05 février 2019

UNE BONNE OUVERTURE POUR QUENTIN PACHER

DANS LE SPRINT POUR LA 3° PLACE
A 22 SECONDES DU LAURÉAT

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Turgis et Combaud lors de la dernière difficulté (© Martine Lefeuvre compte facebook)

- Le Français Anthony Turgis (Direct Energie) a remporté au sprint le 41e Grand Prix La Marseillaise cycliste, à l'issue des 139,8 km (*) dimanche à Marseille.

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© Martine Lefeuvre compte facebook

- Le vice-champion de France sur route 2018, 24 ans, a devancé son dernier compagnon d'échappée, son compatriote Romain Combaud (Delko Marseille Provence). Le Belge Tom Van Asbroeck (Israël Cycling Academy) complète le podium, en réglant un peloton de 47 coureurs pointé à 23 secondes, parmi lesquels se trouvaient Quentin Pacher (classé 32°).

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© Martine Lefeuvre compte facebook

- Turgis s'empare donc de la première place de la Coupe de France à l'issue de cette première manche de la saison. Mais "Vélo-Dordogne" se réjouit de la place du coureur Bergeracois qui débute bien sa saison 2019. Espérons que l’Etoile de Bessèges et le Tour d’Oman qui constitue son proche calendrier confirmeront ses bonnes dispositions.
Liens (anciennes publications du blog) :
- Quentin Pacher chez les pros continentaux.
- Photos des pros de Dordogne.

(*) LE PARCOURS : Dès l’entame, les coureurs sauront à quoi s’attendre durant cette journée. Avec des premiers kilomètres certes pas très pentus mais constamment en faux-plat montant, les attaques devraient avoir lieu afin de se positionner en tête de course. Et même si ce n’est pas sur des difficultés répertoriées, elles ne seront pas de tout repos. Dans tout le tracé, les phases de plat sont même rares à la différence des montées qui vont s’enchaîner. Le Col du Pas de la Couelle surnommé le Petit Galibier (7,6 à 3,7%) et le Col de l’Espigoulier (11,3 km à 4,3%) seront à franchir avant d’atteindre la mi-course. Puis, un peu moins difficile le Col des Bastides représentera tout de même un obstacle tout comme le Pas de Bellefille (3 km à 5,6%). Ce sera alors le moment de se confronter au plus gros morceau le Col de Crêtes (4,3 km à 7,4%). C’est ici que des coureurs plutôt catalogués puncheurs et grimpeurs devront faire la différence. La dernière difficulté, pour ne pas changer, sera le Col de la Gineste (9,3 km à 3,1%). Quand son sommet sera passé, il restera moins de dix kilomètres pour atteindre la ligne d’arrivée à Marseille.

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© Martine Lefeuvre compte facebook (Mickaël Delage parmi les attardés)

LE MOT DU VAINQUEUR
"Je savais que j'étais plus rapide".

- "La Marseillaise est une course que beaucoup veulent ajouter à leur palmarès", confirme après l'arrivée l'autre leader de Turgis chez Direct Énergie, Lilian Calmejane, finalement 6e, après deux 3es places en 2017 et 2018. Une centaine de mètres plus loin, pris dans l'agitation du protocole, Anthony Turgis ne sait plus quoi faire de la coupe et du bouquet de vainqueur. "Mets-les dans ta poche", plaisante un spectateur de la scène. Le Francillien sourit, fier de son coup, et fait remarquer que dans une saison, les échappées qui vont au bout sont rares. D'autant qu'avec la suppression du parcours de la route des Crêtes, les pronostics semblaient plutôt favorables aux sprinteurs. "La consigne était de mettre quelqu'un de fort devant, c'est tombé sur moi, j'ai réussi à lever les bras donc tant mieux", explique Turgis, cerné toute la journée par trois compagnons de fugue liés à la Provence. L'échappée gagnante a été initiée puis relancée par Julien Antomarchi (Natura4Ever Roubaix Lille Métropole), né à Marseille et vivant à La Bouilladisse ; le Sud-Africain Morne van Niekerk (Saint-Michel Auber 93) fut licencié au Martigues SC en 2017 ; et enfin Romain Combaud entame sa quatrième saison chez Delko Marseille-Provence. Seul ce dernier résistera jusqu'au bout, Antomarchi et Van Niekerk se faisant lâcher durant l'ascension du Pas d'Ouillier. Turgis et Combaud n'avaient plus qu'à résister à un peloton qui avait laissé beaucoup trop de champ à de tels coursiers. "On a cru en nous jusqu'au bout. À 5 km de l'arrivée, on avait la victoire assurée. Je me disais qu'il fallait vraiment qu'on soit à l'arrêt pour que l'on soit rattrapé", poursuit le vainqueur du jour. La guerre des nerfs habituelle dans un sprint à deux n'a pas eu lieu. "Ça fait des années qu'on court ensemble, je savais que j'étais plus rapide. On n'est jamais sûr de gagner, mais sur une arrivée comme ça avec du vent, c'est surtout la valeur brute qui compte."

- Tranquille comme Turgis. Modeste aussi : "Je sais que je suis assez fort, mais je sais aussi qu'il y a plus fort que moi dans l'équipe. Ce n'était pas prévu que j'y aille tout de suite (dans l'échappée), plutôt à mi-parcours pour durcir la course en faveur de Niki et Lilian. Plus j'allais loin, plus ils restaient au chaud, c'était tout à notre avantage." L'ancien de la Cofidis signerait des deux mains pour épargner les jambes de ses leaders chaque week-end et récolter un peu plus de lumière. Ça tombe bien. Son équipe, à la lutte pour arracher une sélection au prochain Tour de France, aura besoin d'un Anthony Turgis en pleine forme. Le cyclisme aussi : c'est précieux un équipier qui fait le boulot sans rechigner, doublé d'un baroudeur qui n'hésite pas à aller au front avec des chances infimes de victoire. Hier, ça a marché.

