est au rendez-vous à Mussidan sous le maillot
de chez Fagor lors d’un cyclo-cross
organisé par le SC Périgord, aux Chatenades.

Article précédent : 1987 Gourmelon fait parler de lui, mais à Oloron (pour ceux qui veulent revoir cet article, cliquez sur ce lien.

- 1988 amena quelques coureurs. Il n'y avait pas de quoi faire grande fête, mais l'effectif passa tout de même de six à neuf coureurs. En cette période de vaches maigres, cet élément constituait quand même une performance qui fera amuser les lecteurs des anciennes générations. Désormais on pouvait compter à nouveau sur Philippe Dessaignes qui avait signé en cyclo-sportifs et sur les frères Faurie qui évoluaient en 4° catégorie. Côté calendrier pas d'innovations, si ce n'est que le club organisait une course sur la commune de Saint-Pey de Castets en Gironde. L'autre innovation viendra du côté de Saint-Médard de Mussidan qui organise un critérium international de vétérans à l'occasion de la fête locale. Une forte délégation belge était venue faire le déplacement, mais la victoire revint à Jean-Jacques Blancheton, qui à 40 ans n'eut aucune peine de remporter cette épreuve qui sortait tout de même de l'ordinaire. Et puis il y avait bien sur l'épreuve "open" du 14 juillet remportée par Fernand Lajo devant Urbain l'Orléanais mais aussi et surtout devant Pierre-Raymond Villemiane qui effectuait son retour chez les amateurs sous les couleurs du SC. Caudrot. En cette année 1988, le club conservait des yeux de Chimène pour Hervé Gourmelon qui poursuivait son ascension dans notre hiérarchie. Avec l'avènement de Virvaleix et de de las Cuevas, il y avait celui de Gourmelon. A 21 ans le voilà monté en première ligne et dans le sillage des meilleurs. Gourmelon vient de se démarquer sur deux classiques : Royan-Blaye et une étape du Ruban Granitier Breton. Deux actions conduites au sprint où le mussidanais de Créon a confirmé ses qualités athlétiques et ses talents de redoutable finisseur
- Quelques jours plus tard le journal Cyclisme réalisait sa première page en l'honneur de Gourmelon, qu'il classait parmi les meilleurs amateurs français. Relisons ensemble cet article : "Il suffit que vous l'ayez un jour rencontré pour, qu'avant le départ d'une compétition par exemple, Hervé Gourmelon vienne vous saluer par correction et respect d'autrui. Ce jeune homme de 22 ans en octobre prochain, très physionomiste, à l'évidence possède une belle mémoire et c'est certainement, entre autres qualités, cette faculté de se souvenir de tout ou presque, qui l'aura amené à progresser, à pas de géant, dans sa carrière de coureur cycliste, évitant, en cela, les erreurs et retenant bien les leçons reçues.
- Des qualités physiques, Gourmelon en possède comme tout bon coureur qui se respecte mais chose beaucoup plus rare, il y ajoute un sens de la clairvoyance en course assez exceptionnel. Venu à la compétition il y a seulement quatre ans (c'était en juillet 84) par l'intermédiaire du RC. Mussidan cher au président Augiéras et après avoir pratiqué en division d'honneur le football, toujours à Mussidan, Hervé fit un apprentissage remarqué passant pour sa première année d'activité de 4° en 2° catégorie. En février 87, sa victoire dans la "Pyrénéenne" qu'il allait enlever au nez et à la barbe des grandes écuries de ce pays allait le faire connaître des observateurs tout en provoquant chez lui une sorte de déclic naturel, puisque dans la foulée, il devint Champion de France de poursuite puis se fit admettre en équipe de France pour le Tour du Limousin.

1988 BIS

L'ascension vertigineuse d'Hervé Gourmelon

- Ce jeune homme râblé sur sa machine, formé aussi grâce à la pratique intensive du cyclo-cross, a compris, depuis fort longtemps, que son ascension devait inévitablement passer par une participation régulière aux grandes épreuves du calendrier national et international. Il vient d'en donner une belle illustration lors du printemps 88 avec une régularité impressionnante.
- Très rapide aux arrivées, sachant en tout cas bien choisir sa trajectoire, excellent contre la montre et en gros progrès en montagne, le leader du CA. Créon va certainement compléter ce joli tableau de chasse jusqu'en octobre prochain. Deux prérogatives s'ouvriront alors face à Hervé. Soit il passera professionnel ce qui semble possible eu égard à ce qu'il nous montre et à ce titre si un employeur français ne se manifeste pas, il y a tout lieu de penser que les Espagnols seront ravis d'accueillir le Mussidanais, soit, il optera en faveur d'un contrat d'athlète de haut niveau.
- Bien que chaque coureur soit un cas particulier et qu'en matière de comparaison, il faille toujours être prudent, Hervé Gourmelon nous fait penser à s'y méprendre à un autre coureur Aquitain, ancien pilier de l'équipe de France, l'Agenais Bernard Pineau.
- Même gabarit, même clairvoyance et stratégie de la course, même pugnacité, même fair-play. Que de similitudes : Hervé Gourmelon-Bernard Pineau : le recoupement n'est pas du tout utopique. Il incarne le sérieux et la réussite. A bon entendeur, salut !"

- Au mois d'août les nouvelles de Gourmelon devenaient significatives. Victoire d'étape au Granitier Breton, victoire d'étape à la Ronde de l'Isard, victoire au Tour de Gironde, excellent comportement au Tour du Luxembourg open, soit en définitive toutes les qualités qui font de Gourmelon un grand espoir et un coureur désormais repéré. Fin septembre on sait que de las Cuevas a signé chez Reynolds, et Didier Virvaleix chez les belges d'Histor. Reste bien sûr le cas d'Hervé Gourmelon. Nous entendions tant et tant de choses à son endroit ces derniers jours du style "il a signé" ou "rien n'est encore fait" que nous avons voulu en savoir plus et nous lui avons demandé directement de quoi serait fait pour lui l'avenir : "Actuellement, j'attends une réponse de Pierre Bazzo dans les 72 heures qui viennent. Tout dépendra de l'effectif de Fagor en 1989. Si le PDG du groupe, Pierre Mondragon, décide de porter le nombre de ses coureurs à 19 au lieu de 15 comme prévu, alors là j'ai la certitude d'être embauché. Dans le cas contraire, il me restera deux orientations possibles, Reynolds ou Système U. Quoiqu'il en soit, je serai bientôt fixé." Professionnel ou pas en 1989, le Mussidanais du CA Créon a donc tapé à l'œil des directeurs sportifs toujours sur le qui-vive lorsqu'il s'agit de choisir des hommes susceptibles d'enlever des victoires au sprint. Or Gourmelon fera partie des individualités les plus rapides du peloton, ceci est une certitude. De plus il possède une science infuse de la course. Cela se sait et avec ce type de garçon n'ayant manifestement peur de rien, tout est possible. Quelques temps plus tard, Hervé Gourmelon signait chez Fagor, il devenait professionnel d'une promotion 1988 où l'on relevait des noms comme ceux de Laurent Bezault, Pascal Lance, Thierry Laurent, Laurent Jalabert, Thierry Richard, Gilles Delion, Armand de las Cuevas, Serge Bodin, Laurent Madouas, Didier Virvaleix, Bruno Bonnet, Pascal Lino, Christian Thary, Francis Moreau, Fabian Pantaglou, Philippe Chaumontet et Alain Ollivier.
- Cette saison 1988 fut donc une saison historique pour le Racing, même si Hervé restait un grand voyageur. Le 8 janvier 1989, lors d'un cyclo-cross effectué aux Chatenades à Mussidan, Hervé Gourmelon était présent au départ de l'épreuve organisée par le Sprinter-Club du Périgord. Moulé dans son maillot Fagor et devant de nombreux supporters, Hervé Gourmelon semblait heureux de débuter cette nouvelle aventure et d'appartenir à ce monde des professionnels où il est si difficile d'entrer et de s'y faire une place ensuite ….

Tour Gironde 1988

L'ancien élève du RC Mussidan enlève le Tour de Gironde

LE PALMARÈS DE HERVÉ GOURMELON EN 1988 : 12° Ronde du Canigou, 14° Tour du canton de Couhé open, 10° Nantes-Segré, 4° Bordeaux-Saintes, 3° Circuit des vins du Blayais, 12° Barcelone-Perpignan, 10° La Pyrénéenne, 1° Royan-Blaye, 4° Circuit de la Chalosse, Ruban Granitier Breton (vainqueur d’une étape) 3° Tour du Cubzaguais, 5° Libourne, 1° d'une étape de la Ronde de l'Isard, 1° Tour de Gironde, 7° Tour du canton de Gémozac, 1° Albi, 6° Tour du Chatelleraudais, 1° Pineuilh, 9° Tour du Périgord, 4° Tercé-Tercé, 4° Trophée des Châteaux, 3° Augignac, 2° Bénévent l'Abbaye, 2° Dournazac, 5° Périgueux, 3° Piègut, 5° Critérium de Bordeaux open, 2° Miramont de Guyenne, 2° Saint-Astier, 1° Circuit Montbronnais, 1° étape du Granitier Breton, 16° Tour du Luxembourg open.
- Il restait encore une saison pour achever les années 80 et la mondialisation du cyclisme si souhaitée prenait une certaine ampleur. Les anciennes nations se trouvaient décapitées et la Franceencore plus. Hinault et Fignon restaient les derniers français vainqueurs du Tour. En 1986 Greg Lemond l'américain, donna un nouveau signal : celui d'un autre cyclisme venu d'un autre monde. Toujours est-il que depuis 1985 on attend un français en jaune à Paris. Et cette relève qui n'arrive pas au haut niveau n'a rien d'étonnant. Le robinet de la base se trouve coupé depuis quelques temps. On le voit, on le vit et les statistiques de cette époque ne sont que la conséquence des années qui nous conduirons vers le 3° millénaire avec l'absence chronique des cyclistes français, mis à part quelques cas de révélations comme celle de Laurent Jalabert.
Coureurs du Racing en 1988 : Christophe Rollin, Jean-Pierre Barrat, Victor Melchior, Patrice Lannes, Jérôme Rollin, Sylvain Rieublanc, Philippe Dessaignes, Laurent Faurie, Lionel Faurie.
- N'achevons pas tout de même cette saison 1988 sans dire que le Cyclo-Club Périgourdin reprend l'avantage en Dordogne, du fait qu'une partie des coureurs de l'ASPTT se sont séparés du club pour former le Sprinter-Club du Périgord. Des coureurs qui prennent en main leur destin, c'est en faits une bonne nouvelle car nos dirigeants vieillissent. Toujours est il que ce nouveau club a déshabillé partiellement le club postier fier tout de même de compter dans ses rangs le professionnel Didier Virvaleix. Et 1988 c'est aussi l'année des élections puisque année olympique oblige. Georges Bousquet est réélu au comité d'Aquitaine malgré quelques protestations d’Yves Perpignan pour la candidature suprême. Claude Longueville et moi-même continuons de représenter la Dordogne mais avec beaucoup de difficultés car on le sent, c'est Bordeaux et les Girondins qui font la pluie et le beau temps en Aquitaine … A Paris, François Alaphilippe devient le nouveau président de la Fédération Française de Cyclisme.

