Canalblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
RETRO VELO DORDOGNE
Publicité
13 mars 2018

1993 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (11° semaine de la saison)

SRIL Y A 25 ANS DANS LE GRAND SUD-OUEST

12 au 18 mars 1993

- Pascal Déramé le coureur Nantais licencié à Vendée La Roche, a conclu par un bel effort solitaire de onze kilomètres, une échappée de 130 kms le 14 mars, lors de Bordeaux-Saintes. Anti (US. Créteil) rallie l’arrivée 1’01s après le vainqueur, tandis qu’Allin (Poitou) prenait la troisième marche du podium accusant 1’39s de retard sur le lauréat du jour.
- La veille, lors du 9° Tour du Canton de Gençay, c’est l’ex-pros Bruno Bonnet (ASPTT Tours) qui signe la victoire précédant les coureurs de Châteauroux tels Jean-Pierre Duracka (2°) et Danjoux (3°).
- En Comité des Pyrénées, la classique Mas-Grenier-Montauban revient à l’Agenais Stéphane Reimherr - notre photo - qui partit tôt avec huit coureurs, s’impose facilement devant Lozach (Sainte-Livrade) et Rouby (CA Castelsarrasin).
- Le lendemain à Saint-Michel Loubéjou, un certain David Moncoutié s’impose devant ses dirigeants de l’EV Bretenoux-Biars

LES BRÈVES DU PÉRIGORD

1993 Léguillac de Cercles

Le départ de l'édition 1993 à Léguillac de Cercles

- 14 mars 1993 à Léguillac de Cercles, où pour la première fois l’épreuve est ouverte aux 3°, 4° et 5° catégories. Victoire de Julien Fiacre (Asptt Périgueux) qui franchit la l’arrivée en solitaire en rejoignant Elisabeth Chevanne-Brunel très courageuse féminine, reléguée à un tour. Signe du destin dans ce cliché et ci-dessous avec un garçon qui deviendra au cours de la saison Champion de France des sociétés juniors et une fille Championne du Monde route juniors. Ce jour là Fiacre avait battu Stéphane Lavignac son équipier et Eric Porte (Le Creusot).

1993 Léguillac (arrivée)

Fiacre lève les bras, Elisabeth très courageuse terminera son tour,
et devancera de nombreux coureurs masculins

VELO DORDOGNE - 1993 - 11° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur les blogs :
http://la-dordogne-cycliste.allmyblog.com/ et http://velodordogne.canalblog.com/

Publicité
12 mars 2018

1968 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (11° semaine de la saison)

IL Y A 50 ANS DANS LE GRAND SUD-OUEST

12 au 18 mars 1968

03

Le sprint victorieux de Daguerre qui bat Rolleau d’une demi-longueur

- 155 engagés, 140 au départ malgré le temps menaçant pour les organisateurs du 9° Grand Prix Robert Brettes de Mérignac qui ont été conquis par le succès et son plateau royal. Bernard Daguerre (Anglet) a été d’ailleurs le plus fort après 120 km de course où trois coureurs visiblement les plus forts se sont regardés en chiens de faïence. Cette tactique a profité au coureur d’Anglet qui a battu Robert Rolleau (UA Vicoise) et Jacques Esclassan (VC Saint-Agne). Derrière eux que du beau monde soit dans l’ordre Gonzalès, Ben Brahim, Lapébie, Lesca, Fedrigo, Suire et Roger Darrigade pour les dix premières places.

03

On reconnaît de gauche à droite Robert Rolleau, Daguerre, Miss cycliste,
M. Robert Brettes député maire de Mérignac, Ramon l’organisateur et Mme Diaz

- Un autre coureur affiche aussi sa forme éblouissante. Son nom ? Vigouroux ! Après Cenon, il a remporté une autre classique, Le Pian-Pauillac-Le Pian devant 185 coureurs. Quatre coureurs se sont disputés le sprint dans un mouchoir. Vigouroux le plus fort a battu Saint-Martin (Créon), Llamouzy et Abadie (Anglet).
- En Poitou Métayer de l’UV Poitiers gagne à Pont Chrétien en Anjou tandis qu’Eric Rossignol leader du Cycle Poitevin signe lui aussi un splendide succès à Levroux (Indre et Loire) lors d’un sprint très relevé. A Verdille pour l’ouverture charentaise, succès du Bordelais Cuch (Langon) devant Laforest et Beuffeuil, alors qu’on attendait les frères Trainaud.
- Chez les jeunes, le dernier champion André Corbeau gagne à Cognac et détaché devant Serge Dubois, Millet et Gauvrit.
- En Limousin on en est encore aux courses de classement mais on attend beaucoup d’un certain Roger Démartin fort bien encadré avec Timonier, Lebourg et Sautier. Le sympathique Marc Latié possède lui une équipe solide avec Rault, Sénamaud et Guitard. Quand à Bernaben (UV Limousine), il récidive avec le bouquet en battant au sprint son camarade Desproges tout en profitant de l’absence de ses leaders partis ferrailler en Bretagne.

03

Michel Cruzin (Le Pian Médoc) vainqueur du prix Ramond cadets à Mérignac

- Les deux équipes du Cyclo-Club Bordelais sont formées. L’équipe 1 coaché par Robert Maneau se compose de Michel Bernard, Bernard Espinasseau, Alexis Eyquard, Guy Mazet et Alain Périllat (remplaçant Moll). A la tête du Cyclo-Club Bordelais 2 on trouve Maurice Callen à sa direction puis Roland Lalanne, Alain Bernard, Francis Duteil, Pierre Masseys, Christian Calvo (remplaçant Mérilloux).

LA SEMAINE EN PERIGORD

Mussidan 1968 

Notre photo avec Bourreau vainqueur et Mazeau deuxième à Mussidan

- Le prix d’ouverture des juniors disputé à Mussidan a vu la victoire de Bernard Bourreau du club de Civray. Il y avait plus de 150 coureurs au départ et le coureur de Civray a triomphé en solitaire, laissant au Foyen Mazeau le soin de régler le sprint du peloton.
- A Eygurande et Gardedeuilh la course des cadets a été remporté par le Bordelais de Mareuil, Patrick Duteil devant Pierre Maccali (Villeneuve), Pierre Tardy (UC Nontron) Gilles Brousse (Saint-Claud) et Lionel Sallat (Pédale Nontron). Viennent ensuite Max Barbançon (Villeneuve), Francis Picot (Périgueux), Serge Besse (Nontron), Alain Ouvradou (Bergerac) et Grellety de Lalinde.

1_20100923_153341[1]

Protocole à Eygurande et Gardedeuilh où on reconnaît Maccali, Duteil étant caché à gauche

VELO DORDOGNE - 1968/11° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur les blogs :
http://la-dordogne-cycliste.allmyblog.com/ et http://velodordogne.canalblog.com/

10 mars 2018

HERVÉ GOURMELON, LE TALENTUEUX COUREUR MUSSIDANAIS

UNE COURTE MAIS UNE BELLE CARRIÈRE CYCLISTE

GOURMELON chez Fagor

 - C’est l’histoire d’un coureur de notre Dordogne. Une histoire particulière qui n’a duré que sept saisons (fin 1983-début 1990. Par contre, celle-ci a été intense puisque de "sans grade" on est allé jusqu’au statut professionnel, pour s’arrêter subitement. Cette histoire c’est celle d’Hervé Gourmelon, un coureur vraiment pas comme les autres...
- Né le 4 octobre 1964, il n'a pas encore dix-neuf ans quand il débute la compétition, venant du milieu du football. Résidant à Mussidan, fils de François ancien champion du RC Mussidanais, Hervé signa sa première licence au sein de ce même club, présidé par Serge Augièras.
- Nous sommes en 1983 et sénior 4° catégorie, il se classe 4° à Saint-Etienne de Puycorbier une course difficile, 2° à Saint-Félix de Reilhac où la bosse ne s'avale pas n'importe comment, 8° à Saint-Sornin et 9° à Lussac. Pour un début, sans passer par les cases minimes, cadets et juniors, c’est prometteur !

François et Hervé

Sous son maillot Terrot, François Gourmelon père d'Hervé à droite

- Au Racing il marche de mieux en mieux et en devient sa coqueluche. En cette saison 1984 son palmarès est impressionnant. Parti de la 4° catégorie, il arrive sans encombre en deuxième catégorie après huit victoires sur route et un palmarès très impressionnant de places d'honneur. Gourmelon est une force de la nature, on se demande jusqu'où il va s'arrêter, c'est un véritable phénomène.

