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RETRO VELO DORDOGNE
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7 juillet 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (28° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

6 au 12 juillet 1995

1995 Lajo

- Fernand Lajo (notre photo) est devenu Champion de France des vétérans sur le circuit de Dompierre les Ormes près de Macon. Un sacre qui constitue la 412° victoire de sa carrière cycliste, certainement la plus belle de celui que l’on surnomme le prince des nocturnes.
- Le Prix des fêtes de Saint-Antoine de Breuilh a accueilli un beau plateau de coureurs. Au fil des tours les prétentions des meilleurs s’affirmaient avec Stéphane Bauchaud (Chasseneuil) impériel pour battre Anthony Langella (Marmande) et Gérard Ianotto (Guidon Saint-Martinois).
- A Arcachon, le deuxième critérium cycliste sourit au Castelroussin Gérald Liévin bien en jambes pour sortir vainqueur d’un beau duel face à JP Dutacka (Aulnat) deuxième et Bertrand Guéry (Côte de Lumière) troisième.
- La 9° édition du Tour de Dordogne a marqué l’histoire de cette épreuve en restant indécis jusqu’au bout. Le maillot jaune alla sur les épaules de Franck Vandevelde (CA Mantes), puis sur celles du Pyrénéen Alain Lagière pour tomber finalement sur celles de Christophe Rinéro (Côtes d’Armor), heureux de s’imposer devant Moncoutié (Cahors VS) et Puchon (Vendée U).

TD

Tour Dordogne : Anthony Langella vainqueur du chrono, Christophe Rinéro lauréat du Tour
et Alain Lagière maillot jaune d'un jour ont brillé dans cette épreuve

- Espiet-Créon nouvelle course en ligne de l’Entre Deux Mers a servi les intérêts des coureurs expérimentés et endurcis qui ont roulé à cette occasion sous la canicule. Alain Cessat (CRCL) qui avait tenté sa chance à 7 km du but, s’est fait reprendre par Ambrosini (Auch) et Castrezatti (Cahors), mais a terminé en vainqueur devant ses deux rivaux précités classés dans cet ordre.
- Couru dans l’Est de la Dordogne et sur un parcours de 116 km, le 8° Souvenir Petit-Breton s’est achevé à Boulazac par un sprint de vingt coureurs d’où Denis Fantino (Mérignac VC) s’est imposé laissant Painaud (Cycle Poitevin) et Aumenier (UC Felletin) aux places d’honneur.

ÉCHOS DE DORDOGNE

Trélissac (Prix des Romains par Asptt Périgueux en cadets) : 1. Christophe Napias (ASCA Bergerac), 2. Guillaume Carreau (Pédale Faidherbe), 3. Laurent Gillot (CC Périgueux), 4. Jean-François Robert (CC Périgueux), 5. Bouvard (Villemur), 6. Ludovic Guionie (Saint-Astier), 7. Yannick Péault (Pédale Faidherbe), 8. Nicolas Trimoulet (Saint-Astier), 9. Nicolas Courbalay (Saint-Astier), 10. Hervé Faure (Thiviers), etc...
Trélissac (Prix des Romains par Asptt Périgueux en minimes) : 1. Julien Sybiac (Pédale Faidherbe), 2. Gaylord Bonnélie (Asptt Périgueux), 3. Pinot (CO Couronnais), 4. Julien Mazet (G.Agenais), 5. Julien Courbalay (Saint-Astier), 6. Nicolas Bercouzareau (CC Périgueux), 7. Alevsaudrowice (Libourne), 8. Breaux (La Couronne), 9. Bironneau (Ste Livrade), 10. Constantin (US Rauzan), etc...

DUDRAT

Ididore Dudrat (CC Périgourdin) et Christophe Napias deux
Bergeracois vainqueur cette semaine en Dordogne

Saint-Antoine Cumond (3.4.5 et juniors par C Ribérac) : 1. Stéphane Valade (EC Foyenne), 2. Eric Valade (EC Foyenne), 3. Eric Mignot (Mérignac) 4. Jean-Claude Delage (Pellegrue), 5. Michaud (Jarnac), 6. Loic Herbreteau (Jarnac), 7. Jean-Yves Béneyrol (CC Périgueux), 8. Christophe Granger (Saint-Astier), 9. Denis Bégout (Asptt Périgueux, 10. Cyril Peytour (Asptt Périgueux), etc...
Saint-Antoine de Breuilh (1.2.3.J2 par EC Foyenne) : 1. Stéphane Bauchaud (VC Chasseneuil), 2. Anthony Langella (Marmande), 3. Gérald Ianotto (G. St.Martin), 4. Stéphane Bellicaud (EC Argenton), 5. Jean-Christophe Nadon (VC Chasseneuil), 6. Stéphane Eyquard (FC Oloron), 7. Delmas (SC Toulouse), 8. Bruno Bannes (G.St.Martin), 9. Didier Saumon (G.St.artin), 10. B. Meunier (UV Limousine), etc...
Gour de l’Arche (5, CV et juniors par Pédale Faidherbe) : 1. Isidore Dudrat (CC Périgueux), 2. Victor Melchior (RC Mussidan), 3. Grégory Pradelou (CC Périgueux), 4. Yves Brusson (SC Périgord), 5. JJ Dauriac (VC Bernos), 6. Jean-Marc Germagnan (Saint-Astier), 7. JJ Dubesset (P.Faidherbe), 8. Berre 5Pays de Loire), 9. BrunoRibette (CC Périgourdin), 10. Michel Bourzeau (SC Périgord), etc...

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/28° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur ce blog

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6 juillet 2020

1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (28° SEMAINE DE LA SAISON)

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

6 au 12 juillet 1970

Thomazeau Jean

- Neuf coureurs pouvaient prétendre enlever le titre de champion de France amateurs à Plumelec, lorsqu’ils se trouvaient au pied de la côte de Cadoudal longue de 1600 mètres. Et pourtant, à l’arrivée, 32 secondes séparaient le vainqueur Jean Thomazeau (Poitou) notre photo, de Lamboley le Lorrain dernier de ce sprint. Sur le podium, on trouvait autour du vainqueur, deux Normands avec Martin (2°) et Chan Tsin (3°).
- Chez les juniors le titre est revenu au Picard Eric Lalouette qui avec le peloton a rattrapé les deux fuyards du jour, que sont Santé (Flandres-Artois) et Corbeau (Poitou) partis depuis 70 km. La côte de Cadoudal assurait un sprint très étiré où les coureurs du Nord ont pris le meilleur avec Leleu (2°) et Flahaut (3°). Chez nos régionaux, seul Mainguenaud (VC Ruffec) s’assurait de la 5° place.
- Succès d’Albert Frigo (CC Périgueux) à Meschers qui passe la ligne seul. Récapet (Ca Mantes) arrive en deuxième position à 30 secondes, suivi par Roger Darrigade (Dax), Leduc (Tarbes), Villeneuve (Royan) et Lacaud (Périgueux).
- Le Championnat de France des sociétés courues à Vannes a vu la victoire de la Pédale Chalonnaise (Champagne) pour deux dixièmes de secondes sur le CA Civray (Poitou), la troisième place revenant à l’équipe de l’UV. Caen (Normandie) alors que l’US Bouscat (Aquitaine avec Bernard, Cigana, Eyquard et Raymond) s’installe en 4° position, juste devant le CS Puteaux (Ile de France). Cette compétition a été marquée par un grave accident avec l’équipe de Nice qui a percuté en plein effort une voiture dans un virage. Trois des quatre coureurs sérieusement touchés, ont été évacués sur l’hôpital de Vannes.

100 tours

Le speaker Cuménal remet le trophée Jacques Leygues à Roger Saladié
tandis que Frigo (2°) reçoit sa gerbe aux 100 tours à Périgueux

- Trente cinq coureurs étaient au départ des cent tours des boulevards de Périgueux, épreuve courue sur 100 km et dotée du Trophée Jacques Leygues. Trochut, Frigo et Saladié en furent avec le Périgourdin Démartin les principaux animateurs. Plus rapide, Saladié l’emporta finalement au sprint, non sans difficulté, devant Frigo et Démartin, celui-ci remarquable de combativité.
- Et durant ces fêtes de juillet, on a couru dans le grand Sud-Ouest. Les victoires sont pour Gavalda (Montauban) à Villebrumier, Boulan (Royan) au Gua, Samy (CRCL) à La Rochefoucauld, Hervé Florio (Montauban) à Larrazet, Merland chez lui à La Rochelle, Laforêt (Pons) à Chaniers et Larrieux (Créteil) à Morcenx.

ÉCHOS DE DORDOGNE

1970 St

Bibié vainqueur à droite et Caris (2°) à gauche à Saint-Martial d’Artenset

Saint-Martial d’Artenset : 1. Robert Bibié (CC Périgueux), 2. Edmond Caris (Ste Foy), 3. Francis Lopez (Créon), 4. Antoine Benetti (Montastruc), 5. Christian Dubur (Bergerac), 6. Michel Mercier (Montastruc), 7. Roland Guy (ESCA), 8. Christian Chatelas (Agen), 9. Christian Goulinat (Agen), 10. Rémy Desportes (Agen), etc...

Mensignac

Mlles Marcher et Michel remettent la gerbe à Valèze à droite
et Duteil à gauche à Mensignac et au centre le speaker Cuménal

Mensignac : 1. Raymond Valèze (CRCL), 2. Patrick Duteil (Prigonrieux), 3. Serge Daubisse (Périgueux), 4. Besse (Nontron), 5. Mespoulède (Périgueux), 6. Seynat (Royan), 7. Bossis (Sarlat), 8. Calmette (Périgueux), 9. Conan (Périgueux), 10. Vigier (Monségur), etc...

Rossignol

Protocole à Gouts-Rossignol

Gouts-Rossignol : 1. Roger Démartin (CC Périgueux), 2. De Santi (Talence), 3. Denis (CC Périgueux), 4. Mazeaud (CRCL), 5. Desco (Marmande), 6. Duvaleix (Périgueux), 7. Jacky Mazeaud (Girondins), 8. Lacaud (CC Périgueux), 9. Rouleau (Ste Foy), 10. Wilhem (Girondins), etc...
Thenon : 1. Claude Denis (CC Périgueux), 2. Castaing (Bordeaux), 3. Dutertre, Simon, Buffière, etc...

Mussidan

Arnaud et Fages fleuris après leur succès à Mussidan

Mussidan : 1. Arnaud (Gap), 2. Fages (Lézignan), 3. Barthès (Lézignan), 4. Melchior (Saint-Eloy), 5. Rolleau (Tarbes), 6. Grimaud (Charron), 7. De Santi (Talence), 8. Démartin (Périgueux), 9. Sauvignat (Périgueux), 10. Marquet (Bergerac), etc...
Périgueux (100 Tours des Boulevards) : 1. Roger Saladié (UA Vic-Fezensac), 2. Frigo (CC Périgueux), 3. Démartin (Périgueux), 4. Trochut (La Rochelle), 5. Pérotin (Poitiers), 6. Melchior (Saint-Eloi les Mines), 7. Lacaud, 8. Mespouède (tous deux Périgueux), 9. Dazat (Asptt Paris), etc...
Verteillac : 1. Patrick Duteil (Périgueux), 2. Mazeau (Girondins), 3. Courbaigts (ASMD), 4. Labrousse (Nersac), 5. Sallat (Nontron), 6. Raffin (Ribérac), 7. Besse (Nontron), 8. Bibié (Périgueux), 9. Boucher (Lalinde), 10. Queyrouilh (ESCA), 11. Gay (Bergerac), etc...

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1970/28° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

11 octobre 2022

SAINT-MARTIN L’ASTIER (Palmarès)

UN CYCLO-CROSS DEVENU TRADITIONNEL

2018 Saint-Martin l'Astier CC départ

Départ du cyclo-cross des As en 2018 © sudgironde

- C’est un petit village situé dans la vallée de l’Isle et en bordure de la Double. Peuplé à peine de 140 habitants, c’était un des lieux d’ouverture de la saison cyclo-pédestre en Dordogne. Cette manifestation tombait bien d’ailleurs, puisque la fête locale se situait début novembre. Depuis 2008 et après de longues périodes sabbatiques, le cyclo-cross renait dans cette contrée avec le concours du CC Périgourdin.

vm

1965 avec le succès de Victor Melchior sous les couleurs du CC Lindois

Palmarès connu de l’épreuve : 1951 Angel Barquéro (RC Mussidan), 1953 et 1954 Jean Lacoste (UC. Peyrehorade), 1955 et 1956 Jo Bianco (UCD Villeneuve), 1957 Robert Fedon (VC Saintes), 1959 et 1960 Yves Viecelli (UV Limousine), 1961 Robert Aubry (CC Lalinde), 1965 Victor Melchior (CC Lindois), 1966 Serge Dubois (VC Capbreton) et Dutour (Coutras) Cyclo-cross à l’américaine, 1967 Debien (La Roche sur Yon), 1968 Jacques Mazeau (EC Foyenne), 1969 Jacques Bossis (Royan), 1970 Jeantet (Macau), 1971 Serge Dubois (Capbreton), 1972 et 1973 Philippe Bernard (AS Saint-Junien), 1978 Jacques Martin (RC Mussidan), 2008 Stéphane Meynard (EVCC Bergerac), 2009 et 2010 Mickaël Szkolnick (Albi VS puis AVC Libourne), 2011 Loïc Herbreteau (GSC Blagnac), 2012 Arnaud Labbe (Cofidis), 2013 Arnaud Labbe (Cofidis), 2014 Arnaud Labbe (CC Périgueux-Dordogne), 2015 Loïc Herbreteau (CC Marmande), 2016 Maxime Gossard (CC Périgueux), 2017 Audric Pasquet (CC Marmande), 2018 Audric Pasquet (CC Marmande), 2019 Maxime Gossard (VC Loudéac), 2020 pas couru COVID, 2021 Mathieu Morichon (CC Périgueux Dordogne)

2012 Saint-Martin l'Astier CC Labbe

Arnaud Labbe trois fois vainqueur © sudgironde

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - SAINT-MARTIN L’ASTIER - © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

18 juin 2020

MUSSIDAN : HISTOIRE DE SON CYCLISME (3° partie)

A LA DÉCOUVERTE D'ALBERT CHAUSSADE 

Lien de cet article : cliquez ici .

Attention, cet ouvrage a été écrit au cours de l’année 2000, qui constitue la période à prendre en compte en ce qui concerne les faits.

Chaussade

Albert Chaussade coureur en 1941, puis Directeur Sportif dans les années 50
et enfin retraité photographié ici en 2000.

 - Comme indiqué en avant-propos de l’ouvrage, je connaissais monsieur Chaussade de nom par la lecture des archives cyclistes, et principalement par le biais d’une collection intitulée "l’Athlète", cadeau d’une valeur inestimable que je devais à Henri Gouly mon président de club. Mais dans mon idée je situais aujourd’hui ce dévoué serviteur et directeur sportif dans le monde de l’éternité. Si ce monsieur avait 40 ou 50 ans en 1946 (ce que je supposais), il aurait aujourd’hui 95 ou 105 ans, d’où ma légitime pensée et la gloire posthume qui encombrait mon esprit sur cet homme si actif au cours de l’après guerre.
- Un soir de course du comice de Mussidan (en septembre 2000), Serge Augiéras avec qui j’évoquais le nom de cet ancien vélociste, me signala que ce monsieur Chaussade était toujours un habitant de Mussidan. Je fus très surpris par cette révélation qui hanta mon esprit jusqu’au jour de notre rencontre que je souhaitais ardemment. J’avais déjà écrit quelques mots sur nos glorieux Tour de France comme Calmette, Mouveroux et Laval, j’avais évoqué de nombreux faits d’armes d’anciennes gloires, mais sans avoir connu ni rencontré les acteurs intéressés. Et pour une fois, le contraire allait se produire. Un Vendredi après-midi de septembre, je me suis donc rendu chez monsieur Albert Chaussade à Mussidan.
- Monsieur Chaussade me connaissait de nom (certainement lui aussi par le biais de la presse cycliste) et cela facilita notre entretien à la fois cordial et convivial. En vérité monsieur Chaussade avait 78 ans et c’est dès l’âge de 19 ans qu’il rentra au RC. Mussidanais. Né le 22 février 1922, il ne me fallait aucune preuve supplémentaire pour prétendre qu’en 1941 il avait bien 19 ans.

pp

 Un grand et illustre personnage

- Monsieur Chaussade évoqua très modestement son passé et cette période intense de sa vie où il fut d’abord coureur, directeur sportif et vélociste. En 1941 il est le premier champion du groupement, mais en 1942 les chantiers de jeunesse l’appellent à quitter son Mussidan pour servir dans les Pyrénées (NDLR : à Saint-Pé de Bigorre, ironie de la vie, ma région natale). De 1943 à 1945 il sera prisonnier (S.T.O.) en Allemagne et ne retrouvera son Mussidan, sa famille et ses cyclistes qu’après la libération.
- Albert Chaussade est un homme très précis, pointilleux, perfectionniste et passionné. A l’écouter on devine son énergie réalisatrice, son esprit de décision et d’initiative qu’il a déployé, sa foi en sa mission de dirigeant sportif, sa compétence, la connaissance de ses hommes, de ce passé pour lequel il a une légitime nostalgie, car l’homme a beaucoup donné. J’ai ressenti un grand intérêt pour ce qu'il avait bâti et j’avoue que ses lettres m’ont donné du courage et une certaine détermination pour parvenir à mes objectifs. J’ai de même été ému quand un jour il m’écrivait qu’il voyait souvent son ami Louis Ducloux ancien coureur du RCM, âgé aujourd’hui de 80 ans. J’ai ressenti une certaine tristesse quand il ne pouvait me prêter toutes les photos souhaitées de cette époque, pour la simple raison qu’il ne possédait plus ces souvenirs ce qu’il regrettait, mais dont il était ravi de voir ressortir de ses cendres par mon engagement.

RCM 2

- De 1941 à 1961 Albert Chaussade sera le grand trait d’union, la cheville ouvrière entre les coureurs et les dirigeants du Racing-Club. D’ailleurs lorsqu’il cessera son activité, je ne trouverai plus la belle plume de ce directeur sportif qui nous faisait vivre sur la presse les courses et la vie du club, comme cela était le cas sous sa conduite.
- Monsieur Chaussade insiste beaucoup sur l’aide et le soutien de Monsieur Verrière, sur l’omni-présence de Monsieur Delhaye longtemps président, sur toute cette époque où la vie associative rimait avec bonté du cœur, esprit de prévoyance et humilité. Parlons-en de cette humilité, de celle de monsieur Chaussade qui évoque les actions des autres, mais jamais les siennes … Les hommes ne sont grands que dans la mesure où ils se désintéressent de soi-même. L’action d’Albert Chaussade s’est faite au cri du devoir et de celui du bien commun, ne l’oublions pas, tout comme il ne faut pas oublier que cet héritage continue d'exister aujourd'hui !
- En 1962 Albert Chaussade quitte son garage, ses vélos, ses coureurs, son club pour s’occuper sur une grande échelle du marché du cycle. La vie moderne et les vicissitudes qui pèsent sur la profession et l’artisanat local, sans parler de l’arrivée de la puissante motorisation restent autant d’éléments déterminants, pour décider peut-être le directeur sportif du Racing-Club Mussidanais à prendre le large. Désormais il s’occupera jusqu’à sa retraite de la commercialisation des cycles Raleigh et Flandria dans le grand Sud de la France.
- Avec sa charmante épouse, il vit retiré du monde tourmenté du cyclisme, mais n’oublie pas son passé, ce passé que nous allons maintenant évoquer grâce aux articles de presse que j’ai pu retrouver.
- Je ne terminerai pas sans témoigner tout le respect que j’ai à l’égard de ce monsieur et de son œuvre qui mériterait certainement d’autres pages d’histoire. L’homme se souvient de cette époque. En faisant partager sa foi et son enthousiasme aux autres, j’ai senti qu’il méritait qu’on évoque l’histoire du club dont les fondations lui appartiendront pour toujours ...
Prochain article : Les débuts du RC Mussidan (1941-1947)

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - RC. MUSSIDAN (3)
© BERNARD PECCABIN
Prochain article : la libération et les saison 1946-47

2 août 2020

BOURGNAC (palmarès)

DANS LA BANLIEUE DE MUSSIDAN

Chaminaud

- Avec pas moins de 250 habitants, Bourgnac se situe dans la vallée de la Crempse, juste entre Mussidan et Issac. Quelques courses dont la première édition remportée par Raymond Chaminaud (notre photo), mariée plus tard avec une sœur de Michel Brun.

Palmarès connu du Prix Cycliste : 1950 Raymond Chaminaud (RC Mussidan), 1951 Léopold Zaccaron (US Bergerac), 1952 Jacques Devaud (RC Mussidan), 1953 Albert Rotrou (RC Mussidan), 1954 Henri Losmède (CA Ribérac), 1955 Edgard Geneste (US Velines), 1956 Claude Arnaud (CC Lalinde), 1957 Bigot (CC Bergerac), 1958 Gilbert Biot (UC Montpon), 1960 Henri Sedran (RC Mussidan), 1967 Raymond Labrousse (CC Périgueux), 1968 Gérard Marchand (CC Lindois), 1969 Vincent Raynal (CC Périgueux), 1970 Guy Deltreuil (VC Libos) 1990 Frédéric Borderie (EC Foyenne).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – BOURGNAC © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

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13 juin 2020

VILLEFRANCHE DU PERIGORD (Palmarès)

AVEC LE TOUR DU PÉRIGORD

TOUR Du PERIGORD 2008 AUCLAIR 1

Dans la capitale du cèpe en 2008

- Située sur les bords de la Lémance, la commune de Villefranche du Périgord est connu surtout pour son marché de cèpes voire sa foire du cèpe, de la noix et de la châtaigne. Ce chef lieu de canton a vécu des époques glorieuses où le cyclisme et le club local vivaient avec beaucoup de frénésie. Aujourd’hui, plus rien, mais un palmarès où tour à tour le club local, puis ceux de Belvès, du CC Périgourdin, de l’ASPTT Périgueux et du VC. Monpazier sont venus pour organiser. Et c’est avec le Tour du Périgord que le cyclisme continue de vivre là où le bolet a été mis à l’honneur (notre photo).

Tour du Périgord 2016

Protocole en 2016 avec Bastien Duculty vainqueur © sudgironde

Palmarès connu de l'épreuve : 1948 Paul Grellety (CC Belvès) au Prix de la Gare, 1949 Klein (Souillac), 1950 Marcel Boucherie (Pédale Faidherbe), 1951 Jacques Pineau (Montauban) au Prix du Vélo-Club, René Prouzet (Guidon Agenais) au Prix de la Gare, Gino Giusti (VC Cahors) Prix de la Mouline, 1952 Settino Perrin (Nérac) Prix du Vélo-Club, Pietro Valiani (VC Villefrancois) Prix de la Mouline, 1953 Daniel Walryck (CC Périgueux) Prix de la Mouline, Pierre Barrière (Fumel) Prix du Vélo-Club, Stanislas Olejniezach (VC Villefancois) Prix Jougla, 1954 Maurice Pelé (Nantes) Prix du Vélo-Club, Christian Paradol (CC Lindois) Prix de la Mouline, Maurice Jouault (CC Lindois) Prix Jougla, Maurice Pelé (Nantes) Prix du Vélo-Club, 1955 Jean Mosello (Toulouse) Prix Martini, Jacques Salanier (VC Villefrancois) Prix Jougla, Moïse Bodin (VC Villefrancois) Prix du Vélo-Club, 1956 Rascagnères (Montastruc) Prix Jougla, 1957 Jules Pineau (Guidon Agenais), Irénée Giusti (VC Villefrancois), 1959 Emile Delmas (CC Lindois), 1960 Raimundo Ferreira (Stade Bordelais), 1963 Jean Mosello (Saint-Gaudens), 1967 Chassagne (EC Foyenne), 1968 Coustillas (Guidon Agenais), 1969 Claude Orus (Lézignan), 1970 Guy Barthez (RC Lézignan), 1977 Francis Beney (VC Bergerac), 1984 Bernard Thébault (AS Facture) Jours Cyclistes de Maurice Jouault, 1985 Jean-Claude Mespoulède (ASPTT Périgueux) Jours Cyclistes de Maurice Jouault, Gérard Ianotto (Mérignac VC) Fumel-Villefranche Jours Cyclistes de Maurice Jouault, 1986 Philippe Andouard (VC Albi), 1998 Pascal Pofilet (CC Etupes) Tour Dordogne étape Le Bugue-Villefranche,2005 Carl Naïbo (Bretagne Jean Floc’h) Tour du Périgord, 2006 Mickaël Szkolnick (Albi VS) Tour du Périgord, 2007 Bled Kadri (Albi VS) Tour du Périgord, 2008 Adam Illingworth (VC Lyon Vaulx en Velin) Tour du Périgord. 2015 Loïc Herbreteau (CC Marmande) Tour du Périgord, 2016 Bastien Duculty (VC Villefranche en Beaujolais), Tour du Périgord, 2017 Erwan Brenterch (Laval Cyclisme 53) Tour du Périgord, 2018 Grégoire Salmon (ES Torigni) Tour du Périgord, 2019 Alexandre Desroches (Corbas Isatis Cycling Team) Tour du Périgord.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – VILLEFRANCHE DU PÉRIGORD
 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

6 juin 2020

LA GRANDE ODYSSÉE DU GUIDON AGENAIS

GA

PRÉAMBULE

- Ecrire l'histoire locale du cyclisme n'est pas chose facile. Entre la réalité et la légende, il y a d'abord celle des héros et des pionniers qui depuis la fin du 19° siècle nous amènent dans un grand plongeon, celui de ce passé presque oublié. Décrire toutes les époques et tous les champions d'une ville, peut devenir un travail titanesque et c'est pour cette raison, que je vais oublier ici les prouesses des sans grades, des outsiders, des équipiers "porteurs d'eau", qui sont pourtant et souvent les protagonistes des plus émouvantes histoires de notre cyclisme.
- De la fin du 19° siècle, je vais donc évoquer le cyclisme Lot-et-Garonnais à travers deux champions, puis à pieds joints, je sauterais sur l'année 1945, date de la fondation du Guidon Agenais, club avec lequel nous allons parcourir ensembles ses dix premières saisons, qui nous amèneront jusqu'au terme de l'année 1955.

