12 février 2020

Histoire du journal régional : "Cyclisme"

- Relire la publication précédente sur les journalistes et reporters

Cyclisme

- Cela pourrait passer inaperçu et pourtant notre journal "Cyclisme" porte bien un numéro qui va bien au-delà des 1700. Un bel encouragement pour celui qui permet de réunir depuis plus de 45 ans le monde de la petite reine, dont il est utile de remémorer son parcours. Sa naissance ne fut pas facile, ne serait-ce qu'à la lecture de l'éditorial de sa première édition qui date du 29 avril 1969. Mais n’oublions pas de souligner que c’est grâce aux conseils d’Henri Crassat maire de Ribérac, que ce journal a vu le jour...

Premier éditorial du journal : " CYCLISME ! Ce titre tant convoité c'est seulement à notre quatrième épreuve que nous avons le droit de le porter. Il nous aura fallu trois épreuves pour l'obtenir. Pourtant à chacune d'elle, nous étions préparés, entraînés, mais chaque fois que nous approchions du but, de nombreux obstacles nous éliminaient, nous empêchant de figurer sur cette liste des journaux et publications agréées. Notre désir de nous faire connaître, et surtout de répondre aux espérances que bon nombre de nos supporters avaient fondées en nous, nous a conduits à détourner les règlements en utilisant le titre d'un confrère "Le Résistant". Quand nous disons d'un confrère, nous devrions ajouter d'un ami du cyclisme, car son concours nous a permis de renseigner nos supporters et d'obtenir ce titre de journal tant convoité. Merci Monsieur Jung. Notre journal "Cyclisme" nous le devons aussi à l'aide de notre collègue et ami, François Crassat, président du CA Ribéracois et plus particulièrement à l'appui de son oncle Monsieur Henri Crassat, maire de Ribérac qui nous a tiré le sprint. Cela nous a permis de franchir "la ligne d'arrivée" pensiez-vous ? Non pas ! Mais le seuil de certaines entrées. Une fois dans la place, nous avons rencontré une aimable personne dont les conseils et tactiques à employer pour atteindre notre but nous ont été très précieux. A tous, tant au nom de nos supporters qu'en notre nom, nous disons notre reconnaissance et vous adressons nos remerciements."

L'athlète

L'Athlète ancêtre du journal Cyclisme

 JACK DOYEN : FONDATEUR DU JOURNAL

- Ce premier éditorial ne porte pas de signature. Mais il est raisonnable de supposer qu'il ait été rédigé par Jack Doyen, son fondateur. Monsieur Doyen, un nom qu'on a toujours lu en petits caractères, juste en dessous du titre du journal, voire encore dans le petit rectangle réservé au comité de rédaction. Le parcours de Monsieur Doyen constitue un exemple qui ne mérite que du respect. Parler de cet homme n'est pas facile, tout simplement parce qu'il n'a jamais aimé que l'on parle de lui. Modeste, discret, ce monument du travail, ce gardien du temple cycliste, n'avait qu'une chose en tête : "travailler et servir". Il évitait les discours, refusait les médailles, mais il a été un vrai patron !

Doyen Jack

- Le virus du vélo, Jack Doyen le prend vite aux dépens d'André Tournis, fils de Maurice, ancien pistard du SA Bordelais, demeurant à Caudéran. Licencié au Cercle des commissaires, Jack Doyen débute dans le vélo en suivant les performances du jeune Tournis. Et c'est ainsi que la bicyclette prend le cœur de ce dirigeant et qu'avec ses rayons, elle encerclera une partie de sa vie...
- En 1959, Jack Doyen est coopté par le Comité de Guyenne comme membre de la commission des cadets, puis de celle de la piste et enfin celle des comités des fêtes. Un an après, le 27 novembre 1960 à Bordeaux, il sort élu du comité de Guyenne. Trésorier adjoint en 1962, il prend les fonctions de secrétaire général en 1963, dans ce comité qui devient celui d'Aquitaine, régionalisation oblige, et qui intègre le département de la Dordogne dans cette future grande région qui en est alors au stade de ses balbutiements. Jack Doyen restera trente deux ans au comité, même si de 1972 à 1976, il n'occupe qu'un rôle de délégué général, mais sans mandat électif.

L’ATHLETE, LE RESISTANT LIBOURNAIS ET CYCLISME

- La mise en route du journal "Cyclisme", devient sa préoccupation majeure. Fin novembre 1968, le journal "l'Athlète" décide d'arrêter sa publication. Appartenant au groupe Sud-Ouest, l'Athlète diffusait depuis 1920 et chaque semaine, les actualités sportives. Après la libération, il devient le bulletin officiel des comités cyclistes du grand Sud-Ouest. Dès la fin de sa publication, il a fallu réagir pour trouver une parade, faire vivre la discipline tout en préparant un nouveau journal. Mais pour cela, il fallait obtenir l'agrément paritaire, ce précieux sésame qui permet aux publications d'être distribuées à un tarif préférentiel et dans les mêmes délais que le courrier. Jack Doyen sera l'artisan de la réussite. Il rencontrera d'abord Monsieur Jung, directeur du journal "le Résistant de Libourne", qui dans ses pages, assurera d'abord l'intérim de l'Athlète, en reportant l'essentiel des informations cyclistes, dont les annonces de courses, véritable fil rouge de nos activités. Pendant cette période d'intérim, Jack Doyen étudiait et s'acharnait à lancer un hebdomadaire spécifique pour tous les licenciés. Et c'est ainsi que le 29 avril 1969, au quatrième essai, le "numéro un" de Cyclisme sortait de l'imprimerie moderne de Libourne.

Le Résistant

Le Résistant Libournais a servi quelques mois les cyclistes

CYCLISME, JOURNAL DE TOUS NOS LICENCIES

- "Cyclisme" a débuté avec les comités du Limousin, des Pyrénées, du Poitou et d'Aquitaine. En 1970, l'Orléanais du Président Raymond Monceau, puis de Daniel Raudet rejoint cette grande famille jusqu'en 1981. En 1995, le journal retrouvera un cinquième comité, avec l'entrée du Languedoc Roussillon. Il est difficile de résumer en une page la vie de notre bulletin de liaison. Pour cela, j'ai parcouru l'intégralité de la collection, celle de Philippe Dessimoulies, un ami, acharné de reliques et de publications, qui possède des richesses dignes de celles des plus grands archivistes, tout comme Henri Gouly, ancien président de la JS Astérienne, témoin et pourvoyeur lui aussi de cette époque, qui a sublimé tous ses champions.
- Comme son fondateur, "Cyclisme" est resté discret vis à vis de son comité de direction. Que ce soit lors du numéro 500 ou 1000, il n'y a pas eu de bruit. Rien, si ce n'est cette volonté de servir le lecteur en lui offrant toutes les nouvelles relatives à la vie des comités, à la présentation des grandes épreuves, des championnats, des calendriers, des clubs, des réunions et des assemblées générales. Edité en noir et blanc, ce n'est que sept mois après son lancement, que la première photo apparaît dans les colonnes du journal. Il s'agissait pour la petite histoire de fêter un événement au sein de la rédaction de la rue Lartigue, avec Mlle Michèle Latorre secrétaire administrative, qui coiffait Sainte-Catherine. Jack Doyen et le président Chadelle avaient marqué l'événement par un cliché en compagnie de Mesdames Lassep et Lorriaux, le tout sablé au Champagne et accompagné des traditionnels boudoirs.

125184548[1]

Michèle Latorre secrétaire adinistrative coiffant Sainte-Catherine au Comité

- Le journal a ensuite évolué. Dès octobre 1971, la première page revient à un chroniqueur, qui l'agrémente enfin avec des photos. C'est ainsi que Stéphane Boutet ouvre le bal de ces journalistes qui vont nous conter les plus belles heures de ce cyclisme de clocher comme de celui de tous ses champions. Le premier cliché, celui d'Alain Bernard et de Claude Magni qui brandit sa gerbe au Tour du Maroc. Stéphane Boutet nous offrira de nombreuses pages avec des champions comme Bernard Labourdette, Daniel Barjolin, Bernard Bourreau, Francis Campaner, Alain Meunier et bien d'autres, ceci jusqu'en mai 1973, date de son décès qui bouleversera tous ses lecteurs. Martial Bonnat, alias Stéphane Boutet nous quittera, ayant eu juste le temps de parler encore des exploits de Jacques Bossis, de Lucien Sautier et de Jean-Noël Provost, son dernier reportage. Après la disparition de ce journaliste issu de l'Echo du Centre, ce sera Michel Pierre qui assurera la continuité de cette chronique attachante et pleine d'intérêt. Se retrouver en première page, constituait alors un honneur pour ce journal noir et blanc, imprimé sur grand format (297 x 420). Michel Pierre, c'est l'époque des grandes croisades cyclistes qui ont pour nom Roger Saladié, Hubert Arbès, Pierre Bazzo, Michel Fédrigo, Christian Jourdan, celle des clubs comme la Pédale Tonneinquaise, l'EC Foyenne du président Bonnet ou le CA Béglais, sans oublier l'éclosion d'un champion comme celle de Gilbert Duclos-Lassalle. De 1978 à 1995, Christian Bibal marquera de sa plume le cyclisme du Nord des Pyrénées, ce boulimique du succès. Avec Christian Bibal, l'essor basque, le Tour du Béarn, le Béarn-Aragon, la Chalosse, le Marensin, sont des lieux magiques qui deviennent son arène. Il nous égrènera au fil des parutions un chapelet d'exploits, celui des Francis Castaing, Pierre Corre, Bernard Pineau, Dominique Arnaud, des frères Vérardo pour ne citer que quelques souvenirs, mais aussi les passages de l'Etoile des Espoirs dans sa région ou encore le souvenir d'un Championnat de France piste sur le vélodrome d’Aire sur Adour. Christian Bibal (l'homme de l'essor), sera rejoint dès 1978 par un certain Jean Robert Laloi (l'homme du Bol d'Or), qui narrera lui aussi et avec beaucoup de conviction le vélo du Centre Ouest, celui qui part de l'Aunis et du Saintonge, pour passer par les Monédières, le Quercy et jusqu'aux limites du Lauragais et de la Montagne Noire, où s'entraînait Laurent Jalabert, encore amateur en ce temps là. Jean-Robert Laloi sème la bonne parole sportive en regardant, en étudiant, en admirant des champions de la trempe de Duteil, Peyramaure, de Carvalho, Laskowski, Durant, Leblanc, Chaumet, Virvaleix, Gourmelon, Jean, Larpe, Simonnot, Turlet, Rebière le pistard qui a mis du bleu, blanc, rouge dans sa vie… Jean-René Laloi c'est encore le cyclisme de mon Sud-Ouest, un agréable lexique sur les coureurs des mandats des présidents Bousquet, Perrier, Péraudeau et Strauss. Jean Robert Laloi ? Un génie de la métaphore, un talentueux chroniqueur durant onze années. Et c'est ainsi que du Nord au Sud de la couverture sportive de "Cyclisme", le lecteur apprendra à découvrir tous les porte drapeaux de la discipline.

n° 1 de Cyclisme

Le numéro un du journal Cyclisme du 29 avril 1969

- En 1990, "Cyclisme" commence à flirter avec la couleur. Timidement, puisque seul le titre du journal sera imprimé en bleu. Juste avant, Jean René (sans doute un pseudonyme), participera à quelques reportages, suivi par Patrick Louis, digne successeur de Laloi durant de longues années. On avance dans l'échelle des temps, puisque Patrick Louis, c'est l'époque des Bonomelli, des Bareille, des Frutoso, des de Las Cuevas, des Rous et des Roux, sans oublier les critériums de Puy l'Evêque et de Vayrac, à l'époque du regretté Jean Bernussou. A ce moment là, on sent que le journal bouge. De nouveaux rédacteurs apparaissent comme Alain Douaud en 1988 qui débute avec un Tour de Gironde et Jean-Pierre Bigeon en 1989. Ils sont parfois aidés par Christian François, puis par Yves Nouhaud. Aujourd'hui Alain Douaud, Jean-Pierre Bigeon, Renaud Valette et quelques pigistes assurent la pérennité du journal qui constitue face à l'internet, le support papier indispensable qu'on trouve dans sa boîte à lettres, pour communiquer et rester l'outil qui peut favoriser le dialogue comme les échanges.
- Les progrès de l'imprimerie, la modernisation des techniques, la révolution naissante de l'image et de la communication rattrapent le journal qui sera édité désormais en format A4 dès 1995. C'est le premier grand changement qui intervient avec titres en couleur rouge, nouvelle une, nouveau graphisme, plus d'illustrations, une partie magazine et de nouvelles rubriques. Dès lors, le bulletin n'arrêtera pas d'évoluer avec encore des changements en 1997 et en 1999. Lors du millénium, les premières images en couleurs marqueront une nouvelle étape. La suite, le 11 janvier 2002 avec Yannick Pouey, qui sort des imprimeries Sodal à Langon, le premier numéro entièrement en couleurs, suivi d'une nouvelle présentation le 3 décembre 2004. Aujourd'hui, nous en sommes à la date de cette publication au numéro 1732, soit quarante cinq années de fidélité au service de toute la famille du vélo. Merci Monsieur Jack Doyen, vous pouvez être fier de votre œuvre et pour un journal qui parti de rien, est devenu aujourd'hui un outil respectable, dont chaque sportif attend chaque vendredi de chaque quinzaine sa sortie, pour y lire la suite d'un feuilleton, celui consacré au cyclisme de nos régions.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANIMATEURS 12 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

Posté par Bernard PECCABIN à 22:33 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


10 février 2020

ANIMATEURS DE COURSES - LA PRESSE

LA PRESSE ECRITE ET PARLÉE D'ANTAN

- Le cyclisme local bénéficie comme les autres disciplines sportives, de plusieurs articles de presse écrits surtout par des pigistes. Mais au-delà de ces quelques échos, on aime bien que les professionnels s’occupent de notre vélo. Leur audience est bien supérieure à celles des correspondants et demeure surtout impartiale. "Rétro Vélo Dordogne" n’évoquera que quatre d’entre eux, c'est-à-dire ceux qui ont marqué une certaine époque, mais aussi un de ceux qui continue son métier à la radio...

LE COUP DE CŒUR A CEUX DE LA PRESSE ET DE LA RADIO

François Lacombe

- Christian François : Il a été journaliste de "Sud Ouest" mais aussi celui du défunt "Journal de la Dordogne". C’était un passionné du vélo, un pratiquant qui a exercé chez nous dans les années 1980-85. Grâce à lui, le cyclisme a bénéficié d’un grand soutien sur la presse locale, ceci chez toutes les fédérations (FFC, Ufolep, Fsgt). Pour être un bon journaliste sportif, il faut aimer le sport, ce qui était son cas. Christian François détenait une capacité d’analyse exceptionnelle et il excellait dans ce cyclisme qu’il connaissait parfaitement. Grâce à lui, la discipline a été à une certaine époque, particulièrement gâtée. Les informations pouvaient se lire sur des pages entières, car Christian jouait à fond la carte de la proximité. Les cyclistes Périgourdins lui doivent beaucoup et Rétro Vélo Dordogne se souvient qu’il a été un homme disponible, sur lequel il pouvait compter. Lorsqu’il a quitté Sud-Ouest pour le Journal de la Dordogne, c’est encore lui qui patronnait au travers de son hebdomadaire le Challenge Dordogne des jeunes. Il a été à la fois un ami, un collaborateur mais toujours un professionnel exemplaire. On a connu encore l’homme au Petit Bleu du Lot et Garonne, puis sur notre journal "Cyclisme"et partout on l’a apprécié !
- Christian Lacombe : Certainement que les gens de Saint-Astier ne vont pas se plaindre d’avoir comme correspondant ce personnage atypique qui a trempé dans tous les domaines. Il a couvert de nombreux évènements sportifs pour le compte du journal Sud-Ouest (surtout le rugby), mais il a été aussi un commentateur de France Bleu Périgord sur les stades de l’ovalie. Christian Lacombe c’est aussi et surtout le personnage incontournable de l’occitan qu’il parle et écrit, si bien que souvent il a suivi pour la radio les félibrées du pays. Que dire de lui ? Ah si, qu’il est aussi un magnifique coureur à pied, un photographe, un animateur qui a le verbe facile, comme lorsqu’il anime les 100 km de Belvès, voire la Grappe de Cyrano. On l’a vu à une certaine époque dans les épreuves cyclistes qu’il a couvert, surtout à l’époque des Jours Cyclistes de Maurice Jouault (1982/85).

Galy et dalmont

- Jean-Marie Galy : "Rétro Vélo Dordogne" a connu cet homme lorsqu’il était journaliste au Populaire du Centre. C’est dire combien cette époque des années 80 nous a marqués. Lui comme son journal constituait un trait d’union entre le département de la Dordogne et le Limousin. Car c’est sur ce quotidien que l’on pouvait lire les engagés des courses du week-end, ceux de ce Limousin auquel la Dordogne avait été rattachée jusqu’en 1962 inclus. Grâce à Jean-Marie Galy, l’actualité cycliste restait bien vivante et le personnage pratiquait le cyclisme comme lorsque Pierre Douglas était venu sur les boulevards de Périgueux en 1982, pour disputer un prologue remarquée et qui comptait plus de 130 coureurs... Et puis Jean-Mary Galy a rédigé un livre sur les Périgourdins célèbres. Un ouvrage pertinent qui a servi "Rétro Vélo Dordogne" pour retrouver tous les coureurs du Périgord qui avait couru le Tour de France depuis son début en 1903. Engagé dans l’hebdomadaire "Périgord Hebdo", Jean-Marie Galy nous a quittés au cours des années 2000...
- Xavier Dalmont : Encore un de l’époque des années 80 ! Je dirais plutôt de l’année 1982, période où les radios libres débutaient suite à l’arrivée de Mitterrand à la présidence de la République. Chez nous à Périgueux, cette radio s’appelait Radio Croquant. Les studios se situaient dans une sorte de pigeonnier, rue Paul Louis Courier. C’est tout là-haut que "Rétro Vélo Dordogne" a rencontré pour la première fois le jeune Xavier Dalmont. C’était l’époque héroïque pour les animateurs de la station, comme pour les jeunes coureurs de la Pédale Faidherbe de cette période. Puis Radio Périgord est arrivé en 1983 et nous avons été heureux d’y revoir ce Xavier Dalmont qui poursuivait sa tâche dans les nouveaux studios de la rue Ernest Guiller. Mais depuis cette date, soit trente ans après, Xavier Dalmont a poursuivi un long chemin dans le sport du département. Il est un personnage très apprécié de tous. Son domaine de compétence est exceptionnel. Il connaît tout de notre monographie sportive. Les cyclistes apprécient son talent lors du Tour de la Dordogne où il a su faire vivre les étapes, tout en laissant de nombreux souvenirs à ceux qui passaient dans son émission d’après Tour, celle qui débutait un quart d’heure après l’arrivée de chacune des étapes sur France Bleu. Oui Xavier Dalmont constitue une des références du reportage. Sa belle voix, sa connaissance du domaine sportif, son éloquence exceptionnelle, sont autant de critères qui font de lui un homme très apprécié et respecté. Réactif, il est capable de s’adapter aux situations diverses, tout comme à des interlocuteurs aux personnalités diverses. Très courtois, il reste le numéro un de l’info sportive dans notre Périgord et lui comme ses émissions, nous tenons à le conserver le plus longtemps possible.
- D’autres journalistes bien sur ont travaillé en faveur de notre cyclisme. Mais pour ce qui est de la Dordogne, nous nous limiterons juste à ces quatre hommes qui ont contribué au succès de notre discipline, sans la salir, alors que les occasions ont été très nombreuses comme chacun sait à une certaine époque, pour contribuer à l’enfoncer davantage...

Prochaine publication : Le journal Cyclisme

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANIMATEURS 11 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste (à suivre)


Posté par Bernard PECCABIN à 16:38 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

08 février 2020

ANIMATEURS DE COURSES - GILBERT CUMÉNAL

GILBERT CUMÉNAL : LE CHEMIN PARCOURU

- Quatrième et dernier animateur clé de notre Périgord, avec la présentation du speaker Gilbert Cuménal, qui constitue sans doute la personnalité la plus ancienne et celle qui a été une des plus active du cyclisme Périgourdin. (Cet article a déjà paru sur l'ancie, blog de la Dordogne Cycliste qui a été supprimé).

Cuménal

- Né à Mensignac en 1936, l’homme a d’abord été coureur au sein du Cyclo-Club Périgourdin vers les années 1953-1957. Dirigeant du club, speaker, secrétaire puis président, il connait tous les rouages de la discipline. A la tête du Cyclo-Club Périgourdin de 1984 à 1993, il succédait à Fernand Boucher. Il a vécu les plus beaux jours du Cyclo, celui des pères Leygues et Moulinier, puis plus près de nous celui des Yves Perpignan et de Jean Fougerollas, soit des époques où le club doyen du Périgord tournait entre 90 et 100 organisations par saison. Gilbert s'est éteint le 12 janvier 2017, avec lui c'est tout un pan de notre cher vélo qui a disparu.

Cums 71-91

- Lire la publication précédente sur Jean-Louis Gauthier.

- Est également un des plus anciens vélocistes de la Dordogne. D’ailleurs, "Dordogne Cycliste" se souvient avoir découvert dans les archives, le chantier de la construction de ce qui allait devenir le magasin de cycles "Valentin Huot", au cours Saint-Georges à Périgueux. A cette époque, cette zone ne comptait que des près. Plus tard, c’est là que Gilbert Cuménal débutera comme gérant libre dans le négoce et la réparation du cycle. Tout un programme !
- Les débuts de sa carrière on le sait sont lointains, puisque plus de cinquante années se sont écoulées depuis... Gilbert Cuménal constitue sans doute à lui seul, la plus grande histoire et la mémoire vivante de notre petite Reine, celle de la Dordogne profonde, de ses courses de clocher, de ces moments festifs à une époque où le public était en communion avec la course cycliste de son village.
- Je me souviens de Gilbert Cuménal lorsque très tôt, il arrivait avec son épouse Noëlle sur les lieux des épreuves avec sa voiture et son chargement. Son fils Christophe faisait déjà du gymkhana sur les bords du circuit pour se distraire, puis sa fille Isabelle plus calme, s’occupait avec ses jouets, pendant que le papa avec son échelle et ses câbles, installait sa sonorisation aux abords d’une ligne d’arrivée, aidé par madame. Une fois que tout était arrimé, il consultait la liste des engagés et c’était parti pour plus de deux heures de micro et surtout de spectacle non stop. Car avec Gilbert, les commentaires c’était du spectacle surtout lorsque vers 16h00, les villageois bien repus arrivaient sur les lieux de la course et de la fête. Les primes tombaient et Gilbert Cuménal remerciait ces généreux donateurs, ajoutant souvent une anecdote où une petite histoire qui intéressait ce milieu rural et festif dont il était issu.

Cums 96-98


- Des histoires, Gilbert Cuménal doit en connaître à la pelle. Lui qui a visité tant de comités de fêtes, tant d’associations, tant de mécènes, ceci dans des villes comme dans des villages, des hameaux, des lieux-dits, bref partout où le vélo de ces années glorieuses et de fin de guerre avait fait sa percée et où les circuits en "va et vient" étaient à la mode.
- Entre son commerce et le planning des manifestations, l’homme de Mensignac se trouvait constamment en situation pour parler de vélo. Et puis Gilbert a connu une époque qui était tout le contraire de celle d’aujourd’hui. Une époque où l’accueil, la convivialité et la moralité constituaient les pièces maîtresses de la vie, alors que maintenant l’individualisme systématique fait loi, tout comme le profit et le matérialisme. Lui est resté le même, fidèle à ses convictions, celles qui l’ont vu grandir, travailler pour réussir sa vie.
- C’est de loin que l’on reconnaissait la voix de Gilbert. Une verve intarissable, du franc parler, un peu de gouaille, de l’humour, un timbre quelque peu rocailleux, voire rauque et cassé, avec parfois ce roulement des "r" qui affirmaient sa personnalité et ses origines. Un personnage qui s’appuyait sur les valeurs de son engagement au sein de la discipline. Toujours présent, partout présent, c’était un grand fidèle du vélo pour qui il a consacré toute sa vie et qui ne mérite que du respect. Oui Gilbert, nous t’apprécions et nous voulons te garder... le plus longtemps possible, toi le doyen, toi le patriarche ettoi encore la grande mémoire vivante du cyclisme Périgourdin.

