18 juillet 2020

BORDEAUX-ARCACHON - 18° et dernière partie

 LA CLASSIQUE BORDEAUX-ARCACHON

la plus ancienne, la plus courte et la plus rapide du Sud Ouest

RECAPITULATIF DU PALMARES DE CETTE CLASSIQUE

Lire la précédente publication sur ce lien.

- Pour mieux percevoir le palmarès de cette épreuve et face aux nombreux mails reçus sur ce sujet, ce qui démontre l’intérêt de nos lecteurs pour cette course, nous vous publions l’intégrale de cette classique, du moins pour tout ce qui a pu être vérifié. Vous trouverez chaque fois que c’est possible, les trois premiers coureurs classés. Attention, au début il y a eu plusieurs épreuves courues la même année. Toutes les épreuves ont été organisées par l’UC Arcachon, sauf celles mentionnées en italique sur cette publication.
- Emile Sauzeau à quatre reprises et René de Lavillette par trois fois ont gagné l’épreuve, mais à une période où plusieurs éditions étaient programmées la même année. On peut donc attribuer le titre symbolique de "Monsieur Bordeaux-Arcachon" au Périgourdin Stéphane Lavignac trois fois vainqueurs d’une classique courue respectivement au 19°, 20° et 21° siècle...

1892 - Louis Pinaud-Duanip les 100 kms en 3h35’, Th Léveilley, Lanuc. (course d’ouverture)
1893 - Henri Beconnais; les 100 kms en 3h48’, Desbordes, Merville. (Professionnels)
Monnier les 100 kms en 3h59’, de Vallandé, Ch. Tampier. (amateurs)
1895 - Popinet (temps non communiqué) A. Moussinat, J. Bertin. (Professionnels)
Lafitte, Macaroni, Réglat (amateurs)
Marty-Bouzou en 2h02’15s, Dravor, Baillet.
O. Desprat en 1h48’,Smits (Holl), H Laffargue (Professionnels)
L. Marty en 1h40’ (record établi) , Derfla, Dravor (amateurs).
1896 - Henri Lafargue en 1h49’, J. Bertin, Lerouge (Professionnels)
A. Barreyre en 1h41’, Lagarde, Bernard (amateurs)
1897 - Jean Bertin en 1h41’, J. Renouil, Octave Chadeau (Professionnels)
A. Barreyre en 1h38’ (record établi) , Laborie, Lagarde (amateurs)
1898 - H. Remordé (UC Bordelaise) en 1h20’ (record établi) , Santa Fusta (Vélo Caudéranais), V. Dagrant (Vélo Caudéranais) (amateurs)
Octave Chadeau en 1h25’, Boutet, Théringot (Professionnels)
Emile Sauzeau en 1h29’, H. Remordé (UC Bordelaise), Léglise (amateurs)
Lafontan en 1h35’20s, Dumas, Broc (Professionnels)
Emile Sauzeau en 1h34’30s, Mastroti, Massie (amateurs)
1899 - Eyquem (Vélo Caudéranais) en 1h38’06s, E. Poupin, Dranem (amateurs)
Emile Sauzeau (Racing Club Bordelais) en 1h10’ (record établi), M. Larsonneur (Vélo Caudéranais), Pauly (UC Bordelaise) (amateurs)
Emile Sauzeau (RCB) en 1h40’02s, Campagne, Edimbert (juniors)
1900 - Sadouillette en 1h30’, Harry (Vélo Caudéranais), Emile Baudouin (Section Bordelaise) (amateurs)
A. Thibeault (SA. Bordelais) en 1h14’30s, Testonne, Emile Baudouin (Section Bordelaise) (amateurs)
1901 - Emmanuel (UC Bordelaise) en 1h33’, A. Thibeault (SA Bordelais), Dagut (Racing Club Bordelais) (amateurs)
R. Puissant (Section Bordelaise) en 1h24’25s, Sadouillette, Lamblardy (Section Bordelaise) (amateurs)
1902 - Ch. Passet (Racing Club Bordelais) en 1h43’, Emmanuel (UC Bordelaise), Toitot (Racing Club Bordelais) (amateurs)
M. Fontan (Racing Club Bordelais) en 1h36’, Dunes (Cyclistes Girondins), F. Lannes (Vélo Club Caudéranais)
René Puissant (Section Bordelaise) en 1h39’, Achariteguy (Section Bordelaise), Darqué (Section Bordelaise) (amateurs)
René de Lavillette (Racing Club Bordelais) en 1h26’, R. Puissant (Section Bordelaise), A. Herbert (SA. Bordelais) (amateurs)
René de Lavillette (Racing Club Bordelais) en 1h30’, Fulgence (SA. Bordelais), F. Laval  (amateurs)
1903 - A. Dupouy (Racing Club Bordelais) en 1h36’, E. Barrié (Racing Club Bordelais), L. Marty (UC Bordelaise) (amateurs)
Edmond Luguet (SA. Bordelais) en 1h33’, A. Thibeault (SA Bordelais), René de Lavillette (Racing Club Bordelais) (amateurs)
1904 - E. Milleroux (SA Bordelais) en 1h40’, Carpentey (UC Bordelaise) (amateurs)
Schmidt (SA Cognac) en 1h35’, P. Louret (SA. Cognac), Tétaud (SA Cognac) (amateurs)
1905 - E. Pouquet (UC Bordelaise) en 1h45’20s, F. Février (UC Bordelaise), Charlot (UC Bordelaise) (amateurs)
1909 - André Bougon (UC. Arcachon), Dujardin (Arcachon), Frigoit (amateurs)
1910 - René de Lavillette (RC Bordelais), G. Lescouzère (RCB), Delale.
Bournac Jeune (RC Bordelais) en 1h32’, G. Niort (Cyclistes Girondins), André Bougon (Club Athlétique Arcachonnais)
1911 - René Chazaud (Cyclistes Girondins) en 1h33’, André Bougon (Racing-Club Bordelais), Mario Lafon (Vélo-Stade Arcachonnais)
René Chazaud (Cyclistes Girondins) en 1h24’57s, Mario Lafon (Vélo-Stade Arcachonnais) André Bougon (Racing Club Bordelais)
1912 - Daniel Fourgeau (Cyclistes Girondins) en 1h24’, René Chazaud (Cyclistes Girondins), Ulrich (RC Bordelais)
1913 - Daniel Fourgeau (Bordeaux VC) en 1h20’15s, Delbreil (Bordeaux VC), Rulleau (Bordeaux Vélo Club)
1914 - A. Amiaux (CASG) en 1h28’, H. Dumas (Vélo Club Lion), H. Bouheben (VC Lion) (indépendants)
(VC Lion) en 1h28’, L. Rouynaud (VC Lion), M. Rougerie (Vélo Club Lion) (amateurs)
1919 - Coiffard Luciano (Cyclistes Girondins) en 1h32’30s, E. Milleroux (Bordeaux VC), H. Perrier (UVC) (amateurs)
1920 - R. Piquemal (SA Bordelais), M. Delbos (SCB), Albert Cantou (SA Bordelais) (amateurs)
1921 - Albert Cantou (SA Bordelais) en 1h34’02s, R. Cailley (BAC), R. Dupart (SCB) (amateurs)
1922 - R. Piquemal (SA Bordelais) en 1h37’, Albert Cantou (SA. Bordelais), D. Fourgeau (Bordeaux vVélo-Club) (Pros/amateurs)
1923 - Raymond Rousset (SA Bordelais) en 1h40, J. Cassou (BP), A Chauvière (SA Bordelais) (HS/Amateurs)

Lavi

Stéphane Lavignac le "Monsieur Bordeaux-Arcachon"
des temps modernes, vainqueur en 1992, 1994 et en 2000

