15 mars 2020

1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (12° semaine de la saison)

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

16 au 22 mars 1970

- Le Béglais Réau remporte la Médaille lors des 4° samedi cycliste qui ont regroupé près de soixante coureurs. Victoire de Chalmé (Ambarès) en vitesse séniors, de Maurin (Stade Montois) dans l’individuelle. Chez les juniors, Saint-Martin s’adjuge l’individuelle, Valade (Libourne) la poursuite. Si Eric Vermeulen (Talence) gagne à nouveau la vitesse, Jarry (Cenon) prend la place de Seube dans l’individuelle. Mais on notera surtout la belle prestation de Sommacal (Talence) qui en accédant en finale vitesse a obligé Chalmé et Lagrange à s’employer à fond pour vaincre.
- L’épreuve de Clairvivre (24) qualificative pour le championnat régional et le Tour du Limousin a vu la victoire du Foyen Christian Bordier qui s’impose comme l’an passé. Derrière lui, Yves Coronas (Carcassonne), Patrick Guimberteau (Girondins), Philippe Barraud (CRCL) et Marcel Jolivet (Périgueux) marquent des points en se classant dans cet ordre.

Clairvivre

Nicole Seliade remet la gerbe à Bordier, à droite Yves Coronas deuxième

- D’autres succès come celui du jeune Corbeau (Civray) à Tonnay-Charente, de Michel Redoulez (SAM Bordeaux) à Saint-Médard en Jalles, de Smet (VC Pays d’Olmes) à Saint-Barthélémy, d’Alain Bernard (US Bouscat) à Tonneins devant Fedrigo, Dolhats, Lamouliatte et Lalanne.
- Lagorce-Laguirande est revenue cette année au Breton Jean-Paul Maho (Lorient) le plus rapide au cours d’un sprint de cinq unités et où on retrouve dans l’ordre Brossard (Saint-Herblain), Trochut (La Rochelle), Dovèze (Saint-Junien), Villeneuve (Royan). Pendant ce temps les coureurs de Royan sont en forme avec le succès de Roux à Troquereau et celui de Bossis à Saint-Ciers.

ÉCHOS DE DORDOGNE

- Le 21° Grand Prix de Cénac et Saint-Julien s’est terminé par le succès du Lyonnais Henri Chavy. Mais C’est le Tarbais Rolleau qui a ouvert les hostilités, suivi par Claude Mazeau. Puis Motard (CV Montastruc) s’échappe pendant 42 kilomètres. Il sera repris par Mazeau qui s’adjuge la grosse prime, mais se laisse dépasser par Chavy (ASBM Lyon) et Bordères (VC Paris 12°) à l’arrivée. Belle organisation du CC Belvès avec la compétence de M. Chabrier et du speaker Georges Boussat.
Classement : 1. Henri Chavy (ASBM Lyon), 2. Bordères (VC Paris 12°), 3. Claude Mazeau (CC Lindois), 4. Motard (Montastruc), 5. Lescure, 6. Fage, 7. Ditlecadet, 8. Lalanne, 9. Chisat, 10. Esclassan, 11. Frigo, 12. Mazet, 13. Cluzel, etc...

Cénac

Sylvie Armagnac remet la gerbe à Chavy à Cénac

- Victoire de Christian Darrin à Manzac devant Bourdin (Ste-Foy) et Deffreix (Esca).
- Lacaud, Sautier et Sauvignat ont couru Paris-Evreux, là où il y avait 278 partants. Pas de places pour nos locaux, pas de fleurs mais une course terminée dans le peloton et une musette d’expérience et de souvenir de cette classique.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1970/12° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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14 mars 2020

14 JUILLET 1954 : JACQUES VIVIER BEAU VAINQUEUR A VANNES

LE JOUR OÙ JACQUES VIVIER TRIOMPHE
UNE DEUXIEME FOIS AU TOUR DE FRANCE

 - Tour de France 54, équipe Sud Ouest : Philippe Agut, Louis Bergaud, Louis Caput, Joseph Cigano, Marcel Dussault, Marcel Guitard, Valentin Huot, René Privat, René Remangeon, Jacques Vivier. Remplaçants : Tino Sabbadini et Louis Kosec (Directeur Sportif : Paul Maye)
- Blessé dans une chute après le départ de la deuxième étape à Anvers, le Parisien Louis Caput rentre chez lui et confie le capitanat de l’équipe à Jacques Vivier.
- Le 14 juillet 1954 la 7° étape Brest-Vannes est gagnée par Jacques Vivier devant François Mahé et Pascale Forlini (reportage ci-dessous)
- Voir les engagés du Tour en 1954
- La carte du Tour 1954.
- Revivre sa victoire d’étape en 1952 à Limoges.
- Lire le palmarès de Vivier en 1954 (article précédent).

victoire à vannes

Dans un ultime effort, Vivier bat Mahé à Vannes

 - Il pleut sans discontinuer sur Brest et la campagne bretonne noyée dans la brume. Les rescapés du Tour enfilent leur imperméable pour aller sans enthousiasme au départ. Deux hommes manquent à l’appel : l’Espagnol Dalmacio Langarica blessé au coude lors de sa chute de la veille à Landernau et le Breton André Ruffet, souffrant d’une sciatique. Le forfait de ce dernier réduit à six unités l’équipe de l’Ouest.
- Quatre-vingt-quatorze coureurs démarrent sur une route rendue glissante. Il est 11h00. Malgré la pluie, c’est un départ à 50 à l’heure. A croire que les concurrents du Tour mangent du cheval depuis le départ. Le tir de harcèlements des Suisses ne connaît pas de trêve, même en ce jour du 14 juillet. Emilio Croci-Torti est le premier artificier de la journée.
- Il s’en va au 15ème kilomètre, avec Francis Siguenza, puis Emile Guérinel. Ces trois hommes traversent Daoulas (km 17) avec 250 mètres d’avance sur le peloton. Mais Francis Siguenza jugeant cette échappée prématurée, se relève et laisse filer Croci-Torti et le Breton Guérinel. Jean Forestier et Jean Schmitt (Lux.) tentent de s’évader du peloton, couvert de nylon. Hugo Koblet et Ferdi Kubler les invitent à se tenir
tranquille.

Les deux fuyards ont quatre minutes d’avance

- En tête, Croci-Torti fidèle lieutenant de Koblet assure sa part de travail et avec Guérinel, il roule sec... si l’on peut dire, puisqu’il pleut à torrents. D’une minute au 34ème km, l’écart monte à quatre minutes à Châteaulin (40ème km), ville natale du regretté Camille Danguillaume. Du peloton, Apo Lazaridès, François Mahé et Jacques Vivier ne tardent pas à se sauver. Tous trois livrent une chasse ardente aux deux leaders. Au passage à Quimper (77ème km), devant les rives de l’Odet, Croci-Torti et Guérinel possèdent trois minutes d’avance sur Vivier, Mahé et Lazaridès et 3’50s sur le peloton. Meunier qui venait de crever, était à quatre minutes.

Abandon de Roger Hassenforder

- Quatre kilomètres après Quimper, Roger Hassenforder s’arrête et déclare abandonner. "Je ne suis pas en condition physique suffisante, dit-il. Plus jamais je ne recourrai le Tour. Je préfère les épreuves classiques". Ce coup de tête de l’Alsacien n’étonnera pas Antonin Magne. En effet, avant le départ du Tour. Tonin le sage nous avait affirmé : "Hassen n’ira pas loin, car il n’est pas en forme. S’il m’écoutait, il ne partirait pas". En tête, Croci-Torti et Guérinel sont rejoints par Vivier, Mahé et Lazaridès.
- Au 95ème km ces cinq hommes traversent Concarneau (100ème km) où l’air sent la sardine, trente secondes avant Alomar, Schaer, et 45 secondes sur un peloton tiré par Bobet. Puis à 1’15s vient un groupe conduit par Van Breenen.

Vivier et Mahé seuls en tête

- Alomar et Schaer s’ajoutent aux cinq leaders peu après Concarneau. Schaer était en tête, l’équipe de France se relaie au commandement du peloton et au 108 ème km, les fuyards sont absorbés, sauf Vivier et Mahé qui, voyant rappliquer le gros de la troupe, repartent de plus belle avec 500 mètres d’avance.
- L’homme du Sud-Ouest et celui de l’Ouest roulent à belle allure et s’accordent fort bien pour se partager le travail.

Ils sont rejoints par Dominique Forlini

- Avant Quimperlé, Dominique Forlini, stimulé par sa victoire de la veille, démarre en trombe suivi de Guérinel qu’il lâchera d’ailleurs dans une côte. A Quimperlé, Vivier et Mahé précédant d’une minute Forlini et de 5’20s le peloton. La longue côté située à la sortie de cette ville permet à Forlini d’apporter une aide substantielle à Vivier et à Mahé. Derrière, Guérinel est rejoint par Desmet et Botella. Toujours dans cette côte, Fritz Schaer secoue le peloton duquel il s’extirpe en compagnie de Geminiani qui, bien entendu, refuse de relayer le Suisse et Gilbert Bauvin, qui vise lui le maillot vert perdu à Brest.
- Le peloton se disloque. Schaer très puissant, revient sur Guérinel, Desmet et Botella. Ces deux derniers ne veulent pas mener. Enfin, ils se décident à aider Schaer. Mais les français appuient plus fort sur les pédales et le groupe Schaer est absorbé au 138 ème km.

