28 janvier 2017

LETTRE A JEAN-RENÉ

Cher Jean-René,

- Voilà sept ans déjà que tu es parti pour l’éternité. Je ne sais pas si de là-haut tu vois ce qui se passe sur notre bonne vieille terre, mais en sept ans, je peux te dire que tu ne reconnaitrais plus le cyclisme que tu as quitté. Il a tellement évolué par rapport à notre époque, que sans doute tu ne t'y retrouverais plus aussi bien... Pour nous, mon cher Jean-René, 2009 a été ta dernière saison avant que tu ne fermes les yeux définitivement le 28 janvier 2010. Il y avait alors encore une bonne centaine de courses et même plus dans ta belle Dordogne. Aujourd’hui, il y en n’a plus que la moitié et avec si peu d’engagés... Je ne te dis pas le désarroi des organisateurs face à cette situation qui fait mal à notre cyclisme. Tu es parti peu après les décès de Jean-Michel Pays et de Bernard Roy qui ont du t’accueillir au paradis. C’était la saison où Jean Mespoulède avait gagné le Tour de la Dordogne sous le maillot du Cyclo-Club Marmandais, club pour lequel tu avais été licencié animateur. Ta dernière course a été le Championnat d’Aquitaine de cyclo-cross à Guitres gagnée par Sébastien Lapouge (UC. Artix). Puis depuis, te voilà à Saint-Barth ! Je fais un peu d’humour car toi Jean-René tu savais nous en servir… Bien sur Saint-Barth, ce n’est pas l’île paradisiaque des Antilles, mais le patelin de la Double, à savoir Saint-Barthélémy de Bellegarde, là tu as été inhumé dans ce qui est devenu ta dernière demeure.

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- Au cours de la saison 2010, tu nous as vraiment manqué, notamment dans les prix des fêtes des villages que tu animais. Guy Lapébie nous a quittés à son tour mais je pense que tu as du le rencontrer là-haut. Il n’y a pas eu de faits extraordinaires si ce n’est que cette année Jean Mespoulède a outrageusement dominé chez les élites. On ne t’a pas vu à Javerlhac, Bassy, Saint-Médard, Douzillac et encore moins à Beaussac où le Cum’s a gagné. La fête n’était plus la même sans toi et c’est là qu’on a compris que tu t’étais barré définitivement. D’ailleurs à Montpon, la nocturne est devenue le "Souvenir Jean-René Villechanoux". Un moment où on a pensé encore très fort à toi, notamment tes amis du SA Mussidan, ton dernier club où tu étais licencié. L’ancien pro Médéric Clain a d’ailleurs gagné cette épreuve commémorative, la première du nom…
- En 2011 et au mois de juin, Marino Vérardo est venu te rejoindre, mais ça tu le sais encore, à l’instar de Lucien Sautier ! Une saison qui a vu Stéphane Reimherr dont tu admirais son panache triompher au Tour du Piémont Pyrénéen. Mais c’est encore Jean Mespoulède qui inscrit son nom à la première place du classement élites du comité régional. Dans notre Dordogne, il ne s’est pas passé grand chose si ce n’est qu’Alexis Guérin valeur montante de Marmande a gagné le prix du muguet à Saint-Astier, dont tu as connu et commenté de nombeuses éditions. Mais c’est Anthony Langella, le Marmandais que tu aimes bien, qui a remporté ton souvenir emblématique en nocturne à Montpon.

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- Lors de la saison 2012, Stéphane Reimherr est devenu une fois de plus notre chef de file chez les élites. Et c’est Mickaël Szkolnick qui a gagné la nocturne de Montpon où ta mémoire a été une fois de plus honorée, un peu comme on se recueille chaque année le 11 novembre...
- 2013 n’a pas atteint les sommets. Mais ta ville de Mussidan a organisé une manche de Coupe de France de DN3 sous l’égide du SA Mussidan. Comble de bonheur, c’est Yoann Soubes du CC Périgueux-Dordogne qui a signé ce jour là une belle victoire. Et puis Raymond Boisseau de Mensignac est parti lui aussi la-haut voir comment sa Valentin Huot évoluerait…
- Un an après (2014), ce même Cyclo-Club Périgueux-Dordogne s’adjugeait la Coupe de France des clubs avec un Arnaud Labbe et un Jean Mespoulède très conquérants. Cerise sur le gâteau, le Tour de France est passé trois jours en Dordogne et s’il en manquait un à cette fête, c’est bien toi, mon cher Jean-René. D’autant plus qu’un chrono a traversé Villamblard, commune dont tu surnommais "les Baléares", allusion à cette contrée reposante que tu comparais à cette cité balnéaire… Et puis il y a eu aussi le décès d’Henry Gouly, que tu as bien connu à Saint-Astier… puis Jean Mespoulède a triomphé lors de ton souvenir à Montpon.

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- 2015 voit le retour de Stéphane Reimherr au club de Trélissac, club qui roule en DN3. Sacré Reimherr qui malgré son âge remporte la dernière manche de la Coupe de France, un gros fait d’arme qui t’aurait comblé de bonheur. Les années se suivent et ne se ressemblent pas, car après Mespoulède et Guérin, voilà Mickaël Larpe des Girondins de Bordeaux qui occupe la première place des classements FFC. Pour parler d’autre chose, as-tu vu là haut Marcel Le Goguic l’ancien speaker de Saint-Alvère qui nous quittés, tout comme ton ami Christian Grimald qui montait ta sonorisation dans le Mussidanais… ?
- 2016, rien de neuf mais de nombreux malheurs ! D'abord on a en Dordogne une formation dans le style de celle de Dominique Arnaud : le Team Cycliste Périgord 24. Et puis il y a eu la victoire de Pierre Créma au Tour des Landes. Je t’en parle, car lui aussi est au SA Mussidan. Ton club a connu d’ailleurs une année noire avec le décès d’un jeune coureur tué à l’entraînement sur la route à Saint-Front de Pradoux où tu avais résidé au cours de ta vie… Puis Jacques Martin a eu de gros soucis de santé, si bien qu’il a passé la main au SA Mussidan avant de s'en aller te rejoindre voilà quatre jours à peine, mais là on est déjà en 2017... Entre toi l'homme du micro, Grimald la sonorisation et Jacques l'organisateur, c'est le cyclisme Mussidanais qui a été décapité. Sais-tu que c’est à Montpon et en mémoire de ton souvenir que Stéphane Reimherr a gagné sa dernière course de sa longue carrière ? Et puis il y eu aussi le décès de Florent Sentucq que tu as également connu. Tué en compétition comme un soldat en opération, c’est triste ! Et  ensuite, c’est notre Dominique Arnaud qui a été vaincu par le crabe et que tu avais vu gagner en amateur en 1977 à Saint-Médard de Mussidan. Même Francis Duteil a été emporté par cette saloperie de maladie en octobre, alors que mon épouse Geneviève (avec qui tu as tant rigolé en écoutant ces bêtises made in Périgord), se bat aussi contre ce fléau, qui nous offre des jours pas faciles à vivre.
- Mussidan c’est toute ton histoire, ta vie, ta jeunesse avec une pensée pour le marché paysan qui se déroulait sur la petite place toute en pente à l’ombre du gros chêne maintes fois centenaire. Je sais que tu étais un vrai Doublaud et tu en étais fier. Fier de sortir de cette région boisée qui trainait sa mauvaise réputation datant du Moyen-âge. Une région inhospitalière, des zones marécageuses, bref une zone infréquentable si l’on se fie aux quelques écrits. L’occupant allemand y était nombreux pendant la guerre, à la recherche des maquisards qui avaient choisi cette zone des plus reculée pour établir des camps comme celui de Vitrolles chez toi, à Saint-Etienne de Puycorbier, là où tu es né. Je sais que tu en as chié dans ta jeunesse, mais il y avait les moments sacrés, celui des courses où vers tes dix printemps tu partais applaudir Raymond Chaminaud, le Doublaud de Saint-Jean d’Ataux, puis plus tard, les coureurs de ton Mussidan et du Racing Club où tu as été licencié.