VÉLO DORDOGNE - LA MARSEILLAISE 2019 © BERNARD PECCABIN
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28 janvier 2019

LETTRE A JEAN-RENÉ

NEUF ANS DÉJĀ

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Mon cher Jean-René,

- Voilà neuf ans que tu nous as quittés et depuis ce 28 janvier 2010, la vie devient de plus en plus morose. Il est vrai que nous aussi nous prenons de l’âge et qu’on est devenu des "tamalous" comme disent les jeunes de ta chère Double d’où tu es natif.
- Notre cyclisme est comme nous, à savoir qu’il poursuit son petit train train dans le mauvais sens. Au fil des saisons, j’ai l’impression qu’il accentue son déclin. Après le Tour de la Dordogne, voilà que le Tour des cantons de Mareuil-Verteillac met la clé sous le paillasson. Il ne reste plus que le Tour du Périgord comme réelle vitrine de notre cyclisme local. Qu’il est loin ce temps où le Périgord comptait plus d’une dizaine de courses de classe 1.12 !
- Aujourd’hui, la présidence du Comité de Dordogne est confiée à un homme du micro que tu as bien connu, en la personne de Jean-Louis Gauthier ! J’espère et je souhaite que sa bonne volonté et toute sa passion constitueront des gages sérieux pour une meilleure évolution de la discipline.
- Le Cyclo-Club Périgueux-Dordogne roule toujours en DN2. Disons qu’il reste le club phare du département et encore plus demain, puisque le Team Cycliste 24, club départemental qui évoluait en DN3, a annoncé son retrait malgré sa bonne saison où il a terminé 6° de la Coupe de France des clubs de DN3. Oui, il est de plus en plus difficile d’exister matériellement comme financièrement, dans ce monde égoïste où s’installe un malaise ambiant. Tu vois Jean-René, la vie n’est plus un long fleuve tranquille. De nombreux amis nous ont quittés. Tu as pu d’ailleurs les accueillir dans ton nouveau royaume, tel Philippe Vergnal du Guidon Terrassonnais, Pierre Bellemare qui ne donnera plus le départ de la nocturne de Monpazier et Armand de las Cuevas qui comme toi avait porté les couleurs du Cyclo-Club Marmandais. Et puis il y a eu aussi Pierre Dagnan un ancien du micro et Michel Pitard que tu avais maintes fois honoré lorsqu’il gagnait les épreuves que tu animais.
- Côté résultats je vais faire simple. Dans notre Périgord, il n’y a qu’un jeune qui a vraiment dominé, c’est Antonin Boissière du Sprinter-Club du Périgord. Sous la férule de Stéphane Reimherr, devenu entraineur, il a gagné le Tour du Bassin d’Arcachon, le Prix du Muguet, celui de Marmont Pachas, le Tour des Ecureuils et la nocturne de Montpon. Une nocturne de Montpon devenue "Souvenir Jacques Martin" après avoir été celui de ton souvenir, pendant quelques années.

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- 2018 s’est terminé par une vague de mécontentement social. Nous qui avons connu les gilets jaunes gardiens et protecteurs de nos carrefours, ils sont devenus des manifestants contre un gouvernement qui inflige des hausses successives sur les prix des carburants. Et c’est ainsi que les anges gardiens de nos courses (c’est comme ça que tu les honorais) sont devenus (en extrapolant) de légitimes contestataires qui ont terni l'ambiance de nos fêtes de fin d’année.
- Oui les temps ne sont pas simples et souvent j’exprime mon contentement d’avoir connu une belle époque et surtout toi mon cher Jean-René. Tu sais que ton club le SA Mussidan s’est associé avec un club du Bergeracois. Une belle opération, car aujourd’hui les clubs sont à l’agonie et seuls ceux qui se regrouperont peuvent espérer survivre...
- Je dois te dire aussi que mon blog est soutenu par Jean-Luc Confolens. Oui, celui pour lequel tu disais quand tu l’apercevais "gentil garçon que voilà" ! Il aime bien me lire et participe à la vie du blog. Bizarre l’existence de ce Girondin qui s’est installé dans mes Pyrénées pour passer ses vieux jours. Faut voir les promenades qu’il fait en nous gratifiant de belles images sur les réseaux sociaux. Ah tu sais pas Jean-René ce que c’est les réseaux sociaux ? Une belle merde comme dirait notre ami Gilbert Cuménal (en roulant les r). C’est là où chacun sur internet dit n’importe quoi, n’importe quand et n’importe comment... Mais Jean-Luc lui, nous montre que mes Pyrénées. Un vrai explorateur qui visite des coins que je ne connais pas, où je ne suis jamais allé, comme ce lac de Soum qui constitue son jardin secret.
- Voilà mon cher Jean-René le message annuel de notre bonne vieille Terre qui s’enfonce inexorablement sur un changement climatique qui va tout bouleverser. Les chênes de ta Double vont devenir sans doute des oliviers, mais ça, je ne le verrais pas et c’est le seul point positif de mon petit mot.
- Les jours passent, les années tombent et il va falloir bientôt penser à plier boutique. Lorsque je parcours la presse, c'est fou le nombre d'avis de décès qu'il y a avec ceux de notre génération. J’espère que tu me prépares une bonne petite place là-haut ! A un de ces jours, pour se revoir, dans les étoiles ? Ou qui sait, peut-être à l’année prochaine, pour d’autres nouvelles, qui j'espère seront plus agréables...

