04 octobre 2018

Elisabeth CHEVANNE-BRUNEL : 25 ANS DÉJĀ

4 octobre 1993 - 4 octobre 2018
CHAMPIONNE DU MONDE EN 1993

25 ANS DEJA

- RETOUR SUR LE TITRE d’une championne
devenue aujourd’hui Elisabeth Chevanne-Brachet -

- A quelques heures de ce championnat Elisabeth Chevanne-Brunel nous livrait ses impressions sur le parcours. "Je viens de découvrir le parcours à Perth en Australie. D’après Bernard Bourreau l’entraîneur national des juniors, ce serait le parcours les plus durs de tous les championnats du monde de cyclisme juniors.
- D’après moi, le parcours est plus difficile que celui d’Athènes en 1992. En effet, il n’y a déjà pas un mètre de plat et les bosses ont des pourcentages qui vont de 8 à 13% avec une surtout à 3 kilomètres de l’arrivée d’une longueur de trois kilomètres en paliers. En fait c’est un parcours qui m’ira très bien car il est très sélectif.
- Par ailleurs, je suis en bonne condition, il y a une bonne ambiance dans l’équipe de France, l’hôtel où nous dormons est très agréable, la nourriture est bonne. Enfin tout va bien, il ne me reste plus qu’à être en forme le jour J et avoir confiance en moi."

4 OCTOBRE : UNE JOURNÉE PAS COMME LES AUTRES

dossard 27

- Il est 18h30 en Australie et le téléphone sonne dans la chambre 64 du Great Eastern Motor Lodge à Perth. Une voix timide se fait entendre. "Oui, j’ai gagné !" Il est 11h30 du matin en France, Elisabeth est championne du monde mais, à l’autre bout du globe, elle ne réalise pas tout à fait la portée de l’exploit. Et pourtant il est de taille.
- Championne du monde ! Elisabeth Chevanne-Brunel, la petite Périgourdine aux yeux malicieux, a concrétisé, à Perth, dans une course toute de panache, les promesses d’Athènes, quand elle avait surgi de nulle part, pour prendre la seconde place des Mondiaux juniors. "J’étais venue pour gagner", nous confie-t-elle. "J’étais en bonne condition, mais à la veille de la course, je ne savais pas trop où j’en étais car je n’avais pas couru depuis quelques semaines."
- Elle fut vite rassuré, car elle trouva un circuit à parcourir cinq fois, convenant parfaitement à ses qualités de grimpeuse. Dès le troisième tour elle saisit sa chance et s’échappa, avec ce panache qui sied aux exploits. "Les filles se regardaient toutes. Alors j’ai décidé de durcir la course. Je suis partie, mais, trop légère dans les descentes, j’ai été reprise au bout d’un tour et demie. Alors je me suis dit qu’il valait mieux me réserver pour le sprint d’arrivée, qui avait lieu en côte."
- Un sprint merveilleux, comme dans un rêve, qui lui donnait cet arc-en-ciel dont elle rêvait tant. "Je dois beaucoup à mes camarades de l’équipe de France, Karine Boitier et Sophie Swaertvaeger, qui ont protégé ma fuite. Elles ont fait un super boulot pour moi."
- Avec Elisabeth Chevanne-Brunel, la Dordogne tient une bien jolie championne, dont le talent s’est peu à peu affirmé, pour la conduire jusqu’à ce titre riche de promesses. "Elle a signé sa première licence à 14 ans," révèle son père Alain, heureux, on le devine, de cette couronne qui rejaillit sur toute la famille. "Elle a progressé petit à petit." Quatre victoires en 1989, onze en 1990, elle commence en 1991 à pointer le bout de son nez chez les grandes, en remportant trois victoires toutes catégories, devenant la meilleure junior française.
- En 1992, elle se lance dans la grande aventure du Tour de France, dans l’équipe de Jeannie Longo, terminant à une trentième place pour le moins honorable. Mais surtout, elle échoue d’un souffle à Athènes pour le titre de championne du monde, battue qu’elle est par l’Allemande Anke Kupfernagel.
- Pour Zabou, ce titre superbe récompense à tous ses efforts, vient effacer les déboires d’une saison où sa renommée toute neuve ne lui a pas permis de toujours s’exprimer. Et ferme la blessure encore fraiche d’un Tour de France décevant, en regard des espoirs qu’elle y avait placé. "Dans l’étape de l’Alpe d’Huez, alors qu’elle avait lâché cinq des concurrentes qui la précédaient au général, elle a eu des ennuis mécaniques et personne dans l’encadrement de l’équipe de France n’est venu la dépanner", explique son manager de père. "Elle était dégoûtée, et voulait quitter ce milieu."
- A la Pédale Faidherbe, où elle s’est toujours entraînée avec nos collègues masculins, on va se sentir fier de ce titre. C’est un peu à ses copains qu’Elisabeth doit son titre. Et chez les Chevanne-Brunel, le champagne pétillait d’une douce euphorie hier soir !

JE SUIS FIÈRE DE MA SŒUR

- Dès huit heures ce matin, le téléphone n’a pas arrêté de sonner. Alain Brunel, le papa d’Elisabeth n’a pas quitté le combiné dès que la nouvelle s’est répandue comme trainée de poudre.

amis de Zabou

Quelques supporters de Zabou dont Ingrid sa soeur, le président Le Moil de la Pédale Faidherbe,
Bernard Estève secréataire du même club et Jean-Claude Coustillas du CDOS

- La riante maison des environs de Chalagnac, perdue dans la verdure, avait perdu sa tranquillité. Les premiers à appeler furent les dirigeants de la Pédale Faidherbe, le club de Zabou, du président Le Moil à Bernard Estève, sans oublier les amis des autres clubs.
- Ils étaient heureux tous les proches d’Elisabeth. Elle le cachait bien mais la plus heureuse était certainement Ingrid, sa sœur cadette d’un an : "Alain m’a réveillé à six heures pour annoncer cette formidable nouvelle. Je suis fière d’elle, c’est vraiment extraordinaire. Ce titre ne m’a pas surpris, quand elle m’avait téléphoné avant la course, elle était très motivée."
- En tout cas, Ingrid connait le mieux sa sœur, tout cet été elle a arpenté les routes de France et de Dordogne avec elle. Elle savait l’intense frustration qu’avait ressentie Elisabeth après ce final raté du Tour de France. "Elle me demandait souvent si elle allait être championne, je lui répondais que oui". On se doute qu’en arrivant au lycée, la petite sœur annonça la bonne nouvelle à tout le monde. La cour de récré avait son sujet de conversation. !
- Cet entourage d’Elisabeth, il ne cache vraiment pas sa joie. Charly Denis et pas mal d’autres coureurs de l’Asptt roulent souvent à l’entraînement avec Zabou. Charlie ne cache pas son admiration : "Elle a tellement travaillé et tellement de talent qu’elle mérite ce titre. C’est bien pour son père aussi qui a fait tant de sacrifice. A l’entraînement, nous ne lui faisons pas de cadeau et il n’est pas question qu’elle reste dans les roues."

amis de Zabou 1

D'autres supporters : Jean-Claude Gardet conseiller général du Lardin, Charlie Denis camarade d'entraînements
Didier Virvaleix ex-pro et Jean-Pierre Sant-Amand conseiller général de Vergt

- Didier Virvaleix, le porte fanion de notre cyclisme, même s’il court sous les couleurs de Montauban, n’a appris la nouvelle que tard dans l’après-midi : "Je suis épaté. Je suis content pour elle, pour sa sœur, son père, sa mère, ils ont tellement fait de sacrifices. En tout cas, je ne suis pas un cycliste mysogine. C’est fini l’époque des Longo-Madiot".
- Au Conseil Général, là où travaille Annie la maman, ce ne fut pas la révolution, n’empêche, Jean-Claude Coustillas, chef de service dans l’endroit et dans le "civil" président du comité de basket et vice-président de l’Olympisme en Dordogne, se montrait particulièrement fier : "La mère est une collègue de travail, Elisabeth, nous l’avions déjà récompensé à travers les silex. Elle n’est pas grande mais tellement gentille, ça change de ces basketteuses de plus de 1m80, souvent effrontées."
- Cette année Zabou comme l’appellent ses proches, avait été parrainée par le Conseil Général pour une bourse de 30 000 francs. Jean-Claude Gardet, le conseiller général du Lardin, est bien placé pour apprécier la valeur de l’exploit. Certains disent d’ailleurs que le Jean-Claude en question, coureur de talent dans sa jeunesse, eut pu accomplir une carrière de pro : "Cela va permettre de redorer le blason cycliste de la Dordogne. J’ai couru avec Huot, Vivier et Dupré. Depuis, il n’y a pas eu grand-chose si l’on excepte Brun et Virvaleix. Pour en revenir à Elisabeth, j’ai suivi son Tour de France".
- Le mot de la fin, on le laissera à Jean-Pierre Saint-Amand, le conseiller généra de Vergt, le canton de Chalagnac : "Avec Huot, Labrousse et maintenant Zabou, le canton a produit trois beaux champions. Croyez-moi, on ne va pas la laisser revenir comme cela ; je vais voir avec ma collègue mairesse de Chalagnac..."
- Pour sur, le succès de Zabou a réjoui tout le monde !

ÉLISABETH, LA FUSÉE DE POCHE !
Interview à chaud à son retour au journal Sud-Ouest

1993

- Elle est de retour au pays, Elisabeth Chevanne-Brunel, celle que la presse Australienne a baptisée "the pocket-rocket", après son titre de championne du monde..
- Elle a les yeux amande et le visage rieur, illuminé d’un superbe sourire. Un côté charmant et sympa qui vous désarme. Elisabeth Chevanne-Brunel, de retour en Dordogne est passée à "Sud-Ouest" pour donner son amical bonjour. Elégante, dans son maillot de championne du monde pourtant un rien trop grand, elle ne réalise pas totalement tout ce qui lui arrive et revit, nostalgique, les milles souvenirs de son séjour australien, premier rêve assouvi d’une athlète en devenir.
- Perth restera marqué à tout jamais au fond de sa mémoire, avec cette course de panache, conclue en apothéose, ces félicitations chaleureuses d’une équipe de France radieuse. "Pocket-rocket" titrait la presse australienne, au lendemain du triomphe de la petite "puce périgourdine". Oui, elle, la fusée de poche s’était hissée au prix d’un talent en pleine maturation, au pinacle de la discipline.
- "Ce jour là, j’étais au dessus du lot. Mais je dois remercier Sophie Swartwegger" confie-t-elle. "Elle a fait tout le boulot derrière pour casser le rythme. Elle a chuté dans le sprint final, mais juste avant elle m’avait dit "ce titre tu vas le gagner". Je lui dois beaucoup. Perth, l’Australie, comment cette jeune fille de 18 ans pourrait-elle oublier ce voyage enchanteur et ces moments magiques vécus par la seule grâce du sport ? "C’était la première fois que j’allais aussi loin" avoue-t-elle. "Je rêvais depuis toujours d’aller en Australie. J’en ai découvert les divers aspects. Ce côté grande ville américaine avec Perth, le côté Hawaï avec Fremantle et le côté désertique, avec ces collines de sable rouge."
- Pour Zabou, la vie, dans le tourbillon chatoyant de cet arc-en-ciel sublime, s’est subitement accéléré. "Je n’avais pas envie de partir parce que c’était le début de l’été, mais en même temps j’étais heureuse de rentrer, de retrouver ma famille que je n’avais pas vue depuis quinze jours." Championne du monde, il lui faut maintenant faire face à sa notoriété toute neuve, satisfaire les demandes qui ne cessent de tomber sur ce téléphone infernal. "Cela fait plaisir de voir que l’on s’intéresse à moi."
- Une réception en Bourgogne chez la grand-mère. Une course aux Herbiers dès son retour, Elisabeth n’a guère eu le temps de souffler. "Au début, aux Herbiers, les gens ne se sont pas intéressés à moi, parce qu’il y avait Graham Obree et Chris Boardman", souffle-t-elle. "Et puis petit à petit, quand ils ont découvert que je venais d’être sacrée championne du monde, ils sont venus. J’ai dû signer toute une série d’autographes."

Perth

Podium mondial avec Cinzia Faccini (Italie), Elisabeth Chevanne-Brunel championne du Monde,
Karine Boitier (France) troisième.

- Aujourd’hui, Elisabeth Chevanne-Brunel a retrouvé la Dordogne et ses nécessités d’un quotidien tranquille. Il lui reste ce maillot, cette médaille et une multitude de souvenirs dans la tête. "Il va falloir que je me remette les idées en place." Reprendre le travail scolaire et passer mon bac. Important pour elle qui comme Catherine Marsal, l‘autre championne du monde junior française, rêve de faire du journalisme.
- L’avenir elle y pense, il s’étend prometteur et riche de conquêtes. "Je vais être surveillée", s’amuse-t-elle. "Mais j’en ai l’habitude. Depuis que je suis junior, on me met la pancarte sur le dos. Mon héritage est peut-être lourd à assumer, mais cela ne me fait pas peur. Je me donne deux ans pour arriver au top niveau chez les séniors..."
- Un superbe challenge, comme elle les aime. Gageons que cette fille, à la force caractère peu commun, saura se donner les moyens de réussir. Elle rêve encore de couronnes mondiales, d’Atlanta. Et de l’Australie, terre d’asile, théâtre de son premier triomphe. Ça tombe bien ! Les jeux de l’an 2000 auront lieu à Sydney...

