RETRO VELO DORDOGNE

29 mars 2020

FRANCIS DUTEIL - ULTIMES SOUVENIRS (1962-1989)

UNE CARRIÈRE BIEN REMPLIE

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Francis Duteil l'homme qui a toujours su grimper dans la hiérarchie cycliste

- Pour relire l’article précédent, cliquez ici.
- On termine ici la longue série de Francis Duteil, avec un peu de regrets, car il est toujours triste de tirer un trait sur une carrière aussi brillante que la sienne. Mais cela nous aura permis au moins, de démontrer que notre Dordogne a eu de très beaux spécimens de coureurs en la matière... Et si on a vu Francis Duteil plusieurs fois champion régional, on l’a vu deux fois champion de France, mais il nous a paru normal de lui faire raconter deux de ses grands faits d’armes. Car en matière de faits d’armes, peu de coureurs peuvent s’enorgueillir d’avoir couru ce qui constitue le gotha du cyclisme amateur, à savoir :

- le mondial
- la course olympique.

- Francis Duteil fait parti de ceux-là (ils ne sont pas nombreux) et vous aurez sans doute plaisir de parcourir son commentaire au travers de ces deux épreuves difficiles à gagner. Car à cette époque, la géopolitique mondiale était différente par rapport à celle d’aujourd’hui. On vivait dans une guerre froide avec d’un côté l’URSS et ses pays satellites (et leur système) très puissants et solidaires, puis de l’autre côté, le monde libre, plus égoïste et où chaque nation jouait sa course bien que parfois, l’occasion pouvait faire le larron dans le cas où une stratégie se présentait..
NDLR Les JO étaient réservés aux amateurs. Les Pays de l’Est et l’URSS n’ayant pas de professionnels, ce sont tous leurs meilleurs sportifs qui participaient aux Jeux, soit un immense réservoir.
- La série de Francis Duteil s’achève ainsi. Que c’est loin 1962, année où il a débuté chez les cadets. Des années où il partait avec ses parents et Claude Hue pour courir, sans oublier les Bordier (Ivan et Christian), avec qui Francis s’entraînait, puisqu’ils habitaient tout prêt de Mareuil. La vie sportive, le fait d’être vélociste constituent autant de circonstances que pour Francis, ce monde du vélo reste toujours présent et réel, car il a été et il restera son cadre de vie, celui de sa vie !

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MA COURSE AUX JEUX OLYMPIQUES DE MONTRÉAL

- "La course olympique a lieu le matin du 26 juillet 1976. Il pleut et il fait froid alors que nous avons quitté la France sous la canicule. La température maximale de la journée sera de 16 degrés. Nous nous préparons dans notre appartement du village olympique. Je voudrais mettre un maillot à manches longues mais j'étais loin de penser que j'en aurai besoin au mois de juillet. L'encadrement comme moi n'en a pas prévu. Je vais enfiler trois maillots et j'insère deux feuilles de plastique entre les deux maillots extérieurs sur la poitrine et le dos jusque dans le cuissard. J'ai le dossard 115, Jean-René Bernaudeau le 116, Christian Jourdan le 117 et René Bittinger le 118. Nous sommes près de deux cents partants. L'attente sous la pluie glaciale et pendant l'appel est interminable. Moi l'homme de la chaleur, j'ai la chair de poule. Le départ est enfin donné. Au bout d'environ un kilomètre, nous montons une côte de 300 mètres à 8% de pente. Premières chutes dues à des coureurs qui ont trop tardé à changer de vitesse. Christian se trouve pris dans une des chutes ce qui l'obligera à une chasse épuisante pour revenir sur le peloton. Tous les tours je monterai cette côte sur le côté gauche pour éviter les chutes car il y en aura à chaque tour. Christian sera pris dans ces chutes plusieurs tours consécutifs et il finira par jeter l'éponge. Une petite descente suit la côte. Puis 6 ou 7 km de plat avant d'attaquer la montée du Mont Royal. Après 500 mètres d'ascension j'ai des difficultés pour respirer. J'ai l'impression que mes bronches ont rétrécie. J'ai déjà eu cette sensation lorsque l'atmosphère est froide et saturée en humidité (ndlr : comme en Colombie). Je sais que lorsque la bataille se déclenchera je ne pourrai pas suivre. Alors je décide de tenter une sortie pour montrer le maillot avant d'être trop mal. Dans la côte de 300 m la sensation d'asphyxie n'a pas le temps d'apparaître. Après quelques tours, il y a un léger relâchement en tête de peloton avant le sommet de côte. J'attaque et je bascule seul dans la descente. Sur le plat je ne suis pas gêné par la sensation d'asphyxie. J'enroule très bien mon développement. En 5 km je creuse un trou de 40 secondes. Virage à 180 degrés sur la droite et je longe la route d'où j'arrive. Je croise le peloton. Les Polonais avec leurs maillots blancs et rouges mènent la chasse. Je me dis: «les gars vous êtes en train de dépenser de l'énergie pour rien".  J'arrive au pied du Mont Royal. Surprise: les Québécois qui ont vu un coureur français en tête ont envahi la route et m'encouragent follement. Je vais au delà de mes capacités du moment pour monter, mais à mi-côte la réalité me rattrape : je me retrouve collé à la route. Un coup d'œil à l'arrière : en tête du peloton les maillots rouges des Russes se sont ajoutés à ceux des Polonais. Je suis rejoint et je bascule en milieu de peloton au sommet du Mont Royal. Le peloton a beaucoup diminué. Dans les tours suivants la bagarre est lancée dans la montée du Mont Royal. Je m'accroche à la roue d'un Suisse qui paraît un peu moins mal que moi. Deux tours plus tard, ceux qui étaient plus mal que nous ayant été lâchés c'est à notre tour de décrocher. La mort dans l'âme, j'abandonne. Richard Marillier qui suit la course sur un écran vient me dire: "ton baroud d'honneur pour montrer le maillot français c'était très bien". Il y aura 58 classés et Jean-René termine sixième".

NDLR : La course sera gagnée par un Suédois Bernt Johansson, devant l’Italien Giuseppe Martinelli et le Polonais Mieczyslaw Nowicki.

MA SÉLECTION AU MONDIAL DE VALKENBURG EN 1979

- "Le championnat du Monde des Amateurs a lieu le 25 juillet à Valkenburg aux Pays Bas (certainement au même endroit que cette année 2012). L'arrivée se trouve sur un plateau environ deux kilomètres après le sommet du Cauberg (environ 500 mètres à 12% puis un faux plat montant de plus de 500 mètres) à la sortie de Valkenburg. Puis quelques centaines de mètres après l’arrivée, une descente rapide presque rectiligne de 500 m est suivie d'une portion de plat jusqu'au pied d'une côte de plus d'un kilomètre de 5 à 6% à 6 km de l'arrivée. Un kilomètre après le sommet de la côte, une descente d'un kilomètre débouche sur les premières maisons de Valkenburg. En bas de la descente un virage en angle droit à gauche et le circuit ressort de Valkenburg au pied du Cauberg.
- Nous sommes six coureurs français au départ : Charles Bérard, Francis Castaingt, Michel Larpe et moi. J'ai oublié les noms des deux autres sélectionnés et nos numéros de dossards. Il y a 175 coureurs au départ. La course est longue de 179 km. Notre directeur sportif Robert Oubron nous partage en trois équipes de deux coureurs. Je suis associé à Michel Larpe. Une 1° équipe contrôle la course pendant la 1° heure, puis la 2° équipe pendant la 2° heure et bien sûr la 3° équipe (Michel Larpe et moi) pendant la 3° heure. Puis à nouveau la 1° équipe et ainsi de suite... Aucune échappée ne doit partir sans un Français. Dès le départ je sens que je suis en état de grâce, je dirais même dans un état surnaturel : je ne sens pas les pédales. Malheureusement l'expérience m'a appris que cet état dure rarement plus de trois heures et après je suis à l'ouvrage. Je vais faire la course avec un frein psychologique. A la fin de la 2° heure avec Michel Larpe, nous montons en tête de course. Le peloton est toujours groupé. A peine suis-je en tête qu'une échappée est en train de se former par vagues de 7 où 8 coureurs. Je saute dans un des groupes et me voilà dans une échappée d'une trentaine de coureurs. Les Allemands de l'Est, les Polonais et les Russes roulent à bloc. L'écart se creuse. Je vois avec plaisir que le Marocain Mostafa Najjari fait partie de l'échappée : nous nous connaissons très bien puisque Mostafa a été licencié au CC. Périgourdin et a participé à de nombreuses courses en Dordogne et dans le Sud-Ouest. Je passe de très courts relais. J'espère en m'économisant faire reculer le moment où je serai mal. A 60 km de l'arrivée, le peloton est à 3 minutes. Et soudain les Allemands de l'Est ne passent plus les relais. Les Polonais et les Russes lèvent le pied et le rythme ralentit fortement. En moins de 30 km nous sommes rejoints par une vingtaine de coureurs. Charles Bérard et Francis Castaingt en font partie. Je commence à être dans le dur. Au dernier tour dès le pied de la côte précédant le Cauberg ça part par petits groupes. Près du sommet de la côte je suis dans la roue de Francis dans ce qu'il reste du peloton de tête. Nous sommes à 100 mètres du dernier groupe qui s'est échappé, lui-même en chasse derrière le groupe qui le précède. Un coup d'œil derrière moi et je vois Szurkowski qui se dresse sur ses pédales. J'avertis Francis. Lorsqu'il nous dépasse d'un coup de rein, Francis réussit à accrocher la roue du Polonais qui nous ramène sur le groupe qui nous précède. La descente se fait à un train d'enfer. Au pied du Cauberg, le peloton de tête s'est reformé. Les attaques fusent dans le Cauberg. Je ne peux que regarder : je n'ai plus rien dans les jambes. Je m'accroche dans la roue d'un Américain en queue de peloton. Dans le faux plat montant qui suit le sommet du Cauberg je sens l'allure faiblir. Un coureur devant nous a décroché. Nous sommes un groupe de 5 coureurs avec un trou de 15 mètres à boucher. Un des cinq réagit. Il grignote le retard puis il plafonne. Je prends le relais. J'ai la sensation que les muscles de mes cuisses vont se déchirer. A 300 m de la ligne les derniers du peloton commencent à se relever ce qui me permet de recoller. L'Américain et un coureur tchèque qui étaient dans ma roue en profitent pour me dépasser. Les deux autres ont décroché. Je termine 43° et dernier du peloton de tête. Victoire de l'Italien Giacomini. Mostafa Najjari se classe 34°, Francis Castaingt 26°, Charles Bérard 16° et Szurkowski 8°. Il y aura 114 coureurs classés. Si je n’avais pas été dans le rouge pendant la dernière heure, je pense qu'avec trois Français dans le peloton de tête dont deux sprinters nous aurions pu faire quelque chose de bien".
NDLR :Ce championnat sera gagné par l’Italien Gianni Giacomini devant le Polonais Jan Jankiewicz et l’Est allemand Bernd Drogan.

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Duteil très jeune et déjà habitué aux récompenses

 "Rétro Vélo Dordogne" et Francis DUTEIL

- Lorsque je me suis décidé à évoquer la carrière de Francis Duteil, je pensais qu’au bout de six publications, le résumé de sa carrière cycliste serait bouclé. Or aujourd’hui, nous en sommes à la trentième publication et "Dordogne Cycliste" tient à rendre hommage à ce coureur amateur, qui a couru en véritable professionnel.
- De 1962 à 1989, Francis Duteil on l’a vu a occupé la grande scène cycliste. Comme certains coureurs, il a vécu des bons et des mauvais moments. Mais ces moments se sont situés aux extrêmes limites de sa passion. Celui de la mort qu’il a frôlé en 1966, jusqu’à celui de sa gloire en devenant Champion de France en 1976 puis en 1979. Que de chemin parcouru entre ce creux de la vague et ceux situés à son sommet !
- Francis Duteil est un coureur de ma génération. Il est né en 1947, je suis de 1948. Nous avons connu le même cadre de vie, les difficultés d’après guerre et nos parents sont eux aussi issus de la même génération. J’en parle parce qu’ils ont su nous donner, riche de leur expérience et de leur jeunesse difficile, les atouts pour réussir. Même si cette réussite ne se situe pas dans le même milieu, il est important qu’elle soit là, car elle a pour dénominateur commun le travail, toujours le travail, encore le travail !
- Francis Duteil est un de ces sportifs qui a bénéficié des conseils de son père. Avec ses 255 victoires, il a au culot, au courage, à la classe, démontré son talent sur toutes les routes de notre Sud-ouest et d’ailleurs... Routier endurant, de première force, d’un caractère inébranlable, il a réussi on l’a vu de sérieux coups d’éclats. Francis possédait comme son père un sens inné de la course. Partenaire généreux et efficace, tempérament volontaire et ambitieux, c’était un champion calculateur et fonctionnel. Ardent à la lutte, coureur rusé, ayant le sens de l’économie, il était très respecté de tous. Son sens de la tactique a su le hisser au niveau des supers. Grâce à une extraordinaire énergie, il a su toujours remonter des situations désespérées et choisir ses objectifs. Capable des plus beaux exploits, il a été un champion doué. La course en tête reste sa loi animée d’une véritable rage de vaincre. Tout en restant lucide et habile, il a su exploiter toutes les situations, aussi périlleuses soient-elles...
- Je ne terminerais pas sans évoquer celui que l’on surnommait Monsieur Championnat. Pour être sélectionné, il fallait d’abord se distinguer voire gagner le championnat régional. Passons sur ces titres et examinons à nouveau toutes ses participations aux Championnats de France. Vous constaterez en faits que son surnom est loin d’être usurpé. Pas mal ? Merci Francis, tu as bien honoré notre petit coin de France au travers de toutes tes participations...

  • 1962 : 45° à Limoges (Haute-Vienne)
  • 1963 : 4° à Aixe sur Othe (Aube)
  • 1964 : 5° à Grenoble (Isère) Championnat de France des débutants
  • (aurait pu participer au Championnat de France des amateurs à Coutances (50), mais était classé en 3° catégorie par son comité, bien qu’ayant les points pour être en deuxième catégorie)
  • 1965 : 11° à Bully les Mines (Pas de Calais)
  • 1967 : 2° à Golbey (Vosges) au Championnat des sociétés
  • 1968 : 11° à Port de Bouc (Bouches du Rhône)
  • 1969 : non qualifié
  • 1970 : 8°à Plumelec (Morbihan)
  • 1971 : non qualifié
  • 1972 : non qualifié
  • 1973 : 2° à Dax (Landes)
  • 1974 : 12° à Montpinchon (Manche)
  • 1975 : 13° à Callac (Côtes d’Armor)
  • 1976 : 1° à Eguzon (Indre)
  • 1977 : abandon à Pomport (Dordogne)
  • 1978 : 4° à Sorrèze (Tarn) au Championnat des sociétés
  • 1979 : 1° à Neufchâtel en Saosnois (Sarthe)
  • 1980 : 5° à Villié Morgon (Rhône)
  • 1981 : 11° à Rethel (Ardennes) au Championnat des sociétés et abandon à Charleville-Mézières (08) suite crevaison. au Championnat de France amateurs
  • 1982 : abandon à Bressuire (Deux-Sèvres)

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- Duteil c’est tout cela, mais c’est aussi tout ce qui a été écrit au fil de mes trente publications. Des publications qui avaient sommairement commencé, lorsque Francis en plein déménagement réussit à retrouver son carnet de bord de coureur pour me le confier quelques temps. Je tiens d’ailleurs à remercier Claude Hue qui a réussi à établir la liaison entre moi et Francis à ce moment là ! Car si Francis a réussi sa carrière sportive comme professionnelle, j’ai appris aussi à connaître l’homme au travers de sa vie privée. Une vie privée conduite sur le même modèle que sa carrière sportive. Je veux dire par là que Francis est resté professionnel, même dans la traçabilité de sa carrière, comme d’ailleurs pour celle de son père.
- Il faut voir les trésors qu’il a su soigneusement conserver et qu’il m’a confié pour en faire profiter tous les passionnés que nous sommes. Grâce à lui encore, "Rétro Vélo Dordogne" va s’enrichir de beaux témoignages et de photos souvenirs. Celle d’avant et d’après guerre, celles qui ont construit les fondations de notre cyclisme, celui de notre chère Dordogne.
- Marius Duteil père de Francis, est né en 1915. Il a couru jusqu’en 1953. Son fils Francis on l’a vu a débuté en 1962 pour terminer en 1989. Si on ajoute les qualités de formateur de Duteil père vis-à-vis de Michel Brun et de Jacques Vivier, vis-à-vis de Francis puis de Patrick son frère, on peut dire que la famille Duteil a occupé la scène cycliste de notre Dordogne durant les 2/3 du siècle dernier. Ils sont un des nombreux piliers de notre discipline. Champions, victorieux, toujours présents, ils ont vécu des heures glorieuses, ils ont fait vibrer les foules, ils ont fait découvrir les aléas du vélo aux jeunes, ils en ont conseillé d’autres dans le cadre de leur profession, celle de vélociste, leur métier, leur folie et j’allais dire leur passion de vivre...
- Pour ceux qui ne connaissent pas, vous découvrirez bientôt sur ce blog le fameux trio "Duteil-Brun-Vivier", soit la plus belle anthologie du cyclisme Périgourdin. Avec des reportages inédits, avec des photos souvenirs, vous allez revivre cette période unique en son genre, celle qui de 1950 à 1953 a donné aux passionnés de notre Périgord, tout le plaisir de ce cyclisme qui flaire l’odeur de la bruyère et le son de l’accordéon. Celui de cette époque où notre Dordogne Limousine, jouait un rôle de leader et pour laquelle "les Duteil" se sont particulièrement investis.
- Marius père a débuté en Guyenne. Mais dès le début de la guerre, il a roulé pour le Limousin tout comme son fils Francis, qui a écrit une des plus belles pages de cyclisme sous les couleurs du CRCL, son club où il a tant conquis de titres qu’ils soient régionaux ou nationaux. Champion il a été, champion il le reste, champion il le restera à travers tous ces témoignages dont il demeure l’incontournable gardien, celui d’un patrimoine, d’une famille entièrement tournée sur notre vélo, de surplus vaccinés comme on dit, avec un rayon de bicyclette et ceci je pense, jusqu’à la fin de leurs jours...
Lire aussi : Adieu Champion !
- Les obsèques de Francis Duteil.
- Francis Duteil raconté par Gérard Descoubès.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Cliquez ici si vous souhaitez revenir à la première publication (saison 1962).

