28 janvier 2020

VERTEILLAC LES PONTIS - PALMARES

UNE NOCTURNE AU SPECTACLE QUASI PERMANENT

Verteillac 81

1981 et la victoire de Patrick Barré au centre du cliché

- C’était une épreuve qui se déroulait en nocturne à la fin du mois d’août. Elle n’a été mise sur pied, que deux fois (1981 et 1982), par la Pédale Faidherbe de Périgueux (plus huit fois par le CA Ribérac), mais tout cela s’est fait grâce au concours d’Alain Bricaud qui habitait ce quartier. Les Pontis, c’est un lotissement du bas Verteillac. Là bas le circuit ne mesurait que 500 mètres et le compte tour (comme dirait l’ami Jean-René), n’avait pas assez de jambes pour afficher le nombre total, puisqu’il y avait 120 révolutions à effectuer ! De quoi affoler les commissaires, car de nuit, avec plus de quarante coureurs et plus de 4000 francs de primes, ça tournait, comme sur un vélodrome et comme des avions. Cette nocturne se terminait par un casse croute en compagnie des "merles blancs", association sportive de la commune. L’épreuve a été par ailleurs toujours commentée par Narcisse Pérez.

Verteillac 81

Repas d'après course avec les Marles Blancs et l'ami Bricaud

- Mais le cyclisme n’a pas pour autant disparu à Verteillac. Des éditions ont eu lieu le 14 juillet, puis bien évidemment et actuellement lors des fêtes du 15 août, sans oublier l’arrivée du Tour des cantons Mareuil/Verteillac qui constitue une des épreuves phares de tout notre Périgord. N’oublions pas que le cyclisme à Verteillac existe depuis 1949, date où le CA Ribérac débutait ses organisations. Et c’est Marius Duteil (presque l’enfant du pays) qui l’avait emporté cette année là sous les couleurs du CC Périgourdin. Plus près de nous et précisément en 1982, Maurice Jouault y a fait étape avec son épreuve "Huit jours cyclistes en Dordogne", une raison pour laquelle on aperçoit Raymond Poulidor, fidèle invité sur la photo ci-dessous aux côtés de Jean-Claude Bocquier régional de la nocturne. 

verteillac Pontis1

- Verteillac a de même accueilli des assemblées générales du Comité Départemental, soit en définitive une commune qui aime notre sport et qui nous a toujours très bien reçue. Hélas aujourd'hui, il ne reste qu'un club qui roule sous la casaque de l'Ufolep.
Le palmarès des Pontis : 1981 Patrick Barré (UC Saint-Jean de Monts), 1982 Michel Laborde (US Talence), 1983 Hugues Grondin (VC Challans), 1984 Félix Urbain (CG Orléans), 1985 Jean-Luc Gilbert (AJ Montmoreau) dans le cadre de Brantôme-Verteillac en ligne, 1986 Philippe Mondory (Cycle Poitevin), 1987 Philippe Carudel (UC Guinefort), 1988 Jean-Jacques Blancheton (UC Montpon), 1989 Michel Esquerre (VC Bazas), 1990 Jacques Dupouy (VC Monpazier).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – VERTEILLAC LES PONTIS  © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

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FRANCIS DUTEIL (SAISON 1973)

1973 : VICE-CHAMPION DE FRANCE DES AMATEURS

- Pour relire l’article précédent, cliquez ici.

1973 - (amateur hors catégorie MERAL) 11 victoires :

F28

Deuxième derrière Bernard Pineau (CC Marmande) à Belvès aux côtés d’un jeune
speaker Jean-Louis Gauthier, l’année de ses débuts au micro, c’était le 10 septembre 1973.

SAISON 1973.
Duteil dans le rétro : C’est l’année des records pour son club, mais aussi la saison où Francis Duteil passe tout prêt de l’exploit à Dax en terminant second. Sur la brèche durant toute la course, il sort de la bonne échappée à 25 kms du but. Seul Hervé Florio (GS Saint-Amans/Pyrénées) prend sa roue et la victoire va se jouer entre ces deux hommes. A 50 mètres, Florio ne garde pas sa ligne, mais sera déclaré vainqueur. Duteil ne veut pas porter réclamation, et c’est Florio qui monte sur la plus haute marche alors que Duteil recueille toutes les acclamations du public. Cigana termine 3°, devant Corbeau, Kerner, Vallet, Bourreau et Lalouette. C’est à Razès que Duteil gagne sa sélection en s’adjugeant en solitaire le titre de Champion du Limousin devant Courteix et Buffière. D’autres succès à Bellac devant le jeune Jean-François Rebeyrat et Thimonier.
- A Saint Sulpice Laurière, il signe son ticket gagnant devant Jean Pinault (CC Bourré) et son équipier Jean-Pierre Ditlecadet. Puis à Folles devant Claude Denis (CC Périgueux) et Duprat (CRCL), à Cussac où il précède Tomiet (Tonneins) et Imbert, à Saillat où il termine nettement détaché devant son ami Francis Dubreuil et Bernard Bourreau le Charentais, puis à Meuzac mais cette fois devant Savary (Puteaux) et Manchon (Créteil).
- Des places d’honneur : 2° à Belvès, La Souterraine, Saint-Yrieix, Panazol, Oradour sur Vayres, Grand Bourg, Allassac, Saint-Junien (Prix Reix), Beaupouyet, 3° à Lussas.

SAISON 1973 PALMARES

- Verdille (16) abandon 18/03, 40° Mérignac (33) 24/03, 6° Ladiville (16) 25/03, 30° Lagorce Laguirande (33) 26/03, 30° Angoulême (16) 01/04, 16° Bordeaux-Saintes (17) 08/04, 11° Troche (19) 15/04, 20° Cénac et Saint Julien (24) 16/04, 2° La Souterraine (23) 22/04, 15° Mosnac sur Seugne (17) 23/04, Trémolat (24) 24/04, Ruban Granitier Breton abandon 28/04 au 01/05, 12° Perpezac le Blanc (19) 05/05, 1° Bellac (87) 06/05, Figeac (46) abandon 07/05, Libourne (33) crevaison 08/05, 25° Saint-Léon sur l’Isle (24) 12/05, 8° Tulle (19) 13/05, 2° Saint-Yrieix la Perche (87) 14/05, 13° Périgueux-Lalinde (24) 19/05, 9° Lalinde-Périgueux (24) 20/05, 10° Circuit du Cantal (15) 23 au 24/05, 23° Tour du Limousin (87) 26 au 31/05, 10° Limoges (87) 02/06, 12° Feytiat (87) 03/06, 6° Panazol (87) 04/06, 1° La Rochette (16) 10/06, 4° Champniers (16) 11/06, 2° Malaville (16) 16/06, 9° Pineuilh (33) 17/06, 9° Guéret (23) 18/06, 4° Périgueux (24) 19/06, 1° La Couronne (16) 23/06, 2° Panazol (87) 24/06, 4° Saujon (17) 25/06, 2° Archiac (17) 30/06, Tasque (32) abandon 01/07, 15° Condom (32) 02/07, 1° Saint-Sulpice Laurière (87) 08/07, 2° Castelmoron (47) 09/07, 1° Folles (87) 14/07, 12° Bourcefranc (17) 15/07, Ussel (19) crevaison 16/07, 4° Sarlat (24) 19/07, 1° Championnat du Limousin route à Razès (87) 22/07, 3° Chalais (16) 23/07, 6° Championnat interrégional des sociétés à Arengosse (40) 26/07, 3° Lussas (24) 29/07, 2° Oradour sur Vayres (87) 30/07, 1° Cussac (87) 04/08, 1° Saillat (87) 06/08, 3° Javerlhac (24) 07/08, 2° Championnat de France des amateurs route à Dax (40) 11/08, 4° Aixe sur Vienne (87) 13/08, 1° Meuzac (87) 15/08, 2° Marval (87) 16/08, 2° Grand Bourg (23) 17/08, 16° Montpon sur l’Isle (24) 18/08, 8° Lubersac (19) 20/08, 11° Augignac (24) 21/08, Bénévent l’Abbaye (23) abandon 25/08, 2° Chasseneuil (16) 26/08, 4° Villebois Lavalette (16) 27/08, 9° Ayen (19) 01/09, 12° Prigonrieux (24) 02/09, 1° Allassac (19) 03/09, 2° Saint-Junien (87) 08/09, 2° Beaupouyet (24) 09/09, 2° Belvès (24) 10/09, Piègut (24) abandon 11/09, 16° Montluçon (03) 15/09, 6° Saint-Martin d’Ary (17) 17/09, 5° Montbron (16) 22/09, 9° Cherveix-Cubas (24) 23/09, 35° Montguyon (17) 24/09, Miallet (24) abandon 25/09, 6° Saint-Michel (16) 29/09, 13° Saint-Romain en Charroux (86) 30/09, 1° Villeneuve sur Lot (47) 06/10, 9° Loudun (86) 07/10, 9° Brive (19) 10/10, Libourne (33) crevaison 13/10.
Soit 11 victoires pour 82 épreuves disputées, onze abandons.

