RETRO VELO DORDOGNE

24 janvier 2020

RETRO VELO DORDOGNE - AVIS AUX LECTEURS

RVD

- "La Dordogne Cycliste" et "Rétro Vélo Dordogne" sont deux blogs que j'administre. L'un avec l'autre constituaient une complémentarité. Depuis l'arrêt de la Dordogne Cycliste, les liens contenus dans le présent blog ne sont plus valides, pour ceux qui nous reportaient sur ce blog aujourd'hui supprimé. Je vous prie de bien vouloir en tenir compte.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - A MES LECTEURS © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

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SAVIGNAC DE MIREMONT - Palmarès cycliste

UNE COURSE TAILLÉE POUR GRIMPEURS

Savignac Mt 81

Alain Ignace âgé de 19 ans remporte la 1° édition en 1981

- Ce petit village du Périgord Noir situé à proximité des Eyzies s’est appelé un temps Savignac du Bugue. La course s’est longtemps déroulée le premier dimanche après le 14 juillet, mais aussi et parfois le premier dimanche après le 9 octobre. Le circuit de Savignac est très éprouvant et réputé pour les grimpeurs. Quand on a terminé l’ascension, on a juste le temps de respirer avant de descendre sur les rives du Manaurie, puis pour attaquer à nouveau cette grimpette qui passe devant l’église du 12° siècle. L’histoire de la course tenait à Bernard Sautier, qui avait une sœur qui habitait ce bourg accroché à flanc de coteau. Le Racing-Club Mussidanais et la Pédale Faidherbe sont les deux clubs qui sont venus organiser cette épreuve et parfois un cyclo-cross, dans cette commune peuplée aujourd’hui de 138 âmes.
Palmarès connu de l’épreuve : 1981 Alain Ignace (AC Marmande), 1982 Sylvain Abadie (Stade Cadurcien), 1983 Philippe Avezou (Guidon Sevérinois), 1984 Christian Darrin (ASPTT Périgueux).

Savignac1

Le départ de l’épreuve en 1982 qui avait rude concurrence à cette époque

Savignac5

L’échappée d’Eric Vouillat (2° de l’épreuve) en 1982, rejoint et distancé à cinq tours du final par Sylvain Abadie. Agé de 25 ans, Eric Vouillat évoluait sous les couleurs de l’EVCC Bergerac. En cette saison 82, il avait gagné à Saillans, à Ribérac puis à Nontron (pour ne citer que les principales) et accèdera en 1° catégorie dès la fin de la saison.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – SAVIGNAC DE MIREMONT  © BERNARD PECCABIN
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ANIMATEURS DE COURSES (6)

ANIMATEURS DE DORDOGNE ET DE NOS COURSES DE DORDOGNE (suite)

animateurs 6

- Relire la  publication précédente sur les speakers

- Une série de plus de speakers cette fois avec des jeunes, des anciens, de l’Ufolep, soit un petit cocktail histoire de réveiller nos souvenirs et celui de nos courses de clocher qui les ont accompagnés.
 Jean-Paul Donaud : Il a été mis sur orbite par Jean-René Villechanoux dans les années 85. Très bon animateur, beau timbre de voix, sait bien causer dans le micro, excellent orateur. Réside à Saint-Astier, a été également correspondant de la Dordogne Libre.
- Roland Mignot : C’est un ancien des courses ufolep en Dordogne, licencié à l’EC Ribérac.
- Jean-Claude Bernard : C’est le speaker d’une grande partie des épreuves Ufolep qui se déroulent en Dordogne. Infatigable présentateur et dirigeant du club de Château-l’Evêque Cyclo, participait également à la gestion d’un site particulièrement bien visité et mis à jour régulièrement. Est décédé en avril 2018.
- Maxime Aupy : Il a été tour à tour animateur, dirigeant, organisateur d’épreuves cyclistes et plus particulièrement du cyclo-cross d’Eymouthiers la Tricherie. Reste cantonné dans son Périgord Vert et sur la Charente Limousine.
- Jérôme Permenas : Jeune speaker, mais ancien coureur que "Dordogne Cycliste" a connu à l’US Bouscat. Actuellement président du CC Abzac a animé dernièrement la manche de Coupe de France des clubs de DN 3 à Mussidan.
- Jean Aubert : Ancien dirigeant du Cyclo-Club Lindois, nous a quittés prématurément mais avait à cœur d’animer bénévolement le Prix des fêtes de Sauvebœuf, son village où il résidait.
- Jean-Marie Defix : Ancien président du VC Bergerac, le club qui a sorti Pierre-Raymond Villemiane et Christian Jourdan. Nous a quittés bien avant la création de ce blog. Animait bénévolement ses épreuves dans le Bergeracois.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANIMATEURS 6 © BERNARD PECCABIN
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23 janvier 2020

VALENTIN HUOT - SAISON 1955

Sa cinquième saison dans le cyclisme en 1955.

 - 1955 marque un tournant dans la carrière de Valentin Huot qui quitte le CC. Bergerac pour le CC. Périgourdin et les cycles Terrot pour ceux de Rochet. Mais c’est aussi l’année où notre champion se marie puis est victime d’une lourde chute dès la 2° étape du Tour de France. Mis à part ces deux fait Huot gagne encore avec la Polymultipliée.
- Revenir à l’article précédent cliquez ici.

