Canalblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
RETRO VELO DORDOGNE
Publicité
27 novembre 2020

BORDEAUX-MUSSIDAN du 12 avril 1953

MICHEL GONZALÈS DEVANT 85 COUREURS

002

Gonzalès maître du sprint lors du Bordeaux-Mussidan

- Début de saison sur les chapeaux de roue avec le Bordeaux-Mussidan qui fut disputé en une seule étape entre les deux villes, les autorités ayant refusé l’autorisation sur l’itinéraire retour. C’est donc quatre-vingt cinq coureurs qui prirent le départ avec le vent dans le nez jusqu’à Bergerac, contraignant les coureurs à faire les bordures en file indienne. A ce moment du récit plus de soixante coureurs pouvaient espérer gagner à Mussidan. Mais entre Bergerac et le chef lieu du canton de la basse vallée de l’Isle, les côtes, (et quelles côtes !), allaient changer les destinées de la course. Ceux qui avaient laissé du jus face au vent dans le premier secteur du parcours payaient l’addition. Les crevaisons, le rythme élevé provoquaient une débandade et après la terrible ascension des Lèches, il ne restait plus que vingt coureurs en vue du clocher pointu de Mussidan, terme de l’épreuve. Pour le sprint, Barquéro amène de loin le groupe, mais il ne triomphera pas devant son public, sauté sur la ligne par trois hommes dont dans l’ordre, Michel Gonzales de l’US. Bouscat, Guy Augustin de Paris et Llamouzy du Pyrénées-Olympique. Barquéro 4°, Gourmelon 7°, Munini 27°, une fois de plus le challenge Amer Picon revenait au VC. