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RETRO VELO DORDOGNE
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25 janvier 2021

1996 - LE CYCLISME, SON ACTUALITÉ (4° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

25 au 31 janvier 1996

- Huitième victoire de la saison pour Laurent Dumont (SC Libourne) à Ménesplet le 28 janvier où il bat Régis Duros (CSM Persan) et Paggiolo (SC Caudrot). Ce 11° succès, Laurent Dumont l’a décroché grâce aux pluies récentes qui avaient transformé le circuit en bourbier, contraignant les coureurs à de longues courses pédestres. Déjà la veille, Dumont s’était imposé en Poitou sur le tracé de Breuil Mingot au détriment de Miguel Martinez (CSM Persan) et de Pascal Hervé (Cycle Poitevin).

1996 Carreau sélectionné au Mondial

Guillaume Carreau (Pédale Daidherbe) sélectionné au Mondial

- Quatrième du Championnat de France juniors, Guillaume Carreau a été retenu par l’entraîneur national Jean-Yves Plaisance pour porter les couleurs nationales aux championnats du Monde de cyclo-cross qui se dérouleront à Montreuil (Seine et Saint-Denis) les 3 et 4 février. Auparavant, le sociétaire de la Pédale Faidherbe, chère à Bernard Estève, aura participé à un stage de préparation à Ponchâteau et à plusieurs épreuves avec l’équipe de France.

ÉCHOS DE DORDOGNE

Cyclo-Cross du camp Gite des Loges : 1. Laurent Dumont (SC Libourne), 2. David Paggiolo (SC Caudrot), 3. Régis Duros (CSM Persan), 4. Jean-Yves Potet (CA Civray), 5. Chabiron (VS Saumur), 6. Coulloux (La Rochefoucauld), 7. Berland (Cycle Poitevin), 8. Yves Cardinal (Civray), 9. David Cron (Saint-Jean d’Angély), 10. Gaborit (Montreuil Bellay).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – 1996/semaine 04 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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7 février 2021

ISSIGEAC 1963

LE BAYONNAIS GONZALEZ EST VICTORIEUX

 ISSIGEAC : Le secrétaire de notre section de cyclisme étant en congé , je me dois , nous écrit le président , de vous adresser les résultats du Prix des Commerçants et Artisans Issigeacois , organisé le dimanche 4 Août , par notre groupement , en vous priant de les faire connaitre dans l’Atlhète , votre journal.
Mais parfaitement , voici donc le classement de cette épreuve , disputée sur 110 tours de circuit , soit 104 Kms 200 .

issigeac bis

De gauche à droite Raymond Batan (2°), Michel Gonzalès le lauréat et François Siniscalchi (3°)

Classement : 1ér Michel Gonzalez (Guidon Bayonnais) en 2h 19mn 10 , sur Cycle Flandria, agent M. Sarlangue à Bayonne. 2 Raymond Batan (Tarbes). 3 François Siniscalchi (Marseille) . 4 Célérier. 5 Archambaud. 6 Rigon. 7 Fedrigo. 8 Huot. 9 Panat. 10 Duvaleix.12 Subileau, etc…

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ISSIGEAC 1963 © PATRICK GONZALÈZ
La mémoire du cyclisme en Dordogne

12 novembre 2020

BORDEAUX-PÉRIGUEUX 1963

 LE DOUBLÉ DE MICHEL GONZALÈS

- Bordeaux-Périgueux : Dominé au sprint le dimanche à Jarnac, Michel Gonzalès a gagné 48 heures plus tard et au sprint Bordeaux-Périgueux. Renouvelant son succès de l’an dernier, où il avait triomphé par échappée, le rapide Bayonnais, à la tête combien équilibrée, a établi sa maîtrise à l’issue d’une course très disputée, mais aussi d’une échappée résorbée par Ricou et combien dangereuse en fin d’itinéraire. Il est certain que si le Royannais, grand bonhomme de la course à sa fin et qui semble avoir mis dans son programme de les contrôler cette année n’avait réussi à opérer la soudure, Michel n’eût pu étaler son extraordinaire pointe de vitesse en laissant le Palois Gibanel à quatre longueurs, le Marseillais Siniscalchi, plus loin encore et les suivants : le Marmandais Miro, le Bordelais Maurice Bertrand, Bianco et quarante autres coureurs égrenés sur la rampe de la rue Jean Jaurès, lieu d’arrivée.
- Cette arrivée n’a donc point connu le même dessein que celle du ¨Prix Salomon à Jarnac. Comme quoi, avec les mêmes hommes, ou peu s’en faut, une course peut changer par rapport à une autre de physionomie à deux ou trois jours d’intervalle.

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Adriano Dal’Sié, Claude Vallée, André Delort, Marius Archambaud, Claude Mazeau
les malchanceux de Bordeaux-Périgueux

- Les mêmes hommes ? Mais oui, car si ce Bordeaux-Périgueux doté d’une organisation supérieure, la course fut farouchement disputée cela ne signifie absolument pas qu’elle ait été également celle que l’on était en droit d’espérer. Les hécatombes, en effet, n’y firent malheureusement pas défaut, plusieurs des favoris tels Adriano Dal’Sié, Claude Vallée, André Delort, Marius Archambaud, Claude Mazeau et d’autres encore se trouvèrent hors de combat sur chutes ou crevaisons.

Le film de la course : Cent quarante coureurs prennent le départ. Avant Tizac de Curton (km 22) sur un accrochage une dizaine de coureurs vont à terre. Entre autres Rinco, André Delort, Archambaud, Deloche, Mazeau, Laborde et le Palois Sanchette. Ce dernier blessé son vélo, refusant tout service doit se retirer.
- Ayant couvert 42 kilomètres au bout d’une heure de course, Ramadou, Siniscalchi et Barrière traversent Castillon en avance de 45 secondes sur le peloton.

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Michel Gonzalès impérial à l'arrivée de Bordeaux-Périgueux 1963

- A Lamothe Montravel (km 47), les chasseurs regagnent du terrain quelques bornes plus loin, les fugitifs sont repris. Castel, Batan et Chevrier percent, sont définitivement distancés tant l’allure est rapide. Dal’Sié également, à Port Sainte-Foy (km 60), puis Claude Vallée est signalé arrêté sur crevaison et un bris de rayon.

Ricou

- Se détachent ensuite sans profit : à Saint-Médard de Gurçon (km 71) Dupré, Vidal, Cousseau, Ferreira. Avant Montpon (km 77) Gil, Bilbao, Ricou, Gratton, Pailler. Ces essais sont donc stoppés au km 91 et le regroupement est opéré.
- Avant Ribérac (km 110), Richard, Fourgeaud, Dupré et Grimard s’en vont à l’avant. A ce moment, un orage de grêle s’abat sur la course. Il s’ensuit des crevaisons et lâchages affectant le Manslois Suire, le Bordelais Castéra, Schwarz et Térades.
- A Mussidan (km 140) où l’orage a cessé, on note quatre coureurs ayant pris une minute, avance réduite à vingt secondes à Douzillac (km 145), puis à zéro au passage à niveau de Neuvic (km 150) sur chute de ces coureurs.
- Tout était donc remis en question à Saint-Astier (km 158). Seize coureurs prennent encore du champ. Dans le groupe figurent entre autres Delaunay, Fourgeaud, Bathélémy, Gratton, Gil, Capdeboscq, Bilbao, Vidal, Pras et Doret. L’attaque est bien lancée et pourtant elle avorte. Conduit par Jean Ricou (notre photo en médaillon), le peloton revient.
- L’entrée de Périgueux est franchie et cinquante coureurs attaquent groupés la rude côte de la rue Jean Pagès et c’est par trois longueurs d’avance que Michel Gonzalès en atteint le faîte, où l’arrivée s’effectue devant un nombreux public.

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Classement : 1. Michel Gonzalès (Guidon Bayonnais) les 180 km en 4h33’, 2. Roger Gibanel (Pau), 3. François Siniscalchi (Marseille), 4. Miro (Marmande), 5. Maurice Bertrand (Bordeaux), 6. Bianco (Bordeaux), 7. Lacrouzade (Dax), 8. Vidal (Villeneuve), 9. Bégué (La Rochelle), 10. Jouglin (Stade Montois), 11. Bilbao (Bayonne), 12. Cousseau (Parentis), 13. Paré (Bordeaux), 14. Doré, 15. Gabin, 16. Mérillou (Périgueux), 17. Maroilleau, 18. Arnaud, 19. Coulon, etc...
- Revoir Bordeaux-Périgueux 1962.

VÉLO DORDOGNE - BORDEAUX-PÉRIGUEUX 1963 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

17 février 2021

2002 LE 9° TOUR DU CANTON DE MAREUIL-VERTEILLAC

PRÉSENTATION DE L’ÉDITION 2002

tncmv 2002

Le protocole à La Rochebeaucourt après la 1° étape
avec Fabien Fleury (Jean Floc’h) en maillot blanc.

- Lire l'édition 2001.

- Le succès est toujours au rendez-vous pour cette épreuve espoir qui se taille une solide réputation. Sur les cinq derniers vainqueurs, trois ont ensuite connu le professionnalisme et on se demande encore comment Gilles Canouet, lauréat en 1997, a pu être laissé sur la touche par les directeurs sportifs (NDLR : sera pro qu’en 2005 chez Agritubel). Le vainqueur sortant, l’Ukrainien Youri Krivtsov, est le dernier promu en date : il a rejoint la formation Jean Delatour au début de l’année. Comme c’est souvent le cas dans le Tour des Cantons de Mareuil-Verteillac, il avait usé de ses qualités de rouleur pour s’installer en tête de l’épreuve à l’issue du contre la montre de dimanche matin, épreuve contre la montre au cours de laquelle tout se joue. Lors des six dernières éditions, Jérôme Bouchet est le seul, en 2000, à s’être imposé dans ce Tour sans avoir remporté l’étape contre la montre. Mais il avait surtout affiché de belles dispositions de rouleur pour faire basculer le sort de l’épreuve au cours de la dernière étape grâce à une longue échappée solitaire qui lui avait permis de faire coup double à Verteillac en décrochant l’étape et la victoire finale, alors qu’il avait subi la loi du Polonais Witecki dans le chrono.
- Son cas est donc unique puisque Samuel Plouhinec en 1996, Gilles Canouet en 1997, Pierrick Fedrigo en 1998 et 1999 et Youri Krivtsov l’an dernier ont tous remporté l’étape contre la montre. Gilles Canouet y avait ajouté la première étape en ligne à Mareuil et en 1998 Pierrick Fedrigo avait fait encore mieux puisqu’il avait gagné les trois étapes. Aujourd’hui professionnel au Crédit Agricole, le Lot et Garonnais est le seul coureur à avoir réussi le doublé sur les routes du Périgord Vert puisqu’il a aussi gagné en 1999, se contentant cette année là de signer le meilleur temps du chrono disputé entre Beaussac et Rudeau. Cette année là, c’est Thomas Voeckler, aujourd’hui professionnel chez bonjour, qui avait remporté la dernière étape à Verteillac. Tant qu’à Fedrigo, il restera l’unique détenteur du doublé cette année encore, puisque de ses successeurs, Jérôme Bouchet n’est plus espoir et Youri Krivtsov court chez Jean Delatour. Il faut encore noter Samuel Plouhinec en 1996 et Nicolas Boulenger en 2000 sont devenus champion de France espoirs après avoir brillé dans l’épreuve chère aux frères Dutertre. Quand on constate le devenir des coureurs qui se sont illustrés dans le secteur de La Rochebeaucourt, Mareuil, Verteillac, on comprend qu’il y ait pléthore de candidatures pour venir s’essayer dans cette épreuve disputée sur un terrain sélectif. Ici il n’y a pas de surprise, car chaque année le parcours est à peu près identique. On sort pourtant un peu de la routine cette année en remplaçant pour la première étape le traditionnel La Rochebeaucourt-Mareuil, par Saint-Crépin de Richemont-La Rochebeaucourt qui permettra à la bourgade des confins de la Charente, une fidèle de l’épreuve, d’assister à l’arrivée de l’étape. Mais le parcours ne sera pas plus clément pour les coureurs. Les débats se dérouleront dans le même secteur et les côtes seront aussi nombreuses : les costauds qui voudront faire la différence vont se régaler à l’enchaînement des côtes de Fougères (km 21), de Bretanges (km 34), de Croix d’Agneau (km 39), de Rudeau (km 48), de Saint-Félix de Mareuil (km 78), de Monsec (km 85), de Gabardeau (km 105) et de Bonneuil (km 114) à 16 km de l’arrivée.

tncmv 2002

Contre la montre avec Pierre-Bernard Vaillant (Jean Floc’h) vainqueur d’étape et
Guillaume Canet (VC Lyon Vaulx en Velin) nouveau leader en maillot blanc.

- Le lendemain, le chrono s’annonce musclé avec trois côtes escaladées en 13 km. La première se dressera trois km après le départ de Rudeau et il y en aura deux autres aux 10° et 12° km, soit la dernière difficulté à un kilomètre de l’arrivée à Saint-Sulpice de Mareuil.
- Le final dimanche après-midi sera lui tout à fait classique : 105 km entre La Tour Blanche et Verteillac, avec une fin de course en circuit comprenant trois tours de huit km par Saint-Martial de Viveyrols, un parcours assez usant.

LES ÉTAPES :

Samedi 15 juin - (Saint-Crépin de Richemont-La Rochebeaucourt 130 km) Départ à 14h30.
- Saint-Crépin de Richemont, Saint-Félix de Mareuil, Léguillac de Cercles, Vieux Mareuil, Côte de Fougères, Puyrenier, Les Graulges, Côte de Bretanges, Beaussac, Côte de Croix d’Agneau, Saint-Sulpice de Mareuil, Rudeau, Champeau, Saint-Crépin de Richemont, Saint-Félix de Mareuil, Monsec, Rudeau, Saint-Sulpice de Mareuil, Mareuil, Côte de Gabardeau, La Rochebeaucourt, Côte de Bonneuil, Sainte-Croix de Mareuil, Mareuil, La Rochebeaucourt (arrivée vers 17h45).
Dimanche 16 juin - (Rudeau-Saint-Sulpice de Mareuil 13 km clm) 1° départ à 09h00
Dimanche 16 juin - (La Tour Blanche-Verteillac 105 km) Départ 14h45.
- La Tour Blanche, Bourg des Maisons, Côte de Flayac, Coutures, Bertric Burée, Côte de la Roge, Bouteille Saint-Sébastien, Nanteuil Auriac de Bourzac, Côte de Jammac, Champagne, Côte de Puy de Versac, La Chapelle Grésignac, Cherval, Goûts-Rossignol, La Chapelle Montabourlet, Cercles, La Tour Blanche, Côte de Flayac, Verteillac, puis trois tours par Saint-Martial de Viveyrols (arrivée vers 17h20).

LES EQUIPES : Sélection départementale de Dordogne, Pyrénées-Atlantiques, Haute-Garonne, Landes, Lot et Garonne et Haute-Vienne. Sélection régionale du Limousin. Plus les clubs de Bressuire AC, Cycle Poitevin, AVC Aix en Provence, Jean Floc’h, ASPTT Nancy, CR4C Roanne, CC Vervant, VC Roubaix, VCP Marseille, CA Castelsarrasin, VC Lyon Vaulx en Velin, VC Langon et VC Oloron.

LE NORMAND FABIEN FLEURY S’ÉPANOUIT

tncmv 2002

Hayden Roulston (Bressuire AC/Nlle Zélande) vainqueur à Verteillac.

- Vainqueur de la première étape, le Normand Fabien Fleury s’impose après avoir provoqué la perte de Canet et rétabli la situation face à l’Irlandais Lynch dans le final.....
- La situation était chaude, à tous les sens du terme convenait Fabien Fleury, 20 ans, affalé dans un garage de Verteillac où il trouvait enfin un peu d’ombre et de fraîcheur. Chaude la journée l’avait été à cause de la météo : ces dernières années cette épreuve nous avait habitués à la grisaille humide et une fraîcheur que l’on ne trouvait pas de saison. Elle a rompu avec cette tradition pour retrouver l’été dans ce qu’il y a de plus chaud.
- Chaude la situation l’a aussi été dans le final de la dernière étape. Après le contre la montre du matin, le Lyonnais Guillaume Canet, porteur du maillot blanc de leader, précédait de huit secondes le Normand Fabien Fleury, vainqueur de la première étape la veille à La Rochebeaucourt. Les autres relégués à plus d’une minute, paraissaient exclus des débats au départ des 105 derniers kilomètres, d’autant que l’équipe de Canet avait montré, sur les routes du Tour de Gironde international, sa capacité à contrôler la course.
- Mais cette dernière étape s’est avérée particulièrement redoutable en raison de son profil et de sa chaleur. Les coureurs du VC Lyon Vaulx en Velin ont rempli leur rôle d’équipiers du leader. Les cinq coureurs de l’équipe se sont placés en tête du peloton pour l’amener à bonne allure et dissuader les attaquants. Ils ont pourtant laissé filer dès le 14° km l’Irlandais Scanlon, Crosbie (Poitiers), Cornolti (Nancy), Mondory (Jean Floc’h), Chappoux (Haute-Garonne) et Norce (Roanne).
- Personne n’était dangereux dans ce groupe et cette échappée arrangeait plutôt les affaires du leader. C’était sans compter sur ce diable de Roulston. Le Néo-Zélandais, convoité par des équipes pros de Cofidis et du Crédit Agricole, a semé le trouble en attaquant dans la côte de Jarnac (km 34). Son contre a provoqué le regroupement après la côte du Puy de Versac (km 41), moment où le peloton s’est cassé en deux parties : Canet le leader et la plupart de ses équipiers se sont retrouvés à l’arrière tandis que l’Irlandais Lynch, devenu leader virtuel, s’échappait en compagnie de Roulston, Geniez (Castelsarrasin) et Bossy (VC Lyon), les deux derniers étant bientôt décrochés. Le match allait donc se circonscrire entre les Jean Floc’h, défendant la position de Fleury et l’Irlandais Lynch. L’avance des deux fuyards a culminé à 2’30s, ce qui donnait la victoire à Lynch, mais les Bretons bien épaulés par les coureurs d’Aix en Provence, ont rétabli la situation dans les huit derniers kilomètres autour de Verteillac. Roulston déposait Lynch qui souffrant de la chaleur, ne parvenait pas à conserver une avance sur le peloton. La victoire revenait donc à Fleury, 20 ans, qui prépare un professorat d’éducation physique à Caen. Ce Normand qui a rejoint la formation Jean Floc’h à l’inter saison, va préparer le Championnat de France du contre la montre par équipe à Briançon. La veille, il avait remporté la première étape au terme d’une longue échappée à neuf coureurs qui s’était disloquée dans les derniers kilomètres.

tncmv 2002

L’équipe du Cyclo Routier des 4 Chemins de Roanne leader par équipes.

Saint-Crépin de Richemont-La Rochebeaucourt : 1. Fabien Fleury (Jean Floc’h) les 130 kms en 2h54’05s, 2. Canet (VC Lyon VV) à 3s, 3. Moncomble (VC Roubaix) à 1’20s, 4. Boiche (VC Lyon VV), 5. Vaillant (Jean Floc’h), 6. Tourneur (Cycle Poitevin), 7. Fernandez (VC Oloron) tous m.tps, 8. Lance (Dordogne) à 1’24s, 9. Lorigné (Cycle Poitevin) à 1’35s, 10. Mingot (AVC Aix) à 2’13s.
Rudeau-Saint-Sulpice de Mareuil : 1. Vaillant (Jean Floc’h) les 13,5 kms en 18’26s, 2. Bossy (VC Lyon VV) à 2s, 3. Bergès (Limousin) m.tps, 4. Lynch (VC La Pomme Marseille) à 3s, 5. Mingot (Aix) à 9s, 6. Berthou (Jean Floc’h) à 11s, 7. Canet (VC Lyon VV) à 13s, 8. Tourneur (Cycle Poitevin) m.tps, 9. Roulston (Bressuire) à 16s, 10. Crosbie (Cycle Poitevin) à 20s.
La Tour Blanche-Verteillac : 1. Roulston (Bressuire) les 105 kms en 2h34’58s, 2. Lynch (VCP Marseille) à 32s, 3. Panissard (Castelsarrasin) à 1’40s, 4. Tourneur (Cycle Poitevin) à 1’43s, 5. Chappoux (Haute-Garonne), 6. Baker (VC Roubaix), 7. Carpentier (AS¨PTT Nancy), 8. Geniez (CA Castelsarrasin), 9. Norce (CR4C Roanne), 10. Morvan (Lot et Garonne) m.tps.
Classement général final : 1. Fabien Fleury (Jean Floc’h) les 249 kms en 5h49’36s, 2. Lynch (Irl-VCP Marseille) à 41s, 3. Vaillant (Jean Floc’h) à 56s, 4. Tourneur (Cycle Poitevin) à 1’03s, 5. Moncomble (VC Roubaix) à 1’48s, 6. Bossy (Lyon VV) à 1’51s, 7. Baker (Gbr-VC Roubaix) à 2’23s, 8. Lorigné (Cycle Poitevin) à 2’29s, 9. Norce (CR4C Roanne) à 2’33s, 10. Morvan (Lot et Garonne) à 2’38s,... 22. Lance (Dordogne) à 7’25s.

tncmv 2002

Protocole final du Tour avec Fabien Fleury (Jean Floc’h) leader

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - LE TOUR DU CANTON DE MAREUIL/VERTEILLAC (2002)
© BERNARD PECCABIN Prochaine parution : Benoit-Emilien Bergès prend la suite
La mémoire du cyclisme en Dordogne

1 janvier 2021

BONNE ANNÉE 2021

 "RÉTRO VÉLO DORDOGNE"
AVEC SES ANCIENS ET AVEC VOUS.