1988

Coureurs Mussidanais avec Melchior, Dessaignes Barrat et Rieublanc

ORGANISATIONS DU RCM EN 1988

Circuit de la Clède à Mussidan (8 mai)
1° Alain Castets (US. Bouscat), 2° Lafagne (Pédale Faidherbe), 3° Blancheton (UC. Montpon), 4° Barrat (RC. Mussidan), 5° Avril JM (AVC.Libourne), 6° Lissandreau J. (EC. Ribérac), 7° Laglaire (Barbezieux), 8° Perret (AVC. Libourne), 9° Euloge (Mérignac), 10° Jayat (CC. Périgueux).
Saint-Médard de Mussidan Critérium International des vétérans (11 juin)
1° Jean-Jacques Blancheton (UC. Montpon), 2° Lafagne (Pédale Faidherbe), 3° Valade JM (EC. Foyenne), 4° Daniel Dutertre (CCP. Nontron), 5° Monnoye (Belgique), 6° Mingot (VC Marans), 7° Guy Dutertre (CC. Périgueux), 8° Melchior (RC. Mussidan), 9° Senamaud JP (CRC.Limoges), 10° L. Dupré (EC.Foyenne).
Nocturne des Champions à Mussidan (14 juillet)
1° Fernand Lajo (US. Bouscat), 2° Félix Urbain (CG. Orléans), 3° Pierre-Raymond Villemiane (SC. Caudrot), 4° Audeguil (AC. Casseneuil), 5° Ardouin (VC Thouars), 6° G. Ianotto (G. St. Martinois), 7° P. Dubois (Système U), 8° Vincent Barteau (PDM), 9° Boucanville (Fagor), 10° M. Vérardo (CC. Marmande).
A Saint-André de Double (17 juillet)
1° Victor Melchior (RC. Mussidan), 2° Esquerre M. (UC. Bazas), 3° Blancheton (UC. Montpon), 4° Lissandreau (EC. Ribérac), 5° Mespoulède (ASPTT. Périgueux), 6° Lafagne (Pédale Faidherbe), 7° Fédrigo (CC. Marmande), 8° Barrat (RC. Mussidan), 9° Casar (CA. Mantes), 10° Gilles Joubert (ASPTT. Périgueux).
Prix des fêtes de Grignols (24 juillet)
1° Bruno Barde (VC. Aturin), 2° Hervé Lavignac (CC. Périgueux), 3° Edouard Lajo (Mérignac), 4° Lanxade (ASPTT. Périgueux), 5° Gendreau (CC. Montpon), 6° Delage (CC. Montpon), 7° Eric Raud (CCP. Nontron), 8° Gilles Chauvin (CC. Marmande), 9° Verrisson (UA. La Rochefoucauld), 10° Vincent Jean-Francis (CC. Montpon).
Prix de Saint-Etienne de Puycorbier (31 juillet)
1° Francis Michel (AS. Podensac), 2° Yves Berger (Prigonrieux), 3° Blancheton (UC. Montpon), 4° Griso (AC. Bon-Encontre), 5° Mespoulède (ASPTT. Périgueux), 6° Lagarde (AVC. Libourne), 7° Melchior (RC.Mussidan), 8° Guy Dubois (Pédale Faidherbe), 9° Jean-Pierre Daubisse (CC. Montpon), 10° Barrat (RC. Mussidan).
A Saint-Pey de Castets (1° août)
1° Christophe Pradeau (CA. Bègles), 2° Laforêt (Guidon Pellegrue), 3° Bertrand (CA. Créon), 4° Dubrasquet (US. Dax), 5° Doumenge G. (EC. Foyenne), 6° Zecchi (AS. Libourne), 7° Mazeau J. (AS. Pessac), 8° Gelabert D. (VC Beaulac), 9° Cruzin C. (Saint-Médard), 10° Cruzin (Saint-Médard).
Prix des fêtes de Issac (15 août)
1° Bruno Barde (VC. Aturin), 2° Le Pemp (ASPTT. Périgueux), 3° Delage (CC. Montpon), 4° Wiart (FC. Oloron), 5° Lanxade (ASPTT. Périgueux), 6° Lamontagne Xavier (VC Aturin), 7° Stevens (US. Chevigny), 8° Deltreuil (US. Bouscat), 9° Béneyrol Jean-Yves (CC. Périgueux), 10° Gayant (US. Créteil).
Prix des fêtes de Saint-Géry (4 septembre)
1° Alain Lagière (VC Nay), 2° Gendreau (CC. Montpon), 3° Szkolnick JJ (AVC. Libourne), 4° G. Doumenge (EC. Foyenne), 5° de Boussiers (ASCA. Bergerac), 6° Conan (P.Faidherbe), 7° Melchior (RC. Mussidan), 8° Duval (CC. Périgueux), 9° Mazeau Bernard (P. Faidherbe), 10° Lafagne (Pédale Faidherbe).
Prix du comice de Mussidan (17 septembre)
1° Alain Gendreau (CC. Montpon), 2° Peyencet (CC. Périgueux), 3° Bocquier (EC. Ribérac), 4° Delage (CC. Montpon), 5° Duteil (CRC. Limoges), 6° Lamontagne PM (VC. Aturin), 7° Touron (SC. Périgord), 8° Szkolnick JJ (AVC. Libourne), 9° Deloubes-Pradet (CC. Montpon), 10° Mathieu P. (VC. Neuvic). 

19

Vainqueurs de courses du RC Mussidan avec de gauche à droite :
Castets, Blancheton, Lajo, Lagière et Gendreau

QUELQUES GRANDS DE LA SAISON 88

Stéphen Roche, Maurizio Fondriest, Martial Gayant, Juan Fernandez, Hartmut Bölts, Mauro Gianetti, Etienne de Wilde, Herman Frison, Eric Caritoux, Peter Pieters, Adri Van der Poel, Pierino Gavazzi, Laurent Fignon, Eddy Planckaert, Dirk Demol, Michel Dernies, Robert Millar, Jelle Nijdam, Gert-Jan Theunisse, Steven Rooks, Sean Kelly, Charly Mottet, Rolf Gölz, Pedro Delgado, Fabio Parra, Steve Bauer, Eric Boyer, Andrew Hampsten, Erick Breukink, Urs Zimmermann, Thierry Marie, Frans Maassen, Pascal Poisson, Gerard Veldscholten, Luis Herrera, Claude Criquielion, Eric Vanderaerden, Edwig Van Hooydonck, Erich Maechler, Miguel Indurain. 

CEUX QUI BRILLENT EN PERIGORD

Jean-Yves Béneyrol (CC. Périgueux), Patrice Peyencet (CC. Périgueux), Bernard Conan (Pédale Faidherbe), Michel Delestage (Pédale Thiviers), Jean-Michel Gouloumes (ASPTT. Périgueux), Bernard Mazeau (Pédale Faidherbe), Jean-Claude Ulbert (Guidon Sarladais), Jean-François Pierre (ASPTT. Périgueux), Patrice Dumas (ASPTT. Périgueux), Jean-Francis Vincent (CC. Montpon), Jean-Claude Mespoulède (ASPTT. Périgueux), Jérôme Paul (CC. Périgueux), Laurent Selves (CC. Périgueux), Hervé Lavignac (CC. Périgueux), Eric Valèze (CC. Montpon), Christophe Lanxade (ASPTT. Périgueux), Vincent Robert (ASPTT. Périgueux), Eric Vouillat (SC. Périgord), Victor Melchior (RC. Mussidan), Jean-Jacques Blancheton (UC. Montpon), Charly Denis (CC. Périgueux), Frédéric Rischard (ASPTT. Périgueux), Fabrice Gervais (ASPTT. Périgueux), Robert Bibié (SC. Périgord), Alain Gendreau (CC. Montpon), Bruno Blangeois (Pédale Faidherbe), Bernard Dubost (ASCA. Bergerac), Alain Fossard (SC. Périgord), Romuald Lagorce (ASPTT. Périgueux), Christian Darrin (SC. Périgord), Gilles Joubert (ASPTT. Périgueux), Jean-Paul Truffy (CC. Périgueux), David Idziak (CC. Périgueux), Francis Dubreuil (CC. Périgueux), Pascal Le Pemp (ASPTT. Périgueux), Michel Lafagne (Pédale Faidherbe), Didier Lezoray (CC. Sarlat), Eric Raud (CCP. Nontron), Yves Brusson (SC. Périgord), Jean-Claude Delage (CC. Montpon), Pascal Delestage (Pédale Thiviers), Claude Denis (EC. Ribérac),

LES VEDETTES DU SUD-OUEST

Hervé Gourmelon (CA. Créon), Patrick Friou (CC. Vervant), Alain Cessat (UC. Brive), Laurent Jalabert (GSC. Blagnac), Jean-Louis Auditeau (VC. Charente-Océan), Armand de las Cuevas (CC. Marmande), Thierry Dupuy (Tarbes Cycliste), Gilbert Berron (UC. Saint-Léonard), Didier Virvaleix (ASPTT. Périgueux), Philipe Renoux (PTT La Rochelle), Thierry Ferrer (UC. Brive), Daniel Amardeilh (US. Montauban), Christian Ardouin (VC Thouars), Fernand Lajo (US. Bouscat), Frédéric Moncassin (GSC. Blagnac), Michel Guiraudie (VS. Villefranche), Gérard Ianotto (G. Saint-Martinois), Vincent Comby (CRC. Limoges), Philippe Mondory (Cycle Poitevin), Claude Riche (VS. Villefranche), Pierre-Raymond Villemiane (SC. Caudrot), Alain Liaigre (VC. Charente-Océan), Michel Commergnat (UV. Limoges).

AUTRES COURSES DU RC.MUSSIDAN EN 1988

1° mai Prix de Mussidan (inter-clubs)
résultats non trouvés sur la presse

VÉLO DORDOGNE - MUSSIDAN (33) © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : 1989 : Gourmelon et Péyencet resteront des références pour le RC Mussidan

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29 juin 2021

BELVÈS (course disparue)

ANCIENNE CAPITALE DU CYCLISME EN PÉRIGORD

- Belvès est certainement une des municipalités qui a écrit en Dordogne la plus belle page de notre cyclisme sur son circuit de la brèche. Avant la deuxième guerre déjà, puis par la suite, le Grand Prix de la ville avait fait son chemin. Depuis 1950 ensuite, il y a eu la naissance du Tour de Dordogne dont départ et arrivée se déroulait dans cette ville. Mis en appétit les dirigeants ont continué dans leur lancée avec l’organisation du Championnat de France des professionnels. Il faudra ensuite attendre 1967, pour assister à un Championnat d’Aquitaine, puis en 1972 et 1974 avec deux éditions du critérium international de la route (1972 et 1974). Le Cyclo-Club Belvèsois écrira aussi quelques pages de son histoire mais à compter de 1980, ce sera fini avec le cyclisme qui n’aura plus pignon sur rue. Il faudra attendre 1990, pour voir un 2° Championnat d’Aquitaine mais sous l’égide du VC Monpazièrois.

belvès Gourd 1957 Belvès

Le speaker Monlong présente Yves Gourd vainqueur du BP de Belvès en 1957.
A gauche Marie Jeanne Arias, Jeannette Busolo demoiselles d’honneur
et le président Carcenac qui arbore un sourire de satisfaction.

- Anciens coureurs du CC Belvès : Robert Jugie, André Guarrigue, Paradol, Roudier, Estrade, Vergnes, Stanislas Olejnizack, Marius Archambaud, Paul Grellety, Pierre Frare, Henri Grellety, Pierre Grellety, Jacques Salanier, Armand Darnauguilhem, André Poudier, Emile Delmas, Cano, Rossette, Guglielmini, Pierre Péquignot, François Boyer, Guy Rauzet, Jean-Louis Gauthier, Guy Suertegaray, Pierre Besse, Jean-Claude Ménardie, André Commerie, Jacques Peyrat, Dominique Gauthier, etc…
- Anciens dirigeants : Carcenac, Orhan, Fresquet, Bonnet, Boussat, Delbeil, Pierre Jean Paoli, Gabriel Gibiat.
DÉPART DE BELVÈS DES ANCIENS TOUR DE LA DORDOGNE (cliquez sur les liens ci-dessous)
Présentation édition 1950.
- le 1° Tour Dordogne 1950.
- 2° Tour de Dordogne 1951.
- 3° Tour de Dordogne 1952.
- 4° Tour de Dordogne 1953.
- 1954, pas de Tour mais un GP de Belvès.
- 1955, toujours pas de Tour mais le Grand Prix.
- 5° Tour de Dordogne 1956.
- 6° Tour de Dordogne 1957.

Belvès 90

 M. Barde maire de Belvès, Jean Pitallier président du comité d’Aquitaine,
Jean-Louis Gauthier organisateur, Valentin Huot invité d’honneur et
Jean Paoli à droite lors de la réception, après le Championnat régional
1990 sur le circuit de la brèche.

Palmarès connu de l’épreuve : 1946 Louis Chambeurlant (UC Arcachon), 1947 Honoré Pontoni (Guidon Agenais), 1948 Van Schendel (Toulouse), Combes (Agen), 1949 Albert Dolhats (Dax), Robert Lascaux (CC Périgueux), Benelle (Souillac), 1950 Armand Darnauguilhem (Caudéran), Angel Barquéro (Mussidan), 1951 Robert Castelin (Marseille), Armand Darnauguilhem (Belvès), Paradol (Belvès), 1952 Pas Dunlop gagné par Borderie (VC Nontron), Maurice Bertrand (Asptt Bordeaux), 1953 Pierre Rançon (Lourdes), André Conty (Bergerac), Prix des jeunes remporté par Pierre Frare (Belvès), 1954 Jacques Pineau (Montauban), Prix des jeunes gagné par Pierre Grellety (Belvès), Pierre dos Santos (Fumel), 1955 Marcel Guittard (UV Limousine), Robert Dugué (VC Ste Livrade), 1956 Louis Bergaud (Mauriac), 1957 Yves Gourd (AS Eymet), 1958 Valentin Huot (Mercier-BP) championnat de France des professionnels, 1960 Robert Gibanel (Pau VC), 1961 Pierre Frare (Lalinde), Jean Ricou (Royan), Jacques Salanier (CC Lalinde), 1962 Mariaud (CC Périgueux), Jean Guiral (Tonneins), Alfred Gratton (Lectoure), 1963 Manuel Manzano (Stade Montois), 1965 Jean Graczyck (Bourges).
(*) en gras italique les vainqueurs des Grand Prix de Belvès

Belvès 90

Championnat d'Aquitaine 1990 à Belvès gagné par Jacques Chauvin

1967 Championnat d’Aquitaine Alain Perriat (UC Artix),  1968 Claude Perrotin (Poitiers), 1970 Mohamed Ben Brahim (Villeneuve), Arnaud (Gap) en nocturne, 1971 Dubur (Bergerac), Guy Mazet (Saint-Eloy les Mines), Gabriel Reymondie (Créteil).