F30

Au départ de Saint-Romain en Charroux le 30 septembre

Pour "Rétro Vélo Dordogne", Francis Duteil se souvient de son final,
lors du Championnat de France à Dax où il termine deuxième

image[2]

- "Dans le final du championnat de France à Dax nous sommes un petit groupe d'échappés. L'arrivée se dispute sur une large avenue plate au bout d'une ligne droite d'environ 500 m. Dans un sprint sur du plat, connaissant mes adversaires, je me vois battu par au moins trois des échappés : Alain Cigana, Bernard Bourreau et Bernard Vallet. A une vingtaine de km de l'arrivée il y a une petite descente au bas de laquelle nous tournons à gauche à angle droit. Je décide de prendre la tête du groupe, de prendre tous les risques dans le virage et de relancer aussitôt au maximum. Au bout de 400m je regarde derrière moi. Il n'y a qu’Hervé Florio (notre photo en médaillon) dans ma roue et j'ai fait un trou de cinquante mètres. Je lui demande de prendre le relais, mais il refuse. Je me remets à l’ouvrage et je creuse le trou. Je lui demande de m'aider à accentuer notre maigre avance. Il consent à rouler mais ses relais sont mous et je suis obligé de relancer l'allure à chaque relais. Au 4° relais il ne veut plus m'aider. Alors je vais faire abstraction du suceur de roues et je fonce vers l'arrivée comme si j'étais seul. En 15 km je vais creuser un trou de 2 minutes. A 2 km de l'arrivée, je coupe mon effort et j'essaie de le faire passer devant moi. Je ralentis, il ralentit ! Je vais à droite, il va à droite ! Je vais à gauche, il va à gauche ! Je freine, il freine ! Je m'arrête presque, il fait de même ! Il reste coller dans ma roue. Alors je roule à 25 km/h. Aux 500 m je mets 52x16 et je vais essayer de retarder le sprint au maximum. Je le surveille mais par moment je suis obligé de regarder devant. A 250m de la ligne il démarre sur ma gauche alors que je donne un coup d'œil vers l'avant. Grace au 52x16, il n'a pu me prendre qu'une roue d'avance et je pousse la manette de dérailleur à fond. A 100m de la ligne alors que je jette toutes mes forces dans le sprint il dévie à droite et m'emmène vers les balustrades. Je suis obligé de freiner violemment si je ne veux pas faire un superbe soleil. Il n'a pas hésité de me faire tomber pour passer la ligne le premier. Pendant plus d'une 1/2heure nous attendrons sur la ligne d'arrivée la décision des juges à l'arrivée qui déclareront vainqueur le suceur de roues. Pour moi c'est une grande déception : j'hésite à monter sur le podium. Sur le podium Richard Marillier le directeur technique national qui est allé donner son avis aux juges à l'arrivée me dit :"de toutes façons tu étais cuit !" ! Je reste sans voix mais j'ai bien envie de lui dire ce que je pense de son suceur de roue ".

F29

Vainqueur à Villeneuve sur Lot le 6 octobre avec à ses côtés le speaker Solacroup

DAX (Classement)
1. Hervé FLORIO (Pyrénées) les 174 km en 4h41'26", 2. Francis Duteil (Limousin), 3. Alain Cigana (Aquitaine) à 36", 4. André Corbeau (Ile de France), 5. Joseph Kerner (Languedoc-Roussillon), 6. Bernard Vallet (Côte d'Azur) à 2'38", 7. Bernard Bourreau (Poitou-Charentes), 8. Eric Lalouette (Picardie) à 3'01", 9. Antoine Gutierrez (Lyonnais) à 5'04", 10. Rémy Faure (Provence) à 7'26", 11. Alain Miroglio (Ile de France) à 8'37", 12. Patrick Perret (Franche-Comté) à 10'31", 13. René Bleuze (Flandres-Artois), 14. Serge Dubois (Aquitaine), 15. Bernard Delaurier (Flandres-Artois), 16. Hubert Linard (Ile de France), 17. Jean-Michel Richeux (Bretagne), 18. Jacky Hélion (Orléanais), 19. Patrice Testier (Normandie), 20. Michel Meunier (Ile de France) à 13'42", 21. Roland Smet (Ile de France) à 14'34", 22. Alain Buffière (Limousin), 23. Rémy Anglade (Dauphiné-Savoie), 24. Guy Leleu (Flandres-Artois).

- Classement national FFC de la saison 1973.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (8) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1974 : Encore une bonne saison au CRCL

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27 janvier 2020

1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (5° SEMAINE DE LA SAISON)

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

27/01 au 2 Février 1970

1970 Il y a

- Le Guidon Bayonnais a présenté son bilan au cours d’une réunion où il a été fêté les dix victoires, dix-sept places de deuxième et de nombreuses places d’honneur. Parmi les lauréats Bernard Diaz, Alain Banquet, Pierre Durcudoy, Jean-Marc Lartigau, Guy Costemale, Serge Peyran et Roger Goni pour les vainqueurs, André Laxalde, Robert Baros, Robert Loumpré et Christian Latour pour les outsiders.
- Petit retour sur le championnat de France de cyclo-cross couru au Havre, qui a couronné Pierre Bernet. Un Pierre Bernet qui fut l’attaquant numéro 1 du jour et qui résista à l’assaut de ses adversaires. Herbain le tenant du titre fut victime d’un incident, où il perdit 30 secondes et sans doute ses chances de conserver son titre. Parmi les sélectionnés du sud-ouest on retrouve Drigo (22°), Ditlecadet (25°), Lopez (32°), Dubois (34°), Dubois (50°). Bernet sera accompagné pour le championnat du Monde en Belgique par Blouet, Herbain et Leclercq.

ÉCHOS DE DORDOGNE

- Un club cycliste va voir le jour à Thiviers et un bureau provisoire a été constitué de la façon suivante. Président d’honneur : M. Emile Combelas, Président actif : M. Versaveau, Secrétaires : MM. Joussain et Deleron, Trésorier :M. Auger. Commission des courses : MM. Moreau, Gay, Coetereau, Laluque, Garreau, Esclavard, Carrier, Bigaud, Buisson, Noaillac, Beaufils, Boutet.

PT

MM. Noaillac et Versaveau écoutent M. Deleron
dans le cadre de la mise en place du Cyclo-Club Thibérien

VÉLO DORDOGNE - 1970/5° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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26 janvier 2020

ANIMATEURS DE COURSES (Maurice JOUAULT)

SPECIAL ANIMATEURS DE DORDOGNE

- Relire la publication précédente sur les speakers.
- Cette rubrique approche de sa fin, mais on ne terminera pas sans évoquer plus longuement quatre de nos animateurs qui ont largement contribué au renom de la discipline. A savoir : Maurice Jouault, Jean-Louis Gauthier, Jean-René Villechanoux et Gilbert Cuménal.

M

MAURICE JOUAULT LE SPEAKER DES AS

- Il a été un de nos plus grands animateurs des courses de 1961 à 1997 environ. Mais c’est dans ses débuts, puis dans les années 70 et 80 que l’homme a particulièrement grandi, à l’époque où malgré Jean Tamain, Jean Francis et Robert Monlong, il n’était pas facile de se faire une place au soleil.
- Né d’une famille bretonne des environs même de Saint-Méen le Grand (35), pays natal de Louison Bobet et de Francis Pipelin, il a bâtit sa carrière autour du Cyclo-Club Lindois, là où il a pris une grande dimension. Pourtant c’est au sein de l’US Bergerac que Maurice Jouault a débuté la compétition cycliste. Débutant en 1951, il gagna douze courses puis grandi au fil des saisons en s’adjugeant par la suite le Prix Jougla à Villefranche du Périgord, le Prix du Mouscard devant Walryck, celui de Prix de Sainte-Alvère à la barbe et au nez d’Audibert et de Barquéro. Troisième du Championnat du Limousin contre la montre à Guéret, il a battu des clients comme Michel Tombelaine, Brun, Rioux et Dufour, en quelque sorte ceux qui se situaient au dessus du panier du cyclisme régional. Sélectionné en finale du Trophée Simplex, il se classe 8°, puis fait second à Saint-Léon sur l’Isle derrière Valentin Huot, à Vergt, à Périgueux, au Bugue derrière André Dupré, puis à Miramont de Guyenne, au Circuit de la Dordogne et à Limeuil. Remarquons encore qu’il a terminé troisième au Grand Prix de Caudéran, au Buisson, à Lalinde, Périgueux, Saint-Avit, Libourne, Urval et en particulier au Tour du Bergeracois où il précéda Prellon, Gourmelon, Orlando, Aubrun, Tombelaine, Rentien, Dupré, Barquero, etc...

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M. Jouault perdu dans la foule avec Jacques Anquetil à Mussidan en 1966

- C’est son service militaire au 403° RAA de Bordeaux qui stoppe son brillant début de carrière. Equipé par Rochet, il devait se préparer à l’issue c’est à dire en 1955 pour la Route de France et les Championnats. En 1955 justement le voilà Lindois aux côtés d’André et de Georges Dupré, des Gaston Munini, Francis Madur, Edouard Audibert, Robert Conty, Roland Combe, Christian Estay, Christian Paradol et Guy Courtine. Soit toute une pléiade de coursiers qui vont le voir grandir. Il sera sélectionné deux fois pour la Route de France, deux fois pour les Championnats de France des indépendants, pour le Trophée Simplex, Grand Prix de France, Tour du Sud-Est, etc...
- Devenu dirigeant il est le co-fondateur du Super CC Lindois (GS Polyrey Royal-Fabric) de 1959 à 1962. Sous ses couleurs, il est titulaire de par ses coureurs des titres suivants : Champion du Limousin des sociétés, individuels puis de cyclo-cross avec Robert Aubry. Champion de France avec Claude Mazeaud, Tour de France avec André Dupré, vainqueur de la Route des vins avec Moïse Bodin sans oublier les valeureux licenciés tels que Frare, Audibert, Giusti, Delmas, Dihars, etc...
- Speaker en 1961,
il devient promoteur et organisateur de Bordeaux-Lalinde, du Trophée Louison Bobet, Trophée André Darrigade, Critérium de solidarité des accidentés de la Route du Tour à Port de Couze, des nocturnes de Lalinde, de Saint-Cyprien, Le Buisson, Beaumont, Trélissac, etc...
- et des critériums de Villamblard, Miramont, Mussidan, Montauban, etc...
- des cyclo-cross de Lalinde, Le Bugue, Montanceix, Issigeac mais aussi de cinq Championnats du Limousin organisé à Lalinde et des Jours Cyclistes en Dordogne (une semaine de compétition).
-
A présenté les plus grandes vedettes en cyclisme : Louison Bobet, Jacques Anquetil, Merckx, Poulidor, Gimondi, Motta, Bahamontès, Jimenez, Altig, Van Looy, Bracke, Janssens, Darrigade, Aimar, Pingeon, Agostinho, Guyot, etc...
- Mais aussi des spectacles : Pascal Daniel, Hervé Vilard, Michel Fugain, David Alexandre Winter, etc... (1)

lalinde 1994

Maurice Jouault aux côtés de Janine Anquetil et des anciennes gloires sur les marches de l’Hôtel de ville de Lalinde
en septembre 1994. Au premier plan, Elisabeth Chevanne-Brunel.