Chalagnac 1993

La fête à Chalagnac avec Zabou, votre serviteur et son épouse (il y a 25 ans)

- Tout savoir sur la carrière de Zabou en cliquant sur ce LIEN

VÉLO DORDOGNE - ZABOU : 25 ANS DÉJĀ © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur les blogs :
http://la-dordogne-cycliste.allmyblog.com/ et http://velodordogne.canalblog.com/

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21 septembre 2018

Christian BORDIER (par Jean-Robert Laloi)

1972 cyclisme

Francis Duteil et Christian Bordier : deux champions, deux voisins, deux rivaux

- Revoir sur ce LIEN le palmarès de Christian Bordier

- Bordier, ce mot synonyme d’une personne exploitant une métairie est aussi le nom d’une mer située près des côtes Normandes. Chez nous dans le grand Sud-Ouest, c’est le nom d’un des plus célèbres et talentueux coureur que le Comité d’Aquitaine ait connu dans ses rangs.
- Originaire de Cherval en Dordogne où il naquit le 29 novembre 1946, Christian Bordier, très connu encore sous le diminutif de "Cricri" était considéré peu après ses débuts par ses adversaires comme une sorte de terreur qui collectionnait les maillots officiels avec une rare constance.
Champion d’Aquitaine des débutants en 1963, champion d’Aquitaine des amateurs juniors en 1965, encore un titre chez les séniors en 1968, un autre pour le compte des sociétés, bref, Christian Bordier ne faisait pas les choses à moitié.
- Grimpeur de talent, rouleur de qualité, sprinter redoutable et maître tacticien, "Cricri" ne se contentait bien sûr pas de sa collection de maillots officiels, il faisait aussi une abondante moisson de bouquets sur les routes du Sud-Ouest, de Bretagne et d’ailleurs.
- Certes le sociétaire de l’Etoile Cycliste Foyenne, n’a peut-être pas connu la consécration que sa classe naissante laissait espérer, mais il reste que son palmarès est riche de quelques 300 victoires dont les plus marquantes sont les prix de Plumelec, de la Trinité de Guéret, de Decazeville, Limoges-Saint-Léonard et retour, les Dix Jours du CRCL et le Bol d’Or des amateurs, sa dernière grande performance.
 - C’est à la fin de la saison 1978 qu’il raccrocha définitivement son vélo au clou. Cette année là encore, en voyant sa silhouette élégante se faufiler dans le peloton et se dégager irrésistiblement sans jamais perdre de sa belle allure, nous pensions à ce coureur de vingt ans tellement doué pour le sport cycliste qui faisait voir sa roue arrière à Labourdette, Villemiane et à tant d’autres encore qui ont fait leur chemin depuis, et nous nous demandions pourquoi ce garçon avait refusé catégoriquement de franchir le Rubicon surtout lorsque des offres sérieuses lui furent proposées.
- "J’avais 23 ans à l’époque et les règlements fédéraux n’autorisaient pas encore les professionnels à redescendre chez les amateurs" me disait l’autre jour Christian Bordier qui poursuivait : "Je n’ai rien d’un cocardier, mais sincèrement j’aurais aimé être professionnel, j’ai eu peur d’échouer dans cette voie si dangereuse et croyez-moi, c’est mon plus grand regret car ce doit être beau d’être professionnel. Bref en ayant été un bon amateur, je pense néanmoins pouvoir être fier de moi."
- "On m’a souvent demandé quel était mon plus beau souvenir de coureur cycliste, honnêtement il n’est pas possible de répondre. Ils sont nombreux et aucun ne se dégage vraiment. En revanche mon plus mauvais souvenir, c’est bien cette chute douloureuse et préjudiciable dont je fus victime lors du Trophée Peugeot à Montbéliard dans les Vosges alors que la victoire ne pouvait plus m’échapper."
- Ayant été obligé d’abandonner la compétition à l’âge de 32 ans pour se consacrer pleinement à son bar et à sa crêperie qu’il ouvrit cette année là sur la plus grande place de Mareuil sur Belle en face du magasin de cycles de la famille Duteil, Christian laissait derrière lui l’image d’un champion raté.
- Il m’est arrivé d’honorer en plusieurs occasions ses invitations dans ce très joli bar stylé et rustique qu’il a baptisé "la Rapière" et j’ai pu constater qu’il mettait autant de dynamisme et de passion dans son nouveau rôle que dans celui du coureur cycliste du plus haut niveau.
Jean-Robert LALOI

1965 Saint-Jean d'Angély avec duteil et ardoin

A Saint-Jean d'Angély avec Duteil et Ardoin en 1965

VÉLO DORDOGNE - Christian BORDIER © BERNARD PECCABIN
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14 septembre 2018

Christian BORDIER (par Gérard Descoubès)

"Cricri"

ses débuts

- Cette page rédigée par Gérard Descoubès a été offerte à Vélo-Dordogne. Elle sera insérée sur un 3° volume en cours d’édition.

- "Vélo-Dordogne" annonce que d’ici peu, Gérard Descoubès va publier son 3° ouvrage "Patrimoine cycliste du Grand Sud-Ouest". Après les coursiers vedettes de la Libération objet du 1° tome, après ceux de la période 1945-1970 décrits sur son 2° ouvrage, notre écrivain de Saucats va évoquer ceux d’après cette période. Le feuillet de Christian Bordier ainsi présenté constitue un des témoins de ce futur ouvrage, dont "Vélo-Dordogne" reviendra pour aviser les fanas de cette belle époque...

Christian BORDIER

Né le : 29 novembre 1946 à Cherval (24)
Taille : 1,72 m - Poids : 63 kg
Débuts en : 1962
Dernière année en : 1978
Décédé le : 10 septembre 2005 à La Tour Blanche

CLUBS SUCCESSIFS

1962 à 1964 : Cyclo Club Périgourdin (Périgueux)
1965 à 1966 : Cyclo Club Bordelais (Bordeaux)
1967 à 1978 : Etoile Cycliste Foyenne (Ste Foy La Grande)

"Le petit Prince"

- Au milieu des faciès burinés du grand serpent multicolore, sa silhouette élégante son physique juvénile, le tout auréolé d’un perpétuel sourire, en faisait un coureur à part. Dans les pelotons il savait se faufiler avec classe, pour se dégager irrésistiblement sans jamais se départir de sa belle allure naturelle. Grimpeur de talent, très bon rouleur et redoutable sprinter, le tout couronné par une qualité, celle de maitre tacticien. Ses adversaires et tous les observateurs lui prédisaient alors un avenir brillantissime, hélas "Cricri" restera une poussière d’étoile sa carrière durant, à la place de l’astre flamboyant qu’il aurait pu être chez les pros. Quand en 1969 et 1970 des offres sérieuses lui furent proposées pour franchir le Rubicon, il avait refusé catégoriquement toutes les propositions. Des années après avoir pendu son vélo au clou, il racontait toujours avec une grosse pointe de regret "j’aurais aimé être professionnel, mais à l’époque j’étais encore très jeune, les règlements fédéraux n’autorisaient pas encore les coureurs qui se loupaient chez les pros, à redescendre chez les amateurs, et là  j’ai eu peur de me rater et d’être obligé de raccrocher alors que j’aimais le vélo plus que tout, ces refus restent mes plus grands regrets" (Michel Fedrigo fut victime des mêmes appréhensions). Champion d’Aquitaine dans toutes les catégories, capable d’aller faire la fête aux bretons lorsqu’il montait là haut, il réalisa son parcours cycliste main dans la main avec son grand copain et voisin Francis Duteil. Après le vélo il ouvrit un bar crêperie prospère en face du magasin de cycles de la famille… Duteil. Sujet à de fortes crises d’allergie, qui l’âge avançant deviendront de plus en plus sérieuses, il sera emporté par l’une d’elle à l’aube de sa retraite.

CA 63

Champion d'Aquitaine des débutants à Saint-Paul les Dax en 1963

 SON PALMARÈS

1962 : Débutant.
1e des Grand prix de Glane, Saint Germain de Lusignan, vendanges à Saint Aulaye (16/9), 2° Saint-Junien, 2° Vaulry, 2° Rochechouart, 3° Compreignac, 3° Sauviat.
1963 : Débutant 3e catégorie le 10/5/ DILECTA FLANDRIA.
Champion d’Aquitaine des débutants à Saint Paul Les Dax (7/4), 1e des Grands Prix de Charmant (21/4), Allemans (2e Chevrier), Verteillac (14/7), aux Pins (2e Jean-Claude Daunat) (4/8), Suris (1/9), Nantiat (15/9), Feuillade (30/9), Prix Geoffre à La Souterraine, Sainte Marie de Chalais, Saint Sulpice de Mareuil, Lisle.
2e du Pas Dunlop Départemental à St. Aulaye, 3° à Vars, 4° à Riberac, 2° Rochechouart, 3° Birac, 3° Villebois Lavalette.
1964 : Amateur 2e catégorie le 29/11/ DILECTA.
1e des Grands Prix de la Bascule à Payzac (2e Francis Duteil) (9/4), Allemans (2e Tonini), Courcome (12/7), Saint Amant de Boixe (13/7), Cressac de Blanzac (15/8), Berneuil (11/10), Saint Rémy sur Lidoire (25/10), Saint Martin de Ribérac, Cherval, champion d'Aquitaine des sociétés.
2° à St. Front de Pradoux, 4° à Gouts et Rossignol, 9° à Ribérac.
1965 : Amateur Junior 1e catégorie le : 3/6/ BERGER TELEVISION GRAMMONTPEUGEOT.
Champion d’Aquitaine amateur sur route à Saint Pierre d’Aurillac, 1e des Grands Prix de Bellac, Chirac (11/4), Saint Cyprien à Poitiers (1/5), Champagne Le Sec (2/5), Sommières (16/5), Saint Chamassy (17/5), Jurignac (23/5), Mosnac sur Seugne (23/8), Blanzac (2e Jean-Claude Daunat) (30/5), Treignac (2e Henri Rabaute) (16/8), 1e du circuit de la Grande Champagne à Segonzac, 2° Rochechouart, 3° Génis, 3° Limoges le Mas Neuf, 4° Séreilhac.

Sociétés 64

L'équipe du Cyclo-Club Périgourdin au Championnat des sociétés en 1964 avec de gauche à droite
Bordier, Duteil, Roby, Bousquet, Hue, Jacques Leygues et M. Plazanet

1966 : Amateur Junior.
Champion d’Aquitaine des sociétés route chrono avec le C.C Bordelais (F. Campaner-R. Maneau-C. Mérillou-P. Raymond), 1e des Grands Prix de La Rochefoucauld, Sommières (15/5), Javerlhac (9/8), du Mont Carmel à Jonzac, Montignac Vauclaire (2/5), Bouteilles-Saint- Sébastien (2e M. Laforest 3e J. Ricou 4e Henri Rabaute). 2° Limoges prix Raoul Dautry, 2° Rancon, 3° Saint-Mathieu.
1967 : Amateur SARB PEUGEOT.
1e des Grands Prix de Chamberet (6/8), Targon (16/8), Condéon (19/8), Sainte Colombe de Lalinde (2e J. Guiral), Abjat, Saint-Mathieu (4/9), Saint-Amant-de-Boixe (2e J. Villeneuve).
2e Au Gibeau Le Fouilloux (1e Jacques Villeneuve). 2° Bénévent l’Abbaye, 3° Saint-Martial de Valette, 3° Rochechouart.
1968 : Amateur Senior SARB PEUGEOT.
Champion d’Aquitaine sur route seniors à Saint-Emilion (2e Pierre Masseys, 3e Jean-Pierre Barbe) (23/6) à voir sur ce lien,1e des Grands Prix de Roullet (2e Lucien Sautier, 3e Jean-Pierre Paranteau), Champeaux, Jumilhac Le Grand (2e Jean-Pierre Paranteau), Saint Georges de Didonne, Royan, Fromental (Gare), Champereux, La Chapelle Pommier, Saint Amant de Boixe. 2° Périgueux (Trophée Jacques Leygues), 3° Saint-Léon sur l’Isle, 3° Chamberet, 3° Saint-Junien prix Antonin Reix, 4° Au Gibeau-Le Fouilloux.
1969 : Amateur Senior PEUGEOT B.P. MICHELIN.
1e des Grands Prix de Meuzac, Abjat, Saint-Léon sur l’Isle, Ussel (19/7), 1e du circuit Nersacais à Nersac (15/5), Saint-Séverin, Chirac, Malaville, 1e du circuit Montbronnais à Montbron (2e Jacques  Gestraud, 3e C. Perrotin), Nieul-le-Virouil (2e André Trochut), Touzac, Bouteilles-Saint-Sébastien, du Printemps à Clairvivre (2e Francis Duteil), Augignac, du Parc Bignon à Bourbon l’Archambault (2e Jean-Pierre Paranteau) (17/8), Abjat.
2e à Saillat sur Vienne, du Prix Antonin Reix à St. Junien, Vayres, St. Martial Valette (1e Albert Frigo), 3° à Ussel (1e Claude  Aigueparses), 3° Sireuil, Aigueperse (1e Jean-Pierre Paranteau), Cuzac de Curton, Sireuil, 4° à Sauveterre de Béarn (Le Baradat), 5° à Journiac (1e Pierre Beuffeuil), 8° à Périgueux, 9° à Agen, Chevanceaux, 8° St. Laurent (1e Christian Leduc), 10e du Tour du Sud-Ouest.