1955 le 9 juin, mariage avec Denise et Maître Danguillaume son témoin

Mariage de Valentin avec Denise avec son témoin, Mâitre Deguillaume nataire de Vergt

28 mars 1955 - Bordeaux-Saintes
1. Jean Dacquay (Paris-Barsac), 2. Jacques Lemaître (Saujon), 3. Gay (Toulouse), 4. Trochut (Gémozac), 5. Jules Pineau (Gémozac), 6. Lesca (Agen), 7. Huot (Périgueux), etc
18 avril 1955 - Critérium International de Cenon
1. Valentin Huot sur cycle Rochet en 1h50'32", 2. Jean Forestier à 1'55", 3. Louison Bobet à un pneu, 4. Jean Dotto à deux longueurs, 5. Maurice Bertrand (ASPTT. Bordeaux), 6. Siteck (Barsac), 7. Gilbert Bauvin, 8. Marcel Queheille, 9. Jo Bianco, 10. Armand Darnauguilem, etc
"Un doublé historique gagné devant les meilleurs pros du moment, et …. comme d'habitude en solitaire, avec 1m55s d'avance. Du bon Huot, une fois de plus !
19 avril 1955 - Prix de Boussac
1. Louison Bobet les 130 kms en 3h19'47", 2. Huot à trois longueurs, 3. Anquetil à 1'50", 4 Jean Bobet à 2'10", 5. Bauvin, 6. Bernard, 7. Gay, 8. Cohen, 9. Devèze, 10. Guittard, etc
"Dans une forme excellente Huot et Bobet ont lâché leurs adversaires dans l'ultime montée. Certes le champion du monde mena souvent mais la performance de Huot est remarquable si l'on songe aux hommes qu'il précède au classement. Huot voulant mettre à profit sa très bonne condition physique a décidé de dédaigner le Tour d'Espagne pour lequel il était sélectionné et de s'aligner plutôt aux classiques des prochains dimanches."
24 avril 1955 - Circuit de Pontivy la demi-lune.
1. Valentin Huot (Périgueux) sur cycle Rochet pneus Dunlop en 3h10'59", 2. Picot à un tour, 3. Schellemberg, 4. Pipelin, 5. Audaire, 6. Morvan, 7. Gaillau, 8. Quentin, 9. Lorens, 10. Mel, etc

Huot avec Dr Moulinier cardiologue, maire et CG de Vergt, Jacques Deguillaume notaire de Vergt

Valentin avec ses amis de Vergt, le docteur Moulinier maire et conseiller général
et à droite Maître Deguillaume notaire

2 mai 1955 - La Polymultipliée (Circuit de Chanteloup).
1. Valentin Huot sur cycle Rochet les 154 kms en 4h28', 2. Cottalorda à 13", 3. Lampre à 1'28", 4. Fernandez à 1'37", 5. Le Guilly à 2'22", 6. Gaul à 2'31", 7. Vitré à 2'44", 8. Burgat à 2'53", 9. Cavallero à 2'58", 10. Buchaille à 3'04".
" Quinze tours de circuit dont seize fois la côte de Chanteloup à escalader, tel était le menu de cette polymultipliée. Et c'est Jodet, Chaussabel, Cavallero, Schmitz, Pipelin et Barbosa qui les premiers se mettront en évidence. Au 9° tour le luxembourgeois Schmitz se retirait alors que Cottalorda se détachait suivi du provençal Bonifassi. Au 12° tour Cottalorda précédait Bonifassi de 11", Huot de 42", Pipelin de 1'01", Lampre, Vitre, Bertrand, Siteck et Fernandez de 1'07", Chaussabel, Buchaille, Genin, Burgat, Carles de 1'19", Buchonnet, Gaul, Cavallero de 1'29, Barbosa et Poncet de 1'41".
Durant les derniers tours ces écarts se creusaient. Bonifassi et Pipelin connaissaient la défaillance, Huot effectuait un retour canon, rejoignait le niçois Cottalorda, qu'il distançait pour triompher une fois de plus en solitaire et avec 13 secondes d'avance. Vraiment Huot confirmait ses dons d'escaladeur dont on reparlera …"

1955 Polymultipliée

Victoire en solitaire dans la Polymultipliée à Chanteloup

19 mai 1955 - 28° Tour de Corrèze.
1. Valentin Huot sur cycle Rochet les 260 kms en 7h29'55", 2. Pierre Ruby (UC. Berry) à 45", 3. André Bernard (VC. Arédien) à 1'00", 4. Michel Tombelaine (UV. Limousine), 5. Georges Gay (Blagnac), 6. Hervé Prouzet (Libos), 7. Georges Tombelaine (UV. Limousine), 8. Léon Kervasse (Pédale Faidherbe) tous même temps que Bernard, 9. Walryck (Pédale Faidherbe) à 2'30", 10. Folch, etc …

9 juin 1955 - Mariage de Valentin avec Mlle Denise Chazeau.

4 juillet 1955 - Ronde d'été à Lalinde
1. Albert Dolhats (Dax) sur cycle Rochet, 2. Bianco, 3. André Dupré, 4. Tonello, 5. Pierre Michel, 6. Huot, 7. Esnault, 8. Gonzalès, 9. Brulé, 10. Gay.
7 juillet 1955 - Départ du 42° Tour de France.
L'équipe Sud-Ouest dirigée par Paul Maye : Philippe Agut (24 ans - Montpellier), Louis Bergaud (28 ans - Mauriac), Robert Desbats (33 ans - Bordeaux), Jacques Dupont (27 ans -Toulouse), André Dupré (25 ans - Sainte-Foy), Manuel Fernandez (27 ans - Casablanca), Georges Gay (27 ans - Montauban), Valentin Huot (26 ans - Périgueux), Maurice Lampre (25 ans - Mauriac), Jacques Vivier (25 ans - Ribérac).
Remplaçants : Marcel Guitard (23 ans - Limoges), René Remangeon (24 ans - Casablanca).
7 juillet - Le Havre-Dieppe (1° demi-étape) :1. Miguel Poblet (Espagne), 27° Huot.
7 juillet - Dieppe (2° demi-étape contre la montre par équipes) : 1. Hollande (Voorting, Wagtmans, Van Est), 10° Sud-Ouest (Agut, Bergaud, Desbats).