- Des orchestres : Marcel Debernard, Raymond Boisserie, Jean-Pierre Salvat, Michel Cursan, Gil Mazeaud, Jo Sony, Marc Taynor, Guy Salles, etc...
- Maurice Jouault a animé des critériums dans la France entière, de grandes épreuves régionales dont on ne peut énumérer la totalité, des étapes du Tour de France, mais aussi des dizaines de moto-cross, des matchs de catch, des spectacles et des fêtes (félibrée, bals, vedettes de la chanson, braderies, motonautisme, jeux intervilles, courses de côte autos,  etc...). Maurice Jouault est un avant-gardiste. Car ce sont les Jours Cyclistes en Dordogne qui ont donné plus tard l’idée de remettre en selle le Tour de la Dordogne (lire paroles de ce Tour ci-dessous), ce sont ses Journées de retrouvailles à Lalinde comme à Chamiers qui ont donné l’idée de rassembler les anciens lors de la "Valentin Huot"...
- C’était une belle époque, celle où le sport et le spectacle pouvaient assurer à eux seuls une occupation à plein temps. Mais une chose est sure, Maurice Jouault aura été un grand du micro et il sera difficile à un jeune qui se lance d’égaler le nombre de ses prestations aussi diverses que variées et à haut niveau.
- Maurice Jouault nous a quittés en 1998 à l’âge de 65 ans.

(1)Il procura spontanément des reportages aux speakers Georges Boussat, Louis Chassaigne, Maurice Lecoguic, Delort, Dayres, Metge, Malgouyat, Pocaly, Gagnebé, Cuménal, Maronneau, Graveron, etc…

lalinde3 001

Lalinde dans les années 80 (réception des champions et parmi eux Gimondi et Merckx)

Ses principales références : neuf Tours Méditerranéen, six Tours de Corse, six Circuits de l’Aulne, cinq Paris-Nice, six Tours du Tarn, quatre fois les Quatre Jours de Dunkerque, quatre Midi Libre, quatre Etoiles de Bessèges, quatre Tour du Haut-Var, quatre Tours du Vaucluse, quatre Trophées des Cimes, quatre Critériums d’Europe, trois Tours de l’Aude, trois Trophées des Grimpeurs, trois Championnats de France, trois critériums des As, trois Gênes-Nice, trois Routes de France, trois Nice-Les Orres-Nice, tous les Grands Prix azuréens, plus de 600 critériums et de nombreuses épreuves officielles.
Près de quarante cinq années au service du cyclisme dont trente cinq au micro, pas une seule sanction ni la moindre amende, le respect et la considération de tous les commissaires et des comités cyclistes de la FFC, Maurice Jouault avait reçu en 1969 le Mérite cycliste des mains du Commandant Perrier Président du Comité du Limousin, qu’il considérait comme son fils, ceci au cours d’une cérémonie à laquelle assistait le Capitaine Mariller, DTN de la FFC.

VIENS FAIRE UN TOUR AU TOUR DE LA DORDOGNE.
(Chanson jouée à l'accordéon et chantée pour les Jours Cyclistes par Marcel Debernard)

COUPLET 1

Pour te conter l'histoire, vois Montignac et les Eyzies
Hautefort et Bourdeilles... et de par les mille châteaux
Vas donc à Mensignac, et roule sur le fameux circuit
A Lalinde la Jolie, le pays de Maurice Jouault
Par la forêt Barade, le croquant Jacquou sera là
Fais un panoramique en vue du cingle de Trémolat
Tu rouleras plus frais suivant le cours de nos rivières
Les parfums de la Dronne, de l'Isle, ainsi que l'Auvézère.

REFRAIN

Viens faire le Tour au Tour de la Dordogne
Sur tes deux roues, à coups de pédaliers
Et pour mieux voir notre joli pays,
Le respirer, le sentir et l'aimer
Prends ton vélo et en route mon ami
Du Sarladais jusqu'au Ribéracois
Du Nontronnais, par le Bergeracois
Viens faire le Tour, au Tour de la Dordogne

COUPLET II

Pédales un peu plus fort quand tu te rends à Verteillac
Du Bugue à Villamblard, de Terrasson jusqu'à Nailhac
Sainte-Alvère ou Thiviers, là où Jacquou est un notable
Car dans cette Dordogne, c'est le pays de la bonne table
En Traversant la Double, tu peux trouver à la saison
En ouvrant bien les yeux, le cèpe délicieux champignon,
Périgord Vert ou Noir, de Bergerac à Périgueux
Tu trouveras partout des gens à l'accueil chaleureux

REFRAIN

Lalinde 1952-82

Retrouvailles à Lalinde (avec ceux de 1952 qui se revoient en 1982)

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANIMATEURS 7 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste (à suivre)
Prochaine publication : Jean-Louis GAUTHIER

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VALENTIN HUOT - SAISON 1956

 1956 CHEZ MERCIER AVEC ANTONIN MAGNE

1956 Circuit de l'Aulne Chateaulin

Vainqueur à Châteaulin lors du Circut de l'Aulne

- Revoir la saison 1955 de Valentin Huot.
- En 1956 Valentin Huot quitte Rochet pour aller chez Mercier dont l'équipe est dirigée par Antonin Magne. Avec leur maillot violet, quart de manche jaune, écusson BP, le groupe comprend 42 coureurs dont 34 professionnels, sans compter la filiale BP de Louison Bobet.

1956 Maillot Mercier

Composition de l'équipe : Pour la Belgique, Jean Adrienssens, Roger Baens, Charles de Baere, Alfred de Bruyne, Julien Schepens, Willy Truye, Martin Van-Geneugden.
Pour la France, Francis Anastasi, Ugo Anzile, Jean Bellay, Albert Bouvet, Stanislas Bober, Jean Dacquay, Robert Desbats, Armand Di Caro, Jacques Dupont, René Fournier, Pierre Gaudot, Bernard Gauthier, Pierre Gouget, Valentin Huot, Fernand Picot, René Privat, Raoul Rémy, Henri Sitek, Eugène Telotte, Isaac Vitré.
Pour les indépendants : Jean Anastasi, Jacques Berger, Pierre Beuffeuil, Jacques Bianco, Joseph Bianco, Hubert Colas, Michel Gonzalès, Jean-Marie Moujica.
Filiale Louison Bobet : Louis Bobet, Jean Bobet, Claude Colette, Claude Le Ber, Pierre Pardoën, Francis Pipelin, Antonin Rolland.

5 février 1956 - Le Mont-Agel (Critérium de la montagne).
1. José Gil (VC. Carces) en 1h05'53", 2. Meyzens (Hautes-Alpes) 1h06'49", 3. Vial (UC. Grenoble) 1h06'56", 4. Cruz (Hautes-Alpes), 5. Milano (ES. Cannes), 6. Lerda (PJ. Marseille), 8. Huot (Périgueux), 9. Bartolucci (ES. Cannes), 10. Cottilorda (ES. Cannes), etc

1956 Col de la Turbie 1° Monte Carlo

Col de la Turbie à Monte Carlo

5 mars 1956 - Grand Prix de la Montagne à Monte-Carlo.
1. Valentin Huot sur cycle Mercier, en 33'45" - nouveau record de l'épreuve, ancien record détenu par Jean Dotto en 34'04" en 1949, 2. Gil (Espagne) à 1'39", 3. Vial à 1'42", 4. Dotto à 1'48", 5. Cruz (Espagne) à 2'49", 6. Amaet à 2'59", 7. Bartolucci à 2'57", 8. Guévinet à 3'56", 9. Bovay (Suisse) à 4'05", 10. Bremeerch à 5'15".
"Avec le Mont-Agel et la Turbie qui composaient ce parcours, Huot n'a pas fait de détails sur cette épreuve où il a excellé jusqu'à battre le record de Dotto
."
16 avril 1956 - Circuit  Boussaquin.
1. Miguel Poblet (Espagne), les 137 kms en 3h29', 2. Elliot (Irlande), 3. Mirando, 4. Cohen, 5. Redolfi, 6. Chupin, 7. Costes, 8. Huot, 9. Meunier, 10. Gauthier, etc ...
22 avril 1956 - Le Mont-Faron.
1. Valentin Huot sur cycle Mercier pneus Hutchinson, les 5,6 kms en 18'02", 2. Bahamontes (Espagne) 18'03", 3. Charly Gaul (Luxembourg) 18'29", 4. Dotto, 5. Milano, 6. Savourian, 7. Gil, 8. Rostollan, 9. Baldassarri, 10. Loubière, etc …
"Belle partie de manivelles où l'espagnol Gil attaque dès le départ. Huot, Dotto, Bahamontès reviennent dans sa roue. A mi-parcours Dotto craque, puis revient en tête et essaye de décrocher ses adversaires.. Huot, transcendant, remonte à sa hauteur et décramponne le varois. Bahamontès contre attaque à 1,5 km de l'arrivée, mais malgré tous ses efforts ne parviendra pas à rejoindre Huot une fois de plus grand vainqueur en montagne.
18 juin 1956 - Paris-Limoges.
Disputé sous une pluie glaciale, Claude Le Ber remporte cette classique. A Razes, Huot était pointé à 4'00" de l'homme de tête. Autant dire que les carottes étaient cuites pour Valentin lauréat l'an passé. . Il terminera néanmoins à la 24° place. Derrière Le Ber termineront dans l'ordre, Darrigade, Quentin, Dolhats et Van Geneugden.

adversaires de Huot

Parmi les rivaux de Huot au cours de cette saison 1956 : de gauche à droite
Miguel Poblet, Claude Le Ber, René Privat et Pierre Beuffeuil