1965 CC Bordelais sociétés

L'équipe du CC Bordelais avec Duteil, Pineau, Bordier, Bale, Laborde, Suire et Bidart (accroupis)

1970 : Amateur Senior PEUGEOT B.P. MICHELIN.
1e des Grands Prix de Egletons, 1e de la Ronde des quatre Ponts à Guéret, Faubourg Salomon à Nontron (2e Claude Mazeaud, 3e Albert Frigo), Salagnac-Clairvivre (2e Y. Coronas), Evran, Saint Maurice des Lions, 2° à St. Martial Valette, 3° à Angoulême (Prix U.C.A.P.A. Lévitan), 4° à Astaffort, 5° à Duras, 6° Le Coux et Bigarroque, Montlieu-Lagarde, 9° du Trophée Peugeot à Royan, 9° à Figeac, 2° Saint-Junien prix Antonin Reix, 2° Saint-Astier, 3° Penne d’Agenais.
1971 : Amateur Senior PEUGEOT B.P. MICHELIN.
1e de la 3e étape (Lourdes-Pau 125 km) du Tour du Béarn-Aragon (2e Jacques Gestraud, 3e Bernard Daguerre) (27/6), 1e des Grands Prix de Brigueil Le Chantre (6/6), La Trinité à Guéret (7/6), Bussières Dunoise, Antonin Reix à Saint Junien (2e Bernard Bourreau) (8/9), 1e du circuit Nersacais à Nersac, Saint Martial-de-Valette (2e Patrick Raymond), Saint-Mesmin, du Canton à Saint-Astier, Abjat.
2 à Perpezac-Le-Noir (1e Michel Fedrigo), aux Boucles d’Allassac (1e Francis Duteil), Montamisé, 3° à Millac (1e Pierre Villemiane), Pauillac, Valence sur Baise (1e Michel Fedrigo), 3° Saint-Laurent sur Gorre, 4° à Grand-Bourg, 6° à Charmant, 9° à Port Sainte-Foy, 10° à Créon d’Armagnac.
1972 : Amateur Senior (A) PEUGEOT B.P.  MICHELIN.
1e des Grands Prix de Sauviat sur Vige, Chambon sur Voueize, Panazol, Lubersac, Bénévent (25/8), Plumelec (2e Tchan-Tsin, 3e Jacques Simon), Yffiniac, Spézet, Pierre Dumas à Saint-Martial-de-Valette (2e Jean-Marie Valade), Saint-Maurice des-Lions, Chasseneuil (2e Francis Duteil), Excideuil, 1° Bénévent l’abbaye.
2° à La Souterraine (Le Geoffre), Saint-Yrieix la Perche, Condéon, Verdille, Douzillac, Abjat, 3e des Boucles d’Allassac (1e Francis Duteil), Montbron, au Coux et Bigaroque, 4° au Dorat, Chevanceaux, 5° à Augignac, Valence sur Baise, Castelmoron, 8° à St. Junien, La Tomate, Condom, 11° à Saujon.

1968 CA Saint-Emiloin

Champion d'Aquitaine en 1968 à Saint-Emilion

1973 : Amateur Senior A PEUGEOT B.P. MICHELIN.
1e de Limoges-Saint-Léonard et retour (2e Daniel Samy) (1/4), 1e de la 1e étape (Périgueux-Lalinde 135 km) du Périgord-Dordogne, 1e des Grands Prix de : Panazol (2e Francis Duteil), Oradour sur Vayres (2e Francis Duteil), 1e de la nocturne de l’Isle, Port Sainte Foy (2e Jean-Marie Valade), Trophée des Espoirs à Loudéac (2e Jean-Claude Daunat, 3e Michel Grain) (15/8), Malaville (2e Francis Duteil), Avas-Berrogaz à Villeneuve sur Lot (2e Michel Fedrigo), Condat-sur-Vienne, 1e des 10 jours du Limousin.
2° à St. Michel en Charente (1e Gérard. Simonot), Villeneuve sur Lot (1e Francis Duteil), Guéret (la Trinité), Verdille (1e Michel Fedrigo), 3° à Beaupouyet, 6° à Pineuilh, à Figeac, 8° à Condom, à Montbron, 9° à Augignac, à Bénévent l’Abbaye, 2° Limoges Beaubreuil, 2° Guéret prix de la Trinité, 3° Beaupouyet.
1974 : Amateur Senior A VITFRANCE-PEUGEOT.
1e des Grands Prix de Bourganeuf, Meuzac (2e Ceulemans), Albert Gagnet au Grand Bourg (2e Daniel Leveau), Javerlhac, Ussel (13/7), Castelnau-Fayrac, Port Sainte Foy, 1e du circuit de Champniers (3/6), Coulounieix (2e Pierre-Raymond Villemiane) (11/5), Chirac, Troche.
2° du championnat d’Aquitaine à Duras (1e Hubert Arbès) (GP des vins de Duras), 2° de la Route des Vins du Bergeracois (1° Pierre-Raymond Villemiane), 3° à La Souterraine (Le Geoffre), 4° à Tulle, 5° à Abjat, 6° à Saramon, 8° à Figeac, 10° à Sireuil, 2° Saint-Laurent sur Gorre, 2° Lubersac, 3° Saint-Martial de Nabirat, 3° Aixe sur Vienne.
1975 : Amateur Senior A VITFRANCE GITANE.
1e des Grands Prix de La Trinité à Guéret (2e Ceulemans), Roussac, Vidaillac, Langon 1e étape (chrono de 8 km), Chasseneuil, Lesterps (16/3), Decazeville (2e Guiraudie) (15/9), 1e du circuit Nersacais à Nersac, Tursac, 1e du circuit des Etangs, Tursac.
2° à La Souterraine (Le Geoffre), Lestards, Brive prix Claude Brunet (1e Pierre-Raymond Villemiane), Faux la Montagne, Montpazier, 3° de Tarbes-Sauveterre (1e Pierre-Raymond Villemiane), 3° à Saint Laurent sur Gorre (1e Pierre-Raymond Villemiane), Plèlan-Le-Petit (1e Pierre-Raymond Villemiane), 5° de la 1e étape (B) (1e Goussiatnikov) et 4° de la 4e étape (A) (C.L.M.) (1e Ad. Gevers) des Granitiers-Bretons (8e à 2’42’’ de Al. Goussiatnikov 1e) 4° à Montendre, Milhac de Nontron, Brive, Port Sainte-Foy, Montguyon, Vanxains, 5° à Montréal du Gers, Limogne, Roullet, Champniers, 6° du championnat d’Aquitaine sur route, Fontenay le Comte, Piégut-Pluviers, 9° à Saint. Martin d’Ary, 10° à Périgueux.
1976 : Amateur Senior A VITFRANCE GITANE.
1e des Grands Prix de : Celles (2e Christian Jourdan) (8/6), Chemillé (2e Vignolles)
2° à Ste. Foy La Grande, 3° de Tarbes-Sauveterre (1e D. Sanders), Siorac en Périgord, Bessines, 4° à Oradour sur Vayres, 5° à Felletin, 7° à Marsac, 8° à St. Mathieu.
1977 : Amateur Senior A GITANE-CAMPAGNOLO.
1e de Limoges-Saint-Léonard-et retour (2e Dupuytren), 1e des Grands Prix de Glandon, 1e de Limoges-Saint Léonard, Celles (2e Jean-Marc Valade).
2° à Saillat, Le Coux, St. Mathieu (1e Bernard Labourdette), 3e à Romanet-Limoges (1e Jean-Pierre Guitard), Bourganeuf (1e Ceulemans), 3° Rochechouart, 2° aux Monts et Barrages à St. Léonard (clm), Lubersac, 6e de la Trinité à Guéret (1e Ceulemans), du Antonin  Reix à Saint Junien, 8° à Bon Encontre, 3° Monts et Barrages classement général, 3° Monts et Barrages en ligne, 3° Bourganeuf, 3° Lubersac.

1970 Nontron Mazeaud et Bordier

Vainqueur à Nontron du Prix salomon en 1970 devant Claude Mazeaud

1978 : Amateur Senior A PEUGEOT B.P. MICHELIN.
1e du Bol d’Or à Saint Gervais (2e Jean-Pierre Paranteau, 3e Claude Magni).
2° de la Trinité à Guéret (1e Ceulemans), Piègut, Montravel, Miallet, 3° à Chalais, 5° à St. Léon sur l’Isle, Lubersac, Saint. Emilion, 6e des Boucles du Bandiat (1e Daniel Samy), Sarlat, Mussidan, 7° à Touverac, Oradour sur Vayres, Sigoules, 8e à Chambon sur Voueize, Magré-Limoges, 10° du championnat d’Aquitaine sur route, 13° à Sainte-Foy La Grande, 
1979 : Amateur Senior A PEUGEOT B.P. MICHELIN Pas de victoire.
3° à Lesterp.

Descoubès

BIENTÔT UN TOME 3

"Patrimoine cycliste du grand Sud-Ouest" évoque tous les coureurs du Grand Sud-Ouest (Aquitaine, Poitou-Charentes, Limousin, Midi-Pyrénées) et parfois même au-delà lorsque les frontaliers viennent ferrailler sur nos terres. Sur le premier volume parmi les coureurs de Dordogne on y trouve Daniel Dihars, André Dupré, Valentin Huot, Claude Mazeaud, Jacques Vivier, Michel Brun, Angel Barquero, Jo Amigo, Jean-Claude Daunat et Daniel Walryck. Sur le deuxième, Gérard Descoubès évoque les carrières d’Edouard Audibert, André Commerie, Pierre Dory, Lucien Dupré, Georges Dupré, Pierre Frare, Yves Gourd, François Gourmelon, Claude Hue, Robert Jugie, Raoul Pouget pour ceux de notre Périgord. Comme déjà signalé, le troisième se dirigera sur une période riche et intense telles les années 70 et Vélo Dordogne ne manquera pas d’en reparler lorsque la vente sera lancée. En tout cas, un grand merci à Gérard Descoubès de nous avoir offert en exclusivité la page de Cricri Bordier, pour lequel on reviendra pour une présentation faîte cette fois par Jean-Robert Laloi, l’ancien chroniqueur du cyclisme en Limousin, fondateur du Bol d’Or des amateurs qui s’est spécialisé depuis dans l’organisation de séjours et de stages vélo au sein de sa société SPORTOUR.

VÉLO DORDOGNE - Christian BORDIER © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur les blogs :
http://la-dordogne-cycliste.allmyblog.com/ et http://velodordogne.canalblog.com/

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06 septembre 2018

PIERRE-RAYMOND VILLEMIANE (5° partie)

SON RETOUR CHEZ LES AMATEURS EN 1988 et 1989

Monpazier 1989

Le retour de Pierre Villemiane chez les amateurs sous les couleurs du SC Caudrot. On le voit ici à Monpazier
en 1989 lors d'une nocturne où il termine 3° derrière Laurent Piéri (Wasquehal) et Marino Vérardo (Marmande)

- Revoir sur ce LIEN la carrière de Villemiane de 1976 à 1983.

- Après sa carrière professionnelle Pierre Villemiane a du reprendre son métier d’artisan de plâtrier peintre. Mais en 1988, il revient à la compétition et signe au SC Caudrot une licence chez les premières catégories. Il y fait bonne figure, obtient de très bons résultats et renoue avec les victoires.

pr

Palmarès de PR Villemiane connu en 1988 : 1° Mont-Pujols, 5° Montpon, 1° Sainte-Foy la Grande, 2° Trophée Bandiat-Tardoire open, 4° Lectoure, 1° Eauze, 1° Tour du canton de Gémozac, 2° Tour du canton de Matha, 4° Nocturne de Blaye, 5° Nocturne du Bouscat, 3° Gardonne, 1° Castelsarrasin, 1° Prix du 14 juillet à Sainte-Foy, 2° Eymet, 5° Orthez, 4° Saint-Vincent de Tyrosse, 3° Langon, 2° Lauzun, 3° Mussidan, 3° Hagetmau, 3° Pompadour, 2° Bruch, 2° Juillac, 1° Bujaleuf, 4° Seissan, 2° Saint-Céré, 4° Miramont de Guyenne, 4° Saint-Astier.

Palmarès de PR Villemiane connu en 1989 : 1° Le Coux, 5° Saint-Barthélémy d’Agenais, 4° Nocturne du Bouscat, 1° Saint-André de Cubzac, 2° Sarlat, 5° Castelmoron, 2° Nocturne de Libourne, 4° Cent tours Périgueux, 1° Nocturne de Mussidan, 1° Nocturne de Bazas, 2° Saint-Germain du Seudre, 1° Hagetmau, 1° Nocturne de Miramont de Guyenne, 1° Saint-Léonard de Noblat, 3° Bujaleuf, 3° Nocturne de Monpazier, 2° Bruch, 4° Auchan Marsac sur l’Isle, 4° Critérium du Chasselas, 4° Agen, 3° Ronde des Boulevards Périgueux, 4° Saint-Astier, 5° Bordeaux-Saintes, 1° Saint-Mathieu, 2° Circuit du Montbronnais.

bibi bis

Simple et amoureux de la nature, Pierre Villemiane passe son temps à la chasse et au jardinage

- A l’issue de cette saison, Villemiane quitte la compétition. Pris par ses activités il est devenu depuis retraité et passe son temps en vivant ses plaisirs comme la chasse à la palombe, mais aussi en revenant aux sources de son enfance avec le jardinage et l’élevage de quelques volailles. Resté simple, éloigné du monde cycliste, Villemiane vit comme un simple citoyen et prend plaisir à être et à rester ainsi...

18

Et voilà notre Pierrot sur le podium comme en ce 18 août 2018 à la nocturne de Montpon,
où il retrouve Jean-Louis Gauthier le speaker et les organisateurs de Sud Dordogne (photo Guy Dagot)

- Devenu depuis juillet 2018 président d'honneur de Sud Dordogne, le club de Sylvain Le Bail, on l'a remarqué notamment lors de la nocturne de Montpon où il a retrouvé le monde de cette petite reine qui lui a tant rapporté.

PATRICK : UN AUTRE VILLEMIANE DE LA FRATRIE

Zacchi et Villemiane

Robert Zacchi au centre, le beau-frère qui a amené les Villemiane sur le cyclisme

- Né le 30 décembre 1957 à Pineuilh, Patrick Villemiane (frère du célèbre Pierre-Raymond) achète son premier vélo à Libourne chez Campaner, puis effectue sa première course en 1971 sous le maillot de Bergerac. "Mes débuts n’étaient vraiment pas glorieux mais je mettais un point d’honneur à finir, même lâché..." Il faut attendre l’année 1976 pour que le déclic se produise : "Je revenais de vacances en Espagne où je m’étais entraîné avec mon beau-frère Robert Zacchi sous la canicule. En revenant je me suis aligné au départ d’une course en Charente à Saint-Amand de Montbron. Il faisait très chaud, je suis parti en "facteur" dans la côte et j’ai gagné à ma grande surprise."

Léguillac Patrick

Patrick Villemiane (maillot Peugeot) au départ de Léguillac de Cercles en 1981

- Après ce succès, il prend confiance en lui et s’impose à Douzillac, Le Fieu, Montignac-Vauclaire, Saint-Géry et Couze. Sous les drapeaux l’année suivante, il gagne quatre courses et se classe 6° du Championnat de France militaire.
- 1979 est sans doute sa meilleure saison sous les couleurs de Bazas. "Je dois dire que j’étais bien préparé car je m’entraînais avec les pros dans la région, on montait les cols dans les Pyrénées."