BP 22

 - Comme vous le savez ce blog évoque principalement les coureurs de notre Dordogne, dont vous allez voir ci-dessous une série de clichés où figurent quelques uns de nos acteurs. Tout ce petit monde et tous les autres involontairement omis, constituent ce que j’appelle, notre patrimoine humain et sportif, celui de notre petite reine que nous avons aimée. A coups de pédales, ils ont bâti de belles pages de notre discipline dont la finalité de ce blog consiste de tenter de les faire revivre
- Le 9 février 2021, le blog fêtera ses onze années d’existence. Onze années dont on ne peut aujourd’hui entièrement retracer, du fait que notre premier hébergeur (allmyblog) a cessé ses activités, mettant ainsi cinq années de mon travail aux oubliettes. C’est aussi pour cette raison que de nombreux liens sont devenus invalides, bien que je recherche à les remettre en selle.

- Imaginez la somme de travail et de recherches que je consacre pour votre plaisir comme pour le mien. Ce blog m'occupe en moyenne cinq heures par jour et souvent beaucoup plus, notamment lorsque j’ai des ennuis techniques qui arrivent de plus en plus souvent. Vous n’êtes pas sans savoir que le matériel évolue et que si on veut rester performant, je me dois de réactualiser l’achat de celui-ci. Tout cela pour vous dire que la fin d’une année et le début d’une autre constituent aussi le moment des étrennes. A ce sujet, je vous rappelle qu’il n’est pas interdit de "faire un don" si vous voulez que ce site se pérennise. Les modalités peuvent se voir en page d’accueil, dans la série des tags "faire un don" dont il faut cliquer pour sa lecture. Ne sous estimez pas cette demande qui n'est pas obligatoire, bien sur ! Mais si vous souhaitez voir dans la toile la suite de notre passé, vous pouvez apporter une petite contribution. Je ne peux seul assurer l’intendance, il faut le comprendre, car depuis dix ans, c'est ce qui se passe... D’ailleurs je tiens à remercier les rares amis qui ont devancé ma demande à ce sujet. Encore merci à eux !
- Amis de "Rétro Vélo Dordogne", amis de "face book", je vous présente mes meilleurs vœux pour 2021, en espérant que nous ne vivrons pas les mêmes évènements qu’en 2020.

2021

Christian Darrin, Marius Archambaud, André Commerie, Jean-François Bardoulat,
Christophe Cuménal, Armand Darnauguilhem, Guy Dagot, Christian Bérano,
Maurice Bertrand et Serge Daubisse.

2021

Michel Mondory, Edouard Audibert, Angel Barquero; Florent Sentucq, Moïse Bodin, Philippe Barrault,
Jean-Claude Dazat, Paul Chabaud, René Vigier, Francis Dubreuil, Jean-Paul Sauvignat,
Simon Hook, Michel Simon, Thomas Acosta,  Raymond Chaminaud,
Jean-Claude Ulbert, Michel Brusson.

2021

Frédéric Brun, Michel Besse, Serge Besse, Robert Bibié, Jean-Claude Daunat,
Jean-Jacques Blancheton, Bruno Blangeois, Jean-Claude Bocquier, Bernard Bodin, Philippe Decima,
Yves Brusson, Mickaël Delage, Jean-Claude Delage, Daniel Delmon,
Thierry Delmonteil, Dominique Delort, Jean-Luc Delpech, Roger Démartin.

2021

Alain Buffière, Raphaël Calmette, Philippe Candau, Elisabeth Chevanne Brunel,
Claude Denis, Bruno Ceyssat, Pierre Dory, Jean-François Chaminaud, Thierry Chamouleau,
Bernard Dubost, Jacques Dubost, Francis Dubreuil,
Alain Ducau, André Dupré, Georges Dupré, Gilles Dupré.

2021

Claude Mousseau, Quentin Pacher, Jérôme Paul, Patrice Peyencet, Yohan Poirier,
Stéphane Reimherr, Lucien Sautier,  Pierre-Raymond Villemiane, Patrick Villemiane,
Didier Virvaleix, Jacques Vivier, Eric Vouillat.

2021

Isidore Jamay, Maurice Jouault, Christian Jourdan, Raymond Labrousse, Jean-Pierre Lacaud,
Christophe Lanxade,  Patrick Lachaize, Sébastien Lapouge, Michel Larpe, Lucien Laval,
Arnaud Léger, Maurice Loustalot,  Marcel Mallemanche, Jacques Martin,
Jacques Mazeau, Claude Mazeau, Laurent Mazeau.

2021

Francis Duteil, Marius Duteil, Daniel Dutertre, Marc Dutreuilh, Bernard Estève,
Nicolas Fournier, Alain Fossard, Julien Fiacre, Patrick Fiefvez, Mickaël Estève,
Pierre Frare, Albert Frigo, Hervé Gourmelon,
François Gourmelon, Claude Hue, Valentin Huot.

2021

Victor Melchior, Jean-Claude Mespoulède, Jean Mespoulède, Bernard Metzler,
Gaston Munini, René Montagut,  Daniel Walryck, Christian Bordier, Michel Brun,
Jean Mouveroux, Lucien Petit-Breton, Henri Greletty.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - BONNE ANNÉE 2021 © Bernard PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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18 janvier 2021

2001 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (3° semaine de la saison)

IL Y A 20 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

18 au 24 janvier 2001

 - Laurent Dublé remporte le titre de champion de Gironde de vitesse lors d’un tournoi où il bat difficilement Nicolas Schenck (Talence).

2001 CC Tauriac Dumont

Marié mène mais va se faire doubler par Dumont dans son sillage à Tauriac

- Le 21 janvier Laurent Dumont a mis un terme à sa carrière de cyclocross man à Tauriac où il devance David Marié (VC Montois et Chataignier (VC Cubzac).
- Le 2° cyclo-cross du Causse Carrézien couru à Lissac sur Couze profite à Fabien Chareix (UC Condat) qui bat son équipier Texier et l’Uvéliste Maxime Méderel. Le même jour Pascal Hervé (Châtellerault gagne le 7° cyclo-cross de Valvert à Buxerolles devant Loïc Herbreteau (Cycle Poitevin) et David Cron son équiper.

2001 AG Gasquet

Monsieur Gasquet décoré de la médaille d'argent de la Jeunesse et des Sports par J. Pitallier

- L’assemblée générale du comité d’Aquitaine s’est déroulée le 21 janvier à Artigues. Du rapport présenté par Yves Perpignan le comité a mis sur pied 677 épreuves soit 56 organisations de moins sur l’exercice précédent. Il totalise 4503 licenciés soit 73 de plus qu’en 1999. Puis certains coureurs et dirigeants se sont vus remettre des récompenses dont Arnaud Dublé vainqueur de deux coupes du monde piste, de son frère Laurent, vainqueur d’une épreuve de coupe d’Europe juniors, de Cédric Gracia, 2° de la coupe du monde de dual slalom VTT, de André Falcon champion d’Europe corpos de plus de 60 ans, de Didier Saumon, champion de France VTT des sapeurs pompiers, Mathieu et Amélie Despeaux, Brice Clerc et Jean-Pierre Brossard classés en BMX au challenge Européen, l’équipe de Pessac de polo-vélo 3° du championnat de France, d’Elisabeth Chevanne-Brunel qui a crevé l’écran lors du Monial à Plouay.
Côté dirigeants René Gasquet s’est vu remettre la médaille vermeil pour services rendus, Christian Taillacot la médaille vermeil de la reconnaissance du sport cycliste.

2001 AG Taillacot

M. Taillacot décoré de la médaille de la reconnaissance cycliste par Jean Pitallier

- L’assemblée a ensuite procédé à l’élection du comité directeur pour la future mandature. Jean Pitallier a été réélu à la présidence. Il sera entouré de Joël Aliès, André Arricau, Claudia Baudry, François Bidou, Bernard Bidou, Bernard Bottemer, Didier Bouquet, Yves Buffet, Jean-Pierre Busquet, Cédric Cavalier, Arnaud Dublé, Daniel François, René Gasquet, Catherine Gastou, Annie Jouault, Jean-Claude Laffineur, Jean-Jacques Lafranque, Robert Lauley, Alain Lavignac, Alex Lesca, Jean-François Martin, Jean Pitallier, Yannick Pouey, Jean-Jacques Rebière, Daniel Rousset, Bernard Roy, Jacques Sabathier, Corinne Sempé, Jean-Jacques Szkolnick, Jean-Michel Tellechéa et Patrick Vermeulen.

ÉCHOS DE DORDOGNE

2001 AG Thomasssin

- Françoise Thomassin du Montagrier Sports Loisirs a été récompensée par M. Bidou, vice-président, pour sa victoire à la Coupe d’Aquitaine VTT 2000 lors de l’assemblée générale du comité qui s’est déroulée à Artigues (notre photo).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 2001/semaine 03 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

20 août 2021

CHAMPIONNAT D’AQUITAINE DE CYCLO-CROSS A SARLAT 1985

AUTOUR DU CHATEAU DE CAMPAGNAC

Sarlat 85

- Le 6 janvier 1985, le Cyclo-Club Sarladais du Président LEDUC organisait sur les hauteurs du château de Campagnac à Sarlat, les Championnats d’Aquitaine de cyclo-cross. Il faisait froid et même très froid, puisqu’en ce mémorable hiver, le mercure chutera quinze jours plus tard, jusqu’à moins 25 degrés... Mais si le temps pour ce Championnat sentait le froid, le soleil restait de la partie et dès le matin, Bruno Blangeois (Pédale Faidherbe) démontrait son savoir-faire en remportant pour la deuxième année consécutive le titre des juniors, soit un an après son numéro de soliste à Lourquen dans les Landes. C’est le Président du Comité d’Aquitaine Georges Bousquet qui remettra le maillot de champion au jeune lauréat et l’on retrouvera sur les deux autres marches, Laurent Cassier de l’AVC Libourne et le Bouscatais Michel Fournier (3°).

- Chez les seniors on s’attendait à un duel entre Dominique Eyquard et Jean-Paul Raymond. Mais à vrai dire, il n’y eut pas de duel. Dominique Eyquard (UC Arcachon) parti comme une fusée, alors que Raymond dans un jour "sans" s’effondra. Eyquard remportait son titre sans problèmes, pendant que derrière lui l’explication entre le Sarladais Jean-Claude Ulbert et l’Oloronais Denis Leliard semblait très relevé. Mais comme on n’est jamais maître dans son pays, c’est le Pyrénéen qui montera sur la deuxième marche du podium - notre photo. Jean-Louis Gauthier tenait le micro, Georges Bousquet les maillots de champion à remettre et Guy Cantou les médailles, ceci pour la petite histoire... La suite du classement avec Manuel Calvo (RO Mourenx) et Bernard Conan (Pédale Faidherbe) qui rentrent dans le top cinq de l’épreuve.

Résultats, reportage et photos sur ce LIEN.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - Aquitaine SARLAT 1985 © BERNARD PECCABIN
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15 février 2021

2001 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (7° semaine de la saison)

IL Y A 20 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

18 au 24 février 2001

2001 Tour du Labourd Canouet

Deuxième succès de la saison pour Canouet à Cambo

- Le Marmandais Gilles Canouet remporte son deuxième succès de la saison en gagnant le Circuit de la Nive le 18 février à Cambo laissant Judas (Jean Floc’h) à six secondes et Dupouey (Blagnac) troisième dans le même temps.

2001 Route de l'Atlantique

Route de l'Atlantique : Dans la côte de Souraïde Conan emmène les échappés

- Le 20 février lors de la Route de l’Atlantique, Frédéric Delalande (Jean Floc’h) gagne comme il avait fait en 1998, dans la cité du piment. Il laisse derrière lui Igor Pavlov (2°) à quatre secondes et Conan (Bretagne U) à onze secondes.

2001 Tour du Labourd Guillaume Judas

Guillaume Judas vainqueur à Hasparren

- Le 22 février lors du Tour du Labourd première pour Guillaume Judas (Jean Floc’h) qui remporte à Hasparren sa première victoire de la saison mais aussi le premier sur les routes basques où il retrouve Hugues Ané (Albi VS) et l’Espagnol Galparsoro (Caja Rural) ses poursuivants.

2001 Ronde du Pays Basque Camille Bouquet

Camille Bouquet vainqueur de la route du Pays Basque

- Le 24 février la route du Pays Basque est marquée par une échappée dès le cinquième kilomètre. Si celle-ci a perdu quelques éléments, il n’empêche qu’elle ira jusqu’au bout avec Camille Bouquet (Jean Floc’h) qui battra au sprint ses équipiers Petilleau et Gicquel qui réalisent là une belle opération.
- Jean Pitallier succède à Daniel Baal à la présidence de la FFC, bien qu’il ne soit pas candidat De ce fait, il quitte la présidence du comité régional d’Aquitaine qui devra élire son successeur.
- Le 24 février le championnat d’hiver de l’américaine s’est terminé par le succès du Guipuzcoa avec la paire Maetzu-Alonso. Hervoir-Vignolles (Talence) s’imposent en juniors tout comme les Camistes Mouchel-Redoulez en cadets.

ÉCHOS DE DORDOGNE

- Les classements des 2° samedis cyclistes ont donné les résulats suivants. En minimes, victoire d’Alexandre Cotté (CC Périgueux), de Mickaël Delage (UC Montpon) en cadets et de Guillaume Alvès (CC Périgueux) en séniors.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 2001/semaine 07 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

29 janvier 2021

2000 LE 7° TOUR DU CANTON DE MAREUIL-VERTEILLAC

- Relire l’édition du Tour 1999.

LABUSSIÈRE, WITÉCKI ET BOUCHET ULTIMES LAURÉATS

- Les routes du Nord de la Dordogne parcourent de beaux paysages forestiers, mais leur profil est tourmenté et la météo de la première étape, digne d’un mois de mars, est venue corser la difficulté d’un cru très réussi du Tour des cantons de Mareuil-Verteillac. Dans une période où le sport cycliste prête souvent le flanc à la critique, il a été réconfortant, deux jours et trois étapes durant, de constater combien il pouvait donner lieu à des joutes sincères et spectaculaires, des duels épiques, des échappées folles et des changements constants : puissent ces jeunes espoirs ne pas tomber dans le travers de certains de leurs aînés !
- Le round d’observation n’appartient pas au vocabulaire des espoirs : le peloton n’avait pas quitté La Rochebeaucourt aux confins de la Dordogne et de la Charente, depuis 7 km, que déjà Graffin (UC Châteauroux), Garmendia (VC Oloron) et Pineau (Vendée U) avaient pris le large... Le ton était donné et 133 km durant, cette première étape n’allait pas connaître le moindre répit. L’ascension de la côte de Beaussac (km 46) a fractionné le peloton en trois parties, le fort vent de travers qui soufflait sur le plateau après le sommet faisant aussi son œuvre. Un regroupement est intervenu en tête, les tentatives d’échappée se sont multipliées et le dénouement est intervenu dans les vingt derniers kilomètres avec une vingtaine de coureurs pour disputer le premier maillot de leader.
- Les nombreux démarrages qui se sont produits sur le circuit d’arrivée ont eu pour seul effet d’éparpiller les coureurs de tête, treize coureurs disputant un sprint remporté par le pistard angoumoisin du Cycle Poitevin, Nicolas Labussière qui fêtait ainsi avec deux jours d’avance son vingtième anniversaire.
Classement Tour du canton de Mareuil : 1. Nicolas Labussière (Cycle Poitevin) les 133 kms en 3h23’12s, 2. Graffin (UC Châteauroux), 3. Tourtelot (Poitou-Chtes), 4. Mazet (Aquitaine), 5. Pineau (Vendée U), 6. Tourneur (Charente-Mme), 7. Witecki (PSF Niort), 8. Hary (Vendée ), 9. Mella (CC Marmande), 10. Fournier (UC Châteauroux)
NDLR : à noter le fort contingent de coureurs classés issus du Comité Poitou-Charentes voire de la région Centre-Ouest).

- Avant le contre la montre de la deuxième étape, vingt coureurs pouvaient encore prétendre à la victoire finale. Mais sur les douze km d’un parcours exigeant avec une montée dans la première partie, le Polonais Mariuz Witecki a mis tout le monde d’accord. Né le 10 mai 1981, il sort des rangs juniors et dispute sa première saison en France. Arrivé à Niort par l’intermédiaire de Cofidis, il a quelques références de rouleur : champion de Pologne junior du contre la montre, il a participé à deux championnats du monde sur piste (7° en poursuite individuelle à La Havane) et à un championnat du monde sur route.
Classement du chrono : 1. Mariuz Witecki (PSF Niort) les 12 kms en 16’54s, 2. Engoulvent (Vendée U) à 15s, 3. Jérôme Bouchet (UC Châteauroux) à 18s, 4. Mazet (Aquitaine) à 30s, 5. Fournier (UC Châteauroux) à 47s, 6. Pineau (Vendée U) m.tps, 7. Tourneur (Charente-Mme) à 50s, 8. Maquaire (AS Corbeil) à 56s, 9. Hary (Vendée U) m.tps, 10. Jackson (CO Chamalières) à 1’06s.

TNCMV 2000

Les vainqueurs des étapes de l'édition 2000

- Au départ des cent derniers kilomètres donné à La Tour Blanche, on se disait que ce bel athlète avait quelques atouts mais il lui manquait une équipe assez solide pour contrôler cette ultime étape.
- Il n’a pu s’appuyer ponctuellement que sur le courageux Rodolphe Mineau, Willy Bouchet et Emmanuel Degorce ayant très vite cédé tandis que Damien Douvry était contraint à l’abandon dans la première étape. Le Polonais a fièrement tenu son rang, mais il s’exposait ainsi à des contres, d’autant plus qu’il a dû faire face à des attaques dès les premiers kilomètres : Tourtelot, Graffin, tous deux présents dans l’échappée du premier jour, les "Vendée U" Torrès et Poupin, le Périgourdin Lamiraud (le seul junior du peloton) et Boutin (Corbeil) lui mettaient la pression d’entrée. Puis ce fut au tour d’Hary, l’un des plus sérieux adversaires de passer à l’attaque (km 26). Les coureurs de Vendée U ont multiplié les démarrages et Witecki a marqué le pas. Jérôme Bouchet est entré en lice au 33° km dans un groupe de huit coureurs avec Ménil, un de ses équipiers et deux Vendée U. Et Witecki a fini par céder, même s’il a été à deux doigts de rétablir la situation dans le final. Dix-huit coureurs ont pris le large mais sur le sprint intermédiaire de La Chapelle Grésignac (km 45), Jérôme Bouchet a poursuivi son effort et s’est retrouvé seul : "J’étais très motivé car je m’en voulais d’avoir concédé une trentaine de secondes dans le final de la première étape. Au bout d’une quinzaine de kilomètre, j’ai un peu accusé le coup, mais j’ai eu la chance de me trouver alors dans une partie avec vent favorable et j’ai pu récupérer un peu pour retrouver un second souffle". Le Rochelais Ronsin-Hardy s’était lancé à sa poursuite : il s’est rapproché sans jamais pouvoir faire la jonction. Puis Hary est parti à son tour et un superbe duel à distance a commencé entre lui et Bouchet : les deux hommes étaient séparés par quatre secondes au classement général. Le coureur de Vendée U est revenu sur Ronsin-Hardy, puis l’a déposé pour se lancer à la poursuite de l’homme de tête, s’en est rapproché à moins de 30 secondes, mais c’est Jérôme Bouchet qui a gardé le dernier mot.