 DES CHAMPIONS ET UN CLUB PRÉCURSEUR

GA Paul_Bourrillon[1]

Paul Bourillon

- Au pays du pruneau comme à celui du rugby, le vélo a connu ses heures glorieuses avec ses précurseurs de champions que sont Paul Bourrillon et Paul Dangla. Ces coursiers firent à eux deux, sonner les premières grandes heures du cyclisme du Lot-et-Garonne sur la scène internationale. Ils avaient tous deux pour points communs, la compétition sur piste, avec pour spécialité la vitesse pour l'un, le demi-fond pour l'autre. A la fin des années 1800, les vélodromes fleurissaient un peu partout déjà dans notre sud-ouest avec les pistes de Pau (1894), Agen (1894), Arcachon (1894), Bayonne (1895), Libourne (1895) et bien sur celle de Bordeaux Mondésir (1895). A Agen, c'est donc sur une piste en ciment de 333,33 mètres que les coureurs du département se retrouvaient très nombreux, le réseau routier étant encore à cette époque pratiquement inexistant.
- Il faut dire aussi qu'en 1883, Agen fut aussi une grande cité qui reçut un des premiers congrès de l'UVF, union née depuis le 6 février 1881 et dont la FFC est aujourd'hui l'héritière. Cerise sur le gâteau, c'est le Sport Vélocipédique Agenais fondé en 1877, ancêtre du Guidon Agenais, qui fut un des premiers clubs de l'Aquitaine à se réunir sous la bannière de l'UVF. Parmi les autres clubs de Guyenne, au nombre de cinq, figuraient le Vélo Club Bordelais, le Vélo Club Béarnais, l'Union Vélocipédique du Lot-et-Garonne, le Vélo Club Réolais et comme déjà dit, le Sport Vélocipédique Agenais qui sont tous à nos yeux, les clubs doyens de notre Comité régional, du moins pour ceux qui survivent, comme par exemple aujourd'hui le club de La Réole et par interférence, celui du Guidon Agenais.

 DE SACRÉS PISTARDS

 - Paul Bourrillon fut certainement le premier grand champion du département. Né le 14 janvier 1877 à Marmande, il fut sacré Champion du Monde de vitesse en 1896 et Champion de France de vitesse en 1897 et en 1899. Décédé le 14 avril 1942, il laissa un grand héritage aux cyclistes du département dont les célèbres journées "Paul Bourrillon", une compétition dédiée en sa mémoire, courue après la Libération dans le Marmandais.
- Paul Dangla (1878-1904) est né à Laroque-Timbaut. Son père quitta la gendarmerie pour devenir garde champêtre au Passage d'Agen. Paul vivait avec ses parents, au 7 impasse de la Garonne dans une maison, dont la façade était couverte de glycines. Plein d'ambition, Dangla se fixa à Paris en 1899 où il se distingua au Parc des Princes. Il courait alors la vitesse et y réussissait bien. Il se prend alors de passion pour le demi-fond et dès ses débuts, il s’impose comme un des meilleurs spécialistes.

GA Paul Dangla

L'illustre Paul Dangla

Rappel : le vélocipède ne constitue qu'un passe temps en 1869. La guerre de 1870 contre les Prussiens donna un coup de frein à cet élan sportif. La France paralysée, a laissé le soin à l'Angleterre et à l'Italie d'assurer les destinées du cyclisme. De même en Belgique, en Italie et au Pays-Bas on pédale, partout en Europe. Il faudra attendre 1878 pour connaître les premiers "six jours", ceux de Londres. Mais il faut savoir que la guerre a été une des raisons du retard de la France et de ses coureurs par rapport à celle des autres nations. Dans les départements, l'UVF désignait un chef consul chargé de mettre en place l'organisation des compétitions cyclistes. Parmi les membres fondateurs de l'UVF figure Monsieur Viltard du Vélo Club Réolais. En 1885, le baron Séguier du Vélo Club Béarnais prend la présidence de l'UVF, mais c'est Louis Iriart d'Etchepare, originaire de Pau qui donnera en 1892 une nouvelle impulsion à l'UVF, en prenant la présidence.
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Le 16 août 1903, sur son vélodrome fétiche du Parc des Princes, il bat tous les records du monde derrière entraîneur. A partir du : 30ème km en 22’14’’1/5, 40 ème km en 29’23’’4/5, 50 ème km en 36’40’’4/5 (dans la 1/2 heure 40 km 800) 60 ème km en 43’56‘’4/5 (dans l'heure 81 km 108) 70 ème km en 51’17’’1/5, 80 ème km en 58’42’’3/5.
- Il enleva ainsi à l’Allemand Robi son ancien record de l'heure, mais dans le cyclisme comme ailleurs, toute gloire reste éphémère. L'anglais Tommy Hall reprit le record de l'heure derrière entraîneur peu après, en réalisant 84 kms 140. Notre compatriote ne s'avouait pas vaincu et le 18 octobre 1903, toujours au Parc des Princes, malgré un temps froid mais fort heureusement sans pluie, il portait le record du monde de l'heure derrière entraîneur à 84 km 577. De telles vitesses, sans protection, sont extrêmement dangereuses. Hélas, le 18 juin 1904 à Magdebourg, la malchance est au rendez-vous. Après avoir remporté les titres les plus prestigieux dans sa discipline, le demi-fond, Paul Dangla succombait aux blessures fort graves à la tête et aux jambes provoquées par une terrible chute à vélo. Sa passion l’emportera à l'âge de 26 ans. Ses funérailles ont eu lieu au Passage, le 3 juillet 1904 et un comité se constituait pour ériger un monument sur la tombe du malheureux coureur : pas de croix, mais une colonne brisée, avec sur le socle, à son effigie, une photographie le représentant, signée Henry et qui porte l'inscription suivante :
Paul DANGLA 1878-1904 - Record du monde - Demi-fond - 84 km 577
- Quelques années après, on pouvait même voir sur sa tombe située au cimetière de Dolmayrac son vélo, mais ce derner a depuis disparu

 LA LIBÉRATION ET LES DÉBUTS DU GUIDON

GA Vélodromme Dangla

Sur le vélodrome Paul Dangla

- Il est difficile dans les périodes troubles de la deuxième guerre mondiale de trouver la fin de l'existence du Sport Vélocipédique Agenais, club doyen de toute notre Guyenne. Plus ancien que l'UVF, le Sport Vélocipédique Agenais est de plus une des sociétés qui s'est regroupée sous sa tutelle, quatre ans après sa naissance, tout ceci sous l'impulsion de Monsieur Matecaze, son président. Pour l'heure, on se contentera de dire, peut-être à tord, que la fin de cette société coïncide avec la période trouble de la Libération. C'est en effet en 1945, qu'on annonça la naissance du Guidon Agenais, lui-même signalé comme l'héritier direct du Sport Vélocipédique Agenais par la presse de l'époque. Monsieur Marcel Meyre en fut le premier président. On retrouvait à la vice-présidence Messieurs Edouard Bourdieu et Henri Ayot, Monsieur Jean Blanc et Robert Lummert à la trésorerie, puis l'incontournable Monsieur Léo Lespès au secrétariat. Enfin, un délégué de l'UVF était nommé et c'est Philippe de Balade, qui assurait cette fonction auprès de cette vieille dame, devenue en 1940 la Fédération Française de Cyclisme, que l'on connaît si bien …
- En 1946 le Guidon disposait d'un vélodrome, dans un état plus que lamentable. Il fallut trouver de la main d'œuvre bénévole et des finances pour rétablir tribunes, gradins et pourtours entièrement détruits par le temps et par l'occupation allemande. Construit en 1895, ce vélodrome de Sembel (du nom d'une rue voisine du parc des sports), s'appelait en vérité vélodrome Paul Dangla, en mémoire du grand champion disparu. On courait des épreuves de vitesse, l'individuelle, l'américaine et surtout des courses derrière de grosses motos pour mettre la mode au pays. Au terme de nombreux travaux, ce vélodrome fut rouvert aux compétiteurs le 15 septembre 1947 et c'est Jean Bidart de l'UC Arcachon, qui fut le grand vainqueur de cette reprise.
- Pour mieux sécuriser les parcours des coureurs, pour mieux rassembler et contenter le public, le Guidon organisait dès 1946 aussi "la course des Huit Heures". C'était une américaine courue sur l'esplanade du Gravier où devant des barrières noires de monde, la paire Tassin-Caput l'emportait après 298 kilomètres de course contre quinze équipes.
- Parmi les grands coureurs de cette saison de la relance (1946), le Guidon Agenais comptait sur Alfred Macorig, Roger Durand, Paul Pineau, Jacques Pineau, Manuel Huguet, Roger Bon-Ventura, Hervé Prouzet, Félix Adriano, Guérino Pontoni, René Hostandie, Rabot, Fort, pour ne citer que les grosses locomotives équipées soit par les cycles Métropole, soit par Erka.
NOTA Comparer les débuts du cyclisme avec celui d'aujourd'hui est impossible. L'ambiance, l'état des routes et le matériel interdisent de déterminer un rapport. La roue libre n'était pas inventée – elle fit son apparition vers 1903 – le dérailleur n'existait pas, les pattes renversées permettant un démontage rapide de la roue, dues à notre regretté ami Trimoulet, mécanicien à Langon, ne furent créées par lui qu'en 1912. Les tubes légers dont l'idée est due à Caminade, autre ami, n'apparurent qu'en 1933. Les routes blanches, garnies de nids de poule et de têtes de chat, semées de silex fin, empêchant leur usure, mais provoquant des crevaisons multiples, bref épouvantablement poussiéreuses, mettaient le coureur et son matériel à une bien dure épreuve, soit de nombreuses raisons qui interdisent un jugement, par manque de parité évidente.

 - Côté route, le club organisait outre ses fameux "Huit Heures", les traditionnels Prix Velga, le Prix Fournous, le prix Saint-Rémy et celui des commerçants de la ville dont Pailler de Montendre, sera le vainqueur en 1946. Partout le Guidon se distinguera. En 1947 il remportera le Challenge Dassé mis en jeu par le Comité de Guyenne sur dix épreuves route et sur dix autres sur piste, grâce à son équipe phare composée alors de Durand, Pontoni, Prouzet et Bon-Ventura. Vainqueurs, ils laisseront derrière eux tous les clubs de la Gironde dont le SA. Bordelais, l'ASPOM, Caudéran, les Girondins et le CAM face à leurs désillusions.

 LA PÉRIODE FASTE DU GUIDON ET DE SES PROS

GA Jacques Bianco, Alfred Macorig, Paul Pineau

Illustres coureurs du Guidon  Agenais avec Jacques Bianco, Alfred Macorig et Paul Pineau

 - Le 9 avril 1947, Roger Durand licencié au club, s'adjuge le prix d'ouverture du Guidon Agenais devant le Marmandais Ragagnin. Les "Huit Heures de la ville" occupent déjà les esprits des organisateurs. Il est vrai que l'on vu avant guerre les Aerts, les Maye, les Fontan et autres Roger Lapébie, glaner ici un succès au début de leur carrière. Mais ces "Huit Heures" constituaient aussi une manifestation avec ses hauts et ses bas. Des leaders refusaient de venir par manque de finances et sous prétexte de l'ampleur et de la durée du parcours. De plus, la table de contrôle n'avait point la côte, suite à de nombreuses erreurs de pointage des commissaires qui selon la presse, se devaient d'être balayés plutôt que présent en ces lieux. Toujours est-il que Louis Caput associé à Kléber Piot remportait l'édition de 1947. Pendant ce temps, les coureurs du club occupent de bonnes places, à l'image encore de Roger Durand qui s'adjuge Bordeaux-Jarnac, puis le prix du commerce à Bergerac
- Dès 1948, le Guidon cherche à s'investir dans les championnats en organisant le 25° Pas Dunlop. Un parcours simple de 65 kilomètres, passant par Agen, Sérignac, Feugarolles, Vianne, Lavardac, Nérac et retour sur Agen. Un championnat départemental des juniors comme on les connaît, qui reviendra à Missante, licencié à Casteljaloux, devant le jeune Draugard qui portait les couleurs du Guidon Agenais. En cette nouvelle saison, la victoire des "Huit Heures" reviendra au duo Carrara-Le Niherzy, alors que longtemps Macorig associé à Caffi occupèrent la tête de cette épreuve infernale par sa durée. Le 3 octobre 1948, un hommage est rendu à Paul Dangla par une organisation grandiose, celle du Challenge qui porte son nom, couru sur 90 kilomètres par équipes de cinq coureurs, sur les boulevards de la ville, avec départ place du Pin. René Hostandie remportera le classement individuel et le Guidon Agenais le classement par équipes devant les clubs de Fumel, Toulouse, Tonneins et Tarnos. De la saison 1948, on retenait le succès de Félix Adriano lors de la Ronde de Guyenne Gascogne, celui de Hervé Prouzet au Grand Derby de Villeneuve sur Lot, d'Alfred Macorig au Tour du Gers, de Jo Bianco lors du Grand Prix de Bazas et enfin celle de René Hostandie lors du "Dangla", soit un belle razzia pour les couleurs du président Meyre qui totalisaient la bagatelle de  soixante dix huit victoires.
- Georges Bonnet occupait depuis la Libération, les fonctions de délégué du Lot-et-Garonne auprès du Comité de Guyenne présidé par Cyrille Abadie. Il fut remplacé ensuite par Monsieur Robert Couty à ce poste, dès 1949. Un comité qui suivait de près les activités des sociétés et où l'éducation physique tenait une part prépondérante. Sous la direction de Monsieur Gaston Péleran, manager général du Guidon Agenais, Messieurs Lespès et Bruyère furent désignés pour apporter leurs soins et leurs conseils aux jeunes qui devenaient du plus en plus nombreux dans le club. Dès le début de la saison 1949, le café Roy, siège du club est trop petit pour accueillir tout son monde. Le calendrier du club, c'est d'abord le cyclo-cross le 27 février, les courses de classement en mars, le prix des commerçants le 24 avril, le Prix Saint-Rémy le 8 mai, le Prix Velga le 29 mai, les Huit Heures le 16 juin, le prix de la Gare le 7 août et le Dangla le 25 septembre. Côté participation aux épreuves le Guidon Agenais aligne :
- Professionnels : Alfred Macorig, Manuel Huguet, Hervé Prouzet, Félix Adriano, Roger Bon-Ventura et Guérino Pontoni.
- Indépendants : Joseph Bianco, René Prouzet, René Combes et Serge Lajoinie.
- Amateurs : René Hostandie, Honoré Pontoni, Carpuat, Castelnaud, Bénazet, Pariolleau, Pascal, Balitran, Bertocco, Navarro, Desplat, Cadras, Alphonse Macorig, Petraco, Beazzo, Ayma, Raphaël et Joseph Wasmoeskerken, Chaudron, Elie Pontoni, Vigouroux, Kulezka, Ismaël Dumoulin, etc….
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S'ajouteront une quinzaine de minimes et une éventuelle équipe de féminines, soit une formation dont on entendra parler…
- Les Huit Heures revenaient donc au rythme des saisons. Depuis 1931, cette américaine avait conquis le public dans un cadre unique et une ambiance de fête. De plus le speaker Robert Monlong de par son talent, de par la connaissance du milieu cycliste, participait et réussissait à monter un plateau digne des grandes pistes cyclistes du pays. Roger Durand associé à Bon Ventura sera l'équipe agenaise victorieuse. De plus le "Paul Dangla" couru fin septembre 1949, restera la propriété du club Agenais grâce à Jean Bertocco vainqueur d'une épreuve animée par Michel Vérité le "speaker maison", qui prenait de la hauteur grâce à sa passion, mais aussi par la qualité de sa verve, son dynamisme comme son talent.
NOTA Dans les années 1920, les ressources des sociétés cyclistes étaient précaires. Rares étaient les constructeurs de cycles qui dotaient les courses des amateurs, encore plus rares les firmes industrielles et commerciales qui en faisaient un levier pour leur publicité. Les coureurs amateurs se contentaient de gagner des médailles – les rigueurs de l'existence et leur permanence dans le travail limitant leurs appétits – mais il n'en restait pas moins que la jeunesse aimait le vélo, que les supporters ne manquaient pas, alors que les moyens de subsister manquaient le plus. Rares en effet, étaient les mécènes et l'on ne pouvait espérer harponner que quelques membres honoraires. Restaient uniquement les cotisations des membres actifs qui naissaient comme les coquelicots dans la prairie, mais duraient ce que durent les roses…
- Le Lot-et-Garonne devenait une terre riche pour les cyclistes. Au seuil de la saison 1950, la monographie cycliste du département évoluait, avec le Cyclo-Club Barthéléméen, le CC de Beauville, la Pédale de Montflanquin, le CC de Casteljaloux, le VC Fumel-Libos, le SC Aiguillon, le CC Marmandais, le Guidon Agenais, le CC Miramontais, l'UCD Villeneuve, l'US Buzet, l'US Tonneins, le VC de Duras, le VC de Mézin, le VC Sainte-Livrade, l'US Francescas et le VC Néracais, soit dix-sept sociétés qui ne manquaient pas d'ambitions, d'initiatives, d'où la naissance d'une rivalité bien légitime entre les clubs. Ceux-ci se voyaient donc obliger d'amplifier leur énergie et de cultiver le culte de l'effort et de la victoire pour se retrouver parmi les meilleurs.

 UN CERTAIN ANDRÉ LESCA EN 1950

Lesca André

- Le 27 février 1950, le Guidon Agenais est déjà à pied d'œuvre. On compte dans ses rangs cinq professionnels que sont : Alfred Macorig et Guérino Pontoni (chez Métropole), Roger Durand (équipé par Ducos), Félix Adriano (chez France-Sports) et Hervé Prouzet (Terrot). De plus on annonce l'arrivée du Néracais André Lesca (Elvish) qui vient grossir le groupe des indépendants et qui totalise pour la saison 1949, pas moins de douze victoires. S'ajoutent ensuite toujours chez les indépendants, Bianco (France-Sports) Bertocco (Marcaillou), René Prouzet (Magnat-Debon), Combes, Lajoinie, Honoré Pontoni, Carrara pour ne citer qu'eux… Quant aux épreuves, le Guidon reste fidèle à ses engagements. Le cyclo-cross du 5 mars à Agen sera remporté par le Tarbais Jean Menu, devant Bottéon, Durand et Lesca la nouvelle recrue, tous du Guidon Agenais. Ah ! ce cyclo-cross et son parcours qui empruntait les avenues de Gaillard et de Courpian, le chemin Fouyteport et le plateau de l'Ermitage vers Vérone et retour sur Font Roche, puis descente sur Gaillard après le passage aux carrières, tout cela à boucler deux fois, ce qui faisait plaisir au coach Monsieur Gaston Péleran.
- Monsieur Marcel Meyre conservait la présidence et toute son équipe de dirigeants. Le seul changement se situait dans l'équipe du secrétariat composée de Monsieur David et de Monsieur Daniel Terrières. Le Guidon venait de totaliser tout de même quatre-vingt deux victoires la saison passée et le staff composé des Lespès, des Péleran et des Vérité espéraient faire mieux en raison de l'esprit qui régnait et de la discipline imposée à chacun de ses membres. A ce titre, tous les coureurs se devaient d'être présents aux séances hebdomadaires de culture physique et de participer aux entraînements méthodiques et progressifs de l'ami Gaston Péleran. Et puis il y avait les réjouissances avec la nuit du Guidon qui débutait d'abord par un match sur home-trainer gagné par Macorig devant Prouzet et Durand. Ensuite place aux danseurs et aux musiciens avec bal et animation jusqu'au petit matin, s'il vous plaît….
- André Lesca remporte le 30 avril 1950 le prix Wolber régional à Toulouse devant 118 coureurs et en solitaire. Le 7 mai il retourne à Nérac dans son pays pour prendre le départ d'une épreuve. Michel Vérité tient le micro et André Lesca la gerbe à l'arrivée, ayant réussi à battre l'enfant du pays Settino Perrin, malgré les quatre ascensions de la côte de la Brasserie et de la côte blanche de Calignac. Quinze jours après, c'est à Paris lors de la finale de ce Wolber qu'il confirme ses prétentions de coureur à la fois puissant et gagneur. Agé de vingt ans, travaillant à Xaintrailles, Lesca est comparé à Dolhats. Sur un parcours de 210 kilomètres en Ile de France, il aura été l'attaquant de toutes les occasions, passant la ligne d'arrivée en solitaire et avec vingt-cinq secondes d'avance sur le Montpellierain Orts. Une semaine après il s'adjuge "le Velga", épreuve qualificative du Championnat de France mise sur pied par son club, le Guidon Agenais. Le Velga c'est un parcours de 170 kilomètres passant par Marmande, Aiguillon, Tonneins, Nérac, Casteljaloux, Condom et retour sur Agen. Malgré les grosses cylindrées, le jeune Lesca ne se laisse pas faire pour remporter le sprint devant Rançon, Jules Pineau, André Dupré, Jo Bianco, Babin, Dihars, Joulin, ce qui constituait déjà un groupe où il n'y avait que du beau monde… Les "Huit Heures" de la ville d'Agen se transformaient en "Six Heures" suite à des problèmes avec les coureurs qui ne voulaient plus venir, jugeant les huit heures de selle longue et difficile. D'autre part, les exigences des "As" devenaient insupportables, sur le plan du budget si bien que les dirigeants se décidèrent d'engager d'autres coureurs, d'excellent niveau certes et d'abaisser la longueur de l'épreuve de deux heures. La paire agenaise composée de Bon Ventura associé à Durand s'adjuge l'édition devant Tino Sabbadini associé à Ducourneau, 3° Moujica-Dujay, 4° les frères Bianco et 5° la paire Vigué-Testut, soit un classement de choix avec au micro l'incontournable Robert Monlong et le toujours passionné Michel Vérité, speaker du club bien connu. Au mois de juin, la journée cycliste Secrestat était une occasion pour le Guidon Agenais de s'investir avec le club des Girondins. Dans le cadre de la foire d'Agen, se courait la classique Bordeaux-Agen-Bordeaux. Cent cinquante kilomètres le matin du Pont de la Maye en passant par Langon, Bazas, Casteljaloux, Nérac et arrivée à Agen, puis l'après-midi retour sur Bordeaux.
- Le vélodrome Paul Dangla retrouvait une deuxième mais difficile jeunesse en ouvrant ses portes le 8 juillet 1950 et en nocturne. La réunion fut tellement chargée qu'elle se termina à deux heures du matin et toujours côté public, la grande passion, celle de voir les vélos courir derrière motos. Escudié remportait la vitesse, Dutein l'individuelle. Puis la paire Albouy-Bénazet de Toulouse, excellait dans l'américaine, alors que Sérès dans le demi-fond se classait premier tout en laissant entre temps à d'autres, l'occasion d'étaler leurs réelles qualités de stayers.
- En septembre, l'esplanade du Gravier accueillait les champions du Tour de France, dont Bartali et ses équipiers Magni, Léoni et Lambertini. Assisteront également Ockers, Robic, Goldschmidt, Shotte le champion du monde, Lapébie le routier pistard et les meilleurs régionaux. Bartali et Corrieri furent les grandes vedettes de cette nocturne animée par Robert Monlong. En octobre, le prix des commerçants de la ville d'Agen rassemblait tous les ténors de la petite reine, ce qui permit à Albert Dolhats de Tarnos d'aligner dans l'ordre Ducourneau le montois, Pineau le montalbanais, Bianco le routier maison et Vivier de Ribérac. Du vélo, on en faisait partout, jusqu'à des épreuves sur home traîner avec Michel Vérité au micro. Durant l'hiver, le Guidon mettait toujours la pression sur ses jeunes en mettant sur pied un concours départemental d'Education Physique. En Guyenne, le Guidon Agenais était toujours cité de par la qualité de sa formation, inculquée à tous ses coureurs avec compétence et sérieux.
NOTA Faiblement industrialisée, la Guyenne a fait appel à la main d'œuvre étrangère au 19° siècle d'abord, puis entre 1926 et 1931, pour repeupler les terres, après le grand vide et les pertes humaines de la guerre 14-18. A ce titre, les italiens ont largement contribué à la modernisation de l'agriculture locale, notamment en Lot-et-Garonne. Ils ont également porté une grande contribution dans les métiers de l'artisanat, principalement ceux liés au bâtiment. C'est pour cette raison que parmi les coureurs, on rencontrait de nombreux jeunes issus de couples de métayers, pour la plupart originaires de Vénétie et du Frioul, régions de forte natalité et dont les sols peu fertiles, semaient la misère dans ces familles. En Lot-et-Garonne, le flot régulier d'immigrés italiens, dont certains fuyaient le fascisme de Mussolini se sont bien intégrés dans la vie et les activités publiques comme sportives et à ce titre, le cyclisme a constitué pour nombreux d'entre eux une excellente base de lancement. Il faut de même savoir que dans les années qui ont suivi la libération, les coureurs italiens non naturalisés devaient demander leur licence à l'Union Vélocipédique Italienne, qui possédait un bureau au 24 boulevard Poissonnière à Paris (9°). D'ailleurs en lisant les noms, on retrouve beaucoup de sportifs aux consonances italiennes, notamment au Guidon Agenais avec Adriano, Macorig, Pontoni, Bianco, Delpicolo, Bertocco  et bien d'autres… Quand on consulte l'étymologie des noms de familles italiennes, on constate que Lesca figure parmi elles. Donc rien d'officiel, mais peut-être que lui aussi possède des origines transalpines. Et puis Nérac était un fief italien. En lisant la course de classement du VC Nérac courue le 20 mars 1949, on lit tout de même des noms qui comme Butani, Barratera, Céréa, Marienzo, Buffa, Bacarro et Biano, pour ne citer que les premiers de la course, sont des noms qui ont bien tous une consonance italienne.
- 1951 débute par le rituel "Wolber" sur 170 kilomètres dans la campagne agenaise, prix qualificatif pour le Championnat de France et dont Settino Perrin de Nérac remporte en battant au sprint le coureur local Delpicolo. Une fois de plus les coureurs agenais démarrent sur les chapeaux de roues, par les succès de Roger Durand au 33° Circuit de la Chalosse, de Hervé Prouzet lors de l'épreuve Toulouse-Decazeville et retour, puis par Adriano au Velga. Le 22 août Agen et le Guidon reçoivent Koblet et Bobet en vedette de la traditionnelle nocturne du Gravier. Les succès continuent de combler le président Marcel Meyre, tandis que Monsieur Gaston Péleran est nommé moniteur général du Lot-et-Garonne par M. Couty son délégué, au titre et à la vue de sa compétence dans le travail préparatoire des coureurs.

GA Tour de France 51

Mémorable arrivée de Koblet à Agen en 1951 lors de l'étape Brive-Agen

 LE TITRE POUR ANDRÉ LESCA A CARCASSONNE

- En 1952, le Guidon Agenais poursuit ses réunions qui se tiennent désormais et depuis quelques temps au bar du Bristol, route de Cahors. Même cette année, le président organise sa course avec le Prix des Etablissements Meyre et sur l'itinéraire suivant : Agen, Laroque-Timbaut, Villeneuve, Sainte-Livrade, Monclar, Castelmoron, Gouneau, Lafitte sur Lot, Bourran, Clairac, Tonneins, Aiguillon, Damazan, Buzet, Lavardac, Nérac, Roquefort-Lasmounines et Agen, avec arrivée cours de Belgique, face au café Régent. Après 162 kilomètres de parcours, René Hostandie remporte en solitaire l'épreuve comptant, il faut le dire, pour la sélection pré-olympique, pendant que notre André Lesca se qualifiait pour les Championnats de France après sa victoire à Pau, lors du Prix Lapasserie. Le trio Jo Bianco, André Lesca et Pierre Barrière, remporte le Championnat de Guyenne des sociétés disputé à Marmande. On savait les Agenais puissants et véloces, ils ont fait preuve de leur homogénéité en terminant avec plus de trois minutes d'avance sur le redoutable VC Lion, classé deuxième… de bon augure pour les Championnats de France qui se dérouleront à la mi-juillet Carcassonne.
NOTA De 1911 à 1965, les indépendants étaient plus nombreux que les professionnels. Ils participaient aux courses, dites régionales et aux critériums avec les pros. On les retrouvait également au départ de courses renommées comme des classiques. Toutefois pour courir le Tour de France, le critérium national, le Championnat de France pro ou les Boucles de la Seine, il fallait être en possession d'une licence pro ou aspirant. De 1966 à 1971, les anciens pros ou indépendants étaient reclassés "amateur hors catégorie". Ils pouvaient participer à tous les critériums et aux courses bretonnes en compagnie des pros.......
- C'est le circuit du Bazadais qui servait de cadre au Championnat de Guyenne route où quatre vingt treize coureurs, dont vingt neuf amateurs et soixante quatre indépendants allaient en découdre sur un parcours de 186 kilomètres. Et là encore on assista à la supériorité manifeste de l'Agenais André Lesca. Mais c'est l'amateur Robert Rodières, un autre agenais, qui sera à l'origine d'un départ fulgurant. Précédant les échappées de 500 mètres, Rodières s'en allait seul lorsque André Lesca à son tour fila pour rejoindre son équipier. La cause était entendue. Derrière, les Agenais Bianco et Carpuat contrôlaient la course, alors que Lesca terminait seul devant son équipier tout de même classé premier amateur. André Lesca Champion de Guyenne route se voyait récompenser par Cyrille Abadie, qui lui remit le maillot couleur lie de vin aux armes de Guyenne, lors du protocole.
Charles Bidon éditorialiste de l'Athlète, hebdomadaire sportif de l'époque, n'était pas avare de compliments pour l'équipe du Guidon Agenais, après sa prestation aux Championnats de Guyenne. Il écrivait :
"En commentant ce championnat, il sied d'abord de constater, en toute loyauté, qu'une fois de plus, la fortune a souri aux coureurs agenais.
Comme ils l'avaient été huit jours auparavant à Marmande, lors du Championnat de Guyenne des sociétés, les hommes du Guidon Agenais furent cette fois encore, au cours de celui-ci, les maîtres de la course, et ce de bout en bout. Quatre des leurs se sont classés en tête, soit André Lesca, le vainqueur et nouveau champion de Guyenne, l'admirable petit Rodières, second et premier amateur, Bianco cinquième et Carpuat sixième.
Pour les clubs familiers des épreuves de Guyenne et en particulier pour ceux appartenant à la Gironde, il n'est pas de leçon plus éclatante que les résultats de ce championnat. Brusquement, toute la classe d'une société d'un département voisin, la supériorité des méthodes qu'elle emploie pour l'éducation physique de ses routiers se sont manifestées aux regards des clubs de Gironde et de leurs troupes.
L'impression qu'ils en ont ressentie les incitera, espérons-le, à réfléchir sur le sens qui se dégage de la défaite écrasante qu'ils ont subie et les remèdes à employer pour remonter une pente au bas de laquelle leur esprit frondeur, leurs jalousies mutuelles, le racolage, l'orgueil, insensiblement les a fait choir.
Le racolage, à propos d'un fait bien particulier, survenu au départ de ce championnat, a permis de juger de ce qui peut en résulter.
A l'époque réglementaire où se produisent les mutations de club à club, le Guidon Agenais ne perd aucun de ses coureurs. Tous lui restent attachés, et par surcroît, il ne va jamais en rechercher ailleurs.
Grande et belle société qui vient de donner une leçon, et quelle leçon, coup sur coup, à tous, et à Marmande comme à Bazas". Fin de citation.

 - Le 14 juillet 1952 ce sont 189 kilomètres qui servent de cadre aux Championnats de France des indépendants qui se déroulent à Carcassonne. Sur un parcours montagneux, avec le col des Martyrs situé à la périphérie de Mazamet, puis celui de l'Alaric et celui du Bouc tous deux proches de l'arrivée, deux hommes sont en tête au kilomètre 174 et de surplus, deux agenais avec André Lesca et Jo Bianco. Ils poursuivront leur route pour franchir dans l'ordre l'arrivée au vélodrome de la Préfecture de l'Aude. Encore une journée sensationnelle et qui comptera dans les annales du club, d'autant plus que dans le Championnat de France des sociétés, le Guidon termine 5° derrière l'UV Auch sacrée Championne de France, l'équipe de la Vienne (2°), celle de Bercy classée 3° et de l'AC Boulogne Billancourt (4°). C'est lors de ce Championnat qu'un certain Jacques Anquetil de l'AC Sotteville devenait aussi Champion de France des amateurs.
- La fin d'année se passait dans un réel optimiste, avec une assemblée générale de Guyenne où le Guidon Agenais était bien récompensé et mis à la une de l'actualité. Maintenant le Lot-et-Garonne comptait vingt et une sociétés avec le CC Barthéléméen, le CC Beauville, le CC Casteljaloux, le CC Marmande, le CC Miramont, la Pédale de Tonneins, le Guidon Agenais, la Pédale de Villeréal, le SU Damazan, l'UCD Villeneuve, l'US Astaffort, l'US Buzet, l'US Tonneins, le VC Duras, le VC Fumel, le VC Libos, le VC Mézin, le VC Nérac, le VC Livradais, le VS Marmande et l'US Francescas, soit de plus en plus de coureurs et de plus en plus de clubs et de rivaux pour se faire une place au soleil.
NOTA Le Tour du Lot et Garonne organisé par le VC Fumel, long de 170 kilomètres, a vu le succès de André Lesca devant Jo Bianco son équipier, les frères Pineau de Montauban et le Toulousain Barrère lors de sa première édition en 1953. Un an après en 1954, Louis Barrès de Toulouse lui succède sur un parcours de 225 kilomètres et en devançant dans l'ordre Dolhats, Sabbadini, Lesca et Bidart. La 3° édition encore organisée par le VC Fumel, se déroulera sur 180 bornes en partant de Fumel, pour traverser Libos, Trentels, Saint-Sylvestre, Port de Penne, Gare de Penne, Hautefage, Larroque-Timbaut, Pont du Casse, Agen, Calignac, Nérac, Lavardac, Port Sainte-Marie, Nicole, Lafitte, Sainte-Livrade, Saint-Sylvestre, Libos et arrivée à Fumel face au café de Paris. Max Cohen de Clermont-Ferrand sera le brillant vainqueur devant Jacques Bianco, le champion de France 1954 des indépendants alors que le Villeneuvois Gandin se contentera de la troisième marche du podium. Par équipe l'Union Cycliste Départementale de Villeneuve remportera le Trophée Sud-Ouest, alors que Delpicolo sera le premier Agenais en terminant à la 11° place de l'épreuve.

1992 GA (M

Le Guidon Agenais en 1992

 - Pour 1953, le bureau était reconduit, avec un nouveau secrétaire en la personne de M. Laureau. Monsieur Gaston Péleran se retrouvait toujours en qualité de directeur sportif, Monsieur Léo Lespès au vélodrome et Monsieur Pierre Bénazet à l'éducation physique. Les coureurs ne manquaient pas à l'appel, les seuls changements étant du côté des partenaires des coureurs professionnels et indépendants. C'est ainsi que Félix Adriano, Honoré Pontoni et Roger Durand étaient équipés par les cycles Marcaillou, cet ancien as régional du Tour de France au cours des années 1933-1939. Alfred Macorig lui se retrouvait à 32 ans chez Métropole, mais toujours fidèle aux couleurs de son club.
- Le 28 juin 1953, le Guidon Agenais prenait en charge le Championnat de Guyenne des Indépendants disputé dans le cadre du Prix Meyre. Une grande excursion de 175 kilomètres partant d'Agen, en passant par Villeneuve, Sainte-Livrade, Granges sur Lot, Clairac, Tonneins, Marmande, Casteljaloux, Houeilles, Lausseignan, Lavardac, Nérac, Agen. Les Agenais ne furent pas aussi heureux que la saison passée. C'est Jacques Bianco de Fumel qui sera titré, Rodières terminant 4°, Hostandie 8° et Lesca le sortant, 21°. Ironie du sort, c'est encore le Champion de Guyenne, comme l'an passé qui deviendra dans le Lyonnais, Champion de France. Désormais après André Lesca, Jacques Bianco (licencié en 1951 au Guidon Agenais), levaient à son tour les bras, pour recevoir le maillot tricolore, soit une bien belle récompense pour le VC Fumel. Lesca lui n'était pas en reste avec des victoires à Tours (pour la deuxième fois), à Marmande, à Auros, au Tour du Lot et Garonne, à Aillas, pendant que Jo Bianco gagnait le prix Lafargue à Bègles, puis à Casablanca le critérium des As, épreuve d'ouverture de la saison marocaine.

 ET REBELOTE POUR LESCA A MONTLHERY

-  La saison 1954 voyait un changement dans les instances du Guidon Agenais. Monsieur William Lamarque devenait nouveau président, Daniel Terrières secrétaire, tandis que Robert Lummert conservait la trésorerie. Côté direction technique, pas de changement et toujours ce concours de l'éducation physique de Guyenne où le Guidon excellait avec Robert Rodières, qui s'adjugeait le classement individuel. Deux fois par semaine, les mardis et les vendredis, les coureurs participaient aux séances d'entraînement sur un pignon fixe 46 x 18, tout cela sous l'œil vigilent de Monsieur Bénazet. André Lesca restait toujours un grand leader, avec des succès à Maurs, Bergerac, Mont de Marsan. Il manquera à Tours sur les bords de la Loire la passe de trois, en terminant deuxième. Sur l'esplanade du Gravier, les "Huit Heures" revenaient avec des équipes relevées. On notait pour la course du 17 juin 1954 Henri Prouzet associé à Sabbadini, Dolhats-Lesca, Bianos frères, Rançon-Vasquez, Pineau frères, Cigano-Dihars, Barrère-Bohès, Albouy-Bénazet, Perrin-Faget, Bidard-Bermudez, Ducourneau-Laffargue, Jacob- de Osties, Vigué-Hostandie, Linarès-René Prouzet, Rodières-Honoré Pontoni, ce qui représentait les plus fines pédales à la disposition de Robert Monlong le talentueux speaker.
NOTA : André Lesca, né le 26 mai 1927 à Xaintrailles. A débuté la compétition au Guidon Agenais (information sous toutes réserves) peut être en 1946, puisque sur un classement de la presse on relève un Lesca à la 5° place lors d'une épreuve courue à cette époque à Damazan. En 1947, il a compilé de nombreux succès au Vélo Club de Nérac, où il prend officiellement sa licence. C'est d'ailleurs en octobre ce cette année là, qu'il passe de 3° en 2° catégorie. Son président était alors Monsieur Berti et on vivait à peine les débuts de sa carrière. Lesca roulait sur cycle Erka, une marque fabriquée dans le Gers, son département voisin et dont l'agent était Monsieur Morretin dépositaire à Nérac. Ses principaux succès en 1948 se situent à Briac sur Trec, Cauderoue, Vianne, Sos et Aiguillon. Passe de 2° en 1° catégorie avec douze victoires. En 1949 il est toujours au VC Nérac. Vainqueur à Tonneins, Clairac, Calès en Dordogne, Casteljaloux, Villeton (près Tonneins), Cap du Bosc (près Buzet), Calonges, Francescas, Sainte-Livrade associé à Manfé lors d'une américaine, puis à Auros. Il se marie fin 1949 avec Mlle Ginette Dupuy native de Fargues sur Ourbise. Court avec Settino Perrin au VC Nérac et quitte le club présidé alors par Jean Pasquier fin 1949. Il hésite alors entre les clubs d'Agen, Marmande et de Lectoure mais finit par signer en 1950 pour le Guidon Agenais. A pratiqué le cyclo-cross et la piste en complément de ses aptitudes pour la route.
Vainqueur sous les couleurs du Guidon du prix Wolber régional à Toulouse et de la finale à Paris, il riomphe au Velga d'Agen et à Langon. En 1951, il remporte un succès à Facture. Equipé par Elvish jusqu'en 1951, on le trouve chez Terrot dès 1952, cycle sur lequel il est devenu Champion de Guyenne route et Champion de Guyenne des sociétés. Premier à Pau, il se qualifie par cette victoire pour le Championnat de France route des indépendants qu'il gagne à Carcassonne. Rouleur infatigable et très puissant au sprint, Lesca figure au palmarès des grandes courses régionales. En 1953 il signe d'autres succès avec le Tour du Lot et Garonne, le prix des commerçants à Marmande, puis encore des succès à Tours et à Aillas. L'année après il remporte la gerbe à Bergerac, Mont de Marsan et à Maurs dans le Cantal.
Hors région, il gagne le Tour de l'Orléanais et le prix de la ville de Tours à deux reprises. C'est à Saint-Barthélémy d'Agenais qu'il obtient son ticket pour participer au Championnat de France 1955, année où il s'adjuge la classique Bordeaux-Brive, le prix Pédarré à Mont de Marsan et le prix des commerçants à Marmande une nouvelle fois. En ce mois d'août 1955, le Lot et Garonnais remportera un deuxième titre de Champion de France des indépendants à Montlhéry. La période prise en référence dans le cadre du présent document s'arrêtant en 1955, c'est pour cette raison que nous arrêtons le palmarès de ce coureur à ce terme. Malgré son potentiel, Lesca restera chez les indépendants alors que les directeurs sportifs voyaient en lui un grand professionnel.

 - La saison 1955 voyait Roger Durand triompher pour la deuxième fois lors du circuit de la Chalosse devant son équipier Pontoni. Décidément, les coureurs agenais devenaient les abonnés des doublés. André Lesca gagnait détaché le 2° Bordeaux-Brive, devant Georges Dupré de Lalinde et Pierre Rinco de Caudéran. En ce mois de juillet Lesca était en grande forme. Vainqueur à Mont de Marsan, il récidivait à Montlhéry en remportant pour la deuxième fois le titre de Champion de France des Indépendants devant l'Orléanais Finet et le Poitevin Pallu. Alors que Jean Gainche lançait sa mécanique au pied de la côte Lapize, Lesca et Finet remontaient irrésistiblement le breton, pour le dépasser et donner ainsi au Lot et Garonne son deuxième titre national, à 28 ans à peine. La Guyenne pouvait pavoiser, avec un Roger Darrigade de l'US Dax sacré champion de France des amateurs le lendemain dimanche, sur le même circuit. Hervé Prouzet terminera la saison en s'adjugeant le Grand Prix d'Arcachon, le critérium professionnel de Vergt en Dordogne. André Lesca confirmera son titre à Marmande par une belle victoire, Honoré Pontoni quant à lui sera récompensé à Villemur où il s'imposera.
- Il ne restait plus que l'assemblée générale de Guyenne pour récompenser encore le Guidon Agenais qui n'arrêtait pas d'étonner par ses performances. C'était d'ailleurs le moment pour que Monsieur Couty délégué du département, passe le relais à son secrétaire, Monsieur Naudy, qui sera remplacé vers 1980 par Monsieur Gasquet, puis lui-même par Monsieur Laffineur.
Depuis 1955, la grande roue du Guidon Agenais a bien tourné. Le club de la Préfecture du Lot et Garonne continue de travailler en faveur de cette discipline, dont le passé est si riche en souvenirs, en victoires et en émotions. Aujourd'hui, Cédric Cavalier son président s'emploie pour faire vivre le club et le Tour du Lot et Garonne, entouré par une poignée d'amis toujours dévoués pour servir ce cyclisme, dont l'histoire constitue un patrimoine sur lequel on peut méditer…

GA 1992 Bernard Pineau à Saint-Sixte 1972

Bernard Pineau illustre coureur Agenais

1990 Reimherr GA

 Ils ont été coureurs au Guidon de 1946 à 1955

 Félix Adriano, Hervé Prouzet, Alfred Macorig, Roger Durand, Guérino Pontoni, Paul Pineau, Jacques Pineau, Manuel Huguet, André Lesca, Landais, Bon Ventura, René Hostandie, Jacques Rabot, Fort, Honoré Pontoni, Draugard, René Combes, René Prouzet, Serge Lajoinie, Essio Wreck, Jo Bianco, Jean Bertocco, Pierre Carpuat, Castelnaud, Bénazet, Pariolleau, Pascal, Balitrand, Navarro, Desplat, Cadras, Alphonse Macorig, Petraco, Beazzo, Ayma, Raphaël Wasmoeskerken, Joseph Wasmoeskerken, Chaudron, Elie Pontoni, Vigouroux, Kulezka, Ismaël Dumoulin, Delpicolo, Marius Baron, Emmanuel Médrano, Jean Morère, Gilbert Pinello, Laffargue, Pascal, Bottéon, Tinti, Lafitte, Pierre Delserre, Pierre Barrière, Jean Canouet, Trévisol, Bichet.

 Ils ont été dirigeants au Guidon de 1946 à 1955

 Marcel Meyre, Edmond Bourdieu, Henri Ayot, Jean Blanc, Robert Lummert, Léo Lespès, Philippe de Balade, Gaston Péleran, Bruyère, Michel Vérité, Faget, Louis Farré, David, Loré, Chabrié, Pierre Bénazet, Sicard, Fernand Dubernard, Boissières, Lamy, Bozzi, Laclaverie, Lagravère, Benet, Marquès, Gourseaud, William Lamarque, Léon, André Pradat, Daniel Terrières, Jules Lameau, Roger Bigorre, Cazalis, Jean, Dedieu, Ferragus, Garry, Lamy, Bosi, Malissens, Marquez, Mussens, Peyrefitte, Rigal, Bazas, Arthemon, Debladis, Farre, Péberay.

 PALMARÈS DE QUELQUES COUREURS DU GUIDON
(Ci-contre Stéphane Reimherr qui a porté les couleurs du club)

HUGUET Manuel : né le 28 novembre 1918 à Lherm. Décédé le 18 avril 1995 à Cornebarrieu.
1943 : 1° du Grand Prix des Provinces Françaises, 1° de Saint-Girons-Saint-Gaudens.
1944 : 9° de Paris-Roubaix, 22° de Paris-Tours.
1955 : 2° du Critérium National, 3° de Manche-Océan, 14° de Paris-Roubaix.
1947 : 1° à Montluçon, abandon du Tour de France.
Termine sa carrière en 1951 chez Marcaillou. A couru de 1943 à 1949 chez Métropole France-Sport-Dunlop.

 MACORIG Alfred : né le 8 décembre 1921 à Dolegna del Collio (Italie). Naturalisé français le 27 novembre 1946.
1943 (Erka) : 1° du critérium des Pyrénées, 1° Toulouse-Agen, 1° du GP Agenais (1° des deux étapes), 1° du Tour du Lot et Garonne, 1° à Agen, 1° à Saint-Gaudens.
1944 (France Dunlop) : 1° de Toulouse Tarbes, 1° du GP d'Armagnac, 1° du GP de Cahors, 1° à Toulouse, 1° à Grenade sur Garonne.
1945 (Métropole Dunlop) : 1° à Saint-Denis, à Brive et à Pamiers.
1946 (Métropole Dunlop) : 1° du Circuit d'Auvergne, 1° à Saint-Junien.
1947 (Métropole Dunlop) : 1° du Tour de Corrèze, 1° du Tour d'Auvergne, abandon au Tour de France.
1948 (Métropole Dunlop) : 1° du Tour du Gers et 1° de la 3° étape, 1° du GP des Landes, 1° de la 2° étape du critérium Charentais, 3° du circuit des Boucles de la Seine.
1949 (Métropole Dunlop) : 1° à Espéraza, 1° du Derby de la route à Villeneuve sur Lot, 1° du GP d'Arcachon, 1° du Prix de la Pallice à La Rochelle, 1° de la 6° étape du Tour de l'Ouest, 1° à Bergerac, 1° à La Rochette, 2° du GP de la Tomate à Marmande, 6° de Paris-Vimoutiers, 12° de Paris-Roubaix, 15° de Paris-Bruxelles, 16° de Paris-Tours.
1952 : 1° à Aunac.
Quitte le cyclisme en 1953 en restant chez Métropole Dunlop. En quittant le Guidon Agenais, il devient en 1954 l'entraîneur du tout nouveau Guidon Villeneuvois.

 ADRIANO Félix : né le 6 mars 1920 à Montforte d'Alba (Italie). Naturalisé français le 1° octobre 1943.
1944 (Erka Dunlop) : 2° du GP d'ouverture de Tolosa.
1945 (France Sport Dunlop) : 1° d'une étaoe du circuit de l'Indre, 3° du Circuit de l'Indre.
1946 (France Sport) : 1° à Alès.
1947 (Erka Ibéria) : vainqueur de quatre étapes du Tour d'Espagne, 2° de la 13° étape et 3° de la 5° étape, 8° du général du Tour d'Espagne, 1° à Boussac.
1949 (Terrot, Thomas, Rosset) : 3° de Bordeaux-Saintes.
Termine sa carrière en 1952 en portant tour à tour le maillot de Elvish Fontan Ibéria, puis de Terrot Magnat Debon et de France Sport-Dunlop Terrot.