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Liens Jean-René Villechanoux :
- Lettre à Jean-René (un an déjà).
- Lettre à Jean-René (deux ans déjà).
- Jean-René speaker de notre joli Dordogne (1° partie)
- Jean-René speaker de notre joli Dordogne (2° partie)
- Jean-René (quatre ans déjà)
- Lettre à Jean-René (six ans déjà).
- Lettre à Jean-René (sept ans déjà).
- Lettre à Jean-René (huit ans déjà).

VÉLO DORDOGNE - LETTRE A JEAN-RENÉ © BERNARD PECCABIN
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01 janvier 2019

VOEUX DE LA DORDOGNE CYCLISTE ET DE VELO DORDOGNE

Bonne année 2019

PROS

PROS

VÉLO DORDOGNE - VOEUX 2019 © BERNARD PECCABIN
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18 décembre 2018

PERSPECTIVES ET AVENIR DE VÉLO-DORDOGNE

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- Bientôt dix ans que ce blog existe et j’avoue que parfois, une certaine lassitude prend place. Aussi ai-je décidé de modifier un peu les insertions de mes publications. Elles ne seront pas systématiques comme c’est le cas pour la rubrique "il y a 50 ans" et "il y a 25 ans" qui évolueront désormais sur un format réduit. Dix ans, ça commence à peser, car moi aussi, j’en ai pris un sacré coup derrière les oreilles. Comme tous les retraités, j’ai besoin de souffler. J’ai passé effectivement de longues et nombreuses heures aux archives pour vous compter le cyclisme d’antan pour lequel je n’en vois jamais le bout..., mais qui nous fait revivre une belle époque.
- Un cyclisme qui n’a rien à voir avec celui d’aujourd’hui, plus que jamais à bout de souffle. Notre discipline est tombée bien bas. Quoique l’on dise, elle se trouve au fond du gouffre avec peu de courses, peu de coureurs et un manque de motivation des nouvelles générations. Je plains sincèrement ceux qui courageusement poursuivent cette lourde tâche tout en étant heureux d’avoir connu ce que j’ai vécu. Ce lien avec le passé, permet de vous rappeler des souvenirs, de revoir des anciens, des périodes, avec des photos. Les deux blogs "la Dordogne Cycliste" et "Vélo Dordogne" constituent aujourd’hui une banque d’informations de la discipline au niveau départemental et parfois au-delà. Il suffit d’aller sur Google pour vous en rendre compte.
- Mais revenons sur mes propos et sur ma décision de lâcher pas mal de lest. Pas question d’arrêter mes blogs et de perdre cette mine d’informations, mais place à une autre façon de m’impliquer en mettant d’abord le pied sur la pédale du frein. Et puis enfin, il y a un souci d’intendance, avec du matériel qui devient très vite obsolète et pour lequel l’aide reste inexistante et toujours à la charge du retraité que je suis devenu. Soit des circonstances majeures pour calmer mes interventions sur la toile. Je vous avoue que ce n’est pas toujours agréable d’agir seul, sans aide, sans avis, avec si peu de commentaires. J’essaye de m’accrocher, mais cela devient difficile et parfois la saturation me guette.
- Pour être informé, je vous invite maintenant à vous inscrire à ma NEWSLETTER rubrique qui se trouve en haut et à gauche de ma page d’accueil. Il suffit d’insérer votre adresse mail et de cliquer sur les cases qui vous conviendront. Une façon de me suivre de plus près et de ne louper aucun de mes sujets dans le futur.

VÉLO DORDOGNE - PERSPECTIVES ET AVENIR © BERNARD PECCABIN
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08 décembre 2018

UNE ÉQUIPE PÉRIGORD AU TOUR DU LIMOUSIN EN 1971

LE PERIGORD A FAIT CE QU’IL A PU MAIS

C’EST FRANCIS DUBREUIL LE PÉRIGOURDIN DU CRCL

QUI REMPORTE CETTE 4° ÉDITION

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L'équipe du Périgord au départ du 4° Tour du Limousin, à droite René Vietto

- Qui se souvient de ce 4° Tour du Limousin couru du 27 avril au 2 mai 1971 ? Un Tour qui faisait étape à Périgueux avec une étape reliant Brive à notre capitale. Ce Tour qui en était à sa quatrième édition se courait entre amateurs. Une équipe "Périgord" avait pris le départ. Elle était placée sous la direction d’Yves Perpignan, assisté de René Vietto. Et voici la lite des coureurs de cette équipe avec Alain Buffière, Patrick Duteil, Patrick Laggia, Pierre Tardy, Claude Denis et Jean-Pierre Lacaud (notre photo).
- Treize équipes de six coureurs au départ (CRC Limoges, Belgique, CSM Puteaux, UCR Xertigny, AS Libourne, Crédit Agricole, US Bouscat, Poitou-Charentes, Pyrénées, Périgord, Cycles Dardenne, Auvergne, AC Clermont).
RESULTATS :
prologue contre la montre par équipes entre Limoges et Saint-Yrieix remporté par le CSM Puteaux de Jean-Pierre Guitard. L’équipe Périgord termine ......
Saint-Yrieix-Tulle 90 km : 1° Kinel Seels (Belgique), premier périgourdin Patrick Duteil (37°), mais Alain Buffière est leader du GP de la Montagne.