Bouchet naintré TCM 2000

Jérôme Bouchet le lauréat du Millénium

- Tour du Verteillacois : 1. Jérôme Bouchet (UC Châteauroux) les 100 km en 2h34’44s, 2. Hary (Vendée U) à 47s, 3. Friou (Cycle Poitevin) à 1’00s, 4. Sartis (Châteauroux), 5. Coelho (Cours la Ville), 6. Canouet (CC Marmande), 7. Pineau (Vendée U), 8. Fournier (Châteauroux), 9. Berger (Charente Mme) tous m.tps, 10. Tourneur (Charente-Mme) à 1’06s
- Classement général final : 1. Jérôme Bouchet (UC Châteauroux) les 245 km en 6h15’45s, 2. Witecki (PSF Niort) à 34s, 3. Hary (Vendée U) à 51s, 4. Pineau (Vendée U) à 54s, 5. Fournier (UC Châteauroux) à 57s, 6. Mazet (Aquitaine) à 58s, 7. Tourneur (Charente-Mme) à 1’01s, 8. Mella (CC Marmande) à 1’36s, 9. Berger (Charente-Mme) à 1’38s, 10. Labussière (Cycle Poitevin) à 1’48s.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - LE TOUR DU CANTON DE MAREUIL/VERTEILLAC (2000)
© BERNARD PECCABIN Prochaine parution : la victoire d’un Ukrainien
La mémoire du cyclisme en Dordogne

11 janvier 2021

2001 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (2° semaine de la saison)

IL Y A 20 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

11 au 17 janvier 2001

2001 Blaye CC 1

Marilyne Salvetat et Virginie Souchon entourent Laurence Leboucher titrée

2001 Blaye CC 2 Pagnier

- Beau succès populaire et excellente organisation pour les premiers championnats de France de cyclo-cross du siècle à Blaye, avec un titre pour Julien Belgy (PSF Niort) notre photo en bas à droite. Côté élite David Pagnier (Chervieu-Chavagneux) en médaillon s’impose devant Cyril Bonnand et Miguel Martinez (tous deux CSM Persan). Chez les espoirs le maillot tricolore revient à l’Alsacien Mourey qui devance Lecuyer (Bretagne) et Absalon (Lorraine). Pour les juniors Julien Belgy arrive au sprint devant Vaillant (Pays de Loire) et Collin (Champagne) à 11 secondes. Laurence Leboucher (Pays de Loire) gagne chez les dames malgré Maryline Salvetat (Pyrénées) et Virginie Souchon (Limousin) aux places

2001 Blaye CC 3

d’honneur. Quant au titre cadet, notre grand Sud-Ouest est aux abonnés absents avec le succès de Villa (Champagne) qui bat Charre (Dauphiné) à 32 secondes et Bouillet (Flandre) à 35 secondes.
- Le Langonnais Vincent Baillargues et Yannick Gassian ont remporté le 13 janvier l’américaine au stadium de Bordeaux. Gassian (VC Langon) gagne l’élimination et Pascal Simon (US Talence) la course aux points.
- On a couru dans les sous bois de Courlay avec le prix de la Plainelière qui est revenu à Gaborit (UC Montreuil) qui bat Chabiron (Loudun) et Turpaud (Niort).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 2001/semaine 02 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

26 février 2021

BORDEAUX-BAYONNE 1957

UN GRAND PRIX THIÉRY REMARQUABLE DANS SON DÉROULEMENT

Au sprint, monumental M. GONZALEZ
affirma une fois de plus sa maîtrise de ce Bordeaux-Bayonne

A BAYONNE le 1ér Mai. Certainement la région de Guyenne avait soif d’un grand ville à ville, bien à elle, qui raviverait l’empreinte que lui avait laissé tant de luttes épiques entre les champions de son passé.

Photo 01

L'entrée sur le vélodrome, Gonzalèz en deuxième
position derrière Ben Brahim et André Lesca en 3éme position.
Sans doute la meilleure stratégie pour le futur vainqueur

- Elle vient de l’avoir magnifiquement avec le VIéme Grand Prix Thiéry que Monsieur Picot, grand directeur de la firme du vêtement, vient de lui offrir en demandant aux excellents sportifs de l’A.S.P.T.T de Bordeaux de faire disputer son épreuve sur un itinéraire reliant Bordeaux et Bayonne à l’occasion de l’inauguration de ces nouveaux grands magasins dans la belle cité riveraine de l’Adour.

Photo 02

A 30 mètres de la ligne. Gonzalès ne lève toujours pas les bras avant la ligne
(comme c'est arrivé ces derniers temps) il continue à sprinter.

- Succès complet et réussite sur tous les plans. La firme des vêtements Thiéry a fait un immense effort et l’A.S.P.T.T a réussi une épreuve parfaite. Nous ne croyons devoir revenir sur son déroulement, le succès a parlé pour nous. Le personnel et les collaborateurs de Monsieur Picot, de la maison de Bordeaux, comme ceux de la maison de Bayonne, ont impeccablement rempli leurs rôles et donné à la grand firme un élan accrût par son sacrifice au développement du sport cycliste en particulier, cependant, que les nombreux sportifs qui œuvrent au sein de l’A.S.P.T.T de Bordeaux ont ce jour rassemblé autour d’eux les sympathisants qu’ils possèdent au sein des sociétés sportives de la région sans omettre celles de Bayonne, le Guidon Bayonnais faisant liaison.

Photo 03

Gonzalèz lève les bras, la ligne franchie. Ben Brahim
est 2éme et Lesca 3éme

- Mais comme l’a dit Monsieur Picot au vin d’honneur, à l’issue de l’épreuve, il est un sujet qui intéresse au premier chef et que allons ici effleurer pour rester sur le plan rigoureusement sportif : c’est le succès dû à la valeur de l’épreuve.

Photo 04

Les journalistes avec Gonzalèz dans un stade  archi-comble

- Si l’on veut bien tenir compte que la moyenne générale a atteint 38,360 km/h sur une distance de deux cent quarante cinq kilomètres dont les cinquante derniers kilomètres sur des routes disons plutôt sur des chemins étroits et tortueux, et que trente cinq coureurs se sont présentés en groupe compact à l’entrée du vélodrome à Bayonne, sur les soixante dix partis de Monte Cristo, on voudra bien admettre que le lot était de valeur.

Photo 05

A droite de Gonzalèz l'homme qui le regarde est Mr Santoul le président du Vélo Club Hendayais
et derrière la dame qui remet le bouquet, l'homme avec le béret est le père du vainqueur

- Revenons en aux faits pour rapporter que peu après l’envolée, le Palois Geyre tentait une échappée en compagnie d’Alvarez à Bazas. Les deux fuyards réussissaient dans leur entreprise et durant près de 100 kilomètres, menaient la danse. A Tartas ils étaient rejoints par le peloton qui passait grouper à Saint-Géours de Marenne. La course se poursuivait sans histoires, mais à proximité de l’arrivée, à Saint-Pierre d’Irube, trois coureurs, dont l’Hendayais Gonzalèz, tentaient de s’enfuir. Ils prenaient une centaine de mètres au peloton qui, sous l’action de Geyre, les rejoignait avant le vélodrome, et c’est une vingtaine de coureurs qui pénétraient ensemble sur la piste Bayonnaise pour disputer le sprint final, en présence de la grande foule.
- Dans le dernier virage, Michel Gonzalèz prenait une longueur qu’il conservait jusqu’au bout, tandis que derrière lui le Bordelais Ben Brahim et l’Agenais Lesca se classaient dans l’ordre.
- Nous serions en conséquence fort indécis si nous devions retenir pour une sélection, celui-ci d’entre eux plutôt que celui là. Mais s’il n’en fallait qu’un, il serait vous vous en doutez bien, l’élégant et robuste Palois Arnaud Geyre. Cette faveur que nous lui accordons ne lui viendrai pas seulement d’avoir été l’an passé le meilleur représentant de la France, tant aux championnats du monde des amateurs, qu’aux olympiades de Melbourne, mais aussi parce-que nous venons de lui voir tenir, cent kilomètres durant, une cadence qui le fait, à nos yeux, un futur grand champion de la route. Peut-être lui manque t’il un peu de ce punch irrésistible que le gentil petit Michel Gonzalez assène à chaque occasion à ces concurrents lorsque ceux-ci ont eu la faiblesse, viendrait-elle d’un complexe ? De le garder avec eux ! Toujours est-il que le petit coureur d'Hendaye a été marqué et surveillé dans les 50 derniers kilomètres, mais malgré une large coalition, ils n'ont pu se défaire de sa présence et c'est donc avec lui que le groupe de tête s'est présenté sur la piste de Bayonne.
- Abandonnons le sujet pour dire que Julien Moineau, notre grand champion, sélectionneur pour la route de France, qui a suivi en compagnie de Roger Lapébie, ce Bordeaux-Bayonne, sans doute dans l’espoir d’y voir s’imposer des nouveaux talents pour ces équipes Sud-Ouest, n’a du guère éprouver des surprises…

Photo 06

Le lauréat avec André Lesca et Ben Brahim que l'on aperçoit derrière.
Les 3 sont toujours restés  des amis jusqu'à
la fin de leurs jours.
A remarquer le public sur la tribune pour une course de vélo

- Aussi, ayant parlé abondamment de deux des favoris, à des titres opposés, mais tous deux parfaitement valables, nous nous ne contenterons d’exposer les malheurs de quelques autres, qui auraient pu arriver à Bayonne en meilleure place : la liste ne peut d’ailleurs être qu’à titre indicatif et non limitatif. Les juges ont repérés quarante sept arrivants sur le ciment du Vélodrome : soixante sur les soixante dix partants méritaient le même honneur, tous marchent le tonnerre !
- Et, sans ordre de préséance, nous citerons : Roger Lafargue de Mont de Marsan qui a crevé deux fois, Olivier Lacrouzade de Dax deux fois également, tout autant de Marcel Devaux du S.B.U.C, Christian Lapébie du S.B.U.C avec un pédalier vagabond, Giovani Gandin, deux crevaisons et une chute, Jacques Pineau roue libre cassée. Aussi Robert Vivensang, Nardi, Gérard Doret… et d’autres encore…

Photo 07

- Et nous terminons en donnant le classement des arrivants au vélodrome municipal.

Classement : 1ér Michel Gonzalez (VC Hendayais) les 245 Kilomètres en 6h. 23mn. 13s. (Moyenne 38km/h 300) sur cycle Royal Fabric Enform, agent Garon, cour Pasteur à Bordeaux. 2. Ben Brahim (Casablanca S.B.U.C) à 20 mètres. 3. Lesca (Agen). 4. Cigano (A.S.P.T.T). 5. Durdeyte (Bayonne). 6. Delpicolo (Agen). 7. Sabathier (Arcachon). 8. Delom (Auch). 9. Deloche (ASPTT). 10. Raoul Vivensang (Hendaye). 11. Barrère (Pau). 12. Maurice Bertand (A.S.P.T.T). 13. Arné (Sarrancolin). 14. Dix sept coureurs ex-aequo : Dihars, Négroni, Beauvieux, Audibert , Pascal, Cazal, Laporte-Fauret, Laforest, Augustin, Prouzet, Castaing, Domagé, Sevilla, Ponton, Péré, Ginesti, Geyre, Bahurlet, Péré, Paillier, Pineau, tous même temps. 35 Nardi 6h 26mn 55s. 36. Robert Vivensang . 37. Gavas 6h 27mn 55s. 38 Chaumont 6h 30mn 36s. 39. Curdi 6h 31mn 40s. 40. Lara. 41. J. Cazimajou 6h 31mn 20s. 42. Chardy 6h 36mn 30s. 43 Devaux 6h 37mn 10s. 44 Lacrouzade. 45 Favreau. 46. Gérad Doret. 47 Robert Cazimajou.

- L’A.S.P.T.T remporte la coupe Thiéry. Laporte-Fauret est premier amateur.
- Sont qualifiés aux championnats de France : Michel Gonzalez (V.C Hendaye) et Laporte-Fauret (A.G.S Pau) des amateurs.

LE PARCOURS DE L’ÉDITION 1957 : Départ du Monte-Cristo à Floirac, longer la Garonne jusqu’à Langon, RN 132, Bazas, Roquefort, Mont-de-Marsan, Tartas, RN 124, Saint-Paul des Dax (ravitaillement), Saint-Géours de Marennes, GC 12, Urt, franchissement de l’Adour, Seguillos, Briscous, Mouguerre, Bayonne (vélodrome) soit 230 kms.

 LA PETITE HISTOIRE : Patrick Gonzalès fils de Michel aime raconter et rapporter les propos de son père. Le jour où Michel gagne à Bayonne, sa maman le mettait au monde dans une clinique de Bordeaux et Michel a remis ainsi son bouquet à sa jeune épouse devenue maman.

HISTOIRE DU MYTHIQUE VÉLODROME
OU GONZALEZ A TRIOMPHÉ

 - Personne n'a sonné les cloches de la cathédrale Notre-Dame quand les bulls ont commencé le travail au mois de mai. Et personne n'a entendu la plainte résignée d'une poignée d'anciens en apprenant que la piste Saint-Léon était démolie. A Anglet, dans son salon, l'ancien coureur amateur Adrien Arsa ferme les yeux et s'y revoit, avec les copains, pour les entraînements quotidiens, lors d'une nocturne ou d'une arrivée de critérium couru avec des magiciens, Bauvin, Robic, Anquetil, Darrigade, Kubler, Koblet, Géminiani et autres Coppi... Le gratin du Tour d'avant et d'après-guerre a usé ses boyaux sur les méchantes plaques de ciment de Saint-Léon, dures aux mécaniques et aux corps, avec en plus un méchant vent face aux petites tribunes. De 1938, avec la victoire de Gino Servidei à 1968 (Gilbert Bellone), le Tour y fit halte huit fois, avant ou après les Pyrénées, selon le sens de rotation.
- Histoire brève. A part le trinquet Saint-André pour la pelote dans le petit Bayonne, aucun endroit n'a mieux incarné les bonheurs sportifs de la capitale du Pays basque français pendant quelques décennies : "cyclisme et Ovalie". L'histoire de la piste Saint-Léon aura somme toute été assez brève, de l'inauguration en 1935 à la fermeture au début des années 80, puis la destruction toute récente (2003) après plus de vingt ans d'abandon. Le temps pour la petite reine de décliner lentement au profit du rugby et des sports de glisse pratiqués par des milliers de jeunes de la région. On a du mal à imaginer à quel point le cyclisme était populaire dans ces temps-là, il y avait partout des courses de quartier, tous les dimanches, et de nombreux critériums, sans parler des compétitions plus importantes. Quand je partais en randonnée, c'était rare que je ne ramène pas quelques jeunes pour le club. Aujourd'hui, ils sont tous aux planches..., assure Jean Borthayre, 65 ans, ancien coureur du Guidon Bayonnais.

1954

Arrivée du Tour de France en 1954 sur le vélodrome de Bayonne

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- Dès 1890, les premiers passionnés disposaient d'une piste en bois, installée sur les "glacis", à proximité des allées Paulmy où le Tour arrive aujourd'hui. Mais le vrai boom a suivi l'édification de la piste en dur, en 1934, au milieu des champs recouverts maintenant par le bitume et les parkings. Cinq ans plus tard, en 1939, un stade est venu ceinturer le circuit et l'ensemble a pris le nom du quartier, Saint-Léon. Une plaque commémore l'événement : "Le parc municipal des sports offert par la ville de Bayonne à sa jeunesse sportive a été inauguré le 29 mai 1939".
- Depuis, le stade a été rebaptisé du nom de Jean Dauger (1919-1999), trois-quarts centre d'exception dont la plaque a repris une maxime capable de faire comprendre l'essence du rugby au plus obtus des amateurs de football : "La passe est une offrande". Mais aucune allusion à la vocation initiale du lieu. Rien sur les sacrifices des centaines de pistards qui se sont succédé sur les 500 mètres de Saint-Léon, sous les yeux ébahis de marmots venus dévorer leur goûter à la sortie de l'école. Comme Alfredo Herrera, vigoureux retraité toujours en selle : "Chaque fois que c'était possible, j'y allais car, alors, il n'y avait pas de plus belle chose." Le rugby a tout effacé, surtout quand la section à XV de l'Aviron Bayonnais y a élu domicile après avoir abandonné son stade d'Anglet. Bayonne est pourtant une des villes qui auront le plus souvent accueilli le Tour de France, souligne Jean Borthayre. Vingt fois entre 1906 et 1938. Pendant une bonne partie de la guerre, les matchs de rugby à XV ont continué à Saint-Léon. Le vélo, pratiquement pas, affirme Jean Ricard, autre féru des petits faits locaux.
- Des mollets basques. Pendant la guerre, les Allemands sont à la citadelle. Sous la protection des mitraillettes, ils assistent à une corrida aux arènes. A Saint-Léon, ils se contentent d'entreposer un peu de matériel, quelques chars et des ambulances. Le Tour reviendra assez vite à Bayonne, en 1954, mais désormais l'arrivée se dispute au vélodrome. Huit fois, la dernière en 1972, sans compter deux départs devant l'hôtel de ville en 1986 et 1987. Une fois, une seule, une tête basque, des mollets basques, des bras basques posés sur un guidon à l'origine plus indéterminée, bref un pédaleur jugé 100 % basque par ses pairs gagnera une étape du Tour sur la piste. Pour connaître son nom, il faut être dans la troisième mi-temps de sa vie, s'intéresser durablement et en profondeur au grand roman du Tour ou enfin s'adonner à l'histoire régionale que d'aucuns, ici, appellent l'histoire nationale. Marcel Queheille est devenu le héros de tout un pays en 1959 à l'issue de la 9e étape, partie de Bordeaux.

NDLR : Michel Gonzalèz aimait cette piste de Bayonne. Il est revenu souvent avec son fils Patrick pour lui faire disputer les samedis cyclistes et le conseiller pour gagner (notre photo en médaillon).

Quéheille

Marcel Quéheille hier coureur, aujourd'hui retraité
fier d'avoir gagné son étape du Tour de France chez lui à Bayonne

- Basque, il l'était sans conteste puisque originaire de Mauléon, dans la Soule, au nord du pays. Une région pauvre à l'époque. De celles qui produisaient invariablement leur lot de durs à la tâche, prêts à forcer sur le muscle pour s'en sortir. La Soule, voyez-vous, est au Pays basque français ce que la Navarre est au Pays basque espagnol, assure Jean Ricard. Bref, un particularisme dans une exception, une incidente dans un problème et, en ce qui concerne le sieur Queheille, un gentil coureur au palmarès limité mais à jamais digne de l'Ikurrina, le drapeau d'Euskadi. Manuel Castiella, un journaliste à la retraite amateur de vélo, a retenu, lui, l'échec répété des autres coureurs régionaux à réitérer l'exploit de Queheille. Vedette incontestée de tout le Sud-Ouest, le Dacquois André Darrigade n'y arrivera jamais. Ni Albert Dolhats, dit "Bébert les gros mollets", un Landais aux béquilles impressionnantes. Avant d'en devenir un des directeurs, Paul Maye triomphera plusieurs fois à Saint-Léon. Mais jamais dans le cadre de la Grande Boucle.
- Après l'apogée des années 50 et 60, ce sera un lent déclin. De moins en moins de pratiquants et une concurrence avivée avec l'athlétisme, demandeur d'une nouvelle piste. Finalement, c'est un champion universitaire de cyclisme, l'ancien maire Henri Grenet, qui sonnera le glas de la piste en refusant d'entreprendre les considérables travaux d'entretien nécessaires. Son fils, qui lui a succédé, a aussi penché pour l'athlétisme. Les anciens ne songent pas à le leur reprocher. Ça coûtait cher et posait en outre de gros problèmes de trafic avec les arrivées du Tour à Saint-Léon, explique Jean Ricard. Normalement, aujourd'hui il y aura du monde aux allées Paulmy. Pour le bruit, les couleurs, la caravane et ses colifichets. Le vélo, c'est une autre histoire. La piste de Bayonne a été démolit en 2003.
Les vainqueurs d'étape sur le vélodrome de Bayonne : 1938 Gino Servidei (Ita), 1954 Gilbert Bauvin (Fra), 1956 Fred de Bruyne (Bel), 1959 Marcel Queheille (Fra), 1962 Willy Vannisten (Bel), 1964 Jacques Anquetil (Fra), 1966 Gerb Karstens (Hol), 1968 Gilbert Bellone (Fra).
NOTA : Toutes ces étapes reliaient Bordeaux à Bayonne sauf en 1938 (d'Arcachon) et 1964 (chrono depuis Peyrehorade).