RCM 1983

Août 1983, ses débuts de course à Plazac sous le maillot rouge et blanc du RCM

PALMARES 1984 D’HERVÉ GOURMELON : 6° Ménestérol, 8° Saint-Laurent des Hommes, 5° Saint-Aulaye, 5° Montignac-Vauclaire, 6° Mussidan, 5° Montpon, 4° Saint-Paul de Lizonne, 4° Boucles Bergeracoises, 4° Tour du Verteillacois, 2° Saint-Martin de Ribérac, 1° Villamblard, 2° Sainte-Capraise de Lalinde, 3° Saint-Astier, 5° Neuvic-Gare, 1° Rossignol, 5° Le Change, 5° Birac, 2° Segonzac, 4° Varennes, 2° Sainte-Foy de Longeas, 1° Verteillac, 1° Terrasson, 3° Ladouze, 5° Nontron, 5° Minzac, 2° Savignac Miremont, 1° Le Pizou, 3° Saint-Laurent des Bâtons, 7° Le Lardin, 1° Saint-Germain du Salembre, 5° Beaupouyet, 10° Javerlhac, 4° Rudeau, 5° Lisle, 1° Issac, 10° Génissac, 5° Le Bugue, 9° Ronde des boulevards, 2° Le Buisson, 5° Porchères, 4° Verteillac, 9° Agen, 3° Prigonrieux, 5° Saint-Martial de Viveyrols, 1° Boucles du Périgord Noir, 3° Périgueux les quatre chemins, 10° Floirac, 6° Le Buisson, 10° Saint-Médard de Mussidan.

RCM 1985

Hervé Gourmelon premier de sa catégorie en Dordogne (AG CD 24 en 1985)

- Erreur de jeunesse sans doute, car en faits Gourmelon a peut-être gâché son avenir en participant aux épreuves là et où il veut. Je me souviens encore d'un week-end de la fin de juillet où trois jours en suivant, il s'adjugeait la gerbe avec l'épreuve de Saint-Germain du Salembre le samedi, de Pézuls le dimanche puis de Lacropte le lundi, soit trois courses difficiles qu'il avait dominées outrageusement. Nous étions alors en 1985 dont voici son palmarès.

PALMARES 1985 d’HERVÉ GOURMELON : 8° La Roquille, 4° Verteillac, 9° Bazas, 3° Campagnac les Quercy, 3° Vergt, 10° Sarlat, 2° les cent Tours des Boulevards à Périgueux, 2° Castelmoron, 10° Tonneins, 7° Nocturne de Bergerac, 7° Ruch, 1° Saint-Germain du Salembre, 1° Pézuls, 1° Lacropte, 6° Manzac sur Vern, 2° Ladouze, 3° Le Pizou, 10° Beaumont du Périgord, 2° Issac, 10° Champeaux, 5° Cendrieux, 2° Vanxains.

Pézuls4

A Pézuls, Hervé Gourmelon lance son attaque, il remportera la course (saison 1985)

- En 1986, il quitte le bon vieux Racing Club Mussidanais et rejoint l’AC Marmande du président. Léglise, où il court plus ou moins chez les deuxièmes catégories. Pourquoi est-il parti à l’AC Marmande ? Nul ne le sait... Hervé est un gentil garçon, mais il est parfois déroutant voire incompréhensible dans ses choix..., c’est son tempérament. De même, il parcourt de nombreux cyclo-cross et cumule avec la route tout en réussissant dans tous les domaines.

abj 86

Sous son nouveau maillot vert et orange de l'AC Marmande
Départ du cyclo-cross d'Abjat avec Biniecki, Raymond et Despert

PALMARES 1986 d’HERVÉ GOURMELON : 2° Villefranche-Decazeville, 1° Prix du CIVRB à Bergerac, 4° Cordes Tolosane, 3° Saint-Saud, 3° Journiac, 1° Péreuil, 5° Biars sur Cère, 2° Feuillade.

ca 87

Championnat d'Aquitaine de cyclo-cross à Saint-Cernin de l'Herm
où il finit 3° sur le podium en 87, derrière Raymond et Ulbert

- 1987 sera pour lui une bonne année. Celle encore du changement avec une licence prise au FC Oloron. Il remporte le Super Challenge route d'Aquitaine, alors que Didier Virvaleix s'adjuge celui des espoirs pendant que l'école du Cyclo-Club Périgourdin remportait un troisième titre de Champion de France. C'est uniquement pour ces raisons que 1987 reste une référence pour notre cyclisme Périgourdin. Gourmelon remporte le titre de Champion de France de Poursuite olympique associé à de las Cuevas, de Bacco et Pandelé. (voir la hiérarchie cycliste de 1987)

Jubilé 1

Jubilé de Christian Jourdan avec Jean-Louis Gauthier et Didier Virvaleix

LE PALMARES d'HERVÉ GOURMELON EN 1987 : 1° de La Pyrénéenne, 4° Cénac Saint-Julien, 4° Montflanquin, 3° Circuit de la Chalosse, 5° Tour du Pays Basque, 3° Tour du Cubzaguais, 8° Tour de Gironde, 2° Prix de l'asperge, 2° Monpazier, Champion de France de poursuite Olympique, 2° Biron, 4° Lisle, 6° Cazaubon, 2° Castelsarrasin, 5° Tour du Tursan, 3° Saint-Laurent sur Gorre, 1° Perpezac le Noir, Champion d'Aquitaine contre la montre par équipe, 4° Montbron, 3° Championnat d'Aquitaine route, 2° Championnat d'Aquitaine du kilomètre départ arrêté, 9° Trophée Bandiat Tardoire, 8° Prix National Rustines, 7° Flèche Landaise, 5° Lusignan le Petit, 4° Saint-Martin d'Ary, 3° Prix du comice de Saint-Astier, 1° Lasseube, 9° Critérium de Bordeaux open, 6° Biganos-Libourne.

Montflanquin 87

Au sommet de la gloire des amateurs Aquitains en 1987,
il remporte le Challenge des séniors

- En 1988, Mussidan conservait des yeux de Chimène pour Hervé Gourmelon qui poursuivait son ascension dans notre hiérarchie. Avec l'avènement de Virvaleix et de de las Cuevas, il y avait celui de Gourmelon. A 21 ans le voilà monté en première ligne et dans le sillage des meilleurs. Gourmelon vient de se faire remarquer sur deux classiques : Royan-Blaye et une étape du Ruban Granitier Breton. Deux actions conduites au sprint où le Mussidanais de Créon a confirmé ses qualités athlétiques et ses talents de redoutable finisseur. Mais on s’est toujours demandé, pourquoi Gourmelon qui était un remarquable coureur, est parti prendre une licence à Créon, à une époque où ce club n’avait pas de ténors. (voir la hiérarchie cycliste de 1988, où Gourmelon est premier d’Aquitaine)
- Quoiqu’il en soit quelques jours plus tard le journal Cyclisme réalisait sa première page en l'honneur de Gourmelon, qu'il classait parmi les meilleurs amateurs français. Relisons ensemble cet article : "Il suffit que vous l'ayez un jour rencontré pour, qu'avant le départ d'une compétition par exemple, Hervé Gourmelon vienne vous saluer par correction et respect d'autrui. Ce jeune homme de 22 ans en octobre prochain, très physionomiste, à l'évidence possède une belle mémoire et c'est certainement, entre autres qualités, cette faculté de se souvenir de tout ou presque, qui l'aura amené à progresser, à pas de géant, dans sa carrière de coureur cycliste, évitant, en cela, les erreurs et retenant bien les leçons reçues.
- Des qualités physiques, Gourmelon en possède comme tout bon coureur qui se respecte mais chose beaucoup plus rare, il y ajoute un sens de la clairvoyance en course assez exceptionnel. Venu à la compétition il y a seulement quatre ans (c'était en juillet 84) par l'intermédiaire du RC. Mussidan cher au président Augiéras et après avoir pratiqué en division d'honneur le football, toujours à Mussidan, Hervé fit un apprentissage remarqué passant pour sa première année d'activité de 4° en 2° catégorie. En février 87, sa victoire dans la "Pyrénéenne" qu'il allait enlever au nez et à la barbe des grandes écuries de ce pays allait le faire connaître des observateurs tout en provoquant chez lui une sorte de déclic naturel, puisque dans la foulée, il devint Champion de France de poursuite puis se fit admettre en équipe de France pour le Tour du Limousin.
- Ce jeune homme râblé sur sa machine, formé aussi grâce à la pratique intensive du cyclo-cross, a compris, depuis fort longtemps, que son ascension devait inévitablement passer par une participation régulière aux grandes épreuves du calendrier national et international. Il vient d'en donner une belle illustration lors du printemps 88 avec une régularité impressionnante.
- Très rapide aux arrivées, sachant en tout cas bien choisir sa trajectoire, excellent contre la montre et en gros progrès en montagne, le leader du CA. Créon va certainement compléter ce joli tableau de chasse jusqu'en octobre prochain. Deux prérogatives s'ouvriront alors face à Hervé. Soit il passera professionnel ce qui semble possible eu égard à ce qu'il nous montre et à ce titre si un employeur français ne se manifeste pas, il y a tout lieu de penser que les Espagnols seront ravis d'accueillir le Mussidanais, soit, il optera en faveur d'un contrat d'athlète de haut niveau.
- Bien que chaque coureur soit un cas particulier et qu'en matière de comparaison, il faille toujours être prudent, Hervé Gourmelon nous fait penser à s'y méprendre à un autre coureur Aquitain, ancien pilier de l'équipe de France, l'Agenais Bernard Pineau.
- Même gabarit, même clairvoyance et stratégie de la course, même pugnacité, même fair-play. Que de similitudes : Hervé Gourmelon-Bernard Pineau : le recoupement n'est pas du tout utopique. Il incarne le sérieux et la réussite. A bon entendeur, salut !"