5 minutes 45 secondes d’avance à Hennebont

- Sous la pluie faisant rage, Forlini, Vivier et Mahé roulent vite. Forlini, littéralement déchaîné, assure les relais les plus rapides. Le peloton, se désintéresse de cette fugue, le trio des leaders augmente sérieusement son avantage. A Hennebont (162 ème km), il est de l’ordre de 5’40s. Il reste 40 km à parcourir. Allons-nous assister à une deuxième victoire d’étape de Forlini ? Ce n’est pas impossible. Poussés par un vent favorable, Vivier, Forlini et Mahé qui à Lorient a empoché une prime de 50 000 francs, foncent vers Vannes avec une avance de huit minutes sur l’horaire. Un groupe fort d’une vingtaine de coureurs est pointé à neuf minutes des francs-tireurs de la course.

9 minutes d’avance à Auray

- Forlini continue le forcing, bien épaulé par Jacques Vivier et François Mahé. L’écart grandit encore et à Auray (190ème km), soit à 21 kms du vélodrome de Vannes, le trio des leaders passe neuf minutes avant le peloton. A cet endroit Forlini devient 4ème du classement général, à cinq minutes de Bobet et second français du Tour. En dépit de la pluie, il y a une foule énorme sur le bord des routes. On aime le cyclisme en pays breton. Les derniers kilomètres n’apportent aucun changement pour les trois leaders. Mahé pénètre le premier sur la piste de Vannes, suivi de Vivier et de Forlini. Vivier attaque dans la ligne opposée mais Mahé répond du tac au tac, tandis que Forlini semble se désintéresser du sprint. Vivier et Mahé abordent ensemble la dernière ligne droite et finalement Vivier l’emporte offrant après Dussault une deuxième victoire d’étape à l’équipe du Sud Ouest. La moyenne horaire, 39,200 kms pour les 211 kms est magnifique, surtout, si l’on tient compte du fait que l’étape s’est entièrement déroulée sous la pluie et sur des routes glissantes. Le peloton survient 8’30s plus tard et c’est Kubler qui remporte le sprint, conservant ainsi son maillot vert. Bobet garde le jaune, mais Forlini remonte à la cinquième place.

Hassenforder a souhaité bon voyage au Tour

- Roger Hassenforder, monté dans le camion balai, s’est enveloppé d’une couverture et d’un imperméable. "J’étais malade depuis le matin affirmait-il. Je n’ai pas pu manger, mon estomac est détraqué. Le Tour ce n’est pas un boulot pour moi". Le docteur Berti alerté, ne croit pas un mot des affirmations du Champion de France de poursuite. "Il a abandonné sur un coup de tête dit le toubib en reprenant place dans sa 4 CV. Hassen n’est pas plus malade que vous et moi". L’abandon du maillot jaune du Tour 1953 est diversement commenté dans la caravane. Les journalistes ont perdu avec Hassenforder, une mine d’échos.
 Classement de l’étape : 1. Jacques Vivier (Sud-Ouest) les 211 km en 5h24'22", 2. François Mahé (Ouest), 3. Dominique Forlini (Ile de France) tous même temps, 4. Ferdi Kubler (Suisse) à 8'28", 5. Stan Ockers (Belgique), 6. Fritz Schaer (Suisse), 7. Wim Van Est (Hollande), 8. Alfons Vandenbrande (Belgique), 9. Louison Bobet (France), 10. André Darrigade (France).

vannes bis

Victoire à Vannes, en Pays Breton

LA BRETAGNE FAVORABLE... AU SUD-OUEST
BREST-VANNES A FAIT REVIVRE LE MEILLEUR VIVIER
DE LA   ROUTE DE FRANCE ET DE PARIS COTE D’AZUR
(par Gaston Bénac sur la route du Tour)

- La Bretagne n’aura pas été favorable aux Bretons. Aucun d’eux n’a réussi à triompher dans son fief. Pourtant François Mahé, croyait bien vaincre sur la piste de Vannes. Il n’avait pas ménagé ses efforts et il était encore en tête à une centaine de mètres de la ligne d’arrivée, mais Jacques Vivier, dans un dernier "rush" vint lui arracher la victoire.
- Si la foule bretonne montra sa déception en accueillant par des bordées de sifflets le tour d’honneur du Ribéracois, celui-ci n’avait pourtant pas volé son succès.
- Jacques Vivier qui, sous la pluie, m’a semblé avoir retrouvé ses moyens, fut constamment à la pointe du combat et fut à l’origine de l’échappée décisive. Alors que l’on pouvait commencer à désespérer de lui, Vivier a montré qu’il fallait encore le considérer comme un de nos meilleurs routiers de courses par étapes.

1954 tdf

- Je crois qu’il trouve dans ce genre d’épreuves le climat le plus favorable pour étaler sa classe qu’il nous révéla dans la "Route de France", "Paris-Côte d’Azur" et en remportant une étape lors de ses débuts dans le Tour, il y a deux ans.
- J’avais déjà remarqué son aisance lorsqu’il contre attaqua en compagnie de Schaer et de l’espagnol Alomar, derrière l’échappée de Crocci-Torti et Guérinel, qui avaient lancé la course sous un ciel pluvieux. Très en verve, il repiqua une crise après le regroupement du 100ème km, profitant de ce que les "Grands" reprenaient leur souffle. Il trouva en François Mahé un homme aussi décidé que lui à tenter sa chance. Si bien qu’en une trentaine de kilomètres, ce tandem avait réussi à prendre plus de cinq minutes au peloton. C’est à ce moment que se place l’exploit du jour réalisé par l’étonnant Forlini. Ce "routier repenti" si j’ose dire, - car après quelques belles performances sur la route, il rechercha des succès plus facile sur la piste - n’est pas seulement un excellent sprinter, mais aussi un très beau routier. Sortant du peloton en boulet de canon, le vainqueur de la veille, merveilleux de puissance se lança à la poursuite des fuyards et comblait l’écart de plusieurs minutes. Après cette magistrale poursuite et aussi après avoir joué un grand rôle dans le succès de la fugue, personne ne s’étonnera qu’il ait été battu au sprint par Vivier et François Mahé. Mais ses efforts n’auront quand même pas été vains. Dans sa chevauchée, Forlini a conquis de précieuses minutes qui lui ont fait faire un bond prodigieux au classement général, où il se trouve désormais dans le sillage de Kubler, à la cinquième place, à moins de sept minutes de Louison Bobet.
- A l’heure où l’on enregistre l’abandon d’Hassenforder, qui pour avoir pris le Tour trop à la légère, a capitulé sans gloire, Dominique Forlini ne se révèle-t-il pas comme pouvant être le successeur éventuel du trop fantaisiste Alsacien, dans le rôle de trouble-fête ? Forlini athlète lourd, n’est pas un grimpeur. Il serait donc nullement surprenant qu’il tente d’exploiter la position qu’il a acquise sur les routes bretonnes, en se lançant avant les Pyrénées, à la conquête du maillot jaune. Mais alors il lui faudra tromper la surveillance dont il fera maintenant l’objet de la part des "grands". Entre Brest et Vannes, l’équipe de France et Louison Bobet en tête est restée maîtresse de la situation. Certes les tricolores ne furent pas soumis au même "bombardement" que la veille, mais j’ai pu remarquer une bien meilleure cohésion des troupiers de Marcel Bidot.
- Si Koblet et Kubler, éprouvant sans doute le besoin de récupérer, restèrent sur la réserve, Fritz Schaer, par contre harcela encore Bobet. Une première fois selon la tactique favorite des Suisses, avec Croci-Torti pour lièvre, une seconde fois en compagnie du petit leader belge Desmet, désireux, comme Fritz, de surprendre Bobet. Mais chaque fois, les réactions des "tricolores" ne lui laissèrent aucune chance de réussir dans son audacieuse entreprise.
- L’équipe de France imposant le respect à ses grands adversaires, la trêve des "grands" que nous avons connue hier va-t-elle se poursuivre ? On peut s’y attendre.

