Canalblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
RETRO VELO DORDOGNE
Publicité
8 janvier 2021

1999 LE 6° TOUR DU CANTON DE MAREUIL-VERTEILLAC

logo du TourUNE SIXIEME EDITION PLEINE DE PROMESSES

- Ce Tour du Canton de Mareuil-Verteillac monte encore en puissance. Il est vrai que nous sommes en 1999, une période où les clubs se sont structurés avec notamment l’incorporation obligatoire de plusieurs coureurs espoirs. Nous sommes dans un régime de croisière avec des coureurs de plus en plus costauds et de plus en plus motivés. Pour ce Tour 1999, Michel Dutertre a réussi un beau coup en faisant venir une équipe Portugaise amenée par Sergio Paulhino* inconnu à l’époque et toute une pléiade de formations pleines d’expérience ou à la recherche d’un succès qui se forge dans ce genre de compétition.
- * (NDLR : ce coureur deviendra professionnel au sein des équipes pro-Tour et accompagnera les plus gros leaders de la grande boucle).

- Les textes de cette publication ont été rédigés en 1999, c'est-à-dire lors de l’épreuve. Personne ne connaissait le devenir de ces coureurs tels Pierrick Fedrigo, Thomas Voeckler, Sergio Paulhino, Jérôme Pineau et Nicolas Portal qui sont passés par la suite professionnels.

FEDRIGO, VOECKLER, PAULHINO, PINEAU ET PORTAL

DES AMATEURS ESPOIRS DEVENUS DEPUIS PROFESSIONNELS

- Pour lire l’édition précédente (1998) cliquez ici.

TNCMV 99

Le jury présidé parM. Alain Koszyczarz avec MM Vérardo, Mouchague et Roy.

 - Sainte-Croix de Mareuil (Bernard Peccabin) Une fois n’est pas coutume, puisque notre Périgord vert allait enfin offrir en ce week-end de juin sa belle robe de verdure et son ciel lumineux grâce au soleil radieux qui rendait aux paysages toute la beauté du Pays Mareuillais. Fini les deux années noires où les coureurs avaient connu la pluie et ces heures épouvantables de selle détrempée, sans parler de ce vent dissuasif qui dans les vastes espaces du Verteillacois se montre intraitable lorsqu’il se décide à balayer le peloton.
- Bref ils étaient venus, ils étaient tous là, ou presque, .... ces équipes de coureurs issus de formations prestigieuses de notre belle France cycliste et du Portugal et pour lesquelles le Tour des deux cantons constituait une sérieuse référence. A lire son palmarès, on s’aperçoit d’ailleurs que celui-ci est devenu un véritable tremplin pour nos espoirs installés aux portes d’un avenir que je leur souhaite beau et glorieux.
- Sainte-Croix de Mareuil sait recevoir et il y avait de l’ambiance dans cette confortable salle des fêtes où les équipes se retrouvaient, et pour une épreuve qui allait devenir une des plus belles fêtes cyclistes du Périgord vert. Car cette sixième édition restera bien longtemps gravée dans nos cœurs, avec des pédaleurs qui jusqu’au bout nous auront donné du plaisir, prouvant ainsi que le cyclisme possède toujours de bien belles pages d’histoire. Les évènements et les performances acquises ici constituent un centre d’intérêt idéal pour ce Tour, malgré la tourmente qui accable aujourd’hui notre discipline.

LE BEAU DOUBLÉ DE WASQUEHAL AU TOUR DU CANTON DE MAREUIL

- La Rochebeaucourt (Bernard Peccabin) Lorsqu’à La Rochebeaucourt les coureurs furent libérés, on sentait que ce peloton avait envie de "faire la course". Marot (23 la Creuse), Martinez (AVC Aix), Malfatti (Gironde) et Jacques (Bressuire) à coups de pédales bien tranchants, commencèrent par grappiller les premiers points des classements intermédiaires en imprimant un rythme bien soutenu. Et comme d’habitude le cap de la première heure donna lieu à de féroces passes d’armes, si bien que le rythme montait de nombreux crans. Nicolas Crosbie d’abord (Bressuire) puis Thomas Bodo (Wasquehal), Christophe Jacques (Bressuire) et Franck Havidic (Vendée U) n’apprécièrent plus d’être prisonniers du paquet et partirent tenter leur chance rejoints par Ownsworth et Rainaud (La Creuse) et Julien Pallanca (Aix). Derrière, le chemin de croix commençait pour certains, avec le défilé des anonymes, exténués et près de l’effondrement, sur ces routes bombées par le gel et où le goudron granuleux semblait ralentir leur allure. C’est terrible de vivre derrière cette agonie des coureurs, dans ce Mareuillais qui ne pardonne pas si tu lâches un instant le peloton. Dès lors tu appartiens au monde des battus, de ceux qui voient le peloton s’éloigner lentement, et qui cravachent, le maillot grand ouvert, serrant très fort les dents pour tenter de rentrer. Et si tu connais le bonheur de revenir, tu payes l’addition aussitôt sur ces routes qui ne permettent aucun répit.

TNCMV 99

Le Mareuil, peu après le départ

- Devant, les attaques fusaient et le peloton s’émiettait en une longue procession qui trouvait un peu de réconfort dans les encouragements du public ou dans les bouteilles d’eau tendues çà et là comme des bouées de sauvetage. Certains étaient heureux de trouver un petit groupe pour arrimer leur roue et rallier l’arrivée dans la fraternité des hommes à la dérive et qui se comprennent dans une telle situation. Vers le km 60, les hommes de la Creuse en remirent une couche avec Rainaud et Ownsworth en première ligne mais aussi avec Crosbie (Bressuire) qui moissonnait tous les points chauds sans oublier l‘infatigable Martinez toujours omniprésent et qui sera d‘ailleurs sacré le plus combatif de cette première étape. La bataille continua de faire rage et du côté de La Chapelle Pommier Marcoux (AVC Aix), Plumerat et Havidic (Vendée U) se mirent encore à l’ouvrage pour tirer les marrons du feu et d’une marmite vraiment en fusion lors de l’ascension de la côte de Puyrial dominée par les coureurs d’Aix-en-Provence. A ce moment du récit on commença à voir un certain Fédrigo passer en 2° position, alors que jusqu’ici l’homme de Victor Caneiro s’était contenté d’observer tout ce petit monde qui cherchait à le déstabiliser, en vain ...
- Le petit élève marmandais laissait faire, maitrisant les velléités de Martinez (AVC Aix) ou de Faghel (Wasquehal) vainqueur lui d’une étape du challenge national et qui cherchaient à le chatouiller encore dans les vingt derniers kms. La fin de course devenait passionnante avec neuf coureurs qui enclenchèrent la cinquième vitesse. On les laissa partir, car il n’y avait rien plus rien à faire, sauf si vous voulez vous suicider avec un train qui atteignait une violence inouïe. Il ne restait plus qu’aux courageux à braver la tempête, celle qui fait tanguer vos chances ou chavirer vos espoirs. Plumerat (Vendée U) et Crosbie (Bressuire) y laisseront une poignée de secondes, pendant que devant Boulenger (Wasquehal) tentait de faire le break. Soutenu par Faghel et Moreau déjà en évidence lors de la dernière ronde de l’isard, l’homme du Nord tente alors un difficile pari. Ce serait illogique de ne pas citer les suivants qui ont tout essayé pour lui donner la réplique, comme Fédrigo toujours clairvoyant et opportuniste, sans oublier le vendéen Havidic très laborieux, le charentais Berger ou les deux solides provençaux Marcoux et Martinez mais aussi Marot qui dans ces ultimes petits tours laissa son équipier Rainaud seul face à son destin. Devant le Picard Nicolas Boulenger champion de France de poursuite olympique en 1997, (une référence) restait une bonne fusée pour s’adjuger cette première étape et prendre six petites secondes à ses deux co-équipiers et à ses six rivaux du jour.
- Cette prise de commandement est intervenue au terme d’une somptueuse journée de course cycliste, fertile en évènements de toute nature et à tous les échelons. Celle-ci n’a pas pour autant chamboulé les chances des seize premiers, toujours dans le coup vu les faibles écarts de cette belle étape et d’un Tour du canton de Mareuil d’un très bon niveau, puisque 80 coureurs parviendront à rallier la banderole, ce qui témoigne bien de la qualité des hommes venus disputer cette 6° édition.

TNCMV 99

Dans la dernière traversée de Mareuil, la course est jouée avec douze hommes devant.
Ce peloton amené par Guylain Friou ne pourra plus rien faire.

- Au protocole on retrouva de nombreux élus du canton, dont le maire de Mareuil, le président de la communauté des communes du canton, les partenaires financiers avec M. Claude Bernard-Chabrier et bien évidemment tous les officiels avec ce long cortège de voitures accompagnées par ce concert de klaxons qui un instant nous faisait penser à l’ambiance de la grande boucle ...

LA ROCHEBEAUCOURT-MAREUIL (128 kms)
1. Boulenger (Wasquehal) les 128 kms en 3h25’23" (moyenne 37,393 km/h),
2. Faghel (Wasquehal) à 06s, 3. Fedrigo (Marmande) m.t, 4. Havidic (Vendée U) m.t, 5. Marcoux (Aix) m.t, 6. Martinez (Aix) m.t, 7. Berger (Charente Mme) m.t, 8. Marot (La Creuse) m.t, 9. Moreau (Wasquehal) à 09s, 10. Plumerat (Vendée U) m.t, 11. Crosbie (Bressuire) m.t, 12. Odye (Rennes) à 2m16s, 13. Raynaud (La Creuse) m.t, 14. Adenot (Charente Mme) à 2m19s, 15. Paulinho (Portugal) m.t, 16. Pineau (Vendée U) à 2m22s, 17. Sabido (Portugal) à 4m29s, 18. Friou (Poitiers) à 4m31s, 19. Eychenne (Wasquehal) m.t, 20. Portal (Hte Garonne) m.t, et le peloton. (92 partants).
Maillot blanc de leader : Nicolas BOULENGER (Wasquehal)
Meilleur grimpeur : Thomas BODO (Wasquehal)
Points chauds : Nicolas CROSBIE (Bressuire AC)

TNCMV 1999

A Mareuil, de gauche à droite Martinez (AVC Aix) le plus combatif, Nicolas Crosbie (Bressuire)
premier des points chauds, Thomas Bodo (Wasquehal) meilleur grimpeur en rouge et Nicolas Boulenger
ex-champion de France de poursuite olympique junior et vainqueur de l’étape (Pôle France Wasquehal).

DE BEAUSSAC A RUDEAU ET QUAND FÉDRIGO

RYTHME AVEC CHRONO

- Beaussac (B.Peccabin) Le soleil cherchait à percer le rideau de brouillard qui enveloppait les rives de la Nizonne sur la périphérie de ce bourg de Beaussac. En ce dimanche qui flairait l’été avec cette odeur de fenaison, on s’était levé de bonne heure pour venir prendre quelques calories chez l’ami Raymond Mathieu qui sait recevoir ce petit monde et cette petite reine pour laquelle il se dévoue sans compter. Car à Beaussac, il fallait vraiment être à l’heure avant, pendant et après le contre la montre, ceci pour conserver encore quelques chances pour ravir la tunique blanche au chtimi Boulenger, qui après une débauche d’énergie possédait seulement six petites secondes d’avance sur sept garçons, dont trois d’entre eux étaient déjà classés parmi les Elite 2.
- Dans son coin, Victor Caneiro me lança un clin d’œil pour me dire avec sa modestie habituelle : "Pierrick est bien ce matin ! Il est motivé, je suis sûr qu’il va nous faire un exploit !" Le portugais Sergio Paulinho donna le premier frisson au chronomètre. Avec 16’51", il devenait le premier coureur à passer sous la barre fatidique des 17 minutes. Classé 15° la veille et avec 2’19" de retard sur le leader, on pouvait penser que sur les routes du Verteillacois il possèdait une petite carte à jouer. Mais cette espérance ne dura pas longtemps. Car les derniers à s’élancer nous procureront un festival de records, dont la ville voisine de La Tour Blanche est si friande et qui comble de bonheur accueillera la caravane du Tour et les coureurs pour le dernier round de l’après-midi. Revenons à ces records avec Marot, Faghel, Martinez, Moreau et ... Fédrigo, qui passeront tous sous la barrière des 17 minutes.
- Mais l’exploit du jour a bel et bien été signé par le petit Pierrick Fédrigo. A l’arrivée, on retrouvait d’ailleurs notre petit bonhomme qui pataugeait dans le bonheur. Car ces petites routes du Périgord restaient pour lui le sillon magique de ses succès et de moments qui comptaient dans sa jeune ascension auréolée par des victoires qui pesaient déjà assez, pour être dans ce Tour l’homme à battre et à surveiller. Impérial, Pierrick était à la noce. C’était une moto, une vraie bête à rouler qui laissait derrière elle quelques miettes pour lesquelles les poursuivants se battaient presque comme des chiffonniers, heureux de chiper quelques clopinettes qui comptaient après ces longues minutes de guerre et d’usure entre Beaussac et Rudeau dont le bourg était abrité par un brouillard tenace, brouillard d’où sortait une des plus belles résurrection : celle du petit Pierrick.
- En marge de cette étape, n’oublions pas de citer Rudeau et l’ami Gilbert Morélièras qui nous accueille avec un service rapide et efficace, apprécié par ce petit monde de la bicyclette si choyé dans ce Nord de notre Dordogne. Et pour ceux qui suivent les épreuves du CCP. Nontron, on ne pouvait d’ailleurs mieux faire que ce contre la montre entre deux cités pour qui le cyclisme reste l’élément incontournable de leur fête locale et ceci depuis de longues générations déjà !
- Il était alors temps de faire le point de la situation après le protocole où neuf coureurs pouvaient encore espérer remporter l’épreuve phare du Président Dutertre, puisque seulement 1’34" séparaient le leader du neuvième, sans oublier le portugais Paulinho, Crosbie (Bressuire) ou encore Plumerat (Vendée U) capables de se surpasser lors des 113 kms de l’après-midi.

BEAUSSAC-RUDEAU (11,8 kms contre la montre)

1. Fédrigo (Marmande) les 11,8 kms en 0h16’08" (moyenne 43,884 km/h), 2. Moreau (Wasquehal) à 26s, 3. Faghel (Wasquehal) à 40s, 4. Martinez (Aix) m.t, 5. Paulinho (Portugal) à 43s, 6. Marot (La Creuse) à 45s, 7. Marcoux (Aix) à 53s, 8. Portal (Hte Garonne) à 1m08s, 9. Malfatti (Gironde) m.t, 10. Berger (Charente Mme) à 1m09s

TNCMV 1999

Fédrigo prend la tête de course à l'issue du chrono

LA REVANCHE DE VOECKLER AU TOUR DU VERTEILLACOIS

Classement général au départ du Tour du Verteillacois
1. Fédrigo (Marmande) les 139,8 kms en 3h41m37s (moyenne 37,849 km/h), 2. Moreau (Wasquehal) à 29s, 3. Faghel (Wasquehal) à 40s, 4. Martinez (Aix) m.t, 5. Marot (La Creuse) à 43s, 6. Marcoux (AVC Aix) à 53s, 7. Boulenger (Wasquehal) à 1’04s, 8. Berger (Charente Mme) à 1’09s, 9. Havidic (Vendée U) à 1’34s, 10. Paulinho (Portugal) à 1’56s, 11. Crosbie (Bressuire) à 2’02s, 12. Plumerat (Vendée U) à 2’04s, 13. Pineau (Vendée U) à 2’30s, 14. Odye (Rennes) à 2’33s, 15. Rainaud (La Creuse) à 3’49s, etc ….

UN COUREUR ESPOIR DU NOM DE VOECKLER

- La Tour Blanche (B. Peccabin) La machine du Tour fonctionnait à merveille, puisque toute la caravane avait rejoint La Tour Blanche bien avant le départ, laissant Rudeau et son chrono dans la musette des souvenirs. Et comme les dieux semblaient être de la partie, le soleil finit par chasser le brouillard matinal afin de nous faire découvrir cette belle localité de La Tour Blanche, lieu incontournable du festival des records, située à l’orée de ces plaines céréalières du Verteillacois, surnommées à juste titre la petite Beauce du Périgord.
- Les soixante quatorze rescapés terminaient leurs préparatifs pendant le compte à rebours d’un départ qui sentait la poudre. Dans un coin, le maillot blanc semblait serein, comme s’il savait apprivoiser le temps et ces 29 petites secondes d’avance qu’il caressait pour les rendre à la fois dociles et obéissantes. Pierrick avait ajusté ses lunettes de soleil et son casque, juste en première ligne aux côtés de Bodo sacré meilleur grimpeur et de Crosbie le bouillant sprinter vêtu de sa tunique rouge. Les pronostics allaient bon train, mais le doute et le mystère planaient jusqu’au moment où l’animateur Jean-René Villechanoux égrena les noms des partants de cette dernière étape.
- D’entrée Gérald Marot, deuxième de l’édition précédente pris la poudre d’escampette. A lui le grimpeur de la côte de Flayac, à lui le point chaud de Couture, à lui le MG d’Embaudie, à lui encore et toujours le point chaud de Bertric. Derrière le peloton roulait, solidement encadré par la garde verte et blanche des hommes de Duclos-Lassalle.

TNCMV 99 Bis

Dans le Tour du Verteillacois, l’échappée décisive se dessina vers la Chapelle Montabourlet
avec l’Anglais Jakson (CO Chamalières), Crosbie (Bressuire) et Voeckler qui plus tard partira seul.
Ici Fédrigo contrôle le peloton amené par Jean-Luc Delpech du VC Oloron

- Après 17 kms de course, Vendée U envoya alors son éclaireur de service avec Jérôme Pineau qui trouva l’ouverture pour se frayer un passage et escalader en solo la côte de la Rège. Derrière les divergences donnèrent lieu à quelques scènes d’engueulades entre coéquipiers, si bien que Marot retrouva tout son éclat pour asseoir sa notoriété dans les classements intermédiaires de Savignac et de Nanteuil. La cadence ne faiblissait pas et Fédrigo bien encadré par les aquitains veillait au grain. Martinez d’Aix-en-Provence se paya son coup de Jarnac en prenant les 4 points de son ascension, puis ce fut au tour de Lionel Eychenne de Wasquehal de prendre le large dans la traversée de Vendoire, relayé par Boulenger le vainqueur de la veille. On sentait alors que l’équipe de Wasquehal avait des fourmis dans les jambes et que peut-être le tournant de la course était en train de se jouer. Mais il restait encore 67 pitons de montagnes russes à se coltiner et le peloton réagissait à nouveau avec des oloronais vigilants, à l’image de Delpech, de Duclos-Lassalle, ou de Napias, toujours en train de faire le guet pendant que la valse des bidons battait son plein. Christophe Jacques (Bressuire) se débarrassa alors de la garde pyrénéenne pour partir seul sur ces routes chaotiques et sous le chaud soleil. Mais bien vite, tout s’arrêta, le cœur en vrac et le moral vrillé lors de la traversée de Cherval pourtant en fête. Mais pour Jacques ce n’était plus du tout la fête, puisque le coureur de Bressuire parti très fort ne se retrouvait plus premier de cordée en vue de Gouts Rossignol.
- Le peloton un temps occupé à boire et à souffrir, avait insisté et reprit du rythme. Et c’est l’anglais Jackson (CO. Chamalières) qui se démarqua talonné par Crosbie (Bressuire) et Voeckler (Vendée U). Jusqu’à La Chapelle Montabourlet, le peloton tenta de garder le contact avec ces leaders, mais la permission de sortie fut supprimée dans la périphérie de Cercles (km 72) où l’on vit Marot, Crosbie Voeckler et Jackson (encore lui) embrayés rigoureusement. Dans la traversée de La Tour Blanche, la course semblait se jouer. Derrière la panique planait car Verteillac se présentait avec sa trilogie de circuit et une avance qui devenait menaçante pour Fédrigo relégué dans le peloton. Mais notre marmandais avait de la ressource, si bien que la chevauchée des uns devint aussi vaine qu’héroïque.

TNCMV 99

Thomas Voeckler lève les bras à Verteillac et malgré sa malchance la veille, remportera plus tard
le Challenge National des espoirs en cette saison 1999. (NDLR : le Mareuil-Verteillac n’appartenait
pas encore au challenge national)

- A Saint-Martial de Viveyrols, Thomas Voeckler (Vendée U) parvint à se débarrasser des rescapés ratatinés par l’effort et rejoints par un peloton revigoré. Avec 6’30" de retard sur le leader actuel, Voeckler ne présentait pas de danger pour le classement. C’est alors que le vendéen engagea une vraie partie de poker dans ce final où il s’était montré actif depuis La Chapelle Montabourlet et parmi un peloton dont certains sprinters espéraient tirer leur épingle du jeu. Mais Voeckler est courageux, mieux il insiste et fait le trou, puis démontre en sa personne que le Tour du canton s’est trouvé un chevalier de l’impossible. Derrière le gros du peloton fait sentir son souffle carnassier. Le duel bat son plein, mais Voeckler malchanceux la veille dans le Mareuillais ne veut pas rentrer les mains vides en Vendée quinze jours après sa belle 4° place dans Paris-Roubaix "Espoirs". Les forces et le courage ne lui manquent pas, et c’est avec 36 secondes d’avance et une excellente moyenne horaire que ce magnifique rouleur passe la ligne d’arrivée en vainqueur alors que Friou règle le sprint en devançant Paulinho le portugais (toujours lui), Faghel (Wasquehal) et le roi du Tour Pierrick Fédrigo qui réalise un doublé historique dans cette classique du Périgord vert, après son fameux succès dans la dernière étape de la Ronde de l’Isard et aux Régions Italiennes.

TNCMV 99

Thomas Voeckler (Vendée U) avec le speaker Villechanoux et Michel Dutertre,
président du comité d’organisation

- Si le vainqueur est auréolé de tous les feux et de tous les projecteurs, il serait injuste d’oublier ses suivants du classement général final. La victoire est restée longtemps indécise, à cause des coureurs de qualité sensiblement égale, qui jusqu’au bout auront cherché à inquiéter ce petit Fédrigo qui deviendra peut-être demain, le grand champion d’une nouvelle génération et que le cyclisme  régional attend !

LA TOUR BLANCHE-VERTEILLAC (109 kms).
1. Voeckler (Vendée U) les 109 kms en 2h38’01" (moyenne 41,388 km/h), 2. Friou (Poitiers) à 36s, 3. Paulinho (Portugal) m.t, 4. Faghel (Wasquehal) m.t, 5. Fédrigo (Marmande) m.t), 6. Havidic (Vendée U) m.t, 7. Marcoux (Aix) m.t, 8. Portal (Hte Garonne) m.t, 9. Odye (Rennes) m.t, 10. Coue (Rennes) m.t, 11. Martinez (Aix) m.t, 12. Moreau (Wasquehal) m.t, 13. Pineau (Vendée U) à 40s, 14. Berger (Charente Mme) m.t, 15. Marot (La Creuse) m..t, etc..
49 coureurs classés - 25 abandons

TNCMV 99

Le podium final à Verteillac avec de gauche à droite Jackson (CO Chamalières) sacré le plus combatif de l’étape,
Voeckler (Vendée U) vainqueur d’étape, Crosbie (Bressuire) premier des points chauds, Marot (23 la Creuse)
meilleur grimpeur, Fedrigo (CC Marmande) vainqueur du Tour et Claude-Bernard Chabrier partenaire financier.

CLASSEMENT GÉNÉRAL FINAL
1. Pierrick Fédrigo (CC Marmande) les 248,8 kms en 6h20’14s (moyenne 39,260 km/h),
2. Moreau (Wasquehal) à 29s, 3. Faghel (Wasquehal) à 40s, 4. Martinez (AVC Aix) m.t, 5. Marot (La Creuse) à 49s, 6. Marcoux (AVC. Aix) à 53s, 7. Berger (Charente Mme) à 1’13s, 8. Havidic (Vendée U) à 1’34s, 9. Boulenger (Wasquehal) à 2’25s, 10 Paulinho (Portugal) à 2’56s, 11. Odye (EC Rennes) à 3’33s, 12. Crosbie (Bressuire) à 3’34s, 13. Pineau (Vendée U) m.t, 14. Plumerat (Vendée U) à 4’25s, 15. Rainaud (La Creuse) à 5’10s, 16. Portal (Hte Garonne) à 5’33s, 17. Coue (EC Rennes) à 5’45s, 18. Adenot (Charente Mme) à 5’49s, 19. Eychenne (Wasquehal) à 5’51s, 20. Voeckler (Vendée U) à 5’54s, 21. Tourtelot (PSF Niort) à 6’38s, 22. Mineau (PSF Niort) à 6’57s, 23. Sabido (Portugal) à 7’00s, 24. Jackson (CO Chamalières) à 7’03s, 25. Bodo (Wasquehal) à 7’16s, 26. Martins (Portugal) à 7’17s, 27. Dejean (Hte Garonne) à 7’24s, 28. Ownsworth (La Creuse) à 7’27s, 29. Fernandez (Cycle Poitevin) à 7’54s, 30. Darrin (Dordogne) à 7’59s, 31. Friou (Cycle Poitevin) à 8’07s, 32; Maly (CC. Périgueux) à 8’09s, 33. Speleers (CC Marmande) à 8’10s, 34. Berret (Vendée U) à 8’14s, 35. Napias (VC Oloron) à 8’21s, 36. Mespoulède (Dordogne) à 8’23s, 37. Zaniolo (La Creuse) à 8’25s, 38. Leclerc (Bressuire) à 8’27s, 39. Brochier (AVC Aix) à 8’29s, 40. Sims (CO Chamalières) m.t, 41. Pallanca (AVC Aix) à 8’32s, 42. Pailloux (Cycle Poitevin) à 8’36s, 43. Georget (EC Rennes) à 8’39s, 44. Pradel (La Creuse) à 8’43s, 45. Benouahab (VC Langon) à 8’46s, 46. Jacques (Bressuire) à 9’10s, 47. Chambon (Charente) à 9’23s, 48. Lavesne (CC Périgueux) à 33’44s, 49. Péreira (Portugal) m.t.
Points chauds : 1. Nicolas CROSBIE (Bressuire AC) 44 pts, 2. Marot (La Creuse) 20 pts, 3. Jacques (Bressuire) 19 pts, 4. Jackson (Chamalières) 12 pts, 5. Boulenger (Wasquehal) 9 pts, etc ...
Meilleur grimpeur : 1. Gérald MAROT (La Creuse) 23 pts, 2. Bodo (Wasquehal) 18 pts, 3. Jacques (Bressuire) et Martinez (Aix) 16 pts, 5. Marcoux (Aix) et Rainaud (La Creuse) 7 pts, etc ...
Par équipes : 1. POLE FRANCE WASQUEHAL en 19h02’59s, 2. Vendée U en 19h08’10s, 3. Aix en Provence en 19h10’16s. 4. La Creuse en 19h14’08s, 5. EC. Rennaise en 19h17’39s

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - LE TOUR DU CANTON DE MAREUIL/VERTEILLAC (1999)
© BERNARD PECCABIN Prochaine parution : l’édition du Millénium
La mémoire du cyclisme en Dordogne

Publicité
22 novembre 2020

1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (48° SEMAINE DE LA SAISON)

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

23 au 29 novembre 1970

241 Dubois Serge

- Trente huit coureurs au départ du cyclo-cross de Blis et Born dont Bernard champion d’Aquitaine et Bonnand le champion des Pyrénées. Victoire de Serge Dubois (VC Capbreton) - notre photo - qui a lâché tous ses rivaux. On trouve ensuite et dans l’ordre Bernard (Le Bouscat), Duresse (Coutras), Bonnand (Saint-Juéry) et Simon (Nontron).

- A Saint-Sornin Leulac en Limousin, l’épreuve de cyclo-cross dont c’était la première édition a vu le succès de Ditlecadet du CRCL qui précède son équipier Barraud, Lorioux de Poitiers prenant la troisième position.

- L’AS Libourne a fait le bilan de sa saison. Présidée par M. de Wilde, celui-ci est secondé par Max Servant secrétaire et Bannes comme trésorier. On trouve d’ailleurs beaucoup de monde dans cette section avec MM. Delord, Rereau, Barbazange, Iruela, Duresse, Sellem, Periou, Fonfrède, Douens, Hebert, Ardeven, Chadufau, Gombeau, Constantin, Seguin Marsel, Seguin Maurice, Jean-Francis, Pichardie, Docteur Tissier, Sanz, Teyletche, Grolière et Teycheney. La section a mis sur pied 54 épreuves et compte 61 coureurs dont 15 de première catégorie et Francis Campaner le professionnel. Trente et une victoires sont à l’actif du club dont le titre Aquitaine des cadets pour Jean-Michel Sybiac. D’autres vainqueurs avec Valade (7), Goureaud le vétéran (4), Manfré (1), Audaire (2), Casas-Audureau (2), Mignoneau et Gagnadour (1). Nos cadets ont remporté eux treize victoires. Jean-Michel Sybiac en plus du titre trois succès, Abanades trois fois, Christian Sybiac une fois.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1970/48° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

10 juillet 2021

12 Juillet 1964 - PORT DE COUZE : LA TRAGÉDIE DU TOUR DE FRANCE

Extraits de la presse locale du 13 juillet 1964

tdf 64

1964, Bergerac attend le passage du Tour de France alors
qu'un drame se déroule à Port de Couze 15 kms plus loin

- Port de Couze, lieu-dit à l’entrée Ouest de Lalinde a vécu une tragédie sur les bords de la route du Tour de France. Aujourd’hui, ce sera le cinquantenaire de ce drame et c’est pour cette raison que "Dordogne Cycliste" vous fait revivre ces terribles heures vécues par des gens qui étaient venus voir simplement les coureurs de la grande boucle.
- Le Tour est repassé sur ces lieux en 1973, en 1976, en 1987 et en 1994. Un dépôt de gerbe a été fait en 1994 pour le trentenaire lors du passage du Tour en Périgord durant trois jours. En 2004, lors des 40 ans de ce drame, d’autres personnes sont venues se recueillir ici (voir photos). Alors que le Tour fera escale à Bergerac d’ici quelques jours, il n’est pas interdit de penser qu’une cérémonie se déroule sur ces lieux.

″J’ai voulu retirer une fillette. J’ai pris son bras qui m’est resté dans la main. Il était sectionné raconte un témoin de la tragédie de Port de Couze

- Neuf morts dont trois enfants et treize blessés, tel est le bilan du terrible accident qui s’est produit samedi 12 juillet à Port de Couze (Dordogne) au 106° kilomètre de la 19° étape du Tour de France, Bordeaux-Brive. Un camion de ravitaillement de la gendarmerie après avoir manqué un virage, est entré dans la foule massée sur un pont enjambant le canal latéral de la Dordogne et a entraîné avec lui dans les eaux plusieurs dizaines de spectateurs.

1964 BERGERAC tdf 2

Les coureurs à Bergerac vont découvrir l'horreur du drame

- Rien ne permettait de prime abord de déceler la traitrise du tournant, juste avant le pont marquant l’entrée du village. Vers la fin de la matinée, une voiture de la caravane publicitaire avait déjà dérapé dans ce difficile virage en épingle à cheveu. Le service d’ordre avait fait évacuer tout un côté du pont, mais il n’était pas apparu de prendre une mesure identique en ce qui concerne le côté opposé, où les curieux s’étaient massés, les uns assis, les autres debout.

tdf Port de Couze

Les coureurs à l'arrêt observent du haut du pont le drame qui vient de se dérouler

- A 13h10 c’était le drame. Ce camion va trop vite, il va rater son virage, s’écria un témoin horrifié de la scène.

1964 Bergerac TDF 3

Notre photo : le camion citerne dans les eaux du canal (sud-ouest archive).

- Un camion de gendarmerie qui transportait du kérosène destiné à l’hélicoptère qui surveille la circulation tout au long du Tour de France, dévalait la route à toute allure… Quand le chauffeur commença à freiner il était déjà trop tard. Le lourd véhicule fit une embardée et fonça vers le parapet où s’étaient massés les curieux venus des villages voisins. Ceux qui se trouvaient au point d’impact furent littéralement broyés avant d’être précipités avec des dizaines d’autres dans le canal, où le camion termina sa trajectoire.
Des hurlements déchirants.
- Au premier rang des spectateurs se trouvait un mutilé, Monsieur Munoz, amputé des deux jambes qui fut tué net sans pouvoir faire un mouvement.
- Après le court moment de stupeur qui succéda à l’accident brutal, dont le déroulement ne demanda pas plus de quelques secondes, les hurlements déchirants des femmes et des enfants s’élevèrent de toutes parts. Dans le même temps, on assista au bouleversant spectacle d’une solidarité spontanée qui fit se précipiter tout habillés, dans l’eau du canal, des dizaines de spectateurs afin de porter secours aux victimes. L’un d’entre eux, Monsieur Rouchon venu tout exprès de Port de Couze depuis son domicile de Saint-Aigulin en Charente-Maritime, afin d’encourager Epaud, un coureur charentais raconte : J’ai plongé aussitôt. J’ai eu la chance de retirer le chauffeur du camion avant qu’il ne périsse noyé. Le malheureux, complètement hébété, ne cessait de répéter : ″ce n’est pas possible, ce n’est pas possible″.
- Simultanément, des scènes atroces se déroulaient près de la rive du canal sur lequel on pouvait voir flotter des lambeaux de vêtements arrachés et de chair.