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- L’actualité aujourd'hui c’est toujours la guerre en Syrie ! Toi qui t’es payé l’Algérie, tu connais la musique, même si tu étais devenu depuis un pacifiste. La France a payé un lourd tribu contre le terrorisme avec des attentats qui ont fait plusieurs dizaines de morts. Et puis chez nous Sarko s’est fait jeté par Hollande qui sera relevé à son tour, je ne sais par qui... Les politiques on les aime de moins en moins, on les raille dans les réseaux sociaux, un truc que tu n’as pas connu si ce n’est dans ses balbutiements. En sept ans, c’est fou ce que la téléphonie et internet ont évolué. Aujourd’hui, mon cher Jean-René, les gens marchent dans la rue comme des automates, en lisant leur smartphone… On s’en sert pour envoyer des courriels, des SMS, filmer, prendre des photos, échanger sur les réseaux sociaux, lire la presse, faire ses courses, voire de GPS ou encore pour chercher une âme sœur. A travers plein d’applications on va tout faire, si bien que ça va détruire plus de trois millions d’emplois. Les gens sont ultra connectés, stimulés par leur sonnerie qui parasitent les relations et écourtent les conversations. Tu vas chez des amis, ils sont tous après cet objet à table et oublient l’esprit de famille et la convivialité. Une vraie addiction pour cet instrument… Nous au moins et à ton époque on n’avait pas ces schmilblicks entre les mains. On se retrouvait chez toi pour manger le poulet rôti acheté à Eric Valade au marché de Montpon, poulet qu’on dégustait avec des cèpes que tu avais cueillis dans ta chère Double. Au moins on rigolait… Le poulet pour nous les anciens issus du milieu pauvre, c’était le plat du dimanche, maintenant c’est de la merde, ça a le gout du poisson et avec le bio, ils nous font rire…
- Aujourd’hui il n’y a plus grand chose dans les courses de clocher. Les gens s’en vont vite chez eux pour rentrer, oubliant le petit verre qu’on prenait avec le comité des fêtes avant de se séparer. Ce n'est plus l'ambiance d'antan... Les hommes et les règles ont évolué, on vit sur une autre époque... C’est vrai qu’on se prenait des murges, mais il n’y avait pas d’alcool test sur les routes, peu de contrôles, ce qui ne nous empêchait pas de rentrer au bercail, même si des fois je m’arrêtais chez toi pour une troisième mi-temps apéritive qui se terminait par deux œufs sur le plat, histoire de faire mortier dans nos estomacs inondés d’apéros.
- Mon cher Jean-René, je suis con d’écrire toutes ces bêtises, mais ça me fait du bien de rédiger ces lignes, car aujourd’hui je te l’ai déjà dit, le vélo ce n’est plus ce que c’était… Un de ces jours, je vais partir te rejoindre, c’est la loi, mais j’aurais au moins vécu de bons moments sur nos routes du Périgord. L’avenir n’est pas beau sur la planète ! Sais-tu qu’elle se réchauffe, si bien que les catastrophes succèdent aux catastrophes, la glace fond dans les pôles, les étés sont brulants, les tempêtes, inondations, ouragans, séismes détruisent tout, comme si la nature que tu aimais tant se vengeait de la main de l’homme. Aujourd’hui voilà sept ans déjà que tu es là-haut, et depuis que tu es parti, rien ne tourne rond… Tu vas recevoir pas mal de monde dans le ciel. Ouvre bien les portes, car en ce moment ça plume sec sur cette putain de terre. Entre les AVC, les cancers, les crises cardiaques, les autres maladies, les accidents, les suicides, les grippés, les pompes funèbres ne chaument pas !
- Je terminerais en te disant qu’on a changé de président au Comité d’Aquitaine. Toi qui a connu Vincent Dedieu, sais-tu que c’est lui désormais qu’on appellera Monsieur le Président ? Si toi tu es avec Dieu, nous on est avec Dedieu et sans déconner, je pense qu’il mérite qu’on l’aide pour le soutenir. Toi tu aurais dit de lui "gentil garçon que voilà", ben après tout, ça lui va très bien cette formule ! J’arrête de faire du "Villechanoux" pour te dire aussi qu’en cette année 2017, le Tour de France revient trois jours dans notre jolie Dordogne. Et oui, tu la fredonnais bien cette chanson toi, Jean-René. Si la Corrèze c’est Ségurel et les Monédières, toi tu étais notre Jean-René, celui de notre jolie Dordogne, dont j'entends encore la mélodie, quand tu nous la chantais dans les repas d'amis…

"Jolie, jolie Dordogne
Berceau de l'histoire des temps
Tu gardes le charme d'antan
Pays où il fait bon vivre
Pays qui sent bon le bonheur
Plus belle quand tu es libre
Pour toi j'ai le coup de cœur"

- Nous ne t’oublierons pas…, même sept ans après…! Veille bien sur nous…, d’autant plus que depuis huit jours, les cowboys des Etats-Unis ont élu un président qui n'est plus l'oncle Sam, mais qui se prénomme Donald (Onc'Donald). Crois-moi, que celui-là, il ne va pas nous jouer du Walt Disney ! Alors je t'en prie et je te le redis, veille bien sur nous ! Veille sur ceux qui ont constitué tes amis, veille sur ton cercle du vélo, celui de ces années mémorables... Notre "champ de visibilité" comme tu disais si bien, ne me semble pas du tout clair, 2017 va être très difficile !!!

Découvrez Jean-René sur ce lien et sur son suivant.