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L'équipe du CRCL avec de gauche à droite Fayol, Réjasse, L"beau (masqué),
Dubreuil, Breuil, Guillot, Duteil père et fils  © cyclisme en Limousin

Vietto

Tulle-Ussel (127 km) : 1° Luc Pels (Belgique), premier périgourdin de l’étape : Pierre Tardy (37°). Pels est maillot jaune, Tardy est 30° et premier périgourdin au général. Buffière a perdu son maillot de meilleur grimpeur.
Ussel-Brive (121 km) : 1. Daniel Salles (Pyrénées),
Pels toujours maillot jaune, Tardy (37°).
Brive-Périgueux (120 km) : 1. Luc Pels (Belgique),
premier périgourdin : Alain Buffière (25°).
Périgueux-Saint-Junien (155 km) : 1. Jean-Pierre Guitard (Peugeot), premier périgourdin Tardy (19°). Les coureurs du CRCL passent à l’attaque. Duteil et Dubreuil provoquent la sélection. Ils font partie d’un groupe de neuf coureurs qui portent leur avance à trois minutes. Ils sont repris à 30 km de l’arrivée et Guitard l’emporte alors que Francis Dubreuil termine 6°.
Saint-Junien-Oradour (115 km) : 1. Francis Dubreuil (CRCL),
premier Périgourdin Tardy (8°). La poursuite de l’étape d’hier a laissé des traces et Dubreuil attaque à Mortemart. L’échappée compte neuf éléments et ils ne sont plus que quatre à l’arrivée gagnée par Dubreuil devant Pitard (Poitou), Viel (Libourne) et Renard (Xertigny). Un Francis Dubreuil nouveau leader au général.
Oradour-Limoges (clm de 35 km) : 1. Jean-Pierre Guitard (Peugeot),
premier périgourdin Alain Buffière (28°). Guitard remporte le chrono devant Pels mais Dubreuil conserve le maillot avec sept secondes d’avance sur Renard (Xertigny), 3° Pitard (Poitou) suivi de Pels (Belgique) 4°. Guitard (CSM Puteaux), Aigueparses (Puteaux) et Raymond (US Bouscat) prennent la suite de ce classement.

Classement général final : 1° Francis Dubreuil (CRCL), premier périgourdin Pierre Tardy (20°), Alain Buffière (28°), Patrick Duteil (41°), Claude Denis (59°), Patrick Laggia (61°). La formation se classe 10° par équipes et Patrick Laggia remporte le challenge du super fair play.
René Vietto l’homme qui se distingua en 1934 lors du Tour de France en allant au secours d’Antonin Magne et fit en quelque sorte une épreuve héroïque a repris du service. Il accompagnait et assistait dans sa tâche Yves Perpignan, directeur sportif de l’équipe Périgord. On le voit sur notre photo (ci-dessus à gauche) avec M. Jammet président du CRCL à gauche et M. Lamboley président du prestigieux club Vosgien de Xertigny, à droite. Les Périgourdins reverront Vietto lors d’un stage à Varilhes (voir sur ce lien).

Dubreuil, Lamboley, Pels, Renard

De gauche à droite Dubreuil le lauréat du Tour, Lamboley meilleur grimpeur,
Pels meilleur sprinter et Renard le plus combatif

VELO DORDOGNE - TOUR DU LIMOUSIN 1971 © BERNARD PECCABIN
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01 septembre 2018

JE SUIS DEVENU VÉLO A CAUSE DE MON EPOUSE

ELLE M’A PIQUÉE AVEC UN RAYON DE BICYCLETTE

trophée des châteaux

Distribution de programme aux Milandes en 1998
Elle se tapait elle aussi la côte avec Claudette Vergnes du Vélo-Club

- Ben aujourd’hui mon épouse fête son anniversaire. Ça commence à lui faire lourd, mais la roue tourne toujours et il faut en profiter.
- C’est par hasard que Geneviève est devenue fan de cyclisme. A cause de son frère qui dans les années 50 a couru dans les rangs du Cyclo-Club Périgourdin. En qualité de supportrice, elle accompagnait le frangin pour lui apporter les bidons. Et c’est ainsi qu’elle rencontra un certain René Leygues, président du Cyclo-Club Périgourdin, bien connu du milieu.

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Prix du Pouyaud à Champcevinel en 1956. Devant et à droite Gilles Besse le frangin vainqueur

- Ayant sympathisé avec ce grand personnage qui a dirigé le cyclisme d’après-guerre, mon épouse, encore petite fille fut sollicitée par ce personnage pour apporter son concours aux nombreuses manifestations du club (plus de cent à cette époque)....
- Après avoir eu le feu vert des parents, René Leygues, chef de division à la préfecture, montait ainsi à Champcevinel en 4 CV pour récupérer chez elle celle qui allait devenir un jour mon épouse.
- Son rôle : partir avec le seau faire la quête auprès du public. Et dans cette période, le public nombreux et généreux assurait la vie cycliste. Sûr qu'elle en a ramassé des primes pour nos cyclistes. De plus, en l’absence de jeune fille dans la commune (ça arrivait), elle était désignée pour remettre les gerbes aux lauréats.

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1958 à Périgueux, Geneviève remet la gerbe à Michel Gonzalès (VC Hendaye) vainqueur
sous les yeux de M. Pugnet maire et du speaker Marcel Le Cocguic

- Le vélo lui a ainsi procuré une occasion gratuite de sortir le dimanche et de connaître ce milieu. C’était mieux d’avoir cette échappatoire plutôt que de rester au village dans les jambes des parents qui, ne disposaient pas de moyens de locomotion.
- Mon épouse profitera ainsi de cette aubaine depuis 1956 environ. Elle sera licenciée jusqu’en 2008, puis se retirera à cause de l’âge et de la maladie. En me mariant avec elle, j’ai été coopté très vite par le club (1974). Ayant mis le bout des doigts dans l’engrenage, l’histoire retiendra que toute ma passion a suivi pour écrire et raconter aujourd’hui, tout ce que vous lisez sur mon blog.

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Guy Suertegaray (Belvès) vainqueur à Champcevinel en 1960
est fleurit par celle qui deviendra mon épouse

- C’est donc grâce à mon épouse, que vous profitez de ces infos. C’est elle qui m’a piqué avec un rayon de bicyclette. Et comme aujourd’hui c’est son anniversaire, tous ceux et toutes celles qui l’ont connu peuvent lui adresser quelques vœux, histoire qu’elle se ressource avec ce monde qu’elle a tant aimé...

VELO DORDOGNE - MON EPOUSE © BERNARD PECCABIN
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11 août 2018

51° TOUR DU LIMOUSIN 2018

TL 2018IL SERA EN DORDOGNE LE 16 AOÛT

- La deuxième étape du Tour du limousin sera courue entièrement en Dordogne. Après le passage du Tour de France en 2017, le département accueillera une nouvelle fois cette belle épreuve.
- Une étape qui sera entièrement Périgourdine avec un départ de la base départementale de Rouffiac et une arrivée aux Grèzes.

Présentation de l’étape :....
- Date : 16 août 2018
- Distance : 167,7 km
- Départ de Rouffiac (commune d’Angoisse)
- Caravane publicitaire : 10H45
- Coureurs : 12H00
Points Meilleur grimpeur :
- km 61 côte des grottes de Lascaux (1,8 km à 7,1%)
- km 83,1 côte de Beauregard (3 km à 5%)
- km 167,1 côte de Terrasson (4 km à 5%)

TL 2018 profil


Meilleur Sprinters
-
km 18,9 à Excideuil
- km 100,2 Hautefort
- km 128,7 à Terrasson
Ravitaillement
- km 90,7 lieu-dit Artigeas

TJ 2018 bis


Retrouvez toutes les étapes et l’ensemble du parcours du Tour du Limousin sur :

www.tourdulimousin.com

Liens du Tour du Limousin sur la Dordogne Cycliste ...
- 1° édition (il y a 50 ans) photos à voir
- Tour du Limousin en 2007 à Abjat

VELO DORDOGNE – TOUR DU LIMOUSIN 2018 © BERNARD PECCABIN
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30 juin 2018

GRAND PRIX DE MONPAZIER

UNE NOCTURNE AMBIANCE SIX JOURS

MONPAZIER 2017 PODIUM CREDIT AGRICOLE

Podium Crédit Agricole 2017, lors de la victoire de Loïc Herbreteau

- Comme l’an passé le Grand Prix de la Ville de Monpazier Dordogne aura lieu le dernier jeudi de juillet soit le 26 juillet. Une organisation du Vélo-Club Monpaziérois. Après le 22éme Tour du Périgord le 10 juin dernier, quatrième manche de la coupe de France de DN3, l’équipe de la Bastide prépare cette superbe épreuve, remarquablement dotée.

Date : JEUDI 26 JUILLET 2018

Course : GRAND PRIX DE LA VILLE DE MONPAZIER
Catégorie : 1.40.1    Ouverte à : 1° 2°3° catégories + pros équipes continentales..
Comité : Nouvelle Aquitaine
.
Département : 24
Organisateur : VC MONPAZIER.
Les grands partenaires :
Département de la Dordogne, Région Nouvelle Aquitaine, Municipalité de Monpazier, Communauté de Communes Bastides Dordogne Périgord, Commerçants et Artisans.
65 tours soit 84,500 km
Dossards Lieu : 20h Podium Foirail Nord
Lieu & Heure de Départ : 21h même lieu 
Dotation :
Prix  Grille : 930 €/20  dont 185 € au 1°
Prix spéciaux :
2°catégories : 351 €/20 dont 70 € au 1° soit une grille supérieure à  la grille offerte dans les épreuves de 2° cat.
3°catégories : 213 €/15 dont 43  € au 1°
Très nombreuses
primes.
Il y a des prix et primes pour tous ; pour les 2° et 3° catégories, programmation des primes tous les dix tours.
Engagement par internet
Renseignements
06.85.11.58.76   gjl@wanadoo.fr ou 06.86.15.81.48
Ambiance 6 jours : restauration de part et d’autre de la ligne d’arrivée. Tél office de tourisme 05.53.22.68.59ou 06 86 15 81 48
Entrée gratuite, programmes, grande tombola, animation.