25 juin 1956 - Les boucles de la Seine.
1. René Privat les 298 kms en 7h28'27" sur cycle Mercier pneus Hutchinson, 2. Bobet à 23", 3. Ruffet, 4. Darrigade, 5. Dolhats, 6. Mignat, 7. Caput, 8. Groussard, 9. le peloton où figure Huot.
Du 5 au 27 juillet 1956 - 43° Tour de France( le Tour de France 1956 constitue un grand tournant de la carrière de Valentin Huot, car c’est cette année là qu’il a manqué de remporter le GP de la Montagne).
21 août - Prix de Meymac.
1. Valentin Huot, les 132 kms en 3h10' sur cycle Mercier, pneus Hutchinson, 2. Louis Bergaud, 3. Beuffeuil, 4. Belloc, 5. Colette, 6. Rascagnères, 7. Le Guilly, 8. Fernandez, 9. 10. Vivier, etc …
4 septembre 1956 - 20° Circuit de l'Aulne à Châteaulin.
1. Valentin Huot, les 150,7 kms en 3h59'55", sur cycle Mercier, 2. De Bruyne (Belgique) à 35", 3. Darrigade à 1'36", 4. Thomin, 5. Lavigne, 6. Buffet, 7. Carsentan, 8. Pipelin, etc …
" C'est sur le circuit du championnat de France que s'est couru cette épreuve où s'alignaient Bahamontès, Coppi, Gaul, Graf, Bobet, Hassenforder, Laurédi, Dupont, Huot, Caput, Anquetil, etc … Les mercier déclenchent l'attaque alors que Gérard Saint jusqu'alors brillant abandonne. Bobet, Huot, Dupont et de Bruyne se détachent. Le peloton où figurent Gaul, Darrigade et Morvan est à 30". Dans le final et fidèle à son habitude, Huot s'envole seul, …. vers la victoire !"
17 septembre 1956 - Critérium de Vergt.
1. Pierre Beuffeuil (VC. Saujon), les 120 kms en 2h55", 2. Sitek (Barsac) tous deux sur cycle Mercier pneus Hutchinson, 3. André Dupré (Bergerac), 4. Jean Gandin (Villeneuve), 5. René Prouzet (Agen), 6. Darrigade (Dax), 7. Gonzales (Bordeaux), 8. Hervé Prouzet (Agen), 9. Buzzi (Clermont), 10. Dolhats (Dax), etc …
"Difficile de gagner chez soi ! Valentin très soutenu par le public abandonna après une course très brillante où 70 coureurs sélectionnés s'étaient déplacés."
8 octobre 1956 – Hennebont.
1. René Fournier (Paris), 2. Prouzet (Agen), 3. Pelé (Nantes), 4. Kosec (Issoire), 5. Gilles (Saint-Brieuc), 6. Darnauguilhem (Bergerac), 7. Huot (Périgueux), 8. Cadou (Lorient), 9. Picot (Pontivy), 10. Audaire (Chantenay) etc …
Autres résultats
 : Vainqueur du GP de Plouay, 5° du GP des Nations, 8° du Championnat de France, 27° Milan San-Remo, 4° Tour de Corrèze, 10° Critérium National.
Attention, ces résultats et ces palmarès ne sont pas complets. Seuls sont reportés ceux qui ont été relevés sur la presse de l'époque. (Source : l'athlète du sud-ouest).

EN 1956, UN GP DE LA MONTAGNE MANQUÉ POUR SIX PETITS POINTS 

1956 Koblet, Huot et Bobet au pied du soulor en tête

Huot au pied des Pyrénées avec Bobet qui amène  Koblet dans son sillage

 Du 5 au 27 juillet 1956 - 43° Tour de France

Composition de la formation Sud-Ouest au départ du TDF : Philippe Agut, Pierre Beuffeuil, Albert Dolhats, Georges Gay, Robert Gibanel, Marcel Guittard, Valentin Huot, Maurice Lampre, Tino Sabbadini, Jacques Vivier. Directeur technique Paul Maye.
120 coureurs au départ soit douze équipes de dix coureurs.
1° étape - Reims-Lille (223 kms) : 1. André Darrigade (France) … 110° Huot.
2° étape - Liège-Lille - (217 kms) : 1. Alfred de Bruyne (Belgique) …. 106° Huot - 110° au général.
3° étape - Lille-Rouen (225 kms) : 1. Arrigo Padovan (Italie) …. 113° Huot - 111° au général.
4° étape Rouen (15 kms CLM) : 1. Charly Gaul (Luxembourg) …. 30° Huot.
4° étape - Rouen-Caen (125 kms) : 1. Roger Hassenforder (Ouest)….. 43° Huot - 108° au général.
5° étape - Caen-Saint-Malo (189 kms) : 1. Joseph Morvan (Ouest) …. 20° Huot - 107° au général.
6° étape - St-Malo-Lorient (192 kms) : 1. Alfred de Bruyne (Belgique) ...51° Huot - 107° au général.
7° étape - Lorient-Angers (244 kms) : 1. Alessandro Fantini (Italie) … 102° Huot - 107° Huot au général.
8° étape - Angers-La Rochelle (180 kms) : 1. Miguel Poblet (Espagne) … 53° Huot - 106° au général.
9° étape - La Rochelle-Bordeaux (219 kms) : 1. Roger Hassenforder (Ouest)... 97° Huot - 105° au général.
10° étape - Bordeaux-Bayonne (202 kms) : 1. Alfred de Bruyne (Belgique) … 17° Huot - 97° au général.
" Belle journée pour Valentin Huot qui quitte les dernières places du général de par sa performance. Il parvient avec Laurédi, Voorting, Impanis et Barbosa à rejoindre une échappée qui prendra jusqu'à 12 minutes d'avance sur le peloton. A Bayonne, les dix-sept hommes engagent le sprint qui profite au belge alors que Gerrit Voorting le hollandais, dépossède Roger Walkoviak de son maillot jaune. Désormais, le Tour est au pied au pied des Pyrénées, ce qui ne semble pas déplaire à Valentin Huot."
11° étape - Bayonne-Pau (255 kms) : 1. Nino Defilippis (Italie) … 10° Huot - 84° au général et 1° au MG. " Après Lourdes (198° km) il y a encore 19 coureurs en tête mais pas de Huot. Dans les lacets de l'Aubisque le groupe de tête s'amenuise. Bahamontès, Schmitz, Gaul, Walkoviak, Brankart et Meyzencq effectuent un formidable retour. Huot enfin réalise une escalade sensationnelle, passe tous ceux qui le précèdent, saute Bahamontès, Ockers et Meyzencq qui occupaient le commandement, et franchit en tête le sommet de l'Aubisque. A Bielle, à 28 kms du but treize coureurs se regroupent dont Huot. Meyzencq prit de fringale est lâché et c'est au sprint que l'italien Defilippis s'impose. Huot 10° est premier de GP de la montagne avec 10 points, devant Ockers 9 pts, Bahamontès 8 pts, etc …
12° étape - Pau-Luchon (130 kms) : 1. Jean-Pierre Schmitz (Luxembourg) … 5° Huot - 68° au général  "Au 22° km Huot s'en va avec Conterno, Sabbadini et Nolten à la poursuite de dix fuyards. Au 41° km seuls Nolten et Huot continuent leur effort. Au pied du col d'Aspin, à Sainte-Marie de Campan, Huot et Nolten accusent un retard de 1'17" sur la tête. Au sommet du col Defilippis précède Schmitz de 5", Ruiz est à 50", Morales à 1'01", Huot à 1'25" est 5° et récolte deux points au MG. Defilippis éclate et chute à Arreau (km 94). Peyresourde est attaqué et après de sérieuses passes d'armes, Schmitz passe en tête avec 2'40" sur Ruiz et Huot 3°. Dans la descente, Picot descend en bolide sans parvenir à reprendre Schmitz qui triomphe à Luchon devant Picot, Ruiz et Morvan. Valentin Huot est toujours leader du GP de la Montagne et remonte à la 68° place du général dont le maillot jaune est porté maintenant par le belge Jean Adriaenssens.
13° étape - Luchon-Toulouse (176 kms) : 1. Nino Defilippis (Italie) … 71° Huot - 66° Huot au général.
"Etape animée avec le col des Ares qui est franchit avec un peloton groupé amené par Monti. Dans le Portet d'Aspet Gaul passe en tête suivi de Huot à 4", Bahamontès à 7". Dans ces conditions Valentin reste un solide leader du GP de la Montagne et termine en roue libre jusqu'à la cité des violettes, accusant un retard voisin de 13 minutes sur le vainqueur du jour.