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28 mars 2020

1951 : 2° TOUR DE LA DORDOGNE

et GRAND PRIX DE BELVÈS
sous le patronage de "Sud-Ouest" et de "l'Athlète"
et sous les auspices des lubrifiants "Mondial Oil"

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Quelques uns des favoris au départ avec en haut Laurédi, Lazarides et Dotto.
En bas Macorig, Darrgade et Buchonnet

- Présentation de l’édition précédente : cliquez ici
- Le Cyclo-Club de Belvès vient de réaliser un nouveau tour de force. Quel club en effet peut se targuer de réunir au départ d'une régionale des "As" de dix grandes marques de cycles ? Il fallait pour réaliser cela, une équipe de dirigeants dynamiques. Belvès a réussi après des efforts incessants, après des mois de travail, de mise au point.
- Demain sur le long ruban de 280 kms, quatre-vingt coureurs vont s'élancer à la conquête du deuxième Tour de la Dordogne … et des avantages qu'il comporte.
- En effet outre les prix remarquables dont le montant s'élève à 210 0000 francs, dont 40 000 au premier, la course est qualificative pour le Championnat de France et il y a une option à prendre qui n'est pas négligeable.
TRÈS IMPORTANT : En cette année 1951, le Tour de Dordogne se courait en une seule étape. Le GP de Belvès du lendemain ne rentrait pas en compte dans le classement final.

FRANCE SPORT AU DÉPART

- France Sport ne pouvait pas être au départ. La grande marque a délégué une fort belle équipe avec Lucien Lazarides, Dotto, Massel, Castelis, Paquet, Nello Laurédi, Buchonnet, Martinez, Marcorig, Delpech, Pontoni.
- Darnauguilhem aura donc une forte coalition à vaincre. En effet quel lot de champions avec Dussault, Prouzet, Rémy, Teisseire, Tacca, Forlini, Antonin Rolland, Vivier, Brun, Tassin, Dolhats, Bidard, Pras, etc …
- Epreuve ouverte dans laquelle 25 coureurs peuvent l'emporter. La lutte sera chaude et la grande revanche sera dimanche lors du Grand Prix de Belvès.
- Samedi pendant que se déroulera le Tour de la Dordogne, les sportifs venus à Belvès, auront un spectacle de choix. En effet grâce à un dispositif ingénieux installé avec le concours de l'administration des PTT et à une voiture spécialement utilisée à cet effet, la relation exacte de la course sera retransmise par haut-parleurs toutes les heures. Ainsi on pourra suivre toutes les péripéties de cette belle épreuve à travers les plus attrayantes régions de votre département.
- Les suiveurs pourront ainsi parcourir une partie des vallées de la Dordogne, de la Vézère et de l'Isle, sans oublier à cela l'intérêt sportif de l'épreuve.
- A 12h30 une importante caravane se trouvera à Montpon où grâce à l'obligeance du club cycliste local, aura lieu le contrôle de ravitaillement. Vers 14h00, c'est Bergerac qui accueillera les coureurs. A partir de 15h00 la caravane publicitaire sera à Belvès. Les coureurs arriveront vers 16h00 aux prises de la dernière difficulté de la course, difficulté qui sera à gravir vingt fois dimanche lors du Grand Prix de Belvès.

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Parcours du Tour de Dordogne 1951

L'ITINÉRAIRE 

- Belvès, Fongaufier, Siorac, Mouzens, Saint-Cyprien, Saint-André d'Allas, Sarlat, Montignac, Auriac, Thenon, Fossemagne, Saint-Pierre de Chignac, Niversac, Périgueux, Marsac, Razac, Neuvic, Saint-Astier, Mussidan, Montpon, Saint-Médard de Gurçon, Sainte-Foy la Grande, Gardonne, Bergerac, Creysse, Mouleydier, Tuillières, Lalinde, Sauveboeuf, Pézuls, Le Bugue, Siorac, Belvès soit 270 kms de parcours.

UNE CARAVANE PUBLICITAIRE

- L'épreuve sera complétée cette année par une caravane publicitaire. Cette caravane précèdera les coureurs. L'organisation en a été confiée à M. Gérard Gillis, directeur de l'agence Bergerac-Publicité déjà concessionnaire de toutes les organisations sportives de la Dordogne. Les Maisons régionales susceptibles d'être intéressées par cette caravane sont invitées à se mettre en rapport avec Bergerac-Publicité, 7 rue Paul Bert à Bergerac (Tél : 6.98). Les commentaires enfin seront assurés par monsieur Berthozat de l'agence Monlong.

LES ENGAGEMENTS

- Ajoutons, que les engagements de l'épreuve doivent être adressés à Monsieur Georges Boussat, secrétaire du Cyclo-Club Belvèsois, à Belvès (Dordogne). Avec le nom et prénom, l'engagement doit indiquer la classe, la catégorie, le lieu de résidence ou le club, et enfin, le numéro de la licence du coureur.

A L'issue d'une course d'usure au 2° Tour de la Dordogne,
sous le patronnage de "Sud-Ouest" et de "l'Athlète"
et sous les auspices des lubrifiants "Mondial Oil"
Albert Dolhats s'impose au sprint
devant Brun, Walkoviak, Rançon et Decanéli
(de notre envoyé spécial Cécil Berninet))

 BELVÈS. - Le 26 mai, organisé par le Cyclo-Club Belvèsois, sous le patronage de "Sud-Ouest" et de "l'Athlète", le 2° Tour de la Dordogne a obtenu un immense succès.
- Sur tout le parcours, une foule innombrable attendait le passage des héros de la course, et devant un tel engouement, on peut dire que le Tour de la Dordogne a gagné ses galons de "grande classique".
- Le lot de vedettes au départ en est d'ailleurs, la preuve formelle. De grands noms tels Laurédi, Buchonnet, Lucien Lazaridès, Fautrier, Rémy, Dussault, Berton, Moineau, Darrigade, Massal, Dolhats, etc …, étaient au départ.
- Il est vrai que qualificative au championnat de France professionnels, bon nombre de ces vedettes étaient venues disputer cette épreuve avec l'idée de glaner de nouveaux points pour le classement des candidats au titre national.
- Belvès en liesse accueillit tous ces champions, et au départ, on ne pouvait douter de la complète réussite de la course malgré le temps épouvantable qui présida aux opérations de contrôle.

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- En vue du Coux, l'ascension de la côte de Saint-Georges à quelques kilomètres de l'arrivée.
Dolhats à gauche amène le peloton des échappés. On reconnaît Brun, Rançon,
Walkoviak et Decanali (photo archive de l'Athlète - opérateur Guy Carlsen).

UNE ATTAQUE POUR RIEN

 - Dès l'envolée, les premières escarmouches se déclenchent. Vu le terrain accidenté, on ne fut point surpris de voir Lucien Lazaridès, accompagné de Bermudez, fausser compagnie au peloton et prendre rapidement, deux cents mètres d'avance. Nous pensions avoir là un duo susceptible de conserver et même d'augmenter son avantage.
- Lucien Lazaridès n'insista pourtant point et laissa filer Bermudez qui paya de sa personne et fut bêtement arrêté par une crevaison. Si nous avons parlé de cette première fugue, c'est la présence de Lucien Lazaridès qui nous y a invité, car le frère d'Apo nous déçut énormément par la suite. Est-ce cette pluie continuelle qui le handicapa à ce point, ou bien le train de la course l'écœura-t-il ? Nous pencherons pour cette seconde hypothèse, puisque à Sainte-Foy la Grande, Lucien se releva épuisé.

SIX VAILLANTS

- Tout était donc à recommencer et ça ne tarda pas. Entre Auriac et Saint-Pierre de Chignac, la grande échappée de la journée allait naître. Elle fut l'œuvre de Bidart, Fautrier, Pradel, Durand, Pupulin et Regagnin. Grâce à ses six hommes le Tour de la Dordogne allait vivre une très grande journée. Faisons donc l'éloge de ces vaillants petits gars, que ni les "bosses" ni le mauvais temps ne rebutèrent. Le gros peloton accepta longtemps son sort, et rien ne put le faire sortir de sa torpeur. Pas même les "gros bras" qui le composaient ne prirent une quelconque initiative pour organiser la chasse. L'échappée était cependant trop téméraire pour aboutir heureusement. Un à un, les six leaders baissèrent pied. Regagnin, le premier lâcha prise. Ensuite, ce fut un coup de théâtre auquel nous ne nous attendions pas. Alors que nous attendions le passage des premiers à Sainte-Foy la Grande, nous ne pointions plus que quatre hommes en tête. Fautrier ayant disparu. Nous pensions qu'il s'agissait d'un accident mécanique ou d'une crevaison. Il n'en n'était rien, Fautrier était proprement lessivé. Puis ce fut au tour de Pupulin et Pradel de s'avouer vaincus. Seuls Durand et Bidart poursuivaient leur route. L'effort des deux hommes fut quelque chose de prodigieux, Bidart "roulant la caisse" le plus souvent possible.
- Leur "chemin de croix" allait pourtant se terminer dans la côte Saint-Georges, à dix kilomètres de Belvès, où complètement exténués, ils étaient rejoints et largement battus. Mais l'odyssée de ces six braves aura été l'acte le plus attachant du 2° Tour de Dordogne, et remercions les de l'avoir ainsi animé.

DE NOMBREUX EFFONDREMENTS

DOLHATS

- Maintenant des déceptions, il y en eut beaucoup. Et elles nous vinrent tout naturellement des grandes vedettes, qui furent beaucoup surprises par la dureté du parcours et qui, lorsqu'il a fallut donner le coup de collier nécessaire, s'effondrèrent complètement. N'est-ce pas, Laurédi, Rémy, Massal, Macorig, Moineau, etc … ?

 DOLHATS L'ATTENTISTE 

- Quant au vainqueur Dolhats (notre photo) qui sut prendre les bonnes roues, supérieur à tous, son succès est mérité, mais nous eussions aimé qu'il fût obtenu avec plus de panache. S'il fit une course d'attente et de tactique, comptant sur son sprint, on ne saurait l'en blâmer, puisqu'elle lui fut profitable. S'il ne commit qu'une seule faute, elle aurait pu lui être fatale (on ne laisse pas partir un Walkoviack à quelques centaines de mètres de l'arrivée) même lorsqu'on est accroché au sommet d'une côte. La leçon devrait donc être profitable.

LE CLASSEMENT

1. Albert Dolhats les 270 kms en 7h 37' 00" sur cycle Elvish, 2. Michel Brun (Ribérac), 3. Roger Walkoviak (Montluçon), 4. Rançon, 5. Decanali tous même temps, 6.  Pinaud 7h 40' 55", 7. Bidart 7h 40' 58", 8. Allory 7h 41' 18", 9. Sabbadini 7h 42' 20", 10; Duteil même temps, 11. Forlini 7h 42' 24", 12. Tassin 7h 42' 32", 13. Durand 7h 44' 10", 14. Lesca 7h 44' 40", 15. Amigo 7h 45' 30", 16. Bernard même temps.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – 2° TOUR DORDOGNE © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste (à suivre)

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PÉRIGUEUX - PRIX DEPUIS LA LIBÉRATION (1)

I - GRANDES COURSES DE VILLE

Périgueux 1958

Le Grand Prix de la ville de Périgueux en 1958 avec de gauche à droite, le speaker Marcel Le Goguic,
M. Pugnet maire, Mlle Besse(1) et la gerbe emblème du succès des cyclistes, Michel Gonzales
(VC Hendaye) grand vainqueur et M. Marcel Peyrou Président de la Société des Raids Hippiques
à la base de cette organisation du CC Périgourdin.

(1) Pour ceux qui ne connaissent pas Mlle Besse, c’est en fait celle qui deviendra beaucoup plus tard,
Mme Peccabin, autrement dit l’épouse de votre serviteur. Oui, oui, on change, je sais...

- "Rétro Vélo Dordogne" vous présente tout d’abord une série d’épreuves ayant un lien avec la ville, son commerce voire d’autres occasions. Comme déjà annoncé, pas facile de faire un bilan, mais en attendant la suite, ceux qui auront mieux que cette proposition, utilisez la case commentaire pour nous communiquer une bonne information. Attention ! Les prochains épisodes concerneront les Prix avec des partenaires, les critériums, Tours et épreuves en ligne, puis les courses de quartier et enfin les épreuves souvenirs.  (Lire ici le préambule de cette publication).
- J’ajoute que ces palmarès ont été comparés avec ceux de Philippe Dessimouliès, un collègue qui détient aussi pas mal de mémoire sur notre cyclisme de Dordogne. Si nécessaire, j’ai ajouté son commentaire chaque fois que je l’ai jugé utile.

Palmarès du Prix de Périgueux (couru en avril) : (retrouvé dans la même période avec le nom de Prix des commerçants) 1946 Lacoste (CC Périgourdin), 1947 José Sanz (AVC Libourne), 1948 Durand (Guidon Agenais), 1949 Delmas (Gourdon), Prix des jeunes Manuel Dartenset (Pédale Faidherbe), 1950 Louis Londéro (Brive), 1951 Charles Martin (CC Périgueux).
Le commentaire de Philippe Dessimouliès : Course organisée par la Pédale Faidherbe réservée à compter de 1949 aux amateurs et aux indépendants. En 1950 s’est courue la 17° édition. Cette épreuve a également porté le nom de GP des commerçants et industriels de la ville.
NDLR : Difficile dans ce cas de faire quelque chose de fiable... mais c’est une épreuve qui a fait son chemin puisqu’en 1950, on en était à la 17° édition...
Palmarès du Grand Prix de Périgueux : 1955 Alfred Macorig (UCD Villeneuve), épreuve courue en mai Robert Cazala (CC Béarnais).
Prix d’ouverture de la Pédale Faidherbe (couru en avril) : 1957 Eblé (CRC Limousin).
Prix de la ville de Périgueux (couru en juillet) : 1953 Bastianelli (Montluçon), 1957 (couru fin août-début septembre) Michel Gonzalès (Hendaye), 1958 Michel Gonzalès - notre photo noir et blanc - (VC Hendaye), puis en prologue Prix des jeunes Didier Lasjaunias (CC Périgourdin), 1959 Rousseau (Lalinde).
Prix des commerçants (couru en juillet à Périgueux) : 1946 Bermudez (Carcassonne), 1947 André Commerie (Pédale Faidherbe), 1948 Pierre Mounet (CC Périgueux), Serres (Bergerac), 1949 Louis Londéro (Brive), 1950 Martinez (VC Souillac), Prix des jeunes Francis Despréaux (RC Mussidan), 1952 Guy Allory (Angoulême), 1953 (fin juin) Guy Allory (UA Gujan Mestras), Prix des jeunes Albert Rotrou (RC Mussidan).
Le commentaire de Philippe Dessimouliès : Un prix mis sur pied par la Pédale Faidherbe, qui a apparemment changé de date à plusieurs reprises. Par exemple en 1946, le 16 juin pour être précis, il était disputé sur un circuit de six kilomètres avec arrivée rue Lacombe. N’a aucun lien avec le Prix Saint-Georges. A signaler aussi en 1948, que cette épreuve s’appelait GP de la Société d’Horticulture couru encore sur le même parcours.
Prix des commerçants et des artisans de Périgueux (organisation : ASPTT Périgueux) : 1988 Bruno Blangeois (TS Mourens), 1995 Pascal Peyramaure (CA Mantes).
NDLR : l’ASPTT n’a organisé que ces deux épreuves à Périgueux, en marge des trois arrivées du Tour de la Dordogne, plus l’Etoile Périgord Dordogne chère à Maurice Jouault..
Le commentaire de Philippe Dessimouliès : l’épreuve de l’ASPTT se disputait en nocturne rue Wilson avec arrivée devant les Dames de France.

cent tours

Les boulevards avaient été choisis pour remplacer le public du vélodrome du stade Lacoin.