VELO DORDOGNE - LETTRE à JEAN-RENÉ © BERNARD PECCABIN
D’autres actualités de Dordogne cycliste sur http://la-dordogne-cycliste.allmyblog.com/

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26 janvier 2017

JACQUES MARTIN S’EN EST ALLÉ

LE DÉCÉS DE JACQUES MARTIN SONNE
COMME UN COUP DE TONNERRE A MUSSIDAN

SA

- C’est une terrible nouvelle que le décès de Jacques Martin, sans doute un des dirigeants les plus connus et des plus actifs à la charnière du 20° et du 21° siècle. Né le 15 décembre 1950, ce Mussidanais avait couru en FFC puis un peu en FSGT. Sa carrière cycliste se confond avec celle du Racing-Club Mussidanais où son père ancien coureur du Stade Foyen, était venu lui aussi comme compétiteur d’abord (1950), puis comme secrétaire très dévoué. Jacques a débuté sa carrière chez les cadets où il avait été champion d’Aquitaine en 1966. Coureur séniors, il détenait un palmarès comme tout coureur qui se respecte, avec ça et là de nombreuses victoires. Il avait également couru au CC Nontron sous les couleurs de la FSGT. Puis un temps dirigeant du RCM, il avait fondé ensuite le SA Mussidan avec qui il nous avait offert un Championnat de France de l’Avenir (2007), une manche de Coupe de France de DN3 (2013) et dernièrement le Championnat d’Aquitaine des séniors (2016).

Martin Jacques 1

Les Lèches 1969

En 1969, vainqueur aux Lèches

- Vélo-Dordogne ne va revenir sur la carrière cycliste trop longue à raconter mais vous offre toute une pléiade de liens qui constituent une des étapes de sa vie cycliste, mais aussi celle d’une famille Martin qui a consacré sa vie au service du vélo. Avec la disparition de Jacques Martin, le cyclisme a perdu un grand mordu de notre discipline. Mussidan s’est situé à la croisée des chemins et Jacques Martin avait fait de sa ville un carrefour et une capitale cycliste, c’était un véritable chef d’orchestre, un passionné. Après le décès de son père en 1991, celui de sa mère il y a quelques mois à peine, Jacques Martin s’en est allé rejoindre ses chers parents… Adieu l’ami !

- Vélo Dordogne adresse ses sincères condoléances à sa famille, ses obsèques se dérouleront en l'église de Mussidan le lundi 31 janvier à 14h30, suivies de son inhumation au cimetière de la ville.

réunion au RCM

Réunion du RCM en 1968, à droite Henri Martin et sa casquette, debout à droite son fils Jacques.

- Histoire du cyclisme au RC Mussidan (cliquez sur le lien à suivre en bas de chaque page)
- Photo FSGT à Sceau-Saint-Angel (1980)
- Palmarès des courses à Mussidan
- Jacques_Martin_Champion_d_Aquitaine (à télécharger)

- Henri_MARTIN_père_de_Jacques (à télécharger)

Duras 50

Le père de Jacques, pratiquant assidu l'année de sa naissance (1950) tout comme avant et après

VÉLO DORDOGNE - JACQUES MARTIN - © BERNARD PECCABIN

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04 janvier 2017

SÉBASTIEN BORDES EST DÉCÉDÉ

LE DOUBLE VAINQUEUR DU CRITERIUM D'AUGIGNAC NOUS A QUITTES

- Décédé dans sa 43° année dans une chambre d’hôtel à Poitiers, Sébastien Bordes avait parcouru notre Dordogne. Il avait gagné à Dussac en 1999, à Douzillac en 2000, double vainqueur à Augignac (2000 & 2001), il s’était illustré pour son retour à la compétition à Beaussac en 2009. Retour sur une carrière d’amateur par Gérard Descoubes.

augignac 2000

Augignac : Sébastien Bordes à gauche signe sa première victoire ici en 2000

 

Beaussac 2009

- Le temps qui passait n’effaçait rien, sa jeunesse qui fuyait, le poids d’une époque qui avait cisaillé ses rêves de grandeur dans le cyclisme, avaient fragilisé l’homme. Aujourd’hui que reste-t-il ? Cette présence de l’absence et des mots qui ouvrent sur un vide sans jamais le combler. Tout ça pour des fragments de gloire qui nous laissent une mémoire douloureuse.
- Dès ses premières apparitions dans le Sud-Ouest ,ce coureur allait faire parler la poudre sur les pentes les plus rudes, pour commencer il s’imposait dans le cyclo-cross de Nieul les Saintes en 1994, puis il décrochait sur route les bouquets à Treignac et à Mussidan. Spécialiste des courses difficiles, ses victoires ont toutes étaient acquises en Charente Limousin dans des épreuves hors normes celles qui vous classent un coursier: Eymoutiers-La Tricherie et Montbron en 1999, St. Laurent sur Gorre en 2000 et 2001, Douzillac, Puy l’Evêque, Autry le Châtel, La Rochefoucauld, Augignac, La Foux d’Allos en 2000, à nouveau à Augignac en 2001, Les Boucles du Tarn à Mazamet, le Bol d’Or international de Rochechouart, les Boucles de la Vienne en 2001, le Tour du Lot et Garonne à Beauville, Cénac et St. Julien en 2002. De belles places d’honneur jalonnent ses années lumières : 2° à Chéronnac en 1993 et 1994, 2° des Boucles Allassacoises en 2000 et 2001, 2° du Tour du Loiret, 2001, 7° du Tour du Nord Isère 2001, 2° du Tour du Périgord à Biron 2002, 3° de la 4e étape du Cinturon de Mallorca 2002, 3° de la ronde du Sidobre 2001, 2° du circuit de la Nive à Cambo 2003, 3° du circuit des 4 Cantons à Yzeure 2003. Tombé dans l’œil du cyclone et rattrapé par la patrouille, il va stopper sa carrière pendant 5 ans, pour revenir au premier plan en 2009 et aussitôt renouer avec la victoire à Beaussac (notre photo en médaillon), Montguyon etc… Devenu agent immobilier il avait réussi sa reconversion, sa passion du cyclisme l’avait poussé à reprendre une licence en Ufolep et à devenir un dirigeant plein d’idées au sein du Cycle Poitevin où il était très apprécié pour sa grande gentillesse. Alors que tous pensaient, qu’il avait retrouvé sa sérénité, Madame la vie est venue sournoisement lui présenter, pour solde de tout compte une vieille facture, qu’il a payée cash.

augignac 2001

De gauche à droite Berger (Bressuire), Bertrand Mercier (Corbeil) et Bordes (Montauban)
qui réalise le doublé en 2001 à Augignac

- Il avait porté les couleurs des clubs suivants : l’U.C.Niortaise 1993, Cycle Poitevin, 1994 à 1995, l’A.C.Châtellerault 1998 à 2000, l’ U.S.Montauban 2001 à 2003, l’Océane Cycle Poitevin 2009.