1956 PREMIER aUBISQUE

Huot franchit l'Aubisque en tête

14° étape - Toulouse-Montpellier (231 kms) : 1. Roger Hassenforder (Ouest) … 91° Huot - 73° Huot au général. "Cette étape de transition ne fait pas l'affaire de Valentin qui ralie Montpellier avec 22 minutes de retard".
15° étape - Montpellier-Aix-en-Provence (204 kms) : 1. Joseph Thomin (Ouest) - 85° Huot - 73° au général, toujours leader du MG. Wagtmans en jaune.
16° étape - Aix-Gap (203 kms) : 1. Jean Forestier (France) … 55° Huot - 73° au général. "Trois cols de 3° catégorie au programme de l'étape. Huot reste sur sa réserve, d'autant plus que Gaul et Bahamontès ne se sont pas montrés sur les sommets."
17° étape - Gap-Turin (200 kms) : 1. Nino Defilippis (Italie) …. 16° Huot - 63° au général et solide leader du GP de la montagne. Wagtmans toujours en jaune.
- "94 coureurs au départ de l'étape alpestre. D'entrée Rolland, Chacon, Barone et Robinson s'en vont. Au km 23, Barone, Robinson, Siguenza, Chaussabel, Clause et Mirando se groupent, rejoints plus tard par Dotto, Van der Pluym et Huot. Ce groupe de neuf sont poursuivis par Géminiani qui n'accuse plus que 50" de retard au pied de l'Izoard.. Au cours des seize kms de montée, le toit du Tour (2360 mètres) est franchi par Huot qui précède de 1'37" Bahamontès et Ockers. Viennent ensuite Walkoviak à  1'45", Gaul à 2'10", Adrienssens à 2'30", etc ….Dans la descente, Huot et une quinzaine d'hommes se regroupent. A Briançon Le Guilly part seul. Lors de l'ascension du Mont Genèvre (1854 mètres) , Huot et Gaul rejoignent Le Guilly. Le sommet est franchi par Huot, puis Le Guilly (2°) à 35", Gaul à 46", Bahamontès, Ockers, Walkoviak à 1'30". Gaul rejoint ensuite Le Guilly et Huot. Il attaque le col de Sestrière (altitude 2030 m) seul. Le luxembourgeois possède 3'10" d'avance sur Huot 2°. Derrière Bahamontès accuse 3'45", Ockers, Nencini, Wagtmans, Walkoviak, et Van der Pluym 4'30". Dans la vallée l'écart se raccourcit et des hommes parviennet à revenir vers la tête. A huit Kms Gaul est rejoint et ce sont seize coureurs qui se présentent à Turin. L'italien triomphe devant son public. Huot qui a réalisé une belle étape alpestre termine dans le même temps que le vainqueur. Avec 51 points Valentin précède au meilleur grimpeur Bahamontès qui totalise 37 points et Gaul qui en possède lui 36."
18° étape - Turin-Grenoble (250 kms) : 1. Charly Gaul (Luxembourg) … 45° Huot - Walkoviak maillot jaune.
- "Le Mont-Cenis, la Croix de Fer et le Luittel, les 94 recapés vont avoir du grain à moudre au cours de cette étape alpestre. Dès les premières rampes du Mont-Cenis l'aigle de Tolède s'envole et précède au sommet Van Genechten de 15", puis dans l'ordre Gaul, Huot, Lorono, Ockers, Meyzencq, Walkoviak, Adriaenssens et Bauvin pointés à 1'50". Après une série de duels Marigil passe la Crois de Fer devant alors que Huot passe en 9° position. Le col du Luitel sera fatal à notre Valentin. Toutefois, il conserve encore trois petits points d'avance sur Gaul et Bahamontès désormais à égalité de points."
19° étape - Grenoble-Saint-Etienne (173 kms) : 1. Stan Ockers (Belgique) … 7° Huot - 36° au général. "Une chute générale sème la panique dans les rangs du maillot jaune. Bauvin exploite la situation en partant devant. Mais Walko réagit et revient grâce au travail de ses équipiers. Le col de l'Œillon est franchi dans l'ordre par Bahamontès, Gaul, Ockers et Huot qui perd des points. Dans le col du Grand Bois Huot se trouve dans le groupe du maillot jaune, alors que Ockers est parti seul. Huot passera le col derrière ses deux rivaux et en 5° position. Le reste de la course n'a plus aucun intérêt. Gaul est devenu le nouveau leader de la montagne mais Huot réalise une belle opération à Saint-Etienne où il se retrouve 7° de l'étape et où il effectue un grand bond au général en occupant la 36° position. Dire qu'il était 105° à Bordeaux … On le voit, on le sent, Huot est un magnifique grimpeur. Dommage que l'attribution des points de la montagne n'est pas proportionnelle à la difficulté et à la catégorie du col ? En 1956 le vainqueur de l'Izoard marque 10 points, le second neuf points et ainsi de suite, c'est injuste ! S'il y avait comme aujourd'hui un écart de points conséquent entre les différentes positions occupées et selon la catégorie du col, Huot aurait été sacré le ROI de la MONTAGNE. Il ne l'a pas été, il ne lui a manqué que six points, mais dans nos cœurs le meilleur grimpeur de l'époque, c'était bien lui !"
20° étape - Saint-Etienne-Lyon (73 kms CLM) : 1. Miguel Bover (Espagne) … 90° Huot - 55° au général.  "On ne comprend pas ce qu'il s'est passé dans ce contre la montre où Huot excellait. Sur 73 kms, il a perdu dix-huit minutes, lui qui était assez performant dans les Nations … Toujours est-il que cette contre performance lui coûte des places au général."
21° étape - Lyon-Montluçon (238 kms) : 1. Roger Hassenforder (Ouest) … 86° Huot - 61° au général.
"Tôt le matin Huot, Eléna, Tonello marqués par Scribante et Huighe tentent de s'enfuir. Peut-être est-ce pour marquer des points dans les cols de la Luère et de Beaulouis, histoire de rattraper son retard au meilleur grimpeur ? Toujours est-il que son effort n'est pas payant et qu'il ne figurera pas dans les premiers de ces bosses de 3° catégorie. Il terminera à 24 minutes de Hassenforder qui franchira la ligne d'arrivée en solitaire et avec sept minutes d'avance sur le second. Walkoviak conserve la tunique jaune, demain c'est l'arrivée à Paris !"
22° étape - Montluçon-Paris (331 kms) : 1. Gastone Nencini (Italie) ...91° Huot - 62° au classement général final et 3° du Prix de la Montagne.
"Achever le Tour avec une étape de 331 pitons, c'est dur ! Que diraient les coureurs d'aujourd'hui s'ils devaient s'atteler à une telle distance ? Je laisse le soin à mes lecteurs de l'imaginer. Toujours est-il que dans ces années là, la vie de coureur était très difficile."

1956 GPM

Les cols du Grand Prix de la Montagne au Tour de France 1956

L'attribution des points au Meilleur Grimpeur lors du Tour 1956.
Col de 1° catégorie :
- Aux dix premiers respectivement, 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2 et 1 point.
Col de 2° catégorie :
- Aux six premiers respectivement, 6, 5, 4, 3, 2 et 1 point.
Col de 3° catégorie :
- Aux trois premiers respectivement 3, 2 et 1 point.
- Pas de barème pour les cols Hors catégorie à cette époque.

Le MG au Tour de France 2002 à titre de comparaison.
Cols hors catégorie* : les 15 premiers coureurs marquent 40, 35, 30, 26, 22, 18, 14, 12, 10, 8, 6, 4, 2, 1 pt.
Cols 1° catégorie : les 12 premiers marquent 30, 26, 22, 18, 16, 14, 12, 10, 8, 4, 2, et 1 point.
Cols 2° catégorie : les 10 premiers marquent 20, 15, 12, 10, 8, 6, 4, 3, 2 et 1 point.
Cols de 3° catégorie : les 5 premiers marquent 10, 7, 5, 3 et 1 point.
Côtes de 4° catégorie : les 3 premiers marquent 5, 3 et 1 point.
(*) si ce barème avait existé en 1956, Huot en aurait profité, lui qui avait franchi en tête l'Aubisque et l'Isoard puis le Sestrière en 2° position.

1956 Tour de france huot avec Gaul et Bahamontès

Tour de France 56 : Gaul, Bahamontès et Huot qui relance

 LES PASSAGES DANS LES COLS

COL D'AUBISQUE (1° catégorie) - 1. Huot 10 pts, 2. Ockers 9 pts, 3. Bahamontes 8 pts, 4. Meyzencq 7 pts, 5. Gaul 6 pts, 6. Walkoviak 5 pts, 7. Privat 4 pts, 8. Adriaensssens 3 pts, 9. Darrigade 2 pts, 10. Forestier 1 pt.
COL D'ASPIN (2° catégorie)- 1. Defilippis 6 pts, 2. Schmitz 5 pts, 3. Ruiz 4 pts, 4. Morales 3 pts, 5. Huot 2 pts, 6. Padovan 1 pt.
COL DE PEYRESOURDE (1° catégorie) - 1. Schmitz 10 pts, 2. Ruiz 9 pts, 3. Huot 8 pts, 4. Picot 7 pts, 5. Morvan 6 pts, 6. Van Genechten 5 pts, 7. Barbosa 4 pts, 8 Defilippis 3 pts, 9. Bahamontes 2 pts, 10. Morvan 1 pt.
COL DES ARES (3° catégorie) - 1. Monti 3 pts, 2. Bahamontes 2 pts, 3. Gaul 1 pt.
COL DU PORTET D'ASPET (2° catégorie) - 1. Gaul 6 pts, 2. Huot 5 pts, 3. Bahamontes 4 pts, 4. Ockers 3 pts, 5. Privat 2 pts, 6. Walkoviak 1 pt.
COL DE LATRAPE (3° catégorie) - 1. Gaul 3 pts, 2. Darrigade 2 pts, 3. Ockers 1 pt.
COL DE LA VAYEDE (3° catégorie)- 1. Defilippis 3 pts, 2. Forestier 2 pts, 3. Huot 1 point.
COL DU POINTU (3° catégorie) - 1. Forestier 3 pts, 2. Van Genechten 2 pts, 3. Nolten 1 point.
COL DE L'HOMME MORT (3° catégorie) - 1. Forestier 3 pts, 2. Van Genechten 2 pts, 3. Nolten 1 point.
COL DE LA SENTINELLE (3° catégorie) - 1. Forestier 3 pts, 2. Van Genechten 2 pts, 3. Bahamontes 1 point.
COL DE L'IZOARD (2360 mètres, 1° catégorie) - 1. Huot 10 pts, 2. Bahamontes à 1'37", 9 pts, 3. Ockers à 1'37", 8 pts, 4. Walkoviak à 1'45" 7 pts, 5. Gaul à 2'10", 6 pts, 6. Adriaenssens à 2'30", 5 pts, 7. Lorono à 2'40" 4 pts, 8. Le Guilly  à 2'40", 4 pts, 9. Van des Pluym à 2'50", 2 pts, 10. Dotto à 3'00" 1 point.