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Monpazier et son public ambiance Six jours

Le palmarès du Grand Prix  de MONPAZIER

Palmarès connu de l'épreuve : 1949 Jo Bianco (Guidon Agenais), 1950 Hervé Prouzet (Guidon Agenais), 1951 C. Danguillaume (Anjou), 1952 Georges Gay (VC Saint-Céré), 1953 Jo Bianco (Guidon Agenais), 1954 Antoine Sastre (VC Miramont), 1955 Jo Bianco (Fumel), 1956 Gandin (Villeneuve), 1957 Pierre Barrière (UCD Villeneuve), 1958 André Lesca (Guidon Agenais), 1959 Jacques Pineau (Agen), 1960 Jacques Pineau (Agen), 1961 Alfred Gratton (UC. Monaco), 1962 Alfred Gratton (UV Lectoure), 1963 Claude Cousseau (Parentis-Sports), 1964 Alfred Gratton (UV Lectoure), 1965 Jean-Pierre Danguillaume (Joué les Tours)
1975 Guy Mazet (UV Saint Eloy les Mines), 1976 Daniel Barjolin (US Tonneins), 1977 Gérard Prigent (VC Monpazier), 1978 Didier Lebaud (UC Niort), 1979 Joël Hurel (UV Caen), 1980 Fernand Lajo (CC Bernos-Beaulac), 1981 Daniel Leveau (CS Villedieu les Poëlles/Normandie), 1982 Laurent Biondi (SO Pont de Chéruy/Dauphiné), 1983 Daniel Leveau (CS Villedieu les Poëlles), 1984 Patrick Busolini (UV Aube), 1985 Philippe Tesnière (VC Fontainebleau), 1986 Hervé Desriac (ASPTT Paris), 1987 Franck Boucanville (AC Boulogne-Billancourt), 1988 Philippe Delaurier (CC Wasquehal), 1989 Laurent Piéri (CC Wasquehal).
1990 Gérard Ianotto (Guidon Saint-Martinois), 1991 Lauri Résik (Estonie), 1992 Sylvain Bolay (CC Varennes-Vauzelle), 1993 Marc Fauré (AVC Aix en Provence), 1994 Laurent Planchaud (AV Copernic - Orléanais), 1995 Gérald Liévin (UC Châteauroux), 1996 Jérôme Gourgousse (UC Châteauroux), 1997 Jacek Bodyck (Pologne), 1998 Pascal Pofilet (CC Etupes) 1999 Marek Lesniewski (Pologne), 2000 Eric Daragnès (US Bouscataise), 2001 Marek Lesniewski (Pologne), 2002 Jean-Luc Delpech (US Montauban 82), 2003 Lionel Chatelas (UC Villeneuve), 2004 Stéphane Reimherr (CC Périgueux-Dordogne) , 2005 Stéphane Reimherr (UC Artix) , 2006 Jérôme Bonnace (UC Châteauroux), 2007 Stéphane Reimherr (UC Artix), 2008 Samuel Plouhinec (Team Agem 72), 2009 Samuel Plouhinec (Team Wilo Agem 72) Champion de France devant Tomasz Kaszuba (CC Marmande) et Carl Naïbo (US Montauban 82).
2010 Mèven Lebreton (VS Chartres), 2011 Samuel Plouhinec (Team VR Sarthe), 2012 Alexis Tourtelot (CC Périgueux-Dordogne), 2013 Jean Mespoulède (CC Périgueux), 2014 Martial Roman (Veranclassic-Ekoï), 2015 Stéphane Reimherr (EC Trélissac CC), 2016 Mickaël Larpe (Girondins de Bordeaux), 2017 Loïc Herbreteau (CC. Marmande).

VELO DORDOGNE - MONPAZIER 2018 - © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur les blogs :
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28 mai 2018

LE VÉLO CLUB ET MONPAZIER ONT PERDU BELLEMARE

- L’animateur et conteur Pierre Bellemare n’enchantera plus le public et la nocturne de Monpazier. Résidant à Vergt de Biron, à quelques encablures de la cité des remparts, Pierre Bellemare n’hésitait pas de s’investir dans la vie associative de son canton.

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Pierre Bellemare au pied du podium converse en direct
avec Jean-Louis Gauthier avant de donner le départ

- Il était venu pas exemple le 3 août 2000 à la nocturne de Jean-Louis Gauthier gagnée par Eric Darragnès,  comme à d’autres occasions. Véritable moulin à paroles, il s’était collé à la vie de la Bastide et pour les cyclistes comme pour le public, c’était et ce fut un réel plaisir de le rencontrer. On se souviendra longtemps de cet homme simple qui s’est tu à jamais…

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Départ de la nocturne du 3 août 2000, donné par Pierre Bellemare

- Monpazier (Nocturne des remparts en élites par VC Monpazier) : 1. Eric Darragnès (US Bouscat), 2. Drubay (CC Etupes), 3. Schrall (Figeac), 4. Krajewski (Bon Encontre), 5. Delias (Marmande), 6. Gillain (Bry sur Marne), 7. Delpech (Marmande), 8. Sobinski (Blagnac), 9. Pofilet (Etupes), 10. Pavlov (Albi VS).
- Ne manquez pas de lire ce jour et de cliquer sur notre rubrique "il y a 50 ans"

VELO DORDOGNE - ADIEU PIERRE © BERNARD PECCABIN
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18 mai 2018

23 JUIN 1968 LE JOUR OŪ TROIS PÉRIGOURDINS SONT CHAMPIONS

3 champions

- Il a été une époque où le cyclisme Périgourdin était en état de grâce. Avec trois titres de Champion régional, la saison 1968 a été plus que faste. C’était la saison où Christian Bordier, Francis Dubreuil et Bernard Sautier devenaient Champions d’Aquitaine pour les deux premiers cités et du Limousin pour le troisième. Retour sur ce 23 juin 1968 qui a fait date dans nos annales cyclistes.