Gérard Descoubès

- Ici palmarès du critérium des fêtes de Augignac

VÉLO DORDOGNE - SÉBASTIEN BORDES - © BERNARD PECCABIN

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01 novembre 2016

TOUSSAINT ET UNE PENSÉE POUR NOS CYCLISTES DISPARUS

 PETIT COUCOU A NOS ANCIENS ET A CEUX QUI NOUS ONT QUITTÉS

- Depuis l’ouverture du blog la "Dordogne Cycliste "en février 2010, nombreux sont les dirigeants et coureurs qui nous ont quittés. Nous ne publierons d’abord que ceux qui ont été mentionnés sur notre toile, mais en sept années, force est de constater que la liste est déjà bien longue… En cette journée de Toussaint, ayons tous une pensée pour ceux que vous avez connus…

Toussaint cycliste

Ceux qui nous ont quittés entre Toussaint 2015 et Toussaint 2016
- René Montagut(ancien coureur de Ribérac)
- Florent Sentucq (ancien coureur du CC Périgourdin)
- Dominique Arnaud (ancien professionnel ami de notre Dordogne)
- Georges Boussat (speaker des courses de Dordogne)
- Francis Duteil (double champion de France amateurs)
- Joël Deffreix (coureur cadet du SA Mussidan)

Toussaint

Ceux qui nous ont quittés de 2010 à 2015
- Jean-René Villechanoux (gentil et populaire speaker de notre Dordogne),
- Bernard Sautier (ancien de la Pédale Faidherbe),
- Henri Mercier (commissaire du CC Lindois),
- Bruno Lagarde (Coureur du CCP Nontron),
- Claude Berthier (dirigeant de l’AC Ménesplet),
- André Daix (ancien coureur du RC Mussidan),
- Claudette Vergnes (dirigeante du VC Monpazier),
- Claude Michaux (chronométreur national du VC Bruilhois),
- Thierry Dupont (ancien coureur Saint-Astier),
- Marino Vérardo (coureur du CC Marmandais de très grande notoriété),
- Lucien Sautier (coureur du CC Périgourdin),
- Jean Auber (commissaire du CC Lindois),
- Gaston Meynard (ancien président du Prigonrieux Guidon Club),
- Francis Gras (coureur Montponnais),
- Alain Brunel (dirigeant du Team Féminin 24),
- Raymond Boisseau (président du CC Mensignac),
- Claude Rebière (dirigeant du CC Périgourdin),
- Serge Gorse (dirigeant du VC Monpazier),
- Marcel Mallemanche (ancien coureur de la Pédale de Nontron),
- Henri Gouly (ancien président de la JS Astérienne),
- Henri Dumoulin (président du comité des fêtes d’Augignac),
- François Siniscalchi (ancien coureur Marseillais),
- Edouard Audibert (ancien coureur du Périgord),
- Christian Grimald (sonorisateur des courses cyclistes),
- Georges Boyer (ancien coureur du CC Périgourdin),
- Marcel Le Cocguic (ancien speaker de Sainte-Alvère),
- Pierre Andrieux (dirigeant du VC Monpazier).
- Yves Gourd (coureur de l'AS Eymet)
- Jean Vidal (coureur du CC. Lindois)

 

Vidal

De gauche à droite Jean Vidal, Marius Duteil, Marcel Mallemanche, Claude Mousseau, Yves Gourd

- D’autres nous ont quittés bien avant 2010 tels Jean-Marie Defix (Président de l’Asca Bergerac), Jean-Serge Calmette (président de l’UC Montpon et ancien coureur), Marcel Counord (président de l’UC Montpon et commissaire national), Maurice Jouault (ancien coureur et speaker international), Lucien Leduc (président du CC Sarlat), Laurent Olivier (ancien coureur de Saint-Astier), Henri Martin (ancien coureur et secrétaire du RC Mussidan), Augustin Lissandreau (ancien président du CA Ribérac cyclisme), Paul Chabaud (ancien coureur, vélociste et président de la Pédale Nontron), Jean-Claude Daunat (coureur professionnel originaire de Villetoureix), Jean-Christophe Arretche (ancien coureur de Cyclisme 24), Claude Troubadis (secrétaire de la JS Astérienne), Marc Thomas (speaker de l’EC Ribérac), Jean-Paul Loubriat (coureur du Guidon Sarladais), Didier Nicolas (président du comité des fêtes de Léguillac de Cercles), André Delteil (secrétaire du Prigonrieux Guidon-Club), Marie-André Védrenne (secrétaire de l’UC Nontron), Charles Verdier (ancien coureur et dirigeant du CC Périgourdin),, Mélanie Boivineau (coureur du CC Périgourdin), Henry Boucher (coureur et trésorier de la JS Astérienne), Fernand Boucher (ancien président du CC Périgourdin), Pierre Siméon (président de la Pédale Faidherbe), René Cabanat (dirigeant du CC Montpon), Jean-Noël Arfeuille (trésorier de l’AS Eymet), Lucien Deville (passionné du cyclisme à Nontron), Bernard Delpeuch (dirigeant de l’UC Montpon), Albert Chaussade (vélociste et secrétaire du RC Mussidan), Marc Le Moil (trésorier et président de la Pédale Faidherbe), Titi Cheutin (dirigeant de la Pédale Faidherbe), Marcel Montagut (président de la JS Astérienne), Yves Berger (coureur du CC Lindois), Jean Vidal (coureur du CC. Lindois), Marius Duteil (coureur du CA Ribérac et du CC Périgourdin), Claude Mousseau (coureur du VC Nontron), Yves Gourd (coureur de l'AS Eymet), etc…

Toussaint 2015

VELO DORDOGNE - UNE PENSÉE POUR NOS MORTS- © BERNARD PECCABIN

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13 octobre 2016

FRANCIS DUTEIL

MORT D'UN GENTLEMAN CYCLISTE
(par Gérard Descoubes)

