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RETRO VELO DORDOGNE
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19 octobre 2020

QUEYSSAC (Course disparue)

PETIT VILLAGE, PETITS MOYENS

Barjolin Daniel 1

- C’est un village de plus de 300 habitants qui honore sa fête locale le premier dimanche du mois d’août. Situé entre Campsegret et Lembras, ce petit village récemment restauré a surtout excellé dans les passages du Tour de la Dordogne. De plus ce village a été point de départ d’une étape de ce Tour en 2006. Mais à part ça, Queyssac qui est en retrait des grands axes routiers reçoit peu de visites. Il s’est couru des épreuves en 1981, 1983 et 1984 (épreuves de non licenciés) avec le RC Mussidan comme maître de l’organisation mais une en 1980 gagnée par Daniel Barjolin (VC Bazas) notre photo.

Autres faits cyclistes :
- Passage du Tour Dordogne en 2003.
- Passage du Tour Dordogne en 2004.
- Ville départ Tour Dordogne en 2006.
- Passage du Tour Dordogne en 2007.
- Passage du Tour Dordogne en 2008.
- Passage du Tour Dordogne en 2011.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - QUEYSSAC © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

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24 novembre 2020

2010 CIRCUIT DE LA FRAISE EN PERIGORD - REPORTAGE

GUILLAUME ALVÈS TROP FORT

fraise

Quelque part dans le Pays Vernois, Alvès prend la tête © Sha

Retour sur l'édition 2009.
28° édition
(12 juin 2010) : Cette année c’est encore un revenant et un peu l’enfant du pays qui signe un succès retentissant et sans photo à Lacropte. Guillaume Alvès originaire de Ladouze, licencié à l’US Montauban écrase la course pour laisser Emmanuel Herbreteau (CC Périgueux) et Yann Baudrit (Team Châteaubernard) sur les deux autres marches du podium mais loin derrière.
- Il y avait une petite déception dans ce 28° Circuit de la Fraise, boudé on ne sait pour quelle raison... Est-ce la nouvelle mesure pour s’engager qui en est la cause, la Coupe du Monde ou la difficulté de la course ? On ne le sait point et pourtant ce qui reste une certitude, c’est qu’il n’y avait pas de concurrence en ce samedi 12 juin. Mais la déception fut rapidement effacée, grâce à la belle course produite par les soixante-neuf concurrents.
- Un peloton qui d’entrée de jeu a lancé les hostilités sur les premières bosses du Pays Vernois, avec un Suhubiette (Saint-Paul Sports) particulièrement fringuant. Ces premiers kilomètres furent il est vrai le théâtre d’une série d’escarmouches. Béneyrol (JS Astérienne), Pacher (EVCC Bergerac) et Alvès (US Montauban), voire Herbreteau (CC Périgueux) ont chacun leur tour chercher à tester leurs rivaux. Puis à Sainte-Alvère, on commençait à se regarder un peu pour savoir qui se déciderait à partir au charbon. Et ce fut une bonne vingtaine de coureurs qui se présenteront à Lacropte avec en tête les locomotives déjà citées et prêtes à lâcher la vapeur. Derrière, le peloton cédait du terrain et le vent qui courbait les herbes, n’aidait pas à résoudre leur problème. On voyait qu’ils n’avaient plus la force de revenir, accusant déjà plus de deux minutes dans Lacropte en fête.
- Devant et durant les deux premiers tours du Petit Paradis, ce fut un round d’observation, avec une tenaille Périgourdine composée de Suchaud, Dubost et Herbreteau qui chercheront à cadenasser la course. A vingt-cinq kilomètres du but, Guillaume Alvès parvint à faire sauter ce verrou. L’aigle de Ladouze prit seul son envol pour partir pour une longue vadrouille. La gueule dans le vent, n’hésitant pas à mouiller son maillot pour collectionner primes et points des classements intermédiaires, Alvès avait mis le feu dans la maison. Mais l’écart se stabilisait entre vingt et trente secondes sur une quinzaine d’hommes, ce qui n’était pas suffisant pour s’assurer le bouquet de la victoire. A deux tours de la banderole, Alvès en remit une couche, finissant de faire boire la tasse à ses rivaux qui cherchaient à le titiller jusqu’au bout, en vain...

Alvès

Arrivée victorieuse de Guillaume Alvès © Sha

- Les carottes étaient plus que cuites. Alvès triomphait en solitaire, comme beaucoup de ses prédécesseurs. Il restait aux poursuivants à ramasser les miettes du gros gâteau offert par l’organisation. Herbreteau trouva assez de réserves pour prendre la deuxième place sous le regard du vainqueur que l’on sentait heureux au fond de lui-même, même s’il ne voulait pas pavoiser. Quant au gros du peloton, c’est avec près de six minutes de retard qu’il se présenta, mais là, il ne restait plus rien, car à ce stade, car on sprintait déjà pour la 19° place, c'est-à-dire pour la gloire...
- Excellente organisation, petit plateau sans doute, mais belle course avec une dotation de 2000 euros de primes et 760 euros de prix, sans compter les trophées et prix en nature, ce qui est fort rare à ce niveau régional... Seuls les absents auront eu tord de ne point venir, car des soixante neuf partants, personne n’a rien regretté de cette belle partie de manivelles en Pays Vernois.

Fraise 2010 ter

Un très beau podium en 2010 réuni autour de Guillaume Alvès

Le classement : 1. Guillaume Alvès (US Montauban), 2. Emmanuel Herbreteau (CC Périgueux-Dordogne), 3. Yohan Beaudrit (Team Chateaubernard), 4. Mickaël Suchaud (CC Périgueux-Dordogne), 5. Xavier Clot Courant (CA Castelsarrasin), 6. Quentin Pacher (EVCC Bergerac), 7. Sébastien Béneyrol (JS Astérienne), 8. Yannick Lafitte (Peyrehorade Sports), 9. Florian Dubost (CC Périgueux-Dordogne), 10. Valentin Senelle (AC Nersac), 11. Stéphane Mathieu (VC Rodez), 12. Mathieu Malbert (VC Sainte-Livrade), 13. Arnaud Labbadie (CAM Bordeaux), 14. Nicolas Meyze (EVCC Bergerac), 15. Tristan Chausson (VC Maursois), etc…
Meilleur Grimpeur : Lionel Suhubiette (Saint-Paul Sports)
Meilleur Sprinter : Sébastien Béneyrol (JS Astérienne)
3° catégorie : Arnaud Labbadie (CAM Bordeaux)
Junior : Quentin Pacher (EVCC Bergerac)

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - HISTOIRE DU CIRCUIT DE LA FRAISE -
© BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : 2011 Geoffrey Millour le Breton

11 mai 2020

AJAT (palmarès cycliste)

 Ajat

La victoire de Didier Dutertre à Ajat © Philippe Dessimoulies

- Encore une commune du Causse de Thenon où le cyclisme n’a pas percé. Une seule épreuve où FFC et Fsgt ont couru ensemble semble t-il...

Palmarès connu : 1993 Didier Dutertre (CC Périgourdin) FFC/FSGT.

VÉLO DORDOGNE - AJAT - © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

19 mai 2020

1938 BORDEAUX-ARCACHON (Histoire d’une classique) - 6° partie

LA CLASSIQUE BORDEAUX-ARCACHON
la plus ancienne, la plus courte et la plus rapide du Sud Ouest
Retour sur l’histoire de cette épreuve

- Relire la publication précédente (cliquez sur ce lien).
- Attention Bordeaux-Arcachon et son histoire comportera dix-neuf publications. Pour revenir à la première publication, cliquez ici.

NORBERT BOUGON, CONSACRÉ POUR L’ÉTERNITÉ

SA VICTOIRE EN 1938 ÉCRITE DE SA PLUME

Bougon

- Et nous en arrivons aux alentours de ce mémorable 15 août 1938 et à l’ambiance qui régnait dans notre clan Arcachonnais,à la veille de l’empoignade à laquelle nous allions nous livrer contre les "Pistards" de la région" ! La veillée d’armes se passait ainsi qu’à l’habitude dans l’atelier de notre ami et conseiller Gabriel Hargues. Et les projets allaient bon train… Tous ceux de l’Union Cycliste Arcachonnaise étaient là, non seulement nous, Lafon, Dutein et moi, mais aussi les Mouliets, Daraillan, Muller, Herran, Chambeurland, qui venaient faire effectuer une ultime réparation à leur vélo ou tout simplement leur donner un coup de chiffon. Et en même temps, chacun donnait son opinion sur un éventuel déroulement de la course du lendemain avec une hypothétique et personnelle intervention active. Il était beaucoup question de tactique, du choix de vélo à employer : piste ou route…, du braquet à utiliser et même du poids des boyaux.
- En réalité nous pensions tous que seule la fougue de notre jeunesse aurait le droit de dicter le comportement qui serait le nôtre, et c’était bien ainsi car nous voulions disposer chacun de notre chance personnelle et surtout de n’avoir pas à la partager avec quiconque… C’était pour nous, jeunes coureurs de 3°et 4° catégories, l’époque de la pureté et notre esprit était loin des compromissions et des combines de toutes sortes… Nous courions pour notre seule et propre gloire et si chacun de nous pensait "Que le meilleur gagne", c’était en espérant que ce "meilleur", ce serait soi-même. Dans le groupe nous étions trois qui voulions courir avec notre bicyclette de piste, Lafon, Dutein et moi, et nous avions après mures réflexions, décidé d’utiliser le même braquet de 23 x 8 ou 46 x 16, qui développait 6,14 mètres… Ouvrons une parenthèse : c’était avec ce même développement que j’avais gagné, pour les fêtes de Pâques le Prix Reboul et le Bordeaux-Andernos. Je pensais donc que cela représentait pour moi une référence. Les autres n’étaient pas du même avis, prétendant que le dérailleur de leur vélo routier leur apporterait des possibilités que le "pignon fixe" leur refuserait.. En outre étant donné que la banderole serait placée comme d’habitude en face de l’asile Saint-Dominique et qu’il faudrait monter la petite côte devant l’école Saint-Elme, il s’avérait utile pour le sprint, d’avoir à sa disposition deux braquets différents, un pour la montée, un pour la descente. Et devant leurs arguments, en un éclair je me revis dans les difficultés où je m’étais trouvé au cours du mémorable Bordeaux-Montendre. Cependant je persistais malgré tout dans mes convictions et je préparai ma bicyclette de piste avec mon 23 x 8 et le ramenai à la maison. Je mis mon père au courant de la situation et à ce moment il eut une moue que je jugeais dubitative… Mais je n’y prêtai pas attention outre mesure… Par contre, le lendemain, au moment d’embarquer chez Longau tous les vélos, afin de les emporter sur les lieux du départ de la course, je m’aperçus que le mien comportait un développement tout autre que celui que j’avais installé la veille chez Hargues… Et je compris alors l’attitude de l’auteur de mes jours, qui, estimant que 6,14 m était un braquet trop petit, avait de sa propre initiative changé le plateau pendant le nuit et m’avait sans que j’aie pu m’en apercevoir, affublé d’un développement que je jugeais énorme de 25 x 8 ou 50 x 16, ou tenez-vous bien de 6,67 m.

Bougon père

- J’allais donc être dans l’obligation de pousser 43 cm de plus à chaque tour de manivelle… J’étais atterré car cela n’entrait pas du tout dans mes vues, mais comme il était trop tard pour changer quoi que ce fût à la situation, je fis contre mauvaise fortune, bon cœur, et au contraire, je décidais de faire une fois de plus confiance aux idées de mon père et de me convaincre que lui seul avait raison et même que son stratagème pouvait peut-être me rapporter la victoire. J’ai déjà dit que cette course était l’épreuve reine de la région et que pour les jeunes, le fait de la gagner équivalait à une consécration. C’était pourquoi chaque année, un nombre très important d’engagés se présentait au départ à l’Alouette Pessac devant les établissements Larue, un hôtel-restaurant dont l’existence remontait au siècle dernier et où traditionnellement la remise des dossards s’effectuait par les soins des officiels de l’UVF.
- Pendant longtemps, Bordeaux-Arcachon détint le ruban bleu de la vitesse avec 44 km/h de moyenne. Ce qui expliquait que si le coureur qui la disputait avait le moindre avatar, un saut de chaîne par exemple, il lui était impossible de revenir dans le peloton, tellement l’allure étai rapide… L’autre caractéristique était le danger des chutes qu’elle présentait, car courue essentiellement par les 3°, 4° catégories et débutants plus ou moins expérimentés, plutôt moins que plus d’ailleurs, les bûches étaient presque inévitables si on commettait l’imprudence de ne pas courir en tête du paquet. Et pourtant, il était bien difficile de se maintenir aux premières places à cause des attaques incessantes fusant de toutes parts. (Notre photo ci-contre avec Gaston Bougon père de Norbert et ancien vainqueur en vétéran).
- Faire la course en tête, ainsi que je l’ai dit souvent, c’était dur dans une épreuve normale, mais dans Bordeaux-Arcachon qui nous intéresse, ce fut atroce et lorsque les 80 coureurs débouchèrent d’un seul bloc à l’entrée du Boulevard Deganne, je m’étais tellement dépensé avant ce moment là que je me trouvais enfermé en vingtième position, alors que j’avais tout fait pour éviter de l’être… Et je n’étais pas tout seul dans cette situation, car alors que nous passions devant Saint-Elme, à 300 mètres de l’arrivée, j’entendis soudain la voix de Robert Lafon qui me criait "On ne va pas gagner aujourd’hui Boubiche !" Je jetais alors un regard furtif sur ma gauche et je vis l’auteur de ces paroles dans le même alignement que moi, avec devant vous, deux rangs de coureurs tous à l’ouvrage, le dos courbé, appuyant de toutes leurs forces sur les pédales, allant vers cette victoire que tout le monde convoitait et qui certainement allait m’échapper, mal placé comme je l’étais !... Et puis il y eut le miracle. Ce miracle sans lequel j’eusse terminé selon l’expression de notre jargon cycliste, avec les "et cetera", dans l’anonymat du peloton. On ne saura jamais quelle en fut la cause, mais tout à coup, sans aucune raison valable, l’ensemble des concurrents qui se trouvait juste devant moi se déporta sur la droite alors que ceux de gauche poursuivaient leur ligne sans dévier le moins du monde. La "Voie Royale" se trouva soudain dégagée devant moi et je n’eus qu’à foncer, tournant mon énorme braquet avec une facilité inouïe et je dépassais ainsi ceux que quelques secondes auparavant, je vouais à tous les diables… La banderole était là et tout à côté de la ligne d’arrivée, j’eus le temps d’entrevoir une casquette bien connue coiffant un homme les bras levés criant tellement fort mon nom qui était aussi le sien : "Bougon !" que le son de sa voix domina très nettement le brouhaha produit par la foule Arcachonnaise et que je n’entendis qu’elle ou que je ne voulus n’entendre qu’elle, cette voix qui me communiquait avant tout le monde cette joie extraordinaire que mon père venait de manifester et que j’étais si heureux de partager avec lui… Alors je pensais tout à coup au développement changé par lui dans le courant de la nuit précédente, en grand secret et une réflexion me vint tout de suite à l’esprit : mon père avait raison et je lui dois au moins la moitié de ma victoire… Et quand revenu sur la ligne pour l’embrasser avec un bouquet dans la main pour exécuter le tour d’honneur, je lui dis: "C’est grâce à toi Papa que j’ai gagné ! Merci !" Je me rendis compte qu’il avait les larmes aux yeux… Je compris alors que je venais de lui apporter vraiment une grande joie, une joie qu’il espérait depuis longtemps, une joie qui effaçait la déconvenue qu’il avait ressentie un mois plus tôt lors de l’arrivée de Bordeaux-Arès-Arcachon (Prix de la Suze) et où sur ce même boulevard Deganne, je n’avais terminé que troisième. Il exultait : "Bordeaux-Arcachon" est devenu plus que jamais la course des Bougon. En voilà la preuve aujourd’hui ! disait-il à qui il voulait l’entendre. "Je l’ai gagnée en son temps, mon frère André l’a gagnée lui aussi avant la guerre et mon fils à son tour vient de la gagner..."

Uca 38

L’Union Cycliste Arcachonnaise en 1938 avec de gauche à droite : Robert Lafon, René Prévot,
Elie Daraillan, Gabriel Hargues, Jean Andrevie, Robert Dutein,
Norbert Bougon. vainqueur de Bordeaux-Arcachon en 1938.

- Pour ma part, j’échangeais de nombreuses poignées de mains avec les amis de toujours et ceux que je découvrais à la minute présente… Et on en comptait beaucoup… Ce qui augmentait mon bonheur… Je me berçais peut-être d’illusions, mais j’avais l’agréable impression que tous les sportifs Arcachonnais étaient satisfaits du résultat que je venais d’obtenir, car le dernier sociétaire de l’UCA a avoir franchi la ligne en vainqueur, se trouvait être un certain René Lauga en 1925, treize ans plus tôt ! Le Président Longau me fit part de sa satisfaction, car non seulement j’avais gagné, mais le second n’était autre qu’André Herran, l’Arcachonnais dont je vous ai parlé si souvent… Quant à mon ami Robert Lafon, qui avait fini au cœur du peloton, à la place où je l’avais laissé 300 mètres avant l’arrivée, lorsqu’on lui dit quand il mit pied à terre : "Norbert Bougon a gagné", il resta bouche bée avant d’articuler : "Ce n’est pas possible, car il se trouvait enfermé dans le paquet avec moi à la hauteur de Saint-Elme". Et il ajouta : "Quel sacré sprint il aura du faire pour dépasser tout ce monde sur cette courte distance". Venant de lui, j’acceptais ces paroles comme un hommage et cela me fit très plaisir. Un fait qui me combla d’aise, ce fut quand je lus le compte-rendu de la course dans le même journal qui relatait au lendemain du 14 juillet le Prix de la Suze et qui critiquait durement mon sprint de troisième arrivant… Un article des plus élogieux concernant l’emballage de Bordeaux-Arcachon que je venais de remporter. Fort de la leçon apprise, le journaliste Charles Bidon me décernait toutes les qualités possibles et imaginables et selon l’expression consacrée me vouait à un grand avenir...
- Vous allez penser que je me gargarise de cette victoire, en accumulant les faits s’y rapportant. Je vous répondrais que vous avez entièrement raison cependant, je n’en ai pas honte le moins du monde. Au contraire, j’en tire une fierté que les années n’ont pas encore ternies. Je veux parler des années qui suivirent et qui m’ont pourtant apporté de notoires satisfactions dans le domaine du sport cycliste, puisque tout au long de ma carrière, je réussis à franchir en vainqueur plus de 300 fois la ligne d’arrivée. Non ! Jamais je ne fus plus content, jamais je ne me sentis aussi comblé que ce merveilleux 15 août 1938 où j’eus le bonheur de gagner le fameux Bordeaux-Arcachon. Imaginez que je venais de faire premier dans la course la plus convoitée de mon existence, celle dont j’avais entendu parler à la maison depuis mon plus jeune âge, celle qui depuis le moment où je réussissais à me tenir en équilibre sur un vélo, je rêvais de passer la ligne en triomphateur, comme mon père et mon oncle l’avaient fait à des époques différentes. Si mon ambition n’eût été aussi forte… et c’était très bien ainsi, car je voulais monter le plus haut possible, cette victoire aurait pu devenir un aboutissement et j’aurais pu m’en tenir à ce résultat tant souhaité pour raccrocher la bicyclette, avec le sentiment du devoir accompli...
- Quand tout petit j’écoutais avec ravissement mon père raconter les péripéties des nombreuses courses auxquelles il avait participé, je constatais que le Bordeaux-Arcachon revenait très souvent sur le tapis et je me souvenais également et très nettement, puisque j’en fais état au début de ce récit, de son dernier Bordeaux-Arcachon et de sa déception de n’avoir terminé qu’à la deuxième place alors qu’il aurait tant voulu gagner. J’avais eu beaucoup de peine pour lui et je m’étais promis ce jour-là de venger sa défaite. Je l’avais vu déçu et malheureux, et pour le consoler, je n’avais rien à lui dire, même pas de lui faire part de la pensée secrète qui avait soudain germé en mon esprit et par laquelle je me promettais qu’un jour, bien plus tard, quand je serais grand, cette course, je la gagnerais pour lui faire honneur ! En réalité cette épreuve n’était qu’une petite course de province, mais à mes yeux d’enfant, elle était l’équivalent d’un Paris-Roubaix ou même d’un Bordeaux-Paris, car je ne possédais pas encore la notion des valeurs, à neuf ou dix ans… Ce fut ainsi vers cet âge là, qu’un certain jour où ma mère m’ayant emmené à Bordeaux en autocar pour faire des emplettes et que je contemplais la route, alors que nous étions sur le chemin du retour et la voyant défiler sous nos yeux, je m’imaginais qu’un jour, en tenue de coureur cycliste, je la prendrais cette route et que j’arriverais en vainqueur à Arcachon sous les ovations du public.

ecusson

- Je crois qu’il n’existe rien de mieux que de réaliser un vieux rêve bercé par des années et des années d’attente et d’espoir… Soudain l’on n’a plus rien à désirer et le bonheur c’est de pouvoir pleinement se rendre compte que ce que l’on souhaitait avec tant de ferveur vient enfin de se produire. Quelqu’un venu pour me féliciter eut en somme le dernier mot dans cette histoire : ce fut Maurice Froustey qui, ainsi que j’ai eu si souvent l’occasion de le dire ne me ménagea jamais ni ses conseils, ni ses encouragements. "Savoure bien ton triomphe" me dit-il, car ni l’année prochaine, ni les autres années qui vont suivre tu ne pourras plus être premier de cette course, car sachant que par tradition, elle sera toujours réservée aux 3° et 4° catégories, elle te sera désormais interdite, étant donné qu’à partir de lundi, tu seras muté en 2° catégorie. Tout cela s’avéra exact et dans la semaine qui suivit je reçus de l’Union Vélocipédique Française, la notification de ma montée en catégorie supérieure. Cela impliquait que désormais, les seules courses auxquelles je pourrais avoir accès, seraient très difficiles… En somme j’allais sauter le pas et passer dans la cour des grands.

Norbert Bougon (extraits de son livre Histoire d’un coureur cycliste d’avant guerre)
RÉTRO VÉLO DORDOGNE - L’Histoire de la Classique BORDEAUX-ARCACHON (6)
© BERNARD PECCABIN
 (à la mémoire d’Hubert Longau, de Gaston Bougon et de tous les crabes de l’UC Arcachon)
Prochaine partie : la course en 1946 et 1947

9 mai 2020

BORDEAUX-ARCACHON (Histoire d’une classique) - 3° partie

LA CLASSIQUE BORDEAUX-ARCACHON
la plus ancienne, la plus courte et la plus rapide du Sud Ouest
Retour sur l’histoire de cette épreuve

- Relire la publication précédente (cliquez sur ce lien).
- Attention Bordeaux-Arcachon et son histoire comportera dix-neuf publications. Pour revenir à la première publication, cliquez ici.

 QUELQUES HYPOTHÈSES SUR LES PREMIÈRES ÉDITIONS

 - Lorsque l’on consulte le palmarès de Gabriel Belliard qu’il a établi jusqu’en 1934, il subsiste de nombreuses interrogations. L’épreuve de Bordeaux-Arcachon dit-on, a été fondée en 1889. Ceci signifie que trois années furent nécessaires pour être reconnue auprès des instances de l’UVF. Des éditions ont été sans doute courues avant, sans être validées... Sur certaines coupures de presse on découvre même que la première édition daterait de 1887, ce qui signifie que bien avant la fondation du comité d’organisation, on avait couru déjà le Bordeaux-Arcachon. Parmi les clubs engagés dans l’organisation se trouvaient le Vélo-Sport Girondin (société fondatrice de l’épreuve) en première ligne, puis l’Union Cycliste Bordelaise, la Section Bordelaise, le Vélo-Club Lions, les Cyclistes Girondins et le Vélo Caudéranais. C’est en 1895 que la course adopta le parcours classique des 50 kilomètres, ce qui incita coureurs comme organisateurs à se battre pour s’accaparer du record. On peut de même imaginer l’engouement suscité par cette course, puisque à maintes reprises plusieurs éditions se sont déroulées au cours de la même année, sans oublier la diversité des catégories de coureurs qui ont emprunté l’itinéraire de cette fameuse piste, souvent pour s’entraîner ou encore lors des interclubs, histoire de rivaliser entre licenciés.
- L’histoire du record de 1899(3), constitue néanmoins un sujet à contestations. Comment Emile Sauzeau a-t-il pu réaliser d’un coup 1h10’ alors que l’année précédente, il avait déjà gagné sur le même parcours avec un temps qui accusait tout de même 19 minutes de plus, puis 24 minutes de plus, sans parler du junior qui est peut-être notre Sauzeau ou son homonyme, mais ayant couru en 1h40’ ? Effectivement nous avons là matières à réflexions face à ces écarts conséquents… Seul Thibeault du Stade Bordelais, parviendra à se rapprocher de Sauzeau en réalisant 1h14’30s. Toujours est-il que parcourir 50kms en 1h10’ équivaut à une moyenne de 42,857 km/h, ce qui ne semble pas du tout en adéquation avec d’autres performances obtenues lors de cette époque.
- La longue histoire de cette classique a débuté on l’a dit à maintes reprises en 1892. Louis Duanip de son vrai nom Pinaud, avait parcouru les 100 kms contre la montre en 3h25’ devant Léveilley (3h39’25s) l’un des créateurs de Bordeaux-Paris, Lanuc (3h57’08s), Rivière (3h57’09s), etc… Ajoutons que ce Rivière (de son prénom Gaston), avait gagné cinq ans plus tard Bordeaux-Paris. Duanip le vainqueur portait un nom fantaisiste, c'est-à-dire l’anagramme de Pinaud son véritable nom. C’était un passionné pour l’automobile sur laquelle il avait effectué de nombreuses courses, en pilotant une Aubert-Lavirotte. Il deviendra plus tard directeur de l’agence des automobiles Fiat à Bordeaux, firme dont l’un des actionnaires et inspecteur était Loste, si célèbre dans les compétitions cyclistes de cette période.