1955 Chute TDF

Chute fatale dans le Tour de France en 1955

8 juillet 1955 - Dieppe-Roubaix (2° étape) : 1. Antonin Rolland. Maillot jaune : Wout Wagtmans. Huot (arrivé hors délais suite à une chute dit adieu au Tour).
Août 1955 - Sélection pour le Tour de l'Ouest.
Equipe Rochet avec Arthur Bihannic (Brest), Guy Butteux (Brest), Emmanuel Crenn (Le Relecq), Albert Dolhats (Bayonne), Marcel Dussault (Châteauroux), Valentin Huot (Périgueux), Eugène Letendre (Saint-Hilaire), Louis Rostollan (Marseille). Directeur sportif : Roger Lambrecht.
"Aucune place pour notre Valentin dans les différentes étapes. C'est à se demander s'il a vraiment honoré finalement cette sélection ?"
23 août 1955 – Meymac.
1. Armand Darnauguilhem (CC. Bergerac), les 132 kms en 3h22 sur cycle Terrot, 2. Manuel Busto (Millau), à une longueur, 3. Antoine Sastres (CC. Miramont), 4. Louis Bergaud (Mauriac), 5. Siro Bianché (Saint-Rémy de Provence), 6. Jacques Dupont (Lézat-Ariège), 7. Valentin Huot (Bordas-Périgueux), 8. Léger (Gien-Sully), 9. Dufraisse (UV. Limousine), 10. Roffet (VC. Aubusson), etc
24 août 1955 - Grand Prix d'Arcachon.
1. Hervé Prouzet (Guidon Agenais) les 100 kms en 2h23', sur cycle Royal-Fabric agent Garon Bordeaux, 2. André Dupré (CC. Lalinde), 3. André Dufraisse (UV. Limousine), 4. Robert Cazala (CC. Béarnais), 5. Valentin Huot (Périgueux), 6. Joseph Cigano (Saint-Pierre d'Aurillac), 7. Claude Coutant (Girondins de Bordeaux), 8. Gérard Gaillot (Surgères), 9. Louis Gomez (Girondins de Bordeaux), 10. Antoine Sastres (Miramont de Guyenne), etc
31 août 1955 - Prix Martini au Boucau.
1. Valentin Huot (CC. Périgueux), les 170 kms en 4h23'20" sur cycle Rochet, 2. Dupont à 1'30", 3. Barrès m.tps, 4. Nardi, 5. Hervé Prouzet, 6. Armand Darnauguilhem, 7. Ocaritz, 8. Albert Dolhats, 9. Mérino, 10. Gonzales, etc
"Mosello et Queheille ramassent les primes. Au 22° tour Huot pousse puissamment un grand développement, se porte vers l'avant. C'est le coup de théâtre quand Huot reste alors seul en tête. Huot, Nardi et Dolhats se départagent la dernière prime, mais Huot reste devant et franchit en solitaire selon son habitude la ligne d'arrivée."
19 septembre 1955 - Grand Prix du commerce à Vergt.
1. Hervé Prouzet (Agen), 2. Dolhats (Dax), 3. Lesca (Nérac), 4. Desbats (Bordeaux), 5. Guittard (Limoges), 6. Huot (Périgueux), 7. Dupont (Lezat), 8. Darnauguilhem (Bergerac), 9. Walryck (Périgueux), 10. Rigon (Miramont), etc
"Rioux, Sastres, Darnauguilhem et Huot gagnent d'importantes primes. Mais le peloton reste groupé malgré les efforts du speaker Monlong. Et c'est au sprint que Prouzet trouve la voie pour inscrire son nom à cette première édition qui se déroulait au pays de Valentin. "

1955 Vergt

Critérium de Vergt en 1955

2 octobre 1955 - Limoges-Plaisance 8° Prix du souvenir Latié.
1. Valentin Huot (CC. Périgueux) les 136 kms en 3h 46' sur cycle Rochet, 2. André Dufraisse à 4'36", 3. Georges Aymard à 4'40", 4. Simon à 6'04", 5. Rioux à 7'34", 6. Chabrier à 7'39", etc
3 octobre 1955 - Grand Prix de Aillas.
1. Pierre Nardi (VC. Barsac) sur cycle Mercier, les 104 kms en 2h04', 2. Valentin Huot (CC. Périgourdin), 3. Dihars (ASPTT. Bordeaux), 4. Hervé Prouzet (Agen), 5. André Lesca (Guidon Agenais), 6. Dupas (VCL), 7. Polodini, 8. Chaumont, 9. Faure, 10. Macorig, etc …
Attention, ces résultats et ces palmarès ne sont pas complets. Seuls sont reportés ceux qui ont été relevés sur la presse de l'époque. (Source : l'athlète du sud-ouest).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - VALENTIN HUOT (1955) © BERNARD PECCABIN
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FRANCIS DUTEIL (Saison 1971)

1971 : DUTEIL MEMBRE DU CLUB FRANCE

- Pour relire l’article précédent, cliquez ici.
1971 - (amateur hors catégorie MERAL) 7 victoires

Duteil dans le rétro : En cette saison 1971, Duteil entame sa deuxième saison au CRCL avec Savary, Breuil, Dubreuil Laroudie et Ditlecadet. Il remporte la 62° édition de Limoges Saint-Léonard. A Bellac, il bat Daniel Dutertre, Dubreuil et Mazeau. A Allassac son succès est probant puisqu’il devance Bordier, Villemiane, Dubreuil, Samy, Frigo, Galy et Lavergne, soit que du beau monde. Sélectionné au Tour du Maroc, il devient membre du club France.
Ses rivaux :
Guitard (Puteaux), Bordier (Sainte-Foy), Courteix, Jude, Boulesteix, Voisin Michel, Voisin Joël (UV Limousine), Decoux (Bellac), Lebourg (Felletin), Durant (Guéret), Montlaron (Pédale Marchoise), Peter, (Saint-Junien), Samy, Rault (Saint-Eloy), Aumenier (AC Creusoise), Beaubrun (Guéret), Godet (Nersac), Leherisey (Bourganeuf), Ceulemans, Gaumet, Rigaud (Aubusson), Onillon (Confolens), Roumagne (UC Corrèze).

