04 octobre 2018

Elisabeth CHEVANNE-BRUNEL : 25 ANS DÉJĀ

4 octobre 1993 - 4 octobre 2018
CHAMPIONNE DU MONDE EN 1993

25 ANS DEJA

- RETOUR SUR LE TITRE d’une championne
devenue aujourd’hui Elisabeth Chevanne-Brachet -

- A quelques heures de ce championnat Elisabeth Chevanne-Brunel nous livrait ses impressions sur le parcours. "Je viens de découvrir le parcours à Perth en Australie. D’après Bernard Bourreau l’entraîneur national des juniors, ce serait le parcours les plus durs de tous les championnats du monde de cyclisme juniors.
- D’après moi, le parcours est plus difficile que celui d’Athènes en 1992. En effet, il n’y a déjà pas un mètre de plat et les bosses ont des pourcentages qui vont de 8 à 13% avec une surtout à 3 kilomètres de l’arrivée d’une longueur de trois kilomètres en paliers. En fait c’est un parcours qui m’ira très bien car il est très sélectif.
- Par ailleurs, je suis en bonne condition, il y a une bonne ambiance dans l’équipe de France, l’hôtel où nous dormons est très agréable, la nourriture est bonne. Enfin tout va bien, il ne me reste plus qu’à être en forme le jour J et avoir confiance en moi."

4 OCTOBRE : UNE JOURNÉE PAS COMME LES AUTRES

dossard 27

- Il est 18h30 en Australie et le téléphone sonne dans la chambre 64 du Great Eastern Motor Lodge à Perth. Une voix timide se fait entendre. "Oui, j’ai gagné !" Il est 11h30 du matin en France, Elisabeth est championne du monde mais, à l’autre bout du globe, elle ne réalise pas tout à fait la portée de l’exploit. Et pourtant il est de taille.
- Championne du monde ! Elisabeth Chevanne-Brunel, la petite Périgourdine aux yeux malicieux, a concrétisé, à Perth, dans une course toute de panache, les promesses d’Athènes, quand elle avait surgi de nulle part, pour prendre la seconde place des Mondiaux juniors. "J’étais venue pour gagner", nous confie-t-elle. "J’étais en bonne condition, mais à la veille de la course, je ne savais pas trop où j’en étais car je n’avais pas couru depuis quelques semaines."
- Elle fut vite rassuré, car elle trouva un circuit à parcourir cinq fois, convenant parfaitement à ses qualités de grimpeuse. Dès le troisième tour elle saisit sa chance et s’échappa, avec ce panache qui sied aux exploits. "Les filles se regardaient toutes. Alors j’ai décidé de durcir la course. Je suis partie, mais, trop légère dans les descentes, j’ai été reprise au bout d’un tour et demie. Alors je me suis dit qu’il valait mieux me réserver pour le sprint d’arrivée, qui avait lieu en côte."
- Un sprint merveilleux, comme dans un rêve, qui lui donnait cet arc-en-ciel dont elle rêvait tant. "Je dois beaucoup à mes camarades de l’équipe de France, Karine Boitier et Sophie Swaertvaeger, qui ont protégé ma fuite. Elles ont fait un super boulot pour moi."
- Avec Elisabeth Chevanne-Brunel, la Dordogne tient une bien jolie championne, dont le talent s’est peu à peu affirmé, pour la conduire jusqu’à ce titre riche de promesses. "Elle a signé sa première licence à 14 ans," révèle son père Alain, heureux, on le devine, de cette couronne qui rejaillit sur toute la famille. "Elle a progressé petit à petit." Quatre victoires en 1989, onze en 1990, elle commence en 1991 à pointer le bout de son nez chez les grandes, en remportant trois victoires toutes catégories, devenant la meilleure junior française.
- En 1992, elle se lance dans la grande aventure du Tour de France, dans l’équipe de Jeannie Longo, terminant à une trentième place pour le moins honorable. Mais surtout, elle échoue d’un souffle à Athènes pour le titre de championne du monde, battue qu’elle est par l’Allemande Anke Kupfernagel.
- Pour Zabou, ce titre superbe récompense à tous ses efforts, vient effacer les déboires d’une saison où sa renommée toute neuve ne lui a pas permis de toujours s’exprimer. Et ferme la blessure encore fraiche d’un Tour de France décevant, en regard des espoirs qu’elle y avait placé. "Dans l’étape de l’Alpe d’Huez, alors qu’elle avait lâché cinq des concurrentes qui la précédaient au général, elle a eu des ennuis mécaniques et personne dans l’encadrement de l’équipe de France n’est venu la dépanner", explique son manager de père. "Elle était dégoûtée, et voulait quitter ce milieu."
- A la Pédale Faidherbe, où elle s’est toujours entraînée avec nos collègues masculins, on va se sentir fier de ce titre. C’est un peu à ses copains qu’Elisabeth doit son titre. Et chez les Chevanne-Brunel, le champagne pétillait d’une douce euphorie hier soir !