Henri Beconnais

Henri Beconnais, troisième coureur en partant du côté gauche
a gagné le Bordeaux-Arcachon en 1893.

- Parmi d’autres lauréats citons Henri Beconnais en 1893, fameux roi du volant, mort tragiquement au Barp en s’entraînant en vue de disputer le Bordeaux-Madrid auto de 1903. Mais aussi Edmond Luguet vainqueur de Bordeaux-Cognac, Chadeaud, puis Fourgeaud, Bougon, Bournac, René Chazeau, Piquemal, Cantou, Rousset et plus près de nous les Cosse, Lapébie, Carrapezi, mais arrêtons d’épiloguer sur la réputation naissante de ce Bordeaux-Arcachon, car celle-ci deviendra universelle.

(3) Il ne faut pas se polariser autour de cette affaire du record, bien qu’il fut de tous temps un objectif. De 1899 jusqu’à celui de 1951, on note en vérité un écart de distance de 1326 à 1526 mètres selon les indications de la presse. D’après les éléments repris sur le journal l’Athlète, si la vitesse est de 44,117 km/h pour Chazaud en 1937, il a parcouru en 1h08’43s et selon la loi des mathématiques, une distance de 50,526 kilomètres. Pour Brizon on note un changement, puisque rouler à 44,440 km/h correspond selon son temps, à une distance de 50 kilomètres. Pour Ferrage, c’est encore différent puisque d’emblée, la distance affichée est de 49 kilomètres le jour de sa course. Emile Baudoin qui officiait dans les épreuves après et peut-être avant la 2° guerre mondiale reste affirmatif sur le record de Ferrage. Emile Baudoin ancien coureur de cette épreuve (deux fois 3° en 1900), chronométreur, reporter, membre du Comité de Guyenne a mesuré plusieurs fois le parcours, ce qui devrait ôter toutes les ambiguïtés. Pourtant, il existe des zones où la précision manque de cohérence. Le jour de la victoire de Ferrage, les journalistes inscrivent 49 kilomètres de parcours pile poil ! Un an après, on écrit 49,2 kms, ce qui constitue encore une évolution, car dans ces conditions cela représente une nouvelle moyenne qui serait de 45,897 km/h… Et pourtant, de tous temps, le ruban bleu de cette classique a été immortalisé par le temps de 1h04’19s soit 45,711 km/hde moyenne, ce qui constitue une erreur de

Dattas Eric

mathématiques. Mais pour beaucoup d’autres, on reste à la fois interrogatif et dubitatif, car nous lisons quelques nombres qui semblent curieux vis-à-vis d’une logique. A compter de 1976, les distances évoluent encore, tout comme les temps. On trouve en effet des parcours plus courts. Norbert Bougon, ancien coureur, puis ancien Président de l’UC. Arcachon nous signale qu’à une époque, effectivement on prenait le départ de Marcheprime, ce qui confirme que l’on ne peut plus concourir vis-à-vis du record. A priori et compte tenu des performances archivées, c’est Jean-Louis Dublé qui aurait rejoint le plus vite Arcachon, soit en 1h01’50s, mais pour une distance de 45,850 kilomètres seulement, ce qui ramène sa vitesse à 44,490 km/h. Ferrage a roulé à la moyenne de 45,710 km/h, Favarel premier tombeur du record de Ferrage en 1966 avait réalisé un chrono de 1h03’20s. Plus près de nous c’est enfin le temps de Eric Dattas en 1984 (en médaillon), qui semble nous révéler le véritable record avec 49,3 kms en 1h02’57s soit à la moyenne de 46,989 km/h. Vis à vis des indications obtenues jusqu’à ce jour, c’est bien ce garçon qui devient le ruban bleu de l’épreuve. Pour rendre cette affaire de record fiable, seule la moyenne horaire peut constituer aujourd’hui la seule référence à prendre en compte, mais il existe quelques zones qui manquent de précision, notamment de nombreuses éditions qui n’ont pas noté les valeurs affichées (temps et distance) et dont on manque de repères…. De plus le départ ne s’est plus fait ensuite à l’Alouette, ce qui nous oblige à rester prudent à l’égard du record.

 - A compter de 1927, l’épreuve a été organisée uniquement par l’UC Arcachon. On peut également évoquer l’édition de 1924 courue sous la forme de course handicap, ou encore parler de ceux qui l’ont accroché plusieurs fois à leur palmarès. Mais la simple lecture du tableau, suffira je pense pour combler les appétits de ceux qui tiennent des statistiques. Souvent, on lit l’existence de plusieurs épreuves dans une même saison, ce qui n’est plus le cas après la libération. Sans parler de certains Bordeaux-Arcachon organisés en 1910, 1911, 1912, 1913 et 1919 par l’ASPTT Bordeaux, le Club Athlétique Arcachonnais, le Vélo-Stade Arcachonnais et les Cyclistes Girondins, ce qui complique les données. Pour cette raison, nous n’en parlerons que sur le palmarès (écrits en italique et en encadré) sachant que ces éditions constituent un lien, puisqu’il n’y avait pas d’organisation du côté de l’équipe initiale.

SUITE DU PALMARES DE L’EPREUVE : 1914 - A. Amiaux (CASG) en 1h28’, H. Dumas (Vélo Club Lion), H. Bouheben (VC Lion) (indépendants), Albert Cantou (VC Lion) en 1h28’, L. Rouynaud (VC Lion), M. Rougerie (Vélo Club Lion) (amateurs), 1919 - Coiffard Luciano (Cyclistes Girondins) en 1h32’30s, E. Milleroux (Bordeaux VC), H. Perrier (UVC) (amateurs), 1920 - R. Piquemal (SA Bordelais), M. Delbos (SCB), Albert Cantou (SA Bordelais) (amateurs), 1921 - Albert Cantou (SA Bordelais) en 1h34’02s, R. Cailley (BAC), R. Dupart (SCB) (amateurs), 1922 - R. Piquemal (SA Bordelais) en 1h37’, Albert Cantou (SA. Bordelais), D. Fourgeau (Bordeaux vVélo-Club) (Pros/amateurs), 1923 - Raymond Rousset (SA Bordelais) en 1h40, J. Cassou (BP), A Chauvière (SA Bordelais) (HS/Amateurs), 1924 - G. Gayet (UCCA), J. Bonne (VC Lion), A. Preuilh (PT), 1925 - L.A. Vergez (SA. Bordelais) en 3h17’, J. Dachary (Bordeaux VC), R. Vignes (CGB), 1927 - René Lauga (UC Arcachon) en 3h09’, F. Vandenberghe (UC Arcachon), L. Devos (UC Arcachon) (international), 1928 - Roger Parioleau (Rochefort) en 3h21’25s, L. Laval (CC Périgueux), J. Grossard (UC Arcachon) (international), Roger Lapébie (Bordeaux VC) en 1h21’02s, R. Charropin (ASM), P. Duron (VAL) (amateurs), 1929 - Roger Parioleau (Rochefort) en 2h59’06s, Victor Descoubès (UC Arcachon), René Prévôt (ALBS) (international), F. Niéto (Burdigala Paris Club) en 1h17’, E. Ogier (SA Bordelais), A. Deligey (PT) (amateurs), 1930 - J. Bourret (Bordeaux Vélo-Club) en 1h16’30s, A. Ducos, J. Gaillard (Burdigala Paris Club) (amateurs), 1931 - P. Douat (Bordeaux Vélo Club) en 1h10’, Robert Pruney (Union Cycliste Arcachonnaise), H. Mercet (ASM) (amateurs), 1932 - P. Douat (Bordeaux VC) en 1h16’, Gérard Virol (Bordeaux Vélo Club), P. Dupouy (HSB) (amateurs), 1933 - A. Cazaux (MVC) en 1h13’11s, R. Labrousse (Bordeaux Vélo-Club), C. Nalbet (BEC) à suivre.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - L’Histoire de la Classique BORDEAUX-ARCACHON (3)
© BERNARD PECCABIN
 (à la mémoire d’Hubert Longau, de Gaston Bougon et de tous les crabes de l’UC Arcachon)
Prochaine partie : Une ville, un club, un homme

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19 mai 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (21° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

18 au 24 mai 1995

Dax

Daniel Guillon de jutesse lors de Dax-Bordeaux

 - C’est au millimètre que l’arrivée de Dax-Bordeaux a été jugée avec un Daniel Guillon vainqueur de justesse face au Marmandais Langella, Marié (Tarbes) prenant la 3° place.

1995 Dax Bx

Guillon et Langella lors du protocole dans Dax-Bordeaux

- La piste de Bordeaux-Lac a accueilli le Championnat d’Aquitaine des jeunes avec des juniors Marmandais dominateurs tels Nicolas Garineau en poursuite puis au kilomètre, Jean-Claude Ventre (addition de points), Nicolas Schenck en vitesse. L’US Bouscat s’adjuge l’américaine, mais c’est encore l’équipe du CC Marmande qui enlève la poursuite par équipes.

Ventre, Garineau, Waber

Ventre (2°), Garineau lauréat et Weber (3°) en poursuite junior.

- Disputé en deux étapes, le Grand Prix du CA Béglais revient à Patrick Hourdebaigt (VC Oloron HB) qui gagne les deux manches devant Sobinski (Auch) et Guerry (Vendée) résignés à prendre les accessits.
- Superbe parcours dans la Ronde de l'Isard d'Argent courue dans les Pyrénées Ariègeoises avec au menu quelques cols dont une arrivée au plateau de Beille. Igor Pavlov a dominé cette épreuve avec son équipe de Blagnac avec qui il rêve de conquérir en juin le titre de Champion des Pyrénées. En attendant, un beau podium français a couronné cette édition avec dans l'ordre Igor Pavlov, Hugues Ané et Xavier Jan. Danns la même période Bertrand Guerry (Vendée) s'est imposé à Saint-Aigulin.

1995 Pavlov

Moment de détente pour Pavlov entouré par David Marié et Sibrac ses équipiers
qui visent d'autres succès après celui de cette ronde, mais aussi lors de la classique Blagnac-Albi

ÉCHOS DE DORDOGNE

- Saint-Chamassy (3.4.5 par Asptt Périgueux) : 1. Frédéric Castagnet (Guidon Agenais), 2. Denis Bégout (Asptt Périgueux), 3. Bernard Mazeau (Boulazac), 4. JM. Gouloumès (CC Sarlat), 5. Pascal Le Pemp (Asptt Périgueux), 6. Pérobe (Tonneins), 7. Richard Hadfield (Chasseneuil), 8. Cyril Peytour (Asptt Périgueux), 9. Maxime Cazeaux (Bon Encontre), 10. Bladou (Figeac), etc...
- Champcevinel (cadets par CC Périgueux) : 1. Jean-François Robert (CC Périgueux), 2. Aurélien Bonnélie (Asptt Périgueux), 3. Jérôme Roy (CC Périgueux), 4. Christophe Napias (ASCA Bergerac), 5. Benamin Seyral (Talence), 6. Laurent Gillot (CC Périgueux), 7. Boudon (EC Foyenne), 8. David Cotté (Ribérac), 9. Stéphane Grade (EVCC Bergerac), 10. Gendron (Chalais), etc...

1995 SPC 1

Départ de course à Saint-Pierre de Chignac

- Saint-Pierre de Chignac (5. CV et NL par Pédale Faidherbe) : 1. Pierrick Fedrigo (CC Marmande), 2. Bruot (Ste Livrade), 3. Grégory Pradelou (CC Périgueux), 4. Raynaud (Tulle), 5. Dubesset (Pédale Faidherbe), 6. Samuel  Daubisse (Pédale Faidherbe), 7. Laffont (Pellegrue), 8. Conchou (Monpazier), 9. Jarreton (CO Couronnais), 10. Mespoulède (Asptt Périgueux), etc...

1995 spc 2

Arretche (1° carte Vélo), Fedrigo lauréat, Pradelou et Dubesset lors du protcocole
à Saint-Pierre de Chignac

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/21° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur ce blog

 

8 mai 2020

BORDEAUX-ARCACHON (Histoire d’une classique) - 2° partie

LA CLASSIQUE BORDEAUX-ARCACHON
la plus ancienne, la plus courte et la plus rapide du Sud Ouest
Retour sur l’histoire de cette épreuve

Landes girondines

Longue ligne droite des Landes Girondines où il est si difficile de s’échapper

 - Relire la première partie (cliquez sur ce lien).
- Attention Bordeaux-Arcachon et son histoire comportera dix-neuf publications à lire.

 L’INFLUENCE DE MAURICE MARTIN DANS LA RÉGION

 - On ne terminera pas cette mise en matière sans reparler de Maurice Martin(2), l’homme à la barbe blanche. Il a été on l’a dit un des membres fondateurs du Véloce-Club Bordelais dans les années 1880. Ce club comptait près de 400 membres et était présidé par Pierre Rousset. A ses côtés Maurice Martin s’engagea pour créer un hebdomadaire le "Véloce Sport", qui sera présidé par Fernand Ladevèze. Maurice Martin au travers de ses articles s’est résolument tourné vers le cyclotourisme. Celui-ci avait la part belle, car à cette époque, près de 95% des effectifs de l’UVF étaient des cyclotouristes, qui eux n’hésitaient pas à s’opposer aux coursiers surnommés "les mangeurs de route". On rencontrait Martin partout ! Que ce soit dans les instances nationales du cyclotourisme, que ce soit dans la presse (magazine l’Illustration, Journal la Petite Gironde, etc...), que ce soit dans l’édition de livres ou encore au sein de l’Union Vélocipédique Française, Martin dominait et s’imposait par une passion toute naturelle. C’est lui qui mettra en place les brevets de randonneurs, c’est lui qui est la cheville ouvrière du Bordeaux-Paris (on l’a aperçu maintes fois au poste de starter), c’est lui qui démontre à tous les immenses capacités de la bicyclette face au grand bi, c’est lui qui raconte ses longs voyages à bicyclette ou sur tricycle et qui intéresse le Touring Club de France, ce qui lui vaut même une distinction. C’est dans ce contexte et au cours de cette période que le "Bordeaux-Arcachon" est né. Sa création n’est pas étrangère à sa personnalité à un moment où tout s’est accéléré, lorsque ce personnage a inventé quelques temps après, le terme de la "Côte d’Argent" (NDLR : Arcachon a été aussi appelée la perle de la Côte d’Argent). Il est vrai que le Véloce Sport n’a jamais organisé Bordeaux-Arcachon, mais la quantité de clubs qui évoluaient en cette fin de ce 19° siècle autour de cette région bordelaise, ne pouvaient laisser indifférents les acteurs du cyclisme jusqu’à la Société Vélocipédique d’Arcachon, devenue quatre ans après l’UC Arcachonnaise et qui par le biais de son maire déjà cité, avait de plus le privilège de compter ce notable, parmi ses membres fondateur.
(2) Maurice Martin sort deuxième d’une promotion de cent élèves de l’École Supérieure de Commerce de Bordeaux. Initialement employé d’une grande maison de négoce en vin, il se passionne rapidement pour les sports : cyclisme (il est un des fondateurs en 1891 de la course Bordeaux - Paris), mais aussi rugby, automobile et aviation. Il écrit ainsi de nombreux articles sportifs dans La Petite Gironde, quotidien bordelais diffusant sur une grande partie du Sud-Ouest, mais aussi dans L’Illustration et la Revue du Touring Club de France. Il œuvre largement pour faire la promotion touristique de la côte Aquitaine. C’est ainsi que le 20 mars 1905, au cours d’un périple de reconnaissance entre Arcachon et Biarritz auquel il prend part en tant que représentant des journaux de La Petite Gironde et le Journal de l’Automobile, qu’il propose, lors de l’étape à l’hôtel Lespès de Mimizan-les-Bains comme on dit alors, de baptiser Côte d’Argent ce jusque-là sauvage tronçon du littoral Atlantique de 228 km de long.
Ce périple est organisé par le Comité d’Initiative de Boulevard Arcachon - Biarritz, dont le projet est de créer un boulevard pour automobiles reliant les deux villes le long de la Côte d’Argent (ce projet ne verra jamais le jour). Il est organisé sous la forme d’une caravane de chevaux et de onze charrettes muletières (localement appelées bròs) empruntant les chemins de sable. Le convoi part le 20 mars d’Arcachon avec, parmi les journalistes, sportifs et quelques notables qui la composent, le conservateur des Eaux et Forêts de Bordeaux et des représentants de l’Automobile Club de France. Leur expédition sera commentée en ces termes : "Ils venaient pour faire ce qu’à peu près personne n’avait jamais fait avant eux : s’enfoncer dans le mystère des grandes Landes de Gascogne où ils avaient été conviés pour y rêver d’une route".

Martin

Maurice Martin sur son tricycle

SUITE DU PALMARES DE L’EPREUVE : 1900 - Sadouillette en 1h30’, Harry (Vélo Caudéranais), Emile Baudouin (Section Bordelaise) (amateurs), A. Thibeault (SA. Bordelais) en 1h14’30s, Testonne, Emile Baudouin (Section Bordelaise) (amateurs), 1901 - Emmanuel (UC Bordelaise) en 1h33’, A. Thibeault (SA Bordelais), Dagut (Racing Club Bordelais) (amateurs), R. Puissant (Section Bordelaise) en 1h24’25s, Sadouillette, Lamblardy (Section Bordelaise) (amateurs), 1902 - Ch. Passet (Racing Club Bordelais) en 1h43’, Emmanuel (UC Bordelaise), Toitot (Racing Club Bordelais) (amateurs), M. Fontan (Racing Club Bordelais) en 1h36’, Dunes (Cyclistes Girondins), F. Lannes (Vélo Club Caudéranais), René Puissant (Section Bordelaise) en 1h39’, Achariteguy (Section Bordelaise), Darqué (Section Bordelaise) (amateurs), René de Lavillette (Racing Club Bordelais) en 1h26’, R. Puissant (Section Bordelaise), A. Herbert (SA. Bordelais) (amateurs), René de Lavillette (Racing Club Bordelais) en 1h30’, Fulgence (SA. Bordelais), F. Laval  (amateurs), 1903 - A. Dupouy (Racing Club Bordelais) en 1h36’, E. Barrié (Racing Club Bordelais), L. Marty (UC Bordelaise) (amateurs),Edmond Luguet (SA. Bordelais) en 1h33’, A. Thibeault (SA Bordelais), René de Lavillette (Racing Club Bordelais) (amateurs), 1904 - E. Milleroux (SA Bordelais) en 1h40’, Carpentey (UC Bordelaise) (amateurs), Schmidt (SA Cognac) en 1h35’, P. Louret (SA. Cognac), Tétaud (SA Cognac) (amateurs), 1905 - E. Pouquet (UC Bordelaise) en 1h45’20s, F. Février (UC Bordelaise), Charlot (UC Bordelaise) (amateurs), 1909 - André Bougon (UC. Arcachon), Dujardin (Arcachon), Frigoit (amateurs), 1910 - René de Lavillette (RC Bordelais), G. Lescouzère (RCB), Delale., Bournac Jeune (RC Bordelais) en 1h32’, G. Niort (Cyclistes Girondins), André Bougon (Club Athlétique Arcachonnais), 1911 - René Chazaud (Cyclistes Girondins) en 1h33’, André Bougon (Racing-Club Bordelais), Mario Lafon (Vélo-Stade Arcachonnais), René Chazaud (Cyclistes Girondins) en 1h24’57s, Mario Lafon (Vélo-Stade Arcachonnais) André Bougon (Racing Club Bordelais), 1912 - Daniel Fourgeau (Cyclistes Girondins) en 1h24’, René Chazaud (Cyclistes Girondins), Ulrich (RC Bordelais), 1913 - Daniel Fourgeau (Bordeaux VC) en 1h20’15s, Delbreil (Bordeaux VC), Rulleau (Bordeaux Vélo Club) (à suivre)

NDLR : En caractères gras les noms des vainqueurs, puis le deuxième et troisième, en italique les Bordeaux-Arcachon organisés par d’autres clubs de Gironde (notamment au cours de la première guerre mondiale).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - L’Histoire de la Classique BORDEAUX-ARCACHON (2)
© BERNARD PECCABIN
 (à la mémoire d’Hubert Longau, de Gaston Bougon et de tous les crabes de l’UC Arcachon)
Prochaine partie : Quelques hypothèses sur les premières éditions

5 juin 2020

COURS DE PILE - PALMARÈS

LE FIEF DE LA FAMILLE ARQUEYArquey

- Cours de Pile a connu le cyclisme surtout de par les frères Arquey (Christian, Daniel, Jean-Michel et Thierry) qui résidaient dans cette commune et qui ont marqué de leur empreinte notre discipline en Bergeracois et même bien au-delà. Le CC Bergerac a débuté le cycle des organisations. Le Vélo-Club puis l’ASCA Bergerac de Jean-Marie Defix ont pris le relais. Puis au gré des mutations des frères Arquey, c’est l’AC Marmande qui est venu jusqu’au jour où le Guidon Club Bergeracois tiré de son sommeil par les frères Arquey a pris place entière, avec comme point d’orgue, un Championnat d’Aquitaine des sociétés.

Palmarès connu de l’épreuve : 1958 Rebeyrol (CC Bergerac), 1970 Serge Daubisse (CC Périgourdin), 1970 Mazy (CC Périgourdin), 1971 Bernard Conan (CC Périgourdin), 1974 Serge Lissandreau (VC Bergerac), 1974 Alessandro (Bergerac), 1982 Fabien Surault (US Cenon Rive Droite), 1983 Thierry Arquey (Pédale Faidherbe), 1996 Jacques Napias (GC Bergerac) en vélo loisir et Christophe Napias (GC Bergerac) en juniors, 1997 David Motta (VC Oloron Haut Béarn), 1998 trois épreuves : Lionel Brignoli (VC Bruilhois) en cadets, Pascal Garin (US Tonneins) en minimes, Christophe Napias (VC Oloron HB) en SR/SD. Puis Championnat d’Aquitaine des sociétés en 1998 : 1° US Bouscat en toutes et CC Marmande en catégorie espoirs, 1999 : Carl Naïbo (GC Bergerac) en SR/SD et Mickaël Delage (UC Montpon) en minimes, 2000 Fabrice Chabbal (Guidon Fuxéen) en minimes et Sébastien Pozza (CV Montastruc) en SR/SD.
Notre photo :  Thierry Arquey l’enfant du pays vaincu chez lui en 1982 (notre photo) aux côtés du speaker Jean Antoniazzi. Un an après, le sociétaire de la Pédale Faidherbe gagnera enfin sur ses terres.

NOTA : les organisations de l’AC Marmande ne sont pas reportées sur le tableau ci-dessus

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – COURS DE PILE © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

7 novembre 2020

2009 CIRCUIT DE LA FRAISE EN PERIGORD - REPORTAGE

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Beaucoup de monde au départ de cette 27° édition

Revoir l'édition 2008.