AVEC CEUX DU SUD-OUEST
Le Sud-Ouest de distingue
VIVIER VAINQUEUR A VANNES. ET D’UN !
L’équipe du Sud-Ouest emporte le classement de l’étape. Et de deux !
(par Louis Gauthier notre envoyé spécial)

- L’équipe du Sud-Ouest a remporté aujourd’hui une deuxième et sensationnelle victoire qui récompense justement un garçon méritant et un directeur sportif avisé Paul Maye. Le sprint gagné par Jacques Vivier au vélodrome de Vannes, met en vedette à la fois une équipe qui a connu depuis le départ bien des difficultés et un coureur qui lui aussi s’est dépensé sans compter.
- Au cours de la randonnée que les trois fuyards accomplirent, Vivier eut l’occasion de déployer ses talents de poursuiteur. Il mena le plus souvent et lorsque Forlini à quelques kilomètres de l’arrivée, eut demandé la permission de ne plus mener, c’est Vivier qui lui donna l’autorisation : "Ne t’en fais pas, lui dit-il, tu n’as qu’à nous suivre." En récompense, Dominique Forlini, indiscutablement le plus rapide, laissa à ses deux compagnons d’échappés le soin de disputer le sprint. Tous les autres coureurs de l’équipe du Sud-Ouest ont fait une remarquable course d’ensemble. Marcel Guitard fut la seule victime de la journée, puisqu’il tomba de son vélo à vingt kilomètres du départ. Huot et Bergaud l’attendirent, et tous trois rejoignirent très rapidement. Le frein de Marcel Guitard était coincé. Quant à Privat et Agut, ils firent partie longtemps du deuxième wagon, celui qui s’était lancé à la poursuite des fuyards. Malheureusement Agut souffre toujours de ses furoncles et a dû faire preuve de beaucoup de courage pour terminer.
- Enfin il resta à signaler la course courageuse de Valentin Huot que son genou a fait terriblement souffrir en raison de la pluie qui n’a jamais cessé de s’abattre sur la course. "Depuis le deuxième jour je souffre horriblement. Depuis les pavés de Lille très exactement".
- Enfin Marcel Dussault a terminé sans forcer lui non plus outre mesure, dans le gros peloton. La victoire du Sud-Ouest à l’étape et au classement par équipes est bien encourageante pour Paul Maye le directeur technique, qui désespérait de connaître un jour la chance. "Et maintenant que les Pyrénées se sont plus loin, j’espère dit-il que nous aurons souvent l’occasion de démontrer nos talents". En disant cela, Paul Maye pense encore à Vivier et à Bergaud, la "puce du Cantal", qui rougit encore de plaisir et de confusion lorsqu’on lui parle du retour sensationnel qu’il permit à Bobet de faire dans l’étape de Brest.

1954 tdf bobet

Vivier vainqueur mais Bobet reste en jaune et habillé par Yvette Horner

COUPS D’ŒIL ET COUPS D’OREIILES

- Il fallait voir Paul Maye sauter sur place au vélodrome de Vannes pour se rendre compte à quel point il avait vécu cette étape, qui lui rapporte le deuxième succès du Sud-Ouest, dans ce Tour de France. "Jacques Vivier était le plus fort, je le savais, mais je craignais un dérapage sur la piste mouillée au cours du sprint"discutait Paul Maye. Une immense joie remplaça son angoisse, lorsque son poulain passa la ligne en devançant François Mahé d’une demi-roue.
Triomphant, Paul Maye jetait : "Je vous avais donné rendez-vous avant le sud-ouest. Vous voyez, j’ai tenu parole et ce n’est pas fini".
- Dix minutes plus tard le peloton arrivait et on constatait la présence de Dussault et Privat, ce qui assurait la victoire pour le challenge par équipe à la formation du Sud-Ouest. "Journée radieuse" s’écriait Maye, oubliant le temps épouvantable qui avait accompagné les coureurs de Brest à Vannes. "Nous encaissons 500 000 francs aujourd’hui et cela vaut bien une douche céleste même prolongée".
- On comprend la joie des équipiers à maillot blanc à bande noire, car non seulement ils sont satisfaits avec deux victoires avant même d’arriver chez eux, mais encore ils ont la joie d’avoir sur cette étape, obligé les terribles bretons à s’incliner devant un gars de la Dordogne.

Les vainqueurs français le jour du 14 juillet
1947 : Pierre Tacca (Pau-Bordeaux), 1949 : Emile Idée (Toulouse-Nîmes), 1953 : Jean Robic (Cauterets-Luchon)1954 : Jacques Vivier (Brest-Vannes), 1961 : Jacques Anquetil (Bergerac-Périgueux), 1968 : Roger Pingeon (Font-Romeu-Albi), 1969 : Roger Delisle (Castelnaudary-Luchon), 1970 : Bernard Thévenet (Saint-Gaudens-La Mongie), 1971 : Bernard Labourdette (Luchon-Gourette), 1975 : Bernard Thévenet (Barcelonnette-Serre Chevalier), 1980 : Mariano Martinez (Le Lautaret-Morsine), 1989 : Vincent Barteau (Montpellier-Marseille), 1995 : Laurent Jalabert (Saint-Etienne-Mende), 1997 : Laurent Brochard (Pau-Loudenvielle), 2001: Laurent Jalabert (Strasbourg-Colmar), 2004 : Richard Virenque (Limoges-Saint-Flour), 2005 : David Moncoutié (Briançon-Digne les Bains), 2016 : Warren Barguil (Saint-Girons-Foix).

La suite du Tour de France de Jacques Vivier

- Jacques Vivier leader de l’équipe Sud Ouest donne des inquiétudes. Le Champion de Dordogne, une des principales victimes de la chute des Landes (Bordeaux-Bayonne) a non seulement perdu vingt minutes, mais il souffre atrocement de la cheville droite, sérieusement touchée au moment de la bûche collective. Très courageux, Vivier a repris le départ de Bayonne-Pau, mais Paul Maye se demande s’il pourra continuer.
- Finalement Vivier bouclera ce 41° Tour de France en terminant à la 40° place.
- Revoir sa victoire d'étape à Limoges en 1952 sur ce LIEN.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - VIVIER VAINQUEUR D’UNE ÉTAPE © BERNARD PECCABIN
Après lecture, lire la fin de carrière de Vivier sur ce LIEN.

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BOULAZAC - PALMARÈS

AU PAYS OŪ LE BASKET EST ROI

Boulazac

- Si le cyclisme doit beaucoup à une commune, c’est bien à celle de Boulazac qui a accueilli toute une flopée d’épreuves au rythme de sa construction et de l’évolution de son territoire. Pas de course au bourg ou autour de son ancien clocher, puisqu’on a débuté le cyclisme dans la cité Bel Air, puis aux Vignauds. L’arrivée de la zone industrielle a permis d’effectuer de grandes épreuves dont le Souvenir Petit-Breton cher à Dominique Boivineau à qui on doit beaucoup de manifestations. Après l’aménagement de cette zone industrielle, il y a eu le premier supermarché de la couronne de Périgueux qui s’appelait à une certaine époque "Rond Point", suivi par le lotissement du Suchet qui lui aussi a reçu sa course. En 2002 c’est le Tour de la Dordogne qui faisait sa rentrée et la rue Paul Vaillant Couturier en a vu des coureurs qui ont souffert voire même perdu le Tour... Aujourd’hui, le cyclisme est toujours présent au travers du Prix des Hauts de l’Agora et du "Souvenir Mélanie Boivineau" qui nous permet de conserver ce lien fraternel avec cette petite fille de l’école de vélo du CC Périgourdin, que nous avons tant apprécié...

Petit-Breton 90

Le Petit-Breton en 1990. Départ et victoire de Stéphane Loumagne (FC Oloron)

Prix des HLM des Vignauds : 1976 Raphaël Truffy (CC Périgourdin), 1977 : Jean-Claude Barcelone (Livry Gargan), 1978 : Raphaël Truffy (CC Périgueux), 1979 : Claude Hue (ASPTT Périgueux), 1980 : Jean-Claude Ménardie (CC Belvés), 1981 : Francis Dubreuil (CC Périgourdin), 1986 : Xavier Oghe (VC Roubaix) - cadets, 1986 : Philippe Gonzalès (VC Humois) - minimes, 1987 : Raphaël Sajous (Mérignac VC).
Souvenir Petit-Breton à Boulazac : 1988 : Jean-Jacques Szkolnick (AVC Libourne), 1989 : Emmanuel Mallet (CREPS Talence), 1990 : Stéphane Loumagne (FC Oloron), 1991 : David Escudé (US Montauban), 1992 : Maryan Goldyn (CS Mandelieu), 1993 : Laurent Mazeau (Tarbes Cycliste), 1994 : Laurent Mazeau (GSC Blagnac), 1995 : Denis Fantino (VC Mérignac).

