23 février 2018

PHILIPPE VERGNAL, ANCIEN DU GUIDON TERRASSONNAIS EST DÉCÉDÉ

Vergnal Philippe

- "Vélo-Dordogne" a relevé le décès de Philippe Vergnal, le 18 février à Clermont-l’Hérault (34). Ancien coureur du Guidon Terrassonnais, il était né le 5 septembre 1966 à Foix. Il avait débuté chez les cadets puis avait poursuivi sa carrière jusqu’en 1993 environ. Coureur discret, il était un régional au palmarès honnête, triomphant à Cours de Pile, Terrasson (deux fois), Saint-Bonnet près Bort, Saint-Christophe de Double et Saint-Céré notamment. Son père Georges, avait été un des présidents du vieux Guidon cher à l’ancien président Chauveau, Gagnebé et autres... sans oublier au cours de cette période l’actif secrétaire qu’était André Bouissou.

- A toute sa famille, à ses proches et à ceux qui l’ont connu, nous adressons nos sincères condoléances. Ses obsèques religieuses seront célébrées le samedi 24 février 2018 à 15 heures en l’église de Marcillac la Croisille (19), suivies de l’inhumation au cimetière communal.

VÉLO DORDOGNE - Philippe VERGNAL © BERNARD PECCABIN
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28 janvier 2018

LETTRE à JEAN-RENÉ

HUIT ANS DÉJÀ QUE TU ES PARTI

- Et bien oui, déjà huit ans que tu nous as quittés mon cher Jean-René, l’occasion de te donner pour cet anniversaire des nouvelles de notre terre. 2017 n’a pas été une année simple et pour ceux qui prennent de la bouteille comme moi, je constate que le ressort est cassé. Notre société se dégrade et ce n’est plus comme autrefois. Je suis sur que toi aussi tu exprimerais ton mécontentement si par bonheur tu étais des nôtres. La mentalité est devenue déplorable, l’amitié est un vain mot, tout fout le camp...
- Et la planète vélo, chose qui t’intéresse, souffre terriblement. Elle est à bout de souffle, elle n’a jamais été aussi basse que maintenant et le plus triste, c’est que l’on n’aperçoit pas le bout du tunnel. Bien sur, je ne te cause pas du cyclisme de haut niveau ! Celui-là continue à se gargariser au détriment du cyclisme local. Fini les courses de clocher, fini les fêtes locales, fini les luttes rivales du dimanche telles qu’on les aimait. Avec cinquante courses au calendrier, c’est vite pliée une saison en Dordogne et de plus, les coureurs ne viennent même plus courir... Et puis il y a eu la mauvaise nouvelle, celle du Tour de notre belle Dordogne qui ne se fera plus, Serge Sallès ayant jeté l'éponge...