JE SUIS FIÈRE DE MA SŒUR

- Dès huit heures ce matin, le téléphone n’a pas arrêté de sonner. Alain Brunel, le papa d’Elisabeth n’a pas quitté le combiné dès que la nouvelle s’est répandue comme trainée de poudre.

amis de Zabou

Quelques supporters de Zabou dont Ingrid sa soeur, le président Le Moil de la Pédale Faidherbe,
Bernard Estève secréataire du même club et Jean-Claude Coustillas du CDOS

- La riante maison des environs de Chalagnac, perdue dans la verdure, avait perdu sa tranquillité. Les premiers à appeler furent les dirigeants de la Pédale Faidherbe, le club de Zabou, du président Le Moil à Bernard Estève, sans oublier les amis des autres clubs.
- Ils étaient heureux tous les proches d’Elisabeth. Elle le cachait bien mais la plus heureuse était certainement Ingrid, sa sœur cadette d’un an : "Alain m’a réveillé à six heures pour annoncer cette formidable nouvelle. Je suis fière d’elle, c’est vraiment extraordinaire. Ce titre ne m’a pas surpris, quand elle m’avait téléphoné avant la course, elle était très motivée."
- En tout cas, Ingrid connait le mieux sa sœur, tout cet été elle a arpenté les routes de France et de Dordogne avec elle. Elle savait l’intense frustration qu’avait ressentie Elisabeth après ce final raté du Tour de France. "Elle me demandait souvent si elle allait être championne, je lui répondais que oui". On se doute qu’en arrivant au lycée, la petite sœur annonça la bonne nouvelle à tout le monde. La cour de récré avait son sujet de conversation. !
- Cet entourage d’Elisabeth, il ne cache vraiment pas sa joie. Charly Denis et pas mal d’autres coureurs de l’Asptt roulent souvent à l’entraînement avec Zabou. Charlie ne cache pas son admiration : "Elle a tellement travaillé et tellement de talent qu’elle mérite ce titre. C’est bien pour son père aussi qui a fait tant de sacrifice. A l’entraînement, nous ne lui faisons pas de cadeau et il n’est pas question qu’elle reste dans les roues."

amis de Zabou 1

D'autres supporters : Jean-Claude Gardet conseiller général du Lardin, Charlie Denis camarade d'entraînements
Didier Virvaleix ex-pro et Jean-Pierre Sant-Amand conseiller général de Vergt

- Didier Virvaleix, le porte fanion de notre cyclisme, même s’il court sous les couleurs de Montauban, n’a appris la nouvelle que tard dans l’après-midi : "Je suis épaté. Je suis content pour elle, pour sa sœur, son père, sa mère, ils ont tellement fait de sacrifices. En tout cas, je ne suis pas un cycliste mysogine. C’est fini l’époque des Longo-Madiot".
- Au Conseil Général, là où travaille Annie la maman, ce ne fut pas la révolution, n’empêche, Jean-Claude Coustillas, chef de service dans l’endroit et dans le "civil" président du comité de basket et vice-président de l’Olympisme en Dordogne, se montrait particulièrement fier : "La mère est une collègue de travail, Elisabeth, nous l’avions déjà récompensé à travers les silex. Elle n’est pas grande mais tellement gentille, ça change de ces basketteuses de plus de 1m80, souvent effrontées."
- Cette année Zabou comme l’appellent ses proches, avait été parrainée par le Conseil Général pour une bourse de 30 000 francs. Jean-Claude Gardet, le conseiller général du Lardin, est bien placé pour apprécier la valeur de l’exploit. Certains disent d’ailleurs que le Jean-Claude en question, coureur de talent dans sa jeunesse, eut pu accomplir une carrière de pro : "Cela va permettre de redorer le blason cycliste de la Dordogne. J’ai couru avec Huot, Vivier et Dupré. Depuis, il n’y a pas eu grand-chose si l’on excepte Brun et Virvaleix. Pour en revenir à Elisabeth, j’ai suivi son Tour de France".
- Le mot de la fin, on le laissera à Jean-Pierre Saint-Amand, le conseiller généra de Vergt, le canton de Chalagnac : "Avec Huot, Labrousse et maintenant Zabou, le canton a produit trois beaux champions. Croyez-moi, on ne va pas la laisser revenir comme cela ; je vais voir avec ma collègue mairesse de Chalagnac..."
- Pour sur, le succès de Zabou a réjoui tout le monde !