Port de Couze hier et aujourd'hui

Port de Couze en 1964 - Port de Couze en 2004 lors du passage du Tour

Un petit corps décapité.
- La courageuse action des sauveteurs bénévoles fut déterminante. C’est ainsi que Monsieur Henri Péan, âgé de 52 ans, maçon-cimentier, ancien maître nageur parvint à ramener sur la berge deux corps sans vie avant de replonger une troisième fois pour repêcher une personne qui a pu être ramenée grâce à la respiration artificielle. Mais les secours s’organisèrent ensuite rapidement. Ce furent d’abord les pompiers de Lalinde qui arrivèrent sur les lieux, bientôt suivis par ceux de Bergerac et de Périgueux. Les hommes grenouilles prirent le relais des premiers sauveteurs pour fouiller les eaux du canal et en retirer les autres victimes.
- Sur un petit chemin longeant le canal en contrebas de la route nationale, un sauveteur retrouva la tête d’un enfant dont le petit corps décapité devait peu après être retiré de l’eau.

Où est ma maman.
- Parmi les scènes les plus atroces qui ont marqué cet accident, la plus émouvante est sans doute le désespoir d’une jeune fille de 18 ans. Mlle Claude Boisserie criant d’une voix entrecoupée de sanglots pour réclamer à tous les échos : Où est ma maman… où est ma maman… Elle était venue avec elle et avec son père, depuis Beaumont en Périgord où ils sont domiciliés. Mais Mme Léa Boisserie est morte. Son cadavre a été retiré du canal, de ce canal où la jeune Claude avait été aussi précipitée en même temps que sa mère, mais d’où un sauveteur avait pu la ramener indemne. Quant à M. Boisserie qui se trouvait un peu plus loin avec des amis, il a dû se borner à assister impuissant à ce drame.
- Monsieur Etienne demeurant à Périgueux a fait de l’accident le récit suivant : J’ai vu surgir le camion du tournant. Il roulait à très vive allure. Quand le chauffeur a commencé à freiner, il était déjà trop tard. Assis près de moi sur le parapet se trouvait un monsieur que je ne connaissais pas mais avec qui je parlais de la course. Dans une fraction de seconde il a disparu, projeté dans le canal par le camion fou qui m’a miraculeusement épargné. Sa dernière phrase a été : Vont-ils bientôt passer ? Puis ce fut le vide. M. Etienne est indemne.

1964 Bergerac TDF 4

Notre photo : les secours sur les bords du drame (sud-ouest archive).

Un bras sectionné.
- J’étais assis sur cette petite borne, entre M. Loiseau qui a été blessé et M. Munoz qui a été tué, raconte un autre témoin, M. Ernest Pralong. J’ai vu le camion foncer sur nous. J’ai repoussé une fillette au loin. Je me suis ensuite jeté à terre sur le côté dans un mouvement instinctif. J’ai voulu retirer une fillette, j’ai pris son bras, ce bras m’est resté dans les mains. Il était sectionné. Alors j’ai eu une défaillance. Le pont était dégagé, le service d’ordre avait fait évacuer toutes les personnes qui s’y trouvaient pour ne pas créer un étranglement. Les curieux s’étaient alors massés aux deux extrémités dans les tournants et c’est justement à une de ces extrémités que le camion a fauché les spectateurs.
- Tous les témoins du drame soulignent le courage de ceux qui du haut du pont plongèrent pour retirer du canal les personnes qui y étaient tombées. On cite le plus souvent le nom de M. Pierre Vergne, qui en retira plusieurs et retira la petite voiture d’infirme de M. Munoz.

carrefour aménagé de Port de Couze

Passage du Tour de France 30 ans après sur le carrefour aménagé

Que suis-je venu faire ici.
- Une dizaine de minutes après l’accident, le peloton des coureurs arrivait sur le pont. Devant le spectacle et sans qu’aucun mot d’ordre n’ait été donné, ils s’arrêtaient, descendaient de bicyclettes et pendant une minute ils restaient immobiles et silencieux. Mais la course continuait et ils repartirent vers le but de l’étape : Brive.
- A 17h00, tandis que le service d’ordre faisait reculer assez loin des lieux de l’accident la foule des curieux, les sauveteurs s’employaient à pomper l’essence transportée par le camion dont le châssis était immergé mais dont la citerne était dégagée au-dessus l’eau. Dans la salle d’un restaurant voisin du pont et transformée en chapelle ardente, quatre cadavres se trouvaient alors réunis. Il y avait celui de Mme Léa Boisserie, celui de M. Angel Munoz, âgé de 57 ans, le mutilé tué sur le coup, celui de Mme Claudine Rey âgée de 21 ans et celui de sa petite nièce, Michèle Cavailles, âgée de trois ans, dont les parents sont domiciliés à Bordeaux et qui passait les vacances chez sa grand-mère.
- M. Etienne Rey qui s’était marié récemment, grièvement blessé était évacué sur Bergerac par un hélicoptère. C’est un de ses compagnons de travail, M. Fernandez, conseiller municipal de Couze, qui l’avait retiré du canal. En reconnaissant son ami, M. Fernandez lui dit : Ah ! c’est toi ? Et M. Etienne Rey eut encore la force de lui répondre : Que suis-je venu faire ici

DSCN9600#001

Commémoration du drame par les autorités en 2004 (Photo Anne-Marie Sopkowitz)

Trop tard.
- Dès l’annonce de la tragédie tout le personnel de l’hôpital de Bergerac avait été mobilisé. Lorsque les premières victimes y arrivèrent, deux blocs opératoires étaient en place, tandis que plus de 150 personnes se présentaient au centre de transfusion sanguine. Mais les chirurgiens ne purent rien faire pour trois des blessés qui avaient succombé pendant le transport. Ces trois morts ainsi qu’une fillette blessée qui n’avaient pu être identifiés après l’accident furent reconnus dans la nuit. Il s’agit de M. Gabriel Jolibert, de son épouse et de leurs deux fillettes habitants de Saint-Avit-Sénieur (Dordogne). C’est la sœur de Mme Jolibert qui a reconnu les trois membres de sa famille à la morgue de l’hôpital et la fillette dans une salle de l’établissement de Bergerac au moment même où Jacques Goddet et Félix Lévitan directeur et codirecteur du Tour de France, venant de Brive, s’apprêtaient à se recueillir devant les dépouilles mortelles. La jeune femme en pleurs et hurlant d’épouvante fut prise de syncope en voyant la tête défigurée de son beau-frère. Elle dut être emmenée par deux infirmières.

DSCN9605#001

Dépôt de gerbes devant la stèle (Photo Anne-Marie Sopkowitz)

Le camion va être expertisé.
- A 18h00, les hommes grenouilles après avoir longuement exploré le fond du canal et plus particulièrement le dessous du camion mettaient fin à leurs recherches, estimant qu’aucun autre corps ne se trouvait dans l’eau. Dans la soirée, le véhicule a été retiré du canal et ramené à la gendarmerie de Bergerac où il sera expertisé. Il ne fait cependant pas de doute pour les enquêteurs que l’accident est dû à l’allure trop rapide à laquelle le lourd camion de trois tonnes a abordé le virage. Le conducteur, le gendarme Guichène a-t-il cru que la route se prolongeait en ligne droite ? On peut se le demander, car dans le prolongement de cette route venant de Bergerac se situe un chemin de halage signalé par des bornes blanches, mais ces bornes étaient devenues invisibles, car les spectateurs s’en servaient de sièges. Ce n’est qu’au dernier moment qu’il aurait aperçu le virage à angle droit, virage qu’il ne pouvait pas aborder à l’allure où il roulait et son coup de frein désespéré - des témoins ont vu les stops s’allumer - était trop tardif. Il était déjà sur le parapet.
- L’annonce du drame a bouleversé les gendarmeries de la Gironde où Guy Guichène était connu et estimé de tous ses camarades et de ses chefs. Ces derniers le notaient particulièrement bien. Marié et père de trois enfants, le gendarme chauffeur était détaché au centre d’hélicoptères de La Teste. Chargé plus particulièrement de la surveillance des plages en cette période de congés. Il se trouvait hier en mission exceptionnelle pour assurer le ravitaillement de l’hélicoptère de la gendarmerie survolant le Tour de France.

moment de silence après le dépot de gerbe du comité de loisirs du port de couze #001

Moment de silence après le dépôt par le comité des loisirs local d'une gerbe en 2004
(Photo Anne-Marie Sopkowitz)

Une nuit calme.
- Les blessés sont toujours en traitement à l’hôpital Pozzi de Bergerac. Leur état n’a pas empiré depuis hier et tous ont passé une nuit relativement calme. Une fillette cependant, la petite Christine Vidal âgée de six ans n’a toujours pas repris connaissance. Dans une clinique privée, où un seul blessé a été transporté, M. Gilbert Gaillard a passé une excellente nuit.
- Une des victimes légèrement atteinte, M. Gérard Vergnolle a regagné son domicile ce matin. Tous les autres restent sous surveillance médicale y compris le chauffeur du camion citerne, le gendarme Guichène qui a été inculpé d’homicide involontaire et placé sous mandat de dépôt à l’hôpital. On pense qu’il sera transféré bientôt à la prison de Périgueux.
- Les dépouilles des huit victimes de l’accident ont été rendues à leur famille. Le corps de Mme Léa Boisserie avait été dès hier soir ramené à Beaumont du Périgord tout comme celui de la petite Paulette Chavaroche, 10 ans à Port de Couze. Ce matin les autres corps ont quitté la chapelle ardente  hâtivement installée à l’hôpital. Les obsèques des victimes doivent avoir lieu mardi dans leur commune respective toutes situées autour de Lalinde.
- A Port de Couze, sur le pont tragique où un calicot blanc et rouge remplace le parapet effondré, les touristes s’arrêtent continuellement. Les habitants de la région sont là aussi. Certains d’entre eux ont stationné sur les lieux de l’accident pendant une partie de la nuit.

La liste des victimes (lu sur la presse).

- Neuf morts et douze victimes sont à déplorer pour l’heure.
Morts : Mme Claudine Rey, 21 ans, de Saint-Agne; Mlle Michèle Cavaillez, 3 ans, de Bordeaux; Mme Léa Boisserie, 40 ans, de Beaumont ; M. José Munoz, 60 ans, de Port-de-Couze; Mlle Paulette Chavaroche, 9 ans, de Saint-Agne; M. Gabriel Jolibert, 29 ans, de Saint-Avit-Senieur, Mme Jeanne Jolibert, 29 ans, Mlle Roseline Jolibert 5 ans, leur fille, Mlle Christine Vidal (6 ans) Port de Couze,.

Blessés : Mme Lucette Saint-Just (34 ans) de Gardonne, Marie-Chantal Saint-Just (9 ans) sa fille, André Loiseau (34 ans) Port de Couze, Michèle Loiseau (9 ans) sa fille, Joëllle Loiseau (12 ans) son autre fille, Mme Yvette Jouault (18 ans) de Port de Couze, Gérard Vergnolle (15 ans) de Port de Couze, Claude Rey (35 ans) de Port de Couze, Isabelle et Elisabeth Jolibert (3 et 2 ans) de Saint-Avit Sénieur (enfants des époux décédés), Gilbert Gaillard (42 ans) de Port de Couze (état très grave), Guy Guichène (38 ans) conducteur du camion citerne de La Teste.

la stèle

La stèle fleurie

Après la catastrophe de Port de Couze

LE GENDARME GUICHÈNE, LE CHAUFFEUR
DU CAMION FOU, SERA TRANSFÉRÉ
à Bordeaux et mis aux arrêts

- Le Bergeracois se remet lentement de cette catastrophe qui a endeuillé et marqué à vie de trop nombreuses familles de notre région. Samedi devait être pour notre ville une journée de détente et de joie. Après le passage du Tour à Bergerac et la connaissance de la série de nouvelles, notre ville a vécu un après-midi des plus tristes. Partout dans la rue, dans les magasins, chez soi, on ne parlait que de la catastrophe. Chacun se sentait touché, meurtri, très triste. Mais il faut souligner l’immense geste de solidarité qui s’est manifesté spontanément, la compétence et l’organisation rapide et efficace des services de secours.
- Tandis que sur la place les spectateurs les plus chanceux portaient secours aux victimes, à Bergerac, des l’appel de la sirène, nos braves et courageux pompiers quittaient leur poste en ville et fonçaient avec tous les moyens à Port de Couze. Les secouristes de la Croix Rouge partaient eux aussi avec tout le matériel, tandis qu’à l’hôpital de Bergerac, les services chirurgicaux faisient face rapidement à l’affluence des arrivées. Un appel était lancé aux donneurs de sang, vingt minutes après l’accident, tous les blessés avaient été évacués, les services de secours et de sécurité ayant fonctionné rapidement.
- Se sont rendus sur les lieux de l’accident : les secouristes de la Croix Rouge de Bergerac avec à leur tête, M. Romanello directeur de ce service, M. Coq président de la Croix Rouge, les services de la Protection Civile, les CRS de la 73° Compagnie de Bergerac, les pompiers de Bergerac avec leurs hommes grenouilles placés sous le commandement du capitaine Pilot de Bergerac et du commandant Charenton de Périgueux, les gendarmes des brigades de Bergerac sous le commandement du commandant Doat de Bergerac.
- Les personnalités : sur les lieux, nous avons noté la présence de M. Taulelle préfet de la Dordogne, Henry sous-préfet de Bergerac, Pimont député, Ripailler procureur de la république, Manaud président du tribunal de Grande Instance, gendarmes, juge d’instruction, Ventenat conseiller général et maire de Lalinde, le docteur Deguiral directeur du service de santé de la Dordogne, le commandant Biland de Périgueux.
- Soulignons le geste du docteur Maison de Bruxelles qui se joignit aux docteurs René et Michel Rousseau de Bergerac. Les obsèques des victimes ont eu lieu lundi dans les communes respectives du Bergeracois. Le jeune Gérard Vergnolle, 18 ans de Faux, qui avait été hospitalisé samedi a regagné son domicile dans la journée de dimanche. La jeune Isabelle Jolivert, âgée de trois ans n’a pas repris connaissance, l’état des autres blessés est stationnaire.
- Le chauffeur du camion fortement commotionné se trouve toujours à l’hôpital. Il a été réclamé par l’autorité militaire, apprend-on à Périgueux. Incessamment, le gendarme Guichène doit être transféré à Bordeaux où il sera mis aux arrêts.
- M. Sicard maire de Bergerac, s’est rendu dans la journée de dimanche au chevet du blessé. Notons que dans la soirée de samedi, M. Goddet, directeur du Tour de France est revenu sur les lieux de l’accident et a rencontré à Bergerac diverses personnalités.
- Dimanche et lundi une file importante de voitures se succédait sur les lieux de l’accident, voitures venant de tous les départements de France.
- Port de Couze marqué par la catastrophe vit encore aujourd’hui avec ses souvenirs douloureux, ses scènes déchirantes. Tout le canton de Lalinde est en deuil. Aujourd’hui 14 juillet devait avoir lieu à Lalinde une grande épreuve cycliste. Elle est annulée. La fête locale de Couze, prévue les 28 et 29 juillet n’aura certainement pas lieu. L’enquête se poursuit. Les services de gendarmerie s’emploient activement à déterminer les causes et les responsabilités de cet accident. A ce jour, on peut dire que le camion allait trop vite et qu’il lui a été impossible de ralentir à temps.

elisabeth jolibert deposant 3 roses rouges#001

Elisabeth Jolibert blessée en 1964 dépose trois roses rouge
Elle avait deux ans et a perdu ses parents

LE DRAME DE PORT DE COUZE (commune de Lalinde)
(Extraits du Journal Sud-Ouest du 13 juillet 1964)

- Le camion citerne conduit par Monsieur Guy Guichène demeurant à La Teste (Gironde) contenait quelques milliers de litres de kérosène et le freinage à mort fut cependant insuffisant en raison de la vitesse et du poids de ce transport.
- C’est de plein fouet on le sait, que l’avant du véhicule percuta le parapet du pont et bascula dans le canal en traînant dans sa chute morts et blessés.
- Il était alors 13h15 et les coureurs allaient passer d’une minute à l’autre. Les sauveteurs sans hésiter se jetèrent à l’eau, repêchant morts et blessés. Le détail le plus horrible fut celui de cet homme ramenant sur la berge une tête d’enfant dont le corps devait ensuite être repêché.
- Jacques Godet directeur du Tour, neutralisait l’épreuve pendant quelques minutes et moment émouvant, les coureurs se découvrirent devant quelques corps sans vie, observant quelques instants de silence.
- A Port de Couze, on regarda sans joie passer le peloton. L’anxiété, la tristesse se lisaient sur tous les visages et la macabre besogne se poursuivait tandis que de nombreuses mamans se mettaient à la recherche de leurs enfants au milieu de cette foule mouvante et désespérée.
- Dans la salle d’un petit café, cinq corps furent transportés et recouverts. Peu après, ils étaient transportés à la morgue de l’hôpital de Bergerac. Treize blessés furent transportés par l’hélicoptère ou par ambulance à Bergerac mais trois d’entre eux devaient mourir peu après. Sur les dix-huit victimes on comptait neuf enfants de deux à quinze ans. Trois, hélas ayant été tués sur le coup.
- Le conducteur du camion citerne Guy Guichène, âgé de 38 ans a été blessé, mais surtout commotionné par l’ampleur du drame qu’il venait de causer. Inculpé, il quittera l’hôpital pour la prison. La prise de sang a été négative, mais sa responsabilité semblé néanmoins lourde et le chef de gendarmerie Lespagne nous a déclaré qu’il lui avait vainement fait signe de ralentir. ˝Placé au milieu de la chaussée, les bras en croix, j’ai vainement tenté de lui faire comprendre qu’il devait ralentir. Brusquement, j’ai dû m’écarter pour ne pas être happé˝.
-
Mais on ne doit pas pour autant, minimiser le danger menaçant les spectateurs assis sur ce bout de parapet. L’auteur de l’accident au volant de son camion citerne a-t-il crû que le route se prolongeait en ligne droite ? On peut se le demander, car dans le prolongement de cette route venant de Bergerac, se situe un chemin de halage. Ce n’est qu’au dernier moment qu’il aurait aperçu le virage à angle droit, virage qu’il ne pouvait pas aborder à l’allure où il roulait et son coup de frein désespéré - des témoins ont vu les stops allumés - était trop tardif. Il était déjà sur le parapet. Le juge d’instruction de Bergerac poursuit son enquête et il faut attendre ses conclusions.

- Le Préfet de la Dordogne, le sous-préfet de Bergerac, accompagnés du directeur de la santé, le docteur René Deguiral, le général Chenu de la gendarmerie, le commandant Charenton, des services de sécurité étaient sur les lieux, ainsi que le procureur de la République et le juge d’instruction de Bergerac. Les commandants de gendarmerie Billaud et Doat, de Périgueux et de Bergerac, le président Coq de la Croix Rouge avec une équipe courageuse de secouristes, Monsieur Ventenat conseiller général et maire de Lalinde, etc...
- Pompiers et gendarmes effectuèrent un important travail et les hommes grenouilles fouillèrent le canal jusqu’au moment où la citerne vidée de son contenu, soit soulevée. Il fallait avoir la certitude qu’il n’y avait plus de victimes sous le réservoir ou le tracteur.
- Samedi soir, Monsieur Jacques Godet, directeur du Tour, revint à Bergerac pour s’incliner devant les morts de cette tragédie.
- Hier au soir dimanche, on signalait que l’état de Christine Vidal était toujours très alarmant. Elle est dans le coma et n’a pas repris connaissance depuis l’accident. Parmi les blessés, M. Claude Rey est le plus atteint. On avait cependant espoir de le sauver. Quand aux autres blessés, leur vie ne parait pas en danger et la commotion passée, leur état est assez satisfaisant. Les obsèques des victimes, toujours ramenées hier à leur domicile, auront lieu aujourd’hui lundi.

coureurs Lindois 

Jacques Gauzère et Jacques Salem coureurs de Lalinde devant la stèle
(Photo Anne-Marie Sopkowitz)

Récit d’un témoin : ˝J’étais assis sur cette petite borne, entre Monsieur Loiseau qui a été blessé et Monsieur Munoz qui a été tué a déclaré hier matin Ernest Pralong. J’ai vu le camion foncer sur nous. J’ai repoussé une fillette au loin, je me suis ensuite jeté à terre, sur le côté, dans un mouvement instinctif. J’ai voulu retirer une fillette, j’ai pris son bras, ce bras m’est resté dans les mains, il était sectionné. Alors, j’ai eu une défaillance. Le pont était dégagé, le service d’ordre avait fait évacuer toutes les personnes qui s’y trouvaient pour ne pas créer un étranglement. Les curieux s’étaient alors massés aux deux extrémités, dans les tournants, et c’est justement à une de ces extrémités que le camion a fauché les spectateurs.
- Tous les témoins du drame soulignent le courage de ceux qui du haut du pont, plongèrent pour retirer du canal les personnes qui y étaient tombées. On cite le plus souvent le nom de Pierre Vergne qui en retira plusieurs.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - PORT DE COUZE 1964
La mémoire du cyclisme en Dordogne

11 novembre 2020

BORDEAUX-PERIGUEUX 1962

PÉRIGUEUX RÉUSSIT A MICHEL GONZALÈS

- La journée du lundi 28 mai 1962 nous offrira une course qui comptant autrefois par mis les plus importantes, va reprendre la place qu’elle occupait au calendrier de Guyenne.
- Bordeaux-Périgueux, dont l’organisation est assurée par le Cyclo-Club Bordelais et le Cyclo-Club Périgourdin.
-
Après un long temps d’arrêt, le même succès attend les organisateurs de cette vieille classique dont nous avons plaisir de rappeler quelques uns des résultats, du moins ceux qui sont connus de Rétro Vélo Dordogne. L'édition 1962 constitue la 15° édition, ce qui prouve qu'il nous manque de nombreux éléments.

1934 : 1. Jean Fréchaud (UC Arcachon), 2. André Gavelle, 3. André Bramard.
1935 : 1. Fernand Niéto (Monrepos VC), 2. André Bramard, 3. Giovani Pedantola.
1936 : 1. Jean Fréchaud (UC Arcachon), 2. Henri Bergerioux, 3. Marius Duteil (Ste Foy).
1937 : 1. Jérôme Boudé (Bazas), 2. Robert Laforgue (Bordeaux), 3. Jean Ronteix (Périgueux).
1962 : 1. Michel Gonzalès (Guidon Bayonnais), 2. Daniel Waltyck (CC Périgueux), 3. Robert Verdeun (SA. Bordeaux).
1963 : 1. Michel Gonzalès.(G. Bayonnais), 2. Gibanel (Pau VC), 3. Siniscalchi (Marseille).
1964 : 1. Roger Darrigade (Dax), 2. Henri Sedran (Mussidan), 3. Mirou (Nérac).
1965 : 1. Jean Ricou (Royan OC), 2. Bégué (Gémozac), 3. Suire (Bordeaux).

001

L'arrivée de l'édition 1962 rue Ampère à Périgueux où Gonzalès
s'impose aisément devant le local Daniel Walryck

- Ces noms pour les anciens, c’est en majeure partie, le cyclisme régional des années qui précédèrent la dernière guerre. Ils définissent le maximum d’intérêt représenté à l’époque par cette course. D’ailleurs Bordeaux-Périgueux c’est, par son itinéraire, la compétition routière où, passé les rampes de Camarsac, les hommes luttent sur terrain plat dans la vallée de la Dordogne pour affronter ensuite, après Bergerac, des accidents de terrain rudes, aux lacets délicats mettant toujours leurs qualités à l’épreuve. Il n’y a rien de tel qu’une semblable course pour étalonner chez nous d’une année à l’autre, la courbe ascendante de leur valeur.
- Ce Bordeaux-Périgueux sera pourvu d’une organisation de premier ordre. Félicitons les dirigeants du Cyclo-Club Bordelais et du Cyclo-Club Périgourdin d’avoir fait revivre cette course, qui patronnée par la ville de Périgueux, le comité de sa foire exposition, les Ets Berger et le Conseil Général de la Dordogne, aura le privilège d’être, pour ce qui concerne les coureurs de Guyenne, qualificative aux Championnats de France amateurs et indépendants, disputés du 19 au 22 juillet prochain en Normandie.

BD

Parmi les fuyards du jour, Bodin et Dory

L’ORGANISATION

- Remise des dossards dès 10h30 au café Copacabana, siège du CC Bordelais, 110 boulevard Albert 1° à Bordeaux. Défilé à 12h30 de ce lieu vers Monrepos, où le départ sera donné au bas de la côte à 13h00. Directeur de course : Jean Lafargue, président du CC Bordelais. Organisation de l’arrivée à Périgueux, vers 18h00, assurée par les membres du Cyclo-Club Périgourdin. Président : M. René Leygues, speaker : Maurice Jouault de Lalinde.
ITINERAIRE
- Monrepos, Gariga (26 km), 14h30, Branne (29), Vignonet (32), Saint-Pey d’Armens (35), Castillon (40), Mounan (43), Lamothe Montravel (46), Les Réaux (49), Saint-Antoine de Breuilh (53), Port Sainte-Foy (59), Le Fleix (65), Bourg d’Abren (73), Prigonrieux (78), Bergerac (82) 15h35, Liorac (98), Saint-Félix de Villadeix (102), Sainte-Foy de Longas (108), Sainte-Alvère (113), Vergt (129), Lambertie, Bordas (137), Manzac (144), Neuvic (156), Saint-Astier (168), Gravelle (173),Beaulieu (178), Chancelade, Gour de l’Arche (182), Périgueux (188 km) 18h10 route d’Angoulême, Rue de l’abîme, rue Lagrange Chancel, Place Verdeun, Rue Victor Basch, Rue Barnalier, rue Clos Chassaing, rue Ampère, arrivée en côte.

1962

Walryck, Gonzalès, Verdeun le tiercé du jour, à gauche le speaker M. Jouault

LA COURSE

- Bordeaux-Périgueux s’est terminé dans un sprint disputé par un peloton de vingt-six coureurs, un sprint que le Bayonnais Michel Gonzalès gagnait devant le Périgourdin Daniel Walryck et le Bordelais Robert Verdeun. Quant à Manuel Manzano, le Montois victime d’une crevaison, il fut disqualifié pour avoir reçu une roue d’une voiture suiveuse.
- L’épreuve fut illustrée d’une échappée. Au 52° kilomètre, les Bordelais Freyri, Fifre prirent du champ. Bodin et le Bergeracois Dory vinrent se joindre à eux. A Bergerac, Dory enlevant une prime, n’insista pas. Fifre, Freyri et Bodin, en avance de 3’05s, poursuivirent leur effort. L’entente ne régnant pas, Bodin lâcha ses deux compagnons. Et alors que son avance se maintenait entre deux à trois minutes par la suite, après Neuvic elle tomba à 45 secondes. C’était la fin d’une échappée, dont une soixantaine seul.

002

Podium de Bordeaux-Périgueux 1962

Classement : 1. Michel Gonzalès (Guidon Bayonnais) les 188 kms en 4h45’, 2. Walryck (CC Périgueux), 3. Verdeun (SA Bordelais), 4. Desplat (Bordeaux VC), 5. Deloche, 6. Ricou (Royan), 7. Jouglin, 8. Brunello, 9. Bianco (Agen), 10. André Delord (Andernos), 11. Archambaud (Périgueux), 12. Barrière (Bordeaux), 13. Bodin (Bordeaux), 14. Décle (Libourne), 15. Poletto (Bordeaux VC), 16. Lacrouzade (St. Paul les Dax), 17. Castel, 18. Dupré (Bordeaux), 19. Bidart (Lalinde), 20. Rinco (Andernos), 21. JP Empinet (Lalinde), 22. Cousseau (Parentis), 23. Apecèche, 24. Bonnecaze (Bruges), 25. M. Empinet (Lalinde), 26. Fos, etc...

VÉLO DORDOGNE - BORDEAUX-PÉRIGUEUX 1962 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

25 novembre 2020

MUSSIDAN : HISTOIRE RACING (1970)

1970 : SAISON DE TERRIBLE CONCURRENCE

RCM 70

Départ du Prix du printemps en 1970 à Mussidan

- Article précédent : la vie économique clé de réussite du cyclisme au RC Mussidan (pour ceux qui veulent revoir cet article, cliquez sur le lien.
- La saison 1970 débute à Mussidan par une petite guerre de communiqués à travers les lignes du journal Sud-Ouest. On lit "la joie règne à l'ESCA" avec une photo de jeunes à cheval sur les épaules des cyclistes, ou encore "l'ESCA tire les rois". Quelques jours après, la réplique arrive avec "ça tourne rond au RCM" complété par une série de résultats obtenus par Jacques Martin. On a l'impression que les deux clans vont s'affronter et dès le calendrier on constate que l'ESCA enregistre quatre épreuves pendant que le Racing en compte huit. Côté coureurs avantage à l'ESCA avec sept licenciés contre quatre au Racing. Il est vrai que Bernard Queyrouilh, Roland Guy et Régis Prat sont partis à l'Etoile et de ce fait la situation du Racing s'est soldée par une déroute d'autant plus que certains dirigeants ont suivi le même mouvement. Du fait que la situation de l'exercice précédent était déjà précaire, on comprend que maintenant le Racing voit ses jours en danger. Seul son secrétaire Henri Martin cherche à échapper au naufrage en maintenant en vie le club, mais les statistiques servent toujours de test de vérité impossible à dissimuler aux élus le temps des assemblées ou face aux instances cyclistes.

L'ÉTOILE SPORTIVE DES COMMUNES ASSOCIÉES (ESCA) : Association loi 1901 fondée en septembre 1969 et regroupant neuf communes.
Responsables locaux : Saint-Georges de Blancaneix : Borderie et Vidal, Eglise Neuve d'Issac : Deffreix, Bosset : Guy, Clament, Joyaux, Prat, Saint-Géry : Lacouve, Les Lèches : Laporte, Bourgnac : Mathieu, Fraisse : Lajaunie, Mussidan : Dugué, Saint-Front de Pradoux : Emilien Thouron, Président Général : M. Malleville, Vice-Président général : M. Clament, Président FFC : M. René Prat

126457250[1]

Matignon (ECF) vainqueur à Mussidan lors du prix du printemps

- La saison cycliste du Racing devient dès lors assez simple à raconter. Elle se rythme simplement avec le calendrier dont les épreuves constituent le lieu de rencontre privilégié des dirigeants en dehors des réunions qui n'apportent rien de nouveau. A Saint-Médard de Mussidan, Maurice Deffreix de l'ESCA termine avec la victoire, et même si on reste sport dans le fond, cela ressemble un peu à de la provocation dans la forme. L'ESCA organise son épreuve à Mussidan, s'empare des prix des Lèches et de celui d'Eglise Neuve d'Issac. Le président Malleville domine la situation surtout sur le plan de l'Ufolep qui ratisse large chez les jeunes et notamment dans les écoles publiques. En fait, l'ESCA réussit là où le Racing butte avec le recrutement des jeunes. Ceci est un vaste problème et une situation qui n'est pas spécifique au Racing. De tout temps l'Ufolep a marqué des points chez les jeunes pour la bonne raison que notre fédération ne s'est jamais montrée conciliante avec les tarifs sans parler de la réglementation très stricte rencontrée dans divers secteurs d'activités qu'elle impose. A elle seule, cette démarche démontre la différence de la conception cycliste entre l'Ufolep et la FFC. Pour avoir des jeunes il faut de la disponibilité, du temps et des moyens. L'ESCA et ses enseignants l'ont compris et tous les jeudis ils ont rassemblé les élèves des écoles primaires pour leur offrir des ballades, des exercices, des courses, des brevets dans le but de les préparer leur rentrée dans l'arène des grands.
LE BUREAU DU RCM POUR 1971 (Réunion du 24 janvier 1971) : Présidents d'honneur : M. Bonneau (maire et conseiller général), M. Gerbeaud, Président actif , M. Pierre Lochin, Vice-Présidents : MM. Andrieu et Queyrou, Secrétaire : M. Henri Martin, Trésorier : M. Serge Augièras, Membres : MM. Lagrange, Mirailles, Dufour, Tenant et Beylac.

esca

Roland Guy, Maurice Deffreix et Régis Prat (ESCA)

- Au Racing on renoue le 14 juillet avec la nocturne et un peloton digne des anciennes soirées Mussidanaises. Arnaud le Provençal s'impose devant de redoutables coureurs comme Fages et Melchior. Guy Bannes est au micro et Jacques Martin à l'épreuve de cette ronde infernale et face à son public acquis à sa cause. Un mois plus tard à Saint-Vincent de Connezac, Jacques Martin remporte le bouquet malgré une chute et une crevaison, ce qui est tout en son honneur. En Dordogne pas de grandes nouvelles si ce n'est le mariage du Président Crassat à Ribérac, le critérium de Saussignac toujours en vogue avec Luis Ocana sur le podium. Mais on se bouge un petit peu dans notre Dordogne avec d'autres critériums comme ceux de Villamblard, Monbazillac ou Mareuil sur Belle. Le Cyclo-Club Périgourdin reste le grand club de l'Aquitaine et organise à Excideuil le championnat régional des juniors. Dans nos palmarès on relève le nom de Pierre-Raymond Villemiane. Il est encore un modeste coureur de 3° catégorie et comme tous ses camarades son apprentissage n'est pas facile. Avec lui des cadets rentrent dans l'arène cycliste comme Bernard Becaas, Gilbert Duclos-Lassalle, Christian Jourdan, Francis Dusseau, René Bajan, Eric Vermeulen, Bernard Pineau et même un certain Albert Chaussade licencié cadet à l'UC. Montpon. Manifestement le fils de notre ex-directeur sportif, s'est tourné vers le cyclisme après avoir goûté au Tour de Mussidan à trottinettes, assurant ainsi la continuité de la famille. On savait qu'à cette époque Albert Chaussade père voyageait beaucoup pour les firmes Raleight et Flandria. Lorsque le Tour de France traversait sa zone de compétence, Albert Chaussade se déplaçait dans les villes étapes à la rencontre des champions qui honoraient sa marque mais aussi pour présenter ces maisons de cycles lors de ces réceptions à vocation publicitaires et commerciales. Ceci permet d'ouvrir une parenthèse, en précisant que depuis 1969 le Tour ne se courait plus par équipe nationale, mais par marque extra-sportive et que, durant ce temps, les cycles ou les accessoiristes furent longtemps associés à d'autres partenaires pour former une ossature professionnelle qui n'était ni plus ni moins qu'une équipe.