 RETOUR SUR LE 1° BORDEAUX-BAYONNE en 1936 : Ce fut l’unique édition qui précéda celle décrite ci-dessus. Elle fut organisée par le Vélo-Club Lion avec 45 coureurs au départ. Parmi les partants : Roger Lapébie, les Bayonnais Alexandre Fombellida, Amile Daugé, Tailleur, Raphaël Dupau, JB Intecegarray, Arrengoitz, Sola, l’allemand Willy Kutzbach, Daniel Seguin de Lectoure, les Béarnais Salvador Cardona, Jean Bear, les Bordelais Antoine Latorre, Bramard, Cazenabe, Bélliard, Vicente Demétrio, le Landais Armand Triscos, le Scaliste Robert Chouet, puis Furman, Libat, Duplé, Larrouy, bref tous les As de l’époque à quelques unités près. La course fut enlevée par Antoine Latorre. Parti seul à 75 km de l’arrivée et portant à cette époque les couleurs des Cyclistes Girondins, il termina en avance de 11 minutes sur le peloton où Fombellida et Seguin prirent Lapébie de vitesse.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – BORDEAUX-BAYONNE 57 © PATRICK GONZALÈZ
La mémoire du cyclisme en Dordogne

10 janvier 2021

1996 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (2° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

11 au 17 janvier 1996

1996 AG Pyrénées 1

Assemblée Générale du Comité des Pyrénées à Castelsarrasin

- C’est à Castelsarrasin que s’est tenue l’assemblée générale du Comité des Pyrénées. Un exercice où l’on enregistre une hausse sensible des effectifs et une baisse des organisations. Le président Bernussou n’a pas manqué de mettre à l’honneur les meilleurs éléments tels Gilles Chauvin, Igor Pavlov, Philippe Bordenave, Hugues Ané, Patrice Limoges et Christophe Bassons tandis que chez les dames, Cathy Moncassin et Maryline Salvetat furent très acclamés.

1996 AG Pyrénées 2

Jean Bernussou remet la médaille de la Reconnaissance
du sport cycliste à Bernard Dagen maire de Castelsarrasin

- A Gémozac le 13 janvier, Laurent Dumont s’impose sous les couleurs du SC Libourne, juste devant Pascal Hervé le pro de chez Festina et Yves Cardinal du CA Civray
- Fabien Surault (Talence) s’impose le 14 janvier sur le vélodrome de Bordeaux-Lac dans l’addition de points, Pascal Simon (Talence) la vitesse, Grégory Joubel associé à Marino Vérardo gagnent l’américaine. Autres succès avec les victoires de Nicolas Garineau (US Bouscat) puis de Jérôme Bonnace (CC Marmande) dans l’addition de points.
- Le 14 janvier on se retrouve à Courlay (79) où Laurent Dumont (SC Libourne) ressert le potage en s’imposant devant Morand (Challans) et Yves Cardinal (Civray).
- Pendant ce temps, les meilleurs se retrouvent à Lanarvilly pour le Championnat de France. Dans la boue et sous la pluie, nos Aquitains s’en sortent avec David Paggiolo (19°). Chez les juniors, Mickaël Estève se classe 9° alors que Guillaume Carreau signe un véritable exploit en terminant 4°. Du coup le coureur de la Pédale Faidherbe est sélectionné par Jean-Yves Plaisance pour le Mondial qui aura lieu à Montreuil. Chez les cadets enfin, Sébastien Rolait termine 7°, ce qui constitue une belle performance pour le coureur du Bouscat.

ÉCHOS DE DORDOGNE

Carreau Guillaume 96

- Quatrième du championnat de France juniors, Guillaume Carreau (Pédale Faidherbe) a été retenu par Jean-Yves Plaisance pour porter les couleurs nationales aux championnats du monde de Montreuil les 3 et 4 février.. Auparavant, le sociétaire de la Pédale Faidherbe (notre photo) aura participé à un stage de préparation à Pontchâteau et à plusieurs épreuves avec l’équipe de France.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – 1996/semaine 02 © BERNARD PECCABIN
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25 novembre 2020

LE BAYONNAIS GONZALÈS S’ADJUGE LA 2° NOCTURNE DE MUSSIDAN

UN BEAU 14 JUILLET 1962

- "Circuit parfait, public sportif, course splendide", ainsi a qualifié la 2° nocturne de Mussidan le vainqueur au micro que lui tenait Maurice Jouault, à sa descente de machine : il confirma même : "nous reviendrons avec Verdeun".

MUSSIDAN

Verdeun et Gonzalès avec le speaker Maurice Jouault

 Que peut-on ajouter à cette image exacte dépeinte rapidement par Michel Gonzalès. Les restrictions seraient mal venues quand un speaker réussit 800 nouveaux francs de primes en moins de deux heures, quand une organisation ne présente aucune faute, quand un service d’ordre, exécuté par les pompiers et les gendarmes, ne mérite que compliments, quand des spectateurs se montrant extrêmement satisfaits à la suite d’une pareille épreuve : tout ceci ne peut être caché et c’est là une marque d’encouragements pour l’équipe du président Verrière et par la municipalité, qui subventionna une partie de la course.
- Tout laisse prévoir à une très belle 3° nocturne, mais parlons pour l’instant de la deuxième.
- M. Bonneau, adjoint donna la départ à 22h30 à 31 concurrents qui devaient mener une allure très rapide dès le début, d’ailleurs celle-ci ne diminuait guère au fil de l’épreuve puisque 85 kms furent couvert en 1h52’.
- Maurice Bertrand mit le feu aux poudres, Walryck lui répondait et l’on assistait à quelques escarmouches notamment à l’actif de Fifre, des Bordelais Dupré et Bodin, de Gonzalès durant la première demi heure. Bello, Rousseau, Metzler étaient contraints à l’abandon sur incident mécanique. De valeur presque égale, les coureurs se neutralisaient ce qui n’enlevait rien à l’animation car Maurice Jouault menait le jeu par une distribution de primes dans les meilleures conditions.
- On crut à la réussite de Barrère, Dupré et Fifre et Verdeun vers le 60° tour sur les cent à parcourir, la chasse s’organisa et sous l’impulsion du vaillant Siniscalchi et d’Archambaud, tout rentra dans l’ordre dis tours plus tard.
- L’arrivée au sprint du peloton ne faisait plus de doute, le Marseillais Siniscalchi crevait en entamant l’emballage et les deux rois du sprint du Sud-Ouest, se partageaient les deux premières places. Après Epaud, un autre coureur de renom figure maintenant au palmarès de l’épreuve de Mussidan que patronnaient comme en 1961, la célèbre maison "Midi-7 heures" et la maison de bières représentée par le sportif Popaul Dupuy.

RCM

Classement : 1. Michel Gonzalès (G. Bayonnais), 2° Verdeun (Bordeaux), 3° Marius Archambaud (CC.Périgueux), 4° Bertrand (Bordeaux), 5° Henri Sedran (RC. Mussidan), 6° Bernard Fifre (Lalinde), 7° Jugie (Périgueux), 8° Buatti (Monségur), 9° Duvaleix (Périgueux), 10° Claude Dècle (AVC.Libourne).

 VÉLO DORDOGNE - 2° NOCTURNE DE MUSSIDAN 1962 © BERNARD PECCABIN
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22 décembre 2020

BORDEAUX-DAX 1961

 5 ANS APRÈS MICHEL GONZALÈS RÉCIDIVE DANS BORDEAUX-DAX

 - Devançant au sprint Robert Verdeun, Brux, Bianco, Deloche et une vingtaine de concurrents groupés désespérément depuis le haut de Saint Sever, Michel Gonzalez a donc enlevé le 16éme Bordeaux-Dax et réédité sa victoire de 1956, ce Bordeaux-Dax excellemment organisé par le tandem Lafargue-Ducuing et leurs collaborateurs du cyclo club Bordelais valu surtout pour sa première partie , celle qui , en somme , ne devait-être quand entrée en matière.
Itinéraire de l'édition : Bordeaux (Pont de la Maye) Léognan, Saucats, Sore, Luxey, Mont de Marsan, Saint-Sever, Mugron, Poyanne, Cassen, Louer, Gamarde, Hinx, Dax (arrivée boulevard Saint-Pierre) soit 175 kms.

1961

Gonzalès lève une fois de plus les bras à Dax

- Le trio Barrière, Depizzol, Montheau, rejoint en vue de Saint Sever, en ne trouva pas  les hommes fort capable de faire la décision sur une terrain qui , pourtant , était à la mesure des candidats à l’échappée .
- Le marquage étroit qui fut alors à l’ordre du jour devait faire le jeu de ces supers routiers sprinters que sont Robert Verdeun et Michel Gonzalez, lesquels devaient ce disputer l’enjeu d’ailleurs fort brillamment devant un public très dense.
- La course : à 12 heures précise, Monsieur Lafargue libérait les 45 participants. Avant Léognan, Barrière et Maugés signaient la première fugue, puis passaient le relais à Espiet pour peu de tant. Celui-ci récidivait d’ailleurs en vue de Saint Magne, lieu qui était fatal à Bianco, Sandona et Métivier, accidentés. Tantdis que Bianco ce lançait dans une poursuite contre le peloton, poursuite couronnée de succès deux kilomètres plus loin, la course connait une échappée amorçait sur une neutralisation, à laquelle seul Espiet, alors en tête obtempérait.
- Une dizaine de coureurs : Verdeun, Desbats, Daguerre, Flairac, Gonzalez, Marie, Brousteau, Deloche, Delort et Castel, prenaient de ce fait le large, mais l’affaire était trop grosse de conséquences et le peloton réagissait tant et se bien que 3 kilomètres avant Mano tout rentrait dans l’ordre. Nouveau regroupement : Depizzol relançait l’affaire tout aussi tôt et avec l’aide de Labruquière et Jouglins, abordaient Sore avant 400 mètres d’avance. Ceci n’était pas sans inquiéter Flairac, Desperrier, Montheau et Brux qui venait en quelques kilomètres grossir le groupe de tête mais cette jonction préludait à un nouveau regroupement 10 Kilomètres après Sore.
- On notait encore Chaumont, Castel, Labruquière et Lafitte détachait avant Labrit puis la fugue signée Barrière, Loutalot, Montheau, Depizzol que Deloche essayait en vain de rejoindre et c’était Mont de Marsan et la deuxième partie de la course abordée par un trio seulement , puisque Loustalot avait disparu peu avant la préfecture landaise. D’ailleurs , le règne des 3 hommes s’achevait en vue de Saint Sever.

DAX

Podium de l'édition 1961

La Chalosse sans effet.
Qui pouvait penser à ce moment que la Chalosse n’engendrerait plus de ces échappées qui étaient très en honneur dés le départ ? On pensa à une nouvelle action lorsque Jouglin, suivi de Loustalot, Labruquière et Belotti, eut franchi détachés le haut de Saint Sever, on attendit aussi avec intérêt les remparts de Montaut, de Gamarde, mais rien ne se dessina, seul le dacquois Barrière essayant en plusieurs occasions de prendre la fuite. Mais Hinx arrivait bientôt et le roue plate jusqu’à Dax ne connut pas de fuyards de la dernière heure. C’était enfin le sprint ou Gonzalez et Verdeun dominèrent, sprint qui mettait un terme à une course très goutée par un public chaleureux tout le long du parcours.
- Mention particulière pour le brigadier Doyenard et ces motards qui permirent un trajet parfait sur ces grandes artères.

1961 bis

Compliments d'usage entre adversaires à Dax,
mais Gonzalès reste toujours le meilleur

Classement : 1er Michel Gonzalez (Guidon Bayonnais). 2 Robert Verdeun (S.A.B). 3 Michel Brux (Artix). 4 Bianco (C.C.B). 5 Jouglin (S.M). 6 Barrère (U.S.D). 7 Deloche (P.T.T). 8 Loustalot (Oloron). 9 Lacrouzade (U.S.D). 10 Marié (P.V.C). 11 Bièsa (G.B). 12 Desbats (C.C.Bruges). 13 Le peloton…

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – BORDEAUX-DAX 1961 © Patrick GONZALÈS
Pour la mémoire du cyclisme en Dordogne

16 décembre 2020

BORDEAUX - DAX 1956

Michel GONZALÈZ (Girondins) s’est adjugé le Prix Thiery

où il bat Geyre, Deloche et Cigano au sprint

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Dax : Vainqueur au sprint d’un groupe de 7 coureurs Michel Gonzalès a enlevé un sensationnel Bordeaux-Dax (Grand Prix des vêtements Thiery) prenant à la fois place dans deux grand palmarès.
- A l’issue de cette excellente journée ou le cyclisme joua gagnant que faut-il le plus souligner : est-ce le retour sur nos routes du Thiery ? Ou bien l’intérêt d’une nouvelle édition de cette attachante épreuve de Guyenne qu’est le Bordeaux-Mont de Marsan-Dax ?
- En vérité, et pour être juste il convient d’associer le tout, car si les établissements Thiery, et leur dynamique chef de maison, Mr Picot, permirent à nos routiers de retrouver une grande compétition bien à leur mesure, le parcours idéal qui leur était offert et que termine la fameuse Chalosse donna une fois de plus toute satisfaction.

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Michel Gonzalès au départ avec à sa gauche sa mère

- Il convient aussi de souligner la bonne organisation de l’ASPTT de Bordeaux (ou Mr. Deloche, Candehore, Wontron, Solano, Apiou, Sarraute, etc.. entourés activement le président Cahuzac), le club bordelais voyant en l’occurrence sa tâche facilitée par l’aide apportée au passage par les montois de Mr Cescutti et les dacquois du président Soligné.
- La participation devait se révéler de premier ordre, tant par la qualité des concurrents que par le nombre assez coquet des partants . On notait l’équipe du Sud-Ouest qui fit uns très honorable Tour de Bretagne , avec les Sabathier, Gandin, Geyre, Mastrotto et Deloche ainsi qu’une véritable sélection régionale forte des Lesca, Cazala, Goya, Cigano, Dihars, Lucchi, les Vivensang, Lafargue, Bastre, Mérino, Cruzin, les Rinco, Laporte-Fauret, Pascal, Vérardo, Monguille, Sandona, Queheille, Planas, Jacques Toengi, Briscadieu, Bahurlet, Barrière, J.Bianco, Ocariz, Durdeyte, et autres Gonzalez.
- L’épreuve promettait beaucoup et fut en effet, d’une haute tenue. Cependant, elle fut peu conforme à la plupart de ces précédentes éditions. En effet, une première ultra rapide, le mauvais temps qui devait sévir de Bazas à Mont de Marsan donnait à la partie première un caractère inhabituel de sévérité et lorsque la Chalosse fut en vue, on n’avait plus en course qu’un quart seulement des partants.
- La Chalosse n’avait plus que superviser la belle empoignade des deux groupes de tête (environ quinze hommes) et la belle échappée d’un Cigano très volontaire.
- Mais il était dit que Cigano n’arriverait pas seul à Dax, et ce que les autres coureurs n’avait pu faire, l’accident matériel qui l’attendait prés du but le faisait : Cigano avait pourtant mérité la victoire.

Geyre, Deloche, Cigano

Geyre, Deloche et Cigano les battus du jour

La Course
- Ce sont 108 coureurs qui vinrent tour à tour signer la feuille de contrôle aux Ets Thiery et, l’on notait beaucoup de monde alentour de ces établissements, Cours d’Alsace Lorraine à Bordeaux.
- Après le traditionnel défilé dans Bordeaux jusqu’à Monte Cristo Mr Picot donnait le départ à dix heures cinquante cinq.
- Quelques kilomètres sur la route sinueuse qui borde la rive droite de la Garonne ou Durrieux se montre très véloce et, avant Latresne c’est une première échappée de la course : elle groupe Cruzin , Dihars et Durieux.
- Le retour quelques kilomètres plus loin de Gonzalez, Sabathier et du peloton, ne plaisait guère à Mérino, puisque bientôt le grand Félix menait seul le débat : nous n’étions qu’à Langoiran. Tour à tour : Sieuzac, Arnaud, puis Bastre, puis Monguille et Pascal venait s’ajouter à lui et c’était un regroupement complet dans Cadillac.
- Sur une prime à Sainte Croix du Mont, Durroux s’enfuyait. Fonçant énergiquement, le Nersacais passait à Langon avec prés d’un kilomètre d’avance, mais, jugeant ces efforts téméraires, il ralentissait manifestement et se faisait rejoindre huit kilomètres avant Bazas (43 avait étaient couverts dans la première heure).
- A Bazas, la pluie faisait son apparition et les pavés rendus glissants étaient néfastes au peloton, une forte chute se produisant. On notait Cazala, Geyre, Bannes, Queheille, Sabathier, Deloche et Cruzin se détachant pour quelques kilomètres, mais il valait aller jusqu’à Captieux pour que le peloton durement éprouvé retrouve un semblant d’unanimité.
- En vue du Poteau, nouvelle fugue, avec Cigano, Dihars, Raoul Vivensang, Bannes, Jean Rinco et Pascal, auxquels venait rapidement se joindre Cazala et Deloche. Cette fois l’affaire était sérieuse et ce groupe de huit coureurs d’ailleurs excellemment composé était pointé cinq cent mètres en avant à Roquefort.
- Cette échappée devenant inquiétante pour le peloton (ou du moins ce qui en reste), on voyait Geyre, Bastre, Vérardo, Queheille, Gonzalez, Domagé, Sabathier et Pierre Rinco prendre l’affaire en main. Malgré leur ardeurs, ces huit coureurs n’avaient presque rien repris à Mont de Marsan sur le groupe de tête qui perdait d’ailleurs Dihars et Bannes. (Notons qu’à ce moment là, seul trente coureurs restaient en course).
-
L’entrée en Chalosse ou d’habitude commence les véritables hostilités allait être rehaussée d’un grand match poursuite ou Bastre lâché ne pouvait participer.

- Cinq kilomètres après la sortie de Mont de Marsan, Geyre, Gonzalez et Sabathier se détachaient du deuxième groupe et lançait à toute allure donc dans une grande poursuite qui allait être couronné de succès à Montaut.
- Mais, dans la montée de Saint Sever, Cigano s’était détaché et la tâche du groupe de huit hommes constitué derrière ce nouveau leader n’était pas terminée pour autant. Tandis que Cigano prenait une avance assez importante environ une minute, Jean Rinco était lâché dans la dure côte de Montaut et la course continuait par Mugron et Montfort sans que la situation soit modifiée.
- Dans la côte de Montfort, Cazala faiblissait à son tour et les six poursuivants passait derrière Cigano. Mais le sort était injuste envers Cigano qui perçait à Gamarde.
- Il repartait avant d’être rejoint mais ne pouvait plus résister à ces six heureux poursuivants et était revu à Hinx à dix kilomètres de l’arrivée.
- Dés lors, ces hommes ne devaient plus se quitter, au sprint Gonzalez sautait Geyre, dans les derniers mètres, remportant ainsi ce Bordeaux-Dax.

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M. Picot de la maison Thièry avec Michel Gonzalès le vainqueur

Classement : 1èr Michel Gonzalès (Girondins de Bordeaux) les 200 kms en 4h 35 minutes. 2 Arnaud Geyre (Pau). 3 Jean Deloche (ASPTT); 4 Cigano (ASPTT). 5 Vivensang (Hendaye), 7 Pascal (ASPOM) . 8. Cazala (Pau) à 10 minutes. 9 Vérardo (CCB) même temps. 10. P. Rinco (AS) à 12 minutes. 11 Zannier (Montauban). 12 Gomez (CG). 13 Vidal (Sainte Livrade). 14. Chipoy (Pau). 15 Cazala (Artix). 16 Lacrouzade. 17 Bely (Floirac). 18 Dubernet. 19 Canlorbe (ASPTT). 20 Joubert (ASPOM), 20. Domagé (Mont de Marsan). etc…

La coupe du syndicat d’initiative de Bordeaux est enlevé par le C.C.Béarnais devant l’ASPPT de Bordeaux.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – BORDEAUX-DAX 1956 © Patrick GONZALES
La mémoire du cyclisme en Dordogne

12 décembre 2020

MONTIGNAC-VAUCLAIRE (édition 1961)

MICHEL GONZALÈS EN TÊTE

MUSSIDAN (Dgne) 8 mai - Disputée sous le patronage de Sud-Ouest et de l’Athlète empruntant 110 kms de routes en parfait état, le prix de Montignac à démontré, une fois de plus, les talents du RC Mussidanais sur le plan des organisations. Animée par le speaker Delord (300 NF disputés) , la course eût la rude côte de Rambaud comme juge de paix.