Cums Thenon-Badefols

Annotations sur Gilbert Cuménal

- Résidant à Mensignac, il habite sur les bords du circuit Raymond Poulidor. Joue au théâtre au sein d’une petite troupe locale et nous fait découvrir la vie de son village au travers des lignes de la Dordogne Libre, dont il est devenu le correspondant local.
- Né en 1936, il avait seulement 22 ans quand Valentin Huot gagnait le Championnat de France à Belvès. Mais si il a débuté la pratique du cyclisme à 16 ans, il est donc licencié depuis 1952/1953... Par contre et selon "le Cyclisme de mon sud Ouest" écrit par Jean-Robert Laloi, il aurait commencé avec le micro en 1961. Mais bien compté il en serait tout de même à sa 61° licence...
- Gilbert Cuménal aimait nous raconter toujours des anecdotes lorsque l’on se rencontrait. Il avait le chic de se tordre de rire avant de nous expliquer le fin mot de sa blague...
- A été vélociste à Périgueux Saint-Georges, à Marsac, à Sarlat, à Ribérac et à Angoulême.
- A été aussi président du club de Ribérac.

Cum's

Anecdote sur une course : "Rétro Vélo Dordogne" se souvient qu’un jour de printemps à Bourrou, se déroulait le Prix Cycliste de l’Amicale de chasse. C’était en 1986 et Gilbert Cuménal tenait le micro de cette épreuve placée sous le contrôle technique du Cyclo-Club Périgourdin. Près de la ligne de départ, il avait été dressé un tunnel en plastique semblable à celui que l’on voit pour la culture de la fraise. Mais là-dessous, les chasseurs avaient concocté un repas gastronomique pour leurs adhérents et pour les organisateurs du Prix Cycliste. Ce fut un très gros repas à base de civet et de rôtis de sanglier, avec en plus l’apéritif qui n’en finissait pas de couler, le potage, les hors d’œuvre et toute une gamme de vins de Bergerac... si bien qu’à 14h00, on était loin d’avoir terminé. Cependant, il fallait pour les organisateurs se résigner à partir pour remettre les dossards.
- La course fut lancée à 15h00, mais vers 16h00, lorsque les convives sortaient de table plus ou moins émoussés, ce fut une procession en direction du speaker qui se voyait envahi par de généreux donateurs de primes. Chacun voulait donner plus que le précédent et ainsi de suite, si bien que ce jour là, nombreux coureur furent récompensés. Lors du protocole, il y avait foule autour du vainqueur et de Gilbert Cuménal qui lui n’arrêtait pas de remercier la bande du président Madur et toute son équipe pour cette belle fête. De plus, Christophe Lanxade l’enfant du pays avait gagné. Une longue séance de photos débuta autour du lauréat. Un photographe que les gens du village surnommaient Djibaou, prenaient des photos dans toutes les positions. Et chacun se demandait ce qu’il allait bien en faire, lorsque soudain l’appareil tomba de ses mains et se brisa en deux sur le macadam. Les spectateurs se mirent alors à rire, lorsqu’on s’aperçut qu’il n’y avait pas de pellicule dans l’appareil.
- Voilà ce que c’était parfois, la course du village. Celle de notre Dordogne profonde qui savait s’amuser et si bien nous recevoir... (Souvenirs de Rétro Vélo Dordogne)

Prochaine publication : Reporters et journalistes du vélo

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANIMATEURS 10 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste (à suivre)

Posté par Bernard PECCABIN à 14:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 février 2020

ANIMATEURS DE COURSES JEAN-RENÉ VILLECHANOUX

 ANIMATEURS DE DORDOGNE ET DE NOS COURSES DE DORDOGNE

- Relire la publication précédente sur les speakers

JRV 2013

JEAN-RENE VILLECHANOUX : SPEAKER DE JOLIE DORDOGNE

- Jean-René Villechanoux a été un animateur unanimement aimé et apprécié du public comme des coureurs. Né à Saint-Etienne de Puycorbier lorsque la deuxième guerre mondiale a débuté, Jean-René est tout d’abord un véritable Doubleaud. Il était natif d’une région pauvre, anciennement repaire des brigands et des loups et dans laquelle le maquis et la résistance ont laissé de nombreuses plaies, aujourd’hui actualisées par des stèles le long des routes et des chemins.
- Ancien boulanger, puis employé chez Atemco à Mussidan, la vie n’a pas toujours gâté notre animateur qui de surplus a effectué un long service militaire en Algérie. Mais Jean-René a toujours su conjuguer les mauvais moments de la vie en les positivant. C’était aussi un excellent chanteur qui savait nous pousser la chansonnette à la fin d’un repas convivial. Car pour lui, les amis constituaient une chose de sacrée. "Rétro Vélo Dordogne" sait qu’il savait bien recevoir et a connu des situations où il s’est vraiment amusé.

JRV en 76 St

1976 à Saint-Martial d'Artenset avec Eric Valade

- Jean-René a débuté avec le micro au sein de la FSGT. Militant syndical, c’est certainement sa fonction qu’il l’a poussé au sein de cette Fédération Sportive Gymnique du Travail et sous les couleurs de l’Etoile Sportive des Communes Associées (ESCA). L’ESCA qui est ensuite passée un temps à l’Ufolep, puis à la   FFC. Mais c’est fin 1974 que Jean-René devient le speaker du Racing-Club Mussidanais en remplacement de Bernard Sautier. Et c’est là que se situe son véritable départ, celui d’une carrière d’un speaker attachant qui au fil des épreuves et des saisons s’est tissé une belle toile d’amis et de connaissances. Pendant plus de trente cinq années, Jean-René animera des grandes comme des petites courses. Il deviendra un speaker référencé de par son talent, mais aussi pour sa gentillesse à l’égard de tous. Il avait le don de réconcilier les gens lorsque des problèmes survenaient. Toujours un mot gentil, un sourire, un clin d’œil malicieux, c’était notre Jean-René, celui qui utilisait parfois le patois à la grande surprise du public pour mieux coller à lui. Et lorsque la saison des champignons arrivait, Jean-René partait dans sa Double. Il aimait ces sorties en automne, le silence et le calme, il connaissait les coins de pousse, c’est là qu’il se ressourçait, lui le véritable Doubleaud... Et lorsqu’on lui demandait et ceci particulièrement lors de la course d’Echourgnac, combien il avait trouvé de cèpes, il vous répondait toujours : 100 kg !

abjat 98

Avec M. Morel lors d'une épreuve à Abjat sur Bandiat

- Jean-René aimait sa Dordogne, il nous la fredonnait souvent, lui l’ancien chanteur de l’orchestre Marcel Debernard. Que de fois nous avons entendu sa belle voix entonner le refrain qui suit :

"Jolie, jolie Dordogne
Berceau de l’histoire des temps
Tu gardes le charme d’antan
Pays où il fait bon vivre
Pays qui sent bon le bonheur
Plus belle quand tu es libre
Pour toi j’ai le coup de cœur"

- Mais cela ne sont que des souvenirs, celui d’une époque faste et riche en manifestations cyclistes, celui d’une période où les gens ne vivaient pas chacun pour soi, autrement dit une époque où l’entraide et la solidarité constituaient les maîtres mots.