LES COURSES DE 1968 à 1974 - LA ROUTE SOUS INFLUENCE :
- Durant cette période le monde du cyclisme est écrasé par la personnalité omnipotente d'Eddy Merckx. Des champions il y en a eu, quelques uns font même partie de la légende, mais jamais un coureur n'a régenté aussi totalement le peloton, sur tous les terrains et en toute saison. La trajectoire du Bruxellois est rectiligne, son ascension fulgurante, depuis son titre mondial amateur en 1964 à Sallanches, à l'âge de 19 ans, jusqu'à ses cinq victoires dans le Tour de France, la dernière en 1974. Dix ans d'un règne ininterrompu, d'une domination sans faiblesses, car Merckx est non seulement doté d'un potentiel physique exceptionnel et d'une ambition dévorante, mais il est également dépourvu d'états d'âme. Cette absence de scrupule, ce manque de diplomatie diront certains, le conduisent rapidement à évoluer dans un environnement sourdement hostile, où chacun de ses exploits prend l'allure d'une humiliation pour ses adversaires. Rik Van Looy, son prédécesseur dans le cœur du public belge et au palmarès de nombreuses classiques, l'a compris le premier. En 1965, il évolue au sein de l'équipe Solo aux côtés d'Eddy Merckx qui effectue ses débuts professionnels. Entre la vedette vieillissante et le futur champion, la rivalité sportive tourne en quelques mois au conflit de générations et Merckx sera contraint l'année suivante de trouver refuge chez Peugeot pour laisser libre cours à son formidable tempérament.
- Rarement l'émergence d'un tel champion a provoqué autant d'effets secondaires. Dans un premier temps - c'est la règle - on lui oppose un rival national. C'est Walter Godefroot, aussi rapide que lui aux arrivées, mais nettement inférieur en montagne et contre la montre. Merckx possède une autre envergure, et comme il n'est pas l'homme des demi-mesures, il ne ménage aucun de ses adversaires, allant même jusqu'à ridiculiser les italiens au Tour de Sardaigne, une simple course de préparation. Son individualisme forcené, sa supériorité manifeste, provoquent bientôt la réprobation générale du peloton et dès 1968 (Merckx n'a que 22 ans) une coalition anti-Merckx à forte coloration italienne voit le jour au départ de chaque épreuve.
- En 1969, Eddy Merckx a définitivement placé le cyclisme sous influence en remportant le Tour de France à sa première tentative. Et l'inquiétude suscitée par sa domination outrageuse remonte jusqu'aux organisateurs des plus grandes épreuves, le Tour en particulier.
- "Merckx tue-t-il le cyclisme ?" interrogent-ils, relayés par de nombreux journalistes. Question paradoxale en une période où le cyclisme connaît précisément son plus beau champion, son plus noble représentant. Ce qui est sûr, en revanche, c'est que Merckx met en péril toute l'économie du système vélo. Hors de Merckx, point de salut pour les organisateurs qui pratiquent la surenchère pour s'assurer la présentation du coureur belge au départ de leur épreuve. Ses adversaires deviennent des laissés pour compte, leurs tarifs dégringolent et le phénomène rejaillit même sur les sponsors qui ne voient pas la nécessité d'investir dans le cyclisme s'ils ne peuvent s'attacher les services de Merckx. Autant de conséquences indirectes qui ne font qu'ajouter au caractère d'exception d'un champion hors norme.

127051514[1]

Arnaud (Gap) vainqueur le 14 juillet à Mussidan

- En fin de saison les assemblées se suivent et il est intéressant de lire le rapport de l'ESCA qui compte 53 membres dont 26 coureurs. Ce constat prend une autre dimension lorsque l'on fait le décompte du secteur FFC où trois victoires seulement honorent le club pour cinq coureurs détenteurs en définitive d'une licence fédérale. Comme quoi seule la branche UFOLEP semble marcher mais lorsque il faut s'attaquer aux problèmes communs du cyclisme amateur de notre chère FFC, l'ESCA ne fait pas mieux que le Racing et encore en se permettant d'empiéter dans son patrimoine, puisque seule l'épreuve de Bosset constitue une innovation à mettre à leur crédit.
- Le 24 janvier 1971, le Racing se réunit dans le cadre de son assemblée générale et en présence d'Yves Guéna député, qui assiste aux travaux au siège du grand café puis au repas à l'hôtel de France. Pas de chamboulements, pas de remaniements, une situation saine sur le plan financier présenté par le tout nouveau trésorier Serge Augièras, des primes pour les coureurs avec points dégressifs jusqu'à la 4° place sont annoncés, un point c'est tout ! Le Racing a vécu sa saison 1970, il poursuivra en 1971 ses activités puisque en définitive, on a décidé de prendre les mêmes et de recommencer.

COURSES DU RACING ET DE L’ESCA

Prix du printemps à Mussidan (1° mai).
1° Bernard Matignon (EC. Foyenne), 2° Cigana (US. Bouscat), 3° Pierre-Raymond Villemiane (VC. Bergerac), 4° Martin (RC. Mussidan), 5° Dupouy (Lourdes), 6° Bruletout (Coutras), 7° Joubert (G. de Bordeaux), 8° Biale (VC. Bergerac), 9° Morin (G. de Bordeaux).
Saint-Médard de Mussidan (15 juin).
1° Maurice Deffreix (E.S.C.A.), 2° Patrick Duteil (Bordeaux), 3° André Dugué (ESCA), 4° Marache (CC. Périgueux), 5° Ouvradou (VC. Bergerac), 6° Fioratto (Bordeaux), 7° Bernard Estève (EC. Foyenne), 8° Robert Bibié (CC. Périgueux), 9° Bassi (EC. Foyenne), 10° Paséro (AS. Miramont).

126893715[1]

Jean-Paul Laud, Dazat et Querouilh le 21 juin à Mussidan

A Mussidan (21 juin – organisation de l'ESCA).
1° Dazat (ASPTT. Paris), 2° Laud (CC. Périgueux), 3° Delaunay (Fontenay), 4° Queyrouilh (ESCA), 5° Christian Arquey (VC. Bergerac), 6° Lambert (Bergerac), 7° Caneiro (US. Bouscat), 8° Gay (Bergerac), 9° Chatelas (Agen), 10° Delfau (Angoulême).
 Mussidan (14 juillet).
1° Arnaud (Gap), 2° Fages (Lézignan), 3° Barthe (Lézignan), 4° Melchior (Saint-Eloy), 5° Rolleau (Tarbes), 6° Grimaud (Charron), 7° de Santi (US. Talence), 8° Démartin (Périgueux), 9° Sauvignat (Périgueux), 10° Christian Arquey (Bergerac), 11° Bardoulat (Nontron), 12° Martin (RC. Mussidan), 13° Guimberteau (Girondins de Bx), 14° Lécuyer (Lalinde), 15° Queyrouilh (ESCA).
Prix de Bosset (26 juillet – organisation de l'ESCA).
1° Bernard Bodin (Prigonrieux GC), 2° Gérard Felzines (Stade Cadurcien), 3° Pierre Pacaud (VC. Barsac), 4° Daniel Laffargue (Fumel), 5° Maurice Deffreix (ESCA), 6° Jean-Claude Munaritz (AS. Monségur), 7° Yves Delfau (Angoulême), 8° Patrick Fournier (VC. Barsac), 9° Christian Dubur (VC. Bergerac), 10° Jean-Luc Durieux (CC. Périgourdin).

127187909[1]

Ecole de cyclisme de l'ESCA (Etoile Sportive des Communes Associées)
Fouillaret, Barrat, Dechaize, Gauffre, Duorzak, Plaçot et Barco

Prix de Saint-Germain du Salembre (26 juillet).
1° Guy Mazet (Saint-Eloy les Mines), 2° Eyquard (US. Bouscat), 3° Ben-Brahim (UCD. Villeneuve), 4° Alizié (Agen), 5° Lécuyer (Lalinde), 6° Badoures (Agen), 7° Dutertre (Talence), 8° Lacaud (Périgueux), 9° Desco (Marmande), 10° Casas (Libourne).
Eglise Neuve d'Issac (2 août – E.S.C.A.).
1° Raymond (Pédale Jonzac), 2° Jacques Bossis (Royan), 3° Bourdin (EC. Foyenne), 4° Deffreix (ESCA), 5° Lacotte (VC. Cluzien), 6° Pelaud, 7° Darrin, 8° Calzavara, 9° Puissant, 10° Casagrande.
Prix des fêtes de Chantérac (2 août).
1° Raphaël Truffy (CC. Périgourdin), 2° Paulhac (Nontron), 3° Gérard Mazy (CC. Périgueux), 4° Delubriac (Périgueux), 5° Sybiac (Libourne), 6° Blondy (Périgueux), 7° Géraud (Nontron), 8° Christian Jourdan (EC. Foyenne), 9° Douat (Nontron), 10° Albert Chaussade (UC. Montpon).

127227929[1]

L’ESCA (Entente Sportive des Communes Associées) prépare le prix des Lèches et
compte bien sur son équipe pour l’emporter avec Defreix, Queyrouilh,
Dugué, Guy et Prat (de gauche à droite).

Saint-Etienne de Puycorbier (9 août).
1° Jean-Marie Guillon (CC. Périgueux), 2° Geoffroy (ESCA), 3° Guy (ESCA), 4° Bebey (EC. Foyenne), 5° Bobineau (Coutras), 6° Bernard Estève (EC. Foyenne), 7° Lajarthe (CC. Périgueux), 8° Desmoulin (CC. Périgueux), 9° Lapeyronie, 10° Faure (Périgueux).
Prix des Lèches (10 août – E.S.C.A.).
1° Alain Maratrat (Puteaux), 2° Maurice Deffreix (E.S.C.A.), 3° Bernard Queyrouilh (E.S.C.A.), 4° Laud (CC. Périgueux), 5° Daubisse (Périgueux), 6° Noël (Charenton), 7° Jean-Claude Mespoulède (Périgueux), 8° Biale (Bergerac), 9° Bernard Bodin (Prigonrieux), 10° Bobineau (Coutras).
Saint-Vincent de Connezac (16 août).
1° Jacques Martin (RC. Mussidan), 2° Fulchic (Tonneins), 3° Fantino (Monségur), 4° Royère (Lalinde), 5° Cérantola (UCD. Villeneuve), 6° Tonini (VC.Langon), 7° Bernard Bourreau (CA. Civray), 8° Biale (Bergerac), 9° Fraschini (Talence), 10° Lambert (VC. Bergerac).
Prix de Saint-Martin l'Astier (8 novembre)
1° Jeantet (Macau)

QUELQUES GRANDS DE LA SAISON 70

Eddy Merckx, Eric de Vlaeminck, Eric Léman, Walter Godefroot, Franz Verbeeck, Felice Gimondi, Luis Ocana, Joop Zoetemelk, Georges Chappe, Herman Van-Springel, Lucien Aimar, Rosiers, Paul Gutty, Gonzales-Linares, Gosta Pettersson, Bernard Thévenet, Jean-Pierre Monséré, Mortensen, Olé Ritter, Michele Dancelli

CEUX QUI BRILLENT EN PÉRIGORD

Démortier (Bergerac), Lucien Sautier (CC. Périgourdin), Christian Darrin (CC. Périgourdin), Serge Daubisse (CC. Périgourdin), Jean-Serge Calmette (CC. Périgourdin), Maurice Deffreix (ESCA), Alain Glaudon (Guidon Sarladais), Robert Bibié (CC. Périgueux), Jacques Martin (RC. Mussidan), Christian Dubur (Bergerac), Roger Démartin (CC. Périgueux), Michel Dutertre (UC. Nontron), Claude Denis (CC. Périgueux), Serge Besse (Pédale Nontron), Claude Hue (CC. Périgourdin), Raphaël Truffy (CC. Périgueux), Pierre-Raymond Villemiane (VC. Bergerac), Gérard Lambert (VC. Bergerac).

LES VEDETTES DU SUD-OUEST

Jean-Pierre Barbe (CA. Béglais), Jacques Esclassan (CV. Montastruc), Francis Duteil (CRC Limousin), Roger Saladié (UA. Vic-Fezensac), Maurice Laforest (US. Pons), Alain Bernard (US. Bouscat), Michel Fedrigo (P. Tonneins), Bernard Bourreau (CA. Civray), Francis Dubreuil (CRC Limousin), Patrick Gavalda (Guidon Montauban), Michel Pitard (US. Pons), Michel Lescure (CV. Montastruc), Christian Thimonnier (AS. St. Junien), Claude Mazeau (CC. Lindois), Maurice Aussenac (VC. Pays d'Olmes), André Corbeau (CA. Civray), Claude Magni (VC. Langon), Roger Darrigade (US. Dax), Marcel Gaffajoli (SC. Toulouse), Henri Bonnand (Saint-Juéry), Daniel Barjolin (CA. Civray), Mazeaud (CRC. Limousin), Daniel Salles (Muret).

VÉLO DORDOGNE - MUSSIDAN (16) © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : 1971 Un nouveau Président

Publicité
15 octobre 2020

LE TOUR DE FRANCE EN DORDOGNE

TOUR DE FRANCE : 26 INCURSIONS EN DORDOGNE

2020

Les passages du Tour de France en Dordogne, depuis sa première
traversée en 1952, constituent un véritable chevelu.

Jusqu'en 1950, le Tour de France épousait les frontières et le littoral de nos côtes. Mais par la suite, il commença à pénétrer dans notre France profonde et parfois, dans notre département. Au début, il s’agissait de faire le Tour de la France, plus tard remplacé par un Tour en France. A ce jour c'est la ville de Bergerac qui a bénéficié du plus grand nombre de passage (10 fois).

 16 juillet 1952 : Bordeaux-Limoges (228 km) dont 117 en Dordogne. Le Tour emprunte les grandes nationales (RN 89) par Moulin Neuf, Ménesplet, Montpon, Mussidan, Périgueux, Thiviers et Firbeix (RN 21). Et comble de bonheur, c'est Jacques Vivier qui précèdera Wim Van Est pour gagner à Limoges où Fausto Coppi reste en jaune.
La Dordogne a tout de même de la chance. Avoir un vainqueur d’étape à l’occasion de la première visite du Tour, c’est tout de même un signe du destin. Bravo à Jacques Vivier et pour la petite histoire c’est Robic qui a franchi en tête la frontière de la Dordogne à Moulin Neuf, réussissant à faire le trou à Ménesplet, pour être ensuite repris...
28 juillet 1955 : Bordeaux-Poitiers (243 kms). Seules les communes de La Roche Chalais et de Parcoul sont traversées. Jean Forestier gagne l'étape et Louison Bobet reste en jaune.
19 juillet 1957 : Libourne-Tours (317 km). Comme en 1955, ce sont encore les communes de La Roche Chalais et de Parcoul (limite Nord-Ouest du département) qui bénéficient du passage de la grande boucle. André Darrigade gagne à Tours et Jacques Anquetil continue sa marche triomphale vers Paris.
4 juillet 1960 : Limoges-Bordeaux (225 km). La course traverse Firbeix, Saint-Saud, Saint-Pardoux la Rivière, Quinsac, Champagnac, Brantôme, Bourdeilles, Lisle, Tocane, Ribérac, La Roche Chalais où est organisé le ravitaillement. Le belge Martin Van Geneugden l'emporte devant Craczyk, alors que le Belge Jan Adriaenssens est en jaune.
- C’est la deuxième traversée dans notre département, mais cette fois en longeant les rives de la Dronne, sur la moitié Nord du département.

étapes 1

Vivier (1952), Forestier (1955), Darrigade (1957) et Van Geneugden (1960)

14 juillet 1961 : Bergerac-Périgueux (74,5 kms contre la montre). Transfert depuis Bordeaux. Le départ de ce chrono se situe place Gambetta à Bergerac, pour passer ensuite par Creysse, Mouleydier, Saint-Sauveur, Liorac, Saint-Félix de Villadeix, Sainte-Foy de Longas, Sainte-Alvère, Vergt, Eglise Neuve, Atur et Périgueux (allées Tourny). Sous une pluie battante, Jacques Anquetil peut poursuivre son périple sur Paris en l'emportant devant Charly Gaul à Périgueux.
- C’est la première fois que le Tour fait étape en Dordogne. Dommage que ce 14 juillet s’est passé sous la pluie mais c’est tout de même un français qui a gagné en ce jour de fête nationale.
15 juillet 1961 : Périgueux-Tours (309,5kms). Le départ a lieu face au palais de Justice. Les coureurs se dirigeant sur Sarliac, Coulaures, Lanouaille, quittent la Dordogne à Angoisse. Darrigade dépossédé du maillot vert la veille par Gainche reprend son bien en signant une victoire à Tours. Anquetil est en passe de réussir un doublé.
- Après un rude contre la montre, les coureurs partent de Périgueux pour un périple de 309 kms... Dur dur !!!

TDF 61

30 juin 1963 : Limoges-Bordeaux (231,5 kms). Les coureurs rentrent en Dordogne par Angoisse, pour rejoindre Périgueux par Lanouaille, Excideuil, Coulaures, Sarliac et Antonne. Cap ensuite sur Bordeaux par Saint-Astier, Mussidan, Montpon et Villefranche de Lonchat. Etape rondement menée et succès de Rik Van Looy au vélodrome de Bordeaux. Gilbert Desmet le Belge est en jaune.
- Une nouvelle traversée du peloton dans notre département, mais avec une variante par Lanouaille, Coulaures, Sarliac... puis la RN 21 et la RN 89...
11 juillet 1964 : Bordeaux-Brive (215,5 kms). Passage par Lamothe Montravel, Vélines, Sainte-Foy, Bergerac, Lalinde, Sauvebœuf, Pézuls, Le Bugue, Campagne, Sarlat, Salignac, Chavagnac. Etape endeuillée par l'accident de Port de Couze et victoire d'Edouard Sels le Belge à Brive. Anquetil reste en jaune, à la veille du célèbre duel livré au Puy de Dôme avec Poulidor.
- Une journée noire pour le Tour avec un terrible accident à Port de Couze, où une stèle en bordure de route rappelle aujourd’hui cette tragédie. En dehors de ce fait divers, le Tour longe pour la première fois les rives de notre Dordogne.
20 juillet 1967 : Bordeaux-Limoges (217 kms). Une fois de plus La Roche Chalais constitue la porte d'entrée du Périgord de ce Tour de France. Cap ensuite sur Saint-Aulaye, Ribérac, Tocane, Lisle, Brantôme, Nontron et la côte de Moulin Blanc où le suisse Binggelli grappille des points du meilleur grimpeur (côte de 4° catégorie). Jean Stablinski l'emporte en solitaire dans la cité de la porcelaine. Roger Pingeon conserve le maillot de leader.
- Le trajet choisi est identique à celui de 1960, mais en contre sens.
17 juillet 1969 : Libourne-Brive (192,5 kms) de nouveau 110 kms à travers la Dordogne par le même itinéraire qu'en 1964. Barry Hoban remporte l'étape. Merckx reste en jaune.

étapes 2

16 juillet 1971 : Bordeaux-Poitiers (244 kms). La Roche Chalais et Parcoul commune situées en limite de département sont traversées une fois de plus. Merckx porte le maillot jaune et Jean-Pierre Danguillaume triomphe à Poitiers.
19 juillet 1973 : Sainte-Foy la Grande-Brive (248 kms). Près de 155 kms en Dordogne par Le Fleix, Bourg d'Abren, Bergerac, Lalinde, Pezuls, Le Bugue, Saint-Cyprien, Sarlat, Calviac, Rouffillac et Cazoules. Claude Tollet le français gagne à Brive tandis que Luis Ocana est en jaune.
- Un beau parcours avec un crochet sur les rives de la Vézère.
4 juillet 1975 : Angoulême - Bordeaux (134 kms) Et une fois de plus ce sont La Roche Chalais et Parcoul qui sont les communes bénéficiaires. Barry Hoban gagne à Bordeaux. Le roi Eddy encore en jaune.
15 juillet 1976 : Sainte-Foy-Tulle (219,5 kms). Passage par Le Fleix, Bergerac, Lalinde, Le Buisson, Siorac, Saint-Laurent la Vallée, Castelnaud, Cénac, Carsac, Calviac, Peyrillac et Millac soit 130 kms. Victoire du français Hubert Mathis à Tulle. Lucien Van Impe, solide leader au général.

étapes 3

Danguillaume (1971), Tollet 1973), Hoban (1975) et Mathis (1976)

7 juillet 1977 : Bordeaux-Limoges (225,5 kms) Cette fois le Tour rentre en Dordogne par Saint-Barthélémy de Bellegarde, Echourgnac, Ribérac, Verteillac, Mareuil, Nontron, La Chapelle Verlaine. Jan Raas gagne au sprint et le jaune est porté par Dietrich Thurau.
- Un nouveau parcours qui permet à des villages de la Double de voir le Tour et un échappatoire par la Chapelle Verlaine.
7 juillet 1978 : Saint-Emilion-Sainte-Foy (59 kms contre la montre) avec une vingtaine de kilomètres en Dordogne. Passage à Villefranche de Lonchat, Saint-Méard de Gurçon, Fougeyrolles et Port Sainte-Foy. Succès de Bernard Hinault qui devance Joseph Bruyère (maillot jaune) de 37 secondes.
19 juillet 1985 : Montpon-Limoges (225 kms). Transfert depuis Bordeaux. Contrôle départ place Clémenceau à Montpon. Départ sur la sortie de la ville en direction de Saint-Barthélémy de Bellegarde, Echourgnac, Ribérac, Verteillac, Mareuil, Nontron et direction la Haute-Vienne puis passage aux Trois Cerisiers (commune de Miallet). Le Hollandais Johann Lammerts signe la victoire à Limoges, Hinault en jaune.
- Départ de Montpon l’année de naissance d’un certain Mickaël Delage avec même parcours qu’en 1977.

TDF de Montpon

12 juillet 1987 : Brive-Bordeaux (228 kms). Le Tour rentre en Dordogne par Chavagnac, Paulin, Salignac, Sarlat, Saint-Cyprien, Le Bugue, Pézuls, Lalinde, Bergerac, Sainte-Foy, Saint-Antoine de Breuilh et sortie de notre Périgord à Lamothe Montravel. Journée historique en Dordogne où Sean Kelly abandonne après une chute au carrefour Cénac-La Roque Gageac. L'américain David Phinney gagne à Bordeaux tandis que Martial Gayant est en jaune.
- Le Sud-Est de la Dordogne est visité avec des communes comme Chavagnac, Paulin et Salignac, mais il reste encore des zones où le Tour n’est jamais passé...
20 juillet 1988 : Ruelle-Limoges (93,5 kms). Une incursion de dix kilomètres seulement en Dordogne à travers sa campagne de ses confins situés entre Ecuras et Maisonnais sur Tardoire. Gianni Bugno gagne à Limoges. Ce Tour est marqué par l'affaire Delgado qui blanchi remporte cette édition.

étapes 4

30 juillet 1990 : Castillon-Limoges (182,5 kms). Parcours en Périgord par Villefranche de Lonchat, Montpon, Echourgnac, Ribérac, Tocane, Brantôme, Champagnac, Quinsac, Saint-Pardoux, La Chapelle Verlaine. Guido Bontempi gagne en solitaire à Limoges, Greg Lémond en jaune.
- Un remake de 1985...
10 juillet 1994 : Poitiers-Trélissac (218,5 kms). Rentrée par Piègut, Nontron, Brantôme, Ligueux, Sorges, Savignac, Cubjac et victoire de Bo Hamburger le danois à Trélissac. Johan Museeuw le belge conserve le maillot jaune.
- Après 1961, le Tour revient pour trois jours en Dordogne ! Un moment vraiment inoubliable et baigné par le soleil de juillet qui flaire les vacances... Hamburger vainqueur, un comble au Pays du foie gras...
11 juillet 1994 : Périgueux-Bergerac (64 kms contre la montre). Départ de Périgueux, Atur, Lacropte, Vergt, Lamonzie, Lembras et arrivée à Picquecailloux où Miguel Indurain remporte le chrono et se pare du maillot jaune.
12 juillet 1994 : Bergerac-Cahors (160 kms). Départ Place de la République puis direction Lalinde, Pézuls, Le Bugue, Campagne, Les Eyzies, Sarlat, Carsac et Groléjac.  Jacky Durand arrive en solitaire à Cahors, Indurain reste en jaune.

tdf 94

21 juillet 1995 : Montpon-Limoges (166 kms). Transfert depuis Bordeaux. De Montpon les coureurs traversent Echourgnac, Ribérac, Mareuil et Nontron. En souvenir de Fabio Casartelli, un certain Lance Armstrong gagne à Limoges. Miguel Indurain maillot jaune.
- Pour la deuxième fois, Montpon est ville départ du Tour...

TDF de Montpon

19 juillet 1998 : Brive-Montauban (190 kms). Le Tour effleure l'Est du département en passant par Salignac, Sarlat, Cénac, la côte de Saint-Martial de Nabirat puis direction Salviac. Jacky Durand premier à Montauban. Laurent Desbiens en jaune.
8 juillet 2000 : Limoges-Villeneuve sur Lot (203 kms). Passage par Angoisse, Lanouaille, Hautefort, La Bachellerie, Le Moustier, Le Bugue, Le Buisson, Beaumont, puis direction Villeréal. Erik Dekker le hollandais gagne en solitaire. L'italien Alberto Elli inattendu maillot jaune.
- Une nouvelle brèche avec cette traversée Nord-Sud du département sur la bordure Est du département.
27 juillet 2007 : Cahors-Angoulême (211 kms). Passage par Saint-Martial de Nabirat, Saint-Cyprien, Le Bugue, Périgueux, Mareuil. Victoire de Sandy Casar (FDJ) et Alberto Contador en jaune.
- Première traversée du Tour du Sud-Est du département et par le Nord-Ouest, presque toutes les contrées de notre Dordogne ont été visitées..., mais on souhaiterait revoir le Tour quand même. Vingt-quatre passages dans le département du 24, curieuse coïncidence, qui j’espère ne s’arrêtera pas sur ce nombre...

étapes 5

25 juillet 2014 : Maubourguet-Bergerac. Rentrée en Dordogne par Eymet, Fonroque, Mescoulès, Côte de Monbazillac, Labarde, Bergerac (arrivée Picquecailloux) (208,5 km). Victoire du Lituanien Ramunas Navardauskas (Garmin). L’Italien Vincenzo Nibali reste en jaune.
26 juillet 2014 : Bergerac-Périgueux contre la montre. Bergerac, Lagudal, Béleymas, Villamblard, Manzac, Coursac, Le cerf, côte des Crouchaux, Coulouniex-Chamiers, Périgueux (54 km). Victoire de Tony Martin (Omega Pharma Quick Step), Nibali reste en jaune.
- Première arrivée d’une étape en ligne à Bergerac et nouveau chrono côté ouest de la RN21. Pour son 25° passage en Dordogne, le Tour innove.

TDF 2014

10 juillet 2017 : Venant de Chambéry, le Tour observe une journée de repos en Dordogne.
11 juillet 2017 : Périgueux-Bergerac : par Boulazac, Thenon, Montignac, Les Eyzies, Sarlat, Domme, Saint-Cyprien, Le Buisson, Lalinde, Creysse, Bergerac (soit 178 km). Victoire de l’allemand Marcel Kittel (Quick Step Flors), Christopher Froome (Sky) est maillot jaune.
- Belle étape avec la traversée du Périgord touristique pour son 26° passage. (Lascaux, vallée de la Vézère, Sarlat, vallée de la Dordogne).
12 juillet 2017 : Eymet-Pau (203 km).

mk

mj

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 26 PASSAGES DU TOUR EN DORDOGNE
La mémoire du cyclisme en Dordogne

15 novembre 2020

1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (47° SEMAINE DE LA SAISON)

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

16 au 22 novembre 1970

- Philippe Barreau (CRCL) en super forme enlève le cyclo-cross de Nontron après une longue bagarre entre Dutertre le local et Courtois de Poitiers. Peter (Saint-Junien) et Dubois (Capbreton) prennent la suite du classement.

nontron 70

A Nontron, Barreau récompensé par Mlle Alary

- A Labatut, Serge Dubois (VC Capbreton) s’impose sur ses terres devant son frère Daniel et Peter de Saint-Junien. Bernet champion de France termine 4° suivi par Lopez (Navarrenx).
- Il est annoncé que le 4° Tour international du Limousin se déroulera du 27 avril au 2 mai.
- MM. Morin et de Muer du Bic Guidon Bayonnais ont établi une liste de 22 professionnels pour la saison 1971. On y trouve côté français Campaner, Crepel, Ducreux, Genty, Grosskost, Labourdette, Leblanc, Letort, Novak, Santy et Vasseur. Côté étrangers : Aranzabal, Doyen, Janssen, Mortensen, Ocana, Ronsman, Rosiers, Sohet et Wright. Liberté a été donnée à Bolley, Massey, Hamy et Davaine.

ÉCHOS DE DORDOGNE

Neuvic Gare G1 et C1 70

Les frères Darrin ont marqué de leur empreinte cette saison 70 comme ici à Neuvic

- Palmarès des coureurs du CC Périgourdin, ayant brillamment défendu nos couleurs : Darrin Christian huit victoires, sept places de 2 et deux places de 3. Darrin Gérard : quatre victoires, deux places de 2, trois places de 3. Mespoulède Jean-Claude : trois victoires, quatre places de 2 et huit places de 3, Calmette Jean-Serge : une victoire, huit place de 2 et six places de 3, Mazi Gérard : une victoire, deux places de 2 et une place de 3.
- Assemblée générale du Cyclo-Club Bergeracois où Henri Mortreuil prend la suite de M. Ségurel. Il sera secondé par M. Chimbaud au secrétariat et M. Rampoldi à la trésorerie. Un bureau bien fourni avec MM. Ségurel,  Nouaillant, Sanchez, Dory, Viremouneix, Lécuyer, Puissant.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1970/47° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

5 novembre 2020

MUSSIDAN : LA CROISÉE DES CHEMINS (15° partie)

RCM 1960 indust

- Les courses de trottinettes (ci-dessous) ont occupé une grande place lors des fêtes du Comice de Mussidan. La trottinette bénéficiait à l’époque d’une belle propagande, y compris sur la presse locale où l’on vantait les performances des enfants qui effectuaient plusieurs manches. Celles-ci étaient d’ailleurs considérées comme des étapes, un peu à l’image des grands du Tour de France. La trottinette a donné un sacré coup de pouce à la discipline, bien avant les écoles de vélo. Les compétitions rassemblaient autant de monde que les brevets des jeunes cyclistes. Ci-dessous l’équipe Sud-Ouest en 1963 avec de gauche à droite Rouchaléon (40), Michel Grès (39), Jean-Pierre Grès (38), Jean-Claude Chaussade (37) et Albert Chaussade fils (36).

RCM trotinettes

 - Article précédent : 1968-1969 au RC Mussidan (pour ceux qui veulent se situer dans le contexte, cliquez sur le lien.

La croisée des chemins constitue une expression qui caractérise à plusieurs égards la situation de Mussidan. Au sens propre, elle s'applique au contexte géographique. Postée à la jonction de diverses régions, la ville fait figure de plaque tournante. A l'époque où l'on guerroyait ferme, cela lui valut de jouer un rôle prédominant, mais pas toujours agréable. Puis lorsque les voies routières puis ferrées sillonnèrent le pays, Mussidan prit de l'importance sur le plan économique et touristique.
Au sens figuré, "la croisée des chemins" évoque le moment où à la vie tranquille et paisible de cette région, il devient nécessaire de faire un choix, de prendre une décision, un petit peu comme cela arrive au cours de la vie de chacun.

LA VIE ÉCONOMIQUE CLÉ DE RÉUSSITE
DE LA VIE SPORTIVE A MUSSIDAN

SATM

- Je me garderai bien de prendre la place de la population, des élus et des différentes collectivités pour statuer sur le sort de cette cité, mais il me parait intéressant de coller à la vie associative, ce qu'était Mussidan entre 1950 et 1960, à l'époque où la section cycliste et d’autres associations sportives vivaient des heures glorieuses et où la ville se trouvait effectivement à la croisée des chemins d'un nouveau défi et d'une conjoncture économique nouvelle appelée à évoluer très vite.
- L'ère industrielle de Mussidan dit-on fut ouverte par une fermeture. C'est un jeu de mot qui mérite explication. Vers 1870, Monsieur Seillan importa à Mussidan un procédé d'origine anglaise pour la fabrication de rideaux métalliques en tôle ondulée. C'est à partir de cette période que la ville prit un nouveau visage avec quelques ambitions pour flirter avec la grande industrie qui n'existait pas dans la contrée. La SATM devint en effet une entreprise florissante pour le rideau métallique, que tout le monde a utilisé pour fermer son garage ou sa devanture. Et c'est à Mussidan que ce rideau vit le jour, donnant à la population de solides espérances pour l'avenir. Grand centre à vocation agricole, Mussidan ne possédait pas d'industries et ce rideau dont on voit encore aujourd'hui de nombreux vestiges, a inauguré cette grande euphorie. Le destin de la ville prit un tour nouveau, notamment lorsque l'armée US s'installant en France avait de grands besoins pour ses bases. La SATM comptait alors 175 ouvriers, une croissance vigoureuse, un carnet de commandes bien garni et une main d'œuvre locale satisfaite de trouver un travail.
- La chaussure connue aussi son grand boom, mais à l'époque où un modèle unique suffisait à faire travailler du monde et à permettre à une entreprise de bien tourner. Les établissements ARMA fondés par Monsieur Ardiller sortirent le "kneip". Mais les exigences de la mode imposeront de se tourner vers la diversification des produits qui commenceront à amener une complexité dans la fabrication et dans les chaînes de montage. La SARL ARMA s'adapta à cette organisation, à ces difficultés, à la concurrence du marché jusqu'à compter plus de 120 ouvriers à Mussidan, à la tête desquels Mrs Angouin, Dallies et Manet se donnèrent à fond pour réussir à cette époque dite des années glorieuses.
- Autre fleuron de Mussidan avec la trépointe, spécialité des Ets. MARTIN. La trépointe constituait la partie essentielle de la chaussure. Mais ici aussi la simplification des chaînes de fabrication de chaussures diminuèrent la quantité des trépointes, et monsieur Martin dut se résoudre à tourner son activité en fonction du contexte extérieur et de l'évolution de la fabrique de la chaussure.