Francis Duteil

- Avec la disparition de Francis, c’est un garçon tout en pudeur, à la grande probité, l’homme d’une seule parole, que l’on pleure aujourd’hui. Il reste un des rares coureurs à avoir obtenu le respect et la reconnaissance de tous les pelotons cyclistes. Coureur à gros abattage, doté d’une résistance hors du commun, où même usé par la course, Francis restait toujours capable de trouver les ressources, comme dans un dernier réflexe de survie, pour flinguer encore et aller seul chercher la gagne. Homme des courses difficiles, c’était un solide rouleur qui excellait dans les bosses longues et dures. Une santé inaltérable aux fluctuations du temps comme à la longueur de la course, faisait de lui, le favori logique de toutes les épreuves dont il prenait le départ. Ce vrai coureur, pilier des équipes de France répondait toujours présent aux sélectionneurs pour exprimer son talent très loin de ses bases, la Colombie, les Etats Unis, le Canada entre autres. Bien qu’il ait eu de nombreuses propositions pour passer pro il les refusa toutes. A cela une appréhension récurrente, en rapport avec son grave accident de course subi en 1966 à Nontron, où à la sortie d’une courbe il frôla la mort en heurtant de plein fouet une voiture arrivant à contresens. Relevé avec la jambe gauche fracassée, il lui fallut une année complète de soins et de rééducation pour remonter sur son vélo, avec un déficit musculaire chronique de 20 pour cent sur sa jambe accidentée. Francis disait "que pouvais-je réaliser chez les pros avec une seule jambe" ! Au cours de sa vie Francis allait deux autres fois échapper par miracle à la grande faucheuse, au début des années 2000, rentrant d’une sortie à vélo, un automobiliste lui brule la politesse dans un rond-point, suite à un vol plané impressionnant, il restait convalescent plusieurs mois, puis en 2014, aux commandes de son petit avion il se crashe dans un champ, avant de finir dans l’Isle où il serait mort noyé sans l’intervention d’un agriculteur. Sa science de la course autant que sa force, lui valurent deux titres de champions de France sur route, le premier en 1976 à Eguzon où il se joue au sprint de J. Bernaudeau et C. Jourdan et en 1979 à Neufchâtel-en-Saesnois où il terminait seul, après avoir fait sauter à la pédale de redoutables finisseurs qui portaient les noms de : M. Larpe (2e) J. F. Rodriguez(3e) F. Castaing(4e). Véritable spécialiste de la course au maillot tricolore il s’était aussi classé 5e en 1980 à Villie-Mozon, 8e à Plumelec en 1970, et surtout 2e en 1973 à Dax où, alors qu’il remontait le long des barrières sans coup férir, H. Florio qui avait lancé l’emballage, ce dernier sans hésiter venait lui fermer la porte obligeant Francis à freiner pour ne pas chuter. Alors que tout son entourage l’incitait à porter réclamation, Francis tout en pudeur avait préféré en rester là. Dans un palmarès frisant les 260 victoires, les plus significatives en plus de ses titres nationaux restent : le Tour du Limousin 1970, le circuit du Cantal 1975, ses 2 Tours d’Ampurdan 1976 et 1980, la 5e étape du Tour d’Italie amateur 1977, la Tomate à Marmande 1980, le Tour de Dordogne 1981. De passage en Belgique en 1971 et 1979 il s’imposa aux Belges dans les redoutables courses de Kermesses, si spécifiques aux coriaces coursiers Flamands qui s’inclinèrent devant lui à Overwinden en 1971 à Sainiez et Liernu en 1979. En 1987, en fin de carrière il décrochait les 4e et 13e étape de la Milwaukee-Classic aux U.S.A. L’année suivante invité comme vedette étrangère, il réalisa une tournée de critériums, triomphant à Springsville (Alabama) et à Miami (Floride) la dernière victoire de son fabuleux palmarès. Durant sa longue carrière, il a porté haut les couleurs des clubs suivants : CC. Périgueux 1962 à 1964, CC. Bordelais 1965 à 1969, CRC. Limousin 1970 à 1982 puis de 1984 à 1990.
- Né le 25 mars 1947 il est décédé le 9 octobre 2016 des suites d’une longue maladie.
Respect à vous Monsieur Francis Duteil, pour le Monsieur que vous étiez sur le vélo et celui que vous aviez su rester dans la vie. A partir de maintenant c’est avec beaucoup de mélancolie que nous continuerons à parler de toi.
Gérard Descoubes

VELO DORDOGNE - HOMMAGE A FRANCIS DUTEIL © Gérard DESCOUBES

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12 octobre 2016

LES OBSEQUES DE FRANCIS DUTEIL

CEREMONIE EMOUVANTE A MAREUIL

duteil obsèques

L'église de Mareuil, trop petite pour recevoir tous les amis de Francis

- Mareuil (11 octobre 2016) - Le ciel était gris, triste, puis vers 15h00, le soleil commença à se montrer. C’était l’heure où de nombreux amis de la petite reine étaient venus rendre un  dernier hommage à notre regretté Francis. Certains et plus particulièrement parmi les jeunes se demandaient pourquoi Mareuil constituait sa dernière étape ? Chacun sait que Francis a tenu ici un magasin de cycles, celui de son père Marius à qui il a succédé. Mais l’histoire remonte avant guerre, en 1939, date de l’ouverture du commerce de Marius. Celui-ci voulait s’établir à Castillon la Bataille, mais l’ex-Tour de France Lucien Laval, l’en dissuada, sous prétexte qu’il y avait une rude concurrence dans le secteur du cycle sur les rives de la Dordogne. C’est donc par le biais de Laval, que les Duteil se sont établis à Mareuil et c’est ainsi que le restant de sa vie se déroula dans cette région. (NDLR : les parents de Francis sont originaires de Thénac et Monestier dans le Sud Bergeracois)
- Ils étaient tous venus, ils étaient tous là, champions, anciens, jeunes et amis pour accompagner celui qui de 1962 à 1989 aura marqué de son empreinte la scène cycliste en portant successivement les couleurs du Cyclo-Club Périgourdin, du Cyclo-Club Bordelais et du Cyclo-Racing Club Limousin. Dans la foule, l’émotion et la tristesse étaient vives, le chagrin palpable, autour d'une famille effondrée.
- Un éloge brillant et émouvant a été fait dans l’église par Claude Louis, ancien C.T.R du Comité du Limousin ! A la sortie de l’église, une haie d’honneur de ses anciens amis coureurs lui ont rendu un dernier hommage par des applaudissements.
- Dans la foule, parmi les coureurs on reconnaissait Jean-Louis Gauthier (speaker), Marc Durand ex-pro, Francis Dubreuil, Michel Dupuytren, Yves Nicolas, Michel Besse, Christian Jourdan ex-pro, Jacques Mazeau, Daniel Barjolin, Michel Fedrigo, Jean-Marie Valade, Jean-Claude Mérillou, Marius Archambaud, Claude Hue, Roger Démartin, Jean-François Chaminaud, Victor Melchior, Michel Dutertre, Jean Biniecki, Michel Dutertre, Raymond Valèze, Jacques Gestraud, Gérard Simonot ex-pro, Michel Pitard ex-pro, Michel Larpe ex-pro, Mickaël Larpe, Claude Perrotin, Guy Courtois, Jean-Luc Gilbert, Jean-Paul Giraud, Yves Delfau et certainement beaucoup d’autres, que l’on ne pouvait reconnaître après de si nombreuses années passées loin des lignes d'arrivée…
- Francis Duteil a été ensuite inhumé dans le caveau familial du cimetière de la commune, où il repose désormais...

Ndlr : Ici  l’article "Adieu Champion".

VELO DORDOGNE - Obsèques de Francis Duteil © BERNARD PECCABIN
Merci à Jacques Mazeau pour les informations et la photo

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09 octobre 2016

ADIEU CHAMPION !