 DURAND Roger : né le 7 octobre 1922
1947 : 2° de Bordeaux-Saintes, 1° de Bordeaux-Jarnac, 1° à Agen, 1° à Bergerac.
1948 (Erka) : 1° à Périgueux
1949 (Elvish Fontan Wolber) : 3° du circuit de la Vienne et 3° du GP du Libre Poitou, 1° à Agen, 1° des Huit Heures d'Agen
1951 : 1° du Circuit de la Chalosse
1950 (Ducos Cycles)
1952 (Chaplait)
1955 : 1° du Circuit de la Chalosse

 PROUZET Hervé : né le 20 juin 1920 à Cauzac
1946 (Terrot) 1° à Auch et à Castéra Verduzan
1947 (Terrot) 3° de Bordeaux-Cognac
1948 (Terrot) 1° Damazan, à Villeneuve et à Monsempron.
1949 (Terrot) 1° de Bordeaux-Dax.
1950 (Terrot) 2° de la 10° étape du Tour de France, 3° de la 5° étape, abandon du Tour de France, 2° du circuit des stations thermales de la Bigorre, 3° de Bordeaux-Charente, 1° à Casteljaloux, 1° de Bordeaux-Cognac.
1951 (Terrot) 1° d'une étape de Toulouse-Decazeville et retour, 2° du Tour de Corrèze, 1° du GP Salomon.
1952 (Terrot)
1953 (Royal Fabric) : 1° Tour de Dordogne, 1° de Capbreton-Hossegor, 2° à Montluçon, 3° du Tour du Calvados, abandon du Tour de France.
1954 (Royal Codrix Gitane) : 1° de la 1° étape du Tour de la Manche, 1° du Prix Martini à Villeneuve sur Lot, 1° à Langon, 1° à Brive.
1955 (Royal Fabric) : 1° à Vergt, 1° à Arcachon
1956 (Royal Fabric) 1° à Arcachon, 3° du Circuit de l'Indre.
1957 (Royal Fabric).
LESCA André : lire ci-dessus le reportage le concernant

GA Dominique à gauche, Frédéric à droite Péré

Dominique à gauche et Frédéric Péré, d'illustres Agenais ici sous les coleurs Camistes

COUREURS DU SUD-OUEST RIVAUX DU GUIDON AGENAIS (1946-1955)
(Certains de ces coureurs ont porté le maillot de plusieurs sociétés au cours de la période considérée

 Roland Llamouzy (Guidon Bayonnais), Jacques Moujica (Saint-Gaudens), Robert Dutein (SA Bordeaux), JeanMontaut (Stade Blayais), René Garric (Toulouse), André Bramard (ASPTT Bordeaux), Robert Rippe (UCAP Angoulême), Roger Cruzin (CAM Bordeaux), Gilbert Ducourneau (Stade Montois), Maurice Verdeun (SA Bordeaux), Robert Verdeun (SA.Bordeaux), Jean Taris (ASPTT Bordeaux), Léonce Autaa (CC Béarnais), Jacques Pras (UCAP Angoulême), André Micas (ASPTT Bordeaux), Alain Moineau (UC Arcachon), Marcel Pau (SA Bordeaux), François Palus (FC Oloron), André Darrigade (US Dax), Albert Dolhats (US. Dax), René Barrère (Pau VC), Antoine Latorre (ASPTT. Bx), Michel Serres (Burdigala PC), Guy Large (ASPOM), Jacques Vivier (CA.Ribérac), Pierre Mancicidor (CA. Bèglais), Guy Bacquey (ASPTT. Bordeaux), André Joulin (SCA.Libourne), René Berton (Mérignac), Maurice Bertrand (ASPTT.Bx), Jean Bidart (Arcachon), Tino Sabbadini (VC. Libos), Robert Desbats (CC. Caudéran), Georges Loubet (VC. Rodez), Vincent Sosa (VC. Lion), Raoul Vivensang (VC. Capbreton), Pierre Rinco (VC. Lion), Daniel Dihars (Stade Foyen), Paul Barrère (Pau), Michel Brun (CA. Ribérac), Jules Pineau (US. Montauban), Kleber Demanes (ASPTT. Bordeaux), Alfred Gratton (UV. Lectoure), Pierre Rançon (Auch), André Gavelle (Girondins de Bordeaux), Pierre Nardi (CC. Bordelais), Armand Darnauguilhem (CC.Belvès), Robert Vivensang (VC. Capbreton), Francis Garnung (AS. Facture), Jacques Bianco (VC. Fumel), Guy Allory (UCAP.Angoulême), Guy Bacquey (VC. Lion), Etienne Goni (Oloron SC), André Dupré (ASPTT. Bordeaux), Gino Bisetto (VC. Nérac), Jean Ricou (Oléron), Michel Friou (VC. Saintes), Guy Bacquey (ASPTT. Bordeaux), Angel Barquéro (RC. Mussidan), Stanislas Urbaniack (UCAP.Angoulême), Louis Rigon (AS. Miramont), Jean Gadras (ASPOM), Jacques d’Agnolo (VC. Tarbais), Jean Rinco (G. de Bordeaux), Abel Trouillet (UV. Lourdes), René Latorre (ASPOM), Jean Campaner (SCAL), Michel Gonzales (US. Bouscat), Luis Goya (Nay), Jean Gadras (ASPOM), René Montagut (VC.Nontron), André Trochut (Gémozac), Roger Darrigade (US. Dax), Settino Perin (Nérac), Robert Cazala (UC. Orthez), Roger Lafargue (Stade Montois), Marcel Guittard (UV.Limousine), Joseph Cigano (Saint-Pierre d’Aurillac), Louis Bergaud (Mauriac), Jean Vivensang (Facture), Marcel Quéheille (Mauléon), André Dufraisse (UV.Limousine), Bernard Domagé (Stade Montois), Valentin Huot (CC.Périgourdin), Jacques Pineau (US.Montauban), Pierre Beuffeuil (VC. Saujon), Max Cohen (Clermont-Ferrand), Claude Cousseau (US. Dax), Robert Gibanel (Pau VC), Arnaud Geyre (CC.Béarnais),  Edouard Audibert (CC.Lalinde), Jo Bianco (VC.Fumel), Jean Mosello (Toulouse), Robert Pallu (Jarnac).

1993 Tour de l'Agenais

Départ du Tour de l'Agenais

 L'ÈRE NOUVELLE DU CYCLISME (1946-1953)

 - L'immédiate après-guerre marque la période dorée du cyclisme. Celle des très grands champions, au-dessus de laquelle, pourtant, plane la présence d'un seul homme. Celle d'un Fausto Coppi, peut-être le plus grand coureur de l'histoire, en tout cas la personnalité dominante de cette époque. Au-delà d'un palmarès fabuleux, il était surtout l'homme des légendes. Celle d'une vie tumultueuse, tout d'abord, tant sur le plan privé que dans les malheurs qui ne cessèrent de perturber sa carrière. Celle ensuite d'un coureur hors pair, capable des coups d'éclat les plus géniaux. Une cinquantaine de ses succès les plus marquants furent ainsi menés au terme de longues échappées solitaires, et à l'époque, c'est un peu lui, Coppi, qui décidait du sort des courses auxquelles il prenait part. Au-delà du champion, Fausto Coppi était également un grand professionnel qui fit avancer considérablement le cyclisme. Il était un perfectionniste et permit à son sport de sortir de l'empirisme où il se confinait depuis toujours. Coppi fut le premier à effectuer des recherches dans le domaine de la diététique et révolutionna les méthodes d'entraînement. Il changea ainsi complètement par la même occasion l'image du champion cycliste, enfin devenue, au début des années cinquante, plus valorisante. Le grand mérite de Coppi est sans conteste d'avoir marqué à ce point sa génération, alors qu'elle était sans aucun doute la plus riche qu'ait jamais connu le cyclisme. Ses adversaires se nommaient Bartali, Kubler, Koblet, Van Steenbergen et Bobet, pour l'essentiel, soient quelques uns des plus grands de tous les temps. Leurs luttes valurent au cyclisme à la fois d'atteindre le sommet de sa popularité, dans ses pays de tradition, l'Italie, la France et la Belgique, mais aussi d'effectuer un dernier pas décisif, vers son aspect moderne. Les moyennes atteignaient les sommets, les tactiques de course avaient changé. Une seule anecdote pour situer le niveau de l'époque : un champion de la dimension de Louison Bobet dut attendre sa 6° participation, à 28 ans, pour remporter enfin le Tour de France, après des années de travail acharné. Autre signe de richesse de cette période. En 1953 alors que Fausto Coppi venait tout juste à 34 ans d'endosser son unique maillot arc-en-ciel de champion du monde, le futur grand de la génération suivante faisait son apparition. Jacques Anquetil, vainqueur à 19 ans de son premier Grand Prix des Nations.

ET MAINTENANT
- Difficile d'en parler, car depui 1953, il en est passé de l'eau sous le pont de la Garonne. On ne fera qu'un résumé en citant quelques noms de ceux qui ont tenu la dragée haute dans le cyclisme régional, même si Agen a été toujours en concurrence avec Marmande et un temps avec TonneinsRené. Parmi les champions on peut citer Hervé Prouzet, Roger Durand, Settino Périn, Jacques Pineau, Robert Alizié, Jules Pineau, Daniel Dutertre, René Bajan, Bernard Pineau, Dominique Péré, Frédéric Péré, Stéphane Reimherr, Frédéric Castagnet,

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – GUIDON AGENAIS © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur ce blog

19 juin 2020

LE CYCLISME Ā BERGERAC (1953-1955)

HISTOIRE DU CYCLISME ET DES CLUBS DE BERGERAC

1953/1955 Le Cyclo-Club Bergeracois vire en tête

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Marius Duteil, Géminiani et Laurédi lors d’une nocturne à Bergerac en 1953

  Relire l’édition précédente. 

Rigon Louis

 1953 - Courses de classement gagnées par Joseph Fabro (US Bergerac) et Jean Inizan (GC Bergerac).
 Prix du Quartier Valette : Daniel Walryck (Pédale Faidherbe).
Prix Pozzi : Béni Pin (Duras).
Prix de l’Entrepôt : (jeunes) Michel Pasternak (AS Eymet) (Seniors) Michel Prellon (AS Eymet).
Prix (non défini) : Max Peyssard (CC Montpon).
Prix des commerçants (espoirs) : Robert Jugie (CC Belvès),
Prix du Commerce et de l’Industrie : Joseph Cigano (Saint-Pierre CC)
Prix du Cyclo-Club Bergerac : Louis Rigon (AS Miramont) en médaillon.
Traversée du Tour Dordogne.

En cette année 1953 le Guidon Club Bergeracois avait dix-neuf coureurs licenciés, l’US Bergerac dix-huit et le CC Bergeracois en comptait treize. L’US Bergerac organisait dix-sept courses, le Cyclo-Club quinze, le Guidon-Club six épreuves... Le Sud Dordogne était très active avec en plus le CC Belvès 19 épreuves, l’AS Eymet 17 épreuves, le CC Lalinde 16 épreuves, la Pédale Sarladaise 15 épreuves, l’US Vélines 9 épreuves, le VC Villefrancois 7 épreuves et le VC Monpazier 5 épreuves.
- Christian Zaccaron né en 1934 à Saint-Pierre d’Eyraud signe à l’USB en cette saison 1953. Il ira ensuite au club de Vélines et terminera sa carrière au CC Fleixois.

PRIX DU COMMERCE ET DE L'INDUSTRIE

Prellon

- C’est une magnifique journée et les dirigeants de l’US Bergeracoise sont là avec MM. Rontet, Belvès, Villechanoux, Raymond, Géant et leurs amis. Une foule énorme suit les deux épreuves du Prix du Commerce et de l’Industrie. Le matin d’abord avec le Prix des commerçants réservé aux jeunes espoirs et l’après-midi le GP du Commerce et de l’Industrie pour les As. Les As ont 125 kms à accomplir sur les routes de Dordogne et du Lot et Garonne plus 75 kms sur un circuit développant quatre kilomètres dans la ville même de Bergerac. M. Maurice Mourier Président du Comité du Limousin honore de sa présence cette journée cycliste.
- Ce sont 63 coureurs qui s’élancent le matin avec deux côtes difficiles à emprunter et 39 km/h de moyenne au 6° tour sur les vingt qu’ils ont à accomplir. Walryck se porte à l’avant mais à mi-parcours les Belvésois Jugie et Frare prennent résolument la tête de course pour ne plus la quitter. Robert Jugie domicilié à Lalinde confirme sa belle course huit jours après son succès à Saint-Laurent des Vignes et gagne au sprint devant son équipier. Cinquante secondes plus tard Coureaud (Cercoux) se classe 3°, puis Schoke (Pédale Faidherbe 4° à une minute avec dans sa roue Walryck, Archambaud et Devaud.

Cigano

- A 12h45 une foule considérable assiste à la présentation des 36 concurrents du Grand Prix. Leur passage s’effectuera dans toutes les localités entre deux haies de spectateurs. La première échappée a lieu à Beaumont avec le jeune Prellon d’Eymet (photo ci-dessus), qui prend deux minutes d’avance. A Castillonès, Cigano, Goya et Mérino réagissent pour rejoindre Prellon à Lauzun. Mérino fatigué se relève et voici Bergerac où Cigano, Goya et Dupré et l’ex-petit leader Prellon débouchent sur le circuit. Huot et Bermudez suivent à deux minutes, Martinez et Mahé plus loin encore. Goya de Nay se glisse à l’arrière. Epuisé il abandonnera. Devant les trois coureurs persistent et jusqu’à trois tours du final il n’y aura aucun changement notable. C’est alors que Valentin Huot tente un extraordinaire retour. Encouragé, littéralement porté par la foule, le Bergeracois se rapproche des leaders pour échouer de huit secondes sous la banderole.
- Durant ce match poursuite, éloquent sur la valeur du vainqueur des Six Provinces françaises et du Trophée Simplex, les trois premiers du classement ont mis toute la sauce. En définitive c’est Joseph Cigano de Mourens en Gironde (en médaillon) qui règle le trio et enlève cette édition du Grand Prix. Confirmation aussi épatante de la valeur d’un très bel espoir qui vainqueur en 1952 du GP du CA Béglais, a gagné cette année là, les GP des commerçants Saintais, le GP Dewachter et a battu des As au Tour de l’Orne, épreuve dont il enleva une étape.
- Mais sans diminuer la valeur du beau succès remporté par le coureur de Saint-Pierre d’Aurillac, on peut et on doit hisser sur le pavois à ses côtés le jeune Michel Prellon d’Eymet et le Bergeracois Valentin Huot. Tous deux firent trembler les vedettes confirmées et se classèrent magnifiquement faisant honneur ainsi aux clubs dont ils portent les couleurs.
Classement : 1. Joseph Cigano (Saint-Pierre d’Aurillac) les 200 kms en 5h24’ sur cycle Thomann, agent Laffargue à Bègles, 2. André Dupré (ASPTT Bordeaux) m.tps, 3. Valentin Huot (US Bergerac) à 8 secondes, 4. Michel Prellon (Eymet) m.tps, 5. Mahé (Paris) à 6’30s, 6. Urbaniack (Angoulême), 7. Dihars (ASPTT Bordeaux), 8. Bidard (La Teste) à 8’00s, 9. Sabbadini (Agen), etc...
- 1953 est la grande année du Cyclo-Club Bergeracois. C’est l’année de sa renaissance mais aussi celle de ses résultats qui sont remarquables. Valentin Huot est au zénith de sa forme après trois saisons de compétition. Il suffit de cliquer ici pour revoir ses prestations de cette saison et son rôle de chef de file (Route de France, trophée des Provinces françaises, Champion du Limousin, etc...). Avec Huot s’ajoute Pierre Vergne deux fois victorieux à la gare de Gardonne puis à La Sauvetat, Claude Rigaudie honoré de places d’honneur, Jean Bronsoff, Jean Guisto, Titi Chort, Devier, Rampoldi, Charron, Brard, Mousseau et Maurice Jouault aux débuts très prometteurs, tous encadrés par Isidore Jamay l’ancien champion de l’entre deux guerres.

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Fausto Coppi, Michel Brun et Marius Duteil lors d'une nocturne à Bergerac

Greletty Henri

1954 - Courses de classement gagnées deux fois par Valentin Huot (CC Bergerac) puis par Armand Darnauguilhem (CC Bergerac).
Prix d’ouverture du Guidon Club : Robert Jugie (CC Belvès).
Prix des jeunes : Pierre Frare (CC Belvès).
Dunlop Départemental à Bergerac : Henry Grellety (CC Belvès) en médaillon.
Prix de la Moulette : Michel Pasternak (AS Eymet).
Prix des fêtes Chanzy-Pozzi : Didier Lasjaunias (CC Périgourdin).
Prix de l’Entrepôt : Christian Estay (CC Lindois).
Prix Guyenne Pétrole : Christian Estay (CC Lindois).
Prix du Quartier Lamartine : Albert Guglielmini (RC Mussidan).
2° Tour du Bergeracois : Claude Coutant (ES Saint-Paul).
Prix de la gare : Raymond Doumenge (CC Bergerac).
Prix de la rue Valette : Michel Loiseau (CC Bergerac).
Prix de la Cavaille : Pierre Fiefvez (CC Bergerac).
Prix du Commerce et de l’Industrie : André Lesca (Guidon Agenais) (ci-dessous en médaillon).
- Lors du Pas Dunlop Henri Grellety (CC Belvès) fut victorieux devant Bogdan (Pédale Faidherbe), Beau (VC

Lesca André

Nontron), Rotrou (RC Mussidan) et Dumas (CC Bergerac).
- A signaler qu’à cette époque les clubs de Bergerac avaient une redoutable concurrence avec au Sud l’AS Eymet, à l’ouest l’EC Foyenne, à l’Est le CC Lindois, sans omettre le CC Fleixois qui avait aussi son mot à dire. Il était organisé le 2° Tour du Bergeracois mais celui-ci se déroulait sous la férule du CC Lindois avec passage à Bergerac mais départ et arrivée à Lalinde.
- Au Guidon Club Bergeracois on trouvait parmi les coureurs Bourg, Brès, Mora, Inizan, Lhotel, Couderc, Besson, Rideau, Kiefer et des épreuves organisées en ville tel le Prix du Guidon Club, les Prix des fêtes Lamartine, celui de l’Entrepôt et aussi les fameux 100 Tours d’Issigeac. La présidence du club était assurée maintenant par Maurice Sudreau avec toujours Armand Nadal à la trésorerie et Fernand Lafaurie au secrétariat. D’autres membres influents avec Max Sicaud, Roger Chavanel, Yvan Gohy, André Delteil, Joseph Kieffer, Jean Doulut, Pierre Lemonier, Michel Grenier, Jean Lacour, Gérard Bonnet, Jacques Vacquier, Honoré Gros, Daniel Olluyn, Jean-Jacques Maury, Bouin, Chochard, Raymond Audige, Henri Purey, ce qui constitue un bureau bien structuré pour l’équipe des coureurs.

Dupré G

- De son côté le Cyclo-Club Bergerac pavoise avec 33 épreuves mises sur pied et occupe le 6° rang au sein du Comité du Limousin derrière les clubs de Guéret, Aubusson, les deux clubs de Limoges et de Brive. De ces épreuves on compte trois succès pour Flavio Capitanio et Raymond Doumenge (tous deux du CCB). Dans ses effectifs on trouve treize coureurs dont Valentin Huot avec treize victoires, Armand Darnauguilhem huit victoires, Flavio Capitanio dix victoires, Raymond Doumenge cinq victoires, Christian Mora trois victoires, Jean Inizan trois victoires, Loiseau deux victoires, Vergne, Bourg et Montauriol, une victoire chacun. D’autres valeurs avec Rigaudie, Denis, Dumas, Bronzoff, Smati, Catalifaud, Chabaud et Claudel. On le voit, avec une effectif d’une telle qualité, le Cyclo-Club devient une force vive du cyclisme sur les rives de la Dordogne.

 1955 - Courses de Classement gagnées par Armand Darnauguilhem (CC Bergerac) et Flavio Capitanio (CC Bergerac).
Prix de la gare : (jeunes) Georges Dupré (CC Lindois) (photo avec maillot Polyrey) puis en seniors Raymond Doumenge (EC Foyenne).
Prix du Guidon Club : Christian Estay (CC Lindois).
Prix Mayola : Christian Estay (CC Lindois).
Prix de l’Escale : Georges Boyer (Pédale Faidherbe).
Bergerac-Périgueux-Bergerac : Henry Grellety (VC Villefranche).
Prix de l’Entrepôt : Rémi Rotrou (RC Mussidan).
Prix du cours Alsace Lorraine : André Migeon (CC Bergerac) et Etienne Mothes (CC Vétérans de Guyenne) en vétérans.
Prix des Pneus Continental : Rémi Rotrou (RC Mussidan).
Prix Lamartine : André Migeon (CC Bergerac).
3° Tour du Bergeracois : Georges Dupré (CC Lindois).
Prix des jeunes : Robert Dumon (CA Ribérac).
Prix du café du Palais : Yves Gourd (AS Eymet).
Grand Prix des fêtes du Ruisseau Tord : Angélo Pariarolo (AS Eymet).
Prix rue Valette : Pierre Dory (CC Bergerac) en 4° catégorie et Julien Recini (Pédale Sarladaise) en toutes.
Nocturne de Bergerac : Miguel Poblet (Espagne).
Prix de la Grande Maison : Christian Estay (CC Lindois).
Championnat du CC Bergerac : Raymond Doumenge (CC Bergerac).

Dory

- Cette année là Pierre Dory (photo ci-contre) signait sa première licence au Cyclo-Club Bergeracois et c’était André Dupré qui lui avait vendu son premier vélo. Dory aime dire "J’avais neuf ans, je vendais des pissenlits et des poireaux sauvages sur le marché de Sainte-Foy pour m’acheter Miroir Sprint". Originaire de Razac de Saussignac, Pierre Dory né en 1937 suit avec admiration les résultats de son voisin André Dupré qui trouve souvent le chemin de la victoire. Leurs conversations ont naturellement pour thème le vélo et dans chacune des paroles du jeune admirateur, on sent un vif désir de suivre les traces de celui qu’il estime. Il va d’ailleurs à l’école avec le plus jeune des Dupré, son camarade Lucien avec qui il joue à des courses imaginaires en rentrant à la maison.
- Dès qu’il a son premier vélo Dory dispute aussitôt les courses de classement où malgré la présence de coureurs beaucoup plus aguerris il se classe en bon rang. Possédant un style sobre mais efficace, Pierre Dory préfère les échappées solitaires plutôt que d’attendre les aléas du sprint.
- Habitué aux durs travaux des vignes, il sait que pour celui qui veut arriver, le métier de coureur cycliste exige des sacrifices et il y consent volontiers. Dory ne tarde pas à enregistrer des succès flatteurs. Il triomphe à Prigonrieux, Creysse et s’impose pour ses 18 ans détaché au grand prix des jeunes à Vergt, ceci après avoir roulé pendant douze km avec une clavicule fracturée à la suite d’une grave chute.
- Miguel Poblet est un ancien professionnel qui avait été invité à cette nocturne. Il était au zénith de sa forme à cette époque... Il avait gagné deux étapes au Tour de France 1955.
- Le Guidon Club Bergeracois a toujours le vent en poupe. Présidé par Maurice Olluyn il a fait encore une ample moisson de bouquets.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - LE CYCLISME A BERGERAC (3) © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode - Le cyclisme à Bergerac de 1956-1961

25 juin 2020

1999 ÉLISABETH CHEVANNE BRUNEL - SA 11° SAISON

HISTOIRE D’UNE SPORTIVE AU PAYS DE L’HOMME

1999 AUSTRALIE, NOUVELLE ZELANDE, USA...

PLUS DE 100 JOURS DE COURSE CETTE SAISON

1999 CA

- Pour revoir l’article précédent (cliquez ici)

Club TCF Périgord et équipe du Québec

Rappel de sa saison

- A 24 ans, Zabou est toujours aussi rayonnante que ça soit aussi bien physiquement que sur le plan sportif où elle est partie à la conquête de l’Amérique, de l’Océanie et des routes de notre vieille Europe. Ses résultats lui donnent une deuxième place dans le classement national dames derrière Jeannie Longo. Cette deuxième position constitue déjà une référence sur ses capacités qui l’ont amené à six reprises sur la plus haute marche du podium.
- Avec plus de 100 jours de course, notre Périgourdine a démontré une progression constante et au contact des championnes de toute la planète. Sa déconvenue avec Fanini lui est restée entre les dents. Mais elle croit toujours à son destin et roule à l’eau claire, même si autour d’elle, ce n’est pas toujours le cas... Zabou est bien une fille courageuse car se battre avec des sportives plus ou moins polluées, n’incite pas à la participation, du moins de mon humble avis. Partir et continuer à barouder malgré ce contexte, prouve bien que notre Zabou est la vraie championne et qu’elle mérite toute notre admiration.

Ce qui s’est passé en 1999 en Dordogne
- 1999 a été une saison riche en termes d’organisations pour la Dordogne, mais pauvre en performances, mis à part les dames comme vous allez le lire sur cette publication. Malgré l’arrivée du VTT Club Bergerac Périgord et du VTT Evasion Pourpre, les effectifs continuent dans leur déclin.
- Le dopage secoue les instances cyclistes et un an après l’affaire Festina, l’éthique sportive reste la préoccupation majeure de la Fédération mais elles constitueront aussi des problèmes qui fachent les responsables à tous les niveaux.
- En Dordogne le Cyclo-Club Périgourdin évolue en 3° Division Nationale, amené par un certain Stéphane Reimherr. En fin de saison, on chuchote que tous les clubs cyclistes de Périgueux vont se rassembler. C’est ainsi qu’en octobre la Pédale Faidherbe et le CA Périgueux, rejoignent les rangs du Cyclo-Club Périgourdin, qui prendra après son assemblée générale, la dénomination de Cyclo-Club Périgueux 2000, soit un clin d’œil vis-à-vis du nouveau millénaire qui se présente.
- En fin de saison, le Comité de Dordogne reçoit l’assemblée Générale du Comité d’Aquitaine qui se réunit au Palis des Congrès, devenu aujourd’hui centre de la Communication... Une occasion de récompenser nos coursiers tels Mickaël Delage (UC Montpon), Rébécca Ménard (TCF 24), Elisabeth Chevanne-Brunel (TCF 24), Mickaël Estève, Guillaume Leverd et Arnaud Léger (tous Pédale Faidherbe) et champions d’Aquitaine sur route et en cyclo-cross, ceci dans leur catégorie respective.