Petit-Breton 90

Jacques Auzou maire au départ de la 3° édition en 1990

Palmarès connu de la Cité Bel Air : 1972 Serge Daubisse (CC Périgourdin), 1973 : Bernard Metzler (CC Périgourdin), 1974 : Serge Daubisse (CC Périgourdin), 1975 :
Daniel Ceulemans (VC Aubusson), 1976 : Robert Bibié (ASPTT Paris), 1979 : Daniel Fournier (ASPTT Périgueux), 1981 : René Bajan (Guidon Agenais), 1982 : Jean-Pierre Parenteau (AC Nersac), 1983 : Eric Valade (EC Foyenne), 1984 : Edouard Lajo (Mérignac VC), 1985 : Philippe Renoux (AC Baignes-Barbezieux), 1986 : Patrice Dumas (ASPTT Périgueux), 1987 : Eric Dupré (AS St. Médard en Jalles), 1988 : Jean-Yves Béneyrol (CC Périgueux), 1989 : Pascal Van Hollebecke (UC Montpon), 1990 : Antoine Béco (VC Saint-Céré), 1991 : Roselyne Rioux (Nantes Caducé Club), 1992 : Elisabeth Chevanne Brunel (Team Cycliste Féminin 24), 1998 : Elisabeth Chevanne Brunel (Team Cycliste Féminin 24),  Marie-José Mella (CC Marmande) course d'ouverture.
NDLR : Le Petit-Breton compte de nombreuses épreuves. Après guerre, plusieurs éditions se sont déroulées, notamment lors du cinquantenaire du CC Périgourdin en 1958.

Boulazac 1983

Départ de course dans la zone industrielle en 1983 (Prix Valiani)

Départ et arrivée du Tour de Dordogne à Boulazac (vainqueurs d’étapes).
1991 ville départ Boulazac-Eymet, 2013 Boulazac-Nontron
VILLE ARRIVEE - Lieu : haut de côte de l’avenue Paul Vaillant Couturier : 2001 : Stéphane Conan (Bretagne U), 2002 : Christophe Morel (AC Bressuire), 2003 : Frédéric Delalande (France Police), 2004 : Frédéric Delalande (Agritubel Loudun), 2005 : Guillaume Lejeune (Charvieux-Chavagneux), 2006 : Damien Branaa (GSC Blagnac), 2007 : Pawel Wachnik (CR4C Roanne), 2015 Cédric Delaplace (Mérignac VC).
PÉRIGORD LADIES (Dames UCI) de Cornille à Boulazac : 2019 Coralie Demay (Française des Jeux), 2020 Sheyla Gutierrez Ruiz (Movistar).
Autres épreuves à Boulazac : 1983 : Philippe Griso (AC Bon Encontre) zone industrielle et avec la Pédale Faidherbe, 1984 : Hervé Lavignac (CC Périgueux) le Suchet, 1985 : Philippe Maury (VC Sainte-Livrade) le Suchet - minimes, 1985 : Patrice Peyencet (RC Mussidan) le Suchet - cadets, 1986 : Ecoles de vélo - organisation ASPTT Périgueux, 1988 : Frédéric Péré (Guidon Agenais) Rond Point, 1988 : Jérôme Paul (CC Périgueux) zone industrielle en catégorie minimes, 1988 : Laurent Selves (CC Périgueux) zone industrielle - cadets, 1988 : Jean-Jacques Blancheton (UC Montpon) Rond Point - org. Pédale Faidherbe, 1989 : Nicolas Fiacre (ASPTT Périgueux) zone industrielle, Vincent Boissarie (Guidon Terrassonnais) zone industrielle, 1990 : Bruno Blangeois (TS Mourens) cyclathlon, 1991 : Bruno Blangeois (TS Mourens) cyclathlon.

Boulazac 2015

Prix des Hauts Agora en 2015

Souvenir Mélanie Boivineau (Zone Industrielle) : 2007 Yoann Vérardo (CC Bernos Beaulas) en minimes et Valentin Senelle (AC Nersac) en caets, 2008 Nathan Guitton (Mérignac VC) en minimes et Dorian Lebeau (VC Montois) en cadets, 2009 Clément Barbeau (UC Gradignan) en minimes et Benjamin Sarrmane (CC Marmande) en cadets, 2010 Alexandre Conte (CC Périgueux-Dordogne) en minimes et Maxime Teulière (CS Casteljaloux) en cadets, 2011 Clément Bladou (EV Bretenoux-Biars) en minimes et Gabriel Peyencet (CC Périgueux-Dordogne) en cadets, 2012 Aurélien Marcon (VCP Langon) en minimes et Florian Geneste (CC Périgueux-Dordogne) en cadets, 2013 Lucas Boniface (UC Condat) en minimes et Antoine Allin (VC Montendre) en cadets, 2014 Lilian Langella (CC Marmande) minimes, Joris Tocaven (Bretenoux-Biars), 2015 Lucas Cuménal (CC Périgueux) minimes, L. Jouve (UC Gradignan) cadets, 2016 Fabien Ruman (US Pinon Antzy) minimes, Baptiste Revello (CD Tarn) cadets, 2017 Championnats d’Aquitaine : Maxime Colin (VCP Langon) minimes, Fabien Sélivert (Serres Castet) cadets, Jon Pelleprat (Aviron Bayonnais) juniors, 2018 Challenge GSO : Fabien Sélivert (CD 64) cadets, Bastien Bourdejoux (CS Casteljaloux) minimes, 2019 Paul Picard (CC Marmande) minimes, James Carrey (UC Condat) cadets, 2020 Thomas Carreau (CC Périgueux) minimes, Théo Mequinion (VC Roubaix) cadets.

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Le 13° Souvenir Mélanie Boivineau sous la pluie en 2019 accueille minimes et cadets

 Prix des Hauts Agora : 2011 Emilien Camiade (G. Bias) en minimes et Kevin Soubes (CC Périgueux-Dordogne) en cadets, 2012 Raphaël Dubuc (Creuse Oxygène) prologue cadets et Florian Dubost (CC Périgueux-Dordogne) Championnat Dordogne séniors, 2013 Clément Bétouigt-Suire (Mérignac VC) en cadets et Mathias Le Turnier (CC Périgueux-Dordogne) en séniors, 2014 Jonathan Touyeras (Angoulême VC), 2015 Sébastien Béneyrol (JS Astérienne), 2016 Simon Garraud (CC Périgueux), 2017 Stéphane Bellicaud (Angoulême VC), 2018 Arnaud de Laat (CO Couronnais), 2019 Alexandre Guérin (Dordogne Sud), 2020 Benjamin Rivet (Charvieu Chavanieux IC).

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Une arrivée très difficile pour le Tour Dordogne qui doit escalader la rue Paul Vaillant Couturier

RÉTRO VÉLO DORDOGNE- BOULAZAC - © BERNARD PECCABIN
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13 mars 2020

SAINT-GEYRAC - PALMARÈS

Saint-Geyrac

- C’est un petit village situé à l’orée de la forêt Barade théâtre des aventures de Jacquou le Croquant. Le Prix des fêtes de cette commune a été placé sous l’égide du CC Périgourdin. Il se déroulait le deuxième dimanche de mai, jour de la fête votive. Dans les années 1980, on le voit la course avait sa place, mais depuis bien longtemps, les coureurs ne sont plus venus en découdre sur son circuit très difficile.

Saint-Geyrac 2001

Départ en 2001 à Saint-Geyrac

Palmarès connu de l’épreuve : 1979 Alain Fossard (VC Bergerac), 1980 Didier Fava (Guidon Agenais), 1981 René Bajan (AS Facture Biganos), 1982 Eric Valade (EC Foyenne), 1983 Francis Dubreuil (CC Périgourdin), 1984 Fernand Lajo (Mérignac VC), 1985 Eric Valade (EC Foyenne), 1986 Jean-Claude Delage (CC Montpon), 1988 Michel Jean (UCAP Angoulême), 2000 Guillaume Alvès (CC Périgueux), 2001 Julien Alvarez (SC Revel).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – SAINT-GEYRAC © BERNARD PECCABIN
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FRANCIS DUTEIL - SAISON 1987

1987 : UNE VIRÉE AUX ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE

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Montbron le 20 avril avec mes deux fils et mon épouse

- Pour relire l’article précédent, cliquez ici.

1987 - (amateur sénior 2° catégorie) deux victoires : En cette saison 1987, Francis Duteil goûte aux plaisirs du cyclisme, malgré ses 40 printemps. Pas de grandes épreuves, pas de calendrier démentiel comme du temps de ses années au haut niveau. Non il est redevenu, le coureur régional, qui court pour son plaisir et heureux de revoir ses amis et son public dans ces coins du Poitou, du Périgord et du Limousin où il a tant donné. Et puis comme annoncé lors de la dernière publication, il réussit avec ses amis à concrétiser son projet pour courir aux USA, histoire de sortir des sentiers battus et un an après le succès de Greg Lémond au Tour de France.Il gagne là-bas deux étapes de la Milwaukee-Classic, ce qui constitue déjà un authentique exploit.