Villechanoux story

- Aujourd’hui, les réformes territoriales nous valent que l’Aquitaine, le Poitou-Charentes et le Limousin ne font plus qu’un : "la Nouvelle Aquitaine". Vincent Dedieu en est le premier président, mais là aussi, il n’a eu aucun mal pour y parvenir, faute de liste adverse. Cela prouve le manque d’intérêt des gens envers notre cyclisme. Chez nous le président Blondel a démissionné, étant mis en minorité lors d’une élection où il s’agissait d’élire le représentant du département dans un collège spécifique du nouveau comité régional. Il n’y avait rien de plus légitime que lui pour nous représenté à Bordeaux. Et bien non, la Dordogne s’est encore distinguée en confiant cette tache à une personne qui n’est même pas un élu du comité départemental. Et si tu veux des noms des auteurs de ce scénario, je peux t'en donner, mais comme ce sont les mêmes que ceux de ton vivant en 2008, tu connais...
- Ah, ces élections et son côté d’incertitudes, de surprises, sans parler de ces cabales où la Dordogne se fait toujours remarqué. A ce sujet il faut que je te dise que les présidentielles nationales elles aussi nous ont réservé de belles surprises. Un nouveau chef de l’Etat, âgé de 39 ans nous dirige. Son accession imprévisible, surprenante et rapide a fait que le paysage politique du pays se trouve bouleversé avec la disparition de la gauche et de la droite. Les électeurs ont voulu renverser la table, mais le nouvel élu est comme notre emblématique coq. Quand il chante, il a les pieds dans la merde et il n’oublie surtout pas de plumer les retraités... et les automobilistes...
- 2017 a été une triste saison pour le vélo Périgourdin. Difficile de te dire qui est le meilleur, ou qui domine le plus chez nous, car les coureurs qui meublent les clubs de division nationale, viennent souvent d’ailleurs. Pour nos purs jus, disons que Thomas Acosta, Rudy Fiefvez et Jean Mespoulède occupent le podium. Mais tu vois Jean-René, l’époque de Reimherr c’est bien fini... Même en me creusant la tronche, je ne vois pas quel est le meilleur coureur de Dordogne capable d’être pro ou de devenir un véritable espoir ? Non, le calme plat, mais paradoxe, on a deux clubs engagés en division nationale : un au nom de Périgueux, un sous l’aile du département. Un gâchis, quand on sait ce que ça coute et surtout quand on sait le monument de travail qu’un département devrait consacrer aux jeunes, l’élite restant plutôt à la charge des clubs. A Montpon, ta mémoire a été honorée avec le "souvenir Jean-René Villechanoux" gagné cette fois par Ludovic Nadon de Barbezieux.
- Faut quand même que je te dise que le Tour de France est encore passé chez nous et ceci durant trois jours : un jour de repos en Dordogne, une étape Périgueux-Bergerac par Lascaux, une autre entre Eymet et Pau. Je ne te dis pas le monde qu’il y avait, mais cela n’a pas entraîné un engouement en termes de nouveaux licenciés.
- Notre carnet de deuils par contre a reçu une belle gifle. Dès le mois de février l’ami Gilbert Cuménal est parti te rejoindre. J’espère que tu l’as vu là-haut et que tu lui a avoué que tu savais imiter sa voix... sacré Jean-René ! Et puis en novembre, c’est l’ami Valentin Huot qui s’est échappé. Là c’est tout un pan de notre patrimoine qui vient de disparaitre. Je me souviens tout gosse de Huot parce qu’à la radio, il passait les cols de mes Pyrénées en tête. Georges Briquet en faisait les éloges et j’étais devenu un de ces fans, loin de m’imaginer qu’un jour je résiderais près de chez lui. Valentin est parti, il nous reste Vivier, mais on le voit la roue tourne... A la fin de l’année, c’est Patrick Delmonteil qui nous a quittés. Celui-là je sais que tu l’as bien connu. Un monument du bénévolat parti dans la souffrance d’une vie injuste. Il ne fait pas bon vivre d’ailleurs en ce moment ; faut voir tous les gens qui sont quotidiennement sur la page des décès du journal. Ça fait peur, surtout quand on voit que ceux de notre génération, celle du Baby Boom arrive à son tour en fin de vie. Parfois je me demande si je ne vais pas être le prochain... ? Mais je m’en fous car après tout j’ai vécu de belles choses et c’est sans regrets que je quitterais cette maudite terre.
- A Mussidan et dans ton club, la roue aussi a tourné. Et même bien vite, avec un coureur qui avait équipé son vélo d’un moteur électrique. C’était à Saint-Michel de Double, dans ton pays perdu qui est devenu une capitale lors de ce prix des fêtes. Fallait voir tous les journalistes et les paparazzis de merde qu’il y avait pour prendre le fautif dans la nasse. Il a trompé ses rivaux, c’est vrai, mais il n’a pas tué, c’est un gentil gouyat, toi-même tu le disais... Mais c’est vrai que lorsqu’il a gagné par deux occasions, il a trompé ses camarades rivaux et ça c’est insupportable !!!
- Tu vois Jean-René que les nouvelles ne sont pas formidables. Et si j’ajoute les problèmes du climat vécus au quotidien, c’est vrai qu’on va être au chaud cet été encore. Les météorologues nous annoncent des chaleurs de plus de 50 degrés après l’an 2050. Oui je t’entends me souffler que les coureurs vont transpirer. C’est vrai, mais y en aura-t-il ? Ces affaires de climat m’irritent au quotidien (plus de 47 degrés à Sydney il y a 8 jours). Faut voir comment les éléments se déchainent. Les incendies, les inondations (surtout en ce moment), les cataclysmes, les ouragans, les tsunamis, on déguste... Même à Saint-Barth, là où Johnny Halliday est inhumé (oui lui aussi est mort) ils ont dégusté avec des cyclones à plus de 300 km/h. Toi aussi tu es à Saint-Barth (de Bellegarde), je sais, mais pas dans les Caraïbes, mais à celui des portes de cette Double que tu as tant aimé. Et puis j’ai rencontré Marie ta compagne. La pauvre, elle sortait de l’hôpital, ça nous a fait du bien de parler, surtout de toi...
- Sincèrement Jean-René tu nous manques. Ma femme me parle souvent de toi. Dès qu’elle arrivait sur les lieux de la course, tu allais à sa rencontre la saluer en parlant patois, pendant que moi j’étais aux dossards. Tu lui demandais : "tu nous as amené le grand ?" Souriante, elle te répondait pas l’affirmative. Alors en patois tu lui ajoutais : "il est de bon poil ?" Alors là c’était la rigolade et on ne savait jamais si c’était oui ou si c’était non. Et comme on ne savait pas, c’était toi qui te chargeais de mettre de l’ambiance au micro en attendant "ton grand". Celui qui ne t’oublie pas...
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- Lettre à Jean-René (7 ans déjà)

VÉLO DORDOGNE - JEAN-RENÉ © BERNARD PECCABIN
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29 décembre 2017

PATRICK DELMONTEIL S’EST ÉCHAPPÉ

L’ancien coureur Bergeracois nous a quittés ce matin

vaincu par une terrible maladie

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En 2007, à Saint-Martin de Fressengeas Patrick Delmonteil soulève
la coupe de la victoire de son équipe au championnat départemental

- Après Jacques Martin, Gilbert Cuménal, Joaquim Serrano, Alex Boucher et Valentin Huot, Patrick Delmonteil s’en est allé, terrassé par une cruelle maladie qui le rongeait depuis des années. C’est en ce matin du 29 décembre 2017, que Patrick nous a quittés sur son lit d’hôpital à Périgueux, après un ultime combat qui a fini par le vaincre... Né le 15 novembre 1953 à Auch, Patrick a été coureur de série régionale au sein de l’EVCC Bergerac, avant de devenir le coach si apprécié des licenciés. Il était le frère aîné de Thierry également coureur très connu.
- Patrick était un habitué des circuits et vivait surtout par le vélo. Même si son palmarès n’est auréolé que de quelques bouquets, c’est notamment par sa fidélité, sa gentillesse et sa présence sur nos routes qu’il s’est fait remarquer et adopter par la petite reine. On peut signaler ses quelques succès connus comme à Saint-Louis en l’Isle, Lalinde, Bergerac, Echourgnac et sans doute bien ailleurs... Il a également couru chez les vétérans. Détenteur d’un brevet d’entraîneur, il a coaché non seulement ses couleurs mais aussi celles du comité de Dordogne dont il a été élu au sein du collège des éducateurs.