Patrick Rte de France Puy de Dôme

Patrick sur les pentes du Puy de Dôme lors de la Route de France

 - Patrick remporte brillamment Tarbes-Sauveterre en enlevant par la même occasion les points chauds et les prix des grimpeurs. Vainqueur de Bordeaux-Castillon (450 coureurs au départ), il est aussi victorieux au Puy de Dôme, à Pellegrue, la Roquille, Biron, Albi, etc... Il perd le classement général du Tour du Béarn pour seulement deux secondes, prend la troisième place du championnat d’aquitaine ce qui lui permet de courir le championnat de France et d’être sélectionné pour la troisième fois consécutive à la Route de France. "J’étais surtout un bon grimpeur et je marchais aussi pas trop mal en cyclo-cross. En 1979 j’étais pris chez Peugeot comme Castaingt et je pouvais devenir professionnel."

Ste Eulalie Patrick

Patrick Villemiane sous le maillot de l'UC Villeneuve au départ de Sainte-Eulalie d'Ans (1979)

- En 1980, il gagne le Tour du Lot-et-Garonne, le prix des vins à Marmande et gagne également à Brive. Pourtant Patrick souhaite prendre du recul avec le cyclisme pour diverses raisons personnelles. Il continue un peu pour le plaisir dans une autre fédération (champion d’Aquitaine FSGT en 1982). "En tout dans ma carrière, j’ai franchi une soixantaine de fois la ligne d’arrivée en levant les bras."
NDLR : Merci à Sylvain Le Bail sans qui cet article n’aurait pu se faire, merci au site "archives du cyclisme en Limousin" pour ses infos, merci enfin à Denis et Jacques Reix pour leur ouvrage relatif au cyclisme Foyen, soit autant de personnes qui ont contribué à la réalisation des publications sur notre champion.

VÉLO DORDOGNE - PR. VILLEMIANE DE RETOUR © BERNARD PECCABIN
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24 août 2018

PIERRE-RAYMOND VILLEMIANE (4° partie)

SAISON 1976 à 1983 CHEZ LES PROS

chez les pros

- Revoir sur ce LIEN la carrière de Villemiane de 1974 à 1975.

- Voir la vidéo de Pierre-Raymond Villemiane sur ce LIEN (site de Dordogne Sud)

- Extraits de l’hommage de Denis et Jacques Reix à Villemiane
Nous avons vu les qualités qui ont fait de Pierre Villemiane, un routier complet. Après 180 succès chez les amateurs, il signe dans l’équipe professionnelle Gitane en 1976, quelques jours après avoir remporté son dernier critérium amateur, celui de Port Sainte-Foy qui se déroule fin août.
- Il entame sa carrière pro avec une étonnante détermination qui n’est pas celle d’un porteur d’eau.
- Ses débuts dans le Tour de France 1977 sont tonitruants : vainqueur de la première étape à Auch, il prend la seconde place le lendemain à Pau après avoir réglé au sprint Eddy Merckx et Bernard Thévenet. Il porte aussi le maillot vert, gagne le classement final des rushes et termine 5° du classement général final. Pas mal pour un néo-pro.
- D’ailleurs sa constance dans ses bons résultats lui permettent de remporter la Promotion Pernod qui désigne le meilleur espoir de l’année, succédant ainsi à des champions comme Poulidor (1960) ou Hinault (1975).
- En 1978, Cyril Guimard le garde dans la fameuse équipe Renault-Gitane et pendant quatre années, Villemiane va devenir un lieutenant fidèle à son chef de file Bernard Hinault, dit "le blaireau", meilleur coureur de sa génération.

V18

VEILLÉE D’ARMES EN FAMILLE.
Pour Pierre-Raymond Villemiane, l’année 1978 est marquée par ses victoires dans le Tour du Tarn, le grand prix de Plouay et aussi l’arrivée d’une étape du Tour de France dans sa patrie.
- Hinault gagne le contre la montre de l’étape des vins : Saint-Emilion - Sainte-Foy la Grande. C’est sa première victoire dans ce Tour avant la prise prochaine du maillot jaune qu’il ne quittera plus jusqu’à Paris. Le champion breton se souvient : "Ce contre la montre, on l’avait préparé dans une atmosphère familiale, chez Villemiane qui nous avait invités. Je suis parti très vite puis j’ai fléchi entre le 15° et le 30° kilomètre. Après la côte de Villefranche de Lonchat et jusqu’à Sainte-Foy, j’ai fini très fort."
-
Vainqueur des Tours 1975 et 1977, Bernard Thévenet se souvient lui aussi de cette étape : "Ce jour-là, j’ai concédé 4’37" à celui qu’on n’appelait pas encore le Blaireau. Même si je n’étais pas dans un très bon jour, j’ai alors su que la France venait de se trouver un autre héros."
- Quand à Pierre-Raymond, le régional du jour, ce fut l’ovation générale dès qu’il entra, courbé sur sa machine, dans l’agglomération Foyenne où le public se massait derrière des barrières depuis l’avenue d’Angoulême à Port Sainte-Foy, l’entrée du vieux pont suspendu sur la Dordogne et l’arrivée avenue Paul Bert.

1979 ballon d'alsace

Vainqueur de l'étape au Ballon d 'Alsace, caché derrière lui l'Italien Battaglin

UN CHAMPION TOUT TERRAIN.
- L’année suivante, Villemiane termine 13° du classement général du Tour de France, après avoir gagné la très belle étape au sommet du Ballon d’Alsace devant le champion italien Battaglin : "Battaglin m’a proposé beaucoup d’argent pour me laisser battre mais j’ai refusé net !" dit Pierre-Raymond en souriant.
- Cette année là, le Foyen s’illustre au Tour de l’Aude (2°), au Midi-Libre (3°) et même au Championnat de France de cyclo-cross (2°).

Départ critérium cycliste avec PRV

Chez lui à Sainte-Foy, il s'apprête à donner le départ d'une course amateur

CHAMPION DE FRANCE SUR ROUTE.
- Sans nul doute, l’année 1980 est la plus marquante pour celui que l’on appelle "Bibi" dans le peloton. D’abord vainqueur de la classique Paris-Camembert puis des étapes volantes du Tour d’Italie, Villemiane est sacré champion de France après une échappée solitaire de 60 kms sur les routes du massif de la Chartreuse.
- Pendant une année, l’enfant de Pineuilh peut donc endosser la tunique tricolore, mais les résultats s’avèrent moins brillants. Le public local peut toutefois l’applaudir lors de sa victoire à Castillon la Bataille : "Quand tu as le maillot, on te demande beaucoup. Mais tu ne peux pas être à la fois au service de quelqu’un et briller" déclare-t-il aux médias. Evincé du Tour de France 81 au dernier moment par Guimard, Villemiane qui avec désenchantement l’équipe Renault-Gitane et signe chez Wolber-Spidel.

VAINQUEUR ET FINISSEUR A BORDEAUX.
- 1982 est l’année de sa résurrection. Celui que l’on croyait fini effectue une saison remarquable. Il gagne le Grand Prix de Monaco, le Trophée des grimpeurs, puis s’illustre dans le Tour d’Espagne où il termine à la 5° place du classement général et meilleur français. "Nous étions trois leaders dans l’équipe mais au lieu de s’entendre on se tirait la bourre entre nous. C’est dommage car je pouvais finir sur le podium."
- Mais c’est au Tour de France qu’il va obtenir sa plus belle revanche. Il fait second de l’étape de Nantes où il bat Raas (champion du monde 79) au sprint et dit le soir au contrôleur médical : "Au revoir et à demain !" En effet le lendemain 13 juillet, le régional de l’étape sort de l’ombre à un kilomètre de l’arrivée et franchit en vainqueur la ligne face à l’esplanade des Quinconces à Bordeaux, devant un peloton médusé qui se préparait au traditionnel sprint Bordelais. "A l’exception du premier rush, j’ai fait toute la course derrière. Je ne voulais pas qu’on me repère, il fallait absolument que je passe inaperçu" confie-t-il peu après. Ses résultats lui valent une deuxième sélection pour les championnats du monde sur route.
- En 1983, il retombe un peu dans l’oubli et à l’automne il met un terme à sa carrière professionnelle sur un coup de tête. Il reprend un temps le vélo en amateur quelques années plus tard.

Pierre

PALMARÈS PROFESSIONNEL.

Participations.

  • 5 tours de France 1977, 1978, 1979, 1980, 1982
  • 2 Tours d’Italie 1980, 1983
  • 1 Tour d'Espagne 1982
  • 2 sélections aux championnats du monde sur route 1980 et 1982

1976 (Gitane-Campagnolo).
- 1° critérium de Plaffikon (Suisse)
- 2° d’une étape du Dauphiné Libéré
- 3° Grand Prix de Plouay

Cyclo cross

Remarquable dans les cyclo-cross où il a toujours tiré son épingle du jeu

1977 (Gitane-Campagnolo).
- 1° Promotion Pernod (meilleur espoir de l’année)
- 1° étape du Tour de France à Auch
- 1° étape du Midi-Libre
- 1° étape du Tour du Limousin
- 1° étape du Tour de Corse
- 1° rushes du Tour de France
- meilleur grimpeur du Tour de l’Aude
- 1° critérium d’Oradour
- 2° Paris-Bourges
- 2° d’une étape du Tour de France
- 5° Tour de Corse
- 3° Polymultipliée
- 4° du Maillot vert du Tour de France
- 15° Tour de France
- 16° Tours-Versailles

Maillot vert

Porteur du maillot vert au Tour de France

1978 (Renault-Gitane).
- 1° Grand Prix de Plouay
- 1° Tour du Tarn
- 1° étapes du Tour du Tarn
- 1° étape du Tour du Vaucluse
- meilleur grimpeur du Tour du Vaucluse
- 1° Parizot
- 1° Beaulac-Bernos
- 1° Bayon (54)
- 3° Tour de Vaucluse
- 3° Championnat de France de cyclo-cross
- 3° Grand Prix de Cannes
- 4° Championnat de France sur route
- 3° Ronde de Montauroux (83)
- 8° Tour de Romandie
- 31° Tour de France

V8

Départ d'une épreuve dans le clan des Renault

1979 (Renaut-Gitane).
- 1° Etape du Tour de France au ballon d’Alsace
- 1° étape de l’étoile des espoirs
- 1° classement par points du Midi-Libre
- Meilleur grimpeur du Midi-Libre
- Meilleur grimpeur du Tour de l’Aude
- 1° Josselin (56)
- 2° Tour de l’Aude
- 2° Championnat de France de cyclo-cross
- 2° Trophée des grimpeurs
- 2° Grand Prix de Mauléon
- 2° Boucle des Flandres
- 2° Route Nivernaise
- 3° du Prestige Pernod
- 3° du Midi Libre
- 3° d’une étape du Dauphiné Libéré
- 3° de trois étapes du Midi Libre
- 5° Championnat de France
- 5° Paris-Bourges
- 5° Grand Prix de Plouay
- 13° du Tour de France
- 13° du Championnat du Monde de cyclo-cross
- 21° Liège-Bastogne-Liège

Podium Ch de F

1980 : Champion de France des professionnels sur les circuit des Echelles en Savoie

1980 (Renault-Gitane).
- 1° Championnat de France sur route
- 1° Paris-Camembert
- 1° aux Herbiers (85)
- 1° Castillon la Bataille
- 3° Grand Prix de Cannes
- 1° étape du Tour du Tarn
- étapes volantes du Tour d’Italie
- 10° du Championnat de Zurich
- 38° Tour d’Italie
- 70° Tour de France

Hinault, Becaas, Chaumaz Bernaudeau, Guimard et PRV 1978

Villemiane avec Hinault, Becaas, Chaumaz, Bernaudeau et Guimard en 1980

1981 (Renault-Gitane).
- 1° Châteauroux-Limoges
- 2° Grand Prix de Cannes
- 2° d’une étape du Tour de Romandie
- 3° Paris-Bourges
- 3° Ronde de Montauroux (83)
- 4° Tour du Haut Var

V12

Vainqueur à Bordeaux en 1982 (Tour de France)

1982 (Wolber-Spidel).
- 1° Etape Tour de France à Bordeaux
- 1° Grand Prix de Monaco
- 1° Trophée des grimpeurs
- 1° Vailly sur Sauldre (18)
- meilleur grimpeur du Tour du Limousin
- meilleur grimpeur du Tour de l’Oise
- 2° d’une étape du Tour de France
- 2° d’une étape du Tour d’Espagne
- 3° de trois étapes du Tour d’Espagne
- 3° Paris-Bourges
- 5° du Tour d’Espagne
- 55° Tour de France

V27

En course au cours du Giro

1983 (Wolber-Spidel).
- 2° d’une étape du Tour du Limousin
- 4° Tour du Limousin
- 6° Route du Berry- 4° de la première étape du Tour de Romandie
- 4° Grand Prix de Plouay
- 58° Tour d’Italie

VÉLO DORDOGNE - PR. VILLEMIANE CHEZ LES PROS © BERNARD PECCABIN
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Prochaine publication : 1988-1989 son retour chez les amateurs

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10 août 2018

PIERRE-RAYMOND VILLEMIANE (3° partie) 1974-1975

SAISON 1974 et 1975 AU VC BERGERACOIS
ET EN SELECTION TRICOLORE

V24

Villemiane a été sacré Champion d'Aquitaine en 1975
Ici, il est sacré champion mais de cyclo-cross à Abjat-sur-Bandiat

- Revoir sur ce LIEN la carrière de Villemiane de 1970 à 1973.
- On arrête plus Villemiane qui a même réussit la saison passée à remporter le Béarn-Aragon. C’est un homme qui sait tout faire, sprinter, grimper, descendre les cols, rouler, bref un coureur de grande classe et très complet. Que ce soit sur les classiques comme dans les circuits urbains, Villemiane est là et même bien là. Mieux en 1975 il parvient à décrocher le titre de Champion d’Aquitaine route, soit un maillot qui lui manquait à sa collection.