1924 - G. Gayet (UCCA), J. Bonne (VC Lion), A. Preuilh (PT)
1925 - L.A. Vergez (SA. Bordelais) en 3h17’, J. Dachary (Bordeaux VC), R. Vignes (CGB)
1927 - René Lauga (UC Arcachon) en 3h09’, F. Vandenberghe (UC Arcachon), L. Devos (UC Arcachon) (international)
1928 (Rochefort) en 3h21’25s, L. Laval (CC Périgueux), J. Grossard (UC Arcachon) (international)
Roger Lapébie (Bordeaux VC) en 1h21’02s, R. Charropin (ASM), P. Duron (VAL) (amateurs)
1929 - Roger Parioleau (Rochefort) en 2h59’06s, Victor Descoubès (UC Arcachon), René Prévôt (ALBS) (international)
F. Niéto (Burdigala Paris Club) en 1h17’, E. Ogier (SA Bordelais), A. Deligey (PT) (amateurs)
1930 - J. Bourret (Bordeaux Vélo-Club) en 1h16’30s, A. Ducos, J. Gaillard (Burdigala Paris Club) (amateurs)
1931 - P. Douat (Bordeaux Vélo Club) en 1h10’, Robert Pruney (Union Cycliste Arcachonnaise), H. Mercet (ASM) (amateurs)
1932 - P. Douat (Bordeaux VC) en 1h16’, Gérard Virol (Bordeaux Vélo Club), P. Dupouy (HSB) (amateurs)
1933 - A. Cazaux (MVC) en 1h13’11s, R. Labrousse (Bordeaux Vélo-Club), C. Nalbet (BEC)
1934 - Mémoré Carapezzi (Italie) en 1h13’, Gaston Ducoin (BEC), Loubère (SAB).
1935 - Roger Apechèche (C. Girondins) en 1h10’50s, René Dassé (CCL), Maury (CG).
1936 - Raymond Maury (CG) en 1h14’34s, Roger Apechèche (CG), Nazarre (CCL).
1937 - Pierre Chazaud (C. Girondins) en 1h08’43s (nouveau record), Alain Domecy (Castillon) à 45s, Alcaïne (CCP).
1938 - Norbert Bougon (UC. Arcachon) en 1h10’58s, André Héran (UCA), L. Sanchez (Union Cycliste Bordelaise).
1939 - Pierre Descot (UC.Arcachon) en 1h10’21s, Albert Payan (AS St. Médard), Clairac (VCSL).
1941 - Jean Barthez (UC.Arcachon) en 1h12’40s, Félix Dordignac (BPC), G. Delos (UCA).
1942 - Henri Gaborias (Bayonne) en 1h11’45s, Fernand Gaborias (Anglet), A. Poirier.
1945 - Louis Barrière (CA Béglais) en 1h18’43s, André Micas (SAB), Darouzès (SAB).
1946 - Elio Manfé (CC Marmande) en 1h10’, Robert Pitoux (UC Villeneuve), Serge Agoust (SAB)
1947 - Francis Brizon (VC de Levallois) en 1h07’30s (nouveau record), Mario Ragagnin (CC Marmande), Serge Agoust (SAB).
1948 - Serge Agoust (SA Bordelais) en 1h 07’ 23s (nouveau record), Maurice Glomot (St. Jean d’Angély), Bruno Covre (Cyclo-Club Marmande)
1949 - André Micas (ASPTT Bordeaux) en 1h 08’ 29s, Ragagnin (Marmande), Serge Agoust (SA Bordelais)
1950 - Jean Missègue (SAB) en 1h 09’ 19s ; Dangoumeau, Serge Agoust.
1951 - Gérard Ferrage (VC Lion) en 1h 04’ 19s 1/5 (nouveau record) Pierre Rinco (VC Lion), Jean Rinco (Cycles Girondins).
1952 - Jean Missègue (SAB) en 1h 08’58s ; Cruzin (CC Caudéran), Julio Alvarez (Girondins).
1953 - Louis Rigon (VC Miramont) en 1h 07’ 55s ; Vincent Sosa (VC Lion), Jacques Sabathier (UC Arcachon)
1954 - Jacques Sabathier (Girondins) les 50 kms en 1h 07’ 26s ; Gérard Doret (VC Lion), André Tournis (SAB).
1955 - Yves Nebut (Girondins) en 1h 07’ 58s ; Christian Bannes (Girondins), Bernard Domagé (Stade Montois).
1956 - Pierre Martinet (SAB) 66 kms en 1h36’, Beauvieux (Bordeaux VC), André Tournis (SAB).
1957 - Bernard Domagé (Stade Montois) en 1h 09’ 20s ; Yves Nebut (Girondins de Bordeaux), André Delort (US Andernos).
1958 - Christian Castéra (Cyclo-Club Bordelais) en 1h09’02s, Paul Asséré (SBUC), Christian Pradeau (CA Béglais)
1959 - Jean-Claude Bâle (SA. Bordelais) les 50 kms en 1h06’15s, Roger Fontagnères (VC Capbreton), Jacques Sabathier (Stade Montois).
1960 - Roger Fontagnères (VC Capbreton) les 50 kms en 1h07’, Roland Delaunay (Pédale Jonzac), Jacques Suire (Bordeaux VC).
1961 - Serge Poletto (Girondins) les 50 kms en 1h05’30s, Estebanez (SA Bordelais), Debiard (SA Bordelais).
1962 - Yvon Roullin (Royan Océan Club) les 50 kms en 1h05’32s, André Dattas (Valence sur Baïse), Jean-Louis Chabanne (SCA. Libourne)
1963 - Alain Charles (CC Périgourdin) les 50 kms en 1h07’04s, Francis Campaner (Bordeaux VC), Bardy (Girondins de Bordeaux).
1964 - Yvon Roullin (Royan OC) les 50 kms en 1h08’38s, Michel Lannier (Royan OC), Claude N’Haux (Sauveterre).
1965 - Serge Lapébie (SAB) en 1h14’35s, Dupuch (SAB), Badia (Toulouse
1966 - Alain Favarel (CA Castelsarrasin) en 1h03’20s (nouveau record), Lescarret (SAB), Rousselet.
1967 - Gérard Berthomet (CO La Couronne), Lamarque (US Testerine), Ruffat (UC. Orthez)
1968 - Francis Peyré (Sainte-Livrade) les 50 kms en 1h07’49s, Christian Dolhats (VC. Tarnos), Gérard Vigouroux (Sainte-Livrade)
1969 - Christian Dolhats
(VC Tarnos), Francis Peyre (UCD Villeneuve), Pauillac.
1970 - Dominique Durand (US Talence), Panizzon (Stade Montois), Daniel Merle (CO La Couronne).
1971 - Joël Expert (CA Créon), Daniel Merle (CO Couronne), Fancis-Xavier Lopez (CA Créon).
1972 - Serge Perrin (VC Nérac) en 1h14’43s, Villeneuve (UC Gujan Mestras), Monté (AS Facture)
1973 - Jacky Hurou (VC Tarbais) les 57 kms en 1h12’00s, Fernand Lajo (US Talence), Hervé Calas (VC Castelnau)
1974 - Michel Dufour (UA Vic) en 1h15’16s, Garcia (AS Facture), Gomez (US Bouscat)
1975 - Fernand Lajo (US Talence), Pierre Biscay (US Talence), Jacques Dolhats (Aviron Bayonnais)
1976 - Eric Dubuc (Pédale Tonneins) les 47,5 kms en 1h04’57s, Philippe Barreyre (UC Gujan Mestras), Jean-Marc Desbieys (UC Mimizan).
1977 - Jean-Louis Dublé (VC Mérignac) les 45,85 kms en 1h01’50s, Delort (AS La Teste), Larrière (VC Macau).
1978 - Eric Robertou (US Villenave), Didier Barret (US Villenave), Daniel Fedon (US Pons).
1979 - Michel Cortinovis (CAM Bordeaux) les 45 kms en 1h02’00s, Didier Barret (US Villenave), Philippe Nardi (US La Brède).
1980 - Bruno Bannes (CAM Bordeaux), Philippe Decima (CRC Limoges), Bernard Moncé (VC Barsac).
1981 - Michel Cortinovis (CAM Bordeaux), Philippe Decima (AJ Montmoreau), Bruno Bannes (CAM Bordeaux).
1982 - Eric Lasserre (AS Facture) les 45 kms en 1h04’02s, Hardy (VC Bordeaux), Eric Mouret (US La Brède).
1983 - Eric Caumeil (US Bouscat) les 49,3 kms en 1h04’00s, Hervé Fagot (CAM Bordeaux), Guido Vérardo (CC Marmande).
1984 - Eric Dattas (Guidon Agenais) les 49,3 kms en 1h02’57s (nouveau record), Christophe Pradeau (CA Béglais), Gérard Diaz (Guidon Saint-Martinois).
1985 - Pascal Courtade (VC Mérignac) en 1h03’00s, Laurent Orion (CAM Bordeaux), Michel Landa (UC Arcachon).
1986 - Pascal Courtade (Mérignac VC) et Eric Dupouy (Guidon Saint-Martinois) ex-aequo 3. Hervé Lavignac (CC Périgueux).
1987 - Patrice Monti (AS Facture) les 51 kms en 1h06’25s, Dominique Péré (Guidon Agenais), Bernard Lavidalie (AS Facture).
1988 - Philippe Decima (VC Mérignac) les 50 kms en 1h07’18s, Dominique Péré (Guidon Agenais), Moreau (VC Mérignac)
1989 - Philippe Barreyre (UC Gujan Mestras) les 50,3 kms en 1h05’52s, Cyril Delias (VC Langon), Laurent Puginier (US Villenave).
1990 - Régis Mercadieu (CC La Hume) les 50,7 kms en 1h07’05s, Philippe Galy (VS Cadurcien), Pérez (UC Gradignan).
1991 - Jean-Yves Elissalde (Creps Talence) les 50,7 kms en 1h06’17s, Pellet (UC Gujan Mestras), Aubert (Creps Talence).
1992 - Stéphane Lavignac (ASPTT Périgueux) les 50,7 kms en 1h10’23s, Anthony Langella (CC Marmande), Thierry Manet (Mérignac VC).
1993 - Frédéric Villeneuve (UC Gujan Mestras) les 50,7 kms en 1h07’28s, Loïc Tessier (CAM Bordeaux), Pérez (Roue Cadaujac).
1994 - Stéphane Lavignac (ASPTT Périgueux), Jean-Claude Darragnès (Guidon Saint-Martinois)
1995 - épreuve non inscrite au calendrier FFC
1996 - Jérôme Dasque (Mérignac VC),
Dupin (UC Gujan Mestras), Jean-Claude Daragnès (Guidon Saint-Martinois).
1997 - Hervé Duclos-Lassalle (VC Oloron HB),
Pascal Simon (US Talence), Cola (AS Libourne).
1998 - résultats non trouvés
1999 - Laurent Nato (Mérignac VC) les 47,1 kms en 1h01’59s,
David Bailleul (VC Barsac), J. Cola (VC Langon).
2000 - Stéphane Lavignac (GC Bergerac),
Sentucq (US Talence), Nogué (US Talence)
2001 - Stéphane Eyquard (US Bouscat) les 47,9 kms en 1h01’58s,
Descombes (VC Cubzac), Hosteins (UC Arcachon)
2002 - Mathieu Ladagnous (VC Nay),
Benoit Hervoir (US Talence), Florian Moquait (UC Le Haillan)
2003 - Géric Nogué (US Talence),
Jérémie Ouedraougo (Burkina Faso), Pierre Painaud (SC Braud)
2004 - Tony Huet (AS La Teste),
Stéphane Lavignac (EC Trélissac), Baude (US Talence)

LES VÉTÉRANS

1895 Tilhet, 1896 Oscar Maillotte, 1897 Oscar Maillotte, 1898 Oscar Maillotte, 1899 Oscar Maillotte puis Ferréra (deux éditions) 1900 Lagarde, 1901 Maillotte, 1902 non disputé, 1903 Maisonnneuve (Vélo Caudéranais), 1904 L. Vidailhet (UC Bordelaise), 1905 Cambouis, 1919 Gaston Bougon (Wonderland Arcachonnais), 1920 Gaston Bougon (Wonderland Arcachonnais), 1925 Octave Chadeau, 1927 L. Lalet (ASM).
1946 René Prévot (UC Arcachon), 1947 Lacambra (Langon), 1948 Jacques Dachary (ex Bordeaux VC), 1949 Léon Salles (Tours), 1950 Marcel Redoulez (CAM), 1951 Fortunato Da Ros (Marensin), 1952 Marcel Redoulez (CAM), 1953 Robert Pruney (Bordeaux), 1954 Roger Seigneuroux (Paris), 1955 André Duplé (Anglet), 1956 Robert Pruney, 1957 Robert Pruney, 1958 Fréchaut, 1959 Nomas (Reignac de Blaye), 1965 Norbert Bougon (Arcachon)
1977 Luchsinger (Saint-Lys Olympique), 1978 Roland Marceau (VC Langon), 1979 Valdès (Toulouse), 1981 Dulhoste, 1982 Robert Courrèges (AS Pessac), 1983 Jean Maso (AS St. Médard), 1984 Pierre Richard (VC Livry Gargan), 1985 Yvon Rollin (ASPTT La Rochelle), 1986 Jean Del Moral (SS Tatry Sports Bordeaux), 1987 Michel Devert, 1989 Pascal Bernard (Pédale Faidherbe Périgueux), 1990 AndréFournier (US La Rochelle), 1992 André Fournier (UC Aunis).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - L’Histoire de la Classique BORDEAUX-ARCACHON (17)
© BERNARD PECCABIN
(à la mémoire d’Hubert Longau, de Gaston Bougon et de tous les crabes de l’UC Arcachon)
FIN DE PUBLICATION (cliquez ici pour retourner au début de cette publication)

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02 juillet 2020

BORDEAUX-ARCACHON - 17° partie

LA CLASSIQUE BORDEAUX-ARCACHON
la plus ancienne, la plus courte et la plus rapide du Sud Ouest
Retour sur l’histoire de cette épreuve

Bx-Arca

- Relire la publication précédente (cliquez sur ce lien).

POTINS SUR DIFFERENTES EDITIONS (1963-2004)

- Berceau de la vitesse et du cyclisme routier, ce sont 130 coureurs qui se sont présentés à l’Alouette puis 100 concurrents en vue de la banderole, où Alain Charles du CC Périgourdin a été le plus rapide en cette année 1963. Parmi les personnalités à l’arrivée, on notait la présence de René de Lavillette qui enleva cette course en 1902. Le vainqueur entouré de Jean Francis a reçu entre autre un transistor offert par M. Carrère d’Arcachon.
- C’est au speaker Jean-Bernard Sanz que revient l’honneur de commenter l’édition 1964 gagnée une fois de plus par Yvon Roullin. Cette victoire a été contestée par de nombreux suiveurs, mécontents de trouver encore ce coureur en 3° catégorie !!! Même si sa victoire reste limpide face à 142 concurrents, la presse ne manque pas de jouer sur la licence du coureur apte à courir sur un registre bien supérieur. Une polémique s’engage et il se dit qu’il faut deux Charentais pour faire un Girondin… Wouaf ! En marge de ce problème, une chute a précipité tout de même une vingtaine de coureurs sur le bitume lors de l’arrivée, mais Lanier (Royan), N’Haux (Sauveterre), Furlan (Agen), Clavier (Charente), Saubesty (Arcachon), Alain Lavignac (Périgueux) et Lyonnet de l’ASPTT réussirent à terminer dans cet ordre derrière le coureur de Royan. Et comme l’an passé, René de Lavillette, ex-aviateur et vainqueur de l’épreuve, retiré aujourd’hui à Arcachon, récompensa le lauréat.
- 1965 voit la victoire de Serge Lapébie, fils de Guy. Un Bordeaux-Arcachon que de nombreux coureurs et non des moindres, ne se consoleront jamais de n’avoir pu le gagner. Lapébie laissa les jeunes ambitieux se suicider contre le vent avant de se montrer souverain dans un sprint de 120 coureurs, où le juge d’arrivée n’a eu aucun souci de par la netteté du succès du coureur du SAB. Au cours de cette épreuve, nous avons vu à la pointe du combat Miele (CAM), Daniel Tardiff, Robert Noailles, Brusson, Mepou, Labercade, Goret, Robert Gonthier, Bouchonneau, Cazas, Tillet, Celizié, Lapeyre, Guérin et Armella. Mais en cette édition 1965, un deuxième Lapébie figurera désormais dans le glorieux palmarès de cette classique
- Année mémorable que celle de 1966 où le record de Ferrage qui avait tenu 15 ans, réussi à tomber enfin ! Alain Favarel du CA Castelsarrasin réalise sur la même distance que Ferrage 1h03’20s soit 59 secondes de moins. Et le plus malheureux dans tout ça sera le coureur Espinasseau d’Ambarès qui aura tenu en respect durant 15 kms la meute lancée à ses trousses. Il ne fut rejoint qu’au début de l’ultime ligne droite. Dommage, mais quoiqu’il en soit Espinasseau est un magnifique poursuiteur qui a eu du culot pour partir seul à l’aventure. Verger (Le Fleix), Toulin (Pyrénées), Lafaurie (Dax), Salles (Muret), mirent le feu aux poudres. Barride et Lannegrand (Dax), Forano et Blancard (Angoulême), Puysségur et Sanchez (Toulouse), Lehoux (Mussidan), Faye (Cenon), Pouillac (Royan), Delayre (Bergerac), Miele (CAM), Toutin (Castelsarrasin) et même le vétéran Norbert Bougon prirent le relais. Sprinter expérimenté, âgé de 18 ans, Favarel a débordé Lescarret et tout le peloton qui a réalisé il faut le redire, un temps record, celui de Favarel en l’occurrence ! Et il fait plaisir de voir que ce reportage de cette édition 1966 a été signé par René Dutein, un ancien de la triplette arcachonnaise, devenu maintenant reporter pour le journal Sud-Ouest.