Belvès en 72

1972 Galy (course de classement), Raymond Poulidor (Mercier) lors du 41° Critérium National de la route - notre photo -, Bernard Conan (CC Périgourdin), 1973 Claude Lafon (Villeréal), Bernard Pineau (Agen).
1974 Bernard Thévenet (Peugeot) lors du critérium international de la route animé déjà par Jean-Louis Gauthier, Serge Daubisse (CC Périgueux), 1975 Howard Darby (AS Libourne), 1977 René Bajan (UC Gujan), Jean-Claude Ménardie (Belvès), 1978 Christian Bérano (Mussidan) en nocturne, 1979 Didier Paponneau (Talence), 1981 Naïbo (Bon Encontre), 1988 épreuve VTT avec Asptt Périgueux.
1990 Championnat d’Aquitaine avec Florence Marrens (CC Marmande) en minimes-cadettes, Christelle Maury (CC Marmande) en juniors-séniors, Gilles Chauvin (CC Marmande) en séniors, Mickaël Kloser (USA) en VTT, 1991 La Transpérigourdine VTT remportée par Jean-Marc Jansou (Blagnac), 1993 Thierry Ferrer (CA Mantes) lors du Tour Dordogne (étape Terrasson-Belvès), 1996 Vtt à Fongalop, 1999 Rando VTT par UC Sarlat.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - BELVÈS - © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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28 juin 2021

2001 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (26° semaine de la saison)

IL Y A 20 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

1° au 7 juillet 2001

2001 CF Rous

Didier Rous, champion de France professionnel 2001

- Excellente prestation de nos coureurs aux championnats de France avec chez les pros le succès de Didier Rous (Montauban) alors que chez les amateurs Gilles Canouet (Marmande)  se classe 5° et Loïc Herbreteau (CP) 11°.

2001 Aubisque Soulor Portal

Nicolas Portal en train de construire sa victoire dans l'Aubisque

- La Ronde Soulor-Aubique a été gagnée par Nicolas Portal du GSC Blagnac qui a mis tout le monde d’accord le deuxième jour, alors que la partie semblait compromise en sa faveur lors de la première étape où Hervé Duclos-Lassalle avait donné le ton avec Brignoli et Bourrinet.
- Quelques locales à l’index avec le succès de Clément Cornali (Sainte-Livrade) à Sérignac sur Garonne, de Suhubiette (Tarnos) à Saint-Martin de Seignanx, de Boutet (Bayonne) à Morcenx, de Maubert (Rodez) à Lavergne dans le Lot et d’Eric Barret (Angoulême) à Saint-Séverin.

2001 Tour Dordogne Ravaleu

Stéphane Ravaleu lauréat du Tour Dordogne 2001

- Du 5 au 8 juillet le Tour de Dordogne a constitué une belle épreuve avec la participation des meilleures équipes de division nationale et quelques sélections. Victoire de Stéphane Ravaleu (VC Rouen) devant Sébastien Bordes (Montauban) à 6 secondes et Dayus (Nantes Cyclisme) à 17 secondes. Les étapes ont été remportées par Yon (VC Rouen), Riflet (Divpa Caen), Laukka (Bressuire), Locatelli (VC Rouen) et Conan (Bretagne U). 1320

2001 TD Laukka

Joona Laukka (Bressuire) vainqueur de la 3° étape du Tour Dordogne

2001 TD Portal, Berger, Tourneur

Portal, Berger, Tourneur avec Conan en 2° position et Locatelli au fond

- On a couru à Lourdes la 50° nocturne du nom gagnée par le Dacquois Sébastien Dulucq devant Eric Darragnès (Le Bouscat) et Julien Costedoat (Oloron). Belle domination des Aquitains où seul Aubier le Haut-Pyrénéen a sauvé l’honneur des locaux en se classant cinquième.

Anastaze Fabrice 92

- A Saint-Chély d’Apcher, le Tour du Haut Gévaudan a connu un réel succès avec un peloton venu de tous les coins de la France. Ce qui n’a pas empêché le local Giardina (Saint-Chély) de l’emporter devant Beauny (Yvelines) et Brugeron (Saint-Chély).

ÉCHOS DE DORDOGNE

- Saint-Pierre d’Eyraud (SR/SD par EVCC Bergerac) : 1. Fabrice Anastaze (CC Marmande) (notre photo sous ses anciennes couleurs), 2. Beden (EVCC Bergerac), 3. J.Courbalay (St.Astier), 4. Marchioro (Ste Foy), 5. Mickaël Estève (CC Périgueux), 6. Soulard (Arcachon), 7. Vouillat (St.Astier), 8. Godfroid (Périgueux), 9. Eric Dupré (Bernos), 10. Eric Valade (Ste Foy), etc…

2001 TD

Ravaleu en jaune au Tour de Dordogne

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 2001/semaine 26 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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27 juin 2021

1996 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (26° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

27/06 au 3 juillet 1996

semaine 26

Les vainqueurs de la semaine avec de gauche à droite Canouet,
Permenas, Augé, Daragnès, Massou et Lajo

- Fin du mois de juin avec les victoires de Régis Ballandraud à Rodez devant ses équipiers de l’Asptt Montpellier que sont Nolla et Faure. On poursuit avec le prix de la Raze à BèglesJérôme Permenas prend l’avantage sur Gil (Casseneuil) et Bailleul de Talence.
- Le 30 juin à Dax lors du Prix des stations thermales c’est Stéphane Augé (Lescar VS) qui signe la victoire devant le local Bénesse et Dulucq du CC Marmande. Le même jour au Haillan, Jean-Jacques Massou (US Tonneins) s’offre le prix de la ville devant Peyran (Caudéran) et Rousseau (Le Haillan). Ce 30 juin est décidément jour de course avec celle de Créon remportée par Gilles Canouet (CAM Bordeaux).
- Le Prix des fêtes de la Saint-Pierre à Salles profite à Eric Daragnès (SC Libourne) qui s’impose devant Christian Monier de Bressuire et Franck Champeymont de l’UC Felletin.
- Le 1° juillet la nocturne de Lourdes sourit à Fernand Lajo (Bouscat) qui bat les Pyrénéens que sont Hourdebaigt (VC Salies) et Stéphane Augé (Lescar VS). Le même soir à Lalinde c’est Eric Daragnès (SC Libourne) qui s’impose devant Stéphane Eyquard (Asptt Périgueux) et Gérald Daragnès (SC Libourne).
- Quelques succès régionaux avec Frédéric Bardet (UCAPA) à Fouquebrune, d’Alain Loustaunou (CC Navarrais) à Morcenx, de Michel Sautier (UC Lavedan) à Hasparren, de Philippe Delage (Confolens) à Ecuras, de Krajewski (Bon Encontre) à Mourenx, de Fernand Lajo (US Bouscat) à Saint-Sulpice et Cameyrac.

ÉCHOS DE DORDOGNE

Arquey JM 2

- Saint-Pierre d’Eyraud (vélo loisir par EVCC Bergerac) : 1. Jean-Michel Arquey (GC Bergerac) (notre photo ci-contre), 2. Rippes (Marmande), 3. Béneyrol JL (CCP Nontron), 4. Doumenge (Ste Foy), 5. Tonini (Bazas), 6. Gimeaux (Montpon), 7. Fiefvez (GC Bergerac), 8. Darcoulet (UC Montpon), 9. Melchior (RC Mussidan), 10. Bergeres (Podensac), etc…
- Lalinde (élites par CC Lindois) : 1. Eric Daragnes (SC Libourne), 2. Stéphane Eyquard (Asptt Périgueux), 3. Gérald Daragnès (Libourne), 4. Stéphane Lavignac (Asptt Périgueux), 5. Chrsitophe Lanxade (Cahors), 6. Peyencet (CRCL), 7. Cuménal (Périgueux), 8. Larrue (Dax), 9. Gil (Chasseneuil), 10. Bodin (Lalinde), etc…

1996 école de vélo au Toulon

Ecole de vélo du CC Périgourdin  en prologue de la course du Toulon

- Périgueux (prix du Toulon en vélo loisir par CC Périgueux) : 1. Bruno Soulat (AC Nersac), 2. Rippes (Mamande), 3. Melchior (Mussidan), 4. Beyssens (Bretenoux), 5. Arquey (GC Bergerac), 6. Negre (Bazas), 7. Truffy (P.Faidherbe), 8. Da Costa (Tulle), 9. Lavergne (VCArédien), 10. Negre (Bazas), etc…

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Départ de la course du Toulon à Périgueux

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1996/semaine 26 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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26 juin 2021

QUENTIN PACHER 2021

TOUR DE FRANCE 2021 : TOUS DERRIÈRE LE 227

B & B HOTELS

Dossard Pacher

- Deuxième Tour de France pour notre Bergeracois Quentin Pacher, qui fort des enseignements de la saison passée, va tenter de lancer quelques attaques en espérant que celles-ci porteront leur fruit. Cette année la situation sanitaire semble meilleure mais les précautions d’usage restent en vigueur sous peine d’exclusion au cas où...
- Comme d’habitude la bataille sera rude contre les meilleurs coureurs des meilleures équipes, avec des premières journées intenses. On le sait tout le monde veut se placer devant et le stress arrive bien vite dans ces parcours où tout peut arriver, avec une météo incertaine, des giratoires à négocier, etc... L’an passé Quentin avait trouvé la plénitude de ses moyens en fin de première semaine. IL avait participé à deux échappées, il avait pris ses marques et se trouvait déjà bien dans l’allure, pour s'améliorer de jour en jour, jusqu'à obtenir une sélection tricolore pour le Mondial. Reste à voir maintenant où en est sa forme. Les jours qui se présentent seront déterminants et toute la Dordogne a des yeux de Chimène fixés sur ce dossard 227.
Palmarès 2021 : 32° GP de la Marseillaise, 36° Etoile de Bessèges, 58° Tour des Alpes Maritimes et du Haut Var, 21° Faun Ardèche Classic, 22° Paris-Nice, Abandon Tour de Turquie, 6° Tour du Rwanda, 30° Critérium du Dauphiné, 20° Mont Ventoux, 44° Championnat de France, 63° première étape Tour de France.

Liens sur Quentin Pacher.
La Marseillaise 2019.
Palmarès de Quentin Pacher.
Tour de France 2020 jusqu’à Sarran.
- Le Tour de France 2020 de Quentin Pacher.

VÉLO DORDOGNE – QUENTIN PACHER 2021 - © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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BOURCEFRANC 1963

1963 Bourcefranc

Michel Gonzalèz remporte le Critérium de Bourcefranc
Il a battu au sprint Raynal et Deloche
Van Looy, malade, avait déclaré forfait

Marennes : Après de multiples mais vaines échappées, Michel Gonzalez, d’Hendaye, a gagné après un sprint acharné, le Critérium Cycliste international de Bourcefranc devant la Parisien Jean Raynal. Ce fut, avant tout, une course aux primes, et plus de 2.000 francs furent distribués au cours de l’épreuve.
Le public regretta très vivement l’absence de Rick Van Looy qui annonça sur forfait quelques heures avant la course pour raison de santé.
Si une prime de malchance avait été allouée, Joseph Groussard en aurait été très certainement le bénéficiaire. En effet, accidenté au 22° tour, Groussard continua l’épreuve malgré l’interdiction du médecin. Il fit une très bonne course, mais son état ne lui permit pas de triompher comme il espérait au départ.
La course fut donc gagnée au sprint par Michel Gonzalèz.
Voici le classement : 1er Michel Gonzalez (Hendaye), les 111 kilomètres en 2h 43 mn. 2. Jean Raynal (Paris), 3 Jean Deloche (Bordeaux). 4 Jean Gainche (Fougères). 5 Fernand Delort (Andernos). 6 Moussard (Saintes). 7 Rolf Wolfshohl (Allemagne). 8 Pierre Beuffeuil (Saujon). 9 Joubert (Royan). 10 Pailler (Royan). 11 Crinnion (Irlande). 12 Milesi (Marseille). 13 Castel (Bordeaux). Tous les autres coureurs son classés ex-æquo.

1963 BOURCEFRANC PODIUM

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - BOURCEFRANC 1963 © PATRICK GONZALÈZ
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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24 juin 2021

QUAND LES FRÈRES MERCADIÉ CAUSENT

DIALOGUE ENTRE LES MERCADIÉ ET GÉRARD DESCOUBÈS

page de garde

- Il a suffit d’une photo sur facebook pour réveiller une passion sur les tactiques et les stratégies d’antan, sur les rivalités entre français et étrangers, bref à refaire la course… La question fait suite à la présence d’une délégation de coureurs Belges lors de la nocturne de Mussidan en 1986, alors qu’ils n’avaient pas le droit d’y être… "Rétro Vélo Dordogne" reproduit cet article passionnant et ces échanges sur facebook où personne ne lâche son morceau dans leur raisonnement. On revit ainsi cette grande époque des années 1980, lorsque les coureurs du comité des Pyrénées régentaient les courses régionales de par leur force et leur entente.
- Vous découvrirez des propos très offensifs de personnages que "Rétro Vélo Dordogne" adorent. Les Mercadié, quand ils débarquaient avec leur grosse CX pour prendre le départ, c’était sur qu’il y allait avoir du spectacle. Mais ce que j’aime chez les Mercadié et chez Descoubès, c’est cette légendaire passion pour le vélo qui les unit, même si quelques divergences nous assurent du spectacle, celui de revivre ce passé au travers de ce reportage. Mais avouons que Gérard Descoubès connaissait bien son monde, notamment ce Belge qui semblait venir de nulle part et qui avait un palmarès relevé (lire ci-dessous).