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Prix de Port Sainte-Foy gagné par Dubreuil son équipier de luxe

PALMARES 1971
- 30° La Seyne (83), Nice (06) abandon 01/03, 24° Angoulême (16) 07/03, 25° Chambord (41) 18/03, 12° Lussac les Châteaux (86) 21/03, Lesterps (16) crevaison 28/03, 40° Lagorce Laguirande (33) 29/03, Tour du Maroc abandon dernière étape 1 au 11/04, 7° Charmant (16) 18/04, 15° Le Coux (24) 19/04, 12° Péreuil (16) 25/04, 11° Tour du Limousin (87) 27/04 au 02/05, Limoges (87) abandon 03/05, 3° Boucles du Bas Limousin (19) 06/05, 25° Saint-Léon sur l’Isle (24) 08/05, 1° Tulle (19) 09/05, Saint-Yrieix la Perche (87) abandon 10/05, 20° Parthenay (79) 15/05, Montamisé (49) crevaison 16/05, Saint-Aigulin (17) abandon 17/05, 9° Tour des Combrailles (63) 20 au 23/05, Nieul le Virouil (17) abandon 24/05, 3° La Rochette (16) 30/05, 14° Romagne (47) 31/05, 5° Abjat sur Bandiat (24) 01/06, 7° Brigueil le Chantre (86) 05/06, 3° Saint-Mesmin (24) 06/06, 20° Guéret (23) 07/06, Marcillac Lanville (16) abandon 12/06, Championnat du Limousin à Ussel (19) abandon 13/06, 2° Malaville (16) 14/06, 16° Aigre (16) 19/06, 2° Pineuilh (33) 20/06, 2° Valence sur Baïse (32) 21/06, Championnat de France de Poursuite à Roubaix (59) éliminé en série 25/06, Vieux Condé (59) crevaison 26/06, 6° La Châtre (36) 27/06, 12° La Coquille (24) 28/06, 12° Rocourt (Belgique) 03/07, 1° Overwinden (Belgique) 04/07, Montégnée (Belgique) crevaison 05/07, 5° Brie (16) 10/07, 5° Bussière Poitevine (87) 11/07, 1° Condat sur Vézère (24) 12/07, 11° Périgueux (24) 13/07, 1° Bellac (87) 14/07, 6° Ussel (19) 17/07, 4° Etriac (16) 18/07, 5° Duras (33) 19/07, 17° Plessala (22) 25 et 26/07, Reignac (16) crevaison 31/07, 2° Lussas (24) 01/08, 4° Saillat sur Vienne (87) 02/08, 20° Paris-Auxerre (89) 05/08, 1° Roullet (16) 07/08, 5° Lizant (86) 08/08, 8° Saint Laurent sur Gorre (87) 09/08, 2° Javerlhac (24) 10/08, 5° Perpezac le Noir (19) 14/08 20° Dornes (58) 15/08, 30° La Machine (58) 16/08, 8° Grand Bourg (23) 17/08, Condéon (16) crevaison 21/08, 3° Bourbon l’Archambault (03) 22/08, 8° Bussière Dunoise (23) 23/08, Augignac (24) crevaison 24/08, 5° Bénévent l’Abbaye (23) 25/08, 5° Abjat sur Bandiat (24) 28/08, 3° Douzillac (24) 29/08, 2° Port Sainte Foy (24) 30/08, 16° Reignac (33) 31/08, Toulouse (31) abandon 04/09, 16° Moissac (82) 05/09, 1° Allassac (19) 06/09, 14° Saint-Junien (87) 08/09, 3° Libos (47) 09/09, 4° Journiac (24) 11/09, 6° Millac (86) 17/09, 5° Châlus (87) 13/09, 30° Piégut (24) 14/09, 13° Baignes (16) 18/09, 20° Argenton sur Creuse (36) 19/09, 3° Saint Martin d’Ary (17) 20/09, 8° Saint-Astier (24) 25/09, 4° Bordeaux-Bergerac (24) 26/09, 5° Montbron (16) 27/09, 1° Miallet (24) 28/09, 20° Aillas (33) 02/10, 8° Confolens (16) 03/10, 5° Fontevrault l’Abbaye (49) 04/10, 12° Luçay le Male (36) 09/10, 7° Châteauroux-Le Blanc (36) 10/10, 3° Saint-Denis de Pile (33) 11/10, Paris-Conerré (72) abandon 17/10.
Soit sept victoires pour 94 épreuves disputées, dix-huit abandons.

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Lors du Tour du Maroc où il abandonnera lors de la dernière étape

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (6) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1972 : Vers une 3° saison au CRCL

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22 janvier 2020

PLAZAC - Palmarès cycliste

UNE COURSE POUR GRIMPEUR 

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Ci-dessus quelques photos du Prix des fêtes de Plazac disputé le 23 août 1981, sous le contrôle technique de la Pédale Faidherbe. En haut de gauche à droite les coureurs au départ. On reconnaît Bernard Estève, Sylvère Truffy, Guy Rauzet, Daniel Delmon, Mournat, puis derrière on aperçoit Eric Stoïkowitch, les frères Avezou, Hook, etc... En haut à droite Eric Stoïkowitch qui roulait en 1981 sous la casaque de l’ASCA Bergerac du Président Defix. Plus bas, le peloton des battus parmi lesquels Delmon, Rauzet et Burg. A droite  Jean-Marc Burg (CC Tursac) classé premier sénior B. Originaire de Marquay, Burg était un des chefs de file du CC Tursac cher au Président Leduc.

 Parenteau Jean-Pierre : Pro en septembre 1969 (Peugeot-BP-Michelin), 58° Tour de France en 1970, 51° Tour d’Espagne en 1971 (2° de la 5° étape), 38° Tour de France en 1972, 1° Tour de l’Aude, vainqueur d’une étape de la Semaine Catalane, vainqueur du GP de Montauroux, 39° Tour d’Espagne, abandon Tour de France en 1973, 4° du GP de Plumelec en 1974, 4° du GP de Plouay en 1975. Termine son passage chez les pros et toujours dans la même équipe en 1976.
Le cyclisme à Plazac : Le circuit de Plazac qui passe la côte de "La Forêt" puis par le lieu-dit "le Bost" est très difficile. Les coureurs n’ont jamais fait légion au départ de cette course réputée pour grimpeurs chevronnés, surtout quand elle s’est courue en toutes catégories. Pour peu que le soleil d’août soit de la partie, elle constituait une galère. C’est sans doute pour cette raison que le peu de coureurs à chaque départ a découragé les dirigeants locaux. Pourtant, ils ont essayé de maintenir l’épreuve en invitant notamment les féminines en 1986, en vain... (lire palmarès).
Palmarès : 1977 Guy Rauzet (CC Belvès), 1978 Bernard Huot (Aubagne)*, 1979 Patrick Lachaize (CA Ribérac), 1980 Bernard Huot (VC Bernos Beaulac)*, 1981 Jean-Pierre Parenteau (AC Nersac), 1982 Jean-Pierre Parenteau (AC Nersac), 1983 (Pas Dunlop) Pascal Van-Hollebecke (EVCC Bergerac), Philippe Avezou (Guidon Séverinois) course d’été, 1984 Jean-Yves Béneyrol (ASPTT Périgueux), 1985 Didier Virvaleix (ASPTT Périgueux), 1986 Chantal Gorostéguy (UCS Anglet).
(*) fils de notre Valentin Huot