1956 tdf Gaul Huot, Bahamontès, Defilipis, Privat

Gaul, Huot, Bahamontès, Defilippis et Privat au Tour de France

COL DU MONT GENEVRE (1854 mètres, 2° catégorie) - 1. Huot 6 pts, 2. Le Guilly 5 pts, 3. Gaul 4 pts, 4. Bahamontes 3 pts, 5. Ockers 2 pts, 6. Walkoviak 1 point.
COL DE SESTRIERE (2030 mètres, 1° catégorie) - 1. Gaul 10 pts, 2. Huot à 3'10", 9 pts, 3. Bahamontes à 3'45", 8 pts, 4. Ockers à 4'30", 7 points, 5. Nencini à 4'30", 6 pts, 6. Wagtmans à 4'30", 5 pts, 7. Van der Pluym à 4'30", 4 pts, 8. Walkoviak à 4'30", 3 points, 9. Close à 5'30",2 pts, 10. Bauvin 1 point.
COL DE MONT-CENIS (1° catégorie) :-1. Bahamontes 10 pts, 2. Van Genechten 9 pts, 3. Gaul 8 pts, 4. Huot 7 pts, 5. Lorono 6 pts, 6. Ockers 5 pts, 7. Meyzencq 4 pts, 8. Walkoviak 3 pts, 9. Adriaenssens 2 points, 10 Bauvin 1 point.
COL DE LA CROIX DE FER (1° catégorie) - 1. Marigil 10 pts, 2. Padovan 9 pts, 3. Van Genechten 8 pts, 4. Gaul 7 pts, 5. Bahamontes 6 pts, 6. Ockers 5 pts, 7. Walkoviak 4 pts, 8. Meyzencq 3 pts, 9. Huot 2 pts, 10. Adriaenssens 1 point.
COL DU LUITEL (2° catégorie) - 1. Gaul 6 pts, 2. Ockers 5 pts, 3. Bahamontes 4 pts, 4. Walkoviak 3 pts, 5. Van Genechten 2 pts, 6. Nencini 1 point.
COL DE L'ŒILLON (2° catégorie) - 1. Bahamontes 6 pts, 2. Gaul 5 pts, 3. Ockers 4 pts, 4. Huot 3 pts, 5. Bauvin 2 pts, 6. Adriaenssens 1 point.
COL DU GRAND BOIS (2° catégorie)- 1. Ockers 6 pts, 2. Gaul 5 pts, 3. Janssens 4 pts, 4. Bahamontes 3 pts, 5. Huot 2 pts, 6. Adriaenssens 1 point.
COL DE LA LUERE (700 mètres - 3° catégorie) - 1. Dotto 3 pts, 2. Gaul 2 pts, 3. Bahamontes 1 point.
COL DE BEAULOUIS (840 mètres - 3° catégorie) - 1. Hassenforder 3 pts, 2. Gaul 2 pts, 3. Bahamontes 1 point.
CLASSEMENT GENERAL FINAL - 1. Gaul 71 pts, 2. Bahamontes 67 pts, 3. Huot 65 pts, 4. Ockers 55 pts, 5. Van Genechten 30 pts, 6. Walkoviak 27 pts, 7. Schmitz 15 pts, 8. Meyzencq 14 pts, 9. Adriaenssens, Ruiz, Forestier, 13 pts, 12. Defilippis 12 pts, 13. Marigil, Lorono, Padovan, 10 pts, 16. Le Guilly 8 pts, 17. Nencini, Picot 7 pts, 19. Van der Pluym, Privat, Morvan 6 pts, 22. Wagtmans 5 pts, 23. Janssens, Dotto, Darrigade, Morales, Barbosa 4 pts, 28. Hassenforder, Monti 3 pts, 30. Bauvin, Close, Nolten 2 pts, 33. Robinson 1 point.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - VALENTIN HUOT (1956) © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste (à suivre)

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25 janvier 2020

TOUR DU CANTON DE CHAMPAGNAC DE BÉLAIR (éd. 23 mai 1999)

MARCHAIS DEVANT MAGIMEL APRÈS UNE LONGUE ÉCHAPPÉE

1999 Champagnac 1

Départ du Tour de la Gonterie en musique

 - Vincent Marchais a abordé ce 5° Tour du canton de Champagnac de Bélair (classe 1.12.4) avec confiance. Vainqueur de Redon-Redon, il a été accompagné de Youri Krivtsov son co-équipier Ukrainien, de Pavlov (Albi) et de Magimel (La Creuse). "J’ai essayé de faire partir Youri dans le final, mais nous étions tous de force équivalente et il était impossible de faire le trou. A deux kilomètres de l’arrivée, je me suis placé en tête et j’ai roulé. Normal puisue nous étions deux Nantais sur quatre, mais cela a aussi induit nos adversaires en erreur. Ils ont cru que je préparais le terrain pour Krivtsov. A 200 mètres de la ligne, la route se redressait soudain dans un double virage assez serré : je m’attendais à un démarrage à cet endroit. Je n’ai donc pas été surpris et je me suis aussitôt placé dans la roue de Magimel que je jugeais le plus rapide, avant de le déborder en vue de la banderole. Cette arrivée au sommet d’une pente assez raide mais courte me convenait très bien."

1999 Champagnac 2

En présence de M. Pécaud conseiller général du canton

- Malgré le parcours accidenté, la course a été menée tambour battant. Au 50° km il y a eu cinq coureurs qui ont répondu à une attaque de Pavlov : Marchais, Krivtsov, Magimel, Brachet et Guillout. Seuls les deux derniers nommés allaient céder dans la dernière ascension de la côte de La Chapelle-Faucher, à un peu moins de 30 km du but. Une contre attaque de treize coureurs n’a jamais pu revenir sur la bonne échappée et ce sont quatre coureurs qui se présentent à La Chapelle-Faucher pour se disputer le sprint.

1999 Champagnac 4

Marchais, Magimel et Pavlov tiercé du jour à La Chapelle-Faucher

Classement : 1. Vincent Marchais (UC Nantes) les 132 km en 3h06’46" moyenne 42,405 km/h,2. Christian Magimel (La Creuse), 3. Igor Pavlov (Albi VS) (tous m.tps), 4. Youri Krivtsov (UC Nantes) à 4", 5. Gilles Zech (La Creuse) à 1’04", 6. Clot (Albi VS), 7. Ludovic Grechi (US Montauban), 8. Cousinié (Albi VS), 9. Thierry Ferrer (UC. Brive), 10. Jannel (Albi VS), etc...

1999 Champagnac 3

Vincent Marchais le vainqueur lors du protocole

REVIVEZ LE CYCLISME A CHAMPAGNAC SUR CES LIENS :
- Course de Champagnac (édition 1967).
- Photo protocole édition 2000 du Tour de Champagnac (article Reimherr).
- Palmarès des courses à Champagnac de Bélair.

VÉLO DORDOGNE – CHAMPAGNAC DE BÉLAIR 1999 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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FRANCIS DUTEIL (Saison 1972)

1972 : 3° SAISON AU CRC. LIMOUSIN
Pour relire l’article précédent, cliquez ici.

1972 - (amateur hors catégorie MERAL-GITANE) 9 victoires :

1972 en Limousin

Lors d'une épreuve en Limousin aux côtés de Christian Bordier.
Ami lors des entraînements et adversaires en course

 - 40° La Seyne (83) 26/02, 9° Verdille (16) 19/03, 3° Mérignac (33) 25/03, 13° Beauville (47) 26/03, Tour de l’Aude (11) abandon 27/03 au 02/04, 6° Sarlat (24) 03/04, 6° Charmant (16) 09/04, Boussac (23) abandon 10/04, 150° Gand-Wevelgem (Belgique) 12/04, 2° Brive (19) 16/04, 1° Lussac les Châteaux (86) 23/04, 28° Tour du Limousin (87) 25/04 au 01/05, 4° Limoges (87) 03/05, 1° Perpezac le Blanc (19) 06/05, 5° Razès (87) 04/05, Figeac (46) abandon 08/5, 17° Nersac (16) 11/05, 8° Saint-Yrieix la Perche (87) 13/05, 9° Saint Martial de Valette (24) 14/05, 2° Chasseneuil (16) 15/05, 20° Villeneuve sur Lot (47) 18/05, 22° La Rochette (16) 21/05, 1° Sireuil (16) 22/05, 8° Aigurande (36) 23/05, 9° Coulgens (16) 27/05, 2° Bessines (87) 28/05, 2° Guéret (23) 29/05, 4° Lalinde (24) 01/06, 14° Paris-Saint Pourçain (03) 03 et 04/06, 30° Saint Pierre des Corps (37) 05/06, Remiremont (88) crevaison 08/06, 33° Tour des Vosges 1° du prologue par équipes 9 au 11/06, 21° Circuit du Cantal (15) 15/06, 7° Aigre (16) 17/06, 5° Championnat du Limousin route à Fresselines (23) 18/06, 4° Valence sur Baïse (32) 19/06, 5° Circuit des Gaves et de l’Adour à Dax (40) 22/06, 1° La Couronne (16) 24/06, 2° Panazol (87) 25/06, 8° Saujon (17) 26/06, 2° Chevanceaux (17) 01/07, 13° Tasque (32) 02/07, 3° Condom (32) 03/07, 12° Ruelle (16) 06/07, 10° Limoges (87) 09/07, 3° Castelmoron (47) 10/07, 4° Châteauneuf sur Charente (16) 14/07, 2° Feytiat (87) 15/07, 11° Lavaveix les Mines (23) 17/07, 3° Sarlat (24) 20/07, 6° Gujan Mestras (33) 22/07, 6° Le Dorat (87) 23/07, Duras (47) crevaison 24/07, 6° Lussas (24) 30/07, 6° Oradour sur Vayres (87) 31/07, 25° Tour de l’Yonne Nivernais Morvan (89) 1 au 07/08, 1° Javerlhac (24) 08/08, 4° Roulet (16) 12/08, 5° Chirac (16) 13/08, 5° Saint-Laurent sur Gorre -87) 14/08, 9° Meuzac (87) 15/08, 7° Grand Bourg (23) 17/08, 2° Saint Yrieix le Déjalat (19) 19/08, 7° Felletin (23) 20/08, 3° Vayres (87) 21/08, Augignac (24) abandon 22/08, 5° Bénévent l’Abbaye (23) 25/08, 1° Abjat sur Bandiat (24) 26/08, 14° Douzillac (24) 27/08, 14° Port Sainte-Foy (33) 28/08, 3° Reignac (33) 29/08, 7° Excideuil (24) 02/09, 7° Prigonrieux (24) 03/09, 1° Allassac (19) 04/09, 5° Saint-Junien (87) 08/09, 5° Yffiniac (22) 10/09, 2° Guiscriff (56) 11/09, 24° Bannalec (56) 12/09, 23° Marmande (47) 16 et 17/09, Champagne Mouton (16) abandon 18/09, 1° Montbron (16) 23/09, Saint Romain en Charroux (86) crevaison 24/09, 4° Montguyon (17) 25/09, 5° Miallet (24) 26/09, 9° Saint-Michel (16) 30/09, 4° Beaumont en Périgord (24) 01/10, 30° Libourne (33) 07/10, 16° Loudun (86), 5° Tour d’Ampurdan (Espagne) 12 au 15/10, 3° Civray (86) 22/10.
Soit 9 victoires pour 90 épreuves disputées, huit abandons.