Charles

1963 et le Périgourdin Alain Charles sous son maillot Peugeot, lauréat
de cette édition. A sa droite Bardy, à sa gauche son équipier Patoureau
et le speaker Jean Francis

- Un charentais sur la plus haute marche de cette édition 1967, avec Gérard Berthomet de la Couronne, qui devance 150 coureurs. Cinq hommes se détachent à Marcheprime avec Ruffat (Orthez), Delmas (Périgueux), Lamarque (La Teste), Berthomet (La Couronne) et Millet (Pons). Berthomet prend trois secondes au sprint sur Lamarque alors que le jeune Rémy Lafon se classe premier des Arcachonnais.
- La presse commence à mettre en marge le Bordeaux-Arcachon. Comme sur l’édition 1967 de l’Athlète, on ne retrouve que la photo du vainqueur en 1968, qui est le Lot-et-Garonnais Francis Peyré de Sainte-Livrade.
- 1982 : Eric Lasserre de l’AS Facture franchit en solitaire la ligne d’arrivée et avec 2’23s d’avance sur ses poursuivants. Avec Pierre Chazaud en 1937, il devient le deuxième coureur à réaliser cet authentique exploit.
- Le Bordeaux-Arcachon de 1983 (ou 86° édition) est placé sous le signe du souvenir en faveur du regretté Antonin Magne ex-grand champion et sociétaire de l’UC Arcachonnaise.

Lapébie

Au centre, 1965 Serge Lapébie qui a à sa droite Dupuch 2° et à sa gauche le premier
Arcachonnais. On reconnaît derrière le champion, Guy son père, M. Descoubès,
M. Bazergues, le speaker Sanz et à droite M. Longau couvert de son chapeau.

- 1984 : Le 87° Bordeaux-Arcachon réussit au coureur local Eric Dattas qui bat dix-huit ans après le record détenu par Favarel. L’Arcachonnais a réalisé 1h02’57s. On doit cette performance à un groupe échappé de 19 coureurs dont 12 juniors. Après la prime de La Hume, ils ne seront plus que neuf pour le sprint sur le Boulevard Deganne. Chez les vétérans, victoire de Pierre Richard du VC Livry Gargan, club où était licencié Antonin Magne avant de rejoindre plus tard et par le biais de Hubert Longau, celui d’Arcachon.
- 1985 : Deux cent dix engagés au départ de trois épreuves de cette 88° édition ouverte aux seniors, vétérans et féminines. L’UC Arcachon présentait 14 coureurs au départ, soit de loin la plus nombreuse délégation. Victoire de Courtade (Mérignac VC) chez les 3 et 4, de Yvon Rollin (ASPTT La Rochelle) chez les vétérans et de Virginie Laffargue (AS Testerine) chez les dames qui réalise une véritable O.P.A. sur la course, en se présentant en solitaire sur le boulevard Deganne en 1h08’ ce qui constitue une excellente performance.
- 1986 : Arrivée mouvementé sur le boulevard Deganne où le peloton ficelé depuis le départ de Pessac le Monteil se présente compact. Sprint royal de 80 coureurs où il est impossible de départager les deux premiers classés ex-aequo (Pascal Courtade et Eric Dupouy). En l’absence de Virginie Laffargue chez les dames, c’est la véloce et puissante Chantal Gorostéguy qui prend le meilleur sur Guylaine Labarthe et Laurence Soum. Le départ a été donné en présence de M. Delbos maire de Pessac et de son conseil municipal, à la mémoire du jeune coureur Michel Fournier, décédé le matin de ce dimanche 28 septembre 1986 à l’âge de 19 ans.
- C’est le dernier contact avec la presse et on en est déjà à la 90° édition de ce Bordeaux-Arcachon. En cette saison 1987, l’épreuve comprend toujours trois courses (seniors, vétérans et dames). Les 90 ans sont fêtés puisqu’à l’arrivée on retrouve M. Dargelos le président de l’UCA, Monsieur Viala son secrétaire puis les différents vainqueurs du jour (lire sur le tableau jaune). S’ajoutent la présence de MM. Sausset, Bougon, Baudoin et de M. Lamarque adjoint aux sports de la ville.

Berthomet VCLC

Gérard Berthomet de La Couronne vainqueur en 1967

- Depuis cette saison 1987on ne retrouvera que des classements, peu de commentaires et encore moins de photos. L’épreuve bascule dans l’anonymat, victime d’une urbanisation et d’une circulation qui rendent l’épreuve de plus en plus difficile à organiser. La route et l’automobile ronge notre course fétiche et finit par détrôner notre bon vieux vélo….
- En 1988, le Premier Trophée Robert Dutein est remporté par Decima du VC Mérignac.
- 1992 : Stéphane Lavignac (ASPTT Périgueux) qui n’a pas encore 18 ans remporte la victoire. A 9 kms du but, départ d’Anthony Langella (CC Marmande) qui lutte seul face à un fort vent de trois-quart et de face, ce qui condamne toutes tentatives. Derrière les 130 coureurs sont lancés à ses trousses. Malgré son 51 x 15 le Marmandais est repris à 5 kms de la banderole. Stéphane Reimherr (Guidon Agenais) échoue dans la dernière ligne droite où Stéphane Lavignac résistait au retour de Langella dans les derniers mètres. Le vainqueur ne s’est pas économisé puisque on l’a aperçu déjà au kilomètre 20 avec Quadrati de Talence puis encore 4 kilomètres après avec Paul, à nouveau Quadrati et Langella. A l’arrivée c’est Mme Dutein qui félicitera le vainqueur et qui lui remettra un Trophée en mémoire de son mari Robert. Belle course de Lavignac qui après une chute à Facture s’est imposé une chasse en solitaire, pour reprendre et dépasser le gros du peloton. C’est bien un véritable exploit qu’a réalisé aujourd’hui ce jeune coureur, car chuter et revenir coller devant, il fallait le faire !
- 1994 constitue la 94° édition où Stéphane Lavignac enlève pour la deuxième fois cette classique. Cent cinquante neuf coureurs avaient pris le départ. Une échappée composée de Lavignac (ASPTT Périgueux), Marchegay (UC Arcachon) Joubel (US Bouscat) et Darragnès (Guidon Saint-Martinois) constitue la grande sortie. Marchegay insiste seul à la flamme rouge. Lavignac va le chercher et le reprend aux 800 mètres pour terminer avec 30 mètres d’avance sur Jean-Claude Darragnès qui ne put le remonter.
- 1997 c’est la centième mais aucune trace de reportage pour fêter un tel anniversaire. Seul le vainqueur réveille quelques souvenirs, puisque Hervé Duclos-Lassalle est le fils de Gilbert, l’ancien professionnel de chez Peugeot...
- 1998 doit être la 101° édition, reste à savoir qui a gagné ? Qui le sait ?
- L’édition du millénium est remportée pour la troisième fois par la Périgourdin Stéphane Lavignac, licencié en cette saison 2000 au Guidon-Club Bergeracois. Il devient ainsi un des seuls coureurs de l’ère moderne à compter trois victoires dans cette course vers la mer...
- En 2001 l’épreuve porte le nom de 104° Bordeaux-Arcachon. Sur une distance de 47,9kms, Stéphane Eyquard réalise le temps de 1h01’58s, mais pas de record puisque la distance ne représente plus les 49,2 kms programmés jadis. En raison de travaux à Pessac, on apprend que le départ a été tout simplement déplacé.
- En 2002, on ne connaît pas le temps de Ladagnous. Votre serviteur est rentré en contact avec ce coureur devenu professionnel. Et comme lui non plus ne connaît pas son temps ou du moins n’en possède pas un souvenir particulier, le record n’a pas du être battu.
- Et si on ne se trompe pas, Bordeaux-Arcachon s’est couru pour la dernière fois en 2004, ce qui fait un total de 106 éditions, nombre qui lui vaut le titre de doyenne des épreuves du Sud-Ouest. Existe t-il aujourd’hui une épreuve capable de la détrôner ? L’avenir nous le dira...

Peyre

Francis Peyré (VC Sainte-Livrade) vainqueur en 1968

- A compter de 1994 les cadets ont également participé au Bordeaux-Arcachon. Les vainqueurs avec Hervé Duclos-Lassalle (VC Oloron Haut-Béarn) pour le premier essai, Arnaud Dublé (SA Mérignac) en 1996, Pierre Lagrenet (VC Nay) en 1997, Mickaël Delage devenu depuis professionnel (UC Montpon) en 2000, Marc Duthil (VC Salies) en 2002, Eric Permenas (SC Braud) en 2003, et Florian Ouary (CC Chalais) en 2004.
- Et comme toute histoire a une fin, je me décide aujourd’hui à tirer un trait sur cette course, qui mérite une grande place sur ce blog de "Rétro Vélo Dordogne", car elle incarne la totalité de notre histoire cycliste. Bordeaux-Arcachon c’est tout notre patrimoine, c’est la course des routiers et des pistards, c’est la course la plus courte, la plus vite, la plus vieille, elle mérite tous nos respects…
- Pour tous ceux qui ont des souvenirs ou des informations à ajouter sur l’histoire de Bordeaux-Arcachon, bien vouloir l'afficher en commentaires ! D’avance, je vous en remercie, sachant qu’il existe encore de nombreuses anecdotes et des exploits à raconter sur cette merveilleuse classique bordelaise qui nous conduisait droit sur l’Océan...!

 Remerciements à tous ceux qui m’ont aidé et plus particulièrement les archives du journal l’Athlète sur lequel j’ai repris les articles de Charles Bidon son éditorialiste. Merci à Jean-Paul Laplagne maître de conférence en sciences du sport et de l’éducation physique et sportive à Bordeaux 2, merci à Alain Chaussat animateur des derniers Bordeaux-Arcachon, merci à Philippe Dessimoulies qui m’a remis le palmarès d’après guerre. Je dois plus qu’un merci à Norbert Bougon, ancien coureur, vainqueur en 1938 et auteur d’un livre sur sa mémorable carrière cycliste ! Merci à M. Claude Tiffon actuel Président de l’UCA, à Stéphane Eyquard vainqueur en 2001, à Stéphane Lavignac qui m’a fait découvrir ses trois succès. Merci enfin à Christian Castéra lauréat en 1958 et aujourd’hui disparu, qui au travers d’une lettre de remerciement m’avait incité à raconter l’histoire de cette classique avec mes petits moyens.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - L’Histoire de la Classique BORDEAUX-ARCACHON (17)
© BERNARD PECCABIN
(à la mémoire d’Hubert Longau, de Gaston Bougon et de tous les crabes de l’UC Arcachon)
Prochaine publication : Récapitulatif du palmarès de l’épreuve

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26 juin 2020

BORDEAUX-ARCACHON - 16° partie

LA CLASSIQUE BORDEAUX-ARCACHON
la plus ancienne, la plus courte et la plus rapide du Sud Ouest
Retour sur l’histoire de cette épreuve

- Relire la publication précédente (cliquez sur ce lien)

POTINS SUR DIFFÉRENTES ÉDITIONS (1948-1962)