ÉLISABETH, LA FUSÉE DE POCHE !
Interview à chaud à son retour au journal Sud-Ouest

1993

- Elle est de retour au pays, Elisabeth Chevanne-Brunel, celle que la presse Australienne a baptisée "the pocket-rocket", après son titre de championne du monde..
- Elle a les yeux amande et le visage rieur, illuminé d’un superbe sourire. Un côté charmant et sympa qui vous désarme. Elisabeth Chevanne-Brunel, de retour en Dordogne est passée à "Sud-Ouest" pour donner son amical bonjour. Elégante, dans son maillot de championne du monde pourtant un rien trop grand, elle ne réalise pas totalement tout ce qui lui arrive et revit, nostalgique, les milles souvenirs de son séjour australien, premier rêve assouvi d’une athlète en devenir.
- Perth restera marqué à tout jamais au fond de sa mémoire, avec cette course de panache, conclue en apothéose, ces félicitations chaleureuses d’une équipe de France radieuse. "Pocket-rocket" titrait la presse australienne, au lendemain du triomphe de la petite "puce périgourdine". Oui, elle, la fusée de poche s’était hissée au prix d’un talent en pleine maturation, au pinacle de la discipline.
- "Ce jour là, j’étais au dessus du lot. Mais je dois remercier Sophie Swartwegger" confie-t-elle. "Elle a fait tout le boulot derrière pour casser le rythme. Elle a chuté dans le sprint final, mais juste avant elle m’avait dit "ce titre tu vas le gagner". Je lui dois beaucoup. Perth, l’Australie, comment cette jeune fille de 18 ans pourrait-elle oublier ce voyage enchanteur et ces moments magiques vécus par la seule grâce du sport ? "C’était la première fois que j’allais aussi loin" avoue-t-elle. "Je rêvais depuis toujours d’aller en Australie. J’en ai découvert les divers aspects. Ce côté grande ville américaine avec Perth, le côté Hawaï avec Fremantle et le côté désertique, avec ces collines de sable rouge."
- Pour Zabou, la vie, dans le tourbillon chatoyant de cet arc-en-ciel sublime, s’est subitement accéléré. "Je n’avais pas envie de partir parce que c’était le début de l’été, mais en même temps j’étais heureuse de rentrer, de retrouver ma famille que je n’avais pas vue depuis quinze jours." Championne du monde, il lui faut maintenant faire face à sa notoriété toute neuve, satisfaire les demandes qui ne cessent de tomber sur ce téléphone infernal. "Cela fait plaisir de voir que l’on s’intéresse à moi."
- Une réception en Bourgogne chez la grand-mère. Une course aux Herbiers dès son retour, Elisabeth n’a guère eu le temps de souffler. "Au début, aux Herbiers, les gens ne se sont pas intéressés à moi, parce qu’il y avait Graham Obree et Chris Boardman", souffle-t-elle. "Et puis petit à petit, quand ils ont découvert que je venais d’être sacrée championne du monde, ils sont venus. J’ai dû signer toute une série d’autographes."

Perth

Podium mondial avec Cinzia Faccini (Italie), Elisabeth Chevanne-Brunel championne du Monde,
Karine Boitier (France) troisième.

- Aujourd’hui, Elisabeth Chevanne-Brunel a retrouvé la Dordogne et ses nécessités d’un quotidien tranquille. Il lui reste ce maillot, cette médaille et une multitude de souvenirs dans la tête. "Il va falloir que je me remette les idées en place." Reprendre le travail scolaire et passer mon bac. Important pour elle qui comme Catherine Marsal, l‘autre championne du monde junior française, rêve de faire du journalisme.
- L’avenir elle y pense, il s’étend prometteur et riche de conquêtes. "Je vais être surveillée", s’amuse-t-elle. "Mais j’en ai l’habitude. Depuis que je suis junior, on me met la pancarte sur le dos. Mon héritage est peut-être lourd à assumer, mais cela ne me fait pas peur. Je me donne deux ans pour arriver au top niveau chez les séniors..."
- Un superbe challenge, comme elle les aime. Gageons que cette fille, à la force caractère peu commun, saura se donner les moyens de réussir. Elle rêve encore de couronnes mondiales, d’Atlanta. Et de l’Australie, terre d’asile, théâtre de son premier triomphe. Ça tombe bien ! Les jeux de l’an 2000 auront lieu à Sydney...

Chalagnac 1993

La fête à Chalagnac avec Zabou, votre serviteur et son épouse (il y a 25 ans)

- Tout savoir sur la carrière de Zabou en cliquant sur ce LIEN

VÉLO DORDOGNE - ZABOU : 25 ANS DÉJĀ © BERNARD PECCABIN
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03 octobre 2018

1993 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (40° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS DANS LE GRAND SUD-OUEST

1° au 7 Octobre 1993

121092552[1]

- A Perth en Australie, Elisabeth Chevanne-Brunel (Pédale Faidherbe) devient Championne du Monde Juniors après un sprint où elle s’impose devant l’Italienne Faccini et la française Karine Boitier. (notre photo de gauche à droite)
- Le Grand Prix des Capucins à Bordeaux, déjà gagné en 1991 et en 1992 par les étudiants du Creps de Talence, revient une fois de plus aux hommes de Decuyper. En ce 10 octobre 1993, c’est au Tour de Jacques Bogdanski de succéder à Claude Céard et à Sébastien Quadratti, ramenant ainsi coupe, gerbe et trophée au centre de haut niveau de Talence. Philippe Mondory (CG Orléans) et Roger (Creps) complètent le podium.
- D’autres résultats avec le succès de Stéphane Pitard (VC Montendre) au Tour du canton de Montlieu, de Denis Fantino (Mérignac VC) à Chasseneuil et de José Pérez (Roue Cadaujac) à Saint-Michel de Double.