JAUFFREY BÉTOUIGT SUIRE DEVIENT LE PLUS JEUNE LAURÉAT

27° édition (13 juin 2009) : Le cyclisme n'est pas mort quand il reste proche de ses racines. Il suffisait de voir pour cela le podium de ce samedi, où cinq juniors savouraient leur plaisir, ce moment d'exaltation suprême qu'ils étaient en train de vivre après cette grande bataille. Car cette édition 2009 a révélé des émotions fortes, ceci après l'aimable mise en jambes pour se rendre au départ jusqu'à la bonne ville de Vergt. Ils étaient donc cent trois concurrents à partir à l'assaut des routes du Pays Vernois et la course a très vite trouvé ses repères comme ses favoris. Malgré la campagne verdoyante, le peloton n'était pas disposé à aller à la chasse aux papillons, mais bien à celle des points chauds et des meilleurs grimpeurs du parcours.
- Avec d’abord un groupe de vingt-cinq coureurs, qui eurent le mérite de jouer à saute mouton plus vite que les autres sur les rondeurs de Sainte-Alvère. A mi-course, le peloton semblait revenir sur le groupe des fuyards qui pourtant y allaient de bon cœur. La course s'avançait plus ou moins dans le flou, mais déjà on sentait dans ce groupe de vingt-cinq unités, des juniors comme Guillemois et Bétouigt Suire surfer sur des charbons ardents, accompagnés de ceux du Pôle de Talence. C'est alors que Bétouigt Suire (Mérignac), Richard (Saint-Junien), Guillemois (VC Bazas) et le Vendéen Fialip décidèrent de planter leurs adversaires à quinze kilomètres de l'arrivée, ce qui paraissait être tout de même assez culotté. On se demandait tout de même si ce groupe de tête possèderait assez d'avance et de réserves d'énergie pour rejoindre la banderole.
- Avec un temps de retard, Marion (Mérignac), Cocquard (Pôle espoirs de Talence), Morice son équipier, Béneyrol (JS Astérienne) et Bonhoure (Trélissac) tentaient sans succès de monter vers le wagon de tête. Face à la difficulté, il ne leur restait plus qu’un objectif, celui de se faire une place, car ils ne pouvaient plus hausser leurs prétentions pour assurer la jonction. Mais même si c'était dur pour eux, c'était un sacré plaisir de rouler devant dans ce genre d'épreuve et face à un public très motivé sous les ombrages du Petit Paradis.
- Derrière, certains favoris disparurent bien vite de la circulation. En même temps, d'autres coureurs étaient en déconfiture face à la chaleur et à l'odeur forte du goudron fondu sur la route. Sous les petits coups de boutoir à répétition, la contre attaque semblait condamnée à rester en petit comité, ce qui n'était déjà pas si mal que ça
- Lors des deux derniers tours, Betouigt Suire distançait ses deux compagnons d'échappées. Il menait plein pot l'ascension du Paradis, après avoir rafler la grosse prime. Un à un, Betouigt-Suire décramponnait ses rivaux, s'offrant une partie de manivelles à gros régime sur cette route sinueuse et rugueuse qui serpentait à travers cette commune de Lacropte accablée par la chaleur et bercée par le chant des cigales. Alors que le tri fut enfin réalisé, beaucoup d'adversaires enlevaient des dents plutôt que d'en remettre, soit un signe évident pour accepter la défaite comme la difficulté. Tandis que la cohue s'organisait autour du jeune vainqueur arrivé en solitaire avec quinze petites secondes sur Guillemois, le défilé des battus parvenait à franchir l'arrivée, harassés, courbaturés mais heureux d'en terminer avec cette 27° édition mémorable, où cinq juniors réalisèrent un récital de grande ampleur.
- Belle remise de gerbes et de trophées sur le podium, en présence de Jean-Pierre Saint-Amand maire de Lacropte et conseiller général du canton de Vergt, avec la présence des partenaires du Circuit de la Fraise dont les Eaux Font d'Or "Montepinos", qui ont remis un Home Cinéma au vainqueur par le biais des établissements Le Bihan. Robert Bibié le Président du Sprinter-Club du Périgord semblait radieux, puisqu'une nouvelle fois, il avait rassemblé de nombreux adeptes de la Petite Reine au cours de cette épreuve à pérenniser et qui a démontré une note de jeunesse encourageante pour la discipline.

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Béneyrol, Bétouigt-Suire et Coquard

Le classement : 1. Betouigt-Suire Jauffrey (Mérignac VC) - junior, 2° Guillemois Romain (VC Bazas BB) à 15" - junior, 3. Richard Guillaume (AS Saint-Junien) à 1’12" - junior, 4. Morice Julien (Pôle France) à 1’29" - junior, 5. Cocquard Bryan (Pôle France) m.tps - junior, 6. Marion Frédéric (Mérignac VC) m.tps - S2, 7. Béneyrol Sébastien (JS Astérienne) m.tps - S3, 8. Bonhoure Florian (EC Trélissac CC) à 1’53" - S2, 9. Lucasseau Cédric (VS Chartres) à 2’00" - S2, 10. Maurel Laurent (Guidon Decazeville) m.tps - S2, 11. Fialip Jérémy (Pays d'Olonnes) à 2'14" - junior, 12. Mathieu Stéphane (VC Rodez) à 3'20", 13. Vernhes Sébastien (Guidon Decazeville) à 3'13" - S2, 14. Ginsou Florian (EC Trélissac) m.tps - S3, 15. Garcia Valentin (CA Civray) m.tps - S2, 1. Périllaud David (CA Castelsarrasin) à 3'40" - S2, etc…
Meilleur grimpeur : Cocquard Bryan (Pôle espoirs France)
Meilleur Sprinter : Lucasseau Cédric (VS Chartres)
Meilleur Junior : Jauffrey Bétouigt-Suire (Mérignac VC)
Meilleur coureur Dordogne : Béneyrol Jérémy (JS Astérienne).

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Rodez sacrée meilleure équipe

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - HISTOIRE DU CIRCUIT DE LA FRAISE - © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : 2010 Guillaume Alvès en grand patron

28 octobre 2020

2008 CIRCUIT DE LA FRAISE EN PERIGORD - REPORTAGE

- Relire l’article précédent du Circuit de la Fraise : cliquez ici

STÉPHANE LABORDE HAUT LA MAIN

Fraise 2008

Podium de cette édition 2008 avec entre les miss le lauréat en maillot blanc

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26° édition (14 juin 2008) : Et voilà un ancien qui revient pour marquer de son empreinte cette nouvelle édition. Stéphane Laborde (UC Artix) n’est pas allé par quatre chemins pour battre Sébastien Larpe (CRC Limoges) pourtant bien affûté et Philippe Escoubet (Angoulême VC) qui malgré son âge, a signé à Lacropte un excellent retour un peu comme Commergnat l’avait fait en gagnant en 2002. Neuf coureurs arrivent en tête dans Lacropte. On y trouvait Maly (CC Périgueux), Sentucq du même club, Duban (Langon), Labbe (Bègles), Bardet (Pons), Larpe (Limoges), Bressolis (Rodez), Ballion (Villenave) et Morange (UV Limousine). A cinq tours du final les hommes de tête se désunissent et c’est le retour de Soubes (VC Bazas), Escoubet (Angoulême) et Suchaud (Périgueux) qui cherchent à prendre en main les opérations, en vain... Car derrière Sébastien Larpe met le turbo amenant Bardet et Suchaud un certain temps. Larpe persiste et se détache, fait le grosse prime, mais derrière c’est au tour d’Escoubet et de Stéphane Laborde (UC Artix) de montrer qu’ils ont eux aussi de la réserve. Ils reprendront le Charentais au Paradis, mais Laborde accentuera la pression pour se défaire de ses deux compagnons d’échappée et franchir la ligne en vainqueur.
Le classement : 1. Stéphane Laborde (UC Artix), 2. Sébastien Larpe (CRC Limoges), 3. Philippe Escoubet (Angoulême VC), 4. Yann Lafitte (Peyrehorade Sports), 5. Mickaël Dhinnin (CRC Limoges), 6. Mickaël Suchaud (CRC Limoges), 7. L. Bressolis (VC Rodez), 8. Artiga (Mérignac VC), 9. Emmanuel Herbreteau (CC Périgueux), 10. Michel Larpe (Saint-Cyr les Tours).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - HISTOIRE DU CIRCUIT DE LA FRAISE -
© BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : 2009 Bétouigt-Suire devient le plus jeune lauréat

25 mai 2020

1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (22° SEMAINE DE LA SAISON)

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

25 au 31 mai 1970

 - Le Tour de la Fraise couru à Braud Saint-Louis s’est terminé par le succès de Robert Alizié (Agen) qui après sa victoire lors de la première étape conserve son maillot en laissant derrière lui Grimaud (Charron) et Mazet (Saint-Eloy les Mines) respectivement deuxième et troisième.
- A Lannemezan les coureurs du Comité des Pyrénées réalisent un véritable holdup en occupant les six premières places de la course avec Gaffajoli lauréat devant Fava, Canut, Saladié, Zammo et Rouquette.
- C’est avec facilité et panache que Claude Magni (VC Langon) rentré de la course de la paix a remporté Bordeaux-Clérac en devançant Fauquey son plus redoutable adversaire laissé à 1’20s et le Girondin Wilhem troisième.

Darrigade Roger 4

- Le Prix des planteurs de Tabac à Vézac a vu le succès en solitaire de Roger Darrigade (notre photo en médaillon). Accusant plus d’une minute de retard, Perrotin (UV Poitiers) pourtant très brillant n’a jamais pu revenir sur le coureur Dacquois, alors que Leduc (VC Tarbes) termine troisième  (la suite du classement dans échos Dordogne).
- Trois ans après Michel Périn un autre coureur du sud-ouest, le Langonais Claude Magni remporte le titre de Champion de France militaire sur route. Sélectionné lors de la course de la paix, Magni mobilisé à l’Ecole Interarmées des Sports de Fontainebleau est passé très tôt à l’attaque pour arriver seul, laissant derrière lui ses équipiers à l’image d’André Mollet, de Meslet et de Thomazeau tous de l’EIS Fontainebleau.
- Le Prix Home Electrique couru à Brive est gagné par Dubreuil (CRCL) qui règle au sprint son équipier Francis Duteil alors que Laroudie le troisième larron de l’équipe termine 3° à 2’31s des vainqueurs, parachevant ainsi le succès Limougeaud.
- Jacques Gestraud (UA La Rochefoucauld) s’adjuge le 7° Nantes-La Rochelle en battant sur le fil Claude Hue le Périgourdin heureux de retrouver sur la 3° marche du podium son ami Roger Démartin qui accuse plus de deux minutes de retard sur le duo.
- D’autres succès avec Gil (Oloron) à Mauléon, de Labarthe (Bayonne) à Lesparre, de Redoulez (SAM Bordeaux) à Andernos, de Jean-Jacques Rebière (Bègles) à Bastanès, de Guy Morin (Girondins) à Aubeterre.

ÉCHOS DE DORDOGNE

Trémolat : 1. Christian Gardelle (US Bouscat) les 90 kms en 2h35’, 2. Valade  (Libourne), 3. Lambert (Bergerac), 4. Simon (Nontron), 5. Gay, 6. Arquey, 7. Casagrande, 8. Cluzel, 9. Boyer, 10. Lécuyer, etc...
Abjat sur Bandiat : 1. Jean-Claude Castaing (Girondins de Bordeaux), 2. Villemiane (Bergerac), 3. Denis (Périgueux), 4. Duteil (CRCL), 5. Matignon (Nontron), 6. Dutertre (Agen), 7. Tardy (Nontron), 8. Wilhem (Girondins), 9. Breuil (Limoges), 10. Gimberteau (Girondins), etc...

Vézac

Les vainqueurs Roger Darrigade à droite et Perrotin fleuris par
Mlle Françoise Delpeyrat et Huguette Laval à Vézac

Vézac : 1. Roger Darrigade (US Dax), 2. Perrotin (UV Poitiers), 3. Christian Leduc (UC Tarbes), 4. Samy (Saint-Eloy), 5. Giraud (Angoulême), 6. Badourès (Agen), 7. Ben Brahim (Villeneuve), 8. Sautier (Périgueux), 9. Trochut (La Rochelle), 10. Rossignol (Poitiers), etc...

BT

Gérard Darrin (3°), le speaker Malgouyat, Mespoulède (2°) et Christian Darrin (1°)
à Beauregard de Terrasson

Beauregard de Terrasson : 1. Christian Darrin (CC Périgueux), 2. Jean-Claude Mespoulède (CC Périgueux), 3. Gérard Darrin (CC Périgueux), 4. Roger François (Sarlat), 5. Mortayrol (Sarlat), 6. Bonnie (Sarlat), 7. Glaudon (G. Sarlat), 8. Bobert, 9. Conan, 10. Calmette, etc...

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1970/22° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

4 décembre 2020

2011 CIRCUIT DE LA FRAISE EN PERIGORD - REPORTAGE

LE BRETON MILLOUR INSCRIT SON NOM AU PALMARÈS DE LA FRAISE

Le départ

Plus de 90 coureurs au départ à Lacropte et sous une fine  pluie

- Longtemps c’est un peloton compact qui s’est étiré sur les pentes du Petit Paradis. Les bons de sortie ont été d’ailleurs délivrés en ce samedi de Pentecôte avec parcimonie et c’est avec quelques longueurs d’avance que le jeune Geoffrey Millour du Pôle de Talence a franchi la ligne d’arrivée de cette 29° édition.  L'édition 2010 est sur ce LIEN.

 - Pour une fois la pluie s’était invitée sur le Circuit de la Fraise. Dès le départ, le peloton reçut une petite rincée, mais celle-ci ne découragera pas pour autant les quelques quatre vingt dix coureurs partis malgré ce temps à l’assaut des rondeurs du Pays Vernois.
- Les cinquante premiers kilomètres se sont parcourus à bonne allure, car c’est avec une petite avance sur l’heure présumée que la tête de course se présenta dans Lacropte en fêtes. Matthieu Couffignal (VC Maurs) et Ludovic Nadon (Pons Gémozac) amenaient ainsi tout le peloton au pied du Petit Paradis, mais avec quelques longueurs d’avance seulement. A neuf tours de l’arrivée, Nadon persistait, cette fois en compagnie de Roche, un autre Maursois qui on le voyait avait l’habitude de dévorer le relief avec beaucoup de facilité. Malheureusement deux tours après, Roche cassait sa chaîne, laissant filer seul Nadon vers son destin. Un destin de courte durée, car moins de six kilomètres après, notre fuyard rentrait dans le rang aspiré par la meute des coureurs du Cantal. Les Auvergnats domineront les débats avec les frangins Couffignal qui menaient durement le train, sans précipiter pour autant les évènements. A chaque passage, la physionomie du peloton évoluait avec Béneyrol (JS Astérienne) qui mettait la pression, suivi à la trace par Baborier (UV Limousine) et par Sancivente (Castelsarrasin). Mais même si le peloton s’étirait, la cassure franche ne se réalisait pas, si bien qu’à trois tours de la banderole, la prime des 500 euros se disputait avec beaucoup de monde certes, mains déjà avec un certain Millour que le public découvrait.
- Il restait deux tours et une fois de plus Sébastien Béneyrol (Saint-Astier) par deux fois en remit une couche pour essayer d’éclaircir ce paquet. Millour, Guézet (Marmande), Nadon (Pons Gémozac) et Bonhoure (Mussidan) réussissaient avec Béneyrol à prendre un petit peu d’avance. Un petit trou certes, mais peut-être suffisant pour rallier l’arrivée. Sébastien Béneyrol empochera la prime de 1000 euros et c’est sur cette lancée que le dernier tour allait se dérouler. Une ultime ascension qui ne changeront pas le classement, si ce n’est que sous la banderole, c’est bien le jeune Breton Millour encore junior qui inscrivait son nom au palmarès de cette 29° édition.
- Beau protocole avec une remarquable Miss Circuit de la Fraise, autour de laquelle les récipiendaires toujours aussi nombreux ont répondu aux questions du speaker et avec Jean-Pierre Saint-Amand maire de Lacropte et conseiller général de Vergt.

Millour

Geoffrey Millour lauréat de cette 29° édition

Classement Général : 1° Millour Geoffrey (VS Plabennec-Pôle France) Jun (1° PS/J), 2° Nadon Ludovic (Ass. Pons Gémozac) S.2?3° Bonhoure Florian (SA Mussidan) S.2, 4° Béneyrol Sébastien (JS Astérienne) S.2, 5° Renoux Thomas (CAM Bordeaux) S.2, 6° Nuns Thibault (UV Limousine) Jun. (2° PS/Jun), 7° Couffignal Matthieu (VC Maurs) S.2, 8° CaudouxAlexandre (UV Limousine) S.3 (1° PS/S.3), 9° De Wever Lucas (G. de Bordeaux) S.3, 10° Pigeon François (Girondins de Bordeaux) S.3 (2° PS/S3), 11° Destruel Sébastien (VC Maurs) S.2, 12° Turtaut Sébastien (EC Saint-Félix de Foncaude) PC (1° PC open), 13° Dubost Florian (CC Périgueux Dordogne)S.2, 14° Durousseau Laurent (CC Nogent sur Oise) S.2, 15° Roy Bruno (UC Brive) S.2, 16° Pasquier Nicolas (Team Saint-Médard (S.2), 17° Montigaud Pierre (AC Nersac) S.3 (3° PS/S.3), 18° Troude Mathieu (UA La Rochefoucauld) S.3 (4° PS/S.3), 19° Vaudon Guillaume (UV Limousine) S.3 (5° PS/S.3), 20° Baborier David (UV Limousine) S.3 (6° PS/S.3).

Protocole

Podium avec tous les lauréats et le vainqueur en blanc avec Miss Fraise

Maillots de leader

Meilleur Grimpeur : 1° Selvestrel Julien (CA Castelsarrasin), 2° Darrin Sébastien (EC Trélissac), 3° Béneyrol Sébastien (JS Astérienne), 4° Couffignal Matthieu (VC Maurs), 5° Baborier David (UV Limousine).
Meilleur Sprinter : 1° Béneyrol Sébastien (JS Astérienne), 2° Nadon Ludovic (AS Pons Gémozac), 3° De Wever Lucas (Girondins de Bordeaux), 4° Roche David (VC Maurs), 5° Prévost Pierre (CSL Chamboret)
Meilleur Junior : 1° Millour Geoffrey (VS Plabennec Pôle France), 2° Nuns Thibaut (UV Limousine), 3° Guézet Bruno (CC Marmande), 4° Bourzeau Nicolas (SC Périgord), 5° Béneyrol Jérémy (CC Périgueux), 6° Fiefvez Rudy (EVCC Bergerac), 7° Lemaire Benjamin (EVCC Bergerac), 8° Marguet Bastien (EVCC Bergerac), 9° Pacich Maxime (UV Limousine), 10° Ferrari Nicolas (UC Gradignan)
Meilleur PC : Turtaut Sébastien (EC Saint-Félix de Foncaude)
Meilleur club : UV Limousine

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - HISTOIRE DU CIRCUIT DE LA FRAISE -
© BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : 2012 Au tour du Livradais Mathieu Malbert

7 mai 2020

1993 ELISABETH CHEVANNE BRUNEL - SA 5° SAISON (6° partie)

1993 CHAMPIONNE DU MONDE A PERTH

- Pour revoir l’article précédent (cliquez ici).

1993 Perth

 Zabou Championne du Monde © Michel Lerouge
de gauche à droite Cinzia Faccini (Italie) Elisabeth Chevanne-Brunel
championne du Monde, Karine Boitier (France) troisième.

PF

- La saison débute bien pour notre féminine. Elisabeth Chevanne-Brunel accède à la première place du classement mondial des juniors dès le 1° janvier 1993, après le passage en séniors d’Hanka Kupfernagel, de Ina-Yoko Teutenberg, de Marion Borst et de Sanne Schmidt. Installée au sommet de la hiérarchie, Zabou semble promis à un bel avenir. Un avenir qui va lui sourire, avec la conquête de son titre Mondial en Australie. Jamais la Dordogne n’avait eu un de ses siens, sacrés à ce stade de la compétition. Du jamais vu au Pays de l’Homme, où toute la communauté sportive exulte devant cette performance qui consacre une petite gamine partie voilà quatre ou cinq ans à peine dans cette discipline où il est difficile de se faire une place au soleil. Ce fut une saison grandiose, à marquer d’une pierre blanche avec des épreuves internationales et des sélections qui font que notre petite a tout d’une grande. Ce titre restera à jamais gravé dans les annales du cyclisme pour l’éternité. Du haut du podium notre étoile montante pouvait savourer ce plaisir, ce moment d’exaltation suprême qu’elle était en train de vivre, consciente qu’elle n’en connaîtra peut-être pas d’autres de si tôt. Mais pour l’heure, force est de dire que ce 4 octobre 1993 restera longtemps gravé dans nos esprits.

NDLR : "Rétro Vélo Dordogne" se souvient que Robert Aubry (CC Lindois) fut 3° au Mondial de cyclo-cross le 21 février 1960 à Tolosa (Espagne). Rolf Wolfshohl (Allemagne) s'imposait alors devant le jeune Suisse Hungerbuehler, âgé de 22 ans et révélation de la course. Le Français Robert Aubry décrochait la 3° place en terminant à une minute du vainqueur. Toute la ville de Lalinde exulte à l'annonce des ces performances... (ici lien photo d’Aubry)
31 août 1958 - Championnat du Monde route à Reims : "Deux démarrages de Baldini ont fini par avoir raison d'un Louison Bobet qui avait cherché à reprendre l'italien. Baldini qui franchira seul la ligne d'arrivée, exactement dans la position d'un coureur qui venait  de faire un chrono. Il précèdera Bobet de 2'09" alors que pour la troisième place c'est un groupe de cinq coureurs qui en découdront, groupe où figurait Huot, notre double champion de France."
Classement du Mondial en 1958 : 1. Ercole Baldini (Italie) les 276 kms en 7h29'32", 2. Bobet (France) en 7h31'41", 3. Darrigade 7h33'19", 4. Vito Favero (Italie), 5. Jean Forestier (France), 6. Valentin Huot (France),7. Hans Junkerman (Allemagne) tous même temps, 8. Martin Van der Borgh (Hollande), 9. Franz Aerenhouts (Belgique) 7h34'12", 10. Klaus Bugdahl (Allemagne), etc ….
NDLR : Mis à part ces deux cas, nous ne connaissons pas d’autres coureurs de Dordogne qui se sont distingués à ce niveau.

Rappel de début de saison
- Elisabeth Chevanne Brunel vient de fêter ses 18 ans et avec quelques jours de retard, elle a reçu un très flatteur cadeau d’anniversaire : la nouvelle de son accession à la première place du classement mondial des juniors. Selon le même principe que le classement FICP des coureurs professionnels, il est établi un classement mondial des féminines réactualisé tous les mois. Fin 1992, elle occupait la 5° place, mais les quatre filles qui la précédaient sont devenues séniors depuis le 1° janvier, ce qui lui permet de démarrer la saison 1993 en tête. Ce classement lui vaut l’honneur d’être invitée en Suisse à Klingnau, dans le nord-est du pays pour disputer la première course internationale de la saison. Elle va s’y frotter à nouveau aux plus grandes championnes internationales puisque chez les féminines, il n’existe pas d’épreuves réservées aux juniors en dehors des Championnats du Monde (pour mémoire elle occupe la 87° place du classement mondial général).
- Pensionnaire du CREPS de Talence depuis début janvier, elle peut s’entraîner dans les meilleures conditions tout en préparant un baccalauréat littéraire avec l’appui d’un soutien pédagogique précieux. Si le succès est au rendez-vous en juin, on devrait la retrouver en octobre sur les bancs de l’IUT de Bordeaux pour se préparer à la profession de journalisme ; un beau métier et un choix heureux qui permettra au vélo de compter dans quelques années une nouvelle propagandiste.
- Côté vélo, l’adaptation a été un peu difficile car début janvier, Elisabeth reprenait l’entraînement avec des garçons qui préparaient leur rentrée dans l’Essor Basque : elle n’était pas prête pour des entraînements de 90 kms sur le grand braquet et cet organisme résistant, mais qui manque un peu de puissance frôla la tendinite. Des ultra sons au CREPS sous la conduite du Docteur Genson, une révision des plans d’entraînement par papa Brunel et André Decuyper ont réglé le problème et le 7 mars, Elisabeth remportait à Troyes sa première course de la saison avant de courir en 3 et 4 à Léguillac de Cercles où elle termine 21°.
- Les objectifs de l’année, ce sera de réussir en 93 ce que l’on a raté de peu en 1992. Le Championnat de France et le Championnat du Monde. Ce petit bout de charme de 1m 58 pour 44 kg ne développe pas, c’est le moins que l’on puisse dire, une forte impression de puissance, mais elle grimpe bien, récupère bien et se montre très résistante. On la voit mieux réussir dans les épreuves par étapes que dans les épreuves d’un jour. Ses débuts au pied levé dans le Tour Féminin de l’an passé (elle fut prévenue quatre jours avant le départ alors qu’elle se trouvait dans les épreuves de la mi-août bretonne) sont plutôt encourageants : benjamine de l’épreuve, elle abordait pour la première fois une compétition aussi longue avec des étapes de 130 km. Elle a décroché une honorable 30° place (4° des moins de 22 ans).