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Photo ci-dessus Jean-Pierre Parenteau vainqueur, qui a fait un cavalier seul et Serge Sicaud auteur d’un beau reportage pour un public nombreux venu admirer cet ex-professionnel né le 5 août 1944 à Angoulême et qui s’illustra notamment chez les professionnels

Classement de Plazac en 1981 : 1. Jean-Pierre Parenteau (AC Nersac), 2. Bruno Avezou (CA Bèglais), 3. Philippe Avezou (Guidon Séverinois), 4. Trudelle (ECF Change), 5. Simon Hook (CC Périgourdin), 6. Lionel Dumont (AS Mantes), 7. Eric Stoïkowitch (ASCA Bergerac), 8. Jean-Marc Burg (CC Tursac), 9. Guy Rauzet (CC Tursac), 10. Bernard Estève (Pédale Faidherbe), etc...

 PLAZAC : commune du Périgord Noir de 3377 ha située sur la route entre Rouffignac et Le Moustier. Peuplée aujourd’hui de 850 habitants. Ancien château des évêques de Périgueux : logis 14° siècle à quatre fenêtres géminées, ancien donjon roman (clocher de l’église actuelle). Château du Peuch (15°/18° siècle). Eglise romane dominée par son cimetière ombragé de cyprès : clocher carré du 12° à couronnement 17°, porche roman, galerie de bois reliant l’église au presbytère. Chapelle Notre-Dame de Pitié 17° siècle.
Panorama de la côte de Jor sur la vallée de la Vézère. Rives du Vimont. Station préhistorique de Longueroche et de la Forge.
Baignades, passage du GR 36 - pêche, camping. Appartient à la Communauté des Communes de la Vallée de la Vézère.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – PLAZAC  © BERNARD PECCABIN
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ANIMATEURS DE COURSES (5)

ANIMATEURS DE DORDOGNE ET DE NOS COURSES DE DORDOGNE.
(entre parenthèses les dates des prises de vue de chacun des speakers).

- Relire la  publication précédente sur les speakers.

animateurs 3

- Une série de plus de speakers avec ceux qui viennent d’ailleurs et qui sont venus pour officier lors de nos épreuves, puis ceux qui ont tout bonnement remplacé les speakers licenciés, lorsque ceux-ci ne pouvaient venir. D’ailleurs la plupart ne sont que des dirigeants qui ont animé nos courses de clocher bénévolement.
- Roland Bissiriex :
Speaker Charentais qui occupe bien son terrain et qui est venu parfois officier dans notre Dordogne. C’est un habitué des circuits et il est bien connu de nos coureurs régionaux. Egalement ami de votre serviteur sur face book, fait parti du gotha des hommes du micro.
- Jean-Louis Roche : Cet animateur du Limousin appartient lui aussi au gotha des animateurs. Ancien coureur cycliste, Jean-Louis Roche se définit comme "le speaker du Limousin qu’on aime bien... "
- Martial Labussière : Ancien licencié animateur d’origine Charentaise. Il avait officié dans plusieurs épreuves du Nontronnais dans les années 97/98.
- Dordogne Cycliste : animateur bénévole de la Pédale Faidherbe un certain temps et du SC Périgord ensuite. N’a pas persisté dans cette discipline car après avoir enregistré au magnétophone ses commentaires d’une course, a préféré laisser cette place aux gens du métier.
- André Musiol : Originaire de Monségur en Gironde, est un des speakers licenciés à notre fédération. Est venu commenter quelques courses du Sud Dordogne.
- Jean-Paul Dubesset : Lorsque le Cyclo-Club Périgourdin organisait de 80 à 100 épreuves par an, il a tout simplement remplacé bénévolement Gilbert Cuménal lors des petits prix des fêtes de notre département.
- Dominique Boivineau : Même éléments que son collègue dirigeant nommé ci-dessus. Licencié au CC Périgourdin, a assumé cette fonction bénévolement et rien que pour le plaisir.
- Sergis : Serait un animateur des foires voire des évènements commerciaux. A néanmoins tenu parfois le micro lors des épreuves cyclistes, ceci en relation avec les comités des fêtes qui organisait leur course de clocher.
- Michel Dutertre : Licencié à l’EC Ribérac, a assuré quelque fois et bénévolement ce rôle de speaker.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANIMATEURS 5 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste (à suivre)

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1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (4° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

20 au 26 janvier 1995

- Le 22 janvier Laurent Dumont (SC Caudrot) inscrit son nom au palmarès du cyclo-cross de la Saint-Vincent couru à Tarnos Barthes. Dumont s’impose devant son équipier Dominique Eyquard et l’Oloronais Stéphane Eyquard. Chez les juniors Landry Cabanes le Gersois du VC Marciac gagne tout comme Guillaume Carreau (Pédale Faidherbe) chez les cadets.
- Dans les coulisses se prépare la 20° édition de l’Essor Basque. A une semaine du départ le président Christian Bibal peut se flatter d’afficher complet en termes d’engagés et ceci pour toutes les épreuves programmées du 11 au 26 février 1995.

Brachet Nicolas

- Parallèlement à cette montée en puissance, les coureurs du soleil, côté Méditerranéen connaissent le même engouement. A une dizaine de jours de l’ouverture, on sent que le printemps 1995 s’annonce très captivant.