MV

De gauche à droite Bodin (2°), Gonzalès le lauréat et Arnaud (3°)

Classement : 1. Michel Gonzalez ( Guidon Bayonnais ) , les 110 kms. en 2h. 45 m. groupe sportif Kas , cycle Royal-Asport . 2. Moïse Bodin (Lalinde). 3. Jean-Pierre Arnaud (Grenoble), m. tps 4. Jean Ricou (Royan). à 3 m. 5.Pierre Frare (Lalinde), etc...

côte de Vauclaire en 1963

La côte qui mène au village de Vauclaire

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – MONTIGNAC VAUCLAIRE 1961
© Patrick Gonzalès
Pour la mémoire du cyclisme en Dordogne

31 janvier 2021

LABASTIDE d’ARMAGNAC 1968

LE 8° CRITERIUM INTERNATIONAL
de Notre-Dame des Cyclistes (Souvenir Tom Simpson)
pour
Michel Gonzalez qui bat Van Coningsloo

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- Le Critérium de Notre-Dame des cyclistes est désormais solidement établi dans la considération des sportifs landais. Ainsi, le 8éme du nom, malgré le temps incertain et la concurrence de la foire exposition de Mont-de-Marsan, a connu un succès tout à la fois populaire et sportif qui confirmera les amateurs de cyclisme dans l’idée qu’il s’agit bien d’une épreuve à ne pas manquer.
- Une course vivante et animée : Le plateau qui cette année, réunissait Ferdinand Bracke recordman du monde de l’heure, Van Coningsloo vainqueur du dernier Bordeaux-Paris, les champions italiens Bitossi et Mungnioni, ainsi qu’un lot d’excellents professionnels et l’élite des amateurs régionaux, était de haute qualité.
- La course, qui rassemblait sous les ordres du starter, 36 concurrents fût vivante, animée, et de ce fait singulièrement attrayante, au point que l’excellent speaker Berthozat, collecta un chiffre record de prime.
- Peu après le départ, on notait une belle échappée du Bayonnais Labarthe, rapidement contrée par le peloton ou Van Coningsloo se montrait particulièrement actif et vigilant. Au trente cinquième kilomètre, un autre  Bayonnais, Daguerre, prenait sa chance, mais la tentative était rapidement vouée à l’échec.
- A mi-parcours, une entreprise plus sérieuse voyait le jour. Une dizaine de coureurs prenaient le large. L’équipée apparaissait à ce point sérieuse que Bitossi mettait le nez à la fenêtre et au prix d’un bel effort, d’ailleurs très applaudi, ramenait le gros de la troupe.
- Jusqu’à la fin on assistait encore à plusieurs escarmouches, dont une conduite par Manzano et Ben Brahim, qui nécessitait l’intervention de Ferdinand Bracke, et c’était le sprint final qui voyait le rapide Michel Gonzalez triompher d’une demi-roue du Belge Van Coningsloo très en vue durant l’après midi.

Labastide

Le classement : 1ér Michel Gonzalez (VC Hendaye) les 100 kilomètres en 2h 30 mn. 2 Georges Van Coningsloo (Belgique) à une roue. 3 Adriano Dal Siè (Le Bouscat) à 1/2 longueur. 4 Pierre Beuffeuil (Saujon). 5 Michel Lescure (Montastruc). 6 Franco Bitossi (Italie). 7 Jean-Louis Bodin (Ile d’Oléron). 8 Marius Archambeaud (Villeneuve sur Lot). 9 Driss Ben Brahim (Bordeaux). 10 Michel Fedrigo (Tonneins). 11 Guy Epaud (Royan). 12 Raphaël Manzano (Stade Montois). 13 Riberot (Tonneins). 14 Gauthier (Parentis-en-Born). 15 Daguerre (Aviron Bayonnais) tous dans le même temps que Gonzalez.

Lémond

En 1989, Greg Lemond avec son maillot jaune du Tour à Notre-Dame des cyclistes
lors de l'étape Labastide d'Armagnac-Pau, entouré de Jean-Marie Leblanc

- Un bon point aux organisateurs : En terminant, nous tenons à féliciter l’actif comité organisateur, que préside Mr Paul Loubère qui trouve, autour de Mr l’Abbé Massié, chapelain de Notre-Dame des Cyclistes, de Messieurs Broustet, Audebran , Tortore, Tastet, Duron, de Messieurs Gourgues, Destigarde et Baudéant, de Villeneuve de Marsan et d’une sympathique phalange de jeunes, le concours le plus dévoué. La réussite qu’ils enregistrent annuellement est pour eux, le plus précieux des encouragements à persévérer dans la voie qu’ils se sont tracés.
PG

Patrick Gonzalès raconte (Souvenirs d’enfance) : "En 1968 c'est la dernière année de course de mon père et il savait qu'il ne reviendrait pas courir en 1969. Comme il était ami de l'organisateur et de l'abbé Massié, mon père avait droit au dossard et à son cachet les autres années, à la condition qu'il ne gagne pas et de laisser faire les pros.
- Je me souviens de cette course et mon père nous avait dit que cette dernière année, il ferait l'arrivée à la régulière sachant que pour l'année suivante il ne serait pas là. En plus je n'ai pas pu voir le sprint, il y avait trop de monde et personne ne nous laissait passer devant avec mon petit frère pour voir l'arrivée. On essayait de passer nos têtes, mais impossible, on n'était pas assez haut sur pattes et ce jour là, j'ai vu l'égoïsme des gens qui n’ont pas laissé voir l'arrivée d'une course à deux gamins.
- Je me souviens encore du speaker qui hurlait dans son micro pour décrire le sprint et quand il annonçait 1ér Gonzalez, nous avons couru avec mon frère pour rejoindre mon père. Je peux dire que pour moi c'était comme un cadeau de Noël car même le nom de ce belge Van Coninsgloo me faisait peur."
Lien Notre-Dame des Cyclistes.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – LABASTIDE D’ARMAGNAC 1968 © PATRICK GONZALÈZ
La mémoire du cyclisme en Dordogne

5 janvier 2021

BERNARD CONAN LE COUREUR DES EYZIES

PARCOURS D’UN COUREUR DE CHEZ NOUS (1969-1988)

PAGE DE GARDE

- Le titre reste interrogatif, alors venons en de suite aux faits en disant que notre coureur est né d’un père breton et d’une mère Périgourdine. Mais à part ça, Bernard Conan a été et reste un amoureux du vélo qu’il a pratiqué durant vingt saisons à la Fédération Française de Cyclisme. "Rétro Vélo Dordogne" s’est penché sur le client qui n’appartient pas à la race des grands champions, mais qui a tenu pourtant la dragée haute à certains de ses rivaux. Comme la masse des licenciés, il ne fait pas parti pour autant des etcétéras, mais de ceux que je surnommerais les vainqueurs de proximité. A savoir des bons coureurs de deuxième catégories qui se sont trouvés trop juste en première, parce qu’ils exerçaient un métier afin d’assurer l’existence de leur famille. Soit des problèmes liés pour pouvoir s’entraîner et avoir l’autorisation de son patron de s’absenter pour partir courir les nombreuses courses du calendrier

1968

- Né le 13 novembre 1953 aux Eyzies, Bernard Conan est donc issu d’un papa originaire de la région de Quimper et d’une maman native de Savignac de Miremont.
- Dans les années 1920, plus de 2000 familles ont quitté la Bretagne pour s’installer en Dordogne. À l’origine de ce départ de la Bretagne, il y a la crise de 1921. Après la guerre de 14-18, la Bretagne se retrouve confrontée à une forte demande de baux par rapport à l’offre. Le prix des terrains connaît une inflation terrible allant jusqu’à 80%. Comme il n’y avait plus de terres pour tout le monde, les Bretons ont dû faire des choix. Certains ont quitté la Bretagne pour les États-Unis, d’autres se sont reconvertis ou sont partis à Paris. En 1920, les syndicats agricoles du Finistère lancent un appel à leurs homologues pour recenser les territoires où des terres sont disponibles. La Dordogne répond à cette demande. Après la guerre de 14, la Dordogne s’est retrouvée avec peu de bras pour retourner la terre. Ici, c’était tout le contraire de la Bretagne, le cours des terrains agricoles s’était effondré. Pour le prix d’un hectare en Bretagne, vous en aviez trente en Périgord. Les familles bretonnes se regroupent alors par ferme, où les migrants ont souvent des contrats de métayers. On les retrouve dans le secteur de Saint-Astier, Sainte-Alvère, dans la vallée de l’Isle, la Double, mais aussi dans le Bergeracois, dans le canton d’Eymet et dans le Lot-et-Garonne.
- C’est à Sainte-Alvère que les grands parents de Bernard Conan se sont installés avec leurs enfants dont Yves, le père de Bernard. Ils déménagent ensuite à Saint-Chamassy après la guerre de 39-45. Devenu jeune homme, celui qui deviendra le papa Conan se marie pour fonder une famille de trois garçons (Gérard, Guy et Bernard) et s’installe aux Eyzies dans la maison qu’il a fait construire au Banquet sur la route de Sarlat.
- Yves Conan adorait les courses, comme tous Bretons qui se respectent. Une occasion pour sortir le dimanche, pour amener ses enfants sur les bords des circuits et leur inculquer ce plaisir, celui de pratiquer un jour le cyclisme. Gérard l’aîné ne sera pas un mordu du deux roues. C’est Guy le benjamin qui débutera en 1965. Lors de ses entraînements, Bernard le cadet âgé de 12 ans tente de le suivre avec son vieux vélo. Mais la course ne durera que quelques centaines de mètres. Encore trop jeune, Bernard ne va pas se résigner pour autant. Il part dans sa commune des Eyzies à la rencontre de ses copains et trouve son bonheur avec Serge et Claude Daubisse, Gérard Ménéchal, Alain Brad, Michel Guitard, Christian Grenier qui constituent un groupe de jeunes de son niveau et de son âge à quelque chose près.
- Jeune, Bernard Conan rêvait en suivant sur la presse et à la radio Anquetil et Poulidor surtout, mais aussi les locaux tels Jugie, Marius Archambeau et Claude Mazeau.
- Quatre ans après son frère Guy, Bernard prend une licence au Cyclo-Club Sarladais. Il obtient de nombreuses places d’honneur qui l’encouragent à persévérer. Il faut même dire que pour un début, Bernard avait un beau coup de pédale puisqu’il parvient à tenir la dragée haute aux leaders de l’époque que sont les Barrière, Besse, Audeguil entre autres.

SAISON 1969 : Cyclo-Club Sarladais - cadet. (en italique, les noms connus des vainqueurs)
25° Saint-Christophe le 23 mars, 5° Saint-Aquilin le 27 avril 1° Serge Besse UC Nontron, 7° Hautefort le 4 mai 1° Serge Besse UC Nontron, 2° Fontaine le 26 mai 1° Joubert Pédale Nontron, abandon Rossignol le 1° juin, 4° Mussidan le 8 juin 1° Jean-Claude Sommacal US Talence, 9° Saint-Nexans le 22 juin Championnat de Dordogne 1° Serge Besse UC Nontron, 20° Championnat d’Aquitaine à Aire sur Adour le 29 juin 1° Dominique Durand SAM Bordeaux, 4° Fouleix le 6 juillet 1° Patrick Barrière EC. Foyenne, 8° Cercles le 13 juillet 1° Serge Carteau La Couronne, 7° Sauveboeuf le 21 juillet, 7° Saint-Just le 27 juillet 1° Patrick Barrière EC. Foyenne, 7° Lacropte le 28 juillet 1° Serge Besse UC Nontron, 6° Chantérac le 3 août 1° Serge Besse UC Nontron, 6° Javerlhac le 5 août 1° André Roger Châteauneuf, 9° Couze le 11 août, abandon Saint-Astier le 15 août 1° Patrick Barrière EC. Foyenne, 5° Creyssensac le 17 août 1° Jean-Michel Chinouilh (CC Lindois), 6° Saint-Barthélémy de Bellegarde le 25 août, abandon Cuzorn (47) le 1° septembre, 10° Marsaneix le 8 septembre 1° Patrick Audeguil VC Livradais, abandon Thiviers le 13 septembre 1° Jean-François Rebeyrat CRC.Limoges, abandon la Barde le 15 septembre.
Liste des engagés Pas Dunlop départemental en 1969 qui ont marqué sa jeunesse.
CA. Ribéracois :
Jean-Luc Bouchard
CC. Belvèsois : Dominique Gauthier
CC. Bergeracois : Jean-Luc Blondy
CC. Lindois : Jean-Paul Duppi, Jean-Michel Chinouilh
CC Périgourdin : Serge Daubisse, Christian Darrin, Gérard Darrin, Vincent Raynal, Yves Mazières, Jacques Faure, Jean-Jacques Rougier, Christian Delubriac, Jean Taulou, Jean-Marie Sudret, Francis Picot, Michel Bost, Jacky Bigaud, Jean-Paul Séaut, Jean-Michel Tocheport, Gérard Moreau, Robert Bibié, Jean-Rémy Guy, Jacky Marchaix, Serge Joubert
CC. Sarladais : Jean-Pierre Vaudon, Bernard Conan, Alain d’Hauteclaire
Pédale du Nontronnais : Roger Joubert, Daniel Breuil, Michel Bordas
RC. Mussidanais : Roland Guy, Régis Prat
UC. Nontronnaise : Bernard Colino, Jean-Marie Saint Laurent, Jean-Pierre Doucet, Georges Bourgoin, Michelm Doucet, Jean Biniecki, Serge Besse
UC. Montponnaise : Bernard Belhomme
VC. Bergeracois : Francis Dusseau, Alain Guichard, Jean-Claude Biale, Gérard Bazingette
Club voisin : EC Foyenne - Bernard Estève, Patrick Barrière, Maurice Bourdin, Maurice Deffreix, Jean-Bernard Caro, Michel Ramirez, Francis Beney, Christian Jourdan.

1970 Tamniès 1° Glaudon

1970, la victoire de Glaudon à Tamniès

 - 1970 constitue un nouveau tournant dans cette carrière cycliste qui en est qu’à ses débuts. Il quitte Sarlat et rejoint son camarade et ami Serge Daubisse au Cyclo-Club Périgourdin. 1970 c’est la saison de Serge Daubisse qui collectionne les victoires. Bernard ne se décourage pas, même si Daubisse lui donne du fil à retordre, tout comme les Bibié, Glaudon et autres.  Il participe à près de 50 courses, il n’a que 17 ans et parvient enfin à ramener son premier bouquet à sa maman en l’emportant en fin de saison à Domme. Sa première victoire, un moment fort de sa vie de jeune cycliste, d’autant plus lorsqu’elle est acquise devant François Boyer l’enfant du pays qui avait tout le public acquis à sa cause. Le scénario écrit c’était Boyer et Bernard seuls devant. La voiture ouvreuse annonce un seul coureur devant. Le speaker pense que c’est Boyer, fait l’annonce, mais erreur, le vainqueur c’est Conan qui voyant la meute revenir à ses trousses, accélère, lâche le sarladais Boyer pour lever enfin les bras de la victoire dans une épreuve où se trouvaient des hommes tels Serge Daubisse, Bonnis, Gardet, Suertegaray, Rauzet et Ulbert, soit de sérieux rivaux qui évoluaient au-dessus de la catégorie du lauréat du jour. Domme constituera un bon souvenir, celui qui ouvre et nourrit quelques espérances pour les futures échéances.
SAISON 1970 : 4° catégorie débutant 1° année - Cyclo-Club Périgourdin.
abandon Manzac le 22 mars 1° Christian Darrin CC Périgueux, 6° Thiviers le 30 mars 1° Robert Bibié CC Périgueux, 11° Prigonrieux le 5 avril Championnat de Dordogne 1° Serge Besse UC Nontron, abandon Excideuil Championnat d’Aquitaine juniors le 12 avril Patrick Barrière (EC Foyenne), abandon Grignols le 26 avril 1° Georges Boyer CC Périgueux, abandon Payzac le 3 mai 1° Yannick Démortier VC Bergerac, abandon Meyrals le 4 mai 1° Alain Glaudon Guidon Sarladais, 4° Saint-Cirq du Bugue le 10 mai, 14° Marnac le 11 mai, 6° Champcevinel le 18 mai, 3° Saint-Marcel du Périgord le 24 mai 1° Serge Daubisse CC Périgueux, 20° Les Eyzies le 25 mai, 9° Beauregard le 1° juin 1° Christian Darrin CC Périgueux, 4° Salon de Vergt le 7 juin 1° Serge Daubisse CC. Périgueux, abandon La Chapelle-Grésignac le 14 juin 1° Poirier Charente, 15° Saint-Médard de Mussidan le 15 juin 1° Maurice Deffreix ESCA, 15° Moulin Neuf (gare de Soubie) le 21 juin 1° Michel Prépoint VC Ambarès, abandon Varennes le 22 juin 1° Jean Serge Calmette CC. Périgueux, 5° Saint-Pierre de Frugie le 28 juin 1° Serge Daubisse CC. Périgueux, abandon Château l’Evêque le 29 juin 1° Alain Glaudon CC Sarlat, 9° Mensignac le 4 juillet, 1° Raymond Valèze CRCL, 5° Tamniès le 5 juillet 1° Alain Glaudon CC Sarlat, 7° Sainte-Foy de Longas le 12 juillet 1° Serge Daubisse CC. Périgueux, 8° Saint-Pierre de Chignac le 13 juillet 1° Christian Darrin CC Périgueux, abandon Objat le 14 juillet 1° Serge Daubisse CC. Périgueux, 11° Saint-Paul de Serre le 19 juillet 1° Robert Bibié CC Périgueux, abandon Champagne Fontaine le 20 juillet 1° Almonacil CS Dannemarie les Lys, 4° Montferrand du Périgord le 26 juillet, 4° Lacropte le 27 juillet F. Lapeyronnie CC Périgueux, 7° Manzac le 2 août 1° Robert Bibié CC Périgueux, 5° Thonac le 3 août, 9° Vars le 9 août 1° Serge Daubisse CC. Périgueux, abandon Les Lèches le 10 août 1° Alain Maratrat CSM Puteaux, abandon Veyrines de Vergt le 15 août F. Lapeyronnie CC Périgueux, 13° Baneuil le 16 août 1° Jean Taulou CC Périgueux, 9° Mauzac le 17 août 1° Dubur VC Bergerac, 9° Saint-Mayme de Péreyrol le 22 août 1° Serge Besse UC. Nontron, 2° Daglan le 24 août 1° Rey Livry Gargan, 9° Cendrieux le 29 août, 5° Plazac le 30 août F. Lapeyronnie CC Périgueux, 7° Léguillac de l’Auche le 6 septembre 1° Maxime Cazeau VC Libos, 8° Excideuil le 7 septembre 1° Jean-Marc Gardet CC Périgourdin, abandon Montignac-Vézère le 13 septembre 1° Gérard Lambert VC Bergerac, 1° Domme le 14 septembre, 12° Saint-Martial de Viveyrols le 19 septembre, 4° Saint-Cybranet le 20 septembre 1° G. Bonis CC Sarladais, 9° Liorac le 27 septembre 1° Alain Médard VC Saint-Agne, 5° Bourgnac le 28 septembre 1° Guy Deltreuil VC Libos.