1993 Perth 93

Podium à Perth

CE QUI S'EST PASSÉ EN DORDOGNE EN 1993

1993 Australie 1993

- Après les Jeux Olympiques voilà qu’un nouveau cycle de gouvernance débute avec de nouveaux élus. Alain Lavignac devient Président du Comité de Dordogne en succédant à Yves Brusson. Il s’entoure d’Annie Jouault (secrétaire), de Jacques Sciozard (trésorier), puis de Claude Longueville, Michel Chonis, Alain Bricaud, Robert Lasjaunias, Dominique Boivineau tous membres et du docteur Buscail. En Aquitaine, le seul changement notoire est le départ de Jack Doyen le secrétaire qui ne se représentait pas remplacé par Yves Perpignan, lui-même ancien délégué général de notre secteur. Au niveau national Daniel Baal devient nouveau président. Il met en place un projet d’équipes nationales amateurs pendant que Didier Virvaleix quitte lui les rangs des professionnels.
- Côté club, changement de président au Cyclo-Club Périgourdin avec l’élection de Bernard Paul. Gilbert Cuménal président sortant rejoint l’EC Ribérac Périgord Blanc avec quelques coureurs. D’autres mouvements avec Jean-Marie Doumenge qui quitte le SC Périgord pour le CAM de Bordeaux, Eric Barbet (ex-CRCL) et Olivier Feytou (ex-Asptt) qui deviennent des licenciés de la Pédale Faidherbe. Cyril Fontayne (CC Périgueux) rejoint l’ASCA Bergerac, les Frères Delestage (CCP Nontron) vont à Saint-Junien, Patrice Peyencet (CC Marmande) part au CRCL et Richard Hadfield l’anglais du CC Périgourdin sera désormais sous les couleurs du VC Chasseneuil.
- Sur le plan des résultats il y a bien sur ceux d’Elisabeth Chevanne-Brunel (lire par ailleurs), mais aussi les sélections pour les championnats de France d’Ingrid sa sœur, celle de Réginald Hispiwack (RC Mussidan) et de Julien Fiacre qui lui remporte avec l’équipe d’Aquitaine le titre des sociétés juniors. L’école de cyclisme du CC Périgourdin est également sélectionnée aux France et se classe huitième.
- Notre département compte 649 licenciés dont deux de première catégorie. Laurent Olivier (ASPTT Périgueux) remporte le Challenge des séniors, Julien Fiacre (ASPTT Périgueux) celui des juniors, Samuel Blancheton (UC Montpon) gagne en cadets et Jean-François Robert (CC Périgueux) termine premier chez les minimes.

 LES BOUQUETS DE LA SAISON (source : Michel Lerouge)

 Cinq victoires
Victoires : 1° Laines aux bois (10) 07/03, 1° Ledeuix (64) Championnat d’Aquitaine juniors 05/06, 1° Kienheim (67) 15/08, 1° Bourbon Lancy (71) 22/08, 1° Championnat du Monde juniors à Roleystone (Perth) Australie 04/10.

Grandes épreuves :
- 1° Championnat du Monde Juniors à Roleystone (Australie le 04/10).
Equipe de France : Elisabeth Chevanne Brunel, Karine Boitier, Sophie Swaertvaeger.
Classement : 1. Elisabeth Chevanne Brunel, 2. Cinzia Faccini, 3. Karine Boitier, 4. Silvia Bordigoni, 5. Sandra Rombouts, 6. Evi Gensheimer, 7. Anna Epifanova, 8. Samantha Rizzi, 9. Edith Klep, 10. Jenny Algelid.

1993 dossard 27

- A 18 ans la Périgourdine de la Pédale Faidherbe est devenue Championne du Monde en Australie un an après avoir obtenu la deuxième place en Grèce. Une telle performance dans les grands rendez-vous n’est pas fréquente et démontre de réelles qualités. En 1992, Elisabeth avait échoué au sprint face à une puissante allemande. Cette année, elle a pris l’épreuve à son compte, lançant vers la mi-course une longue échappée solitaire. Rejointe à l’amorce du dernier tour, Elisabeth ne s’est pas affolée. "J’ai surtout pensé à récupérer et je me suis cachée dans les roues, tout en restant très vigilante. A trois kilomètres de l’arrivée, une américaine est partie. J’ai ramené sur elle puis j’ai fait celle qui n’était pas bien. L’Italienne Faccini a alors attaqué et elle m’a amené le sprint de loin. Je l’ai débordée rapidement pour gagner avec un bon vélo d’avance".
- Cette victoire de la Périgourdine, c’était la victoire d’une volonté et d’une motivation forgée par les nombreux contre temps rencontrés au cours de la saison. En début d’année elle avait clamé qu’elle voulait réussir ce qu’elle avait raté en 1992. Le circuit alsacien du Championnat de France était sélectif, mais dépourvu de grosses difficultés et de pourcentages sévères aptes à favoriser son petit gabarit. Favorite annoncée, elle a eu tout le monde sur son porte bagage, si bien que le titre lui échappa une fois de plus. Cette déconvenue juste après le Tour Féminin qui lui avait apporté de la condition l’avait touché moralement. "L’ambiance dans l’équipe n’était pas bonne, raconte-t-elle et une chute avant le départ réel et plusieurs problèmes avec une pédale que l’on ne m’a jamais changée ont gâché ma dernière étape alors que j’étais devant après la côte de Laffrey et que je comptais sur cette dernière journée pour rentrer dans les 20 premières".
- Les ennuis n’étaient pas terminés. Au Tour du Tarn et Garonne, une chute dès le début de la première étape l’écarte définitivement de la lutte pour la victoire finale. Mais au lieu de l’abattre tous ces ennuis lui ont forgé un moral revanchard qui l’a vu arriver en Australie au départ de son dernier objectif avec une motivation extraordinaire qui lui a permis de ne pas flancher quand le peloton est revenu sur elle à 13 bornes de la banderole. De retour en Métropole, Elisabeth est allée prendre la 3° place du GP de France contre la montre. Elle s’est maintenant retirée dans ses quartiers d’hiver de Dordogne pour préparer déjà sa future saison chez les séniors... et son bac en suivant des cours par correspondance.

zaza

27 UN NOMBRE FÉTICHE

- 27 c’est le nombre d’attaques annoncées par radio-course le 21 août 1993 à Wingersheim lors du championnat de France juniors. Ce festival de combativité est à mettre à l’actif d’Elisabeth en l’espace de 70,4 km de l’épreuve. Pourtant ce jour là, malgré cette fougue permanente à l’avant, sans doute excessive, Elisabeth fut battue et dut se contenter de la deuxième place ! Le nombre 27 c’était aussi le numéro du dossard qu’elle portait au cours de ce Championnat de France ! Plus surprenant, ce numéro allait véritablement devenir fétiche puisqu’en Australie, lors des Championnats du Monde, Elisabeth était encore identifiée par le dossard numéro 27 ! Cette fois ce numéro lui permit de devenir Championne du Monde. Le lendemain, le journal Australien "The West Australian" en parlant de sa magnifique victoire, titrait : "la fusée de poche du cyclisme français" simplement pour décrire la propulsion fulgurante et décisive de notre petite française dans le dernier kilomètre.
- Lire aussi le résumé de ce championnat sur le lien suivant : Elisabeth Chevanne-Brunel 25 ans déjà !

 1993 LA   SUITE DE SA SAISON (Classiques et Tour Féminin)

1993 chenaud 18

A Chenaud dans son Périgord, le 18 juillet dans une épreuve avec les garçons
gagnée par Gérald Darragnès (G. Saint-Martinois)

zabou

- 2° Championnat de France Juniors à Wingersheim (67) le 21/08
Classement : 1. Sophie Swaertvaeger, 2. Elisabeth Chevanne Brunel notre photo, 3. Solzic Ribault, 4. Karine Boitier, 5. Armelle Goupil
-
2° Ambert (63) Trophée Groupama le 15/05 (1° Françoise Béranger)
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2° Montastruc (31) Championnat de Haute-Garonne le 09/05 (1° Chantal Gorostégui)
-
2° Lacropte (24) Ruban Féminin de Dordogne
(1° Chantal Gorostégui).
- Le soleil était au rendez-vous à Lacropte pour le Ruban Féminin de Dordogne. Le public local très amateur de cyclisme venu en très grand nombre encouragea très chaleureusement les concurrentes qui donnèrent un spectacle sportif de grande qualité. Rodée aux organisations cyclistes, l’équipe au grand complet du comité des fêtes de Lacropte sous la conduite de son président Greletty, assura une sécurité parfaite sur tout le parcours. M. Saint-Amand maire de Lacropte et conseiller général participa à l’animation en assurant à bord du véhicule de l’organisation une liaison CB vers la ligne d’arrivée, faisant vivre aux spectateurs le déroulement de la course.
- La sélection se fit par l’arrière avec au fil des tours des concurrentes décrochées. Elles seront quatre à se disputer la victoire : Gorostégui, Chevanne-Brunel, Guerreau et Russias après que Roselyne Riou assura un spectacle en jouant de l’élastique avec la tête de course pendant sept tours pour ne céder qu’à deux tours de l’arrivée.
- Chantal Gorostégui maîtrisa parfaitement la situation en remportant le Meilleur Grimpeur au nez des deux montagnardes que sont Elisabeth Chevanne Brunel, Guerreau et Russias. Notre jeune championne qui aurait bien voulu s’imposer sur ses terres fut vite consoler par son sponsor et d’ores et déjà c’est le Tour Féminin qui se profile avec l’équipe de France auprès de laquelle elle fait désormais partie.
- 2° Saint-Léger des Vignes (58) (1° Laure Russias)
-
2° à Aire (40) Championnat d’Aquitaine de la course aux points 29 et 30/05.
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3° Grand de France à Château-Gonthier (53)
le 17/10.
Classement : 1. Laurence Leboucher, 2. Roselyne Riou,3. Elisabeth Chevanne Brunel, 4. Melke De Bruijn, 5. Nuria Florencio.

Epreuves comptant pour le Challenge EGOR
- 1° junior au classement final et 5° toutes catégories
- 4° Bourg sous la Roche (85) le 18/03 (1° Isabelle Kerhamon)
- 2° Moutiers sur le Lay (85) le 11/04 (1° Pascale Duchêne)
- 2° Pouancé (49) le 10/05 (1° Pascale Duchêne)
- 4° Mée (53) le 13/06 (1° Sandrine Guiet)

AUTRES EPREUVES

- 3° Pavie (32) Flèche Gasconne du 05 au 06/05 (1° Géraldine Quéniart).
- 4° Tour du Lac de Klingnau (Suisse) le 21/08 (1° Karin Romer - Allemagne)..
- 4° Ronde de l’Isère (38) le 25/04 (1° Jeannie Longo).
- 4° Chrono des Herbiers (85) le 10/10 (1° Roselyne Riou).
- 5° Tour de Franche Comté du 29 au 31/05 (1° Marion Clignet).
Equipe Haut-Rhin : Elisabeth et Ingrid Chevanne Brunel, Frédérique Rogier, Béatrice Ehlinger..
- 1° Classement des Jeunes de l’épreuve.
- 5° Lure (2° étape)..
- 6° Belfort-Offemont (4° étape).
- 5° Liancourt (60) le 27/06 GP des supporters de Cécile Odin (1° junior) 1° Nathalie Gendron.
- 3° du contre la montre (1° Jeannie Longo).
- 7° du critérium (1° Cécile Odin).
- 5° Sankt-Johann-im-Tirol (Autriche) manche de Coupe du Monde 1° Vanja Vonckx (Belgique).
- (10° Ingrid sœur d’Elisabeth).
- 9° GP de la Mutualité de Haute-Garonne (31).
- 1° du classement des jeunes.
Classement : 1. Cathy Marsal, 2. Aleksandra Koliasseva (Russie), 3. Rasa Polikeviciute (Lituanie), 4. Jolanta Polikeviciute (Lituanie), etc... 9° Elisabeth Chevanne Brunel....
- 10° Tour du Tarn et Garonne (31) du 03 au 05/09.
Equipe Dordogne : Elisabeth et Ingrid Chevanne Brunel, Laurence Walters, Marina Desprez.
Classement : 1. Lydie Lucas, 2. Françoise Le Prod’homme, 3. Florence Leboucher, etc... 10. Elisabeth Chevanne Brunel.....
- 2° du GP de la Montagne.
- 2° de la 4° étape à Lafrançaise (82).
- 11° du GP de Claix (38) le 04/04 (1° Jeannie Longo).
- 14° Migennes (89) Gentlemen Franck Pineau.
(associée à Jérôme Simon professionnel chez Gan).
- 34° Etoile Vosgienne du 29/04 au 02/05 (1° Jeannie Longo).
Equipe Sud Ouest : Chantal Gorostégui, Elisabeth Chevanne Brunel, Bernadette Irastorza, Nathalie Guereau, Fabienne Pigeonnier..
Classement : 1. Jeannie Longo, 2. Leontien Van Moorsel, 3. Aleksandra Koliaseva, etc...

1993 tour 93

- 35° Tour Cycliste Féminin du 25/07 au 07/08 (Leontien Van Moorsel).
Equipe Sud Ouest : Chantal Gorostégui, Elisabeth Chevanne Brunel, Bernadette Irastorza, Nathalie Guereau, Fabienne Pigeonnier.
Equipe France Sprint Form : Jeannie Longo, Cécile Odin, Sophie Delemer, Nathalie Cantet, Corinne Le Gal, Françoise Le Prod’homme.
Classement : 1. Léontien Van Moorsel (Hollande), 2. Marion Clignet (France), 3. Heidi Van de Vijver (Belgique), etc...

Tour 93

Les classement dans les étapes d’Elisabeth Chevanne Brunel (notre photo)

- 43° Prologue Paris le 25/07 (1° Jeannie Longo)
- 17° Bagnoles de l’Orne-Le Mans le 26/07 (1° Monique Knol)
- 4° Equipe de France le 26/07 (1° Russie)
- 12° Le Mans-Angers le 27/07 (1° Monique Knol)
- 13° Richelieu-Niort le 28/07 (1° Léontien Van Moorsel)
- 8° Castillon la Bataille-La Réole le 29/07 (1° Léontien Van Moorsel)
- 44° Montalivet-Soulac le 30/07 (1° Ingunn Bollerud)
- 26° Jurançon-Luz Ardiden le 31/07(1° Léontien Van Moorsel)
- 23° Barèges-Bagnères le 01/08 (1° Léontien Van Moorsel)
- 33° Saint-Gaudens-Toulouse le 02/08 (1° Cathy Marsal)
-
Cette arrivée sur les bords de la Garonne laissera un mauvais souvenir à Elisabeth Chevanne Brunel. Victime d’une chute collective à trois cent mètres de la ligne, la périgourdine a dû terminer à pied, le vélo sur l’épaule et des tonnes de regrets. Elle était en effet dans les dix premières au moment de l’emballage... Le Tour en Midi-Pyrénées a connu un succès populaire moyen, Van Moorsel a pourtant offert du grand spectacle sur les pentes de Luz Ardiden et du Tourmalet, mais le public, quelques jours après le passage de la Grande Boucle ne s’était pas mobilisé.
- 47° Alès-Alès le 04/08 (1° Marion Clignet)
- 24° Saint-Paul-Largentière le 05/08 (1°Elsbeth Vink)
- 11° Largentière-Montélimar le 05/08 (1° Michela Fanini)
- 16° Le Fontanil-Vaujany le 06/08 (1° Marie Purvis)
- 42° Vaujany-L’Alpe d’Huez le 07/08 (1° Léontien Van Moorsel)

- Sélections en équipe de France

- Championnat du Monde juniors en Australie
- Tour Cycliste Féminin

- Challenges 1993

- 1° du Challenge EGOR juniors (3° en toutes catégories)

Classement général final : 1. Pascale Duchêne (UV Poitevine), 2. Isabelle Kerhamon (US Saint-Herblain), 3. Elisabeth Chevanne Brunel (Pédale Faidherbe), 4. Anita Guin (UC Sabolienne), 5. Sandrine Guiet (Beaupréau VS), 6. Sylvie Sauve (UC Cossé-Quelaines), 7. Laëtitia Belaud (VC Côte de Lumière), 8. Marie-Claude Rouleau (US Saint-Herblain), 9. Sophie Lecoq (ASPTT Nantes), 10. Laëtitia Paillard (VC Graonnais), etc...
- 1° du Challenge Aquitaine des juniors
- 1° Silex de Dordogne
- 6° Trophée Vélo Magazine FFC (1° Marion Clignet)
- 6° Seiches sur le Loir (49) 19/07

1993 AG 93

Assemblée Générale du Comité d’Aquitaine à Tonneins, le 5 décembre. De gauche à doite,
Jean Pitallier avec l’équipe
Championne de France du contre la montre par équipe avec Blondel,
Fiacre, Joubel, Ducloux. Puis le jeune Decaudin champion
de France de BMX des 9 ans,
Nicolas Garineau champion de France de poursuite cadets, Legagnoa vainqueur du Challenge

d’Aquitaine cadets et au centre Zabou notre grande championne du Monde.

Classements de fin de saison 1993

- 42° du classement mondial (1° Leontien Van Moorsel)
- 5° du Classement National (1° Jeannie Longo)
Classement national :
1. Jeannie Longo, 2. Marion Clignet, 3. Catherine Marsal, 4. Laurence Leboucher, 5. Elisabeth Chevanne Brunel, etc...
- 1° du classement mondial juniors (1° Hanka Kupfernagel)
Classement mondial : 1. Elisabeth Chevanne Brunel,
2. Samantha Rizzi, 3. Diane Ziliute, etc...
- 1° du classement national juniors

NDLR  Ils étaient licenciés à la Pédale Faidherbe en 1993 avec Zabou :
Coureurs : Manuel Gaillard, Nathalie Chabot, Bernard Estève, Jean-Marie Despert, Eric Métreau, Alain Bournet, Jean-Paul Truffy, Pascal Bernard, Frédéric Delmas, Alain Faure, Thomas Piana, Jacques Dubesset, Jean-Luc Berlugue, Ludovic Laplagne, Vincent Devaux, Olivier Feytout, Laurent Faure, Eric Stoïkovitch, Bernard Mazeau, Jean-Claude Ulbert, Bernard Maradène, Olivier Maradène, Elisabeth Chevanne Brunel, Ingrid Chevanne Brunel, Jean-Paul Raymond, Patrick Lestang, Cédric Gaillard, Alain Buffière, Jean-Michel Sybiac, Philippe Dessimoulies, Stéphane Montoriol, Mickaël Estève, Jean-François Le Bihan.
Dirigeants : Jean Boissavy, Pierre Stoïkovitch, Marc Le Moil (Président), Jean-Paul Blanchard, Robert Lasjaunias, Alain Brunel.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - ELISABETH CHEVANNE BRUNEL (6)
© BERNARD PECCABIN
avec la collaboration de Michel Lerouge pour le palmarès, certaines informations
et photos de notre championne
Prochain épisode - 1994 : Sixième au Tour de France féminin et des podiums

1 juin 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (23° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

1° au 7 juin 1995

Biron CA Lagière, Zech, Destang 1995

Le podium des séniors avec de gauche à droite Lagière, Zech et Destang

- Après avoir marqué de son empreinte tout le début de la saison, l’Oloronais Gilles Zech devient Champion d’Aquitaine sur route sur le circuit de Biron en Dordogne où il s’impose dans un baroud d’honneur à 300 mètres de la ligne pour coiffer Lagière (Nay), Destang (CC Marmande), Guillon (Bayonne) et Anthony Langella (Marmande). Chez les séniors dames succès de Patricia Ounzari (TCFP Boulazac), de Céline Barbeau (Talence) en juniors dames et de Gaëlle Carreau (Pédale Faidherbe) en minimes/cadettes.

1995 biron sén dames

Podium aux couleurs du TCFP Boulazac avec Chevanne-Brunel, Ounzari  et Swaertvaeger

- A Javrezac, le championnat du Poitou donna lieu à un duel fratricide entre les coureurs du Cycle Poitevin, dont trois éléments se disputaient la gagne. Christophe Allin a obtenu le troisième titre de sa carrière en s’imposant devant ses équipiers Sauzeau et Boury. Les coureurs du Cycle ont affirmé leur suprématie en classant en 4° et 5° position Bordes et Painaud.
- Disputé à Périlhac et grâce à son expérience, le CRCL gagne son duel face à l’UC Felletin. Alain Cessat retrouve son sceptre deux ans après son premier titre en s’imposant face à Champeymont et Aumenier de l’UC Felletin.

1995 Bergerac

Frutoso, Limoges, Duclos-Lassalle, Bolay, Lemarchand, Hervé sur le podium Bergeracois

- Equipier dévoué de l’équipe Gan, François Lemarchand remporte le critérium de Bergerac après une longue échappée avec Pascal Hervé (Festina) qui rentrait juste du Giro. Sylvain Bolay (Aki) monte sur la troisième marche du podium, affirmant la suprématie des coureurs pros face à nos meilleurs régionaux.
- Disputé en toutes catégories, le prix des fêtes de la gare de Neuvic distingue Alain Lagière (Nay) qui s’impose cette fois devant son équipier Hervé Lacomme et le local Peyencet qui court désormais sous les couleurs du CRCL.

ÉCHOS DE DORDOGNE 

1995 Sainte Colombe

De gauche à droite à Sainte-Colombe : Loïc Charles-Artigues (Lalinde) deuxième, JS Arretche
(Cyclisme 24), Victor Melchor (RC Mussidan) vainqueur et Borderie (Ste Foy) premier des 5

- Sainte-Colombe de Lalinde (5 et juniors plus CV par CC Lindois) : 1. Victor Melchior (RC Mussidan), 2. Loïc Charles-Artigues (CC Lindois), 3. Francis Borderie (EC Foyenne), 4. Pierrick Fedrigo (CC Marmande), 5. Jean-Sébastien Arretche (Cyclisme 24), 6. Delayre (CC Lindois), 7. Lepied (Pellegrue), 8. Lafond (Agen), 9. Samuel Daubisse (Pédae Faidherbe), 10. Jean-Luc Confolens (VC Barsac), etc...
- Bussac (5 et juniors plus CV par EC Ribérac) : 1. Alain Ducau (CRC Limoges), 2. Grégory Pradelou (CC Périgueux), 3. Yves Brusson (SC Périgord), 4. Michel Bourzeau (SC Périgord), 5. Cluzeau (Ribérac), 6. Destal (CC Chalais), 7. Jarreton (CO Couronne), 8. Richard (Rochefoucauld), 9. JJ. Dubesset (Pédale Faidherbe), 10. M. Gaillard (Boulazac AC), etc...

1995 biron jun

Céline Barbeau lauréate des juniors dames

- Championnats d’Aquitaine route à Biron (par VC Monpazier) :
Séniors hommes : 1. Gilles Zech (FC Oloron),
2. Alain Lagière (VC. Nay), 3. Guillaum Destang (CC. Marmande), 4. Guillon (Aviron Bayonne), 5. Langella (CC. Marmande), 6. Labourdette (FC. Oloron), 7. Lacomme (VC Nay), 8. Villeneuve (Gujan), 9. Augé (Lescar VS), 10. Vincent Vierge (Lescar VS), etc...
Séniors dames : 1. Patricia Ounzari (TCF Périgord Boulazac), 2. Sophie Swaertvaeger (TCFP Boulazac), 3. Elisabeth Chevanne-Brunel (TCFP. Boulazac), 4. Laurence Restoin (Mérignac VC), 5. Chantal Gorostégui (ASC Hiribury), 6. Sabine Gentieu (TCFP Boulazac), 7. Irastorza (Lescar VS), 8. Florence Marrens (CC Marmande), 9. Ourthiague (TCFP Boulazac), 10. Moreau (CC Marmande), etc...

1995 biron cadettes

Gaëlle Carreau (Pédale Faidherbe) titrée chez les cadettes

Dames Juniors : 1. Céline Barbeau (US Talence), 2. Sarrazy (Marmande), 3. Lanes (Nérac).
Dames Min/Cadettes : 1. Gaëlle Carreau (Pédale Faidherbe), 2. Paulhac (AVC Libourne), 3. Becaas(VC Oloron). 4 photos
- Critérium de Bergerac (Open par EVCC Bergerac) : 1. François Lemarchand (Gan), 2
. Pascal Hervé (Festina), 3. Sylvain Bolay (Aki), 4. Thierry Ferrer (Montauban), 5. Limoges (Cahors), 6. Frutoso (Mantes), 7. Langella (Marmande), 8. Vérardo (CC Marmande), 9. Destang (Marmande), 10. Ludovic Grechi (Montauban), etc...

1995 Saint-Martin le Pin

Départ du prix des fêtes de Saint-Martin le Pin

- Saint-Martin le Pin (par CCP Nontron) : 1. Florent Delmon (Asptt Périgueux), 2. Ravon (VC Montendre), 3. Nicolas Brachet (Nontron), 4. JM Gouloumès (CC Sarlat)D 5. Denis Bégout (Asptt Périgueux), 6. Richard Hadfield (Chasseneuil), 7. P. Renoux (AS Verriers), 8. Pascal Delestage (Saint-Junien), 9. Guy Thomas (Nontron), 10. Michel Delestage (Saint-Junien), etc... 

1995 Saint-Martin le Pin 1

A Saint-Martin le Pin de gauche à droite le podium 1995 avec : Delmon lauréat,
Virvaleix 1° des quatre, Ravon deuxième, Gouloumès meilleur grimpeur
entourés d'Adrien Porte maire et JL Roche speaker

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/23° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
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2 mai 2020

BEAUSSAC (7 Août 2005)

LA VICTOIRE DE YOHANN POIRIER AU MILLIMÈTRE

- Cinquante et un coureurs au départ pour s’attaquer à la grosse bosse de Beaussac, la classique du jour. Et il a fallu attendre l’avant dernier tour pour voir Sébastien Morvan prendre le large. Il ne lui restait plus que 4,8 km pour remporter cette 26° édition. A 200 mètres de la banderole, le Marmandais avait encore quelques longueurs d’avance. Mieux, il négociait en tête le méchant virage aux cent mètres de la ligne. Alors qu’il lançait sa belle mécanique, Yohann Poirier, tel un rapace, fonçait sur lui mais jamais Morvan à ce moment là ne pouvait perdre cette course qu’il tenait à portée de mains. Et pourtant, Poirier lancé à plus grande vitesse que lui, le coiffait in-extrémis, au poteau.
- Pour la petite histoire Perrocheau avait mené la course où à tour de rôle, Reimherr, Poirier, Brana, Adenot et Chavanel prirent la tête de plusieurs attaques, tandis que Peyencet, Ceyssat et Chaumet escortaient ces leaders provisoires.