Club de Bergerac Victoire

Toujours fidèle aux couleurs du Vélo-Club Bergeracois

Tarbes-Sauveterre 74

Vainqueur de Tarbes-Sauveterre 1974

Palmarès de PR Villemiane connu en 1974 : 6° du Tour des Alpes de Provence, 1° Mérignac (33), 1° Mosnac/Seugne (17), 1° Sauveterre La Lémance (47), 1° Le Coux (24), 1° Bellac (87), 1° Bessines (87), 1° Montpezat du Quercy (46), 1° Tulle (19), 1° Abjat (24), 1° Pau (64), 1° Le Buisson (24), 2° Coulounieix, 1° Orthez (64), 2° Les Eyzies, 1° Puyoo (64), 1° St André de Cubzac (33), 6° Troche, 3° Puy l’Evêque, 1° Villandraut (33), 2° Douzillac, 2° Piègut-Pluviers, 1° St Martial de Nabirat (24), 1° Mont de Marsan (33), 1° Salviac (46), 1° Nonaville (13), 1° Verdun/Garonne (82), 3° Saillat, 5° Aixe sur Vienne, 1° Penne d'Agenais (47), 1° Augignac (24), 1° Le Bugue (24), 1° Hossegor (40), 1° Allassac (19), 1° Vieux-Boucau (40), 1° Montluçon (03), 1° Chatel-Guyon (63), 1° Nérac (47), 1° Montguyon (17), 1° Erquy les Hôpitaux (22), 1° Bergerac, 5° Périgueux (100 tours), 1° Uza, 1° Sainte-Foy, 1° Prix de Villafranca (Espagne).

V5

Encore victorieux dans une épreuve du Périgord Vert aux côtés de Bordier

- En 1975 Pierrot est toujours là, dans ce Vélo-Club Bergeracois où il excelle. Mais il est devenu aussi membre de l’équipe de France. De ce fait il court les grandes classiques alors que le VC Bergerac célèbre un nouveau venu aux talents prometteurs : Christian Jourdan, lui aussi issu de l’EC Foyenne. Toujours est-il que cette saison fut époustouflante, si bien que Villemiane gagnait ses galons en fin de saison pour aller chez les pros.

Vitfrance en 75 avec Valde

Avec le Foyen Jean-Marie Valade en 1975 en Vendée

VILLEMIANE CHAMPION D’AQUITAINE CHEZ LUI
A SAINT-PIERRE DE CHIGNAC (retour sur cette journée)

- Pour lui c’est une consécration. Pour les organisateurs Périgourdins, c’est très certainement un honneur. Raymond Villemiane du VC Bergeracois, représentant d’un club de Dordogne, a remporté à Saint-Pierre de Chignac, le championnat d’Aquitaine sur route, à l’issue d’une épreuve de 162 kms que certains ne sont pas prêts d’oublier.
- En effet, ils étaient soixante-trois au départ, soixante-trois à se disputer sous une chaleur étouffante, ce titre de Champion d’Aquitaine. Mais ils ne seront que onze à franchir la ligne d’arrivée, après plus de 4h40’ de course. Et pour cause, beaucoup ont pris le départ de cette épreuve comme s’ils participaient à un critérium ignorant les difficultés du circuit, la chaleur et la distance.
- C’est ainsi que dès le premier tour une échappée se dessinait dans la redoutable côte de Lardimalie. A sa tête, Patrick Guimberteau (Créon), Jean-Louis Labat (Tonneins) et surtout Pierre Desco (Talence) qui fut sans aucun doute le grand animateur de ce championnat, toujours à la pointe du combat, même plus tard lorsqu’il restera le seul rescapé de cette échappée. Car très vite le ton changera, les coureurs déchanteront et dès le troisième tour une série d’abandons sera enregistrée qui fera souffler un vent de panique sur le peloton. Et pourquoi pas moi se diront successivement les cinquante deux coureurs qui déposeront leur dossard sur la ligne d’arrivée ? Pendant ce temps l’échappée première était rejointe au bon moment, juste après la mi-course et après que certains, Bolognini (Bon Encontre), Audeguil (Tonneins), Campagnola (Talence) et Banquet (Bayonne) aient rejoint les hommes de tête conduisant ainsi une seconde tentative.
- Car c’est au huitième tour de la course que s’est joué le championnat, lorsque Bordier (Ste Foy), Villemiane (Bergerac), Fedrigo (Tonneins), Barjolin (Tonneins) et Jourdan (VC Bergerac), tous ces favoris de l’épreuve revenaient en quelques centaines de mètres sur ceux qui avaient animé les cent premiers kilomètres de l’épreuve. L’étape définitive était franchie, seul Desco survivait, Audeguil ne tardait pas à abandonner. La course allait se jouer entre ces six hommes qui menaient désormais et qui s’accordèrent un round d’observation jusqu’au dernier tour.
- C’est ce moment que choisit Pierre Villemiane pour tirer son épingle du jeu, surpassant ses compagnons au sommet de la côte de Lardimalie, pour accentuer ensuite son avance sur Saint-Pierre de Chignac. Et c’est avec trente neuf secondes d’avance que le Bergeracois franchira la ligne d’arrivée.
- Cette victoire vient à point pour ce champion régional qui après vingt victoires depuis le mois de mars et une première place au Tour de Tarragone plus une deuxième place au Tour du Gévaudan voit ainsi ses efforts récompensés.
- En effet depuis cinq ans, Villemiane n’avait jamais terminé à la première place de ce Championnat d’Aquitaine. Hier à Saint-Pierre de Chignac il a vraiment apporté les preuves de ses possibilités comme il explique lui-même : "Tant que les échappées n’avaient pas plus de deux minutes d’avance, rien ne servait de s’inquiéter. Il fallait se réserver pour la fin, contrôler la course et partir au sommet de cette côte redoutable".
- Raymond Villemiane l’a fait après plus de 149 kms.

Saint-Pierre de Chignac

Champion d'Aquitaine à Saint-Pierre de Chignac en 1975
Maillot remis par Yves Guéna député (à gauche du cliché)

Le classement : 1. Villemiane (VC Bergerac) en 4h41’, 2. Fedrigo (Tonneins) à 37 secondes, 3. Desco (Talence) m.tps, 4. Jourdan (VC Bergerac) m.tps, 5. Barjolin (Tonneins) m.tps, 6. Bordier (Sainte-Foy) à 1’00s, 7. Chaumaz (Stade Montois) à 6’03s, 8. Périn (Nérac) à 6’09s, 9. Gardet (CC Périgueux) à 18’, 10. Dubéraos (Agen) à 23’ 0(s, 11. Szkolnik (Guidon Séverinois) à 26 minutes.
Meilleur grimpeur : Pierre Desco (Talence)

CLM

Pierre Villemiane, bien lancé pour une carrière professionnelle

Palmarès de PR Villemiane connu en 1975 : 1° Trémolat (24), 1° Payzac (24), 1° Circuit Boussaquin (23), 8° Cénac (24), 1° Brive (19) prix Claude Brunet, 1° Tour des Landes Girondines, 1° Figeac (46), 1 Montpezat du Quercy (46), 2° Le Coux, 1° Coulounieix (24), 1° Saint Aigulin (17), 1° Tarbes- Sauveterre (65), 1° Villefranche de Rouergue (12), 1° Casteljaloux (47), 1° Pomport (24), 1° Sarlat (24), 1° Champion d'Aquitaine à Saint-Pierre de Chignac, 1° Vanxains (24), 3° Saint-Léon sur l’Isle, 1° Glenat (15), 1° Javerlhac (24), 2° Bellac, 2° Tursac, 1° Nocturne de Brive (19), 1° St Laurent S/Gorre (87), 3° Prix de la Trinité à Guéret, 1° Villefranche du Périgord (24), 1° Capdrot (24), 1° Nocturne de Montpon (24), 1° Dax (40), 1° Faux la Montagne (23), 1° Bénévent l'Abbaye (23), 1° Port Ste Foy (33, 1° Cazaubon (32), 2° de la deuxième demi-étape du Granitier Breton, 9° de la deuxième étape Granitier Breton, 4° Classement général Granitier Breton, 1° Plélan le Petit (22), 1° Châteaulin (29), 1° Moustéru (22), 1° de la deuxième étape Trophée Gitane,  2° Trophée Gitane à Marchecoul (classement général), 1° Saint Céré (46), 1° Tour de Tarragone et vainqueur de deux étapes, 2° étape du Tour du Gévaudan.

 - Fin 1975, Villemiane n’aura aucun mal pour rejoindre les pros. Il rejoindra Cyril Guimard et avec lui quinze autres coureurs quitteront le milieu des amateurs dont Bernard Vallet, Eric Lalouette, Hervé Inaudi, Bernard Quilfen, Rachel Dard, Alain Meslet, Bernard Osmont, Jean-Pierre Loth, Michel Le Denmat, Michel Charlier, Robert Alban, Yvon Bertin, Eugène Plet, Patrick Mauvilly et Jean-François Pescheux. Beaucoup d’élus certes, mais l’histoire retiendra que peu d’entre eux y feront une longue carrière...

VÉLO DORDOGNE - PR. VILLEMIANE (1974-1975) © BERNARD PECCABIN
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Prochaine publication : Sa carrière chez les pros

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26 juillet 2018

PIERRE-RAYMOND VILLEMIANE (2° partie - 1970-1973)

DE 1970  A 1973 AU VELO-CLUB BERGERACOIS

Bergerac

Pierre-Raymond Villemiane sous les couleurs du Vélo-Club Bergeracois

- Revoir sur ce LIEN la carrière de Villemiane de 1967 à 1969
- C’est en 1967 que Jean Defix a fondé le Vélo-Club Bergeracois. A cette époque, il y avait déjà un Cyclo-Club Bergeracois, mais riche d’un projet, il installe son club sans bruits, trouve quelques jeunes et des partenaires. M. Defix était un artisan qui faisait du sanitaire et des arts ménagers rue Maréchal Joffre à Bergerac. On trouvait dans son bureau des dirigeants comme André Cuisenier le kinésithérapeute, le docteur Jacques Dives, mais aussi Pierre Hubert, Jean Haensel, André Langlade et même Louis Caput le directeur de l’équipe Frimatic Wolber inscrit au VC Bergerac comme conseiller du club.

Pierrot-G

Les coureurs du VC Bergerac avec Villemiane, Lambert, Moro et Dubur

- Pour "Bibi" diminutif donné à Villemiane, ou encore pour Pierrot prénom de ses intimes, la saison 1970 a été faste avec six victoires. Sur ce lienvous pouvez déjà constater qu’on le retrouve dans le classement d’Aquitaine en bonne compagnie et pourtant, il n’a que 19 ans ! Il faut dire qu’à Bergerac, Villemiane court autant qu’il veut, étant soutenu par son club et son président Jean-Marie Defix qui lui offre tous les moyens pour se déplacer. De même il est sélectionné pour le championnat de France juniors à Plumelec avec Claude Magni (VC Langon), Christian Dolhats (VC Tarnos), Pierre Tardy (P. Nontron), Guy Morin (Girondins) et Alain Cigana (US Bouscat).

Palmarès de PR Villemiane connu en 1970 : 3° Rougnac, 4° Prix du commerce à Périgueux, 5° Saint-Astier, 6° Vigeois, 8° Prix d’ouverture à Brive, 8° Boucles du Bas-Limousin, 1° Montanceix, 3° Prix du printemps à Mussidan, 1° Ronde d’Albret, 1° Chillac (16), 1° Fouquebrune (16), 1° Bonneville (16). (cinq victoires)

- Ici lien du cyclisme Bergeracois de 1968 à 1976

1972 CA Frosio Magni Villemiane

Championnat d'Aquitaine 1972 avec Frosio (2°), Magni (1°) et Villemiane (3°)