2006 Saint-Astier

Et un trophée de plus pour l'équipe de Patrick Delmonteil en 2006 à Saint-Astier

- Patrick Delmonteil était d’une façon imagée un soldat de la route. Il a été remarqué plus par sa présence, sa fidélité au cours de longues et multiples saisons que par ses succès. Piqué comme on le dit dans notre jargon par un rayon de bicyclette, il détient certainement un long chapelet de campagnes sur route. Il connaît bien le métier de coureur et il a su surtout l’inculquer auprès des jeunes qui lui doivent beaucoup.
- En cette pénible circonstance, "Vélo Dordogne" exprime ses vives condoléances à sa famille et à ses proches. Ses obsèques se dérouleront le 2 janvier 2018 à 10h15 au crématorium de Bergerac, rue de l'Espinasset.

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En 2007, coach de l'équipe Dordogne au Grand Prix de la Fraise

NDLR : Le club de votre serviteur organise chaque saison une gentleman avec le Rotary Cyrano Bergerac, dont les bénéfices vont pour la recherche de la maladie de Charcot. Patrick est décédé de ce mal.

VELO DORDOGNE - PATRICK DELMONTEIL © BERNARD PECCABIN
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21 novembre 2017

VALENTIN HUOT EST DÉCÉDÉ CE JOUR

LA MORT D’UN GÉANT ET D'UN FORÇAT DE LA ROUTE

VH 2017

- Valentin Huot restait un des plus emblématiques champions de notre Dordogne. Né le 1° mai 1929 à Creyssensac et Pissot, il s’est éteint ce matin à 5h00, sans doute affaibli par l’âge et peut-être par la maladie. Double Champion de France des professionnels, ayant couru six Tours de France, il détient un palmarès extraordinaire. Il était un des titans de la route. Celui des époques de Bartali, Coppi, Bobet et autres. Parler de Valentin Huot, c’est évoquer toutes ces équipes régionales du Tour de France, toutes ces épopées qui nous ont donné à nous gamins de cette période, la chair de poule, l’envie du vélo et de rêver...
- Mais Valentin c’était aussi notre ambassadeur pour les venues du Tour de France, c’était sa gentleman annuelle qui rassemblait toutes les anciennes gloires, c’était aussi l’écrivain qui racontait son histoire et sa vie dans les pelotons (Prix Antoine Blondin 2000).
- Pour tous ceux qui veulent revivre toute sa carrière, "Vélo Dordogne" vous invite à cliquer sur sur les liens du paragraphe ci-dessous. Vous y trouverez tous les moments de sa carrière que vous pourrez découvrir les uns après les autres ainsi que de nombreuses photos.
- Les obsèques se dérouleront Vendredi 24 novembre à 15h00 en l'église de Manzac-sur-Vern. En attendant, "Vélo Dordogne" exprime sa vive compassion et adresse ses sincères condoléances à toute sa famille.

VH 2017

LA CARRIÈRE CYCLISTE DE VALENTIN SAISONS APRÈS SAISONS

- Ses débuts en 1951 (1° partie) Première course à Pont Saint-Mamet.
-
Saison 1952 (2° partie) Valentin Huot coureur mythique du Périgord.
- Saison 1953 (3° partie) De la Route de France au Grand Prix des Nations avec les indépendants.
- Saison 1954 (4° partie) Au sein de l’équipe Terrot : Vainqueur de Paris-Limoges et premier Tour de France en équipe régionale.
- Saison 1955 (5° partie) Equipe Rochet. Gagne la Polymultipliée, se marie et abandon au Tour de France (chute).
- Saison 1956 (6° partie) Equipe Mercier. Gagne le circuit de l’Aulne et manque de peu le GP de la Montagne du Tour de France.
- Son Tour de France 1956 - Manque de six points le GP de la Montagne au Tour de France.
- Saison 1957 - Champion de France des professionnels à Châteaulin (1° partie)
- Saison 1957 - Champion de France à Châteaulin (2° partie).
- Saison 1958 - Champion de France à Belvès (1° partie).
- Saison 1958 - Reportage du championnat à Belvès (2° partie).
- La fin de carrière de Valentin Huot

vh 2017

Le matin de son premier titre à Châteaulin Huot avec ses équipiers dans un café
( Bianco, Coste, Jean Bobet, Bouvet, Fournier, Louison Bobet)

Palmarès de Valentin Huot chez les pros :