- 1948 : cette édition est ouverte aux dames. Beaucoup de public à Arcachon (près de 10 000 personnes) pour regarder les dames, puis les vétérans et enfin les amateurs. Serge Agoust âgé de 19 ans, résidant à Arcachon remporte non seulement l’épreuve, mais bat aussi le record. Renée Lacave du SCA Libourne triomphe chez les dames en solitaire devant Rolande Danné et Graatz
- Un vélo de marque Lapébie sera remis au vainqueur de l’édition 1949, dont le départ a été donné par Henri Lafargue vainqueur lui de l’épreuve en 1896. La course a été, on notait la présence de Roger Pariolleau de Rochefort, double vainqueur en 1928 et en 1929.
- 1950, c’est l’édition du demi-siècle mais aussi le 54° Bordeaux-Arcachon avec 142 indépendants amateurs et 50 vétérans au restaurant Larrue. Un novice de la route Jean Missègue, a battu une foule de coureurs titrés écrit-on sur la presse.
- Ferrage écrase le record en 1951. Et le chronométreur Baudouin annonce 1h04’19s pour 49 kms (bien mesurés) soit 45,710 km/h de moyenne. Reste à savoir si c’est bien 49 kms parcourus ou comme indiqué plus tard 49,2 kms, car dans ce dernier cas la moyenne horaire et bien supérieure à celle de notre chronométreur.
- Un doublé, celui de Missègue et la nouvelle apparition de Norbert Bougon classé en 11° position…, lors de l’édition de 1952.
- Pour la troisième fois consécutive Roger Lapébie offrira un vélo au vainqueur. Beaucoup d’engagés dans cette édition 1953 et après l’arrivée il est annoncé, que le rhabillage se fera à la caserne des pompiers. L’édition a accueilli chez les ancêtres Louis Pujade  ancien de Bordeaux-Paris et Frantz Coutures le Bazadais
- Présence en 1954 de coureurs de Provence, de l’Ile de France et des Pyrénées. Sprint d’arrivée sous une pluie diluvienne remporté par Sabathier, né de parents Testerins, mais domicilié à Arcachon. Christian Bannes doit se contenter de remporter le sprint du peloton, alors que chez les vétérans Roger Seigneurioux un Parisien habitué du Vel’d’Hiv, bat notre Girondin Robert Pruney
- Un point noir supprimé en 1955 : le passage à niveau de La Teste, remplacé par un viaduc emprunté par les coureurs.
- Nouvel itinéraire lors de cette édition 1956, certainement à cause de la circulation routière en cette journée du 15 août. L’épreuve perd de ce fait la lutte au ruban bleu, mais les organisateurs comptent toujours sur la popularité de cette classique. Et pourtant, seulement 53coureurs seront au départ. C’est le premier revers de l’épreuve depuis sa fondation.
- Pour reprendre la maîtrise de l’épreuve, les dirigeants de l’UCA ont trouvé la solution dès 1957 : celle de déplacer la date du 15 août qui passe désormais au 15 septembre. Une solution qui semble faire l’unanimité. Cette fois ce sera un vélo Hargues (célèbre coureur de l’UCA)qui sera offert au vainqueur. Jacques Dachary, né en1897 remporte la course des ancêtres. Chez les amateurs 57 coureurs ont signé la feuille de départ.
- Les sprinters laissent filer et c’est ainsi que Castéra remporte l’édition 1958 où 73 amateurs avaient pris le départ alors que Dachary vainqueur l’an passé chez les ancêtres, réalise à 61 ans le doublé au sein de cette catégorie.
- Cent dix-huit coureurs en 1959, le Bordeaux-Arcachon reprend de la couleur.
- 1960 : Quatre-vingt dix sept coureurs au départ dont Norbert Bougon vainqueur en 1938 étaient en quête de dossards. Pour courir et ceci pour la première fois chez les vétérans. A La Hume, notre célèbre Arcachonnais prendra durant un bon moment le commandement de la course avec Bordenave du SAB, Gleize d’Andernos et Labarthe de Bayonne, mais l’arrivée se fera au sprint sans que le record de Ferrage ne soit tombé.
- Jean Francis assure l’animation et on reparle que les pistards désertaient autrefois les vélodromes le 15 août pour se mesurer aux routiers sur le Bordeaux-Arcachon. Même si la date a changé en raison de la circulation, l’épreuve continue à être le banc d’essai des jeunes. Ouverte aux 3° et 4° catégories, on regrette que certains jeunes de niveau supérieur soient laissés de côté. Pourquoi ne pas ouvrir la course à tous les moins de 20 ans ? Toujours est-il que la vainqueur (Serge Poletto) âgé de 17 ans et demi, détenait un bel avenir après sa quatrième victoire de la saison...

Roullin

1962 avec Yvon Roullin (Royan OC) aux côtés de Jean Francis, le speaker de Coutras,
on reconnaît M. Lathière et en arrière plan M. Longau

 - Pour la première fois un poste transistor Grammont est offert au lauréat de l’édition 1962. Et il y avait du monde à l’Alouette avec 131 coureurs à l’appel de Jean Francis le speaker de service. A noter que depuis 1892, le départ se fait au restaurant Larue qui commence à avoir vu de légendaires personnages du cyclisme circuler au cours des éditions. Un dirigeant raconte qu’il y a eu jusqu’à 350 coureurs au départ du Bordeaux-Arcachon. Il se souvient aussi qu’une année, les effets des coureurs avaient été acheminés par le train. Or à la gare Saint-Jean, les préposés s’étaient trompés, les bagages et effets avaient fichu le camp à Dax… A l’époque l’arrivée à Arcachon se faisait en avril, il faisait froid, aussi les supporters locaux prêtaient couvre-pieds et couvertures de laine, des tapis et même des édredons et on les vit déambuler par les rues de la ville équipés de la sorte. C’était très curieux ! Pour l’heure et en cette édition de 1962, on décomptait 155 engagés et depuis 1939, jamais il n’y en avait eu autant de participants… Pour suivre la course, les commissaires avaient pris place à bord de la DS Citroën du Président Longau. Et comme de coutume, on arriva sur le boulevard Deganne avec un sprint massif dont Yvon Roullin, éduqué à l’école de M. Péraudeau sortit en vainqueur. Et ils étaient encore nombreux à statuer sur leur sort, ceux qui se sont laissés enfermer  sans réussir à pouvoir se dégager pour disputer le sprint final...
- Pour la première fois un poste transistor Grammont est offert au lauréat de l’édition 1962. Et il y avait du monde à l’Alouette avec 131 coureurs à l’appel de Jean Francis le speaker de service. A noter que depuis 1892, le départ se fait au restaurant Larue qui commence à avoir vu de légendaires personnages du cyclisme circuler au cours des éditions. Un dirigeant raconte qu’il y a eu jusqu’à 350 coureurs au départ du Bordeaux-Arcachon. Il se souvient aussi qu’une année, les effets des coureurs avaient été acheminés par le train. Or à la gare Saint-Jean, les préposés s’étaient trompés, les bagages et effets avaient fichu le camp à Dax… A l’époque l’arrivée à Arcachon se faisait en avril, il faisait froid, aussi les supporters locaux prêtaient couvre-pieds et couvertures de laine, des tapis et même des édredons et on les vit déambuler par les rues de la ville équipés de la sorte. C’était très curieux ! Pour l’heure et en cette édition de 1962, on décomptait 155 engagés et depuis 1939, jamais il n’y en avait eu autant de participants… Pour suivre la course, les commissaires avaient pris place à bord de la DS Citroën du Président Longau. Et comme de coutume, on arriva sur le boulevard Deganne avec un sprint massif dont Yvon Roullin, éduqué à l’école de M. Péraudeau sortit en vainqueur. Et ils étaient encore nombreux à statuer sur leur sort, ceux qui se sont laissés enfermer sans réussir à pouvoir se dégager pour disputer le sprint final...

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - L’Histoire de la Classique BORDEAUX-ARCACHON (16)
© BERNARD PECCABIN
(à la mémoire d’Hubert Longau, de Gaston Bougon et de tous les crabes de l’UC Arcachon)
Prochaine partie : Potins sur différentes éditions (de 1963-2004)

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18 juin 2020

BORDEAUX-ARCACHON - 15° partie

LA CLASSIQUE BORDEAUX-ARCACHON
la plus ancienne, la plus courte et la plus rapide du Sud Ouest
Retour sur l’histoire de cette épreuve

- Relire la publication précédente (cliquez sur ce lien).
- Vous avez lu jusqu’à ce jour un historique de cette classique jusqu’en 1960. "Rétro Vélo Dordogne" passe à la 2° partie avec des potins sur les éditions depuis 1882 jusqu’en 2004 date de la dernière course.

POTINS SUR DIFFÉRENTES ÉDITIONS (1892-1947)

- On ne terminera l’histoire de cette classique sans évoquer quelques détails spécifiques sur certaines éditions, que vous retrouverez ci-dessous rassemblés pêle-mêle.
- Le 18 septembre 1892, victoire de Duanip-Pinaud qui effectue son tour d’honneur sous les bravos du public. Dans la foule, un garçon de 13 ans qui est témoin de la scène. C’est Gaston Bougon, qui à la vue de cet évènement deviendra un mordu du vélo, entraînant dans sa passion son frère et toute sa future famille. Lors de cette première édition, les dévoués dirigeants de la Société Vélocipédique Arcachonnaise avaient permis aux coureurs battus de pouvoir se rattraper lors d’une épreuve de consolation disputée l’après-midi sur les allées du Casino Mauresque de la station balnéaire. Ils étaient loin de s’imaginer que leur course deviendrait centenaire et une des plus populaires…
- 1893 avec la victoire de Henri Beconnais, coureur professionnel, Champion de France de demi-fond en 1890. Un des premiers français à courir chez les pros et spécialiste en vitesse et en demi-fond. Il a été vice-champion de France des tricycles en 1889. A noter qu’autrefois les coureurs étaient bien souvent des champions de courses automobiles comme Duanip-Pinaud et Beconnais ou des pilotes d’avion, tel René de Lavillette vainqueur en 1902 et en 1910.
- La ville d’Arcachon qui veut se distinguer sur le plan sportif et la vélocipédie entreprend de construire une piste. Elle sera inaugurée le 8 juillet 1894. Elle mesurait 402,335 mètres. Cette piste sera démolie en 1906, soit douze ans après sa construction. Les meilleurs professionnels de l’époque sont venus y courir tels Médinger, Bourillon, Beconnais, Loste, etc...
- 1895 et 1902 : Ce sont les deux années où cinq épreuves seront organisées entre Bordeaux et Arcachon.
- 1897 : la Société Vélocipédique Arcachonnaise devient Union Cycliste Arcachonnaise
- 1910 : René de Lavillette remporte l’épreuve. Gaston Bougon est Président du Club Cycliste Arcachonnais.
- 1911 : André Bougon frère de Gaston remporte l’épreuve, juste quelques mois avant son appel sous les drapeaux.
- 1922 : Hubert Longau devient Président de l’UC Arcachonnaise. Dès lors, le club entame sa longue ascension et accueille de nombreux champions sous ses couleurs "Bleu et Blanc".
- La route d’Arcachon vient d’être goudronnée en cette année 1924 avec du bitulastic (source infos de Norbert Bougon). En cette année olympique, les coureurs quittent pavés et portions de terre et de sable pour trouver enfin le goudron, soit un notable confort pour mieux rouler. L’épreuve d’ailleurs se déroule sous forme de handicap et c’est Gayet qui signe la victoire.
- 1927 : L’UC Arcachon prend à son compte l’organisation de Bordeaux-Arcachon. C’est l’année où Gaston Bougon, père de Norbert, terminera 2° des vétérans, au grand désespoir de son fils Norbert, témoin et âgé alors de 7 ans !
- En 1929 la classique est internationale, Victor Descoubès termine deuxième de l’épreuve derrière le champion Parioleau de Rochefort. Surnommé "gueule en or" en raison de sa dentition aurifiée, il était un des chauffeurs de l’entreprise dirigée par Hubert Longau. Il disposait d’un planning pour s’entraîner mais lorsqu’il gagnait, il n’était pas rare de le voir remettre son bouquet en signe de reconnaissance à Mme Longau.

potins

Le Challenge Yellow glorieux trophée remporté par deux champions de l’UC Arcachon
avec de gauche à droite Julien Moineau vainqueur en 1933 et Antonin Magne lequel
l’enleva en 1934 et en 1936. A droite Hubert Longau et Francis Pélissier.

bougon

- 1934 c’est l’année de l’inauguration du vélodrome d’Arcachon au Parc des Bories, 28 ans après la démolition de l’ancien. Large de 7 mètres, sa piste de ciment rose mesurait 250 mètres de long. Ce complexe entreprit par Hubert Longau portait le nom de vélodrome de la Côte d’Argent, sans doute par respect à Maurice Martin, qui a tant œuvré pour le cyclisme comme pour le tourisme. D’ailleurs  le jour de l’inauguration, c’est ce Maurice Martin qui fut le parrain de ce véritable joyau pour tous les cyclistes. C’est l’année aussi d’une victoire étrangère sur ce Bordeaux-Arcachon, celle de l’italien Carapezzi.
- Autre institution des cyclistes, c’est le bar du stade au bas du boulevard Deganne et à l’angle de l’ex-nationale 650. Quand les coureurs viraient en direction de l’arrivée, il ne restait plus que un kilomètre à couvrir avant la banderole, qu’on n’apercevait pourtant pas depuis le bas. Ce bar était aussi le point de ralliement de tous les cyclistes Arcachonnais et le siège social d’un club rival, l’Aiguillon Vélo-Club.
- Lorsqu’on évoque le nom du journal "La Petite Gironde", ce n’est ni plus ni moins que le nom du journal qui deviendra en 1946, Sud-Ouest, que vous lisez maintenant au quotidien !
- En 1937, non seulement Pierre Chazeaud a battu le record mais il reste jusqu’à présent un des seuls à avoir franchi en solitaire la ligne d’arrivée, ce qui constitue un authentique exploit sur un tel parcours.
- En 1946, le peloton des vétérans aurait traversé un épais rideau de fumée causé par un incendie de la forêt de pins… Une prime disputée à Facture et mise en jeu par le club local est remportée par René Prévot devant Descoubès et Vénier. Sur le passage à niveau de la Teste, à noter qu’une voiture est venue s’amalgamer avec le peloton provoquant des chutes chez nos coureurs...
- 1947 : Le record est battu par Brizon mais l’exploit de Chazeaud reste respectable, car on se souvient que Chazeaud a gagné en solitaire, alors que Brizon était échappé en compagnie de sept hommes. On évoque de même que le vent d’Est aurait avantagé Chazeaud, mais tout cela constitue des opinions ou des rumeurs qui ne servent pas à grand chose… car seul le chrono est juge ! Chez le vétérans, Lacambra remporte la palme pour les 40 ans, Vénier pour la série des 50 et Dabezies de Libourne pour les 60 ans.