Tour Gironde 1988

Vainqueur du Tour de Gironde en 1988, du grand Gourmelon

 - Au mois d'août 1988, les nouvelles de Gourmelon devenaient significatives. Victoire d'étape au Granitier Breton, victoire d'étape à la Ronde de l'Isard, victoire au Tour de Gironde, excellent comportement au Tour du Luxembourg open, soit en définitive toutes les qualités qui font de Gourmelon un grand espoir et un coureur désormais repéré. Fin septembre on sait que de las Cuevas a signé chez Reynolds, et Didier Virvaleix chez les belges d'Histor. Reste bien sûr le cas d'Hervé Gourmelon. Nous entendions tant et tant de choses à son endroit ces derniers jours du style "il a signé" ou "rien n'est encore fait" que nous avons voulu en savoir plus et nous lui avons demandé directement de quoi serait fait pour lui l'avenir : "Actuellement, j'attends une réponse de Pierre Bazzo dans les 72 heures qui viennent. Tout dépendra de l'effectif de Fagor en 1989. Si le PDG du groupe, Pierre Mondragon, décide de porter le nombre de ses coureurs à 19 au lieu de 15 comme prévu, alors là j'ai la certitude d'être embauché. Dans le cas contraire, il me restera deux orientations possibles, Reynolds ou Système U. Quoiqu'il en soit, je serai bientôt fixé." Professionnel ou pas en 1989, le Mussidanais du CA Créon a donc tapé à l'œil des directeurs sportifs toujours sur le qui-vive lorsqu'il s'agit de choisir des hommes susceptibles d'enlever des victoires au sprint. Or Gourmelon fera partie des individualités les plus rapides du peloton, ceci est une certitude. De plus il possède une science infuse de la course. Cela se sait et avec ce type de garçon n'ayant manifestement peur de rien, tout est possible. Quelques temps plus tard, Hervé Gourmelon signait chez Fagor, il devenait professionnel d'une promotion 1988 où l'on relevait des noms comme ceux de Laurent Bezault, Pascal Lance, Thierry Laurent, Laurent Jalabert, Thierry Richard, Gilles Delion, Armand de las Cuevas, Serge Bodin, Laurent Madouas, Didier Virvaleix, Bruno Bonnet, Pascal Lino, Christian Thary, Francis Moreau, Fabian Pantaglou, Philippe Chaumontet et Alain Ollivier.

LE PALMARES D’HERVE GOURMELON EN 1988 : 12° Ronde du Canigou, 14° Tour du canton de Couhé open, 10° Nantes-Segré, 4° Bordeaux-Saintes, 3° Circuit des vins du Blayais, 12° Barcelone-Perpignan, 10° La Pyrénéenne, 1° Royan-Blaye, 4° Circuit de la Chalosse, Ruban Granitier Breton (vainqueur d'une étape) 3° Tour du Cubzaguais, 5° Libourne, 1° d'une étape de la Ronde de l'Isard, 1° Tour de Gironde, 7° Tour du canton de Gémozac, 1° Albi, 6° Tour du Chatelleraudais, 1° Pineuilh, 9° Tour du Périgord, 4° Tercé-Tercé, 4° Trophée des Châteaux, 3° Augignac, 2° Bénévent l'Abbaye, 2° Dournazac, 5° Périgueux, 3° Piègut, 5° Critérium de Bordeaux open, 2° Miramont de Guyenne, 2° Saint-Astier, 1° Circuit Montbronnais, 1° étape du Granitier Breton, 16° Tour du Luxembourg open.

RCM 1988

Présent chez lui dans son Mussidan natal le 8 janvier 1989 sous les couleurs de Fagor

- Le 8 janvier 1989, lors d'un cyclo-cross effectué aux Chatenades à Mussidan, Hervé Gourmelon était présent au départ de l'épreuve organisée par le Sprinter-Club du Périgord. Moulé dans son maillot Fagor et devant de nombreux supporters, Hervé Gourmelon semblait heureux de débuter cette nouvelle aventure et d'appartenir à ce monde des professionnels où il est si difficile d'entrer et de s'y faire une place ensuite …
- 1989 nous réserve encore une surprise de taille qui nous vient de ce coureur connu et dont on a évoqué pas mal de fois son nom : Hervé Gourmelon ! Hervé va donc évoluer chez les professionnels. On connaît son parcours comme son apprentissage au Racing-Club, sa confirmation à l'AC. Marmande, son apogée au FC Oloron, sa grande classe ensuite au CA. Créon. Maintenant Hervé est chez les grands et il se doit de choisir sa licence auprès d'un club. On pensait qu'Hervé allait choisir, soit son club d'apprentissage, soit son club qui l'avait amené au zénith de sa gloire: c'est à dire en clair : le RC. Mussidan ou le CA. Créon. Celui qui connaît et qui comprend un Hervé Gourmelon se devait de penser au personnage qui aurait une idée différente de la logique. Et c'est exactement ce qu'il se passa. Hervé Gourmelon signait sa licence de professionnel au Cyclo-Club Montponnnais, et c'est ainsi que le contrat fut conclu. Avec un peu de recul et d'humour on s'aperçoit que Gourmelon a d'abord porté son choix sur un club de Dordogne, ce qui est tout en son honneur. Ensuite il a choisi  pour couper la poire en deux un club situé entre Créon et Mussidan en signant à Montpon, chez Jacques Sciozard, son président.

Cyclo-cross

Sous les couleurs du CC Montpon avec Jacques Sciozard, lors d'une épreuve à Merlerie

Alors il ne restait plus qu'à suivre notre Hervé Gourmelon qui naviguait désormais sous les couleurs de l'équipe Fagor avec des coureurs prestigieux placés sous le contrôle de Pierre Bazzo. Gourmelon débuta sa saison 1989 en décrochant des victoires en cyclo-cross. Puis ce fut l'Etoile de Bessèges, où gonflé à bloc il chute lourdement. Le Tour du Haut-Var, le Tour Méditéranéen enchaîneront le rythme de son début de saison où victime d'une tendinite à la suite de sa chute mal soignée, il se doit de stopper quatre-vingt dix jours la compétition. Il effectue son retour lors du Tour de l'Oise, puis le Tour d'Armorique et les boucles des Hauts de Seine. Et c'est lors du prologue de la Route du Sud qu'il obtient son premier bouquet professionnel en s'adjugeant le contre la montre. Sixième d'une autre étape de cette route du sud, 3° d'une étape au Midi-Libre, il persévère au Tour du Limousin en se classant respectivement 4° et 5° d'une étape. Mais dès le mois de septembre une rumeur signale l'éventuel désengagement du groupe Fagor au sein du cyclisme. C'est un coup terrible mais pour l'heure ce n'est qu'une rumeur qui laisse quelques espérances. Car dans cette équipe Fagor, il y a du beau monde à l'image de Stephen Roche le leader, Régis Simon, Eddy Schepers, Francis Moreau, Fabien Pantaglou, Serge Bodin, Christian Chaubet, Robert Forest, Eric Guyot, Jean-Marc Manfrin et John Carlsen. Hervé Gourmelon qui se trouve dans cette équipe n'est pas un coureur saturé, il ne totalise que quatre saisons amateurs. A 24 ans le champion de Mussidan est un "pro" tout neuf, qui plus est, bon rouleur, rapide au sprint. Ses qualités ont été appréciées lors de sa première saison, même si des petits problèmes de santé l'ont écarté des grandes classiques du calendrier. Son tempérament de baroudeur devrait lui permettre de monter très vite à l'abordage du peloton international, car Hervé veut se faire un nom. Mais est-ce qu’on lui laissera le temps de continuer ce qu'il vient de commencer ? Affaire à suivre...