MUSSIDAN-tissage-2-copie-1[1]

- Le tissage quant à lui a connu ses heures de gloire à Mussidan. Créés lors de la première guerre mondiale, les Tissages de Gabillou comptent plus de 50 ouvriers, dans deux de ses usines (Sourzac et Saint-Médard) ceci pour soixante-dix corps de tissage (linge de maison, serviettes, draps, nappes, etc. ...). Vers 1960 cette société devint la Société Textile de l'Isle, mais malheureusement, elle ne supporta pas le choc de la révolution industrielle et du marché mondial.
- Autres corps de métier avec les Etablissements Devise fondés en 1871 et spécialisés dans le feutre à pantoufle. Dans les années 60 la société compte 112 ouvriers mais s'oriente vers les couvertures avec une confection originale, riche en couleur et en qualité.
- Le meuble aussi a profité de la matière première de la proche forêt de la Double. Gérard Gras fut le premier maître de cette dynastie fondée en 1895. Durant une époque, 26 ouvriers et compagnons du Tour de France se consacreront à la fabrique des meubles d'équipement dans ses ateliers. Dans le même secteur les Etablissements Ranouil créés en 1926 avec trois ouvriers, continuent à perpétuer la tradition du meuble avec en 1960 un effectif de 26 ouvriers.
- Et que dire de la Société Cirière qui, elle,  se consacrait à la fabrication de cierges et de bougies ? Riche de 30 employés, cette entreprise Mussidanaise traitait ses marchés avec les paroisses de France mais aussi avec les villes religieuses comme Lourdes, Lisieux, etc ... et cela aussi fonctionnait.

RCM

- La vannerie c'est l'art de travailler le rotin. René Rouet tenait un atelier artisanal avec douze ouvriers dont la tâche était variée avec confection de sièges, de lampes de chevet, de porte revues, de huche à pains, de plateaux ou encore de coffre à linge, de sacs et de paniers soit en définitive une petite industrie qui desservait les grands magasins et les boutiques spécialisées.
- Monsieur et madame Francisque exploitaient eux, un cinéma. Et comme parfois les sièges se détérioraient, ce couple se mit à fabriquer quelques exemplaires pour remplacer les manquants de leur salle. Le bouche à oreille ne tarda pas à faire le reste, et c'est ainsi que la production personnelle devint artisanale et prit de l'ampleur, jusqu'au point de s'industrialiser.
- Mussidan on l'a déjà dit a été d'abord un grand centre agricole. Et si en 1960 l'artisanat et la petite industrie connurent l'essor d'après guerre, l'agriculture a conservé toujours une certaine suprématie avec comme fleuron, la culture du tabac.
- Le tabac, exploitation dominante du Mussidanais constituait la ressource familiale essentielle qui répondait aux besoins de la petite propriété. Le tabac représentait 140 planteurs, 270 ha consacrés pour la SEITA et toujours le souci d'améliorer les techniques de culture par l'adoption de nouvelles fumures et le perfectionnement des séchoirs. Les bras familiaux étaient mobilisés pour la récolte ou l'effeuillage et à Mussidan on a longtemps planté, récolté, effeuillé, séché et trié. Depuis plus de 100 ans le tabac occupait la première place des ressources agricoles si bien que le Syndicat des planteurs avait pignon sur rue tout comme le magasin d'achat face à la gare.
- Derrière le tabac aujourd'hui presque abandonné, le maïs et le blé pour nourrir les bêtes à viande ont pris le relais dans la riche vallée de l'Isle. Et notre monde agricole subsiste par l'élevage de veaux blancs, de vaches normandes et des frisonnes. D'ailleurs en 1960 le château de Fournils au domaine de Bassy et l'élevage d’Elie Garaud à Saint-Médard constituaient les références d'une production moderne et performante. Les prairies où abondaient ray-grass et luzerne nourrissaient ce bétail. Mais la ferme c'était aussi l'aviculture, mais uniquement pour ses besoins, sans oublier le marché aux noix et aux châtaignes d'antan qui déplaçait les petits producteurs.
- Et on ne terminera pas sans parler des ressources forestières. Autour de Mussidan on le sait, la forêt occupe une grande place et elle a été bien souvent le bas de laine privilégié pour payer les tracteurs que l'on exposait dans les comices agricoles, véritable rassemblement de ce monde rural, très enraciné et qui a tant marqué la vie du pays et dont la course cycliste honorait ces festivités traditionnelles.

pont

La croisée des chemins débute de ce pont sur l'Isle

- Et dans tout cela que dire de cette époque des années 1960, de cette croisée des chemins ou depuis tout a changé ? Avant hier on traversait la ville de Mussidan pour aller de Périgueux à Bordeaux. Hier on la contournait par une bretelle de route, aujourd’hui avec l'autoroute on l'évite, peut-être pour l'oublier ? De tout temps les gens ont réagi pour s'adapter à de nouvelles situations, à de nouveaux défis car il a fallu survivre et à Mussidan, même lors des heures sombres de la guerre, on n'a jamais failli à son devoir.
- Aujourd'hui la section cycliste du Racing-Club connait et vit un autre contexte. Elle a aussi traversé vents et marées, et 40 ans après, l'essentiel ne se situe t-il pas dans le fait d'occuper toujours le terrain ? Assurément oui, mais à une nouvelle croisée des chemins et des défis encore plus périlleux à surmonter.
- Tout cela bien sur n’a rien à voir avec le cyclisme me direz vous ? Et pourtant, c’est cette situation et cette monographie économique qui ont permis d’une certaine manière au tissu associatif de vivre. Les gens avaient du travail, ils sortaient pour voir les courses et n’hésitaient pas de ce fait d’alimenter les caisses de primes. Quant aux artisans, industriels et commerçants, ils répondaient présents sur les programmes publicitaires des courses du calendrier.

VÉLO DORDOGNE - MUSSIDAN (15) © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : 1970 saison de terrible concurrence
La mémoire du cyclisme en Dordogne

8 novembre 2020

1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (46° SEMAINE DE LA SAISON)

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

9 au 15 novembre 1970

- Belle assemblée générale de l’UV Limousine en présence de Raymond Poulidor qui a dirigé les débats sur le fauteuil du président Germaneau. Le club compte 70 victoires et 500 places dans les dix premiers. Le club compte 167 licenciés dont 121 coureurs parmi lesquels deux professionnels Daunat et Poulidor. Le bureau a été reconduit avec M. Germaneau à la présidence assisté par Roger Texier, Pierre Jourdy et Maurice Boulesteix. Gabriel Bonnet reste secrétaire tout comme Gabriel Mérigaud et Jean Monnerie à la trésorerie.

UVL 70

Les récipiendaires de l’AG de l’UV Limousine

- Au cours de cette deuxième semaine de novembre Jean-Pierre Ditlecadet (CRCL) s’impose à Coutras devant son rival Daniel Dubois (VC Capbreton) alors que Jean-Pierre Barbe (CA Béglais) termine en troisième position. Ce même Dubois prendra sa revanche lors de l’épreuve de Mortiers où il s’impose devant Daniel Dutertre (Talence), Barraud) (CRCL) et Ditlecadet lâché en 4° position, mais devant l’Albigeois Henri Bonnand.
- Assemblée générale de la Dordogne, un comité qui totalise quinze sociétés et organise 261 épreuves. Côté licenciés le Cyclo-Club Périgourdin vire en tête avec 101 licences, suivent ensuite CC Sarlat (36), CC Lindois (34), VC Bergerac (31), UC Nontron (14), etc… Pour les épreuves le Cyclo-Club totalise 87 épreuves. Derrière on retrouve Lalinde (24), UC Nontron (22), CC Belvès (20), Guidon Sarladais, UC Montpon et Pédale Nontron (17). La réunion s’est terminée par la remise de la médaille du Mérite cycliste par M. Chadelles au docteur Moulinier, président du Cyclo-Club Périgourdin.

ccp 70

De gauche à droite MM. Crassat, Doyen, Chazelles et Leygues
et ci-dessous une vue de l’assistance

- L’assemblée générale de l’ESCA a réuni beaucoup de monde à Bosset. L’ESCA connait un grand succès Ufolep. Mais pour la FFC le club compte cinq coureurs, trois victoires, trente quatre places dans les cinq premiers. Bernard Querouilh, André Dugué et Maurice Deffreix sont les portes fanions, sans oublier les jeunes amenés par Roland Guy et Régis Prat. M. Malleville conserve la présidence du club, assisté par Monique Clament au secrétariat et M. Dugué à la trésorerie.

esca

M. Malleville président de l’ESCA au cours de son allocation

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1970/46° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

10 novembre 2020

Vi° BORDEAUX-EYMET : DOUBLÉ DE MICHEL GONZALÈS

LE GIRONDIN BAT BEN BRAHIM AU SPRINT

SASTRES ET MONTHEAU ANIMENT LA COURSE

Eymet le 10 mai - Triomphant au sprint d’un groupe d’une douzaine de coureurs, Michel Gonzalès s’est adjugé le V° Bordeaux-Eymet patronné par "Berger". Certes l’intéressante épreuve qu’organisait encore cette année et avec beaucoup de soins, l’AS Eymet, aurait mérité un lot plus ample que cette trentaine de concurrents qui s’alignèrent au départ. Mais à défaut de quantité, la qualité était largement présente et l’ardeur des compétiteurs, les nombreuses échappées qu’ils signèrent à une cadence accélérée (42 de moyenne après les trois premières heures) firent vite oublier leur nombre restreint.

Bordeaux Eymet 1956

La traversée du peloton dans Eymet

- On ne saurait non plus oublier un Sastres débordant d’activité, qui donna le ton jusqu’à Sainte Foy la Grande, ni la confirmation du jeune espoir Montheau, révélé par la récente "Chalosse" qui donna à l’épreuve sa phase marquante avec une échappée solitaire de près de trois heures. On attendait beaucoup de Bourgougnague, point crucial de cette fin de course pour la décision mais malgré une débauche d’efforts, c’était le sprint et un doublé pour Michel Gonzalès.

- Il était 13h15 lorsque monsieur Lavaud (maire d’Eymet) donna le départ au passage à niveau de la Benauge. En quelques pédalées, la côte de Monrepos était atteinte et fournissait à Alban Gonzalès et Sastres l’occasion d’une première échappée. Aussitôt Georges Dupré et Gourd s’en mêlaient, mais ce quatuor ne pouvait résister au rush de Lesca survenant en tête du peloton. Sastres repartait aussitôt, immédiatement poursuivi par Négroni, Perrin et Grellety. Ces trois hommes devaient toutefois aller jusqu’à Saint-Quentin du Baron pour revoir Sastres, puis rapidement tout rentrait dans l’ordre. A Tizac, nouvelle fugue solitaire cette fois et à l’actif de Lesca. Jusqu’à Saint-Pey d’Armens, rien ne bougeait.

be 11

Quelques animateurs de la classique parmi les partants

- Puis Sastres, une fois encore se portait en avant et rejoignait le champion de France. Ces deux coureurs atteignaient Castillon et la première heure de course (42 km effectués), puis voyaient leur échappée renforcée à Lamothe Montravel par Dihars, Gourd et Chaumont. Ainsi formée, l’échappée devenait dangereuse et les Trochut, Michel et Alban Gonzalès, Montheau, Audibert, Conte et autres Gandin décidaient d’en donner la fin, ce qui se faisait à Réaux.

333

D'autres animateurs du jour

- On notait encore une tentative de Sastres (la quatrième) menée avec Lino Négroni, tentative que André Trochut se chargeait de régler. Et c’était Sainte-Foy la Grande qui était atteinte. Gandin et l’omni-présent Sastres menaient la danse. Sur la route qui mène à La Force, Audibert et Montheau s’évadaient bientôt du peloton et étaient quelque peu aidés par un vent favorable, arrondissant très vite leur avantage pour franchir le haut de La Force, deux minutes avant Gandin et le peloton. Tandis que le peloton perdait momentanément Trochut sur crevaison - car dans un bel effort le Saintais devait revenir avant Couze - les deux fuyards passaient Bergerac ayant encore gagné du terrain. A la sortie de cette ville, Audibert perçait mais il repartait sans avoir été revu et le jeune Montheau qui avait continué seul la route, franchissait Couze 2’30s avant lui.

- En ce lieu, Audibert précédait encore de deux minutes un quatuor qui s’était formé après Bergerac et se composait de Georges DupréLino Négroni, Giovani Gandin et Yves Gourd et le peloton passait encore une bonne minute plus tard soit avec près de cinq minutes de retard sur le valeureux Montheau. C’est dire si l’affaire était sérieuse. Mais Beaumont du Périgord était passé sans changement. Et ce n’est qu’avant Villeréal que le peloton reprenait de son monde. Le quatuor Dupré, Gandin, Gourd, Négroni d’abord, puis Audibert qui reperçait au moment où il était rejoint. Toutefois durant cette période, Montheau n’avait rien perdu de son avance et il passait même Villeréal 5’05" avant le groupe compact fort de quatorze coureurs.

66

- Bientôt les kilomètres commençaient à peser sur les jambes de ce vaillant jeune homme et il atteignait Eymet sous une vibrante ovation très méritée, ses poursuivant n’étaient plus qu’à une minute de lui et Montheau voyait son échappée de 120 kms se terminer aussitôt après. Il y avait maintenant quinze hommes pour le final. La montée de Bourgougnague n’était pas décisive et Ben Brahim passait le premier au sommet devançant Gandin qui enlevait dans ce lieu le classement de grimpeur.

- L’arrivée était maintenant très proche et Ben Brahim, Trochut, Gourd surtout tentaient de se détacher (Trochut, Dihars, Rigon, Gandin et Michel Gonzalès s’étaient même détachés avant l’entrée de Miramont, mais de peu). On notait encore les tentatives de Trochut et Perrin, puis de Gandin, mais c’était Eymet et le sprint sans Perrin qui avait percé. Ben Brahim semblait d’abord l’emporter mais Michel Gonzalès surgissait in-extrémis et le coiffait sur la ligne. Telle furet les péripéties de ce V° Bordeaux-Eymet qui bénéficia d’un grand succès populaire et qu’anima le maître du reportage du cyclisme Robert Monlong.

Bordeaux Eymet 56

Ben Brahim et Gonzalès après leur sprint

Classement : 1. Michel Gonzalès (Girondins de Bordeaux) les 204 km en 5h08’, 2. Mohamed Ben Brahim (Rabat), 3. Joseph Cigano (Asptt Bordeaux), 4. André Trochut (JP Saintes), 5. Gilbert Lalanne (Bruges), 6.  Lino Negroni (VC Nérac), 7. Serge Chaumont (UCD Villeneuve), 8. Daniel Dihars (Asptt Bordeaux), 9. Georges Dupré (Lalinde), 10. André Lesca Guidon Agenais), 11. Giovani Gandin (UCD Villeneuve), 12. Louis Rigon (AS Miremont), 13. Settino Perrin (UCD Villeneuve), 14. Yves Gourd (AS Eymet), 15. Montheau (VC Nérac).
Classement grimpeur : 1. Giovani Gandin  (UCD Villeneuve) 10 pts, 2. Montheau (Nérac) et Edouard Audibert (Lalinde)  8 pts, 3. Mohamed Ben Brahim (Rabat) 6 pts, 4. Michel Gonzalès (Girondins) 4 pts, 5. Sastres (VC Barsac) 3 pts, 6. Lino Négroni (VC Nérac) 2 pts, 7. Grellety (Villefranche)  1 pt.
Prix Mullard (épreuve des jeunes: 1. Grossoleil (CC Bergerac), 2. Moïse Bodin (VC. Villefranche), 3. Dory (CC. Bergerac), 4. Picaloro, 5. Courtine (CC. Lalinde).

CF

Liens sur Bordeaux-Eymet :
- Photo arrivée en 1952.
- Photo et reportage édition 1959.
- Reportage 5° Bordeaux-Eymet en 1955.

VÉLO DORDOGNE - VI° BORDEAUX-EYMET © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

13 novembre 2020

15/07/1961 : PÉRIGUEUX VILLE DÉPART DU TOUR DE FRANCE

DÉPART D’UNE ÉTAPE MARATHON DE 310 KMS

Pgx 1961

Valentin Huot le régional de l'étape avant le départ bavarde avec ses amis

- La pluie s’était calmée et il fallait être bien matinal pour revoir les coureurs massés au cours Montaigne. Le contrôle des signatures était ouvert à 7h00 devant le palais de justice, pour un départ prévu à 8h06 ! C’était d’une précision particulière, mais c’était ainsi, car après tout les coureurs avaient 310 kms à se farcir, la veille de l’arrivée au Parc des Princes. Rien de spécial à ajouter si ce n’est que Jean Gainche, le plus poli avec les Périgourdins, perdait son maillot vert après le succès de Darrigade à Tours.
- L’Itinéraire : Périgueux-Tours (309,5kms). Le départ a lieu face au palais de justice. Cours Montaigne, place Bugeaud, place Francheville, cours Fénelon, boulevard Georges Saumande. Les coureurs se dirigeant ensuite sur Sarliac, Coulaures, Lanouaille, quittent la Dordogne à Angoisse.

Pgx 1961

Les coureurs au départ d'une étape marathon à Périgueux

Deux objectifs majeurs lors de cette étape

61_tour[1]

- Un marathon de 309 km pour aboutir à un sprint massif sur la piste en cendrée du stade de Grammont à Tours. Logique puisque les équipes de France et d’Italie avaient un but en commun : faire gagner Darrigade de façon à ce qu’il récupère les 5 points de retard sur Jean Gainche (Ouest- Sud-Ouest) dans la course au maillot vert pour les uns. Faire entrer Carlesi dans les 2 premiers de l’étape de manière à ce qu’il empoche les 30" de bonifications et dépasse Gaul à la 2ème place du général pour les autres.
- Darrigade remplit le sien.
- Zamboni étire le peloton pour le compte de son leader Carlesi, bien accroché à sa roue. Aux 300 mètres, Darrigade passe en tête malgré l’opposition de Van Aerde et de Gainche. A l’extérieur, dans le virage, un bolide rouge fait son apparition : Bernard Viot (Paris/Nord-Est). Ce dernier vient s’intercaler entre le dacquois qui remporte sa 4ème victoire sur ce Tour et récupère son maillot et Carlesi qui se fait ainsi souffler la 2ème place qu’il convoitait. Gainche ne se classe que 4ème, mauvaise opération pour lui.
NOTA : A noter que le lendemain Carlési roulera à fond jusqu’au Parc des Princes. Les temps étant pris à l’entrée du vélodrome, il détenait à ce moment là six secondes d’avance sur Gaul. Comme il n’avait que quatre secondes de retard avec lui, c’est ainsi et par cette astuce qu’il a conquis sa deuxième place au général le jour de l’arrivée.

arrivée

Darrigade l'emporte à Tours devant Bernard Viot
A gauche Jean gainche 4° est battu, Carlési est caché par Viot

Classement : 1. André Darrigade (Fra) en 8h35’59", 2. Bernard Viot (Fra), 3. Guido Carlési (Ita), 4. Jean Gainche (Ouest/SO), 5. Guy Ignolin (Ouest/SO), 6. Michel Van Aerde (Bel), 7. Armando Pellegrini (Ita), 8. Vicente Iturat (Esp), 9. Frans Aerenhouts (Bel), 10. Piet Damen (Hol), tous m.tps, etc...
Classement général : 1. Jacques Anquetil (Fra 115h30’46", 2. Charly Gaul (Lux) à 10’02", 3. Guido Carlési (Ita) à 10’06", 4. Hans Junkermann (All) à 13’55", 4. Fernando Manzanèque (Esp) à 14’13", 6. Imério Massignan (Ita) à 15’29", 7. José Pérez-Francès (Esp) à 18’27", 8. Jean Dotto (Centre-Midi) à 19’30", 9. Jan Adrienssens (Bel) à 25’51", 10. Eddy Pauwels (Bel) à 26’27, etc...

 RÈTRO VÉLO DORDOGNE - PÉRIGUEUX VILLE DÉPART DU TOUR DE FRANCE
© BERNARD PECCABIN - La mémoire du cyclisme en Dordogne

26 novembre 2020

TOUR DE FRANCE 1994 EN DORDOGNE

TOUR DE FRANCE EN PÉRIGORD : TROIS JOURS DE FOLIE

Les Eyzies-Sarlat

123929088[1]

POITIERS-TRÉLISSAC LE 10 JUILLET 1994

Venant de Poitiers, le TDF rentre en Dordogne

Le Tour de France rentre en Dordogne par Champniers-Reilhac

1994 entre Poitiers et Trélissac

Le Tour pénètre en Périgord

Parcours Poitiers-Trélissac (218 km) : 11h28 (Vienne) : D741 Poitiers (km 0) - Smarves (km 5) - Roches-Prémarie-Andillé (km 8) - La Villedieu-du-Clain (km 12) - Gençay (km 21) - Saint-Martin-L'Ars (km 43) - Pressac (km 55) - (Charente) : Confolens (km 68) - Chirac (km 82) - Chabanais (km 88.5) - Chassenon (km 94) - (Haute-Vienne) : D54 Rochechouart (km 99.5) - D675 Vayres (km 108-ravitaillement) - Saint-Mathieu (km 116.5) - (Dordogne) : Champniers-et-Reilhac (km 121.5) - Pluviers (km 128-sprint) - Augignac (km 132) - Nontron (km 139) - Saint-Martial-de-Valette (km 143) - Côte de Chez Yonnet (km 146-GPM4) - D939 Brantôme (km 163) - D3 Côte de la Chapelle-Notre-Dame (km 174-GPM4) - Saint-Front-d'Alemps (km 179) - Ligueux (km 182.5) - D68 Sorges (km 186.5) - D705 Savignac-les-Églises (km 193.5) - D68 Cubjac (km 200) - D5 Le Change (km 206-sprint) - Bassillac (km 212) - D5E entrée Trélissac (km 216) - Trélissac (km 218.5).

Ligueux

Leblanc, Camargo, Hamburger et Aldag échappés du côté de Ligueux

- Le 1er sprint de bonification du km 12 est remporté par Gianluca Bortolami devant Museeuw. Sur la lancée du sprint, Durand s'isole sur une dizaine de kilomètres mais le peloton ne le laisse pas faire. Après une pause de la course pendant une cinquantaine de kilomètres, Durand fait une 2ème tentative au km 75 avec De Clercq dans sa roue, sans succès. Les tentatives de sortie se multiplient sur ce parcours vallonné.

Cubjac

Passage du peloton du côté de Cubjac

- Au km 106, Luc Leblanc parvient à sortir au milieu de la bagarre en compagnie de Camargo, Hamburger & Aldag. Aldag et Leblanc sont les mieux placés au classement (Leblanc à 3'20"). Museeuw et Abdoujaparov partent en contre-attaque mais Museeuw ne relaie pas et ils sont repris par le peloton. Les échappés ont alors le champ libre. Au km 128, Leblanc passe en tête le sprint intermédiaire. L'écart grandit jusqu'à 8'10" au km 155, favorisé aussi par une chute dans le peloton qui met à terre, outre le maillot jaune, Martinelli qui finira hors-délais. Ce sont les Mapei de Rominger qui prennent les choses en main.

Bassillac

Traversée de Bassillac par le peloton qui cherche à limiter les écarts

- A partir de Brantôme (km 160), d'autres équipes prennent la place des Mapei comme les Wordperfect ou les Banesto. A 25 km du but, l'avance des échappés est encore de 5'25" puis 5'17" aux 20 km. Ce n'est que lorsque les GB-MG s'y mettent enfin que l'écart diminue plus sérieusement et que le maillot jaune de Museeuw est sauvé. Aldag passe en tête au sprint du km 206 à 12,5 bornes de l'arrivée. Hamburger démarre en vue de la banderole d'arrivée et gagne l'étape. Ni Aldag, ni Leblanc ne pourront prendre le maillot jaune puisque le peloton est réglé par Magnien à 2'16".

1994 Trélissac les deux premiers

La lutte entre Hamburger et Camargo dans la périphérie de Trélissac

TDF 1994

Bo Hamburger vainqueur à Trélissac, pays du foie gras

Le classement de l'étape à Trélissac : 1. Bo Hamburger (TVM/Dan) en 5h09'27" (moy : 42.365 km/h), 2. Angel Yesid Camargo (Col) à 1", 3. Rolf Aldag (All) à 5", 4. Luc Leblanc (Fra), 5. Emmanuel Magnien (Fra) à 2'16", 6. Jan Svorada (Svq), 7. Djamolidine Abdoujaparov (Ouz), 8. Silvio Martinello (Ita), 9. Nicola Minali (Ita), 10. Gianluca Bortolami (Ita), etc...

1994 Trélissac

Le peloton à la poursuite des échappées près de Trélissac

public Trélissac

Public à Trélissac au milieu des coureurs

Classement général : 1. Johan Museeuw (Bel), 2. Gianluca Bortolami (Ita) à 5", 3. Sean Yates (Gbr) à 10".

Trélissac Hamburger

Yves Guéna avec Bo Hamburger vainqueur

PÉRIGUEUX-BERGERAC CONTRE LA MONTRE LE 11 JUILLET

Périgueux 1994

33 années après son passage en 1961, le Tour revient à Périgeux ville étape

- L'évènement clé de cette saison 1994 à Bergerac, c'est le passage du Tour de France. Pour la première fois, Bergerac est ville arrivée et ville départ du Tour de France. Sur les 64 kms reliant Périgueux à Bergerac, le chrono est remporté par Miguel Indurain qui prend du même coup le maillot jaune au Belge Johan Museeuw.

Périgueux-Mataguère 94

Passage du chrono place Francheville près de la Tour Mataguère

Atur haut de côte

Atur (haut de côte) la foule avec en médaillon Johan Museeuw maillot jaune

CLM Indurain

Départ de Miguel Indurain pour 64 kms

- Sous le soleil, Indurain a démontré toute sa puissance en emmenant un développement de 9,80 mètres, grâce à un braquet monstrueux de 55 x 12 sur la totalité du parcours. D'ailleurs ce 35° maillot conquis en ce lundi 11 juillet, restera sa propriété jusqu'à l'arrivée à Paris. Mais au delà de la performance du Navarrais, signalons la belle organisation de notre Périgord et l'accueil remarquable réservé aux acteurs de cette grande boucle. Ce fut une belle fête, la plus importante que notre Périgord ait connu en matière de cyclisme, avec trois jours inoubliables.

Leblanc

Luc Leblanc dans Marsaneix

Rappel du parcours Périgueux-Bergerac
1
1 juillet 1994 : Périgueux-Bergerac (64 kms contre la montre). Départ de Périgueux (boulevard Montaigne), Atur, Vergt, Saint-Georges de Montclard, Lamonzie-Montastruc, Lembras et arrivée à Picquecailloux.

Boardman

Chris Boardman recordman du monde de l'heure à Marsaneix

Indurain remet les pendules à l’heure.
Il avait été battu 2 fois en contre-la-montre sur le Giro (par le russe Berzin).
Certains en concluaient qu’il était sur le déclin.
Miguel Indurain a frappé aussi fort que les autres années.
Le parcours, long de 64 km, était parsemé de longues montées pas bien raides. Le soleil était au rendez-vous (40°). Tout cela convenait idéalement à l’espagnol, adepte des grands braquets (54x12). Après 15 km de course, il avait déjà creusé un écart de 55’’ sur son grand rival, Tony Rominger. Il était parti extrêmement vite.
-Au bout de 16 km, il avait rattrapé le champion du monde Lance Armstrong (tiens, tiens...) parti 2’ avant lui (l’américain terminera 13ème à 6’23’’). Finalement, à la vitesse moyenne de 50,539 km/h, Indurain a laissé son dauphin, Rominger à 2’, tous les autres à plus de 4’.

Lembras

Traversée de Lembras et du vignoble du Pécharmant

Tony Rominger limite les dégâts. Le suisse est le seul à ne pas avoir complètement sombré. Avec 2’28’’ de retard au classement général, il a deux fois moins de temps à rattraper sur l’espagnol que l’année dernière au moment d’aborder la montagne. Il s’estime donc relativement satisfait de ses prestations.
Grande performance collective des Castorama. Cyrille Guimard, le directeur sportif des Castorama, peut être fier de ses hommes. Armand De Las Cuevas, 2ème en 1992 à 3’ d’Indurain, s’est classé cette année 3ème à 4’22’’. Un peu en régression. Pas mal quand même. Thierry Marie (4ème) et Thomas Davy (7ème dès sa 1ère participation à un Tour de France) ont été admirables.

TDF 1994

Michel Manet maire de Bergerac avec Indurain nouveau maillot jaune

Les battus / Chiappucci est relégué à 8’, Zülle à 9’, Bugno à 10’37’’, Pantani à 10’59’’.
Quant à Johan Museeuw, le maillot jaune, il ne se faisait guère d’illusions. Sa performance a cependant été tout à fait acceptable : 18ème à 7’16’’. Museeuw participera encore à quatre Tours de France mais ce sera son dernier fait d’armes. Il se consacrera plus sérieusement, et avec quel bonheur, aux classiques (3 Paris - Roubaix et 3 Tours des Flandres entre autres) et aux championnats du monde (vainqueur en 1996).

Prix du veau szous la mère à Th

Prix du veau sous la mère attribué à Thierry Marie (4°) en présence de Valentin Huot

Le classement de l'étape à Bergerac : 1. Indurain Miguel (Banesto/Espagne) les 64 kms en 1h15'58s, 2. Tony Rominger (Suisse) à 2'00s, 3. Armand de Las Cuevas (France) à 4'22s, 4. Thierry Marie (France) à 4'45s, 5. Chris Boardman (GB) à 5'27s, 6. Bjorn Riis (Danemark) à 5'33s, 7. Thomas Davy (Fr.) à 5'35s, 8. Abraham Olano (Esp) à 5'45s, 9. Arturas Kasputis (Lituanie) à 6'01s, 10. Piotr Ugrumov (Lettonie) à 6'04s, etc...
Classement général après le chrono : 1. Miguel Indurain (Esp), 2. Tony Rominger (Sui) à 2'28", 3. Armand De las Cuevas (Fra) à 4'40".

Massimo Ghirotto meilleur nez

On est au pays de Cyrano et Massimo Ghirotto est élu
meilleur nez du peloton

BERGERAC-CAHORS LE 12 JUILLET

1994 TDF

Michel Manet sénateur maire avec Bernard Hinault va libérer le peloton

- Le lendemain Bergerac remet les petits plats dans les grands, avec le départ de la 10° étape en direction de Cahors. Une belle journée encore sur les rives de notre Dordogne qui verra Jacky Durand l'emporter dans la préfecture du Lot.

Bergerac 94

Dans les rues de Bergerac, le peloton prend la direction de Cahors

12 juillet 1994 : Bergerac-Cahors (160 kms). Départ Place de la République puis direction Lalinde, Pézuls, Le Bugue, Campagne, Les Eyzies, Sarlat, Carsac et Groléjac. Jacky Durand arrive en solitaire à Cahors, Indurain reste en jaune.
Jacky Durand toujours à l’attaque.

Durand

Jacky Durand le champion de France échappé avec
Serpellini (Lampre) et Bortolami (Mapei) - manque Hodge (Festina)

Dès le 8ème km, Jacky Durand tente à nouveau sa chance. S’il arrive au bout, il aura parcouru, depuis le début du Tour, 300,5 km devant le peloton. Cette fois, il se fait accompagner par Hodge, Serpellini et, surtout, Gianluca Bortolami, 4ème du classement général à 5’47’’ d’Indurain. Les Banesto ne peuvent pas laisser l’italien prendre trop d’avance. Ils contrôlent donc les opérations (4’50’’ d’avance maximale).

carrefour aménagé de Port de Couze

Carrefour de Port de Couze, là où s'est déroulée
la plus grande tragédie de l'histoire du Tour en 1964.

1ère victoire française sur ce Tour

Périphérie de Lalinde 1994

Peloton étiré le long du canal de Lalinde

- A une dizaine de kilomètres de Cahors, un ennui mécanique retarde Bortolami. Durand en profite pour passer à l’attaque à 8 km du but. Il n’est plus inquiété et triomphe en solitaire.