- La saison 1971 nous amènera un sacré client sur les routes du Sud-Ouest, tout comme en Dordogne où il se retrouve avec de nombreux rivaux. C’était l’époque où les 1° catégories étaient nombreux, notamment en Dordogne où on trouvait avec Villemiane des coureurs promus chez les grands comme André Bentaleb, Bernard Bodin, Roger Démartin, Claude Denis, Christian Dubur, Patrick Duteil, Alain Glaudon, Guy Grellety, Claude Hue, Jean-Pierre Lacaud, Gérard Lambert, Jean-Paul Laud, Jean-Claude Mespoulède, Michel Mournat, Jean-Alexis Puybareau, Régis Royère, Lucien Sautier, Jean-Paul Sauvignat, Michel Simon, Daniel Sorinet, et Pierre Tardy, sans oublier des deuxièmes catégories particulièrement affutés. Du beau monde, sans parler de ceux du grand Sud-Ouest que vous pouvez retrouver sur ce lien. On observe d’ailleurs que notre Foyen devenu Bergeracois est précédé que par Alain Bernard et Michel Fedrigo et compte plus de 20 victoires. Lors du Championnat d’Aquitaine couru à Gurmançon, c’est encore Claude Magni qui l’emporte mais il y avait là aussi du beau monde avec tous ces partants à découvrir :
- Lalanne Roland (CC Béarnais), Dumondin Jean (CC Béarnais), Rannou Pierre (Guidon Bayonnais), Darguerre Bernard (UCS Anglet), Diaz Bernard (Guidon Bayonnais), Labarthe Alain (Aviron Bayonnais), Gorostéguy Gérard (Guidon Bayonnais), Moustrou Francis (SA Mauléon), Barde-Labarthe Denis (SA Mauléon), Durcudoy Pierre (Biarritz-Olympique), Morlaas Emile (VC Salies), Laxalde André (Guidon Bayonnais), Crosa Gérald (Guidon Bayonnais), Rouet Henri (Aviron Bayonnais), Baccabara Jean-Claude (UC Artix), Cuello Marcel (Essor Haut de Gand), Petre Joseph (Pau VC), L'Ebrellec Jean-Claude (Pau VC), Salles Serge (CC Béarnais), Eyquard Alexis (US Bouscat), Barbe Jean-Pierre (CA Béglais), Bordier Christian (EC Foyenne), Frosio Guy (US Bouscat), Porche Bernard (VC Mérignac), Wilhem Gaston (US Bouscat), Fauquey Christian (CA Créon), Reymond Patrick (US Bouscat), Courrège Robert (UC Gujan Mestras), Morin Guy (Girondins de Bordeaux), Valade Jean-Marie (EC Foyenne), Fournier Michel (VC Barsac), Bruat Alain (Girondins de Bordeaux), Canciro Victor (US Bouscat), Marbouty Alain (EC Foyenne), Douteau Didier (VC Langon), Sajous Franck (US Cenon), Beurrier Jacques (UC Gujan Mestras), Guillon Michel (Girondins de Bordeaux), Valade Bruno (AS Libourne), Prieur André (US Cenon), Dumeau Jean-Paul (VC Langon) Rebière Jean-Jacques (CA Béglais), Ferrara Michel (Bordeaux VC), Fay Francis (US Cenon), Laborde Michel (US Talence), Prietz André (CA Béglais), Armenio (CA Béglais), Dolhats Christian (US Dax), Téchène Jean-Pierre (Stade Montois), Panizan Pierre (Stade Montois), Escalier Francis (Stade Montois), Dolhats Guy (US Dax), Beaulieu Jean-Claude (VC Aturin), Menaud Jean (Stade Montois), Maurin Francis (Stade Montois), Avide Jean (Bleuets Labatutois), Lahoun Yves (Stade Montois), Villemiane Raymond (VC Bergerac), Tardy Pierre (CC Périgueux), Sauvignat Jean-Paul (CC Périgueux), Galy Francis (CC Sarladais), Sorinet Daniel (CC Périgueux), Démartin Roger (CC Périgueux), Calmette Jean-Serge (CC Périgueux), Lacaud Jean-Pierre (CC Périgueux), Courtine Jean-Claude (CC Périgueux), Tronche Christian (CC Périgueux), Lécuyer Michel (CC Bergerac), Mespoulède Jean-Claude (CC Périgueux), Denis Claude (CC Périgueux), Durieux Jean-Claude (CC Périgueux), Guillon Jean-Marie (CC Périgueux), Fedrigo Michel (Pédale Tonneins), Claude Magni (VC Langon), Riberot Jean-Louis (Pédale Tonneins), Labat Jean-Louis (Pédale Tonneins), Peyre Francis (UC Villeneuve), Cosani William (AC Bon Encontre), Benamara Claude (Pédale Tonneins), Cosani Jacques (AC Bon-Encontre), Alizie Robert (Guidon Agenais), Laporte Jean-Claude (CC Marmandais), Lafargue Daniel (VC Fumel), Desco Pierre (CC Marmande).

V4

Lors d'une course dans le Bergeracois entouré à gauche par Jean-René Villechanoux
et à droite par son président Jean-Marie Defix, micro en main

Palmarès de PR Villemiane connu en 1971 : 1° Javerlhac, 1° Douzillac, 1° Bordeaux-Bergerac, 2° Augignac, 2° Chalus, 3° Saint-Yrieix la Perche (Prix de la nation), 3° Abjat sur Bandiat, 3° Allassac, 3° Piégut-Pluviers, 5° Prigonrieux, 6° Boucles du Bas Limousin, 7° Saint-Martial de Valette, 7° Prix Reix à Saint-Junien, 1° Sarlat le Pontet, 1° Mensignac (Championnat de Dordogne), 1° Trélissac, 1° Ladouze, 1° Rochefort sur Mer (17), 1° Prix de Brossac (16), 1° Prix du Pontet (33), 1° Prix d'Etagnac (16), 1° Ste Foy la Grande (33), 1° Bergerac ( 24), 1° Villandraut (33), 1° Villognon (16), 1° Langon (33), 1° Villefranche du Périgord (24), 1° Trélissac (24), 1° Lavardac (17), 1° Milhac d’Auberoche (24) - (20 victoires)

Tour du Limousin 72

Villemiane révélation du Tour du Limousin en 1972

- 1972 année olympique, constitue une grande saison. Notre Bibi régional se fait en effet une place au soleil, si bien qu’il est sollicité par les formations pour courir les grandes épreuves amateurs du calendrier. Jacques Suire responsable de l’équipe Peugeot a véritablement du flair. Il ne tarit pas d’éloges à l’égard de sa nouvelle recrue : Pierre-Raymond Villemiane ! J’ai l’impression dit-il que Villemiane va nous épater. Je l’ai vu l’autre jour dans une épreuve, où victime d’une crevaison, il est revenu seul sur le peloton à la vitesse de l’éclair et ensuite il a débouché comme un obus. Au Tour du Limousin, il risque de faire du mal. Vrai qu’il a fait du mal, mis à part les premières places du classement chasse gardée des Soviétiques. Mais si on excepte cette équipe qui se préparait pour la course de la Paix et les jeux de Munich, Villemiane fut bien le meilleur homme de ce Tour du Limousin, le plus beau, le plus international jamais organisé par le président Perrier. Tout au long des étapes, le Bergeracois fit étalage d’une classe naissante qui autorise de belles espérances. Dès le premier jour, Bibi fut dans la course. On le savait bon sprinter, mais on le voyait piètre grimpeur. C’était une idée toute faite. Son sprint fit mouche dans la sixième étape (Tulle-Nexon) mais dans les côtes les plus rudes, la présence de Villemiane ne se démentit jamais. On sait pourtant que du côté d’Ussel ou de Guéret les difficultés font légion. Et pourtant c’est sur ces routes que Villemiane a justifié tout le bien que l’on pensait de lui, à tel point que Suire prétend qu’après Régis Ovion, le Bergeracois est sans doute le meilleur coureur français.
- Il faut tout de même savoir que Pierrot a remporté lors de ce Tour du Limousin le classement par points, qu’il s’est classé deuxième du Challenge du meilleur grimpeur et que de surcroit il fut désigné par le jury coureur le plus combatif de l’épreuve. Quand on pense à la participation exceptionnellement relevée de ce Tour du Limousin, la performance du Foyen prend sa véritable dimension. Il a fait mieux que le meilleur coureur du club France, mieux que les Belges, bref ce fut le meilleur français tout simplement.
- Ces bonnes dispositions seront confirmées lors de la Route de France où il remporte deux victoires d’étapes et effectue une magnifique prestation au Tour de l’Avenir remporté par le Hollandais Den Hartog. Cette saison 1972 constituera un moment clé de la carrière de Villemiane qui se retrouve parmi les meilleurs amateurs du pays et leader du comité d’Aquitaine.
Palmarès de PR Villemiane connu en 1972 : 1° Mussidan prix des rameaux (24), 1° Saint Pastour (47), 1° Bayonne, 2ème Championnat d’Aquitaine route à Pineuilh, 1° Nexon (87), 1° Nersac (16), 1° Saint Yriex la Perche (87), Vainqueur de deux étapes Route de France à Vichy avec ascension Puy de Dôme et 4ème classement général, 8° dernière étape Route de France, 1° St Mesmin (24), 1° Montclar d'Agenais (47), 1° Brive (19), 1°Le Dorat (87), 1° Bergerac (24), 1° Ladouze (24), 1° Limogne en Quercy (46), 5° prologue du Tour Limousin, 9° troisième étape Tour Limousin, 1° de la 5ème étape du Tour du Limousin et 5° du classement général, 3° deuxième étape Tour Limousin, 3° quatrième étape Tour Limousin, 8° de la septième étape Tour Limousin, 1° classement par points du Tour du Limousin et sacré plus combatif, 1° La Machine (58), 1° Autry le Chatel (45), 1° Belin (33), 1° de la première étape du Pays de Brive (Bas Limousin), 1° Classement général Pays de Brive (Bas Limousin), 2° Prigonrieux, 3° Limoges-Saint-Yrieix, 8° troisième étape Tour de l’avenir, 7° classement général du Tour de l’Avenir, 3° classement par points Tour de l’Avenir, 4° Prix Nutsy à Felletin, 1° Bordeaux-Bergerac, 1° Circuit de Villefranche de Rouergue, 2° Trophée Peugeot à Valentigney, 7° Augignac, 7° Bénévent l’Abbaye, 8° Prix de la Trinité Guéret. (23 victoires)

Béarn-Aragon

Dans le Béarn-Aragon qu'il va remporter en 1973

- En 1973, Villemiane poursuit sa belle chevauchée et continue d’étonner. A Bergerac et au Vélo-Club, on vit grâce à lui de très beaux moments. Le club compte 31 coureurs, 20 dirigeants et met sur pied 8 épreuves. René Nénert qui préside le club n’en revient pas et l’exemple de Villemiane stimule les énergies du VC Bergeracois. Au seuil de cette nouvelle saison on évoque ses exploits au Tour du Limousin, confirmés ensuite par le circuit de Villefranche de Rouergue puis par sa deuxième place au grand Prix Peugeot après  un coude à coude avec Michel Fedrigo le vainqueur. On lui doit ses quelques 23 victoires et fut classé en plus 22 fois deuxième. Dans la Route de France, il obtint une belle place d’honneur (5°) et remporta deux victoires d’étapes pour terminer sa saison aussi fort qu’il l’avait commencée en se comportant admirablement dans le difficile Tour de l’Avenir.
- Raymond doit confirmer cette année sa brillante saison 1972. Il sera membre à part entière du club France et pourrait bien y prendre une place de choix maintenant que de nombreux coureurs l’ont quitté pour passer dans les rangs professionnels.
- Raymond Villemiane est donc le fer de lance de son club pour lequel il marquera de son empreinte cette saison 1973.

C

Claude Magni, Alain Bernard, Pierre Villemiane, Bernard Bourreau
et Francis Dubreuil, les cadors d'une époque (de gauche à droite)

Palmarès de PR Villemiane connu en 1973 : 1° Tour des Alpes de Provence, 1° Troche (19), 1° Brive (19), 1° Figeac (46), 1° Marmande (47), 1° St Yrieix la Perche (87), 1° Monbazillac (24), 1° Pineuilh samedi et Pineuilh le dimanche (33), 1° Tour du Béarn Aragon, 1° Eymet (24), 1° Nonaville (16), 1° Javerlhac (24), 1° Couze et St Front (24), 1° Montpon (24), 1° Lubersac (19), 1° Decazeville (12), 1° Nérac (47), 1° Champ S/Tarentaine (15), 1° St Romain en Charroux (86), 1° Bordeaux-Bergerac, 3° Saint-Médard de Mussidan, 1° Troche (19), 3° de la première étape Prix Eco-therm à Brive, 1° de la deuxième étape Prix Eco-Therm Brive, 1° Prix Eco Therm Brive (classement général), 1° première étape Tour Limousin, 1° deuxième demi-étape Tour Limousin, 2° de la deuxième demi-étape Tour Limousin, 1° quatrième étape Tour Limousin, 2° cinquième étape Tour Limousin, 3° sixième étape Tour Limousin, 4° classement général Tour Limousin, 2° Augignac. (27 victoires)

VÉLO DORDOGNE - PR. VILLEMIANE (1970-1973) © BERNARD PECCABIN
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Prochaine publication : Sa fin de carrière chez les amateurs

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20 juillet 2018

PIERRE-RAYMOND VILLEMIANE (1° partie - 1967-1969)

SES DÉBUTS CHEZ LES CADETS/JUNIORS
(Pierre-Yves Le Borgne sera heureux de trouver cet article et sa suite)

Pierre

- Pas facile d’avoir le palmarès complet de Pierre-Raymond Villemiane. En faits, l’homme s’est retranché dans sa vie de famille, coupant le cordon avec le monde cyclisme qu’il ne côtoie plus depuis bien longtemps. Jusqu’au jour où Vélo-Dordogne, a découvert que notre ancien champion de France allait devenir parrain de la formation cycliste Dordogne Sud (lien actif le 20.07.2018) présidée par Sylvain Le Bail. C’est donc grâce à lui que nous avons pu connaître son palmarès amateur, celui des professionnels étant comme chacun sait accessible sur le web. (NDLR : merci à Sylvain pour sa contribution appréciée par Vélo-Dordogne).

PRV Amateur

Pierre-Raymond Villemiane chez les amateurs (EC Foyenne et VC Bergeracois)

- Aujourd’hui Villemiane vit en Dordogne, à Lamonzie-Saint-Martin, là où il a terminé sa carrière d’artisan peintre, c'est-à-dire dans la simplicité et tout en occupant ses loisirs à la chasse à la palombe avec son ami Claude Mazeaud mais aussi en se consacrant au jardinage. Pierre-Raymond Villemiane est resté un homme simple, refusant les interviews, laissant son passé sportif de côté malgré toutes les performances collectionnées au cours de sa carrière.
- Une carrière qui s’est échelonnée de 1967 à 1975 chez les amateurs, de 1976 à 1983 chez les professionnels, puis un retour chez les amateurs de 1988 à 1989. Nous allons donc remonter le temps, en essayant d’analyser saison après saison ses résultats sportifs.
- Né le 12 mars 1951 à Pineuilh (33) d’une famille d’agriculteurs, il est le 8° des onze enfants d’une fratrie de neuf garçons et de deux filles.Il a débuté sa carrière amateur au sein de l’EC Foyenne présidée à l’époque par René Bonnet. En 1967 il signe sa première licence et obtient son premier succès la saison suivante. En 1969, il rejoint le Vélo-Club Bergeracois présidé par Jean-Marie Defix au sein duquel il restera jusqu’en 1983. C’est aussi pour cette raison que nous classons ce coureur parmi ceux de Dordogne qui nous sont si chers. Pour certains lecteurs, nous précisons que Pineuilh est une commune adossée à la ville de Sainte-Foy la Grande, ville qui se situe sur la rive gauche de la Dordogne et qui bien que Girondine, vit au rythme de notre Périgord. D’ailleurs de l’autre côté de la rive, se situe Port Sainte Foy, une commune de Dordogne, qui ne peut vivre l’une sans l’autre...
- Voir la vidéo de Pierre-Raymond Villemiane sur ce LIEN (site de Dordogne Sud - lien actif le 20.07.2018).