Prix de la Libération à Périgueux : 1946 Mounet-Moulinier (CC Périgueux) course à l’américaine, 1947 Laffargue (CC Périgueux), 1948 André Gavelle (Bordeaux), 1950 Jarry (Thiviers), 1952 Jean-Louis Vervialle (La Blanc), 1953 René Montagut (CA Ribérac), 1954 Jean-Louis Vervialle (Bourges), 1955 Georges Vincent (AS Eymet).
Le commentaire de Philippe Dessimouliès : Couru en août et avec le concours de la Pédale Faidherbe. En 1950, le Grand Prix du Souvenir et de la Libération est le titre générique d’une journée cycliste qui regroupe le GP des Martyrs et le GP des Fusillés que l’on retrouvera plus tard.
100 Tours des Boulevards à Périgueux(couru le 14 ou 13 juillet) : 1949 Louis Londéro (UC Brive), 1950 Martinez (Souillac), 1951 Bernard (Limoges), 1953 Guy Allory (Angoulême), non disputé de 1954 à 1967, 1968 Lucien Sautier (CRC Limoges), 1969 Christian Leduc (VC Tarbais), 1970 Roger Saladié (UA Vic Fezensac), 1971 Patrick Raymond (US Bouscat), 1972 Marcel Gaffajoli (CV Montastruc), 1973 Maurice Laforest (UA Tarbes), 1974 Michel Guionnet (CA Castelsarrasin), 1975 Bernard Metzler (CC Périgueux), 1976 Bernard Metzler (CC Périgueux), 1977 Michel Fedrigo (Pédale Tonneins), 1978 Patrick de Santi (US Talence), 1979 Christian Ardoin (Pédale de Chatenay), 1980 Bernard Dubost (ASPTT Périgueux), 1981 Dante Cocolo (CV Montastruc), 1982 Pierre Corre (UC Bazas), 1983 Pierre Corre (CC Béarnais), 1984 Bruno Travers (VC Challans), 1985 Fernand Lajo (Mérignac VC), 1986 Patrice Dumas (ASPTT Périgueux), 1987 Jean-Claude Bocquier (EC Ribérac), 1988 Gilles Carlin (ASPTT Paris), 1989 Fernand Lajo (US Bouscat), 1990 Fernand Lajo (US Bouscat), 1991 Patrice Peyencet (CC Périgueux), 1992 Jean-Claude Delage (Guidon Pellegruen), 1993 Philippe Mondory (CG Orléans), 1994 Patrice Peyencet (CRC Limoges), 1995 annulée, 1996 Jean-Luc Besse (CA Périgueux), 1997 Benoist Bordin (US Bouscat), 1998 Didier Virvaleix (CC Périgueux), 1999 Stéphane Reimherr (CC Périgueux), Grégory Pradelou (CC Périgourdin) pour la course d’attente, 2000 Jérôme Paul (CC Périgueux), 2001 Patrice Peyencet (CC Périgueux), 2002 Arnaud Léger (CC Périgueux), 2003 Jérôme Paul (CC Périgueux), 2004 Stéphane Reimherr (CC Périgueux), 2005 Patrice Peyencet (CC Périgueux), 2006 Jérôme Paul (CC Périgueux), 2007 Charles-Henri Lebrun (CC Marmande), 2008 Stéphane Reimherr (UC Artix), minimes Florian Chadourne (CC Périgueux), cadets Nicolas Michaely (CAM Bordeaux), 2009 Samuel Plouhinec (Wilo Agem 72), 2010 Bruno Ceyssat (CC Périgueux), 2011 Yoann Soubes (CC Périgueux Dordogne), 2012 Jean Mespoulède (CC Périgueux-Dordogne), 2013 Yoann Soubes (CC Périgueux-Dordogne), 2014 Arnaud Labbe (CC Périgueux-Dordogne), 2015 Arnaud Labbe (CC Périgueux-Dordogne), 2016 Audric Pasquet (EC Trélissac), Stéphane Bonnélie Team Volkswagen) prologue, 2017 annulé.
Voie des stades : 2018 Julien Lamy (CC Périgueux-Dordogne), 2019 Pierre Bonnet (VC Cournon).
NDLR : Ces 100 tours sont nés avant la deuxième guerre, du moins son parcours. Ceci lorsque le vélodrome du stade Lacoin a fermé. Les dirigeants avaient décidé d'emprunter les boulevards, à la place de la piste et de faire ainsi courir nos cyclistes sur ce même principe. A compter de cette période le centre ville est devenu la voie royale pour nos coureurs. De nombreux prix s’y sont disputés comme ceux de la Libération, celui des commerçants, mais les 100 Tours n’ont pris leur envol qu’en 1968, en mémoire du fils du Président René Leygues. Les 100 Tours constituaient alors le Souvenir Jacques Leygues.

2018 Voie des stades

La voie des stades pour remplacer les boulevards

Critérium du Printemps à Périgueux (disputé en avril) : 1946 Pierre Landais, 1947 Lacoste (CC Périgueux), 1948 Jacques Pineau (Marmande), (devient en 1949 Souvenir Jean Delcayrou), 1949 André Commerie (Pédale Faidherbe), jeunes Marcel Dartenset (Pédale Faidherbe), 1950 Maurice Regagnin (FC Oloron), jeunes Dupouis (Pédale Thiviers), 1951 Jacques Vivier (CA Ribérac), 1953 Michel Brun (CA Ribérac), 1954 Claude Laflaquière (CC Lindois), 1955 Armand Darnauguilhem (CC Bergerac), 1956 Henri Grellety (Villefranche), 1957 Michel Friou (VC Saintes), 1961 Marius Archambaud (CC Périgueux), 1972 Serge Daubisse (CC Périgueux), 1974 Francis Lopez (CA Créon).
NDLR :  Jean Delcayrou était le Président du CC Périgourdin entre les deux guerres. Il était je pense originaire du Béarn.
Prix de Périgueux (couru en mai) : 1949 Marius Duteil (CC Périgueux).

PGX ronde bvds

L’arrivée de la 8° Ronde des Boulevards en 1983 avec debout de gauche à droite : Grondin (VC Challans) le plus combatif, Pierre Siméon Président de la Pédale Faidherbe, Jean-Louis Gauthier speaker, Roland Mercadié (CV Montastruc) le vainqueur, Roland Dumas député, Michel Lopez maire adjoint chargé des sports. Accroupis Fernand Lajo (2°), Suire, Serge Besse premier périgourdin et Claude Valiani premier coureur  du club organisateur.

Ronde des Boulevards à Périgueux : 1976 Michel Pitard (US Pons), 1977 Jacques Mazeau (EC Foyenne), 1978 Jean-Marie Valade (EC Foyenne), Frédéric de Santi (US Talence) cadets, 1979 Francis Duteil (CRC Limoges), 1980 Mustapha Najjari (AC Clermont), 1981 Michel Fedrigo (CC Marmande), 1982 Gérard Mercadié (CV Montastruc), 1983 Roland Mercadié (CV Montastruc), 1984 Marc Barbera (CV Montastruc), 1985 Jean-Jacques Szkolnik (AVC Libourne), 1986 (Pascal Chaumet (VC Matha), 1987 Didier Virvaleix (ASPTT Périgueux), 1988 Pierre-Raymond Villemiane (SC Caudrot), 1989 Philippe Escoubet (Cycle Poitevin), 1990 Fabrice Rouinsard (UC Nantes), 1991 Eric Fouix (AC Poste en Creuse), 1992 Patrice Castrezzatti (AC Bon Encontre), 1993 Philippe Mondory (CG Orléans), 1994 Stéphane Lavignac (ASPTT Périgueux), 1995 René Leroy (AC Bon Encontre), 1996 Bruno Blangeois (Guidon Pellegruen), 1997 Jean-Yves Béneyrol (CCP Nontron), 1998 Mathieu Lobato (US Talence), 1999 Didier Lavesne (CC Périgueux), 2000 Frédéric Maly (CC Périgueux), 2001 Alexis Tourtelot (UV Angérienne).
NDLR :  La Ronde des Boulevards est à l’origine une épreuve rivale des 100 Tours. Lorsque la Pédale Faidherbe à été remise en selle en 1975, il fallait bien sur chercher à rivaliser avec l’autre club de la Préfecture, d’où cette Ronde des Boulevards disputée sur 80 tours, d’abord en juin, en septembre ensuite. Lorsque les clubs de Périgueux se sont regroupés en 2000, il y a eu encore deux Rondes puis plus rien... et les 100 Tours sont restés la grande classique de l’été... jusqu'en 2016 inclus.
(à suivre avec prochainement les épreuves de Périgueux patronnées par un partenaire)

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - LES PRIX CYCLISTES DE PÉRIGUEUX
DEPUIS LA LIB
ÉRATION 1 -
© BERNARD PECCABIN Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

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17° RONDE DE LA CÔLE (édition 2003)

PATRICE PEYENCET VAINQUEUR ET CHAMPION DE DORDOGNE

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Départ à La Chapelle-Faucher sous la pluie

 - Et ben maintenant ça y est, le rythme semble bien lancé en cette saison 2003 avec des succès de plus en plus nombreux et de plus en plus relevés. La victoire de Patrice Peyencet sonne bien fort car elle constitue le travail d’une équipe face à une opposition difficile à manœuvrer à l’instar des grosses écuries comme celles de Blagnac, de Sud Gascogne, de Montauban et bien d’autres. La 17° Ronde de la Côle a rassemblé un cent de coureurs venus préparer les futurs championnats régionaux qui se dérouleront à Fumel. Ceci étant dit, Patrice Peyencet fidèle à la tradition a retrouvé sa pédalée légendaire après une préparation lente mais sûre. Peyencet c’est d’abord le grand perfectionniste, le technicien, l’alchimiste qui sait flairer le bon coup au moment où se condition lui permet d’en avoir sous la socquette. Voilà huit jours, il s’était bien placé à Gémozac et s’il a échoué, c’est qu’il lui manquait seulement huit jours de mise en forme, c’est aussi cela son jardin secret. En attendant Peyencet empoche le titre de Champion de Dordogne devant Fillon et Napias, ce qui constitue une simple logique.

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Plus de cent coureurs pour cette édition 2003

 - Dès le drapeau baissé, Stéphane Reimherr et Gauthier Lance se signalent. Avec le Langonnais Fabien Patanchon, ce trio prend en main cette 17° édition sous une pluie froide et continue. Derrière on cherche à bouger mais la centaine de concurrents ne réussiront pas à s’extraire, la garde cécépiste maîtrisant la situation. Alors que l’on entamait les douze petites boucles, la situation perdurait. Mais à cinq tours de la fin, tout le monde rentrait dans le rang et à nouveau tout restait à faire. C’est alors que Patrice Peyencet effectua une attaque très violente, laissant et surprenant tout le monde. Très vite le Périgourdin prenait vingt secondes d’avance. Il ne restait plus qu’à la garde verte de cadenasser l’affaire, pour laisser Peyencet terminer sa fuite qui le mènera droit sous la banderole avec cinq petites secondes d’avance. Belle course d’équipe et comme l’épreuve servait de support au championnat de Dordogne élites et SN, Peyencet , Fillon et Napias parachevaient le succès des hommes du président Paul en s’adjugeant les trois marches du podium comme l’an passé à Razac.

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Podium du Championnat de Dordogne avec Fillon, Peyencet et Napias sous l'oeil amusé de
Gilbert Cuménal du
comité départemental. En retrait à gauche Denis Kusdaschev (2°)

 Le classement : 1. Patrice Peyencet (CC Périgueux-Dordogne), 2. Denis Kudaschev (Sud Gascogne), 3. Tony da Costa (VC Tulle), 4. Olivier Bossis (Angoulême VC), 5. Vincent Vierge (UC Artix), 6. Mickaël Larpe (UC Saint-Cyr sur Loire), 7. Fabien Broca (Sud Gascogne), 8. Jean-Luc Masdupuy (VC Tulle), 9. David Fillon (CC Périgueux-Dordogne), 10. Julien Burdach (GSC Blagnac), etc...

VÉLO DORDOGNE – 17° RONDE DE LA CÔLE 2003 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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27 mars 2020

FOULEIX - PALMARÈS

DANS LE PAYS VERNOIS

- Fouleix c’est encore un petit village (180 habitants) du pays Vernois qui a connu son prix des fêtes le premier dimanche de juillet. Fouleix c’est aussi le pays de la Fraise, d’où le circuit du dit nom est parti en 1986 puis en 1990 pour une étape dans cette belle région. L’organisation de cette épreuve s’est faîte sous la férule du Cyclo-Club Périgourdin puis les derniers temps avec le concours de la Pédale Faidherbe. Mais le Prix de Fouleix a été réservé principalement pour les coureurs cadets.

Fouleix 1997

Départ de l’épreuve de Fouleix en 1997, réservée aux coureurs SD avec le concours
de la Pédale Faidherbe et la victoire pour Vincent Arquey (GC Bergerac)

Palmarès connu de l’épreuve : 1963 Léculier (Monségur), 1965 Régis Royère (Guidon Sarladais), 1966 Jean-Pierre Borderie (UC Brive), 1968 Jean-Pierre Maccali (UCD Villeneuve), 1969 Barrière (EC Foyenne), 1970 Réjasse G. (Pédale Nontron), 1973 Patrick de Santi (US Talence), 1978 Mario Vérardo (VC Langon), 1979 Patrick Crespo (Bordeaux), 1980 Gil Neyssensas (CC Périgueux), 1982 Thierry Arquey (Pédale Faidherbe), 1983 Eric Géraud (UC Nontron), 1986 Jean-Christophe Arretche (CC Périgourdin), 1987 Ludovic Gallas (Pays de Loire), 1988 Vincent Robert (ASPTT Périgueux), 1989 Stéphane Muet (US Bouscat), 1995 Mickaël Estève (Pédale Faidherbe), 1996 Jean-Michel Arquey (GC Bergerac), 1997 Vincent Arquey (GC Bergerac), puis Christophe Napias (GC Bergerac) Championnat Dordogne juniors, 1998 Laurent Gillot (CC Périgourdin), 1999 Jérôme Châteauraynaud (CC Périgourdin), 2000 Michel Besse (AC Limoges BP).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – FOULEIX © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

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FRANCIS DUTEIL - SAISON 1989

1989 : LA DERNIÈRE SAISON DE SA CARRIÈRE CYCLISTE

- Francis Duteil attaque ici son ultime saison. Au terme de celle-ci, Francis ne sait pas encore que ce sera sa dernière. Car en faits, ce sera début 1990, qu’il constatera que son travail, les épreuves répétées de plus de 100 kms et son âge, l’amènent à prendre une décision définitive, celle de raccrocher le vélo.
- 1989 sera donc malgré ses 42 printemps une saison honnête. Il termine sa carrière à Chasseneuil, mais son dernier adieu à la Dordogne se situe à Montagrier. Comme si sur ces hauteurs où il s’est toujours situé, constituait un dernier clin d’œil à ce vélo pour qui il a tant donné... Mais en lisant cette publication vous découvrirez que Francis est un être humain et que lors de ses 43 ans (en 1990), le ressort et cette envie se sont subitement cassés, pour toujours... Désormais Duteil appartient au passé, mais il restera dans une galerie prestigieuse, celle de ceux qui ont marqué brillamment de leur empreinte leur passage dans ce sport si difficile et si exigeant !
NDLR : Le 1° octobre 1989, Francis Duteil prend le départ du Prix des fêtes de Montagrier ouvert aux 3, 4, 5, juniors. C’est l’Entente Cycliste Ribérac Périgord Blanc qui est maître d’œuvre de cette organisation, autrement dit l’ancien club de son père Marius (CAR) qui a passé trois saisons chez les jaune et vert (1950/1952). "Dordogne Cycliste" était bien là et officiait en qualité de membre du jury avec Jacques Sciozard. Maxime Chabreyrou président de l’EC Ribérac était présent tout comme Pierre-Jean DANIEL maire de ce chef lieu de canton. Montagrier constitue une épreuve difficile car comme chacun sait, c’est un des points hauts sur toute cette vallée de la Drône que l’on domine. Victor Melchior (RC Mussidan) avait gagné. Derrière lui se classaient dans l’ordre, Francis Duteil (CRCL), Coulloux (La Rochefoucauld), Peyrefiche (ASCA Bergerac), Batailley (Facture), Holville (Chelles), Thouvenin (Tulle), Simoneau Yann (Brive), Fiacre Nicolas (ASPTT Périgueux) et Jean-Claude Mespoulède (ASPTT Périgueux)... soit de nombreux anciens avec au milieu quelques courageux juniors. Huit jours après à Chasseneuil, Duteil terminait deuxième battu par Damin Laforie (CC Marmande).

- Pour relire l’article précédent (saison 1988), cliquez ici.

Montagrier 89

Montagrier et son prix des fêtes d'octobre. Francis Duteil est au départ
même si on n'aperçoit que sa casquette MBK dont il est le dépositaire à Mareuil

1989 - (amateur vétéran) pas de victoire : - 28° Léguillac de Cercles (24) 12/03, 25° Troquereau (33) 19/03, 2° Isle (87) 26/03, 5° Flavignac (87) 27/03, 8° Boutiers (16) 02/04, 3° Ladiville (16) 09/04, 7° Péreuil (16) 16/04, 16° Saint-Martin de Ribérac (24) 23/04, Chassenon (16) crevaison 30/04, 2° Pailleroux (16) 01/05, Nersac (16) abandon 04/05, 12° Nanteuil en Vallée (16) 13/05, 4° Couzeix (87) Championnat du Limousin des vétérans 15/05, Balzac crevaison (21/05, 2° Puyssegin (33) 28/05, Sousac (19) Championnat du Limousin seniors abandon 04/06, 5° Ruelle (16) 10/06, 3° Saint Médard de Mussidan (24) 11/06, 11° Cercoux (17) 18/06, 9° Saint-André de Cubzac (33) 23/06, 9° Villebret (03) Championnat de France des vétérans 26/06, 21° La Tache (16) 02/07, 30° Limoges (87) 05/07, 35° Saint-Antoine de Breuilh (24) 09/07, 7° Verteillac (24) 14/07, 2° Villefagnan (16) 16/07, 3° Ribérac (24) 21/07, 8° Grignols (24) 23/07, 5° Nontron (24) 29/07, 3° Beaussac (24) 06/08, 8° Porchères (33) 27/08, 2° Marcillac le Franc (16) 03/09, 7° Périgueux (24) 08/09, 10° Saint-Sornin (16) 10/09, 8° Mussidan (24) 17/09, 25° La Rochefoucauld (16) 24/09, 2° Montagrier (24) 01/10, 2° Chasseneuil (16) 08/10.
(en caractère gras) là où il a terminé premier des 3° catégories dans une épreuve en toutes.