FRANCIS DUTEIL VAINCU PAR LA MALADIE

Duteil

- Les mots sont impuissants, mais le mal a fini par avoir raison de la santé de Francis Duteil. Notre double Champion de France des amateurs est décédé ce jour, dimanche 9 octobre 2016 à Chamiers. Jean-Pierre Maccalli et Daniel Barjolin ont été parmi ses derniers visiteurs issus du monde de la petite reine.
- Ses obsèques auront lieu mardi à 15h00 en l’église de Mareuil sur Belle (source famille). A son épouse, à ses enfants, à ses parents et amis, ʺVélo Dordogneʺ adresse ses sincères condoléances.
- Avec le décès de Francis Duteil, c'est toute une page d'histoire qui se tourne, celle d'une période où il a dominé tous ses rivaux pour gagner les plus belles épreuves de sa région et de France.
- Pour revoir la carrière de Francis Duteil cliquez sur les liens ci-dessous. (NDLR : Attention les liens ci-dessous sont provisoirement inaccessibles suite panne du serveur de l'hébergeur)
- Présentation d’un champion (1° partie)
- Première saison cycliste au CC Périgourdin (2° partie)
- Déjà qualifié pour le Championnat de France des Cadets en Champagne (3° partie)
Champion de Dordogne des Débutants (4° partie)
- Cinq saisons au Cyclo-Club Bordelais (5° partie)
- Retour sur son palmarès cadet (1962-1963) (6° partie)
- Palmarès de 1964 à 1966 au CC Bordelais (7° partie)
- Son palmarès de 1967 à 1969 au Cyclo-Club Bordelais (8° partie)
- Première saison au CRC Limousin en 1970 (9° partie)
- Déjà membre du club France en 1971 (10° partie)
- 1972 : troisième saison au CRCL (11° partie)
- 1973 : Vice champion de France des amateurs (12° partie)
- 1974 : encore une bonne saison au CRCL (13° partie)
- 1975 : dix-huit victoires à la clé (14° partie)
- 1976 : Champion de France des amateurs à Eguzon (15° partie)
- 1976 : Résumé de sa saison routière 1976 et Duteil nous raconte sa course à Eguzon (16° partie)
- 1976 : Réception d’un champion dans sa ville de Mareuil sur Belle (17° partie)
- 1977 : une saison bien remplie mais un échec sur ses terres (18° partie)
- Quatorze victoires en 1978, mais pas de championnat (19° partie)
- 1979 : un deuxième titre de Champion de France (20° partie)
- 1980 : Dix-sept victoires et un début de saison en bleu, blanc, rouge (21° partie)
- 1981 : Une fois de plus sélectionné au Championnat de France (22° partie)
- 1982 : une grande virée à l’étranger (23° partie) Colombie, Nouvelle Zélande et Nouvelle Calédonie
- 1983 : Une année sabbatique en 1983 et retour chez les deuxièmes catégories en 1984 (24° partie)
- 1985 : De Léguillac de Cercles à Lussac les Châteaux (25° partie)
- 1986 : Vingt-cinquième saison de compétition (26° partie)
- 1987 : Une virée aux Etats-Unis d’Amérique (27° partie)
- 1988 : Un petit tour en Floride et en Alabama (28° partie)
- 1989 : La dernière saison de sa carrière cycliste (29° partie)
- Bilan d’une carrière bien remplie (30° partie)
- Tout sur la carrière de Marius Duteil (père de Francis) sur ce lien

- Voir la dernière photo de Francis réuni le 3 juillet 2016 avec  une brochette d’amis à La Tour Blanche (document Jacques Mazeau)

VELO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL © BERNARD PECCABIN

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12 août 2016

GEORGES BOUSSAT N’EST PLUS

ADIEU AU CHANTRE DU PERIGORD NOIR

- Georges Boussat le glorieux speaker animateur des années 1960-1985 nous a quittés à l’âge de 95 ans. Il a été un de nos chantres de notre Dordogne et principalement du Périgord Noir, puisqu’il résidait à Sarlat. Ses obsèques seront célébrés vendredi 12 août 2016 en la cathédrale Saint-Sacerdos de Sarlat à 16h00, suivies de son inhumation au cimetière de la ville (entrée 7). A Marie-Claude son épouse, à sa famille, à ses proches et ses amis de la petite reine, Vélo-Dordogne adresse ses sincères condoléances.

Boussat

Notre photo : Georges Boussat au micro en 1966 lors de l’épreuve de Saint-Martial de Valette.

Pour suivre l’histoire des animateurs de notre Dordogne, cliquez sur ce LIEN

VELO DORDOGNE - GEORGES BOUSSAT © BERNARD PECCABIN
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21 juillet 2016

LE DERNIER COMBAT DE DOMINIQUE ARNAUD

LA DORDOGNE ÉTAIT LIÉE AVEC CE GASCON

VC Tarnos

- Alors que le Tour de France entame sa dernière semaine, ʺVélo-Dordogneʺ a appris le décès de Dominique Arnaud hier mercredi 21 juillet 2016. Une nouvelle qui attriste et qui touche le monde de la Petite Reine, tellement ce coureur Landais était apprécié dans notre Dordogne.
- Licencié au VC Tarnos, il était venu chez nous en juin 1977 pour courir le Prix des fêtes de Saint-Médard de Mussidan. Un prix qui se courait en deux tronçons et où le Tarnosien avait gagné les deux étapes et bien évidemment le général, rien que ça !
Rappel du classement général (12 juin 1977) : 1. Dominique Arnaud (Tarnos), 2. Sauvignat (Périgueux), 3. Dutreuilh (Montpon).
- Certainement que Dominique Arnaud est revenu en qualité d’amateur dans notre département… Toujours est-il que c’est en janvier 1984 que nous avons revu ce Landais sous les couleurs de ʺla Vie Claireʺ courir le cyclo-cross de Saint-Vincent de Cosse organisé par Jean-Louis Gauthier.

arnaud Dominique

Dominique Arnaud au cyclo-cross de Saint-Vincent de Cosse en 1984

- Dominique Arnaud c’est une carrière amateur, puis professionnelle et enfin une grande initiative avec sa formation Sud Gascogne qui regroupait les meilleurs coureurs amateurs du Sud-Ouest. A ce titre, Mickaël Delage et Quentin Pacher ont été les deux espoirs Périgourdins enrôlés dans la bande de Dominique, sans oublier d’autres au tempérament bien trempé, à l’image de Stéphane Reimherr, véritable capitaine de route.
- Sa mémoire restera longtemps gravé dans nos cœurs, pour celui qui disait toujours que les courses se gagnaient à l’entraînement et qui prônait l’attaque à outrance. Dans ces moments douloureux, il nous est agréable de rappeler son éloquent palmarès dont onze Tour de France à son compteur.
Débuts amateurs en 1970 : vainqueur du Tour de l’Yonne 78, Tour du Béarn 79, Royan-Blaye 75, 4° Paris-Mantes 78, 21° Tour d’Italie amateur 78.

