DANS LE SPRINT POUR LA 3° PLACE
A 22 SECONDES DU LAURÉAT

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Turgis et Combaud lors de la dernière difficulté (© Martine Lefeuvre compte facebook)

- Le Français Anthony Turgis (Direct Energie) a remporté au sprint le 41e Grand Prix La Marseillaise cycliste, à l'issue des 139,8 km (*) dimanche à Marseille.

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© Martine Lefeuvre compte facebook

- Le vice-champion de France sur route 2018, 24 ans, a devancé son dernier compagnon d'échappée, son compatriote Romain Combaud (Delko Marseille Provence). Le Belge Tom Van Asbroeck (Israël Cycling Academy) complète le podium, en réglant un peloton de 47 coureurs pointé à 23 secondes, parmi lesquels se trouvaient Quentin Pacher (classé 32°).

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© Martine Lefeuvre compte facebook

- Turgis s'empare donc de la première place de la Coupe de France à l'issue de cette première manche de la saison. Mais "Vélo-Dordogne" se réjouit de la place du coureur Bergeracois qui débute bien sa saison 2019. Espérons que l’Etoile de Bessèges et le Tour d’Oman qui constitue son proche calendrier confirmeront ses bonnes dispositions.
Liens (anciennes publications du blog) :
- Quentin Pacher chez les pros continentaux.
- Photos des pros de Dordogne.

(*) LE PARCOURS : Dès l’entame, les coureurs sauront à quoi s’attendre durant cette journée. Avec des premiers kilomètres certes pas très pentus mais constamment en faux-plat montant, les attaques devraient avoir lieu afin de se positionner en tête de course. Et même si ce n’est pas sur des difficultés répertoriées, elles ne seront pas de tout repos. Dans tout le tracé, les phases de plat sont même rares à la différence des montées qui vont s’enchaîner. Le Col du Pas de la Couelle surnommé le Petit Galibier (7,6 à 3,7%) et le Col de l’Espigoulier (11,3 km à 4,3%) seront à franchir avant d’atteindre la mi-course. Puis, un peu moins difficile le Col des Bastides représentera tout de même un obstacle tout comme le Pas de Bellefille (3 km à 5,6%). Ce sera alors le moment de se confronter au plus gros morceau le Col de Crêtes (4,3 km à 7,4%). C’est ici que des coureurs plutôt catalogués puncheurs et grimpeurs devront faire la différence. La dernière difficulté, pour ne pas changer, sera le Col de la Gineste (9,3 km à 3,1%). Quand son sommet sera passé, il restera moins de dix kilomètres pour atteindre la ligne d’arrivée à Marseille.

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© Martine Lefeuvre compte facebook (Mickaël Delage parmi les attardés)

LE MOT DU VAINQUEUR
"Je savais que j'étais plus rapide".

- "La Marseillaise est une course que beaucoup veulent ajouter à leur palmarès", confirme après l'arrivée l'autre leader de Turgis chez Direct Énergie, Lilian Calmejane, finalement 6e, après deux 3es places en 2017 et 2018. Une centaine de mètres plus loin, pris dans l'agitation du protocole, Anthony Turgis ne sait plus quoi faire de la coupe et du bouquet de vainqueur. "Mets-les dans ta poche", plaisante un spectateur de la scène. Le Francillien sourit, fier de son coup, et fait remarquer que dans une saison, les échappées qui vont au bout sont rares. D'autant qu'avec la suppression du parcours de la route des Crêtes, les pronostics semblaient plutôt favorables aux sprinteurs. "La consigne était de mettre quelqu'un de fort devant, c'est tombé sur moi, j'ai réussi à lever les bras donc tant mieux", explique Turgis, cerné toute la journée par trois compagnons de fugue liés à la Provence. L'échappée gagnante a été initiée puis relancée par Julien Antomarchi (Natura4Ever Roubaix Lille Métropole), né à Marseille et vivant à La Bouilladisse ; le Sud-Africain Morne van Niekerk (Saint-Michel Auber 93) fut licencié au Martigues SC en 2017 ; et enfin Romain Combaud entame sa quatrième saison chez Delko Marseille-Provence. Seul ce dernier résistera jusqu'au bout, Antomarchi et Van Niekerk se faisant lâcher durant l'ascension du Pas d'Ouillier. Turgis et Combaud n'avaient plus qu'à résister à un peloton qui avait laissé beaucoup trop de champ à de tels coursiers. "On a cru en nous jusqu'au bout. À 5 km de l'arrivée, on avait la victoire assurée. Je me disais qu'il fallait vraiment qu'on soit à l'arrêt pour que l'on soit rattrapé", poursuit le vainqueur du jour. La guerre des nerfs habituelle dans un sprint à deux n'a pas eu lieu. "Ça fait des années qu'on court ensemble, je savais que j'étais plus rapide. On n'est jamais sûr de gagner, mais sur une arrivée comme ça avec du vent, c'est surtout la valeur brute qui compte."

- Tranquille comme Turgis. Modeste aussi : "Je sais que je suis assez fort, mais je sais aussi qu'il y a plus fort que moi dans l'équipe. Ce n'était pas prévu que j'y aille tout de suite (dans l'échappée), plutôt à mi-parcours pour durcir la course en faveur de Niki et Lilian. Plus j'allais loin, plus ils restaient au chaud, c'était tout à notre avantage." L'ancien de la Cofidis signerait des deux mains pour épargner les jambes de ses leaders chaque week-end et récolter un peu plus de lumière. Ça tombe bien. Son équipe, à la lutte pour arracher une sélection au prochain Tour de France, aura besoin d'un Anthony Turgis en pleine forme. Le cyclisme aussi : c'est précieux un équipier qui fait le boulot sans rechigner, doublé d'un baroudeur qui n'hésite pas à aller au front avec des chances infimes de victoire. Hier, ça a marché.

VÉLO DORDOGNE - LA MARSEILLAISE 2019 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur les blogs :
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