- Francis DUTEIL nous raconte :

- "En 1989 est créée la classe vétéran (40 ans et plus) qui ne donne droit qu'à une licence de 3° catégorie maximum. Dans l'entreprise familiale à Mareuil, la charge de travail augmente. Je débauche tard le soir et les sorties à vélo matinales se réduisent en conséquence. Le soir des courses, je suis fatigué et je passe des lendemains difficiles au travail. Je me retrouve dans la même position que lorsque j'ai quitté les cadets (les courses de cadets étaient limitées à 40 km). Des courses trop longues et des lundis difficiles ont motivé à cette époque l'arrêt de l'école, remplacée par des cours par correspondance. Il me faudrait des courses courtes comme aux USA. Le 15 octobre je suis engagé à Breuillet (17).Le fait que je vais passer un lendemain pénible au travail à cause de la course, me dissuade de m'y rendre".
- "Je reprends une licence en 1990. Pour ma première course de l'année, je m'engage le lundi de Pâques au Gond Pontouvre (16). J'ai chargé le vélo dans la voiture et préparé mon sac de course. Il bruine et surtout il y a 100 km à parcourir. J'ai la même réaction que lors de la dernière course de l'année 1989 : je reste à la maison ! Je ne m'engagerai plus dans une compétition cycliste".

Souvenir du Championnat de France en 1963

- "En cadet il m’est arrivé de participer à deux courses dans la journée, mais le soir j'étais bien fatigué. En 1962, le championnat du Limousin et le championnat de France se couraient sur le même itinéraire, en ligne de 67 km. Dans les deux cas je finis la course en bonne condition. En 1963 le championnat de France se court sur 81 km (9x9 km). La ligne de départ et d'arrivée est tracée aux 2/3 d'une côte de plus d'un km. Au départ je me trouve enfermé dans le peloton. Je me dégage rapidement et je remonte le peloton sur la gauche. Au sommet de la côte je dépasse la tête du peloton et je ne coupe pas mon effort. Je me retrouve seul échappé. J'hésite à attendre le peloton. Je prends la décision de poursuivre mon effort. Je vais effectuer toute la course avec un peloton menaçant à mes trousses. Dans le 3° tour je reçois le renfort de Cyril Guimard. Dans le dernier tour nous sommes épuisés et nous sommes rejoints dans la côte d'arrivée par Daniel Ducreux et Redolfi. Nous ne pouvons pas disputer le sprint pour le titre. Cyril se classe troisième et moi quatrième".

Montagrier 89

Avant dernier protocole pour Duteil 2° derrière Melchior à Montagrier.
Huit jours après, il fera la même place à Chasseneuil, pour son dernier jour de course

Article de Jean-Robert Laloi in Cyclisme du 23 avril 1982

- Bien que cet article soit écrit en 1982, son contenu reste valable au terme de la carrière de Francis. Voici d’ailleurs ce que cet éditorialiste à la plume bien aiguisée écrivait à son sujet à cette époque :
- "Nous n’allons pas refaire l’historique de la carrière du coureur du Limousin, dire si sa popularité unique sans doute dans les annales du cyclisme régional amateur, ne va pas s’altérer si un jour les premiers rôles ne lui sont pas dévolus. Nous pouvons cependant dire où et comment est née cette popularité, à quelles sources elle s’est abreuvée au point de déferler sur la France entière.
- Tout est parti d’un Championnat de légende à Dax en 1973. Duteil avait 25 ans. Honnêtement connu du public français avant le départ de la course qui restera la plus grande désillusion de toute sa carrière, car irrégulièrement battu par le Pyrénéen Florio, Francis quelques heures plus tard avait involontairement réussi à gagner l’estime génèrale de tous les observateurs à qui il avait promis une revanche.
- Trois ans plus tard sur le circuit d’Eguzon, il réussissait à se faire justice en triomphant de Bernaudeau et de Jourdan dans un championat de France d’une farouche beauté. C’était la consécration et surtout l’année des Jeux olympiques à Montréal. Un bien beau souvenir. Un nouveau maillot tricolore reviendra sur ses épaules en 1979 à Neufchâtel au terme d’une échappée solitaire rarissime dans ce genre de compétition.
- Bref, l’histoire des championnats de France même si elle fit verser des larmes de dépit réussit à faire chavirer les cœurs de ses innombrables supporters et à le rendre célèbre aux quatre coins de l’hexagone.
- Il serait utopique de parler de seconde jeunesse, de phénomène Duteil car le marchand de cycles de Mareuil sur Belle n’est pas le premier coureur âgé de 35 ans encore capable de réaliser de belles prouesses. (NDRL en 1982). Francis se voit tout simplement récompensé de tous les sacrifices consentis en vingt ans de carrière. Cette réussite, il la doit à ses seules vertus morales, à ses qualités athlétiques.
- Sa nature bonne et droite, son sérieux, sa loyauté, son honnêteté foncière, sa dignité de sportif, sa probité morale serviront longtemps d’exemple dans les milieux cyclistes.
- Mieux que quiconque, il connaît ce que sont les affres du malheur. Jamais, il n’oubliera cette chute de Nontron en avril 1966 qui mit sa vie en danger et par laquelle son taux d’invalidité et aujourd’hui fixé à 100%. Que de courage, que de volonté, que d’opiniâtreté il aura fallu à Francis pour hisser son corps sur un vélo avant même qu’il ne puisse remarcher.
- Ce ne sont pas des mots écrits pour rendre le personnage plus doué, c’est la réalité vécue par un homme ayant décidé de se surpasser pour prouver, le cas échéant, que le sport cycliste pouvait être une merveilleuse et divine thérapeutique".

1976

L'arrivée, le nettoyage sommaire, cette vie de saltinbanque prend fin en 1989

Ceux qui ont porté le maillot du CRCL en 1989 : Vincent Comby, Alain Cessat,  François Douhet, Eric Marzi, Jean-Paul Defaye, Claire Parinet, Michel Brillat, Patrick Bartou, Stéphane Fourgeaud, Serge Brie, Christophe Lagarde, Manuel Martin de Jésus.
Les Champions régionaux du grand Sud en 1989 : Nicolas de Bacco (VC Aire sur Adour) pour le comité d’Aquitaine, Patrick Bérard (Tarbes-Cycliste) pour les Pyrénées, Xavier Martin (CC Vervant) pour le Poitou-Charentes, Vincent Comby (CRC Limousin) pour le Limousin, Christian Roman (UC. Sayat) pour l’Auvergne.
Champion de France des amateurs : Nicolas Dubois (ASPTT Paris/Comité d’Ile de France).
Classement FFC saison 1989

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (1989) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : Une carrière bien remplie

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26 mars 2020

CENDRIEUX - PALMARÈS

AU PAYS DE LA FRAISE

- Cendrieux c’est le pays de la fraise, au Sud du canton de Vergt et en limite de celui de Sainte-Alvère. Cette commune qui compte près de 600 habitants a comme la coutume le voulait, organisé son Prix des fêtes programmé chaque premier week-end qui suivait le 29 août. Après la course il y avait pour clôturer cette manifestation, une omelette aux cèpes géante, avec distribution de parts aux badauds, sur la place du bourg. Mais lorsque la pousse du champignon ne s’était pas faîte, cette omelette subsistait avec moins de gourmands autour... Voilà pour l’anecdote d’un prix des fêtes patronné avec le CC Périgourdin et qui s’est terminé en 1998 sous l’égide de la Pédale Faidherbe, qui a organisé cette année là un duathlon. Depuis 1998, seul le circuit de la Fraise anime ce bourg en termes de manifestation cycliste.

sfp

Quelques vainqueurs avec de gauche à droite Archambaud, Dubois,
Brux, Bernard, Blancheton et Chaminaud

Palmarès connu de l’épreuve : 1951 Lacoste (CC Périgourdin), 1957 Marius Archambaud (VC Villefrancois), 1958 Guy Dubois (Pédale Faidherbe), 1959 Michel Lépine (VC La Souterraine), 1963 Guy Dubois (Pédale Faidherbe), 1964 Michel Brux (Tarbes), 1965 Fages (Perpignan), 1968 Alain Bernard (CC Bordelais), 1973 Jean-Serge Calmette (RC Mussidan), 1974 David Pittman (CC Périgueux), 1977 Victor Caneiro (US Bouscat), 1978 Jean-Jacques Blancheton (UC Montpon), 1979 Francis Dusseau (Bazas), 1981 Marc Arnaudin (ASPTT Périgueux), 1983 Pascal Mestadier (AVC Libourne), 1985 Jean-François Chaminaud (EVCC Bergerac), 1987 Samuel Duval (CC Périgourdin), 1988 Olivier Ouvrard (Cycle Poitevin), 1989 Thierry Sonson (VC Sainte-Livrade), 1990 Patrice Géraud (VC Arédien), 1991 Michel Dupuytren (CRC Limousin), 1998 duathlon.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – CENDRIEUX © BERNARD PECCABIN
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CHAMPCEVINEL - PALMARÈS

DANS LA BANLIEUE DE PÉRIGUEUX

- Deux épreuves se sont courues à Champcevinel à des périodes différentes. Lors de la fête de la Saint-Marc, troisième dimanche de mai et après la Libération, au mois d’avril lors de la fête dite du Pouyaud, un lieu-dit de la commune située sur la vieille route de Paris. Les coureurs effectuaient un va et vient entre les Piles et le Pouyaud. Le prix des fêtes a emprunté un petit vire vire autour du clocher de Champcevinel. La circulation routière, l’occupation des forains avec les manèges, les gendarmes couchés placés dans les entrées de la commune ont fait que la course a disparu, victime de la civilisation.

Champcevinel 1970

Eliane Condaminas remet la gerbe à Gérard Darrin vainqueur en 1970

- Champcevinel et sa course c’est un peu mon coup de cœur puisque longtemps la fête et la course étaient financées par les parents de ma future épouse qui tenaient un café restaurant, centre nerveux de toutes les manifestations d’antan. En 1956, c’est d’ailleurs mon beau frère Gilles Besse qui remporta les deux courses de la saison. A l’époque on cherchait par la pratique du cyclisme à s’élever au sein de la société. Et puis le vélo constituait un moyen de sortie et d’évasion, une autre façon de voir les choses...
- L’épreuve a été de tous temps organisée par le CC Périgourdin. Champcevinel se situe à trois kilomètres de Périgueux, une raison de voir une forte délégation de coureurs de la Préfecture y venir pour gagner...

Champcevinel 96 ter

Denis Bégout (maillot orange) vainqueur en 1996

Palmarès connu de l’épreuve : (en rouge le Prix du Pouyaud en noir le prix des fêtes).
1955 Francis Madur (CC Lindois), 1956 Gilles Besse (CC Périgueux), Gilles Besse (CC Périgueux), 1957 Lasjaunias (CC Périgueux), 1958 Robert Deschamps (CC Périgueux), Guy Suertegaray (VC Lardinois), 1960 Henri Peyramaure (VC Lardinois), 1965 Gabriel Reymondie (CC Périgueux), 1964 Raynal (CC Périgueux), Jean-Pierre Puybareau (CC Périgueux), 1965 Lucien Sautier (CC Périgueux), 1966 Brian Gronin (CC Périgueux-GB), 1967 Jacques Martin (RC Mussidan), 1969 Jean-François Bardoulat (Pédale Nontron), 1970 Gérard Darrin (CC Périgueux), 1971 Christian Strugeon (CC Périgueux), 1978 Adélio Tonini (VC Bergerac), 1979 Jean-Claude Mespoulède (ASPTT Périgueux), 1995 Jean-François Robert (CC Périgueux), 1996 Denis Bégout (ASPTT Périgueux), 1997 Anthony Boyer (CC Périgueux) en minimes et Sébastien Morvan (CC Marmande) en cadets, 1998 Philippe Candau (CC Périgueux), 1999 Bruno Blangeois (CA Périgueux), 2000 Julien Michel (VC Rodez).
- Autre sujet sur les courses à Champcevinel sur ce LIEN.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – CHAMPCEVINEL © BERNARD PECCABIN
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25 mars 2020

SAINT PAUL DE SERRE - PALMARÈS

UNE PETITE COMMUNE

- Saint-Paul de Serre est une petite commune du canton de Vergt. C’est ici qu’est né Robert Bibié, ancien coureur et organisateur du Circuit de la Fraise. Ce palmarès n’est sans doute pas complet car ici on a beaucoup bataillé. Que ce soit sur route ou en cyclo-cross, le relief de ce village de 155 habitants ne permet aucune pause. Il faut constamment se mettre à l’ouvrage, avec cette longue côte de Bélair au dénivelé particulièrement relevé. Tout comme en cyclo-cross, où il faut traverser le petit ruisseau de la Serre pour grimper jusqu’à la Tour en ruines, mais là les spécialistes sauront de quoi il s’agit et de quoi je parle... Et si certains de mes lecteurs connaissent quelques dates avec leurs vainqueurs n’hésitez pas de le signaler en commentaires...

SP de Serre 71 (Daubisse et Ch

Le podium 1971 à Saint-Paul de Serre avec Serge Daubisse vainqueur entouré par les frères Darrin
et Gilbert Cuménal le speaker du CC Périgourdin club organisateur (photos Ch. Darrin)

Palmarès connu de l’épreuve : 1970 Robert Bibié (CC Périgourdin), 1971 Serge Daubisse (CC Périgueux), 1977 Lambert (VC Bergerac), 1979 Dominique Eyquard (Libourne), Jean-Mary Despert (US Talence) épreuve de cyclo-cross, 1980 Jean-Marc Prioleau (CC Marmande), 1982 Gilles Dupré (EVCC Bergerac), Yves Cardinal (CA Civray) épreuve de cyclo-cross, 1983 Philippe Valéry (VC Saint-Céré), 1984 Claude Royer (US Montauban), 1985 Jean-Claude Bagueste (FC Oloron).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – SAINT-PAUL DE SERRE © BERNARD PECCABIN
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2° CRITERIUM PROFESSIONNEL DE PERIGUEUX - 7 Septembre 1974

JACQUES ESCLASSAN VAINQUEUR UN AN APRÈS PÉRIN
DU CRITÉRIUM DES AS DU TOUR DE FRANCE

1975 Périgueux 1

Les opérations avant le départ sur lesquelles on aperçoit le maire Yves Guéna,
Raymond Poulidor, Tintin Pichardie, Yves Perpignan et certainement bien d’autres personnes
que vous saurez reconnaître

- Avec ou sans soleil, l’optimisme de M. Perpignan, responsable du deuxième critérium, reste au beau fixe, car avec le plateau que le Cyclo-Club Périgourdin présente à son public, c’est la grande foule qui va se presser sur ce magnifique circuit des allées Tourny (lire l’édition précédente). A partir de 14h00, l’opération de contrôle débutera et c’est donc trente champions professionnels qui se présenteront pour donner la réplique à l’inusable Raymond Poulidor qui sera le favori de cette épreuve. Récemment, Poulidor confiait aux organisateurs qu’il venait à Périgueux après avoir annulé un important contrat en Hollande.
- Avec ce prétendant de choix, la lutte sera vive et l’opposition viendra des Martinez, Campaner, Danguillaume, Delisle, Genet, Santy, Roméro, sans compter les jeunes néo-pros Cigana, Bernard, Magni, que nous avons bien connus en amateur. Le danger sera naturellement Esclassan, qui avec sa terrible pointe de vitesse sera l’outsider numéro un. Un autre coureur de qualité, Michel Roques, vainqueur en 1974 du Tour du Nord et gratifié d’un très bon Tour de France.

Organisation technique :
- Fermeture du circuit à 12h00, ouverture des guichets à 13h00. Signature de la feuille de contrôle à 14h00 au podium sur la ligne d’arrivée.
- Course d’élimination : 20 tours départ 14h45
- Course individuelle : 100 tours, départ 15h15
- Classement meilleur sprinter tous les cinq tours
- Animation Maurice Jouault et Gilbert Cuménal
- 18h30 : réception au Palais des fêtes où une réception sera faîte en leur honneur par la municipalité de Périgueux.

1975 Périgueux 2

Avant et pendant la course. Il y a Fernand Boucher, Gilbert Cuménal, Tintin Pichardie,
Jean Fougerollas,
Yves Perpignan qui en vrai assureur remet l’écharpe
AGF au vainqueur Jacques Esclassan

LA COURSE : On pouvait espérer mieux. Le public était néanmoins nombreux sur les allées à l’occasion de ce 2° critérium des As du Tour de France dont l’organisation était assurée par le CC Périgourdin. A la faveur d’un plateau d’une exceptionnelle qualité, l’épreuve bénéficia du début à la fin d’un intérêt soutenu, tandis que le suspense demeura jusqu’au sprint final.
- On attendait Poulidor, parti à deux tours de la fin et ce fut en fait Esclassan assurément le plus rapide qui régla le peloton au sprint.
- Après une première course remportée par Esclassan et au cours de laquelle Jacques Hochard, dernier du Tour de France s’était permis de prendre le meilleur sur Raymond Poulidor, le départ du critérium avait été donné par M. le Maire. On notait la présence de nombreux conseillers municipaux : Mme Labatut, MM. Corneille, Coustillas, etc... de Yves Péron conseiller général, de MM. Saint-Paul inspecteur d’académie et Chibalie chef du service jeunesse et sport, etc... Aperçu sur le circuit, M. le Préfet lui-même qui parut prendre un intérêt certain à la course.
- Si Poulidor et Perrin furent assurément parmi les plus combatifs, Francis Campaner fut bien le principal animateur de l’épreuve. Auteur d’une échappée solitaire, ce fut lui qui mit le feu aux poudres dès les premiers tours. Prix en chasse par Poulidor, Magni, Perrin et Esclassan, il fut rejoint par les quatre hommes à mi-parcours. Genet, Guittard, Molineri et Bourreau revinrent à leur tour à la hauteur du premier, les neuf échappés bénéficiant alors d’un tour d’avance sur le reste du peloton.