LES BRÈVES DU PÉRIGORD

Saint-Michel de Double 93

Castets, Valade, le maire M. Durand et Pérez à Saint-Michel de Double

- Saint-Michel de Double (séniors 4 et 5 par RC Mussidan) : 1. José Pérez (Roue Cadaujac),2. Jean-Claude Mespoulède (Asptt Périgueux), 3. Denis Bégout (Asptt Périgueux), 4. Figues (Arcachon), 5. Guimberteau (SC Caudrot), 6. Castets (US Bouscat), 7. Melchior (RC Mussidan), 8. JC Daubisse (Cercle Aquitain), 9. Nicolas Brachet (Nontron), 10. Duban (Cadaujac), etc...

VÉLO DORDOGNE - 1993/40° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
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01 octobre 2018

1968 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (40° semaine de la saison)

IL Y A 50 ANS DANS LE GRAND SUD-OUEST
1° au 7 octobre 1968

09

Adrien Fantino (CC Marmande) lauréat à Biarritz

 - Le 4° Grand Prix de la Quinzaine Commerciale de Biarritz dont le palmarès s’honore des noms d’Alain Labarthe, Barjolin, et Roger Darrigade est gagnée en solitaire par Adrien Fantino du CC Marmandais.
- A Saint-Michel de Double, le Grand Prix des fêtes séniors voit la victoire d’Yves Delfau (VC Saint-Roch) qui surprend le Foyen Jacques Mazeau, puis Bernard Bourrier (Civray), Jacques Martin (Mussidan) et Simon Barès (La Réole).

10

Saint-Martin (CA Créon) vainqueur à Coutras

- La 8° édition des sapeurs pompiers courue à Coutras est remportée par le Créonnais Saint-Martin qui bat Delfau (Saint-Roch) et Joubert (Bergerac).
- Et une victoire de plus pour le Langonnais Claude Magni qui s’impose à Aillas malgré la pointe de vitesse de Michel Pitard (Pons) et Chabourlin (Puymirol).
- Jean Pinault le petit grimpeur Berrichon qui s’est imposé au contre la montre dans le Puy de Dôme remporte du coup le classement général de la Route de France devant Marcel Duchemin et Mariano Martinez.
- Petits rappels de quelques succès de ce début d’automne avec Berland (Charron) à Clairac, Lescure (Montastruc) à Bandol (06), Barjolin (Civray) à Eygurande et de Faye (Cenon) à Saint-Michel de Rivière.

LES BRÈVES DU PÉRIGORD

Eygurande et Gardedeuilh 68

Chantal Sanski et Arlette Chevrier fleurissent Barjolin à Eygurande

- Eygurande et Gardedeuilh (toutes catégories par VC Bergerac) : 1. Daniel Barjolin, 2. Alain Labarthe, 3. Ben Brahim, 4. Guy Glize, 5. Francis Morin, 6. Michel Roulon, 7. Robert Lalanne, 8. Michel Gonzalès, 9. Jacques Gestraud, 10. Guy Epaud, etc...

VÉLO DORDOGNE - 1968/40° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
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29 septembre 2018

DUSSAC (courses disparues)

CHEZ L’AMI GAUTHIER

110841239[1]

En 1991, M. Gauthier avec les frères Béneyrol premier et deuxième du classement

- Dussac petit village entre Lanouaille et Thiviers a connu une période faste pour le cyclisme. Le CC Périgourdin, l’UC Montpon et l’Asptt Périgueux ont organisé tour à tour le prix des fêtes, en principe placé le deuxième dimanche après la Pentecôte. Le Tour Dordogne a traversé de même à maintes reprises cette commune pour laquelle le garagiste Gauthier s’est investi en faveur de la petite reine.

Palmarès connu : 1923 Camille Leburg, 1982 Jean-Luc Besse (CC Périgueux), 1983 Christian Gaury (CC Marmande), 1984 Jean-Luc Besse (CC Périgueux), 1985 Bernard Mazeau (Asptt Périgueux), 1986 Daniel Delmon (CC Périgueux), 1987 Jean-Jacques Blancheton (UC Montpon), 1988 Patrice Peyencet (CC Périgueux), 1989 Eric Barret (SVA Ruelle), 1990 Vincent Boissarie (Guidon Terrassonnais), 1991 Jean-Yves Béneyrol (Asptt Périgueux), 1992 Cyril Ribette (Asptt Périgueux), 1993 Nicolas Dubois (AVC Copernic), 1994 Thierry Ferrer (CA Mantes), 1995 Frédéric Castagnet (Guidon Agenais), 1996 Thierry Bernagaud (Asptt Périgueux), 1997 Aurélien Monthezin (CRC Limoges), 1998 Christophe Cuménal (CC Périgueux), 1999 Sébastien Bordes (UC Châtellerault), 2000 Vincent Guillout (Asptt Périgueux).