Virva-Gourme

Didier Virvaleix et Hervé Gourmelon, les deux pros de Dordogne
qui ont marqué la saison 1989

- Au seuil de cette nouvelle année 1990, toute la Dordogne se lamente sur le pauvre sort d'Hervé Gourmelon dont le sponsor a annoncé son retrait du milieu professionnel. C'est ainsi que le 31 décembre 1989, Hervé Gourmelon en arpentant les talus du cyclo-cross de la Saint-Sylvestre à Marsaneix, faisait son dernier adieu à son public et à son maillot Fagor, rouge et blanc comme celui du Racing, le club de ses débuts. Bien sur ce public espérait encore, comme par exemple celui de voir Hervé engagé au sein d'une autre formation. Mais en cette période où la conjoncture n'était pas du tout favorable, Hervé bien que remarqué par des directeurs sportifs ne fut pas repêché. Il tenta de revenir chez les amateurs en prenant cette fois une licence, ni au Racing, ni à l'AC Marmande, pas plus qu'à Oloron ou à Créon, mais au Cyclo-Club Béarnais. A deux reprises il se classe 2° (à Objat et lors de la nocturne de Montpon), puis il arrête le cyclisme, peut-être parce qu'il n'a plus la foi ou le courage de continuer dans ce milieu hostile, car vraiment le cyclisme constituait et constitue toujours un monde bien particulier. Tant que ça marche on vous fait des courbettes, mais une fois tombé dans "la panade", on cherche davantage à vous enfoncer au lieu de vous aider à vous en sortir. Toujours est-il qu'à 26 ans à peine, Hervé Gourmelon claque la porte … définitivement à notre discipline. On ne parlera plus de ce sportif exceptionnel, dans tous les sens du terme. Son histoire n’aura duré que sept saisons...

VELO DORDOGNE - HERVÉ GOURMELON © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur les blogs :
http://la-dordogne-cycliste.allmyblog.com/ et http://velodordogne.canalblog.com/

8 mars 2018

SÉLECTIONNÉS JUNIORS D’AQUITAINE 1968

DUNLOP RÉGIONAL 1968

Floirac Monte Christo - Une soixantaine de concurrents ont disputé la finale régionale organisée par le Comité d’Aquitaine , avec le concours du VC Bastidien, de l’US Cenon Rive Droite et du CA Créon. En haut de Camarsac, le Bouscatais Baup passait détacher. Il ne sera rejoint que dans la côte de Cursan. C’est un peloton musardant à une allure de cyclotouriste que nous attaquons la deuxième boucle. Dans cette région accidentée de l’Entre Deux Mers, deux hommes se détachent. Aubert de Créon et Gay de Bergerac. Targon atteint tout rentre dans l’ordre et la promenade continue. Deuxième passage dans Haux, le peloton se scinde en plusieurs tronçons, mais tout est à refaire. Il faut alors attendre un sprint monumental où le Cécébiste Pauillac l’emporte sur Vigouroux. Les dix premiers sont qualifiés pour la finale nationale qui aura lieu le 23 mai.
Classement : 1. Robert Pauillac (CC Bordelais) les 116 km en 3h26’,
2. Gérard Vigouroux (Villeneuve), 3. Francis Peyre (Sainte-Livrade), 4. Fiel (Bayonne), 5. Sadet (Villeneuve), 6. Ruffet (CC Bordelais), 7. Decima (Sainte-Foy), 8. Montet (Sainte-Livrade), 9. Pallaro (Libourne), 10. Gay (VC Bergerac), 11. Le peloton de quarante unités...

04

Robert Pauillac fleurit par Evelyne Darmaillac (Dunlop Régional 1968)

- LES ENGAGÉS - 1. A. Fiel (Aviron Bayonnais), 2. JP. Dumoulin (Aviron Bayonnais), 3. J. Derozie (A. Bayonnais), 4. R. Pauillac (CC Bordelais), 5. Ch. Ruffet (CC Bordelais), 6. D. Pallaro (AS Libourne), 7. A. Baile (AS. Testerine), 8. Ph. Decima (EC Foyenne), 9. J.Cl. Lavoie (US Coutras), 10. JL. Dublé (Bordeaux VC), 11. Ch. Onfroy (CA Créon), 12. JL Prime (CA Créon), 13. J.Cl. Seguin (AS. Libourne), 14. F. Galy (CC Sarlat), 15. M. Jolivet (GC Sarlat), 16. G. Gay (VC Bergerac), 17. A. Démortier (VC Bergerac), 18. R. Borda (AS Hossegor), 19. Ch. Dolhats (VC Tarnos), 20. G. Vigouroux (UCD Villeneuve), 21. F. Peyre (VC Sainte-Livrade), 22. W. Cosani (Guidon Agenais), 23. R. Ivanoff (Aviron Bayonnais), 24. JL. Mondou (UC Artix), 25. J. Bascouert (UC. Artix), 26. S.Bastian (VC Bastide), 27. M. Bordessoules (AS Facture), 28. JP. Dumeau (VC Langon), 29. JJ Onillon (VC Targon), 30. S. Monti (AS. Facture), 31. G. Frosio (US Andernos), 32. A. Aubert (CA Créon), 33. R. Poisson (CC Bordelais), 34. R. Egreteau (CC Bordelais), 35. G. Baup (US Bouscat), 36. Ch. Mallavergne (P. Nontron), 37. JL. Moreau (RC Mussidan), 38. JL. Réjasse (P. Nontron), 39. JP. Gueybaud (VC Bergerac), 40. F. Cattiglo (Parentis Sports), 41. JC. Napias (Parentis Sports), 42. G. Sadet (UCD Villeneuve), 43. JM. Montet (VC Sainte-Livrade), 44. A. Hourquet (CC Béarnais), 45. J. Sénacq (Aviron Bayonnais), 46. M. Descombes (CA Créon), 47. G. Tauzin (US Cenon RD), 48. JF. Danglade (VC Barsac), 49. M. Lartigau (US Cenon RD), 50. B. Valade (AS Libourne), 51. JP Pacaud (CC Bordelais), 52. JL Confolens (CA Créon), 53. G. Thomas (VC Langon), 54. B. Martin (VC Macau), 55. J-Cl. Bernard (AS Libourne), 56. C. Denis (CC Périgueux), 57. J-CL . Ulbert (CC Sarlat), 58. G. Salabert (Guidon Sarladais), 59. J-CL  Larrère (VC Tarnos), 60. J-L. Tunica (VC Nérac), 61. P. Barral (UCD Villeneuve).

LIENS VÉLO DORDOGNE.
- Palmarès des championnats des jeunes.
- Cadets d’Aquitaine en 1966.
- Promotion cadets d’Aquitaine 1968.
- Promotion cadets d’Aquitaine 1971.
- Promotion juniors d’Aquitaine 1968 (championnat juniors, différent du Dunlop régional).
-
Promotion juniors d’Aquitaine 1975.
- Promotion cadets d’Aquitaine 1964.
- Séniors d’Aquitaine 1971.
- Séniors d’Aquitaine 1975.
- Juniors d’Aquitaine 1965.
- Promotion cadets d’Aquitaine 1979.
- Promotion cadets d’Aquitaine 1973.
- Promotion cadets de Dordogne 1969.
- Promotion juniors d’Aquitaine en 1966.

VÉLO DORDOGNE - DUNLOP AQUITAINE 1968 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur les blogs :
http://la-dordogne-cycliste.allmyblog.com/ et http://velodordogne.canalblog.com/

7 mars 2018

1993 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (10° semaine de la saison)

Guerry Bertrand 1IL Y A 25 ANS DANS LE GRAND SUD-OUEST

5 au 11 mars 1993

- Les palmarès des Challenges de cyclo-cross sont là et signifient aussi que la saison des sous bois se termine. En Aquitaine, Jean-Paul Raymond (Pédale Faidherbe) remporte l’édition 92/93 devant Bruno Blangeois (Guidon Pellegruen) et Laurent Dumont (SC Caudrot). Chez les juniors, victoire d'Arnaud Labbe (SC Caudrot) alors qu’Alexandre Frattini (Guidon Pellegruen) et Frédéric Dubois (UC Mimizan) complètent le podium des jeunes. La Coupe des clubs revient elle au SC Caudrot, qui s’impose de quelques petits points face à la Pédale Faidherbe, le Guidon Pellegruen prenant la troisième place.
- Dans le Comité des Pyrénées, le 7° Trophée de cyclo-cross consacre Julien Almensa (Saint-Alban) alors que Stéphane Barthe (Tarbes Cycliste) et Régis Duros (US Colomiers) complètent le podium.
- Pas de surprise en Poitou-Charentes, avec un Thierry Turpaud (Saint-Florent) largement supérieur et pas du tout inquiété par Yves Cardinal et Jean-Yves Potet (CA Civray) ses poursuivants.
- Retour sur route avec Bertrand Guerry (Cycle Poitevin) - en médaillon ci-dessus - qui s’adjuge le 7 mars le GP de la ville de Blaye, en étant plus rapide au sprint que Bruno Bannes (G. Saint-Martinois) et que Christophe Cuzacq militaire à l’ENORSSA de Libourne.
- D’autres succès en toutes catégories avec Sébastien Noël (UC Anneville) à Pellegrue pour le Souvenir Baudeau, avec Dominique Péré (CAM Bordeaux) à Tonneins, tandis que Didier Virvaleix (US Montauban) s’adjuge à Castelnau Montratier le GP d’ouverture.