1999 Sauveboeuf

Course à Sauveboeuf en Dordogne pour se ressourcer sur ses terres

LES BOUQUETS DE LA SAISON (source : Michel Lerouge)

SIX VICTOIRES

1° au Championnat Interrégional à Nieul les Saintes le 30 mai
Podium : 1. Elisabeth Chevanne-Brunel,
2. Maryline Salvetat à 3s, 3. Isabelle Carro
1° à Coursac le 27 juin
Podium : 1. Elisabeth Chevanne-Brunel,
2. Carine Peter, 3. Marina Desprez
1° Classement général de la dernière manche du Challenge des Pays de Loire le 14 juillet
Podium : 1. Elisabeth Chevanne-Brunel,
2. Béatrice Thomas à 1’56s, 3. Laëtitia Belaud à 2’05s.
- 1° de la première étape contre la montre à La Flèche (72)
Podium : 1. Elisabeth Chevanne-Brunel, 2. Elodie Touffet à 14s, 3. Laëtitia Belaud à 15s
- 1° de l’étape en ligne
Podium : 1. Elisabeth Chevanne-Brunel, 2. Béatrice Thomas, 3. Laëtitia Belaud
1° des Côtes du Marmandais à Beaupuy le 11 septembre
Podium : 1. Elisabeth Chevanne-Brunel,
2. Béatrice Thomas à 1’39s, 3. Sabine Gentieu à 1’45s
2° Ronde du Mont-Pujols (47) le 4 avril (1° Béatrice Thomas)
3° Saint-Girons (09) le 11 avril 1° Maryline Salvetat
3° Tour de la Haute-Vienne (1° classement aux points) du 23 au 26 juillet
Equipe TCF :
Elisabeth Chevanne Brunel, Rebecca Ménart, Carine Peter, Gaëlle Carreau, Aurélie Dader.
Podium : 1. Kim Shirley (Australie), 2. Géraldine Loewenguth, 3. Elisabeth Chevanne-Brunel
- 4° aux Billanges (1° étape)
- 2° Ambazac-Saint-Junien (2° étape)
- Leader du Tour de la Hte-Vienne après la 2° étape
- 5° Saillat sur Vienne contre la montre (3° étape-1° tronçon)
- 7° Rochechouart (3° étape-2° tronçon)

1999 Rudeau

Août 1999 au prix des fêtes de Rudeau-Ladosse

 4° Le Loroux Bottereau (44) le 28 mars 1° Laëtitia Belaud
5° Ronde du Périgord du 3 au 4 avril
Equipe TCF : Elisabeth Chevanne Brunel,
Rebecca Ménart, Carine Peter, Gaëlle Carreau, Aurélie Dader, Gaëlle Berland, Gwen Oster
Podium : 1.  Jeannie Longo, 2. Maryline Salvetat, 3. Séveryne Desbouis
- 19° Montignac Lascaux (1° étape) 1° Carine Peter
- 12° Auriac du Périgord-Thenon (2° étape clm) 1° Jeannie Longo
- 2° Montignac (3° étape) 1° Jeannie Longo

 6° Tour de Navarre du 23 au 25 avril
Equipe TCF : Elisabeth Chevanne Brunel,
Rebecca Ménart, Carine Peter, Gaëlle Carreau, Aurélie Dader, Gwen Oster
Podium : 1. Maryline Salvetat, 2. Monserrat Alonso, 3. Ruth Martinez
- 7° Pamplona-Tafalla (1° étape)
- 16° Olide-Tudela (2° étape et 1° tronçon)
- 5° Circuit de Tudela (2° étape et 2° tronçon)
- 12° Lumbier-Pamplona (3° étape).

 6° Course régionale hommes à Périgueux (24) le 13 septembre
7° Charade (63) Championnat de France le 25 juin
Podium :1. Jeannie Longo,
2. Géraldine Loewenguth, 3. Séverine Desbouis

7° Trophée d’Or (3° Classement Meilleur Grimpeur) du 25 au 29 août
Equipe CA Mantes la Ville : Elisabeth Chevanne-Brunel,
Delphine Bézille, Rachel Leroux, Carine Peter, Aurélie Anaïse, Gwen Oster
Podium :
1. Tracey Gaudry (Australie), 2. Jolenta Polikeviciute (Lituanie), 3. Alison Wright (Australie)
- 4° prologue clm par équipes
- 27° à La Chapelle Saint-Ursin(1° étape)
- 3° Avord-La Chapelle (2° étape)
- 3° Cosne-Sancerre (3° étape)
- 15° Orval-Saint-Amand clm (4° étape et 1° tronçon)
- 11° Levet-Saint-Amand (4° étape et 2° tronçon)

 7° Chrono des Herbiers (85) le 17 octobre - 1° Zoulfia Zabirova (Kazakstan)

9° La Flèche Wallonne (Belgique) le 14 avril
Equipe de France : Elisabeth Chevanne-Brunel,
Fany Lecourtois, Aline Camboulives, Magali Le Floc’h, Albine Caillé, Géraldine Loewenguth
Podium :
1. Hanka Kupfernagel (Allemagne), 2. Edita Pucinskalte (Lituanie), 3. Cindy Pieters (Belgique)

1999 comice Mussidan

Comice de Mussidan 1999

 10° Tour de Suisse du 22 au 25 septembre
Equipe OMT Lorina : Elisabeth Chevanne Brunel,
Magali Pache, Susannah Pryde, Anke Erlank, Karin Möbes
Podium : 1.Zoulfia Zabirova (Kazakstan), 2. Valentina Polkhanova (Russie), 3. Tatiana Stiajkina (Ukraine)
- 74° prologue contre la montre
- 16° à Schleitheim (1° étape)
- 9° à Siehen (2° étape)
- 13° clm en côte à Göschenen (3° étape)
- 19° à Embrach (4° étape).

 14° Tour de Majorque du 29 avril au 2 mai
Equipe CS Casteljaloux :
Patricia Ounzari, Elisabeth Chevanne-Brunel, Chantal Gorostégui, Carine Peter, Gaëlle Carreau, Florence Marrens
Podium :
1. Hanka Kupfernagel (Allemagne), 2. Svetlana Boubnenkova (Russie), 3. Margarita Fullana (Espagne)

11° Rudeau-Ladosse (24) le 4 juillet (course régionale hommes)

14° Embrach (Suisse) le 26 septembre dernière manche Coupe du Monde
Equipe CA Mantes la Ville : Elisabeth Chevanne-Brunel, Delphine Deschamps, Rachel Leroux, Aurélie Anaïse
Podium : 1. Anna Wilson (Australie), 2. Hanka Kupfernagel (Allemagne), 3. Arenda Grimberg (Pays-Bas)

 15° Tour International de Bretagne du 23 au 28 mai.
Equipe TCF 24 : Elisabeth Chevanne-Brunel, Gwenn Oster, Christelle Hary, Delphine Bézille, Aurélie Dader
Podium : 1. Judith Arndt (Allemagne),
2. Gunn-Rita Dahle (Norvège), 3. Anne Samplonius (Canada).
16° Flèche Gasconne- 1° Heather Cole (Canada)
- 15° à Pavie (1° étape)
- 15° clm Pavie (2° étape)
21° Ronde d’Aquitaine des féminines du 19 au 21 mars (1° Sylvie Riedle)
- 16° clm par équipes avec Mantes la ville
- 9° Issigeac-Castillonnès (1° étape)
- 47° Puysseguin-St. Emilion clm (3° étape secteur a)
- 12° St. Emilion-St. Emilion (3° étape secteur b)

21° Tour de l’Aude (3° par équipes) du 7 au 16 mai
Equipe de France : Géraldine Loewenguth, Séverine Desbouys, Magali Le Floc’h, Elisabeth Chevanne-Brunel, Laurence Restoin, Maryline Salvetat
Podium : 1. Lyne Bessette (Canada), 2. Hanka Kupfernagel (Allemagne), 3. Heidi Van de Vijver (Belgique)
Meilleure performance de Zabou
 : 2° de l’étape Pradelles-Mazamet remportée par l’Australienne Tracey Gaudry.

 26° Hewlet Packard Women’s Challenge (3° par équipes) du 9 au 20 juin (Tour de l’Idaho)
Equipe Staples : Alison Dunlap, Suzanne Ljungskog, Elisabeth Chevanne-Brunel, Madeleine Lindberg, Evi Gensheimer, Elisabeth Tadich.
Podium :1. Jeannie Longo (France), 2. Mari Holden (USA), 3. Zoulfia Zabirova (Kazakstan)
Meilleure performance de Zabou : 3° de la 5° étape courue sur le circuit d’Elkhorn et remportée par Jolenta Polikeviciute (Lituanie)

26° Championnat du Monde à Vérone (Italie) le 9 octobre
Equipe de France :
Jeannie Longo, Géraldine Loewenguth, Laurence Restoin, Elisabeth Chevanne Brunel, Magali Le Floc’h, Séverine Desbouis.
Podium :
1. Edita Pucinskaite (Lituanie), 2. Anna Wilson (Australie), 3. Diana Ziliute (Lituanie)

1999

 30° GRANDE BOUCLE FEMININE INTERNATIONALE du 8 au 22 août
Equipe CA Mantes la Ville : Elisabeth Chevanne-Brunel, Delphine Bézille, Rachel Leroux, Delphine Deschamps, Gail Longenecker, Christine Muller-Seiller.
Podium :1. Diana Ziliute (Lituanie), 2. Valentina Polkhanova (Russie), 3. Edita Pucinskalte (Lituanie)
Meilleure performance de Zabou : 10° de l’étape Vaujany-Rive de Gier gagnée par la Polonaise Bogumila Matusiak et lors de l’étape Montluçon-Saint-Florent sur Cher remportée par Mirjam Melchers (Pays-Bas).

 58° STREET SKILLS WOMEN’S CYCLE CLASSIC (Nouvelle Zélande) du 9 au 12 mars
Equipe Skills internationale :
Elisabeth Emery, Anne Samplonius, Elisabeth Chevanne-Brunel, Carine Peter, Karen Kurreck
- 1° Géraldine Denham (Australie)
Meilleure performance de Zabou :
34° à Hamilton terme de la 2° étape.

1999 badefols

Prix du comice à Badefols d'Ans en septembre 1999

 TOUR DE SNOWY (Australie - Région Sud-Ouest Canberra) du 26 février au 3 mars
- Abandon dans la 5°étape (s’est classée 30° lors de la 3° étape)
- CANBERRA (Australie) 1° manche de la Coupe du Monde le 7 mars (abandon de Zabou)
- HAMILTON (Nouvelle Zélande) 2° manche de la Coupe du Monde le 14 mars (abandon de Zabou)

 TROIS SELECTIONS EN EQUIPE DE FRANCE
- La Flèche Wallonne
- Tour de l’Aude
- Championnat du Monde en Italie

CHALLENGE 1999 : Lauréate des Eclats du Sport en Dordogne
Classements :
- 49° au clt mondial - (1° Hanka Kupfernagel - Allemagne)
- 2° du clt national (1° Jeannie Longo)

QUAND ZABOU BRISE LA LOI DU SILENCE SUR LE DOPAGE

ZABOU

- En février 1999, le "Journal du Périgord" de février 1999, consacrait un reportage sur Elisabeth Chevanne Brunel. Sur des photos et le reportage de quatre pages, notre Championne nous livrait la face cachée de sa vie en évoquant le dopage.
- Quand elle parle de sa saison 98, plus précisément de son expérience italienne, de la pression qu’elle subissait, elle dit : "Ils ont tout d’abord voulu me faire changer mon entraînement en m’imposant plus de travail... Après, ils ont insisté pour que "je me soigne". Quand ils se sont aperçus que je n’accepterais pas, ils m’ont mise à l’écart. Alors je leur ai dit que je n’en pouvais plus et que je partais. Ils pouvaient garder leur argent, je n’en voulais plus."
- Auprès des siens, là où ces clichés ont été pris, Zabou reprend la mesure du temps, des tentations et des supplices sportifs du sport de haut niveau. C’est une belle championne, au mental exceptionnel, qui a refusé la triche. Vraiment c’est une fille merveilleuse... Regardez la fraicheur de son regard et sa douceur, synonymes d’humanité et de tendresse, oui c’est bien notre Zabou, celle que l’on a apprécié. On dirait une star du cinéma. Et si elle n’est pas star du cinéma, elle reste dans nos esprits la star du cyclisme féminin et de notre Périgord qu’elle a si bien représenté
.

1999 JP 99

La vie en questions posées en 1999 (florilège de questions sur sa personnalité).
Une couleur : le bleu marine. Un acteur : Kevin Kostner. Une actrice : Julia Roberts. Un film : le Titanic. Une fleur : la rose rouge. Une émission à la télé : ça se discutte. Un livre ; l’île des Gauchers d’Alexandre Jardin. Un pays : l’Australie. Un métier : l’aide humanitaire dans le monde, communiquer, aider les gens dans la misère. Une ville : Paris. Un arbre : un chêne. Une chanson : savoir aimer. Un poète : Baudelaire. Homme célèbre : mon père. Femme célèbre : Marie-Georges Buffet. Un chanteur : Florent Pagny. Un musicien : Stan Getz. Un vin : le Monbazillac. Un plat : Tout ce qui accompagne les pâtes. Meilleur souvenir : mon titre de Championne du Monde en Australie. Une date : le 3 octobre 1993. Un sport : le cyclisme. Plus mauvais souvenir : ma saison en Italie avec mon abandon au Tour du Trentin en 1998.
(NDLR) : ces choix sont ceux de notre championne en 1999, qui ont sans doute évolué le long de sa carrière qui s’est terminée en 2006...

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - ÉLISABETH CHEVANNE BRUNEL (12)
avec la collaboration de Michel Lerouge pour le palmarès,
certaines informations et photos de notre championne
Prochain épisode : 2000 Zabou super combative au Mondial

9 juin 2020

MUSSIDAN : HISTOIRE DU RACING CLUB - 1941

60 ANS D’HISTOIRE DU CYCLISME A MUSSIDAN.

Dès aujourd’hui "Rétro Vélo Dordogne" présente un préambule à son histoire et son livre d’or.

page de garde

PRÉAMBULE

- J’aimerais d’abord saluer amicalement les lecteurs qui vont lire cette histoire du cyclisme Mussidanais, si profondément liés depuis 1941 à l’évolution des mœurs et des habitudes quotidiennes de ce club. Je voudrais remercier aussi tous les correspondants, journalistes et archivistes qui se sont attachés à évoquer les péripéties de la section cycliste depuis sa fondation. Au fil de ces futurs récits chronologiques, on apprendra tout d’abord combien était ingrate la vie des pionniers de ce cyclisme de clocher, dont principalement celui de la guerre, puis celui d’après guerre.
- Cette biographie illustrée que je vais vous proposer reste ce qu’elle est. Elle passe en revue toutes les périodes et tous les champions du club, en n’oubliant pas les prouesses des sans grades, des outsiders, des équipiers, de ceux qui ont appartenu à cette grande famille du Racing, dirigeants et entraîneurs compris.
- De 1941 (date de sa fondation) nous irons jusqu’en 2001, soit soixante années d’histoire qui nous feront vivre de l’époque héroïque où on utilisait les dons naturels des coureurs, jusqu’à nos méthodes révolutionnaires actuelles dont il est inutile de parler. D’un côté les hommes ont créé, de l’autre ils ont tué, et de ce fait "la velomania" ne suscite plus aujourd’hui notre enthousiasme.
- En France, les écrivains et les journalistes ont écrit des pages célèbres sur le cyclisme. Je n’ai pas eu du tout cette prétention lorsqu’en septembre 2000, au cours d’un repas amical chez Serge Augiéras, le passé de la société occupa notre conversation. Cette évocation accéléra pourtant ma volonté et encore plus mon énergie en engageant le nom d’un certain albert chaussade dans nos échanges de vues. Passionné par l’histoire du cyclisme de clocher, j’avais découvert dans de vieux journaux le nom de ce pigiste à la fois dirigeant, et je fus encore plus surpris lorsque Serge Augiéras m’apprit que cet homme retraité vivait aujourd’hui à Mussidan(1). C’est à compter de ce moment que se situe le point de départ de mon pari, celui d’écrire l’histoire du Racing !
- Albert Chaussade(2) constituait pour moi le point de repaire idéal, le départ d’une aventure sportive mais aussi une sorte de lien, de témoin et surtout l’aiguillon qui attisa toute ma curiosité. C’est lui qui a été sans le vouloir le détonateur de cette histoire, que j’ai plaisir de vous présenter à compter d’aujourd’hui.
Bernard PECCABIN

(1) à cette époque nous étions en octobre de l’an 2000
(2) est décédé en 2005
NDLR : Cette histoire du cyclisme Mussidanais a été écrite par mes soins de 2000 à 2002. J’ai décidé de la mettre en ligne, car elle va vous faire revivre ce qu’a été le cyclisme de clocher. Vous suivrez donc dans ce blog, au fil des jours tout le vécu du cyclisme à Mussidan, à savoir de 1941 à 2001 (soit soixante ans d’histoire).

RCM 1

LETTRE DU DOCTEUR MUTEL A RÉTRO VÉLO DORDOGNE

Cher Monsieur Peccabin,

- Je vous remercie de m’avoir confié cet exceptionnel document, que vous avez sobrement et trop modestement intitulé : "l’Histoire du Racing Club Mussidanais".
Je me suis plongé et replongé avec un intérêt soutenu et sans cesse renouvelé.
Nous y trouvons ou retrouvons notre histoire sportive, associative, sociale, le rappel vivant et que vous avez su rendre si présent de la vie des Mussidanais et du Mussidanais, depuis une des périodes les plus sombres qu’ait connues notre pays.
Ce document, si riche en souvenirs émotions et leçons mêmes, mérite une large diffusion, parmi nos compatriotes qui ont vécu, directement ou indirectement, entièrement ou partiellement cette grande aventure.
La présentation, le plan de travail, la chronologie des évènements locaux ou locaux-régionaux au sein des évènements nationaux forment un ensemble harmonieux nous faisant revivre les grandes heures de ce sport qui a fait vibrer nos parents.
Vous avez su en effet, par un authentique travail d’historien, dans une même fresque fondre la vie sportive dans le contexte social, économique et politique de chaque époque respective.
Votre documentation, la recherche du détail, l’exactitude et la véracité des témoignages judicieusement harmonisés et synchronisés sont tout à fait remarquables, dans un style toujours alerte et plaisant.
Jusqu’au petit dictionnaire surprenant dans la note personnelle ou intime, qui complète utilement cet ouvrage, dont à ma connaissance, il n’en n’existe aucun autre semblable ou comparable dans la littérature sportive cycliste.
Votre conclusion, à travers une grande amertume bien compréhensible et légitime face aux évolutions, aux mutations, aux tricheries, aux excès même du plus ancien et noble sport de compétition est empreinte d’une philosophie désabusée, mais en réalité toujours porteuse de cet amour et de cette passion que nous partageons avec vous, et pour lesquelles, cher Monsieur Peccabin, vous ne serez jamais assez remercié.
Signé : Docteur Serge MUTEL
Ancien maire adjoint de Mussidan
Mussidan, le 1° octobre 2002

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - RC. MUSSIDAN (1)
© BERNARD PECCABIN (à suivre)

23 juin 2020

MUSSIDAN : LE RACING CLUB 1946-1947

DE LA FONDATION A LA LIBÉRATION DU PAYS

 - Pour connaître le chapitre qui précède cette publication, cliquez ici.

DÉCLARATION DE L’ASSOCIATION

Chaussade

- La déclaration de constitution de l’association dite de Section Cycliste du Racing-Club Mussidanais date du 18 février 1941. Sur cette déclaration figurent les noms de Raoul Grassin distillateur, celle de Pierre Verrière électricien et de Georges Lafaye négociant. De cette période très éloignée Albert Chaussade s’en souvient encore et pense que monsieur Raoul Grassin aurait été le premier président du club. Cette une hypothèse possible puisque sur la déclaration préfectorale, son nom figure parmi les premiers cités … Quoiqu’il en soit parmi les membres fondateurs de cette section se trouvaient outre les trois personnes déjà énoncées, Albert Chaussade, messieurs André Gilfriche industriel, Boussarie, Mespoulède, Escarmant et Inchauspé.
- Mais la section cycliste a bien existé avant 1941. La pratique du cyclisme à Mussidan a débuté bien avant la guerre, pas sous une forme officielle certes, mais déjà avec une passion et un enthousiasme tel, que le club dut se résoudre à se constituer en association type loi 1901, pour s’affilier à la FFC d’abord, et pour faire pratiquer aux autres et en toute légalité cette belle discipline qu’est la bicyclette.
- Les premières saisons vécues sous l’occupation furent très difficiles dans une ville victime de la répression nazie. Côtésportif on se souvient qu’à 19 ans Albert Chaussade fut le premier champion du groupement (notre photo) en s’imposant devant Bleyme originaire de Saint-Astier, Minvielle (3°), Vidal (4°) et Lacoste de Neuvic (5°). Ce mémorable championnat avait été très difficile, avec notamment l’escalade de la côte du Bost à effectuer à cinq reprises.
- La succession des évènements du conflit perturberont la vie locale et celle du club (lire ci-dessous liste des maires de cette époque pour information). Les jeunes partiront vers les chantiers de jeunesse, d’autres en Allemagne, alors qu’à Mussidan la répression nazie semait le doute et la terreur. En 1943 Raoul Grassin est élu maire de Mussidan. Son mandat sera de courte durée puisque le 11 juin 1944, Raoul Grassin pris en otage, est sauvagement exécuté par les allemands. Cet acte de barbarie restera gravé longtemps dans les esprits des mussidanais et encore aujourd’hui, nombreux sont les monuments et les stèles qui nous permettent de ne pas oublier ceux qui se sont sacrifiés pour la liberté et pour la France.
Maires de Mussidan pendant la guerre : 1941 Charles Mazeau, négociant, 1941-43 Lamy-Lapeyrière, médecin(nommé par le préfet), 1943-1944 Raoul Grassin, distillateur(massacré le 11 juin 1944), 11 juin 1944 Pierre Laubertin, maire-adjoint (directeur d’écoles en retraite), 22 août 1944 Augereau, contrôleur des tabacsPrésident du comité de libération, Octobre 1944 Charles Mazeau, négociant, Avril 1945 - août 1946 Pierre Mathieu, (gérant de coopérative agricole), Août 1946 Michel Schneershon, industriel, 1947 François Collas, docteur vétérinaire.

 LA FIN DU CAUCHEMAR
- 1945 arrive avec la libération et la réorganisation de la vie locale, le retour des prisonniers et cette forte envie de vivre après ces longues années de désespoir et de pénurie. Le sport comme le cyclisme ont été frappés par la grande guerre. La reconquête s’avère difficile, car pour repartir il est nécessaire d'avoir des moyens et du soutien. Les premières courses se déroulent dans des conditions pitoyables. Matériel rafistolé, coureurs sous-entraînés et pour certains peut-être sous alimentés. Mais là n’est pas, finalement le plus important. Affligée des drames de la guerre, la population veut oublier son cauchemar. Le public est prêt à nouveau à rêver aux exploits de champions qui, mieux que quiconque, personnifient et subliment les vertus humaines. Cet homme qui va réhabiliter le cyclisme mussidanais et de l’ouest de la Dordogne, lui redonner ses lettres de noblesse et accélérer le cours de son évolution, c’est Albert Chaussade, bien vite suivi par son équipe. Il faut attendre 1946 pour que les rouages du club se remettent en place. Monsieur Georges Lafaye est alors président et toute son équipe s’active pour structurer le club, former des jeunes cyclistes et organiser à leur profit quelques courses dans la région.

maires

Raoul Grassin premier président du Racing et maire, victime de la répression nazie le 11 juin 1944
A droite François Collas maire en 1947 et président d'honneur du RCM.

- Albert Chaussade de retour d’Allemagne s’installe comme vélociste à Saint-Médard de Mussidan et devient directeur sportif de l’équipe. Dans son petit atelier situé au lieu-dit "la Planche" et sur la route de Sainte-Foy règne une certaine effervescence. Elvisch offre trois contrats à la disposition des jeunes du RCM et Monsieur Chaussade également agent de la firme Origan, est à la fois le dépositaire, l’agent correspondant et le décideur de tout cet ensemble. Le 12 mai 1946 le prix de la Planche figure sur le calendrier et la compétition renaît avec des organisations menées de mains de maître par Albert Chaussade, puis Pierre Verrière, qui lui excelle dans le rôle de commissaire chronométreur, pendant que monsieur Vernac s’affairait au secrétariat. Georges Palus remporte le 10 juin le prix des fêtes de Mussidan devant Picqué de Libourne alors qu’André Commerie sous le maillot de la Pédale Faidherbe s’adjuge le prix du commerce et de l’artisanat couru lors du comice de septembre. Pendant ce temps le journal l’Athlète nous signale la naissance d’une fille prénommée Danielle, au foyer d’Albert Chaussade.
- Grand centre de rugby l’hiver, Mussidan devient un ardent foyer du cyclisme et dès 1947, la ville sera honorée par trois épreuves inscrites au calendrier du comité du Limousin auquel le club est rattaché. Pierre Verrière dynamique secrétaire s’active dans ses dossiers et voilà que dix-neuf épreuves viennent compléter le calendrier des valeureux rouge et blanc. Albert Chaussade devient un directeur sportif rayonnant, même si René Minvielle le détrône lors de l’épreuve mussidanaise placée sous le patronage de l’hôtel de la gare. Dalix, Dubreuilh, Grellety et Labatut sont également des valeurs qui montent et le 26 mai 1947 lors des fêtes de la Planche, c’est le Scaliste Petit qui remporte le bouquet et le boyau mis en jeu à cette occasion. Ah ces fêtes de la Planche et ce prix disputé s’il vous plait dans une ligne droite et par série de coureurs … Quelle foule il y avait devant le garage Chaussade ! Que ce soit au Mayet, à Saint-Médard bourg ou à Mussidan-ville, le cyclisme de cette époque renaissait dans un vent de liberté et d’allégresse générale. Michel Serres du Burdigala Paris Sport deviendra le lauréat du grand prix du commerce et de l’artisanat en distançant Marius Duteil et André Commerie. La coalition périgourdine ne parviendra pas à contrarier la classe, la vitesse, le courage et le talent de ce routier bordelais qui évoluait sur cycle Reboul et qui terminera en solitaire avec tout de même 3’10 d’avance sur le 2° et après 130 kms de course. Mais la révélation de la saison sera René Minvielle victorieux à souhait et pour le plus grand plaisir de son directeur sportif.
Le bureau du RCM en février 1947 : Président d’honneur : M. André Gilfriche, Président actif : M. Georges Lafaye, Vice-Présidents : MM. Boussarie et Mespoulède, Secrétaires : MM. Verrière et André Escarmant, Trésoriers : MM. Inchauspé et Magneur, Directeur sportif : M. Albert Chaussade, Membres : MM. Coustillas, Escarment, Jucla, Courtade, Templer, Jean Boullet, Conche.
Ce directeur sportif qui, il faut le dire, se battait comme un beau diable pour ses coureurs. Car à cette époque on manquait de tout. L’industrie du cycle repartait péniblement et lentement, les pneumatiques et les accessoires se vendaient au compte-gouttes. Et si les coureurs possédaient un strict minimum, ils le devaient à Albert Chaussade, le bon mécanicien et l’homme de cœur si dévoué pour ses chers sociétaires.