VELO DORDOGNE - DUSSAC - © BERNARD PECCABIN
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27 septembre 2018

7° TOUR DU PÉRIGORD (séquence rétro)

C’ÉTAIT LE 11 MAI 2003

2003 Tour du Périgord

- Une édition dominée par le CR4C Roanne venu en nombre, puis à un match contre les coureurs de l’US Montauban.

- Revoir la 6°édition sur ce lien
- L’échappée a été lancée par Jérôme Bouchet qui dès le départ est parti avec Baranowski le Polonais de Montauban. Le ton était donné et la course allait se résumer à un match entre ces deux formations, comme déjà dit. Murer un Autrichien enrôlé sous la bannière Roannaise, Pivois (Châteauroux), Delpech (Montauban), le Bulgare Dimitrov (Martigues) et Vignolles (Sud Gascogne) les ont vite rejoint : le bon coup était lancé. Seuls Vignolles (km 12) et Baranowski (km 34) n’ont pu suivre le rythme imposé. Les autres ont reçu le renfort de Luminet, vainqueur l’an passé, Auroux (Roanne) et Dubois (Châteauroux) au km 54 : plus personne n’allait revenir. Avec quatre coureurs sur les huit échappés, le CR4C Roanne jouait sur du velours et l’écart s’est creusé.

2003 Tour du Périgord 2003 Auroux, bonnet caché et Luminet

Le CR4C Roanne en force avec Auroux qui cache Bouchet et Luminet

- Un seul moment d’émotion : les échappées comptaient plus de deux minutes d’avance et il leur fut soudain annoncé qu’un contre s’était rapproché à une minute, puis que les Montalbanais Asmaker et Estadieu étaient pointés à 35 secondes. L’alerte fut sonnée par les Roannais, l’accélération qu’ils imposèrent en tête fatale aux coureurs les moins frais. Jérôme Bouchet, Benoit Luminet et Stéphane Auroux (Roanne) se sont retrouvés en compagnie de Pivois (Châteauroux). Tout danger de retour fut écarté après une belle partie de manivelle mais Pivois se retrouva bien isolé dans le final. Bouchet et Auroux se sont dégagés à un peu plus de cinq kilomètre de l’arrivée pour passer la ligne main dans la main tandis que Pivois trouvait des ressources nécessaires pour aller chercher la 3° place dans la côte d’arrivée après être resté sous la surveillance de Luminet. Ce dernier a payé dans les derniers hectomètres les nombreux efforts produits pour sauver l’échappée.
- L’épreuve qui s’est déroulée dans de parfaites conditions de sécurité, a été suivie par Jean Pitallier, président de la FFC et Patrick Vermeulen, président du comité d’Aquitaine.

2003 Tour du Périgord à Biron

Protocole à Biron avec Auroux et Bouchet (Roanne)

Le classement : 1. Stéphane Auroux (CR4C Roanne) les 133 km en 3h 19’33", 2. Jérôme Bouchet (CR4C Roanne) m.tps, 3. Yann Pivois (Châteauroux) à 28", 4. Benoit Luminet (CR4C Roanne) à 1’35", 5. Laurent Estadieu (US Montauban) à 2’57", 6. Olivier Asmaker (US. Montauban) m.tps, 7. Dimitar Dimitrov (Martigues SC) à 3’22", 8. Dubois (UC Châteauroux) à 4’18", 9. Jean-Luc Delpech (US Montauban) à 5’36", 10. Jean-François Laroche (Canada) m.tps., etc...

VÉLO DORDOGNE - 7° TOUR DU PÉRIGORD (2003) © BERNARD PECCABIN
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8° Tour du Périgord en 2004, cliquez ici

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25 septembre 2018

1993 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (39° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS DANS LE GRAND SUD-OUEST

24 au 30 Septembre 1993

Ferrer Thierry 1992

- Le 7° Critérium national disputé à Brive rassemble de grosses cylindrées d’où Thierry Ferrer (CA Mantes) - en médaillon sous les couleurs du CRCL - sort vainqueur. Hibou (Corbeil) et Bolay (Varennes) prennent les places d’honneur.
- Au Haillan, Daniel Pandelé (CAM Bordeaux) triomphe au Prix Laporte malgré la résistance de Pierre Painaud (CC Marmande) et du Langonnais Bibens admirables jusqu’au bout.
- Le mois de septembre ne se termine pas sans le Tour du Canton de Montguyon, remporté cette année par le Royannais Bruno Ladivalle qui bat au sprint Allin et le Niortais Pérez.
- Cette fin du mois de septembre se termine par de belles courses encore comme le Prix du Comice à Saint-Astier remporté par Jean-Marie Godard l’Orléanais du VS Monnaie qui réussit à s’imposer face aux assauts de Fernand Lajo (Le Bouscat) et de Gérard Ianotto (Guidon Saint-Martinois).
- D’autres victoires avec Cyril Castets (US Bouscat) au 7° Chrono des espoirs à Mont de Marsan, avec celle de Guillaume Destang (CA Mantes) à la 8° Flèche Landaise. Philippe Escoubet (Cycle Poitevin) s’impose à Villenave d’Ornon, Philippe Mondory (CG Orléans) en fait de même à Miallet alors que le même jour à Montguyon, c’est encore Gérard Ianotto qui rafle le prix du comité des fêtes devant Peyramaure du CA Mantes.