Beaussac

Morvan et Poirier au protocole à Beaussac

- Dans son coin, Morvan devait ressasser dans sa tête son final. Comment perdre ainsi une course alors qu’il avait tous les paramètres en main pour gagner ? Il faut dire tout de même que Poirier s’était mis à la planche seul, lors de son retour où jusqu’à la délivrance il n’avait pas faibli. Lui il a cru, l’autre peut-être pas, à moins que Morvan ait faibli juste un temps pour se préparer à lever les bras, chose qu’il ne fit pourtant pas.
- Belle organisation de l’EC Ribérac et du comité des fêtes local qui sait toujours aussi bien recevoir.
Le classement : 1. Yohann Poirier (CC Périgueux-Dordogne), 2. Sébastien Morvan (CC Marmande), 3. L. Adenot (Nord Charente), 4. A. Chaumet (Nord Charente), 5. Peyencet (CC Périgueux), 6. Brana (CC Marmande), 7. Kaszuba (Artix), 8. Cuilhé (Deux-Sèvres), 9. Bruno Ceyssat (CC Périgueux), 10. B. Chavanel (Nord Charente), etc...

- DIAPORAMA DE L’ÉPREUVE SUR CE LIEN.

TRO VÉLO DORDOGNE – BEAUSSAC 2005 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

30 avril 2020

BOUCLES DE L’ISLE (10 et 11 juin 2006)

Tour des communautés de communes
(JS Astérienne et Asptt Périgueux)

LERAUD ET SON COUP DE JARNAC

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- C’est Monsieur de Lapparent, maire de Mensignac, qui libérait les coureurs pressés d’en découdre lors de cette première étape qui reliait sa commune à celle de Manzac sur Vern. Autrement dit de chez l’ami Boisseau à chez l’ami Huot... Au pied de la côte de Grignols (km 55) la course commençait à se décanter. Et c’est là que Laudy et Leraud (Jarnac) avec Lopez (Epinay) commençaient leur récital. Avec onze secondes d’avance, ils basculaient sur Jaures, en remettant une couche dans le raidard suivant pour faire la différence. Sur le circuit de Manzac, la côte des Rolphies donnait des ailes au groupe des leaders qui grimpaient allègrement, accompagné des chants de cigales scotchées dans les pinèdes surchauffées par un soleil de braise. Les écarts iront jusqu’à 1’30s mais lors de l’ultime tour, un groupe de 23 unités boosté par la nouvelle, parvenait à réduire l’avance à 1’07s. A deux contre un lors du sprint, Romain Laudy s’imposait et pouvait voir l’avenir en jaune, talonné par José Luis Lopez (2°) et son équipier Leraud (3°).
- De Saint-Germain des Près à Saint-Jory Lasbloux, les boucles évoluaient sur un autre terrain. Lors du chrono par équipes, la bande de Jarnac assurait une nouvelle fois le service d’ordre en s’imposant devant les formations de Cadaujac et de Peyrehorade. Cette nouvelle victoire confortait l’avance du leader Laudy qui possédait dès lors 39 secondes d’avance sur Lopez maillot vert.

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- Il faisait chaud et même très chaud lorsque les 77 rescapés quittaient Coulaures pour rejoindre Savignac. C’est au km 40 qu’une échappée de onze hommes prenait le large. Parmi les plus dangereux Ducasse et Lafitte (Peyrehorade), Leraud (Jarnac), Jehano (Blagnac), Sanchez (Epinay), Barret (Langon), plus quelques éclopés de la veille qui tentaient de se refaire une santé. A Saint-Pantaly d’Ans (km 45) les coureurs se présentaient au pied du col de Lagrange emprunté pour la première fois par une course cycliste. C’est là que Bastien Leraud sonnait le début des hostilités. Pierre Ravidat maire de Saint-Pantaly observait du sommet le long ruban, théâtre d’une série d’escarmouches cinglantes. Facile, Leraud se faisait la valise, si bien qu’il ne sera plus jamais revu... Seul Vincent Jehanno de Blagnac cherchera à devenir son challenger, mais au km 75, il commençait à filocher en accusant deux minutes de retard pendant que quinze coureurs retrouvaient leur deuxième souffle. Ce groupe d’ailleurs bourdonnait comme un essaim, enchaînant les relais sans mollir. Il faisait soif, soit plus de 30 degrés au mercure, si bien que Jehanno fut repris par ce fameux contre lancé à ses trousses. Derrière et encore bien plus loin, Laudy sous son habit de lumière passait un sale quart d’heure. A force de jouer de l’élastique depuis Coulaures, elle lui pètera finalement pour quitter la course et son maillot jaune. Laudy out, voilà que Ballanger (Jarnac) piqué au vif, s’en allait à la recherche de Leraud son équipier. Mais un certain Thomas Laborie (Asptt Périgueux) venait le reprendre quelques kilomètres plus loin. Leraud perdait son avance, bien que le coureur de Jarnac savait qu’il avait course gagnée. Il pouvait lever les bras sans souci, alors que Laborie rendait une copie parfaite en terminant 2°, distançant Ballenger puis un groupe de seize coureurs qui se disputaient une 4° place si précieuse, qu’elle pouvait changer pas mal de choses dans les classements annexes.

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Bastien Leraud en solitaire

- Bastien Leraud en grande forme se trouvait au zénith après deux jours de course où sa domination lui permettait de remporter tous les classements. Seul celui par équipes lui échappait, puisque ce sont les hommes de Roland Courbin de Cadaujac qui hériteront de ce précieux trophée tant mérité (voir diaporama).

Le classement à Manzac : 1. Romain Laudy (Jarnac), 2. Lopez (Epinay), 3. Leraud (Jarnac), 4. Maly (Périgueux), 5. Fontayne (Villeneuve), etc...
Chrono par équipes : 1. AC Jarnac, 2. Roue Cadaujac, 3. Peyrehorade SC, 4. CSM Epinay sur Seine, 5. VC Langon, etc...
Classement à Coulaures : 1. Leraud (Jarnac), 2. Laborie (Asptt Périgueux), 3. Ballanger (Jarnac), 4. Chollet (Langon), 5. Laviganc (Ribérac), etc...
Général : 1. Bastien Leraud (AC Jarnac), 2. Bernard Lafitte (Roue Cadaujac), 3. Duban (Cadaujac), 4. Faget (Cadaujac), 5. Sanchez (Epinay), 6. Barret (Langon), 7. Jehanno (Blagnac), 8. Maly (Périgueux), 9. Bru (CC Périgueux), 10. Loubriat (Brive), etc...

- DIAPORAMA DES BOUCLES SUR CE LIEN

TRO VÉLO DORDOGNE – BOUCLES DE L’ISLE 2006 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

10 mai 2020

1994 ÉLISABETH CHEVANNE BRUNEL - SA 6° SAISON (7° partie)

SIXIÈME AU TOUR DE FRANCE FÉMININ ET DES PODIUMS

- Pour revoir l’article précédent concernant son titre mondial (cliquez ici).

1994 Michel Field

Zabou invité chez Michel Field pour l’émission "l’Hebdo"
lors de la séance de maquillage dans les studios de Canal +

Rappel de début de saison

- Pour notre Championne du Monde, 1994 constitue un grand tournant de sa carrière qui débute à peine. Après son titre de Championne du Monde acquis en octobre 1993, Elisabeth rentre dans le concert international féminin avec réussite. Si elle termine première en fin de saison du classement national, on voit bien qu’elle est devenue en peu de temps numéro un dans notre hexagone et ceci malgré les Longo et Marsal qui constituent à cette époque des éléments de référence. Notre Elisabeth, aura au cours de cette saison voyagé dans plusieurs pays (Suisse, Japon, Italie, Espagne) et presque dans toutes nos régions françaises. Onze victoires, une sixième place au Tour de France, de nombreuses places d’honneur et une vingtième place dans le classement mondial, ce qui constitue déjà une belle référence, pour une fille qui termine à peine sa sixième saison.
- En raison d’un travail de rattrapage scolaire intense qui la conduit à l’obtention du bac, Zabou n’a pu préparer sérieusement les dernières épreuves de fin de saison, ce qui ne l’empêche pas d’obtenir malgré cette contrainte de belles places. Sa notoriété naissante lui vaut de participer à un jeu télévisé sur France 2 "Un pour tous" animé par Christian Morin et Cendrine Dominguez. De même et invitée par Michel Field dans l’émission de Canal + "L’Hebdo", elle effectue là aussi un passage télévisé remarqué, soulignant ainsi que la petite fille de Chalagnac a accompli déjà un bon bout de chemin...
- N’oublions pas de dire que notre championne compte plus de 85 jours de course et qu’elle a voyagé au Japon, en Suisse, en Italie et en Espagne. Elle compte même bien plus que 85 jours, car on ne compte pas les interrégionales de Dordogne auxquelles elle est venue participer. Dommage d’ailleurs qu’elle n’a pu porter devant son public le maillot arc en ciel. Junior en 93, elle avait triomphé en octobre. Devenat espoir en 94, elle n’a pu ainsi le porter en compétition. Mais à cela "Dordogne Cycliste" ajoute que Zabou n’a jamais rien demandé, (au contraire des garçons qui exigent un chèque) pour prendre le départ d’une épreuve. Elle est venue toujours de son propre gré, histoire de pratiquer et de s’entraîner avant les grandes épreuves internationales que vous retrouverez ci-dessous. C’est une vraie sportive et une vraie championne ! Qui pouvait imaginer à cette époque une telle occupation de la scène cycliste ? "Dordogne Cycliste" en est encore surpris ce qui prouve que la belle demoiselle de Chalagnac est restée toujours modeste et réservée sur son sort. Et c’est là que l’on reconnait les vrais sportifs ! Bravo Zabou, tu as été et tu restes vraiment notre idole.

1994 Tarnos 94 CA

A Tarnos, lors du Championnat d’Aquitaine où elle termine 2° derrière Gorostégui.

Ce qui s’est passé en 1994 en Dordogne

 - La saison aura été rude en Dordogne devenu le vase d’expérimentation en vue de la licence unique. Ouvertes à toutes les catégories, nos épreuves ont vu quelques vainqueurs (toujours les mêmes) mais beaucoup de petits coureurs qui ont souffert de cette suprématie outrageante.
- Côté club, le Team Cycliste Féminin 24 fait son entrée sous la présidence d’Alain Brunel avec six coureurs féminins et cinq dirigeants. Une année qui aura vu le passage du Tour de France pendant trois jours dans le département avec une arrivée à Trélissac, un chrono entre Périgueux et Bergerac et enfin le départ d’une étape depuis Bergerac, en direction de Cahors par la vallée de la Dordogne.
- Julien Fiacre devient le numéro un des coureurs de Dordogne. Christophe Cuménal remporte le titre de Champion de Dordogne des 3° et 4° catégories. Victoire pour le titre départemental de Nicolas Trimoulet (JS Astérienne) en minimes, d’Isidore Dudrat (EVCC Bergerac) en cadets et de Jean-Michel Sybiac (Pédale Faidherbe) chez les vétérans.
- La saison se termine par la deuxième place de Bernard Estève (Pédale Faidherbe) au Championnat d’Aquitaine de cyclo-cross à Rauzan et l’AG du comité d’Aquitaine se fait à Bergerac...

1994 Team 1994

Le Team Cycliste Féminin rentre en lice en 1994

Ce qu’on lit sur la presse régionale à la fin août :

1994 TCF 24 bis

- L’Aquitaine possède deux filles en or : Chantal Gorotégui la basquaise championne de France sur route et Elisabeth Chevanne Brunel, la Périgourdine championne du monde junior. Cette dernière vient de faire une apparition remarquée dans le peloton des séniors. Débuts ponctués par trois victoires internationales dont le Tour de Champagne, une 6° place au Tour de France Féminin avec le maillot de meilleur jeune sur les épaules et 5° au Grand Prix de Zurich, avec en prime le deuxième accessit au classement des grimpeurs. Pas mal pour une débutante de 19 ans aux côtés de ses ainées les meilleures mondiales.
- La jeune championne du Team Cycliste Féminin 24 de Périgueux Boulazac a encore épaté bon nombre de suiveurs du dernier Tour de France Féminin. Victime d’un coup de froid dans le Finistère, elle a dû faire face à un début de grippe au cours des premières étapes. Contraintes de ronger son frein, obligée de limiter la casse dans l’ascension du Tourmalet avant de fournir un bel effort solitaire dans l’épreuve contre la montre. Cela lui a valu de s’emparer du maillot de leader chez les jeunes, d’accéder au fauteuil d’orchestre (6° au classement général final), et de conforter ses talents de grimpeurs dans la fameuse montée de l’Alpe d’Huez aux côtés des meilleures. Elisabeth a su gérer son potentiel, énorme d’une fille qui court aussi bien avec la tête qu’avec les jambes. Avec aussi une bonne dose de volonté, la petite Périgourdine progresse d’année en année à force d’un travail acharné, elle a beaucoup couru, beaucoup appris et beaucoup souffert. C’est une battante née, tenace, accrocheuse, toujours volontaire pour surmonter l’adversité. Elle adore les défis et réussit le Championnat du monde et son bac, car notre championne poursuit avec le même acharnement les études, les cours par correspondance remplaçant les heures de classe. Cela lui permet de concilier vélo et sport. Pas facile ! Mais la petite Elisabeth n’a jamais choisi le chemin de la facilité et c’est sans doute là le secret de sa réussite.

1994 Team CF 94

Le Team Cycliste Féminin à ses débuts avec Marina Desprez, Valérie Ourthiague,
Zabou, Patricia Ounzari, Sophie Swartwaeger, Virginie Eugène et Sabine Gentieu - © Virginie Eugène

LES BOUQUETS DE LA SAISON (source : Michel Lerouge)

 ONZE VICTOIRES
Victoires : 1° La Londe des Maures (83) 23/02
Classement : 1° Elisabeth Chevanne Brunel, 2. Chrystelle Richard, 3. Sophie Delemer.

1994 tcf 24

1° Anneville sur Scie (76) 1° du clm et 9° de la deuxième étape 03/04
Classement : 1° Elisabeth Chevanne Brunel, 2. Margaret Castel-Heurtaux, 3. Alison Sydor.
1° Ronde Razès (87) 01/05
Classement : 1° Elisabeth Chevanne Brunel, 2. Géraldine Quéniart à 4’49s, 3. Martine Gauthier.
1° Tour de Champagne-Ardennes (10) du 17 au 19/06 (5° de la première étape, 1° du contre la montre et 5° de la quatrième étape)
Classement : 1° Elisabeth Chevanne Brunel, 2. Aurélie G’Styr, 3. Armelle Chenet
1° Maurens (24) course de garçons 14/08
1° Yvrac et Malleyrand (16) 28/08 (4° manche du Challenge du Grand Sud-Ouest)
Classement : 1° Elisabeth Chevanne Brunel, 2. Chantal Gorostégui, 3. Fabienne Pigeonnier
1° Saint-Salvy de la Balme (81) 11/09 (Finale du challenge du Grand Sud-Ouest)
Classement : 1° Elisabeth Chevanne Brunel, 2. Maryline Salvetat, 3. Stéphanie Terrasson
- Cette finale dames a tenu tout ce qu’elle promettait. Beaucoup de monde sur le parcours et des féminines très motivées. L’allure a été très rapide. Dans le deuxième tour Elisabeth Chevanne Brunel et Marilyne Salvetat attaquent. Gorostégui, Pigeonnier, Terrasson et d’autres s’organiseront pour contre attaquer, en vain... L’écart se creuse devant avec deux minutes d’avance. Derrière elles ne sont plus que cinq à pouvoir réagir, mais la cause semble entendue. Juste avant le dernier tour les deux fuyardes possèdent quatre minutes d’avance. Elisabeth place un démarrage, la Castraise résiste mais sera obligée de la laisser filer vers la victoire. Ce n’est que 1’36s après que Marilyne Salvetat passera, alors que les poursuivantes amenées par Terrasson couperont la ligne 7’04s plus tard.
Autres résultats (ordre chronologique) :
- 2° Canton de Châteauneuf sur Loire (45) (1° Géraldine Quéniart)
- 2° Emakumeen-Bira (Espagne)
- 1°  au classement par points
- 1° au Grand Prix de la Montagne
- 4° de la première étape à Lurreta
- 8° de la deuxième étape contre la montre
-
1° de la quatrième étape Lurreta-Durango

Classement général : 1. Aléna Barilova (Slovaquie), 2. Elisabeth Chevanne-Brunel, 3. Maria Tsal (Russie)

Zabou

- 2° Ronde de Bon Encontre (47) le  18/08 (1° Corinne Le Gal)
- 3° Tour du Lac de Klingnau (Suisse) le 27/03 (1° L. Sberg, 2° B. Heeb (Suisse)
- 3° Puiseaux-Châteauneuf sur Loire (45) le 16/04 (1° Nathalie Cantet)
-
3° Tarnos (40) Championnat d’Aquitaine le 05/06 (1° Chantal Gorostégui)
- 3° Issac (24) le 15/08 course avec les garçons
- 3° Salbris (37) le 07/07 Championnat de France par équipes
- Equipe d’Aquitaine : Elisabeth Chevanne Brunel, Chantal Gorostégui, Fabienne Pigeonnier, Nathalie Guérea
- Classement :
1. Ile de France, 2. Lorraine, 3. Aquitaine.

 - 3° Utsunomiya (Japon) La Japan Cup Cycle Road Race le 22/10
- Equipe de France : Elisabeth Chevanne Brunel, Fany Lecourtois
- Classement : 1. Marie Purvis (Angleterre), 2. Barbara Heeb (Suisse),
3. Elisabeth Chevanne Brunel (France)
- 4° Saint-André les Vergers (10) le 06/03 1° Nathalie Cantet
- 4° Fontenay le Comte (85) Championnat de France le 25/06
- Classement :
1. Chantal Gorostégui, 2. Jocelyne Messori-Hugi, 3. Cathy Marsal, 4. Elisabeth Chevanne-Brunel, 5. Jeannie Longo, etc...
- C’est un championnat où le Comité d’Aquitaine se sera particulièrement distingué grâce à son collectif en matière de cyclisme féminin. Gorostégui en remportant le titre fut l’héroïne de cette épreuve avec Jocelyne Hugi (Dauphiné-Savoie) seulement devancée sur la ligne d’arrivée après avoir mener toute la course. Lors du cinquième tour, Longo mena la chasse sur les cinq filles de tête qui totalisait une minute d’avance. Alors qu’elle venait d’être victime d’une crevaison, la Grenobloise très ardente sonna l’hallali pour aller sur les échappées où se trouvaient Hugi, Gorostégui, Huguet, Bény et Russias. Longo entraîna avec elle Marsal, Chevanne Brunel et Guereau. Hugi força le destin, en amenant dans sa roue Gorostégui qui la coiffait sur la ligne. Derrière le groupe revenait sur le reste des échappées. Notre championne de Chalagnac prenait alors la 4° place, manquant de peu une marche du podium.
- 5° Marigné-Peuton (53) Essor Mayennais le 20/03
- 4° de la première étape
- 6° de la deuxième étape
- Classement
 : 1. Laurence Leboucher, 2. Laëtitia Belaud, 3. Lydie Lucas, 4. Sabrina Farçat, 5. Elisabeth Chevanne Brunel
- 5° Tour du Canton de Zurich à Embrach (Suisse) du 13 au 17/07
- Equipe TCF 24 : Elisabeth Chevanne Brunel, Sophie Swaertvaeger, Laure Russias, Nathalie Guereau, Marie-Eve Mochel, Sabine Gentieu.
- 5° de la première étape
- 15° de la troisième étape
- 6° de la cinquième étape contre la montre
Classement : 1. Rasa Polikeviciute (Lituanie), 2. Jeannie Longo (France), 3. Iolanta Polikeviciute (Lituanie), 4. Luzia Zberg (Suisse), 5. Elisabeth Chevanne Brunel.

1994 sint martin le pin 94

A Saint-Martin le Pin le 23 mai aux côtés de Julien Fiacre (ASPTT Périgueux)
vainqueur et de Bruletout (SC Libourne)

- Elisabeth Chevanne-Brunel a toujours apprécié les courses de son Périgord, en courant sans complexes avec les garçons. Un moyen de s’entretenir, de progresser et de conserver le contact avec son public. La série de photos proposée ci-dessous nous rappelle à de bons souvenirs... 

1994 Zabou Tour 1994

- 6° Tour de France Féminin du 24/07 au 06/08.
- 1° du Classement des jeunes.
- 3° du GP de la Montagne.

94

Equipe de France Sprint Form : Elisabeth Chevanne Brunel, Corinne Le Gal, Marie-Hélène Trentin, Béatrice Rogue, Sophie Hosotte-Eglin, Manuela Le Cavil.
- 15° Prologue à Groix le 24/07 - 1° Clara Hugues (Canada).
- 11° Lanester-Lorient le 25/07 - 1° Michela Fanini (Italie).
- 19° Grand Champ-Pontchâteau le 26/07 - 1° Yvonne Brunen (Pays-Bas).
- 18° Pont-Château-Commequiers le 27/07 - 1° Anne Samplonius (Canada).
- Bordeaux-Agen (termine dans le peloton) le 28/07 - 1° Michela Fanini (Italie).
- 12° Moissac-Tarbes (termine dans le peloton) le 29/07 - 1° Cécile Odin (France).
- Barèges-Bagnères (termine dans le peloton) le 30/07 - 1° Michela Fanini (Italie).
- 10° Campan-Tourmalet le 30/07 - 1° Iolanta Polikeviciute (Lituanie).
- Saint-Gaudens-Cugnaux le 31/07 (annulée cause tempête).
- Repos à Toulouse le 01/08.
- Toulouse-Salies du Salat le 02/08 (termine dans le peloton) - 1° Xinghong Guo (Chine).
- 15° Salles-Ax les Thermes le 02/08 - 1° Liuda Tribaite (Lituanie).
- 15° Saint-Paul - Trois-Châteaux le 03/08 - 1° Valentina Polkhanova (Russie).
- 13° Pierrelatte-Davezieux le 04/08 - 1° Svetlana Samokhvalova (Russie).
- 3° Eybens-Vaujany le 05/08 - 1° Rasa Polikeviciute (Lituanie).
- 6° Vaujany-L’Alpe d’Huez le 06/08 - 1° Rasa Polikeviciute (Lituanie).
Classement général final : 1° Valentina Polkhanova (Russie), 2. ° Rasa Polikeviciute (Lituanie), 3. Cécile Odin (France A), 4. Cathy Marsal (France A), 5. Linda Jackson (Canada), 6. Elisabeth Chevanne Brunel (France Sprint-Form), etc....

 NDLR : Lors de la présentation de ce Tour Cycliste qui s’est déroulée en avril, Monsieur Pierre Boué directeur de l’épreuve a remis à Elisabeth Chevanne Brunel et à Leontien Van Moorsel les Trophées récompensant leur première place aux classements mondiaux juniors et séniors de la saison 1993.

1994 Issac 94

Le 15 août à Issac avec Victor Melchior lauréat - © Virginie Eugène

-.Classement final du Tour de France : 1. Diana Ziliute (Lituanie), 2. Barbara Heeb (Suisse), 3. Cordula Gruber (Allemagne), 4. Armelle Chenet (France), 5. Aurélie G’Styr (France), 6. Elisabeth Chevanne Brunel, etc....

 10° Tour International du Finistère du 26/06 a 03/07.
Equipe de France : Elisabeth Chevanne Brunel, Cathy Marsal, Laurence Leboucher, Roselyne Riou, Nathalie Cantet, Sonia Huguet.
Classement général : 1. Svedlana Bubnenkova (Russie), 2. Cathy Marsal (France), 3. Diana Ziliute (Lituanie), 4. Edita Pucinskaite (Lituanie), 5. Marie Purvis (Angleterre), 6. Svetlana Samokhvalova (Russie), 7. Guinara Fatkulina, 9. Jolanta Polikeviciute (Lituanie), 10. Elisabeth Chevanne Brunel (France).

1994 agonac

Le 28 mai à Agonac encore aux côtés de Julien Fiacre
vainqueur et du jeune Montoriol (Pédale Faidherbe)

 Résultats partiels de Zabou.
- 5° à Plouguemeau (1° étape).
- 1° Hanvec-Irvillac (3° étape) devant Cathy Marsal et Jolanta Polikeviciute.
- 9° de l’étape à Kerhuon.
- 3° de Kernilis-Plouenan.
- 11° Saint-Pol de Léon.