SAISON 1987

- 60° La Ciotat (13) 28/02, 20° Ribérac-Nontron (24) 08/03, 27° Léguillac de Cercles (24) 15/03, 45° Comps (33) 22/03, 69° Bordeaux-Saintes (17) 29/03, 7° Lussac les châteaux (86) 05/04, 6° Montpon (24) 12/04, 12° Critérium pros de Montbron (16) 20/04, 6° Terrebourg (16) 26/04, 5° Le Chambon (16) 01/05, 26° Périgueux Saint-Georges (24) 05/05, 13° Saint Jean d’Angély (17) 08/05, 30° Saint Yrieix la Perche (87) 11/05, 13° Saillat (87) 17/05, 7° Les Eyzies (24) 25/05, 30° Nersac (16) 28/05, 17° Coulgens (16) 31/05, Bourganeuf (23) abandon Championnat du Limousin 07/06, 9° Champniers (16) 08/06, 10° Ruelle (16) 11/06, 11° Bessines (87) 12/06, Saint Médard de Mussidan (24) abandon 14/06, 9° L’Isle d’Espagnac (16) 15/06, 15° Feytiat (87) 17/06, 10° La Clotte (17) 21/06, 9° Limoges (87) 26/06, 5° Ménesplet (24) 28/06, 7° Thiviers (24) 04/07, 2° classement général de la Milwaukee Classic (USA) du 14 au 26/07, 80° Brown Deer le 14/07, 2° Fond du lac le 15/07 demi-étape, 100° Fond du lac demi-étape le 15/07, 1° Ripon le 16/07, 8° Appleton le 17/07, 2° Washington Island le 18/07, Green Bay crevaison, Madison crevaison le 19/07, Neenah (crevaison) le 20/07, 8° Milwaukee South Shore le 21/07, 4° Hartford le 22/07, 3° Saylesville le 23/07, 1° Green Lake le 25/07, 120° Milwaukee le 26/07, 11° Beaussac (24) 02/08, 5° Libourne (33) 05/08, 5° Jumilhac le Grand (24) 07/08, 6° Villamblard (24) 09/08, 7° Eymouthiers (16), 2° Rudeau-Ladosse (24) 16/08, 4° Bergerac (24) 20/08, 5° Verteillac (24) 21/08, 9° Champeau (24) 23/08, Sainte Livrade abandon 28/08, 12° Villebois Lavalette (16) 31/08, 30° Périgueux (24) 02/09, 15° Marsaneix (24) 07/09, 9° Saint-Junien (87) 13/09, 6° Piègut (24) 15/09, 9° La Tremblade (17) 20/09, 8° Saint-Martin d’Ary (17) 21/09, 13° Montbron (16) 28/09, 19° Lussac les Châteaux (86) 04/10, Feuillade crevaison 05/10.

(en caractère gras) là où il a terminé premier des 2° catégories dans une épreuve en toutes.

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Milwaukee Classic (USA) du 14 au 26 juillet. Sur les bords du Lac Michignan à Chicago :
Duracka Jean-Pierre, Duracka Jean-Philippe, Alain Ruiz, Francis Duteil et Philippe Renoux

Francis DUTEIL nous raconte sa virée aux States :

- "Donc au mois de mai 1987 avec Alain Ruiz nous avons une invitation pour cinq coureurs à la course "Superweek aux USA" du 14 au 26/07. Nous trouvons trois volontaires pour nous accompagner : Jean-Philippe et Jean-Pierre Duracka de Cosne d'Allier (03) et Philippe Renoux de Barbezieux (16). Nous nous donnons rendez-vous le 12/08 à Roissy Charles de Gaulle. Je pars pour Roissy avec Philippe Renoux et Alain Ruiz avec les frères Duracka. Nous atterrissons à Chicago et bien que Milwaukee le centre névralgique de Superweek soit à 150 km de Chicago, nous embarquons dans un bimoteur à hélices de 39 places.Le bimoteur vole moins haut que les jets et nous avons une belle vue sur le lac Michigan (700 km de long et 130 km de large) et sur la campagne américaine. A l'arrivée à Milwaukee nous sommes accueillis par Philbin et Jim Schulz et Suzanne Martin les deux familles qui vont nous héberger pendant notre séjour. Philbin et Suzanne parlent un peu Français : le père de Philbin était né à Bordeaux et le grand-père de Suzanne était Wallon. Jim nous donne la clé d'un monospace à l'américaine que Mr Otto Wenz l'organisateur de Superweek a loué pour nous pour nos déplacements dans les courses. Nous chargeons sans problème les cinq vélos, le matériel de rechange et les bagages. Nous préférons laisser le volant à Jim Schulz pour nous rendre chez nos hôtes dans la ville de Milwaukee. Philbin et Suzanne nous suivent en voiture. A notre arrivée les deux grandes maisons qui sont mitoyennes sont décorées par des guirlandes avec des petits drapeaux français et américains. Nous faisons la connaissance de Jimmy le fils aîné des quatre fils, de Philbin et Jim qui courra dans ma catégorie, des enfants et de George le mari de Suzanne et de Bruce Belvin et Brian Flora deux coureurs américains qui sont hébergés avec nous. Jimmy parle très bien Français.
- Alain, Jean-Philippe, Jean-Pierre et Philippe courront avec les Pros comme Brian et Bruce. Jimny et moi-même sommes engagés dans la catégorie Amateur 2°. A chaque épreuve, il y a cinq courses de catégories différentes : Féminines, Juniors, Amateur 3°, Amateur 2° et Pros+ 1°. Lorsque la course a lieu sur un grand circuit les Amateurs 3° partent les premiers, puis cinq minutes après les Juniors, puis cinq minutes après les Féminines souvent sur des distances différentes. Puis après l'arrivée des trois courses, c'est au tour des Pros+1° de partir puis 5 mn après les Amateurs 2° sur un nombre de tours différents. Lorsque les courses se disputent sur un petit circuit, il y a 5 courses qui partent l'une après l'autre sur des distances différentes. Certaines courses Juniors se courront sur 12 miles (20 km). Dans ma catégorie j'aurai des courses de 19 miles (32 km) avec plus de 200 partants...et les Pros+1° 35 miles (50 km). La participation à toutes les épreuves n'est pas obligatoire pour figurer au classement général aux points. A la fin des épreuves le total des points marqués par un coureur est multiplié par le nombre d'épreuves auxquelles le coureur a participé et divisé par le nombre total d'épreuves. Les résultats des courses n'étant pas communiqués à la FFC, je vais pouvoir courir pour la gagne.

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Devant le monospace prêté par l’organisateur. Renoux, Duracka Jean-Pierre,
Jim Schulz, Duracka Jean-Philippe, Francis Duteil, Alain Ruiz.

- Le 16 juillet nous courons à Ripon à 140km au nord-ouest de Milwaukee. La course se dispute sur 37,4 miles (62 km) en 34 tours de 1,1 mile (1,8 km). Sur le plan du circuit qui tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, il y a six virages à angles droits à gauche et deux à droite (aux USA les routes sont parallèles ou perpendiculaires). Je fais 1 tour de circuit avant le départ. Deux cent mètres après la ligne, il y a une côte d'une centaine de mètres à la sortie d'un virage à gauche et à mi-tour il y a une deuxième côte de 300 m toujours à la sortie d'un virage à gauche avec un pourcentage de 8% pour toutes les deux. Ce circuit me plaît beaucoup. Après la mi-course je suis dans une échappée de moins de 10 coureurs. Tout le monde passe son relais. Après le passage sur la ligne à dix tours de l'arrivée j'attaque avant le virage qui précède la 1° côte. Je sors lancer du virage et je monte la côte au sprint. Un coup d'œil à l'arrière : personne n’a suivi. Je fais la descente à fond. En bas virage à gauche suivi à 100m d'un deuxième virage à gauche, j'attaque la deuxième côte. En haut de la côte j'ai presque100 m d'avance. Les poursuivants ne me rattraperont pas.

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Jean-Philippe Duracka accroche mon dossard