ECF

PR. Villemiane au milieu des siens à l'Etoile Cycliste Foyenne

 PREMIERE SAISON à l’EC FOYENNE

- L’Etoile Cycliste Foyenne est un club qui a un solide passé. Les origines du cyclisme Foyen remontent à 1893. En cliquant sur le lien précédant, vous pourrez découvrir un résumé de son histoire, où de très bons coureurs ont fait la renommée de cette vaillante société.
- Nous sommes en 1967 et Pierre-Raymond Villemiane qui est un gamin de 16 ans, choisit le cyclisme. Ce choix  s’est fait  grâce aux conseils de son beau-frère Robert Zacchi, qui pratique cette discipline. Et comme tous les enfants de la contrée, il a fallu d’abord économiser pour avoir son vélo. A cette époque, on trouvait à Sainte-Foy de redoutables champions tels Joseph Paré, Albert Frigo et Jean-Marie Valade, alors que Pierre Dory terminait lui sa longue carrière... L’EC Foyenne c’était surtout l’affaire de René Bonnet qui s’est dévoué sans compter pour son club.

Composition du bureau de l’EC Foyenne (1967-1968)

- Président fondateur : Jean Pagnac
- Présidents d’honneur : M. Bonnemaison conseiller général et M. Henry Menet.
- Président actif : M. René Bonnet.
- Vice-présidents : MM. Jean-Paul Fanen, Bernard Chaumont, Perrier.
- Secrétaire Général et membre correspondant : Jean-Gérard Noël
- Adjoint et responsable matériels : Jean Favereau
- Trésorier : M. Martineaud - Adjoint : Yves Le Foch.
NOTA : A cette époque l’EC Foyenne c’était 33 coureurs, 19 dirigeants et 15 épreuves organisées.

SAISON 1968 ET PREMIER SUCCES

Pierrot gamin

- A Sainte-Foy et à cette époque, on pédalait et on partageait ces moments sportifs entre camarades. Il y avait à cette époque une bande de jeunes qui habitaient sur les plateaux dominant la ville. Et en cette période, comme dans beaucoup d’endroits, les jeunes n’avaient guère la possibilité de pratiquer un sport d’équipe. La course cycliste entre gamins d’un même village ou ceux d’ailleurs, constituait le premier pas vers la licence. Puis il fallait subvenir aux frais et certains vendaient au marché des pissenlits pour se faire de l’argent en vue de remplacer le matériel défaillant comme les boyaux. C’était une belle époque et Pierre-Raymond Villemiane qui sortait d’une fratrie de onze enfants, a certainement connu des moments pas faciles au cours de cette période, où les jeunes avaient besoin d’un vélo, puis d’une licence et surtout d’avoir les moyens d’aller courir. Il y avait pléthore de courses dans la région si bien que souvent, les coureurs se rendaient au départ avec leur bicyclette et leur musette. La saison 1968 constituait la première saison junior pour Pierre-Raymond qui avait alors 17 ans. Si notre vedette n’a rien gagné en 1967, la victoire lui a sourit en cette saison 1968 avec cette première gerbe gagnée à Mouliets et Villemartin, une commune située tout près de Castillon la Bataille. Mais notre coureur sans moyens se déplaçait peu. Il profitait parfois de l’occasion d’un collègue et de ce fait, on ne le trouve pas dans les partants du Pas Dunlop régional 1968, encore moins sur la piste Bordelaise du stade Lescure. C’est pour cette raison qu’il est parti au Vélo-Club Bergeracois fin 1969, club qui lui a ouvert grand les portes pour lui donner les moyens de courir là où il voulait.
- Si le nom de Villemiane est introuvable pour la Pas Dunlop 68, il est par contre bien présent en 1969 lors du Régional(1) qui s’est déroulé le 8 juin 1969 à Ribérac remporté par Claude Magni (VC Langon). Derrière lui arrivent dans l'ordre Vidal (Libourne) à 5'30s, puis Dumondi (CC Béarnais), Cigana (CC Bordelais) puis 5° Villemiane qui sera retenu pour le Championnat de France. Voici d’ailleurs sur les lignes suivantes  la liste des partants qui font de ces coureurs, les cyclistes de la "génération Villemiane". (Lire aussi le commentaire de Mazeau, coureur de l'EC Foyenne de cette période, au sujet du championnat de France couru aux Essards banlieue de Rouen)
(1) cette course n’était pas le Pas Dunlop couru lui en avril, mais un Championnat organisé par le comité régional
Palmarès de PR Villemiane connu en 1968 : 5° Tourtoirac, 8° Saint-Martin l’Astier, 1° Mouliets et Villemartin (1 victoire).

Première victoire

Première victoire de Villemiane en 1968 à Mouliets et Villemartin en 1968

Les engagés du Championnat d’Aquitaine en 1969 : Abadie Bernard (VC Libos), Arbès Hubert (UCS Anglet), Ardouin Dominique (AS Libourne), Babin Bertrand (VS Marmandais), Bernadet Alain (VS Marmandais), Berthomet Gérard (CA Béglais), Besse Gérard (CA Béglais), Bette Jean-Jacques (US. Coutras), Biale Christian (VC Bergeracois), Breulaud Christian (UCD Villeneuve), Bruletout Didier (US. Coutras), Casas Francis AS. Libourne), Chabourlin Bernard (AC Bon-Encontre), Chalme Loïck (SAM Bordelais), Cigana Alain (CC Bordelais), Cousty Gilbert (CC Périgourdin), Criado Ramon (US Dacquoise), Crosa Gérald (Biarritz-Olympique), Dazat Jean-Claude (CC Lindois), Demarcq Bernard (UC Mimizan), Démortier Anick (VC Bergeracois), Denis Claude (CC Périgourdin), Desco Pierre (CC Marmandais), Dumondin Jean (CC Béarnais), Fauchier Serge (CC Périgourdin), Fulchic Michel (UST. Pédale Tonneins), Garcia Robert (Essor Haut Gantois), Gaudin Daniel (UC Orthez), Gay Gérard (VC Bergeracois), Goni Roger (Guidon Bayonnais), Gorostégui Gérard (Guidon Bayonnais), Grellety Guy (CC Lindois), Hourdebaigt Robert (UC Artix), Iribarnegaray Patrick (VC Macaudais), Joubert Jean-Luc (Girondins de Bordeaux), Labat Charles (CC Béarnais), Lafon Rémy (UC Arcachon), Labrousse Raymond (CC Périgourdin), Laforet Bernard (Bordeaux VC), Lagrave Bernard (US Talence), Lamouliatte Francis (US. Bouscataise), Lamouliatte Jean-Louis (US. Bouscataise), Laud Jean-Paul (CC Périgourdin), L’Ebrellec Jean-Claude (UC Artix), Lesbegueries Marcel (US Dax), Lespinasse Roland (EC Foyenne), Loubriat Jean-Paul (CC Sarladais), Magni Claude (VC Langon), Marbouty Alain (EC Foyenne), Martin Jacques (RC Mussidan), Matignon Bernard (EC Foyenne), Mazeau Jacques (EC Foyenne), Menjot Alain (UC Artix), Merle Patrick (Pédale Nontron), Miozzo Bernard (UST Pédale Tonneins), Moll Antoine (CC Bordelais), Montet Jean-Marc (VC Sainte-Livrade), Munariz Alain (CC Bordelais), Nieucel Henri (SAM Bordelais), Pallaro Denis (AS Libourne), Pasini Lido (UCD Villeneuve), Pau Thierry (CC Bordelais), Petit Pierre (AS Libourne), Peyre Guy (UST Pédale Tonneins), Prime Jean-Luc (CA Béglais), Reaud Jean-Paul (CA Béglais), Royère Régis-Yves (CC Lindois), Saint-Martin Gérard (CA Créon), Santarossa Jacqui (VC Bergeracois), Santiago Christian (VC Bordelais), Seureau Jean-Marie (AS. Libourne), Tomiet Bernard (VC Langon), Turquois Daniel (CC Bordelais), Vidal Marcel (AS Libourne), Vieilleville Jean-Pierre (US Coutras), Villemiane Raymond (EC Foyenne).

Palmarès de PR Villemiane connu en 1969 : 10° Vigeois, 5° Championnat d'Aquitaine juniors à Ribérac, 1° Saint-Chamassy (1 victoire).
(NDLR : à cette époque la limite d’âge des juniors était de 19 ans)

VÉLO DORDOGNE - PR. VILLEMIANE (1967-1969) © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur les blogs :
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Prochaine publication :
Ses débuts au Vélo-Club Bergeracois en 1970

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14 juin 2018

STÉPHANE REIMHERR (2016) : 28 SAISONS SUR LES ROUTES (29° partie)

2016 LA DER DES DERS AVEC LE TEAM CYCLISTE PERIGORD

2016 Bègles ter

Podium à Bègles où il termine deuxième derrière Vidal (Apogé) © photo sudgirondecyclisme.fr

- Quand on est passionné du vélo, quand on a pratiqué le cyclisme toute une vie, quand on a vécu la grande compétition, quand on a savouré autant de succès, quand on a suivi les Tours de France dès son jeune âge, comment faire pour abandonner un tel héritage qui a marqué votre jeunesse au point d’occuper votre esprit, vos habitudes et de tisser partout des liens amicaux ?

2016 Marigny-Brizay podium

Marigny-Brizay et ses routes de la Vienne avec une 3° place pour le podium

- Stéphane Reimherr a été un passionné. C'est-à-dire une personne qui a eu besoin et envie de projeter ses forces, ses appétits dans une direction unique, pour réaliser une œuvre remarquable. Se défaire de ce cercle, de cette spirale, s’en séparer, ce n’est pas chose simple après vingt-huit ans de compétition. Ceci explique le fait que trois saisons ont été nécessaires pour franchir le pas, définitivement...

2016 Montamisé

Encore dans la Vienne où on l'aperçoit en tête dans l'épreuve de Montamisé

Reimherr TCP

- Il a débuté en 1989 rappelons-le, pour terminer son cycle en 2016. Mais même avant 1989, il y eu les années de pré-apprentissage, l’époque des balbutiements cyclistes où il s’essayait sur un vélo... C’est que notre Reimherr en a vu des compétiteurs. A commencer par ceux nés pendant la guerre et qui en qualité de quadragénaires, voire de trentenaires ont persévéré à ses côtés, jusqu’aux années 80, quand "le Stéph" lui, débutait. Stéphane c’est le cycliste de la fin du 20° siècle et celui du début du 21°. Une période charnière, très riche, qui a transformé et révolutonné le deux roues, qui a mondialisé la discipline et où les technologies de tous types interviennent dans le devenir et le progrès de notre bon vieux vélo !

- Ceci étant dit, Reimherr a donc décidé de faire une année de plus. Le vélo c’est sa vie, le quitter d’un coup c’est compliqué. Les entraînements, les courses, les podiums, les intervieuws, le public, on ne peut pas au risque de se répéter lui enlever ça d’un coup... Ce qui revient à dire que trois ans après avoir annoncé son retrait de la compétition, l’ancien est toujours là avec la volonté et la motivation. Il est vrai qu’en cette saison 2016 une nouvelle structure se met en place en Dordogne avec le Team Cycliste Périgord 24 qui est un peu un "copier coller" de l’Entente Sud Gascogne, voire d’Occitane Cyclisme Formation. Ce nouvel horizon cache t-il de futures ambitions ? Qui sait ? Car Reimherr a toujours manifesté son désir de former des jeunes cyclistes. La mise en place de ce Team a sans doute été déterminante pour rempiler un temps soit peu.

2016 Cent tours Px

Victoire de Pasquet, Reimherr (2°) lève les bras © photo sudgirondecyclisme.fr

- Disons que cette saison 2016 n’a pas été extraordinaire, ce qui est normal vu le chemin parcouru par le Vernois. A son âge, il est venu surtout pour peser les sensations des jeunes et surtout pour les épauler en course, quitte à sacrifier ses chances. Car à 42 ans, le Stéph n’a plus rien à gagner si ce n’est qu’il reste toujours le bienvenu des pelotons et surtout de son public.

2016 Auch bis

3° de la nocturne d'Auch gagnée par l'Albigeois Gaboriaud © photo sudgirondecyclisme.fr

- 2016 c’est surtout une constellation de places d’honneur (boucles de la Haute-Vienne, Marigny-Brizay, Bégles, Tour de la Haute-Vienne, Le Bouscat, Auch, Mussidan, etc...). La saison estivale a permis ensuite de faire ses adieux au Tour de la Dordogne, une épreuve qui l’a tant marquée. Ce dernier Tour Dordogne du Stèph a été le dernier de tous les cyclistes, puique depuis, il n’y a plus eu d’éditions. Aux 100 Tours, ce fut le bonheur de faire triompher l’ami Pasquet sur les boulevards, à Périgueux.

2016 Montpon

Sa dernière victoire à Montpon © photo sudgirondecyclisme.fr

- Le reste de la saison se résume aux classiques comme les Milandes, la Tomate, Puy l’Evêque, une coupe de France à Heugnes où Millour, un ancien vainqueur du Grand Prix de la Fraise triomphe, sans oublier Montpon sa première victoire de la saison et la dernière de sa carrière.

2016 Vic derniere arrivée

Dernière arrivée, dernière compétition à Vic Fezensac où il finira 5°
© photo sudgirondecyclisme.fr

- Puis il a tiré le rideau à Vic Fezensac, au pays de d’Artagnan et des Mousquetaires, là où les Ben Brahim, Saladié, Grassy, Rolleau et Perrucq ont écrit les plus belles envolées cyclistes de ce coin de Gascogne et où les quatre jours de Vic Fezensac ont été tant célébrés.

2016 TD 1° étape

Sur les routes de son dernier Tour Dordogne et de cette épreuve qui sera la dernière édition
© photo sudgirondecyclisme.fr

- Et puis le Gers c’est aussi le pays de votre serviteur, celui de ses racines paternelles, soit une raison de plus d’apprécier cette belle initiative et cette merveilleuse clôture d’une carrière que j’ai évoquée en une trentaine d’épisodes, à ma façon... Pour revoir la carrière de Reimherr, une future publication vous facilitera l'accès. Donc à bientôt ! 