15° Route du Muscadet Clisson-Le Loroux-Bottereau (44) - 1° Chantal Gorostégui.

 17° Capo d’Orlando (Sicile) Championnat du Monde le 23/08.
Equipe de France : Jeannie Longo, Elisabeth Chevanne Brunel, Marion Clignet, Cécile Odin, Cathy Marsal.
Classement : 1. Monica Valvik (Norvège), 2. Patsy Maegeman (Belgique), 3. Jeanne Golay (USA), 4. Guinara Fatkulina, 5. Imelda Chiappa (Italie)... 17° Elisabeth Chevanne Brunel (France)...

1994 28

Le 28 août à Thiviers dans une épreuve cadet hommes gagnée par Florent Delmond. On remarque
à ses côtés les filles du Team Cycliste féminin dont Marina Desprez et Virginie Eugène - © Virginie Eugène

30° Tour de l’Aude du 5 au 15/05.
Equipe de France : Elisabeth Chevanne Brunel, Cathy Marsal, Jocelyne Messori-Hugi, Nathalie Cantet, Chantal Gorostégui, Fany Lecourtois.
Classement général final : 1. Cathy Marsal (France), 2. Rasa Polikeviciute (Lituanie), 3. Aleksandra Koliaseva (Russie), 4. Julie Young (USA), 5. Sue Palmer (Canada), etc..., 30° Elisabeth Chevanne Brunel (France) à 11’37s.....
- 53° Prologue à Carcassonne contre la montre le 05/05 - 1° Clara Hugues (Canada).
- 23° Leucate-Port Barcarès le 06/05 - 1° Jeanne Golay (USA).
- 8° Gruissan clm par équipe le 07/05 - 1° Russie.
- 15° Lézignan-Lézignan le 08/05 - 1° Danielle Overgaag (Pays-Bas).
- 13° Ouveillan-Ouveillan le 09/05 - 1° Jeanne Golay (USA).
- 40° Castelnaudary-Castelnaudary le 11/05 - 1° Yvonne Brunen (Pays-Bas).
- 7° Port-Lauragais-Port-Lauragais le 12/05 - 1° Jeanne Golay (USA).
- 37° Bram-Cuxac-Cabardès le 13/05 - 1° Monica Valvik (Norvège).
- 7° Cuxac-Cabardès-Bram le 13/05 - 1° Jeanne Golay (USA)
- 24° Limoux-Limoux le 14/05 - 1° Cathy Marsal (France).
- 41° Carcassonne clm le 15/05 - Clara Hugues (Canada).

 38° Trois Jours de Vendée du 07 au 10/04.
Equipe de France : Elisabeth Chevanne Brunel, Cathy Marsal, Cécile Odin, Laurence Leboucher, Chrystèle Richard .
Classement général final : 1. Svetlana Bubnenkova (Russie), 2. Cécile Odin (France), 3. Jeannie Longo, 4. Svetlana Samokhvalova (Russie), 5. Aleksandra Koliaseva (Russie)... 38° Elisabeth Chevanne Brunel.....

  7 Sélections en équipe de France.
- Trois Jours Cyclistes de Vendée.
- Tour de l’Aude.
- Tour du Finistère.
- Tour Cycliste Féminin.
- Championnat du Monde.
- Masters.
- Japan Cup Cycle Road Race.

 CHALLENGES 1994.
- 1° Prestige Sylvie Valentin.
- 1° Challenge d’Aquitaine.
- Nominée aux Silex de Dordogne.
- 2° Trophée Vélo Magazine FFC (1° Cathy Marsal).

CLASSEMENT FIN DE SAISON : 1°. Monica Valvik (Norvège) 2° Rasa Polikeviciute (Lituanie), 3° Luzia Zberg (Suisse), 4°. Svetlana Samokhvalova (Russie), 5° Clara Hugues (Canada)... 20° Elisabeth Chevanne Brunel....
- Classement national : 1° Elisabeth Chevanne Brunel,

1994 AG Aquitaine bergerac 94

Récompensée lors de l'AG du comité d'Aquitaine à Bergerac avec Jean Pitallier

CRITÉRIUM CYCLISTE FÉMININ au PAYS DE LA FRAISE le 10/07/1994
(CHALAGNAC-VERGT)

- Jour de malchance pour Elisabeth Chevanne Brunel. Victime d’ennuis mécaniques, elle a dû laisser filer la Championne de France. Zabou a encore les yeux embués par les larmes en expliquant sa mésaventure. Forcée de s’arrêter dès les premiers kilomètres à cause d’une roue mal fixée, elle n’a pu remporter le critérium Féminin au Pays de la Fraise. Une vingtaine de kms après le départ, dans la côte de Grun, Elisabeth Chevanne Brunel a dû s’arrêter parce que sa roue arrière était desserrée. Chantal Gorostégui en a profité de cette défaillance pour attaquer. Elle s’est rapidement détachée avec six autres concurrentes (lire classement). Elisabeth Chevanne Brunel a tout fait pour rattraper son retard, mais n’a jamais pu revenir sur le groupe de tête, du fait de la chaleur accablante et de la difficulté du parcours qui comprenait de nombreuses côtes, notamment celle du Breuilh. Dans le sprint final, la Basque n’a eu aucun problème pour s’imposer tout en puissance. Zabou termine 8° à 3’29s derrière le groupe de tête, sur une participation où 43 participantes étaient engagées.
Le classement : 1. Chantal Gorostégui (UCS Anglet), 2. Nathalie Guéreau (G. Saint-Martinois), 3. Sophie Swaertveager (Aube), 4. Bernadette Irastorza (Bayonne), 5. Patricia Ounzari (Casteljaloux), 6. Laure Russias (Ambert), 7. Céline Porre (Hyères), 8. Elisabeth Chevanne Brunel (TCF 24), 9. Stéphanie Terrasson (Brive), 10. Fatima Lozano-Blasquez (Saunier Duval Espagne), etc.....

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - ÉLISABETH CHEVANNE BRUNEL (7)
© BERNARD PECCABIN
avec la collaboration de Michel Lerouge pour le palmarès,
certaines informations et photos de notre championne
Prochain épisode - 1995 : Magnifique podium au Championnat de France

6 juin 2020

1998 CIRCUIT DE LA FRAISE EN PERIGORD - REPORTAGE

LES ANGLAIS POUR LA TROISIEME FOIS

Lacropte 98 - Fraise 

Le protocole avec de gauche à droite Brett Harwood (CS Bellac) le vainqueur,
Eric Vouillat 7° et premier du club organisateur, Patrice Castrezzatti (Stade Cadurcien)
meilleur sprinter, Ludovic Guionie (GC Bergerac) 5° et meilleur grimpeur,
Aurélien Delarue (VC Montois) 2° et premier junior, puis M. Saint-Amand, maire
de Lacropte et conseiller général de Vergt.

- Relire l’article précédent du Circuit de la Fraise : cliquez ici.

16° édition (27 juillet 1998) : Voilà un troisième anglais vainqueur de ce Circuit de la Fraise qui se court le lundi de la fête de Lacropte et sur son fidèle circuit du Petit Paradis. Brett Harwood licencié au CS Bellac gagne devant Aurélien Delarue (VC Montois) et Julien Mazet (Guidon Agenais). Tous les meilleurs régionaux sont là avec ensuite et dans l’ordre Patrice Castrezzatti (Cahors), Ludovic Guionie (GC Bergerac), Alain Cessat (Brive), Eric Vouillat (SC Périgord), Dalton (CS Bellac), Didier Lavesne (CC Périgueux) et Sébastien Darrin (CA Périgueux). Harwood gagne ainsi après Hadfield et Gardner.

3

Peu de monde en cette 16° édition ! Est-ce la
faute au lundi ? C’est une question qui mérite réflexion.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - HISTOIRE DU CIRCUIT DE LA FRAISE 
© BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : 1999 Enfin, un tiercé bien Périgourdin

18 mai 2020

1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (21° SEMAINE DE LA SAISON)

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

18 au 24 mai 1970

 - C’est Alain Bernard (US. Bouscat) qui s’impose à La Rochette devant du beau monde tels Brux (Tarbes), Delort (Andernos), Lalanne (Haut de Gan) et Bileau (Charron) classés dans cet ordre.

Fedrigo et Furlan

Fedrigo vainqueur et Furlan 2° à Bergerac Naillac

- Bergerac recevait le 4° Grand Prix de NaillacMichel Fedrigo a dicté sa loi lors d’un sprint massif. Parti de très loin, le Tonneinquais n’a laissé aucune chance à ses rivaux. Derrière le chef de file du club Lot-et-Garonnais, on trouve Roger Furlan (CC Béarnais) et Jean-Claude Castaing (Girondins de Bordeaux) pour les deux places du podium puis ensuite Villemiane (Bergerac) et Lalanne (Haut de Gan) qui complètent le top cinq de cette épreuve.

Populaire

Sautier devant Mainguenaud au GP du commerce de Périgueux

- Disputé sur deux étapes, le tout nouveau Grand Prix du Commerce et de l’Industrie de Périgueux a vu la domination et le succès de Lucien Sautier. Pourtant dès le matin Jacques Mazeau (CRCL) avait donné le ton en remportant le premier tronçon au nez et à la barbe de Démartin le local et de Joubert des Girondins. L’après-midi, alors que Mazeau se brisait la clavicule, Sautier haussait le ton pour semer ses rivaux, gagner le deuxième tronçon et le général devant Jean-François Mainguenaud (Ruffec) à neuf secondes et Rémi Smet (Lavelanet) à 21 secondes.
- Luis Ocana, l’espagnol de Mont de Marsan vient de signer une belle victoire au Tour des Six Provinces en s’imposant sur Roger Pingeon et Herman Van Springel. Pendant ce temps, la course de la paix touche à sa fin et le français Marcel Duchemin a du se contenter de la deuxième place derrière le Polonais Szurkowski lauréat.
- D’autres succès en cette fin du mois de mai avec Mignonneau (Libourne) à Sainte-Foy, Renoux (Royan) à Thénac, Lauroua (Orthez) à Hossegor, Poutou (Pau VC) à Biarritz, Portillo (US Bouscat) à Saint-Antoine sur l’Isle. Victoire encore de Pétré (Pau VC) à Pardies et de Samy (Saint-Eloy les Mines) à Egletons.
- Couru à Guéret, le 52° Prix de la Trinité a été un peu victime de la concurrence avec les Six Provinces et le Giro. Mais cela n’a pas nuit à l’épreuve avec six coureurs pour le sprint final et la victoire de Riotte qui bat son équipier Hoban, puis Dupuch, Guillaume, Campaner et Daunat prenant la suite du classement.

ÉCHOS DE DORDOGNE

Saint-Marcel du Périgord : 1. Daubisse (CC Périgueux), 2. Casagrande (CC Périgueux), 3. Guy Conan (Périgueux), 4. Balzac (Périgueux), 5. Laboutade (CC Périgueux), 6. Courrèges (Lalinde), etc...
Rossignol (cadets) : 1. Voisin (UV Limousine), 2. Jean-Yves Grégoire (CRCL), 3. Francis Dussault (VC Bergerac), etc...

Saint-Cyr

Taulou à gauche vainqueur à Saint-Cirq du Bugue, à droite Talayssat deuxième

Saint-Cirq du Bugue : 1. Jean Taulou (CC Périgueux), 2. Talayssat (Fumel), etc...
Peyrignac : 1. Francis Dubreuil (CRCL), 2. Farges.

100 Tours

Entourés de MM. Bonnet, Cuménal et Perpignan, Sautier vainqueur
en compagnie du second à droite le Charentais Mainguenaud (Ruffec)

Grand Prix du commerce et de l’Industrie à Périgueux.
1° étape : 1. Jacques Mazeau (CRCL), 2. Roger Démartin (CC Périgueux), 3. Jean-Luc Joubert (Girondins), 4. Jean-Paul Sauvignat (CC Périgueux), 5. Michel Rafin (CA Ribérac)
2° étape et général : 1. Lucien Sautier (CC Périgueux), 2. JF. Mainguenaud (Ruffec), 3. Rémi Smet (Lavelanet), 4. Raymond Villemiane (Bergerac), 5. Claude Hue (CC Périgueux), etc...

Gueybaud

Jean-Pierre Gueybaud récompensé par M. Defix du VC Bergerac

Bergerac Naillac : 1. Michel Fedrigo (Pédale Tonneins), 2. Roger Furlan (CC Béarnais), 3. Jean-Claude Castaing (Girondins), 4. Raymond Villemiane (VC Bergerac), 5. Roland Lalanne (Pau), 6. Jean-Pierre Connac (Saint-Juéry), 7. Francis Peyre (Villeneuve), 8. Alexis Eyquard (US Bouscat), 9. Roger Démartin (CC Périgueux), 10. Patrick Raymond (US Bouscat), etc...Classement des 3 et 4  catégories : 1. Jean-Pierre Gueybaud (VC Bergerac), 2. Michel Lécuyer (Lalinde), 3. Roger Granzotto (Villeneuve), 4. François Boyer Sarlat), 5. Jean-Paul Marchand (Lalinde), etc...

Saint-Mesmin

De gauche à droite Mlle Ginette Mérillou, Sautier, Boussat speaker,
Tocheport (CCP) et Colette Tuillas à Saint-Mesmin

Saint-Mesmin : 1. Lucien Sautier (CC Périgueux), 2. Albert Peter (Saint-Junien), 3. Claude Hue (CC Périgueux), 4. Mournat (Périgueux), 5. Lavergne (Saint-Junien), 6. Buffière (Nontron), 7. Ditlecadet Limoges), 8. Bardoulat (Nontron), 9. Guillout (Limoges), 10. Galy (Lalinde), etc...
Saint-Crépin et Carlucet (par Guidon Sarladais) : 1. Henri Bonnand (Saint-Juéry), 2. Gutkin (Mazamet), 3. Niel, etc...

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1970/20° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

25 avril 2020

1991 ÉLISABETH CHEVANNE BRUNEL - SA 3° SAISON (4° partie)

1991

Victoire le 30 juin à Saint-Paul Mont Penit en Vendée.

1991 PREMIÈRE JUNIOR AU NIVEAU NATIONAL

- Pour revoir l’article précédent (cliquez ici)

- Première année junior, première année de compétition au niveau national, premières victoires et de belles victoires qui démontrent bien que notre championne possède déjà un sacré coup de pédale. Mieux, à 16 ans à peine, elle se permet déjà de caracoler en tête du classement national des juniors. Dès lors, on lui prédit un bel avenir pour cette sportive qui semble se fixer des objectifs vers le haut niveau. Pour sa première saison chez les juniors, elle fait preuve d’un tempérament offensif, surtout dès que la route s’élève.
- Lorsque l’on consulte ses résultats, on voit que Zabou était une véritable saltimbanque, n’hésitant pas d’aller courir très loin de son domicile. Qui en Dordogne pouvait créditer notre championne de telles performances et de tels voyages ? Personne ! Et "Rétro Vélo Dordogne" en premier lieu est surpris de voir une telle classe, de tels talents et de tels résultats qui méritent d’être connus de tous, car Zabou appartient bien à notre patrimoine, celui d’une jeune sportive venu au Pays de l’Homme qui a réussit.
- Bien sur tout le monde voyait Zabou dans les assemblées générales, dans les cérémonies, telles les Eclats des Sports, mais je pense qu’une majorité de licenciés de notre Périgord étaient loin de penser que ce petit bout de femme, réalisait de telles courses et de telles places tout le long de l’année... On connaissait le principal, mais en regardant dans le rétro ses saisons, on s’aperçoit que Zabou a beaucoup voyagé.

CE QUI S'EST PASSÉ EN DORDOGNE EN 1991

 - Trois nouveaux clubs rejoignent la FFC avec l’AC Ménesplet du président Laurière, la Pédale Thibérienne remise sur pied par Marcel Carbonel et Cyclisme 24 créé de toute pièce par votre serviteur.
- Les effectifs et les organisations se maintiennent difficilement. Déroute des premières catégories en Dordogne avec Christophe Lanxade qui rentrait très tôt dans l’anonymat victime d’une sérieuse tendinite. Patrice Peyencet ne faisait aucun éclat particulier pour cette saison qui allait devenir sa dernière sous les couleurs de l’ASPTT Périgueux. Un malaise régnait avec l’arrivée d’étrangers de l’Europe de l’Est. Chez nous l’affaire dégénérait pour se tourner vers une grève des coureurs lors de la nocturne de Monpazier.
- Didier Virvaleix après un magnifique Tour de France (50° au général) termine 1991 dans le doute. Il ne trouvera in-extrémis qu’une place chez Eurotel, formation de deuxième division.
- Les vainqueurs de nos challenges s’appelaient Patrice Peyencet (ASPTT Périgueux) en toutes catégories, Jean-Paul Raymond (Pédale Faidherbe) en cyclo-cross, Stéphane Lavignac (ASPTT) en juniors, Julien Fiacre (ASPTT) en cadets, Cyril Oyhanondo (CC Périgueux) en minimes et Elisabeth Chevanne Brunel comme on l’a vu chez les filles. Une Elisabeth Chevanne Brunel flamboyante qui nous promettait un excellent avenir d’autant plus que les nouveaux règlements fédéraux allaient lui permettre de rester deux ans de plus chez les juniors.
- Par équipes, l’ASPTT Périgueux s’adjurera la Coupe des Clubs devant le Sprinter Club du Périgord et la Pédale Faidherbe.
-
Au sein des instances départementales Claude Longueville démissionnera de la présidence en novembre 1991 avec cinq membres du bureau. Yves Brusson prendra l’intérim pour 1992, en attendant que l’année olympique qui se profile donne le droit à tous de retourner aux urnes.

LES BOUQUETS DE LA SAISON
(source : Michel Lerouge)

TROIS VICTOIRES

Victoires : Cornille (24) championne UNSS 17/14 ans, Saint-Paul Mont Penit (85) 30/06 (photo du haut), Mont (71) 15/08.
Ses places d’honneur :
2° Boulazac (24) 25/05, 2° Aigueperse (63) 25/08, 2° Aire sur Adour (40) 01/09, 2° Angoulême (16) 08/09, 2° Arudy (64) 21/09, 3° Championnat d’Aquitaine poursuite dames à Aire sur Adour (40) 01/06, 3° Saint-Léger des Vignes (58) 19/08, 3° Clermont Ferrand (63) 15/09, 4° Eymet (24) 26/05, 4° Cournon-Ambert (63) 14/09, 4° Pontenx les Forges (40) 22/09, 5° Decize (58) 03/03, 5° Aire sur Adour (40) 24/03, 5° Mont de Marsan (40) 14/04, 5° Créon (33) 21/04, 5° Monflanquin (47) 01/05, 5° Chalagnac (24) (lire ci-dessous) 19/05, 5° Championnat d’Aquitaine vitesse dames à Aire sur Adour (40) 02/06, 6° Bayonne (64) 1° junior 17/03.

1991 Dinan 91

8 août à Dinan, lors de la mi-août bretonne, Zabou amène les échappées.

- CHALAGNAC (24) le 19 mai Ruban Féminin de Dordogne, chez elle

- A la lecture de la liste des engagés le problème était posé. Pour prétendre à la victoire dans cette première édition du "Ruban Féminin de Dordogne" il faudrait venir à bout de filles de valeur nationale. Les clientes au rendez-vous avaient pour noms : Roselyne Riou, Pascale Duchêne, Maryline Salvetat, Danielle Bénelli entre autres. A 14h30 Mme Verger maire de Chalagnac libèrent les concurrentes pour un périple de 72 kms émaillé de 18 kms d’escalades dont huit donnaient lieu à un classement du meilleur grimpeur.
- Située au 14° kilomètre, la première bosse menant vers Coursac commença à effectuer une première sélection par l’arrière. A l’approche du sommet, l’une des favorites, Roselyne Riou basculait dans le fossé. Malgré une chasse énergique, jamais elle ne parviendra à rejoindre le peloton. Au 30° km, Bernadette Irastorza victime d’une crevaison, puis Nathalie Guéreau et Florence Peiro victimes elles d’une chute dans la montée vers Villamblard, ne purent jamais rejoindre la tête de course.
- Devant les choses s’étaient précipitées avec huit filles qui avaient pris le large dans la côte de Villamblard. On retrouvait Danielle Bénelli, Pascale Duchêne, Maryline Salvetat, Catherine Roy, Céline Porre, Chantal Gorostégui, Elisabeth Chevanne Brunel et Nathalie Morlaas. Le Prix de la Montagne donna lieu à une lutte acharnée entre Benelli, Duchêne et Salvetat qui se partageaient les points à chaque sommet. Ces passes d’armes successives mirent en difficultés Gorostégui, Porre, Roy et Morlaas qui dans la côte de Jaures et de Grignols furent lâchées. Mais au prix d’un réel effort elles parviendront à combler leur retard.
- L’estocade eut lieu au 49° km lors de l’ascension de la côté de BrucChevanne-Brunel, Bénelli, Salvetat et Duchêne se dégageaient. Mais dans la descente Chevanne-Brunel laissa imprudemment un trou se creuser et vit en dépit de ses efforts le bon wagon filer vers l’arrivée. Elle se fera reprendre par les quatre autres filles parvenant à se dégager dans la côte de Manzac pour tenter une jonction avec les fuyardes de tête. Devant, la cause était entendue. Trois filles partaient sous une accélération de Bénelli, suivie par Duchêne et Salvetat. Dans la dernière bosse, à 1,5 km de l’arrivée, le trio s’en allait vers la banderole. Chevanne-Brunel tentera de prendre la 4° place, mais elle fut reprise par Gorostégui qui disposa de sa cadette dans un sprint dont elle a le secret. Victoire de Pascale Duchêne qui fut plus forte que Bénelli qui se consolera avec le Prix du Meilleur Grimpeur pendant que Salvetat prendra la 3° marche du podium.
- Belle course avec une moyenne de 34 km/h sur un terrain accidenté et où la dernière coupera la ligne vingt minutes après la lauréate du jour.
Classement : 1. Pascale Duchêne (UV Poitiers), 2. Danielle Bénelli (UA La Rochefoucauld), 3. Maryline Salvetat (VSSL Castres), 4. Chantal Gorostégui (UCS Anglet), 5. Elisabeth Chevanne Brunel (Pédale Faidherbe), 6. Roy (VC Thouars), 7. Porre (VC Hyérois), 8. Morlaas (VC Salies), 9. Irastorza (Bayonne), 10. Riou (Nantes Caducé Club).

1991 Le Perreux 91

28 et 29/08 au Tour du canton du Perreux : de gauche à droite Zabou maillot blanc 1° junior,
Laurence Leboucher maillot jaune, Pascale Ranucci (3°) et Françoise Béranger(2°)
toutes pré-sélectionnées olympiques.