LES BRÈVES DU PÉRIGORD

PF CC 1992

Raymond, Ulbert et Estève avec le speaker Jean-René Villechanoux

- Fin de la saison de cyclo-cross où la Pédale Faidherbe fait son bilan. Beaucoup de regrets lors du Championnat d’Aquitaine où l’équipe a été dépassée par la pression qui leur pesait sur les épaules lors de cette journée. Mais l’équipe n’a pas à rougir avec un Jean-Paul Raymond qui s’est amplement rattrapé par la suite (victoire à Lormont, Abajt et Le Palais). Seul Ulbert quatrième a su sauver les meubles mais s’il y en a un qui jure qu’il ne sera plus organisateur et coureur en même temps, c’est bien Bernard Estève qui avait beaucoup misé sur ce championnat à Marsaneix

VELO DORDOGNE - 1993 - 10° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur les blogs :
http://la-dordogne-cycliste.allmyblog.com/ et http://velodordogne.canalblog.com/

Publicité
5 mars 2018

1968 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (10° semaine de la saison)

IL Y A 50 ANS DANS LE GRAND SUD-OUEST

5 au 11 mars 1968

- Disputé le 10 mars à Marmande, le Grand Prix des jeunes mis sur pied par le VS Marmandais a profité au VC Sainte-Livrade avec Henri Nieucel (1°), Francis Peyre (2°), Claude Magni (Langon) prenant la troisième place.

03

L'ex champion Bayonnais Roland Llamouzy qui fit triompher les couleurs du Guidon, de Tarbes et de Capbreton
sur toutes les routes du Sud-Ouest, fut le premierà complimenter son fils Raoul vainqueur à Bayonne

- Le prix de l’Union Commerciale de la ville de Bayonne a vu la victoire de Raoul Llamouzy (Anglet) - ci-dessus - devant Dalla Barba (Auch), Croza (Biarritz), Claude Goni (Guidon Bayonnais) et Vasquez (Auch).

03

Quatre hommes, quatre lauréats à Anglet avec de gauche à droite Alain Perriat (CC Bordelais) troisième,
Hubert Arbès (Anglet) quatrième, Robert Bergez l'animateur, Mlle Yvette Prigent, le lauréat
Roland Lalanne ( CC Bordelais) et le vétéran de Tonneins André Lesca second.

- Le même jour à Anglet ils n’étaient que trente au départ mais trente gros bras de 1° et 2° catégorie. Et c’est ainsi que le nombreux public Angloy eut une fois encore le privilège d’un sprint de "derrière les fagots". D’un final à l’arraché dans lequel le véloce Roland Lalanne réussit sans trop de mal à placer son dernier mot. Non sans avoir eu à résister à l’attaque de l’infatigable... André Lesca dont le poids des ans ne semble pas avoir émoussé sa pointe de vitesse, tandis que Perriat (CC Bordelais) accrochait le 3° accessit.
- Cent soixante dix coureurs au départ du prix d’ouverture de l’AS LibournePauillac a battu Vigouroux le favori. Pellaro (Libourne), Mazeau (Sainte-Foy) et Beaumont (CC Bordelais) prennent les accessits
- En Limousin on en est aux courses de classement et on note déjà la bonne forme de Roger Desport (CRCL). Mention bien pour le Creusois Lopez, pour le Briviste Chevalier, pour Laroudie au CRCL et pour Peter de l’AS Saint-Junien.
- A Bordeaux, c’est Michel Poutet (CA Bègles) qui s’adjuge la Médaille Bordelaise de la semaine alors que Lagrange (SAM Bordeaux) est le plus rapide au Trophée de vitesse séniors. Arménio (Bègles) remporte la vitesse des cadets.

LA SEMAINE EN PERIGORD

Christian JC et Gérard Darrin

Les frères Darrin au Guidon Sarladais : Christian, Jean-Claude et Gérard (de gauche à droite)

- Jean-Claude Darrin grand animateur du Guidon Sarladais sera non seulement présent en 1968 sous les mêmes couleurs, mais cette fois accompagné de ses deux frères Christian et Gérard. Ce geste sportif n’a pas manqué de susciter un vif intérêt au club qui sait apprécier la fidélité de ses coureurs.

Priat 1968

A Roland Priat la première course de classement du CA Ribéracois

- A Ribérac a eu lieu la course de classement du club remporté par Roland Priat devant Raffin. Notons l’excellent comportement de Barillot. Après la course le maire de Ribérac a remis la médaille d’argent de la Fédération Française de Cyclisme à M. Barrière en présence de MM. François Crassat, Bruneau, Delugin, Odette Dumonteil, Ricard, Pradère, Prouzat, Dubost, Barrière, Raffin, Degeix, Dupeyrat et Lemaçon. Cette distinction couronne près de 50 années au service du cyclisme dans la ville et du CA Ribéracois.

M

Remise de décoration par le maire de Ribérac à M. André Barrière

VELO DORDOGNE - 1968/10° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur les blogs :
http://la-dordogne-cycliste.allmyblog.com/ et http://velodordogne.canalblog.com/

3 mars 2018

STÉPHANE REIMHERR (2003) : 28 SAISONS SUR LES ROUTES (16° partie)

2003 ET DE NOUVEAU PÉRIGOURDIN

2003 DN 2

2003 DN 2 bis

L'équipe DN 2 du CC Périgueux-Dordogne en 2003 avec Stéphane Reimherr

- Le CC Marmandais ayant mis toutes ses billes dans la Division Nationale espoirs, force était de chercher un autre club. Et comme pour son travail, l’épouse de Stéphane ayant elle aussi son port d’attache en Dordogne, notre champion est revenu de ce fait au Cyclo-Club Périgueux 2000 devenu Cyclo-Club Périgueux-Dordogne en ce début de saison 2003.
- Ainsi Stéphane Reimherr est de retour dans une formation de 2° Division Nationale qui comprend douze éléments à savoir : Stéphane Reimherr (seul élite 2) de la formation, puis Patrice Peyencet, Jérôme Paul, Bruno Ceyssat (tous élites 3), Jérôme Roy, Christophe Napias, David Fillon et Christophe Cuménal (tous série nationale) et enfin les espoirs nationaux que sont Sébastien Rolait, Gautier Lance, Arnaud Léger et Guillaume Alvès...

0305S65

Première victoire à Saint-Barthélémy d'Agenais © Sha (collection SR)

- L’Essor Basque a constitué une mise en jambes, sans plus... tout comme le prix Pinel à Montastruc qui se termine lui dans le balai. Il faut dire que cette saison démarre sur les chapeaux de roues avec la Dutorccha, 1° manche de la Coupe de France de DN2. On notera de nombreux abandons, la formation ne pouvant s’entraîner dans de bonnes conditions en ce mois de mars où les coureurs travaillent chez leur employeur et débauchent le soir lorsqu’il ne fait plus jour... Une fois de plus, on constate bien que ce cyclisme manque de parité entre les formations qui ne font que du sport et celles qui doivent concilier le travail et le loisir... C’est à Saint-Ciers et au Blayais que Reimherr commencera à se faire voir, puis au Coux et au Tour du Lot-et-Garonne. Il attaquera sur le redoutable circuit Boussaquin puis se montrera souvent à son avantage au Tour du canton d’Hautefort. Au lendemain d’un éprouvant Tour de Corrèze comptant comme manche de coupe de France de DN2, Reimherr n’avait pas d’autres solutions que de prendre le départ d’un difficile Tour du Périgord, étant coureur élite 2. C’est dans ces redoutables épreuves que "le Stéph" se prépare. Il ne collectionne que quelques miettes de places, tout comme au Tour du canton de Gémozac et à la ronde de la Côle courue sous une pluie continuelle. Et puis fin mai, une chaleur étouffante envahit le Sud-Ouest. Une occasion pour gagner dans son pays à Saint-Barthélémy d’Agenais et ceci pour la première fois de sa vie de coureur.