Intervieuw_de_Guy_Dagot_avant_la_dernière_compétition (téléchargez le PDF)

 - MEILLEURES PLACES DE LA SAISON 2016

- 9° Circuit des vins du Blayais (1° Morgan Lamoasson - Vendée U), 3° Boucles Haute-Vienne à Razès (1° Yoann Soubes - CC Marmande), 3° Marigny-Brizay, 36° Montamisé (1° Alexandre Caudoux - UV Limousine), 8° Ladiville (1° Gerbeaud - VC Tulle), abandon Le Coux (1° Mickaël Larpe - Girondins), 2° Bègles (1° Mickaël Vidal - Apogé), 3° Tour de la Haute-Vienne, 4° Le Bouscat (1° Pierre Créma - TC Périgord), 7° Périssac (1° Alexis Guérin - Blagnac), 8° Ladiville, 9° Ronde de la Côle (1° Jean Mespoulède - CC Périgueux-Dordogne), abandon championnat d’Aquitaine à Villamblard (1° Mickaël Larpe - Girondins), 3° Nocturne d’Auch (1° Guillaume Gaboriaud - Albi VS), 68° La Jemaye-Vergt Tour Dordogne (1° Elie Gesbert - VCP Loudéac), 27° Creysse-Saint-Sauveur chrono Tour Dordogne (1° Romain Campistrous - GSC Blagnac), 93° Lanouaille-Peyzac Tour Dordogne (1° Guillaume Bonnet - EC Saint-Etienne), 93° Thiviers-Mensignac (1° Elie Gesbert - VCP Loudéac), 66° Classement final Tour Dordogne (1° Paul Ourselin - Vendée U), 3° Mussidan (1° Damien Lapouges - EC Trélissac CC), 2° Cent Tours des Boulevards Périgueux (1° Audric Pasquet - EC Trélissac CC), 7° Les Milandes (1° Samuel Plouhinec - CS Dammarie les Lys), 1° Nocturne de Montpon, 99° Heugnes Coupe de France (1° Geoffrey Millour - OC Locminé), 6° Puy l’Evêque (1° Yoann Paillot - CO Couronnais), abandon GP de la Tomate (1° Alain Riou - TC Pays de Dinan), 5° Vic Fezensac (1° Killian Larpe - Apogé).

2016 Les Mlandes bis

Les Milandes, un lieu où il a connu des moments de gloire au cours de sa carrière

VÉLO DORDOGNE - STÉPHANE REIMHERR (29) © BERNARD PECCABIN
Prochaine diffusion : 1989-2016 Tout connaître sur Reimherr
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07 juin 2018

STÉPHANE REIMHERR (2015) : 28 SAISONS SUR LES ROUTES (28° partie)

2015 DE RETOUR DANS UN CLUB DU PÉRIGORD

2015 Cénac départ

Et une saison de plus avec départ à Cénac et Saint-Julien © sudgirondecyclisme.com

- A 41 ans, Stéphane Reimherr revient dans un club du pays. Il est vrai que depuis 2013, le Vernois joue les prolongations avec la compétition. Lassé en 2013 par la tournure des évènements à Montauban, un peu déçu des résultats 2014 à Albi mais euphorique pour le collectif de sa formation, Stéphane répond favorablement aux offres de l’Entente Cycliste Trélissac Coulounieix-Chamiers qui prépare une DN3 et semble d’accord pour accompagner cette équipe au sein de laquelle il retrouve Jérémy Beneyrol 20 ans, Jean-Luc Delpech 35 ans, Ludovic Guionie 34 ans, Romain Leroy, 26 ans, Damien Lapouges 30 ans, Audric Pasquet 24 ans et Yohan Poirier 38 ans. Le programme de la Coupe de France est conséquent avec la Vienne Classic, le Tour du Périgord et le Grand Prix Fenioux.

2015 Ruelle ter

Première victoire à Ruelle sous le maillot de Trélissac

- C’est au mois de mai que Reimherr renoue avec la victoire en inscrivant  la nocturne de Ruelle à son palmarès. Les autres épreuves se passent assez bien et on essaye de monter le niveau de l’équipe et celui de ses individualités. Bon Tour des deux vallées, des boucles de la Haute-Vienne satisfaisantes et deuxième victoire à Bègles encourageante, même s’il ne faut pas accorder trop d’importance à cette progression.

2015 Primevère Montoise

- Et puis il y a eu la Primevère Montoise où Reimherr (photo ci-dessus) était dans l’échappée initiale jusqu’à 40 km de l’arrivée mais dont le final a été plus compliqué que prévu...

2015 CF des masters

Champion de France des Masters à Laives (70)

- Le 14 juillet Reimherr participe aux Championnats de France des Masters à Laives dans la Saône et Loire. Il remporte le titre des Masters 3 (40/44 ans) ce qui constitue un bon point pour agrémenter son palmarès et même celui du chrono par équipes avec Lapouges et Delpech.

2015 ECTCC TD

Départ du Tour de la Dordogne 2015 avec le club de Trélissac © sudgirondecyclisme.com

2015 TD arrivée

Protocole final du Tour Dordogne © sudgirondecyclisme.com

- Arrive ensuite une belle série de succès avec une quatrième victoire à Monpazier. Si l’an passé ça voulait ne pas rigoler, cette année "le Stéph" est de nouveau bien. Il ne sent même pas le poids de ses 41 balais et retrouve la joie de pédaler. Car après un bon Tour de Dordogne où il a pris un peu de caisse plus le maillot du plus combatif ; les cannes tournent sans mollir, il marche du tonnerre, si bien qu’après Monpazier, il ajoute Saint-Martin de Seignanx et Boulogne sur Gesse à son palmarès. En voyant de tels faits d’armes, beaucoup de ses adversaires ont bu une sacrée tasse. Et pourtant le Vernois a connu des saisons où il a douté, où il a donné l’impression de buter. Et quand il pense qu’il n’avance plus, lui, il redouble de courage et se fait violence si bien qu’à force ça finit par payer !

2015 Monpazier

Quatrième victoire à Monpazier © sudgirondecyclisme.com

2015 Monpazier bis

.Nocturne des remparts à Monpazier © sudgirondecyclisme.com

2015 Bruch

Avec Marcel Cailleau à Bruch © sudgirondecyclisme.com

- Fin juillet c’était la nocturne de Bruch. L’occasion de revoir l’ami Marcel Cailleau malheureusement bien handicapé ce qui démontre que le temps passe vite. Là aussi, la fougue naturelle du Stèph prend le dessus. A trois kilomètres du but, il a course gagnée sauf que Delpech, Lamy et Valade viennent le titiller. Et ce jour là, il lâche dans le final. N’ayant pas roulé à l’économie, il a laissé pas mal de watts et se contente d’une quatrième place...

2015 La Tomate

Battu au sprint au GP de la Tomate © sudgirondecyclisme.com

2015 La Tomate bis

Trélissac classé première équipe de la Tomate © sudgirondecyclisme.com

- C’est alors que la mi-août se présente avec d’abord le Grand Prix de la Tomate. Après la chaleur diabolique et infernale de l’été, en ce 9 août la Tomate se court sous une pluie continuelle. Sous un ciel encombré de nuages grisonnants qui étouffaient la campagne Marmandaise, Reimherr s’échappait avec Perrocheau, Mespoulède et Bouchereau. Le groupe roulait fort et on pensait déjà à la victoire. Dos courbé sur le guidon, regard au sol, Reimherr égrenait les dernières bornes avec ses compagnons de fugue, se disant qu’en claquer une à Marmande, dans ce fief du vélo, ce serait le top ! Dans ses rêves de jeunesse, la Tomate constituait pour le Lot-et-Garonne où il est né, l’épreuve référence gagnée par Lesca, Barjolin, Fedrigo, Magni, Castaing, Vérardo, Pineau, tous natifs du pays du pruneau. Mais ce jour là Anthony Pérez le Provençal regardait, scrutait, épiait son entourage si bien qu’il signait la victoire et qu’il devra se contenter d’un podium. Quelque peu déçu, le Vernois se perd dans les méandres de la réflexion, une fois la ligne franchit. Mais il se console autour de son public qui est là malgré la pluie et qui n’a que des yeux pour celui qui a 41 ans est passé si près de l’exploit.

2015 Fenioux bis

Vainqueur du Fenioux, une énorme victoire

- Trois jours plus tard, il prend le départ aux Milandes mais à 48h00 du Grand Prix Fenioux, Stéphane n’insiste pas et bâche peut-être déjà avec des idées ailleurs. Le Fenioux c’est 148 bornes dans l’Indre mais c’est aussi la finale de la Coupe de France des clubs de DN 3. Comme on a roulé à plus de 43,2 km/h, le peloton qui se présente est très étiré avec trois hommes en phase de l’emporter. Parmi eux Drancourt (Dunkerque), Larpe (Girondins) et notre Reimherr. Pour le Vernois, pas question de revivre le Prix de la Tomate. Aussi notre coureur dégoupilla brusquement pour gagner cette manche de Coupe de France, soit une fois de plus pour réaliser l’irréalisable. Avec son regard déterminé, son visage creusé après ses efforts, il donna son analyse de la course :"C'est une belle victoire. Le GP Christian Fenioux c'est une belle épreuve en elle-même et en plus c'est une manche de la Coupe de France. Personnellement je suis content mais c'est surtout très bien pour l'équipe. Sur un circuit comme ça il ne faut pas louper le bon coup. Et avec la pluie et le vent c'était une course de guerrier. La semaine dernière je fais deuxième sur le GP de la Tomate dans des conditions similaires. Je savais donc que la forme était là. Je tournais encore bien les jambes à 10-15 bornes de l'arrivée. J'étais confiant même si je savais qu'il ne fallait pas trop temporiser parce qu'ils n'étaient qu'à 20/25 secondes derrière. Et puis un sprint n'est jamais gagné d'avance. Je voyais que les deux coureurs du POC Côte de Lumière n'étaient pas au mieux. Il ne me restait donc que deux "véritables" adversaires : Pierre Drancourt et Mickaël Larpe. On s'était manqué sur la première manche de la Coupe de France avec seulement 20 points de pris. Aujourd'hui, nous visions la victoire. On finit quatorzième au général mais j'estime qu'on n'est pas à notre place. Nous avions un effectif suffisant pour terminer dans les cinq premiers. Mais avec 35 équipes au départ de chaque manche c'est très difficile à gérer sur seulement trois manches."

- Une fois de plus Reimherr a su puiser au fond de lui-même l’énergie nécessaire pour retrouver le chemin du succès. Avec huit victoires, il est redevenu compétitif. Et puisque les signes annonciateurs de son déclin se sont estompés, on le reverra pour une 28° saison et un nouvel objectif, il aura alors 42 ans !

2015 Fenioux

Protocole du Grand Prix Fenioux (Coupe de France DN 3) avec Drancourt et Larpe

Entretien_avec_Direct_Vélo (télécharger le PDF)

- MEILLEURES PLACES DE LA SAISON 2015

- 143° Vienne Classique (1° Thomas Welter - VC Unité Schwenhein), 13° Primevère Montoise (1° Lucien Capot - VC Nay/ESG), 96° Trophée des Bastides (1° Guillaume de Almeida - US Montauban), 6° Mornac (1° Larrinago Muguruza - GSC Blagnac), 19° Terrebourg (1° Mickaël Larpe - Girondins), 7° Circuit des deux vallées (1° Mickaël Guichard - UA La Rochefoucauld), 24° Tour du Périgord (1° Loïc Herbreteau - CC Marmande), 1° Nocturne de Ruelle, 9° Boucles Hte Vienne Arnac la Poste (1° Mickaël Larpe - Girondins), 3° Chasseneuil, 49° à Montamisé (1° Romain Chaudron - Cholet), 1° Bègles, dans le peloton Tour Gironde (1° Stéphane Poulhiès - Occitane CF), dans le peloton Chasseneuil (1° David Barry - Team Elancia Tulle), Champion de France du contre la montre par équipes Masters (équipe de Trélissac avec Damien Lapouges et Jean-Luc Delpech), Champion de France route des Masters, 2° Championnat de France masters contre la montre individuel, 2° Le Bouscat (1° Kevin Soubes - CC Périgueux-Dordogne), 1° Saint-Martin de Seignanx, 5° Championnat d’Aquitaine à Aillas (1° Arnaud Labbe - CC Périgueux-Dordogne), 4° Notre Dame de Sanilhac-Boulazac Tour Dordogne (1° Cédric Delaplace - Bic 2000), 25° Contre la montre Mensignac Tour Dordogne (1° Yann Botrel - Bic 2000), 19° Rouffiac-Jumilhac le Grand (1° Nicolas Sessler - Dovy Keukens Belgique), 8° Creysse Lac de Gurçon (1° Luc Tellier - VCP Loudéac), 25° Classement final Tour Dordogne et plus combatif (1° Luc Tellier - VCP Loudéac), 3° Oradour sur Vayres, 1° Boulogne sur Gesse, 2° Prix de la Tomate (1° Anthony Pérez - AVC Aix), 2° Puy l’Evêque (1° Anthony Pérez - AVC Aix), 1° Monpazier, 4° Bruch (1° Jean-Luc Delpech - EC Trélissac CC), 7° Castets-Soustons Tour des Landes (1° Alexandre Kalikovskiy - CVR Isle Jourdain/Russie), 16° Lagor-Tartas Tour des Landes (1° Mickaël Larpe - Girondins), 6° classement final Tour des Landes (1° Alexandre Kalikovskiy - CVR Isle Jourdain/Russie), 8° Felletin, 1° Grand Prix Fenioux (Coupe de France DN3), 7° Nocturne de Montpon (1° Jean Mespoulède - CC Périgueux-Dordogne).

VÉLO DORDOGNE - STÉPHANE REIMHERR (28) © BERNARD PECCABIN
Prochaine diffusion : 2016 la der des ders
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