Notre photo : Gaston Bougon  (document de Jean-Paul Laplagne) vainqueur en 1919 et 1920 de Bordeaux-Arcachon vétérans

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - L’Histoire de la Classique BORDEAUX-ARCACHON (15)
© BERNARD PECCABIN
(à la mémoire d’Hubert Longau, de Gaston Bougon et de tous les crabes de l’UC Arcachon)
Prochaine partie : Potins sur différentes éditions (de 1948-1962)

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10 juin 2020

1960 BORDEAUX-ARCACHON - 14° partie

LA CLASSIQUE BORDEAUX-ARCACHON
la plus ancienne, la plus courte et la plus rapide du Sud Ouest
Retour sur l’histoire de cette épreuve

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LA   COURSE EN 1960

1960 - DEUXIEME L’AN PASSÉ, ROGER FONTAGNÈRES PREND SA REVANCHE

- Quatre vingt sept amateurs au départ de ce 68° Bordeaux-Arcachon. Norbert Bougon (41 ans) vainqueur en 1938, avec le temps de 1h10’58s était en quête de son dossard au milieu d’une foule qui avait envahi les abords du restaurant Larue. Servie par un temps admirable, la course fut disputée à vive allure mais bien loin du record de Ferrage. A Toctoucau première tentative de Larquier, Beaugier et Barre. A Marcheprime, Suire, Declé, Taillet et Fontagnères prirent un moment un peu de champ. A Facture le Fleixois Paré et le Bayonnais Dubernet se trouvaient au commandement. A La Hume, l’Arcachonnais et vétéran Bougon, Bordenave du SAB, Gleize d’Andernos et le Bayonnais Labarthe prenaient 200 mètres. A Meyran une chute affectait Declé de Libourne. Mais rien ne se passera, puisque chaque fois on revenait sur un statu-quo. Et c’est ainsi qu’une fois de plus un sprint massif remontait l’avenue Deganne. Delaunay de Jonzac mena l’emballage final sur le côté droit, pour être battu de peu par Fontagnères qui pourvu d’un formidable ressort termina côté gauche, pendant que Jacques Suire l’Olympien, finissant au centre, donna l’impression d’être surpris et à la fois dépaysé de terminer ainsi… La victoire de Roger Fontagnères, épicier de son état, poulain de notre ami Anirepoque, de Capbreton sur Mer et qui prendra ses 18 ans le 17 octobre prochain, se trouve non seulement dans son sprint victorieux, mais encore dans la brillante place de second qu’il avait acquise l’an dernier de la même façon. Ce 68° Bordeaux-Arcachon a été enlevé par un tout jeune coureur de classe. Bien d’autres ont échoué là où il réussit et c’est tout à son honneur.

suire

M. Bazergues adjoint au maire d’Arcachon vient de remettre la gerbe à Roger Fontagnères.
A gauche Jacques Suire souriant ne semble pas trop déçu de n’avoir pu ajouter la doyenne
des courses de province à son palmarès, déjà si brillant.

Le Classement : 1. Roger Fontagnères (VC Capbreton) les 50 kms en 1h07’ sur cycles Dilecta, agents Brutails à Soustons et à Tyrosse, 2. Roland Delaunay (Pédale de Jonzac),3. Jacques Suire (Bordeaux VC) à une demi-longueur, 4. Declé (SCA. Libourne), 5. Poletto (Marmande), 6. Labory (SA Bordelais), 7. Desplat (SA. Bordelais), 8. Catayud (SAB), 9. Navarro (CCTM), 10. Napias (VCB), 11. Loustau, Teillet, Robert Ladillumière (Ile de France), Basselier (Paris), Machaux, Lizenski, Ray, Colomina, Couradget (Vic Fezensac), Estebanes (SAB), Bielle (Libos), Beaugier (Pessac), Sansal (Marmande), Robineau (Marmande), Jacques Seudeller (Aiguillon), Zanette (Marmande), etc…

PALMARÈS DE BORDEAUX-ARCACHON EN VÉTÉRANS
1895 Tilhet, 1896 Oscar Maillotte, 1897 Oscar Maillotte, 1898 Oscar Maillotte, 1899 Oscar Maillotte puis Ferréra (deux éditions) 1900 Lagarde, 1901 Maillotte, 1902 non disputé, 1903 Maisonnneuve (Vélo Caudéranais), 1904 L. Vidailhet (UC Bordelaise), 1905 Cambouis, 1919 Gaston Bougon (Wonderland Arcachonnais), 1920 Gaston Bougon (Wonderland Arcachonnais), 1925 Octave Chadeau, 1927 L. Lalet (ASM).

- 1946 René Prévot (UC Arcachon), 1947 Lacambra (Langon), 1948 Jacques Dachary (ex Bordeaux VC), 1949 Léon Salles (Tours), 1950 Marcel Redoulez (CAM), 1951 Fortunato Da Ros (Marensin), 1952 Marcel Redoulez (CAM), 1953 Robert Pruney (Bordeaux), 1954 Roger Seigneuroux (Paris), 1955 André Duplé (Anglet), 1956 Robert Pruney, 1957 Robert Pruney, 1958 Fréchaut, 1959 Nomas (Reignac de Blaye), 1965 Norbert Bougon (Arcachon)
- 1977 Luchsinger (Saint-Lys Olympique), 1978 Roland Marceau (VC Langon), 1979 Valdès (Toulouse), 1981 Dulhoste, 1982 Robert Courrèges (AS Pessac), 1983 Jean Maso (AS St. Médard), 1984 Pierre Richard (VC Livry Gargan), 1985 Yvon Rollin (ASPTT La Rochelle), 1986 Jean Del Moral (SS Tatry Sports Bordeaux), 1987 Michel Devert, 1989 Pascal Bernard (Pédale Faidherbe Périgueux), 1990 AndréFournier (US La Rochelle), 1992 André Fournier (UC Aunis).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - L’Histoire de la Classique BORDEAUX-ARCACHON (14)
© BERNARD PECCABIN
(à la mémoire d’Hubert Longau, de Gaston Bougon et de tous les crabes de l’UC Arcachon)
Prochaine partie : Potins sur différentes éditions (de 1893 à 1947)

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08 juin 2020

1958-59 BORDEAUX-ARCACHON - 13° partie

 LA CLASSIQUE BORDEAUX-ARCACHON
la plus ancienne, la plus courte et la plus rapide du Sud Ouest
Retour sur l’histoire de cette épreuve

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LA COURSE EN 1958 ET 1959
1958 - CHRISTIAN CASTÉRA VAILLANT TRIOMPHATEUR

- Il y aura du monde dimanche matin à l’Alouette-Pessac, sous les érables de l’établissement Larue, lieu inamovible du contrôle de départ de cette épreuve, où les conversations iront leur train avec, pour principal sujet ses épilogues passés.
- D’aucuns parleront peut-être de la désillusion provoquée par son report en septembre. Mais en est-ce bien une ? Peut-il se trouver quelqu’un s’imaginant sérieusement que par suite de la circulation intense régnant sur le parcours de Bordeaux à Arcachon un 15 août, la course ne peut plus se dérouler ce jour là avec toute la régularité requise et sans danger ?
- Bien sûr que non. On envisagera plutôt à la vue de la liste des engagés, si l’un d’eux est susceptible de battre le record de l’épreuve détenu depuis 1951 par Gérard Ferrage, qui couvrit cette année-là, la distance séparant l’Alouette de l’asile hospitalier, lieux immuables du départ et de l’arrivée en 1h04’.
- Que cette performance soit battue ou pas, ce qu’il y a de certain, c’est qu’une fois les vétérans partis, le groupe des indépendants et des amateurs s’élancera à cinquante à l’heure sur le billard menant au Boulevard Deganne.
- Côté tactique, certains appliqueront le marquage traditionnel, avec les rouleurs attaquant alternativement d’un côté et les sprinters s’accrochant de l’autre. Et si les offensives des premiers pêchent par la cohésion et la coordination, sur la courte distance empruntée, elles auront peu de chances d’aboutir. Le reste du peloton vigilant, ne permettra pas qu’un écart se creuse. Dans ces conditions, les rouleurs se heurteront sur le but aux sprinters et alors...
- Mais ce qu’il faut concéder à tous, c’est une volonté énorme, une grande rapidité dans l’action, un sens de la course nettement caractérisé. Ce faisant, les partants seront tous imprégnés du désir de figurer au palmarès. D’ailleurs celui qui le réalisera, ne sera pas loin du record, si le vent du moins est favorable. Et comme par le passé, une foule disciplinée s’échelonnera sur l’itinéraire. Ce sera l’habituelle affluence. Surtout à l’arrivée, avec un public friand du spectacle d’un beau sprint massif ou pourquoi pas de la venue d’un coureur détaché ? Réponse dimanche… dont voici ci-dessous la reproduction du reportage de course de Charles Bidon, l’éditorialiste de cette période.
- Pour une course bien réussie, ce fut une étonnante réussite avec ce Bordeaux-Arcachon, qui a une fois de plus justifié cette flatteuse appellation de doyenne "des épreuves cyclistes de province", conquise dans un passé glorieux, qui remonte à 1892. On pouvait difficilement souhaiter en cette deuxième quinzaine de septembre, un lot aussi fourni de concurrents - ils furent soixante cinq à prendre le départ, sur soixante treize inscrits, complétés par un beau lot de vétérans - et une foule aussi considérable rassemblée sur tout l’itinéraire, puis au Boulevard Deganne, lieu de l’arrivée.
- Au point de vue sportif, la course certes fut disputée avec hargne, mais manifestement, deux conceptions se sont affrontées une fois de plus.
- Il y eut d’une part, après un début extrêmement rapide, quatre rouleurs plein de fougue, qui, ayant attaqué, s’en allèrent de l’avant pour atteindre le but détachés. Il y eut d’autre part un noyau de sprinters trop confiants de l’aide que certains des éléments du peloton, pourraient être susceptibles de leur apporter.
- Ces hommes rapides attendirent donc que ces derniers, qui très justement les craignaient, se décident de conduire la chasse. Ils n’ont pas eu c’est vrai le souci de l’entreprendre eux-mêmes. D’ailleurs on ne vit jamais l’un d’eux, à la tête du peloton.
- C’est tout cela qui a donné à ce Bordeaux-Arcachon, où le record certes ne fut point battu, un rythme particulier où la course accomplie par les quatre fugitifs fut d’une remarquable luminosité, avec Christian Castéra, celui-ci mâtiné de sprinter, en compagnie d’Asséré, de Pradeau et de Redoulez.
- Elle se termina par la victoire du premier cité. On pouvait difficilement souhaiter plus vaillant triomphateur que ce dernier. Christian Castéra du Cyclo-Club Bordelais, âgé de 23 ans, de retour du service militaire, joint à ses qualités de rouleur celle d’un homme vite, étant donné que si entre autres succès, le 5° Tour du Médoc qu’il enleva à Pauillac en 1955, figure à son palmarès, on y relève aussi une victoire remportée au Vélodrome de Bordeaux à l’occasion d’une épreuve sélective pour la Médaille de Paris.
- Nous lui adressons nos félicitations les plus vives, sans omettre bien entendu ses trois compagnons d’échappée, entre autres l’Arcachonnais Redoulez, lui aussi de retour d’Algérie.