0305T51

Saillour, Delalande, Reimherr podium du Petit-Breton
à Saint-Front de Pradoux © Sha (collection SR)

- Nous sommes ensuite à Saint-Front de Pradoux au départ d’un difficile Souvenir Petit-Breton où 63 coureurs sont au départ. Dix-sept termineront, sous une fournaise intenable. Finir 3° derrière Saillour et Delalande le Champion de France, constitue pour notre idole une belle performance. Le lendemain à Salignac, le thermostat était encore au rouge. Mais Reimherr aime ça et termine 9° et meilleur sprinter. Puis voilà qu’il remporte le bouquet à Libourne. La forme est bien là ! Huit jours après, belle course du club à Fumel pour le championnat régional où cinq Cécépistes terminent dans les quinze premiers. Dès le lendemain, Reimherr remet ça et remporte sa troisième victoire de la saison au critérium de la ville de Bergerac. La Claude Magni, Razac, Le Bouscat, le Tour du canton de Neuvic, le Tour du Pays de Santon sont les derniers galops avant le Tour de Dordogne qui constituera un grand moment de cette saison 2003, mieux un épisode sportif inoubliable. Mais disons tout de même que Reimherr aura réalisé un gros mois de juin.

2003 Bergerac

Une belle victoire lors du critérium de la ville de Bergerac

- Dans la foulée nous vous invitons à revoir ce Tour Dordogne dont chacune des cinq étapes suivantes :
- 1° étape demi-étape : Mensignac-Mensignac (contre la montre) puis Ribérac-Ribérac (98 km) 2° demi-étape où Reimherr est sacré le plus combatif de la deuxième demi-étape.
- 2° étape : Saint-Laurent des Vignes-Gardonne étape remportée par Reimherr qui accuse un retard de 25 secondes sur le maillot jaune.
- 3° étape : Groléjac-PomportReimherr comble les 25 secondes de retard et devient maillot jaune.....
- 4° étape Boulazac-Boulazac une étape où Reimherr chute à 200 mètres et perd le Tour.

2003 Ribérac TD

Tour Dordogne : en tête avant sa chute dans les rues de la ville

2003 Ribérac TD combatif

Tour Dordogne à Ribérac  : sacré le plus combatif malgré sa chute dans les rues de la ville

LE PLUS BEAU TOUR DORDOGNE
MAIS AUSSI LA PLUS CRUELLE DÉFAITE

- Et bien nous voilà partis pour cette ultime étape, sur laquelle tout le Tour repose. Radio France Périgord et la presse locale ont bien relayé les infos "tous derrière Reimherr" ! Facile à dire, plus difficile à réaliser, mais l'essentiel c'est de se savoir un temps que l'on est suivi et soutenu dans ce Tour. Elles sont tellement rares ces périodes, qu'un sentiment de fierté nous requinque pour nous rassembler, un peu comme il y a deux ans, lorsque Peyencet nous gagnait la finale de Coupe de France. D'ailleurs il n'y a que le vélo qui peut vous procurer ces moments intenses, ces émotions, ces folies qui subliment nos coureurs. Après trois jours de course, le paquebot du Tour semble donc continuer sa croisière au long cours sur un océan agité, comme ce parcours qui se présente de Boulazac à Boulazac, en passant par les chemins de traverse.

2003 Gardonne TD

Tour Dordogne le jour de sa victoire à Gardonne

- Dès l’entame de l’étape, Franck Bigaud menace notre maillot jaune qui n’a que quelques centièmes de secondes d’avance sur Yvan Sartis son rival. Peyencet, Roy et Napias ne peuvent plus suivre et nous ne sommes qu’à Tourtoirac. Mais Reimherr est solide. Il lui reste Jérôme Paul pour gérer les derniers kilomètres et Bruno Ceyssat pas en forme, mais si indispensable pour figurer dans le classement par équipes. Le groupe Bigaud est repris avant un premier passage à Boulazac qui nous donne toujours Reimherr et Sartis au coude à coude. A l’arrivée, alors que les acclamations et les klaxons nous parviennent jusqu’à nos oreilles, les deux hommes sont encore ensemble, lorsque dans la sortie du dernier giratoire, c’est la chute du maillot jaune et la terrible nouvelle, la perte d’un Tour qui était à sa portée. Cette chute c’est un drame, car Reimherr sait qu’il n’est plus maillot jaune, il sait qu’il a tout fait pour gagner, qu’il s’est préparé dur, qu’il a mis tous ses atouts de son côté, que son équipe a trimé sur les 150 bornes chacun des jours, et bing, le truc qui ne doit pas arriver, arrive.

0307E76

Maillot jaune du Tour Dordogne à Pomport © Sha (collection SR)

- Il repart convaincu qu’il faut continuer, se battre jusqu’à la banderole dans un moment où il devait être à 180 pulsations. Il a raison de pester contre ce qu’il lui est arrivé. Cet incident va le marquer et il a 1000 raisons d’être en colère. Car ça change tout. Il aurait gagné son Tour Dordogne, il aurait été le premier périgourdin, il aurait fait "la une" des journaux. La une il l’a pourtant faite, car jamais on a écrit Sartis a gagné le Tour, mais on a plutôt lu Reimherr a perdu le Tour. C’est une colère terrible, bien plus importante que les quelques centièmes de secondes d’écart qui le séparait de Sartis. Reimherr se relève vite, jette un œil sur son vélo, remet la chaîne et repart comme si l’instinct le commandait ainsi. Debout, en danseuse, Reimherr se torture, la tête probablement perdue dans un tourbillon d’illusions envolées, changeant de trajectoire comme si de l’autre côté de cette avenue Paul Vaillant Couturier, cela pouvait devenir moins dur pour finir son escalade. Le visage défait, les cernes profonds, il sait qu’il vient de perdre. Fou de rage il fait valser son vélo au-dessus de la ligne d’arrivée, avant de s’effondrer sur le bitume. Les genoux égratignés, les paumes en sang, il est épuisé et surtout déçu. Sur ses rigoles de ses joues creusées par les efforts et la fatigue, des larmes coulent. C’est dur de terminer ainsi, dur après avoir bossé pendant cinq étapes, dur aussi pour ses équipiers qui l’ont aidé, dur pour son public, dur pour son staff et pour Jean-Claude Porcher dont les yeux humides cachent une grande amertume. Lucide, en pleine forme et en grand patron, Stéphane perd bêtement. Sans doute parce qu’il a cherché à sauter Sartis, histoire de prouver qu’il serait bien le meilleur en faisant sur la ligne la différence, une fois de plus... Le rideau est tiré, les commentaires n’y feront rien, Sartis a gagné parce que Reimherr est tombé, c’est aussi simple que cela ! Il faut maintenant beaucoup lui parler, tout mettre à plat. Tout le monde est accablé. Il faut se concentrer à nouveau pour se relancer sur ce qui reste le positif de ce Tour. L’équipe 5° du général a fait bonne figuration, avec un maillot blanc, un maillot jaune et une victoire d’étape, le tout signé Stéphane Reimherr classé également 5° au général.

0307E77

Protocole à Pomport du Tour Dordogne © Sha (collection SR)

QUINZE ANS APRÈS REIMHERR SE SOUVIENT
TOUJOURS ET NOUS DONNE SA VERSION

2003 Boulazac TD bis

Un terrible moment, celui de la perte d'une grande course par étapes

- Il est évident qu’à chaud, il y a eu la presse, les organisateurs et radio caravane qui ont commenté tous à leur façon cette fin d’étape. Mais qu’en était-il vraiment vu par l’intéressé. Voilà ce qu'il nous dit :
- "Déjà la première étape, je perds une vingtaine de secondes sur une chute, provoquée par la voiture du commissaire de course, arrêtée en sortie de virage, sans visibilité.
- Lors de la quatrième étape, mes coéquipiers (Napias, Peyencet et Roy) ont sauté au bout d’une quarantaine de km, dans la côte de Tourtoirac, et ce sont mes trois copains de Saint Martin de Seignanx (Pascal, Dupèbe et Bécaas) qui m’ont tenu la baraque toute l’étape. Paul n’a pas mis un coup de pédale, et Ceyssat pas plus. On aura fait croire que c’était pour le classement par équipe, moi je pense surtout qu’on n’en était incapable et l’autre n’avait pas l’esprit d’équipe. Malgré tout, j’ai réussi grâce aux trois premiers nommés, plus Masdupuy sur la fin, à revenir sur les échappés dans le circuit final et ainsi pouvoir jouer le classement général.
- Dans le sprint final, en haut de l’avenue, après avoir répondu a toutes les attaques de mes adversaires dans les 15 derniers km, il ne me restait plus qu’à terminer dans la roue de Sartis. Quand le sprint se lance à 200 m de la ligne, il y a des coureurs devant nous, et dans l’effort et dans les pourcentages de la bosse, je n’ai pas beaucoup de temps pour prendre une décision. Je décide de passer à droite de mon adversaire (le finlandais Helminen.) Celui-ci me voit arriver et me tasse sur le trottoir et la voiture garée. Pourquoi ? Je ne le saurai  jamais ! Le commissaire de course se situant juste derrière moi, (M. Audard) a décidé de ne pas faire son travail, en estimant que c’était de ma faute ! C’est une journée qui me hante souvent !!"