Tncmv 96

Tour des cantons Mareuil-Verteillac en 1996

- D’ailleurs c’est pour cette raison qu’il réunissait les pratiquants et dirigeants de tous bords à l’occasion de son Prix de l’Amitié, suivi d’un repas dansant dans sa commune de Saint-Front de Pradoux ou de Mussidan, lieu où l’on se remémorait les souvenirs, celui du cyclisme, tout cela au son de l’accordéon, véritable lien des grands rendez vous de nos courses d’antan. Nous n’oublierons pas sa joie de vivre et sa bonne humeur légendaire. Depuis son décès le 28 janvier 2010, on parle encore et toujours de notre Jean-René, le speaker de notre jolie Dordogne...

sha 5

Entre amis après course avec le verre de l'amitié © Sha

Prochaine publication : Gilbert Cuménal

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANIMATEURS 9 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste (à suivre)

Posté par Bernard PECCABIN à 09:57 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

30 janvier 2020

ANIMATEURS DE COURSES - JEAN-LOUIS GAUTHIER

ANIMATEURS DE DORDOGNE ET DE NOS COURSES DE DORDOGNE

- Relire la publication précédente sur les speakers

JEAN-LOUIS GAUTHIER LE PERFECTIONISTE

gauthier 2013

- Après une brève carrière cycliste, Jean-Louis Gauthier n’a pas perdu de temps pour apprendre à parler dans un micro. Tout jeune déjà, le petit Gauthier allait parcourir son Sarladais aux côtés de son père Yves, pour suivre les courses cyclistes, mais aussi pour écouter les Tamain, Jouault, Malgouyat et autres... C’était l’époque du Cyclo-Club Belvèsois, un club qui ne lui a laissé que de beaux souvenirs. Il est vrai qu’au cours de sa jeunesse, Belvès accueillait le Tour de la Dordogne (ceux de l’après guerre), mais aussi et surtout le Championnat de France des professionnels remporté par un certain Valentin Huot. Et lorsque Jean-Louis a pris le micro, Belvès continuait encore et toujours en recevant le critérium national de la route qu’il a animé en 1974. Des séquences d’une vie et d’une jeunesse qui ont marqué son esprit. Si bien que c’est à partir de cette époque, (1972 précisément), qu’il a accroché le vélo au clou, pour décrocher celui du micro. Sa première animation s’est passée à Monbazillac lors du 1° Pas Dunlop, soit à une époque où il était encore coureur. La décision s’est prise un jour à Trémolat où Gauthier avait pris le départ toujours en qualité de coureur. Un certain Jean-Marie Defix (alors président du VC Bergeracois), lui proposa de prendre le micro lors de sa course, étant sans speaker ce jour-là...

JLG dans le Sarladais

Lors de ses débuts dans une course du Sarladais en 1972

- Aujourd’hui, Jean-Louis Gauthier est devenu un des speakers le plus sollicité par les organisateurs. C'est en effet un véritable spécialiste du cyclisme et même d’autres manifestations. Il assure une forte présence au micro lors des courses du sud-ouest comme celles d’ailleurs, tout comme encore sur les grandes classiques nationales et internationales, sur les championnats ou sur les modestes courses de villages qu'il anime avec passion et brio. Ancien cycliste comme déjà dit, il s’est formé aux techniques de l'animation événementielle et maîtrise parfaitement la présentation de tous les sports de compétition ou de démonstration, les rassemblements populaires, les défis sportifs, les fêtes et les cérémonies. Jusqu'à devenir un animateur très bien référencé au sein de la Fédération Française de Cyclisme. Son style, son savoir-faire mettent en confiance les organisateurs à la recherche de la garantie de réussite. Des qualités unanimement reconnues, associées à une simplicité naturelle, à un sérieux sans faille, à l'assurance du bon traitement de l'animation et de la mise en valeur de l'événement, de l'ambiance appropriée, sans oublier la bonne place réservée aux partenaires qu’il ne néglige jamais ...
- Tout ce qu’il entreprend, JLG le fait avec une passion et un professionnalisme hors pair. Il sait donner une grande dimension aux courses cyclistes. Il reste d’ailleurs un des rares à reconnaître les coureurs sur le bout de ses doigts, à vous énoncer les palmarès, à vous décrire un sprint sans avoir besoin de lire sur le dos des coureurs le numéro du dossard. Oui, Jean-Louis Gauthier constitue un des meilleurs speakers sur le plan national. Mieux, "Rétro Vélo Dordogne" le classe en tête, car il possède un timbre de voix et une diction parfaite, soit un argument pour qu’il s’élève encore dans ce monde de l’animation.

Photo 038

Bol d'Or des amateurs en 1997 avec Laurent Roux (TVM)

- Car de nos jours, être speaker est devenu presqu’un métier. Retraité depuis peu, JLG continuera de travailler bien sur en direct et toujours sans filet. C’est un homme qui sait parler au public, qui transforme le sport en spectacle, qui maîtrise sa voix tout en véhiculant les bonnes informations d’un programme festif. Car avec lui, l’évènement est bien préparé tout ceci grâce à des interventions et à des interviews qui font vivre la manifestation, tout en attirant et en orientant le public, qui vibre avec ferveur et au rythme des informations diffusées.
- JLG possède plusieurs cordes à son arc. On parle de lui en évoquant le cyclisme, mais c’est aussi un personnage qui sait organiser les grands évènements. Dans une région touristique où les étés sont chauds, le Vélo-Club. Monpazierois qu’il préside est toujours présent pour les grands rendez-vous (Cénac, Biron, Monpazier, les Milandes). "Rétro Dordogne" vous donne de plus (cartouche ci-dessous) quelques unes de ses références avec le micro. Disons qu’elles dépassent le cadre du grand Sud-Ouest et que pratiquement il est sollicité tous les week-ends pour couvrir une grande compétition cycliste.
- Il est aussi l'animateur des "éclats du sport", une cérémonie du Comité Départemental Olympique et Sportif où chaque fois une personnalité est invitée. Que ce soit pour évoquer le judo, la voile, le rugby, le football, le canoë-kayak et bien d’autres disciplines, l’homme de Monpazier devient un chef d’orchestre qui excelle pour recueillir l’adhésion du public, ne serait-ce que par la pertinence de ses connaissances et par la qualité de ses questions à l’égard de l’invité auprès de qui il est en véritable communion.

vergt 2004

Critérium de Vergt en 2004 aux côtés de Richard Virenque

- Et que dire encore de cet orfèvre en la matière ? Que pour lui son meilleur souvenir se situe en 1974 lors du critérium national de Belvès. Alors qu’il rentrait de son service militaire effectué en Allemagne, Pierre-Jean Paoli et Gabriel Gibiat les organisateurs Belvèsois l’avaient proposé comme speaker officiel. Le jeune Gauthier accepta et Félix Lévitan fut tellement enchanté par son talent naissant, qu’il n’hésita pas d’aller le féliciter. Le soir même, une proposition lui avait été faîte pour le Tour de l’Avenir.
- Et puis pour ceux qui le connaissent que pour l’avoir vu sur un podium, "Rétro Vélo Dordogne" ajoute que Jean-Louis Gauthier est un personnage très sensible, qu’il possède un grand cœur, qu’il est certes exigeant, qu’il aime la précision, mais qu’il sait toujours très bien récompensé les gens qui rendent service au sport qu’il affectionne : le vélo ! De nos jours, Jean-Louis Gauthier est devenu président du Comité de Dordogne FFC, soit une corde de plus à son arc.

Mussidan 2007

Championnats de France de l’Avenir à Mussidan en 2007 avec
Jérôme Coppel (Comité Rhône-Alpes)

QUELQUES UNES DES ÉPREUVES COMMENTÉES

Grands Critériums pros (plusieurs fois) : Quillan, Toulouse, Bordeaux, Caudéran, Vouneuil sous Biard, Sarran, Montmarault, Lèves, Saussignac, Castillon la Bataille, Vergt, Pau, Lusignan le Petit.
Grands Critériums pros (au moins une fois : Oradour sur Glane, Riom, Dijon, Vayrac, Nantes, Le Havre, Angers.
Mais aussi : Châteauroux-Limoges, le critérium international de la route, Tour de Vendée, Chrono des Herbiers
Grands Critériums amateurs (plusieurs fois) : Montpellier-Barcelone, Tour des Pyrénées, Tour du Piémont, Tour de Dordogne, Tour du Périgord, Tour du Lot-et-Garonne, Tour d’Eure et Loir, Challenge d’Or sur 4 jours, Montastruc la Conseillère, Buxerolles, Montamisé, Prix de la Tomate à Marmande, Puy L’Evêque, Trophée des Châteaux, Tour du Canton Mareuil-Verteillac, nocturnes de Dordogne, etc...
Championnats de France amateurs à Montluçon (1989), Championnat de France de l’Avenir à Mussidan (2007) et Albi (2013), Championnat de France piste (deux fois), plusieurs championnats régionaux, des cyclo-cross, etc...