 1951 Vainqueur à Saint-Mayme de Péreyrol (24), du prix Mounet à Périgueux, du prix d’Eygurande, de Villamblard, du championnat de l’US Bergerac et du prix de Saint-Michel de Villadeix.
1952 Vainqueur du circuit de la Rochette (16), du prix Marbot à Neuvic, du critérium de Monbazillac, 5° du championnat du Limousin à Ribérac (24), 4° Trophée Simplex à Reims, vainqueur successivement à Villeneuve sur lot, Vieilleville (23), Aubusson (23), Saint-Junien (87) et Saint-Céré.
1953 (Terrot-Hutchinson) vainqueur du GP Thermo-Mécanique à Bergerac, du prix Latié à Limoges, du prix Lapasserie à Périgueux, Champion du Limousin contre la montre à Brive, vainqueur à Saint-Aulaye, Meymac, Saint-Sulpice le Guérétois, Bourganeuf, 1° Tour des provinces françaises, vainqueur à Guéret, à Saint-Léon sur l’Isle, vainqueur du Mont Faron (devant Bahamontès, Gaul et Dotto), 2° du Circuit du Macaud, 17° du GP des Nations.
1954 (Terrot-Hutchinson) 1° Paris-Limoges, 1° Oradour sur Glane, 1° Niort, 1° La Rochelle-Angoulême, 1° Challenge Martini au Boucau, vainqueur d’étape Tour Alsace-Lorraine, 1° à Monbazillac, Cenon et Niort clm. Abandon du Tour de France, 14° du GP des nations, 28° Paris-Tours, 29° Championnat de France.
1955 (Rochet-Dunlop) Vainqueur du Tour de Corrèze et de la Polymultipliée. Vainqueur à Cenon, Boucau, Pontivy. Abandon du Tour de France. 2° du circuit de Boussac, 30° Paris-Tours.
1956 (Mercier BP Hutchinson) Vainqueur à Plouay, au Circuit de l’Aulne, à Meymac, Mont Agel, Mont Faron. Deuxième de la Polymultiplée, 3° du GP Pneumatique à Montluçon, 4°  Tour de Corrèze, 5° du GP des Nations, 8° du Championnat de France, 62° Tour de France (3° du GP de la Montagne), 10° du critérium national de la route, 27° Milan-San Remo.
1957 (Mercier BP Hutchinson) Champion de France à Châteaulin, Vainqueur du prix de la Trinité à Guéret et du Mont-Faron clm, 2° course de côte à Saint-Gervais, 3° Midi-Libre, 3° Tour de l’Ariège, 3° Circuit de l’Aulne, 11° du Grand prix des Nations, 20° Championnat du mode à Waremgem, 32° Paris-Tours, abandon du Tour de France.
1958 (Mercier BP Hutchinson) Champion de France à Belvès, 6° Championnat du Monde, vainqueur à Maurs la Jolie, 3° course de côte à Sallanches, 5° du Mont-Faron, 14° Dauphiné-Libéré, 14° Super Prestige Pernod.
1959 (Mercier BP Hutchinson) Vainqueur à Cenon, à Ploneour-Lanvern, à Gourin, 2° course de côte à Sallanches, 3° Mont-Faron, 4° GP de Monaco, 4° Critérium National, 8° du Dauphiné Libéré, 5° Polymultipliée à Chanteloup, 20° Paris-Tours, 21° Tour de Lombardie, 48° Tour de France (4° GP de la Montagne).
1960 (Mercier BP Hutchinson)
Vainqueur du GP du Midi Libre et de la première étape, Vainqueur du Bol d’Or des Monédières, vainqueur à Peyrat le Château, 3° Tour du Sud-Est, 4° Championnat de France à Reims, 2° course de côte d’Arraté en Espagne, 3° du Mont-Faron, 5° Boucles du Bas-Limousin, 7° Prestige Pernod, 10° Boucles de la Seine, 34° Paris-Tours.
1961
(Mercier BP Hutchinson) Vainqueur à Lubersac, 7° Championnat de France, 39° Tour de France, 5° Circuit des cols Pyrénéens, 8° du critérium national, 10° des Boucles de la Seine, 21° Tour de Lombardie, 48° Milan-San-Remo.
1962 (Mercier BP Hutchinson) Reclassé indépendant par la suite (a couru jusqu’en 1965 environ).

VELO DORDOGNE - DÉCÉS DE VALENTIN HUOT - © BERNARD PECCABIN
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25 octobre 2017