Castéra

 M. de Gracia, maire d’Arcachon et Castéra le vainqueur

De l’Alouette à Arcachon

- Dès le signal donné par Julien Moineau, l’allure est donc vive et un coureur est de suite à la traîne, Leroux. A Toctoucau, Graffeuil et Bourgne sont à la tête du peloton. La première échappée a pour auteur Guy Daraillan d’Andernos, mais elle meurt presque aussitôt. Alonso subit un saut de chaîne et revient. C’est alors que quatre hommes prennent l’initiative de lancer à fond la bagarre avec Castéra, Asséré, Pradeau et Redoulez. La chasse est conduite à Argentières par Natali. Passé ce village, Cazalis chute au sein du peloton. Tous l’évitèrent miraculeusement et le petit stadiste se releva sans trop de mal.
- Ça tourne ensuite plutôt vite. A Marcheprime, les 20 kilomètres sont courus en 28 minutes. Duvert, Bougon, Bougues sont à la tête de la poursuite, en vain.... Avant Facture, les quatre leaders semblent avoir perdu du terrain, mais ces derniers embrayent ferme. Et l’on peut relever alors leur farouche volonté d’atteindre le but. Aucun d’eux ne refuse d’ailleurs les relais. Abattant le kilomètre en 1’20s soit à 45 km de moyenne, les quatre coureurs se distinguent. Passé Le Teich, le vent pourtant nul au départ, commence le long du bassin à freiner légèrement l’échappée. Aussi les chasseurs situés à l’arrière regagnent de la distance. Mais la cassure reste définitive, aucun d’eux ne reviendra. Les quatre échappées atteignent l’avenue Deganne, dont ils montent la côte de front. Au sommet, Castéra part et bien détaché, domine ses rivaux sans aucun souci.
- A sa descente de vélo, félicité par M. de Gracia maire d’Arcachon et par M. Longau, Président de l’UC Arcachon, le vainqueur lançait avec franchise en matière de conclusion : "Ah ! Oui, je suis heureux d’avoir gagné plus que toute autre cette course. De constater que je remarche m’encourage, aussi vais-je essayer de compléter mon palmarès interrompu par mon service militaire".
- De ce fait, il faudra compter l’an prochain avec le rouleur-sprinter Castéra, qui fit ses débuts en 1953, sous les couleurs des postiers Bordelais
Le Classement : 1. Christian Castéra (Cyclo-Club Bordelais) les 47 kms en 1h09’02s sur cycles Thoman, agent Lafargue à Bègles, 2. Paul Asseré (SBUC), 3. Christian Pradeau (CA Béglais), 4. Albert Redoulez (UC Arcachon) tous même temps, 5. Peyran (Talence) à 33s, 6. Branas (Bruges), 7. Nebut (Girondins), 8. Ferrara (CAM), 9. Daraillan (Dax), 10. Julio Alvarez (Girondins), 11. Michel Duvert (SBUC), 12. Robert Verdeun, 13. Christian Maire (Arcachon) et le reste du peloton ex-aequo.
Ancêtres : 1. Jacques Dachary (61 ans) en 1h20’, 2. Barrière, 3. Guinard, 4. Demons, 5. Cazaux et Delpuget (71 ans).
Vétérans : 1. Fréchaut en 1h17’, 2. Bop, 3. Robvieux, 4. Terminet, 5. Pruney, 6. Isard (15 partants).

1959 - L’ESPOIR SABISTE JEAN-CLAUDE BALE A L’ISSUE D’UN SPRINT MONUMENTAL

 - Jean-Claude Bale du SAB, l’une des vedettes de l’équipe "Verdeun", Champion de France olympique amateur l’an dernier et vainqueur de la finale nationale du Premier Pas sur la piste en 1957, a gagné la plus ancienne des classiques de province. A 19 ans, il pourra tirer de cette victoire, tout le bénéfice moral qu’il pouvait souhaiter, ayant battu au sprint 80 coureurs de sa catégorie, et tous ou peu s’en faut, de son âge.
- Cent dix-huit coureurs au départ ! Rien ne fut facile dans l’antique restaurant Larue pour les officiels. M. Longau président, Gascon Trésorier de l’UCA, Marcel Verdeun, Luchaud, Dutein, Audignon furent souvent sur le point d’être débordés au cours des opérations de contrôle par cette fougueuse jeunesse.
- Le train fut soutenu mais à Croix d’Hins, un cou de frein renversa vingt hommes. A Facture, on tenta des échappées, mais les sprinters contrôlaient tout. Durieux, Sanchez, Loustau et Lauga tenteront un coup, mais non, le peloton restait vigilent. Au Teich, une nouvelle tentative échoua, si bien que près de 80 coureurs se présenteront boulevard Deganne, où Bâle qui a attaqué de très loin a mené la longue envolée sans être inquiété malgré le lot très relevé lancé à ses trousses (lire classement).

Bale

Jean-Claude Bale avec la demoiselle d’honneur, M. Bazergue adjoint aux sports
et en retrait Gabriel Hargues l’ancien champion de l’UCA. En médaillon le vainqueur.

Le Classement : 1. Jean-Claude Bâle (SAB) les 50 kms en 1h06’15s sur cycles Verdeun, 2. Fontagnères (Capbreton), 3. Sabathier (Stade Montois), 4. Landa Andernos), 5. Lauga (CA Béglais), 6. Giraud-Martin (VC Langon), 7. Hillion (Stade Montois), 8. Bouquet (CC. Le Fleix), 9. Bidart (Arcachon), 10.Noailles (Parentis-Sports), 11. Paoletti (ASPTT Bordeaux), 12. Descorps (Caudéran) et soixante coureurs dans le même temps
Vétérans : 1. Nomas (Reignac de Blaye) en 1h13’, 2. Fréchaut à 10s, 3. Pruney, 4. Blut, 5. Ginestous, 6. laforgue, 7. Terminet, 8. Lapébie, etc...

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - L’Histoire de la Classique BORDEAUX-ARCACHON (13)
© BERNARD PECCABIN
(à la mémoire d’Hubert Longau, de Gaston Bougon et de tous les crabes de l’UC Arcachon)
Prochaine partie : la victoire pour Fontagnères en 1960

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06 juin 2020

1956-57 BORDEAUX-ARCACHON - 12° partie

LA CLASSIQUE BORDEAUX-ARCACHON
la plus ancienne, la plus courte et la plus rapide du Sud Ouest
Retour sur l’histoire de cette épreuve

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LA   COURSE EN 1956 ET 1957

 1956 - LE SABISTE PIERRE MARTINET SUR UN PARCOURS INÉDIT DE 65 KMS

- C’est fini de la course au ruban bleu, puisque cette édition 1956 change son itinéraire pour des circonstances que l’on espère provisoire… De plus l’UCA se relève d’un grand malheur après le décès accidentel du fils de Hubert Longau, mais le club sait puiser dans ses réserves pour retrouver des forces et redonner l’envie aux coureurs pour vaincre. Les coureurs partiront de Mérignac où les dossards seront remis à la salle des fêtes. Puis ils iront sur Martignas, Saint-Jean d’Illac, Blagon, Lanfon, Facture, Gujan Mestras, Arcachon, soit 65 kms. Un vélo Agoust sera remis au vainqueur.
- Enfuis immédiatement, Joubert, Martinet, Beauvieux, Doret, Tournis, Dommagé, de Santi disparurent à la vue des 38 autres dans les sinuosités de la route. Et lorsque au virage de Blagon, sur la longue ligne droite menant à Lanton, ces derniers les eurent en point de mire, l’un d’eux, Joubert ayant été distancé sur crevaison, ils purent constater que les quatre autres roulaient au moins à trois kilomètres à l’avant. Le trou était fait et la course jouée. Martinet remporta le sprint, alors que Toengi le Saintais fut le seul à tenter de revenir. Voilà ce que fut ce Bordeaux-Arcachon, qui se différencia totalement des autres et sur lequel il n’y a rien à rajouter !
Le classement : 1. Pierre Martinet (SA. Bordelais) les 66 kms en 1h36’,2. Beauvieux (Bordeaux VC), 3. Tournis (SAB), 4. Domagé (Stade Montois), 5. de Santi (SCA. Libourne), 6. Jean Doret (SBUC), 7. Toengi (VC Saintais) à 41s, 8. Fernand Delort (US Andernos) à 1’01s, 9. Bannes (SBUC) à 1’30s, 10. André Delor (Andernos), Légise (SBUC) tous m.tps, 12. Guy Darnauguilhem, 13. Salomon, 14. Lara, 15. Paoletti 16. Fillanck, 17. Goueytes, 18. Etourneau, 19. Lesbats, 20. Meynard, 21. Maurice Jouault, puis Arnaudeau, Juvigny, Nacq, Besnard, Fréchaut, Massini, Dillet, Gadou, Galy, Recondo, Broustaud, Gagnerot.
Les Vétérans : 1. Robert Pruney les 66 kms en 1h52’, 2. Duplé, 3. Lapébie, 4. Blut, 5. Fourcade, 6. Cazeaux, 7. Terminet, 8. Brochet.

Dommagé

 De gauche à droite, M. Bazergues adjoints aux sports à Arcachon, Antonin Magne
en villégiature dans la station, Marcel Lathière Président du Comité de Guyenne
et Bernard Domagé le vainqueur

1957 - BERNARD DOMMAGÉ REMPORTE ENFIN LA DOYENNE

- Afin de revenir sur l’itinéraire initial, l’UCA a contourné le problème du 15 août et de sa migration d’estivants, puisque désormais la course est maintenant décalée d’un mois. Ce qui signifie que le 3° dimanche de septembre deviendra le nouveau rendez-vous de cette classique. La course au record renaît et Emile Baudouin souligne que de la borne 9,2 km sise à l’Alouette, il y a exactement 49 kms jusqu’à la ligne d’arrivée. (NDLR : il est bizarre que sur les classements il soit marqué 49,2 kms...)
- Malgré un décalage d’un mois, Bordeaux-Arcachon retrouve ses couleurs d’antan. On l’a vu au départ où malgré la pluie, les supporters restaient stoïques, tout comme à Arcachon où le public très dense déambulait sous un beau soleil. Dès le départ le vent qui soufflait de face contraria la course au record. Les hommes actionnant leur roue libre, peinaient. Distancé sur incident mécanique, l’Arcachonnais Norbert Bougon l’un des favoris revenait sur le peloton, ce qui signifiait bien que le record ne serait même pas approché. Facture fut atteint en 43 minutes, après que de Munch et Augé furent repris par le peloton. Au Teich, le soleil était au rendez-vous et de Munch de la Pédale Tonneinquaise essaya à nouveau de s’enfuir. Malgré l’aide de Guy Darnauguilhem, l’Andernosien, tout rentra dans l’ordre puisque l’offensive s’avéra improductive. Cinquante coureurs se présentèrent au boulevard Deganne, avec Verdeun en tête et en poste d’attaquant. Mais il restait encore pas mal de distance et c’est aux 200 mètres que Domagé partit avec deux longueurs d’avance sur Yves Nebut pour remporter enfin cette belle épreuve.

- Poulain de Pierre Cescutti, âgé de 23 ans, Bernard Domagé n’en n’était pas à son premier essai. Classé à plusieurs reprises au cours des éditions précédentes, il a fini à force de travail et de ténacité à vaincre sur le boulevard Deganne.
Le classement : 1. Bernard Domagé (Stade Montois) les 49 kms en 1h09’20s sur cycles Peugeot-BP, pneus Dunlop, 2. Yves Nebut (Girondins de Bordeaux), 3. André Delort (US Andernos), 4. Christian Lapébie (SBUC), 5. Albert Fontagnères (Capbreton), 6. Roger Vidal (Sainte-Livrade), 7. Robert Léglise (SBUC), 8. Christian Lapierre (SCAL), 9. Yvan Nau (CAM), 10. Fernand Delort (US Andernos) plus quarante coureurs dans le même temps…
Les Vétérans : 1. Robert Pruney 2. Raymond Lapébie, 3 Blut, 4. Ginestous, 5. Sabathier, 6. Barate, 7. Marpoué, 8. Balan, 9. Brochet.
SUITE DU PALMARES DE L’EPREUVE : 1998 - résultats non trouvés, 1999 - Laurent Nato (Mérignac VC) les 47,1 kms en 1h01’59s, David Bailleul (VC Barsac), J. Cola (VC Langon), 2000 - Stéphane Lavignac (GC Bergerac), Sentucq (US Talence), Nogué (US Talence), 2001 - Stéphane Eyquard (US Bouscat) les 47,9 kms en 1h01’58s, Descombes (VC Cubzac), Hosteins (UC Arcachon), 2002 - Mathieu Ladagnous (VC Nay), Benoit Hervoir (US Talence), Florian Moquait (UC Le Haillan), 2003 - Géric Nogué (US Talence), Jérémie Ouedraougo (Burkina Faso), Pierre Painaud (SC Braud), 2004 - Tony Huet (AS La Teste), Stéphane Lavignac (EC Trélissac), Baude (US Talence) à suivre avec le palmarès des vétérans.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - L’Histoire de la Classique BORDEAUX-ARCACHON (12)
© BERNARD PECCABIN
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Prochaine partie : la course en 1958 et 1959