Prochaine publication : Jean-René VILLECHANOUX

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANIMATEURS 8 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste (à suivre)

Posté par Bernard PECCABIN à 16:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


26 janvier 2020

ANIMATEURS DE COURSES (Maurice JOUAULT)

SPECIAL ANIMATEURS DE DORDOGNE

- Relire la publication précédente sur les speakers.
- Cette rubrique approche de sa fin, mais on ne terminera pas sans évoquer plus longuement quatre de nos animateurs qui ont largement contribué au renom de la discipline. A savoir : Maurice Jouault, Jean-Louis Gauthier, Jean-René Villechanoux et Gilbert Cuménal.

M

MAURICE JOUAULT LE SPEAKER DES AS

- Il a été un de nos plus grands animateurs des courses de 1961 à 1997 environ. Mais c’est dans ses débuts, puis dans les années 70 et 80 que l’homme a particulièrement grandi, à l’époque où malgré Jean Tamain, Jean Francis et Robert Monlong, il n’était pas facile de se faire une place au soleil.
- Né d’une famille bretonne des environs même de Saint-Méen le Grand (35), pays natal de Louison Bobet et de Francis Pipelin, il a bâtit sa carrière autour du Cyclo-Club Lindois, là où il a pris une grande dimension. Pourtant c’est au sein de l’US Bergerac que Maurice Jouault a débuté la compétition cycliste. Débutant en 1951, il gagna douze courses puis grandi au fil des saisons en s’adjugeant par la suite le Prix Jougla à Villefranche du Périgord, le Prix du Mouscard devant Walryck, celui de Prix de Sainte-Alvère à la barbe et au nez d’Audibert et de Barquéro. Troisième du Championnat du Limousin contre la montre à Guéret, il a battu des clients comme Michel Tombelaine, Brun, Rioux et Dufour, en quelque sorte ceux qui se situaient au dessus du panier du cyclisme régional. Sélectionné en finale du Trophée Simplex, il se classe 8°, puis fait second à Saint-Léon sur l’Isle derrière Valentin Huot, à Vergt, à Périgueux, au Bugue derrière André Dupré, puis à Miramont de Guyenne, au Circuit de la Dordogne et à Limeuil. Remarquons encore qu’il a terminé troisième au Grand Prix de Caudéran, au Buisson, à Lalinde, Périgueux, Saint-Avit, Libourne, Urval et en particulier au Tour du Bergeracois où il précéda Prellon, Gourmelon, Orlando, Aubrun, Tombelaine, Rentien, Dupré, Barquero, etc...

19

M. Jouault perdu dans la foule avec Jacques Anquetil à Mussidan en 1966

- C’est son service militaire au 403° RAA de Bordeaux qui stoppe son brillant début de carrière. Equipé par Rochet, il devait se préparer à l’issue c’est à dire en 1955 pour la Route de France et les Championnats. En 1955 justement le voilà Lindois aux côtés d’André et de Georges Dupré, des Gaston Munini, Francis Madur, Edouard Audibert, Robert Conty, Roland Combe, Christian Estay, Christian Paradol et Guy Courtine. Soit toute une pléiade de coursiers qui vont le voir grandir. Il sera sélectionné deux fois pour la Route de France, deux fois pour les Championnats de France des indépendants, pour le Trophée Simplex, Grand Prix de France, Tour du Sud-Est, etc...
- Devenu dirigeant il est le co-fondateur du Super CC Lindois (GS Polyrey Royal-Fabric) de 1959 à 1962. Sous ses couleurs, il est titulaire de par ses coureurs des titres suivants : Champion du Limousin des sociétés, individuels puis de cyclo-cross avec Robert Aubry. Champion de France avec Claude Mazeaud, Tour de France avec André Dupré, vainqueur de la Route des vins avec Moïse Bodin sans oublier les valeureux licenciés tels que Frare, Audibert, Giusti, Delmas, Dihars, etc...
- Speaker en 1961,
il devient promoteur et organisateur de Bordeaux-Lalinde, du Trophée Louison Bobet, Trophée André Darrigade, Critérium de solidarité des accidentés de la Route du Tour à Port de Couze, des nocturnes de Lalinde, de Saint-Cyprien, Le Buisson, Beaumont, Trélissac, etc...
- et des critériums de Villamblard, Miramont, Mussidan, Montauban, etc...
- des cyclo-cross de Lalinde, Le Bugue, Montanceix, Issigeac mais aussi de cinq Championnats du Limousin organisé à Lalinde et des Jours Cyclistes en Dordogne (une semaine de compétition).
-
A présenté les plus grandes vedettes en cyclisme : Louison Bobet, Jacques Anquetil, Merckx, Poulidor, Gimondi, Motta, Bahamontès, Jimenez, Altig, Van Looy, Bracke, Janssens, Darrigade, Aimar, Pingeon, Agostinho, Guyot, etc...
- Mais aussi des spectacles : Pascal Daniel, Hervé Vilard, Michel Fugain, David Alexandre Winter, etc... (1)

lalinde 1994

Maurice Jouault aux côtés de Janine Anquetil et des anciennes gloires sur les marches de l’Hôtel de ville de Lalinde
en septembre 1994. Au premier plan, Elisabeth Chevanne-Brunel.

- Des orchestres : Marcel Debernard, Raymond Boisserie, Jean-Pierre Salvat, Michel Cursan, Gil Mazeaud, Jo Sony, Marc Taynor, Guy Salles, etc...
- Maurice Jouault a animé des critériums dans la France entière, de grandes épreuves régionales dont on ne peut énumérer la totalité, des étapes du Tour de France, mais aussi des dizaines de moto-cross, des matchs de catch, des spectacles et des fêtes (félibrée, bals, vedettes de la chanson, braderies, motonautisme, jeux intervilles, courses de côte autos,  etc...). Maurice Jouault est un avant-gardiste. Car ce sont les Jours Cyclistes en Dordogne qui ont donné plus tard l’idée de remettre en selle le Tour de la Dordogne (lire paroles de ce Tour ci-dessous), ce sont ses Journées de retrouvailles à Lalinde comme à Chamiers qui ont donné l’idée de rassembler les anciens lors de la "Valentin Huot"...
- C’était une belle époque, celle où le sport et le spectacle pouvaient assurer à eux seuls une occupation à plein temps. Mais une chose est sure, Maurice Jouault aura été un grand du micro et il sera difficile à un jeune qui se lance d’égaler le nombre de ses prestations aussi diverses que variées et à haut niveau.
- Maurice Jouault nous a quittés en 1998 à l’âge de 65 ans.

(1)Il procura spontanément des reportages aux speakers Georges Boussat, Louis Chassaigne, Maurice Lecoguic, Delort, Dayres, Metge, Malgouyat, Pocaly, Gagnebé, Cuménal, Maronneau, Graveron, etc…

lalinde3 001

Lalinde dans les années 80 (réception des champions et parmi eux Gimondi et Merckx)

Ses principales références : neuf Tours Méditerranéen, six Tours de Corse, six Circuits de l’Aulne, cinq Paris-Nice, six Tours du Tarn, quatre fois les Quatre Jours de Dunkerque, quatre Midi Libre, quatre Etoiles de Bessèges, quatre Tour du Haut-Var, quatre Tours du Vaucluse, quatre Trophées des Cimes, quatre Critériums d’Europe, trois Tours de l’Aude, trois Trophées des Grimpeurs, trois Championnats de France, trois critériums des As, trois Gênes-Nice, trois Routes de France, trois Nice-Les Orres-Nice, tous les Grands Prix azuréens, plus de 600 critériums et de nombreuses épreuves officielles.
Près de quarante cinq années au service du cyclisme dont trente cinq au micro, pas une seule sanction ni la moindre amende, le respect et la considération de tous les commissaires et des comités cyclistes de la FFC, Maurice Jouault avait reçu en 1969 le Mérite cycliste des mains du Commandant Perrier Président du Comité du Limousin, qu’il considérait comme son fils, ceci au cours d’une cérémonie à laquelle assistait le Capitaine Mariller, DTN de la FFC.