- Le 19 juillet nous courons à Madison à 150 km à l'ouest de Milwaukee. La course tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour du Madison Capitol. Le circuit est un carré parfait de 0,6 mile (1 km) à parcourir 50 fois. Nous avons droit au changement de matériel avec 1 tour rendu. L'arrivée est un peu plus loin que le milieu d'une des 4 lignes droites. Le départ est à 2 h 15 PM. Je perce dans les premiers tours et dans le tour où je perce il y a 2 grosses chutes qui jettent à terre où bloquent une soixantaine de coureurs. Les chutes ont été provoquées par des coureurs qui ont continué à pédaler dans les virages et tapé la chaussée avec la pédale gauche. La compétition est neutralisée une vingtaine de minutes. Je vais à la voiture changer ma roue percée pour garder mes 2 roues de rechange pour la course. Je vois une cabine téléphonique. Il est 21 h 30 en France. L'envie me prend de téléphoner à Mareuil. Je prends des pièces de monnaie à la voiture et je téléphone. Je discute avec ma femme puis elle me passe Vincent qui aura 5 ans le jour de mon retour. Nous échangeons quelques phrases puis c'est au tour d’Hervé qui a 3 ans depuis le 23 février .Dès mes premiers mots il éclate en sanglots. De gros sanglots entrecoupés de déchirants papas. Ma femme n'arrive pas à le consoler. Au bout de près de deux minutes nous décidons de raccrocher. Je suis tellement ébranlé que je suis incapable de reprendre la course. Je reviens à la voiture pour me rhabiller. Dans cette course un peu acrobatique je pense que j'aurais pu marquer les points qui m'ont manqué pour remporter le classement général. Le boitier de pédalier surélevé de mon vélo m’aurait aussi apporté un petit avantage.
- Le 25 juillet nous sommes à Green Lake 20 km à l'ouest de Ripon. Cette course est différente des autres : nous courrons avec les 3° catégories et nous partons avec un handicap de 4 minutes. Le circuit tourne toujours à gauche et fait 3,9 miles (6,5 km) de long. La course est longue de 44 miles (72 km). Nous avons une côte en ligne droite de 500 m à près de 10% dont le sommet est suivi d'un faux-plat montant sur un kilomètre au bout duquel se trouve la ligne d'arrivée. Après avoir rejoint les 3°, j'essaie de partir dans la côte. Nous nous échappons à une demi-douzaine de coureurs. La ligne d'arrivée est suivie d'une descente puis du plat jusqu'au pied de la côte. Un peloton de 200 coureurs ça roule toujours vite et nous sommes rejoints dans le plat. A part la côte, tout le reste du circuit est défavorable à une échappée face au peloton. Puisque le peloton nous a rejoints bien après la ligne d'arrivée, j'attaquerai dans la côte au dernier tour. Nous arrivons groupés au pied de la côte au dernier tour. J'attaque. Au sommet de la côte trois coureurs m'ont suivi. L'avance que nous avons sur le peloton nous met à l'abri d'un retour. Dans le faux plat montant je gagne le sprint devant un coureur suisse.
- Le lendemain, dernière course à Milwaukee. Cette foi-ci la course tourne dans le sens des aiguilles d'une montre. Le circuit fait 4,4 miles (7,2 km) de long et la course 40 miles (66 km). Au milieu du tour il y a une côte de 200 m. Le peloton s'étire mais ne se casse pas. Nous perdons une cinquantaine de coureurs. L'arrivée est jugée après une descente de 300m sur une très large avenue suivie de 2 km de plat le long de la plage du lac Michigan. Nous sommes encore 150 en peloton. Ca roule très vite et ça frotte beaucoup. Je tente une sortie à un peu plus d'un km de l'arrivée, mais je suis avalé par le peloton 500 m plus loin. Le soir nos hôtes vont nous offrir un super repas. Le lendemain matin nous partons en voiture pour Chicago. Avant de rejoindre l'aéroport Philbin et Jim nous emmènent manger une pizza dans la pizzéria que fréquentait Al Capone".

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Départ d'une étape aux USA

Ceux qui ont porté le maillot du CRCL en 1987 : Jean-Paul Defaye, Philippe Babule, Martial Charre, Franck Petitcoulaud, Jean Bernaben, Alain Simon, Patrick Bartou, Christophe Lagarde, Jean-François Dupuy, Francis Bardet, Serge Brie
Les Champions régionaux du grand Sud en 1987 : Fernand Lajo (US. Bouscat) pour le comité d’Aquitaine, Philippe Brossais (CV Montastruc) pour les Pyrénées, Philippe Renoux (AJ. Montmoreau) pour le Poitou-Charentes, Gérard Caudoux (AC. Bourganeuf) pour le Limousin, Eric Fouix (UC. Sayat) pour l’Auvergne.
Champion de France des amateurs : Gérard Guazzini (UC Sayat/Comité d’Auvergne)
Classement FFC saison 1987.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (1987) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1988 : Un petit tour en Floride et en Alabama en catégorie vétérans .

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12 mars 2020

MONBAZILLAC - PALMARÈS

SUR LES HAUTEURS DE BERGERAC

- Situé sur les coteaux de Bergerac, ce petit village porte tout d’abord le nom d’un vin dont la renommée est mondialement connue. Vignoble créé par les moines au 11° développé au 17° par les exportateurs de Bergerac, fournisseurs des protestants réfugiés aux Pays-Bas, reconstitué sur 3000 ha après la crise du phylloxéra. Monument classé du 16° siècle.

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Passage du Tour de France sous l'orage en 2014

- En marge de ces détails, il s’y est disputé de bien belles épreuves, à l’image de sa voisine Saussignac. C’était l’époque où toute une région s’enflammait à l’annonce des critériums ou des prix cyclistes. Le Prix de Monbazillac a également porté le nom de Prix des Vins de Bergerac et de Monbazillac. Passage du Tour de France en 2014.

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Michel Gonzalès vainqueur à Monbazillac en 1965

Palmarès connu de l’épreuve : 1946 Marius Duteil (CC Périgueux), 1949 Hervé Prouzet (Guidon Agenais), 1951 Armand Darnauguilhem (CC Belvès), 1952 Roland Danguillaume (Tours), 1953 Pierre Rançon  (UV Lourdes), 1955 Yves Gourd (AS Eymet), 1956 Pierre Beuffeuil (VC Saujon), 1959 Honoré Pontoni (Guidon Agenais), 1960 Pierre Poutou (Pau VC), 1961 André Lesca (VC Nérac), 1962 Claude Cousseau (Parentis Sport), 1963 Michel Gonzalès (Bayonne), 1964 Roger Darrigade (US Dax), 1965 Michel Gonzalès (VC Hendaye), 1966 Marius Archambaud (Villeneuve), 1968 Régis Royère (CC Lindois), 1970 Michel Lescure (CV Montastruc), 1972 Dubéros (Guidon Agenais), 1973 Alain Ducau (Nontron), 1974 Bacou (Marmande), 1978 Adélio Tonini (VC Bergerac), 1980 Victor Melckior (RC Mussidan), 1981 Dominique Delort (EVCC Bergerac), 1982 Hervé Grenier (US Bouscat), 1983 Georges Boyer (CC Périgourdin), 1984 Xavier Lamontagne (EVCC Bergerac), 1990 Championnat régional de la Police..

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – MONBAZILLAC © BERNARD PECCABIN
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SAINT-MARTIAL D’ARTENSET - PALMARÈS

 ET BÉNÉVENT (Commune de ST. Martial)

- C’est une commune de Dordogne que je connais pour la traverser, mais je n’y suis jamais allé voir une épreuve cycliste. Je ne vous parlerais pas de ce fait de son circuit, mais de ce prix des fêtes qui se déroulait le premier dimanche de juillet. Il y avait de même lors du 4° dimanche de juillet, une épreuve dans le hameau de Bénévent, situé sur la RN 89 pas très loin de Saint-Laurent des Hommes mais qui appartient à la commune de Saint-Martial d’Artenset. Nous en parlons en bas de page. Un autre détail, cette course a été organisée par le RC Mussidan mais aussi par l’UC Montpon.

Palmarès connu de l’épreuve : 1946 Marius Duteil (CC Périgueux), 1948 Charles Martin (CC Périgueux), 1949 André Petit (CC Castillon), 1950 Henri Martin (RC Mussidan), 1951 Claude Peyssard (CC Montpon), course des jeunes Max Peyssard (CC Montpon), 1952 François Gourmelon (RC Mussidan), 1953 François Gourmelon (RC Mussidan), 1954 René Boisdon (CA Ribérac), 1955 (deux épreuves) Albert Guglielmini (RC Mussidan), Albert Rotrou (RC Mussidan), 1957 Gilbert Bonnet (Pédale Montpon), 1958 Arnaudeau (CC Bergerac), 1960 Joseph Paré (CC Fleixois), 1961 Christian Bérano (Saint-Aulaye VC), 1962 Michel Chaudet (SCA Libourne), 1968 Philippe Decima (EC Foyenne), 1969 Bernard Demouret (RC Mussidan), 1970 Robert Bibié (CC Périgueux), 1971 Raymond Valèze (CRC Limoges), 1972 Michel Maurisse (La Couronne), 1973 Rebeyrat (CRC Limoges), 1975 Lucien Sautier (RC Mussidan), 1976 Bernard Metzler (CC Périgueux), 1977 Bartherote (Guidon Agenais), 1978 EricValade (EC Foyenne), 1979 Rachid Alaux (Guidon Sarladais), 1982 Gilles Dupré (EVCC Bergerac), 1983 Thierry Delmonteil (EVCC Bergerac), 2004 Thierry Sonson (VC Sainte-Livrade), 2005 Gérard Doumenge (AC Ménesplet), 2006 Victor Melckior (RC Mussidan).

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Eric Valade à Saint-Martial d'Artenset en 1978 avec Jean-René Villechanoux

Prix de Bénévent (commune de Saint-Martial d’Artenset).

- C’est un hameau très important de la commune de Saint-Martial d’Artenset, situé sur la RN 89 (Bordeaux-Périgueux). L’Isle coule en bordure de ce bourg et si vous franchissez son pont, vous vous retrouverez à Saint-Laurent des Hommes, près du hameau de la Filolie qui organisait jadis des épreuves cyclistes. Voici ce que je sais de cette épreuve. Lecteurs, à vos stylos et si vous en connaissez davantage en termes de palmarès, proposez vos noms en commentaires...