LES BRÈVES DU PÉRIGORD

Saint-Astier 1993

Jean-Pierre Godard vainqueur au sprint devant Lajo à Saint-Astier

- Saint-Astier (Prix de la Municipalité en toutes par JS Astérienne) : 1. Jean-Pierre Godard (VS Monnaie), 2. Fernand Lajo (US Bouscat), 3. Gérard Ianotto (Guidon Saint-Martinois), 4. Philippe Mondory (Cycle Poitevin), 5. Philippe Escoubet (Cycle Poitevin), 6. Thierry Ferrer (CA Mantes), 7. Jean-Paul Defaye (AC Limoges BP), 8. Pascal Peyramaure (CA Mantes), 9. Christophe Eyrolles (UC Corrèze), 10. Bogdanski (Creps Talence), etc...

Miallet 1993

A Miallet, Mondory à droite vainqueur, à gauche Fiacre 1° du club organisateur

- Miallet (séniors par ASPTT Périgueux) : 1. Philippe Mondory (CG Orléans), 2. Bauchaud (Chasseneuil), 3. Christian Roman (Cusset), 4. Alain Ruiz (UC Berry), 5. Thierry Lamy (AVC Copernic), 6. Julien Fiacre (Asptt Périgueux), 7. Bernard Rumanowski (UC Gourcinise), 8. Jean-Claude Bocquier (CRCL), etc...

Echourgnac 93

Départ de course à Echourgnac

- Echourgnac (par CC Montpon) : 1. Antonio Gomez(US Bouscat), 2. Demarchi (Toulouse Cycliste), 3. Esquerre (VC Beaulac), 4. Barbe (Bègles), 5. Galy (Le Haillan), etc...

Echourgnac 93 bis

Passage des coureurs à Echourgnac (édition 1993)

VÉLO DORDOGNE - 1993/39° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
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24 septembre 2018

1968 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (39° semaine de la saison)

IL Y A 50 ANS DANS LE GRAND SUD-OUEST

24 au 30 septembre 1968

- Michel Brux (UC Tarbes) a eu la chance à Montguyon où il triomphe devant un parterre de vedettes dont Pierre Beuffeuil (Saujon), André Trochut (VC Charron), Jean-Pierre Barbe (Bègles) et Guy Epaud. Dommage que Bernard Dupuch le Bordelais, victime d’un bris de chaîne ne put disputer le sprint ce qui fit le bonheur du coureur Tarbais.

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Brux vainqueur et Beuffeuil deuxième à Montguyon

- Par un vent défavorable et une pluie persistante, Bernard Dupuch (encore lui) remporte Paris-Dreux. C’est au 68° kilomètre que le Bordelais s’est placé dans une échappée. Victime d’une chute au 110° kilomètre, il rejoint les fuyards et gagne devant les coureurs de Boulogne-Billancourt que sont Briend, Proust et Thévenet qui terminent dans cet ordre.
- Gérard Vigouroux renoue avec le succès à Damazan, puis à Bourriot-Bergonce. Le coureur Villeneuvois s’impose d’abord à Damazan où il bat Peyre (Ste-Livrade), Sadet et Granzotto ses équipiers puis le Bergeracois Démortier. Vigouroux ressert le potage à Bourriot-Bergonce devant 75 partants. Cette fois il fait la pige aux Marmandais Bertrand et Michel Babin et aux Livradais Chesnais et Traversié classés dans cet ordre.
- En Limousin, le prix Roger Auclair véritable Grand Prix des Nations de la région, disputé du côté de Guéret est gagné par le Parisien Coquery. Celui-ci profite des crevaisons de Guitard (2°) et Jamot (3°) qui sans elles, remportaient facilement cette épreuve.
- Lors de cette dernière semaine de septembre, notons le succès de Jean-Pierre Macalli (Villeneuve) à Saint-Michel de Double, de Beuffeuil (Saujon) à Montlieu la Garde, de Jean Prat (VC Maurs) à Castelnau-Fayrac, de Claude Magni (VC Langon) à Pontenx les Forges et de Maurice Saint-Jean (Beaucaire) à Uza les Forges.

LES BRÈVES DU PÉRIGORD

- Miallet (toutes catégories par CC Périgourdin) : 1. Jean-Pierre Guitard (Limoges)

Saint-Michel de Rivière 68

Faye fleurit par Mlle Malaise à St.Michel de Rivière

- Saint-Michel de Rivière (2.3.4 par US Coutras) : 1. Faye (Cenon),  2. Lafon, 3. Biale, 4. Poirier, 5. Peydecastaint, 6. Decima, etc...
- Saint-Michel de Double (cadets par UC Montpon) : 1. Jean-Pierre Maccali (Villeneuve), 2. Jacques Raymond, 3. Maurice Bourdin, 4. Christian Le Goff, 5. Christian Coudert, 6. Bernard Fiarotto, 7. Patrick Barrière, 8. Patrick Hottelet, 9. Christian Galles, 10. Francs Piot, etc...