Professionnel de 1980 à 1991

1980 (Reynolds) : Vainqueur de la 16° étape du Tour d’Espagne, 54° du Tour d’Espagne.
1981 (Puch-Wolber-Campagnolo) : 1° du Prix de Redon, 2° du GP de Plouay, 2° de l’Etoile des espoirs, 3° du Tour du Limousin, 3° du Tour du Limousin, 2° du GP de Saint-Raphaël, 11° de Bordeaux-Paris, 24° du Tour de France, 35° du Championnat du Monde.
1982 (Wolber-Spidel) : 1° de la 14° étape du Tour d’Espagne, 22° du Tour d’Espagne, 36° du Tour de France.
1983 (Wolber) : 1° du Tour du Limousin, 1° du GP de Rennes, 6° du GP de Plouay, 22° du Championnat du Monde, 25° du Tour d’Italie, 26° du Tour de France (3° de la 14° étape).
1984 (La Vie Claire-Terraillon) : 4° de la Flèche-Wallonne, 54° du Tour de France
1985 (La Vie Claire-Wonder-Radar) : 1° de la 3° étape du Tour de Bretagne, 1° de la 4° étape du Tour du Limousin, 1° à Maël-Pestivien, 22° du Tour de France, 34° du Tour d’Italie, 46° du Championnat du Monde.
1986 (Reynolds) : 1° de la 5° étape du Tour de Catalogne, 5° du Championnat de France, 37° du Championnat du Monde, 76° du Tour de France.
1987 (Reynolds-Seur) : 1° de la 16° étape du Tour d’Espagne, 1° de la 3° étape du Tour d’Andalousie, 50° du Tour d’Espagne, abandon du Tour de France.
1988 (Reynolds-Reynolon) : 1° à Monein, 1° à Vayrac, 38° Tour d’Italie, 48° Tour de France.
1989 (Reynolds) : 1° à Breuillet, 1° au Havre, 30° du Tour de France (3° de la 12° étape), 38° du Tour d’Espagne.
1990 (Banesto) : 1° de la 4° étape du Tour du Vaucluse, 1° de la 6° étape du Midi-Libre, 1° à Alès, 2° du GP du Midi-Libre, 11° de la Flèche-Wallonne, 59° du Tour de France.
1991 (Banesto) : 33° du Tour d’Italie, 77° du Tour de France.

 

LIEN VELO DORDOGNE
- Une pensée à ceux qui nous ont quittés.

 

Sud Gascogne 2005

Sud Gascogne, le bébé de Dominique Arnaud (saison 2005)

VELO DORDOGNE - ADIEU DOMINIQUE ARNAUD © BERNARD PECCABIN
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08 mai 2016

ADIEU FLORENT SENTUCQ !

Flo

VIBRANT HOMMAGE RENDU PAR UN AMI DE FLORENT

- Voilà déjà quelques jours que Florent nous a quittés… pour toujours ! Difficile de trouver les mots, car mourir de la sorte est pour toute notre communauté cycliste la chose la plus cruelle. Florent est mort comme un soldat au combat, et ces drames de la route constituent une vérité cruelle qui nous laisse sans mots et avec une grosse pointe de tristesse et de dévastation.
- "Vélo Dordogne" n’a pas trouvé les mots pour parler de cet affreux épisode. Mais fouilleur des réseaux sociaux, il a découvert un hommage, celui d’un de ses amis, qui m’a autorisé à le publier. Cet ami nous fait découvrir qui était Florent Sentucq, mais aussi ce que le vélo peut générer en terme de souffrance et d’amitié. Et encore merci à son auteur qui avec beaucoup de cœur et de talent nous livre un témoignage poignant, tout en nous donnant une belle leçon sur les valeurs du cyclisme et de quelques uns de ses pratiquants.
NOTA : Florent  est décédé lors d’une chute sur le 83° circuit Boussaquin, le lundi 25 avril. Hospitalisé à Limoges, il est décédé le 4 mai des suites de ses blessures. Ses obsèques se dérouleront le 10 mai dans l’église de Barsac à 14h30 suivies de son inhumation au caveau familial de Naujac sur Mer.
- Florent Sentucq était licencié à l’Association Pons-Gémozac (APOGE) Team U Charente-Maritime. Il avait porté les couleurs de l’UC. Artix, du Vélo-Sport Hyérois, du GSC. Blagnac, du CC Marmande et du Cyclo-Club Périgueux-Dordogne.
© crédit photos de Dominique Boivineau
- Lire aussi un article sur ce lien écrit par Gérard Descoubès notre mémoire du cyclisme dans le Grand Sud-Ouest.

Flo

Hommage à Florent Sentucq (texte écrit par son ami Luc)

- D'aucuns pourraient se demander qui je suis et ce que je faisais là... À ses côtés, au CHU de Limoges. Pourquoi je m'implique tant depuis le 26 avril, date à laquelle j'ai appris sa grave et improbable chute de la veille. Pourquoi je m'immisce ? Pourquoi je prends des initiatives ?
- C'est simple, Flo est comme un frangin et je ne pouvais pas le laisser ainsi. Il fallait que je sois là, comme avant, présent ! Je vais vous conter l'histoire de deux amis pour la vie. J'ai eu la chance de rencontrer un super garçon (en le rattrapant dans cette descente de Gavarnie), il y a moins d'un an (le 20 juin 2015). Même s'il a mis quelques hectomètres pour mettre de côté sa carapace et moi à tenter de briser la glace, nous nous sommes très vite entendus et ne nous sommes plus lâchés. Depuis la première minute de cette rencontre fortuite et de ce premier bavardage au pied de Luz-Ardiden où j'ai eu plaisir à le solutionner pour l'Etape du Tour, il y a eu ce déclic fou de deux êtres qui savent depuis le premier  regard qu'une magnifique histoire d'amitié est en train de se créer. Étant déconnecté du milieu cycliste élite amateur, j'ai le soir même de notre rencontre été découvrir ce talent hors norme sur internet...

col duTourmalet

- J'ai eu la confirmation d'avoir fait la connaissance d'un champion qui s'ignorait. Durant notre premier bout de chemin en commun, je me souviens d'ailleurs avoir failli être désarçonné de mon Colnago lorsqu'à la question tu fais des cyclosportives, il m'a répondu : Oui, très peu. L’Etape du Tour de l’an passée Pau-Hautacam était ma première "Cyclo" car ça passait près d'ici et c'est d'ailleurs ma femme qui m'a inscrit... Et alors, lui demandais-je, ça s’est bien passé, tu finis combien ? Quatrième me répondit-il (à la fois fier, pudique et déçu...). J'ai découvert le loustique, que dis-je le phénomène XS et ses résultats XXXL. Depuis ce jour, FLORENT, je suis son fan invétéré. J'en parle tout le temps. C'est ma star (ma femme a refusé que je mette un poster de lui dans la chambre (sic)). Dès ces quelques jours passés ensemble, avec Aurélie au sommet du col du Mollard en préparation de l'étape du Tour 2015, j'ai