Palmarès connu de l’épreuve : 1949 Henri Martin (RC Mussidan), 1950 Gérard Grellety (CC Montpon), 1951 Louis Ducloux (RC Mussidan), 1952 Jacques Lachartre (RC Mussidan), 1953 Jacques Lachartre (RC Mussidan), 1954 Martin (Périgueux), 1967 Gérard Vigouroux (UC Villeneuve), 1968 Jean-Pierre Maccalli (UC Villeneuve), 1969 Jean-Michel Larrieu (CA Créon), 1971 Daygues (VC Nérac), 1972 Jean Audejuis (Sainte-Livrade), 1973 Martin Wildgoose (CC Périgueux), 1974 Pierre Grellety (CC Faux), 1975 Yves Arnaudeau (EC Foyenne), 1976 Frédéric Navarro (VC Mérignac), 1977 Guy Dutertre (CC Périgourdin), 1979 Christian Arnouilh (CC Lindois), 1981 Jacques Caurand (US Pons), 1983 Christian N’Haux (Saint-Chéron), 1984 Laurent Souquet (VC Cubzaguais), 1986 Bruno Lagarde (CCP Nontron).

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11 mars 2020

SAINT-ETIENNE DE PUYCORBIER - SON PALMARES

VILLAGE NATAL DE JEAN-RENÉ

- Bien qu’il a grandi à Douzillac, Saint-Etienne de Puycorbier est le petit village de la Double où naquit Jean-René Villechanoux, notre regretté speaker. C’est aussi un haut lieu de la Résistance pendant la dernière guerre. La course cycliste de Saint-Etienne se déroulait le dernier dimanche du mois de juillet. Ce jour là une cérémonie commémorative se tenait en matinée devant le monument de la Résistance (camp de Virolles) suivi d’un banquet aux abords de la ligne d’arrivée (lire ci-dessous).

Saint-Etienne

- Le départ de la course en 1999 rassemble encore de nombreux coureurs. De dos avec le dossard numéro 2,
Victor Melckior (RC Mussidan) triple vainqueur de cette épreuve. Laurent Dumont vainqueur la même année
portait les couleurs de l’AVC Libourne et était en pleine préparation en vue des cyclo-cross.

NDLR : MÉMORIAL DE LA RESISTANCE - Ce monument s'élève à l'endroit où les maquisards de la Double appartenant au 4ème Régiment FTP, avaient organisé leur camp. Au plus fort des combats, printemps et été 1944, lorsque la mission des résistants de l'intérieur consistait à retarder la montée des renforts allemands vers la Normandie, le camp de Virolles avait un effectif de plus de 600 hommes. Un rassemblement a lieu chaque 1er dimanche de juillet.
- Les résistants invités à cette commémoration puis à ce repas, venaient de toute la France et n’hésitaient pas de donner de grosses primes que Serge Augièras (Président du RC Mussidan) distribuait aux coureurs. L’épreuve se déroulait sur un circuit assez difficile et a été de tous temps organisée par le Racing-Club Mussidanais.

Palmarès connu de l’épreuve : 1965 Jean-Claude Castaingt (AS St. Médard en Jalles), 1966 Raymondie (Libourne), 1968 Michel Pitard (US Pons), 1969 Jean-Luc Durieux (CC Périgourdin), 1970 Jean-Marie Guillon (CC Périgueux), 1971 André Bentaleb (CC Périgueux), 1972 Francis Beney (EC Foyenne), 1977 Christian Bérano (RC Mussidan), 1980 Darbon (CA Créon), 1981 Porres (Ste Livrade), 1982 Victor Melchior (RC Mussidan), 1983 Dominique Lobre (TS Mourens), 1984 Bernard Mazeau (ASPTT Périgueux), 1985 Victor Melchior (RC Mussidan), 1986 Victor Melchior (RC Mussidan), 1988 Francis Michel (AS Podensac), 1990 Jean-Michel Borderie (EC Foyenne), 1991 Jean-Claude Mespoulède (ASPTT Périgueux), 1992 Philippe Montagne (CC Marmande), 1993 Nicolas Brachet (CCP Nontron), 1994 Jean-Sébastien Arretche (Cyclisme 24), 1995 Jean-Sébastien Arretche (Cyclisme 24), 1996 Samuel Daubisse (CA Périgueux), 1997 Ludovic Guionie (GC Bergerac), 1998 René Marchioro (SC Périgord), 1999 Laurent Dumont (AVC Libourne), 2000 non courue, 2001 Eric Confolens (US Rauzan), 2002 Patrick Raynard (AC Jarnac).

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FRANCIS DUTEIL - SAISON 1986

1986 : VINGT-CINQUIEME SAISON DE COMPETITION

- Pour relire l’article précédent, cliquez ici.

1986 - (amateur sénior 2° catégorie) pas de victoire : Duteil retrouve ses jambes et se classe à maintes reprises. Au CRCL il y a du nouveau avec l’arrivée de Luc Leblanc qui termine en cette saison 1986 sa carrière chez les amateurs. Mis à part ces deux infos le club compte davantage sur les 3 et 4, faute de combattants... Francis Duteil pédale pour le plaisir. Fini cette vie de saltimbanque, désormais, à 39 ans, il passe de bons moments avec sa famille sans oublier son travail dans son magasin de Mareuil. Francis Duteil a toujours un merveilleux coup de pédale et quand il fait son bilan, celui qui débute à 1962 pour se terminer en 1982 au haut niveau, il décompte :

1679 courses disputées sur 1984 jours avec 255 victoires !

Verteillac 81

SAISON 1986

15° Léguillac de Cercles (24) 09/03, 4° Civray-Saint Romain (86) 16/03, 5° Maine de Boixe (16) 23/03, 2° Isle (87) 30/03, 2° Siorac en Périgord (24) 31/03, 3° Boutiers Saint-Trojan (16) 06/04, Terrebourg (16) abandon 13/04, 16° Barbezieux (16) 20/04, 6° Chéronnac (87) 27/04, 6° Jurignac (16) 01/05, 8° Montmoreau (16) 04/05, 23° Périgueux (24) 06/05, 8° Nersac (16) 08/05, 3° Saint-Geyrac (24) 11/05, Angoulême (16) 14/05, 7° Champniers (16) 19/05, 2° Availles Limousine (86) 25/05, 6° Sarlat (24) 01/06, 4° Puymoyen (16) 04/06, 2° Bessines (87) 06/06, 4° Saint-Solves (19) Championnat du Limousin séniors 08/06, 50° Ruelle (16) 12/06, 3° Feytiat (87) 18/06, 2° Les Maurilloux (24) 21/06, 11° Limoges (87) 27/06, 3° Saint-Mathieu (87) Championnat des sociétés du Limousin 29/06, 4° Angoulême (16) 30/06, 8° Thiviers (24) 05/07, 12° Lalinde (24) 07/07, 10° Sarlat (24) 10/07, 20° Libos (47) 11/07, 4° Périgueux (24) 13/07, 2° Fumel (47) 14/07, 5° Bergerac (24) 19/07, Pineuilh (33) abandon 20/07, 12° Montflanquin (47) 23/07, 2° Saint-Sulpice de Mareuil (24) 27/07, 2° Chirac (16) 03/08, 3° Libourne (33) 06/08, 20° Saint-Cyprien (24) 07/08, 3° Marthon (16) 10/08, 10° Eymouthiers (16) 15/08, 4° Péreuil (16) 17/08, 5° Cognac (16) 22/08, 3° Champeau (24) 24/08, 5° Jumilhac le Grand (24) 28/08, 4° Verteillac (24) 29/08, 4° Villebois Lavalette (16) 01/09, 12° Brive (19) 03/09, 15° Périgueux (24) 05/09, 8° Chadurie (16) 07/09, Saint-Junien (87) abandon 14/09, 25° Piégut (24) 16/09, 3° Prigonrieux (24) 21/09 6° Saint-Martin d’Ary (17) 22/09, 11° Montbron (16) 29/09, 14° Lussac les Châteaux (86) 05/10, 3° Feuillade (16) 06/10, 4° le Buisson (24) 11/10, 5° Saint-Denis de ¨Pile (24) 13/10, 8° Genillé (37) 19/10, 29° Puymoyen (16) 26/10.

(en caractère gras) là ou il a terminé premier des 2° catégories dans une épreuve en toutes.