Eddy VAN HAERENS

 PALMARÈS D’EDDY VAN HAERENS
(né le 23 février 1954 à Torhout (Flandre Occidentale).
Palmarès qui souligne bien la valeur du coureur
Gérard Descoubès avait bien raison à son sujet

1974 (amateur).
1977 (Ebo-Supéria) 1° Tour de Flandre Orientale à Avergem, 1° troisième étape du Tour de Catalogne, 2° du circuit du Tournaisis, 2° du Circuit Mandel-Lys-Escaut, 2° de la coupe Sels, 3° de la Flèche Rebecquoise.
1978 (Carlos-Galli-Allan) 1° du circuit du Brabant Occidental, 1° de Londres-Holyhead, 1° Wingene, 3° du Circuit du Tournaisis, 3° de la Flèche Hesbignonne, 3° du circuit des Régions Linières.
1979 (Boule d’Or-Lano) 1° Westrozebeke, 2° du circuit des Ardennes Flamandes, 3° du circuit du Maasland à Kotem.
1980 (Boule d’Or-Colnago) 1° du Grand Prix du Printemps à Hannut, 1° à Kortemark, 1° à Koekelare, 1° de la cinquième étape des quatre jours de Dunkerque, 3° de Blois-Chaville.
1981 (Boule d’Or-Colnago) 1° à Zomergem, 1° à Moorsele, 2° du Circuit du Houtland, 8° de Gand-Wevelgem, 8° de Harelbeke-Anvers-Harelbeke.
1982 (Safir-Marc) 1° du GP de Denain, 1° du critérium d'attente de la Classica de San Sebastian, 1° à Erembodegem, 1° à Thorout, 1° à Kelem, 1° à Lichtervelde, 1° de la quinzième étape du Tour d’Espagne, 1° de la dix-neuvième étape du Tour d’Espagne, 1° de la première étape du Tour de l’Aragon, 1° de la deuxième étape du Tour de l’Aragon, 1° de la troisième étape du Tour de l’Aragon, 1° de la deuxième étape du Tour des Pays-Bas, 2° du Championnat de Belgique, 2° de Gand-Wevelgem, 2° du Tour d’Aragon, 3° à travers la Belgique, 47° du Tour d’Espagne, 2° de la première étape, 2° de la deuxième étape, 2° de la douzième étape, 3° de la première étape, 3° du classement par points.
1983 (Safir-Van de Ven) 1° du circuit des régions Linières, 1° à Olsene, 1° à Gullegem, 1° à Zevekote, 1° à Westrozebeke, 1° à Kortemark, 1° de la première étape du Tour de l’Aragon, 1° de la cinquième étape, 9° du GP de l’Escaut, 24° de Milan-San Remo.
1984 (Safir-Van de Ven) 1° à Westrozebeke, 1° à Oostrozebeke, 1° à Kortemark, 1° de la troisième étape du Tour de Catalogne, 3° du Circuit des Frontières.
1985 (Eurosoap-Cracks) 1° du Circuit des régions fruitières, 1° de Bruxelles-Ingoolgem, 1° du championnat des Flandes, 1° à De Haan, 1° à Courtrai, 1° à Houthulst, 3° du GP de clôture à Putte-Kapellen.
1986 (Loïs-Fangio) 1° à Mussidan, 1° à Deerlijk, 1° de la deuxième étape Tour du Danemark, 3° de Bruxelles-Ingoolgem.
1987 (Sigma) 1° à Deerlijk, 2° du Circuit du Pajottenland à Anderlecht.
1988 (Sigma) 14° Bordeaux-Paris, 115° Tour d’Espagne.

 DIALOGUE ENTRE LES MERCADIÉ ET GÉRARD DESCOUBÈS

AU SUJET D’EDDY VAN HAERENS

Gérard Descoubès : j'y étais aussi à cette nocturne et j'avais été surpris d'y voir 7 ou 8 Belges venus en commando de leur pays natal (où j'avais fait leur connaissance) avec le "Kapo" E. V. Haerens coureur rondouillard qui semblait toujours trimballer quatre ou cinq kilos de trop, mais roi des kermesses en Flandre, il était certain que nos amateurs allaient passer une mauvaise soirée.
Roland Mercadié : Ils ont eu de la chance les belges, les Mercadié venaient de prendre la retraite.
Gérard Descoubès : Oui mais là, il y avait quand même un sacré morceau à se farcir, un mec qui a gagné des étapes dans tous les Tours auxquels il a participé, la plupart des semis classiques Belges à une époque où ce n'était pas des 3e catégories qui en prenaient le départ, sans compter les kermesses où il restait un des papes. De plus ils n'avaient pas fait le voyage depuis la Belgique pour rien, alors à moins de cracher au bénitier, je pense que la victoire eut été difficile, et je sais de quoi je parle. Je connais bien mon monde. (Descoubès dit vrai quand on connait son palmarès).
Guy Caput : Gérard Descoubès, il a même pas dû se faire péter les varices pour gagner !
Gérard Descoubès : une jambe attachée au cadre.

1976 Bx-Saintes Roland Mercadié

1976 et la victoire de Roland Mercadié dans Bordeaux-Saintes, Simonot est 3°

Roland Mercadié : Salut Gérard Descoubès. On va rester cohérent et si tu veux, je te citerai bon nombre d'étrangers qui sont repartis bredouille. Polonais et pas des moindres. Hanusik Sukowski les regrettés. Autre hollandais champion de Hollande : Vroom. Suisse : Guillet, etc … Belges venus en Provence avec les polonais d'Auxerre, etc … juste un petit aperçu. Bien sûr rien n'est jamais gagné d'avance, mais n'oublie pas que notre peau valait cher. Amitiés à toi Gérard.
Fernand Lajo : Roland Mercadié, je fais second…
Roland Mercadié : Tu vois Fernand tu étais près de la gagner. Mister Descoubès nous mettait au second rang. On n’avait pas souvent des 3ème catégories en face.lol ! Sans rancune pour Gérard Descoubès.
Fernand Lajo : Roland Mercadié, je vais rechercher mon cahier à spirales.
Roland Mercadié : moi aussi en 3 et 4.

73 à 75

Classement qui permet de revoir les noms des adversaires de cette époque
Pour mieux lire tous les classements cliquez sur l'image

Gérard Descoubès : Roland Mercadié. Holà, Roland, je n'ai jamais dit que tu gagnais devant des 3e catégories, mais là, ce n'était pas un charlot, même l'ami Fernand qui était tout le contraire d'un 3e caté s'était avoué vaincu et Fernand c'était Fernand !
Gérard Mercadié :
Gérard Descoubès, alors explications : Oui on est bien d accord Fernand c’était Fernand, un rapide sauf que si tu demandes à Fernand qui est un garçon honnête et pas jaloux et que j apprécie, il te dira la vérité sur un sprint régulier le résultat entre Roland et lui. Je te rassure je sais de quoi je parle, car c est souvent moi à une époque, qui sortait Roland aux 500 mètres et crois moi j’aurais bien rigolé, car le résultat, s il y avait eu confrontations entre Roland et le cycliste dont tu parles, je connais le résultat d’avance. Je n’ai jamais connu une défaite de Roland dans les grands combats sur une arrivée s’il était bien amené, et pire si c’est moi qui le sortait. Je me souviens d’une anecdote sur une arrivée je crois que c étais à Seignosse le Penon, je te le fais très court. D’un côté de la route, Claude Magni qui amène Francis Castaing (assez rapide chez les pros puisqu'il enquille Jan Rass sur une arrivée) et moi qui amène Roland à gauche de la route et Claude à droite côte à côte avec moi. Je sors donc aux 500 m avant la ligne au sprint 53x13 après avoir amener depuis un bon km et Roland enclenche le 12 à 300 mètres et son résultat : 1er Roland et le rapide Francis bien bien loin...Mais ce n’était qu' un échantillon. On en a vécu des plus houleux. Seulement pour le sprint, pour en apprécier la rapidité et la puissance d’un coureur, il faut le vivre sur le vélo. Je reconnais que sur la touche il est difficile d’évaluer la force d’un coureur au sprint. La seule solution pour un spectateur c’est par comparaison des résultats, sauf que quand tu es dans le sprint, tu sais et tu ressens les possibilités de chacun. Je peux donc en parler puisque je le vivais sur le vélo et en toute impartialité contrairement à se que tu pourrais croire. Comme dit Gabin dans la fin de sa chanson "ça je le sais !"Il faut savoir que nous étions encore plus forts. Quand il y avait une confrontation de haut niveau. J’aurais tellement aimé te prouver ce que je dis parce qu’il y a des choses que l’on ressent sur les capacités. Voilà, mais j’ai tellement à dire sur des sprints... Une dernière chose, sache que pour nous des sprints dans une course, il y en avait des dizaines car les primes, il fallait aller les chercher, alors que toi tu parles d’une arrivée, donc un seul sprint de tes gars. Nous sur une arrivée on avait déjà la coupe pleine, donc sur un seul sprint Roland bien économisé et bien sorti, je ne connais pas grand monde capable de le rivaliser pro y compris bien sûr, je parle d’eux, pas d'une arrivée parmi tant d’autre ...Tout mon récit est dit avec respect pour tout le monde, toi y compris, c est juste une mise au point parce que je sais trop de quoi je parle. Amitié à toi Gérard Descoubès.

1980 Roland Mercadié GP Rouergue vainqueur

Bernard Peccabin : Gérard Mercadié je ne rentre pas dans ce débat mais je ne peux m'empêcher d'apprécier votre description très technique et captivante à lire. Du vécu grande dimension.
Fernand Lajo : Gérard Mercadié, j’ai toujours admiré Roland pour sa capacité à enchaîner les sprints dans un critérium, pour le battre je devais faire l’impasse sur les derniers tours et en garder "pour la gagne". Il faut reconnaître qu’il avait aussi un très bon lanceur. Ce que je garde de cette époque, c’est un profond respect entre nous. Pour info, on doublait le même jour Sainte Foy La Grande et Mussidan ...
Roland Mercadié : Bonsoir Bernard. T'inquiète pas, c'est amical quand même, mais bien sûr les mises au point s'imposent. Tu sais Gérard était aspirant pro. A la Redoute 1984 et bien c'était à chaque compétition qu'il côtoyait les Belges chez eux et ils doivent aussi s'en souvenir. Il les a arrangé sur des kermesses, alors Bernard tu comprends il fallait le faire savoir à Gérard Descoubès. (ci-contre Roland Mercadié en 1976)
Quand Gérard gagne une étape à Moyeuvre-Grande au Circuit des mines international, les belges, les hollandais et les Mottet, Hosotte, Théo Van Vliet, Herman, etc... Ils n’ont rien pu faire dans un mur de 2 kms. Il les a laissés sur place. Tout ça pour te dire que quatre Belges aussi bon soit ils, n'allaient pas nous impressionner. Allez, Bernard je t'abandonne mais je dois te dire que ton petit mot nous fait plaisir. Nous pensons que tu apprécies à leur juste valeur nos commentaires. A plus. Bise.
Roland Mercadié : Pour info Fernand, le 13 au soir les 100 tours de Périgueux, Port Ste Foy le lendemain après midi et le soir la nocturne des champions à Mussidan. Trois courses en 24 h, alors...
Fernand Lajo : Roland Mercadié, oui et on doublait 3 ou 4 fois en Août en plus de Ste Foy et Mussidan (Pompadour, Montpon, Mirande, Beaulac Bernos, Dax).
Gérard Descoubès : Roland Mercadié tu ne m'apprends rien ! L'étape du circuit des mines, je m'en souviens comme si c'était hier (pour moi d'ailleurs ça reste sa plus belle victoire) sous un temps épouvantable, il avait sorti tout le monde dans la bosse d'arrivée, un grand numéro ! Par contre, je ne l'ai jamais vu s'imposer dans une kermesse Belge, juste dans une Française dans le nord pas loin de la frontière Belge (le nom je ne m'en souviens pas trop, mais je peux le retrouver: un château quelque chose). Mais sois gentil de me donner les noms où il a remporté la victoire dans des kermesses Belges, merci par avance.
Gérard Mercadié : Roland Mercadié je me souviens de cette année là, un grand cru d étrangers que tu viens de citer dont le champion du monde Polonais et toute son équipe, le Hollandais (le fameux Vroom) et tout ceux qu' ils ont déjà envoyé un rapide belge, un Daniel Morelon, etc… résultat pour mémoire à Gérard Descoubès : 1er à l’internationale d’Aurillac, Roland Mercadié puis le lendemain à l’internationale de Saint-Céré avec encore les mêmes clients internationaux, 1er Gérard Mercadié pour ne citer que ces deux là. Alors aucun souci avec la même modestie, nous aurions accueilli les coureurs que cite Gérard Descoubès. Ils auraient subit le même sort et ça j’en suis sûr car ils ont toujours tout essayé avec les étrangers pour venir nous battre, sauf qu'ils sont toujours repartis, comme ils sont venus, au grand désespoir du connard président du comité de l’époque Strauss...Il y aurait long à dire, mais la Mister Descoubès aurait vu qu'ici, chez nous, on essaie en général de rester maître...

1982 G

1982 Quand Gérard Mercadié remporte l'étape au circuit des mines

Roland Mercadié : Tout est dit. Dommage ils auraient vu qui avait du coffre ! La chance leur a souri. N'oublions pas que Mussidan on l'a gagné. Et il n'y avait pas que des petits calibres ! Il nous a fallut freiner pour ne pas leur mettre deux tours.