Saint-Michel de Double 1968 Bis

Delfau avec Pierrette Tamarelle et Mazeau (2°) de Ste Foy,
avec Christiane Bouthier à Saint-Michel de Double

- Saint-Michel de Double (séniors par UC Montpon) : 1. Yves Delfau (VC Saint-Roch)
- Lanouaille (2.3.4 par Pédale Nontron) : 1. Michel Peyrat (UV Treignac), 2. Yves Delfau (Saint-Roch), 3. Jean-Jacques Tierce (Saintes), 4. Jacques Lenemberger (Rougnac), 5. Marcel Jolivet (Sarlat), 6. Jean-Claude Dazat (Lalinde), 7. Jean-François Bardoulat (Nontron), 8. Claude Denis (Périgueux), 9. Guy Dutertre (Nontron), 10. Marc Miele (Bordeaux), etc...
- Chamiers (prix des HLM cadets par CC Périgourdin) : 1. Serge Besse (Nontron), 2. Sajous (Girondins), 3. Jacques Cosani (Agen), 4. Lionel Sallat (P. Nontron), etc...
- Chamiers (prix des HLM séniors toutes par CC Périgourdin) : 1. Jacques Marrec (Bon-Encontre), 2. Christian Fauquey (Créon), 3. Lucien Sautier (CRCL), 4. Roger Démartin (CRCL), 5. Raymond Labrousse (CC Périgueux), 6. Roger Jolivet (CC Périgueux), 7. Christian Martinez (Le Bouscat), 8. Francis Casas (Bordeaux), 9. Alain Ravat (Bégles), 10. Claude Hue (Charenton), etc...
- Castelnau-Fayrac (toutes par CC Belvès) : 1. Jean Prat (VC Maurs), 2. Ben Brahim (Villeneuve), 3. Melchior (Lalinde), 4. Mazet (Bordeaux), 5. Hue (Charenton), 6. Sautier (CRCL), 7. Casas (Bordeaux), 8. Lacaud (Agen), 9. Boyer (Belvès), 10. Péquignot (Bordeaux), etc...
- Liorac (3 et 4 par CC Périgueux) : 1. Claude Denis (CC Périgourdin), 2. Sadet (Villeneuve), 3. Christian Arquey (VC Bergerac), etc...

VÉLO DORDOGNE - 1968/39° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
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23 septembre 2018

SAINTE ORSE (séquence rétro)

C’était un 22 août 1983

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- Sur un circuit très sélectif de nombreux concurrents ont prix le départ du prix des fêtes du village placé sous le contrôle technique du Cyclo-Club Périgourdin. Belle course avec la victoire de Michel Laval licencié à l’UC Villeneuve. Cette épreuve était ouverte aux 2°, 3° et 4° catégories.

Notre photo : Miss Sainte-Orse avec le vainqueur.
Le classement : 1. Michel Laval (UC Villeneuve), 2. Patrice Dumas (Asptt Périgueux), 3. Hammel (Beauregard), 4. Perrier (Ruelle), 5. Bernard Estève (Pédale Faidherbe), 6. Eric Stoïkowitch (EVCC Bergerac), 7. Riou (Nantes), 8. Pérez Yves (Thiviers), 9. Sylvère Truffy (Pédale Faidherbe), 10. Claude Denis (CC Périgueux), etc…

VELO DORDOGNE – SAINTE ORSE 1983 - © BERNARD PECCABIN
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22 septembre 2018

MONPAZIER (c’était le 5 août 1983)

DANIEL LEVEAU L’HOMME AUX 586 VICTOIRES

Monpazier

Alain Mas meilleur sprinter avec Jean-Louis Gauthier, à droite Leveau lauréat

- C’est devant un public record, évalué à 2 000 personnes que le Normand est venu signer son deuxième succès dans la Bastide après celui de 1981. Alfred Roques ancien international de rugby du Stade Cadurcien libère les vingt-sept coureurs. Et c’est un Britannique, Simon Hook qui attaque dès le deuxième tour. Faisant le forcing, ce solide garçon provoque le retour de Lorang (Créteil), Ignace (VS Marmande), Dubreuil (CC Périgueux), Chaubet (Castres) et Bodin (EC Foyenne). Motivé par les primes, ce groupe ne se démotive pas et compte jusqu’à 50 secondes d’avance sur un peloton où Chesneau, Pineau et Leveau sont les plus actifs. Bodin est mis hors course et l’écart se réduit si bien qu’à vingt kilomètres de l’arrivée, le peloton est regroupé. Fortement encouragé par une colonie de supporters, Ignace attaque et c’est une course poursuite qui s’engage. Le Marmandais est rejoint à vingt mètres de la ligne et c’est Leveau qui gagne sur le fil.