GRANDES ÉPREUVES

- 29° de la Ronde des Cigognes (22 au 23/06)
Equipe d’Aquitaine :
Elisabeth Chevanne Brunel, Nathalie Guéreau, Nathalie Morlaas, Chantal Gorostégui, Bernadette Irastorza.
Classement : 1. Cathy Marsal, 2. Cécile Odin, 3. Séverine Cosard, 4. Armelle Chenet, 5. Dany Bonnoront, 6. Valérie Simonnet, 7. Bernadette Irastorza, 8. Pascale Ranucci, 9. Corinne Le Gal, 10. Estelle Fabrice, etc... 29° Elisabeth Chevanne Brunel.
- Durant le week-end du 22 et 23 juin, la sélection d’Aquitaine représentée par Chantal Gorostégui, Bernadette Irastorza, Elisabeth Chevanne Brunel, Nathalie Guéreau et Nathalie Morlaas ont été représentatives sur les routes alsaciennes.
- A noter de bons résultats d’ensemble avec une 6° place au classement par équipes pour cette sélection. La bonne prestation de Bernadette Irastorza, terminant 9° de la première étape, 7° du contre la montre individuel et 7° du classement général. La 4° place de Chantal Gorostégui lors de la dernière étape. La 6° place au classement des juniors d’Elisabeth Chevanne-Brunel, la présence de Nathalie Morlaas et de Nathalie Guéreau dans le peloton. Vu les difficultés du parcours, ces résulats sont prometteurs et encourageants pour ces féminines dont on reparlera...
- 10° du Tour d’Aragon (Espagne) du 5 au 07/07 : 1° Junior
Classement :
7° de la deuxième étape et 10° de la quatrième étape.
Classement général final : 1. Eva Orvosova (Slovaquie), 2. Rosa Jakoupova (Russie), 3. Guinara Falkoulina (Russie) 4. Ainhoa Artolazabal (Espagne), 5. Joane Somariba (Espagne), 6. Carmen Da Ronch (Suisse), 7. Evelyne Müller (Suisse), 8. Jocelyne Hugi, 9. Bernadette Irastorza, 10. Elisabeth Chevanne-Brunel.
-
C’est sur une distance de 68 kms que s’est déroulée la première étape allant de Huesca à Monzon. La présence des équipes étrangères a été remarquée par un rythme élevé sur un parcours vallonné. Malgré une chaleur étouffante, nous notons les bonnes places de Chantal Gorostégui, de Bernadette Irastorza et d’Elisabeth Chevanne Brunel. Sans oublier Mlles Pigeonnier et Ourthiague en légère difficulté sur ce parcours.
- Lors de la 2° étape se déroulant à Binaced sur un circuit de 28 kms à couvrir trois fois, la position de nos trois coureurs s’améliorait au vue du classement général (8° - 12° et 20°). Mais l’épreuve de vérité restait à faire dont l’arrivée en haut du monastère de la Alegria modifiait légèrement le classement (10° - 11° et 24°). A l’issue de la quatrième et dernière étape composée de trois cols de 2°, 1° et 3° catégorie, l’Aquitaine était présente au sein du peloton international avec trois représentantes. Leurs efforts furent récompensés  en remportant le maillot du meilleur jeune par Elisabeth Chevanne-Brunel et la seconde place au classement général par équipe avec Irastorza (7°) et Gorostégui (12°). Ces résultats d’ensemble ne sont la le fruit du hasard mais le reflet d’une équipe soudée et motivée que nous félicitons !
- 8° de la Mi-août Bretonne (du 3 au 12/08) : 1° Junior (voir photo)
Classement : 1. Isabelle Nicoloso, 2. Pascale Ranucci, 3. Françoise Le Prod’homme, 4. Karine Corlay, 5. Séverine Cosard, 6. Lydie Lucas, 7. Fiona Madden, 8. Elisabeth Chevanne Brunel, 9. Corinne Le Gall, 10. Manuela Le Cavil, etc...
Places d’Elisabeth lors de la Mi-août : 8° Trégunc (29) 03/08, 5° Huelgoat (29) 04/08, 26° Loudéac (22) 05/08, 16° Perros Guirec (22) 07/08, 6° Dinan (22) 08/08, 10° Plovenez du Faou (29) 10/08, 10° Pieurtuit (35) 11/08, 13° Rostrenen (22) 12/08.
- 6° du Championnat de France à Rennes (35) 07/09
Classement : 1. Maryline Salvetat, 2. Sonia Huguet, 3. Sophie Swaertvaeger, 4. Séverine Desbouys, 5. Kristel Le Bris, 6. Elisabeth Chevanne Brunel.
- 10° du Tour du Canton de Perreux (42)  du 28 au 29/09 : 1° Junior (voir photo)
Classement : 11° de la première étape, 13° de la deuxième étape (clm) et 7° de la troisième étape.
Classement général final : 1. Laurence Leboucher, 2. Françoise Bérenger, 3. Pascale Ranucci, 4. Liuda Triabalte, 5. Zita Urbonaite, 6. Bernadette Irastorza, 7. Martine Gauthier, 8. Fany Lecourtois, 9. Chantal Gorostégui, 10. Elisabeth Chevanne-Brunel.
- L’équipe d’Aquitaine confirme ses bonnes dispositions par une excellente troisième place au classement général par équipe, juste derrière la Côte d’Azur et la Normandie, comportant chacune des membres de l’équipe de France et devant de très bonnes Lituaniennes venues se mêler à la bagarre.
- Bernadette Irastorza, très régulière s’octroie la 6° place du général. Chantal Gorostégui remporte brillamment la dernière étape et termine 9° du classement général. Quant à Elisabeth Chevanne Brunel, elle revient avec le maillot blanc du classement de la meilleure junior et termine 10° au général.
- 32° de Paris Colommiers (9 et 10/03) (remporté par Cécile Odin)
-
15° du circuit à Vincennes (1° étape gagnée par Sandrine Lestrade)
-
32° à Saint-Pathus Villenoy
(2° étape remportée par Cécile Odin)
- Autres places et autres épreuves :
7° Bidos (64) chute 16/06, 7° Saint-Georges des coteaux (17) 27/07, 8° Maisdon sur Sèvre (44) 1° junior 14/07, 8° Montignac de Lauzun (47) 21/07, 9° Monthoiron (86) 01/04, 9° Houssay (53) 09/05, 12° Saint-Michel Mont Mercure (85) 31/03, 13° Cadaujac (33) 12/05, 14° Blaye-Royan (17) 27/04, 15° Ronde des Mauges (49) 28/04, 17° Saint-Estèphe Championnat d’Aquitaine route dames (33) crevaison 09/06, 21° Charmant (16) course garçons 07/04.

1991 Zabou 91

1991 : Une belle moisson pour Zabou sous le maillot de la Pédale Faidherbe

BILAN : A 16 ans Zabou s’est intégrée pleinement dans le clan de ses aînées qu’elle a souvent malmenées. Elle fut parfois barrée par une défense implacable de Chantal Gorostégui dans les courses du comité. Zabou s’exprima remarquablement dans les grandes épreuves : une superbe mi-août bretonne (8° du général et 5 fois dans les dix premières) et première des juniors. Dixième du général à la Vuelta Aragon où elle ramène le maillot de la meilleure junior. Une erreur technique l’a sans doute privée d’une marche du podium du Championnat de France sur route des juniors qui lui était promise. Elle y termine 6° après avoir animé l’échappée victorieuse. Trois victoires cette saison dont une au Championnat UNSS sur route et 39 fois première junior, l’avenir lui semble très prometteur.
Rappel Challenge Dordogne 1991 (source Dordogne Cycliste) : 1. Elisabeth Chevanne Brunel (Pédale Faidherbe) 168 pts, 2. Ingrid Chevanne Brunel (Pédale Faidherbe) 119 pts, 3. Marina Desprez (EVCC Bergerac) 79 pts, 4. Sophie Maynadier (Pédale Faidherbe) 8 pts, 5. Magali Arfel (EVCC Bergerac) 3 pts, 6. Jacqueline Liard (Pédale Faidherbe) et Nadia Loustalot (CCP Nontron) 2 pts.
Rappel Challenge d’Aquitaine séniors/juniors dames 1991 (source Dordogne Cycliste) - voir photo Orthez
- 1. Chantal Gorostégui (UCS Anglet) 797 pts, 2. Bernadette Irastorza (Aviron Bayonnais) 628 pts, 3. Elisabeth Chevanne Brunel (Pédale Faidherbe) 568 pts, 4. Nathalie Morlaas (VC Salisien) 367 pts, 5. Fabienne Pigeonnier (Roue Cadaujac) 336 pts, 6. Sylvie Grange (CA Créon) 214 pts, 7. Nathalie Guéreau (VC Langon) 190 pts, 8. Annie Barre (Gujan Mestras) 185 pts, 9. Sabine Gentieu (UC Mimizan) 154 pts, 10. Valérie Ourthiague (Guidon Bayonnais) 147 pts, etc... 34 filles classées dans le comité. (en caractère gras les juniors).

1991 Orthez 91

Récompensée lors de l'Assemblée Régionale à Orthez, par M. Jean Pitallier

 Classement régional 1991 :
1° Elisabeth Chevanne Brunel
Classement national 1991 :
22° Elisabeth Chevanne Brunel (1° Marion Clignet)
Classement mondial juniors 1991 :
34° Elisabeth Chevanne Brunel (1° Natalja Olsevskaja - Lituanie)
Classement mondial dames 1991 :
311° Elisabeth Chevanne Brunel (1° Léontien Van Moorsel - Pays-Bas)
Nombre de journées de course : 51 journées
Etranger : Espagne

1991 PF 91

Sous les couleurs de la Pédale Faidherbe Périgueux
Zabou : petite par la taille, grande par le talent

  RÉTRO VÉLO DORDOGNE - ELISABETH CHEVANNE BRUNEL (3) © BERNARD PECCABIN
avec la collaboration de Michel Lerouge pour le palmarès, certaines informations et photos de notre championne
Prochain épisode : 1992, Vice-championne du Monde Juniors à Athènes

6 mai 2020

BORDEAUX-ARCACHON (Histoire d’une classique) - 1° partie

LA CLASSIQUE BORDEAUX-ARCACHON
la plus ancienne, la plus courte et la plus rapide du Sud Ouest
Retour sur l’histoire de cette épreuve

Bx-Arca

- C’est une exception à la règle que "Rétro Vélo Dordogne" effectue ici en publiant une nouvelle fois, soit quelques années après l’avoir déjà fait sur le site de feu la Dordogne Cycliste. Pourquoi cette exception ? Parce que Bordeaux-Arcachon constitue un peu l’histoire du cyclisme de Sud-Ouest, dont la Dordogne appartient. C’est donc en plusieurs parties que vous allez découvrir les différents épisodes de cette classique comme indiquée en sous titre : à savoir, "la plus ancienne, la plus courte, mais aussi la plus rapide" (1889-2004).

 PRÉAMBULE

 - Autrefois (vers 1889), la forêt silencieuse donnait à cette course une qualité dont l’âme éprouvait de la quiétude. Pas un ronronnement de moteur ne s’entendait dans la lande ou à travers la campagne boisée. Juste le bruit produit par les roues des coureurs qui ne rencontraient que quelques charrettes landaises appelées "bros", lourdement chargées et traînées par des mules.
- A cette époque, les ornières profondes attestant de la précarité de la route, renseignait le coureur sur le travail d’usure accompli par ces véhicules. Bien sur que pour le sportif, il fallait redoubler de vigilance tout en roulant, ceci pour éviter l’incident voire l’accident ou encore l’enlisement, du moins dans les parties non pavées. Autrefois, à gauche de cette route d’Arcachon jusqu’aux portes de Marcheprime, puis plus loin à droite, la piste sablonneuse constituait la voie de communication utilisée par nos coureurs. Par endroit, elle était couverte par les branches de petits arbres réguliers, qui se nouaient en clef de voûte au-dessus de la chaussée, tout en imposant une sorte de cloître végétal pour nos coursiers, leur permettant d’embrayer pour atteindre plus vite les bords de mer.
- Au début du siècle, souvent sur cette piste, le cycliste calait. Son effort était freiné par de profonds sillons que venaient y tracer les attelages landais, dont les mules effrayées s’emballaient à l’apparition de ce qui devait ruiner l’économie ancienne pour en créer une nouvelle, rude et impitoyable, mais si pratique, dont nous essuyons les plâtres, je veux parler de l’automobile, qui à l’heure où j’écris ces lignes, nous vaut la disparition pure et simple de notre épreuve de prédilection.
- Parlant aujourd’hui de Bordeaux-Arcachon, tout ce passé héroïque remonte dans nos mémoires. Pour ceux qui n’ont pas connu cette période, la route ou plutôt la piste était truffée de difficultés et d’imprévus. Aujourd’hui oublié, ce passé a sombré grâce au talent de nos ingénieurs. Le chemin d’Arcachon bordée par endroits de billots de bois en attente, est devenue une piste, puis une route, bitumée dès 1924, qui s’est élargie au fil du temps, doublée ensuite par une autoroute, des périphériques, des ralentisseurs et des giratoires, sans parler d’un trafic qui nous tue et nous empêche même d’y rouler en toute quiétude.

Bx-Arcachon

D’UN RECORD A L’AUTRE

- Qu’elle soit piste ou route, l’itinéraire était on le sait rapide au possible, de par la topographie des lieux. Pourtant en 1899, alors que l’automobile pointait son nez, Emile Sauzeau, qui courait sous les couleurs du Racing Club Bordelais, équipé à l’époque d’une roue à pignon fixe, couvrit le parcours en 1h10’. Quand on connaît l’état de cette voie à la fin du 19° siècle, le poids du matériel vélocipédique, il y a de quoi s’interroger sur ce véritable exploit. Sauzeau en porta toujours très haut l’orgueil devant la triste figure de ses concurrents, dont certains d’entre eux, quelque peu jaloux, mirent en doute sa performance.
- Quoiqu’il en soit, il fallut tout de même attendre trente huit ans pour assister à la chute du record de Sauzeau. L’évènement eut lieu en 1937, où parvenu à se détacher seul à Croix d’Hins, soit à 35 kilomètres du but, Pierre Chazaud, licencié aux Cyclistes Girondins couvrit l’itinéraire en 1h08’43s 2/5, soit à la moyenne de 44,117 km/h. Mais à cette époque, le matériel avait progressé tout comme l’état de la chaussée. Dix années s’écoulèrent et en 1947, Francis Brizon sous les couleurs du Vélo-Club de Levallois s’appropria le record en 1h07’30s, soit à la moyenne de 44,440 km/h, en réglant au sprint un peloton de huit hommes. L’enfant de Saint-Jean d’Illac ne le conserva qu’un an, car en 1948, Serge Agoust de l’Union Cycliste Arcachonnaise, le lui ravit au sprint, en 1h07’23s (moyenne 44,520 km/h). Bon, arrêtons nous là car nous reviendrons sur les premières éditions et sur cette histoire de records, même si celle-ci constitue parfois un sujet à de nombreuses et virulentes contestations…, ce qui n’enlève rien à la beauté et à la spécificité de cette course.

carte Levasseur 

En 1850, sur la carte de Levasseur, on distingue le tracé de l’itinéraire jusqu’à La Teste.
Moins de 40 ans après, les coureurs s’élanceront sur ce parcours...

Le contexte historique avant le lancement de l’épreuve

 - L’histoire de Bordeaux-Arcachon est associée à l’histoire du cyclisme Bordelais et plus particulièrement lors de ses débuts. Comme l’a écrit Jean-Paul Laplagne(1) sur ses différents sujets présentés, c’est la piste bordelaise qui a largement contribué à l’essor de notre discipline. Le livre d’Or du cyclisme girondin rédigé en 1934 par Gabriel Belliard, archiviste de l’Union Vélocipédique Française puis auprès de l’UCI, nous livre de précieux renseignements en la matière. De 1868 à 1922, Bordeaux et sa banlieue dénombraient sept pistes ou vélodromes, plus neuf autres en Gironde (Arcachon, Barsac, Blaye, Castelnau, Langon, La Réole, Lesparre, Libourne, Lormont). Mais ce monde clos des vélodromes ne dura pas. A force de voir les mêmes champions et les mêmes disciplines, on commençait à s’ennuyer. La piste va finir par s’essouffler, ceci au profit de la route, synonyme de sorties et d’aventures.
(1) Jean-Paul Laplagne est maître de conférences en sciences du sport et de l’éducation physique et sportive (STAPS) à l’université Victor Segalem Bordeaux 2. Il a rédigé sur le journal "Le Festin", un excellent reportage intitulé "Sur la piste bordelaise" qui décrit parfaitement les débuts du cyclisme à Bordeaux. Il est également l’auteur de nombreux sujets comme l’historique de l’épreuve de Lagorce Laguirande, ou "Lapébie - Verdeun - Darrigade histoire de trois fratries" et enfin parmi tant d’autres certainement, "la femme et la bicyclette à l’affiche". Il détient de même un site sur le cyclisme régional d'après guerre, particulièrement soignée en matière de documentaton, photos et reportages.

 - En 1879, le Véloce-Club Bordelais fait disputer déjà sa première épreuve routière entre Bordeaux et Pessac. En 1891, il ne faut pas oublier que le premier départ de Bordeaux-Paris avait été donné à la Bastide, juste après le pont de Pierre. Mais deux ans avant en 1889, le Vélo-Sport Girondin fondait le Bordeaux-Arcachon, une classique régionale dont le départ de la première édition officielle sera donnée en 1892, soit un an après le Bordeaux-Paris. Bordeaux-Arcachon représentait une épreuve de proximité alléchante. Tout d’abord parce que son itinéraire était plat et qu’elle convenait aux pistards du coin en quête d’exploits sur de longues distances. Cette classique symbolisait non seulement le sport, mais aussi un désir d’évasion vers la forêt et l’océan, histoire de fuir la ville et sa banlieue… La platitude de son itinéraire permettait aux pistards de se livrer dans une course de fond, qui marquera le sport et la vie locale à la charnière du 19° et du 20° siècle… Jean-Paul Laplagne nous conforte en écrivant "La course Bordeaux-Arcachon incarne vraiment le cyclisme Bordelais et Girondin. Elle a plein de petites sœurs dont les noms évoquent la côte atlantique. Ces ville à ville ajoute t-il, refont le chemin de la transhumance estivale. Elles ont un parfum de bain de mer : Andernos, Arès, Le Canon, Soulac, Royan..."

Bx-Paris

Le premier départ de Bordeaux-Paris en 1891 à La Bastide, près du pont de
Pierre a donné un sérieux élan au cyclisme sur route...

ecusson

- Epreuve internationale lors de ses débuts, passant par Arès, elle comportait d’abord un parcours de 100 kilomètres. Elle fut disputée officiellement et pour la première fois un 18 septembre 1892, contre la montre, par 63 coureurs.
- C’est sur le vieux journal du "Véloce Sport" de l’époque, que nous avons pu lire ces informations, époque où les directeurs Paul Rousseau, Jegher, Maurice Martin, aujourd’hui disparus, menaient un dur combat pour la propagation du cyclisme à Bordeaux. Gabriel Belliard écrivait d’ailleurs "C’est dans le Sud-Ouest aux routes admirables, aux coteaux riants et pittoresques, aux sites enchanteurs, que le cyclisme grandit et prospéra, jusqu’au jour où il envahit la France entière…" Il est donc utile aux générations actuelles de faire comprendre tout le passé que cette course représente. Dès 1899, le kilométrage passa à la distance classique des 50 kilomètres. Emile Sauzeau du Racing Club Bordelais avait on vient de le lire couvert le parcours en 1h10’, temps remarquable vu les conditions de l’époque. Le parcours constituait une multitude d’opportunités. En consultant la carte de l’Institut Géographique National, on démarrait à 50 mètres au dessus du niveau de la mer, c'est à dire à Pessac, pour atteindre jusqu’à 60 mètres à la périphérie de la Croix d’Hins et terminer dans les faubourgs d’Arcachon à 4 ou 5 mètres par rapport au niveau de la mer… Mis à part l’arrivée du boulevard Deganne et le faux plat après le départ, Bordeaux-Arcachon détenait tous les atouts pour devenir une course de vitesse
- Pour l’heure disons que cette course fut accueillie en 1889 sous la magistrature de Monsieur Eugène Ormières, maire d’Arcachon et fondateur de l’Union Cycliste Arcachonnaise en 1890. Ce n’est qu’en 1892 qu’elle fut reconnue officiellement par les pouvoirs fédéraux. Une soixantaine de concurrents s’y trouvaient au départ, dont quarante parvinrent au but. Bordeaux-Arcachon devait par la suite atteindre des records de participation avec des chiffres inconnus. Et ceci s’explique dans le fait que pour un coureur de la région, il manquera toujours quelque chose dans sa carrière, si au moins une fois il n’a pas disputé cette classique… Pour les rouleurs comme pour les sprinters, elle a porté le germe d’une belle carrière.

 

Toctoucau

- *La route d’Arcachon vers Toctoucau en 1900

 

 Palmarès de l’épreuve : 1892 - Louis Pinaud-Duanip les 100 kms en 3h35’, Th Léveilley, Lanuc. (course d’ouverture), 1893 - Henri Beconnais; les 100 kms en 3h48’, Desbordes, Merville. (Professionnels), Monnier les 100 kms en 3h59’, de Vallandé, Ch. Tampier. (amateurs), 1895 - Popinet (temps non communiqué) A. Moussinat, J. Bertin. (Professionnels), Lafitte, Macaroni, Réglat (amateurs), Marty-Bouzou en 2h02’15s, Dravor, Baillet, O. Desprat en 1h48’,Smits (Holl), H Laffargue (Professionnels), L. Marty en 1h40’ (record établi) , Derfla, Dravor (amateurs), 1896 - Henri Lafargue en 1h49’, J. Bertin, Lerouge (Professionnels), A. Barreyre en 1h41’, Lagarde, Bernard (amateurs), 1897 - Jean Bertin en 1h41’, J. Renouil, Octave Chadeau (Professionnels), A. Barreyre en 1h38’ (record établi) , Laborie, Lagarde (amateurs), 1898 - H. Remordé (UC Bordelaise) en 1h20’ (record établi) , Santa Fusta (Vélo Caudéranais), V. Dagrant (Vélo Caudéranais) (amateurs), Octave Chadeau en 1h25’, Boutet, Théringot (Professionnels), Emile Sauzeau en 1h29’, H. Remordé (UC Bordelaise), Léglise (amateurs), Lafontan en 1h35’20s, Dumas, Broc (Professionnels), Emile Sauzeau en 1h34’30s, Mastroti, Massie (amateurs), 1899 - Eyquem (Vélo Caudéranais) en 1h38’06s, E. Poupin, Dranem (amateurs), Emile Sauzeau (Racing Club Bordelais) en 1h10’ (record établi), M. Larsonneur (Vélo Caudéranais), Pauly (UC Bordelaise) (amateurs), E. Sauzeau (RCB) en 1h40’02s, Campagne, Edimbert (juniors) – (à suivre)

NDLR : il y a eu plusieurs éditions par an, en caractère gras le nom du vainqueur

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - L’Histoire de la Classique BORDEAUX-ARCACHON (1)
© BERNARD PECCABIN
(à la mémoire d’Hubert Longau, de Gaston Bougon et de tous les crabes de l’UC Arcachon)
Prochaine partie : L’influence de Maurice Martin dans la région

1 octobre 2020

2007 CIRCUIT DE LA FRAISE EN PERIGORD - REPORTAGE

Fraise 1

TOUS LES MAILLOTS MIS EN JEU, POUR DAMIEN GUÉRINEAU

- Relire l’article précédent du Circuit de la Fraise : cliquez sur ce LIEN.

25° édition (16 juin 2007) :

Avec du culot, de la rage, de la détermination, Damien Guérineau (EC Ribérac) devient un grand vainqueur face aux quatre vingt dix neuf engagés de l’épreuve. Endossant le maillot de leader, le maillot du meilleur grimpeur, le maillot du meilleur sprinter et cerise sur le gâteau, le maillot du Challenge du Conseil Général, le Ribéracois a écrasé l’édition 2007 terminant en solitaire, devant Roman Naïbo (VC Sainte-Livrade) et Pierre Prévost le revenant (UC Brive), qui avait justement gagné devant ce Guérineau voilà deux ans...

Fraise 2

Victoire incontestable de Guérineau pour cette édition du quart de siècle © sha

Le classement : 1. Damien Guérineau (EC Ribérac), 2. Roman Naïbo (Sainte-Livrade), 3. Pierre Prévost (UC Brive), 4. Yoan Soubes (VC Bazas BB), 5. Jérémy Leconte (Dordogne Périgord), 6. M. Martin (Mérignac VC), 7. Julien Ballion (US Villenave), 8. D. Beaune (Peyrehorade Sports), 9. Florian Dubost (UC Brive), 10. Flavien Barret (VC Langon).

PICT0082

Le hold up de Damien Guérineau qui endosse la totalité des maillots. Heureusement que le règlement
stipule qu’il ne peut y avoir cumul, d’où une autre répartition (le 2° du classement)

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - HISTOIRE DU CIRCUIT DE LA FRAISE -
© BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : 2008 Stéphane Laborde haut la main

22 août 2020

2006 CIRCUIT DE LA FRAISE EN PERIGORD - REPORTAGE

- Relire l’article précédent du Circuit de la Fraise : cliquez ici.

QUAND LE CLUB DE JARNAC POSE SA GROSSE PATTE SUR LA FRAISE 

Fraise 2006 bis

Beaucoup de coureurs au départ avec 131 inscrits  © Sha

 24° édition (17 juin 2006) : Et voilà un changement dans cette édition. Et oui le comité des fêtes de Lacropte revient à ses premiers amours en festoyant en juin, car fin juillet, trop de gens sont en vacances et la fête ne gagne rien... Qu’importe, le Circuit de la Fraise s’adapte à ce changement et même il n’est pas perdant car en juin, beaucoup de coureurs roulent encore... Patrick Ballanger (AC Jarnac) un des fidèles du Circuit de la Fraise qui avait d’ailleurs déjà flirté avec le podium, en terminant troisième en 2002, fini par l’emporter devant Damien Le Boétez (UC Villeneuve) et Bastien Leraud son équipier de Jarnac, qui il faut le dire a abattu un énorme travail pour son leader.

RECORD ABSOLU DE PARTICIPANTS

- Avec cent trente et un coureurs au départ, il est incontestable que cette nouvelle édition a pris de bien belles couleurs. Sous un temps orageux, la bataille a été haletante, parfois serrée et indécise, avec de maints rebondissements. Mais pour une deuxième fois en une semaine, c'est l'équipe de Jarnac qui a posé sa grosse patte sur la course.
- Après la signature, on se demandait qui allait bien oser titiller les leaders de l'équipe de Jarnac ? Il est vrai que leur performance de la semaine passée sur les bords de l'Isle, restait encore toute fraîche dans les esprits pour ceux qui avaient crapahuté en leur compagnie. C'est au km 37, peu après Sainte Alvère, que le premier coup fut lancé. On y trouvait dans ce groupe Mickaël Lamiraud (EC Ribérac), Julien Courbalay (JS Astérienne), Flavien Barret (VC Langon), David Gaboriau (UC Condat), Bastien Leraud (Jarnac) et Martial Trigeaud (Team FG Sport). L'allure s'accélérait, si bien que Gaboriau et Courbalay laisseront filer. Il ne restait plus que quatre hommes en tête qui s'offraient le privilège de se lancer à l'assaut du petit paradis. Mais les jeux étaient loin d'être faits, d'autant plus que de nombreux coureurs qui faisaient parti des pronostics se montraient jusqu'alors très discrets.