76 à 78

Gérard Mercadié : Roland Mercadié mon dieu heureusement pour eux qu'ils nous aient pas croisé. Ceux que ne savent pas, beaucoup de gens même des avertis comme Gérard Descoubès avec tout le respect que je lui dois, c est qu'ils pouvaient nous envoyer des professionnels de l époque qui étaient bien plus aguerris que ceux d’aujourd'hui. Et bien ça n’aurait rien changé car là on n’est pas dans la montagne, ni dans des étapes, la science de la course est différente et pas question d’avoir un directeur sportif pour te guider aux oreillettes. De plus, ils auraient dû apprendre à pédaler dans les virages et puis pas questions de ne faire qu'un seul sprint dans une course (trop facile de ne faire que celui de l’arrivée, comprennent qui le veut bien)... Là on n'est plus chez les gamins quand on amène, on sait d’où vient le vent et quand tu démarres il faut avoir jaugé le bon moment, avant ou après les virages par exemple, ou sortir du bon côté pour mettre les autres dans le vent et j en passe, sans parler de frotter avec les coudes et les trottoirs. Trop long à dire. Un seul regret, que l’on ne soit pas passé pro dans la même équipe. D’ailleurs certains pros qui veulent l’avouer en sont conscients, et certains on croisé les doigts pour que nous ne passions pas chez eux, il y aurait certains maillots qui n’auraient pas été sur les mêmes épaules dans un Tour de France par exemple… Peut-être aurions dû passer en Espagne et pas en France où il fallait lécher le cul profondément à Strauss vice président de la fédération et président du comité des Pyrénées. Voilà certaines vérités à dire de notre vivant et pas quand on sera crevé !

1983 Tour gironde G

1983 le Tour de Gironde pour Gérard Mercadié, Bocquier meilleur grimpeur
et Marino Vérardo pour les points chauds

Gérard Descoubès : Mais Gérard, je n'ai jamais voulu minimiser les talents de sprinter des Mercadié, vous étiez deux jolis spécimens de coursiers, je vous ai vu vaincre quelques fois aussi. J'ai juste voulu, avec des propos imagés, mettre en exergue la réputation d'un Belge méconnu en France qui m'avait étonné sur une Vuelta en gagnant deux étapes en sprint massif, et qui avait régenté quelques saisons les kermesses en Belgique. Tout ça pour répondre à votre réponse ironique ''ils ont eu de la chance les Mercadié étaient à la retraite''. Et confidence pour confidence j'ai juste voulu faire sentir, qu'il n'était pas évident, que vous vous soyez imposés, vu que le client restait quand même une pointure, rompue à tous les vices des kermesses, qui n'avaient rien de comparable, même avec le plus difficile de nos critériums. Ceci dit, vous avez toujours toute mon admiration pour l'ensemble de votre œuvre. Avec mes amitiés sportives et tout le bon souvenir que je garde de vous deux.
Gérard Mercadié : Gérard Descoubes merci pour tes compliments mais une petite précision pour : ''ils ont eu de la chance les Mercadié étaient à la retraite'' ce n était pas une réponse ironique mais une pensée bien réelle car nous aimions les coureurs qui avaient du répondant, car cela nous motivait encore plus au point d’y laisser notre dernière goutte de sang s’il avait fallu pour en venir à bout victorieusement. Soit ce n’est jamais gagné d’avance, mais c’est là où se trouve tout le plaisir quand il y a une vraie opposition. Plus c’était dur pour nous, plus c’était bon ! Autre chose, tu fais bien de parler des kermesses, en as-tu déjà faites toi pour dire que c était plus difficiles que certains de nos critériums chez nous ? Moi oui et je me suis fais le plaisir d’aller les mater chez eux, car en 1984 étant à La Redoute. J’allais souvent en Belgique me faire les dents et glaner quelques victoires et justement personnellement je dirai qu' il n’y avait rien d’impressionnant pour moi, ils ont pris quelques bons coups de 13 dents, je pense qu' ils s’en souviennent encore. Bien au contraire, c’était plus facile car tout le monde faisait sont travail, je n’avais pas à subir les ratons que nous avions en France sur le porte bagage toute la journée, qui attendent que tu fasses tout le boulot. Donc je trouvais les kermesses bien agréables et bien plus faciles. Evidemment la réputation se fait toujours par des coureurs qui n’ont rien vu "ohlala disent les rats français, en Belgique ça ronfle". Laisse-moi rire, j’ai vu, j’ai pratiqué et je préfère de loin courir en Belgique, bien plus simple et bien plus facile parce que justement ça roule fort, mais c est normal ! Ça devrait être comme cela tout le temps. Alors je te le dis encore une fois et percute bien : plus c’était dur et mieux c’était pour nous ! Donc ce n’est pas parce qu'il y aurait eu quatre belges que nous allions trembler, AU CONTRAIRE… je pourrais te citer d’autres exemples mais trop long... Voilà bien d autres anecdotes pourraient s’écrire mais n’oublie pas que vu le nombre de victoires à nous deux il faudrait plus qu' un roman pour écrire nos carrières. Oui beaucoup d’exploits ont été souvent méconnu mais pas tous, ça ce n’est pas grave. Nous les avons vécus au désespoir de certains. Je te renouvelle mon respect et mes amitiés. Bonne soirée.

1984 GP indépendant Mercadié Gérard 3°, puis Bocquier, Dufour, Polloni

1984 Gérard Mercadié pour la 3° place au GP de l'Indépendant
puis Bocquier, Dufour et Polloni

Gérard Descoubès : Je ne perds rien c'est à Solre Le Château où il gagne dans les Flandres Françaises en 1984.
Gérard Mercadié : Gérard Descoubès, Solre le Château n’est pas la seule en Flandre française. Il y en a une autre mais il me faut rechercher le nom si je le retrouve, je ne l ai pas en tête, trop loin dans ma mémoire. Pour la Belgique tu ne sais pas tout, savais-tu que je devais passer pro en 1983 ou même 82 je ne sais plus laquelle des deux années en Belgique dans une équipe qui se montait autour de Van Impe ? Sauf qu'après avoir roulé la moitié de l’hiver, la mauvaise nouvelle tombait en m’annonçant que le sponsor principal venait de se retirer. J’avais donc des entrées en Belgique et je ne peux pas ici t’en dire plus mais en message privé je pourrais t’expliquer certaines choses concernant les noms de kermesses. Oui j avais été recruté par un sélectionneur belge à la suite du Grand Prix international de Saint-Céré. C’est juste un petit complément d’info car je te sais à l’affût et gourmand des résultats. Ne t’inquiète surtout pas de mon franc parlé, cela fait parti de ma personnalité, c’est de famille chez nous. Sportivement, entre Gérard pour prénom, on devrait se comprendre…
Gérard Descoubès : Gérard Mercadié aucun problème, justement je te comprends, entre Gérard comme tu le dis.
Guy Caput : Moi, je me souviens d'une course vers Toulouse, on avait dû arriver à six - j'ai regardé le sprint de loin ! -, et Roland avait mis une longueur à Alain Bernard, Jean-Michel Richeux (le rapide Breton champion de France de cyclo-cross, qui avait coupé dans le fossé et pris 10 mètres dans l'épingle à cheveux, aux 300 mètres !), Serge Mailhé (le vainqueur du km Rustines national, l'année précédente), Gérard Colinelli et ma pomme qui avait téléphoné à son père le soir, pour lui dire : " P'a, j'ai vu un mec, aujourd'hui, qui va méchamment vite, et il ne doit pas avoir beaucoup plus que vingt ans ! " P'tit Louis m'avait alors répondu : "J'en doute pas, mais il y a trop de pognon dans ce coin et c'est rarement les meilleurs qui passent pros." Ce devait être au mois d'août 1971... Roland n'est jamais monté à Paris.

79 à 81

Roland Mercadié : Mon cher Guy. Encore une fois tu as vraiment la classe pour raconter des vérités. Oui Paris pas trop. Mais comme j'ai fait le Bataillon de Joinville un peu quand même. Paris-Dreux, Paris-Connerré, Paris-Evreux, Paris-Troyes et quelques autres étant bidasse ce n’était pas quand-même la grande forme et puis beaucoup de malchance me poursuivait cette année là. Mes potes était le regretté Fussien, Bourreau, Daniel Dubau, Talbourdet, Jean-François Pécheux, etc… et bien sûr le grand Louis Caput qui était aussi un peu visionnaire. J'ai l'impression de visualiser cette compétition à côté de Toulouse ou c'était la première fois que je faisais connaissances avec mon ami regretté Alain Bernard. J'ai aussi côtoyé Jacques Esclassan un grand. Il n'aimait pas me voir car il a eu pris quelques longueurs. Je me souviens d'un critérium à Tarbes où il demandait à quelques coursiers qui j'étais. Il venait de prendre10 mètres. Lol ! Comme j'ai gagné ma vie pendant 18 ans avec mon sport je ne me souviens pas de toutes. Si deux étapes au tour de Tunisie. Dont une devant le très rapide allemand Matusek. Il a eu affaire là à mon 53×12. Je vais arrêter la Guy, je n'en finirais pas d'anecdotes que seul un coursier guerrier peut comprendre. Je sais que tu sais qu’à moi et mon frère Gérard, la force des autres nous rendait encore plus forts. A bientôt Guy. Bises.

Mercadié Roland 33

PALMARÈS CONNU DE ROLAND MERCADIÉ.
Né le 10 septembre 1952 à Moissac. Clubs : CA Castelsarrasin, CV Montastruc, US Montauban
Débuts en 1968.
1969 3° Bordeaux-Arcachon.
1970 huit victoires, 2° Championnat de France des sociétés, Champion des Pyrénées de vitesse.
1971 huit bouquets, 1° Angoulême-La Rochelle, Champion des Pyrénées de vitesse, 2° championnat des Pyrénées clm par équipes. Vainqueur du Tour du Val d’Aran, vainqueur du Tour  du Quercy-Gascogne, deux fois vainqueur des boucles Sarrazines, 1° Grand Prix de l’Indépendant à Perpignan, 1° Prix de Verdun sur Garonne.
1972 service militaire à l’EIS Fontainebleau 5° Championnat de France militaire.
1973 1° Boucles Sarrazines, 1° Boucles du Périgord Noir, 2° Ronde l’Armagnac, Champion des Pyrénées de vitesse. Club France.
1974 (licencié au Bas Armagnac Cyclo-Club) vingt victoires, Champion des Pyrénées de vitesse. Club France.
1975 vingt victoires, Champion des Pyrénées de vitesse.
1976 vingt victoires 3° Championnat de France à Roubaix, 1° Mérignac, 1° Bordeaux-Saintes.
1982 5° Agen, 1° Fauillet, 1° Bordères, 1° Nocturne de Mussidan.
1983 2° Cézan, 2° Nocturne de Tarbes, 4° Nocturne d’Aurillac, 3° Tonneins, 1° Oloron, 1° Saint-Cyprien (31), 5° Saint-Cyprien (24), 3° Sainte-Livrade, 1° Ronde des Boulevards de Périgueux, 1° Circuit de la Gimone, 1° critérium Catalan, 1° circuit de Mirandol, 1° Cent Tours des Boulevards Périgueux, 1° GP de Rochefort sur Mer, 1° Saint- Aigulin, 1° Brive, 1° Montréjeau, 1° Castelsarrasin, 1° Graulhet, 1° Perpignan, 1° Oloron, 1° Aurillac, 1° Championnat des Pyrénées clm par équipes sur route.
1984 4° Bordeaux-Saintes, 5° Fauillet, 5° Périgueux Saint-Geogres, 1° Prix Chainegaz Brive, 5° Nocturne d’Eymet, 4° Prix de Brive, 4° Nocturne d’Ussel, 5° Nocturne de Bruch, 3° Ronde de Périgueux, 5° La Tramontane, 4° Gagnac, 4° Simorre, 5° Figeac, 1° Manosque, 2° Nîmes, 1° Saint-Aigulin, 5° Cézan (32), 3° Bio, 1° Lourdes, 1° Castelsarrasin, 3° Tulle, 5° Rodez, 3° Bédarrieux, 1° Perpignan, 5° Mas Grenier, 4° Aix en Provence, 1° Saint-Chély d’Apcher, 3° Moissac, 4° Lacapelle Marival, 3° Marciac, 1° Calvinet (15), 1° Montauban, 2° Auch, 1° Valence d’Agen, 1° Villefranche (12), 4° Rodez, 2° Saint-Cyprien sur Dourdou, 2° Moissac.
1985 2° Gagnac, 4° Fauillet, 3° Cézan (32), 4° Viviez, 1° Montréjeau, 1° Tarbes, 1° Casteljaloux, 5° Cajarc, 5° Millau, 1° étape Tour de Tunisie, 1° Valence d’Agen, 2° Montauban, 1° Moissac, 3° Saint-Céré, 2° Blagnac, 1° Montréjeau.