1971 Cours de Pile Conan 1° et Cazeaux 2°

Deuxième victoire de la saison Bernard Conan à Cours de Pile (1971)

1971 Dolmayrac 47

- 1971 débute avec une certaine assurance et le désir de bien faire, d’autant plus que Bernard peut compter sur son père, son plus fidèle supporter qui n’hésite pas de lui dire à chaque épreuve, les erreurs comme les bonnes initiatives du fiston. Dans cette catégorie junior, il court beaucoup moins, ne totalisant dans la saison qu’une trentaine d’épreuves. Par contre, côté victoires, on en totalise quatre, toutes acquises en Dordogne. Une autre remarque, le regain de forme en septembre où il gagne à trois reprises.
- 1971 reste une époque très riche avec des coureurs talentueux tels Alain Bernard, Michel Fedrigo, Raymond Villemiane, Guy Dolhats et Claude Magni parmi les locomotives. En Dordogne, le haut niveau est restreint. On compte quelques régionaux tels Anik Démortier (Bergerac), Lucien Sautier (CC. Périgueux), Serge Daubisse (CC. Périgueux), Robert Bibié (CC. Périgueux), Jean-Claude Courtine (CC. Périgueux), Christian Strugeon (CC. Périgueux), Claude Hue (CC. Périgueux), Raphaël Truffy (CC. Périgueux), Christian Dubur (VC. Bergerac), André Bentaleb (CC. Périgueux), Bernard Bodin (ESCA), Serge Besse (Pédale Nontron) pour ne citer que les plus performants.
SAISON 1971 : amateur 1° année junior - Cyclo-Club Périgourdin.
14° Thiviers le 10 avril 1° Serge Daubisse CC. Périgueux, 13° Grignols le 24 avril 1° Francis Lopez CA Créon, 20° Libos le 1° mai, 7° Sainte-Alvère le 2 mai, 8° Paussac Saint-Vivien le 9 mai 1° Bobineau US Coutras, 11° Saint-Marcel du Périgord le 23 mai, abandon Vézac le 30 mai 1° Godet Charente, 12° Neuvic le 31 mai 1° Patrick Barrière EC Foyenne, 5° Salon de Vergt le 6 juin, 1° La Loulie le 20 juin, 9° Saint-Cyprien le 27 juin, 9° Saint-Aulaire le 4 juillet, 4° Tamniès le 11 juillet 1° Bernard Bousquié Villefranche de Rouergue, 8° Verteillac le 14 juillet 1° Christian Vidal UV Cognac, 6° Saint-Paul de Serre le 18 juillet 1° Serge Daubisse CC. Périgueux, 2° Grignols le 25 juillet, 12° Eglise Neuve d’Issac le 1° août 1° Bourdin EC Foyenne, 5° Vars le 8 août, 8° Ladornac le 15 août 1° de Carvalho Brive, 13° Cubjac le 22 août 1° Norbert Bérano EC Foyenne, 1° Cours de Pile le 29 août, 1° Saint-Méard de Gurçon le 5 septembre, 4° Dolmayrac le 12 septembre, 1° Lanquais le 19 septembre, 4° Lanouaille le 26 septembre 1° Serge Besse UC. Nontron, 8° Monsempron le 10 octobre 1° Castagnet Muret, 5° Savignac de Miremont le 24 octobre 1° Robert Bibié CC Périgueux.

1972 Belvès 1° Conan,

1972 et une victoire à Belvès, haut lieu du cyclisme de cette époque

- Les victoires de la saison précédente ont une conséquence, celle de rouler au cours de cette année olympique en deuxième catégorie, soit dans l’anti chambre de l’élite. Cette situation n’altère pas la marche en avant du coureur des Eyzies, qui confirme tout le bien que l’on pense de lui. 1970 : une victoire. 1971 : quatre victoires. 1972 : sept victoires. Une performance bien accueillie dans les rangs du Cyclo-Club Périgourdin qui voit se dessiner une relève pleine d’intérêt pour la future saison où désormais, il croisera le fer avec les cracks, autrement dit l’élite. On trouvait à cette époque, les Goupil, Metzler, Darrin, Buffière, Bibié, Mespoulède, Beney, Candau, Ramirez, Ducaud, Hue, etc..., soit tous des abonnés de nos épreuves de clocher. Un autre souvenir, sa participation en Belgique à une coupe d'Europe avec le Cyclo-Club Périgourdin, où il a croisé le fer avec les coureurs Flamands et ceux venus d'autres pays.

1972 Brignac la Plaine vainqueur

Brignac la Plaine, sa sixième victoire de la saison 1972

SAISON 1972 : amateur 2° catégorie - Cyclo-Club Périgourdin.
15° Manzac le 26 mars, abandon Cénac le 27 mars, 2° Neuvic le 3 avril 1° Serge Daubisse CC Périgueux, 5° Villefranche du Périgord le 8 avril 1° Serge Daubisse CC Périgueux, 7° Fumel le 16 avril 1° Serge Daubisse CC Périgueux, 6° Grives le 17 avril 1° Godet Nersac, 30° Bordeaux-Saintes (1° étape) et 12° clm par équipes le 23 avril 1° Ardouin Nantes, 1° Grignols le 30 avril, 5° Saint-Astier le 1° mai 1° Francis Picaud CC Périgueux, 13° Bruxelles Coupe d’Europe le 6 mai, 20° Bruxelles le 7 mai et 10° par équipes, 25° Clermont-Ferrand le 11 mai première étape, 20° Clermont Ferrand deuxième étape, 7° La Force le 14 mai 1° Bernard Metzler CC Périgueux, 13° Saint-Chamassy le 15 mai 1° Serge Daubisse CC Périgueux, 1° Le Buisson le 22 mai, 5° Juillac le 28 mai, 20° Les Eyzies le 29 mai, 8° La Chapelle le 11 juin, 10° Bergerac le 12 juin, 5° Saint-Cyprien le 25 juin 1° Christian Darrin CC Périgourdin, 14° Vergt le 26 juin, 3° Saint-Martial de Nabirat le 3 juillet, 2° Saint-Bonnet la Rivière le 9 juillet, 2° Mouleydier le 10 juillet 1° Christian Darrin CC Périgueux, 9° Lalinde le 14 juillet 1° Christian Darrin CC Périgourdin, 1° Cours de Pile le 16 juillet, 1° Daignac (33) le 23 juillet, 4° Grignols le 30 juillet, 2° Lacropte le 31 juillet 1° Gérard Darrin CC Périgueux, 4° Manzac le 6 août 1° Christian Jourdan EC Foyenne, 1° Brignac la Plaine le 7 août, 5° Cladech le 13 août 1° Christian Darrin CC Périgueux, 1° Saint-Laurent la Vallée le 14 août, 2° Douzat (16) le 19 août 1° Didier Bruletout Pédale Jonzac, 3° Saint-Mayme de Péreyrol le 20 août 1° Christian Darrin CC Périgueux, 9° Villars le 21 août 1° Christian Darrin CC Périgueux, 6° Eglise Neuve de Vergt le 27 août 1° Christian Darrin CC Périgueux, 10° Génis le 28 août 1° Castaing CC Marmande, 35° Tour de la Vienne première étape, 16° deuxième étape et 30° troisième étape les 2 et 3 septembre, 2° Le Buisson le 4 septembre 1° Bernard Metzler CC Périgueux, 7° Journiac le 9 septembre 1° Jean Marie Valade Ste Foy, 1° Belvès le 11 septembre, 6° première étape Tour du Tursan, 15° deuxième étape, 8° Classement général et 1° des deuxièmes catégories le 17 septembre 1° Robert Desbats UC Saint-Médard, 14° Montbron le 23 septembre 1° Francis Duteil CRCL, abandon Cherveix-Cubas le 24 septembre.

- Cette saison 1973, la quatrième sous les couleurs du Cyclo-Club Périgourdin m’amène droit avec les premières catégories. Cette entrée en matière sera de courte durée avec le service militaire qui se profile en ligne de mire.
SAISON 1973 : amateur 1° catégorie - Cyclo-Club Périgourdin.
(Saison amputée par le Service National) : 3° Siorac en Périgord 1° Pierre Péquignot CC Belvès, 12° Chasseneuil 1° Lebaud Châteauneuf, 13° Meyrals, 8° Mareuil 1° Lebaud UC Châteauneuf, 14° Sainte Lheurine, 7° Les Eglisottes, 9° Le Buisson 1° Gérard Darrin VC Bergerac, 11° Saint-Adjutorry, 5° Saint-Bonnet, 8° Bonneuil, 4° Thenon 1° André Panissard CV Montastruc, 5° Grignols 1° Picaud CC Périgueux, 8° Bréville 1° Gaillard VC Saintes, 10° La Force 1° Mella Tonneins, 12° Circuit de Raix 1° B. Pérez VC Charron.

1973 Tour Cantal Darrin frères, Conan, Dusseau, Bibié

Le Tour du Cantal couru avec une équipe de son régiment et avec
les frères Darrin, Dusseau et Bibié

SAISON 1974 : amateur 1° catégorie - Service National.

1975 Boucles Péri Noir 1° Frosio

1975 - Sur ses routes d'entraînement Bernard se classe 4° des boucles du Périgord Noir
mais la victoire revient à l'invincible Guy Frosio du Bouscat

1975 - La reprise est sérieuse et difficile après l’armée. Il faut se battre avec des coureurs qui font le métier et les heures d’entraînement manquent au rendez-vous. La saison se court tout de même avec une participation à quarante cinq épreuves contre de sérieux rivaux. A ce stade, on court pour le plaisir en essayant de ramasser quelques classements intermédiaires et quelques primes. Mais l’ambition reste présente.

1975 CCP

Quelques coureurs du Cyclo-Club Périgourdin devant le magasin de cycles
Valentin Huot Sport dont la gérance était tenue par Gilbert Cuménal

SAISON 1975 : amateur 1° catégorie - Cyclo-Club Périgourdin.
5° Rouillac le 31 mars 1° Guy Trainaud Verdille, 10° Celle/Belle le 13 avril, 13° Tuzie (16) le 18 mai, 12° Calès le 8 juin Guy Mazet Saint-Eloy les Mines, 19° Campagnac le 14 juin 1° Joseph Kerner Carcassonne, abandon Artenac le 29 juin, abandon Pomport le 6 juillet, abandon Thenon le 7 juillet, 8° Belvès le 9 juillet 1° Hovard Darby AS Libourne, abandon Tursac le 13 juillet, 9° Lalinde le 14 juillet, abandon Gour de l’Arche 10 Christian Dolhats US Dax le 15 juillet, 16° Roumazière le 19 juillet, 12° Fleurignac (16) le 20 juillet, abandon Royan le 24 juillet, 10° Mérignac le 26 juillet, 9° Bresdon le 27 juillet, 7° Sonnac le 28 juillet, abandon Ménestérol le 3 août 1° Guy Dutreuilh RC Mussidan, 13° Brignac le 4 août, abandon Vigeois le 5 août, 16° Tourtoirac le 9 août 1° de Carvalho UC Corrèze, 7° Saint-Laurent des Hommes le 11 août 1° Philippe Candau EC Foyenne, abandon Perpezac le 14 août, 10° Capdrot le 15 août, abandon Saint-Robert le 16 août, 4° Cladech le 24 août, 9° Saint-Barthélémy le 25 août 1° Jean-Marie Valade EC Foyenne, abandon Le Bugue le 26 août, 25° Tour de la Vienne du 29 au 31 août (35°, 44°, 14° et 16° d’étape), 13° Génis le 1° septembre, 8° Journiac le 6 septembre 1° Beney VC. Bergerac, 2° Peyrignac le 7 septembre, 7° Sainte Orse le 8 septembre, 8° Domme le 13 septembre 1° Claude Denis CC Périgueux, 4° Boucles du Périgord Noir Sarlat (8° et 5° par étapes) le 14 septembre 1° Guy Frosio US Bouscat, 5° Badefols d’Ans le 15 septembre, 8° Montboyer le 20 septembre, abandon Lanquais le 25 septembre, 11° Vergt le 22 septembre 1° Patrick Audeguil US Tonneins, 10° Miallet le 23 septembre 1° Francis Lopez CA Créon, 5° Montbron le 27 septembre Francis Lopez CA Créon, 11° Concèze le 28 septembre, 12° Vayrac le 29 septembre, 12° Sarlat le 4 octobre 1° Gérard Simonnot Royan OC, 11° Secondigny le 11 octobre.

1976 L'Arbre victorieux

1976 L'Arbre

Vainqueur à l'Arbre (16) il savoure sa victoire, l'unique de cette saison 1976

- 1976 débute avec les changements de catégorie. Mais dans le fond, Bernard reste dans le haut niveau et remporte un succès en Charente Limousine, de plus en solitaire. Mieux encore, au cours d’une saison démentielle en termes d’épreuves parcourues, il ajoute le cyclo-cross où il réalise quelques prouesses terminant même le championnat d’Aquitaine en sixième position. Sur route il court avec de sérieux clients qui ont pour nom Gilbert Duclos-Lassalle, Bernard Pineau, Daniel Barjolin, Christian Jourdan, Patrick Audeguil pour ne citer que les principaux. Dans cette jungle, on comprend les difficultés d’un petit amateur qui travaille au cours de sa semaine et celle de ceux qui font le métier. Mais 1976 c’était aussi l’époque des belles nocturnes comme celle des 100 Tours des boulevards à Périgueux où Bernard Metzler réalisait un doublé devant Bernard Pineau, Claude Denis, Christian Darrin, Christian Dolhats, Sauvignat et Conan soit cinq Cécépistes aux premières loges.

1976 les 100 tours avec Metzler

Les 100 Tours des Boulevards 1976, une folle soirée avec Metzler vainqueur

SAISON 1976 : amateur sénior A - Cyclo-Club Périgourdin.
8° Boulazac les Vignauds le 21 mars 1° Raphaël Truffy CC Périgueux, abandon Saint-Seurin le 22 mars, abandon Libos le 28 mars, 20° Saint-Mary le 4 avril, abandon Royan-Blaye le 11 avril, 5° Escoire le 12 avril 1°Raphaël Truffy CC Périgourdin, 6° Terrasson le 18 avril, 12° Siorac en Périgord le 19 avril 1° Jean-Marie Valade EC Foyenne, 4° La Canéda le 25 avril 1° Claude Denis CC Périgueux, abandon Jarnac le 1° mai, 5° Auge le 2 mai, abandon Corgnac le 8 mai, 11° Vieux-Mareuil le 9 mai, 7° Montignac le 10 mai 1° Patrick Villemiane VC Bergerac, 6° Saint-Chamassy le 15 mai 1° Robert Bibié Asptt Paris, 20° Villiers le Roux le 16 mai, 5° Saint-Marcel du Périgord le 23 mai 1° Jean-Claude Tedo Guidon Agenais, 21° Les Eyzies le 24 mai 1° Daniel Barjolin Tonneins, 1° L’Arbre le 27 mai, 9° Pomport le 30 mai 1° Claude Denis CC Périgueux, 6° Périgueux le Toulon le 5 juin 1° Michel Brusson VC Bergerac, 7° Génac le 7 juin, 9° Boulazac Bel Air le 12 juin 1° Robert Bibié Asptt Paris, abandon Villenave d’Ornon le 13 juin, 12° Chamiers le 14 juin 1° Patrick Villemiane VC Bergerac, 5° Campagnac le 19 juin, 20° Pineuilh (33) le 20 juin, 6° Atur le 26 juin 1° Christian Darrin VC Bergerac, 12° Vergt le 28 juin 1° Jean-Marc Gardet Guidon Terrasson, 18° Verdille le 3 juillet, 8° Triac le 4 juillet, abandon Saint-Martial d’Artenset le 5 juillet 1° Bernard Metzler CC Périgueux, abandon Terrasson le 11 juillet 1° Goupil UC Brive, abandon Massugas le 12 juillet, 7° Périgueux le 14 juillet 1° Bernard Metzler CC Périgueux, 8° Sainte-Foy de Longas le 18 juillet 1° Raphaël Truffy CC Périgueux, abandon Saint-Emilion le 19 juillet, 3° Grignols le 25 juillet, 3° Lacropte le 2 août 1°Robert Bibié Asptt Paris, 5° Chantérac le 1° août 1° Raphaël Truffy CC Périgueux, 10° Brignac le 2 août, abandon Journiac le 7 août 1° Daniel Barjolin US. Tonneins, 3° Lamothe (46) le 8 août, 3° Couze le 9 août 1° Pierre-Raymond Villemiane VC Bergerac, 10° Perpezac le Noir le 14 août, 2° Cubjac le 16 août, 9° Tursac le 28 août 1° Raphaël Truffy CC Périgueux, 2° Le Buisson le 30 août, 13° Monclar le 4 septembre, 9° Peyrignac le 5 septembre, 10° Sigoulès le 6 septembre, abandon Domme le 11 septembre 1° Mustapha Najjari Pédale Faidherbe, 2° Pressignac le 12 septembre 1° Jean-Marie Valade EC Foyenne, 4° Badefols d’Ans le 13 septembre 1° Raphaël Truffy CC Périgueux, 2° Montboyer le 13 septembre 1° Joël Lagoune UCAPA, 5° Sers le 19 septembre 1° Pascal Chaumet Cycle Poitevin, 2° Vergt le 20 septembre 1° Alain Jospin US. Tonneins, 10° Saint-Astier le 25 septembre 1° Daniel Savary ACLBP, 3° Cherveix-Cubas le 26 septembre 1° Michel Brusson CC Périgueux, abandon Montbron le 27 septembre, 20° Miallet le 28 septembre, 4° Saint-Médard en Jalles le 2 octobre, 4° Montredon le 3 octobre.

1976 Vergt comice Alain Jospin

2° derrière Alain Jospin lors de la course du Comice de Vergt en 1976

Cyclo-cross : 9° Tursac le 17 octobre, 5° Saint-Romain de Monpazier le 24 octobre 1° Henri Bonnand Saint-Juéry, 6° Eymet le 31 octobre 1° Dubois UC. Mimizan, 4° Figeac le 7 novembre 1° Henri Bonnand Saint-Juéry, 4° Saint-Saud le 11 novembre 1° Henri Bonnand Saint-Juéry, 7° Chamiers le 13 novembre 1° Michel Simon Pédale Nontron, abandon Carigan le 14 novembre, 7° Gond Pontouvre le 21 novembre, 4° Blis et Born le 28 novembre, 6° Hasparren (64) championnat d’Aquitaine le 12 décembre 1° Serge Dubois UC. Mimizan.

1976 Monboyer Joël Lagoune (UCAPA) lauréat

2° à Montboyer (16) mais c'est Joël Lagoune (UCAPA) qui l'emporte

 1977 reste une grande saison. Qualifié pour le championnat d’Aquitaine route, il rencontre toujours des coureurs de haut niveau et se fait difficilement une place au soleil, tellement l’adversaire est relevé. Mais Bernard continue de pratiquer que pour le plaisir. Il va à Pomport pour ce championnat où il à faire contre la grande écurie Tonneinquaise (Audeguil, Barjolin, Tomiet, Mella, Maubras, Fedrigo, Naïbo), les Béglais Rebière, Barbe, Bernardi, Poutet, mais aussi d’autres garçons comme Lubiato, Paponneau, Valade, Bordier, Dolhats, Villemiane, Lauroua, Cigano, Bajan, Sautier, soit la grande époque du cyclisme...