NORBERT BOUGON EST MORT : IL AVAIT 97 ANS

LE DERNIER CRABE RESCAPÉ DE BORDEAUX-ARCACHON N’EST PLUS

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- Cela n’a rien à voir avec notre Dordogne, mais dans la vie il y a des actualités qui dépassent le cadre local et dont il faut évoquer. Le décès de Norbert Bougon en fait parti, car il a été un grand personnage du cyclisme régional et principalement du bassin d’Arcachon. Décédé dans sa 97° année, il a connu de par ses grands parents et ses parents le cyclisme du 19° siècle, celui du 20° et celui du début du 21° siècle. C’est un homme qui n’a vécu que pour le vélo dont il était un ardent pratiquant. Sa grande malchance, c’est d’avoir eu 20 ans au seuil de la deuxième guerre mondiale, ce qui l’a privée d’accéder plus haut dans la hiérarchie comme il rêvait tant.
- "Dordogne Cycliste" a connu Norbert Bougon lorsqu’il a retracé l’histoire de la plus vieille classique régionale Bordeaux-Arcachon. Il m’avait à cette occasion adressé un gentil courrier qui doit dormir je pense dans mon capharnaüm d’archives. Il m’avait aussi remis un livre sur ses mémoires cyclistes qu’il n’a jamais éditées par pure modestie. Un ouvrage de 230 pages et même plus, au vu de la petite police de caractères employée, un livre qu’il n’a jamais publié, mais dont je conserve jalousement dans mes étagères, tellement il est si bien écrit. Je l’ai lu presque d’un trait tellement il était captivant et je vais juste me permettre de vous transcrire ses premières phrases : "Me voici sur ma machine à écrire, "les cahiers roses" à portée de ma main, entassés les uns sur les autres... Je suis heureux de les retrouver là, avec leurs pages jaunies par les années, car ils vont m’aider à me souvenir de ce passé qui m’apparaît aujourd’hui si lointain..
- J’éprouve toujours la même émotion quand, par hasard, je les feuillette, car on peut y trouver à la fois mes propres impressions, écrites à la hâte au lendemain d’une course et des articles de journaux collées tant bien que mal, relatant mes "exploits" de la veille.
- Ces cahiers sont les témoins de nombreux épisodes de ma vie, durant une période qui prit fin avec la déclaration de la guerre ... Période dont il m’est impossible de me souvenir sans la nostalgie que l’on peut imaginer. C’est avec la passion que donne l’espérance que j’y avais consigné tous les faits importants vécus au cours de mon existence, pendant laquelle je ne poursuivis qu’un seul but : devenir Champion Cycliste Professionnel...
-En effet plus de cinquante ans nous séparent de cette époque où l’avenir se présentait à moi avec toutes ses promesses... Hélas, la tourmente de 1939 vint mettre brusquement un terme à cette carrière qui se dessinait...
- Si j’éprouve en ce moment le désir de fouiller dans mes souvenirs, c’est afin d’accomplir
un vœu qui, depuis quelques temps hante mon esprit : j’ai la profonde conviction, à tord ou à raison, que chacun de nous devrait, à un moment de sa vie, plus particulièrement lorsqu’on est devenu, selon l’expression consacrée, un "homme âgé", faire un retour en arrière...
- Pourquoi se retourner vers son propre passé ? Pourquoi surtout en faire état et en écrire un récit ? A cette question je ferai deux réponses, car il y a deux raisons qui m’ont incité à poursuivre ce but :
- Tout d’abord, c’est parce qu’il m’est agréable au fil des pages relatant ce qui fut, de me souvenir de la plupart des évènements qui ont constitué ma première jeunesse et de retrouver ainsi avec l’atmosphère de l’avant guerre, des sentiments oubliés, voire des états d’âme enfuis pour toujours...
- Ensuite, j’ai l’orgueilleux désir par ce moyen de faire connaître mieux à ceux que j’aime, à ceux qui me sont proches, à ceux pour qui j’ai de l’estime, l’être que je fus à cette époque... Un être dont ils ne peuvent qu’imaginer l’identité...
- Je veux donc écrire désormais pour mon fils, pour ma fille, pour mon petit-fils, pour mes petites filles, ou qui sait, pour un lointain descendant... "
etc, etc... soit plus de 230 pages aussi captivantes les unes que les autres, merci M. Bougon !

- Le cyclisme régional vient de perdre un grand personnage de son histoire. Si vous voulez d’ailleurs mieux le connaître, cliquez sur les liens ci-dessous et principalement sur la 6° partie où il gagnait en 1938 Bordeaux-Arcachon, la course des ses rêves. Il devenait le 3° Bougon à remporter l’épreuve quelques années après son grand-père (1909) et la victoire de son père (1920 en vététrans). Arcachon a été un grand berceau de notre cyclisme, celui de la piste, celui des frères Magne, celui d'Hubert Longau ancien président du comité de Guyenne.
- Le dernier des mohicans nous a quittés, disons plutôt le dernier crabe rescapé de la défunte épreuve, décapitée du calendrier FFC depuis 2004 pour cause de circulation et de l’invasion touristique. Mais on conservera longtemps son image, son souvenir, sa mémoire, celle d’un passionné de vélo qu’on affectionne tant... ne serait-ce qu’au travers des 19 liens que je vous propose ci-dessous, à lire absolument...

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De gauche à droite l'UC Arcachon d'avant guerre avec Robert Lafon, René Prévot, Elie Daraillan,
Gabriel Hargues, Jean Andrevie, Robert Dutein, Norbert Bougon
Revivez l’histoire de Norbert BOUGON sur ces liens de la Dordogne Cycliste

- Bordeaux-Arcachon (histoire d’une classique - 1° partie) palmarès 1892-1899
- L’influence de Maurice Martin (histoire d’une classique - 2° partie) palmarès de 1900 à 1913
- Bordeaux-Arcachon (Hypothèses des premières éditions - 3° partie) palmarès de 1914 à 1933
- Une ville, un club, un homme (4° partie) - palmarès de 1934 à 1960
- Norbert Bougon, dernier crabe rescapé de Bordeaux-Arcachon (5° partie) palmarès de 1961 à 1975
- Norbert Bougon consacré pour l’éternité (6° partie)
- Bordeaux-Arcachon 1946 et 1947 (7° partie) - palmarès de 1976 à 1985
- Bordeaux-Arcachon 1948 et 1949 (8° partie)
- Bordeaux-Arcachon 1950 et 1951 (9° partie) - palmarès de 1986 à 1997
- Bordeaux-Arcachon 1952 et 1953 (10° partie)
- Bordeaux-Arcachon 1954 et 1955 (11° partie)
- Bordeaux-Arcachon 1956 et 1957 (12° partie) - palmarès de 1998 à 2004
Bordeaux-Arcachon 1958 et 1959 (13° partie)
- Bordeaux-Arcachon 1960 (14° partie) - palmarès des vétérans
- Potins des différentes éditions de 1892-1947 (15° partie)
- Potins des différentes éditions de 1948 à 1962 (16° partie)
- Potins des différentes éditions de 1963 à 2004 (17° partie)
- Récapitulatif du palmarès de Bordeaux-Arcachon (18° partie)
- Norbert Bougon par Gérard Descoubès (Sud Gironde)