1975 Périgueux 3

Les opérations protocolaires avec au micro Maurice Jouault et les coureurs Bourreau et Esclassan.
(Un grand merci à Roger Démartin ancien du CC Périgourdin, qui nous a prêté ces photos)

- Parfaitement contrôlée par Campaner et Perrin, la sortie de Mariano Martinez et de Magni demeura vaine, tout comme celle de Poulidor, Blain et de Santi quelques minutes plus tard.
- Tandis que Perrin en profitait au passage pour glaner de précieux points pour le classement des sprinters, Poulidor et Jean-Pierre Guittard parvenaient à deux tours de la fin à surprendre le peloton et à prendre quelques longueurs qui paraissaient alors suffisantes pour leur assurer les deux premières places. Il n’en fut rien. Les deux hommes furent absorbés dans leur dernier tour. Prix au piège des Peugeot, Poulidor dut s’incliner au sprint remporté par le rapide Esclassan devant son co-équipier Bourreau
Classement : 1. Jacques Esclassan en 1h59’, 2. Bernard Bourreau, 3. Francis Campaner, 4. Marcel Guittard, 5. Raymond Poulidor, 6. Claude Magni, 7. Michel Périn, 8. Jean-Pierre Genet, 9. Mariano Martinez (tous m.tps), 10. Hachard, 11. Blain, 12. Mesac, etc...

RÉTRO VÉLO DORDOGNE- 2° CRITÉRIUM PROS PERIGUEUX du 07/09/1974
© BERNARD PECCABIN et © Crédit photos Roger Démartin

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1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (13° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

23 au 29 mars 1995

NAZON

- Beau plateau au Tour du canton de Saint-Ciers (26 mars) qui voit la victoire de Damien Nazon (Vendée U) - notre photo - au sprint où il s’impose face à Auguste (VC Roubaix) et à Jean-Philippe Duracka (Aulnat). Mauduit (Châteauroux) et Gilles Zech (FC Oloron) prennent les 4° et 5° places.
- Le Prix des fêtes de Lagorce-Laguirande continue sa belle lancée avec un Christian Magimel (Mantes) impérial malgré Beauchamp (Côte de Lumière) deuxième et Faugeroux (Cycle Poitevin) troisième.
- La classique Sainte-Foy-Montpon ouverte aux toutes catégories revient à Bertrand Guerry (Vendée U) épatant malgré Guillon (Aviron Bayonnais) et Fournier (Mérignac Vc) scotchés aux places d’honneur.
- D’autres résultats avec Sophie Swaertvaeger (TCF 24) à la Ronde d’Aquitaine courue entre Issigeac et Montignac de Lauzun. Lors du chrono la palme de cette course est revenue à Laurence Leboucher (AC Damigny) en séniors et à Cathy Moncassin (Villeneuve Cycliste) chez les juniors.
- En Aquitaine quelques succès chez les 3° catégories avec Hervé Desriac (Asptt Gers) à Mérignac lors du Prix Guy Cantou, celui de Ludovic Bruletout (SC Libourne) à Marcillac, de Patrick Clot (UV Lourdes) à Salies de Béarn, de Stéphane Muet (US Bouscat) à Monsempron-Libos et de Gérald Daragnès (Guidon St. Martinois) à Villenave d’Ornon.

ÉCHOS DE DORDOGNE

TCF 24

Elisabeth Chevanne-Brunel et Sophie Swaertvaeger

- Première course internationale pour Elisabeth Chevanne-Brunel, ceci lors du Tour des Flandres où esseulée elle termine quinzième.
- Le Team Cycliste Féminin 24 se prépare pour le Tour du Vendée. Sont retenue Elisabeth Chevanne-Brunel, Sophie Swaertvaeger, Sabine Gentieu qui recevront les renforts de Laurence Restoin (Mérignac) et de Chantal Gorostégui pour cette grande course féminine.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/13° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur ce blog

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24 mars 2020

1950 : 1° TOUR DE LA DORDOGNE

 VI° GRAND PRIX DE LA VILLE DE BELVÈS
soit deux étapes le samedi 4 et le dimanche 5 juin
sous le patronage de "Sud-Ouest" et de "l'Athlète"

- Relire la publication précédente sur ce sujet.
- Pour les samedi 4 et dimanche 5 juin se préparent à l'Est de la Gironde une très grande épreuve, le Tour de la Dordogne et le Grand Prix de la ville de Belvès. Deux courses jumelées en effet, que le Cyclo-Club Belvèsois ne regrettera pas d'avoir associées ainsi, car elles ont provoqué d'ores et déjà l'engagement d'une foule de routiers de premier ordre et celui de marques dont ils sont équipés.

 LE TOUR DE LA DORDOGNE

 - Cette épreuve aura donc lieu le Samedi 4 juin 1950, sur l'itinéraire ci-après : Belvès (départ 9h30), Siorac-en-Périgord, Le Coux, Le Bugue, Le Buisson, Cadouin, Calès, Badefols, Lalinde, Couze, Sainte-Capraise, Mouleydier, Creysse, Bergerac (72 km), Les Lèches, Mussidan, Douzillac, Neuvic, Saint-Astier, Périgueux (135 km), Saint-Laurent, Saint-Pierre de Chignac, Fossemagne, Thenon, Montignac, Sarlat (207 km), Vitrac, La Roque-Gageac, Beynac, Saint-Cyprien, Mouzens, Siorac, Belvès (251 km).
- Les prix sont les suivants : 20 000 francs, 15 000, 10 000, 8 000, 6 000, 4 000, 3 000, 2 000, 1 000, et 1 000 soit un total de 70 000 francs.

TD 50

Le tracé du 1° Tour de la Dordogne

 LE VI° GRAND PRIX DE BELVÈS

 - Le CC. Belvésois organisera donc le lendemain dimanche 5 juin, le Grand Prix de la ville de Belvès. Cette épreuve sera courue sur un circuit hautement spectaculaire de 5,8 kms à couvrir 26 fois soit 150 kilomètres.
Rappelons que ce Grand Prix fut gagné l'an dernier par Dolhats.

 LE CLASSEMENT GÉNÉRAL

 - Le montant total des prix des deux épreuves s'élève à 320 000 francs. Le Grand Prix de Belvès comporte, comme le 1° Tour de la Dordogne, des prix très importants. En un mot, l'épreuve se présente comme toutes courses disputées en deux étapes. Le Tour étant la première et le Grand Prix la seconde. Dans ces conditions, le classement général établi d'après les temps réalisés dans l'une et l'autre épreuve comporte des prix très importants.

 LES PREMIERS ENGAGÉS

- Et voici par marque, la liste des premiers coureurs inscrits :
Rochet : Lucien et René Lauck, Le Boulanger, Berselli, Baits, Bourbon, Simonin, Londéro, Gueus, Commerie.
Marcaillou : Paul et Jacques Pineau, Bouchonnet, Huguet, Bermudez, Figuerole.
Carrara : Combe, Honoré Pontoni
Olympia : Louis Caput, Robert Chappatte, Roger Pontat, Haegel, Cathelin, Renaud, Souliac, Kepes.
Alcyon : Monnier, Pras, Rozane.
Mervil : Scalbi, Regnard.
France Sport : Paquet, Valentin, Linares, Roux, Bruel, Chambeurland, Meilhan, Vasquez, Rançon.
Moineau : Bebengut, Pérez, Glomot, Cazaux, Camille.
Royal-Fabric : Barquéro, Martinez
Guimbretière :
La Perle :
Roland et Marcel Danguillaume.
Terrot : Darnauguilhem, Ducourneau, Prouzet, Allory, Raymond Bertrand, Fombellida, Raymond, Sabbadini, Mérino, Allory.
Métropole : Marcorig, Guerino Pontoni, Cassagne, Sclaffert, Grellety, Jacob
Auto-moto : Berton, Mignat, Guiller.
Riva-Sport : Roland Amédée, Gianna, Bertolucci, Anzelbe, Rondeaux.
Mercier : Desbats, Forlini, Barrère, Aubry, Pagotto, Belobre.
Elvish Fontan : Dolhats, Trouillet, Cassol, P. Griès, Demanes, Fontan, Fermo Camellini, Gries.
- Notons, à propos de l'équipe Elvish, qu'elle sera peut-être complétée par Camellini, actuellement depuis Lundi à Pau, auprès de M. Crosnier chef de la firme.

Darno

Armand Darnauguilhem vainqueur reçoit la gerbe des mains de Mlle Huguette Lafon.
Le 4 janvier 1951, il convolera en justes noces avec cette miss et portera de ce fait les
couleurs du CC Belvésois pour un temps...

La victoire au Landais Armand Darnauguilhem devant son
coéquipier Hervé Prouzet d'Agen (de notre envoyé spécial Jean Tramond)

Martinez

 - Le 1° Tour de la Dordogne - VI° Grand Prix International cycliste de Belvès, disputés les 4 et 5 juin courant, a obtenu un magnifique succès. Nous nous sommes trouvés en présence de 61 partants, nombre imposant comprenant des invités de marque, tels Caput, vainqueur de deux Paris-Tours, Forlini récent vainqueur de Paris-Limoges, Desbats sélectionné de l'équipe tricolore du Tour de France, Camellini, toujours aussi dangereux, Amédée Rolland dont la réputation n'est plus à faire, Prouzet et Darnauguilhem qui devait fournir le vainqueur.
Ce triomphe vient récompenser l'effort des organisateurs, le Cyclo-Club Belvèsois, dont l'organisation fut parfaite. Tous les responsables ont droit à de chaleureuses félicitations (MM. Van-Stratum président d'honneur, Biraben maire, Rousselet le dynamique et avisé président du CC. Belvès, Carcenac et Marty vice-présidents, Fresquet trésorier et directeur sportif, Boussat secrétaire général, Delbreil) donnant toute la mesure, organisant magistralement cette superbe épreuve.
- Un tel triomphe tient à deux choses :
1. à la réputation de son organisation
2. au fait que le parcours est considéré comme un des plus beaux de France.

- Cette course patronnée par notre journal n'autorise aucune défaillance. De plus son profil très accidenté réduit au minimum les arrivées en peloton, les nombreuses côtes éliminant impitoyablement les hommes manquant de forme. C'est dire si la victoire de Darnauguilhem devant son camarade Prouzet, tous deux sur cycle Terrot, doit retenir toute notre attention et revêtir à nos yeux une grande importance. Cette place de premier si chèrement acquise, au prix d'une échappée de 150 kms, confirme un jeune coureur plein de qualité.
Le récent gagnant de la dernière étape des Six Provinces (Roanne-Lyon) a donné à tous une belle preuve de ses possibilités actuelles. Très bon rouleur, bon escaladeur, sachant donner un rythme soutenu à l'échappée, Darnauguilhem a démontré face aux Forlini, Caput et autres ténors, que l'on pouvait compter sur lui pour le Tour de France.
- Son camarade d'équipe Hervé Prouzet, qui avec Aubry, Zaccaron, Huguet et Bebengut fut à l'origine du combat, doit être considéré comme une valeur sûre. Pas plus l'ex-champion du monde amateur Aubry, victime de crampes d'estomac, que Huguet, vainqueur d'un certain circuit des Boucles de la Seine, ne furent capables de soutenir l'allure endiablée du tandem de Terrot. Seul de l'arrière, Camellini, qui comptait 4 mn de retard à 50 km de l'arrivée essaya de combler cet handicap. Ramassé sur son vélo, dans son style personnel, cette merveilleuse machine, après une poursuite effrénée, vint terminer à 16 secondes de Darnauguilhem.
- Forlini classé 4° à 44 secondes accomplit également une fin de course remarquable, ainsi que Cassagne, Amédée Rolland, Jules Pineau, Wreck, Martinez, Benel, Cathelin et Jacques Pineau.
- La deuxième étape du Tour qui comprenait vingt-six boucles d'un circuit de 5 km 800 autour de Belvès, vit la victoire de Martinez (notre photo ci-dessus) devant Cathelin à 25 secondes, Prouzet et Darnauguilhem à 55 s. Ce circuit au cours duquel ils avaient une côte de 2,5 km à franchir 26 fois fut un véritable calvaire puisque sur 51 partants, 19 seulement terminèrent. Dans ce genre d'exercice, Combes d'Agen et Commerie de Belvès enlevèrent de nombreuses primes.
- On ne peut passer sous silence l'abandon de Desbats. Le Caudéranais eut des ennuis avec son dérailleur au moment de l'attaque décisive. Le brave Robert était pourtant décidé à se montrer à son avantage. Ce stupide incident lui enleva tout espoir.
- En résumé, succès éclatant obtenu par le Cyclo-Club de Belvès dans cette 2° étape, épreuve facultative pour le Tour de France, une bien belle course à l'éclat sans cesse grandissant.
- M. Faujarret, directeur de course et juge à l'arrivée, M. Tourny chronométreur ont droit à tous les éloges.  La police de route fut assurée par la brigade de Limoges avec maîtrise. Cette équipe comprenait le brigadier Portejoie et ses trois "mousquetaires", Lacour, Agache et Aupetit, quatre hommes qui connaissent leur métier.

CLASSEMENT DU TOUR DE LA DORDOGNE (1° étape)

 1. Armand Darnauguilhem les 251 kms en 6h 55’35s, 2. Hervé Prouzet à 4s (tous deux sur cycles Terrot), 3. Camellini à 16 s, 4. Forlini à 44 s, 5. Pierre Rançon à 1’13 s, 6. Amédée Rolland m. tps, 7. Cassagne à 1’24 s, 8. Jules Pineau à 1’50 s, 9. Wreck, 10. Martinez à 1’53 s, 11. Benel à 2’04 s, 12. Cathelin à 2’17 s, 13. Jacques Pineau à 2’36 s, 14. René Combes à 5’36 s, 15. Marcel Danguillaume à 9’13 s, 16. Pontet, 17. Scalbi, 18. Bouronnet, 19. Renaud, 20. Pagotto, 21. Bertrand, 22. Grégorini, 23. Pradel, 24. Trouillet, 25. Cassol, 26. Bernaleau, 27. Linarès, 28. Bernard, 29. Képès.

CIRCUIT DE BELVÈS (2° étape courue le lendemain)

 1. Martinez en 4 h13’27 s sur cycle Elvish, 2. Cathelin 4h13’50 s, 3. Prouzet 4h14’19 s, 4. ex-aequo Darnauguilhem, Jacques Pineau, Cassagne, Rançon, Fombellida, Camellini, Benelle, Amédée Rolland, Barquéro, Bayotto, Jules Pineau, Grégorini, tous en 4h14’19s, 16. Renaud 4h14’26 s, 17. Combes 4h’14’29 s, 18. Képès 4h14’32 s, 19. Bouchonnet 4h22’50 s.

CLASSEMENT FINAL 1° TOUR DE LA DORDOGNE

1. Armand Darnauguilhem (Escource, Landes) en 11h09’49 s, 2. Hervé Prouzet 11h09’53 s tous deux sur cycles Terrot, 3. Camellini 11h10’5s, 4. ex-aequo Martinez, Amédée Rolland, Rançon tous trois en 11h11’02 s, 7. Cassagne 11h11’13 s, 8. Cathelin 11h11’37s, 9. Jules Pineau 11h11’39s, 10. Benelle 11h11’53 s, 11. Jacques Pineau 11h12’23s, 12. Combes 11h15’35 s, 13. Renaud 11h25’29 s, 14. Bagotto 11h28’25s, 15. ex-aequo, Grégorini, Fombellida 11h28’25s, 17. Képès 11h30’54s, 18; Bouchonnet 11h33’23 s, 19. Angel Barquero 11h49’, etc…

AVEC EUX, APRÈS LA COURSE

Hervé Prouzet

DESBATS : Je n'ai pas eu de chance, mon dérailleur m'a lâché au moment de l'échappée décisive, sans cela j'aurais été dans le "coup". Dommage, car ce parcours accidenté me convenait parfaitement. Avant le Tour de France, j'en décrocherai une belle.
DARNAUGUILHEM : Je suis très satisfait, j'espère que l'on pensera à moi pour le Tour. Cette victoire, venant après ma bonne performance du circuit des Six-Provinces, me donne un moral du "tonnerre".
PROUZET (ci contre) : Vous me demandez si je suis content. Quelle question, je termine 2° de cette dure épreuve, dont le vainqueur est mon camarade d'écurie Darnauguilhem, vous voyez que l'équipe Terrot fait du bruit.
FORLINI : Quarante-quatre secondes seulement de retard dans la première étape, je pouvais espérer me rattraper dans le circuit autour de Belvès, malheureusement mon guidon s'est cassé. C'est regrettable car je me sentais très fort.
CAMELLINI : Très marqué dans la deuxième étape, je n'ai pu m'échapper. S'il y avait eu quelques kilomètres de plus, peut-être que  ….
MARTINEZ : J'ai vu que je pouvais gagner cette deuxième étape deux tours avant la fin du circuit, mais c'est dur.
AUBRY : Quel coup de pompe j'ai essuyé à Thenon, les jambes tournaient bien, mais je ne pouvais rien prendre, ce sacré estomac m'a joué un sale tour.
CAPUT : Relevant d'une opération, je ne pouvais espérer une excellente performance. Dans quelques jours, la forme sera revenue.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – 1° TOUR DORDOGNE © BERNARD PECCABIN
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Prochain épisode : 2° TOUR DE LA DORDOGNE

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1° CRITÉRIUM PROFESSIONNEL DE PÉRIGUEUX - 8 Septembre 1973

MICHEL PÉRIN VAINQUEUR A PÉRIGUEUX

1973 Périgueux 5

Reconnaissance du circuit et échauffements avant le départ  © SH Augiron

- C’est dans le cadre des "Journées de Périgueux" qui regroupaient de nombreuses manifestations culturelles, festives et sportives, que s’est déroulé le 1° Critérium professionnel cycliste à Périgueux. Pour ceux qui ne sont pas de cette époque, disons que ce critérium s’est couru autour des allées Tourny, là où avant 1900, à l’époque de l’UVF, les premières épreuves s’y déroulaient déjà. En ce temps là, le Cyclo-Club Périgourdin n’existait pas encore et on en était aux balbutiements de la discipline... Mais revenons à ce critérium organisé par le Cyclo-Club Périgourdin en ce 8 septembre 1973. La presse de l’époque annonçait au départ Poulidor, Thévenet, Aimar, Perrin et d’autres champions comme Ovion ex-champion du monde amateurs, Johnny Schleck équipier d’Ocana et champion du Luxembourg, Delisle ex-champion de France...
NDLR : Johnny Schleck père de Andy et de Frank vedettes des Tour de France actuels...