Campagne

Devant le château de Campagne près du Bugue

- Arrivent près d’une minute après lui ses 3 compagnons rejoints par Henn qui était parti en contre-attaque à 45 km de Cahors (avec Colotti et Chiesa). Le champion de France gagne sur le Tour. Cela faisait 10 ans que le champion de France en titre n’avait plus levé les bras en passant une ligne d’arrivée d’une étape du Tour. Le dernier en date s’appelait Laurent Fignon, son directeur sportif, Cyrille Guimard. Cette année encore, Guimard conduit les rênes de l’équipe Castorama et c’est de loin la formation la plus performante. Quant à "Dudu", le très populaire lavallois, il ajoute encore une ligne à son brillant palmarès : champion de France 1993 et 1994, cette victoire sur le Tour (il récidivera en 1995 et 1998) "ne sera jamais plus belle que le Tour des Flandres" (1992). "Je me demande toujours comment j’ai fait pour le gagner", affirme-t-il. Comme d’habitude, en partant 200 km avant l’arrivée, pardi !

les autorités conduits par Michaud

Bernard Cazeau, Francis Colbac avec Bernard Hinault
et conduits par l'ancien pro Jacques Michaud

Le classement de l'étape à Cahors : 1. Jacky Durand (Fra) en 3h38'11", 2. Marco Serpellini (Ita) à 55", 3. Stephen Hodge (Aus) à 59", 4. Gianluca Bortolami (Ita), 5. Christian Henn (All), 6. Jean-Claude Colotti (Fra) à 1'03", 7. Mario Chiesa (Ita) à 1'18", 8. Djamolidine Abdoujaparov (Ouz) à 1'55", 9. Jan Svorada (Svq), 10. Silvio Martinello (Ita), etc...
Classement général : 1. Miguel Indurain (Esp), 2. Tony Rominger (Sui) à 2'28", 3. Gianluca Bortolami (Ita) à 4'37".

Groléjac

Traversée de Groléjac, bye bye la Dordogne...

les lauréats des 3 jours

Bo Hamburger, Miguel Indurain et Jacky Durand les vainqueurs d'étapes

VÉLO DORDOGNE - TOUR DE FRANCE 1994 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

21 août 2021

BERGERAC (Courses cyclistes)

PORTAIL DES COURSES COURUES A BERGERAC

 ET DANS SES DEUX CANTONS

Bergerac

- Vous trouverez ici le répertoire des courses courues dans Bergerac et ses deux cantons. Pour atteindre la première publication, cliquez sur ce lien. A chaque fin de publication, au nombre de onze, vous trouverez le lien pour aller sur la suivante... Cette page d’accès avec son sommaire se trouvera désormais dans la catégorie "MES DOSSIERS" colonne de gauche de la page d’accueil.

- Bergerac 1883-1947.
- Bergerac (palmarès de 1948 à 1952)
- 
Bergerac (palmarès de 1952 à 1955)
-
Bergerac (palmarès de 1956 à 1961)
-
Bergerac (palmarès de 1962 à 1967)
-
Bergerac (palmarès de 1968 à 1976).
- Bergerac (palmarès de 1977 à 1985)
-
Bergerac (palmarès de 1986 à 1993)
-
Bergerac (palmarès de 1994 à 1999)
-
Bergerac (palmarès de 2000 à 2005)
-
Bergerac (palmarès de 2006 à 2020)

Reines du vélo en 36

Le vélo a pignon sur rue depuis fort longtemps à Bergerac
comme en témoigne ces reines du vélo élues en 1936

- Communes des cantons de Bergerac (courses disparues)

- Saint-Laurent des Vignes.
- Saint-Nexans.
- Cours de Pile.
- Saint-Germain et Mons.
- Mouleydier.
- Saint-Sauveur de Bergerac.
- Creysse.
- Lembras.
- Queyssac.
- Lamonzie-Montastruc.

- Tout sur les passages du Tour de France.
- Périgueux-Bergerac en images (Tour de France 2017).
- Le Tour de France 2017.
- Tour de France 2017 à Bergerac.
- La Saga des Arquey.
- Valentin Huot ancien de l’US Bergerac.
- Pierre-Raymond Villemiane (portrait et palmarès).
- Décès de Valentin Huot ancien de l’US Bergerac en 2017.
- Décès de Patrick Delmonteil (décembre 2017).
- Quentin Pacher au GP de la Marseillaise.
- Palmarès de Quentin Pacher.
- Tour de France 2020 de Pacher.
- Tour de France 2020 de Pacher (suite).
- Quentin Pacher au Tour de France 2021.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - COURSES IN BERGERAC ET SES 2 CANTONS
La mémoire du cyclisme en Dordogne et pour voir des photos du cyclisme d'hier
Cliquez sur https://www.facebook.com/bernard.peccabin/

30 octobre 2020

MUSSIDAN : LE RACING CLUB (1968-1969)

LA FIN DES ANNÉES SIXTIES

Le Pizou 1968

 Jacques Martin au Pizou en 1968 lors d'une épreuve
remportée par Van Lerberghe de Créteil

- Article précédent : 1966-1967 au RC Mussidan (pour ceux qui veulent se situer dans le contexte, cliquez sur le lien).

- Les années 60 arrivent à leur fin. Tout bouge, tout change. Soudain ça gronde, ça explose. Et 1968 restera l'année de toutes les folies, de tous les dangers, de tous les excès. A travers le monde les mouvements étudiants font parler d'eux et c'est en France que la crise sera la plus grave en cette fin de printemps. C'est parti de la faculté de Nanterre, avec le mouvement de Cohn-Bendit. Les barricades surgissent, le monde ouvrier suit, la France fait du surplace et il faudra attendre le mois de juin pour que tout rentre dans l'ordre. A Mussidan, on ne peut pas dire que la reprise de la saison 1968 se soit faite avec une certaine sérénité. Il existait un contentieux, et on avait l'impression de traîner ce boulet depuis la fin de la saison 1966, celle qui fut pourtant si exemplaire sur le plan des coureurs, des sportifs et des organisations. Curieusement quelques uns des coureurs démissionnaires reprennent une licence, mais la lassitude pèse lourdement, mis à part la volonté farouche d’Henri Martin qui se dévoue sans compter, pour maintenir le navire à flots. Il n'existe plus que treize épreuves au calendrier du bon vieux Racing, après que le Vélo-Club Bergeracois de Jean-Marie Defix se soit emparé de l'organisation du Prix de Douzillac. Mais la situation persiste avec l'UC. Montpon qui prend la direction des deux épreuves de Saint-Michel de Double et il faut boire le calice jusqu'à la lie lorsque l'US. Coutrillonne ressert le potage en organisant à Saint-Front de Pradoux puis encore avec ce Monsieur Defix qui mettra sur pied l'épreuve de Bourgnac. La foi, la passion et le dynamisme manquent, d'ailleurs les bals du temps jadis destinés à faire fructifier la caisse du trésorier sont aux abonnés absents. L'édifice du Racing est dans une situation délicate, mais dans la presse aucun malaise ou aucun signe ne nous annonce cette supposée déroute. D'autant plus que le 14 juillet permet à la population Mussidanaise de revoir les grands coureurs comme par le passé, ce qui peut faire taire certaines langues prédisant la fin du Racing ! Le circuit de la gare est choisi pour ce 14 juillet avec au micro l'ami Delord et la traditionnelle remise des dossards chez Lily. Mais le plus gros succès à l'actif du club reste bien le Prix des rameaux du 17 mars avec 154 coureurs au départ, du jamais vu à Mussidan (ou presque) et la victoire de Bernard Bourreau, celui qui deviendra un jour professionnel. Licencié au CA. Civray, couronné en cette fin de saison Champion de France junior, Bourreau représentait la référence ! Le club organise de même le Pas Dunlop départemental (avec l'arrivée en haut du Bost) et pour cette saison on accueille à plusieurs reprises Bernard Sautier et Marcel Counord, des dirigeants issus d'autres formations mais qui sont venus pour offrir leurs services au club. Le prix du comice lui ne se fera pas. Et là encore une preuve de difficultés pouvait être imaginée, d'autant plus que depuis la libération c'est la première fois que le vélo se trouve absent de ces traditionnelles fêtes à vocation rurale du canton. Le 10 novembre 1968 la Dordogne organise son assemblée générale à Périgueux. Placée sous la présidence de M. Leygues, cette assemblée se fit remarquée par l'absence des délégués du Racing-Club. On retiendra pour l'anecdote, que ce jour là un examen de commissaire "B" fut organisé et parmi les reçus on pouvait lire le nom d'un certain Yves Perpignan.
LE BUREAU DU RCM POUR 1968 (Réunion du bureau décembre 1967) : Présidents d'honneur : M. Gerbeaud (conseiller général), Président actif : M. Pierre Lochin, Vice-Présidents : MM. Andrieu et Gérard Gras, Secrétaire: M. Henri Martin - adjoint : M. Tenant, Trésorier : M. Pierre Daillens - adjoint : M. Mirailles, Membres : MM. Thouron, Laporte, Lagrange, Baylac, Relave, Queyrou.

mutel

Le prix des rameaux en 68 connut un succès sans précédent avec 154 coureurs au départ
sous les ordres du starter, le docteur Mutel. A gauche, le vice-président Daillens

- Toujours du côté de la Dordogne, Saussignac occupe la une des critériums, avec un comité d'organisation impressionnant qui coopérait avec l'EC. Foyenne désormais présidée par René Bonnet. Après Anquetil (1964), Jan Janssen (1965), Simpson (1966), Gimondi (1967), c'est Raymond Poulidor qui devient le cinquième lauréat de cette course où excelle le speaker Louis Chassaigne qui avait fait venir Léon Zitrone pour commenter en duplex, tout un programme !
COUREURS LICENCIES AU RACING EN 1968 : Gérard Mirailles, Jacques Martin, Bernard Demouret, François Lotterie, Michel Roulhac, Jean-Louis Moreau, Cluzeau, Dumatras, Patrick Martin.
- Côté résultats quelques victoires avec Jacques Martin qui d'ailleurs accède à la 2° catégorie en fin de saison, après sa victoire écrasante de supériorité acquise sur le circuit de Beauronne. Une fin de saison qui voit l'accession d’André Chadelle à la présidence du Comité d'Aquitaine alors que la Dordogne est représentée au comité directeur par René Leygues et par le Ribéracois François Crassat. René Leygues lâche du lest en abandonnant la présidence du CC. Périgourdin au Docteur André Moulinier. Au secrétariat de l'Aquitaine Jack Doyen continue de siéger alors que Georges Bousquet, délégué des Landes passe trésorier général. Tout devient difficile, car en novembre, le journal "l'athlète" disparaît de la circulation et désormais je sais qu'à partir de maintenant, il me sera plus difficile de retrouver les traces du passé du Racing-Club. Bien sûr, depuis le départ d'Albert Chaussade, il n'y avait plus d'articles sur ce journal, mais il constituait tout de même un point de repaire pour situer ce cyclisme de proximité, ne serait-ce qu'au travers de la rubrique des annonces de courses ?
LES COURSES EN FRANCE, DE 1965 à 1967 : Un champion sur le départ, un autre dans l'antichambre de la gloire, en ces années-là le cycle naturel est respecté : Jacques Anquetil ne va pas tarder à laisser sa place à Eddy Merckx. Mais 1967 n'est pas seulement l'année où le destin des deux hommes se croisent. 1967 est aussi l'année de la mort du coureur britannique Tom Simpson sur la route du Tour de France. Or, en ces circonstances pathétiques on se situe cette fois très loin d'un quelconque cycle naturel, très loin du sport dans la pure acception du terme. Tom Simpson est mort le 13 juillet 1967 dans l'ascension du Mont-Ventoux par une chaleur caniculaire et dans un paysage lunaire. Ce fut une lente agonie. Il commença par zigzaguer sur toute la largeur de la route, chuta une première fois. On le remit en selle. Puis il chuta encore, trois cents mètres plus loin, cette fois définitivement. L'équipe médicale du Tour tenta en vain de la réanimer : Simpson venait de mourir sur un lit de gravillon dans une ornière. Mort d'un collapsus cardiaque – ce fut le premier diagnostic -, mort du dopage en clair, car l'on découvrit des cachets dans les poches de son maillot et l'autopsie révéla qu'il était au moment de l'accident sous l'emprise d'une forte dose d'amphétamines. La fin dramatique de Tom Simpson mettait brutalement en évidence un mal qui de longue date rongeait le sport cycliste : le dopage. On se rappelait d'un seul coup que Malléjac et Van Cenechten, quelques années plus tôt, avaient frôlé la mort, toujours dans le Mont-Ventoux, dans des circonstances analogues, et le souvenir de la triste disparition de Coppi ne parvenait plus à s'estomper.
Deux mois après le décès de Simpson, Jacques Anquetil battait le record de l'heure au Vigorelli de Milan. Il refusait ensuite de se soumettre au contrôle anti-dopage provoquant ainsi une brûlante polémique et la non-homologation de sa performance. Cet épisode douteux n'allait pas contribuer à clarifier l'un des combats les plus incertains du cyclisme et, plus généralement, du sport moderne.

1968 Duteil

Patrick Duteil vainqueur du prix des rameaux à Mussidan en 1968

- Le 15 décembre 1968 le Racing tient son assemblée générale annuelle. Un bureau est formé et on enregistre deux nouveautés : l'arrivée de M. Bartolo comme directeur sportif et celle de M. Dugué chargé de s'occuper des jeunes. A part çà rien ne semble filtrer de cette réunion et désormais à Mussidan et à cette époque, le seul événement qui mérite une considération, c'est la mise en automatique du téléphone, qui constitue une révolution technique dont Yves Guéna le ministre des PTT est à l'origine.

LES ORGANISATIONS DU RC MUSSIDAN EN 1968

Premier Pas Dunlop à Mussidan (31 mars).
1° Francis Galy (CC. Sarlat), 2° Marcel Jolivet (Guidon Sarladais), 3° Gérard Gay (VC. Bergerac), 4° Demortier (Bergerac), 5° Christian Malavergne (Nontron), 6° Moreau (RC. Mussidan), etc
Prix du Printemps à Mussidan (1° mai).
1° Patrick Duteil (Bordeaux Vélo-Club), 2° Macalli (UCD. Villeneuve), 3° Lionel Sallat (Nontron), 4° Berthomé (La Couronne), 5° Buffière (Nontron), 6° Barbason (UCD. Villeneuve), 7° Novella (Sainte-Livrade), 8° Contiero (Cenon), 9° Marache (Périgueux), 10° Serge Besse (Nontron).
Saint-Médard de Mussidan (10 juin).
1° Régis Royère (CC. Lindois), 2° Jolivet (CC. Périgueux), 3° Richard Semon (EC. Foyenne), 4° Eyboulet (EC. Foyenne), 5° Boyer (CC. Belvès), 6° Biale (Bergerac), 7° Mazeau (EC. Foyenne), 8° Gueybaud (VC. Bergerac), 9° Dazat (CC. Lindois), 10° Clot (Ambarès).

 

1968

Quelques vainqueurs en 68 avec de gauche à droite Galy, Duteil, Royère, Biale et Martin

A Mussidan (14 juillet).
1° Michel Fédrigo (Tonneins), 2° Laggia (Levallois), 3° Sautier (CRC.Limousin), 4° Jospin (Tonneins), 5° Rambaud (Agen), 6° de Nadaï (Charenton), 7° Bérano (Girondins de Bordeaux), 8° Chassagne (Limoges), 9° Dubéros (Fontenay), 10° Tonini (Langon), 11° Brelaud (UCD. Villeneuve), 12° Besse (Bon-Encontre).
A Saint-Etienne de Puycorbier (4 août).
1° Michel Pitard (US. Pons), 2° Martin (RC. Mussidan), 3° Boisdon (La Couronne), 4° Dutertre (Agen), 5° Christian Arquey (VC. Bergerac), 6° Raffin (Ribérac), 7° Dagot (Montpon), 8° Meunier (Bourges), 9° Brusson (Montpon), 10° Fredou (Bergerac).
Prix des fêtes de Chantérac (4 août)
1° Patrick Duteil (Bordeaux VC), 2° Sallat (Nontron), 3° Besse (Nontron), 4° Couderc (Mérignac), 5° Durieux (Périgueux), 6° Poucet (Montpon), 7° Ouvradou (Bergerac), 8° Hottelet (EC.Foyenne), 9° Munaritz (Monségur), 10° Bourdin (EC. Foyenne).
Prix de Eglise Neuve d'Issac (4 août).
1° Christian Biale (Bergerac), 2° Boucher (Lalinde), 3° Lécuyer (Lalinde), 4° Dazat (Lalinde), 5° Moreau (RC. Mussidan), 6° Semon (EC. Foyenne), 7° Valèze (Limoges), 8° Pinel (Bergerac), 9° Vieilleville (Coutras), 10° Machaud (Lalinde).
A Saint-Vincent de Connezac (14 août).
1° Christian Bérano (Girondins de Bordeaux), 2° Marrec (Bon-Encontre), 3° Bernard (CC. Bordeaux), 4° Labrousse (Périgueux), 5° Tonini (Langon), 6° Wilhem (CC. Bordeaux), 7° Labat (Nérac), 8° Petit (Libourne), 9° Péquignot (Girondins de Bordeaux), 10° Laggia (Levallois).
Prix des fêtes de Beauronne (8 septembre).
1° Jacques Martin (RC. Mussidan), 2° Bette (Coutras), 3° Dumortier (Bergerac), 4° Brusson (Montpon), 5° Dagot (Montpon), 6° Loubiat (Ribérac), 7° Dumatras (RC. Mussidan), 8° Demouret (RC. Mussidan), 9° Patrick Martin (RC. Mussidan), 10° Mirailles (RC. Mussidan).
A Saint-Martin l'Astier (10 novembre).
1° Jacques Mazeau (EC.Foyenne), 2° Vedrenne (CC. Bordeaux), 3° Martin (RC. Mussidan), 4° Denis (CC. Périgueux), 5° Bette (Coutras), 6° Dubourdieu (AS. Libourne), 7° Moreau (RC. Mussidan), 8° Villemiane (EC. Foyenne), 9° Patrick Martin (RC. Mussidan), 10° Dutertre (Nontron).
AUTRES COURSES DU RC.MUSSIDAN EN 68 : 17 mars Prix des rameaux à Mussidan : 1° Bernard Bourreau (CA. Civray), 28 juillet Saint-Germain du Salembre : résultats non trouvés sur la presse

1968 Bourreau prix d'ouverture

Bernard Bourreau vainqueur du prix d'ouverture à Mussidan en 1968
devant le Foyen Jacques Mazeau à droite

QUELQUES GRANDS DE LA SAISON 68.

Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Rolf Wolfshohl, Walter Godefroot, Rik Van Looy, Herman Van-Springel, Jan Janssens, Raymond Poulidor, Jean Jourden, Felice Gimondi, Vittorio Adorni, Lucien Aimar, Ferdinand Bracke, Guido Reybroeck, Dancelli, Joaquim Agostinho, Ole Ritter, Pierre Trentin, Gianni Motta, Roger Pingeon.

CEUX QUI BRILLENT EN PERIGORD.

Michel Brusson (UC. Montpon), Claude Denis (CC. Périgueux), Francis Galy (CC. Sarlat), Francis Dubreuil (Pédale Nontron), Yves Sheid (CC. Lindois), Lionel Sallat (Pédale Nontron), Christian Biale (VC. Bergerac), Régis Royère (CC. Lindois), Jacques Martin (RC.Mussidan), Marcel Jolivet (Guidon Sarlat), Jean-Pierre Puybareau (CC. Périgueux), Jean-Luc Joubert (CC. Périgueux), Dazat (CC. Lindois), Guy Dutertre (Nontron).

LES VEDETTES DU SUD-OUEST.

Jean-Pierre Barbe (CA. Béglais), Michel Lescure (CV. Montastruc), Jacques Esclassan (VRC. Toulouse), Perrotin (UV. Poitiers), Matignon (Cholet), Alain Jospin (P. Tonneins), Patrick Duteil (CC. Bordeaux), Bernard Bourreau (CA. Civray), André Mériaux (CA. Civray), Marius Archambaud (UCD. Villeneuve), Jean Ricou (Royan), Michel Fedrigo (Tonneins), Lucien Sautier (CRC. Limousin), Roger Démartin (CRCL), Driss Ben-Brahim (UCD. Villeneuve), Jean-Louis Jagueneau (CA. Civray), Joseph Paré (EC. Foyenne), Claude Hue (Charenton), Christian Bordier (EC. Foyenne), Manuel Manzano (Stade Montois), Jacques Gestraud (CA. Civray), Jean-Pierre Maccali (UCD. Villeneuve), Jean Prat (VC. Maurs), Daniel Barjolin (CA. Civray), Christian Bérano (G. de Bordeaux), Guy Mazet (CC. Bordeaux), Daniel Dutertre (Agen), Alexis Eyquard (CC. Bordelais), J-Pierre Parenteau (AC. Nersac), Roger Saladié (UA. Vic), Claude Magni (VC.Langon), Guy Dolhats (VC. Tarnos), Claude Fedrigo (Tonneins).

1969 : DEUX CLUBS CYCLISTES A MUSSIDAN

lesca

Le passage du peloton lors de l'épreuve de Saint-Front de Pradoux en 1968 ou 1969
amené par Alex Lesca et Jacques Martin en 3° position

- La saison 1969 débute péniblement. Il y eut d'abord la première entrave avec la disparition du bulletin officiel du comité régional. Ce manque de communication constitue une difficulté majeure pour assurer la liaison entre les instances, les clubs et leurs licenciés. C'est un peu comme si sur une ligne électrique le courant ne passait plus. La première tâche du comité est donc de trouver une formule. Dès le mois d'avril, le "Résistant de Libourne" assure un intérim salutaire. Le 19 avril 1969, le numéro un du journal "Cyclisme" sort des presses de l'imprimerie Jung, à la grande satisfaction des coureurs et de leurs dirigeants. Bien sûr ce bulletin de liaison n'a plus l'impact de l'athlète son prédécesseur, mais il faut s'en contenter afin de préserver l'essentiel. C'est à Jack Doyen le secrétaire général du comité d'Aquitaine que nous devons d'ailleurs ce journal qui existe toujours, et dont il est membre fondateur. La grande difficulté de l'époque ne se situe pas dans le fait d'éditer  un journal. Elle se trouve dans le fait d'obtenir des instances de la presse un numéro de commission paritaire pour en assurer sa distribution postale pour un prix modique. Et ce numéro de commission paritaire fut obtenu grâce à François Crassat, membre du comité d'Aquitaine et président du CA. Ribérac. Avec l'appui de son oncle Henri Crassat maire de Ribérac, le dossier reçut enfin l'aval des autorités très pointilleuses et exigeantes en la matière. Jack Doyen dans son premier éditorial ne manqua pas d'exprimer sa vive gratitude aux Crassat et, si "Cyclisme" a été somme toute réalisé quatre mois après le dernier numéro de l'athlète, nous le devons à notre élu de notre Dordogne qui a su frapper où il fallait.

LE BUREAU DU RCM POUR 1969 (Réunion du 15 décembre 1968) : Présidents d'honneur : M. Gerbeaud (conseiller général)MM. Bonneau (maire) et Gérard Gras (industriel). Président actif : M. Pierre Lochin, Vice-Présidents : MM. Andrieu et Thouron, Secrétaire : M. Henri Martin : adjoint : M. Tenant, Trésorier : M. Pierre Daillens - adjoint : M. Beylac, Membres : MM. Laporte, Lagrange, Relave, Queyrou et Mirailles, Directeur sportif : M. Bartolo, Responsable des jeunes : M. Dugué, Médecin du club : Docteur Mutel.

- Je disais que la mise en place de cette nouvelle saison fut pénible. Au Racing, même son de cloche, avec un calendrier qui s'effiloche au fil des saisons. On parvient péniblement à mettre onze épreuves au programme, mais les difficultés, sont tout compte fait, générales. Il n'y a plus de club à Saint-Aulaye, plus de critérium à Saint-Laurent des Hommes, ni à Vergt, alors qu'au Sud le Cyclo-Club Fleixois voit sa dernière saison passée, après que la moitié de ses membres se soient mis d'accord pour se séparer et fonder le Prigonrieux Guidon-Club. Dire qu'il y a deux ans à peine Le Fleix fêtait dans l'allégresse les recrutements de Daunat, Campaner et Gazeau ... comme quoi notre cyclisme et la vie associative avec qui il était lié constituaient un monde précaire où tout pouvait un jour ou l'autre être remis en question.

COUREURS LICENCIES AU RACING EN 1969 : Jean-François Moreau, Bernard Queyrouilh, Jacques Martin, Roland Guy, Régis Prat, Dumatras, François Lotterie, Robert Sedran., Bernard Demouret.

- A Mussidan on possède de nouveaux dirigeants avec messieurs Bartolo, Dugué, Touron et Beylac, mais le manque de connaissance du milieu cycliste ne favorise pas l'épanouissement du club. Henri Martin reste alors le dévoué et dynamique secrétaire, car le cyclisme c'est sa passion et il doit beaucoup à cette discipline. Et puis le gouyaïssou porte depuis trois ans le maillot du club et comme il se défend bien, le brave Henri en vrai père de famille accepte certainement de faire son devoir et de donner à son tour ce que tant d'autres dirigeants lui ont donné au cours de sa brillante carrière. Jacques Martin effectue une saison convenable. A l'époque on passait junior à 17 ans pour y rester jusqu'à l'âge de 20 ans. Toujours est-il que trois ans après sa première licence le fils d'Henri passe chez les 1° catégories (le 22 septembre 1969). D'autres coureurs comme Demouret et Queyrouilh font de même en s'installant dès le mois d'août chez la 3° catégorie alors que Moreau passe en deuxième catégorie début novembre et que Robert Sedran fait un retour à la compétition .... Cela signifie que la Racing collectionne quelques victoires et qu'il n'est pas encore un moribond comme on semble le prétendre.

rcm Henri Martin

. Dugué étant rentré au club en 1969, on peut donc prétendre que ce document date de cette époque.
Au cours de cette réunion, qui peut être aussi celle de l'assemblée générale puisque les coureurs
sont présents, on reconnaît en bout de table M. Lochin président, à droite avec sa fidèle casquette
le secrétaire Henri Martin et au premier plan M. Dugué

- En janvier 1969 le décès de Jacques Leygues fils de René, jette la consternation dans le monde de la petite reine. Les championnats d'Aquitaine seniors sont organisés par le CC. Périgourdin à Salagnac Clairvivre alors que le CA. Ribéracois prend en charge celui des juniors.
- Du côté de Montpon, ce n'est plus la grande euphorie. Seule l'Etoile Cycliste Foyenne sort du marasme et bien évidemment le Cyclo-Club Périgourdin du docteur Moulinier qui conserve presque le monopole des organisations avec un nombre de 89 épreuves au compteur. Le grand événement de la saison en Dordogne est une fois de plus le critérium de Saussignac. D'ailleurs l'organisation est confiée à l'EC. Foyenne, épaulée par le Prigonrieux Guidon-Club d'André Delteil. A cette occasion le journal Cyclisme ouvre largement ses colonnes pour vanter le plateau impressionnant de professionnels, la présence une fois de plus de Léon Zitrone, le bal animé par Marcel Amont la grande vedette de la chanson et du music-hall sans oublier les Alain Mimoun, Just Fontaine, Colette Besson, Robert Chapatte, André Darrigade qui constituent le lot des célébrités présentes à ce critérium. La fête fut grandiose d'autant plus que le grand Eddy Merckx alors champion du monde en titre remporta la victoire, devant une foule impressionnante.
- A Mussidan, seule la course du 14 juillet avait rassemblé du public. Et pour rompre avec les habitudes, la nocturne est abandonnée puisque les coureurs furent libérés dès l'après-midi, avec au micro le speaker Laud et un grand vainqueur Lucien Sautier du Cyclo-Club Périgourdin, l'ex-champion route du Limousin. Comme l'an passé le VC. Bergeracois organise les épreuves de Douzillac et de Bourgnac, le CA. Ribérac trouve l'opportunité de faire de même à Neuvic Gare, l'UC. Montpon à Saint-Michel de Double, l'AS. Libourne à Saint-Front de Pradoux. Une fois de plus le cyclisme est absent du comice de septembre et huit jours après, une nouvelle vient troubler la sérénité et le calme du Racing. Si on s'était endormi jusqu'ici, le réveil devient brutal par la nouvelle diffusée sur le sud-ouest du 29 septembre. Un nouveau club cycliste vient de voir le jour avec l'E.S.C.A. (Entente Sportive des Communes Associées). Deux clubs cyclistes à Mussidan, c'est une révolution, un défi, un véritable coup d'état. Car dans une petite commune comme Mussidan, un club rencontre déjà des difficultés pour s'affirmer, qu'en serait-il maintenant avec deux sociétés ?
- Toujours est-il que ce tapage donne du fil à retordre au Racing et que sans doute cette fatalité devient nécessaire car elle constitue un aiguillon pour se battre et pour rivaliser. L'ESCA regroupe neuf communes : Bosset, Bourgnac, Eglise Neuve d'Issac, Fraisse, les Lèches, Mussidan, Saint-Georges de Blancaneix, Saint-Géry et Saint-Médard de Mussidan. C'est aussi un directoire dans lequel on relève les noms de Mrs. Borderie, Clament, Deffreix, Dugué, Guy, Joyaux, Lacouve, Lajaunie, Laporte, Maleville, Mathieu, Prat et Vidal. La finalité de cette association cycliste se situe dans des objectifs comme celui de créer une école UFOLEP, une section cyclotourisme UFOLEP et une section FFC compétition. Le programme très ambitieux de l'ESCA se résume à de l'initiation cycliste, de la gymnastique, de l'école de pédalage, de la mécanique du vélo, des promenades, des brevets cyclotouristes et des épreuves cyclosportives.
- Le 9 novembre 1969 le président René Leygues réunit en assemblée générale les clubs de Dordogne. Le Racing est présent, l'ESCA de même, mais à titre d'invitée, n'étant pas encore affiliée.
- Une inquiétude prend place. Car lorsque l'on parcourt la liste des communes de l'ESCA, on relève des lieux comme Bourgnac, Eglise Neuve d'Issac, les Lèches, Saint-Géry, Saint-Médard de Mussidan qui constituent des anciens bastions où le Racing organisait un prix des fêtes, sans parler de Mussidan où il va falloir assurer sa suprématie. A cela s'ajoutent les dirigeants ou parents parmi les fondateurs comme Mrs. Dugué, Guy et Prat, soit encore une perte de licenciés. Cet ensemble représente en définitive un tout, qui va finir d'enfoncer le club à moins que celui-ci ne réagisse.
- Une fois de plus l'assemblée générale se fit attendre. Elle ne fut convoquée que le 11 janvier 1970, et selon les termes de la presse, la trésorerie, les organisations et le comportement des coureurs sont bons. Jacques Martin totalise cinq victoires et quarante places d'honneur, Moreau trois victoires et trente et un classements. Aucune allusion n'est relevée sur le club rival qui vient de naître, pas plus que sur les départs de certains coureurs. Un nouveau bureau est formé, on continue, comme si de rien n'était… Seul Pierre Daillens nommé vice-président est remplacé à la trésorerie par un certain Serge Augièras, alors que les noms de Bartolo (le directeur sportif) ne sont plus évoqués et que M. Dugué est parti vers d'autres cieux … ceux de l'ESCA !

les Lèches

Prix des Lèches en 1969 remporté par Jacques Martin. Sur ce document on reconnaît Yves Perpignan
qui officiait en qualité de commissaire depuis cette saison, Gilbert Cuménal tient lui
le micro et au loin, avec son inséparable casquette on remarque Henri Martin le secrétaire, parmi le public

LES ORGANISATIONS DU RC MUSSIDAN EN 1969

Prix du printemps à Mussidan (1° mai).
1° Jean-Claude Cruzin (Le Pian Médoc), 2° Réaud (CA. Béglais), 3° Joubert (G de Bordeaux), 4° Perrot (Barbezieux), 5° Jacques Mazeau (EC. Foyenne), 6° Berthommet (La Couronne), 7° Louis Borderie (UC. Brive), 8° Martin (RC. Mussidan), 9° Moreau (RC. Mussidan), 10° Jeantet (Macau).
Prix des cadets à Mussidan (8 juin).
1° Jean-Claude Sommacal (US. Talence), 2° Nardi (Talence), 3° Bouchard (Ribérac), 4° Conan (CC. Sarlat), 5° Deffreix (EC. Foyenne), 6° de Carvalho (Tulle), 7° Chinouilh (Lalinde), 8° Guy (RC. Mussidan), 9° Dusseau (VC. Bergerac), 10° Ducloux (Mimizan).
A Saint-Médard de Mussidan (9 juin).
1° Philippe Decima (EC. Foyenne), 2° Bernard Demouret (RC. Mussidan), 3° Queyrouilh (RC. Mussidan), 4° Pouget (UC. Montpon), 5° Gagnadour (Libourne), 6° Pradarol (Brive), 7° Zoccola (Lalinde), 8° Chassin (Chalais), 9° Marchand (CC. Lalinde), 10° Aled (CC. Marmande).
Prix de la Municipalité à Mussidan (14 juillet).
1° Lucien Sautier (CC. Périgourdin), 2° Zannier (CV. Montastruc), 3° Michel Fedrigo (Tonneins), 4° Roger Darrigade (US. Dax), 5° Ribérot (Tonneins), 6° Lushinger (Périgueux), 7° Lesca (Tonneins), 8° Della Negra (CV. Montastruc), 9° Rouquette (Toulouse).
2°/3° et 4° catégorie : 1° Martin (RC. Mussidan), 2° Conan (CC. Sarlat), 3° Sedran (RC. Mussidan), 4° Demouret (RC. Mussidan), 5° Dumatras (RC. Mussidan).