1977 Pomport

Le titre Aquitain remporté en 1977 par Francis Lopez (US Bouscat)
A gauche Georges Bousquet président du comité, à droite J.Marie Defix organisateur

SAISON 1977 : amateur sénior A - Cyclo-Club Périgourdin.
Abandon Montastruc le 13 mars, abandon Bordeaux-Saintes le 20 mars, 8° Biron le 27 mars 1° Michel Fedrigo US Tonneins, abandon Lagorce-Laguirande le 28 mars, abandon Maine de Boixe le 3 avril, abandon Cénac et Saint-Julien le 4 avril 1° René Bajan UC Gujan Mestras, 6° Siorac en Périgord le 11 avril, 19° Trémolat le 12 avril 1° Michel Fedrigo US Tonneins, 17° La Châtre (36) le 17 avril, 13° Saint-Front de Pradoux le 24 avril 1° Jean-Marie Valade EC. Foyenne, 9° Bergerac le 30 avril, 8° La Force le 1° mai 1° Jean-Marie Valade EC. Foyenne, 14° Périgueux Saint-Georges le 3 mai 1° Michel Pitard US. Pons, 4° Saint-Léon sur l’Isle le 7 mai 1° Francis Duteil CRCL, 4° La Canéda le 8 mai 1° Claude Denis CC Périgourdin, 17° Glanges (87) le 14 mai, abandon Seilhac (19) le 15 mai, abandon Nersac le 19 mai, 11° Coulgent le 21 mai, 12° Saint-Martial de Valette le 22 mai, 17° Les Eyzies le 23 mai 1° Jean-Marie Valade EC. Foyenne, 10° Rouffignac le 29 mai 1° Guitard ACLBP, abandon Fons (46) le 30 mai, 3° Périgueux le 4 juin le Toulon 1° Fernand Lajo US Talence, 11° Celles le 5 juin 1° Christian Bordier EC Foyenne, 7° Saint-Médard en Jalles le 12 juin, 11° Beauregard le 13 juin, 15° Pineuilh le 19 juin, abandon Molières (82) le 26 juin, 25° Pomport Championnat d’Aquitaine le 3 juillet 1° Francis Lopez US Bouscat, abandon Thenon le 4 juillet, 10° Valeuil le 10 juillet, abandon Lauresse (46) le 11 juillet, 18° Périgueux le 13 juillet 1° Michel Fedrigo US Tonneins, 9° Sarlat le 16 juillet 1° Roland Mercadier UV Mazamet, abandon Sainte-Foy le 17 juillet, 12° Roumazière le 24 juillet, 12° Chalais le 25 juillet, 15° Montferrand du Périgord le 31 juillet, abandon Souillac (46) le 1° août, 17° Saint-Cyprien le 4 août, abandon Saint-Saud le 7 août 1° Bernard Labourdette SA Bidos, 9° La Douze le 8 août 1° Mustapha Najjari Pédale Faidherbe, 13° Vigeois le 9 août, 9° Trélissac le 13 août 1° Michel Fedrigo US Tonneins, 4° Le Lardin le 15 août, 8° Saint-Ybard le 13 août, 6° Thédirac (46) le 21 août, 6° Sainte Orse le 22 août 1° Claude Denis CC Périgourdin, 15° Tursac le 28 août 1° Patrick Villemiane VC Bergerac, 11° Douzillac le 29 août 1° Michel Fedrigo US Tonneins, 7° Génis le 30 août 1° Raphaël Truffy CC Périgueux, 9° Peyrignac le 4 septembre, 11° Le Buisson le 5 septembre Didier Lubiato AS Saint-Médard en Jalles, 12° Chalus le 10 septembre, abandon Thiviers le 11 septembre 1° Marais VC Saintes, 11° Villamblard le 12 septembre 1° Daniel Barjolin US Tonneins, 15° Les Faroulais (35) le 17 septembre 1° Alain Hulay VC Trégor, 15° Saint-Ouen la Rouerie (35) 1° Boivent CC. Landivy, 21° Saint-Astier le 24 septembre 1° Daniel Savary ACLBP.

1977 St

En 1977, départ du cyclo-cross de Saint-Paul de Serre qui sera remporté par Bernard Pineau

Cyclo-cross : 6° Tursac le 16 octobre 1° Serge Dubois UC Mimizan, 4° Eymet le 23 octobre 1° Serge Dubois UC Mimizan, 8° Saint-Romain de Monpazier le 30 octobre, 4° Figeac (46) le 6 novembre, 5° Saint-Paul de Serre le 11 novembre 1° Bernard Pineau US. Talence, 2° Dignac le 13 novembre, 5° Vergt de Biron le 20 novembre, 4° Voeuil et Giget (16) le 27 novembre, 10° Saint-Jean Ligoure (87) le 4 décembre, abandon Abjat sur Bandiat le 18 décembre, 12° Saint-Vincent de Cosse le 22 janvier.

1978 Vergt de Biron 1

3° et en action à Vergt de Biron en 1978, lors d'une épreuve gagnée par Henri Bonnand

- En cette saison 1978, Bernard  revient dans sa région natale et porte les couleurs du club de Tursac chères au président Lucien Leduc. Toujours classé dans l’élite, il y reste du fait de sa participation démentielle aux courses du calendrier.  Il obtient de nombreuses places d’honneur, mais ne décroche pas de bouquets. D’ailleurs il suffit de lire les noms des vainqueurs des épreuves qu’il court pour se rendre compte du fossé et du courage qu’il faut pour croiser le fer avec de si prestigieux coursiers. Idem en cyclo-cross où il croise le fer avec des Bonnand, Cardinal, Dubois et Moyen qui occupent les places de leader.

1978 CC Tursac

SAISON 1978 : amateur sénior A - Cyclo-Club de Tursac.
abandon Maine de Boixe (16), abandon Cénac le 28 mars 1° Farges UC Aurillac, abandon Sarlat le 28 mars 1° Michel Larpe UCAP Angoulême, abandon Le Coux le 1° avril 1° Michel Fedrigo UC Bazas, 13° Biron le 2 avril 1° Bernard Labourdette SA Bidos, 10° Saint-Cyprien le 8 avril, 22° Nérac le 16 avril, 12° Brive le 23 avril, 13° Saint-Léon le 29 avril, 10° Meyrals le 1° mai 1° Francis Duteil CRCL, 11° La Force le 4 mai 1° Jean-Marie Valade EC Foyenne, 8° Saint-Martial de Valette le 7 mai 1° Anthony Le Dain Anthony BC, 17° Saint-Georges Périgueux le 9 mai, 11° Coulounieix le 13 mai 1° René Bajan UC Gujan-Mestras, abandon Champniers le 15 mai, 8° Varetz le 20 mai 1° Alain Buffière UC Brive, abandon Rouffignac le 28 mai, 18° Les Eyzies le 29 mai, 10° Le Toulon le 3 juin, 16° Brive le 4 juin, abandon Pineuilh le 18 juin, 9° Lessac (16) le 25 juin 1° Christian Jourdan Mérignac VC, 37° première étape Tour du Cantal le 28 juin, abandon deuxième étape Tour Cantal le 29 juin, 4° Sarrazac le 2 juillet 1° Sallat Limoges, 7° Thenon le 3 juillet 1° Michel Larpe UCAP Angoulême, 6° Capdrot le 9 juillet 1° Roger Saladié UA Vic, 4° Nontron le 14 juillet 1° Michel Dupuytren ACLBP, 11° Thiviers le 16 juillet 1° Jean-Marie Valade EC Foyenne, abandon Saint-Emilion le 17 juillet, abandon Saint-Auvent (87) le 23 juillet, 3° Montferrand du Périgord le 30 juillet 1° Francis Castaing CC Marmande, abandon Abzac le 31 juillet, 4° Chantérac le 6 août 1° Naïbo UC Bazas, 8° Ladouze le 7 août 1° Patrick Audeguil VC Saint-Céré, 8° Saint-Cyprien le 10 août 1° Francis Duteil CRCL, 8° Journiac le 12 août 1° Jean-Michel Avril EC Aumale, 7° Vézac le 13 août 1° Claude Magni SC Caudrot, 11° Limogne (46) le 14 août, 10° Saint-Ybard (19) le 16 août, 11° Nanthiat le 20 août 1° Gérard Moyen UC Brive, 7° Saint-Orse le 21 août 1° Bernard Pineau US. Talence, 9° Douzillac le 27 août 1° Dominique Arnaud VC Tarnos, 9° Génis le 28 août 1° Bernard Dubost VC Bergerac, 11° Périgueux le 3 septembre 1° Jean-Marie Valade EC Foyenne, 8° Le Buisson le 4 septembre 1° Gilbert Berron VC Leroy-Somer, 8° Bretenoux le 9 septembre, 13° Decazeville le 11 septembre, 22° Piègut le 12 septembre 1° Anthony Le Dain Anthony BC, abandon Vergt le 18 septembre, 22° Saint-Astier le 23 septembre 1° Michel Larpe UCAP Angoulême, abandon Voeuil et Giget le 24 septembre, 15° Vayrac (46) le 25 septembre.

1978 Saint-Cyprien Duteil 1°

8° à Saint-Cyprien et premier coureur local en 1978 lors d'une course gagnée par le grand Francis Duteil

Cyclo-cross : 3° Tursac le 15 octobre 1° Henri Bonnand Saint-Juéry Olympique, 7° Saint-Romain de Monpazier le 29 octobre 1° Henri Bonnand Saint-Juéry Olympique, 3° Saint-Amand de Montmoreau (16) le 5 novembre 1° Yves Cardinal CA Civray, 3° Vergt de Biron le 11 novembre 1° Henri Bonnand Saint-Juéry Olympique, 4° Saint-Paul de Serre le 12 novembre 1° Gérard Moyen UC Brive, 4° Gond Pontouvre le 19 novembre 1° Jean-Pierre Parenteau AC Nersac, 2° Nontron le 26 novembre 1° René Princeau AS Saint-Junien, 4° Saint-André d’Allas le 3 décembre 1° Joseph Brunello VC Aturin, 3° Abjat sur Bandiat le 10 décembre 1° Gérard Moyen UC Brive, 13° Soorts Hossegor Championnat d’Aquitaine le 17 décembre 1° Jean-Pierre Barbe CA Bèglais, 7° Saint-Vincent de Cosse 1° Yves Cardinal CA Civray.

VÉLO DORDOGNE - Bernard CONAN © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne
La suite de son palmarès sur ce LIEN

25 janvier 2021

2001 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (4° semaine de la saison)

IL Y A 20 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

25 janvier au 3 février 2001

- Le 27 janvier sur le stadium de Bordeaux, la sélection du Guipuzcoa remporte la quasi-totalité des épreuves, malgré les tentatives des coureurs locaux.

2001 Fontaine le Comte Chareix

Fabien Chareix au milieu des jeunes lauréats du jour

- On a couru en cyclo-cross à Fontaine le Comte où Fabien Chareix (UC Condat) réalise un cavalier seul laissant loin derrière le Libournais Constantin (2°) et l’Uvéliste Christophe Deluche en troisième position.

2001 Dasque Redoulez dans l'américaine

Avec un tour d'avance, Dasque et Redoulez (Cam Bordeaux) se sont imposés dans l'américaine

- Le 2 février les samedis cyclistes se sont terminés par le succès de Mathieu Guitaud (Talence) en vitesse, de Rousseau (US Bouscat) dans la course aux points, de Nardi (Langon) dans l’élimination, du duo Dasque-Redoulez (Cam Bordeaux) dans l’américaine et du Camiste Lader dans la course aux points.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 2001/semaine 04 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

21 décembre 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITÉ (52° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

21 au 27 décembre 1995

Semaine calme avec au programme le cyclo-cross de Bagneux d’Argenton gagné par Laurent Dumont (SC Libourne) qui bat Trossais (VS Saumur) et Moran (VC Challans). Chez les juniors le jeune Bouchet(V.Naintré) remporte la mise tout comme Arnaud Labbe (SC Libourne) chez les espoirs.

ECHOS DE DORDOGNE

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Les sociètaires de la Pédale Faidherbe en assemblée générale

- Assemblée générale de la Pédale Faidherbe en cette fin de saison où l'on fête la sélection au championnat du Monde de Guillaume Carreau, sa 4° place lors du championnat de Fr(ance et le titre Aquitain de Mickaël Estève en cyclo-cross.

PF2

Le bureau de la Pédale Faidherbe

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/52° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

13 février 2021

UN VENDREDI 27 JUILLET 2007 A CHÀTEAU L’ÉVÊQUE

LE VILLAGE ATTENDAIT LE PASSAGE DU TOUR DE FRANCE

- C’était donc un vendredi 27 juillet de l’an 2007. Le Tour de France traversait la commune pour rejoindre Angoulême, venant de Cahors. La présente publication a pour but de vous montrer quelques images de cette fête préparée par les Castelvêquois.

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RÉTRO VÉLO DORDOGNE -CHÀTEAU L’ÉVÊQUE 2007
© BERNARD PECCABIN La mémoire du cyclisme en Dordogne

3 février 2021

CAHORS-ANGOULÊME - 18° ÉTAPE TDF 2007

QUAND LE TOUR DE FRANCE TRAVERSE

TOUTE LA DORDOGNE EN DIAGONALE

2007 côte de St

Début des hostilités avec l'échappée du jour dans la côte de Saint-Cyprien avec
Axel Merckx (T.Mobile), Lefèvre (Bouygues), Boogerd (Rabobank) et Casar (FDJ)

 - C’est par une très belle journée que le Tour de France traverse du Sud-Est au Nord-Ouest notre département de la Dordogne. Une belle diagonale de plus de 130 km avec une page spéciale à Château-l’Evêque"Vélo-Dordogne" s’est positionné.

TDF

2007 côte de St

Le peloton à l'assaut de la côte de Saint-Cyprien

Points particuliers de l’étape

Km 15 : Côte de Salvezou, catégorie 4 (1.3 km à 6.5 %)
Km 24 : Côte de Lavercantière, catégorie 4 (1.2 km à 5.9 %)
Km 39,5 : Côte de Saint-Martial-de-Nabirat, catégorie 4 (1.5 km à 4.3 %)
Km 66 : Sprint de Saint-Cyprien
Km 70,5 : Côte de Saint-Cyprien, catégorie 4 (2.8 km à 4.9 %)
Km 192 : Sprint de Dignac

2007 Saint-Félix de Reilhac Delage salue ses proches

A Saint-Félix de Reilhac, Mickaël Delage salue ses proches

LA COURSE
Après l’éviction de Rasmussen, la formation Rabobank avait été à deux doigts de se retirer de l’épreuve. Il avait fallu toute la persuasion de Boogerd (12ème et dernier Tour) pour convaincre ses coéquipiers de poursuivre jusque Paris.
Aujourd’hui, c’est encore lui qui déclenche la bonne offensive au 16ème km avec Lefèvre (Bouygues), Willems (Liquigas) et Casar (FDJ).

2007 caravane

La caravane dans Périgueux, place Tourny

L’avance des 4 coureurs monte à 3’ au 27ème km lorsqu’un chien percute de plein fouet Casar, entraînant Willems dans sa chute. Contrairement au belge qui n’insiste pas, Casar, aidé par Merckx (T. Mobile) parti en contre-attaque depuis le 21ème km, rattrape Lefèvre et Boogerd au 35ème km. Les voilà embarqués pour une journée à l’avant (17’20’’ d’avance à l’approche des 50 derniers kilomètres).

2007 Périgueux bis

Passage du peloton place Yves Guéna à Périgueux amené par Contador en jaune

CASAR REMPORTE ENFIN SON ÉTAPE
Dans les 10 derniers kilomètres, chacun des protagonistes tente sa chance. En vain, mais à 3 km, Casar saisit l’opportunité d’un terre-plein central pour surprendre ses adversaires. Boogerd effectue un effort prolongé pour reconstituer le groupe. On pense alors que c’en est fini des espoirs du français, qu’il va encore passer à côté de la gagne (3 fois 2ème sur la Grande Boucle, la dernière fois il y a 10 jours à Marseille !), mais non, Sandy Casar (28 ans, 6ème du Giro 2005) relance aux 150 m et s’impose nettement. Il offre ainsi à la France sa 2ème victoire d’étape sur ce Tour.

2007 Périgueux

Queue du peloton dans Périgueux

Evans récupère 3" sur Contador
- A 4 km de l’arrivée, Cadel Evans, 2ème du général, heurte violemment une spectatrice. L’australien évite de justesse la chute, trouve les ressources pour sprinter dans la dernière ligne droite en faux-plat montant et se classer 14ème de l’étape à 8’34’’ de Casar. Une cassure est observée à partir de la 16ème place, ce qui fait perdre 3’’ au maillot jaune Contador. Peut-être pas de quoi fouetter un chat mais sait-on jamais dans la perspective du contre-la-montre décisif du lendemain ?

2007 Delage Château l'Evêque

Le peloton dans la traversée de Château-L'Evêque avec Delage sur le ligne blanche

Cahors-Angoulême, 211 km : 1. Sandy Casar (Fra) en 5h13'31", 2. Axel Merckx (Bel) à 1", 3. Laurent Lefèvre (Fra), 4. Michael Boogerd (Hol), 5. Tom Boonen (Bel) à 8'34", 6. Robert Hunter (Afs), 7. Erik Zabel (All), 8. Sébastien Chavanel (Fra), 9. Bernhard Eisel (Aut), 10. Thor Hushovd (Nor)
Classement général : 1. Alberto Contador (Esp) en 86h04’16s, 2. Cadel Evans (Aus) à 1'50", 3. Levi Leipheimer (Usa) à 2'49s, 4. Carlos Sastre (Esp) à 6’02s, 5. Haimar Zubeldia (Esp) à 6’29s, 6. Alejandro Valverde (Esp) à 10’18s, 7. Kim Kirchen (Lux) à 11’36s, 8. Yaroslav Popovych (Ukr) à 12’47s, 9. Mauricio Soler (Col) à 13’31s, 10. Mikel Astarloza (Esp) à 13’42s, etc…

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Le peloton sur la RD 939 à Biras ©  sha

2007 casar

Sandy Casar lève les bras à Angoulême

Maillot Vert : Tom Boonen (Bel)
Maillot à pois : Mauricio Soler (Colombie)
Meilleur jeune : Alberto Contador (Esp)
Par équipe : Discovéry Channel

RÉTRO VÉLO DORDOGNE -LE TOUR 2007 A PÉRIGUEUX
© BERNARD PECCABIN La mémoire du cyclisme en Dordogne

11 décembre 2020

1995 MONTPON VILLE DÉPART DU TOUR DE FRANCE

MONTPON POUR LA DEUXIÈME FOIS (18° étape - 166 km)
A RENDEZ-VOUS AVEC LA GRANDE BOUCLE

PARCOURS DORDOGNE : Montpon-Ménéstérol, St Barthélémy de Bellegarde, Echourgnac, La Jemaye, Vanxains, Ribérac, Villetoureix la Borie (MS), Près Bertric-Burée, Verteillac, Mareuil sur Belle, Côte de Saint Sulpice de Mareuil (MG), Saint Sulpice de Mareuil, Rudeau, Nontron (Ravitaillement), La Chapelle Verlaine.
HAUTE VIENNE : Les Trois Cerisiers, Dournazac (MG), Chalus, Pageas, Gorre, Saint Laurent sur Gorre, Côte de Villeneuve (MG), Sereilhac (MS), Aixe sur Vienne, Isle, Limoges, Arrivée à Ester Technopole.

1995 montpon

Départ fictif au centre ville de Montpon

- 38.5°C et 43.8km/h de moyenne, c'est ce que nous proposait les 115 rescapés du Tour de France dont les leaders étaient sans doute plus préoccupés par le contre la montre du lendemain que par la course du jour.

1995 Mn Lim

Profil d'une étape longue de 166 km

Montpon le 21 juillet - Dès les premiers km, les offensives se succèdent dans lesquels on peut voir Bugno, très discret sur ce tour, Jaermann, Bruyneel, Bernard, Madouas. A la mi-course, François Simon lance une attaque et très rapidement, il est rejoint dans un premier temps par Ferrigato, Tafi, Lelli, Jaermann, Dufaux, Ekimov et dans un deuxième temps Bruyneel, Armstrong, Den Bakker, Cenghialta, Sciandri et un autre français Robin.

1995 Indurain Ribérac

Traversée de Ribérac avec Miguel Indurain en tête

- Vu l'importance du groupe et des équipes représentées, la messe est dite et on se doute bien que la victoire se jouera entre ses hommes, le peloton choisissant de laisser s'en aller l'échappée. L'avance se porte rapidement autour de 10".

1995 Le peloton assommé par la grosse chaleur qui règne sur cette étape

 Le peloton assommé par la grosse chaleur qui règne sur cette étape.

- A 30 km de l'arrivée, Lance Armstrong démarre brusquement. Porté par le décès accidentel de son équipier Fabio Casartelli, il maintient les poursuivants en dessous de la minute et s'adjuge cette étape en démontrant qu'il peut être considéré comme un coureur d'avenir, plein d'abnégation et de conviction. Le groupe des poursuivants se disloque au fil des km précédant l'arrivée et c'est en ordre dispersé que les coureurs rejoignent la ligne.

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Le peloton à 28km de Limoges: Richard Virenque (51), Fabian Jeker (57),
Arturas Kasputis (187), Sergio Barbero (32), Jens Heppner (203)

Lance Armstrong (ci-dessous) rend hommage à son coéquipier Fabio Casartelli, décédé accidentellement dans la descente du Portet d'Aspet après avoir heurté un parapet.