Mercadié Gérard 33

PALMARÈS CONNU DE GÉRARD MERCADIÉ.
Né le 21 avril 1957 à Moissac. Clubs : CV Montastruc, VC Roubaix, UC Sayat, VC Cuxac.
Débuts en 1972. Vainqueur du Prix Motobécane à Montauban, du Trophée Peugeot, du championnat de poursuite par équipes, du prix Nord-Sud Aveyron, d’Orthez-Orthez, du Tour de Vendée, du prix du Rouergue, du prix CNE à Lafrançaise, d’une étape du Tour Toulouse-Pyrénées, du prix de la ville de Toulouse, d’une étape du Tour de Bigorre, 1° Championnat clm par équipes, 2° Ronde de l’Isard d’Argent (vainqueur de trois étapes), 3° d’une étape de la classico RCN (Colombie), 5° Bordeaux-Saintes.
1982 1° Montastruc, 5° GP de l’Indépendant, 1° Ronde Vélo d’Or, 1° Ronde des boulevards Périgueux, 1° Nocturne de Castelmoron, 1° Nocturne de Tonneins, 1° Critérium Catalan, 1° étape circuit des mines (maillot des points chauds).
1983 1° Boucles Catalanes, 1° Boucles du Tarn, 4° Ronde de Vélo d’Or, 1° Montastruc, 2° Pessac, 3° Villefranche de Rouergue, 9° Lafrançaise, 1° Tour de Gironde (vainqueur de deux étapes), 3° Trophée CNE Quercy, 5° Tour de Toulouse Pyrénées, 2° Montflanquin, 4° Tonneins, 2° Villefranche sur Lot, 5° Nocturne Montauban, 1° Critérium Catalan, 1° Saint-Porquier de Grange, 1° Brive, 1° Millau, 1° L’Union, 1° Saint-André de Sangonis, 1° Vayrac, 2° Critérium de Pleaux, 2° Mauriac, 2° Tour du Tarn (victoire d’étape), 2° Salon de Provence, 3° Prix du Barben, 3° Prologue Tour Yougoslavie (vainqueur des points chauds), meilleur grimpeur Tour Toulouse-Pyrénées, 7° Championnat de France clm par équipes, 2° Prix Euromarché, 3° des cinq jours des As.
1984 3° Grand Prix de l’Indépendant, 2° Paris-Evreux, 2° Cénac Saint-Julien, 2° Trémolat, 1° Eymet, 2° Nocturne de Montflanquin, 1° Agen, 4° La Tramontane, 3° Montréjeau, 2° Castelsarrasin, 1° Ondes, 3° Figeac, 1° Nimes, 1° Castelnavet, 2° Nocturne Albi, 2° Auch, 2° Nocturne Castelsarrasin, 4° Eauze, 1° Luchon, 4° Tulle, 1° Rodez, 2° Bédarrieux, 2° Perpignan, 4° Saint-Chély d’Apcher, 1° Vayrac, 1° Beaumont de Lomagne, 2° Lacapelle Marival, 1° Drulhe, 2° Calvinet (15), 3° Montauban, 3° Rodez, 1° Critérium International de Saint-Céré, 1° Moissac, 1° Espéraza.
1985 1° Montréjeau, 5° Viviez, 2° Cézan (32), 2° Bagnères, 5° Périgueux Saint-Georges, 5° Viviez, 2° Valence sur Baïse, 3° Montréjeau, 1° Championnat d’Auvergne route, 1° Montauban Lauzerte, 5° Lafrançaise, 2° Négrepelisse, 4° Critérium Tour Gironde, 2° Leymé, 5° Rodez, 2° Perpignan, 1° Sarlat, 3° Montflanquin.
1986 4° Circuit des Gorges de l’Aveyron, 2° Gagnac, 5° Castelsarrasin-Moissac, 5° Figeac, 2° Saint-Barthélémy.

82 à 84

LES MERCADIÉ SE RACONTENT SUR LA PRESSE

QUELQUES MORCEAUX CHOISIS

ROLAND MERCADIÉ DANS SES DÉBUTS.
(article de Michel PIERRE saison 1976).

ROLAND

- Récent vainqueur à Mérignac du prix Michel Sainte-Marie, Roland Mercadié est âgé de vingt quatre ans. Il pratiquait déjà la bicyclette avant de penser faire de la compétition. Mais un jour, près de chez lui passa une course cycliste. Ce fut pour Roland le véritable coup de foudre. Le cyclotourisme ne lui suffisait plus et c’est ainsi qu’il se licenciait au Cercle Athlétique Castelsarrasinois. Ses véritables débuts dans la compétition remontent au mois d’août 1969. Cette année là, il obtenait déjà des résultats encourageants puisqu’il terminait troisième de Bordeaux-Arcachon, et réussissait à plusieurs reprises des places d’honneur. L’année suivante Roland Mercadié commençait à faire parler de lui. Il ajoutait huit victoires sur route à son encore petit palmarès et surtout revenait de Lorient avec un titre de vice champion de France de vitesse sociétés.
- Ces débuts prometteurs se confirmaient en 1971, durant cette saison, il glanait en effet huit bouquets, sans compter sa victoire dans la classique Angoulême-La Rochelle. Après l’interruption du service militaire qu’il accomplit à l’EIS de Fontainebleau, mois durant lesquels il poursuivit son entraînement, participait aux championnats de France Militaire à l’issue desquels il se classait cinquième. Roland revenait à la compétition civile s’adjugeait de nombreuses places de premier et se comportait de façon remarquable dans un certain nombre de classiques. Il gagnait les boucles Sarrazines et celles du Périgord Noir, terminait second de la Ronde de l’Armagnac dès son retour de Fontainebleau. En 1974, il signe au Bas Armagnac Cyclo-Club, empoche une vingtaine de victoires sur route et renouvelle ce score les deux années suivantes. A ce palmarès déjà éloquent, il faut ajouter des résultats non moins éloquents sur piste : 1971, 1970, 1973, Roland obtient le titre de champion des Pyrénées de vitesse sociétés. Dans cette même discipline, il termine troisième des championnats de France de Roubaix. Champion des Pyrénées de vitesse trois années consécutives de 73 à 75, il est titulaire du club France en 1973 et 1974.
- Ce garçon équilibré est un sportif accompli. Outre sa passion première, il s’intéresse au canoë qu’il pratique avec son jeune frère sur le Tarn. Son frère qui en cyclisme a obtenu quelques victoires en juniors. De temps en temps Roland s’entraîne au tir à la cible, lorsqu’il ne réalise pas quelques travaux de bricolage ou de mécanique, domaines dans lesquels il se défend très bien. Pour se maintenir en forme durant la saison hivernale, ses meilleurs atouts sont le footing, le cyclo-cross à titre personnel et la musculation.
- Marié, il trouve chez sa jeune femme toute la compréhension et l’aide qui lui sont nécessaires pour poursuivre sa carrière, ue carrière qui nous lui souhaitons continuera aussi brillamment qu’elle a commencé. Michel PIERRE.

1985 TG 82 2° étape Amardeilh, Lopez, Leblanc, Mercadié accroupis Bonnand

Tour du Tarn et Garonne 1982 deuxième étape avec Amardeilh, Lopez, Leblanc,
Mercadié
accroupis Henri Bonnand

 GÉRARD MERCADIÉ BRILLE CHEZ PEUGEOT.
(article de Jean-Robert LALOI saison 1982).

- Pour vous rendre compte, au mois de mai dernier, de la prestation réalisée par l’équipe de France amateur ayant disputé la Classico RCN en Colombie - une équipe on le sait en partie constituée par des coureurs du Sud-Ouest - j’avais reçu maints échos de plusieurs responsables du cyclisme français.
- Parmi eux, celui de Roland Berland, l’ancien champion de France des pros, devenu depuis le début de la saison directeur sportif de l’équipe Peugeot, une équipe Peugeot qu’il avait dirigée en Colombie dans le cadre de la promotion de cette marque de cycles à l’étranger.
- Dès son retour en France, Berland se félicitait du comportement de ses hommes et notamment de son leader Pascal Simon puis déclarait en substance que l’amateur tricolore qui l’avait le plus impressionné sur les routes colombiennes s’appelait Gérard Mercadié et que - de toute évidence - la nature avait doté cet athlète d’une classe l’autorisant à envisager l’avenir avec beaucoup d’espérances en soi.
- Tout comme son vis-à-vis, Lucien Aimar, responsable pour sa part de l’expédition de nos représentants amateurs ne tarissait pas d’éloges lorsqu’il évoque le sociétaire du CV Montastruc : "c’est un battant, il sprinte, il roule et qui plus est, sa science de la course est irréprochable."
- Pas vedette pour deux sous, venu vers la compétition grâce à son frère aîné Roland. Gérard Mercadié est un homme de tempérament, un ambitieux, un volontaire. Bien qu’ayant inscrit à son palmarès de fort belles victoires, dont le Tour de Vendée en 80, les grands prix de Toulouse et de Villefranche de Rouergue la même année, le maillot des Points Chauds de la Route de France 81 et cette saison le championnat des Pyrénées par équipes et une étape du circuit des Mines sur laquelle nous reviendrons. Gérard est surtout connu pour ses qualités morales, sa sympathie, son immense joie de vivre et surtout son côté cocasse.

1985 TG 82 3° étape Négrepelisse Montauban Mercadié G, Brossais, Chatard, Riche, Pradel, Bonnad, Guissepin, Doueil, Sarniguet

Tour du Tarn et Garonne 1985 entre Négrepelisse et Montauban avec Gérard Mercadié, Brossais,
Chatard, Riche, Pradel, Bonnand, Guissepin, Doueil, Sarniguet

- A ce propos, une anecdote amusante révèle assez bien le personnage. La scène se passe lors du dernier Tour d’Ampurdan, une épreuve internationale par étapes du calendrier espagnol que j’avais eu le plaisir de suivre. Nous étions à Lloret de Mar une des plus grandes stations balnéaires de la Costa Brava. Ici se disputait un contre la montre par équipes en bord de mer, dans un remarquable décor orné de palmiers. Il s’agissait de tourner dix fois autour d’un gros paquet de maisons entre la foule et les véhicules en stationnement. Bref, un véritable exercice d’acrobatie disputé dans une pagaille monumentale à tel point qu’un garçon de café traversa rapidement la chaussée  pour servir ses clients sur la terrasse d’en face devant l’équipe de Montastruc que Mercadié emmenait tambour battant. Au passage, notre Pyrénéen se fit un plaisir d’intercepter une canette de bière placée sur le plateau de l’infortuné serveur sans bien même que celui-ci s’en aperçut.
- On peut ainsi conter mille tours tant Gérard est habile à les dénicher. Mais il y a aussi le côté plus sérieux de Mercadié, disons le côté vaillant de l’homme. J’en ai pour preuve la deuxième étape du Circuit des Mines 82, où, autant qu’il m’en souvienne, il faisait un froid Sibérien et pleuvait à outrance. L’arrivée de cette étape se situait au sommet d’une rampe impressionnante près de Longwy. Une douzaine de garçons se présentèrent au pied du "petit monstre". Il restait deux kilomètres d’ascension avec au sommet pour récompense, une victoire de grand prestige. Surgit alors Mercadié, plus puissant et plus frais que ses suivants immédiats qui avaient pour noms, Glles Mas, Peeters, Hosotte...

1985 TG 82 Leblanc, Abadie, Bonnand, Mercadié G

Tour du Tarn & Garonne 82 avec Leblanc, Abadie, Bonnand et Mercadié

- Ce jour-là, il impressionna toute la caravane et tous ses adversaires. C’était vraiment du grand art. Il signa peut-être là à mon sens le plus grand exploit de sa carrière. Malheureusement, aucun directeur sportif professionnel ne vécut ce grand moment de cyclisme. Ce fut bien dommage car à n’en pas douter, il aurait fallu un grand Hinault pour devancer à cet instant l’enfant de Moissac ;
- Cela nous conduit directement à vous parler de Mercadié et du professionnalisme. Franchira-t-il un jour le Rubicon ? Nous n’en savons rien mais nous le lui souhaitons de tout cœur. "On m’a souvent promis de m’embaucher affirme Gérard, mais à chaque fois il s’agissait de promesses dissimulées. Bien qu’étant toujours dans l’expectative, je garde néanmoins confiance. J’ai 25 ans et je me dis qu’après tout, il n’est jamais trop tard pour bien faire".
- Pour l’heure, notre Pyrénéen s’évade dans un tout autre domaine puisque aujourd’hui même - 17 décembre - il signe un contrat bien différent qui le lie pour la vie à Christiane, une cousine des frères Patrick et Eric Bonnet.

84 à 86

TOUR DE GIRONDE 1983 ; LA SANTÉ DES PYRÉNÉENS.
(article de Christian Bibal saison 1983).

- C’est à ses talents de redoutable finisseur que le coureur de Montastruc doit son succès. En effet, cette 9° édition n’aura pas démenti à ses devancières, ménageant le suspense jusqu’au terme, c'est-à-dire à l’heure de l’arrivée finale le troisième jour de course à Villenave d’Ornon - Gérard Mercadié est venu souffler la victoire à Bajan, de Santi, Prioleau et Avezou dans les derniers 500 mètres ! Jusque là le quatuor avait dépossédé Audeguil de son maillot de leader conquis le premier jour et il s’apprêtait à se battre au sprint pour la conquête de podium final. Coup de théâtre extraordinaire, rebondissement inattendu, Gérard Mercadié époustouflant revenu comme une fusée, rejoignait les échappées au panneau des 500 mètres, poursuivait son effort et coupait le chemin du podium à ceux qui venaient de le précéder, car le véloce Pyrénéen devenait au terme de cet exploit athlétique le grand bénéficiaire : vainqueur de la dernière étape et du même coup du classement général puisque à égalité de temps avec Bajan, de Santi, Prioleau et Avezou, il totalisait le meilleur score au classement par points. Un coup double.