1973 Périgueux 9

La rampe de Tourny unique difficulté de l'épreuve  © SH Augiron

Rappel des détails techniques : Fermeture du circuit des allées Tourny et de la place à 13h30. Remise des dossards à la même heure au café Tourny.
- 14h00 : présentation des coureurs et de l’école de cyclisme du CC Périgourdin sous la direction de M. Cheutin.
- 14h30 : départ du contre la montre.
- 15h00 : épreuve éliminatoire
- 15h15 : individuelle sur 30 tours de Tourny
Les entrées : Prix unique à 8 francs.
- Quatre portes d’entrée : Rampe de l’Arsault, rue Saint-Front, route de Paris et place Tourny côté café le Tourny. Distribution gratuite de programme. Malgré l’importance du budget de cette épreuve (plus de 40 000 francs), le CC Périgourdin a voulu pratiquer une entrée à la portée de tous, faisant ainsi confiance au public Périgourdin, qui ne devrait pas manquer de venir applaudir ses champions préférés. L’entrée sera gratuite pour les enfants de moins de 14 ans accompagnés.

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Passage sur les boulevards près de Tourny  © SH Augiron

LA COURSE : On pouvait espérer mieux compte-tenu de la qualité du plateau et du temps aussi qui fut beau, mais ce fut néanmoins une assez nombreuse assistance qui applaudit aux exploits des quelque trente participants à ce premier omnium des Tours de France.
- Drapeau en main, M. Yves Guéna en donna lui-même le départ, peu après que les jeunes sociétaires de l’école périgourdine de cyclisme eussent été présentés au public. Les élèves de M. Cheutin avaient fière allure et leur démonstration fut très appréciée.
- Ce fut sur un rythme rapide que débuta l’individuelle, mais auparavant le champion de France Bernard Thévenet avait enlevé l’épreuve contre la montre, devant Poulidor et Perrin, tandis que Jacques Esclassan avait remporté l’élimination.

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Bernard Thévenet lors du chrono qu'il remportera  © SH Augiron

- La petite côte de Tourny, au fort pourcentage, était la seule difficulté du circuit, mais son ascension répétée finit par faire mal et s'ajouta à la sévèrité de l’épreuve.
- Esclassan vainqueur au classement des sprints, Delépine, Julien, Poulidor, Campaner furent avec Perrin et Lapébie, les principaux animateurs de la course menée rondement et dont l’intensité ne faiblit jamais.
- Echappés à 22 tours de la fin, Perrin et Lapébie résisteront jusqu’au bout à la chasse que leur livrera le peloton amené le plus souvent par Poulidor et prendront finalement les deux premières places. Animé par le speaker international Maurice Jouault, ce premier omnium obtint un succès mérité.
- A noter que le vainqueur Michel Perrin et tous les champions devaient être reçus en fin de soirée dans le hall de Sport Jeunesse par nos amis Henri et Daniel Jacoupy.

1973 Périgueux 4

De gauche à droite : Yves Perpignan, Jacques Esclassan, Maurice Jouault, Jean Faugerollas,
Michel Périn vainqueur, Serge Lapébie de dos et Alain Bernard (amateur)  © SH Augiron

Le classement : 1. Michel Perrin 1h45', 2. Serge Lapébie (m.tps), 3. Poulidor à 15s, 4. Bernard Thévenet, 5. Rebillard, 6. Lucien Aimar, 7. Jean-Pierre Genet à 30s, 8. Jacques Esclassan, 9. Fernand Julien, 10. Gilbert Belonne, 11. Michel Pitard, 12. Jean-Claude Genty, 13. Delépine, 14. Christian Blain, 15. Raymond Delisle, 16. Francis Campaner.
Elimination sur six tours : 1. Jacques Esclassan, 2. Gilbert Belonne
Contre la montre : 1. Bernard Thévenet 1’05s, 2. Raymond Poulidor 1’06s, 3. Michel Périn 1’08s
Sprints : 1. Jacques Esclassan 23 pts, 2. Périn 14 pts, 3. ex-æquo Delépine, Lapébie 11 pts, 5. Thévenet 6 pts, 6. Genthon 3 pts, 7. ex-æquo Poulidor, Genet, Ducreux, Julien 1 point.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1° CRITÉRIUM PROS A PÉRIGUEUX
 
© BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste
© Merci à Serge Henri Augiron pour ces magnifiques clichés

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23 mars 2020

PÉRIGUEUX - PALMARÈS CYCLISTE

PRESENTATION DE CE SUJET
(cinq publications composeront la suite de ce titre)

CYCLISME TOUR DE FRANCE 2017 A PERIGUEUX PAR REMI PHILIPPON DE DL 3

Périgueux ville départ du Tour de France en 2017. Le départ réel est donné à Boulazac

- Celui qui s’amusera à mettre les pieds dans le plat, risque d’y passer de longs moments. Les Prix cyclistes de Périgueux constituent une véritable jungle dans laquelle il est difficile de faire le ménage, tellement ceux-ci ont été très nombreux. Rétro Vélo Dordogne a tenté le coup, mais assurément, ce n’est pas sur qu’il détienne la vérité. La presse et les archives manquent de clarté. Car dans le Périgueux d’après guerre, il y avait une foule de prix des commerçants, de prix de quartiers, de prix de la Libération, de prix du souvenir, etc... Et si on ajoute le fait que deux clubs occupaient le terrain (CC Périgourdin et Pédale Faidherbe*) et que souvent les Grand Prix étaient précédés par une épreuve de jeunes, on finit par perdre son latin. Pour l’heure je peux vous affirmer qu’à Périgueux il existait les courses suivantes, que j’ai regroupées par famille.
(*) l’ASPTT a organisé pour information deux nocturnes à Périgueux, celle des commerçants et des artisans en 1988 et 1995.

écoles

Le Tour de France a toujours suscité des vocations chez les jeunes (village du Tour en 2017)

Courses de la ville.
- le Prix de la ville de Périgueux (parfois appelé aussi prix du commerce, voire Prix des commerçants), le Prix des commerçants mais à d’autres dates, le Prix de la Libération, le Critérium du Printemps, les 100 Tours des Boulevards, la Ronde des boulevards.
Courses patronnées par un ou des partenaires.
- Prix de l’UNA, Prix des meubles Maury, Prix des cycles Lafond, Prix des Cycles Rebière, Trophée Peugeot, Prix la Gauloise, Prix Lapasserie, Prix Dony, Prix des Cycles Terrot, Prix du Restaurant Mounet, Prix Saint-Rémy, Prix Ardillier, Etoile Elvé, Prix Martini, Prix Valiani, Prix des commerçants du quartier Faidherbe.

Périgueux

Courses du Souvenir.
- Prix des Martyrs, Prix des Fusillés.
Autres évènements.
- Critériums Pros de Périgueux, Prix Féminin de Périgueux, l’arrivée de Périgueux-Angoulême, les arrivées de Bordeaux-Périgueux, arrivée des Jours Cyclistes en Dordogne, arrivée du Tour Dordogne, passages et ville étape du Tour de France.
Les Prix des quartiers.
- Le Toulon
- Saint-Georges
- Campniac-Vésone
- Fénelon
- Saint-Martin
- La Cité
- Quatre Chemins
- Gour de l’Arche
- Clos Chassaing
- Combe des Dames
- Faidherbe

- Maintenant il reste à faire la lumière vis-à-vis des périodes de ces organisations car elles seules amènent une certaine cohérence. Regardez, je me suis mis à chercher sur Google "Prix de Périgueux" J’ai trouvé un lien issu d’un forum du site Mémoire du cyclisme. A ce sujet, c’est fou comme on se mélange les pinceaux. Cliquez et lisez plutôt les différents post contenus.

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- De toutes ces épreuves énumérées, j’ai retrouvé de nombreux points communs, avec la différence que je détiens le libellé ou le titre de l’épreuve, chose que Mémoire du Cyclisme n’a pas. Ils ont appelé presque tout Prix de Périgueux, ce qui constitue une erreur. Dordogne Cycliste a beaucoup travaillé aux archives pour tenter de faire la lumière. Nous avons encore quelques oublis, quelques imperfections, mais à force de ténacité, nous allons être en mesure de publier l’ensemble de toutes ces épreuves petit à petit, y compris celles des quartiers. Pour l’heure, je peux d’ores et déjà m’avancer pour dire que le Prix des fêtes du quartier Saint-Georges constitue la plus ancienne des épreuves d’après guerre. Les 100 Tours des Boulevards ne sont apparus qu’en 1968. Mais il est certainement sur et évident que des Prix de la ville, voire des Prix de la Libération se sont courus au même endroit, à savoir, les Boulevards et sans doute sur 100 Tours... Des 100 tours qui ont disparu avec la modification des boulevards en centre ville et ont élu domicile sur la voie des stades, en bordure de l’Isle.
NDLR : Aujourd’hui, subsiste les 100 Tours des Boulevards (déplacés sur la voie des stades) et le Prix Saint-Georges sur un petit vire vire. Tous les autres Prix des quartiers ont disparu, tout comme les comités des fêtes, leurs organisateurs et tous les commerces de proximité. Par contre l’automobile reste bien présente pour pénaliser toutes les bonnes volontés qui font preuve de beaucoup de courage, il faut le souligner.
Notre photo : l'ancien siège du Cyclo-Club Périgourdin marque de fabrique du vélo à Périgueux.
- Reste à connaître l’entre deux guerres qui a été très riche en évènements. Il y avait pléthore de commerces, d’artisans et de coureurs... De plus Périgueux comptait après 1920 six clubs à savoir : le CC Périgourdin, la Pédale Faidherbe, le Vélo-Club Périgourdin, le Red Star Périgourdin, le COPO, le VC Saint-Georges. Comme vous voyez, l’affaire se corse, mais là, Dordogne Cycliste refuse de s’engager, car à cette époque, on ne parlait pas beaucoup sur la presse de ce cyclisme de proximité. Par contre, on évoquait les grandes épreuves disputées sur le vélodrome du stade Chanzy, soit une autre affaire qui complique nos statistiques, puisqu’on évoque même un Tour Dordogne courue en 1926... C’est pour cette raison que nous regarderons uniquement les épreuves courues de 1946 à nos jours... (Sur ce lien le palmarès des grands prix cyclistes de la ville).

LIENS ACTIFS SUR CE BLOG.

- Périgueux honore Petit-Breton.
- Le cyclisme à Périgueux de 1885 à 1900.
- Petit-Breton à Périgueux (1900-1912).
- Fin de vie de Petit-Breton.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - PRIX CYCLISTES DE PÉRIGUEUX
DEPUIS LA LIBÉRATION - © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

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ROUFFIGNAC SAINT-CERNIN - PALMARÈS

AU PAYS DE LULU SAUTIER

Rouffignac

Le départ de la course de Rouffignac le 13 juin 2011 : une véritable résurrection.

- A la libération cette commune était particulièrement active en faveur du cyclisme. Un garagiste du coin avait une licence de dirigeant à la Pédale Faidherbe.
Palmarès connu : 1948 Dumon (Pédale Faidherbe), 1949 résultats non trouvés mais épreuve courue avec la Pédale Faidherbe. 1961 Lucien Sautier (CC Périgueux), 1962 Jutges (CC Bergerac), 1969 Lucien Sautier (CC Périgueux).

1966

Gerbe remise à Gimondi par Mlle Carat sous les yeux de Maurice Jouault

Critérium International de Rouffignac (13 novembre 1966)
1° Felice Gimondi (Italie), 2° André Darrigade (France), 3° Lescure, 4° Gonzalès, 5° Daunat, 6° Barjolin, 7° Zannier, 8° Rouquette, 9° Lescaux, 10° Mastrotto.
C’était une organisation du RC Mussidan, mais comme Bernard Sautier ex dirigeant de la Pédale Faidherbe avait rejoint le RC Mussidan, c’est le RCM qui a hérité de cette organisation...

23 août 1983 : étape dans le cadre des Jours Cyclistes de Maurice Jouault.
- Notre-Dame de Sanilhac-Rouffignac (féminines) 72 kms - CC Périgourdin - Trophée Alain Célerier
(Itinéraire : Notre-Dame, Eglise Neuve de Vergt, Breuilh, Marsaneix, Ladouze, Lacropte, Saint-Félix de Reilhac, Savignac Miremont, Mauzens, Rouffignac, Milhac d'Auberoche, Saint-Geyrac, Rouffignac) - Réception Berger.
Classement : 1. Dominique Damiani (Equipe de France), 2. Lutz C. (Equipe de France), 3. Bernès J. (Guidon Agenais), 4. Guichard M. (UC Saint-Pélussien), 5. Simonnet Valérie (Equipe de France), 6. Bélanger Nathalie (AJ Montmoreau), 7. Labarthe Ghislaine (AS Testerine), 8. Breuil M. (Roue Saintonge), 9. Faugeroux A (CA Civray), 10. Sylvain N. (SA Rochefort).
Organisation CC Tursac : 1977 Marcel Guittard (AC Limoges Bussière Poitevine), 1978 Yves Nicolas (AC Limoges BP), 1982 Maxime Cazeaux (CC Gourdon)
Organisation CC Sarladais : 1983 Guy Deltreuilh (AS Saint-Médard en Jalles), 1984 Jean-Claude Boyer (VC Tulle), 1985 Philippe Griso (CC Marmande), 1986 Georges Issiot (VC Figeac).
Organisation VC Buguois : 2003 Yannick Carpe (VC Tonneins) épreuve cadets en prologue, puis arrivée du Tour de la Communauté des Communes Terre de Cro Magnon - Vainqueur Anthony Martineau (CC Périgourdin).

1969

Course de classement en 1969 avec Sauvignat vainqueur et Lulu Sautier deuxième

Lundi 13 juin 2011, le cyclisme a vécu une véritable résurrection sous la férule du Château l’Evêque Cyclo (Ufolep). C’est dans une véritable ambiance de kermesse que cette course s’est déroulée en présence de plus de 100 coureurs et d’un public très intéressé. Cette épreuve vit toujours à l'heure actuelle...

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ROUFFIGNAC © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

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1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (13° SEMAINE DE LA SAISON)

Note de la rédaction : Pendant ce triste épisode du coronavirus, "Rétro Vélo Dordogne" restera actif. Ne manquez pas d’en parler à vos amis cyclistes (les nostalgiques en particulier), à partager sur face-book et à vous inscrire sur la "newsletter", elle seule qui vous permettra d’être avisés dès qu’un article sera en ligne. Merci de votre confiance et prenez bien soin de vous, en restant chez vous !

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

23 au 29 mars 1970

- Michel Laborde (US Talence) se fait la valise pour gagner le prix des fêtes de Vigean-Eysines organisé par le CC Saint-Médard en Jalles, prix qui totalisait 102 coureurs au départ.
- A Bourcefranc, un très beau plateau de coureurs en ont décousu d’où Labarthe (Bayonne) monstre de travail a dominé les débats, laissant les miettes du gâteau à Jagueneau (Charron), Le Guen (Paris), Delord (Andernos), Villeneuve (Royan) et Raymond (Le Bouscat) classés dans cet ordre.
- Après 140 km de course, Henri Bonnand (Saint-Juéry Olympique) passe la ligne d’arrivée en solitaire à Artix avec cette première étape qui constituait l’entrée en matière de cette épreuve. Derrière, Coronas (Carcassonne) pointe à 5 secondes, Alizé (Agen) à 14 secondes, alors que les Sabadé, Armangaud, Croza, Furlan et Diaz complètent le classement. Le lendemain, la victoire revient au Carcassonnais Joseph Kerner, qui règle Aussenac (VC Pays d’Olmes) et Yves Coronas 3° qui lui gagne en plus le classement général final.
- D’autres victoires avec Guy Sadet (UCD Villeneuve) à Cartelègue, Guy Frosio (Bouscat) à Senestis, Roland Smet (Pays d’Olmes) à Cenon, Guy Dolhats (Tarnos) à Saubion et de Maurice Laforest (Pons) à Jonzac.
- Mosnac sur Seugne a vu le succès de l’emblématique Jacques Gestraud, plus rapide que ses deux compagnons d’échappée avec Laforest (Pons) et Trochut (La Rochelle). Daniel Barjolin (Civray) et Guy Trainaud (Verdille) font quatrième et cinquième.
- Fort de son succès à Cénac et Saint-Julien obtenu fin mars, Henri Chavy (ASBM Lyon) confirme sa bonne forme pour remporter le prix de Pujols où il règle son équipier Chizat, puis Barthez (Lézignan) et les Montastrucois Motard, Lescure et Esclassan qui constituent les sérieuses références de ce début de saison. Le lendemain, ce même Chavy gagne en Limousin le prix Guy Joffre devant Meunier (Bourges) et Courtois (Cycle Poitevin).