CHAMPIONNATS D’AQUITAINE SÉNIORS A LIBOURNE

CHRISTIAN BORDIER TITRÉ POUR LA QUATRIÈME FOIS

- Au départ de Libourne, on ne songeait guère à s’interroger sur le caractère de l’ultime lutte qui déciderait de l’attribution du titre de Champion d’Aquitaine des séniors. D’emballage massif, il n’y en aurait point, car aux difficultés naturelles du parcours, routes vallonnées et sinueuses, parfois très étroites, allaient s’ajouter des conditions atmosphériques défavorables.
-
Ces prévisions se sont réalisées, si après 173 kilomètres d’une course rendue souvent très pénible par de violentes bourrasques de pluie et de vent, le dénouement se fit au sprint. Celui-ci n’opposait que deux concurrents : le sociétaire du CC Bordelais Pierre Masseys et le Foyen Christian Bordier.
- L’explication s’annonçait très serrée, car si le premier jouit d’une belle réputation de finisseur, les hectomètres précédant la ligne d’arrivée étaient en légère montée et on avait eu tout loisir de remarquer l’efficacité de son rival, durant l’ascension des côtes jalonnant la fin du parcours.
Un sympathique récidiviste
- Aussi bien est-ce sans surprise que l’on vit le jeune Christian Bordier sortir victorieux d’un coude à coude acharné et remporter aussi son quatrième titre régional. Le Foyen né en vérité à Cherval (Dordogne) le 29 novembre 1946 est en fait un sympathique récidiviste particulièrement inspiré par les épreuves officielles.
- Champion d’Aquitaine des débutants en 1963, il fut à nouveau le meilleur des amateurs en 1965, avant de s’imposer l’année suivante avec le CC Bordelais dans la course des sociétés.
- Hier à Saint-Emilion il a fêté son 85° succès et on est en droit de penser qu’il aurait sérieusement enrichi son palmarès s’il n’avait pas été victime d’une chute grave à l’entraînement en début de saison et qui le contraignit à ne reprendre de l’activité qu’il y a deux mois. (une grave chute à l'entraînement qui lui valu la bagatelle de 46 points de suture et une interruption)

Trop de crevaisons, hélas

- Ainsi avec Christian Bordier le comité d’Aquitaine possède un beau lauréat, nous faisant un peu moins regretter l’hécatombe des crevaisons qui élimina de nombreux favoris. Labourdette, Coscojuela, Fauquey, Bérano, Bouchonneau, Perriat, Dupuch, Eyquard furent victimes du silex et on déplorera d’autant plus leur malchance qu’ils figuraient dans la sélection qui s’opéra dès les premiers kilomètres.

CA en 1968 à Libourne

A Saint-Emilion Bordier endosse son quatrième maillot de Champion d'Aquitaine

- On ne dut pas attendre longtemps, en effet pour voir la course se décanter. Après une attaque déclenchée aussitôt le signal de l’envolée, par Eyquard, Labourdette et Caneiro, un peloton de vingt-deux hommes se formait. Outre les trois premiers cités, on trouvait Barbe, Duteil, Chaudet, Borda, Barrière, Masseys, Coscujuela, Comme, Guimberteau, Daniel Dupé, Bordier, Récapet, Périat, Bérano, Dupuch, Fauquey, Mazet, Bouchonneau, Mazeau.
- Le reste du peloton perdait de plus en plus de terrain. Et alors commençait une course par élimination due, hélas, davantage aux crevaisons qu’aux déficiences athlétiques.
- Au 60° kilomètre, la course était déjà entendue. Les accidentés étaient irrémédiablement distancés et le groupe d’avant-garde ne comptait plus que neuf unités, Eyquard, Masseys, Comme, Mazet, Barbe, Bordier, Chaudet, Coscujuela et Dupuch.
- C’était encore trop. Alors que Bordier multipliait les coups de boutoir, à l’occasion de chaque côte, Coscojuela, puis Dupuch et enfin Eyquard (qui avaient déjà effectué deux retours après changement de roue interdit) disparaissaient et sur la fin, seul Masseys était en mesure de conserver le contact avec le remarquable Bordier.
Le classement : 1. Christian Bordier (EC Foyenne) les 173 km en 4h 24’,
2. Masseys (CC Bordelais) m.tps, 3. Barbe (CA Béglais) à 40s, 4. Mazet (CC Bordelais), 5. Chaudet (AS Libourne) à 1’40s, 6. Comme (CC Bordelais) à 1’43s, 7. Dupuch (SAM Bordeaux) à 4’35s, 8. Bernard (CC Bordelais), à 9’00s, 9. Salles (CC Béarnais), 10. Lionnay (CC Bordelais), 11. Peydecastaingt (Créon), 12. Mathieu (Ambarès), 13. Lagrange (SAM Bordeaux), 14. Coscojuela (CC Béarnais), 15. Gorgelin (Marmande), 16. Margueritte (Marcel Dassault).