Remerciements à tous ceux qui m'ont aidé et plus particulièrement les archives du journal l'Athlète sur lequel j'ai repris les articles de Charles Bidon son éditorialiste. Merci à Jean-Paul Laplagne maître de conférence en sciences du sport et de l'éducation physique et sportive à Bordeaux 2, merci à Alain Chaussat animateur des derniers Bordeaux-Arcachon, merci à Philippe Dessimoulies qui m'a remis le palmarès d'après guerre. Je dois plus qu'un merci à Norbert Bougon, ancien coureur, vainqueur en 1938 et auteur d'un livre sur sa mémorable carrière cycliste ! Merci à M. Claude Tiffon actuel Président de l'UCA et à Stéphane Eyquard vainqueur en 2001. Merci enfin à Christian Castéra lauréat en 1958 et aujourd'hui disparu, qui au travers d'une lettre de remerciement m'avait incité à raconter l'histoire de cette classique avec mes petits moyens.
NORBERT BOUGON était ancien conseiller municipal d’Arcachon, ancien président de l’UC Arcachonnaise, président d’honneurdes Anciens des Enfants d’Arcachon et médaille d’or de la Jeunesse et des sports

VELO DORDOGNE - NORBERT BOUGON © BERNARD PECCABIN
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23 octobre 2017

ANDRÉ MOREL UN AMI DU VÉLO NOUS A QUITTÉS

UN GRAND SERVITEUR DU CYCLISME

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- N’en déplaise à certains de ses détracteurs, André Morel ancien maire d’Abjat sur Bandiat a été un homme qui a toujours œuvré en faveur du vélo. Et si la Petite Reine doit beaucoup à quelques uns de ses serviteurs, André Morel fait bien parti de ceux-là. Car c’est bien dans sa commune d’Abjat que se sont déroulées de nombreuses épreuves cyclistes, tout comme c’est bien sa commune d’Abjat qui a révélé de nombreux coureurs dans notre Périgord Vert et c’est encore dans sa bonne ville d’Abjat que se sont déroulés de nombreux championnats et de grandes courses à l’image des boucles du Bandiat. Maire de 1971 à 2001, il a été toujours là pour nous soutenir et pour nous accueillir. De ce personnage haut en couleur, de sa verve très particulière, nous nous souviendrons de ce personnage clé du Nord de la Dordogne, qui savait si bien nous recevoir.

- André Morel s’est donc éteint à l’âge de 89 ans. Ses obsèques se dérouleront le jeudi 26 octobre 2017 en l’église d’Abjat, suivi de son inhumation au cimetière de Puyzillou sur cette même commune. A sa famille, ses proches et ses amis, la rédaction adresse ses sincères condoléances et et ses témoignages de vive sympathie.

Liens et photos Vélo Dordogne sur André Morel

- Nontron et son cyclisme (1981-1985)
- Photo Jean-René Villechanoux et André Morel (1998)
- Course du 7 juin 1998 à Abjat
- Cyclo-cross décembre 86
- Photo protocole juniors à Abjat (Dunlop 87)
- Palmarès cycliste de la commune d’Abjat sur Bandiat
- Cyclo-cross 1992 à Abjat

VELO DORDOGNE – DÉCÉS D’ANDRÉ MOREL - © BERNARD PECCABIN
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18 octobre 2017

PIERRE BESSE EST DÉCÉDÉ

Pierre Besse

- Pierre Besse cet ancien coureur du Guidon Sarladais vient de s’éteindre, terrassé par une crise cardiaque dans sa 74° année. Originaire de Castelnaud la Chapelle, il avait évolué aussi au Cyclo-Club de Belvès dans les années 60. Depuis, ce passionné de cyclisme se faisait voir dans les courses du Sud de la Dordogne et plus particulièrement lors de celle des Milandes mise sur pied par le Vélo-Club Monpazierois. Il avait été de même remarqué auprès de Jean-Luc Delpech quand celui-ci débutait chez les amateurs. Commerçant à Castelnaud, il nous laisse le souvenir d’un homme fou de vélo et avec qui on avait de grandes et longues discussions sur ce sujet. Vous pouvez en cliquant sur ce LIEN, relire un article et une photo de 1965 le concernant (bas de publication).
-
  A sa famille, à ses amis et à ses proches, "Vélo-Dordogne" adresse ses sincères condoléances. Ses obsèques se dérouleront vendredi 20 octobre à 10h30 en l’église de Castelnaud la Chapelle.

VELO DORDOGNE - Pierre BESSE - © Bernard PECCABIN
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09 septembre 2017