ÉCHOS DE DORDOGNE

- Au seuil de cette nouvelle saison les Nontronnais suivront avec attention les performances de Nicolas Brachet, nouvelle vedette du club. Ce jeune de 20 ans, à la carrure athlétique, au regard franc et direct, éclairé d’un soupçon de sourire, venu au cyclisme en 1992 a gagné quatre victoires la saison passée dont celle de Beaussac la plus belle parce que la plus difficile. Il s’est également distingué au Tour de Gascogne en terminant 7° de la première étape, neuvième de la deuxième, onzième du chrono et cinquième du général. Il a aussi fait l’expérience de la montagne en terminant à la vingt-deuxième place la course de l’Aubisque sur cent coureurs classés. En sachant gérer son potentiel athlétique, ce garçon pourrait jouer très vite dans la cour des grands. Pour l’heure il constitue la fierté du club et celle de son président Michel Dutertre.

VÉLO DORDOGNE - 1995/4° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur les blogs :
http://la-dordogne-cycliste.allmyblog.com/ et http://velodordogne.canalblog.com/

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20 janvier 2020

PÉRIGUEUX, SON CYCLISME (1885-1900)

DEBUTS LABORIEUX

- L’Union Vélocipédique Française (devenue aujourd’hui FFC) est née le 6 février 1881(1). C’est notamment dans notre Sud-Ouest, qu’elle prit une bonne partie de son essor. Essor que l’on doit  au marquis Iriart d’Etchepare qui fit de cette Union une puissance, ceci à compter de 1892. Son bulletin officiel, "Le Véloce Sport" prit lui son essor en décembre 1890. Et c’est à la suite de toutes ces initiatives, que dès 1894 on décomptait 230 sociétés affiliées, 15700 membres dont 7075 individuels. Pour développer les épreuves, des chefs consuls étaient mis en place. Et c’est au comte Félix de Fayolle que le titre de chef consul revint à Périgueux. Ce personnage actif avait déjà fondé le Véloce Club Périgourdin le 23 juillet 1886 avec l’aide de Louis Didon. Le siège se trouvait place du 4 septembre à Périgueux. Les premières courses de vitesse en Dordogne se sont déroulées autour des allées Tourny où des virages relevés étaient momentanément installés et où toutes les gloires de l’époque avaient évolué, dont Paul Bourillon, le Champion de France originaire de Marmande, qui fut l’attraction et la vedette en 1894.
(1) En 1883, le sud-ouest est à l’honneur avec Agen qui reçut un des premiers congrès de l'UVF, union née depuis le 6 février 1881 et dont la FFC est aujourd'hui l'héritière. C'est le Sport Vélocipédique Agenais, fondé lui en 1877, (ancêtre du Guidon Agenais), qui fut un des premiers clubs de l'Aquitaine à se réunir sous la bannière de l'UVF. Parmi les autres clubs de Guyenne, au nombre de cinq, figuraient le Véloce Club Bordelais, le Vélo Club Béarnais, l'Union Vélocipédique du Lot-et-Garonne, le Vélo Club Réolais et le Sport Vélocipédique Agenais qui sont tous à nos yeux les clubs doyens de notre région, du moins pour ceux qui survivent, comme par exemple aujourd'hui le club de La Réole et par interférence, celui du Guidon Agenais.

PGX Le Véloce Club Périgourdin en 1892

Départ du Championnat des sociétés à Périgueux en 1892

L’EPOQUE HEROÏQUE DES DEBUTS CYCLISTES A PÉRIGUEUX

- Comme le temps présent nous laisse quelque peu insatisfait, il m’est agréable d’ouvrir le dossier poussiéreux et de remettre en lumière les faits anciens qui ne vieillissent pas à la mémoire de quelques uns qui se sont souvenus, mais qui ne sont plus aujourd’hui de ce monde. Des images que l’œil ne se lasse pas de contempler, chez ceux qui les découvrent ou qui vont les découvrir.
- Ces images remontent loin, certes. Les origines du cyclisme Périgourdin datent on l’a vu en préambule à 1886, pour prendre corps ensuite dans les archives en 1900. C’est à l’évocation de certains noms comme celui de Petit Breton qu’elles s’éveillent ! A une époque où le vélo Périgourdin était dans le peloton de tête !
- Il faut reconnaître que sa venue à Périgueux a largement diffusé le sport cycliste. Mais diffusé seulement. Les créateurs, les pionniers, pourrait-on dire, étaient déjà passés par là, comme on vient de le lire précédemment ci-dessus. Par la suite, Petit Bretondonna vie au Cyclo-Club, qui a ensuite porté haut et ferme le fanion bleu et rouge que le grand champion lui avait confié. La popularité du vélo dans ces années-là est d’une nature difficilement descriptible pour les supporters modernes tournés de préférence vers le foot et le rugby.
- Aristocratique et gouailleuse, bon enfant et délirante, la bicyclette devait tout cela à ses origines métissées de riches oisifs, d’aventuriers de bonne famille et de fous enthousiastes. Finalement c’est au monde de l’aviation que le vélo ressemblait le plus. On pourrait parler de ces merveilleux fous… roulants sur leurs drôles de machines…

Avant 1900 : aristo-populaire et moustaches de rigueur

 - Une seule épreuve par an, mais quelle fête ! Il existait bien avant 1908 et comme on l’a vu une société cycliste à Périgueux qui portait le nom de "Véloce Club Périgourdin". Tout un programme. Le président en était ce comte de Fayolle, aristocrate de son état, et ses collaborateurs immédiats s’appelaient MM. Soymier, pharmacien à la rue Taillefer et Louis Didon, propriétaire de l’hôtel du Commerce et de la Poste. Le comte Félix de Fayolle assura la présidence du Véloce Club de 1886 à 1923, date de sa mort. Mais on reparlera de ce Louis Didon qui a joué un rôle important sur de nombreux secteurs d’activités de la ville de Périgueux.
- Ce "Véloce Club Périgourdin", plus tard présidé par Monsieur Doléac, mit sur pied l’unique épreuve annuelle officielle, "le Championnat de Fond", sur 100 kms. Le parcours n’était pas le sur-place commercial d’aujourd’hui, mais il était invariablement le même : Périgueux-Montpon et retour, avec arrivée sur la chaussée située après le pont de la Cité, face aux Etablissements Carnaud. Mais il y avait aussi les épreuves de vitesse sur les allées Tourny citées en préambule, qui permettaient d’intéresser et de conserver le public autour de cette piste en terre battue. De toute façon le cyclisme était en vogue avec des championnats de région qui s’annonçaient, sans oublier l’importante préparation au cyclisme militaire toujours sous le contrôle de l’UVF et de ses chefs consul.