Thimonier

La victoire de Thimonnier à Isle et récompensé par M. Fayol

- La 5° édition du Prix Marcel Puymirat à Isle s’est soldée par la domination de Jean Servières du VC Tulle (2°) battu au final par Christian Thimonnier (Saint-Junien), l’Uvéliste Christian Savignat terminant troisième.

Saint-Claud

Walter Godefroot avec Annie Gravelat, Miss Saint-Claud

- A Saint-Claud et devant plus de 10 000 personnes autour du circuit du Son, Walter Godefroot, un des meilleurs attaquants règle au sprint Riotte, Mortensen, Pettersen, Van Impe et Campaner ses compagnons d’échappée.

ÉCHOS DE DORDOGNE

- Victoire de Audaire (Libourne) au prix de Saint-Laurent des Hommes. Suivent dans l’ordre Laborde (Talence), Calmette (Périgueux), Gourreau (Libourne), Apecèche (Ambarès), puis Rafin (Ribérac).

Peyrignac

Le speaker Jean Malgouyat avec Dubreuil à Peyrignac

- L’épreuve cycliste à Peyrignac a connu un succès remarquable avec une échappée composée de Mazeau, Farges, Frigo et Dubreuil qui terminera seul pour l’emporter. Derrière on retrouve dans l’ordre, Mazeau, Farges, Frigo, Bordier, Mazet, Martin, Cigana, Valade et Melchior.

Lanouaille

Malavergne félicité par le speaker à Lanouaille

- Christian Malavergne (Pédale de Nontron) gagne à Lanouaille. Suivent ensuite Majeux (CRCL), Bayle (CRCL), Guy (Civray), Villachou (CRCL), Pradeyrol (Brive), Buffière (P.Nontron), Ruseck (CRCL), Romanet (Saint-Denis) et Simon (Nontron).
- A Trémolat, victoire du Choletais Bernard Champion qui bat Chavy (Lyon), Chizat (Lyon), Gestraud (La Rochefoucauld), Sautier (Périgueux), Danguillaume (Tours), Pitard (Pons), Roger Darrigade (Dax), Cigana (Le Bouscat), Démartin (Périgueux), Barjolin (Civray).
- Sainte Nathalène : 1. Sallat (P. Nontron), 2. Besse (P. Nontron), 3. Nicod (Tulle), 4. Boubert (CC Sarlat), 5. Deltreuilh (Fumel), 6. Gérard Darrin (CC Périgueux).

Le Pontet

Maccali et Galy complimentés au Pontet par Louis Chassaigne le speaker

- Splendide et très ouverte course au Pontet à Sarlat où Maccali (UCD Villeneuve) l’emporte devant Galy (Lalinde), Sadet (Villeneuve), Caneiro (Bouscat), Bourreau (Civray).

Salomon

Mazeau et Bordier avec le speaker Dessimoulies à Nontron

- Grand Prix du faubourg Salomon à Nontron remporté par Christian Bordier (EC Foyenne), 2. Claude Mazeau (Lalinde), 3. Frigo (Périgueux), 4. Duteil (CRCL), 5. Dubreuil (CRCL), 6. Dutertre, 7. Martin, etc...
- Neuvic sur l’Isle : 1. Dazat (Paris), 2. Bugeaud (CCP), 3. Calmette (CCP).
- Thiviers (39 coureurs) : 1. Robert Bibié (CC Périgueux), 2. Faure, 3. Gérard Darrin, 4. Cossec, 5. Daubisse, 6. Conan (tous CCP), etc...
- Savignac les Eglises : 1. Bourdin (Ste Foy), 2. Goupil (Brive), 3. Mespoulède (CCP).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1970/13° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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22 mars 2020

GRAND PRIX DE BELVES ET TOUR DE LA DORDOGNE

DEUX ÉPREUVES EN UNE

- Le Cyclo-Club de Belvès d’après guerre a traversé une période faste en évènements sportifs. Le Grand Prix de la ville qui s’y déroulait avait une stature internationale. C’est dès 1950, que l’équipe du président Carcenac décida d’organiser un Tour de la Dordogne en jumelant l’épreuve avec le Grand Prix, soit deux étapes sur deux journées. Ce Tour et ce Prix ont vécu des éditions glorieuses, avec ses hauts et ses bas, puisque l’édition 1957 constituera la dernière à être mise sur pied. Mais ce n’est pas pour autant que le cyclisme tombera à Belvès. En 1958 ce fut le Championnat des professionnels qui fut organisé, puis en 1972 et en 1974 (je pense) le critérium international de la route...

 PRÉAMBULE

Robert Desbats vainqueur en 1956

- Malgré toutes mes recherches, il m'a été impossible de retrouver les premières traces du Grand Prix si ce n’est les vainqueurs avec en 1945 : Robert Desbats (CAM Bordeaux) notre photo, 1946 Louis Chambeurlant (UC Arcachon), 1947 Guérino Pontoni (Guidon Agenais). Mon historique débutera par le IV° Prix qui se déroulait le 13 juin 1948. Près de quarante-six coureurs se présentaient au départ. Au 3° tour le Sarladais Pradel lance l'échappée. Martineau le rejoint deux tours après. C'est alors que Van-Schendel, Galluici, Bermudez et Bruni partent après les fugitifs. Au neuvième tour, la jonction est faite. Loubet de Rodez tente à son tour l'aventure. Il s'adjuge la grosse prime ? mais à mi-course, trente-cinq hommes se retrouvent ensembles. Delmas de Périgueux prend trente mètres mais ne peut poursuivre son effort. L'Agenais Prouzet gagne les 100.000 francs du 13° passage et s'échappe amenant dans sa roue Van-Schendel et Loubet. Van-Schendel fera le forcing pour partir en solitaire. Le peloton amené par Bergerioux ne pourra colmater l'avance du Toulousain, malgré Galluici qui cherchera à revenir. Avec une minute d'avance, Van-Schendel deviendra ainsi le 4° lauréat d'un Prix plein d'avenir.
Le classement (édition 1948) : 1. Van Schendel (Toulouse) les 120 kms en 3h 05', 2. Galliucci (Toulouse) à 120 mètres, 3. Loubet (Rodez) à 2'00" tous trois sur Cycles France-Sport, pneus Dunlop, 4. Lacoste, 5. Félix Bermudez (Espéraza), 6. Bruni, 7. André Commerie (Périgueux), 8. Jo Bianco (Guidon Agenais), 9. Tino Sabbadini (Fumel), 10. Bergerioux (Girondins), 11. Pineau (CC. Marmande), 12. Prouzet (G. Agen), 13. Clermont, 14. Lala, 15. Grellety (Mussidan), 16. Saint-Laurent, 17. Pontoni (G. Agenais), 18. Garrigue, etc ….
Grand Prix des jeunes : 1. Guy Large (CC. Bergerac) les 50 kms en 1h 22', 2. Trabali, 3. Gardé, 4. Cramoi, 5. Larénie, etc ….
- Le 29 mai 1949, c'est devant une foule inimaginable que l'épreuve se dispute. Au 16° tour Londéro, Bidart, Dolhats et Bianco réussissent à se détacher. Amédée Rolland le favori et les hommes du peloton ayant laissé l'écart grandir ne pourront plus revenir sur les fuyards, qui perdront Londéro et Bidart lors de l'avant dernier tour. Très en forme, Albert Dolhats triomphera devant Bianco distancé de 120 mètres.

 

Dolhats (équipe Elvish Fontan) 1950

Le classement (1949) : 1. Albert Dolhats (Aviron Bayonnais sur cycle Elvish) notre photo, 2. Jo Bianco (Guidon Agenais) à 120 mètres, 3. Louis Londéro (Brive) à 30", 4. Julien Vasquez (Auch), 5. Honoré Pontoni (Guidon Agenais), 6. Rolland, 7. Gonzato Pitarque (Souillac), 8. Bruni, 9. Demanes, 10. Clermont.
- C'est en 1950 que le Cyclo-Club de Belvès organise par la volonté de ses dirigeants, le 1° Tour de la Dordogne. La date choisie sera la veille de la 6° édition du Prix International de Belvès, qui lui comptera comme deuxième étape de ce Tour. Vous découvrirez ainsi dans les publications à venir les six premiers Tour de la Dordogne et les Prix de Belvès.
NDLR : Beaucoup de clubs ont essayé de reprendre le flambeau du Tour de la Dordogne après la dernière édition Belvésoise de 1957. Il y a eu d’abord Jean-Marie Defix (Vélo-Club Bergeracois) qui dès 1964 annonçait un Tour de la Dordogne sur plusieurs jours. Mais devant l’ampleur de la tâche et la mobilité des étapes, il se contentera de le transformer en Tour du Bergeracois.
- Ensuite il y a eu Maurice Jouault qui a été un grand précurseur du cyclisme moderne de notre Dordogne. Il adopta la formule des "Huit Jours cyclistes en Dordogne", en faisant profiter (avec le concours de plusieurs clubs de Dordogne) toutes les catégories de coureurs y compris dames et vétérans, mais sans classement général. A chaque organisation, se disputait un Trophée portant l’identité d’un ancien coureur professionnel qu’il invitait, plus les prix FFC correspondants au vainqueur.
- Après Maurice Jouault, il y a eu le Tour du Périgord (dès 1986) de Jacques Ravillon (Cyclo-Club Sarladais). Magnifique épreuve, mais qui n’épousait que le Périgord Noir et la vallée de la Dordogne. Cette épreuve continue d’exister sur la région de Biron, voire de Villefranche du Périgord avec le VC Monpazièrois.
- Ce n’est qu’en 1990 que Serge Salles réussit à combler le vide, en mettant sur pied un Tour de la Dordogne new look avec des villes étapes sur quatre journées. Ce qui signifie que c’était tout à fait différent par rapport au défunt Tour né sur les pentes de Belvès. Mais ne négligeons pas tout de même l’image des forçats de la route que l’on a donné aux anciens, qui se coltinaient un Tour de plus de 250 kms dans la journée, plus le Grand Prix de Belvès le lendemain et ses 26 ascensions de la Brèche, soit 150 kms.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANCIEN TOUR DORDOGNE © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste (à suivre)

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20 mars 2020

ABJAT SUR BANDIAT du 30 Mai 1999

AURÉLIEN BONNÉLIE VICTORIEUX

1999 abjat

Départ de course à Abjat devant la mairie.

- Voilà des lustres que ce prix cycliste perdure dans ce village du Haut Périgord Vert. Un village qui a vu de nombreux coureurs issus de cette commune pour porter les couleurs soit de la Pédale de Nontron, soit celles de l’UC Nontron. De tous temps ces deux clubs ont trouvé des interlocuteurs pour organiser ici, de belles choses comme les boucles du Bandiat, une ville départ du Tour du Limousin, des championnats comme celui d’Aquitaine de cyclo-cross et de nombreuses autres épreuves. On s’est servi souvent du tourniquet de cette commune, un véritable casse patte qui détient un palmarès envieux. Et puis il ne faut pas oublier non plus que c’est dans cette bonne commune d’Abjat que Paul Chabaud, président de la Pédale de Nontron détenait son fond de commerce avec un magasin de cycles fréquenté par de nombreux sportifs de la discipline.

1999 abjat 1

Entre la miss et le speaker, Aurélien Bonnélie (Asptt Périgueux)

- En 1999, il y avait encore du beau monde au départ de ce prix des fêtes passant par Bel Air, Labrousse et Puyzillout. Plus de soixante-dix coureurs à l’appel des concurrents et une course bien emballée avec la victoire d’Aurélien Bonnélie (Asptt Périgueux) qui coiffe Ouvrard et Seyral (voir classement).

Classement : 1. Aurélien Bonnélie (Asptt Périgueux), 2. Bruno Ouvrard (AVC Châteauroux), 3. Benjamin Seyral (US. Talence), 4. Philippe Candau (CC Périgueux), 5. Eric Jacouty (EC Ribérac), 6. Thibault Salban VC Nérac), 7. Noël Gagnant (UC Brive), 8. Bernard Dubost (UC Brive), 9. Bernard Mazeau (CA Périgueux), 10. Maître (UC Condat), etc...

1999 abjat 2

André Morel maire d’Abjat, un personnage haut en couleur
et grand serviteur d'un cyclisme de clocher qu’il a beaucoup soutenu

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ABJAT SUR BANDIAT 1999 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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FRANCIS DUTEIL - SAISON 1988

1988 : UN PETIT TOUR EN FLORIDE ET EN ALABAMA

 1988 ! Francis Duteil fête son 41° anniversaire et il a encore l’envie de pratiquer le cyclisme, mais à son niveau. Comme en 1987, il profite des opportunités qui se présentent pour courir à l’étranger...
- Pour relire l’article précédent, cliquez ici.

1988 - (amateur vétéran) 6 victoires : Javerlhac, Sainte-Eulalie d’Ans, Lacaujamet, Cavignac, Springville (Alabama), Miami (Floride)

SAISON 1988 (2° catégorie)

- 11° Ladiville (16) 20/03, 1° Javerlhac (24) 27/03, 1° Sainte-Eulalie d’Ans (24) 03/04, 3° Sergeac (24) 04/04, 7° Boutiers Saint-Trojan (16) 10/04, 1° Lacaujammet (24) 17/04, 5° Condéon (16) 24/04, Meyrals (24) crevaison 30/04, 3° Ponteyraud Tour du Ribéracois (24) 08/05, 1° Cavignac (33) 12/05, 4° Blanzac (16) 15/05, 2° Rauzan (33) 22/05, Génac (16) crevaison 23/05, 5° Saint-Yrieix la Perche (87) Championnat du Limousin des vétérans 28/05, 3° Verteuil (16) 29/05, 2° Ribérac (24) 30/05, 7° Bessines (87) 03/06, Saillat (87) crevaison 05/06, 18° Ruelle (16) 09/06, 30° Montpon (24) 12/06, 8° L’Isle d’Espagnac (16) 20/06, 15° Bergerac (24) 23/06, Limoges (87) abandon 24/06, 12° Chirac (16) 26/06, 23° Saint-Jean d’Angély (17) 28/06, Périgueux (24) abandon 30/06, 10° Saint-Aulaire (19) 03/07, Sarlat (24) abandon 07/07, 5° Villefranche de Lonchat (24) 09/07, 13° Matha (17) 14/07, Chalus (87) 22/07, 25° Grignols (24) 24/07, 20° Bergerac (24) 29/07, 8° Saint-Germain du Salembre (24) 31/07, 20° Castillonnès (47) 04/08, 2° Beaussac (24) 07/08, 30° Monpazier (24) 11/08, 10° Marthon (16) 14/08, 4° Périgueux (24) 15/08, Rudeau (24) abandon 21/08, 11° Sainte-Livrade sur Lot (47) 26/08, Villebois Lavalette (16) abandon 29/08, 19° Périgueux (24) 02/09, 18° Marsaneix (24) 05/09, 34° Saint-Junien (87) 11/09, 10° Thiviers (24) 14/09, 5° Mussidan (24) 17/09, 24° Saint-Martin d’Ary (17) 19/09, Montbron (16) crevaison 26/09, 20° Feuillade (16) 03/10, 6° Saint-Denis de Pile (33) 10/10, 8° Le Buisson (24) 15/10, 40° Miami (USA) 22/10, 1° des 35/44 ans 23/10, 1° des 35/44 ans à Springville (USA) 30/10.

F74

Course gagnée à Javerlhac le 27 mars 1988. Ici avec mes deux garçons.