Le petit mot de Francis Duteil

- Le 29/09/1986 à Montbron après la course Alain Ruiz de Montluçon vient discuter avec moi. Il me dit: "je marche bien mais je suis un peu juste pour rentrer en équipe de France et je voudrais participer à une grande course à l'étranger". Je lui réponds : "Pendant l'intersaison 1986-1987 nous pouvons contacter des fédérations étrangères pour savoir si des organisateurs de courses seraient intéressés par une participation de coureurs français. Nous chercherons sur La France Cycliste les adresses de différentes fédérations étrangères où tu aimerais aller. Nous nous téléphonerons pour décider qui contacter". Après avoir consulté "La France Cycliste" nous établissons pour chacun une petite liste de fédérations à contacter. Après de nombreux courriers, Alain a une réponse d'Afrique du Sud et moi des USA et de Hong Kong. En Afrique du Sud les organisateurs veulent que les coureurs restent au minimum trois mois et devront participer au Rapport Tour (le Tour d'Afrique du Sud). Ils seront logés, nourris et totalement équipés en matériel et équipement. Mais à cette époque tout sportif qui est découvert à participer à une épreuve sportive en Afrique du Sud est suspendu deux ans. Alain préfère abandonner. Aux USA la compétition s'appelle Superweek et se déroule dans le Wisconsin du 14 au 26/07/1987. Au printemps 1987 après plusieurs courriers Mr Otto Wenz l'organisateur me confirme l'engagement pour cinq coureurs français et la prise en charge complète de Roissy Charles de Gaulle le 12/07 jusqu’au retour à Roissy Charles de Gaulle le 28/07. Je programme 18 jours de congés et nous allons chercher trois équipiers.
Ceux qui ont porté le maillot du CRCL en 1986 : Daniel Raymondaud, Luc Leblanc, Jean Bernaben, Alain Simon, Jean-François Rebeyrat, Martial Charre, Marc Duprat, Patrick Bartou, Patrick Proisy, Pascal Léobet, Christophe Lagarde, Pascal Dupuis et Alain Ducau.
Les Champions régionaux du grand Sud en 1986 : Thierry Lavergen (FC. Oloron) pour le comité d’Aquitaine, Patrick Sarniguet (VC Vallée du Thoré) pour les Pyrénées, Philippe Mondory (Cycle Poitevin) pour le Poitou-Charentes, Gérard Caudoux (AC. Bourganeuf) pour le Limousin, Patrick Jérémie (UC. Sayat) pour l’Auvergne.
Champion de France des amateurs : Claude Carlin (ASPTT Paris/Comité de l’Ile de France).
Classement FFC saison 1986.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (1986) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1987 : une virée aux USA

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10 mars 2020

JACQUES VIVIER (SAISON 1954)

PALMARÈS DE JACQUES VIVIER

DONT UNE 2° ÉTAPE GAGNÉE AU TOUR DE FRANCE 1954

- Lire l'article précédant sur le trio Duteil, Vivier et Brun.
- En Limousin, le trio réputé Vivier-Brun-Duteil est rompu. Ayant pris ses 39 ans, Duteil à Mareuil sur Belle, va en effet raccrocher au terme d’une splendide carrière régionale. De son côté, sur son vélo Royal-Fabric, marque qui pour l’instant ne s’intéresse plus aux compétitions, Michel Brun va se consacrer aux épreuves régionales. Enfin Jacques Vivier équipé par Gitane, attend les ordres de Louviot directeur sportif de cette firme, dont l’équipe est certainement formé avec entre autres Decaux, Varnajo, Stablinski, Cieleska. Cette dislocation en Limousin et particulièrement en Dordogne, fait grand bruit.
-
Jacques Vivier et Michel Brun ont signé au Club Athlétique Ribéracois. Ainsi quittant Limoges, ces deux beaux coureurs vont porter à nouveau les couleurs de la société de leurs débuts où ils remportèrent des titres et de nombreux succès.

- On pourrait dire retour à la case départ pour nos deux Mareuillais. Mais l’un est resté amateur, alors que l’autre est devenu professionnel tandis que le chef
Marius Duteil a raccroché. C’est vrai que c’est une grande déchirure, c’est vrai que ça ne sera plus pareil, dès maintenant, si ce n’est que nos deux jeunes sont revenus à Ribérac, le club qui les a vus grandir et apprendre... Qu’il est loin le temps, où Vivier s’engagea dans la première course en cachette de ses parents, courant en culottes longues et sans maillot cycliste, tout simplement en chemise. Disons qu’il ressemblait plus à Garin qu’à Bobet. L’histoire dit qu’il termina second, devant des coureurs expérimentés. Puis ce fut toutes les prouesses que l’on a découvert sur les différents épisodes de cette publication.

TDF

Jacques Vivier et Valentin Huot : deux Périgourdins
dans les Tours de France 1954, 1955 et 1956

- Nous voici donc en 1954, l’année où il remporta pour la deuxième fois une étape dans le Tour de France, et s’il vous plaît en Bretagne, devant un Breton et cerise sur le gâteau, un 14 juillet ! On reviendra sur cette victoire lors de la prochaine publication, qui sera l'avant dernière de cette série. Vivier disputa cinq Tours de France (52, 53, 54, 55 et 56), mais aussi deux Tours d’Espagne et deux Giro. Mais à compter de 1954, Vivier retrouvera un autre Périgourdin au départ du Tour et de plus dans son équipe avec Valentin Huot, qui de 1954 à 1956, seront au départ de la grande boucle.
- La carrière de Vivier, on le voit ne fut pas très longue, il cessa de courir fin 1958. Il faut dire que s’il aimait le vélo, il aimait aussi la pêche à la truite au bord de la   Belle. Il fut décoré (dans l’intimité) de la Médaille de la Jeunesse et des sports, par le commandant Perrier, qui fut son officier des sports pendant son service militaire en 1951, à Bordeaux. Vivier resta un homme discret et à l’opposé de certains champions, il ne se manifestait pas, restant humble et simple. Il suffit de lire le palmarès qu’il a voulu écrire au coin de la table, quand un de mes collègues lui a rendu visite à Saint-Aulaye, lieu où il s’est retiré. Il en n’a pas écrit long, il a fait simple et court et c’est là encore que l’on voit les grands champions. Vivier était de cette trempe et au jour où cette publication est écrite, il n’a pas trouvé encore son successeur en Dordogne, pour remporter une étape du Tour. Oui je sais, il en a gagné deux, soit une raison supplémentaire, pour dire que ce prétendant n’est sans doute pas encore né au pays de Cro Magnon... Seul Huot a cherché à faire aussi bien. En loupant de peu le GP de la Montagne* en 1956, il a été sacré lui aussi deux fois, mais comme Champion de France des pros. Disons que dans ces années 50, le cyclisme en Dordogne se portait bien... Dans les deux cas, personne n’a pris leur suite en Périgord...
(*) victime de la coalition Gaul-Bahamontès, c’est dans les petits cols du Lyonnais que Valentin perdit son titre de la montagne en 1956, sans parler du barème injuste qui était mis en place à cette époque.
- Relire la publication précédente sur le trio Duteil-Vivier-Brun en 1953.

1954 : LE TOUR DE FRANCE AVEC LE PÉRIGOURDIN VALENTIN HUOT

1954 professionnel Gitane Hutchinson.
- de la septième étape Brest-Vannes du Tour de France. (le même jour Brun gagne à Verteillac), 1° Saint-Martial de Valette, 1° Prix Dony à Brive-Périgueux-Limoges, 1° Prix Arya à Limoges, 1° Felletin (devant Buchonnet et Max Cohen), 1° Prix du Macau à Eymouthiers, 1° Argentat, 1° Circuit du Montbronnais*, 11° Dauphiné Libéré, 40° Tour de France, 57° Paris-Roubaix, 5° Nanthiat (1° Marcel Guitard), 4° Championnat du Limousin route (1° Yves Gourd),
-
Tour de France : Vivier termine 40° (équipe Sud-ouest).
- (*) Victoire de Jacques Vivier le 27 septembre lors du Circuit du Montbronnais. Il précède Pallu (Verdille), Michel Brun (CAR) Chaminaud (CAR) et Pras (UCAPA), classés dans cet ordre.
- Abandon de Vivier à Miallet en fin de saison (1° Boucherie du CC. Périgueux).
- Pour lire sa victoire d'étape au Tour de France 1954, CLIQUEZ ICI.

Nouvelles brèves de VIVIER sur sa saison 54

- Equipe de Paris/Côte d’Azur : Varnajo, Stablinski, Vivier, Brankart, Vermotte, Gilles, Hendricx, Decaux, Carle. (Abandon de Vivier lors de la 4° étape de l’épreuve).
- René Montagut licencié en 53 à Ribérac a signé au VC Nontronnais. Grande révélation du cyclisme en Dordogne, ce jeune crack a été sollicité lors de l’inter saison.
- Vainqueur à Limoges dans le Prix Arya, Jacques Vivier est allé déposer une gerbe sur la tombe du Président du Comité du Limousin, Monsieur Mourier.
- 30/05/54 victoire de Jacques Vivier à Saint-Martial de Valette devant Michel Tombelaine à 26s, Dufour à 2’40s, Bertrand, Rioux, Bouzou, Empinet, Gourmelon, Walryck et Michel Brun.
- Equipe du Midi Libre : Robert Varnajo, Jean Stablinski, Bernard Quennchen, Jacques Vermotte, Pierre Lowic, François Guilhausen, Valentin Paquier.
- Vivier est 11° Dauphiné Libéré gagné par Nello Laurédi (Terrot)

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – VIVIER (1954) © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : 2° victoire d'étape de Vivier au Tour de France 1954
(FIN de la série sur Marius Duteil, pour revenir à ses débuts cliquez ici)

Posté par Bernard PECCABIN à 22:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]