LES COURSES A MUSSIDAN EN 1946-47
A Saint-Médard de Mussidan (juin 1946)
Mené à vive allure de bout en bout, le prix des fêtes a donné les résultats suivants : 1. Georges Palus (CC. Périgourdin), 2. Henri Piqué (AVC.Libourne) à 1 minute, 3. Bensse (Bergerac), 4. Lascaud (Périgueux), 5. Veyry, 6. Garrigue, 7. Ferron.
- L’équipe de l’ASPTT Bordeaux est championne de France sur route. Composée de Berton, Latorre, Taris Serres et Bramard, cette formation collectionne de nombreuses victoires sur les routes du sud-ouest.

Minviel

LES ÉPREUVES DU RCM EN 1946*

 - 12 mai Prix de la Planche : (résultats non trouvés),  10 juin Prix des fêtes de St.Médard : 1° Georges Palus (CC. Périgueux), 1° juillet Prix de Sourzac : 1° André Joulin (ASPTT Bordeaux), 30 juillet Prix de Ménesplet : 1° Gérard Dufour (Bordeaux), 1° septembre Prix de Neuvic : 1° Charles Martin (CC. Périgueux), 16 septembre Prix du comice de Mussidan : 1° André Commerie (Pédale Faidherbe), 27 octobre Saint-Front de Pradoux : 1° Pierre Mounet (CC. Périgueux)(*) épreuves retrouvées sur la presse d’antan.
- Avec Sautet, Lacoste et Sanfourche, le Cyclo-Club Périgourdin devient champion du Limousin des sociétés à Bergerac en battant le CRC. Limousin sur 75 kms. L’équipe se trouve ainsi qualifiée pour disputer le titre 1946 du championnat de France.
Notre photo : René Minvielle capitaine de route du RCM de 1946 à 1950, photo ci-contre.

LES ÉPREUVES DU RCM EN 1947

Prix de l’hôtel de la gare à Mussidan : 1° René Minvielle, 2° Albert Chaussade à 1’30’’, 3° Dalix, 4° Verkimpe, 5° Chadourne, 18 mai Prix de La Jemaye : 1° René Minvielle (RC Mussidan), 26 mai Prix de la Planche : 1° Henri Petit (SCA Libourne), Juin Prix de St-Médard de Mussidan de Mussidan : 1° Bohec (Pédale Faidherbe), Juin Prix de Ménesplet : 1° André Petit (SCA Libourne), Juillet Prix de Beaupouyet : 1° René Minvielle (RC Mussidan), 27 juillet Prix des fêtes de la mairie à St.Médard de Mussidan : 1° Zaccaron (Stade Foyen), 3 août Prix des fêtes du Mayet à St.Médard : 1° Marcel Dubreuilh (RC Mussidan), 10 août Prix de St.Laurent des Hommes : 1° Charles Martin (CC. Périgueux), 11 août Prix de la fête du quartier Gambetta à Mussidan : 1° Laffargue (CC. Périgueux), 15 août Prix des fêtes du Pizou : 1° Jean Baronnet (SCA.Libourne), 22 sept. Prix du commerce et de l’industrie à Mussidan : 1° Michel Serres (Burdigala Paris Club), 22 septembre Prix des jeunes en ouverture : 1° Bord (Périgueux), 26 octobre Saint-Front de Pradoux : André Bramard (ASPTT. Bordeaux)
Prix de la Planche (26 mai 1947)
1° Petit (SCA.Libourne) les 80 kms en 2h12’, 2° Baronnet à 50 mètres, 3° Barnagaud à 2’10", tous trois sur cycles Rochet, agent Barbot à Libourne, 4° Minvielle (Mussidan), 5° Lascaux (Périgueux), 6° Rieu, 7° Goyneau, 8° Dulau, 9° Chadourne, 10° Fabro, etc ….
Prix de Beaupouyet (juillet 1947)
1° Minvielle (RC.Mussidan) les 50 kms en 1h28’, 2° Bensse (Bergerac) à deux longueurs, 3° Verdun (Périgueux), 4° Grellety (Mussidan) à 30", 5° Labatut (Mussidan) à 1’00", etc …..

QUELQUES AS DU CYCLISME EN 46/47

Emile Teissère (Nice), Jo Berrini, Dominique Canavèse (Aix en Provence), Guiseppe Tacca (Paris), Maurice Diot, René Vietto, Alain Moineau (VC. Levallois), Elio Frosio (Italie), Jean Robic (vainqueur du Tour de France 47), Pierre Brambilla Vainqueur du circuit de l’Ouest 46, Gino Bartali (Italie) 1° du Giro en 1946, Fausto Coppi : 1° du GP des Nations 46, Louis Bobet : Champion de France amateurs 46, Louis Caput Champion de France pro 46, Apo Lazarides : 1° de la Course du Tour 46, Giluo Bresci vainqueur de la Ronde de France 46, Paul Néri Champion de France route en 1947.

LES GRANDS VAINQUEURS EN PÉRIGORD

André Commerie (Pédale Faidherbe), Georges Palus (CC. Périgueux), Louis Londéro (UC. Brive), Marius Duteil (CC. Périgueux), Félix Bermudez (Carcassonne), Paul Lerme (Angoulême), Jean Valentin (Toulouse), Pierre Mounet (CC. Périgueux), René Caramégeas (CC. Périgueux), Charles Martin (CC. Périgueux), Charles Ferdinand (CC. Bergerac).

LES VEDETTES DU SUD-OUEST

Antoine Latorre (ASPTT. Bordeaux) 1° Bordeaux-Saintes en 46, André Joulin (ASPTT. Bordeaux), André Bramard (ASPTT. Bordeaux), Michel Serres (ASPTT. Bordeaux), Champion de Guyenne route en 46, Albert Dolhats (Dax), Robert Rippe (UCAP.Angoulême), Roger Cruzin (CAM Bordeaux), René Barrière (CC. Béarnais), Ducourneau (Mont de Marsan), Maurice Verdeun (SA. Bordelais), Robert Desbats (CAM Bordeaux), André Gavelle (SA Bordeaux), Jean Taris (ASPTT. Bordeaux), L’équipe des Cycles Pruney : Alfred Macorig (Guidon Agenais), Léonce Autaa (CC. Béarnais), Pierre Mancicidor (CA. Bèglais), Jacques Moujica (St.Gaudens), Jacques Pras (UCAP.Angoulême), Jean Taris (ASPTT. Bordeaux).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - RC. MUSSIDAN : HISTOIRE DE SON CYCLISME (4)
© BERNARD PECCABIN - Prochain épisode : saison 1948 et 1949

29 juin 2020

1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (27° SEMAINE DE LA SAISON)

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

29 juin au 5 juillet 1970

Barjolin Daniel 1

- Victoire de Daniel Barjolin (notre photo) au 7° Tour du Béarn disputé autour d’Artix. La première étape fut animée par seize hommes avec un sprint à Urdos gagné par Lescure devant Barjolin et Hue. La deuxième étape courue autour d’Artix a vu la victoire d’Esclassan devant Lalanne et Barjolin qui prenait alors la tête de la course. Lors des deux dernières étapes, gagnées respectivement par Laforest et Démartin, Barjolin ne lâchera rien et remportera cette édition juste devant Lalanne et Esclassan.
- Le Libournais Jean-Michel Sybiac a enlevé le titre de champion d’Aquitaine des cadets à Oloron légèrement détaché, devant les Orthéziens Darrieu et Boniface. Chez les vétérans beau podium avec dans l’ordre Dupau (Hendaye), Lopez (Navarrenx) et Hostandie (Nérac).
Pour info liste des cadets qualifiés : Jean Loubat (Ste Livrade), Bernard Pineau (Guidn Agenais),  Christian Brignoli (AC Bon Encontre), Jean-Marc Desbieys (uC Mimizan), Michel Felez (Stade Montois), Dominique Servant (CA Créon), Francis Biogeau (US Coutras), Christian Souquet (AS Libourne), Christian Sybiac (AS Libourne), Jean-Yves Seube (US Cenon), Christian Jourdan (EC Foyenne), Christian Cruzun (AS Pian Médoc), Philippe Blanc (US Talence), Vincent Raynal (CC Périgourdin), Serge Paulhac (UC Nontron), Rapaël Truffy (CC Périgueux), Gérard Mazy (CC Périgueux), Henri Darrieux (UC Orthez), Daniel Boniface (UC Orthez), Guy Bloy (Pau VC), Pierre Mialocq (UC Orthez), Serge Pineau (Guidon Agenais), Christian Pinel (UCD Villeneuve), Christian Mélotti (VC Ste Livrade), Serge Puyo (US Dax), Christian Paillaugue (UC Saint-Justin), Eric Vermeulen (US Talence), Luc Jarry (US Cenon), Jean-Claude Abanades (AS Libourne), Gilles Vigier (UC Monségur), Denis Devlicheer (US Talence), Bernard Tiffon (Facture), Michel Derrips (CC St.Médard en Jalles), René Bajan (US Testerine), Guy Démartin (CC Périgourdin), Francis Dusseau (VC Bergerac), Jean-Luc Blondy (CC Bergerac), Jean-Louis Bontemps (CC Périgueux), Yves Cosa (Guidon Bayonnais), Pierre Biscay (Aviron Bayonnais), Bruno Renaudin (FC Oloron), Gérard Diaz (Guidon Bayonnais), Jacques Lorca (VC Libos), Jean-Pierre Broto (VC Nérac), Jean-Claude Lassus (VC Tarnos), Didier Domin (US Dax), Yves Maurin (Stade Montois), Jean-Paul Bobineau (US Talence), Guy Isola (AS Libourne), Jean-Marc Casas (Bordeaux VC), Jean-Claude Milice (CA Béglais), Franck Jarry (US Cenon), Dominique Lombardie (US Cenon), Jean-Michel Sybiac (AS Libourne), Philippe Nardi (US Talence), Albart Chaussade (UC Montpon), Jean-Pierre Doucet (UC Nontron), Daniel Pon (FC Oloron), Didier Pasca (FC Oloron), Alain Lacoste (CC Périgueux), Bernard Becaas (FC Oloron), Gilbert Duclos Lassalle (CC Béarnais).
- Les damiers Béglais ont régné en maître à La Rochelle. Organisé par l’Olympique Club, la réunion d’ouverture au vélodrome Maurice Delaunay a connu un joli succès sportif. Victoire de Réaud en vitesse, du CA Béglais (Rebière, Réaud, Barbe, Berthomé) en poursuite, de Pérez (VC Charron) dans l’individuelle, de la paire Barbe-Berthomé lors de l’américaine.
- D’autres succès avec Roland Mercadié (Castelsarrasin) à Gimat, de Raymond Savary (CRCL) à Saint-Sulpice Laurière, de Deltreuil (Libos) à Libos, de Becaas (Oloron) à Saucède, de Christian Fauquey chez lui à Créon, de Guy Dolhats (Tarnos) à Saubrigues et à Ondres, alors que Mazeaud et Samy n’ont pu se départager à Chevanceaux où ils terminent ex-æquo.

ÉCHOS DE DORDOGNE

Gardonne : 1. Alexis Eyquard (US Bouscat), 2. Mazet (Saint-Eloy les Mines), 3. Maccali (Villeneuve), 4. Vigouroux (Villeneuve), 5. Sadet (Villeneuve), 6. Barbe (Bègles), 7. Badourès (Agen), 8. Ben Brahim (Agen), 9. Royère (Lalinde), 10. Frigo (Périgueux), etc...

vergt

Peyré à droite et Lambert à gauche vont être fleuris à Vergt
par Mlles Annick Michaud et Monique Granger

- A Vergt, victoire de Peyré (UCD Villeneuve) qui précède Lambert (Bergerac) et Mespoulède (Périgueux). Sur notre photo Cuménal le speaker auprès du vainqueur et des charmantes Annick Michaud et Monique Granger qui s’apprêtent à fleurir le lauréat.
- A Nontronneau, victoire de Vincent Raynal au championnat de Dordogne des cadets. Qualifié d’office il sera accompagné pour le régional d’Oloron par Truffy, Mazy, Démartin, Bontemps, Lacoste.

Tamniès

Mireille Laborderie et Jean Malgouyat autour des deux premiers à Tamniès

Tamniès : 1. Glaudon (Sarlat), 2. Gardet (Périgueux), etc...
Château l’Evêque : 1. Glaudon (Sarlat), 2. Darrin, 3. Bibié (tous deux CC Périgueux), etc...
Le Change : 1. Gilles Joubert (Asptt Paris).
- Salagnac-Clairvivre : 1. Claude Denis, 2. Claude Hue, 3. Lucien Sautier (tous CC Périgueux).
-
Soixante coureurs au départ du Grand Prix des fêtes du quartier Saint-Martin à Périgueuxavec un Francis Duteil vainqueur détaché.

Salagnac

Récompense pour Duteil et Sautier entourés de MM. Bonvoisin,
Monribot, Pompognat président du comité des fêtes et Gorce trésorier

DUSSEAU Franci

Le classement : 1. Francis Duteil (CRCL), 2. Sautier (Périgueux), 3. Mazet (Saint-Eloy), 4. Barbe (CA Béglais), 5. Dubreuil (CRCL), 6. Alizié (Guidon Agenais), 7. Wilhem (Bordeaux), 8. Bardoulat, 9. Hue (Périgueux), 10 Savary (CRCL), 11. Martin (Mussidan), 12. Mespoulède (CC Périgueux), etc...
- Pas de miracle à Oloron pour le championnat d’Aquitaine des cadets si ce n’est le jeune Francis Dusseau (VC Bergerac) en médaillon qui se classe 7° et premier coureur de Dordogne. Mais le VC bergeracois  détient encore une vedette avec le jeune Pierre-Raymond Villemiane qualifié pour le championnat de France amateur junior à Plumelec.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1970/27° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

23 janvier 2021

BEAUSSAC (Palmarès)

UNE SACRÉE CÔTE

- Beaussac une des rares communes qui continue sa collaboration avec le cyclisme. Dommage tout de même que ces derniers temps le peloton ait fondu comme neige au soleil. Et pourtant ce comité fait beaucoup pour le cyclisme. Outre le passage du Tour du canton de Mareuil, Beaussac a reçu un Championnat de Dordogne, un championnat d’Aquitaine espoir et le challenge national des juniors. La fête a lieu le premier dimanche d’août, une période pas tellement faste pour les coursiers qui sont partis en vacances. Actuellement trente trois prix des fêtes s’y sont déroulés et si ce palmarès n’est pas complet, "Dordogne Cycliste" est preneur. Cette belle épreuve qui comprend une terrible ascension du bourg a été organisée par les clubs Nontronnais, puis par le CC Périgourdin et enfin de nos jours par l’EC Ribérac. puis par la JS Astérienne. Cette course est une des rares à s'installer dns la durée.
- Petite commune de 200 habitants, où Sandy Casar encore amateur a gagné en 1998. On peut y découvrir trois châteaux (Aucord, Poulignac et Bretanges). L’église date du 12°/13° siècle et une grotte constitue la dernière découverte de ce village du Pays de Mareuil. N’oublions pas que le soir de la course, les coureurs peuvent rester pour déguster avec leur famille la rituelle poule aux champignons, servie sous un chapiteau.

beaussac 2003

Victoire du Poitevin Romain Chollet en 2003 ici à côté de Christophe Napias

Palmarès connu du Prix cycliste : 1978 Raymond Paillot (UA La Rochefoucauld), 1979 Guido Vérardo (VC Langon), Alain Laval (EC Foyenne) course d’août, 1980 Gay (UC Nontron), 1981 Philippe Gianoni (CC Périgourdin), Laurent Mazeau (EVCC Bergerac) course d’août, 1982 Tony Rousseau (VC Leroy-Somer), 1983 Guy Biojout (UV Limousine), 1984 Frédéric Chabreyrou (CA Ribérac), 1985 Eric Raud (CC Périgueux), 1986 Michel Delestage (Pédale Thiviers), 1987 Thierry Chamouleau (CC Périgueux), 1988 Jean-Claude Delage (CC Montpon), 1989 Patrick Bartou (CRC Limoges), 1990 Pascal Beau (CC Vervant), 1991 Jean-Yves Béneyrol (ASPTT Périgueux) Championnat de Dordogne, Didier Lezoray (SC Périgord), 1992 Patrice Castrezatti (AC Bon Encontre), 1993 David Périllaud (UA La Rochefoucauld), 1994 Nicolas Brachet (CCP Nontron), 1995 Franck Alaphilippe (CC Varennes), 1996 Jérôme Bonnace (CC Marmande) Championnat d’Aquitaine espoirs, 1997 Cyril Ribette (UC Brive), 1998 Sandy Casar (Jean Floc’h Mantes), 1999 Jean-François Bégoin (AC Châtellerault), 2000 pas de course suite décès président du comité des fêtes, 2001 Jérémy Dartus (Picardie) Challenge National Juniors, 2002 Julien Valade (Bressuire), 2003 Romain Chollet (Cycle Poitevin) (notre photo), 2004 David Milon (CC Périgueux), 2005 Yoan Poirier (CC Périgueux), 2006 Alexandre Brard (UC Artix), 2007 Sylvain Pandelé (CAM Bordeaux), 2008 Jérémy Rouyer (Angoulême VC), 2009 Sébastien Bordes (Cycle Poitevin), 2010 Christophe Cuménal (CC Périgueux), 2011 Sébastien Béneyrol (JS Astérienne), 2012 Bruno Guezet (CC Marmande), 2013 Maxime Teulière (CC Marmande), 2014 Romain Jagu (Vélophile de Naintré), 2015 Louis Lapierre (Cycle Poitevin), 2016 Thomas Acosta (SA Mussidan), 2017 Kevin Ouvrard (SA Mussidan), 2018 Guy Le Monnier de Gouville (CG Orléans), 2019 Alexandre Guérin (Sud Dordogne).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – BEAUSSAC © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

19 août 2020

SAINT CRÉPIN DE RICHEMONT (palmarès)

Denis 1ANCIENNE PLACE FORTE DES INTERCLUBS

- Saint-Crépin de Richemont est une petite commune du canton de Mareuil, peuplée de quelques 240 habitants. Située sur les rives du Boulou entre Brantôme et Saint-Félix de Bourdeilles, ce village est traversé chaque année par le Tour du Canton. La fête patronale est célébrée le premier dimanche du mois de mars. Dans les années 1970, le Cyclo-Club Périgourdin a organisé des épreuves de classements. Pour le reste, une seule course officielle de trouver, gagnée par Claude Denis (notre photo), c’était en 1975.

 Palmarès connu du Prix cycliste : 1975 Claude Denis (CC Périgourdin)

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ST.CRÉPIN DE RICHEMONT
© BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

9 juillet 2020

MAREUIL SUR BELLE (Palmarès)

L’ANCIEN PC DES DUTEIL

- Située en bordure de la Charente, Mareuil sur Belle est une ville qui a vécu longtemps par son cyclisme. Que ce soit avec Marius Duteil, ses fils Francis et Patrick, les frères Brun voire Vivier, on a souvent causé vélo dans ce bourg d’environ 1300 habitants. Il y a eu les prix des fêtes de la Saint-Laurent, des nocturnes pour ces mêmes fêtes à une autre période, puis les jours cyclistes en Dordogne de Maurice Jouault qui ont fait étape en 1983 et enfin le Tour des cantons Ribérac/Mareuil/Verteillac qui ont écrit une belle page de notre discipline, avec au départ des garçons d’avenir. Celui-ci fera l'objet d'une autre publication.
- La fête se situe le dimanche après le 10/08, mais on festoie aussi le jour des rameaux... Ce sont les clubs Nontronnais qui organisent les manifestations cyclistes dans cette cité qui reste une des quatre baronnies du Périgord.

Mareuil 98 bis

Le 12° Prix de la Saint-Laurent couru le 7 août 1998 avec le protocole des jeunes,
puis celui de la course avec de gauche à droite Melkior (2°), Béneyrol et Brémand d
u club organisateur, puis Jean-Michel Arquey (GC Bergerac) premier de la course.

Palmarès connu du Prix cycliste : 1950 Michel Brun (CA Ribérac), 1951 Michel Brun (CA Ribérac), 1967 Driss Ben Brahim (UCD Villeneuve), 1968 Bidou (Lussac les Châteaux), puis Roger Démartin (CRC Limoges), 1969 Maurice Laforest (Royan), 1970 René Barthes (RC Lézignan), 1971 Bernard Bourreau (CA Civray), 1974 Roger Saladié (UA Vic), 1975 Alain Ducau (CC Périgourdin), 1976 Michel Brusson (CC Périgourdin), 1978 Pascal Jugie (Sarlat), 1983 Nontron-Mareuil (Jours Cyclistes en Dordogne) Eric Valade (EC Foyenne), 1987 Jean-Luc Besse (CC Périgourdin), 1988 Philippe Decima (AJ Montmoreau), 1989 Michel Lafagne (Pédale Faidherbe), 1990 Maurice Loustalot (CCP Nontron), puis Jean-Luc Béneyrol (ASPTT Périgueux) dans un cyclathlon, 1991 Jean-Jacques Blancheton (UC Montpon), Pierre Geoffroy (Nevers) dans un cyclathlon, 1992 Matthew Sedgewick (CC Périgourdin), 1993 Christophe Gilbert (AJ Montmoreau), 1994 Michel Lafagne (Pédale Faidherbe), 1997 Jean-Yves Béneyrol (CCP Nontron), 1998 Jean-Michel Arquey (GC Bergerac), 1999 Jordan Caillaud (CC Périgourdin), 2000 Olivier Feytou (GC Bergerac), 2001 Stéphane Eyquard (US Bouscat), 2002 Mickaël Larpe (CCP Nontron).

116776945[1]

Berland, Mérillou et Ben Brahim le lauréat à Mareuil su Belle en 1967
autour du speaker Maurice Jouault lors du protocole

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – MAREUIL-SUR-BELLE © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

4 juillet 2020

VIEUX MAREUIL (Palmarès)

POUR LES RÉGIONAUX

31,5) Vieux Mareuil junior 1er année, 1971

Serge Daubisse (CC Périgourdin) vainqueur en 1971

Classement de l’édition 1996 : 1. Alain Ducau (CRC Limoges), 2. Stéphane Virvaleix (Cyclisme 24), 3. Victor Melchior (RC Mussidan), 4. Darcoulet F. (UC Montpon), 5. Jacques Daniel (ASPTT Périgueux), 6. Jean-Michel Arquey (GC Bergerac), 7. Marty (G. Pellegrue), 8. Lavergne (VC Arédien), 9. Jarreton (La Couronne), 10. Devaux (Pédale Faidherbe).

Vieux-Mareuil 96

Alain Ducau vainqueur le 12 mai 1996 aux côtés de Jean-Michel Arquey sacré meilleur sprinter

Palmarès connu du Prix cycliste : 1969 Lionel Sallat (UC Nontron), 1970 Maison (Poitiers), 1971 Serge Daubisse (CC Périgueux), 1972 Christian Darrin (CC Périgueux), 1973 Alain Ducau (UC Nontron), 1974 Alain Ducau (UC Nontron), 1975 Lucien Sautier (RC Mussidan), 1976 Régis Mignon (Leroy-Somer), 1978 Sallat (Nontron), 1979 Jean Biniecki (UC Nontron), 1982 Raphaël Truffy (Thiviers), 1993 Jérôme Paul (CC Périgueux), 1994 Jean-Christophe Arretche (Cyclisme 24), 1996 Alain Ducau (CRC Limoges), 1997 Patrick Fiefvez (GC Bergerac), 1998 Christophe Gilbert (VC Arédien).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – VIEUX MAREUIL© BERNARD PECCABIN
Réédition d’ar ticles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

5 juin 2020

LE CYCLISME A BERGERAC (1883-1947)

HISTOIRE DU CYCLISME ET DES CLUBS DE BERGERAC

Bergerac

- Bien avant 1900, le cyclisme de compétition existait à Bergerac avec comme porte drapeau le coureur Breton licencié au sein de l’USB, non seulement en qualité de coureurs, mais aussi comme rugbyman pratiquant. L’Union Sportive Bergeracoise a existé bien avant 1901. Elle a adopté nos statuts associatifs (loi 1901) dès leur naissance, une raison pour laquelle en 1951, elle fêtait son cinquantenaire. N’oublions pas non plus que Valentin Huot a pris sa première licence à l’USB, qui organisait toutes les épreuves dans sa ville tout comme dans sa périphérie. Ainsi Bergerac a joui d’une forte présence cycliste. Que ce soit dans les quartiers, chez les commerçants, comme dans les associations, tout le milieu a contribué dès la fin de la deuxième guerre mondiale à donner un nouvel essor au vélo.

1934 bis

Photos de la publication de Bondier-Lecat

Histoire du cyclisme Bergeracois à la fin du 19° siècle : C’est en 1883 que le cyclisme de compétition a vu le jour, amené par une génération de dirigeants pour qui nous devons un énorme respect. On relève dans le premier annuaire de l’UVF édité en 1888, par l’imprimeur Bouzin, 52 bis rue Jacques Dulud à Neuilly, que la fondation d’une société cycliste à Bergerac remonte bien à 1883, avec le Sport Vélocipédique Bergeracois.
- Ce qui est intéressant à ce propos c’est de rappeler, qu’avant le SV Bergeracois, il n’y a eu avant lui que quatre groupements de cyclisme qui l’ont précédé, à savoir : Le Véloce Club Bordelais (1878), le Véloce Club Réolais (1879), le Véloce Club Agenais et le Véloce Club Béarnais tous deux fondés en 1881. Et il y a lieu de rappeler que le premier délégué du Véloce Club Bordelais auprès de l’UVF, résidait 46 rue Neuve d’Argenson à Bergerac, qu’il fut élu président du SV Bergerac, puis vice-président du comité exécutif de la Fédération en 1885, avec le dénommé Fernand Ladevèze.
- Ce sportsman qui aux côtés de Maurice Martin (lire sur ce lien son histoire sur la 2° partie de Bordeaux-Arcachon) et de ses amis contribua grandement à l’essor du cyclisme dans nos départements, et notamment au sein de l’armée. Il organisait chaque année des courses remarquables à Bergerac, sur le vélodrome de la Place Gambetta*.
(*) Il n’y avait pas de vélodrome mais comme les allées Tourny à Périgueux, il est probable que la Place Gambetta était aménagée ainsi avec des virages relevés à l’aide de planches que l’on avait amenées.
Dans l’entre deux guerres, des épreuves comme le GP Rugby-Cyrano de Bergerac et un GP sur cinq étapes ramenaient beaucoup de coureurs. Ce GP disputé sur 800 kms partait de Bergerac à Périgueux, Périgueux-Libourne, Libourne-Arcachon, Arcachon-Agen et Agen-Bergerac.