0307K12

Victorieux à Mussidan après sa défaite au Tour Dordogne © Sha (collection SR)

UNE SAISON QUI SE TERMINE MAL EN CHINE

- On a vu que le mois de juin a été très laborieux, comme ce début juillet d’ailleurs. Malgré sa cruelle défaite, notre Stèph continue la compétition en terminant 2° à Saint-Astier où Michel Ambrosini l’empêche de réaliser la passe de trois (pour mémoire déjà vainqueur en 2001 et 2002). Puis le voilà présent sur les boulevards de Périgueux la veille de la fête nationale où il aide ses équipiers à l’emporter. Dès le lendemain, il enchaine dans la chaude nuit Mussidanaise où de nouveau il s’impose. Miramont de Guyenne et Montech constitueront ses derniers faits d’armes avant d’embarquer pour la Chine avec une sélection d’Aquitaine.

0307G32

Vainqueur à Saint-Astier en 2001 et 2002, il manque de peu la passe de trois
et termine 2° battu par Ambrosini © Sha (collection SR)

- Loin de l’Europe, il rejoint le centre du pays à l’assaut du Tour du Qinghaï. Une province montagneuse, coincée entre plateaux du Tibet et ceux de Mongolie, là où se faufile l’ancienne route de la soie. Première étape dans les rues de Xining à plus de 2000 mètres d’altitude. Reimherr est encore devant les meilleurs coureurs des formations continentales, mais à un kilomètre du but, il est repris. Le lendemain sur les routes de montagne, il casse son rayon. Réparé par son mécano, il dévale un col derrière les voitures lancé à 80 km/h pour rejoindre le paquet. Hélas, la voiture qui rentre dans la colonne freine d’un coup sec et c’est la chute. Résultat : un coude cassé et une évacuation sur l’hôpital dans cette campagne chinoise peu hospitalière. Dans des bâtiments vétustes, il n’y restera pas longtemps et sera transféré en France.
- Sa saison s’est ainsi terminée le 10 août. Mais Reimherr est occupé, très occupé même car il construit déjà sa maison à Vergt, là où il va s’installer avec Magali son épouse qui va devenir maman. D’ailleurs "le Stèph" se plaît à dire que la veille du Tour Dordogne, il faisait le charpentier sur son toit. Les courses estivales ne verront pas notre valeureux Reimherr sur les routes. Monpazier, Bruch, les Milandes, Lusignan, Vergt, Augignac et la Tomate se feront sans le porte fanion du CC Périgueux-Dordogne. Mais lorsque le classement FFC sort, Reimherr est toujours chez les élites 2 et occupe la 203° position, juste précédé côté Aquitains par Garmendia, Kudashev et Patanchon.

0306M60

Tour du canton de Neuvic : un grand moment avec encore un maillot © Sha (collection SR)

- Cette saison a été très difficile pour les coureurs élites 2. Ceux-ci ont tout d’abord perdu de nombreuses épreuves qui se courent maintenant en catégorie espoirs uniquement, soit au profit de leur nouvelle division nationale. De ce fait, les élites 2 doivent aller loin, très loin parfois pour courir. Et tout se complique pour un coureur qui travaille. De plus la Fédération Française de Cyclisme vient de leur imposer de passer des tests médicaux trois fois par an, dans le cadre du Suivi Médical Longitudinal Contrôlé, soit encore une charge et une contrainte complémentaire. Pour un coureur salarié, obligation de demander de ce fait des jours de congés pour subir ces tests sans parler des frais de déplacements que cette mesure impose. Difficile de s’épanouir dans ce monde du haut-niveau qui se cherche, qui subit constamment des modifications dans sa législation, sans parler des passes droits que certains coureurs obtiennent pour ne pas appartenir à cette catégorie, vraiment la mal aimée du cyclisme français de cette saison 2003, qui constituera pourtant un cru exceptionnel. Son bilan est celui d’un homme hyper actif qui effectue ses heures de travail à la DDE, qui s’entraîne, qui court au haut niveau, qui gagne cinq bouquets chez les grands, qui se maintient en élite 2, qui construit courageusement sa maison, car il sait désormais qu’il va devenir aussi papa début 2004...

- MEILLEURES PLACES DE LA SAISON 2003.

0306A59

Meilleur sprinter à Salignac dans un podium très relevé © Sha (collection SR)

- dans le peloton ronde de la Soule (1° Frédéric Lecrosnier - Jean Floc’h), abandon circuit de la Nive (1° Jésus Vilchez - La Trinitaine), abandon Montastruc (1° Olivier Asmaker - US. Montauban), dans le peloton Trophée des bastides (1° Fabien Rey - Tarbes Bigorre Cycliste), abandon la Dutorccha (1° Jean-François Laroche - Canada), 17° première étape canton Saint-Ciers (1° Evans - VCP/Irlande), dans le peloton deuxième étape Saint-Ciers (1° Jean-François Laroche - Canada), 55° classement général Saint-Ciers (1° Loïc Herbreteau - Bressuire AC), abandon Circuit des vins du Blayais (1° Andréi Ptchelkin - Russie/Moscou), abandon Cénac et Saint-Julien (1° Alain Saillour - UC Felletin), 11° Le Coux et Bigarroque (1° Sébastien Bordes - US Montauban), 31° Tour du Lot-et-Garonne (1° Olivier Asmaker - US Montauban), 12° Circuit Boussaquin (1° Alain Saillour - UC Felletin), 13° Tour du canton d’Hautefort (1° Laurent Estadieu - US Montauban), abandon Tour canton Champagnac de Bélair (1° Gilles Canouet - Jean Floc’h), 8° Mont Villeneuvois (1° Lionel Chatelas - UC Villeneuve), 69° Tour de Corrèze (1° Alain Saillour - UC Felletin), 13° Tour du Périgord (1° Stéphane Auroux - CR4C Roanne), 14° Tour canton Gémozac (1° Tarmo Raudsepp - Nantes 44/Estonie), 52° Ronde la Côle (1° Patrice Peyencet - CC Périgueux-Dordogne), 1° Saint-Barthélémy d’Agenais, 3° Petit-Breton à Saint-Front de Pradoux (1° Alain Saillour - UC Felletin), 9° et meilleur sprinter Salignac-Eyvigues (1° Frédéric Delalande - Jean Floc’h), 1° Libourne, 13° Championnat d’Aquitaine à Fumel (1° Aurélien Bonneteau - AVC Libourne), 1° Critérium de Bergerac, 7° Razac sur l’Isle (1° Jérôme Roy - CC Périgueux-Dordogne), 6° Saint-Médard de Mussidan (1° David Fillon - CC Périgueux-Dordogne), 4° Le Bouscat (1° Patrice Peyencet - CC Périgueux-Dordogne), 6° Tour du Pays de Santon (1° Fabien Fraissignes - GSC Blagnac), 7° Tour canton Neuvic (1° David Fillon - CC Périgueux-Dordogne), 9° La Claude Magni (1° Arnaud Labbe - Cycle Poitevin), 14° Mensignac-Mensignac Tour Dordogne (1° Maxime Gourov - EC Montmarault), 45° Ribérac-Ribérac Tour Dordogne (1° Mickaël Leveau - VC Rouen), 1° Saint-Laurent des Vignes-Gardonne Tour Dordogne, 8° puis maillot jaune Groléjac-Pomport Tour Dordogne (1° David Simon - La Trinitaine), 17° Boulazac-Boulazac Tour Dordogne (1° Frédéric Delalande - Jean Floc’h), 5° Classement général Tour Dordogne (1° Yvan Sartis - France Police), 2° Saint-Astier (1° Michel Ambrosini - Fonbeauzard Vélo-Club), 8° Périgueux les Boulevards (1° Jérôme Paul - CC Périgueux-Dordogne), 1° Nocturne des champions à Mussidan, 20° Nocturne Faidherbe Périgueux (1° Jérôme Paul - CC Périgueux-Dordogne), 18° Miramont de Guyenne (1° Tomasz Kaszuba - VS Chartres), 5° Montech (1° Gaël Moreau - Bressuire AC), abandon Beaussac (1° Romain Chollet - Cycle Poitevin), dans le peloton première étape Tour du Qinghaï (1° Kam Po Wong - Hong Kong), abandon deuxième étape suite chute au Tour du Qinghaï (1° Mattéo Carrara - Italie), 14° Gentleman la Valentin Huot associé à Canteau (1° Bruno Ceyssat CC Périgueux-Dordogne-Gérald Marot UC. Felletin).