Luz Ardiden

découvert un homme charmant, simple et ouvert. Immédiatement nous nous sommes épaulés. Le jour J et pendant que je coinçais lamentablement dans la montée du Glandon, il s'envolait avec les Bescond et autres champions pour glaner le titre de meilleur grimpeur absolu (les fameux KOM) du col mythique sur 15 000 prétendants que nous étions ! Ça ne l'a pas empêché de m'attendre 1h30 à l'arrivée pour me féliciter en me tendant une bonne chocolatine. Flo mon idole, ma locomotive, mon exemple, mon extraterrestre de copain. Durant ce périple alpin, on s'est découvert mutuellement, parlant de tout si aisément qu'on aurait pu croire qu'on se connaissait de toujours. Les mois ont passé et notre amitié grandissait. On évoquait et nous projetions sur plein de sujets. Quand il m'a présenté ses vœux du Premier de l'an, il m'avait dit : "tu es ma plus belle rencontre 2015" et je lui avais répondu "salaud, tu m'as encore devancé car je pense la même chose de Toi !"

Hautacam

- Flo est et sera pour toujours comme un frère, un "poto", une boussole, un détonateur, une pile, une oreille attentive, un fervent supporter. Alors oui, je le clame : nous sommes amis et le serions assurément restés ces 30 prochaines années s'il n'y avait pas eu cette satanée gamelle. Jusque lundi dernier, il ne se passait en effet pas un jour sans un texto, un signe, un clin d'œil, un mail ou une carte postale pour prendre des nouvelles, faute de pouvoir refaire le monde ensemble de vive voix et d'ainsi se confier avec plaisir l'un l'autre. C'était presque un besoin naturel. Flo, "mon KOMi" et sa vraie modestie, si humble, mesuré, toujours disponible. Flo, qui m'a donné tant d'attention, d'écoute, de conseils, y compris dans mes moments difficiles... Sans jamais juger ! Flo il a toujours été là ; on était devenu complices. Flo, sur qui j'ai fait un transfert en tant que coursier, Flo "ce P.... de motard" parce qu'il faisait ce que j'avais arrêté en cours du haut de mes 19 ans, quand je venais de monter en première, plein d'espoir et d'insouciance. Le destin nous a mis sur le même chemin..., on s'est trouvé et je me suis sûrement retrouvé quelque part en lui. Car Florent, c'est deux personnes en une. Un roc indestructible, fermé au premier abord, franc, le regard vif, déterminé, un lâche-rien courageux, toujours le premier au front, en mission comme dans le peloton ; quand il l'avait décidé, rien, ni personne ne pouvait l'arrêter

col du Mollard

hormis un geste chevaleresque à se sacrifier et à donner... comme lors de la dernière Casartelli... et un être de bonne humeur, plaisant, timide et parfois empli de doutes comme tout à chacun, épris d'un manque soudain de confiance en lui avec un gros besoin d'attention et de reconnaissance... Quelqu'un qui pouvait être dur et froid (pour se protéger de sa propre fragilité) mais quelqu'un avec un cœur énorme, prêt à rendre d'énormes services à ceux qui comptaient et dont il avait confiance ! Pareil... Il m'a remotivé alors que je sortais de mon accident de la circulation nécessitant 5 mois d'arrêt. Il a été là pour mes nouvelles fractures de coude en octobre puis à nouveau pour mon opération du ménisque le mois suivant... Et prodiguer de précieux conseils réconfortants. Ensemble, on projetait plein de nouveaux défis pour cet été et les saisons prochaines ; je l'aurai accompagné du mieux que je pouvais dans des raids alpins, pyrénéens... À ma vitesse et lui à la sienne afin de mieux partager cette folle passion commune... et de refaire le monde autour d'une pâtisserie arrosée bien méritée. D'ici quelques jours, on devait passer une semaine "commando" à Pierrefitte histoire "d'aiguiser les lames..." avant d'enchaîner pas moins de huit cyclosportives montagneuses cet été.

Col du Glandon

- Flo, 39 ans avait la même envie qu'un cadet pour ce sport populaire. Le cyclisme, si dur, si ingrat, si contraignant et chronophage. Ce sport, unique, si souvent injuste, mais si beau car rarement écrit à l'avance ; à vélo, on n'est jamais à l'abri d'une déconvenue : Un parcours de merde, du vent, le froid, la pluie, les adversaires, un profil inadapté où il est si facile de renoncer, louper la bonne, être revu, avoir la pancarte, percer, chuter, comptant la plupart du temps que sur soi (même avec le soutien de ses équipiers) et parfois même où lorsque tout parait possible, on peut se faire battre par un gars qu’on n’a pas vu de la course… ou devoir faire face aux pratiques immorales de dopage et/ou des "maf"... Rester autant d'années en tête d'affiche, courir et être capable de se mesurer avec son idole El Pistolero...

Flo

- Combien peuvent en dire autant ? Avoir des temps de segments aussi impressionnants (que je lui rappelais sans cesse pour qu'il prenne conscience de son immense talent). C'est d’ailleurs pour cela qu'il préférait les courses dures et leurs cols car "là, on jugeait de la qualité du gazier". Flo, quel brillant mec et pas seulement à Vélo. Flo, un homme attachant et aimant. Il était conscient de tous les sacrifices consentis durant ces années par ses proches, de tous ces temps d'attente, d'inquiétude pour qu’il exerce égoïstement cette passion. Cette saison devait être sa dernière en élite. Ces places démontrent qu'il avait encore sa place mais c’était son choix. Je pense même qu'il cherchait juste une dernière victoire pour pouvoir raccrocher sereinement en faisant son jubilé en Nouvelle Calédonie : mission accomplie de 15 années de vie riche et palpitante. Sauf que... Le destin en a décidé autrement C'est terrifiant, horrible, inhumain et injuste. Comme beaucoup d'entre nous, j'aurai tant aimé que Florent ait gagné cette ultime course à étapes et trompé tout le monde, déjouant tous les pronostics, quitte à raccrocher pour retrouver ses deux amours que sont Aurélie et son chérubin Manon et rester auprès d'elles. Les dernières heures à tes côtés, même si j'avais entendu que les chances étaient infimes, je fais partie de ces rêveurs naïfs et utopiques qui pensent que rien n'est insurmontable, que tout est possible et qu'il y a toujours une solution et une issue positive... J'ai espéré ! Malheureusement la réalité est là... Et je n’y crois toujours pas. Je suis si triste et en colère... Pars tranquille mon Flo !

Luc, ton jeune ami qui veille sur les tiens.

VELO DORDOGNE - Hommage de son ami Luc à FLORENT SENTUCQ © Bernard PECCABIN
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