1936

- Pendant la deuxième guerre le Grand Prix du Commerce et de l’Industrie a vécu. Notamment en 1943 et en 1945. En 1943, le GP se déroulait en présence d’une foule considérable. Contre toute attente, le Cannois Dante Gianello qui paraissait devoir fournir le vainqueur, est arrêté par un incident mécanique. Sur ces entre faits, le Hollandais Albert Van Schendel lâche le peloton et couvrant les 180 kms du parcours en 5h05’ gagne devant Ramos de Carcassonne, l’Italien Sicillano et le Niçois Magnani natif d’Amérique. La section cycliste de l’USB était active au cours de la deuxième guerre. Marius Duteil  était même un de ses licenciés.

1938 Circuit Picon à Bergerac

Circuit Picon en 1938 à Bergerac © Bondier-Lecat

- L’affluence en 1945 n’est pas moindre. Les coureurs titrés ne manquent pas au départ. La lutte est plus ardente qu’en 1943. Elle est indécise par la défense des régionaux. Finalement Pernac de Marseille passe la ligne d’arrivée en tête, battant dans l’ordre Vergili (Paris), Rémy (Marseille), Zanti (Cavaillon), Négroni (Carcassonne) et le vainqueur de 1943, à savoir le Hollandais Van Schendel. L’organisation de ce Prix du Commerce et de l’Industrie s’arrêta là, remplacé en 1946 par les Huit heures de Bergerac.
- Ayant reçu presque dès l’origine, le caractère que nous leur voyons encore, ces épreuves continuent en 1950, soit 67 ans plus tard, à recueillir le même enthousiasme qui a accompagné leur début. L’Union Sportive Bergeracoise est bien l’héritière du Sport Vélocipédique Bergeracois. Ce sont ces deux sociétés qui ont fait le lien dans l’entre deux siècles, c’est bien l’USB qui a perpétrer cet enthousiasme, qui a éveiller les sentiments sportifs des nouvelles générations, même si l’esprit du temps a apporté sa touche de nouveauté.

1939

- Longtemps, le CC Bergeracois section cycliste de l’USB a porté le nom de Cyclo-Club Bergeracois (USCCB) sans être autonome, avec à sa tête Jean Vircoulon, aidé par Marcel Beney industriel de la ville. Cette section comptait en 1947 vingt-sept coureurs et organisait vingt-deux courses. Ses succès étaient flatteurs avec des leaders comme Ferdinand, Bosviel, Goyneau, Large, Rigaudie, Gardet, Besse, Pataluc, Fabro et Bourdichon. Le point d’orgue de cette équipe étant la conquête du célèbre Challenge Mullard grâce au capitaine entraîneur Néné Dubouilh et son équipe composée de Bosviel, Fabbro, Pataluc et Goyneau. Dans ce bureau se trouvait le secrétaire Villechanoux, le trésorier Kieffer et de nombreux dirigeants tels MM Chavanel, Bourdichon, Monpontet, Ducos, Cantin, Guinot, Clergeau, Lagarde, Bureau, Nouaillant.

1945

- Vous découvrirez sur cette publication en plusieurs parties, tous ceux qui ont gagné à Bergerac. Mais de toutes les épreuves, c’est bien le Prix du Commerce et de l’Industrie qui restera le maillon fort d’une époque aujourd’hui bien disparue.
- Ici comme ailleurs, la circulation a largement contribué à tuer notre cyclisme. Les ilots directionnels et les ralentisseurs constituent des obstacles qui font qu’aujourd’hui, on ne peut plus pratiquer la compétition en centre ville. A ce problème s’ajoute la disparition du bénévolat et vous aurez ainsi tous les ingrédients du déclin du cyclisme en milieu urbain et même rural. Heureux les dirigeants qui ont vécu ces belles époques pour lesquelles il ne reste plus que des souvenirs...
- L’USB a donc été le premier club de la ville à mettre sur pied des épreuves cyclistes. Le Guidon-Club a ensuite pris le relais, rejoint plus tard par le Cyclo-Club. Mais pléthore de clubs a été aussi l’occasion de créer quelques dissensions dans les instances qui au fil du temps se sont multipliées sur les rives de la Dordogne.
- En 1951 c’est l’arrivée d’une nouvelle société dans la ville avec le Guidon Club Bergeracois. Ce club présidé par Maurice Sudreau pouvait compter sur son équipe dirigeante avec M. Lafaurie au secrétariat et M. Nadal à la trésorerie. Parmi ses membres citons MM. Kiefer, Lémonie, Delteil, Chavanel, Goby, Vacher, Lacour, Géant, Bonato, Pernet, etc...
- En 1953 le Cyclo-Club Bergeracois quitte l’US Bergerac omnisports et devient une société autonome. Il organise à Castang, Gardonne, Bouniagues, Mouleydier, à la gare de Bergerac, La Force, le Monteil, Cours de Pile, Prigonrieux, etc..., élargissant ainsi son champ d’investigation. Parmi ses coureurs figurent Valentin Huot, Pierre Vergne, Claude Rigaudie, Jean Bronsoff, Jean Guisto, Titi Chort et Devier. Tous ces coureurs sont désormais aux ordres d’Isidore Jamay(1) directeur sportif et ancien champion au cours de l’entre deux guerres. Arborant les couleurs du CCB, Jamay gagna à Lalinde, à Ménestérol et s’adjugea le Prix Gallien à Bergerac et la course de Saint-Laurent des Hommes en 1937, celui de Goux en 1938. Il se mesura à des coureurs réputés de notre Dordogne tels Charles Ferdinand, Dubouilh, Rebière, Bénédetti, Vigier, Soulignac, Fedrigo, Ronteix, Calvo, Moulinier, mais aussi avec le Briviste Londéro, Couturas de Libourne et le Bordelais Théo Pérez. En 1935, Jamay se lance dans la grande mêlée en prenant le départ du GP Wolber. Dans cette course gagnée par Fontenay, où le futur champion du monde de demi-fond Lesueur se révéla, Isidore Jamay se classa successivement lors des étapes 4°, 17°, 2° et 30° forçant ainsi l’admiration du public. D’ailleurs Jamay fut aussi champion départemental de vitesse, de fond et de cyclo-cross.

1947

Challenge Mullard gagné par l’USB en 1947 avec de gauche à droite
Boisviel, Fabro, Pataluc et Goyneau © Bondier-Lecat

(1) En ce qui concerne Jamay il s’agit de faire attention, car il y a eu deux Jamay à cette époque. Isidore licencié au CC Bergeracois et Paul Jamay licencié à la Pédale Faidherbe. Tous deux eurent un palmarès exceptionnel mais il est dommage que nos archivistes n’ont pas su dissocier les deux coureurs si bien que la confusion est totale. "Dordogne Cycliste" sait qu’en 1927 un Isidore Jamay âgé de 16 ans demeurant à Marval, avait gagné le Premier Pas Dunlop en Haute-Vienne. On le retrouve 2° à Château-Chervix en 1928, 1° de Limoges-Bourganeuf et retour en 1929 et en 1930. Puis ensuite on évoque le nom de Jamay sans citer le prénom... d’où ce début de confusion. Mais il est certain qu’Isidore Jamay a excellé en 1937 et en 1938 comme précisé ci-dessus. Valentin Huot se souvient de lui, puisqu’il a été son entraîneur au sein de l’USB.

PALMARES CONNU DES EPREUVES A BERGERAC (1946/47)

1946 - Prix d’ouverture : José Sanz (SCA Libourne).
Championnat du Limousin des sociétés : 1° CC. Périgourdin (Sautet, Sanfourche et Lacoste), 2° CRC Limousin, etc... puis 5° US Bergerac.
Prix de la Libération : 1° Marius Duteil (CC Périgueux) en poursuite, 1° Marius Duteil (CC Périgueux) en individuelle, 1° Marius Duteil et Charles Ferdinand (CC Périgourdin) dans l’américaine. 1° Caorradi (US Bergerac) en poursuite amateurs.
Premier 8 heures de la ville courues place Gambetta : Course à l’américaine : Louis Caput associé à Eloi Tassin 286 kms parcourus en 8 heures, 2° les frères Lapébie.
Championnat du Limousin des Sociétés : 1° CC Périgourdin (Sautet, Sanfourche, Lacoste), 2° CRC Limoges... 5° US Bergerac.
- Caput et Tassin étaient de véritables vedettes à cette époque. Louis Caput était en 1946 Champion de France, vainqueur de Paris-Reims puis du circuit des Boucles de la   Seine. Il termina sa carrière en 1957. et devint plus tard directeur sportif. Eloi Tassin était plus âgé. L avait débuté sa carrière en 1935 et avait gagné en 1946 la course Armagnac-Paris associé à Caput (également 1° de la Ronde de Bubry, 1° à Arzano, 3° de Paris-Montceau les Mines, 3° du GP de Nantes et 5° du GP des Nations).

Caput

1947 - Prix de Bergerac : Paul Pinaud (UCD Villeneuve).
Prix de la ville : Zaccaron (Stade Foyen).
Prix du Commerce et de l’Industrie : Roger Durand (Guidon Agenais).
Prix de la Libération : américaine Charles Ferdinand (USB)-Delpech (Fumel).
Bergerac-Périgueux-Bergerac : 1° Paul Pineau (Villeneuve)
- Derrière le duo Ferdinand/Delpech lors de l’américaine du GP de la Libération, se classaient ensuite Clairac (Sauveterre) associé Rebeyrol (Libourne), puis en 3° position Bosviel (USB) associé à Serre (Fumel).
Le Grand Prix du Commerce et de l’Industrie en 1947 était couru en circuit fermé de 2,259 kms à parcourir 60 fois soit au total 135 kilomètres. Il empruntait la rue de la Résistance, Jardin Public, avenue Wilson, avenue Verdun, cours d’Alsace et place Gambetta. C’était un circuit plat rapide à la main des rouleurs comme des sprinters.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - LE CYCLISME A BERGERAC (1) © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode - Le cyclisme à Bergerac de 1948 à 1952

15 juin 2020

1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (25° SEMAINE DE LA SAISON)

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

15 au 21 juin 1970

- Le 40° Tour du Blayais couru sur 150 km s’est terminé par le succès du Périgourdin Claude Hue. Mais avant lui, Fauquey, Lalanne, puis Eyquard et Raymond, de Santi ensuite ont tenté leur chance. Lors du dernier tour Claude Hue a fait la différence, remportant une belle victoire devant Tardy (Nontron) premier junior à deux secondes et Eyquard (US Bouscat) troisième.
- Daniel Barjolin (Civray) se trouve à la conclusion lors du prix de Valence sur Baïse où il l’emporte devant Laforest (Pons), Fage (Lézignan), Lescure (Montastruc) et Mazeaud (Lalinde). Le même jour à Sainte-Foy, c’est André Lesca (Tonneins) qui prend l’avantage, cette fois sur Villeneuve (Royan) et Dupouy (Lourdes
- Et puis on a couru ensuite à Damazan où le redoutable Ben Brahim (UCD Villeneuve) a démontré qu’il avait de beaux restes. Daulieue (CC Aturin) et Gutkin (Mazamet) l’ont appris à leurs dépens. A la Brède, c’est le Béglais Jean-Pierre Barbe qui se dégage pour l’emporter sur trois coureurs Bouscatais, Bernard, Cigana et Raymond, la cinquième place revenant à Fauquey. Et à Saint-Macaire, il y a eu aussi du sport avec le Couronnais Michel Brusseau vainqueur malgré les Napias, Corbaigt, Caniero, Mailhé et Gardelle classés dans cet ordre.

Aragon 70

L'équipe du Béarn au départ du 4° Béarn-Aragon
avec Claude Hue le Périgourdin à l'extrême gauche

- Six cent soixante six kilomètres à parcourir sur cinq étapes, six cols à escalader, un chrono, tel est le menu du 4° Béarn-Aragon. La première étape est remportée par Villanueva (Espagne) devant Sautier (Aquitaine) et Martos, alors que le jeune Claude Denis a été exemplaire dans le Somport. Le lendemain entre Jaca et Saragosse, victoire de Claude Hue qui court dans une sélection Béarnaise, alors que Sautier endosse le maillot de leader. De Huesca à Formigal, victoire de Marti (Ferboton) alors que Sautier conserve sa pôle position au général. Mais les coureurs français ne prendront plus la main lors de leur retour sur Pau, où les espagnols furent à la parade avec le succès de Jovellar (Kas) à Pau et celui de Galdamez (Donuts) qui s’adjuge ce 4° Béarn-Aragon.

Béarn Aragon 70

Claude Hue (Béarn) vainqueur à Saragosse

- En Limousin, c’est l’effervescence avec le départ du Tour de France prévue en fin de mois à Limoges. En attendant Claude Mazeaud gagne le prix Eco-Therm à Brive, Francis Duteil gagne à Treignac alors que Jamot (Felletin) est irrésistible à la nocturne d’Aubusson.
- D’autres succès avec Guy Planas (Pau VC) à Moumour, celui de Jean-Claude Larrecq (UC Artix) à Lacq, de Francis Dubreuil (CRCL) à Morcenx, de Roger Darrigade (Dax) à Roquebrune, de Dominique Servens (Créon) à l’éliminatoire cadets de Gironde et de Bernard Bourreau (Civray) à Soyaux.

ÉCHOS DE DORDOGNE

Laud, Dazat, Queyrouilh

Jean-Paul Laud, Dazat et Querouilh au podium à Mussidan

- Le Prix des commerçants et industriels de Mussidan s’est soldé par la victoire de Dazat (Asptt Paris) qui bat Laud (CC Périgueux) et Delaunay (Fontenay).
Classement : 1. Jean-Claude Dazat (Asptt Paris), 2. Jean-Paul Laud (CC Périgourdin), 3. Delaunay (Fontenay), 4. Querouilh (ESCA), 5. Arquey (Bergerac, 6. Lambert (Bergerac), 7. Caneiro (Le Bouscat), 8. Gay (Bergerac), 9. Chatelas (Agen), 10. Delfau (Saint-Roch (Angoulême), etc...
- A Soubie (commune de Moulin Neuf) le prix cycliste a vu la victoire de Prépoint (Ambarès), plus rapide que Zanconatto (Périgueux) et Fernandez (Créon).

Badourès, Alizié Malgouyat Sarlat

Badourès et Alizié les deux remiers à Sarlat autour du speaker Malgouyat

- Sarlat la Bouquerie : 1. Badourès (Guidon Agenais), 2. Alizié (Guidon Agenais), 3. Gutkin (Mazamet), 4. Dupouy (Lourdes), 5. Vigouroux (Villeneuve), 6. Tomiet (Langon), 7. Mespoulède (Périgueux), 8. Galy (Lalinde), 9. Marty (CC Sarlat), 10. Guillouet (Caen), etc...
Verteillac (Prix Merlaud) : 1. Francis Duteil (CRCL),
2. Dubois (Bordeaux), 3. Wilhem (Libourne), 4. Dubreuil (CRCL), 5. Bernard (Bouscat), 6. Mazeaud (CC Lindois), etc...
Cours de Pile : 1. Mazy,
2. Truffy (tous deux CC Périgourdin),
Varennes : 1. Jean-Serge Calmette (CC Périgueux)
Saint-Médard de Mussidan (4° catégorie par ESCA) : 1. Deffreix (ESCA),
2. Patrick Duteil (Prigonrieux), 3. André Dugué (ESCA), 4. Marache (Périgueux), 5. Ouvradou (Bergerac), 6. Fiorotto (Bordeaux), 7. Bernard Estève (EC Foyenne), 8. Robert Bibié (Périgueux), 9. Bassi (EC Foyenne), 10. Pasero (Mairamont), etc...
La Coquille : 1. Roger Démartin (CC Périgueux), 2. Plat (Lussac les Châteaux), 3. Lebourg (Limoges), 4. Ditlecadet, 5. Laroudie, 6. Savary (tous Limoges), 7. Mournat (Périgueux), etc...

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1970/25° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

14 juin 2020

1998 ÉLISABETH CHEVANNE BRUNEL - SA 10° SAISON

HISTOIRE D’UNE SPORTIVE AU PAYS DE L’HOMME

1998 ZABOU REFUSE DE SE DOPER

ET QUITTE L’ÉQUIPE FANINI AU TOUR DU TRENTIN FIN JUIN

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1998 zabou

Club TCF Périgord et Michela Fanini
puis équipe du Québec

RAPPEL DE SA SAISON

 - Après la conquête de son titre de Championne d’Europe, 1998 se présentait sous les meilleurs auspices pour notre perle du Périgord. Elle n’a pas du tout démérité, en s’illustrant dans les classiques internationales et en baroudant sur les routes des USA, d’Italie, de Suisse, du Canada et des Pays-Bas.
- Zabou a également changé de club pour s’expatrier en Italie. Une affaire qui s’est mal terminée, mais qui prouve la force de caractère de notre championne qui a su dire non à l’EPO, quand on lui en proposait. Une preuve de plus qui souligne comment l’entourage de notre cyclisme est pollué. C’était en 1998, à l’époque de l’affaire Festina. Qui aurait pensé que cette pratique appartenait à la tradition ? On était à une époque où toutes les championnes tisanaient. Et "Rétro Vélo Dordogne" n’épargnera pas les compétitrices venues des anciens pays de l’Est tout comme celles de l’Europe de l’Ouest et d’ailleurs... Une époque où Zabou a du lutter seule contre tous ces pourris, contre ce monde de corrompus et de salops qui ont fait de notre cyclisme, non seulement une discipline à deux vitesses, mais un sport constamment montré du doigt.
- En restant toute clean, Zabou a prouvé ainsi de belles choses, terminant numéro trois du classement national derrière des filles connues, mais sans doute plus ou moins suspectes... Et la Dordogne reste fière d’avoir vu Zabou sélectionnée au sein de l’équipe de France pour le Championnat du Monde, le Tour de Suisse et la Coupe du Monde.

CE QUI S'EST PASSÉ EN 1998 EN DORDOGNE

- La bonne graine semée par Zabou commence à porter ses fruits. Car au sein du Team Cycliste, Rebecca Ménard est devenue Championne d’Aquitaine et interrégions juniors. Elle a même représentée la France au Mondial, mais une chute lui a ôté toutes les chances de participer à l’arrivée.
- Chez les garçons pas de grandes vedettes, mais le train train quotidien. Les champions départementaux ont été gagnés par Adrien Brusson (SC Périgord) en minimes, Anthony Boyer (CC Périgourdin) en cadets, Vincent Arquey (GC Bergerac) en juniors, Eric Daragnès (ASPTT Périgueux) chez les régionaux et Alain Sonson (CC Périgueux) pour la série nationale.
- Anthony Boyer a gagné le titre de Champion d’Aquitaine des cadets, Philippe Candau (CC Périgueux) celui des vétérans. Dans les écoles de cyclisme, la Dordogne collectionne les maillots avec Stella Bertaux (CC Périgueux) poussins filles et Jérémy Leconte (UC Montpon) chez les garçons. Thierry Beaupied (UC Montpon) est champion d’Aquitaine des pupilles, Magalie Eugène (CC Périgueux) des benjamines, Rémy Dutreuilh (UC Montpon) des benjamins. Chez les minimes des écoles de vélo, le titre devient la propriété de Florian Ginsou (CC Périgueux). Le CC Périgourdin s’adjuge la Coupe et le Trophée Aquitain, mais c’est l’école de l’UC Montpon qui a été retenue pour disputer le championnat de France dans les Vosges.
- De cette saison 1998, n’oublions pas les titres Aquitain de cyclo-cross obtenus par la Pédale Faidherbe, avec Guillaume Levert chez les juniors et Mickaël Estève chez les espoirs.

- LES BOUQUETS DE LA SAISON (source : Michel Lerouge)

TROIS VICTOIRES

1° RONDE DU PERIGORD (2° par équipes) du 28 au 29/03.
Equipe TCF 24 :
Elisabeth Chevanne-Brunel, Rébecca Ménart, Aurélie Dader, Gaëlle Berland, Laurence Bernard, Virginie Eugène, Carine Peter.
Podium : 1° Elisabeth Chevanne-Brunel, 2
. Laurence Restoin, 3. Nicole Royer, etc...
Ses places lors des étapes.
- 6° à Vergt (1° étape).
- 1° Razac (chrono 2° étape)
- 3° Razac (3° étape).
1° GRAND PRIX DE BOULAZAC le 21/05
Podium : 1° Elisabeth Chevanne-Brunel,
2. Bernadette Irastorza, 3. Marina Desprez.

 2° TOUR DE NAVARRE (Espagne) (1° par équipes).
Équipe TCF 24 : Elisabeth Chevanne-Brunel, Laurence Bernard, Alexandra Le Hénaff, Gaëlle Carreau, Carine Peter, Cathy Moncassin.
Podium : 1. Teodora Ruano (Espagne), 2. Elisabeth Chevanne-Brunel, 3. Bernadette Irastorza.
Ses places lors des étapes
- 8° Pamplona-Estella (1° étape).
-
3° à Tafalla (chrono 1° étape).
- 12° Huarte-Pamplona (2° étape b).
- 11° Huarte-Pamplona (3° étape).

 2° KILLINGTON STAGE RACE (USA/Etat du Vermont) du 3 au 06/09.
Équipe Hydro-Québec :
Leigh Hobson, Elisabeth Chevanne-Brunel, Sabine Gentieu, Fanny Larivière.
Podium : 1. Linda Jackson (USA), 2. Elisabeth Chevanne-Brunel, 3. Leigh Hobson (Canada).

 3° FLÈCHE GASCONNE à PAVIE (32) le 12/04 - (1° Estelle Leroy)
Ses places lors des étapes.
- 13° première étape (1° Estelle Leroi).
- 3° de la deuxième étape (1° Monica Valen-Norvège).

3° TROFEO 2 FIRENZE à MALVA (Italie) (1° Fabienne Lupérini - Italie) 07/06/98.
4° BOUCLES NONTRONNAISES à NONTRON (24) (1° Kathryn Watt - Australie) 14/07/98.
5° TROFEO CITTA DI ROSIGNANO (Italie) (1° Simone Parente - Italie) 15/03/98.
6° RONDE DE MONT PUJOLS (47) (1° Laurence Restoin - France) 13/04/98.
6° COTES DU MARMANDAIS (47) (1° Marina Desprez - Région France) 12/09/98.

1998 Nontron 98

Départ des Boucles Nontronnaises

 7° GRAND PRIX FÉMININ DU CANADA (du 26 au 30/08/98)
Podium :
1. Alison Dunlap (USA), 2. Lynette Bessette (Canada), 3. Alyson Sydor (Canada), 7° Elisabeth Chevanne Brunel.

8° TOUR DE HAUTE VIENNE du 24 au 26/07/98
Équipe TCF : Elisabeth Chevanne Brunel, Laurence Bernard, Rebecca Ménart, Carine Peter, Gaëlle Carreau.
Podium : 1. Diana Rast (Suisse), 2. Maryline Salvetat (France), 3. Alexandra Bähier, 8° Elisabeth Chevanne Brunel.

9° RONDE D’AQUITAINE du 20 au 22 mars 1998
Équipe TCF : Élisabeth Chevanne Brunel, Aurélie Dader, Rebecca Ménart, Carine Peter, Laurence Bernard.
Podium : 1. Julie Young (USA), 2. Heidi Van de Vijver (Belgique), 3. Jeannie Longo (France), 9° Elisabeth Chevanne Brunel.

9° L’ÉTOILE VOSGIENNE le 3 mai 1998
Podium : 1. Cathy Marsal (France), 2. Pia Sundstedt (Finlande), Fabiana Lupérini (Italie), 9° Elisabeth Chevanne Brunel.

9° BORGHETTO LODIGIANO (Italie) le 24 mai 1998 1° Diana Ziliute (Lituanie).
9° GIRO DEL PIAVE A MEL (Italie) le 14 juin 1998 - 1° Greta Zocca (Italie).

 11° TOUR DE HAUTE GARONNE du 24 au 26/04/1998
Équipe TCF : Elisabeth Chevanne Brunel, Laurence Bernard
Podium : 1. Judith Arndt (Allemagne), 2. Lenka IIavska (Slovaquie), 3. Anne Samplonius (Canada), 11° Elisabeth Chevanne Brunel.

11° TOUR DE L’AUDE du 8 au 17 mai en 9 étapes (3° par équipes)
Équipe de France :
Elisabeth Chevanne Brunel, Laurence Restoin, Maryline Salvetat, Sylvie Riedle, Nathalie Six, Albine Caillé.
Podium : 1. Fabiana Lupérini (Italie), 2. Valentina Polkhanova (Russie), 3. Cathy Marsal (France B), 11° Elisabeth Chevanne Brunel.