VCP 1894

Le Véloce Club Périgourdin en 1894 aux allées Tourny

 Des coureurs déjà redoutables
- Parmi les plus anciens coureurs de cette fin du 19° et du début de ce 20° siècle, se trouvaient Parouty le tailleur du Cours Tourny, Gaston Lacoste le marchand de couronnes mortuaires de la place de la Banque(3), Henri Rebière l’horticulteur de la route de Bordeaux, Costiquère qui était employé de commerce et Gonthier le garagiste de la rue Wilson et directeur d’une société d’autobus(3 bis). Dans ces concerts à la fois bourgeois et audacieux sont venus ensuite s’engouffrer les champions du peuple avec les Roubinet, Rouaix, Négrier, Goujon dit Jacques, Bouyssou, Lacour, Stanislas, Ladeuil et Latreille. A la mode des frères, on trouvait les Réjou, les Rocher ou les deux Mousseau de Nontron.
(3) (local occupé ensuite par un magasin de location de vidéos cassettes qui a depuis fermé)
(3 bis)anciennement Gonthier-Nouhaud puis devenu aujourd’hui Péribus

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Départ d'un rallye cycliste sur les boulevards au carrefour de la rue Gambetta (14.07.18894)

 Des bécanes "trafiquées"

 - Tous ces coureurs, avec des moyens différents, étaient de véritables champions, et les résultats n’étaient pas fonction de leur énergie et de leur courage, mais très souvent, en ces temps sans congés, du temps que leurs occupations avaient pu leur laisser pour leur préparation.
- Un homme cependant laissa un souvenir particulier. Il s’agit de Bouyssou. De petite taille, bien musclé, il était la terreur de ceux qui arrivaient au sprint avec lui. Un autre lévrier, le robuste et beau Lacour, aux dires de ces dames…
- Périgourdins et Bergeracois attendaient avec impatience cette unique épreuve. M. le Comte de Fayolle arrivait ce jour-là dans sa peau de bique, avec sa casquette à visière de cuir portant insigne du "Véloce Club". Son tacot était orné de petits drapeaux jaunes destinés à donner le départ.
- Mais avant l’envol, bon nombre d’admirateurs et d’admiratrices ouvraient des yeux ronds devant la dimension impressionnante de la roue dentée avant d’un Mousseau, devant le grand pignon sans dent de Réjou (les dents étaient sur la chaîne !), devant la bicyclette "acalène" entendez sans chaîne, montée par Rouaix ou devant les pneus ferrés de Ladeuil. Ce folklore tenait plus à la fantaisie qu’au rendement. Et ne parlons pas des guidons qui avaient des formes invraisemblables.

Des amateurs vrais

Fayolle

L'Automobile Club de la Dordogne réuni en 1900
Au premir rang au milieu le comte de Fayolle son président

- Les Bergeracois étaient là, Breton notamment, qui était coureur… et rugbyman. D’ailleurs, lors d’un match de championnat au cours duquel l’US Bergeracoise avait battu le CAP, ce dernier déposa plainte car Breton avait joué et en effet, la Ligue le pénalisa : il était considéré comme professionnel car il avait gagné cinq francs dans une course de fête cycliste.
- Lorsque le comte de Fayolle donnait le signal du départ, le peloton multicolore s’élançait vers les Izards. Alors les buvettes fonctionnaient en attendant son retour.
- Très sportivement, les résultats n’étaient jamais contestés. M. de Fayolle faisait autorité. On se pressait alors autour du vainqueur, mais aussi autour de "Jacques", qui avait eu toujours des incidents et des accidents pas possibles, et de ce brave Mousseau aîné, dont les farces n’avaient d’égales que celles de Franconi.
- Puis au fur et à mesure que ces braves gens disparaissaient, arrivaient des jeunes dont certains se firent un nom dans le cyclisme régional : Belay, Charles et Henri Lacombe, Lacipiéras, Delmontel, Mindy, Calvet, Parichon, Bastid, Guilhem, Lacoste, Monteil, Lagraudy, Roche, Camblong, Dujarric.
- Parallèlement à cette grande vogue du cyclisme, une puissante nouvelle venue allait rétrograder la petite reine sur un plan secondaire. L’automobile en effet commençait elle aussi sa carrière et Louis Didon qui était un passionné lui donna une grande place, si bien qu’en 1898, le Véloce Club Périgourdin devint Véloce Club Périgourdin-Automobile Club de la Dordogne (VCP-ACD).