1969

Quelques vainqueurs de la saison 1969 avec de gauche
à droite Decima, Sautier, Besse, Martin et Bossis

Prix des fêtes de Chantérac (3 août).
1° Serge Besse (Nontron), 2° Audeguil (Sainte-Livrade), 3° Daubisse (CC. Périgourdin), 4° Bordas (Nontron), 5° Mella (Sainte-Livrade), 6° Conan (CC. Sarlat), 7° Cruska (Villeneuve), 8° Guy (RC. Mussidan), 9° Malisan (Libos), 10° Séaut (CC. Périgueux).
A Saint-Etienne de Puycorbier (3 août).
1° Jean-Luc Durieux (CC. Périgourdin), 2° Bernard (Libourne), 3° Grellety (EC. Foyenne), 4° Demortier (Bergerac), 5° Brun (Périgueux), 6° Dauriac (Coutras), 7° Daubisse (CC. Périgourdin), 8° Favereau (EC. Foyenne), 9° Geoffroy (Lalinde), 10° Grandet (Libourne).
A Saint-Vincent de Connezac (17 août).
1° Castaing (G. de Bordeaux), 2° Labat (CA. Béglais), 3° Casas (Libourne), 4° Lambert (Limoges), 5° Tonini (Langon), 6° Mazeau (EC. Foyenne), 7° Matignon (EC. Foyenne), 8° Royère (Sarlat), 9° Fournier (Créon).
3° et 4° catégorie : 1° Demouret (RC. Mussidan), 2° Moreau (RC. Mussidan), 3° Maroussie (Bergerac).
Prix de Saint-Martin l'Astier (9 novembre).
1° Jacques Bossis (Royan), 2° Mignonneau (Libourne), 3° Mathonneau (Jonzac), 4° Pasero (AS. Miramont), 5° Lavignerie (CC. Lalinde), 6° Tunica (Nérac), 7° Szkolnick (Barsac), 8° Buffière (Nontron), 9° Boyer (CC. Périgueux), 10° Anvrodo (Bergerac).
AUTRES COURSES DU RC.MUSSIDAN EN 69 : 27 juillet Prix de Saint-Germain du Salembre : résultats non trouvés sur la presse, 3 août Prix de Eglise Neuve d'Issac : résultats non trouvés sur la presse, 11 août Prix des fêtes des Lèches : 1° Jacques Martin (RC. Mussidan).

1969 sommacal

Sommacal au prix des cadets de Mussidan avec Nardi (2°) avec le speaker Cuménal
A gauche Guy et Prat du RC Mussidan

QUELQUES GRANDS DE LA SAISON 69

Eddy Merckx, Jacques Anquetil, Raymond Poulidor, Felice Gimondi, Marino Basso, Roger de Vlaeminck, Eric de Vlaeminck, Walter Godefroot, Jo Huysmans, Eric Leman, Victor Van Schil, Barry Hoban, Gilbert Bellone, Jean-Pierre Danguillaume, Jan Janssens, Raymond Delisle, Luis Ocana, Rik Van Looy, Roger Pingeon, Joop Zoetemelk, Herman Van Springel, Harm Ottenbros, Jean-Claude Theillère, Martin Van den Bossche, Michele Dancelli, Christian Raymond.

CEUX QUI BRILLENT EN PERIGORD

Alain Buffière (Pédale Nontron), Gilles Périgault (CC. Bergerac), Pierre Tardy (UC. Nontron), Serge Besse (UC. Nontron), Régis Royère (CC. Lindois), Michel Simon (Pédale Nontron), Jean Moreau (RC. Mussidan), Roger Démartin (CC. Périgueux), Christian Strugeon (CC. Périgueux), Lionel Sallat (Pédale Nontron), Jean-Serge Calmette (CC. Périgueux), André Bercouzareau (CC. Périgueux), Jacques Martin (RC. Mussidan), Jean-François Bardoulat (Pédale Nontron), Claude Denis (CC. Périgueux).

LES VEDETTES DU SUD-OUEST

Jean-Pierre Barbe (CA. Béglais), Claude Mazeaud (CC. Lindois), Lucien Sautier (CC. Périgueux), Jean-Pierre Barbe (CA. Béglais), Bernard Labourdette (FC. Oloron), Maurice Laforest (Royan), Bernard Bourreau (CA. Civray), Claude Hue (CC. Périgueux), Christian Bordier (EC. Foyenne), Albert Frigo (CC. Périgueux), Patrick Raymond (CA. Créon), Jean-Claude Sommacal (US. Talence), Jacques Mazeau (EC. Foyenne), Christian Leduc (VC. Tarbais), Jean-Pierre Maccali (UCD. Villeneuve), Jacques Bossis (Royan), Guy Frosio (US. Andernos).

VÉLO DORDOGNE - MUSSIDAN (14) © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : Spécial  Mussidan : la croisée des chemins
ou comment et avec quels moyens le cyclisme a évolué après la Libération (à suivre) 

1 novembre 2020

DISPARITION DE MICHEL LAPOUGE

DÉCÈS D’UN ANCIEN CÉCÉPISTE

ET MAIRE DE TEILLOTS

109155059[1]

Michel Lapouge à droite du cliché récompensé en 2000 à Badefols d'Ans
lors d'une épreuve remportée par Baylet de l'UV Cognac

- C’est avec une énorme tristesse que Vélo Dordogne a appris le décès de Michel Lapouge. Il avait porté les couleurs du CC Périgueux en qualité de junior. Ce n’était pas un grand coureur, car Lapouge courait plutôt en dilettante et principalement dans sa région de Hautefort. On l’apercevait notamment lors du prix de la Saint-Cloud à Badefols d’Ans où son public l’encourageait lors de la course qui se courait après le repas du comice.
- Elu maire de Teillots en 2008, il venait de débuter son troisième mandat à la tête de ses administrés. Hélas, à 38 ans, la maladie a eu raison, malgré son combat courageux où il n’aura pu triompher.
- Vélo Dordogne et ses lecteurs adressent à sa famille, leurs condoléances les plus sincères et leur témoignage de leur profonde sympathie.

VÉLO DORDOGNE - Michel LAPOUGE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

3 novembre 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITÉ (45° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

2 au 7 novembre 1995

- Le cyclo-cross de la ville de Talence, 31° du nom voit la victoire de Stéphane Eyquard (FC Oloron) qui domine et distance les ténors parmi les quels Bruno Blangeois (Pellegrue), David Paggiolo, Dominique Eyquard et Arnaud Labbe tous vêtus sous les couleurs du SC Caudrot qui de ce fait remporte le classement par équipe.
- A Saint-Angeau, le 6° cyclo-cross organisé par l’UA La Rochefoucauld revient à Thierry Turpaud. Le coureur de la Pédale Saint-Florent a pris les devants pour laisser les accessits à Ouvrard (Cycle Poitevin) et à Potet (Civray) respectivement 2° et 3°.

1995 blaye

Protocole à Blaye avec Halgand au centre entouré de Pagnier et de Arnould du club de Persan

- Blaye accueille le Challenge National de cyclo-cross qui a fait le bonheur de Patrice Halgand. Le coureur de Festina bat dans l’ordre David Pagnier (CSM Persan) et Dominique Arnould (Bic)

ÉCHOS DE DORDOGNE

juniors

Les cinq premiers du classement juniors du challenge Dordogne avec de gauche à droite :
Anastaze, Delmond, Dudrat, Charles-Artigues et Maly

Fin de saison en Dordogne et résultats du challenge Dordogne des juniors :
1. Fabrice Anasthaze (SC Périgord) 264 pts, 2. Florent Delmond (Asptt Périgueux) 258 pts, 3. Isidore Dudrat (CC Périgueux) 225 pts, 4. Loïc Charles-Artigues (CC Lindois) 217 pts, 5. Frédéric Maly (CC Périgueux) 208 pts, 6. Réginald Hispiwack (RC Mussidan) 98 pts, 7. Frédéric Caravaca (CCP Nontron) 74 pts, 8. Anthony Estay (CC Lindois) 66 ptsj, 9. Nicolas Arfel (EVCC Bergerac) 54 pts, 10. Bertrand Conchou (VC Monpazier) 47 pts, 11. Cyril Oyhanondo (CC Périgueux) 42 pts, 12. Bruno Ceyssat (Asptt Périgueux) 41 pts, 13. Cédric Authier (UC Montpon) 31 pts.

1995 jsa

Le club de Saint-Astier présidé par Henri Gouly lors de la saison 1995

- Assemblée générale de la JS Astérienne : le club a mis sur pied au cours de cette saison 19 courses et occupe la deuxième place derrière le Cyclo-Club Périgourdin. Les vert et blanc totalise de même 41 licenciés et se classent 5° de la hiérarchie départementale.
- Sont mis à l’honneur Cyril Cornut vainqueur de la vitesse séniors de la relance piste, Christophe Granger sélectionné au Tour de Gascogne. De même sont cités Sébastien Chabreyrou et les espoirs que sont Ludovic Guionie et Julien Courbalay.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/45° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

6 novembre 2020

TOUR DE FRANCE A PÉRIGUEUX LE 14 JUILLET 1961

PÉRIGUEUX VILLE ÉTAPE DU TOUR

POUR LA PREMIÈRE FOIS EN 1961

Pgx 1961

Pas de barrières à l'époque, mais un service d'ordre respecté à Tourny

C'ÉTAIT UN 14 JUILLET 1961

- Voilà un anniversaire qui mérite ce petit détour. Celui du 14 juillet 1961, date à laquelle la ville recevait pour la première fois de son histoire le Tour de France avec arrivée puis départ le lendemain sur Tours. Les coureurs étaient arrivés le 13 juillet à Bordeaux. Ils avaient rejoint en voiture Bergerac, d’où était donné le départ du contre la montre. Un contre la montre qui passait par le chemin des écoliers (lire l’itinéraire ci-dessous). La pluie était tombée toute la journée, mais il y avait foule le long du parcours tout comme aux allées Tourny, où chacun espérait voir un beau protocole. Hélas, le public fut frustré, car Jacques Anquetil fut happé par Marcel Bidot qui le conduisit vite à son hôtel. Retour de cette journée avec quelques articles relevés sur la presse d’antan, et évidemment des noms de coureurs qui raisonnent dans nos esprits de gamins... En cette année 1961, le Tour faisait étape pour la première fois à Antibes, à Superbagnères et à... Périgueux !

ITINÉRAIRE DU CONTRE LA MONTRE.
- Bergerac-Périgueux (74,5 kms contre la montre). Le départ de ce chrono se situe place Gambetta à Bergerac, pour passer ensuite par Creysse, Mouleydier, Saint-Sauveur, Liorac, Saint-Félix de Villadeix, Sainte-Foy de Longas, Sainte-Alvère, Vergt, Eglise Neuve, Atur et Périgueux (allées Tourny). Sous une pluie battante, Jacques Anquetil peut poursuivre son périple sur Paris en l'emportant devant Charly Gaul à Périgueux. 

1961 Bergerac TDF Gaul CLM

Départ de Charly Gaul de Bergerac pour 74 kms

DE PÉRIGUEUX A BERGERAC LA PLUIE

MOUILLA LE BOUQUET DU 14 JUILLET

LE PUBLIC PÉRIGOURDIN FUSTIGE ANQUETIL

- Pour une étape mouillée, ce fut une étape mouillée. Et juste le jour du 14 juillet où l’on a coutume d’allumer les pétards, de tirer les bouquets dans les villes et villages de notre Périgord, qui recevait pour la première fois de son histoire une étape du Tour de France.
- Des bouquets, il y en eut bien à l’arrivée : un pour Anquetil, un pour Gainche, l’homme du jour, un pour Dotto, le premier régional, et que sais-je encore...
- Seulement, des hommes faisant le tour d’honneur selon la coutume avec le bouquet, le public massé tout autour des allées Tourny bien mouillées, n’en vit pas beaucoup... Seul Jean Gainche se montra un peu sous son nouveau maillot vert qu’il venait de prendre à Darrigade. Quant à Maître Jacques, leader du Tour et de surplus vainqueur de cette étape, lui qui aurait dû se promener avec deux bouquets, il n’en voulut aucun ! Notre maillot jaune enfila prestement sa veste de survêtement de sa marque et grimpa de suite dans la voiture de Marcel Bidot qui l’emmena loin de la foule, loin du bruit, à l’abri de la pluie que n’arrêtait pas de tomber.
- Le brave public de Périgueux et des environs ne comprit pas bien que Jacques le Normand n’ait pas daigné lui présenter son bouquet, même mouillé, un jour de 14 juillet. Bobet et Coppi eux au moins ne se faisaient pas prier pour le faire ce Tour d’honneur...
- Il est vrai que le Normand avait donné à ce brave public, stoïque sous la pluie, un fameux spectacle quelques instants avant. Il s’était en effet battu avec Gaul dans la montée qui précède Tourny, comme jamais peut-être il ne l’avait fait au cours de ce Tour. Mais que voulez-vous, le public, il voulait voir Jacques leur champion en jaune avec le bouquet sur le bras et ils ne virent rien...
- Et on le comprend ce brave public, il avait payé lui, pour voir un spectacle du début jusqu’à son terme protocolaire...

1961 Bergerac TDF Anquetil clm

Anquetil maillot jaune au départ à Bergerac

Histoire d’un dernier pétard allumé par Jacques Anquetil entre Bergerac et Périgueux.
- Au terme de cette ultime épreuve de vérité, Jacques Anquetil savait que plus rien, sauf un accident, ne pourrait le priver d’un maillot jaune dont il s’empara dès le premier soir de course.
- Pour autant, comme de nombreux autres coureurs, le Normand devait être victime d’un incident mécanique au soixantième kilomètre de course, alors que Charly Gaul, parti trois minutes devant lui, n’avait plus que quelques encablures d’avance. Crevaison, Bris d’une dent de roue libre et changement de monture permettaient au Luxembourgeois de reprendre le large pour éviter la déconvenue d’être dépassé même si, la dernière difficulté du parcours, qui précédait l’allée Tourny où était jugée l’arrivée, fut longue pour... le grimpeur.
- Si le leader pointa en tête à tous les temps intermédiaires, quelques prétendants se brulèrent les ailes en partant trop vite. Ce fut le cas du régional de l’étape, Valentin Huot, mais aussi du Suisse Rolf Graf qui, à la mi-course se voyait créditer du deuxième temps, à 1’08s de Maître Jacques. Il faut dire qu’il n’eut pas de chance puisque, victime d’un dérapage à 12 kilomètres de la ligne, il entra dans le public. Cet accident fut en partie responsable du retard de 6 minutes qu’il accusait à l’arrivée.
- Autre malchanceux, l’Italien Guido Carlési qui, par la faute de trois crevaisons d’étape, voyait Charly Gaul lui prendre la 2° place et de l’étape et du général.
- Par contre, Jean Gainche (Ouest Sud-Ouest) fit une superbe étape pour prendre la 5° place à moins d’une minute de Charly Gaul. Cette performance lui permettait de revêtir le maillot vert du classement par points, jusque là apanage d’un André Darrigade qui ne termina qu’à la 31° place.
- Restait maintenant, pour un Anquetil nanti de plus de dix minutes d’avance sur son dauphin, à entamer sa remontée triomphale vers la capitale.

1961 Bc Px

Jacques Anquetil Fonce vers Périgueux

LES ENSEIGNEMENTS DE CE CHRONO

- La dernière page du Tour 1961 est tournée. L’étape contre la montre entre Bergerac et Périgueux courue l’avant-veille de l’arrivée à Paris a en gros confirmé la valeur et les défauts des concurrents restant en présence.
- Le classement général a toutefois subi de légères modifications, Anquetil qui a évidemment gagné l’étape à 43,595 km/h de moyenne a consolidé sa position de leader, mais Carlési, deuxième, passe troisième, au bénéfice de Charly Gaul. Manzanèque 3° descend à la 5° place, ainsi que Dotto passé par l’Espagnol Pérez-Francès, Jean Adrienssens reprend la tête du classement des coureurs belges. Ce sont quelques chassés-croisés qui étaient généralement prévus...
- Si l’on peut parler de victimes, ce sont Manzanèque et Dotto. La contre performance de l’Espagnol n’en est finalement pas une. Depuis quelques jours, il bénéficiait de la complaisance générale. Seul contre temps, Manzanèque s’est retrouvé à sa véritable place. Jean Dotto craignait cette épreuve. Il a fait l’impossible pour limiter les dégâts, mais jamais il ne put atteindre le niveau supérieur imposé par la lutte Carlési-Junkermann.
- C’est d’ailleurs un trait essentiel de l’étape. Pour la première fois depuis Grenoble, les premiers du classement général se sont battus. Laissons Jacques Anquetil, lui il planait au dessus du lot...
- Doublé ou pas, Charly aurait tout de même réalisé une très bonne performance, car si Anquetil derrière le dos de Charly servait de stimulant, devant il aurait fait un lièvre de premier ordre.
- La deuxième place de Gaul ne souffre donc d’aucune contestation. Le plus valeureux, mais aussi le plus malheureux, fut sans doute Junkermann. A mi-parcours, l’Allemand était dans le même temps que Gaul... Hélas pour Hans, la police était contre lui. Mal dirigé tout près de l’arrivée, Junkerman se retrouva sur le parking des voitures suiveuses. Or quatre secondes seulement le séparaient de Carlési quand il franchit enfin la ligne blanche. Rien dans le règlement ne prévoyant de recours contre ce genre d’erreur du service d’ordre, Junkermann n’eut que les yeux pour pleurer la quatrième place.
- Mais il est certain que le plus grand bénéficiaire de cette journée est Jean Gainche. Le sprinter breton s’était déjà signalé à l’attention générale en se montrant dans les cols, hier, il étala ses qualités de rouleur que l’on ne soupçonnait pas...

Pgx 1961

Anquetil rejoint Gaul aux allées Tourny

L’HOMME DU JOUR : JACQUES ANQUETIL

- A 300 mètres de la banderole deux hommes se trouvaient (notre photo) à dix mètres l’un de l’autre, Charly Gaul et Jacques Anquetil. Dans un dernier effort, le Luxembourgeois passa le premier la banderole mais il était bel et bien battu. Anquetil avait pris trois minutes en 74 kms, à son adversaire direct.
- Pouvait-il le rejoindre ? C’était possible si à dix kilomètres de l’arrivée, le maillot jaune n’avait pas cassé sa roue libre en même temps qu’il crevait. Le temps de changer de vélo et Gaul avait agrandi l’espace qui les séparait.
Très entouré, après sa victoire attendue, Jacques Anquetil déclara : "A dix kilomètres de l’arrivée, je vis pointer devant moi le maillot de Gaul. A ce moment là, je compris que la partie était gagnée. "
- Anquetil vainqueur de l’étape et leader du Tour, Gaul deuxième c’est la logique même. Le maillot jaune fut aussitôt pris en charge par Marcel Bidot qui, l’arrachant aux journalistes et aux reporters, le hissa dans la voiture de l’équipe de France et l’emmena à son hôtel.

HUOT L’ENFANT DU PAYS EST PARTI TROP VITE

- Un admirateur enthousiaste de Valentin Huot se précipita sur le champion, canette de bière et casse croûte en mains. Etonné de se les voir refuser, il déclara pour ne pas perdre contenance : "Tu es frais comme une rose... " Huot en eut le souffle coupé pour le deuxième fois... Les 74 kilomètres ne furent pas une partie de plaisir pour lui. "Mon grand tort c’est d’être parti trop vite, une première défaillance m’obligea à changer de braquet à Vergt. A Eglise Neuve, deuxième coup de barre. " Huot n’en termina pas moins 32° en 1h53’01".

Pgx 1961

Jean Gainche maillot vert, unique coureur à faire son tour d'honneur

LE CLASSEMENT DE L’ÉTAPE BERGERAC-PÉRIGUEUX CONTRE LA MONTRE

1. Jacques Anquetil (France) 1h42’32”, 2. Charly Gaul (Luxembourg) 1h45’31”, 3. Guido Carlési (Italie) 1h46’09”, 4. Hans Junkermann (Allemagne) 1h46’13”, 5. Jean Gainche (Ouest Sud Ouest) 1h46’19”, 6. Raymond Mastrotto (France) 1h47’10”, 7. José Pérez-Francès (Espagne) 1h47’51”, 8. Gérard Thiélin (Centre-Midi) 1h47’57”, 9. Rolf Graf (Suisse-Lux) 1h48’26”, 10. Joseph Plankaert (Belgique) 1h48’31”, 11. Imério Massignan (Italie) 1h48’41”, 12. Guy Ignolin (Ouest Sud-Ouest) 1h49’09”, 13. Franz Aerenhouts (Belgique) 1h49’16”, 14. Louis Rostollan (France) 1h49’22”, 15. Jan Adriaenssens (Belgique) 1h49’44”, 16. Fernando Manzanèque (Espagne) 1h50’02”, 17. Joseph Wasko (Paris Nord-Est) 1h50’02”, 18. Jean Dotto (Centre Midi) 1h50’23”, 19. Freddy Ruegg (Suisse-Lux) 1h50’46”, 20. Eddy Pauwels (Belgique) 1h50’47”, 21. Jean Milési (Centre Midi) 1h50’51”, 22. Jos Hoevenaers (Belgique) 1h51’01”, 23. Mario Minièri (Italie) 1h51’02”, 24. Edouard Bihoué (Ouest Sud-Ouest) 1h51’08”, 25. Henri Anglade (France) 1h51’13”, 26. Piet Damen (Pays Bas) 1h51’16”, 27. Jos Thomin (Ouest Sud Ouest) 1h51’23”, 28. Antoon Van Der Steen (Pays Bas) 1h51’29”, 29. Pierre Beuffeuil (Ouest Sud Ouest) 1h51’38”, 30. Luis Otano (Espagne) 1h51’43”, etc...

LES DIX PREMIERS DU GÉNÉRAL A L’ISSUE DU CHRONO
1. Jacques Anquetil (France) 106h54’47”, 2. Charly Gaul (Suisse-Lux) à 10’02”, 3. Guido Carlési (Italie) à 10’06”, 4. Hans Junkermann (Allemagne) à 13’55”, 5. Fernando Manzanèque (Espagne) à 14’13”, 6. Imério Massignan (Italie) à 15’29”, 7. José Pérez-Francès (Espagne) à 18’27”, 8. Jean Dotto (Centre Midi) à 19’30”, 9. Jan Adriaenssens (Belgique) à 25’51”, 10. Eddy Pauwels (Belgique) à 26’27”, etc...

Joël BERTRAND alors gamin, raconte le passage du chrono devant sa porte
(Souvenir Périgueux Le Groupe)

Joël Bertrand

- 14 juillet 1961, le Tour de France arrive à Périgueux. J’ai neuf ans et j’attends depuis longtemps, j’ai peur de rater, j’en parle tous les jours, je sais ce que c’est, j’ai lu le journal de mon père, il préfère Le Populaire à Sud-Ouest, il me dit c’est mieux pour le vélo, moi je ne sais pas, j’ai lu vite, et j’ai vu étape à Périgueux, et mon père m’a dit, ils vont passer devant la porte.
- Le voisin en face, Monsieur Laguerre, m’explique, ils vont passer un par un, c’est un contre-la-montre, je ne comprends pas tout, je demande à un autre voisin, Monsieur Thibault, qui s’appelle Adrien, mais que tout le monde appelle Paulin, lui aussi m’explique, alors c’est le dernier qui passera d’abord, après l’avant-dernier, et tous les autres ensuite, ça va durer plus de trois heures, mais avant il y aura des voitures, des motos aussi, et peut-être des hommes debout sur les motos, avec les bras tendus. Et d’autres choses, mais je ne me souviens pas.
- Avant le début des grandes vacances, mon maître d’école, Monsieur Marceau, je sortais du cours moyen 1ère année (CM1 maintenant) nous a demandé ce que nous voulions faire plus tard, c’est-à-dire quand nous serions grands, pour reprendre ce mot plus facile pour un petit, je me le rappelle bien car il avait commencé par moi, et moi j’avais été pris au dépourvu, j’étais resté silencieux et j’avais dit coureur du Tour de France, parce que j’étais dans un entre-deux, comme sans doute beaucoup d’enfants de notre cité des CRS, pas de boulanger, pas de menuisier chez nos parents directs, pas de terre non plus, alors répondre à la question… Ma réponse n’avait pas plu à mon maître, il ne m’avait pas lâché, ce n’est pas un métier, qu’est-ce-que tu veux faire, et devant son insistance, parce que nous sortions de la leçon d’histoire, j’avais dit connétable de France, oui je connaissais ce mot. Comme Bertrand du Guesclin. Parce que depuis le jour où le maître avait parlé de ce personnage qui défendait la France contre les Anglais, beaucoup de copains de l’école m’appelaient Du Guesclin, et sans y voir beaucoup de malice, j’adoptais parfois ce surnom. Mais ça n’a pas plu non plus au maître, qui a dit ça m’étonnerait et est passé au suivant, qui avait sans doute eu le temps de réfléchir.
- Je n’ai été ni l’un ni l’autre, ni coureur cycliste, ni connétable de France, c’est bien dommage sans doute. Ce 14 juillet donc, je m’étais réveillé bien avant sept heures et il pleuvait. On avait sorti une chaise de la cuisine, je m’étais assis devant la porte, entre la lessiveuse et le massif de fleurs, des pensées et des glaïeuls, j’avais dû prendre ma cape bleu marine, avec une capuche et deux fentes pour sortir les mains, ma grand-mère m’amènerait la purée d’épinards (appelée purée grise) dehors, au cas où un coureur passerait à l’improviste. Les voisins étaient sortis aussi, ceux d’en face et ceux du même côté que nous, moi j’étais trop près du bord, il fallait reculer ma chaise, mais du coup, je ne verrais pas les coureurs arriver parce que le transformateur, en face de chez Monsieur Favard, me gênait, il était plus avancé sur la route que notre portail, je ne sais pas pourquoi, sans doute parce qu’il était là avant, j’étais excité, j’énervais tout le monde, je ne le voyais pas, en plus en me levant sans arrêt la chaise était mouillée par la pluie.
- La première voiture est passée, impossible de me souvenir si elle a lancé quelque chose, des bonbons ou des sifflets de couleur, en tout cas, je n’ai rien eu du tout, peut-être mon petit frère, ou alors il n’y avait plus rien à lancer…
- La deuxième voiture, la troisième, puis la quatrième et déjà j’étais blasé, c’est ça… Monsieur Laguerre en face me dit, ça va venir, ils montent à Atur, mais Atur de l’autre côté, en venant de Marsaneix, les motos avant le premier coureur, tu vas voir… Je ne quitte pas la route des yeux, je vois bien plus loin que les dernières maisons du lotissement, plus loin que chez Régine…
- Et alors ça arrive…
- Un vélo au milieu. C’est Geneste crie Monsieur Laguerre…
- Je le vois encore, je le scrute, j’ai encore le bruit des boyaux sur la route mouillée, le bruit de l’air, quelque chose comme ça, un sifflement, un chuintement aigu,… Soudain le coureur crie en tournant la tête à gauche et à droite "c’est encore loin, c’est encore loin ?" Je suis pétrifié. Un voisin plus bas crie "trois kilomètres pour Tourny, ça descend, tu y es"
-  Ça descend ? Oui le cours Saint-Georges descend, mais après il me semble que Fénelon ça remonte, et puis la rampe de Monoprix. Alors. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, Monsieur Laguerre me dit, c’est dur pour lui, il ne voulait pas que l’autre le rejoigne, celui qui est parti deux minutes derrière lui. J’ai compris et du coup je veux qu’André Geneste arrive le premier à Tourny. Je crois que ça a été le cas.
- Et ça continue…
- Je ne fais pas de photos, je n’ai pas d’appareil parce que je n’ai pas encore fait ma communion.
- Ne traversez pas la route, nous crie-t-on de temps en temps…
- Et puis de plus haut, d’autres voitures après un coureur, beaucoup de voitures… Anquetil va arriver. - Non, d’abord Carlési.
- Mais Anquetil va gagner, c’est écrit. Peu importe la réalité, seul compte le miracle, Anquetil est là, à Périgueux, Anquetil va gagner…
- Anquetil passe. Vite. La Caravelle, dit mon père qui a entendu parler de cet avion, la Caravelle, droit, rien ne bouge, le coureur et le vélo sont soudés l’un à l’autre. Mais il va plus vite qu’un avion, il va comme une mobylette, c’est sûr. Voilà, c’est une mobylette. Et puis, comme je n’ai jamais vu d’avion…
- Anquetil ne dit rien, ne nous voit pas. Il ne m’a pas vu. Pas vu du tout. À cause de la chaise trop reculée peut-être, va-t’en savoir. Je suis peut-être déçu.
- Et c’est fini.
- Il pleut toujours.
- Le reste je ne m’en souviens pas, mais je veux toujours être coureur du Tour de France, comme Anquetil, pas comme André Geneste, et pourtant celui-ci je lui ai toujours gardé une place particulière, dernier du Tour, mais dans sa vie il a gagné trois courses, des petites c’est sûr, mais c’est bien. Il est mort en 2015, personne n’en a parlé, c’était un géant de la route, même Monsieur Cuménal qui n’était pas encore arrivé cours Saint-Georges aurait dit la même chose. Un géant.

127916822[1]

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – LE TOUR A PERIGUEUX EN 1961
La mémoire du cyclisme en Dordogne

2 novembre 2020

1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (45° SEMAINE DE LA SAISON)

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

2 au 8 novembre 1970

- Le CRCL a tenu son assemblée générale sous la présidence de M. Jammet. Avec 193 licenciés, soit le plus grand club de France, la société a obtenu 112 victoires, 125 places de deuxième, 113 de troisième alors que les coureurs se sont classés 1009 fois dans les dix premiers. Ont reçu une plaquette d’honneur : Duteil, Sansonnet, Savary, Lebourg, Guilmain, Dubreuil, Breuil et Laroudie. Le nouveau bureau a été élu avec M. Fayol président délégué, Grenier président adjoint, Genin et Rousselle vice-présidents, Guillot secrétaire et Peyrusson comme trésorier.

CRCL

M. Imbaud remet à Tony Lebourg un téléviseur suite à ses résultats

- Le 1° cyclo-cross international couru à l’américaine à Azerat a vu la victoire du duo Aimar-Graczyck devant la paire Parenteau-Dutertre et Campaner-Raymond en 3° position.

Azerat

Graczyck et Aimar à gauche lors du protocole

- Organisé par le VC La Souterraine, le 2° cyclo-cross de Saint-Agnant de Versillat a vu le succès de Jean-¨Pierre Ditlecadet (CRCL) devant son équipier Barreau et Daniel Dubois (VC Capbreton).

Saint-Agnan

Entouré des autorités, Ditlecadet reçoit sa gerbe de vainqueur

- Le critérium de Mareuil sur Belle organisé par le CC Périgourdin avec le concours de Maurice Jouault pour l’animation a réuni plus de 3 000 spectateurs. Genet, Ocana, Graczyk et Thévenet ont tenté plusieurs échappées, en vain après les 80 tours de circuit on a assisté à un sprint massif remporté par Christian Raymond devant Graczyk, Poulidor, Aimar et Campaner.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1970/45° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

17 octobre 2020

MUSSIDAN : LE RACING CLUB (1966-1967)

HISTOIRE DE SON CYCLISME (13° partie) 1966-1967

RCM 66

Un grand moment pour le cyclisme de la vallée de l'Isle avec en juillet 1966, l'inauguration du Circuit "André Darrigade", une initiative de l'UC. Montponnaise. Darrigade terminait en cette saison 1966 sa longue carrière chez les professionnels. Lors de ce 3° critérium, c'est Jean-Louis Bodin, originaire de l'île d'Oléron qui remporta la gagne devant les professionnels. A droite et après son premier succès à Saint-Emilion, Jacques Martinremportera de nombreuses victoires notamment chez les juniors et les seniors... 

1966 : LA MONTÉE AU ZÉNITH DU CLUB DE MUSSIDAN

- Article précédent : 1963-1965 au RC Mussidan (pour ceux qui veulent se situer dans le contexte, cliquez sur le lien)

- 1966 marque le renforcement de l'équipe du Racing par une flopée de jeunes cadets entraînés par Christian Grimald. On retrouve Jacques Martin, Christian Biale, Jean-Marie Couffin, Gérard Mirailles, Estève et Joël Pau chez ces jeunes qui représentent la nouvelle vague. Maurice Jouault lui aussi s'implante à Mussidan et les pavés publicitaires sont là pour nous le prouver. Le célèbre speaker international possède désormais téléphone et boîte postale dans la ville pour laquelle il fera disputer le 19 septembre le 2° critérium international dont on reparlera.
- L'équipe du président Lochin n'a pas chômé puisque vingt et une épreuves sont venues agrémenter le calendrier, ce qui somme toute reste la preuve qu'une reconquête s'est effectuée au sein du club. Bien sûr le cyclisme amateur a changé puisque depuis ce début de saison les indépendants ont disparu, mais c'est ainsi … A Mussidan pas de grandes vedettes, mais un peloton de coureurs tout de même riche de vingt-trois unités qui réconforte les dirigeants avec un Jean Serros
devenu nouveau chef de file.
- A l'ouest l'UC. Montpon élit un nouveau président avec Marcel Poupard qui se définit comme homme de terrain et d'expérience par ailleurs, d'autant plus que depuis 1925 ce dirigeant possède une licence à l'UVF. L'UC. Montpon c'est vrai se structure et conserve René Escudié comme trésorier-secrétaire.Saint-Laurent des Hommes offre un grand spectacle lors de son 3° critérium en baptisant son circuit "André Darrigade" et pour lequel la municipalité a scellé une plaque commémorative en présence des coureurs pros et des autorités politiques et sportives de la vallée de l'Isle.
NDLR/COUREURS LICENCIÉS AU RACING EN 1966 : Jean Serros, Christian Biale, Gérard Mirailles, Joël Pau, Estève, Jean-Marie Couffin, Jean-Pierre Lehoux, Jacques Martin, Jean-Marie Tournier, Roland Serros, Hervé Vettier, Courtoy, Fredou, Devel, Laurière, Jacouty, Guillon.