VIENS FAIRE UN TOUR AU TOUR DE LA DORDOGNE.
(Chanson jouée à l'accordéon et chantée pour les Jours Cyclistes par Marcel Debernard)

COUPLET 1

Pour te conter l'histoire, vois Montignac et les Eyzies
Hautefort et Bourdeilles... et de par les mille châteaux
Vas donc à Mensignac, et roule sur le fameux circuit
A Lalinde la Jolie, le pays de Maurice Jouault
Par la forêt Barade, le croquant Jacquou sera là
Fais un panoramique en vue du cingle de Trémolat
Tu rouleras plus frais suivant le cours de nos rivières
Les parfums de la Dronne, de l'Isle, ainsi que l'Auvézère.

REFRAIN

Viens faire le Tour au Tour de la Dordogne
Sur tes deux roues, à coups de pédaliers
Et pour mieux voir notre joli pays,
Le respirer, le sentir et l'aimer
Prends ton vélo et en route mon ami
Du Sarladais jusqu'au Ribéracois
Du Nontronnais, par le Bergeracois
Viens faire le Tour, au Tour de la Dordogne

COUPLET II

Pédales un peu plus fort quand tu te rends à Verteillac
Du Bugue à Villamblard, de Terrasson jusqu'à Nailhac
Sainte-Alvère ou Thiviers, là où Jacquou est un notable
Car dans cette Dordogne, c'est le pays de la bonne table
En Traversant la Double, tu peux trouver à la saison
En ouvrant bien les yeux, le cèpe délicieux champignon,
Périgord Vert ou Noir, de Bergerac à Périgueux
Tu trouveras partout des gens à l'accueil chaleureux

REFRAIN

Lalinde 1952-82

Retrouvailles à Lalinde (avec ceux de 1952 qui se revoient en 1982)

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANIMATEURS 7 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste (à suivre)
Prochaine publication : Jean-Louis GAUTHIER

Posté par Bernard PECCABIN à 11:23 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

24 janvier 2020

ANIMATEURS DE COURSES (6)

ANIMATEURS DE DORDOGNE ET DE NOS COURSES DE DORDOGNE (suite)

animateurs 6

- Relire la  publication précédente sur les speakers

- Une série de plus de speakers cette fois avec des jeunes, des anciens, de l’Ufolep, soit un petit cocktail histoire de réveiller nos souvenirs et celui de nos courses de clocher qui les ont accompagnés.
 Jean-Paul Donaud : Il a été mis sur orbite par Jean-René Villechanoux dans les années 85. Très bon animateur, beau timbre de voix, sait bien causer dans le micro, excellent orateur. Réside à Saint-Astier, a été également correspondant de la Dordogne Libre.
- Roland Mignot : C’est un ancien des courses ufolep en Dordogne, licencié à l’EC Ribérac.
- Jean-Claude Bernard : C’est le speaker d’une grande partie des épreuves Ufolep qui se déroulent en Dordogne. Infatigable présentateur et dirigeant du club de Château-l’Evêque Cyclo, participait également à la gestion d’un site particulièrement bien visité et mis à jour régulièrement. Est décédé en avril 2018.
- Maxime Aupy : Il a été tour à tour animateur, dirigeant, organisateur d’épreuves cyclistes et plus particulièrement du cyclo-cross d’Eymouthiers la Tricherie. Reste cantonné dans son Périgord Vert et sur la Charente Limousine.
- Jérôme Permenas : Jeune speaker, mais ancien coureur que "Dordogne Cycliste" a connu à l’US Bouscat. Actuellement président du CC Abzac a animé dernièrement la manche de Coupe de France des clubs de DN 3 à Mussidan.
- Jean Aubert : Ancien dirigeant du Cyclo-Club Lindois, nous a quittés prématurément mais avait à cœur d’animer bénévolement le Prix des fêtes de Sauvebœuf, son village où il résidait.
- Jean-Marie Defix : Ancien président du VC Bergerac, le club qui a sorti Pierre-Raymond Villemiane et Christian Jourdan. Nous a quittés bien avant la création de ce blog. Animait bénévolement ses épreuves dans le Bergeracois.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANIMATEURS 6 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste (à suivre)

Posté par Bernard PECCABIN à 11:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 janvier 2020

ANIMATEURS DE COURSES (5)

ANIMATEURS DE DORDOGNE ET DE NOS COURSES DE DORDOGNE.
(entre parenthèses les dates des prises de vue de chacun des speakers).

- Relire la  publication précédente sur les speakers.

animateurs 3

- Une série de plus de speakers avec ceux qui viennent d’ailleurs et qui sont venus pour officier lors de nos épreuves, puis ceux qui ont tout bonnement remplacé les speakers licenciés, lorsque ceux-ci ne pouvaient venir. D’ailleurs la plupart ne sont que des dirigeants qui ont animé nos courses de clocher bénévolement.
- Roland Bissiriex :
Speaker Charentais qui occupe bien son terrain et qui est venu parfois officier dans notre Dordogne. C’est un habitué des circuits et il est bien connu de nos coureurs régionaux. Egalement ami de votre serviteur sur face book, fait parti du gotha des hommes du micro.
- Jean-Louis Roche : Cet animateur du Limousin appartient lui aussi au gotha des animateurs. Ancien coureur cycliste, Jean-Louis Roche se définit comme "le speaker du Limousin qu’on aime bien... "
- Martial Labussière : Ancien licencié animateur d’origine Charentaise. Il avait officié dans plusieurs épreuves du Nontronnais dans les années 97/98.
- Dordogne Cycliste : animateur bénévole de la Pédale Faidherbe un certain temps et du SC Périgord ensuite. N’a pas persisté dans cette discipline car après avoir enregistré au magnétophone ses commentaires d’une course, a préféré laisser cette place aux gens du métier.
- André Musiol : Originaire de Monségur en Gironde, est un des speakers licenciés à notre fédération. Est venu commenter quelques courses du Sud Dordogne.
- Jean-Paul Dubesset : Lorsque le Cyclo-Club Périgourdin organisait de 80 à 100 épreuves par an, il a tout simplement remplacé bénévolement Gilbert Cuménal lors des petits prix des fêtes de notre département.
- Dominique Boivineau : Même éléments que son collègue dirigeant nommé ci-dessus. Licencié au CC Périgourdin, a assumé cette fonction bénévolement et rien que pour le plaisir.
- Sergis : Serait un animateur des foires voire des évènements commerciaux. A néanmoins tenu parfois le micro lors des épreuves cyclistes, ceci en relation avec les comités des fêtes qui organisait leur course de clocher.
- Michel Dutertre : Licencié à l’EC Ribérac, a assuré quelque fois et bénévolement ce rôle de speaker.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANIMATEURS 5 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste (à suivre)

Posté par Bernard PECCABIN à 14:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

18 janvier 2020

ANIMATEURS DE COURSES (4)

ANIMATEURS DE DORDOGNE ET DE NOS COURSES DE DORDOGNE.
(entre parenthèses les dates des prises de vue de chacun des speakers)

- Relire la publication précédente sur les speakers

- Sur cette publication, on a essayé de regrouper les speakers "maison". C'est-à-dire ceux qui durant très longtemps ont animé une épreuve particulière, soit les épreuves d’un club. Nous continuons avec une nouvelle série sur laquelle on retrouve :

animateurs 2


Serge AUGIERAS (1983) : président et animateur du Racing-Club Mussidanais
Serge SALLES (1989) :
fondateur du Tour de la Dordogne et speaker des épreuves de l’ASPTT Périgueux.
Jean-Jacques LASSARRADE (1995) :
Originaire de Sainte-Livrade, préside les destinées du club et commente le Circuit de la Fraise.
Pierre LAJARTHE (1998) :
à l’origine speaker du Cyclo-Club Périgourdin, anime depuis le manque chronique de licenciés du micro, quelques autres épreuves en Dordogne.
Henri GOULY (1982) :
ancien speaker de la Jeunesse Sportive Astérienne (1984/2000) et de ses nombreuses épreuves.
Daniel MANGEAS (1983) :
tout le monde connaît ce Normand qui animait les épreuves de la Société du Tour. Il est venu un temps à la nocturne de Mussidan et lors de quelques critériums pros en Dordogne.
Christian JOUAULT :
fils de Maurice, a officié dans les années 1995 à l’occasion des épreuves du CC Lindois, club où il était licencié.
RAPPEL : l’année qui suit le nom de chacun des animateurs ci-dessus, est celle de la prise du cliché publié en haut de page.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANIMATEURS 4 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste (à suivre)

Posté par Bernard PECCABIN à 14:15 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

17 janvier 2020

ANIMATEURS DE COURSES (3)

ANIMATEURS DE DORDOGNE ET DE NOS COURSES DE DORDOGNE.
(entre parenthèses les dates des prises de vue de chacun des speakers)

- Et voici la troisième publication des animateurs de nos routes du Périgord. Des animateurs de tous niveaux si bien qu’en 1983, la Fédération Française soucieuse de ses licenciés a entamé une reforme quant à l’obtention de leur licence. Voilà l’intégralité d’une lettre adressée à leur intention par Jean-Robert Laloi chroniqueur du journal "Cyclisme" à cette époque.