 UN ARGENTIN QUI DEVIENT PETIT BRETON

1893

En 1893 championnat de fond du Périgord

 - Lucien Mazan est né en 1882 à Plessé en Loire-Inférieure(4). Son père horloger, est féru de politique et républicain convaincu. Mais dans cette région des rives de la Loire, à deux pas de la Vendée, la chouannerie est restée vivace. Lorsqu’il se présente aux élections sur une liste républicaine, il est battu et décide qu’il ne peut vivre plus longtemps parmi ses opposants. Il ferme sa boutique, fait ses valises et embarque à Saint-Nazaire, avec femme et enfants, direction l’Argentine.
(4) devenue aujourd’hui Loire-Atlantique
- A 16 ans, Lucien achète sa première bicyclette et sans aucun conseil, commence son entraînement sur les routes ou plutôt sur les chemins défoncés. Il part de son domicile à quatre heures pour prendre son service à sept heures. Après une année à ce rythme, il devient champion d’Argentine des 25 kilomètres. Il quitte alors son métier de chasseur au Jockey-Club, pour un poste de mécanicien à la succursale Peugeot. En Argentine, il court sous le pseudonyme de Breton, pour ne pas éveiller les soupçons de son père qui n’aime pas le sport et encore voir son fils le pratiquer, mais aussi pour ne pas être confondu avec un autre coureur émigré surnommé Le Breton. L’existence de cet homonyme lui fait choisir celui de Petit-Breton.
- En 1902, il rentre en France et devient la gloire du Vélo-Club Levallois. Il enchaînera les victoires avec le Bol d’or couru sur 24 heures en piste, derrière motocyclette au vélodrome Buffalo à Paris qu’il remportera en 1904. Il s’adjuge la même année Bordeaux-Paris mais est déclassé par les commissaires. Il bat le record de l’heure en 1905 de deux mètres seulement, puis en 1906 avec 41,110 kilomètres parcourus.
- Sur route, le Tour de France le met en vedette. Il court en 1906 sur machine poinçonnée, ce qui signifie que le coureur doit effectuer l’intégralité du parcours sur le même vélo. Vainqueur en 1907 et en 1908, c’est la première fois qu’un coureur remporte deux fois de suite cette épreuve. Vainqueur de Paris-Tours en 1906, de Milan-San Remo en 1907, de Paris-Bruxelles et du Tour de Belgique en 1908, il déclare à l’arrivée du Tour de France au Parc des Princes "C’est terminé aujourd’hui, j’abandonne le sport cycliste".

- Toute l’histoire du Cyclisme Périgourdin peut se lire sur ce LIEN.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – CYCLISME A PERIGUEUX (1885-1900)
© Bernard PECCABIN - La suite avec le cyclisme à Périgueux avec PETIT-BRETON

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1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (4° semaine de la saison)

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

20 au 26 janvier 1970

- Champion de France de cyclo-cross en 1965, deuxième l’an dernier à Sarrebourg derrière James Herbain, Pierre Bernet le petit cultivateur Orthézien âgé de 30 ans a surclassé ses adversaires au Havre au cours de ce 58° Championnat de France. S’essuyant maladroitement le visage couvert de boue, Pierre Bernet avant de monter sur le podium, arborait un large sourire : "James Herbain ne pouvait pas me battre... J’étais décidé à donner le meilleur de moi-même pour lui ravir le maillot, un maillot que j’aurais du retrouver l’année dernière, car sans un tour supplémentaire qui m’a pris au dépourvu, nul doute que je gagnais. Cette défaite stupide je ne l’avais pas digérée et toute la saison j’ai pensé à ce championnat qui me donnerait l’occasion de revêtir le maillot de champion de France. J’ai battu Herbain à la loyale, sur la route, j’en suis heureux !" ajouta le coureur Béarnais satisfait de sa course. Walter Ricci (Ile de France) termine deuxième tandis qu’Herbain (Picardie) doit se contenter de la troisième place.
- En l’absence des sélectionnés pour le championnat de France, c’est le jeune Jeanneau de Navarrenx qui remporte l’épreuve de Tarnos devant Benoit d’Eauze et Clément (Talence).

CRCL

Entourant M. Latié au centre, représentant des cycles Gitane, de gauche
à droite Thimonier, Lebourg, Massaloux et Nany.

- C’est au bar Henry place de l’Aine que s’est réuni le CRCL. Le président Jammet était entouré par tout son état-major dont Roger Fayol, Jacques Guillot, M. Peyrusson et de nombreux membres. Le but étant de présenter le club qui enregistre de nombreuses rentrées. Le président Jammet précisa que le club n’avait pas joué les sergents recruteurs, et que les nouveaux venus avaient fait la démarche d’eux-mêmes. Au seuil de cette saison le club compte douze coureurs de moins de 25 ans en première catégorie. Aux côtés des anciens tels Barraud, Boine, Ditlecadet, Lebourg, Sansonnet, Laroudy, Savary sont venus s’ajouter des nouveaux et pas des moindres. Tout d’abord Francis Duteil ancien champion du Limousin qui totalise l’an passé une dizaine de succès, Francis Dubreuil le Nontronnais qui a battu Serge Lapébie au championnat régional, Philippe Decima le champion de vitesse, Jean-Luc Gauthier actuellement sous les drapeaux au 20° RA et surtout le grand espoir de 19 ans, Jacques Mazaud dont le talent est comparable à celui de Jacques Vivier, pour reprendre les termes de Marius Duteil. Cette nouvelle équipe aura un calendrier conséquent avec Bordeaux-Saintes, le Tour de Saône et Loire, le Tour de Vaucluse et celui de la Sarthe pour débuter 1970. Il y en aura bien d’autres y compris le Tour du Limousin pour lequel le président Jammet canditera.

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A gauche le président Jammet et tous les coureurs qui porteront les couleurs du CRCL en 1979
Au centre, tenant le vélo Gitane, le toujours jeune Marius Duteil père de Francis

ÉCHOS DE DORDOGNE

Champeaux Marcel

- L’assemblée générale du CC Astérien s’est tenue devant une assistance trop nombreuse et où on retrouvait avec plaisir nos espoirs locaux que sont Séaut, Bontemps et Delubriac. On a passé en revue les trois courses annuelles de la société et la réussite du bal. Le bureau a été constitué pour 1970. On y trouve M. Dupuy maire et M. Roger Deschamps président d’honneur. Marcel Montagut président actif, Louis Bruneteau et Claude Deschamps vice-présidents, Jean-Paul Montagut et Henri Gouly secrétaires, Marcel Champeaux trésorier (notre photo), Raymond Dumaine trésorier adjoint, MM. Rague, Lannet, Limon, Delubriac, Séault, Bontemps, Chaumard, Besson comme membres.

- La saison cycliste du Guidon Sarladais va démarrer et le calendrier 70 compte déjà 30 épreuves soit quatre de plus que la saison précédente. L’interclubs se fera le 1° mars au Poujol avec un bal animé par Tony Bram’s. Puis on enchaînera avec Peyrignac le 15 mars avec toutes les catégories et les commentaires de Jean Malgouyat.

VÉLO DORDOGNE - 1970/4° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne sur ce blog

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