F27

Deuxième à Chasseneuil le 15 mai

Duteil dans le rétro : C’est l’année où Barraud, Savary et Breuil quittent le CRCL. Malgré ces mutations, le club de Francis Duteil occupe toujours la pôle position au sein de son comité. Francis Duteil gagne en solitaire à Perpezac le Blanc juste devant Lamoure (Ussel), Thimonier (Saint-Junien) et son équipier Francis Dubreuil. A Abjat il triomphe devant Bordier (Sainte-Foy), Corbeau (Confolens), Provost et Pierillas (tous deux UVL). Mais Duteil a beaucoup travaillé pour ses équipiers comme lors du Championnat du Limousin gagné par Dubreuil à Fresselines, voire dans les épreuves de Saint-Laurent sur Gorre à Vayres ou à Bessines, où là encore son équipier Dubreuil triomphe...

CRCL5

Parmi les souvenirs de Francis : "Avec Francis Dubreuil on avait un contrat avec l'équipe Méral qui nous demande si nous sommes intéressés pour aller disputer Gand-Wevelgem amateurs le 12 avril. C'était un mercredi, il n'y avait pas de courses chez nous. Nous acceptons car rien ne vaut la compétition pour se préparer et on apprend toujours. Nous avons rendez-vous le mardi midi à Montoire. Aussitôt après le repas nous prenons la route de la Belgique avec les voitures de l'équipe. Arrivés à Gand, nous avons le temps de récupérer nos dossards ainsi que la liste des engagés avec le parcours que je possède encore. Nous sommes 260 engagés. J'ai le dossard 41 et Régis Ovion champion du monde sur route Amateurs en titre a droit au dossard n°1. La course fait 183 kms et nous passons à Ostende au km 78 et au sommet du Mont Kemmel au km 151. Nous interrogeons des coureurs belges et ils nous apprennent qu'il faut au moins 42x21 dans le Mont Kemmel qui est la seule difficulté. Tout le reste est pratiquement plat. Pensant à un parcours sans aucune difficulté j'ai mis 49 et 54 en plateaux et mon plus grand pignon fait 18 dents.
- Le lendemain matin le départ fictif a lieu à 10h52 sur une grande place au centre de Gand. Les pros sont déjà partis car après un premier passage à Wevelgem, ils ont une boucle de 70 kms qui les fait repasser par le Mont Kemmel. Après l'appel nous sommes parqués sur un espace délimité par des piquets et des cordes à bestiaux. Pas moyen de sortir car il ya un monde fou autour des cordes. Il y a des engagés supplémentaires et nous devons être près de 300.
- Dès le signal du départ fictif ça part très vite et ça roule à fond pour bien se placer au départ réel. Ça frotte tellement qu'il y a déjà plusieurs chutes et je me trouve retarder par l'une d'elles. J'arrive au départ réel au moment où celui-ci est donné. Je n'ai pas besoin de mettre pied à terre. Je reste derrière sur le côté gauche pour éviter les bûches. Francis Dubreuil est aussi derrière mais au milieu de la route. Après une cinquantaine de km alors que ça roule très vite sur une route en ciment, il se produit une chute monumentale vers les 3/4 arrières du peloton. Je ne tombe pas en m'arrêtant sur l'herbe. Francis Dubreuil qui n'a pas pu s'arrêter à temps tombe sans gravité. Alors qu'il se relève et tire son vélo du tas de vélos et de coureurs je donne un coup d'œil à l'arrière. Et là à moins de 50 mètres, je vois un grand et solide coureur qui arrive à toutes pédales le nez dans le guidon. A moins de 10 mètres il relève la tête. Il ne peut que crier, il ouvre les bras et il emporte Dubreuil avec lui sur le tas de vélos et de coureurs. Ils se relèvent tous les deux sans gros bobos. Mais la jante arrière du vélo de Francis touche le moyeu de la roue. Il jette l'éponge. Je rejoins le peloton après une longue poursuite et je décide de remonter vers la tête. Nous entrons dans Ostende. La route est large et pavée et parcourue par des rails de tramway qui provoquent encore des chutes. Puis nous tournons à gauche sur un pont étroit. Il se forme un bouchon et nous passons au compte-gouttes ce qui permet aux retardataires de recoller au peloton. A la sortie du pont, nous trouvons une route très mal pavée. Les coureurs ont sauté sur le trottoir dont la bordure approche les 15 cm de haut. Je n'ai pas osé sauter car je n'ai jamais fait ça. Maintenant je suis seul sur ces très mauvais pavés sur lesquels je rebondis (je pèse 62 kg). Un flot ininterrompu de coureurs roulant à 50 km/h en file indienne me dépasse. Alors je me décide à sauter sur le trottoir et je préviens les coureurs qui arrivent derrière. Je réussis mais j'entends des grands coups de freins et des injures mais il n'y a pas de chute. J'ai provoqué un trou d'une vingtaine de mètres que j'ai intérêt à boucher. Je n'ai jamais roulé à 50 km/h sur un trottoir mais je vais combler le trou.
- Nous arrivons au Mont Kemmel et le peloton s'est morcelé. Il y a plus d'une cinquantaine de coureurs devant le groupe où je suis. Devant nous se dresse un mur pavé à plus de 15% de pente. Les pavés sont humides et des coureurs ont sauté du vélo comme au cyclo-cross pour monter en courant. Avec mon 49x18 je ne peux pas monter, car en danseuse ma roue arrière patine. Je desserre vite un cale-pied et pose pied à terre. Seulement depuis l'accident du 11 avril 1966 à Nontron, je ne peux plus courir à cause de ma jambe gauche handicapée et je suis gêné pour marcher surtout avec les cale-chaussures. Je monte à pied bien à droite de la route pour ne pas gêner les coureurs qui arrivent derrière moi. Au sommet je remonte sur le vélo et je descends prudemment comme les autres sur les pavés humides. J'ai bien fait de copier les coureurs belges car en bas, il y avait un virage très serré à droite toujours sur les pavés. Il reste 30 km de plat pour rallier l'arrivée. Vraiment cette classique constituera un mémorable souvenir, celui d’une course de toutes les folies..."
Les adversaires de la saison 72 : Christian Bordier (Sainte-Foy), Serge Besse (Nontron), Alain Buffière, Goupil (Brive), Priouret, Ceulemans (Aubusson), Barraud, Deshoulières (Saint-Junien), Grosvallet, Aumenier, Durand (Guéret), Courtois (Poitiers), de Carvalho (UC Corrèze), Decoux (Bellac), Breuil (Tulle), Montlaron (Saint-Pourçain), Pinault (CC Bourré), Ortoli, Courteix, Voisin (UV Limousine), Godet (Nersac), Guitard (Puteaux), Marcelaud (Bourganeuf), Richefort (La Souterraine), Villemiane (Bergerac).
Ses équipiers : Michel Dupuytren, Jean-Pierre Ditlecadet, Francis Dubreuil, André Laroudie, Daniel Raymondaud, Michel Roulier, Michel Louis, Jean-Jacques Léobet, André Pressicaud, Roger Barbaud, Michel Sudrot, Serge Calmette.

- Classement national FFC saison 1972.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (7) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1973  Vice Champion de France des Amateurs

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CLAUDE MICHAUX, CHRONOMETREUR DE TALENT

25 JANVIER 2011- 25 JANVIER 2020 : NEUF ANS DÉJĀ

MICHAUX Claude

- Aujourd’hui neuf ans que Claude Michaux nous a quittés. Un concours de circonstance permet à Rétro Vélo Dordogne d’évoquer la vie sportive de cet homme. Claude Michaux était un véritable professionnel dans sa fonction de chronométreur. Il faisait parti d’un cercle restreint, celui de ceux qui m’ont toujours surpris de par leur capacité d’entreprendre. Ce n’était pas un hasard d’ailleurs, si on le trouvait comme membre du jury lors des grandes épreuves internationales, dont entre autres au Tour de France...
- C’est en 1985 que j’ai commencé à découvrir ce personnage hors du commun, lorsqu’à Tonneins, j’ai suivi les cours de chronométreur régional. Des cours placés sous sa tutelle, puisqu’il avait la charge de nous préparer dans le cadre de l’examen final. Pour cela, Claude Michaux nous avait concocté des dossiers bien ficelés que j’ai d’ailleurs toujours conservés. Il détenait une capacité inouïe en calcul mental. Le système des nombres complexes ou sexagésimal constituait pour lui une sorte d’amusement qu’il parvenait à résoudre avec une facilité déconcertante. Lors de l’examen final, je me souviens qu’on avait deux heures pour résoudre le cas concret. En moins de cinq minutes, Claude Michaux avait terminé le travail tenant ainsi les réponses à apporter sur la feuille, dans laquelle nous petits candidats, étions en train de plancher...
- Sur le terrain, j’ai toujours connu un Claude Michaux soigneux, méthodique, appliqué, respectueux et soucieux du détail. Pour un organisateur, il représentait l’assurance du succès, celui d’avoir des résultats fiables et rapides, bref de pouvoir être en mesure d’organiser un protocole dans des délais réduits. Allez aujourd’hui sur les épreuves par étapes et observez le temps qu’il faut pour connaître les résultats, à une époque où pourtant, l’informatique et la vidéo facilitent les données. Claude Michaux, c’était la fiche, le chrono, la gomme, le crayon et surtout un cerveau, véritable machine à additionner ou à soustraire les temps, voire à calculer des délais comme qui s’amuse... Sa capacité était telle, qu’il ma toujours épaté dans ce domaine...
- La disparition de cet ancien fonctionnaire de la météorologie, laisse aujourd’hui le cyclisme et sa communauté dans la peine. Certes il existe une relève, mais notre Claude Michaux c’était le modèle, la vitrine, la référence du monde des aiguilles et des temps et il est plus que sur qu’il nous manque...
- Claude Michaux était venu souvent dans notre Périgord, en voisin qu’il était, lui le Lot-et-Garonnais d’adoption et du Pays Bruilhois. Que ce soit au Tour de Dordogne, au Prix du Muguet, aux Jours Cyclistes de l’ami Maurice Jouault, on l’a souvent rencontré sur les podiums avec son chrono soit autour du cou, soit à la main, le regard rivé sur l’éventuel coureur qui devait franchir la ligne d’arrivée. Et puis il y a eu le coup d’arrêt, après le décès de Maud son épouse, qui assurait aussi la même tache, dans l’ombre de son homme qu’elle secondait avec la même compétence. C’est aussi à compter de ce moment là, que Claude s’est fait plus discret au sein des jurys. Assurément le ressort s’était cassé, l’envie et le plaisir s’étaient envolés, affecté par cette disparition qui a marqué le début de son retrait des compétitions cyclistes.
- Dans notre monde du vélo, il y a des hommes et des femmes que l’on respecte, d’autres que l’on aime rencontrer, d’autres qu’on préfère éviter. Mais comme dans toutes les disciplines, il y aussi les exceptions, les cas particuliers, les surdoués et là, je peux dire que Claude Michaux faisait bien parti de ceux-là... Pour moi, il restera toujours un exemple, un homme calme qui avait une maîtrise de soi, un esprit de décision, d’initiative, de discipline et d’autorité, bref il était un exemple sur lequel beaucoup peuvent méditer.
- A l’heure où il repose en paix dans le cimetière d’Aubiac, "Rétro Vélo Dordogne" renouvelle à sa famille ses sincères condoléances et lui témoigne toute sa vive sympathie tout en conservant de lui son éternel souvenir. Claude tu étais un As !