EN MÉMOIRE DE JOAQUIM SERRANO

Un ancien du cyclisme en Bergeracois

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- C’est en recoupant des informations et un avis de décès que "Vélo-Dordogne" a découvert que Joaquim Serrano décédé cette semaine, était bien l’ancien président de l’Avenir Cycliste Bergeracois. Nos lecteurs pardonneront j’espère cette omission, pour laquelle la rédaction tient tout de même à évoquer son souvenir et à honorer sa mémoire. Celui d’un personnage passionné de cyclisme et qui avait fondé son club dès le début des années 80.
- En 1982 on retrouve dans les statistiques ce club qui comptait plus de trente licenciés et six épreuves organisées à Bergerac et dans son vignoble. C’était l’époque où le cyclisme Bergeracois était en pleine santé et où trois clubs cherchaient à se faire une place au soleil. On avait l’EVCC Bergerac du président Viremouneix, le Vélo-Club de Jean-Marie Defix et l’Avenir Cycliste de papa Serrano sans oublier les clubs de Faux et de Prigonrieux aux alentours...
- L’Avenir Cycliste a été aussi une pépinière de jeunes qui comptait 15 élèves au sein de son école et en 1982 c’était Pascal Van-Hollebecke cadet en plein ascension qui jouait le rôle de chef de file. Un club qui vivotait autour de Joaquim avec Jeanne son épouse secrétaire, puis Jacky Pruvost, Guy Bureau, Marie-Claude Villegente et Jean-Marie Corne au bureau directeur. On organisait le Prix Louis Pimont à Bergerac mais aussi à Saussignac et dans sa périphérie.
- En 1983 le club achèvera son ultime saison avec des coureurs tels Olivier Doumenge, Michel Zaccaron, Pascal Millard et Patrick Bramery. Joachim Serrano était un passionné avant tout. Employé à la SNPE, il avait de même fondé une section cycliste dans son établissement, à la tête de laquelle il assurait aussi la présidence (notre photo). Joachim s’en est allé à l’âge de 68 ans, lui le personnage qui avait vécu au rythme de sa passion, de celle de son village de Monbazillac, lieu des grandes joutes cyclistes d’antan et du passage du Tour de France en 2014.
- A sa famille et à ses amis, "Vélo-Dordogne" exprime ses témoignages de sympathie et ses sincères condoléances. Joaquim a été incinéré ce jour à Bergerac.

Autres liens Vélo-Dordogne
- Passage du Tour à Monbazillac en 2014

- Photo de Roger Darrigade à Monbazillac en 1964
- Photo de Michel Gonzalès vainqueur en 1965 à Monbazillac
- Photo d’Archambaud vainqueur en 1966 à Monbazillac

VELO DORDOGNE - JOAQUIM SERRANO - © Bernard PECCABIN
Cette publication comporte des liens de Vélo-Dordogne, que nous vous conseillons de suivre
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05 septembre 2017

ALEX BOUCHER ACCIDENTÉ N’A PAS SURVÉCU A SES BLESSURES

L’ancien sociétaire du CC. Périgueux-Dordogne s’est tué dimanche en mer

Boucher Alex

- Le coureur Cyril Fontayne son ami de toujours était effondré lorsqu’il a annoncé hier soir à "Vélo-Dordogne", le décès d’Alex Boucher dimanche, au large de Saint-Tropez. Voici d’ailleurs l’intégralité de l’article du quotidien "VAR MATIN" à ce sujet.
"Le jeune homme tombé dimanche soir d’un bateau semi-rigide à la hauteur de la Rabiou, en face de la plage de la Moutte, n’a pas survécu à ses blessures. Il est décédé avant d’avoir été transporté vers un centre hospitalier. Il semble que le drame soit le résultat d’une terrible imprudence, point d’orgue d’une journée de fête et de libations. En effet, l’enquête de gendarmerie a révélé que l’homme avait lui-même délibérément sauté à l’eau pour rattraper un objet passé par dessus bord. Il était le conducteur du bateau et n’avait pas de coupe-circuit au poignet. Ce qui aurait pu stopper les moteurs. Rendu incontrôlable, l’embarcation l’a mortellement heurté. Pris de court, les deux passagers qui étaient avec lui n’ont pu qu’assister, impuissants, à la tragédie."
- Qui est Alex Boucher ? Un coureur qui a pris sa première licence au Guidon-Club Bergeracois en 2001 en catégorie minime 2. Lors de sa première saison cycliste, il se classe 6° du Championnat départemental. Ses premiers moments n’ont pas été faciles. Mais ce jeune garçon a du caractère et déjà chez les cadets en 2002, il est sélectionné pour les interrégions cadets, au sein de "l’équipe Dordogne" avec qui il se classe 24°.
- En 2003, il signe au Cyclo-Club Périgueux-Dordogne et entame alors sa deuxième saison avec les cadets. Il se classe 3° du Championnat départemental de la catégorie derrière les indéboulonnables Jérémy Château et Charles-Henri Lebrun. Puis il participe à de nombreuses sélections et se classe 5° du Championnat interrégions cadets avec Château, Lebrun, Canler, Monturet, Ramadou et Delage. Il remporte une victoire à Villenave d’Ornon devant tout le gratin des coureurs girondins.
- En 2004, le voilà junior où il termine 12° du Championnat Dordogne gagné alors par Fabrice Landès. Puis en 2005, il devient un coureur conquérant. Quatrième du Championnat départemental, il est sélectionné tour à tour pour le Tour du canton de Montguyon, le Tour du Pays d’Olliergues et le Tour du canton de Bretenoux-Biars. L’Aquitaine le retient de même pour une manche du Challenge National juniors à Jugon les Lacs, pour la classique des Alpes et pour la Route des Vins du Maconnais soit des épreuves réputées par leur topographie. Car Alex Boucher est d’abord un grimpeur. Son ami Cyril Fontayne le prépare d’ailleurs pour le prix de la Fraise en 2005, où il s’adjuge le maillot du meilleur grimpeur. Mais là encore, cette montagne perturbera son destin. Victime d’une terrible chute à la descente d’un col, il se blesse sérieusement au dos, il ne remontera plus alors sur un vélo de compétition.