 GÉRARD MERCADIÉ A LA CROISÉE DES CHEMINS.
(article de Jean-Robert Laloi saison 1984).

- Chacun le sait : Gérard Mercadié fait partie de ces sportifs qui font la pluie et le beau temps. Autre particularité chez ce garçon à la voix chantante si propre aux gens du sud-ouest : il aurait des histoires à vous raconter des nuits entières sans pour cela vous couper l’envie de dormir tellement elles sont imprégnées d’humour.
- En ce sens, il me fait penser à Marc Durant qui n’a pas son pareil pour intéresser son auditoire lors des veillées d’après course. De tels garçons sont une véritable mine d’or pour leur directeur sportif, puisque capables dans les instants de profond découragement de remonter le moral à toute une troupe ne serait-ce que l’espace d’un dîner.
- Bref tout ceci pour vous dire que le Vélo-Club de Roubaix peut se glorifier de compter dans ses rangs Gérard Mercadié. Cette saison en effet, le Tarn et Garonnais de Moissac défend les couleurs du grand Club Nordiste, anti-chambre du groupe La Redoute-Motobécane, où l’ont accompagné - excusez du peu - son beau-frère William Bonnet champion du Lyonnais et son ami Eric Leblanc champion du Limousin.
- A  Montastruc où il évoluait depuis deux saisons, on aurait aimé que Gérard poursuive son ascension avec sur les épaules le maillot du club local mais on se console à la pensée de le savoir licencié dans une société qui ne recrute que des gens d’une certaine notoriété. De plus, on sait qu’il est en train de jouer là-bas l’une de ses dernières cartes pour tenter de basculer dans le professionnalisme.
- A 27 ans, nous direz-vous, Mercadié ne pêcherait-il pas excès de confiance ? Logiquement. Il est de plus en plus vrai que les groupes pros se tournent vers les jeunes, y compris la Redoute, mais il n’y a pas de règle définie en la matière.  Marc Gomez notamment appartient à ces coureurs venus sur le tard parmi l’élite et, ma foi, il ne semble pas y faire si mauvaise figure. Et puis, si l’on veut pousser le bouchon encore plus loin, Timoner s’est vu à 58 ans proposer un contrat chez Teka. Ecoutons maintenant Mercadié nous confier ses états d’âme : "Je suis venu à Roubaix pour essayer de franchir le Rubicon comme tous ceux qui y viennent. C’est clair et net. De toute façon je ne resterai pas dans le Nord toute la saison. La vie de famille me manque terriblement. Avec William et Eric, nous avons eu du mal à nous adapter au climat et au paysage assez sombre ici, mais il semble que tout s’arrange pour le mieux. Qui plus est, nous avons trouvé le coup de pédale. C’est bien l’essentiel pour l’instant."
- L’exercice 84 a débuté sur les chapeaux de roue pour le cadet des Mercadié. En février, sur la côte d’Azur, il se montra souvent à son avantage (une victoire) puis ce fut le Grand Prix de l’Indépendant (3° et meilleur sprinter), le prix Picon à Lille (9°) et enfin Paris-Evreux.
- Ce jour-là, Mercadié superbe et généreux d’efficacité malgré un début de bronchite passa bien près de la victoire. Echappé à 15 km de la banderole en compagnie de Philippe Bouvatier, il sombra pour huit petites secondes face au prodige normand déjà en démonstration, mais à l’arrière plusieurs coureurs de premier plan demandaient grâce.
- Nous ne sommes pas de ceux qui accordent aux bouquets des prix inconsidérés. Une place de deuxième dans Paris-Evreux par exemple est plus riche en enseignement que trois ou quatre victoires planées dans ces courses de village dont on sait pertinemment qu’elles n’ont pas une grande signification sportive. Gérard Mercadié l’a bien compris, lui qui a la chance d’être intrinsèquement doué, solide, courageux et rapide aux arrivées, il a su faire sienne depuis longtemps cette devise que j’ai pu encore lire l’autre jour au siège de l’ACBB, laquelle était placée au-dessus du bureau de Claude Escalon : "Si tu veux gagner de l’argent, tu perdras des courses. Si tu veux gagner des courses, tu gagneras de l’argent."
- En d’autres termes, notre homme a décidé de jeter son dévolu sur les grandes compétitions du calendrier et d’écarter sa participation dans les critériums. A cet égard, il s’est imposé un programme fort alléchant pour cette première partie de la saison : "Avec Yves Hézard, l’entraîneur national, nous avons longuement discuté pour arriver à un accord qui débouche sur trois objectifs essentiels, à savoir, le Tour du Vaucluse, les Régions Italiennes et la course de la Paix" m’avouait la semaine dernière le Pyrénéen.
- Bref, Gérard Mercadié semble respirer à pleins poumons la joie de pédaler au moment même où il se trouve à la croisée des chemins. Nous sommes pour notre sport intimement convaincus que 1984 pourrait bien marquer l’avènement du gentil Gérard. Puisse l’avenir nous donner raison !

PYRENEES 1

PYRENEES 2

 GÉRARD MERCADIÉ A L’US MONTAUBAN.
(article de M. CUQUEL saison 1985).

L’équipe première route avec : Serge Polloni, Roland Mercadié, Claude Royer, Thierry Blanc, Patrick Andorra, Gabriel Bellounat, Jean-Luc Roncandin, JM Lafitte, Jean-Pierre Filipa et Guy Bousquié.

 GÉRARD MERCADIÉ AU TOUR DU TARN ET GARONNE.
(article de M. CUQUEL saison 1985).

- Organisé par l’US Montauban, couru à une semaine du championnat de France amateurs, ce 3° Tour du Tarn et Garonne aura vu la participation de coureurs de qualité. Parmi eux, citons : Daniel Amardeilh (Champion de France 84 et 85), Henri Abadie (champion des Pyrénées), Gilbert Cervera (champion de Provence), Philippe Dura (champion de Côte d’Azur), Patrick Jérémie et Yves Bonnamour (Auvergne), Eric Leblanc (Limousin) Gérard Mercadié (champion d’Auvergne), une équipe de six Tunisiens préparant les jeux panafricains. C’est donc un peloton très riche en individualités qui prenait le départ de Montauban.
- Gérard Mercadié (UC Sayat) vainqueur de la première étape à Lauzerte, aura été sans conteste le plus régulier. 5° de la deuxième étape à Lafrançaise et 2° de la 3° étape (Négrepelisse-Montauban). Avec une dotation déjà très intéressante, un parcours permettant à tous de s’exprimer, il est permis de penser que le Tour du Tarn et Garonne est promis à un bel avenir.

LIEN SUR LES MERCADIÉ.
- Gérard et Roland Mercadié aiment Périgueux (reportage).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - LES FRÈRES MERCADIÉ - © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

Posté par Bernard PECCABIN à 15:37 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

22 juin 2021

NONTRON ET SON CYCLISME A LA LIBÉRATION

LA PREMIÈRE SAISON DE CLAUDE MOUSSEAU EN 1947

1948

- Nous avons vu la vie et la carrière cycliste de Lucien Mousseau, puis celle d’Yves son fils. Nous arrivons maintenant à Claude, le petit fils qui né le 10 juin 1931, parvient à son tour sur le marché de la compétition à 16 ans, soit en 1947. Le petit Claude (qui est devenu un beau garçon) a été formé dans un moule parfait, celui du cyclisme grâce à sa famille. Entre les résultats des coursiers du coin qui venaient faire réparer leur monture, l’odeur du cambouis, il a vécu au quotidien la vie de l’atelier. Même si la guerre a ralenti l’activité sportive, celle-ci est restée bien vivante dans les esprits. Bref, Claude arrive en étant déjà bien trempé dans le bain de la discipline, le crane bourré par les exploits de son grand-père, puis par ceux de son père. D’ailleurs on va très vite s’apercevoir que Claude détient bien les gènes de ses parents. Notamment ceux de Lucien en étant un bon coureur de fond et ceux d’Yves son père, en étant devenu lui, un des ténors de la vitesse. Très vite Claude Mousseau va s’illustrer dans les courses du coin. Il tiendra le rythme sur les longues distances à l’instar de son grand-père et gare à ceux qui l’amèneront au sprint. Ils en seront tous de leurs sous, car peu de coureurs parviendront à le battre. Le déboulé de Claude Mousseau n’avait pas son pareil, si bien que la consigne du peloton était : "surtout n’amenez pas Mousseau au sprint !"
- C’est dans la presse d’antan que nous allons maintenant tenter d’illustrer la carrière de Claude, le nouveau coureur de la contrée qui démarre la compétition au VC Nontron en 1947, il a alors seize ans seulement !

- Relire la publication précédente.

1947 VCN

- Notre photo (de mauvaise qualité) montre un Vélo-Club Nontronnais
au cours de ces années héroïques d’après guerre, un club où il y avait de nombreux licenciés.

- Le cyclisme sous l’occupation : La première année de l’occupation allemande dans les pays forts du cyclisme dont la France et la Belgique, paralyse la majeure partie de l’activité. Pas question, en 1940, d’organiser le Tour de France, ne serait-ce que pour des raisons de circulation, pas plus que les grandes classiques.
- D’un autre côté l’occupant ne souhaite pas que ce sport, qui marquait les esprits des années précédentes disparaisse, et souhaite entretenir l’illusion d’une vie normale. C’est ainsi qu’on fait renaître dans le pays quelques critériums et qu’un semblant d’activités occupe les esprits. Comme la France est divisée en deux zones (occupée et libre), certaines épreuves se disputent en deux endroits et c’est ainsi que l’on possède le lauréat de la zone libre et celui de la zone occupée…
- Mais au-delà des mots il convient d’abord de revitaliser la jeunesse, selon les termes de Pétain. En sport le professionnalisme pervertisseur est sévèrement combattu, sinon supprimé. S’ajoutent, et cela touche plus directement les compétitions cyclistes, les difficultés de circulation et de déplacement, la pénurie de carburant et également celle du matériel et des boyaux. Le cyclisme sport populaire parvient à s’adapter à cette situation malgré tout.
- En faits le problème majeur de l’Occupation, concerne la population et celui de son ravitaillement. Les habitants des campagnes ont naturellement plus de possibilités d’améliorer leur ordinaire que celui des villes. La pénurie de carburant donne une importance accrue à la bicyclette comme véhicule utilitaire. Pour les coureurs cyclistes, travailleurs de force par excellence, la sortie d’entraînement prenait une toute autre signification qu’en temps normal. Le vélo de compétition s’agrémentait d’un porte bagages, d’un ou deux arrêts dans une ferme d’où l’on ramenait un jambon, un sac de pommes de terre, du beurre, des œufs … Et certains jeunes coureurs aux prometteuses qualités ne résistèrent pas aux tentations du marché noir. Leur carrière s’en trouva étouffée dans l’œuf, si l’on peut dire, par détournement de négoce clandestin.
- Un autre problème de l’Occupation était celui du Service du Travail Obligatoire. Dans ce domaine encore, de nombreux jeunes coureurs cyclistes virent leur carrière interrompue par leur transfert en Allemagne, forme de déportation couverte par la légalité.
- Pendant ce temps en France, on essaye de faire vivre les compétitions. Parfois des incidents surviennent. Dans le Tour de Corrèze en 1944, des résistants armés, descendus de leur maquis, barrent la route et prennent possession de tous les véhicules motorisés de la caravane … et des vélos des coureurs. Toutes ces difficultés d’organisation sur route provoquèrent un regain d’activité des réunions sur piste et c’est ainsi que le cyclisme de compétition, à travers toutes les conflagrations guerrières et sociales, a assuré sa survie et sa continuité ... Chez les Mousseau la guerre a laissé des traces. Avec Yves qui réparait les véhicules gazogènes de la résistance dans son atelier, puis surtout par une méprise de l’occupant à son égard qui lui évita de connaître la déportation.

1947

- Lorsque le jeune Claude âgé de 16 ans fait son entrée dans l’arène cycliste, la discipline était dominée dans la région par un certain André Commerie, originaire de Mialet. Mais il y avait au VC Nontron d’autres locomotives comme Etienne Fourgeaud, les Sallat (François et Pierre), Mousnier, Montalescot, Biniecki, Lavaud, Barguénio etc..., mais aussi un certain Jacques Vivier qui court avec Michel Brun. Ces coureurs vont certainement avoir une influence sur la vie sportive de Claude Mousseau. Celui-ci connait bien tout ce petit monde qui gravite autour de lui. D’autant plus que si le fait d’avoir un père vélociste ne le place pas encore comme une vedette, il est considéré comme un sérieux client de par les exploits de son grand père Lucien, voire ceux de son père Yves.
- La vie à Nontron et pour les jeunes est difficile à la fin de cette deuxième guerre mondiale. Pour se sortir de son malheur, pour chercher à évoluer, les jeunes sont tentés par la pratique du cyclisme, dans l’espoir de gagner de petites sommes d’argent et de se payer des petits plaisirs. Faire l’investissement d’une bicyclette constitue pourtant un gros effort et un investissement que peu de parents peuvent payer à leurs enfants. D’ailleurs beaucoup d’entre eux évoluent sur du matériel d’occasion et parfois même rapiécé de toutes parts. Qu’importe, l’essentiel est de se lancer dans l’arène et de chercher à percer pour tenter la consécration à l’image de ceux du Tour de France.
- Le petit Claude débute au VC Nontron présidé par Monsieur Raoult mais dès 1948, voilà qu’il rejoint la Pédale Faidherbe de Périgueux. A cette époque cette société jouissait d’une très grande réputation. D’ailleurs son père Yves avait porté les couleurs dans les années trente et aujourd’hui, André Commerie en était un des chefs de file. Peut-être des raisons qui ont fait que le jeune Mousseau immigra dans le club de la capitale du Périgord, ceci dès que les premières courses lui donnèrent droit au bouquet et à la bise des demoiselles d’honneur... Mais à cette époque, il est bien difficile de faire la part des choses. A cette époque et sur la presse d’antan, les journalistes marquaient bien souvent le lieu de résidence du coureur à la place de celui du club. Si bien qu’il est difficile de situer les années réelles des performances répertoriées sur le carnet de bord de Claude Mousseau.
- Une belle promotion : Toujours est-il que Jacques Vivier né le 9 octobre 1930 et Michel Brun né le 30 mars 1931 appartiennent bien à la génération de Claude Mousseau né le 10 juin 1931. Il est donc le plus jeune de ceux qui deviendront les As du Périgord. Dommage que Claude ne persévèrera pas lui qui avait si bien débuté, en dominant pourtant les deux coureurs de Mareuil. Mais ces deux derniers, par ailleurs bien conseillés par Marius Duteil (coureur et vélociste) franchiront le Rubicon, en évoluant soit chez les pros soit chez les indépendants.