- Revoir la publication précédente sur les speakers.

LETTRE AUX GENS DU MICRO
(par Jean-Robert Laloi in Cyclisme du 18 novembre 1983)

Messieurs les speakers,

- Vous n’êtes pas sans ignorer qu’il a beaucoup été question de vous ces derniers temps dans la vieille maison fédérale de la rue de Dunkerque à Paris. Ceci est une confidence mais je dois vous avouer que je me suis fortement intéressé à l’avenir que la FFC voulait vous réserver. Comment dire ! Je fus bien content d’apprendre qu’enfin, on allait très implicitement vous diviser en deux parties bien distinctes. Construire en quelque sorte un mur entre les professionnels et les occasionnels du micro. Les bons d’un côté, les moins bons de l’autre.
- Je sais que mon plaidoyer ne plaira pas à ceux qui se sentiront visés par ses regrettables vérités, mais il faut que je vous explique ce que je pense de vous, au risque de ne plus être salué sur certaines lignes de départ. Et après... L’important pour moi, et mon rôle de chroniqueur me le confère, est de mettre en valeur ceux qui servent la bonne cause du sport et de tirer à boulets rouges sur ceux qui le discréditent.
- Allez ! Je me jette à l’eau en vous posant une question. Vous êtes actuellement 143 licenciés à la FFC. Parmi ce nombre, combien sont à votre avis reconnus comme étant d’honnêtes commentateurs, capables de tenir un public en haleine, de parler convenablement français, de reconnaître nos meilleurs coureurs à l’entrée de la dernière ligne droite, d’expliquer un règlement fédéral, de veiller à une sobre tenue vestimentaire ? Et bien une trentaine tout au plus ! Je n’invente rien puisque tel est le chiffre communiqué par les connaisseurs.
- J’ai essayé souvent de comprendre pourquoi certaines épreuves pourtant de renom n’attiraient pas le public escompté pour en arriver à cette conclusion accusant directement l’organisateur de ne pas avoir choisi l’animateur adapté à l’évènement. Le mordu du vélo ira toujours autour d’un circuit encourager ses favoris mais le néophyte, l’impassible, le spectateur de circonstance aura-t-il envie de goûter une deuxième fois si le plat servi est froid, mal présenté et insuffisamment assaisonné ?
- Bref, beaucoup d’entre vous devraient prendre conscience qu’il ne leur est pas permis de tenir un rôle aussi perplexe que celui de chef d’orchestre d’une course cycliste. Cela ne veut pas dire qu’il faille tout abandonner mais de grâce, laissez en toute camaraderie votre place à un véritable parleur en des hauts lieux de compétition. J’en connais même parmi vous, n’ayant jamais eu la délicatesse de s’acquitter du droit fédéral, avoir osé se présenter en professionnel de l’animation sans avoir omis de réclamer à l’organisateur un cachet fort alléchant.
- Dans un souci d’équité, la FFC nous a rapporté qu’elle irait d’abord faire la chasse à cette catégorie d’hommes peu scrupuleux et selon toute vraisemblance, qu’elle obligerait ses nouveaux licenciés speakers à passer devant le jury attribuant le label de commissaire B, lequel leur permettra de devenir stagiaire durant deux années. Au terme de cette période d’essai parsemée de contraintes (interdiction de percevoir un pourcentage sur les primes distribuées et de commenter les grandes épreuves du calendrier), le comité régional dont sera ressortissant chaque stagiaire délivrera selon des critères de compétence bien définie une licence dite "speaker de haut niveau".
- Ce ne sont bien sûr que des informations à mettre au conditionnel. Le comité directeur fédéral n’a pas encore entériné ce projet Messieurs, mais je vous le répète, il me semble pour ma part que de telles mesures étaient urgentes et indispensables.
- Ne m’en voulez pas de ma franchise. Vous savez bien que lorsqu’il y a désordre dans la maison, si l’on veut recevoir une jolie fille, il faut bien faire le ménage. Bonne chance à tous.

Jean-Robert LALOI

animateurs 5

- Que dire au sujet de cette correspondance ? Tout simplement que la vérité venait d’être dite et qu’il n’y avait rien à rajouter. La FFC fera sa petite révolution en faisant subir un examen de commissaire régional aux speakers. Certains (en particulier les débutants) deviendront des animateurs stagiaires, les autres resteront des animateurs tout simplement, ceci en fonction de leur expérience et de leur ancienneté. Une règle qui a fonctionné un certain temps, mais qui depuis est retombée... dans les oubliettes... Il faut savoir qu’aujourd’hui, peu de speakers sont licenciés. Sur le territoire Aquitain, ils ne sont plus que douze à détenir une licence FFC au titre de la saison 2013.
Alain CHAUSSAT (2005) : originaire de Sablons de Guitres, il est un des plus anciens animateurs qui de plus est toujours en exercice. Ancien coureur de Libourne, licencié au Racing-Club Mussidanais, il officie surtout en Gironde et dans notre Dordogne mais aussi dans le Lot-et-Garonne et jusque dans les Landes.
Dominique GAUTHIER (1985) : frère de Jean-Louis, il réside au Buisson de Cadouin. Licencié à Tursac puis au CC Sarladais, il a débuté en 1981 mais s’est retiré vers 1987.
Jean-René VILLECHANOUX (1976) : lui aussi est un ancien du micro, puisqu’il a débuté à la FSGT dans les années 70. Tour à tour licencié à Marmande, peut-être même à Montauban, Saint-Astier, Mussidan, il nous a quittés le 28 janvier 2010. Grand speaker qui s’exprimait parfois en occitan, a animé les plus grandes épreuves de notre région. Natif de la Double, il aimait cette région où il trouvait de beaux cèpes qu’il faisait déguster à son cercle d’amis. Jean-René, tu nous manques...
Jean FRANCIS (1965) : ancien animateur des années 60 qui détenait une agence à Coutras.
Jean-Pierre DESSIMOULIES (1980) : il disait qu’il avait animé la Route de France et avait une belle voix très agréable à écouter. Licencié aux clubs de Nontron, a officié pratiquement dans toutes les épreuves du Périgord Vert.

Champeaux Guy

Narcisse PEREZ (1982) : Devenu un grand spécialiste de la truffe, Narcisse Pérez avait été un speaker dans les années 80/90. On aimait d’ailleurs se rendre dans son restaurant qu’il a tenu un temps à Montagrier. On y a bu de belles tournées d’apéritif chez lui avec des dirigeants Ribéracois qui se reconnaîtront. Mais ceci constitue la petite histoire qui à elle seule situe ce personnage très charmant et qui savait bien commenter nos épreuves.
Jean-Michel LASSAGNE (1987) : Originaire du Sud de la Dordogne (région d’Eymet) il a souvent commenté avec Serge Sicaud. Bon animateur, qui détenait une voix très puissante et quelque peu rocailleuse. Un timbre très apprécié des coureurs, qui de ce fait réceptionnaient bien de leur vélo toutes les annonces des primes.
Guy CHAMPEAUX : né en 1951 (photo ci-contre) il est le speaker de toute la Corrèze et du Limousin, là où le cyclisme se conjugue avec l'accordéon, la bruyère et le parfum des Monédières. Détient une longévité au micro, digne des meilleurs animateurs qu'on affectionne. Réputé et très connu par maintes générations de coursiers.
RAPPEL : l’année qui suit le nom de chacun des animateurs ci-dessus, est celle de la prise du cliché publié en haut de page.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANIMATEURS 3 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste (à suivre)

Posté par Bernard PECCABIN à 11:23 - - Commentaires [3] - Permalien [#]