RCM 66

Jacques Martin aux côtés des siens après son titre régional

- Mis à part cette parenthèse, l'année 1966 du Racing-Club Mussidanais sera marquée par deux évènements : le titre de champion d'Aquitaine des cadets par Jacques Martin (le fils d'Henri) et le 2° critérium International lors des fêtes du comice, soit en définitive deux secteurs d'activités riches en événements.
- Revenons maintenant sur le titre de Jacques Martin remporté le 30 août à Saint-Emilion et relisons ensembles l'article écrit sur le journal "l'athlète" du 1° septembre : "Saint-Emilion, 28 août. - C'est le SCA. Libourne qui avait été chargé d'organiser ce championnat d'Aquitaine des cadets, et c'est un circuit tracé autour de la cité médiévale de Saint-Emilion que s'est déroulée cette course qui n'eut pas l'éclat qu'on eut souhaité en raison de la trop grande passivité des coureurs..
- Ils étaient cent six au départ. Et à l'arrivée ils étaient encore quatre-vingt quatre en peloton, un peloton qui s'étira sur plusieurs centaines de mètres dans la dure côte pavée montant au cœur de la cité des grands vins. En effet, vingt et un coureurs avaient été lâchés, pour des causes diverses. Un autre que ses adversaires jugèrent sans doute bien imprudent, eut l'audace de s'extraire de cette "glu" du peloton et le courage de poursuivre son effort jusqu'à la ligne d'arrivée. C'était Jacques Martin, qui reçut des mains du président Lathière, le maillot de Champion d'Aquitaine.
- Donc, puisqu'à l'avant il ne se passa rien, force nous est de nous intéresser au sort des infortunés qui n'eurent pas le loisir de disputer leurs chances jusqu'au bout. On n'avait pas fait plus de deux kilomètres que le Créonais Aubert s'arrêtait trahi par son dérailleur. Il repartait assez vite, mais sans assez de conviction et il fut le premier éliminé.
- Successivement Merle de Nontron et Fiorato (VC. Targon) étaient lâchés à la régulière. Puis au kilomètre 30 tandis que Dal'Cin (VC. Targon) crevait, Laboutade (Périgueux) était lâché à son tour.
- A Montagne, kilomètre 35, Garcia (Oloron) crevait et tous ses espoirs s'enfuyaient. Au kilomètre 45, on notait que Jacques (La Teste), Rousseau (Nontron), Horrereau (Coutras) et Thomas (Langon) étaient lâchés. Rousseau et Thomas réintégraient quelques kilomètres plus loin, mais le dernier nommé était lâché à nouveau au kilomètre 68.
- Après le lâchage de Lagardère (VC. La Réole), on notait la chute sans gravité, semble t-il, pour le coureur, mais fatale à son matériel, de Robert Pauillac (RC Pont de la Maye), au kilomètre 51.
- Après qu'on eût gravi une première fois la côte pavée, Spadotto (SCAL) voyait sa chaîne sauter. Un moment lâché, il revenait dans le peloton au prix d'un bel effort. Au kilomètre 61, Poisson (CC. Bordelais) était lâché à son tour, tandis que Dangoumeau (Pont de la Maye) crevait. Un kilomètre plus loin, Mazeau (Périgueux) renonçait. Puis c'était au tour de Marchand (Lalinde) au kilomètre 65, de Thomas (Langon) au kilomètre 68, cette fois définitivement, et de Maillard SAB) au kilomètre 70, d'être lâchés. On approchait de la fin et toujours ce peloton imposant qui, roulant "plein pot", perdait un gars par ci, par là, ou bien ralentissant jusqu'à moins de 25 à l'heure, récupérant les moins attardés. Le dernier incident se produisait au kilomètre 76, où Chalmé (SAB), Spadotto (SCAL) et Fulchic (Marmande) tombaient. Le bordelais était touché assez sérieusement au point qu'il dut recevoir des soins du corps médical, mais put tout de même rejoindre son domicile.
- Et c'est au kilomètre 80, qu'un garçon qu'on avait souvent remarqué aux avant-postes, le Mussidanais Jacques Martin tentait de sortir du peloton. Une première tentative lui démontra qu'il avait encore des réserves, mais aussi que ses adversaires manquaient quelque peu de combativité. La seconde tentative fut la bonne et Jacques Martin aurait sans doute pris un avantage plus marqué, s'il ne s'était sans cesse retourné pour voir les réactions du peloton.
- Pour s'être montré le plus audacieux après 80 kilomètres de course, Jacques Martin remportait la première victoire de sa jeune carrière sportive, une victoire dont il gardera le souvenir, puisque elle lui rapporta un maillot de champion d'Aquitaine et la promesse de participer aux championnats de France. Et peut-être, qui sait …!"

NDLR JACQUES MARTIN, fils de commerçants en primeurs, est né le 15 décembre 1950 à Mussidan, où il demeure chez ses parents. Athlète filiforme (1,75 m, 59 kilos), il ne pratique le cyclisme que depuis le début de la présente saison, et c'est tout naturellement au RC. Mussidan qu'il a signé une licence. Etudiant en comptabilité, il a participé à une vingtaine d'épreuves et n'a jamais été classé au-delà de la dixième place. Sa première victoire, c'est dans ce championnat qu'il l'a acquise. De ce fait il sera sélectionné aux championnats de France qui se dérouleront à Xertigny (Vosges).

- Il est sûr qu'une course de cadets avec plus de cent coureurs au départ n'a pas donné le résultat escompté si on s'en réfère à cet article du moins sur le plan de la combativité. Martin a eu de l'audace,il a tenté sa chance, il a réussi avec son dossard 33 à gagner en terre bordelaise comme si ce numéro avait une prédestination. Pourtant lorsque l'on consulte la liste des engagés de ce régional, je peux vous certifier qu'il y avait du beau monde. Bien sûr à l'époque ils étaient des inconnus (âgés de 16 ans) mais à l'heure où j'écris ces lignes soit 35 ans après (NDLR : en 2001), beaucoup d'entre eux qui n'étaient alors que des débutants ont marqué leur carrière cycliste d'une façon magistrale. Tenez, je vais d'ailleurs vous donner juste quelques noms de ces illustres partants et de vous même vous pourrez juger quels étaient les grands adversaires de Jacques Martin :
- Hubert Arbès (US.Coarraze-Nay) futur professionnel, Claude Magni (VC. Langon), Alain Cigana (ASPTT. Bordeaux), Francis Dal'Cin (VC. Targon), Didier Bruletout (US. Coutras), Bernard Tomiet (AS. Miramont), François Boyer (CC. Belvès), Michel Brun (Pédale Nontron), Francis Gras (UC. Montpon), Philippe Barraud (Pédale Nontron), Régis Royère (Guidon Sarlat), Roland Priat (CA. Ribérac), Christian Arquey (EC. Foyenne), Jean Horrereau (US. Coutras), Gérard Vigouroux (UCD. Villeneuve), Jean-Claude Ulbert (Guidon Sarlat), Jean-Marie Galy (Guidon Sarlat), Claude Denis (CC. Périgueux), Christian Dolhats (VC. Tarnos), Jean-Luc Joubert (CC. Périgueux), Jean-Claude Napias (Bordeaux VC), Guy Dagot (UC. Montpon), Jacques Mazeau (CC. Périgueux), Jean-Jacques Bouyer (CA. Ribérac), Guy Morin (SCA.Libourne), etc … (le détail sur ce lien) Ces coureurs nés en 1950 constituaient la nouvelle génération montante, celle qui allait écrire en faits l'histoire cycliste des années 70. Et en ce dernier dimanche d'août Jacques Martin (licence n° 3881) remportait à la fois son premier bouquet et son premier titre d'une carrière cycliste qui ne faisait que débuter et qui honorait les couleurs du Président Lochin.
- Le 2° Critérium International de Mussidan se déroula à l'occasion du comice de septembre et sur deux jours. Le 18 septembre d'abord les cadets donnèrent le ton de ces fêtes par un prologue où 60 jeunes s'étaient tirés la bourre. Le Coutrillon Horrereau (qui avait abandonné lors du championnat régional) l'emportera devant le montponnais Alain Micoine alors que nos Mussidanais pourtant encouragés ne parvinrent pas à tirer leur épingle du jeu.

RCM 66 bis

- Le départ des cadets la veille du 2° critérium international. En première ligne les "rouges et blancs" du  Racing-Club qui auront toutes les difficultés pour se distinguer chez eux. On reconnaît Jacques Martin qui étrennait son maillot de Champion d'Aquitaine devant son public (4° coureur en partant de la droite). C'est Horrereau (Coutras) qui remportera la gerbe de la victoire. Le drapeau est tenu par Georges Gerbeaud maire de la ville. A droite, le protocole du 2° critérium pros à Mussidan avec de gauche à droite Ben-Brahim (3°), Anquetil (2°) et Stablinski (1°).

Horereau 66

Horereau de Coutras vainqueur du prologue du critérium pros

NDLR/LES ENGAGÉS DU 2° CRITÉRIUM DE MUSSIDAN : 1. Rudy Altig (Allemagne), 2. Jacques Anquetil (France), 3. Raymond Poulidor (France), 4. Lucien Aimar (France), 5. Jan Janssen (Hollande), 6. Jean-Claude Theillère (France), 7. Guido Reybroek (Belgique), 8. Tom Simpson (Angleterre), 9. Jean Stablinski (France), 10. Willy Planckaert (Belgique), 11. André Darrigade (France), 12. Roger Pingeon (France), 13. Jean Craczyck (France), 14. Pierre Beuffeuil (France), 15. Jean-Louis Bodin (France), 16. Raymond Mastrotto (France), 17. Alain Le Grévès (France), 18. Guy Epaud (France), 19. Alain Desplat (France), 20. Willy Altig (Allemagne), 21. Mohamed Ben-Brahim (Villeneuve), 22. André Lesca (Villeneuve), 23. Albert Frigo (EC.Foyenne), 24. Alain Célérier (Villeneuve), 25. Pierre Dory (Bergerac), 26. Christian Cuch (Paris), 27. Pierre Barrière (Bergerac), 28. Jacques Favreau (La Rochelle), 29. Gérard Duvaleix (Périgueux), 30. Bernard Gazeau (Bordeaux), 31. Daniel Barjolin (Civray).

- Le lendemain 19 septembre place aux professionnels avec un Maurice Jouault à l'organisation et surtout véritable acteur auprès des As du Tour qu'il côtoyait lors des tournées des critériums. Maurice Jouault aidé par les dirigeants du RCM présenta un plateau de trente et un coureurs dont vingt professionnels de grande renommée. Serge Mutel nous raconte une anecdote avec Jean Robic avec qui il avait passé trois heures en sa compagnie au cours de ce critérium où il était venu comme invité d'honneur, Bobet s'étant fait excuser. Jean Robic dit au docteur Mutel : "Tu as vu cette femme là-bas, elle est vachement bien ! Tu la connais ? Bien sûr ! Tu me la présentes ? Ne te fatigue pas, c'est mon épouse !" (Gros éclats de rire et ….présentations….".
- Jean Stablinski remporta la course laissant Anquetil à 35" alors que Ben-Brahim (1° amateur) et Jean-Claude Theillère terminèrent dans l'ordre et dans le même temps. La course se déroula sur la route de Sainte-Foy, la rue Ferdinand Jacques et la rue Pasteur. Des gradins étaient installés sur le circuit pour le public qui fut témoin de la chute spectaculaire de Jean Craczyck. Un vin d'honneur clôtura cette belle fête cycliste qui se termina par le bal du cyclisme animé par l'orchestre de Guy Salles. Dans le chapitre des anecdotes, le docteur Mutel nous signale le fait qu'il manquait 50 000 francs anciens pour couvrir le cachet d'Anquetil. Celui-ci nous dit alors : "c'est très bon, ça va comme ça !" Un seigneur cet Anquetil ajoute notre docteur.
- 1966 fut tout de même une grande saison pour le club puisque en dehors de ces deux évènements, le Prix de Vanxains reçut les meilleurs amateurs du sud-ouest avec un Roger Darrigade à nouveau victorieux et omni présent. Et puis le 13 novembre Maurice Jouault toujours en quête de critériums organisa avec le Racing celui de la ville de Rouffignac. La saison très avancée ne rassembla que quelques coureurs mais avec de glorieux champions comme Darrigade, Pingeon, Groussard, Zimmerman, Mastrotto, Gimondi, Epaud, Ben-Brahim, Archambaud, Amigo, Jimenez, Daunat, Beuffeuil, Bodin, Le Grévès, Barjolin, Mazeau, Barrière, Lesca, Fantino, Rouquette, Duvaleix, Célérier et Frigo. L'italien Felice Gimondi du groupe sportif Salvarini remporta la course devant notre Darrigade national et face à un public très passionné par le spectacle et la grande verve de l'homme orchestre : Maurice Jouault.

RCM 66 ter

Ci-dessus avant le départ, Jacques Anquetil la grande vedette, signe des autographes
aux côtés de Rudy Altig moulé dans sa tunique de Champion du Monde qu’il venait
de remporter sur le circuit du Nurburgring. Au fond à gauche,
Roger Pingeon (Peugeot) qui remportera un an plus tard (en 1967) la grande Boucle.

- La saison se terminait et au sud le Cyclo-Club Fleixois prenait de la hauteur. En recrutant des garçons comme Campaner, Daunat et Gazeau, on était en droit de s'attendre à vivre une saison 1967 particulièrement captivante et capable de réveiller de nouvelles passions. Au Racing l'assemblée générale annuelle se fit attendre. Fixée début décembre, elle fut reportée huit jours plus tard, puis à nouveau décalée pour une date ultérieure. Cette longue attente était certainement synonyme d'un malaise ou d'un problème au sein des instances. Nous sommes donc en droit de nous demander si le critérium "grand luxe" du mois de septembre, suivi par celui de novembre à Rouffignac n'avaient pas causé de lourds préjudices à la trésorerie ? Ce ne sont que des hypothèses, car bien évidemment on ne parle jamais des gros problèmes des associations, surtout à cette époque où l'information restait jalousement cloisonnée. Il fallut attendre le mois de février 1967, pour retrouver une réunion du Racing. Et d'après la presse, le retard n'était dû qu'à la surcharge des activités d'un calendrier 1966 très mouvementé, ce qui, il est vrai, ne pouvait être contesté. Cependant, une photo représentait sur sud-ouest Henri Martin comme étant l'artisan et à l'origine de la reprise des activités du club.
NDLR LE BUREAU DU RCM POUR 1967 (Réunion du bureau mi-février 1967) : Président d'honneur : MM. Bonneau, Vice-Président d'honneur : MM. Gérard Gras, Andrieu et Dr. Mutel. Président actif : M. Pierre Lochin, Vice-Présidents : MM. Queyrou et Lacarrière, Secrétaire : M. Pépin - adjoint : M. Henri Martin, Trésorier : M. Daillens - adjoint : M. Mirailles.
Conclusion : le Racing avait certainement traversé une crise, comme toutes les associations peuvent en traverser, mais l'essentiel était sauvé puisque un nouveau bureau venait d'être formé pour la saison 1967. Dans ce bureau il y avait de nouveaux changements, puisque M. Simonnet n'apparaissait plus au secrétariat, pas plus que M. Denoix à la trésorerie. Il y avait donc eu bel et bien une crise, et il restait maintenant à savoir comment la saison 1967 qui se présentait déjà allait être abordée par le président Lochin, qui désormais devait diriger avec un bureau rénové, puisque Simonnet son secrétaire et Denoix son trésorier avaient laissé leur place, sans préciser les raisons ?

LES ORGANISATIONS DU RCM EN 1966

MUSSIDAN 2007

Prix de la Forge à Mussidan (1° mai).
1° Jean Serros (RC. Mussidan),
2° Alizié (Bon-Encontre), 3° Lespinasse (UC.Montpon), 4° J. Marrec (Bon-Encontre), 5° Maura (CC.Périgueux), 6° Faure (Ambarès), 7° Delserre (Bon-Encontre), 8° Lebau (Bon-Encontre), 9° Bérano (UC.Montpon), 10° Guillon (RC.Mussidan).
A Saint-Médard de Mussidan (13 juin).
1° Lespinasse (UC. Montpon),
2° Gadaud (CC. Périgueux), 3° Eyboulet (EC. Foyenne), 4° Camguilliem (EC. Foyenne), 5° Crochet (Fumel), 6° Semon (EC. Foyenne), 7° Labrousse (Pau), 8° Paul (CC. Périgueux), 9° Guillon (RC.Mussidan).
A Mussidan (14 juillet).
1° Jean-Louis Ribérot (AS. St.Médard),
2° Sinischalchi (Marseille), 3° Cuch (Billancourt), 4° Frigo (Bordeaux), 5° Ben-Brahim (Villeneuve), 6° Dècle (Libourne), 7° Vincent (EC.Foyenne), 8° Cruz (Langon), 9° Brown (CC. Périgueux), 10° Lesca (Villeneuve).
A Eglise Neuve d'Issac (1° Août).
1° Abadie (Libos),
2° Valade (EC.Foyenne), 3° Jean Serros (RC.Mussidan), 4° Lespinasse (RC.Mussidan), 5° Petit (Libourne), 6° Vergez (Le Fleix), 7° Moulon (EC.Foyenne), 8° Lehoux (RC.Mussidan), 9° Jacouty (Ribérac), 10° Verninas (RC.Mussidan).

 

112381491[1]

Jean Robic invité d’honneur du Racing, avait été le seul à se déplacer à Mussidan pour ce critérium.
Vainqueur du Tour de France en 1947, il possédait encore de nombreux supporters de cette époque glorieuse.

A Saint-Germain du Salembre (cadets du 1° août).
1° Amble (CO Couronnais),
2° Biale (RC.Mussidan), 3° Martin (RC.Mussidan), 4° Boyer (CC.Belvès), 5° Mazaud (Périgueux), 6° Pasini (Villeneuve), 7° Eymerie (Périgueux), 8° Strugeon (Périgueux), 9° Priat (Ribérac), 10° Janssen (Montpellier).
A Saint-Germain du Salembre (1° Août).
1° Bérano (Montpon),
2° Coustillas (CC.Périgueux),3° Vincent (EC. Foyenne), 4° Morand (EC.Foyenne), 5° Bernard (Bordeaux), 6° Feyte (Libourne), 7° Guirotti (Langon), 8° Fauliau (Bordeaux), 9° Naud (EC. Foyenne), 10° Blancheton (EC.Foyenne).
A Chantérac (7 août).
1° J.Marie Couffin (RC.Mussidan),
2° Janssen (Montpellier), 3° Brun (Nontron), 4° Martin (RC.Mussidan), 5° Arquey (EC.Foyenne), 6° Goupil (Brive), 7° Nawrocki (EC. Foyenne), 8° Amble (La Couronne), 9° Barbier (La Couronne), 10° Priat (Ribérac).
Aux Lèches (8 août).
1° Barès (La Réole),
2° Rouzeau (Coutras), 3° Gauvrit (Royan), 4° Vieilleville (Coutras), 5° Horrereau (Coutras), 6° Arquey (EC. Foyenne), 7° Callegaro (EC. Foyenne), 8° Biale (RC.Mussidan), 9° Martin (RC.Mussidan), 10° Rambaud (Royan).
A Saint-Vincent de Connezac (21 août).
1° Jean-Marie Sanz (Libourne),
2° Jean Serros (RC.Mussidan), 3° Marbot (Libourne), 4° Feyte (Libourne), 5° Chauveton (CC. Lindois), 6° Martin (Toulouse), 7° Jean-Jacques Blancheton (EC. Foyenne), 8° Chaussat (Libourne), 9° Reymondie (Libourne), 10° Brugeassou (Sarlat).
Prix de Douzillac (28 août).
1° Bretou (CC.Lindois),
2° Hélias (EC.Foyenne), 3° Bouchonneau (Bordeaux), 4° Reymondie (Libourne), 5° Jean Serros (RC.Mussidan), 6° Brugeassou (Sarlat), 7° Mio (Libourne), 8° Dalla-Vallée (CC.Lindois), 9° Péquignot (Sarlat), 10° Labussière (Montpon).
Prix de Beauronne (11 septembre).
1° Martineau (La Roche sur Yon),
2° Couffin (RC.Mussidan), 3° Rousseau (Montpon), 4° Arquey (Ste-Foy), 5° Seguin (Ste-Foy), 6° Gras (Montpon), 7° Brusson (Montpon), 8° Priat (Ribérac), 9° Goupil (Brive), 10° Munaril (Langon).
Prix de Vanxains (12 septembre).
1° Roger Darrigade (US. Dax),
2° Laforest (Royan), 3° Robert (Lyon), 4° Bordier (CC. Bordeaux), 5° Campaner (CC. Bordeaux), 6° Foinet (Bon-Encontre), 7° Ricou (Royan), 8° Sanz (Libourne), 9° Laville (Le Bouscat), 10° Canouet (Bon-Encontre).
A Mussidan (Comice du 18 septembre - Prix cadets).
1° Horrereau (Coutras),
2° Micoine (Montpon), 3° Santarossa (Miramont), 4° Nieucel (Sainte-Livrade), 5° Latour (Royan), 6° Zussa (Toulouse), 7° Barraud (Nontron), 8° Cermangaud (Toulouse), 9° Galy (Sarlat), 10° Smet (Toulouse).
2° Critérium International de Mussidan (19 septembre).
1° Jean Stablinski les 80 kms en 2h01',
2° Jacques Anquetil à 35", 3° Ben-Brahim (m.tps), 4° Theillière (m.tps), 5° Bodin à 1'00", 6° Simpson (m.tps), 7° Pingeon (m.tps), 8° Célérier, 9° Frigo, 10° Le Grévès, 11° Beuffeuil, 12° Janssens (tous m.tps), etc …
Prix de Saint-Michel de Double (2 octobre).
1° Alain Micoine (Montpon),
2° Barès (La Réole), 3° Segui (Libourne), 4° Brun (Nontron), 5° Vigouroux (Villeneuve), 6° Guy Peyré (Ste-Livrade), 7° Magne (Langon), 8° Francis Peyré (Sainte-Livrade), 9° Aubert (Créon), 10° Saint-Martin (Ambarès).
Prix de Saint-Michel de Double (3 octobre).
1° Grimaud (Rochefort),
2° Faye (Cenon), 3° Lagrave (Mérignac), 4° Petit (Libourne), 5° Augé (Lesparre), 6° Doret (Coutras), 7° Labussière (Montpon), 8° Lespinasse (Montpon), 9° Vidal (CC.Lindois), 10° Lopez (Libourne).
Prix de Saint-Front de Pradoux (31 octobre).
1° Ricard (Parentis),
2° Lespinasse (Montpon), 3° Brusson (Montpon), 4° Dubourdieu (Libourne), 5° Lagrave (Mérignac), 6° Augé (Lesparre), 7° Levengerger (Périgueux), 8° Goizet (Nérac), 9° Petit (Libourne), 10° Valade (EC.Foyenne).
Critérium International de Rouffignac (13 novembre).
1° Felice Gimondi (Italie),
2° André Darrigade (France), 3° Lescure, 4° Gonzalès, 5° Daunat, 6° Barjolin, 7° Zannier, 8° Rouquette, 9° Lescaux, 10° Mastrotto.

QUELQUES GRANDS DE LA SAISON 66.

Jacques Anquetil, Raymond Poulidor, Rik Van-Looy, Edouard Sels, Durante, Vandenberghe, Felice Gimondi, Jan Janssen, Desmet, Dancelli, Lucien Aimar, Victor Van Schil, In't Ven, Jean Stablinski, Portaluppi, Gianni Motta, Freddy Maertens, Bernard Guyot, Jean-Claude Theillère, Rudy Altig, Karl Heinz Kunde, de Pra, Jean-Claude Lebaube, Julio Jimenez, Reybrook.

Anquetil 66

Jean Stablinski à gauche et Jacques Anquetil vont être fleuris à Mussidan
On reconnait MM. Lochin, Simonnet, Martin et l'adjudant-chef de gendarmeire Jesson

CEUX QUI BRILLENT EN PÉRIGORD.

Michel Brusson (UC. Montpon), Jean-Pierre Joseph (Pédale Nontron), Francis Dubreuil (Pédale Nontron), Claude Mazeau (CC. Lindois), Roland Lespinasse (UC. Montpon), Jean Vidal (CC. Lindois), Jean Comme (UC. Montpon), Christian Bérano (UC. Montpon), Mickaël Brown (CC.Périgueux).

LES VEDETTES DU SUD-OUEST.

Christian Leduc (S Montois), André Delort (US. Andernos), Christian Bordier (CC. Bordelais), Claude Magni (VC. Langon), J.Claude Daunat (CRC. Limousin), Alexis Eyquard (AS. St.Médard), Maurice Laforest (Royan), Jean-Louis Ribérot (AS. St.Médard), Samy (CRC.Limoges), Claude Vallée (Parthenay), Luis Ocana (Stade Montois), Francis Campaner (CC. Bordelais), Albert Frigo (G. de Bordeaux), Ben-Brahim (UCD.Villeneuve), Max Laville (US.Bouscat), Jean Ricou (Royan).

AUTRES COURSES DU RC.MUSSIDAN EN 1966.

13 mai Prix de la Jemaye : résultats non diffusés sur la presse, 7 août Prix de Saint-Etienne de Puycorbier : résultats non diffusés sur la presse, 7 nov. Prix de St-Martin l'Astier (Cyclo-Cross): Dubois (Capbreton) - Dutour (Coutras) américaine.

Mussidan 1966 (prix du printemps)

Mlles Delcoral et Simonnet fleurissent le Mussidanais Jean Serros. A droite M. Lochin
lors du prix de la Forge en 1966

1967 : LA DESCENTE AUX ENFERS DU CLUB DE MUSSIDAN

- 1967 fut pour le Racing une saison très calme. Pas de grande nocturne du 14 juillet, pas de critérium, plus de Maurice Jouault, un nombre d'organisations en baisse et quelques victoires dont celles du jeune Jacques Martin à Champcevinel, Villars et à Vergt, celle de Christian Biale à Léguillac de Cercles pour ne citer que les succès évoqués dans la presse.
- Henri Martin qui a maintenu le club au cours de cette saison s'est occupé de recevoir les engagements et c'est ainsi que le club a fonctionné avec Monsieur Pépin au secrétariat et Monsieur Daillens (un ancien) à la trésorerie. Et comme il est précisé plus haut, 1967 ne sera pas l'année des folies. Le 14 juillet se résumera à une course cadet avec au micro Gilbert Cuménal et quarante jeunes au départ. Le bureau chercha tout de même à présenter une manifestation qui tienne la route. M. Gérard Gras, le docteur Mutel et maître Andrieu se concerteront pour présenter au comice un critérium avec des amateurs de haut-niveau. Et c'est ainsi que le club réussit à réunir un beau plateau avec notamment Archambaud, Fages, Saint-Jean, Paré, Cuch, Sinischalchi, Brux, Célérier, Gazeau, Delord, Ricou, Ben Brahim, Duvaleix, Berland, Gonzales, Matignon, Labarthe, Dufort et Lescure. Donc pas de professionnels mais des amateurs ciblés et habitués aux grandes joutes. Le circuit utilisé fut celui de la gare avec passage rue Villechanoux, Montaigne, les Ormeaux, Bassy et retour. Les primes et l'arrivée se situaient près du café "Chez Lily" avec au micro un grand animateur Jean Francis et au départ la présence de Yves Guéna
le député de la circonscription.
NDLR COUREURS LICENCIES AU RACING EN 1967 : Christian Biale, Gérard Mirailles, Joël Pau, Jacques Martin, Bernard Demouret, Jean-Pierre Fredou, François Lotterie, Michel Roulhac
- Les fêtes du comice en définitive étaient animées par le cyclisme et un Grand Prix du tiercé "Sud-Ouest". Ce tiercé avec paris engagés était effectué par des enfants de 10 à 13 ans. Les chevaux montés sur roues étaient attelés à un sulky tracté avec des pédales et drivés par cette jeunesse où l'on remarquait au départ d'un des trois prix un certain Albert Chaussade (fils de l'ancien directeur sportif). La société des raids hippiques était également présente lors de ce comice avec un 18° prix couru avec chevaux.
- 1967 fut aussi une année de douleur avec la disparition de Armand Darnauguilhem terrassé par une cruelle maladie. Ancien champion des années 50 et actuel président de l'UC. Mimizan, il avait été une grande figure de notre cyclisme puisque il s'était marié avec une fille de Belvès, club auprès duquel il avait porté les couleurs. Ribérac aussi était en deuil, après la perte de l'ex-président René Crassat. Au comité d'Aquitaine il y avait du changement avec l'arrivée de Hubert Longau à la présidence, en remplacement de Monsieur Lathière. A Bergerac un certain Jean-Marie Defix fondait le Vélo-Club Bergeracois et recrutait pour sa première saison Albert Frigo passé professionnel (équipe de Gribaldy). Côté CC. Fleixois, Daunat passé également professionnel (équipe Peugeot) change de coin pour signer sa licence 68 à l'UV. Limousine. Cette saison c'est aussi celle des critériums et la Dordogne connaît une grande fièvre à l'occasion de celui de Saussignac, qui désormais relègue celui de Vergt au second plan, allez connaître les raisons ? Toujours est-il que Felice Gimondi se distinguera sur les coteaux du Bergeracois en remportant cette course devant Raymond Poulidor (qui gagnera à Vergt), Anquetil terminera 3° devant Pingeon 4° et Vicentini 5°.
- Au mois de novembre le Racing-Club se réunit en assemblée générale au relais de Gabillou. Un repas sympathique fut servi avec la présence de M. Lochin notre président, auquel s'étaient joints le docteur Mutel, Maître Andrieu, Monsieur Daillens et l'adjudant Martial de la brigade de Mussidan. Les récompenses furent remises aux lauréats, tout comme les primes promises et le matériel correspondant aux points classement. L'ambiance fut sereine, on évoqua la chute de Jacques Martin causée par un chien à Libos lors d'une prime et d'autres anecdotes qui émaillent le rythme d'une saison. Et pourtant un malaise subsistait puisque le journal "l'athlète" du 26 octobre 1967 signalait les démissions du club de Christian Biale, Bernard Dumouret, Jean-Pierre Fredou, François Lotterie, Jacques Martin, Gérard Mirailles, Joël Pau et Michel Roulhac soit huit coureurs qui représentaient la totalité des effectifs. Assurément le club vivait une fin de saison sur des charbons ardents, mais la presse qui résumait cette assemblée générale ne signala pas ce bouleversement qui semblait signer l'acte de mort du Racing-Club. En vérité cette demande ne fut pas suivie d'effets et certainement que la raison finit par l'emporter afin que les coureurs continuent à porter les couleurs du club en 1968.
- Un mois après, on relevait sur le journal "Sud-Ouest" du 25 décembre 1967 la nouvelle composition du bureau (lire encadré), avec au poste de secrétaire la nomination d’Henri Martin. Pas de commentaires sur cet article rédigé par l'ami Tibaut, si ce n'est la mention qu'une faveur sera accordée aux dix premiers coureurs qui donneront leur adhésion au club en 1968. Cette mention démontrait bien que l'ambiance manquait de sérénité et qu'une certaine incertitude planait au sein des instances du club, puisque les dirigeants semblaient eux aussi préoccupés pour conserver leurs effectifs.

Berland 67

Berland à gauche et Gonzalès maillot Peugeot vainqueur à Mussidan

LES ORGANISATIONS DU RCM EN 1967

MUSSIDAN 2007

Prix du printemps à Mussidan (1° mai).
1° Roland Lespinasse (EC. Foyenne) les 90 kms en 2h22',
2° Martin (RC.Mussidan), 3° Manfré (AS.Libourne), 4° Cluzel à 2'00", 5° Arquey (VC.Bergerac), 6° Pinel (CC.Périgueux), 7° Gadaud (CC.Périgueux), 8° Blanchard (CC.Périgueux), 9° Clot (Libourne), 10° Agrafeil (Sarlat). L'AS.Libourne 1° par équipe.
Prix de Gare de Neuvic (16 mai).
1° Michel Fontarnou (Libourne) les 90 kms en 2h17',
2° Biale (RC.Mussidan), 3° Martin (RC.Mussidan), 4° Verger (Le Fleix), 5° Petit (Libourne), 6° Merle (Nontron), 7° Joubert (CC. Périgueux), 8° Laporte (Ribérac), 9° Magne (Montpon), 10° Samoillan (Montpon).
Prix du 14 juillet à Mussidan (cadets).
1° Philippe Decima (EC. Foyenne) les 70 kms en 2h02',
2° Moreau (UC.Montpon), 3° Vigouroux (UCD.Villeneuve), 4° Patrick Duteil (VC. Bordeaux), 5° Mirailles (RC.Mussidan), 6° Claude Denis (CC.Périgueux), 7° Peyret (Sainte-Livrade), 8° Gras (Montpon), 9° Brun (Nontron), 10° Demouret (RC.Mussidan), 11° Raffin (Ribérac).
Prix de Saint-Germain du Salembre (30 juillet).
1° Jean-Simon Chassagne (EC.Foyenne),
2° Tromeleue (Toulouse), 3° Moreau (EC.Foyenne), 4° Myszor (Bordeaux), 5° Melchior (Lalinde), 6° Chaudet (Libourne), 7° Hélias (EC.Foyenne), 8° Poutet (Bègles), 9° Cérantola (UCD.Villeneuve), 10° Caporale (US. Bouscat).