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Le maillot à pois pour Alex Boucher lors du GP de la Fraise 2005 - photo Sha

- Ardent dans la lutte, Alex Boucher était bourré de qualité et de volonté. Il se faisait souvent violence lors des ascensions, son point fort. Son malheur, c’est qu’il était dénudé de qualités de sprinter. Il a réussit une multitude de coups d’éclats, sans pouvoir conclure, sauf pour la der des der où il a sans doute cru à ses chances. S’il avait possédé un redoutable déboulé final, Boucher possèderait aujourd’hui une étagère de trophées bien garnie. Le club de Périgueux s’est intéressé à cette époque à son cas, même si ce coureur ne s’embarrassait  pas de tactique, car il compensait son talent très moyen de sprinter à celui de rouleur chevronné, capable de réaliser un jour de beaux exploits. Un petit gabarit qui ne tient pas en place, cherchant toujours à être au four et au moulin, dépensant son énergie sans ménagement, pour essayer de gagner tout simplement, voilà quelle a été la vie sportive d’Alex. Quatrième du Championnat d’Aquitaine juniors 2005, notre Alex n’a pas eu de chance, mais ce n’est pas pour autant que ce Bergeracois laissa son tempérament offensif aux vestiaires. Son père qui le conduisait dans les épreuves a continué dans le cyclisme en étant notamment un temps, le mécanicien de l’UC Artix.
- En ces malheureuses circonstances, "Vélo-Dordogne" adresse ses sincères condoléances à sa famille et à tous ses proches. La date de ses obsèques n’est pas connue, son corps se trouvant pour l’heure entre les mains du médecin légiste. (NDLR : Alex allait fêté son 30° anniversaire le 9 octobre prochain)

VELO DORDOGNE - Alex BOUCHER - © Bernard PECCABIN
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16 juin 2017

SERGE MUTEL PILIER DU RC MUSSIDAN CYCLISME EST DÉCÉDÉ

UN GRAND PERSONNAGE

Mutel

- C’est avec une vive émotion que "Vélo Dordogne" a appris le décès de Serge Mutel, médecin généraliste à Mussidan, mais aussi ancien maire adjoint, médecin du RC Mussidan cyclisme au cours des années 60 et 70. Le docteur Mutel né dans la Meuse a été tout le long de sa vie un homme très actif et très utile à la société. "Vélo Dordogne" avait rencontré à maintes reprises ce pilier du sport qui m’avait aidé à écrire l’histoire du RC Mussidanais. C’était d’ailleurs grâce à Jacques Martin que j’avais pu nouer le contact avec ce passionné. Médecin de tous, médecin des sportifs mais aussi des pauvres, c'était avant tout un grand monsieur. Retiré à Périgueux pour sa retraite, il  m’avait reçu à maintes reprises chez lui pour causer sur le cyclisme d’antan. Il avait beaucoup aimé mon histoire sur son Racing Club qu’il chérissait et qu’il affectionnait. Vous trouverez d’ailleurs son vibrant témoignage ci-dessous.
- Agé de 94 ans, le docteur Mutel constituait le dernier grand personnage d’une vie sportive active à Mussidan et dans le Mussidanais. Ses obsèques auront lieu samedi 17 juin en l’église de Mussidan à 9h30.
- A sa famille et à ses proches, nous adressons nos sincères condoléances.

Cher Monsieur Peccabin,

- Je vous remercie de m'avoir confié cet exceptionnel document, que vous avez sobrement et trop modestement intitulé : "l'Histoire du Racing Club Mussidanais".
- Je me suis plongé et replongé avec un intérêt soutenu et sans cesse renouvelé.
- Nous y trouvons ou retrouvons notre histoire sportive, associative, sociale, le rappel vivant et que vous avez su rendre si présent de la vie des Mussidanais et du Mussidanais, depuis une des périodes les plus sombres qu'ait connues notre pays.
- Ce document, si riche en souvenirs émotions et leçons mêmes, mérite une large diffusion, parmi nos compatriotes qui ont vécu, directement ou indirectement, entièrement ou partiellement cette grande aventure.
- La présentation, le plan de travail, la chronologie des évènements locaux ou locaux-régionaux au sein des évènements nationaux forment un ensemble harmonieux nous faisant revivre les grandes heures de ce sport qui a fait vibrer nos parents.
- Vous avez su en effet, par un authentique travail d'historien, dans une même fresque fondre la vie sportive dans le contexte social, économique et politique de chaque époque respective.
Votre documentation, la recherche du détail, l'exactitude et la véracité des témoignages judicieusement harmonisés et synchronisés sont tout à fait remarquables, dans un style toujours alerte et plaisant.
- Jusqu'au petit dictionnaire surprenant dans la note personnelle ou intime, qui complète utilement cet ouvrage, dont à ma connaissance, il n'en n'existe aucun autre semblable ou comparable dans la littérature sportive cycliste.
- Votre conclusion, à travers une grande amertume bien compréhensible et légitime face aux évolutions, aux mutations, aux tricheries, aux excès même du plus ancien et noble sport de compétition est empreinte d'une philosophie désabusée, mais en réalité toujours porteuse de cet amour et de cette passion que nous partageons avec vous, et pour lesquelles, cher Monsieur Peccabin, vous ne serez jamais assez remercié.

Signé : Docteur Serge MUTEL
ancien maire adjoint de Mussidan
Mussidan, le 1° octobre 2002

LIENS A REVOIR

- Relire l’histoire du RC Mussidan cyclisme (cliquez en bas de page de chaque partie pour obtenir la suite)
- Décès de Jacques Martin
 (ancien coureur du RCM)
- Décès de Christian Grimald (ancien sonorisateur du RC Mussidan)

- Lettre à Jean-René Villechanoux (lettre posthume sept ans après son décès)

VÉLO DORDOGNE - SERGE MUTEL - © BERNARD PECCABIN

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