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03 juin 2020

1954-55 BORDEAUX-ARCACHON - 11° partie

LA CLASSIQUE BORDEAUX-ARCACHON
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LA   COURSE EN 1954 ET 1955

 1954 : JACQUES SABATHIER SOUS LA PLUIE

- Partis sous la pluie, cette édition comptait seulement 56 coureurs. A Gazinet une chute et quelques crevaisons provoquent quelques inquiétudes. Mais c’est à Croix d’Hins que l’échappée se dessine avec Julio Alvarez, Delort, Sabathier, Tournis et Gérard Doret. Ces cinq hommes partirent comme des furieux, bien décidés pour ne plus être revus. Et il est navrant de constater un élément de valeur, comme André Nacq, occupé la dernière place du peloton !!! Quand on veut gagner ce genre d’épreuve, il faut être devant !
- A Gujan Mestras, le vaillant Alvarez disparaissait suite à une crevaison. Incident malheureux qui nous priva sans doute d’un spectacle sur le boulevard Deganne. Jacques Sabathier, bien élancé, taillé comme un lévrier, très élégant, demeurant à Arcachon gagna l’épreuve en laissant Doret à une longueur. C’est une révélation dans le genre Darrigade et il faudra compter sur ce jeune né le 2 avril 1935 à Meulan (78).
- En résumé ce Bordeaux-Arcachon qui à l’Alouette, à huit heures du matin, devant l’aspect de la route glissante, paraissait devoir être décevant, a remporté un succès grandiose et complet, grâce à la combativité de cinq élites de la génération nouvelle et qui se retrouveront souvent. Christian Bannes régla le gros du peloton haut la main, mais oublia lui aussi comme Nacq, qu’un Bordeaux-Arcachon doit se disputer toujours en tête.
Le classement : 1. Jacques Sabathier (Girondins de Bx) les 50 kms en 1h07’26s sur cycle Vietto, 2. Gérard Doret (VC Lion), 3. André Tournis (SAB), 4. Fernand Delort (VC Andernos) tous m.tps, 5. Christian Bannes (SAB) à 1’34s, 6. Lucien Duteytes (Aviron Bayonnais), 7. Roland Salou (VC Gujan), 8. Claude Bouges (VC Gujan), 9. Jacques Brunet (VC Gujan), 10. André Latrille (Toulouse), 11. ex-aequo le peloton dans le même temps.
Les Vétérans : 1. Roger Seigneurioux en 1h20’ (Paris), 2. Robert Pruney (Bordeaux) sur cycle Pruney, fabrication Vélor à Bordeaux et Blaye, 3. Mothes (Bordeaux), 4. Raymond Lapébie (Bordeaux), 5. Delort (Bordeaux), 6. Fourcade (Parentis), 7. Descamps, 8. Peyran et le peloton…

Nebut

Le beau sprint d'Yves Nebut en 1955

1955 - UNE PETITE COURSE ET UN BEAU SPRINT POUR YVES NEBUT

- Une fois de plus cette classique constitue bien le banc d’essai des jeunes où la tactique est simple : prendre la tête du départ et jusqu’à l’arrivée. En cette année 1955, la course reste toujours aussi populaire avec un public et des estivants au rendez-vous boulevard Deganne. Côté sportif, on a remarqué un manque d’ambition évident puisque 50 coureurs se sont présentés pour le sprint final. Cet aspect nous permet de dire tout de même que jusqu’à 50 mètres de la ligne d’arrivée, le suspense est resté entier. Le résultat est très heureux puisque la victoire est allée à un jeune sur un parcours où il a fallu franchir pour la première fois le nouveau viaduc de La Teste. L’UCA est tout de même satisfaite tout comme Roger Lapébie qui patronne et dote cette épreuve.
- C’est Monsieur Lathière qui a libéré 53 coureurs à l’Alouette. L’allure est modeste et déjà on sait que le record de Ferrage ne basculera pas. Bannes, Tournis, Desbieys, Canlorbe et Delort se détachent puis Barbe et Meynard s’intercalent. La course semble lancée, mais tout le monde est repris. Etourneau, Doret, Missègue et Tabaste se portent en avant mais là aussi, ça ne va pas plus loin...
- En vue de la banderole, Nebut prend la tête, attaque avec décision et gagne de trois longueurs. Missègue crève en plein effort et coupe celui de Tournis calé dans sa roue. A 19 ans à peine Yves Nebut a eu l’autorité pour sortir du peloton, laissant espérer que la Gironde tient enfin un réel espoir.
Le classement : 1. Yves Nebut (Girondins de Bx) les 49 kms en 1h07’58s sur cycle Vietto agent Dcousseau à Caudéran, 2. Christian Bannes (Girondins de Bordeaux), 3. Bernard Domagé (Stade Montois), 4. Mensan (CAM Bx), 5. Péré (VC Libos), 6. Soubies (ASPOM), 7. Lesbats (CAM), 8. Delord (Andernos), 9. Lanegrand (VC Bastidien), 10. Nacq (SAB), 11. quarante coureurs du peloton.
Les Vétérans : 1. Duplé (Bayonne) en 1h19’, 2. Pruney, 3. Fourcade, 4. Giestous, 5. Mothes, 6. Raymond Lapébie, 7. Nalin, 8. Robvieux, 9. Brochet et le peloton…

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - L’Histoire de la Classique BORDEAUX-ARCACHON (11)
© BERNARD PECCABIN
(à la mémoire d’Hubert Longau, de Gaston Bougon et de tous les crabes de l’UC Arcachon)
Prochaine partie :  la course en 1956 et 1957

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30 mai 2020

1952-53 BORDEAUX-ARCACHON - 10° partie

LA CLASSIQUE BORDEAUX-ARCACHON
la plus ancienne, la plus courte et la plus rapide du Sud Ouest
Retour sur l’histoire de cette épreuve

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LA   COURSE EN 1952 ET 1953
1952 : JEAN MISSEGUE LE PISTARD, RÉALISE LE DOUBLÉ

- C’est Gilbert Longau, le fils du Président de l’UC Arcachon qui prend le relais de Charles Bidon, pour commenter en cette année olympique la classique du Bassin. De nombreux coureurs venus de tous les horizons et étrangers à la Guyenne sont là. Longau fils se plaît à donner de nombreux tuyaux. Tout d’abord que dans cette course il n’y a aucune place pour l’entente ou la combine. Il ne peut être question dit-il que de valeur individuelle, car c’est le meilleur qui gagne. Et d’ajouter que quatre catégories de coureurs s’affrontent sur ce parcours plat et roulant : les routiers, les sprinters, qui eux-mêmes se divisent en deux groupes distincts : les provinciaux et les étrangers. Le sprinter poursuit t-il, y participe parce que cet effort intense mais bref, convient à son tempérament et à ses habitudes. Le routier par contre, homme de train, sait fort bien que sa catégorie a fourni le plus grand nombre de vainqueurs. Mais pour gagner, il faut mettre en œuvre toutes les qualités du champion : train, sprint, démarrages, adresse, décision, courage et énergie. Beaucoup sont partis dans cette course, auréolés de titres et de victoires, sans pour autant s’adjuger l’épreuve. D’autres par contre, parfois inconnus se sont révélés après leur victoire, pour devenir de grands coureurs. C’est pour tout cela qu’il nous sera doux de voir, dans le petit matin, sur les bords de la nationale 650, le drapeau rouge du starter s’abaisser, lançant un imposant peloton vers la solution d’une énigme sportive passionnante, qui fait de Bordeaux-Arcachon, la course la plus belle, parce que la plus dure et la plus pure.
-
Fait extrêmement rare qu’une victoire soit doublée dans un Bordeaux-Arcachon. Déjà vainqueur en 1950, Jean Missègue réalise la passe de deux, et s’il n’a pas battu le record de Ferrage, il a amélioré de 21 secondes son temps initial. Son premier succès avait été accueilli avec une certaine tiédeur par les milieux cyclistes régionaux, mais sa victoire d’aujourd’hui souligne son obstination à faire taire ses détracteurs et à démontrer son potentiel. Sa victoire fut nette, même s’il n’a battu Cruzin que d’un quart de roue, au terme d’une longue et incroyable échappée lancée dès le départ.

- Le vent venant de l’océan butait de face sur les coureurs et pourtant dès le troisième kilomètre à Gazinet, huit coureurs prennent le large : Missègue, Cruzin, Alvarez, Raynaud, Baringou, Chazaud, Pierre Rinco et Labarrière. En peu de temps le peloton de 75 coureurs fut distancé de 800 mètres et pour nous suiveurs, rien n’a été facile pour dépasser le paquet et atteindre les fugitifs. Missègue a été très ardent pour conduire la course. Tout comme Pierre Chazaud, ex-recordman de l’épreuve, parfois supérieur à Missègue et loin de rechigner à prendre les relais. Missègue a démontré son incontestable autorité lors du sprint sur le boulevard Deganne où ils n’étaient plus que cinq sur les huit à lutter de front (Missègue, Cruzin, Alvarez, Rainaud et Baringou). Fin de course splendide, le résultat resta indécis jusque sur la ligne, où le ressort du pistard se joua "in-extrémis" sur le pur routier. Belle course de Cruzin et de Chazaud, mais on se demande pourquoi et comment certains hommes avertis du peloton ont pu se faire piéger et manœuvrer de la sorte. Certains ont avancé l’argument du vent, mais celui-ci desservait les fugitifs comme les chasseurs. Or de chasseurs, nous n’en vîmes pas l’ombre d’un seul… Même pas Bougon, Viana, Bacquey, Bannes et Rigon, pourtant coureurs avertis, auxquels des circonstances ne peuvent être accordées à l’exception de André Nacq qui perça.
Le classement : 1. Jean Missègue (SA. Bordelais) les 50 kms en 1h08’58s sur cycle Verdeun, 2. Cruzin (CC. Caudéran) à un quart de roue, 3. Alvarez (Girondins de Bordeaux), 4. Rainaud (SAB), 5. Baringou (SAB), 6. Chazaud (SAB), 7. Labarrière, 8. Pierre Rinco (tous m.tps), 9. Bannes en 1h2’01s, 10. Rigon, 11. Bougon, 12. Viana, 13. Abadia, 14. Bacquey, 15. Delpon, 16. Sourié, 17. Fréchaud, 18. René Nacq, 19. le peloton de 50 coureurs dans le même temps…
Les vétérans : 1. Redoulez les 50 kms en 1h19’ sur cycle Terrot, 2. Lacambra, 3. Da Ros, 4. Bergerioux, 5. Lapébie, 6. Castets, 7. Dacharry, 8. Delor, 9. Nalin…

1953 : LOUIS RIGON DE PEU DEVANT VINCENT SOSA

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Louis Rigon vainqueur en 1953 de Bordeaux-Arcachon

- Louis Rigon, cultivateur à Saint-Pardoux près de Miramont de Guyenne confirme ses deux derniers succès et les dix-sept obtenus l’an passé en remportant cette édition. Le boulet de canon du Lot-et-Garonne a battu un homme plus pur sprinter peut-être, Sosa, qui toucha pourtant aux honneurs ces jours-ci en triomphant à Bayonne.
- Pas de vent, pas de record, mais un 43,300 km/h de moyenne qui amena six hommes à la banderole. Dès le départ Jean Labarrière avait résolument attaqué, rejoint par le rusé Cruzin et le séduisant Arcachonnais Sabathier. Passé Marcheprime, la ronde des pédales s’accélérait et une vingtaine de coureurs se détachaient de quelques 200 mètres, pour être repris avant Facture. Neuf coureurs s’évadaient définitivement avec Rigon, Sosa, Sabathier, Alvarez, Daspas, Abadia, Rodriguez, Marcel Cosse et Govaert, soit une belle brochette de champions. Sentant le danger, Domagé, Labarrière, Beauvieux, Nacq et Redoulez réagissaient mais la course était jouée. L’échappée ira au bout, perdant Rodriguez épuisé, puis Marcel Cosse subissant une crevaison et Govaert victime d’un saut de chaîne. Alors que six hommes se disputaient la victoire, c’est un peloton compact qui se présentera avec un sprint enlevé par le Montois Domagé. Rush splendide issu d’un duel magnifique, poursuivi sur le boulevard Deganne entre Rigon ramassé sur sa machine et Sosa droit comme un "I" sur la sienne, tel Virol autrefois… Belle arrivée de Sabathier coureur de grande classe qui aura un jour son mot à dire, mais il manquait à cette explication finale un homme, le Montois Bernard Domagé.
Le classement : 1. Louis Rigon (VC Miramont de Guyenne) les 49,250 kms en 1h07’55s sur cycle Tendil, agent Lourtes à Miramont, 2. Vincent Sosa (VC Lion), 3. Sabathier (UC Arcachon), 4. Alvarez (Girondins), 5. A. Daspas (CA. Municipal), 6. Abadia (CA Municipal), 7. Bernard Domagé (Stade Montois), 8.Redoulez (CA Municipal), 9. Alain Maire CCA), 10. René Polad (VC Lion), 11. le peloton des ex-aequo...
Les Vétérans : 1. Pruney en 1h18’ sur cycle Pruney, 2. Raymond Lapébie, 3. Ginestou, 4. Delort, 5. Dachary, 6. Mothes, 7. Nalin, 8. M. Redoulez, 9. ex-aequo Lacambras, Mossié, Pauquet, Marpoué, Vallade, Demons, etc…