- Francis DUTEIL nous raconte sa virée en Floride et en Alabama :

- "En 1987 lors de Superweek aux USA nous étions hébergés dans deux familles, les Martin et les Schulz, avec deux coureurs américains Bruce Belvin et Brian Flora. Brian parle bien le Français qu'il a appris à l'école. Ils aimeraient venir courir en France. Je leur promets que je vais essayer de trouver une solution. Après notre retour en France j'en parle aux dirigeants du CRCL. Dans l'hiver ils leur trouvent une pension bon marché dans un hôtel restaurant de Limoges. Pour leurs déplacements dans les courses ils pourront utiliser la voiture du club. Les conditions leur conviennent. Ils arrivent au mois d'avril. Mais un mois plus tard les relations avec l'hôtelier se sont dégradées. Ils parlent de rentrer aux USA. 
- Alors je leur propose de les héberger en attendant de trouver une nouvelle solution. Notre maison est assez grande. Ma femme s'occupera d'eux comme s'ils étaient nos grands fils (ils ont 20 ans de moins que nous). Moins d'un mois plus tard, elle a trouvé une solution. Mr Chaminade le directeur de la maison de retraite de Gouts-Rossignols à 7 km de Mareuil les prend en pension complète (logés, nourris, blanchis) contre du travail d'entretien. Ils feront le travail de l'agent d'entretien qui lui manque. Lors des courses nocturnes le cuisinier viendra leur préparer les repas pour 17 h. Je les emmène courir avec moi les dimanches et dans les nocturnes, mais quand je ne cours pas je leur prête ma voiture. Au cours de nos discussions ils m'apprennent qu'il y a des courses au mois d'octobre dans le sud des USA. Bruce nous invite chez lui en Caroline du Nord. Il y a de la place dans la grande maison de ses parents et ils nous prêteront leur grand camping-car à l'américaine. Ma femme et moi prenons 17 jours de congés et nous partons avec les enfants.

alabama

En Alabama avec mon fils Vincent et mon ami Bruce

- A notre arrivée à JFK Airport le mardi soir, nous allons chez le loueur de voitures prendre le véhicule que Bruce nous a fait réserver. Nous arrivons le mercredi soir à Pinehurst chez Bruce après 850 km de route.Il y a des courses samedi et dimanche à Key Biscayne (Miami). Nous partons vendredi matin avec le camping-car des parents de Bruce qui nous accompagne. Nous faisons un peu de tourisme ce qui fait que nous arrivons le samedi matin à 5h00. Nous nous endormons et je rate la course des 1°, 2° et 3° de 35 à 44 ans qui part à 11 h. A 13 h départ de la course Pro 1°, 2° et 3°. C'est une National Classic (l'équivalent américain des épreuves de Coupe de France) sur 120 km (20 kmx6) sans grandes difficultés. Je m'engage. Nous sommes plus de 200 partants. Après la mi-course 25 coureurs s'échappent. Je suis dans les premiers du peloton. Je pense que quelqu'un va réagir, mais personne ne bouge. L'allure des échappés est très rapide et il y à 100 m à combler. Je tente l'impossible. Je reviens à 30 mètres des échappés puis l'écart se recreuse. Je me relève.
- Le lendemain les courses se disputent toujours à Key Biscayne sur un circuit plat et rectangulaire de 2,5 km dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Les deux largeurs font 250 mètres et l'arrivée est jugée dans l'une d'elles 150 m après le virage à angle droit. Je m'engage dans la course 1°, 2°et 3° de 35 à 44 ans. Départ à 11 h00, 25 km et environ 150 partants. Le départ se fait sur les chapeaux de roues et l'allure ne faiblira pas jusqu'à l'arrivée. Si cette vitesse condamne les échappées solitaires, il faut rester vigilant car une échappée de plusieurs coureurs peut réussir. Nous resterons groupés jusqu'à l'arrivée. Je prends la tête 100 mètres avant le virage de l'arrivée, je vire à pleine vitesse, je sors du virage bien lancé et je passe la ligne avec plusieurs longueurs d'avance.
- A 13 h il y a le départ de la course Pro 1°, 2° et 3° sur 50 km. Il y a trente prix et l'équivalent 9 000 F de l'époque au 1°. Je décide de m'engager. J'ai le dernier dossard n° 219. Départ hyper rapide et la course ne sera qu'un sprint de 50 km. Je ne verrai jamais la tête et je n'arriverai à remonter qu'à la 40° place. Une échappée de 8 hommes réussira à franchir la ligne d'arrivée détachée.
- Nous allons visiter la Floride : plages de l'Atlantique, plages du Golfe du Mexique, Cap Canaveral, Disneyworld pour les enfants... A cette époque de l'année le climat est comparable à celui du mois d'août en France. Tous les matins avant le réveil des enfants je pars faire un tour de 50 km à vélo. Le dimanche suivant il y a une course à Tucson en Arizona et une autre à Springville en Alabama. De Tucson à la Caroline du Nord il y a 3400 km. Pour revenir à temps chez les parents de Bruce avant notre départ pour la France il nous faudrait rouler jours et nuits. De Springville à Pinehurst il y a 900 km et 500 km de l'ouest de la Floride à Springville. Donc le samedi direction l'Alabama. A Springville il n'y a pas de couse Pro. Je m'engage dans la course 1°, 2° et 3° de 35 à 44 ans. Six tours d'environ 10 km vallonnés. A deux tours de l'arrivée j'attaque dans une côte et je m'échappe seul. La chasse s'organise derrière moi. Je ne serai pas rattrapé mais je vais toujours rester en point de mire."

Ceux qui ont porté le maillot du CRCL en 1988 : Vincent Comby, Eric Marzi, Philippe Babule, Claire Parinet, Michel Dupuytren, Francis Bardet, Michel Brillat, Patrick Bartou, Stéphane Fourgeaud, Serge Brie.
Les Champions régionaux du grand Sud en 1988 : Stéphane Dief (AS Facture-Biganos) pour le comité d’Aquitaine, Bruno Maréchal (Tarbes-Cycliste) pour les Pyrénées, Jacky Bobin (CC Vervant) pour le Poitou-Charentes, Jean-Claude Laskowski (VC Aubusson) pour le Limousin, Marcel Kaikinger (UC. Sayat) pour l’Auvergne.
Champion de France des amateurs : Serge Bodin (UC Guinefort/Comité de Bretagne)
Classement FFC saison 1988.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (1988) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1989 : Ma dernière saison de ma carrière cycliste

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19 mars 2020

VERGT - PALMARÈS

 UNE DES CAPITALES DU CYCLISME EN PÉRIGORD

vergt Moulinier

Le docteur André Moulinier (aujourd’hui décédé) était venu lors du 11°Critérium Cycliste
 le 13 août 2011. On le voit aux côtés du speaker Jean-Louis Roche.

 

Moulinier André 1956

- Vergt est une des capitales du cyclisme Périgourdin. Et on ne peut évoquer le passé de cette commune d’un seul coup de crayon. C’est surtout grâce à son ancien maire, le docteur André Moulinier, que la ville de Vergt peut prétendre avoir été une des capitales de notre cyclisme. Déjà en 1961, André Moulinier avait son comité d’organisation pour que Vergt organise le Mondial de la route pour 1964. Le circuit choisit était Vergt-Bordas-Saint-Mayme et retour. Et sans que le feu vert lui soit donné, une poignée de bénévoles travaillait déjà à la réfection de la chaussée pour obtenir l’accord de l’UCI. Cette suite ne sera pas favorable et je pense qu’elle sera abandonnée tellement le cahier des charges était écrasant pour une petite commune comme Vergt. Ce qui n’empêcha pas Vergt d’organiser de beaux critériums de 1955 à 1967 d’abord et ceci grâce au Docteur Moulinier (notre photo ci-contre) qui devint même Président du CC Périgourdin de 1967 à 1970 après René Leygues, notre grand timonier. Monsieur Peloux et la ville enchaîna ces critériums de 2001 à 2007, jusqu’au jour où tout s'est arrêté... Mais Vergt c’est aussi une grande page du cyclisme avec Valentin Huot sa vedette, les épreuves amateur comme les Prix de la Saint-Jean, le prix des fêtes, des éditions du GP de la Fraise, le prix du Comice, le passage du Tour de France en 1961 et en 1994, lors des chronos entre Bergerac et Périgueux. D’ailleurs en 1961, Vergt était le lieu du contrôle du ravitaillement et tous les fanas du comité d’organisation étaient réunis pour bien faire les choses...
- Aujourd’hui il ne reste plus que des souvenirs et peu de cyclisme si ce n’est que le Sprinter-Club du Périgord a son siège à Vergt, qu’il organisait le Grand Prix de la Fraise avec départ réel de Vergt, qu'il compte dans ses rangs de nombreux jeunes... soit un précieux clin d’œil par rapport à ce que la ville a été et a rapporté à notre cyclisme. "Rétro Vélo Dordogne" vous propose une compilation de palmarès, que nous allons découvrir. Nous débutons par celui du Prix de la Saint-Jean dont la dernière édition remonte à 1988.

vergt

Prix de la Saint-Jean en 1965 gagné par Jean Deloche du CC Lindois

Prix de la Saint-Jean : 1949 Angel Barquéro (RC Mussidan), 1951 Marcel Boucherie (CC Périgueux), 1954 Robert Conty (CC Lindois), 1962 Pierre Mémy (CC Fleixois), 1964 Joseph Téléchéa et Jean-Paul Sauvignat (CC Périgueux) en cadets, 1965 Jean Deloche (CC Lindois), 1966 et 1967 Jean-Claude Mérillou (CC Bordelais) en cadets, 1968 Bitard (CC Périgueux), 1969 Jacques Mazeau (EC Foyenne), 1970 F. Peyré (UCD Villeneuve), 1971 Bernard Bousquié (US Villefranche), 1972 Bernard Metzler (CC Périgueux), 1973 Jacques Lebeaud (UC Châteauroux), 1975 Claude Denis (CC Périgueux), 1976 Marc Gardet (Guidon Terrassonnais), 1977 Philippe Boisumeau (Mérignac VC), 1978 Jean-Paul Raymond (SC Caudéran), 1979 Claude Hue (CC Périgueux), 1980 Jean-Louis Bisetto (CC Marmande), 1982 Claude Denis (CC Périgueux), 1983 Philippe Valéry (VC Saint-Céré), 1984 Andrew Bradley (VC Saint-Céré), 1985 Thierry Delmonteil (EC Foyenne), 1988 Hugo Bordet (CC Marmande).

Huot et Le Goguic

Valentin Huot lors d’un dernier critérium de Vergt, que nous voyons en train
de faire des confidences à Marcel Le Goguic ancien speaker et animateur du
critérium défunt de Sainte-Alvère.

- Vergt est connu pour sa culture de la fraise mais aussi pour son critérium qui a attiré un nombreux public. Ce critérium se déroulait au cœur de la ville, pour finir ensuite sur les hauteurs de Peyrefond. Ouvert aux indépendants et aux professionnels dans ses débuts, il a cessé de vivre en 1967, pour reprendre en 2001 avec un palmarès que vous découvrirez ci-dessous. Le cyclisme à Vergt, c’est aussi le Prix du Comice du mois de septembre et quelques prix annexes que nous vous proposons.

Vergt Virenque

Richard Virenque très sollicité à Vergt

Critériums : 1955 Hervé Prouzet (Guidon Agenais), 1956 Pierre Beuffeuil (VC Saujon), 1957 André Darrigade (France/US.Dax), 1958 Miguel Poblet (Espagne), 1959 Roger Rivière (France/Saint-Etienne), 1960 Rick Van Steenbergen (Belgique) et Pierre Frare (CC Lindois) en prologue, 1961 Louis Rostollan (France/Marseille) et Robert Jugie (CC Périgueux) en prologue, 1964 Michel Gonzalès (VC Hendaye), 1966 Giani Motta (Italie) et Régis Royère (Sarlat) en prologue cadets, 1967 Raymond Poulidor (France) et Gérard Vigouroux (UCD Villeneuve) en prologue cadets, 2001 Pascal Chanteur (Festina) et en prologue Benjamin Cornu (VC Roquebrune), 2002 Laurent Jalabert (Tiscali), 2003 David Millar (Cofidis) et Julien Capron (VTT Evasion Pourpre) en prologue, 2004 Pierrick Fedrigo (Crédit Agricole), 2005 Alexandre Vinokourov (Team Mobile), 2006 Juan Manuel Merca (Agritubel), 2007 Cédric Vasseur (Quick Step).

Vergt Anquetil

Jacques Anquetil est venu aussi au critérium de Vergt

Fraise 1988 bis

Robert Bibié (ci-dessus) l’enfant du pays a débuté en catégorie cadet et s’est distingué en gagnant
chez lui à Vergt le Prix du comice en 1981. Il constitue le dernier maillon d’une longue
chaîne en faisant vivre le cyclisme à Vergt au travers du circuit de la fraise

- Le Prix du Comice est une fête de l’agriculture mise en place dit-on par le Maréchal Bugeaud enfant d’Excideuil. Cette fête s’est répandue ensuite dans toute notre Dordogne et bien souvent, l’agriculture s’est mariée avec le cyclisme, comme à Vergt chaque 3° dimanche de septembre. En marge de cette épreuve, Vergt a vécu des étapes du Prix de la Fraise mais aussi des éditions du Petit-Breton.

Vergt comice 68

Prix du comice de Vergt en 1968

Prix du Comice : 1948 Marcel Dartenset (Pédale Faidherbe), 1949 Marcel Dartenset (CC Périgueux), 1951 Marcel Boucherie (CC Périgueux), 1952 Michel Prellon (AS Eymet), 1959 Alain Desplats (UV Limousine), 1965 Alain Célérier (UCD Villeneuve), 1967 Jacques Martin (RC Mussidan), 1968 Gérard Vigouroux (UCD Villeneuve), 1969 Bernard Bourreau (CA Civray), 1970 William Cosani (AC. Bon Encontre), 1971 Michel Goupil (UC Brive), 1972 Alain Van Parys (Auch), 1975 Patrick Audeguil (Tonneins), 1976 Alain Jospin (Tonneins), 1979 Bernard Huot (CC Périgueux), 1981 Robert Bibié (ASPTT Paris), 1982 Bernard Pineau (CC Marmande), 1983 Bernard Dubost (ASCA Bergerac), 1984 Victor de Marchi (VC Isle Jourdain), 1985 Pascal Perrocheau (UC Saint-Léonard), 1989 Marc Lagrange (VC La Souterraine).

1999 Petit-Breton 1

Diemunsch vainqueur en 1999 du Petit-Breton à Vergt

 Prix des fêtes et autres : 1965 : Pierre Fages (Perpignan), 1969 : Duo de la Fraise Marcel Jolivet et Patrick Delmas (CC Périgueux), 1980 Naïbo, 1994 Vergt-Périgueux (Circuit du Pays de la Fraise) Chantal Gorostégui (UCS Anglet), 1998 Souvenir Petit-Breton Stéphane Lavignac (CRC Limousin), 1999 Souvenir Petit-Breton Stéphane Diemunsch (Combs la ville) et en prologue Thierry Arquey (Guidon Bergeracois).

COURSES AYANT TRAIT AVEC LA FRAISE

Palmarès Prix de la Fraise à Vergt : 1983 Philippe Glowacz (VC Charente-Océan), 1984 1° étape : Philippe Bocquier (CV Montastruc), 2° étape : Denis Pélizzari (CV Monyastruc) Général : Thierry Bacle (CA Civray), 1985 1° étape : Joël Lagardère (CC Marmande), 2° étape : Michel Mourlhon (VC Saint-Céré), Général : Michel Mourlhon (VC Saint-Céré).
Palmarès Circuit de la Fraise à Vergt/Saint-Mayme : 1986 : 1° étape : Armand de las Cuevas (CC Marmande), 2° étape : Thierry Chamouleau (CC Périgueux), Général : Gérald Doumenge (EC Foyenne), 1987 1° étape : Thierry Fantino (CC Marmande), 2° étape : Vincent Guillout (AC Uzerche), Général : Michel Delestage (Pédale Thiviers).

019

Traversée du circuit de la Fraise dans la ville de Vergt en 2014

Huot

Palmarès du Circuit de la fraise (en Pays Vernois) : 1986 : 1° étape : Armand de las Cuevas (CC Marmande), 2° étape : Thierry Chamouleau (CC Périgueux), Général : Gérald Doumenge (EC Foyenne), 1987 1° étape : Thierry Fantino (CC Marmande), 2° étape : Vincent Guillout (AC Uzerche), Général : Michel Delestage (Pédale Thiviers), 1988 1° étape : Robert Bibié (SC Périgord), 2° étape : Frédéric Fornt (Guidon Agenais), Général : Frédéric Fornt (Guidon Agenais), 1989 1° étape : Sylvain Lenne (VC Eudois-Breslois), 2° étape : Stéphane Loumagne (FC Oloron), Général : Arnaud Chauvière (VC Pont-Audemer), 1990 1° étape : Eric Le Gac (VC Kerpont-Hennebont), 2° étape : Charly Denis (ASPTT Périgueux), Général : Eric Le Gac (AS Kerpont-Hennebont), 1991 Thierry Sonson (VC Sainte-Livrade), 1992 Jean-Marc Vilette (UC Brive), 1993 Richard Hadfield (VC Chasseneuil), 1994 Didier Virvaleix (US Montauban), 1995 Christophe Lanxade (US Montauban), 1996 Christophe Viboud (EC Lac Vert), 1997 Alex Gardner (VC Chasseneuil), 1998 Brett Harwood (CS Bellac), 1999 Cyrille Ribette (GC Bergerac), 2000 Serge Canouet (CC Marmande), 2001 Laurent Salère (AC Fumel), 2002 Michel Commergnat (UC Felletin), 2003 Jean-Baptiste Traineaud (US Talence), 2004 Stéphane Lavignac (EC Trélissac-Périgueux), 2005 Pierre Prévost (CSL Châteauneuf-Chamboret), 2006 Patrick Ballanger (AC Jarnac AR), 2007 Damien Guérineau (EC Ribérac Périgord Blanc), 2008 Stéphane Laborde (UC Artix), 2009 Jauffrey Bétouigt-Suire (Mérignac VC), 2010 Guillaume Alvès (US Montauban), 2011 Geoffrey Millour (VS Plabennec-Pôle France), 2012 Mathieu Malbert (VC Sainte-Livrade), 2013 Maxime Auvin (Vélophile de Naintré), 2014 Adrien Thomas (Bourges espoir Cyclisme), 2015 Johan Delalaire (Mérignac VC) champion d’Aquitaine juniors.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – VERGT © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

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