RCM Mirailles, Martin, Demouret, Lotterie

Mirailles, Martin, Demouret et Lotterie la jeune vague du Racing en 1967

Prix des fêtes de Chantérac (6 août).
1° Patrick Duteil (CC. Bordeaux),
2° Denis (CC.Périgueux), 3° Jolivet (Périgueux), 4° Sallat (Nontron), 5° Brun (Nontron), 6° Dumaceau (Langon), 7° Napias (Bordeaux VC), 8° Bouyer (Ribérac), 9° Château (Le Fleix), 10° Buffière (Nontron).
Prix d'Eglise Neuve d'Issac (6 août).
1° Pierre Petit (Libourne),
2° Michel Menanteau (Lalinde), 3° Biale (RC.Mussidan), 4° Soucher (CC.Lindois), 5° Micoine (Ribérac), 6° Martin (RC.Mussidan), 7° Delayre (Bergerac), 8° Jean-Claude Menanteau (Lalinde), 9° Clot (Libourne), 10° Dagot (Montpon).
Prix des Lèches (14 août).
1° Jean-Pierre Darrin (Guidon Sarladais),
2° Martin (RC.Mussidan), 3° Gillain (Paris), 4° Biale (RC.Mussidan), 5° Michel Menanteau (Nontron), 6° Santiago (Villenave), 7° Priat (Ribérac), 8° Dazat (Nontron).
Prix de Saint-Vincent de Connezac(20 août).
1° Brugeassou (Sarlat),
2° Mathieu (Ambarès), 3° Raymondie (Libourne), 4° Munaritz (Langon), 5° Dutertre (Nontron), 6° Lamouliatte (ASPTT. Bordeaux), 7° Doret (Coutras), 8° Grimaud (Coutras), 9° Delorme (EC.Foyenne), 10° Paoletti (Ambarès).
Prix des fêtes de Douzillac (27 août).
1° Guy Langlade (VC. Bergerac),
2° Delourme (EC.Foyenne), 3° Fredon (Rougnac), 4° Grimaud (Rochefort), 5° Brugeassou (Sarlat), 6° Musiol (Monségur), 7° Martin (RC.Mussidan), 8° Munaritz (Langon), 9° Loubriat (Sarlat), 10° Greletty (CC.Lindois).
Prix des fêtes de Beauronne (10 septembre).
1° Francis Gras (UC. Montpon) sur cycle Gitane agent Henri Rebeyrey à Montpon,
2° Decima (EC.Foyenne), 3° Château (Le Fleix), 4° Raffin (Ribérac), 5° Moreau (UC.Montpon), 6° Lécuyer (Lalinde), 7° Pouget (Montpon), 8° Boyer (Ribérac), 9° Chantier (Clayes sous Bois), 10° Gam (Bergerac).
Prix du comice de Mussidan (17 septembre).
1° Michel Gonzales (VC. Hendaye) les 100 kms en 2h40 sur cycle Peugeot BP, 2
° Berland (Lyon), 3° Duffort (Puteaux), 4° Champion (Cholet), 5° Lescure (Montastruc), 6° Sinischalchi (Miramas), 7° Archambaud (UCD. Villeneuve), 8° Saint-Jean (Montpellier), 9° Jolivet (Périgueux), 10° Bérano (Girondins de Bx), 11° Melchior (Lalinde).
1° Prix de Saint-Michel de Double (1° Octobre).
1° Michel Pitard (US.Pons),
2° Pérot (Barbezieux), 3° Favreau (Pons), 4° Martin (RC.Mussidan), 5° Guillaud (Saintes), 6° Mazeau (CC.Périgueux), 7° Barreau (Nontron), 8° Bruletout (Coutras), 9° Biale (RC.Mussidan), 10° Bares (La Réole).
Prix cadets de Saint-Michel de Double (2 Octobre).
1° Gérard Vigouroux (UCD. Villeneuve),
2° Denis (CC.Périgueux), 3° Macali (UCD.Villeneuve), 4° Sadet (Sainte-Livrade), 5° Napias (Bordeaux), 6° Jolivet (CC.Périgueux), 7° Decima (Ste-Foy), 8° Lavoux (Créon), 9° Tauzin (Cenon), 10° Moreau (Montpon).

Decima 67

Decima fleurit, le président Lochin, Moreau et le speaker Cuménal à Mussidan

QUELQUES GRANDS DE LA SAISON 1967

Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Tom Simpson, Giani Motta, Franco Bitossi, Jan Janssens, Edouard Sels, Rik Van Looy, Rudy Altig, Walter Godefroot, Dino Zandegu, Felice Gimondi, Franco Balmamion, Lucien Aimar, Van Coningsloo, Van Springel, Noël Foré, Désiré Letort, Roger Pingeon, Raymond Poulidor, Julio Jimenez, Roger Rivière, Ferdinand Bracke.

CEUX QUI BRILLENT EN PÉRIGORD

Michel Brusson (UC. Montpon), Francis Dubreuil (Pédale Nontron), Michel Mournat (CC.Périgueux), Michel Brun (Pédale Nontron), Jacques Martin (RC. Mussidan), Jean-Pierre Darrin (Guidon Sarladais), Jean-Pierre Blondel (CC. Périgueux), Roland Priat (CA. Ribérac), Jean-Claude Blanchard (CC. Périgueux), Philippe Barraud (Pédale Nontron), Claude Denis (CC. Périgueux), Guy Dagot (UC.Montpon), Régis Royère (Guidon Sarladais), Gérard Labrousse (CC. Périgueux), William Delayre (CC. Bergerac)

LES VEDETTES DU SUD-OUEST

Luis Ocana (Stade Montois), Robert Laforest (Royan), Michel Lescure (CV. Montastruc), Gérard Vigouroux (UCD. Villeneuve), Hubert Fraisseix (VC. La Souterraine), Daniel Barjolin (CA. Civray), Christian Bordier (EC. Foyenne), Maurice Saint-Jean (Perpignan), André Mériaux (CA. Civray), Claude Mazeaud (CC. Lindois), Pierre Fages (Montpellier), Mohamed Ben Brahim (UCD. Villeneuve), Michel Brux (VC. Tarbais), Michel Manzano (Stade Montois), Guy Mazet (CC. Bordelais), Roger Saladié (UA. Vic), Corbeau (Saint-Claud), Roland Berland (VC. Luçon), Michel Pitard (US. Pons), Bernard Bourreau (Ruelle). 

AUTRES COURSES DU RC.MUSSIDAN EN 1967

19 juin Prix de Saint-Médard de Mussidan : 1° Didier Bruletout (US. Coutras), 5 novembre Prix de Saint-Martin l'Astier : 1° Debien (La Roche sur Yon)

VÉLO DORDOGNE - MUSSIDAN (13) © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : 1968-1969 (la fin des années sixties) à suivre

13 octobre 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITÉ (42° semaine de la saison)

Duros Régis 22IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

12 au 18 octobre 1995

- Les cyclo-cross sont déjà là et David Paggiolo (SC Caudrot) sort vainqueur à Annepont où il s’impose devant Thierry Turpaud (Pédale Saint-Florent) et Yves Cardinal (CA Civray). Le même jour à Magnac Bourg, Laurent Dumont gagne en terre Limousine laissant derrière lui Christophe Deluche (UV Limousine) et Almansa (Blagnac).
- A Génissac, le challenge Centre Ouest Atlantique de cyclo-cross a rendu son verdict avec Régis Duros (CSM Persan) en médaillon lauréat devant Blangeois (Pellegrue) et Dumont (Libourne). Sébastien Rolait (US Bouscat) gagne en cadets tout comme Mickaël Estève (¨Pédale Faidherbe) chez les juniors.

ÉCHOS DE DORDOGNE

 

 

Fin de saison en Dordogne et résultats du challenge Dordogne des minimes :
Bonnélie Gaylord 991. Gaylord Bonnélie (Asptt Périgueux) 141 pts notre photo, 2. Julien Sybiac (Pédale Faidherbe) 93 pts, 3. Pierre Pomeyrol (CC Périgueux) 63 pts, 4. Mickaël Lamiraud (EC Ribérac) 61 pts, 5. Nicolas Bercouzareau (CC Périgueux) 44 pts, 6. Frédéric Chène (CC Périgueux) 27 pts, 7. Jérôme Authier (CC Périgueux) 12 pts, 8. Thomas (CC Périgueux) 11 pts, 9. Julien Courbalay (JS St.Astier) 10 pts, 10. Vincent Landon (CC Périgueux) 7 pts, 11. Jean-Christophe Dader (Pédale Faidherbe) 6 pts, 12. Hotte 5 pts, 13. Sébastien Chène (CC Périgueux) 4 pts, 14. Jean-Baptiste Le Bihan (CC Périgueux) 3 pts, 13. Vincent Top (CC Périgueux) 2 points.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/42° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur ce blog

26 octobre 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITÉ (44° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

26/10 au 1° novembre 1995

44

Les vainqueurs de la semaine avec Duros, Brachet et Deluche

- A Saint-Front de Pradoux le critérium de l’amitié cher au speaker Jean-René Villechanoux est remporté par Nicolas Brachet (CCP Nontron), heureux de se retrouver sur le podium avec Bernard Bodin deuxième (Lalinde) et Jean-Christophe Arretche troisième (Cyclisme 24).
- Le cyclo-cross de Saint-Pradoux des Chabannes couru en Limousin confirme la bonne forme de Christophe Deluche (UV Limousine) qui s’impose face à Fabien Chareix (UC Condat) et Laurent Dumont (SC Libourne).
- A Coursac une trentaine de coureurs ont pris le départ du 4° Cyclo-Cross du plan d’eau du Rosier avec une bonne prestation de Régis Duros (CSM Persan) qui s’impose sous un temps de chien devant Bruno Blangeois (Pellegrue) et Dominique Eyquard (Caudrot).

ÉCHOS DE DORDOGNE

Saint-Front de Pradoux (critérium de l’amitié) : 1. Nicolas Brachet (CCP Nontron), 2. Bernard Bodin (CC Lindois), 3. Jean-Christophe Arretche (Cyclisme 24), 4. Oliovier Feytou (UC Montpon), 5. Jean-Sébastien Arrteche (Cyclisme 24), 6. Christophe Granger (Saint-Astier), 7. Cantinolle (SC Caudrot), 8. Jean-Claude Mespoulède (Asptt Périgueux), 9. Thierry Dupont (Boulazac), 10. Cyril Authier (Montpon), etc…
45° Cyclo-Cross du Plan d’Eau de Coursac : 1. Régis Duros (Bic Persan), 2. Bruno Blangeois (Pellegrue), 3. Dominique Eyquard (Caudrot), 4. David Paggiolo (Caudrot), 5. Pascal de Boussiers (Brive), 6. Bernard Estève (Pédale Faidherbe), 7. David Cron (UV Angérienne), 8. Florent Béchade (Libourne), 9. Métreau (Pédale Faidherbe), 10. Jeannot –Créon), etc…

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/44° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur ce blog

9 novembre 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITÉ (46° semaine de la saison)

Deluche 2IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

9 au 15 novembre 1995

- Christophe Deluche s’adjuge le cyclo-cross de la Belle Epoque couru à Beaune les Mines. Le sociétaire de l’UV Limousine s’adjuge le bouquet retrouvant sur le podium Hullot (VC Arédien) son dauphin du jour et Fabien Charreix (UC Condat) troisième. Chez les juniors c’est Mickaël Estève (Pédale Faidherbe) qui s’est imposé.
- Le 12 novembre à Chamadelle c’est Laurent Dumont qui triomphe sur ses terres avec comme éternel rivaux Bruno Blangeois (Pellegrue) deuxième et David Paggiolo (SC Caudrot) troisième.

ÉCHOS DE DORDOGNE

Fin de saison en Dordogne et résultats du challenge Dordogne des séniors :

CG

Les cinq premiers du challenge des séniors avec de gauche à droite
Christophe Cuménal (Ribérac) vainqueur devant Pascal Le Pemp, Denis Bégout,
Stéphane Lavignac et Julien Fiacre (tous Asptt Périgueux)

CG Séniors

suite

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/46° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

7 octobre 2020

TOUS LES PÉRIGOURDINS QUI ONT COURU LE TOUR DE FRANCE

NOS VINGT TOURS DE FRANCE

Il s’agit des coureurs qui ont eu :
- soit un lien avec un club de Dordogne,
- soit une résidence dans notre département,
- soit du fait qu’ils soient nés dans notre région.
Ils sont vingt à la date de l’édition du présent document.

DE 1903 à 1939

mAZAN

MAZAN Lucien (dit Petit-Breton ou l'Argentin) : né le 18 octobre 1882 à Plessé (Loire Atlantique), vainqueur des Tours en 1907 et 1908, il devient Périgourdin en aménageant un magasin de cycles Peugeot à Périgueux en 1908 et fonde le Cyclo-Club Périgourdin en 1911 avec le pasteur Camblong et Jean Galinat. A participé également au Tour en 1905 (5°), en 1906 (4°) puis a abandonné en 1910, 1911, 1912, 1913 et 1914. Décède le 20 décembre 1917.
CHAUMARD Edouard : né à Thenon en 1889, résidant à Vélines, il a participé en 1906 au Tour sous le dossard 77 et la marque Labor-Dunlop. Il abandonna au cours de la première étape Paris-Lille.
CHAUMARD Pierre : originaire de Lamonzie-Saint-Martin, Pierre Chaumard est le frère d’Edouard. Réside à Vélines. En 1910, il s’inscrit à un Tour de France des indépendants sous le numéro 29. Tour couru à l'issue du Tour gagné par Octave Lapize. Termine à la 39° place d’une épreuve remportée par Guenot. Devient plus tard fondateur de l’US Vélines.
RABOISSON Charles : né à Chalais en 1892, demeurant dans la région de Mussidan, licencié au Cyclo-Club Périgourdin, il a couru quatre Tours de France : 1914 (abandon), 1920 (22°), 1921 (25°) et 1922 (abandon).

CALMETTE

CHAUVIÈRE Alexandre : Né le 3 novembre 1885 à Saint-Georges de Montaigu (Vendée) Résidant à Douzillac, Il a participé au Tour de France cycliste de 1912 sous le dossard 16 comme équipier de Oscar Egg et Hector Tiberghien au sein du groupe Griffon-Wolber. Il abandonna au cours de la 4° étape Belfort-Chamonix.
CALMETTE Raphaël : demeurant à Montpon, né le 7 juillet 1901 à Villebois Lavalette (Charente), il a couru en 1928 dans le groupe Fontan-Wolber sous le numéro 48 terminant 26° du général et d'un Tour remporté par le luxembourgeois Nicolas Frantz.

mou

MOUVEROUX Jean : né à Piègut le 5 avril 1902, décédé à Limoges en 1988, inhumé à Piègut. Il s'est classé 21° sur 162 coureurs lors du Tour en 1928 sous le dossard 45, dans le groupe Elvish-Fontan Wolber.
LAVAL Lucien : né à Saint-Vincent de Cosse en 1903, décédé le 21 avril 1969. Il a participé à trois tours (1928, 1929 et 1930). Classé 29° en 1928 dans le groupe Elvish-Fontan Wolber, 35° en 1930 (groupe touriste routier), il abandonne en 1931 au cours de l'étape Caen-Dinan pour aller saluer la naissance de son fils.

DE 1946 à 2020

DARNAUGUILHEM Armand : Landais d'origine (né à Escource le 9 février 1926), marié avec une belvèsoise, il vécut dans notre Périgord Noir. Sélectionné au départ du Tour en 1950 (équipe du Centre Ouest/dossard 93), date où il remportait le 1° Tour de Dordogne. Il abandonna, éliminé lors de l'étape Perpignan-Nîmes.
HUOT Valentin : né le 1° mai 1929 à Creyssensac il totalise six Tours de France (1954/abandon, 1955/abandon, 1956/61°, 1957/abandon, 1959/48° et 1961/39°). Troisième du Grand Prix de la Montagne derrière Gaul et Bahamontès en 1956, il a été un redoutable grimpeur. Un des plus grands champions de notre Périgord, à qui on doit beaucoup pour le passage du Tour durant trois journées en 1994 en Dordogne.
VIVIER Jacques : né à Mareuil le 9 octobre 1930, il a participé consécutivement à cinq Tours de France (1952-1956), dont trois en même temps que Huot (1954, 1955 et 1956). En a terminé deux (1952 : 49° au général et 1954 : 40° au général). Vainqueur de l'étape Bordeaux-Limoges en 1952 et de Brest-Vannes en 1954.

DARNO

DUPRÉ André : né le 7 mai 1931 à Ligueux près de Sainte-Foy la Grande (Gironde), demeurant Bergerac. Il a participé à trois Tours de France : 1955, abandon dans la 11° étape, 1957 : 37°, 1958 : abandon dans la 21° étape.
DAUNAT Jean-Claude : né le 14 septembre 1945 à Villetoureix, longtemps licencié au Saint-Aulaye Vélo-Sport, on l'a suivi dans les équipes régionales du Tour 1971 (46°) et 1972 où il se classait 72°, alors qu’Eddy Merckx régnait en maître. Est décédé en 1999.
VILLEMIANE Pierre-Raymond : né le 12 mars 1951 à Pineuilh (Gironde). Sociétaire du Vélo-Club Bergeracois. Artisan en peinture à Lamonzie Saint-Martin (24). Il a participé et terminé cinq Tours de France et remporté trois étapes : 1977 (Gitane-Campagnolo), vainqueur de la 1° étape Fleurance-Auch, 15° au général ; 1978 (Renault) 31° au général ; 1979 (Renault) vainqueur de l'étape Metz-Ballon d'Alsace, 13° au général ; 1980 (Renault) 70° au général ; 1982 (Wolber) vainqueur de l'étape Saintes-Bordeaux, 55° au général. Champion de France en 1980.

Dup

JOURDAN Christian: né le 31 décembre 1954 à Pineuilh (Gironde). Girondin mais sociétaire du Vélo-Club Bergeracois. Il a disputé sept Tours de France et en a terminé quatre : 1979 (La Redoute 68°), 1983 (même équipe 45°), 1985 (La Vie Claire 71°), 1989 (RMO 118°). Il a participé aussi à trois Tours d'Italie, un Tour d'Espagne, aux JO de Montréal (1976).
BRUN Frédéric : né à Ribérac le 15 septembre 1957. Fils de Pierre Brun ambulancier et de Monique Brun. Il a participé et terminé neuf Tours de France cycliste, le record des périgourdins dans le Tour. Il a porté le maillot du meilleur grimpeur en 1987. Toutes ses participations au sein de l'équipe Peugeot sauf en 1987 et 1988 avec Z et en 1990 avec RMO. 1980 : 74°, 1982 : 66°, 1983 : 78°, 1984 : 89°, 1985 : 134°, 1986 : 10°, 1987 : 92°, 1988 : 81°, 1990 : 84°. Sélectionné dans l'équipe de France pour les championnats du monde de 1987 disputés en Autriche. Vainqueur des grands prix de Plumelec, du 22° Bol d'Or des Monédières (1988) ainsi que d'une étape du Tour du Limousin.
VIRVALEIX Didier : né le 21 septembre 1966. Employé au centre de tri de Périgueux-Marsac. Sociétaire de l'ASPTT Périgueux. Avec l'équipe Histor-Sigma, il a participé au Tour de France cycliste en 1991, s'illustrant dans les Alpes et terminant 50° au général à Paris.

Jourdan

CHANTEUR Pascal : né le 9 février 1968 à Saint-Denis. Devenu Bergeracois, il a eu un commerce de cycles et a été conseiller municipal et adjoint aux sports (2009-2014). Président de l’UNCP et membre du bureau exécutif de la ligue nationale de cyclisme il a été coureur professionnel de 1991 à 2001. Sept tours de France au sein des équipes Chazal, Casino, AG2R et Festina. Places obtenues : 75°/1993, 81°/1994, 26°/1997, 35°/1998, 91°/1999, 69°/2000, 114°/2001.
DELAGE Mickaël : né le 6 août 1985 à Libourne. Brillante carrière amateur. Six participations au Tour de France 117°/2007, 101°/2009, abandon/2010, 132°/2011, 143°/2014, hors délais/2017. Equipes : Française des Jeux, Silence Lotto, Oméga pharma, FDJ puis Groupama/FDJ.
PACHER Quentin : né le 6 janvier 1992 à Libourne. Licencié à l’EVCC Bergerac. Un Tour de France en 2020 où il termine 53° se faisant remarquer au cours de trois étapes qui lui vaut une sélection en équipe de France pour le Mondial gagné par Alaphilippe.

dELAGE

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - LES PÉRIGOURDINS DANS LE TOUR
La mémoire du cyclisme en Dordogne

10 octobre 2020

LE CYCLISME A BERGERAC (2006-2020)

 2006/2020 : SURVIVRE A TOUT PRIX

Pour relire l’édition précédente, cliquez ici

RdeFéminine

Départ de la Ronde Féminine le 23 juin 2007 à Bergerac

- De 2005 à nos jours la donne du cyclisme Bergeracois et de sa périphérie évoluent peu. D’ailleurs le peu d’informations recueillies en constitue le témoignage. Quelques créations, un club toujours présent avec l’EVCC, mais des courses de moins en moins nombreuses et de moins en moins peuplées...
2006 - Bergerac Zone Artisanale : Frédéric Maly (CC Périgourdin)
Nocturne de la ville : Christophe Napias (EVCC Bergerac).

ANTO

Jean Antoniazzi président du VTT Club Bergeracois

- L’EVCC Bergerac parvient à mettre sur pied deux épreuves dans la cité de Cyrano, mais des épreuves de petit format. Le CC Lindois lui perd pied, définitivement. Du côté des clubs VTT, le club de Jean Antoniazzi décolle bien avec trente sept licenciés.
2007 - Bergerac Zone Artisanale : Miguel Rabouy (EVCC Bergerac)
Nocturne de la ville : Yannick Carpe (UC Villeneuve Fumel)
- Le VTT Club Bergerac Périgord compte 48 licenciés et vire en tête sur le plan des effectifs sur Bergerac. Le Tour Dordogne prend son départ de Bergerac. C’est sa deuxième visite depuis 1990.
- Le VTT Evasion Pourpre effectue sa dernière saison.
- Alain Fossard ancien sociétaire de l’EVCCB et buraliste dans la ville de Bergerac, devient Champion du Monde des transplantés à Bangkok.
- Un autre évènement : Bergerac est ville départ de la ronde féminine internationale. Les concurrentes partent du site de Picquecailloux, pour rejoindre Casteljaloux, terme de cette étape. Mais cet évènement déplace très peu de monde. Soit une grande manifestation cycliste qui s’est déroulée un 23 juin, mais qui n’aura attiré qu’une vingtaine de personnes...

VTT BPgd

Le VTT Club Bergerac Périgord

2008 - Prix de la ville : Nicolas Alicot (Sainte-Livarde)
Nocturne de la ville : Thierry Barrère (Guidon Biassais)
2009 - Pas de course
2010 - pas de course
- Deux années avec aucune organisation urbaine, voilà le grand évènement que l’on peut relever. L’EVCC Bergerac, le VTT Club Bergerac Périgord sont toujours en lice, tout comme le VTT Evasion Pourpre qui s’installe de Maurens à Creysse.

2011 - Tour Dordogne : Saint-Laurent des Vignes/Bergerac : Angélo Tulik (Vendée U)
Championnats d’Aquitaine de cyclo-cross :
Arnaud Labbe séniors (Cofidis),
Julien Ballion espoirs (CAM Bordeaux)
Maxime Teulière juniors (CS Casteljaloux)
Mickaël Audureau cadets (CS Casteljaloux)
Laetitia Moreau dames (EC Saint-Félix de Foncaude)
.
- Les meubles sont sauvés avec la mise sur pied d’un Championnat d’Aquitaine à Picquecailloux. Les courses urbaines deviennent un luxe que l’on ne peut plus s’offrir face aux aménagements routiers, à la sécurité et à la lassitude d’un public qui n’est plus intéressé... Cette évolution n’est pas spécifique à Bergerac. Sarlat et Nontron les deux autres sous-préfectures de Dordogne sont depuis plus longtemps à l’arrêt. Reste Périgueux où il subsiste deux épreuves à Périgueux, pas pour le sport, mais plus pour le respect d’une tradition qu’on essaye de faire perdurer...

2011 Championnat d'Aquitaine 2011 Bergerac 011

Championnat d'Aquitaine de cyclo-cross en 2011

2012 - Tour Dordogne : Chrono à Bergerac : Shane Archbold (Nouvelle Zélande)
2013 - Bergerac (course PC) : Nicolas Bourzeau (NL) D1
Pierre Lacosse (Ufolep) D2
Patrick Vigné (SA Mussidan) D3
Jacques Durieux (Ufolep) D4
Cyclo-cross :
Arnaud Labbe séniors (Cofidis),
Audureau M. (CS Casteljaloux) juniors
Darribeau S. (CS Casteljaloux) cadets
Gaëlle Poirier Carreau (EC Trélissac CC) dames.

2014 Tour de France : Maubourguet-Bergerac. Rentrée en Dordogne par Eymet, Fonroque, Mescoulès, Côte de Monbazillac, Labarde, Bergerac (arrivée Picquecailloux) (208,5 km). Victoire du Lituanien Ramunas Navardauskas (Garmin). L’Italien Vincenzo Nibali reste en jaune.
Bergerac-Périgueux contre la montre. Bergerac, Lagudal, Béleymas, Villamblard, Manzac, Coursac, Le cerf, côte des Crouchaux, Coulouniex-Chamiers, Périgueux (54 km). Victoire de Tony Martin (Omega Pharma Quick Step), Nibali reste en jaune.

2011 Podiums Chpt Aquitaine 2011 033

Podium du Championnat d'Aquitaine en 2011

Licenciés EVCC Bergerac : Michel Viremouneix, José Goncalvès, Grégoire Lhomme, Alexandre Gouyou, Chloé Mailler, Enzo Massarotto, Patrick Delmonteil, Pierre Mariller, Léo Lasarrétie, Amélie Vantomme, Magali Arfel, Nicolas Arfel, Maxime Léo Lacombe, Axel Dubois, Nicolas Bourdil, Enzo Degnati, Louis Bordes, Stéphane Dunogier, Serge Hidot, Mathieu Pinlou, Guy Boudet, Mathis Bourdil, Maël Nyholm, Guy Lacoste, Adrien Chinour, Gabin Caminade, Jordan Fiefvez, Nicolas Bourzeau, Patrick Fiefvez, Thierry Delmonteil, Eric Faure, Martine Lacoste, Dylan Fiefvez, Rudy Fiefvez, Valérie Fiefvez, Corentin Faure, Alexandre Henrich, Théo Dunogier, Axel Verbeke Arfel, Pierre Thomas, Loïc Carrer, Léna Tocheport.

sprint 2

Sprint mouvementé sur la route mouillée du Tour à Bergerac 2014
alors que Navardaukas lève les bras et remporte l'étape Maubourguet-Bergerac

Navardaukas bis

VTT Club Bergerac : Jean Antoniazzi, Henri Millet, Claude Vergnol, Annabelle Cailleaux, Julien Lamothe, Agathe Alinier, Patrice Delanoe, Arthur Pouget, Antoine Bonnefond, Loïc Millet, François Bacco, Gérard Biard, Thierry Arfeuille, Claude Couderc, Celian Latour, Jean-Jacques Martigné, Simon Arnouilh, Théo Semon, Alain Lucas, Jimmy Bigot, Léo Cazaubiel, Gabriel Eymat, Morgan Genot, Nicolas Meloni, Eric Bigot, Damien Bouvier, Elise Dernoncourt, Yoan Roche, Jérémy Prunis, Annaé Pujol, Diego Sirvin, Marine Carrer, Marjorie Bacco, Olivier Jaud, Thomas Bourde, Loïc Dittmann, Christophe Eymat, Guillaume Jammes, Alexandre Chadeau, Thomas Alinier, Sébastien Alinier, Francis Gautier, Naël Quehen, Théo Ribailler, Corentin Moulinier, Xavier Lamote, Bastien Buoro, Mathis Quehen, Christine Bacco, Ahmed Cherigui, Matahi Pujol, Roland Pujol, Stéphane Bourde, Gaël Dittman, Hervé Quehen, Jean-Christophe Carrère, Céline Grisot, Laurent Prunis.

116689496[1]

Tour de France 2017, victoire de Marcel Kittel à Bergerac

2015 - Cyclo-cross : Loïc Herbreteau (CC Marmande).
2016 - Cyclo-cross : Audric Pasquet (CC Marmande).
- Eric Faure succède à Guy Boudet à la présidence du club.

2017 – Tour de France : Périgueux-Bergerac : par Boulazac, Thenon, Montignac, Les Eyzies, Sarlat, Domme, Saint-Cyprien, Le Buisson, Lalinde, Creysse, Bergerac (soit 178 km). Victoire de l’allemand Marcel Kittel (Quick Step Flors), Christopher Froome (Sky) est maillot jaune.
- 29 décembre : Décès de Patrick Delmonteil ancien sociétaire de l'EVCC Bergerac.
Cyclo-cross : Audric Pasquet (CC Marmande).
- Guy Lacoste succède à Eric Faure à la présidence de l’EVCC Bergerac.

116689513[1]

Et un maillot de plus pour Chris Froome à Bergerac (TDF 2017)

2018 - pas de course
2019 - Critérium de l’UNCP : Thierry Marie (Agrigel/Normandie)

DSC_9683-1024x683[1]

Un critérium couru sous une pluie continue © Guy Dagot

DSC_9549[1]

L'école de vélo de l'EVCC conviée à la fête © Guy Dagot

2020 - pas de course
- Quentin Pacher licencié au club, effectue son premier Tour de France. Auteur de trois échappées il se classe à trois reprises dans les dix premiers de l’étape, est sélectionné en équipe de France pour le Mondial gagné par son leader Julian Alaphilippe.

2020 Mondial 2

Quentin Pacher (EVCC Bergerac) à l'extrême droite a
terminé 2020 au sein de l'équipe de France, lors du Mondial à Imola

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - LE CYCLISME A BERGERAC (11)
© BERNARD PECCABIN (Fin)

29 septembre 2020

24° TOUR DU PÉRIGORD 2020

CLÉMENT JOLIBERT EN SOLO

2020 Tour du Périgord Vallée de l'Homme

Départ sous les rochers de la vallée de l'Homme aux Eyzies © photo Guy Dagot

- Il ne faisait pas chaud (11 degrés à peine) du tout en ce dernier samedi de septembre dans la capitale de la préhistoire. Sur les bords de la Vézère et de la Beune, la pluie était tombée ce qui n’a pas arrangé les organismes des coureurs partis pour une course de 120 kms autour des Eyzies.

2020 Tour du Périgord 3

L'ascension de la côte des Cugnes © photo Guy Dagot

- D’entrée, les hostilités ont été ouvertes par le Périgourdin Thomas Acosta qui a disputé toute la course aux avant-postes, accompagné de Gabriel Peyencet, un autre Périgourdin et Mickaël Larpe (VS Chartres). Jolibert (CSG Blagnac) est sorti en contre vers le km 26 avec un groupe qui a effectué la jonction 32 km plus loin où l’on notait Nathan Vandepitte, Baptiste Lavigne, Kévin Besson, Clément Delcros et Florent Castellarnau.

2020 Tour du Périgord 2020 6

Thomas Acosta (CR4C Roanne) le régional de l'épreuve en tête © photo Guy Dagot

- Au fil des tours les dernières escarmouches se réduiront, tout comme le nombre des échappées avant que Besson d’abord, puis Jolibert ensuite, ne sortent seul pour remporter cette 24° édition.

2020 Tour du Périgord 11DSC_8498-1-1024x683[1]

Clément Jolibert vainqueur © photo Guy Dagot

- Course rendue difficile par la météo, avec 26 coureurs à l’arrivée sur les 70 partants. Courageuse organisation avec des conditions sanitaires imposantes et exigeantes pour le VC Monpazier au contrôle technique et à l’association Sportive "la Cro Magnon" qui avait apporté son concours.

2020 Tour du Périgord 12DSC_8547-1024x683[1]

Jolibert aux côtés de Jean-Louis Gauthier © photo Guy Dagot

Le classement : 1. Clément Jolibert (GSC Blagnac) les 121 km en 2h58’39s, 2. Kévin Besson (Occitane Form.) à 22 s, 3. Clément Delcros (AVC Aix en Provence), 4. Thomas Acosta (CR4C Roanne), 5. Florent Castellarnau (VC Cournon), 6. Baptiste Lavigne (Occitane Form.) tous même temps, 7. Stéphan Bennett (GBR VC Cournon) à 3’02s, 8. Brice Dujardin (Creuse Oxygène à 3’17s, 9. Gabriel Peyencet (U Cube 17) à 3’25s, 10. Maxime Urruty (VC Cournon) à 3’37s, etc...

2020 Tour du Périgord 8

Podium avec de gauche à droite Acosta meilleur grimpeur, Besson (2°) Jolibert le lauréat),
Delcros (3) et Daudin (Sablé Sarthe) 1° SR © photo Guy Dagot

- Récapitulatif des Tours du Périgord sur ce LIEN.

- Autre reportage et photos sur ce LIEN. (Jusqu’à expiration validité).

VÉLO DORDOGNE - 24° TOUR DU PÉRIGORD
© photos Guy Dagot - La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur ce blog

Publicité
RETRO VELO DORDOGNE
RETRO VELO DORDOGNE

Blog destiné à recenser les informations sur le cyclisme de la Dordogne depuis sa création jusqu'à nos jours...(Photos, articles, reportages, etc...)
Voir le profil de Bernard PECCABIN sur le portail Canalblog

Publicité
Archives
RETRO VELO DORDOGNE
Publicité
Derniers commentaires
Newsletter
Publicité