Quelques adversaires de la saison 2003

- Gilles Canouet (Jean Floc’h), Frédéric Delalande (Jean Floc’h), Anthony Langella (Bressuire AC), Sébastien Bordes (Bressuire AC), Jean-Luc Delpech (US Montauban), Olivier Asmaker (US Montauban), Laurent Estadieu (US Montauban), Christian Dupouey (VC Oloron HB), Julien Costedoat (GSC Blagnac), Stéphane Bellicaud (Bressuire AC), Romain Bourrinet (VC Oloron HB), Frédéric Lecrosnier (Jean Floc’h), Carl Naïbo (Bressuire AC), Mathieu Ladagnous (VC Nay), Guylain Friou (AC Jarnac), Fabien Fraissignes (GSC Blagnac), Vincent Dedieu (VC Langon), Vincent Guillout (UC Felletin), Fabien Rey (Tarbes CB), Olivier Cambet (GSC Blagnac), Yvan Becaas (Guidon Saint-Martinois), Jérôme Bonnace (UC Châteauroux), Gilles Zech (Bressuire AC), Loïc Herbreteau (Bressuire AC), Fabien Patanchon (VC Langon), Denis Kudashev (VC Tarnos), Christophe Dpèbe (Guidon Saint-Martinois), Ramuntcho Garmendia (Aviron Bayonnais), Lionel Chateals (UC Villeneuve), Julein Loubet (Saint-Gaudens CC), Alain Saillour (UC Felletin), Benoit Luminet (CR4C Roanne), Arnaud Labbe (Cycle Poitevin), Tomazs Kaszuba (VS Chartres), Mathieu Rémy (CC Marmande), Sébastien Raynaud (CRCL), Stéphane Auroux (CR4C Roanne), Laurent Four (Tarbes CB), Maxime Gourov (EC Montmarault), Yann Huguet (Guidon Saint-Martinois), Michel Ambrosini (Fonbeauzard VC), Nicolas Labussière (VC Oloron HB), Aurélien Bonneteau (AVC Libourne), Willy Perrocheau (CC Marmande), Julien Belgy (Bressuire AC), Vincent Vierge (UC Artix), Yvan Sartis (France Police), etc..

0311E71

Le cyclo-cross, juste un exercice pour s'amuser © Sha (collection SR)

Les licenciés du Cyclo-Club Périgourdin en 2003 : (liste alpha en noir les dirigeants, en bleu les coureurs).
- Allard Benjamin, Alvès Damien, Alvès Guillaume, Amouroux Rodolphe, Audibert Claude, Authier Jean-Louis, Bayssière André, Béneyrol Jean-Luc, Béneyrol Jérémy, Bercouzareau Christine, Bercouzareau Jean-Marie, Bertaux Stella, Boissard Jean-Charles, Boissavy Jean, Boivineau Annaelle, Boivineau Dominique, Boivineau Mélany, Boucher Alex, Boyer Pascal, Canler Nicolas, Canler Paul, Ceyssat Bruno, Château Jérémy, Château François, Château Thibaut, Chateauraynaud Jérôme, Corno Giovanni, Corréia José, Cuménal Christophe, Delage Thomas, Depis Bernard, Dome Jessica, Dutertre Guy, Estève Bernard, Estève Mickaël, Fauchier Alain, Fauchier Cathy, Faure Pierre, Fémandy Francis, Feytou Georges, Fillon David, Froidefond Jean-Charles, Ginsou Florian, Godfroid Romain, Godfroid Xavier, Gouraud Jean-Louis, Lachenaud Alicia, Lacombe Michel, Lajarthe Pierre, Lance Gautier, Landes Fabrice, Lapouge Jacques, Lapouge Sébastien, Lebrun Charles-Henri, Léger Arnaud, Léger Christian, Lezoray Cindy, Maly Christiane, Maly Frédéric, Maly Michel, Martineau Anthony, Napias Christophe, Paul André, Paul Bernard, Paul Christian, Paul Jérôme, Paul Marie-Madeleine, Peccabin Geneviève, Peyencet Patrice, Peyras Joël, Porcher Jean-Claude, Porcher Myriam, Porcher Pascale, Ranoux Mathieu, Ranoux Pierre, Rebeyrotte Nicolas, Reimherr Stéphane, Richez Olivier, Roy Jean-Michel, Roy Jérôme, Sautier Lucien, Sourdy Mickaël, Strugeon Clément, Tanguy Benoit, Valiani Eric, Versos Jonathan, Zampérini Alexandre, Zampérini David.

LIENS SUR LE MEME THÈME.
- Stéphane Reimherr première saison au CC Marmandais -14° partie - 2001)

VÉLO DORDOGNE - STÉPHANE REIMHERR (16) © BERNARD PECCABIN
Prochaine diffusion : 2004 et toujours Périgourdin
http://la-dordogne-cycliste.allmyblog.com/ et http://velodordogne.canalblog.com/

2 mars 2018

LE PÔLE DE TALENCE EN PÔLE POSITION A ÉCHOURGNAC (saison 2007)

 - LA RETRO D'UNE EDITION, CELLE DE 2007 -

Pict0017

Départ de l'édition 2007 à Echourgnac et déjà le Pôle espoirs en première ligne

Pict0023

- D’entrée, les coureurs du Pôle de Talence ne manqueront pas de mettre en pratique ce qu’ils apprennent eux au quotidien, ceci dans le but de les amener dans le futur vers le haut-niveau. A chaque tentative, le pôle était là soit avec Damien Le Fustec, soit avec Jérémie Souton ou enfin avec Jérôme Cousin l’équipier de luxe.

Pict0054

Le Pôle espoirs de Talence en tête de l'échappée

- Le premier tiers de la course verra neuf coureurs aux avant-postes. Puis Fémandy, Galles, Champaud, Cazeaux et Robert prendront quelques espaces, accompagnés cette fois par Rémi Azéma encore du Pôle, bien que très discret jusqu’alors. Recevant le renfort de Cousin, Azéma foncera avec lui vers la banderole et c’est main dans la main, que les deux coureurs franchiront la ligne d’arrivée.

image 1

De gauche à droite le 1° Ribéracois (club organisateur), Galles (3°)
Champaud (1° SD), Azéma lauréat et Cousin (2°)

Le classement : 1. Rémi Azéma (Pôle Talence), 2. Jérôme Cousin (Pôle Talence), 3. Galles (VC Montois), 4. Fémandy (Team FG Sport), 5. Damien Champaud (JS Astérienne), 6. Robert (Jonzac), 7. Cazeaux (Villemur), 8. Durand (Bègles), 9. Massou (Tonneins), 10. Dunet (Maurs), 11. Le Fustec (Pôle Talence), 12. Sancey (VC Montois), 13. Paillot (Nersac), 14. Goizet (Felletin), 15. Garcia (Saintes), 16. Debiossat (VC Montois), 17. Mazetta (VC Médocain), etc...

Solange Fasseur et Michel Chignaguet donnent leur dernier dép

Solange Fasseur (Comité des fêtes) et Michel Chignaguet maire de la commune
deux artisans du succès de cette épreuve de septembre

LIENS VELO DORDOGNE SUR LA COURSE D’ECHOURGNAC

- Photo Echourgnac 1966 (protocole)
- Photos départ de la course d’Echourgnac en 1985
- Photos Echourgnac édition 89
- Photo Echourgnac 1992
- Echourgnac 1999
- Echourgnac 1997
- Echourgnac 1998
- Palmarès de l’épreuve d’Echourgnac

VELO DORDOGNE - ECHOURGNAC 2007 - © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur les blogs :
http://la-dordogne-cycliste.allmyblog.com/ et http://velodordogne.canalblog.com/

Publicité
<< < 1 2
RETRO VELO DORDOGNE
RETRO VELO DORDOGNE

Blog destiné à recenser les informations sur le cyclisme de la Dordogne depuis sa création jusqu'à nos jours...(Photos, articles, reportages, etc...)
Voir le profil de Bernard PECCABIN sur le portail Canalblog

Publicité
Archives
RETRO VELO DORDOGNE
Publicité
Derniers commentaires
Newsletter
Publicité