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - L’Histoire de la Classique BORDEAUX-ARCACHON (10)
© BERNARD PECCABIN
(à la mémoire d’Hubert Longau, de Gaston Bougon et de tous les crabes de l’UC Arcachon)
Prochaine partie : la course en 1954 et 1955

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26 mai 2020

1950-51 BORDEAUX-ARCACHON - 9° partie

 LA CLASSIQUE BORDEAUX-ARCACHON
la plus ancienne, la plus courte et la plus rapide du Sud Ouest
Retour sur l’histoire de cette épreuve

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LA   COURSE EN 1950 ET 1951

1950 : JEAN MISSEGUE INATTENDU VAINQUEUR

1950

- Nous en sommes à la 54° édition déjà et la presse comme de coutume ne manque pas de dresser un magnifique portrait de cette classique. Tout se passe comme d’habitude, avec ce détail amusant que l’on n’a pas encore narré, comme celui d’un camion mis à la disposition des coureurs par l’UC Arcachon, club organisateur. A cette époque, les sportifs n’étaient pas motorisés comme aujourd’hui ! Ceux-ci se devaient, dès qu’ils avaient revêtu cuissard et maillot, remettre leur valise d’effets aux commissaires chargés de les convoyer dans le camion, soit toute une organisation bien rôdée et spécifique aux épreuves en ligne. Lors de l’arrivée, les coureurs signaient une nouvelle fois la feuille au café des sports d’Arcachon, pour récupérer cette fois leur valise… En cette année 1950, outre la grille des prix proposée un vélo Lapébie récompensait le vainqueur.
- Grosse affluence en ce 15 août au café Larue avec 112 amateurs et 50 vétérans. Il y eut cette fois démarrages sur démarrages avec Michel Serres notamment. Mais à Gazinet, le peloton se mit à rouler à 30 km/h et du coup on pensait bien que le record ne serait pas battu pour cette édition du demi-siècle. Certains des lâchés en ont profité pour reprendre un peloton qui musardait… Après Pierroton, il y eut des à-coups. Certains jouaient du dérailleur et nombreux accompagnateurs condamnaient l’usage de cet outil dans une course pareille, sur un terrain plat et uni comme une piste…. Joie (VC. Lions), Néron (UC. Arcachon), Brousse (VC. Bastide), Glize (Facture) et Bary (SCA. Libourne) tentent de prendre les devants, mais Michel Serres en remet une couche avec le Caudéranais Pasquet et Dourthe du SAB. A Lamothe, Baringou (SA Bordeaux) et Dangoumeau déclenchent une offensive, alors que le peloton perd Dutein et Gallen sur crevaison. Missègue et Manciet se détachent, pour rejoindre Baringou et Dangoumeau le populaire mitron. Mais au passage de l’octroi d’Arcachon, Baringou tombe. Alors que Manciet se fait reprendre par le peloton, la banderole est en vue pour Missègue et Dangoumeau qui se fait lui distancer. Jean Missègue franchit la ligne avec 20 mètres d’avance sur Dangoumeau et 30 mètres sur un peloton amené par Agoust, le local bien connu et toujours détenteur du record de l’épreuve.
- Personne n’aurait misé au départ sur la victoire de Missègue (notre photo). Âgé à peine de 18 ans, puisque né le 19 décembre 1931, Missègue était surtout un des familiers de la piste de Bordeaux. Son coup de pédale était classique et si ce novice de la route a battu ce jour une foule de favoris, c’est tout en son honneur.
Le classement : 1. Jean Missègue (SA Bordelais) les 50 kms en 1h 09’ 19s sur cycle Verdeun, 2. Dangoumeau à 20 mètres, 3. Agoust, 4. Soubies, 5. Polard, 6. Lafargue, 7. Garnung, 8. un groupe de 40 coureurs dans le même temps.
Les Vétérans : 1. Marcel Redoulez (CAM. Bx) les 50 kms en 1h16’25s sur cycle Terrot, 2. Bergerioux sur Magnat-Debon, 3. Raymond Lapébie, 4. Hidondo, 5. Dumoulin (Bon-Encontre), 6. Chambon, 7. Castet, 8. Salles, 9. Etcheto, 10. Ramadour. 

1951 : LE LIONCEAU GÉRARD FERRAGE ATOMISE LE RECORD DE L’ÉPREUVE

 - Nous en sommes à la 55° édition et il faut voir la prédilection que les coureurs et le public éprouvent à l’approche du 15 août, date de cette classique pour laquelle il y a tant d’intérêts et de satisfactions à s’aligner… pour tenter de la gagner. Plus de 150 coureurs au départ avec parmi eux Bougon, Ventre, Laffargue, Polar, Daspas, Mansencal, Pradié, Boivin, Ladevèze, Chastenet, Testut, Micas, Batbedat, Bertaud, Garnung, Séverin, Bareyt, Ferrage, Faugas, Jean et Pierre Rinco, Labarrière, Rodriguez, Missègue, Rainaud, Baringou, Viand, Gadras, Fizaine, Bacquey, Pierre Fréchaut, Rodes, Naturel, Andraud, Claverie, Brousse, Toure, Dangoumeau, André Nacq et Danièlo Pin…, soit des hommes qui obsèdent la majorité des pronostiqueurs, avec toute cette cohorte de routiers et de sprinters plus ou moins titrés.
- On évoque au départ les longues lignes droites de cette route d’Arcachon, où les fugitifs restent en ligne de mire, à la vue des poursuivants, ce qui constitue une contrariété majeure pour les échappées. Donc pour remporter l’épreuve, un seul moyen ou une stratégie, celle d’attaquer à Lamothe par exemple, de prendre de la distance dans les virages du Teich histoire de disparaître aux yeux de la meute dans les sinuosités de la fin du parcours. Si cette tactique est employée, on pense résolument que le record peut tomber...
- Comme avant toute épreuve, les rituelles recommandations des organisateurs sont rappelées. Nous notons à ce titre le virage en épingle à cheveux de La Teste, le passage à niveau de cette ville et le virage du bar du stade en bas du boulevard Deganne. Et ce jour là s’ajoute la traversée de Meyran en travaux et pour laquelle une seule voie est laissée au virage de La Hume. S’y ajoutent les sempiternelles demandes auprès des véhicules nombreux en ce 15 août pour goûter aux plaisirs de la plage.
- C’est à 10h10 que le départ est donné et il faut dire qu’en ce jeudi de la mi-août, la doyenne des classiques s’est enrichie d’un exploit sensationnel. Gérard Ferrage du Vélo-Club Lion, pur Bordelais, a accompli en effet une performance extraordinaire en couvrant les 49 kilomètres en 1h04’19s 1/5, soit à la moyenne de 45,710 km/h.
- Aussi effarants que ces chiffres puissent paraître, même aux yeux des plus avertis, il faut associer à la performance du vainqueur les quatre autres coureurs de tête qui ont accompagné Ferrage, c'est-à-dire Pierre Rinco des Lions, Jean Rinco des Girondins, Georges Baringou du SAB et Serge Vignaud du Cyclo-Club Bordelais. Emile Baudouin familier de cet itinéraire et qui tient le chronomètre s’en est persuadé lui-même, alors qu’il avait jusqu’ici et depuis la performance de Pierre Chazaud une certaine réticence à l’accepter, à mesurer de nouveau le parcours. De la borne 9,2 km à l’Alouette jusqu’à la ligne d’arrivée boulevard Deganne, il a compté exactement et en le faisant au bas mot dix fois depuis l’affaire Chazaud, exactement 49 kms. Il est vrai que le vent fut favorable mais faible, ce qui n’empêche pas d’attribuer le nouveau ruban jaune à ce formidable Ferrage.
- N’oublions pas d’ajouter que l’échappée déclenchée par les frères Rinco a réussi dès le départ. Et c’est pour cette raison que cette magistrale attaque à laquelle vinrent se joindre Baringou d’abord, Vigneau ensuite et enfin Ferrage en un éclair a atteint un tel degré en termes de performance, c'est tout simplement parce que l’affaire a été pliée dès le premier kilomètre. Si le peloton était revenu, l’allure aurait automatiquement décru. Mais en ce jour du 15 août 1951, le peloton n’a pas bronché, même si Bacquey, Sosa, Rodriguez, Viana, Missègue avant Facture, ont tenté un retour sur les fugitifs. Ce n’était pas assez appuyé d’autant plus que devant, il y avait deux rouleurs remarquables en la personne des frères Rinco, véritables laboureurs de la pédale. Au bas de l’arrivée Baringou craqua sur une contre attaque des frères Rinco. D’un bond, Ferrage sauta dans la roue de Pierre, l’aîné. Celui-ci pensait décoller son rival, mais c’est tout en souplesse que Ferrage le passa, abaissant du même coup le record. Agé de 24 ans, timide et peu osé, Gérard Ferrage s’est sans doute révélé à lui-même, car l’histoire de son record restera longtemps gravé sur les tablettes de la doyenne des classiques régionales.

51

Le lionceau Gérard Ferrage vainqueur et nouveau ruban bleu

- Le classement : 1. Gérard Ferrage (VC Lion) les 49 kms en 1h04’19s 1/5 (moyenne 45,710 km/h) sur cycle Peugeot agent David, 42 cours Pasteur à Bordeaux, 2. Pierre Rinco (VC Lion), 3. Jean Rinco (Cycles Girondins), 4. Georges Baringou (SAB), 5. Serge Vignaud (CC Bordelais), 6. Sosa premier du peloton en 1h05’ 2/5, 7. Bannes (SAB), 8. Missègue (SAB), 9. Laffargue, 10. René Nacq (CAM Bordeaux) et 70 coureurs ex-æquo dans le même temps que Sosa.
-
Les Vétérans : 1. Fortunato Da Ros les 50 kms en 1h14’25s, 2. Bergerioux à une longueur, 3. Hidondo à trois longueurs, 4. Lapébie, 5. Castet et Ginestous, 7. Dachary, 8. Coconni, 9. Valade, 10. Verdier, etc…

SUITE DU PALMARES DE L’EPREUVE : 1986 - Pascal Courtade (Mérignac VC) et Eric Dupouy (Guidon Saint-Martinois) ex-aequo 3. Hervé Lavignac (CC Périgueux), 1987 - Patrice Monti (AS Facture) les 51 kms en 1h06’25s, Dominique Péré (Guidon Agenais), Bernard Lavidalie (AS Facture), 1988 - Philippe Decima (VC Mérignac) les 50 kms en 1h07’18s, Dominique Péré (Guidon Agenais), Moreau (VC Mérignac), 1989 - Philippe Barreyre (UC Gujan Mestras) les 50,3 kms en 1h05’52s, Cyril Delias (VC Langon), Laurent Puginier (US Villenave), 1990 - Régis Mercadieu (CC La Hume) les 50,7 kms en 1h07’05s, Philippe Galy (VS Cadurcien), Pérez (UC Gradignan), 1991 - Jean-Yves Elissalde (Creps Talence) les 50,7 kms en 1h06’17s, Pellet (UC Gujan Mestras), Aubert (Creps Talence), 1992 - Stéphane Lavignac (ASPTT Périgueux) les 50,7 kms en 1h10’23s, Anthony Langella (CC Marmande), Thierry Manet (Mérignac VC), 1993 - Frédéric Villeneuve (UC Gujan Mestras) les 50,7 kms en 1h07’28s, Loïc Tessier (CAM Bordeaux), Pérez (Roue Cadaujac), 1994 - Stéphane Lavignac (ASPTT Périgueux), Jean-Claude Darragnès (Guidon Saint-Martinois), 1995 - épreuve non inscrite au calendrier FFC, 1996 - Jérôme Dasque (Mérignac VC), Dupin (UC Gujan Mestras), Jean-Claude Daragnès (Guidon Saint-Martinois), 1997 - Hervé Duclos-Lassalle (VC Oloron HB), Pascal Simon (US Talence), Cola (AS Libourne) (à suivre)

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - L’Histoire de la Classique BORDEAUX-ARCACHON (9)
© BERNARD PECCABIN
(à la mémoire d’Hubert Longau, de Gaston Bougon et de tous les crabes de l’UC Arcachon)
Prochaine partie : la course en 1952 et 1953

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