JACQUES VIVIER ÉTOILE DU PÉRIGORD EST MORT
(par Gérard Descoubès)

Descoubès Gérard 11

- L'imprévisible Golden Boy avait tout, le style, la classe et du caractère, pendant quelques saisons tout le Limousin restera sous le charme de l'idole. Fausto Coppi lui même en son temps, le prit sous son aile protectrice pour le conseiller. Mais Jacques était un individualiste solitaire, il aimait les grands espaces en pleine nature, il y avait chez le garçon, un coté homme des bois. Chevauchant sa monture d'acier il était le cow-boy des pelotons cyclistes, ce cyclisme qui ne fut pour lui qu'une forme d'évasion à travers la France et une façon de découvrir une partie de l'Europe à vélo. Il n'aimait pas spécialement son sport, c'était juste une façon de gagner sa vie, il ne faisait que le strict minimum pour son état de forme, juste pour éviter la chute de sa valeur marchande. Ceci mis à part il se constituera un joli palmarès, bien que chez les pros il n'évoluera qu'à la moitié des immenses moyens que tout le monde lui prêtait. Il resta 3 ou 4 saisons le garçon à l'avenir doré, adulé et soutenu par tout le Limousin, puis à partir de 1955 sa carrière s'étiolera d'année en année. Dans sa région, il servit de modèle, à toute une jeune génération de coureurs qui rêvaient tous de devenir un jour J. Vivier. Il avait été découvert par Marius Duteil le père de Francis, il avait formé avec Michel Brun un duo qui écuma les courses régionales chez les indépendants. Il avait débuté en 1949 et raccroché fin 1959, pro de 1952 à 1957 inclus. Ses plus grands succès sont la Route de France 1951, la 20e étape Bordeaux-Limoges 228 km du Tour de France 1952 (il avait échoué à la 2e place à Toulouse dans la 16e battu de peu par le véloce Rosseel), il s'était imposé également sous un temps apocalyptique dans la 7e étape Brest-Vannes 211 km (un 14 juillet) du Tour de France 1954 , Il a participé à 5 Tours de France : 49° en 1952, abandon 12e étape en 1953, 40° en 1954, abandon 5e étape (opéré en urgence de l'appendice) en 1955, abandon 3e étape en 1956. Il prit le départ d'un Giro en 1953 (abandon dernière étape) et d'une Vuelta en 1955 (abandon dernière étape). Jacques était né le 9 octobre 1930 à Ste. Croix de Mareuil, il est décédé le 28 septembre 2021. Après sa carrière il sera un fructueux négociant en bois. Il nous laisse le souvenir d'un coursier à l'allure élégante et naturelle, qui s'est agrippé aux éclats scintillant de la gloire alors qu'à une certaine époque il pouvait s'y installer à temps complet.

Vivier Jacques décès

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - Jacques VIVIER © Gérard DESCOUBÈS
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