1995 amstrong

Classement de l’étape : 1. Armstrong (USA, Motorola), 166,50 km en 3 h 47' 53" (moyenne : 43,838 km/h). 2. Ferrigato (It.), à 33". 3. Ekimov (Rus.), à 44". 4. Robin (Fr.), à 44". 5. Den Bakker (P.-B.), à 48". 6. Tafi (It.), à 48". 7. Lelli (It.), à 58". 8. Cenghialta (It.), à 1' 47". 9. Bruyneel (Belg.), à 1' 47". 10. Sciandri (ft.), a 1' 47". 11. Dufaux (Suisse), à 2' 20". 12. Jaermann (Suisse), à 3' 00". 13. Pantani (Ita) à 7' 35". 14. Brochard (Fr.), à 7' 54". 15. Colage (Ita) à 7' 54". 16. Tchmil (Rus.), à 7' 54". 17. Hamburger (Dan.), à 7' 54". 18. Zabel (Ail.), à 7 54'. 19. Riis (Dan.), à 7' 54". 20. Chiappucci (It.), à 7' 54". 21. Van de Laer (Belg.), à 7' 54" 22. Jalabert (Fr.), à 7' 54". 23. Zulle (Suisse), à 7' 54". 24. Aparicio (Esp.), à 7' 54". 25. Bontempi (It.), à 7' 54". 26. Virenque (Fr.), à 7' 54". 27. Buenahora (Col.), à 7' 54". 28. Farazijn (Belg.), à 7' 54". 29. Rominger (Suisse), à T 54". 30. Arroyo (Mex.), à 7' 54". 
Classement général : 1. Miguel Indurain (Esp, Banesto), 88 h 07' 39". 2. Zulle (Suisse), à 2' 46". 3. Riis (Dan.), à 5' 59". 4. Jalabert (Fr.), à 6' 26". 5. Gotti (It.), à 9' 52". 6. Mauri (Esp.), à 13' 02". 7. Escartin (Esp.), à 14' 03". 8. Buenahora (Col.), à 14' 07". 9. Chiappucci (It.), à 14' 35". 10. Virenque (Fr.), à 14' 54". 11. Rominger (Suisse), à 15' 41". 12. Madouas (Fr.), à 17' 22". 13. Pantani (It.), à 20' 35". 14. Lanfranchi (t.), à 23' 11". 15. Cenghialta (It.), à 25' 01". 16. Mejia (Col.), à 30' 33". 17. Hamburger (Dan.), à 31' 05". 18. Ekimov (Rus.), à 35' 30". 19. Dufaux (Suisse), à 41' 34". 20. Breukink (P.-B.), à 43' 44", etc…

RÉTRO VÉLO DORDOGNE -LE TOUR 1995 PART DE MONTPON
© BERNARD PECCABIN La mémoire du cyclisme en Dordogne

2 décembre 2020

1985 MONTPON VILLE DÉPART DU TOUR DE FRANCE

GRANDE PREMIÈRE A MONTPON (20° étape - 225 km)

1985 Johann Lammerts mène devant Rudy Dhaenens, Ludo Peeters, Kim Andersen et Giancarlo Perini

L'échappée du jour avec Johann Lammerts qui mène devant Rudy Dhaenens, Ludo Peeters,
Kim Andersen et GiancarloPerini à quelques kms de Limoges

MONTPON-MÉNESTÉROL-LIMOGES
Vendredi 19 juillet 1985
Contrôle de départ Place Clémenceau. Signature et ravitaillement de 9 h 40 à 10 h 10. Appel à 10 h 14.
Rassemblement des coureurs et départ en groupe à 10 h 24.
Départ réel à 10 h 25, à hauteur du panneau de sortie de Montpon-Ménéstérol, à 700 mètres du lieu de rassemblement.

PARCOURSDORDOGNE
Montpon-Ménestérol, D708 Ménestérol, St Barthélémy de Bellegarde, Echourgnac, La Jemaye, Vanxains (MS), Ribérac, Villetoureix la Borie, Côte de Fayolle (MG), près Bertric-Burée, Verteillac, Mareuil sur Belle, St Martial de Valette, D675 Nontron, D707 Côte de Bandiat (MG)
HAUTE VIENNE
Les Trois Cerisiers (MS), Dournazac, Chanteloube, Chalus, Bussière Galant, Ladignac le Long, Le Chalard, Côte de Pierrebrune (MG), St Yrieix la Perche (MS), Coussac-Bonneval, Carrefour D901-D57, D57 Carr D54-D7 bis, D7 bis Meuzac, Carrefour D7 bis N20, St Germain les Belles (MS), Côte de Siardeix (MG), St Bonnet Briance, Carr D7 bis-N12, St Paul Près Eyjeaux, Carr D12-D979, D979 Feytiat (MS), Crézin, Limoges (entrée), Limoges (arrivée)
Les arrivées sont jugées boulevard Beaublanc à hauteur de l'entrée principale du Parc Municipal des Sports. Ligne droite terminale de 350 métres en légère montée
Montpon le 19 juillet - Au départ de Montpon-Ménéstérol, libéré par le maire de la commune, les 144 rescapés roulaient à une allure de sénateur, l’ensemble du peloton semblant résigné devant les multiples démonstrations de l’équipe "La Vie Claire" depuis le départ du Tour et d’ailleurs, ce n’est pas pour rien si les deux premiers du classement, Greg Lemond et Bernard Hinault font partie de cette formation.

1985 Roland Dumas député au départ

Roland Dumas, ministre des affaires extérieures, dans le véhicule du directeur de course au départ
de Montpon-Menesterol. Derrière lui, on reconnait Kim Andersen ( la Vie Claire), René Bittinger (Skil),
Henri Manders (Kwantum) et Christian Jourdan (La Vie Claire)

- Au premier sprint intermédiaire dans la commune de Vanxains (28ème km), c’est Henri Manders (Kwantum) qui devançait Eduardo Chozas (Reynolds) et le colombien Carlos Jaramillo (Café de Colombie). Eduardo Chozas ne participait pas sans raison car il souhaitait réduire l’écart avec Fabio Parra dans sa lutte pour la conquête finale du maillot blanc récompensant le meilleur jeune.
- Dans la Côte de Fayolle, c’est l’irlandais Martin Earley (Fagor), qui passait en tête devant le leader du classement de la montagne, Luis Herrera (Café de Colombie) ne se sentant pas plus menacé que ça. Il faut bien laisser les équipes en difficulté  gagner un peu de sous avant la fin du Tour.
- La pluie commençait à s’abattre sur la course et Fred Brun (Peugeot), bien aidé par son coéquipier Duclos-Lassalle, passait en tête dans le bourg de Nontron dont il est originaire afin de saluer ses parents, le champagne étant de mise.

1985 Fred Brun et ses supporters

Les supporters de Fred Brun sont bien présents à Nontron pour l'encourager

- Dans la côte de Bandiat, Anselmo Fuerte (Zor) n’arrivait pas à creuser l’écart et butait sur la difficulté de la bosse. Au Passage des trois cerisiers, Greg Lemond raflait 10 secondes afin de consolider sa 2ème place au classement général avant le contre la montre. Dans la foulée, le néerlandais Henk Lubberding (Panasonic) attaquait et était rejoint par Charly Mottet (Renault), auteur d’un bien pâle Tour de France et d’Adri Van der Poel (Kwantum). Toutes ces tentatives réveillèrent Bernard Hinault, qui colmata lui-même les brèches et de manière encore plus virulente quand il s’agissait d’un membre de l’équipe Renault, le blaireau n’ayant toujours pas digéré le Tour 1984. D’ailleurs, sûr de sa force, il leur avait promis avant le Tour de leur mener la vie dure et c’est bien ce qu’il fit pendant toute la durée de cette grande boucle. La zone de ravitaillement se profilait.

1985 Passage des musettes

Passage des musettes du côté de Dournazac

Lubberding insistait, entraînant dans sa nouvelle échappée les français Jean-Claude Bagot (Fagor) et Dominique Garde (Skil) mais toujours Bernard Hinault, qui en oubliait même sa musette.

1985 Hinault contre Lubberding et règle ses comptes

Hinault, le guerrier, réglant ses comptes avec le peloton. Il vient de contrer le batave
Henk Lubberding (Panasonic), un habitué de la grande boucle

1985 Hinault contre Bagot

Il contre aussi Jean-Claude Bagot (Fagor) en difficulté pour prendre la roue du blaireau

- Tout rentrait dans l’ordre et la commune de St Yrieix voyait le peloton passer rapidement et en file indienne. A 40 km de l’arrivée se profilait la côte de Siardeix et c’était le moment choisi par Ludo Peeters (Kwantum) pour ouvrir les hostilités, suivi rapidement par 4 hommes, un équipier du leader Kim Andersen (La Vie Claire), Rudy Dhaenens (Hitachi), Giancarlo Perini (Carrera) et Johan Lammerts (Panasonic). L’écart atteignait 2’10 à 30 km de l’arrivée malgré des relais pas très appuyés des échappées et le semblant de chasse imposé par les équipiers de Sean Kelly (Skil), bredouille jusqu’à maintenant.
- A 9 km de l’arrivée, Johan Lammerts démarrait, abandonnait ses compagnons de fugue, hésitant à réagir. La messe était dite et Johan Lammerts arrivait seul sur le boulevard de Beaublanc. Le peloton rallia la ligne d’arrivée en ordre dispersé, Hinault en profitant pour empocher 2 secondes d’avance supplémentaires sur la ligne d’arrivée.

1985 Lammerts

Lammerts dépose ses compagnons d'échappée et gagne à Limoges

Classement de l'étape1. Johan Lammerts (Pan), les 225 km 5h 53' 10"; 2. Andersen (Lvc) à 21", 3. Peeters (Kwa), à 22", 4. Dhaenens (Hit) à 22"; 5. Perini (Car) à 22", 6. Van Vliet L. à 52" (Kwa); 7. De Rooy (Pan), à 52", 8. Hinault (Lvc) à 52", 9. Van Brabant (Ton) à 52"; 10. Claveyrolat(Red) à 54", 11. Kelly (Ski), 12. Van der Poel (Kwa), 13. Vanderaerden(Pan), 14. Lemond (Lvc), 15. Van den Brande (Hit), 16. Earley (Fag), 17. Sergeant (Lot), 18. Dietrich Thurau (Hit), 19. Wouters (Ton), 20. Pavanello (San), 21. Simon R. (Red), 22. Schepers (Lot), 23. Roche (Red), 24. Van Meer (Ski), 25. Winnen (Pan), 26. Ruttimann (Lvc), 27. Rogiers (Hit), 28. Rooks (Pan), 29. Zoetemelk (Kwa), 30. Van den Haute (Red), 31. Bogaert (Ver), 32. Ruiz Cabestany (Orb), 33. Bazzo (Fag), 34. Poissonnier (Ski), 35. Criquielion (Hit), 36. Lauraire (Fag), 37. Duclos-Lassalle (Peu), 38.Gallopin (Ski), 39. Pino (Zor), 40. BRUN (Peu), 41.Prieto (Rey), 42. Anderson (Pan), 43. Sanchis (Orb), 44. Bauer (Lvc), 45. Gaston (Rey), etc…
Classement Général
1. Bernard Hinault (La Vie Claire) 107 h 7 31",
2. Lemond (L.V.C) à l' 59". 3. Roche (Red) à 3' 35". 4. Kelly (Ski) 5' 37". 5. Phil Anderson (Pan) 7' 18". 6. Delgado (Orb.) à 8' 26". 7. Herrera (Col) à 8' 50". 8. Parra (Col) à 10' 11". 9. Chozas (Rey) à 10' 50". 10. Ruttiman (Lvc) à 12' 14". 11. Zoetemelk (Kwa) à 12' 16". 12. Millar (Peu) à 12' 26". 13. Winnen (Pan) à 12' 54". 14. Bauer (Lot) à 13' 29". 15. Schepers (Lot) à 13' 39". 16. Forest (Peu) à 14' 37". 17. Prieto (Rey) à 15' 37". 18. Criquielion (Hit) à 17' 5". 19. Simon P. (Peu) à 18' 8". 20. Pino (Zor) à 18' 24", etc…

ÉCHOS DE L'ÉTAPE

1985 mn limoges

Bernard Hinault, quelques années plus tard : "Cette fois, contrairement à la veille à Bordeaux, la course a vraiment eu lieu. Il y a eu beaucoup d’escarmouches. A cent kilomètres de l’arrivée, trois gars ont tenté leur chance : Henk Lubberding, Dominique Garde et Jean-Claude Bagot. Il pleuvait énormément. Et d’un coup, ces trois-là ont vu revenir un quatrième homme : moi ! Lubberding a fait une drôle de tête en me voyant. Je n’avais rien contre eux. Mais j’ai agi par jeu. Cela m’amusait énormément. Je vois des types s’échapper. Alors j’y suis allé. Je n’allais quand même pas freiner, non ? D’abord, cela a mis un peu la panique dans le peloton. Et j’avais vraiment envie de faire le malin. Cela peut paraître cruel, mais je fonctionnais comme cela. J’étais comme le chat qui fait tourner la souris entre ses pattes avant de la manger. Juste pour le plaisir. Mais je n’ai pas insisté longtemps. C’était vraiment pour mettre le Maillot jaune en tête un moment. Ensuite, il y a eu l’échappée décisive où Kim Andersen, pour la Vie claire, s’était glissé. Mais le plus fort ce jour-là, c’était Johan Lammerts qui a faussé compagnie à tout le monde pour gagner. C’est comme cela qu’il avait remporté le Tour des Flandres l’année précédente. A l’arrivée sur Limoges, je me suis retrouvé devant le reste du peloton. Et j’ai grappillé deux secondes de plus. Mais le vrai objectif de la journée chez nous, c’était d’assurer la deuxième place de Greg Lemond. Il a couru les sprints de bonification pour ça. On pensait à ce doublé depuis Saint -Etienne. Deux coureurs de la même équipe de marque, cela n’était jamais arrivé depuis la Seconde Guerre mondiale. Certes, il y avait eu Fausto Coppi et Gino Bartali en 1949, et Gastone Nencini et Grazziano Battistini en 1960. Mais il s’agissait d’équipes nationales. Pas de marques. Le patron de l’équipe, Bernard Tapie, était ravi de voir son équipe rentrer dans l’histoire du cyclisme pour sa deuxième année d’existence seulement."
Frédéric Brun : a a roulé très vite et lorsque l'échappée est partie, je n'étais pas au mieux. J'ai été handicapé par un petit rhume et je me suis retrouvé beaucoup moins bien que je pensais l'être. Je savais pourtant parfaitement où cela allait se déclencher. Mais je me suis trouvé légèrement enfermé et comme j'avais des difficultés pour respirer, je n'ai pas pu me joindre aux échappés. Ensuite, il n'était plus possible de boucher le trou tout seul
J'aime bien les courses contre le chronomètre et j'y réussis plutôt de bonnes performances comme le prouve ma dix-huitième place dans le prologue de Plumelec, il y a trois semaines. Aussi, demain matin, devant mon public, vais-je tout donner pour tenter de réussir une bonne course avant d'en terminer avec mon cinquième Tour de France qui restera, hélas ! Le plus mauvais à cause de cette chute avant Roubaix. Je vais maintenant courir les critériums, puis je ferai le Tour du Limousin avant de mettre un terme à ma saison. J'ai beaucoup couru cette année et j'ai besoin de me reposer pour préparer au mieux l'exercice 86 où je ferai toujours partie de l'équipe Peugeot".

RÉTRO VÉLO DORDOGNE -LE TOUR 1985 A PÉRIGUEUX
© BERNARD PECCABIN La mémoire du cyclisme en Dordogne

23 mars 2021

12° TOUR DU CANTON DE MAREUIL-VERTEILLAC 2006

JÉRÔME COPPEL DOMINE UNE JEUNE VAGUE

- Encore une édition avec de jeunes talents, des révélations, des équipes conquérantes qui augurent vers un bel avenir. Ce Tour 2006, est gagné une fois de plus par un vainqueur du chrono qui a fait la différence sur ce terrain. Mais comme ses ainés, il a fallu se montrer complet sur les autres parcours et on peut dire qu’avec son équipe de Roanne, le contrat a été bien rempli...

- Relire l’édition 2005.

TNCMV 2006 Jaunet

Le Picard Anthony Jaunet vainqueur de la 1° étape à Mareuil

Samedi 17 juin 2006 (Léguillac de Cercles/Mareuil) :
- Ce sont douze coureurs qui se sont présentés à l’arrivée à Mareuil lors de la première étape. Douze coureurs avec le local Christophe Besse, qui aura accompli un joli numéro en solitaire dans le final. Mais la victoire sourira au Picard Anthony Jaunet.
Classement : 1. Anthony Jaunet (CC Nogent sur Oise), 2. Bacquet (CC Nogent), 3. Le bris (AS Corbeil), 4. Fournet-Fayard (Montmarault), 5. Coppel (CR4C Roanne), 6. Feillu (CC Nogent sur Oise), 7. Pillon (Albi), 8. Monnerais (Nantes), 9. Cazaux (Sud Gascogne), 10. Taaramäe (RO Saint-Amand).

 Dimanche 18 juin 2006 (La Rochebeaucourt) :
- Sur un parcours exigeant qui demandait des qualités cyclistes, Jérôme Coppel a démontré qu’il était un des meilleurs spécialistes français de l’effort solitaire. Seuls son coéquipier Cyril Bessy deuxième à sept secondes, le jeune Estonien Rein Taarame troisième à huit secondes, le Charentais Paul Poux quatrième à quatorze secondes, Yoann Offredo cinquième à dix-sept secondes et Alexandre Roux, sixième à vingt-six secondes lui ont tenu tête, les autres étant rejetés au-delà de la minute, sauf Brice Monnerais septième à 54 secondes.
Classement : 1. Jérôme Coppel (CR4C Roanne), 2. Cyril Bessy (CR4C Roanne) à 7s, 3. Rein Taaramäe (RO St. Amand) à 8s, 4. Paul Poux (Charente) à 14s, 5. Yoann Offredo (US Créteil) à 17s, 6. Alexandre Roux (Créteil) à 26s, 7. Brice Monnerais (Nantes) à 54s, 8. Fournet-Fayard (EC Montmarault), 9. Berreterot (Sud Gascogne), 10. Druetta (Albi VS)

TNCMV 2006

A droite Jonathan Thiré, le Nantais vainqueur à Verteillac

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Dimanche 18 juin 2006 (La Tour Blanche-Verteillac) :
- Cette troisième étape très animée, a été parfaitement contrôlée par les équipiers du leader, Jérôme Coppel, puis par les coureurs de Montmarault. Jonathan Thiré, déjà vainqueur d’une étape de Loire-Atlantique, de la Gainsbarre et de la classique Nantes-Doulon, a lancé le bon coup en attaquant à six kilomètres de l’arrivée avant de régler au sprint ses trois compagnons d’échappée.
Classement : 1. Jonathan Thiré (Nantes Atlantique), 2. Pioline (CC Nogent), 3. Chluda (Castelsarrasin), 4. Pillon (Albi VS), 5. Laborie (Montmarault), 6. Boyer (UV Limousine), 7. Jaunet (CC Nogent), 8. Bacquet (CC Nogent), 9. Le Corre (AC Lanester), 10. Taaramäe (RO Saint-Amand).
- A l’issue de ces trois étapes, Jérôme Coppel jeune cycliste, confirme son aptitude sur cette épreuve et devant de redoutables concurrents. Le Savoyard qui était venu pour disputer cette épreuve, parce qu’il y avait un contre la montre idéalement placée pour préparer le Championnat d’Europe de la spécialité qu’il va disputer sous le maillot de l’équipe de France, avait décidé de rester aux avants postes lors de la première étape. La suite fut un enchaînement de réussite avec une équipe motivée et unie autour de son leader. Coppel reste donc un sacré espoir. Vainqueur en 2005 du contre la montre de la ronde de l’avenir, manche du challenge national, il a récidivé voilà un mois dans la région nantaise puis dans le chrono du Tour des Pays de Savoie. Ancien skieur de fond, il semble disposé face à un long effort soutenu et régulier.

TNCMV 2006 Coppel

Le podium 2006 © sha

Classement général final : 1. Jérôme Coppel (CR4C Roanne), 2. Rein Taarame (RO St. Amand), 3. Brice Monnerais (Nantes Atlantique), 4. Fournet-Fayard (EC Montmarault), 5. Anthony Jaunet (CC Nogent/Oise), 6. Feillu (CC Nogent), 7. Mombaerts (Castelsarrasin), 8. Druetta (Albi), 9. Lebris (Corbeil), 10. Taaramäe (RO Saint-Amand).
NOTA : De cette promotion 2006, s’ajoutent dans les rangs des pros le vainqueur Jérôme Coppel (Cofidis), Rein Taaramäe (Cofidis) et Brice Feillu (Sojasun).

Les noms des équipes pros sont celles qui étaient connues à la date de la publication de cet article.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - LE TOUR DU CANTON DE MAREUIL/VERTEILLAC (2006)
© BERNARD PECCABIN Prochaine parution : Jérôme Coppel réalise le doublé
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