A PORT SAINTE-MARIE, LAPÉBIE CRÉVE

DUBREUIL EST CHAMPION DES JUNIORS

Dubreuil CA en 68

Déjà titré en cadets, Dubreuil citoyen de Lussac récidive à Agen

- Serge Lapébie était le plus malheureux des coureurs cyclistes qui soient. Le jeune Bordelais a pleuré, beaucoup pleuré de déception. On comprend sa réaction. Il était favori de ce championnat d’Aquitaine route juniors. Il avait pour lui la classe, le sens de l’organisation. Il devait logiquement l’emporter. On ne voyait pas quel concurrent aurait pu l’inquiéter tant il se montra à l’aise tout au long du parcours. Il se contenta de demeurer dans le peloton jusqu’à 50 kms de l’arrivée, contrôlant chaque échappée, chaque mouvement. A la sorte de Sainte-Livrade, il décida de s’enfuir. Avec lui, un compagnon de route également volontaire et valeureux, Dubreuil de Nontron. Dans la côte de Dolmayrac , ils partirent définitivement et ne furent plus rejoints.
- Ce duo se poursuivit ainsi durant le parcours le plus difficile de l’itinéraire, à travers les lacets, les descentes et les coteaux de l’Agenais. A 6 km de Port Sainte-Marie, Dubreuil et Lapébie étaient toujours ensemble. C’est alors que se produisit l’irréparable : Lapébie creva et Dubreuil s’envola seul vers l’arrivée dont il franchit la ligne avec 29 secondes d’avance. Le jeune Périgourdin devait par la suite l’avouer : "Si Lapébie n’aurait pas crevé, il m’aurait battu à l’arrivée."
- Cette épreuve organisée par le Guidon Agenais, fut très dure en raison des conditions atmosphériques. De nombreuses averses et de fortes bourrasques génèrent les concurrents. Ceux qui étaient distancés étaient irrémédiablement perdus. Si bien qu’au total, des 63 coureurs au départ, il n’en n’arriva que vingt. Beaucoup même parmi les favoris et notamment le Girondin Dupouy, vainqueur l’an dernier, le Villeneuvois Rieu et de nombreux outsiders abandonnèrent. L’un d’eux Emile Arbès d’Anglet, chuta et dut être transporté à une clinique pour y recevoir des soins. La dernière partie de l’itinéraire fut notamment sévère pour tous ceux qui n’avaient pas pour eux la résistance et il est évident qu’hier ce sont les meilleurs qui sont arrivés sinon les plus chanceux.
Classement : 1. Francis Dubreuil (Pédale Nontron), 2. Lapébie (SAM Bordeaux) à 20 secondes, 3. Castaing (Girondins) à 2’35s, 4. Espinasseau (Bordeaux) m.tps, 5. Seureau (Libourne) m.tps, 6. Mirou (Gujan Mestras) à 3’55s, 7. François (SAM Bordeaux) m.tps, 8. Besse (Bègles) à 5’35s, 9. Desco (Marmande) à 7’00s, 10. Lespinasse (Se Foy) à 11’00s, 11. Gorostéguy (Bayonne), 12. Labarthe (La Teste), 13. Loustau (Oloron), 14. Arbès (Anglet), 15. Lafaurie (Dax), 16. Febvre (Agen), 17. Lagrave (Talence), 18. Brelaud (Villeneuve), 19. Lacaud (Agen), 20. Castets (Parentis).

BERNARD SAUTIER SACRÉ CHAMPION DU LIMOUSIN

100 TOURS

Trois semaines après le championnat Lucien Sautier remporte les 100 Tours des Boulevards
à Périgueux devant Bordier et Dubreuil les deux champions d'Aquitaine.
(On le remarque ici entouré du speaker Chassagne et du président Moulinier)

- Après les championnats des sociétés qui virent une victoire totale des coureurs de l’UVL, les championnats individuels ont permis aux gens du Cyclo de prendre une belle revanche en classant cinq de leurs coureurs dans les sept premiers.
- A Chéronnac en effet, les coureurs du président Perrier, mortifiés à la suite du cinglant échec essuyé lors des championnats des sociétés, étaient animés d’un farouche désir de vaincre. Dès le début de la course ils passaient résolument à l’offensive et du premier au dernier kilomètre, les maillots rouge et vert du président Perrier menèrent une sarabande effrénée (lire compte-rendu ci-dessous).
- Ce Championnat du Limousin organisé par le CRC Limousin, s’est déroulé à Chéronnac. Les hommes du commandant Perrier, président du CRCL, sont de toutes les attaques. Dès le premier kilomètre Raymond Breuil attaque. Il passe au premier tour, en compagnie de Sauvignat (UVL). Au second tour, il est seul en tête. Au 3° passage Lucien Sautier et Tony Lebourg du CRCL le rejoignent. Ils portent leur avance à deux minutes au cinquième tour. A mi-course, Jean-Claude Sansonnet (CRCL) comble seul ce retard. Quatre hommes du Cyclo sont au commandement mais le peloton s’est rapproché. Lucien Sautier décide de partir seul et va chercher le titre mérité de Champion du Limousin. Raymond Breuil obtient fort justement la seconde place précédant Rigaud (Aubusson), Jamot (Felletin), Sansonnet, Laroudie et Démartin du CRCL, Sauvignat et Mérigaud de l’UVL et Soudanas du CRCL.
Le classement : 1° Lucien Sautier (CRCL) les 165 km en 4h22’12", 2. Breuil (CRCL) en 2’04", 3. Rigaud (Aubusson) à 3’18", 4. Jamot (Felletin) m.tps, 5. Sansonnet (CRCL) à 4’50", 6. Laroudie (CRCL) à 5’18", 7. Démartin (CRCL), 8. Sauvignat (UVL), 9. Mérigaud (UVL), 10. Soudanas (CRCL), etc...
- A noter la crevaison de Rault (UV Limousine) au cinquantième kilomètre. Le changement de roue n’étant pas autorisé dans ce genre d’épreuve ce qui est une hérésie en même temps qu’une injustice profonde pouvant condamner le meilleur, Rault du changer seul son boyau et se trouva d’un coup relégué très loin à l’arrière. Il chassa toute la journée et se classa 12° à 5’30" du champion.

VÉLO DORDOGNE - BORDIER, DUBREUIL, SAUTIER © BERNARD PECCABIN
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