2006 Fraise ter

Le peloton dans les rondeurs du pays Vernois  © Sha

 - Alors que devant les moteurs chauffaient, que l'huile bouillonnait, la première alerte se produisait avec le premier voyant rouge qui clignotait signalant Lamiraud seul face à ses difficultés. A trois tours du final, voilà que Ballanger (Jarnac) et Le Boétez (Villeneuve) n'acceptaient plus de rouler en procession et à quelques encablures derrière l'échappée toujours riche de ses trois éléments. En tirant au plus profond de leur courage et de leur hargne, ce duo semblait entamer une marche triomphale en revenant à vingt et une secondes à onze kilomètres de la banderole. Lors de l'avant dernier passage, la jonction était faîte. Une chose semblait sure, Le Boétez et Ballanger s'étaient sortis les tripes au cours de ce huitième tour et il fallait pourtant pédaler, pédaler, pédaler encore… Au dernier passage, Le Boétez en profitait pour rafler la grosse prime et pour déstabiliser peut-être l'équipe de Jarnac qui possédait leurs deux locomotives, pas du tout faciles à manier. A vingt trois secondes, un contre de cinq unités semait un certain suspense.

Fraise 2006

Patrick Ballanger le vainqueur  © Sha

 - La dernière montée du Paradis deviendra le dénouement mémorable. Le groupe des cinq accélérait, sentant la meute à leurs trousses. Le dos rond, les fessiers durcis, les mollets rebondis, ils faisaient tourner leurs jambes comme des bielles qui tombaient régulièrement. Dans la descente, Patrick Ballanger poursuivait l'effort. Son allure souple et puissante faisait la différence, tandis que Leraud cherchait à protéger la fuite de son équipier qui conservait son style et sa fière allure pour signer ainsi, une bien belle victoire. Juste derrière, Le Boétez encore junior brûlait la politesse à un Bastien Leraud qui avait réalisé une fois de plus une époustouflante journée.

2006 Ballanger

Ballanger et son coup de Jarnac  © Sha

 LES CLASSEMENTS : 1. Patrick Ballanger (AC. Jarnac) les 105 kms en 2h35', 2. Damien Le Boétez (UC Villeneuve Fumel) à 2", 3. Bastien Leraud (AC Jarnac) même tps, 4. Flavien Barret (VC Langon Preignac) à 5", 5. Martial Trigeaud (Team Sport FG), à 14", 6. Christophe Napias (EVCC Bergerac) à 32", 7. Cyril Fontayne (UC Villeneuve Fumel), 8. Frédéric Maly (CC Périgueux Dordogne), 9. Yoann Soubes (Beaulac Bernos), 10. Racodon David (UC Le Haillan), 11. Bru Aurélien (CC Périgueux Dgne) tous m.tps, 12. Bruno Roy (UC Brive) à 41", 13. Mickaël Gilbert (AC Jarnac) à 1'08", 14. Quentin Servens (CAM de Bordeaux), 15. Raphaël Junot (Albi VS), 16. Sébastien Turtaud (Saint-Félix Foncaude), 17. Christian Soubes (Beaulac Bernos), 18. Damien Beaune (VC Cubzaguais), 19. Frédéric Loubriat (UC Brive), 20. Vincent Martinez (Véloxygène) tous m.tps, etc…
Meilleur grimpeur : Flavien Barret (VC Langon
Points chauds : Bastien Leraud (AC Jarnac)
Premier junior : Frédéric Le Boétez (UC Villeneuve Fumel)
Par équipes : 1. AC Jarnac, 2. UC Brive, 3. EVCC Bergerac

2006 Protocole fraise

Protocole final à Lacropte avec tous les lauréats et leurs maillots

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - HISTOIRE DU CIRCUIT DE LA FRAISE - © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : 2007 Tous les maillots pour Guérineau

25 mai 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (22° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

25 au 31 mai 1995

1995 Tour Gironde

Protocole avec de gauche à droite pour les coureurs Conan,
Langella Anthony lauréat, Myyrilainen le Finlandais très combatif et Bouquet (Points chauds)

 - Couru du 25 au 28 mai et pour la première fois sous le label international, le 21° Tour de Gironde est remporté par le Marmandais Anthony Langella toujours bien placé et auteur d’un chrono remarquable à Carbon-Blanc lors de la 4° étape. A noter les succès de Martinez (CM Aubervilliers) à Blaye, celui du Russe Mikhaïlov à Pauillac, du Finlandais Skytta à Carbon-Blanc et du Belge Hernandez à Villenave d’Ornon, terme de cette épreuve.

1995 Tour de gironde 2

Didier Bouquet vainqueur des points chauds du Tour Gironde

- Le prix de l’ascension à Nersac vient de fêter sa 50° édition gagnée par Christophe Bercy (Cycle Poitevin) - notre photo ci-dessous - et ses équipiers à l’image de Berland, Painaud, Laulergueet Lardin classés dans les cinq premiers.

1995 Nersac

- La 11° édition de la Flèche Charente Limousine courue en quatre étapes revient à Pascal Peyramaure (Mantes) qui s’impose devant Dubois (Orléans) et Faugeroux. Bon comportement de l’équipe élite du Poitou-Charentes avec notamment Olivier Ouvrard vainqueur de deux étapes.

Bandiat

Un beau podium lors des boucles du Bandiat remportées par Pouey-Dicard

- Couru en deux étapes, les deux jours en Périgord Vert qui deviendront le Tour des cantons de Mareuil et Verteillac sont gagnés par le Nayais Fabien Pouey-Dicard. Vainqueur de la première étape sur les boucles du Bandiat, le coureur Pyrénéen est parvenu à conserver son avance sur Texier (Vendée) et Tim Jones (CRCL) Succès de Stéphane Lavignac (Asptt Périgueux) lors de la deuxième étape à Mareuil (lire reportage en bas de page).
-  A Braud Saint-Louis, le prix du comité des fêtes permet à Stéphane Meynier (CC Marmande) d’inscrire cette épreuve à son palmarès malgré Gérald Ianotto (2°) et Patrice Peyencet (3°).
- Le prix de l’ascension couru à Saint-Barthélémy d’Agenais est raflé par Frédéric Castagnet. Le coureur du Guidon Agenais très en verve s’impose cette fois devant Fantino (Mérignac) et Ianotto (Guidon Saint-Martinois).

ÉCHOS DE DORDOGNE

Ménestérol

Pierrick Fedrigo vainqueur à Ménestérol pour le prix Cabanat

- Ménestérol (Prix René Cabanat séniors 5, jun. et VC par UC Montpon) : 1. Pierrick Fedrigo  (CC Marmande), 2. Duniaud (Jonzac), 3. Yves Brusson (SC Périgord), 4. Besse (CC Igny), 5. Michel Fedrigo (Marmande), 6. Bergerès (Podensac), 7. Pédemanaud (Mérignac VC), 8. Thierry Darcoulet (UC Montpon), 9. Thierry Lachartre (EC Foyenne),10. Clet (CC Chalais), etc...

La Force

Les Ribéracois en nombre à La Force

- La Force (3.4.5 et juniors par EVCC Bergerac) : 1. Christophe Cuménal (EC Ribérac), 2. Sébastien Chabreyrou (Ribérac), 3. Jean-Marc Prioleau (EC Foyenne), 4. Pérobe (Tonneins), 5. Bernard Bodin (CC Lindois), 6. Bernard (US Bouscat),7. Marcos (CC Périgueux), 8. Christian Arnouil (EVCC Bergerac), 9. Pasquier (Tonneins), 10. Christophe Granger (Saint-Astier), etc...
- Agonac (3.4.5. jun par Asptt Périgueux) : 1. Jean-Michel Gouloumès (CC. Sarlat), 2. Maxime Cazeaux (Bon Encontre), 3. Xavier Gallut (CC Chalais), 4. Cyril Peytour (Asptt Périgueux), 5. Richard Hadfield (Chasseneuil), 6. Bressolis (Rodez), 7. Jean-Claude Delage (Pellegrue), 8. Christophe Cuménal (Ribérac), 9. Eric Mignot (Mérignac VC), 10. Sébastien Chabreyrou (Ribérac), etc...
- Thiviers (prix du quartier Saint-Jacques en minimes) : 1. Gaylord Bonnélie (Asptt Périgueux), 2. Mickaël Lamiraud (Ribérac), 3. Chêne (CC Périgueux), 4. Landon (CC Périgueux), 5. Cotte (Ribérac), etc...
- Thiviers (prix du quartier Saint-Jacques en cadets: 1. Aurélien Bonnélie (Asptt Périgueux), 2. Jérôme Roy (cC Périgueux), 3. Jérôme Lesbats (CAM Bordeaux), 4. Nicolas Trimoulet (JS Astérienne), 5. Ludovic Guionie (JS Astérienne), etc...

Zabou

Bonne nouvelle pour Elisabeth Chevanne Brunel classée
deuxième derrière Longo à Crest dans la Drôme lors d'une épreuve nationale

DEUX JOURS EN PÉRIGORD (en trois étapes avec espoirs et juniors)
NDLR : Cette épreuve deviendra plus tard le Tour des cantons de Mareuil-Verteillac

mareuil 95

27 mai 1995 avec les coureurs au départ des Boucles du Bandiat (1° étape du Mareuil)
à Nontron, face au Café des Sports, tenu par Daniel Dutertre.

- Cette édition du Tour du Canton de Mareuil a subi un véritable remaniement en cette saison 1995. Nous n’en sommes qu’à la deuxième et déjà Michel Dutertre, président du CCP Nontron a travaillé dans les coulisses durant l’hiver pour présenter cette fois une épreuve sur deux journées et en trois étapes.

UN PYRÉNÉEN AU TOUR DU CANTON DE MAREUIL

mareuil 95

Arrivée à Abjat des Boucles du Bandiat terme de la 1° étape avec Bernard Roy le chronométreur,
Fabien Pouey-Dicard leader, puis plus loin Alacacèbe (sélection 64) et Texier (Vendée U)

- Samedi 27 mai, les coureurs juniors et espoirs se retrouvent à Nontron pour un périple de 115 kms. Le but de cette étape, appelée les Boucles du Bandiat, consiste à rallier Abjat sur Bandiat par les routes sinueuses qui surplombent ou longent ce ruisseau du Haut-Périgord.
- Le dimanche 28 mai, un contre la montre par équipes de 21 kms est au programme. Il partait de Puyrenier pour rejoindre je pense, la commune de Beaussac.
- L’après-midi enfin, place à la course avec ce Tour du Canton de Mareuil entre La Rochebeaucourt et Mareuil sur Belle. La course accueille des équipes de club, des interclubs (à condition de rouler sous les mêmes couleurs), mais aussi des sélections départementales et régionales.
- Déjà ce Tour semble être dans ses clous avec deux parcours difficiles, un chrono par équipes et un classement général individuel. Voici d’ailleurs les résultats de cette épreuve, qui sera remportée par le Nayais Fabien Pouey-Dicard de la sélection des Pyrénées-Atlantiques, dirigée je pense par Monsieur Chaumontet.
- Une deuxième édition concluante en définitive, avec un beau plateau, des suiveurs enthousiastes, un accueil remarquable et des signaux qui laissent présager aux coureurs espoirs, des meilleurs lendemains en termes de manifestations de ce genre... et de cette dimension... Ajoutons aussi la première victoire d’étape d’un Périgourdin : Stéphane Lavignac.

mareuil 95

Départ à Puyrénier du contre la montre avec l’équipe interclubs CCP Nontron/JS Astérienne
où l’on retrouve de gauche à droite Caravaca, Christophe Granger,
Sébastien Chabreyrou
et Nicolas Brachet.

Nontron-Abjat (les Boucles du Bandiat) : 1. Fabien Pouey-Dicard (Sélection Pyrénées-Atl), 2. David Périllaud (Sélection Charente), 3. Texier (La Roche Vendée), 4. Julien Fiacre (ASPTT Périgueux), 5. Daudigeos S. (Sélection Landes), 6. Tim Jones (CRC Limoges), 7. David (La Roche Vendée), 8. Alcacèbe (Sélection Pyrénées-Atl.), 9. Thibault JL. (Cam Bordeaux), 10. Stéphane Lavignac (ASPTT Périgueux).
CLM par équipes : (résultats non trouvés).
Tour du Canton de Mareuil : 1. Stéphane Lavignac (ASPTT Périgueux), 2. Sébastien Augé (Sélection Pyrénées Atlantiques), 3. Texier (La Roche Vendée), 4. Tim Jones (CRC Limoges), 5. David S. (La Roche Vendée), 6. Haberland P. (CAM Bordeaux), 7. Daudigeos (Sélection Landes), 8. Thibault JL (CAM Bordeaux), 9. Julien Fiacre (ASPTT Périgueux), 10. JL. Bésarion (US Bouscat).
Classement Général : 1. Fabien Pouey-Dicard (Sélect. Pyr. Atlantiques), 2. Texier (La Roche Vendée), 3. Tim Jones (CRC. Limoges), 4. Daudigeos (Landes), 5. David (La Roche Vendée), 6. Julien Fiacre (ASPTT Périgueux), 7. Stéphane Lavignac (ASPTT Périgueux), 8. Thibault (Cam Bordeaux), 9. Haberland (Cam Bordeaux), 10. Sébastien Augé (Pyr. Atlantiques).

mareuil 95

Départ de la 3° étape de La Rochebeaucourt, en médaillon Stéphane Lavignac
vainqueur de cette ultime étape.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/22° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

15 mai 2020

BORDEAUX-ARCACHON (Histoire d’une classique) - 5° partie

LA CLASSIQUE BORDEAUX-ARCACHON
la plus ancienne, la plus courte et la plus rapide du Sud Ouest
Retour sur l’histoire de cette épreuve

- Relire la publication précédente (cliquez sur ce lien).
- Attention Bordeaux-Arcachon et son histoire comportera dix-neuf publications. Pour revenir à la première publication, cliquez ici.

NORBERT BOUGON, DERNIER CRABE RESCAPÉ DE LA CLASSIQUE

- De cette grande et longue épopée, Norbert Bougon a été longtemps le dernier survivant apte à raconter le Bordeaux-Arcachon. (NDLR : puisque décédé en 2017). Né le 28 mars 1920, il a conservé malgré son grand âge tous les souvenirs. Ceux de sa famille appartenant au monde du vélo, comme les siens où il a triomphé en 1938 sur le boulevard Deganne, puis en 1965 dans la catégorie des vétérans. Pour Norbert Bougon le cyclisme c’est toute sa vie, toute sa passion, presque sa raison de vivre. Sur un de ses livres intitulé "Mes débuts - Histoire d’un coureur cycliste d’avant guerre" il raconte avec beaucoup de cœur et de précision tous ses souvenirs. Ceux de son père Gaston, qui a vu un certain jour de 1892 l’arrivée triomphante de Duanip dans les rues de la ville. La presse en avait fait un évènement mémorable. Un an après Bordeaux-Paris, cette classique régionale se devait de réussir, car si Arcachon était une ville bourgeoise, elle aspirait à devenir une ville sportive de grande notoriété, d’où l’importance de cette épreuve qui en était à ses balbutiements. Gaston Bougon (le père) a d’ailleurs gagné lui aussi Bordeaux-Arcachon chez les vétérans en 1919, puis en 1920. Son oncle André a été une fine pédale avec la victoire dans l’épreuve reine en 1909. Il a laissé malheureusement sa vie lors du premier conflit mondial et c’est toute une génération de coureurs qui en ont supporté les conséquences. Norbert Bougon lui aussi est un enfant qui a été arrêté à la fleur de l’âge. Agé de 20 ans en 1940, il a perdu ainsi ses plus belles années dans l’atrocité et la barbarie d’un conflit. Et pourtant, il faut lire ses performances acquises de 1936 à 1939. Son histoire sportive, associative et même sociale est vraiment passionnante à parcourir. Elle constitue le rappel vivant de la vie des coureurs Arcachonnais, riche en souvenirs, en émotions et mêmes en leçons, pour tous ceux qui ont vécu cette période. La chronologie des évènements locaux ou locaux-régionaux au sein des évènements nationaux forme un ensemble harmonieux qui nous fait revivre les grandes heures du cyclisme du Bassin, ce cyclisme qui a tant fait vibrer de joie tous nos parents. Dans un authentique travail d’historien qui raconte son histoire, Norbert Bougon a recherché le détail, l’exactitude et la véracité de témoignages judicieusement harmonisés et synchronisés dans un style alerte et plaisant. On apprend que son grand-père Angel a été en 1910 Président du Club Cycliste Arcachonnais. On y découvre la puissante personnalité de Hubert Longau qui de la misère a accédé par son talent, son travail, sa personnalité à tous les étages de la grande société. On évoque surtout les exploits de la célèbre triplette Arcachonnaise composée de Norbert Bougon, Robert Dutein et de Robert Lafon. Sont écrits l’histoire de l’UCA, la construction de la piste, les courses au vélodrome, le passage du Tour de France, la place des professionnels dans le club, soit les plus belles pages du cyclisme de cette période de l’entre deux guerres. Norbert Bougon rencontre même et se voit remettre en 1937 une médaille par Maurice Martin, le célèbre personnage et poète qui a donné le nom de Côte d’Argent au littoral de sa région et qui a tant œuvré au sein de l’UVF. Mais pour mieux cerner les qualités de Norbert Bougon, de cet homme qui avait le virus du vélo collé dans sa peau, j’ai volontairement repris pour le prochain épisode, l’intégralité de sa course, celle du Bordeaux-Arcachon de 1938 qu’il a remporté. Elle seule nous donne l’impact, la puissance et la notoriété que pouvait avoir cette épreuve pour les puristes du cyclisme, pour ceux qui ne trichent pas, car pour gagner sur le Boulevard Deganne, on ne peut pas tricher… Il est vrai que Norbert Bougon a vécu de bons moments dans sa jeunesse, dans l’insouciance et sous la protection de sa famille totalement dévouée pour le cyclisme. Gamin, il affectionnait s’asseoir seul au milieu de la pelouse du vélodrome qui recouvrait l’intérieur de l’anneau rose de la piste. Il aimait s’isoler pour jouir du spectacle de la nature environnante, voir les grands pins qui balançaient leur cime dans le ciel, ces arbres sauvés par l’architecte qui avait construit ce vélodrome (de la Côte d’Argent) et dont le vert contrastait avec la couleur de l’herbe tendre. "Boubiche" pour les intimes, se souvient aussi de l’odeur des mimosas plantés dans les jardins des villas avoisinantes, ces mimosas qui au rythme des saisons allaient être ensuite remplacés par les genêts en fleurs… On le voit, il aimait plus que tout ce vélodrome, qui lui a permis de devenir un coureur, d’aimer cette nature, ce milieu, cette vie sportive, ce vélo dont il rêve toujours et qui est resté le maillon fort durant toute sa vie...

Bougon 2

Norbert Bougon un des derniers crabes de l'Union Cycliste

QUELQUES RAPPELS SOMMAIRES SUR L’ÉPREUVE

- Quelques détails que l’on peut rappeler avec départ à cette époque, sous les érables du restaurant Larue à l’Alouette-Pessac et arrivée sur l’avenue Deganne(5), face à l’asile hospitalier, lieux immuables de cette épreuve. En 1946, l’Union Cycliste Arcachonnaise présidée par Hubert Longau, ouvrit l’épreuve aux coureurs de toutes régions et de tous pays, aspirants et professionnels exclus. De la Libération et jusqu’en 1956, l’épreuve se déroulera le 15 août pour passer ensuite au 3° dimanche de septembre, tout cela à cause des problèmes liés à la circulation routière.
Le parcours : Pessac-Alouette - Gazinet - Toctoucau - Pierroton - Croix d’Hins - Marcheprime - Les Argentières - Facture - Le Teich - Gujan - La Hume - La Teste - Arcachon. Et s’il y a eu départ à Marcheprime à un certain moment, c’est Norbert Bougon lui-même qui a renoué les liens avec Pessac pour que l’épreuve continue à perdurer, à une période où il était devenu Président de l’UC Arcachon et ceci malgré une circulation auto devenue intense.
- Après ces quelques informations sommaires, j’ai donc le plaisir de vous faire vivre quelques points forts des éditions d’après guerre de cette classique, où les anciens découvriront j’espère, de nombreux souvenirs au travers des épisodes colorés et des coureurs classés.

ecusson

- L’épreuve se trouve de même mis en avant par un départ au profit des vétérans, une heure avant les seniors, soit un lot de partants au passé remarquable. La course franchissant trois passages à niveau, les horaires se devaient d’être respectés par tous. Mais tout cela s’arrêtera en 2004, date de la dernière édition, la route et sa circulation ayant dévoré le bonheur aux cyclistes, qui durent capituler face aux exigences des autorités publiques vis-à-vis de l’utilisation de la voie publique.
(5) Adalbert Alexandre Iphicles Deganne, chevalier de la Légion d'honneur, ingénieur des Ponts et Chaussées, ancien maire d'Arcachon, né à Vertus le 20 octobre 1817, décédé en Arcachon le 10 octobre 1886. Il avait coopéré en 1841 à la construction du chemin de fer de Versailles et de plusieurs autres, en particulier celui de Bordeaux à La-Teste-de-Buch dont il devint responsable de l'exploitation en 1845.
A cette époque, il se fixa à Arcachon après son mariage en 1844 avec la Testerine Marie-Anne dite Nelly Robert et participa à la naissance de cette station balnéaire. Il avait reçu en dot de sa femme des hectares de forêt sur la future commune d'Arcachon dont la revente en parcelles constructibles lui donna une immense fortune dont il usa généreusement en dotant sa ville d'un château, d'un théâtre, d'un gymnase, de divers autres établissements et d'avenues de 25 m de large, ces dons et investissements donnant de la plus-value aux terrains qu'il vendait. - Adalbert Deganne n'a pas oublié qu'il était né à Vertus (Marne). De son vivant il subvenait aux besoins des sociétés de secours mutuel, de musique, etc.… et les pauvres connaissaient cet homme charitable à qui on ne s'adressait jamais en vain. Par testament il laissa à la ville de Vertus les propriétés et les habitations qu'il détenait plus le cinquième du produit de la vente des terrains qu'il possédait à Arcachon et où étaient élevées de nombreuses et somptueuses villas. Ce legs était fait à la condition que la commune de Vertus consacra la somme nécessaire à la construction et à l'entretien d'un hôpital pour les vieillards qui porterait son nom. Il semble qu'elle ait refusé ce don …

SUITE DU PALMARÈS DE L’ÉPREUVE : 1961 - Serge Poletto (Girondins) les 50 kms en 1h05’30s, Estebanez (SA Bordelais), Debiard (SA Bordelais), 1962 - Yvon Roullin (Royan Océan Club) les 50 kms en 1h05’32s, André Dattas (Valence sur Baïse), Jean-Louis Chabanne (SCA. Libourne), 1963 - Alain Charles (CC Périgourdin) les 50 kms en 1h07’04s, Francis Campaner (Bordeaux VC), Bardy (Girondins de Bordeaux), 1964 - Yvon Roullin (Royan OC) les 50 kms en 1h08’38s, Michel Lannier (Royan OC), Claude N’Haux (Sauveterre), 1965 - Serge Lapébie (SAB) en 1h14’35s, Dupuch (SAB), Badia (Toulouse), 1966 - Alain Favarel (CA Castelsarrasin) en 1h03’20s (nouveau record), Lescarret (SAB), Rousselet, 1967 - Gérard Berthomet (CO La Couronne), Lamarque (US Testerine), Ruffat (UC. Orthez), 1968 - Francis Peyré (Sainte-Livrade) les 50 kms en 1h07’49s, Christian Dolhats (VC. Tarnos), Gérard Vigouroux (Sainte-Livrade), 1969 - Christian Dolhats (VC Tarnos), Francis Peyre (UCD Villeneuve), Pauillac, 1970 - Dominique Durand (US Talence), Panizzon (Stade Montois), Daniel Merle (CO La Couronne), 1971 - Joël Expert (CA Créon), Daniel Merle (CO Couronne), Fancis-Xavier Lopez (CA Créon), 1972 - Serge Perrin (VC Nérac) en 1h14’43s, Villeneuve (UC Gujan Mestras), Monté (AS Facture), 1973 - Jacky Hurou (VC Tarbais) les 57 kms en 1h12’00s, Fernand Lajo (US Talence), Hervé Calas (VC Castelnau), 1974 - Michel Dufour (UA Vic) en 1h15’16s, Garcia (AS Facture), Gomez (US Bouscat), 1975 - Fernand Lajo (US Talence), Pierre Biscay (US Talence), Jacques Dolhats (Aviron Bayonnais) (à suivre)

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - L’Histoire de la Classique BORDEAUX-ARCACHON (5)
© BERNARD PECCABIN
 (à la mémoire d’Hubert Longau, de Gaston Bougon et de tous les crabes de l’UC Arcachon)
Prochaine partie : Norbert Bougon, consacré pour l’éternité (extraits de son livre)

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