1947 Réjou, Barguério, Mousseau et Ventelou 47

Réjou, Barguério, Mousseau et Ventadou

NONTRON DÉTIENT-IL UN FUTUR GRAND CHAMPION ?

- Dimanche dernier à Nontron se courait le Grand Prix de la Maladrerie sur 100 km, qui empruntait un parcours assez chaotique. La victoire revint au jeune Nontronnais Claude Mousseau, âgé seulement de 16 ans. Mousseau qui mena durant toute la course, battit des coureurs mûrs et aguerris tel Sallat, habitués lui aux grandes compétitions. Le jeune Nontronnais effectua le parcours à 39,5 km/h de moyenne. S’il est bien guidé et bien conseillé, nul doute que la Dordogne possèdera d’ici quelques années un autre grand champion.
Classement : 1. Claude Mousseau, 2. Sallat, 3. Lavaud, 4. Rougier, 5. Desmoulins, 6. Barguénio, 7. Paulhiac

MOUSSEAU ENLÈVE LA COURSE DE CLASSEMENT DU VC NONTRONNAIS

- Dimanche a eu lieu une course de classement du VC Nontronnais. Cette course disputée sur 70 km revint au jeune Mousseau qui battit François Sallat au sprint. Dès le départ, l’allure fut très vive et on note certains passages à 50 à l’heure. Le froid et le vent génèrent les coureurs dans la vallée du Bandiat et il fallut à nos jeunes un grand courage et beaucoup de volonté pour finir l’épreuve qui si elle n’était pas longue, comportait de nombreuses difficultés.
Classement : 1. Claude Mousseau, 2. François Sallat à 25 m, 3. Pierre Sallat junior même temps, 4. André Rougier, 5. Lapouge à 30s

DEUXIÈME COURSE DU VC NONTRON

- Quatorze coureurs prirent le départ de la deuxième course de classement du VCN disputée sur 85 kms sur le parcours Nontron, Saint-Pardoux, Brantôme, Mareuil et Nontron. Dès le départ les coureurs s’observent et le train est rapide. Mais dans la descente de Saint-Pardoux, le favori de la course, le jeune Claude Mousseau par suite d’éclatement de son boyau, ayant fait une chute qui aurait pu être grave, se blesse au bras et à la jambe, mais ne peut continuer la course. Le peloton reste toujours compact pendant la première partie du parcours. Mais en haut de la côte de Brantôme, François Sallat s’échappe suivi de Rougier et du jeune Pierre Sallat, qui fait une course magnifique. Ces trois coureurs ne seront plus rejoints, malgré le remarquable effort de Biniecki, qui se lança seul à leur poursuite. Le jeune Lapouge, qui lui aussi tenta de les rejoindre, joua de malchance et creva trois fois.
Classement : 1. François Sallat sur cycle Rochet, 2. André Rougier sur cycle Rochet à 30s, 3. Pierre Sallat m.tps, 4. Biniecki à une minute, 5. Lapouge, 6. Plazer, 7. Montalescot.

1947 arrivée sprint

Une arrivée au sprint de Claude Mousseau

- Il est regrettable que le jeune Mousseau ait fait une chute grave, qui l’empêcha de continuer, ce qui écarta le duel fraternel Mousseau-Sallat qui ne put avoir lieu. Cela diminua l’intérêt de la course et même l’ardeur de la course. Le jeune Pierre Sallat fit une très belle performance et se révèle un coureur de classe. Lapouge se montra très courageux, mais n’est pas en excellente forme à l’heure actuelle. Il doit se montrer dangereux prochainement. Biniecki fut également très volontaire et est à féliciter pour son cran. Mais beaucoup de coureurs eurent des incidents de vélo et d’autres se ressentirent du manque d’entraînement. Néanmoins, tous sont à féliciter et nous pouvons affirmer que d’ici très peu de temps les coureurs du Vélo-Club Nontronnais seront redoutés dans la région.
- Il est probable qu’à seize ans (en 1947), Claude Mousseau parcourait les courses des fêtes locales du pays avec son vélo, à l’image de Jacques Vivier qui lui aussi a débuté de cette manière dans le cyclisme, sans être pour autant licencié. Si Claude Mousseau a disputé le Premier Pas Dunlop à Limoges, comme nous l’indique son carnet de bord, il n’a pu le faire qu’en 1948 lorsqu’il avait 17 ans. Il existe d’ailleurs et c’est dommage de nombreuses zones d’ombres sur la carrière de Claude. Et pourtant un certain Lulu Deville qui n’avait pas sa langue dans la poche, passionné par ailleurs de cyclisme, a écrit en 1981 que Claude totalisait 100 victoires dont le Grand Prix du Souvenir à Périgueux. Il est d’ailleurs possible que ce jour là, Mousseau gagnait dans sa catégorie, Vervialle étant le lauréat en toutes catégories.

QUELQUES AS DU CYCLISME EN 46/47

Emile Teissère (Nice), Jo Berrini, Dominique Canavèse (Aix en Provence), Guiseppe Tacca (Paris), Maurice Diot, René Vietto, Alain Moineau (VC. Levallois), Elio Frosio (Italie), Jean Robic (Vainqueur du Tour de France 47), Pierre Brambilla Vainqueur du circuit de l’Ouest 46, Gino Bartali (Italie) 1° du Giro en 1946, Fausto Coppi 1° du GP des Nations 46, Louis Bobet Champion de France amateurs 46, Louis Caput Champion de France pro 46, Apo Lazarides 1° de la Course du Tour 46, Giluo Bresci, Vainqueur de la Ronde de France 46, Paul Néri Champion de France route en 1947.

1947 VCN 47 ou 48

Coureurs du VC Nontron après guerre

LES GRANDS VAINQUEURS EN PERIGORD EN 1947

 André Commerie (Pédale Faidherbe), Georges Palus (CC. Périgueux), Louis Londéro (UC. Brive), Marius Duteil (CC. Périgueux), Félix Bermudez (Carcassonne), Paul Lerme (Angoulême), Jean Valentin (Toulouse), Pierre Mounet (CC. Périgueux), René Caramégeas (CC. Périgueux), Charles Martin (CC. Périgueux), Charles Ferdinand (CC. Bergerac)

LES VEDETTES DU SUD-OUEST EN 1947

 Antoine Latorre (ASPTT. Bordeaux) 1° Bordeaux-Saintes en 46, André Joulin (ASPTT. Bordeaux), André Bramard (ASPTT. Bordeaux), Michel Serres (ASPTT. Bordeaux) Champion de Guyenne route en 46, Albert Dolhats (Dax), Robert Rippe (UCAP.Angoulême), Roger Cruzin (CAM Bordeaux), René Barrière (CC. Béarnais), Ducourneau (Mont de Marsan), Maurice Verdeun (SA. Bordelais), Robert Desbats (CAM Bordeaux), André Gavelle (SA Bordeaux), Jean Taris (ASPTT. Bordeaux), Alfred Macorig (Guidon Agenais), Léonce Autaa (CC. Béarnais), Pierre Mancicidor (CA. Bèglais), Jacques Moujica (St.Gaudens), Jacques Pras (UCAP.Angoulême), Jean Taris (ASPTT. Bordeaux).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - CYCLISME A NONTRON 3 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne - La saison 1948 à Nontron avec Claude Mousseau

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21 juin 2021

2001 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (25° semaine de la saison)

IL Y A 20 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

24 au 30 juin 2001

2001 Tour du Pays de santon

Christian Monier savoure  la victoire au Tour du Pays de Santon

- Lors du Tour du Pays Santon, le club de Bressuire fait main basse sur tous les challenges d’une course gagnée par Monier devant Lacourt (UC Villeneuve) et Tourtelot (UV Angérienne).

2001 Tour du Béarn

Jean Mespoulède sur la plus haute marche du Tour du Béarn

- Couru les 23 et 24 juin, le Tour du Béarn a été gagné par Jean Mespoulède (Aquitaine) qui bat Solleruz Barbero (Cegaza) et Serge Canouet (Lot-et-Garonne). Jean-Luc Delpech (Lot-et-Garonne) remporte la première étape, Nicolas Labussière (Cycle Poitevin) la deuxième et Mespoulède l’ultime étape courue contre la montre.
- Le prix des fêtes d’Arette fut un succès pour Mickaël Enaud (US Dax) qui s’impose devant Sanchou (Oloron) et son équipier Dacquois Sébastien Dulucq. Plus tard à Calonges c’est le jeune Nicolas Crosbie (Châteauroux) qui bat David Marié (VC Montois) et Julien Mazet (Felletin)
- Succès régionaux pour Lecoanet (Confolens) à Ecuras, de Choin (Rion) à Ygos, Hervoir (Talence) à Arcachon et de Pierre (Lescar) à Oloron.
- Le Souvenir Georges Gay couru à Blagnac a vu le succès de Rafal Wieczorek (UCS Anglet) devant Igor Pavlov (Albi) et Krajewski (Anglet). Côté Blagnacais, seuls Perget et Becaas rentre dans le top dix.
- A Lannemezan, le prix des fêtes a vu le succès de David Marié du VC Montois qui précède Becaas (Blagnac) et Yves Beau (Pédale Combs la ville).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 2001/semaine 25 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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20 juin 2021

1996 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (25° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

20 au 26 juin 1996

1996 La Couronne

Pérez vainqueur à La Couronne entouré par Durand, Berland et Goudeaux

- Sous le maillot de Châteauroux, Grégory Pérez remporte le prix de la Saint-Jean à La Couronne et règle dans l’ordre Berland (Cycle Poitevin), Goudeaux (Civray), Ferrer (CRCL) et Laulergue (Châtellerault).
- La nocturne du Pont Saint-Etienne à Limoges a été gagnée par Tim Jones (CRCL) qui bat Chareix (Condat) et Deluche (UV Limousine).
- D’autres succès avec Damien Lafaurie (US Bouscat) à Asques, de Christophe Laburthe (VC Tarnos) à Labenne, de Maxime Calle (Villenave) à Igos, de Robert Machen (Oloron) à Beuste, de Jean-Patrick Guimberteau (Caudrot) à Pessac, de François Diemunsch (CC Marmande) à Puyoo et de Jérôme Permenas au Bouscat.
- Le 25 juin à Hasparren, Gérard Ianotto (G. Saint-Martinois) remporte le Prix des fêtes devant Cuzacq (Marmande) et Gilles Dubois (Mérignac).
- Victoire de Christian Monier au Tour du canton de Vouneuil sur Vienne. Le coureur de Bressuire précède son équipier Sébastien Bordes et Bercy de Châtellerault. Ce même Christian Monier qui s’adjuge la nocturne de Châtellerault trois jours après, cette fois devant le Niortais Chevallier et Blois du VC La Blanc.

ÉCHOS DE DORDOGNE

Sarrut Clément 22

- Ménesplet (Vélo loisir par AC Ménesplet) : 1. Victor Melchior (RC Mussidan), 2. Eric Confolens (Barsac), 3. Robert (Périgueux), 4. Baillargues (CAM Bordeaux), 5. Arquey JM (GC Bergerac), 6. Tonini (Bazas), 7. Grade (EVCC Bergerac), 8. JP Truffy (P.Faidherbe), 9. Aurélien Bonnélie (Asptt Périgueux), 10. Stéphane Dutertre (CCP Nontron).
- Trélissac (prix des Romains cadets par Asptt Périgueux) : 1. Nicolas Trimoulet (Saint-Astier), 2. Jean Mespoulède (Asptt Périgueux), 3. Gaylord Bonnélie (Asptt Périgueux), 4. Ludovic Guionie (Saint-Astier), 5. Laurent Gillot (CC Périgueux), etc…
- Trélissac (prix des Romains mi,imes par Asptt Périgueux) : 1. Clément Sarrut (CC Périgueux) en médaillon, 2.Donadieu (EV Bretenoux), 3. Mickaël Lamiraud (Ribérac), 4. Kientz (CC Oradour), 5. Julien Courbalay (Saint-Astier), etc…

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1996/semaine 25 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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