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - CLAUDE MICHAUX - 25/01/2020 © BERNARD PECCABIN
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JAVERLHAC PRIX DE LA FRAIRIE - Palmarès cycliste

JAVERLHAC ET SON PRIX DU MOIS D'AOÛT

Javerlhac 65

Paul Besse lauréat en 1965 sous les couleurs de l'UV Limousine

- Le premier dimanche qui suit le 3 août, c’est la frairie de Javerlhac, autrement dit la fête locale. Dans ce petit coin de Dordogne, situé juste à quelques encablures de la Charente, on utilise encore ce terme de frairie. En Charente, Charente-Maritime et dans la région du Limousin, le mot "frairie" désigne la fête locale annuelle d'un village, organisée généralement sur deux ou trois jours consécutifs en été, autour d'un évènement particulier (course cycliste, cavalcade, feu d'artifice, brocante, repas champêtre, animations diverses...) et rassemblant le plus souvent des attractions foraines. A Javerlhac, la course cycliste se déroulait le lundi, autrement dit au cours du dernier jour des festivités. Je me souviens de cette belle épreuve qui rassemblait les toutes catégories de la région. Disons que les derniers temps et compte tenu du calendrier démentiel en cette période estivale, la course a quelque peu souffert en termes d’effectifs... Et c’est ainsi qu’elle a disparu malgré la volonté de Michel Monmoulinet qui a longtemps œuvré aux côtés d’Alfred Duclaud, ancien maire. Il y a eu sous le mandat de son successeur deux éditions et puis plus rien... Et pourtant, à la lecture du palmarès connu de cette course, que de beaux vainqueurs, soit une belle brochette de champions, ne serait-ce qu’en termes de notoriété. Sans parler du fait que cette course a débuté certainement bien avant guerre, puisque dès la Libération elle était déjà en place, ce qui mérite de mon humble avis un certain respect. Une autre remarque : cette course était placée sous le contrôle technique de l’UC Nontron du Président Jean-Claude Védrenne, auquel Michel Monmoulinet appartenait, en qualité de dirigeant.
NDLR : le prix des fêtes du mois d’avril continue d’exister sous l’égide de l’ASPTT Périgueux. Mais n’oublions pas de souligner que Javerlhac est également une commune liée avec celle de La Chapelle Saint-Robert (depuis 1823), haut lieu du cyclisme cadets, qui fera l’objet d’une nouvelle publication sur le présent blog, ayant elle aussi disparue depuis 1999, date de la dernière édition.

Javerlhac 1989

 Notre photo avec l’édition de 1989 où l’on reconnaît maillot vert
JPS Thierry Chamouleau (UC Brive),

Michel Monmoulinet du comité local, Michel Concaud (UV Limousine) le vainqueur,
Michel Besse (CCP Nontron) deuxième et Nadon (CC Vervant).

Le palmarès connu du Prix de la frairie;
1946 : Paul Lerme (Ruelle), 1947 : Marius Duteil (CC Périgueux), 1948 : Robert Rippes (Angoulême), 1949 : Marius Duteil (CC Périgueux), 1950 : Guy Allory (Angoulême), 1951 et 1952 : non trouvé, 1953 : Herbert Texier (CA Ribérac), 1954 : non trouvé, 1955 : Michel Friou (VC Saintes), 1956 : Louis Barès, 1957 Jacques Vivier (Ribérac), 1960 Guy Epaud (Royan), 1962 : Delaunay (Royan OC), 1963 : Paul Besse (Pédale Nontron), 1964 : JM. Joubert (Royan OC), 1965 : Paul Besse (UV Limousine), 1966 : Christian Bordier (VC Bordelais), 1967  et 1968 : pas trouvé, 1969 : Jean-Pierre Danguillaume (Tours)*, 1970 Lebreton (ASPTT Nantes), 1971 : Pierre-Raymond Villemiane (VC Bergerac)**, 1972 : Francis Duteil (CRC Limoges), 1973 : pas trouvé, 1974 : Christian Bordier (EC Foyenne), 1975 : Pierre-Raymond Villemiane (VC Bergerac), 1976 : Pierre Bazzo (AS Saint-Médard en Jalles)***, 1977 : Michel Grain (UV Poitevine)****, 1978 : Patrick Friou (Royan OC)*****, 1979 : Patrick de Santi (US Talence), 1980 : Roland Mercadier (ASPTT Montauban), 1981 : Michel Besse (CRC Limoges), 1982 : Jean-Marie Valade (EC Foyenne), 1983 : Patrick Friou (CC Vervant), 1984 : Eric Valade (EC Foyenne), 1985 : Jacky Bobin (Vélo-Club Charente Océan La Rochelle), 1986 : Michel Larpe (AJ Montmoreau)******, 1987 : Bruno Ouvrard (UA La Rochefoucauld), 1988 : Alain Ruiz (VS Montluçon), 1989 Michel Concaud (UV Limousine), 1990 : Vincent Guillout (CRC Limousin), 1991 : Christian Roman (RO Yzeure), 1992 : Pascal Berger (UC Niort).

NDLR (*) professionnel de 1970 à 1978 chez Peugeot-BP-Michelin.
(**) professionnel chez Gitane Campagnolo de 1976 à 1978, puis chez Renaul Gitane jusqu’en 1981 et chez Wolber jusqu’en 1983.
(***) passe professionnel en septembre 1976 chez Lejeune BP, soit après son succès à Javerlhac, puis à la Redoute Motobécane de 1979-1982, Coop-Mercier-Mavic (1983-1984), Fagor en 1985.
(****) ancien professionnel de 1964 à 1970 (Saint-Raphaël-Gitane-Dunlop, Ford-France-Gitane, Bic, Frimatic-de Gribaldy)
(*****) Champion de France des amateurs en 1977 à Pomport (24), il passe pro au cours de la saison 1978 chez Lejeune-BP, puis chez Mercier jusqu’en 1982). Reprend une licence amateur en 1983 au Cyclo-Club de Vervant.
(******) professionnel de 1981 à 1983 au sein de La Redoute-Motobécane, redevenu amateur.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – JAVERLHAC FRAIRIE © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

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24 janvier 2020

SAVIGNAC DE MIREMONT - Palmarès cycliste

UNE COURSE TAILLÉE POUR GRIMPEURS

Savignac Mt 81

Alain Ignace âgé de 19 ans remporte la 1° édition en 1981

- Ce petit village du Périgord Noir situé à proximité des Eyzies s’est appelé un temps Savignac du Bugue. La course s’est longtemps déroulée le premier dimanche après le 14 juillet, mais aussi et parfois le premier dimanche après le 9 octobre. Le circuit de Savignac est très éprouvant et réputé pour les grimpeurs. Quand on a terminé l’ascension, on a juste le temps de respirer avant de descendre sur les rives du Manaurie, puis pour attaquer à nouveau cette grimpette qui passe devant l’église du 12° siècle. L’histoire de la course tenait à Bernard Sautier, qui avait une sœur qui habitait ce bourg accroché à flanc de coteau. Le Racing-Club Mussidanais et la Pédale Faidherbe sont les deux clubs qui sont venus organiser cette épreuve et parfois un cyclo-cross, dans cette commune peuplée aujourd’hui de 138 âmes.
Palmarès connu de l’épreuve : 1981 Alain Ignace (AC Marmande), 1982 Sylvain Abadie (Stade Cadurcien), 1983 Philippe Avezou (Guidon Sevérinois), 1984 Christian Darrin (ASPTT Périgueux).

Savignac1

Le départ de l’épreuve en 1982 qui avait rude concurrence à cette époque

Savignac5

L’échappée d’Eric Vouillat (2° de l’épreuve) en 1982, rejoint et distancé à cinq tours du final par Sylvain Abadie. Agé de 25 ans, Eric Vouillat évoluait sous les couleurs de l’EVCC Bergerac. En cette saison 82, il avait gagné à Saillans, à Ribérac puis à Nontron (pour ne citer que les principales) et accèdera en 1° catégorie dès la fin de la saison.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – SAVIGNAC DE MIREMONT  © BERNARD PECCABIN
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