 13° TOUR d’ITALIE du 1° au 12 juillet 1998 en 12 étapes
Équipe Michela Fanini Record Rox : Elisabeth Chevanne Brunel, Luisiana Pegoraro, Julie Young, Silvia Parietti, Katia Longhin, Stéfania Mattesini, Pénélope Smithers
Podium : 1. Fabiana Lupérini (Italie), 2. Linda Jakson (Canada), 3. Barbara Heeb (Suisse), 13° Elisabeth Chevanne Brunel

13° de la 6° MANCHE DE LA COUPE DU MONDE à Embrach (Suisse) le 27/09/98
Équipe de France : Elisabeth Chevanne Brunel, Cathy Marsal, Aline Camboulives, Séverine Desbouys, Géraldine Loewenguth, Albine Caillié.
Podium : 1. Zoulfia Zabirova (Kazakstan), 2. Elsbeth Vink (Pays-Bas), 3. Zita Urbonaite (Lituanie), 13° Elisabeth Chevanne Brunel

 15° GRAND PRIX DU CANTON D’AARAU à Gippingen (Suisse) le 2 mai 1998 (1° Monica Bandini - Italie)

17° TOUR DE SUISSE du 23 au 26/09/98 en cinq étapes(3° par équipes)
Équipe de France : Elisabeth Chevanne Brunel, Cathy Marsal, Aline Camboulives, Séverine Desbouys, Géraldine Loewenguth, Albine Caillié
Podium : 1 Rasa Polikevicuite (Lituanie), 2. Hanka Kupfernagel (Allemagne), 3. Karen Kurreck (USA), 17° Elisabeth Chevanne Brunel

19° CHAMPIONNAT DU MONDE à VALKENBURG (Hollande) le 10 octobre 1998
Équipe de France : Jeannie Longo, Elisabeth Chevanne Brunel, Cathy Marsal, Séverine Desbouys, Géraldine Loewenguth, Fanny Lecourtois
Podium : 1. Diana Ziliute (Lituanie), 2. Leontiel Van Moorsel (Pays-Bas), 3. Hanka Kupfernagel (Allemagne), 19° Elisabeth Chevanne Brunel

 20° de la° MANCHE DE LA COUPE DU MONDE à SAINT AMAND MONTROND (18) le 09/08
Équipe Québec Air Transat : Petra Rossner, Elisabeth Chevanne-Brunel, Leigh Hobson, Anne Samplonius, Rebecca Bailey, Marie-José Gervais
Podium : 1. Alessandra Cappellotto (Italie), 2. Cathy Marsal (France), 3. Diana Ziliute (Lituanie), 20° Elisabeth Chevanne Brunel.

35° GRANDE BOUCLE FEMININE INTERNATIONALE du 11 au 22/08 (12 étapes)
Equipe Québec Air Transat : Petra Rossner, Elisabeth Chevanne-Brunel, Leigh Hobson, Anne Samplonius, Rebecca Bailey, Karen Kurreck
Podium : 1. Edita Pucinskaite (Lituanie), 2. Fabiana Luperini (Italie), 3. Alessandra Cappellotto, 35° Elisabeth Chevanne Brunel.

1998 Nontron 98

L'Australienne Kathryn Watt vainqueure à Nontron

TOUR DU TRENTIN HAUT ADIGE (Italie) du 16 au 21/06/98 - 1° Monica Bandini (Italie)
Abandon de Zabou au cours de la dernière étape
QUATRE SELECTIONS EN EQUIPE DE FRANCE
- Tour de l’Aude, Tour de Suisse, Coupe du Monde en Suisse, Championnat du Monde en Hollande
CHALLENGES 1998
- Lauréate des Eclats du Sport en Dordogne
- 1° du Challenge de l’AS. Créon d’Armagnac

CLASSEMENTS FIN DE SAISON 98
Classement Mondial : 1. Fabiana Lupérini (Italie), 2. Kanka Kupfernagel (Allemagne), 3. Edita Pucinskaite (Lituanie), 4. Linda Jackson (Australie), 5. Diana Ziliute (Lituanie), 28° Elisabeth Chevanne Brunel
Classement National :
1. Jeannie Longo, 2. Cathy Marsal, 3. Elisabeth Chevanne Brunel

ÉLISABETH CHEVANNE BRUNEL REFUSE D’ENTRER

DANS LE SYSTEME DU DOPAGE
Reportage extrait du Journal Libération en date du 29 juillet 1998

"Si tu ne prends pas ça, tu ne marcheras jamais !"

Sommée de se doper, Elisabeth Chevanne-Brunel a fui l’équipe Italienne Fanini. Témoignage.
Elisabeth Chevanne-Brunel fait d’abord valoir qu’elle aurait préféré que l’on s’intéresse à elle plus tôt, ou autrement. Championne du Monde Juniors en 1993, sicième du Tour en 1994, elle se retrouve sans équipe pour disputer le Tour cette année.
Le cyclisme féminin n’a pas la force de séduction des courses d’hommes et l’argent n’abonde pas. Sauf en Italie où les équipes sont structurées à l’image des formations pro masculines. Dans le milieu, les préparateurs sont connus pour appliquer les mêmes méthodes que chez les hommes.
Contactée par le groupe sportif Fanini, Elisabeth accepte de partir en Italie. Un diététicien la prévient du risque qu’elle encourt. La préparation n’a rien à voir avec ce que l’on connaît en France, mais, souligne son père, "elle a surtout regardé l’aspect professionnel de la structure". Un bon salaire et la possibilité de participer à de grandes courses, bien organisées, finissent de la convaincre.
"De janvier à mars, tout s’est bien passé, mais fin mai, alors que l’on se rapprochait du Giro, le médecin de l’équipe est venu me voir et m’a dit" : "Si tu ne prends pas ça, tu ne marcheras jamais".
"J’ai répondu que je n’en avais pas besoin, il m’a rétorqué que je ne progresserais pas. J’ai refusé. Je n’en revenais pas. Je suis partie en Italie très saine et je ne voulais pas rentrer dans ce système. Puisqu’on me proposait de l’EPO, j’ai préféré rentrer en France."
Revenue chez elle, Elisabeth n’hésitait pas, dans le quotidien Sud Ouest à égratigner la FFC et l’UCI qui, selon elle, sont coupables de ce laxisme en matière de contrôle. Elle continue d’essayer d’attirer l’attention sur le problème, mais prudemment, parce qu’elle a aussi décidé de poursuivre sa carrière et qu’il est délicat de s’avancer seule en découvert et en terrain miné. "Je me suis posée la question. Est-ce que ça valait le coup de continuer à courir ? J’ai envie d’y arriver. Je suis ambitieuse. J’espère simplement qu’au niveau fédéral et à la jeunesse et Sports, ils feront quelque chose pour en finir. Mais bon, déjà au niveau fédéral, ils ne s’occupent pas du cyclisme féminin. On en arrive à souhaiter qu’il y ait encore des perquisitions". Elisabeth s’est réjouie de la prise de conscience d’une partie du peloton du Tour sur le dopage. "Il aurait été dommage de stopper le Tour, mais je suis persuadée que les coureurs veulent que le dopage s’arrête. S’ils ne sont pas tout à fait solidaires, c’est parce qu’ils ne sont pas responsables, c’est leur entourage qui est malsain".
Elisabeth sera finalement au départ du Tour féminin mais dans une équipe Québécoise.
NOTA : Ces évènements se sont passés en 1998, soit à la même période que l’affaire Festina.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - ÉLISABETH CHEVANNE BRUNEL (11)
avec la collaboration de Michel Lerouge pour le palmarès,
certaines informations et photos de notre championne
(à la mémoire de son papa Alain, décédé le 18 mai 2013)
Prochain épisode : 1999 Australie, Nouvelle-Zélande, USA et plus de 100 jours de compétition

2 juin 2020

ADIEU MONSIEUR BERNARD

AB

Un des portes drapeaux du cyclisme
des années 70 s’est éteint

- La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre, sur le web et les réseaux sociaux. Alain BERNARD est décédé en ce 1° juin 2020 à l’âge de 73 ans. "Rétro Vélo Dordogne" n’empiètera pas sur ses confrères mais précisera tout de même que cet ancien coureur amateur était venu quelques fois ferrailler sur nos routes de Dordogne, remportant notamment des succès à Chamiers, Bergerac, Piègut et Trémolat pour ne citer que les principaux.
- On ne l’a pas vu souvent c’est vrai, du fait que son statut le destinait à des courses nationales et internationales au sein de l’équipe de France amateur. Alain Bernard aimait tout de même la Dordogne et venait lors des Jours Cyclistes de Maurice Jouault dans les années 80, tout comme lors des gentlemen de Valentin Huot où il retrouvait tous les anciens. Et puis durant une saison, lorsqu’il était professionnel, le coureur Lot-et-Garonnais avait pris sa licence au Cyclo-Club Bergeracois, c’était en 1977.
- Alain Bernard, ce coureur à la longue carrière cycliste (amateur et professionnel), champion d’Aquitaine en 1970 nous laissera un immense souvenir, celui de ses joutes contre les Fédrigo, Mazeau, Magni, Frosio, Roger Darrigade, Lalanne, Sautier, Bordier et bien d’autres, soit toute une époque où le cyclisme c’était une autre musique.
- Cliquez aussi sur ce LIEN pour découvrir d’autres informations sur son sujet.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - Alain BERNARD © BERNARD PECCABIN
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30 juin 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (27° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

29 juin au 5 juillet 1995

- La ronde d’été de Lalinde sourit à Eric Darragnès (Cahors VS) qui maîtrise son affaire pour s’imposer face à l’expérimenté Christophe Lanxade (US Montauban) et à Jérôme Lozach (Ste Livrade).

1995 Bonnace, Cums et Nogué au keirin

Christophe Cuménal (EC Ribérac) champion d'Aquitaine
devant Bonnace et Nogué

- Championnat d’Aquitaine piste à BordeauxChristophe Cuménal (Ribérac) s’impose dans le keirin, Jean-Pierre Madern (Cam Bordeaux) en vitesse séniors, Guillaume Destang (Marmande) en poursuite puis au kilomètre. Par équipe succès du CC Marmandais en vitesse (Bordin, Schenck, Marrens), puis de la même équipe en poursuite avec Destang, Ventre, Bonnace, Bordin.
- La nocturne du boulevard Blossac à Châtellerault revient à Grégory Pérez (Châteauroux) qui parvient à se défaire de la tenaille Tourangelle composée de Cante et de Tranchard classés respectivement à la deuxième et troisième place.
- Le 8° Grand Prix de la ville de Tonneins est gagné par le Lot-et-Garonnais Stéphane Meynier du CC Marmande qui gère bien sa course jusqu’au final où il bat de Vincenzi (VC Montois) et son équipier Vérardo.
- Pascal Peyramaure (CA Mantes), Didier Virvaleix (Asptt Périgueux) et Michel Commergnat (UC Felletin) constitue le tiercé idéal de la 1° nocturne des artisans et des commerçants de Périgueux organisée par l’Asptt Périgueux.
- D’autres succès en toutes catégories avec Bruno Bannes (Guidon Saint-Martinois) à Ondres, Eric Darragnès (Cahors VS) qui confirme son succès de Lalinde pour gagner à Bègles le prix de la Raze, victoire d’Hervé Marsac (Niort) à Salles en Gironde, d’Alain Lagière (Nay) à Hasparren, de Philippe Escoubet (Châteauroux) à Loudun.
- Chez les deuxième catégories Jean-Frédéric Larrue (US Dax) s’impose au rituel Prix des fêtes de Pouydesseaux, tout comme Jacky Bourreau (Saumur) à Chasseneuil, imité par Stéphane Barraud (CRCL) à Gardonne puis par Stéphane Pitard (VC Montendre) à Melle et de Tony Pinn (UV Limousine) à Ambazac.

ÉCHOS DE DORDOGNE

- Périgueux (toutes catégories Prix des artisans et des commerçants) par Asptt Périgueux: 1. Pascal Peyramaure (CA Mantes), 2. Diddier Virvaleix (Asptt Périgueux), 3. Michel Commergnat (Felletin), 4. Proud (EC Argenton), 5. Patrice Peyencet (CRCL), 6. Chalopin (Felletin), 7. Roche (Felletin), 8. Stéphane Lavignac (Asptt Périgueux), 9. Pascal Le Pemp (Asptt Périgueux), 10. Philippe mondory (CG Orléans), etc...
- Coursac (3.4.5 prix des fêtes par Asptt Périgueux) : 1. Bernard Mazeau (Boulazac AC), Pascal Le Pemp (Asptt Périgueux), 3. Denis Bégout (Asptt Périgueux), 4. Jean-Christophe Arretche (Cyclisme 24), 5. Cyril Peytour (Asptt Périgueux), 6. F. Joubert (Asptt Périgueux), 7. Ribérot (EV. Bretenoux), 8. Sylvain Gourd (EC Foyenne), 9. Thierry Empinet (EV. Bretenoux), 10. Bartou (CRCL), etc...

Saint-Martial d'Albarède 93

Départ à Saint-Martial d'Albarède

- Saint-Martial d’Albarède (5.CV.NL par Pédale Faidherbe) : 1. Pierrick Fedrigo (CC Marmande), 2. Sébastien Arretche (Cyclisme 24), 3. Grédory Pradelou (CC Périgueux), 4. Samuel Daubisse (Pédale Faidherbe), 5. JC Mespoulède (Asptt Périgueux), 6. JJ. Dubesset (Pédale Faidherbe), 7. Verièras (VC Arédien), 8. Chasseloup (Jonzac), 9. Gaillard (Boulazac), 10. Bardoulat (Nontron), etc...

Saint-Martial d'Albarède 93

Daubisse 1° du club, Arretche 1° des cartes vélo et Pierrick Fédrigo lauréat
à Saint-Martial d'Albarède

Fouleix

- Fouleix (cadets par Pédale Faidherbe) : 1. Mickaël Estève (Pédale Faidherbe) notre photo ci-contre, 2. Cédric Médina (VC Tarnos), 3. Christophe Napias (Bergerac), 4. Guillaume Carreau (Pédale Faidherbe), 5. Barbançon (Colombier), 6. Aurélien Bonnélie (Asptt Périgueux), 7. Jérôme Roy (CC Périgueux), 8. Villeneuve (Chalais), 9. Bouvard (AS Cheminot), 10. Yannick Péault (Pédale Faidherbe), etc...
- Lalinde (Ronde d’été en toutes par CC Lindois) : 1. Eric Daragnès (Cahors VS), 2. Chrsitophe Lanxade (US Montauban), 3. Jérôme Lozach (Ste Livrade), 4. Bernard Bodin (CC Lalinde), 5. Stéphane Lavignac (Asptt Périgueux), 6. Christophe Cuménal (CC Périgueux), 7. Benoit Bordin (Marmande), 8. Jérôme Paul (CC Périgueux), 9. Mickaël Enaud (EC Ribérac), 10. Loïc Charles Artigues (CC Lindois), etc...
- La Chapelle Faucher (9° Ronde de la Côle en 3.4.5 et jun. par CC Périgueux) : 1. Jérôme Paul (CC Périgueux), 2. Cyril Peytour (Asptt Périgueux), 3. Sébastien Chabreyrou (EC Ribérac), 4. Frédéric Maly (CC Périgueux), 5. Pascal Le Pemp (Asptt Périgueux), 6. Richrd Hadfield (Chasseneuil), 7. Fabrice Anastaze (SC Périgord), 8. Jean-François Guérin (Marmande), 9. Yann Simoneau (Brive), 10. Stéphane Dutertre (CCP Nontron), etc...

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/27° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
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23 juin 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (26° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

22 au 28 juin 1995

- Le 23 juin, le critérium AGF du cours Lyautey voit Patrick Hourdebaigt (VC Oloron HB) en pôle position malgré Cola (Villenave) et Clot (Lourdes) qui se retrouvent aux places d’honneur.

Lagière Alain 95

- Le 24 juin l’UC Gujan organise à Salles le prix des fêtes gagné par le Niortais Hervé Marsac qui bat dans l’ordre Sylvain Minvielle (Cam Bordeaux), Christophe Cuzacq (Cahors), Bibens (Langon) et Touvignon (Blagnac). Trois jours après c’est Hasparren qui reçoit les toutes catégories avec le succès d’Alain Lagière (VC Nay) - notre photo - qui s’impose face à Philippe Bordenave (Blagnac) et David Fantino (Mérignac VC).
- C’est après un démarrage à trois kilomètres de la ligne, que Grégory Pérez (UC Châteauroux) s’adjuge le prix Ivéco disputé dans le Médoc. Stéphane Diemunsch (Stade Montois) et Didier Bouquet (Langon) accompagnent le vainqueur sur le podium.
- Le célèbre prix de la Saint-Jean à La Couronne a vu la victoire de Patrice Peyencet (CRCL) pratiquement en tête de bout en bout de la course. Avec une avance d’une minute environ le coureur de Dordogne retrouve sur le podium Bercy du Cycle Poitevin (2°) et Brigaud (AS Verriers troisième.
- D’autres succès de cette période du mois de juin avec Tim Jones (CRC Limoges) lauréat du Tour de la Souterraine, de Frédéric Castagnet (Guidon Agenais) à Dussac, de Christophe Marchegay (VC Cubzac) à Saint-Médard en Jalles, d’Olivier Cérou (Châteauroux) à Champagne Saint-Hilaire et de Gérald Lièvin (Châteauroux) au Grand Prix de la Trinité disputé à Guéret.

ÉCHOS DE DORDOGNE

1995 CF 1995

- Elisabeth Chevanne-Brunel remporte la 3° place du Championnat de France dames couru à La Cluse et Mijoux (25) gagné par Jeannie Longo qui devance Cathy Marsal, ce qui constitue un beau podium (ci-dessus).
- Trélissac (3.4.5 et juniors par Asptt Périgueux) : 1. Victor Melchior (RC Mussidan), 2. Yann Simoneau (Brive), 3. Jacques Dubost (Asptt Périgueux), 4. Denis Bégout (Asptt Périgueux), 5. Olivier Ducloux (US Bouscat), 6. Cyril Cornut (Saint-Astier), 7. Laurent Olivier (Asptt Périgueux), 8. Sébastien Chabreyrou (Ribérac), 9. Thierry Bottechia (Arcachon), 10. Nicolas Brachet (Nontron), etc...
- Gardonne (2.3.4 par EC Foyenne) : 1. Stéphane Barraud (CRCL), 2. Bernard Bodin (CC Lindois), 3. Laurent Lévêque (Condat), 4. Stéphane Pitard (VC Montendre), 5. Thierry Bottechia (Arcachon), 6. Benoist Bordin (Marmande), 7. Gilles Dupré (Rauzan), 8. Gorry (Montendre), 9. Brochon (Montendre), 10. Martin (Argenton), etc...
- Ménesplet (3.4.5 par AC Ménesplet) : 1. Nicolas Pasquier (VC Tonneins), 2. Talayssat (VC Bernos), 3. Sébastien Chabreyrou (Saint-Astier), 4. Laurent Peyrfiche (ASCA Bergerac), 5. Jean-Claude Delage (Pellegrue), 6. JM. Gimeaux (UC Montpon), 7. Pourtalet (US Villenave), 8. Renault (VC Langon), 9. Jean-François Vincent (Marmande), 10. Demarchi (Toulouse Cycliste), etc...

1995 Vanxains

Départ des minimes à Vanxains

- Vanxains (cadets par EC Ribérac): 1. Sébastien Rolait (Bouscat), 2. Médina (Tarnos), 3. Beyssen (Bretenoux), 4. Aurélien Bonnélie (Asptt Périgueux), 5. Christophe Napias (ASCA  Bergerac), 6. Jérôme Roy (CC Périgueux), 7. Guillaume Carreau (P. Faidherbe), 8. Anglade (FC Oloron), 9. Mickaël Estève (P. Faidherbe), 10. Jean-François Robert (CC Périgueux), etc...

1995 Vanxains 1

Jean Mella vainqueur minime à Vanxains avec Gaëlle Carreau (1° dame)

- Vanxains (minimes par EC Ribérac) : 1. Jean Mella (CC Marmande), 2. Julien Sybiac (P. Faidherbe), 3. Lamothe (Figeac), 4. Gaylord Bonnélie (Asptt Périgueux), 5. Pierre Poumeyrol (CC Périgueux), 6. Breaux (CO Couronne), 7. Boroin (Marmande), 8. Nicolas Pasquier (CO Couronne), 9. Laurent Dublé (Mérignac), 10. Merle (La Couronne), etc...

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/26° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
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12 août 2020

SAINT-PARDOUX LA RIVIERE (Palmarès)

UN ANCIEN CHEF LIEU DE CANTON

- Encore un chef lieu de canton du Nontronnais où se sont déroulés de solides confrontations. Il y a eu les prix des fêtes en été, mais aussi celui de la Grave mi-avril, couru sur les bords de la Dronne. Des prix cyclistes placés sous le contrôle des clubs de Nontron, mais aussi parfois par l’ASPTT Périgueux qui a organisé elle un Championnat de Dordogne en 1993. Mais depuis 2002, date de la dernière épreuve cycliste sur la commune, plus rien ne s’y est passé.
- Saint-Pardoux la Rivière s’est construit autour d’un gué de la Dronne. Peuplé par plus de 1300 habitants, la commune a également vu des passages du Tour de la Dordogne, puis du Tour de France notamment en 1960 (Limoges-Bordeaux gagné par le Belge Martin Van Geneugden) puis en 1990 (Castillon-Limoges gagné par l’Italien Guido Bontempi).

F8

La victoire de Duteil en 1963 à Saint-Pardoux (© Duteil)

 Palmarès connu des Prix cyclistes : 1924 Boutinaud Jean, 1952 Stanislas Olejnizack (Tulle), 1963 Francis Duteil (CRC Limoges), 1964 Jean-Pierre Sénamaud (CRC Limoges), puis Bernard Champion (VC Cholet) en août, 1965 Gérard Besse (Libourne), 1966 Simon Barès (VC Réolais), 1967 Bernard Bourreau (Ruelle), 1970 Tardy (Nontron), 1972 Mustapha Najjari (Maroc),  1973 Jean Biniecki (UC. Nontron), 1974 Rousseau (Ruffec), 1975 Francis Castaing (CC Marmande), puis Gourreau (Bordeaux) course de vétérans, Jean-Pierre Ditlecadet (CRCL) cyclo-cross de Noël, 1977 Jean Biniecki (UC. Nontron), 1977 Patrick Lévêque (Confolens), 1978 Christophe Suchaud (UV Limousine), 1981 Patrick Dutertre (Nontron/FSGT), 1983 Sylvain Abadie (Stade Cadurcien), 1990 Thierry Rouffignac (CRC Limoges), 1991 Olivier Chalard (UV Limousine), 1992 Jean-Luc Béneyrol (non licencié/Champcevinel), 1993 Laurent Olivier (ASPTT Périgueux) Championnat de Dordogne séniors, 1997 Stéphane Grandet (AVC Libourne), 1998 Didier Lavesne (CC Périgueux), 1999 Frédéric Chappoux (EV Bretenoux-Biars), 2000 Guillaume Carreau (CC Périgueux), 2001 Fred Champeymont (UV Limousine), 2002 Stéphane Pitard (VC Montendre).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – SAINT-PARDOUX LA RIVIERE
 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

1 mars 2021

ETOUARS (Palmarès)

AU PAYS DES ANCIENNES FORGES

Brun Z

- Etouars encore une commune située dans le haut Périgord Vert, entre Varaignes et Piègut. Peuplée par 200 habitants cette localité est connue par ses anciennes forges. Sa fête se déroulait le 25 août, une occasion de réunir les cyclistes avec le concours des sociétés cyclistes Nontronnaises. Mais ici comme ailleurs, le vélo est à l’arrêt, bien que les habitants de cette contrée portent dans leur cœur notre discipline.

- Notre photo avec Frédéric Brun à une époque où il était professionnel, mais c’est à l’UC Nontron qu’il a bel et bien débuté et notamment à Etouars où il a gagné chez les cadets en 1976. Frédéric est un neveu de Michel Brun.

Palmarès connu du Prix des fêtes : 1967 Frédéric Barraud (Pédale Nontron), 1976 Frédéric Brun (UC Nontron), 1977 Lionel Sallat (Pédale Nontron), 1978 Blanchon (Ruelle), 1980 Gilbert Berron (VC Leroy-Somer), 1982 Jean-Yves Béneyrol (UC Nontron), 1983 Guy Thomas (Pédale Nontron), 1984 Eric Fourgeaud (CC Oradour), 1987 Daniel Barjolin (CC Marmande).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ETOUARS © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

21 mars 2021

SAINT SULPICE DE MAREUIL (Palmarès)

TOUT PROCHE DE MAREUIL

- Saint-Sulpice de Mareuil, c’est là que Vivier et Brun ont débuté leur carrière cycliste. Je dirais même qu’ils ont couru en non licenciés, à une époque où la course au village était ouverte à tout le monde et avec le vélo qu’on possédait. Ce village situé entre Rudeau et Mareuil a été traversé  par le Tour du Canton, début juillet.
- Peuplé de 128 habitants, cette commune organise sa fête le 4° dimanche du mois d’août. Ce sont les clubs de Nontron qui ont été les maîtres de l’organisation. Aujourd’hui, cette petite commune comme tant d’autres n’organise plus d’épreuves et peut-être qu’il n’y a même plus de fête...

St

Claude Hue (CC Périgourdin) vainqueur à Saint-Sulpice en 1964

Palmarès connu du Prix cycliste : 1961 Marcel Mallemanche (Pédale du Nontronnais), 1963 Christian Bordier (CC Périgourdin), 1964 Claude Hue (CC Périgourdin), 1979 Alain Massoubre (?), 1980 Jean-Yves Béneyrol (UC Nontron), 1983 Michel Jannot (UC Houdan), 1984 Patrick Girardeau (VC Leroy-Somer), 1985 Laurent Brochet (VC Charente-Océan), 1986 Jean-Paul Defaye (AC Châlus), 1987 Lionel Sallat (Thiviers), 1992 Isidore Dudrat (EVCC Bergerac) course minimes, Claude Dudrat (EVCC Bergerac) course cadets, 1994 Cyril Fillon (AC Nersac), 1996 Bruno Soulat (AC Nersac).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ST.SULPICE DE MAREUIL
©  BERNARD PECCABIN
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