Le classement : 1. Daniel Leveau (CS Villedieu), 2. Loustalot (AJ Montmoreau), 3. Ignace (VS Marmande), 4. Pineau (CC Marmande), 5. Bonnand (Castres),  6. Chaubet (Castres), 7. Ballion (Villenave), 8. Desriac (AS du 20°), 9. Mas (Mantes), 10. Decima (Montmoreau), 11. Biffiger (Villefranche), 12. Ianotto (AC Boulogne-Billancourt), etc...

VELO DORDOGNE - MONPAZIER 1983 - © BERNARD PECCABIN
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21 septembre 2018

Christian BORDIER (par Jean-Robert Laloi)

1972 cyclisme

Francis Duteil et Christian Bordier : deux champions, deux voisins, deux rivaux

- Revoir sur ce LIEN le palmarès de Christian Bordier

- Bordier, ce mot synonyme d’une personne exploitant une métairie est aussi le nom d’une mer située près des côtes Normandes. Chez nous dans le grand Sud-Ouest, c’est le nom d’un des plus célèbres et talentueux coureur que le Comité d’Aquitaine ait connu dans ses rangs.
- Originaire de Cherval en Dordogne où il naquit le 29 novembre 1946, Christian Bordier, très connu encore sous le diminutif de "Cricri" était considéré peu après ses débuts par ses adversaires comme une sorte de terreur qui collectionnait les maillots officiels avec une rare constance.
Champion d’Aquitaine des débutants en 1963, champion d’Aquitaine des amateurs juniors en 1965, encore un titre chez les séniors en 1968, un autre pour le compte des sociétés, bref, Christian Bordier ne faisait pas les choses à moitié.
- Grimpeur de talent, rouleur de qualité, sprinter redoutable et maître tacticien, "Cricri" ne se contentait bien sûr pas de sa collection de maillots officiels, il faisait aussi une abondante moisson de bouquets sur les routes du Sud-Ouest, de Bretagne et d’ailleurs.
- Certes le sociétaire de l’Etoile Cycliste Foyenne, n’a peut-être pas connu la consécration que sa classe naissante laissait espérer, mais il reste que son palmarès est riche de quelques 300 victoires dont les plus marquantes sont les prix de Plumelec, de la Trinité de Guéret, de Decazeville, Limoges-Saint-Léonard et retour, les Dix Jours du CRCL et le Bol d’Or des amateurs, sa dernière grande performance.
 - C’est à la fin de la saison 1978 qu’il raccrocha définitivement son vélo au clou. Cette année là encore, en voyant sa silhouette élégante se faufiler dans le peloton et se dégager irrésistiblement sans jamais perdre de sa belle allure, nous pensions à ce coureur de vingt ans tellement doué pour le sport cycliste qui faisait voir sa roue arrière à Labourdette, Villemiane et à tant d’autres encore qui ont fait leur chemin depuis, et nous nous demandions pourquoi ce garçon avait refusé catégoriquement de franchir le Rubicon surtout lorsque des offres sérieuses lui furent proposées.
- "J’avais 23 ans à l’époque et les règlements fédéraux n’autorisaient pas encore les professionnels à redescendre chez les amateurs" me disait l’autre jour Christian Bordier qui poursuivait : "Je n’ai rien d’un cocardier, mais sincèrement j’aurais aimé être professionnel, j’ai eu peur d’échouer dans cette voie si dangereuse et croyez-moi, c’est mon plus grand regret car ce doit être beau d’être professionnel. Bref en ayant été un bon amateur, je pense néanmoins pouvoir être fier de moi."
- "On m’a souvent demandé quel était mon plus beau souvenir de coureur cycliste, honnêtement il n’est pas possible de répondre. Ils sont nombreux et aucun ne se dégage vraiment. En revanche mon plus mauvais souvenir, c’est bien cette chute douloureuse et préjudiciable dont je fus victime lors du Trophée Peugeot à Montbéliard dans les Vosges alors que la victoire ne pouvait plus m’échapper."
- Ayant été obligé d’abandonner la compétition à l’âge de 32 ans pour se consacrer pleinement à son bar et à sa crêperie qu’il ouvrit cette année là sur la plus grande place de Mareuil sur Belle en face du magasin de cycles de la famille Duteil, Christian laissait derrière lui l’image d’un champion raté.
- Il m’est arrivé d’honorer en plusieurs occasions ses invitations dans ce très joli bar stylé et rustique qu’il a baptisé "la Rapière" et j’ai pu constater qu’il mettait autant de dynamisme et de passion dans son nouveau rôle que dans celui du coureur cycliste du plus haut niveau.
Jean-Robert LALOI

1965 Saint-Jean d'Angély avec duteil et ardoin

A Saint-Jean d'Angély avec Duteil et Ardoin en 1965

VÉLO DORDOGNE - Christian BORDIER © BERNARD PECCABIN
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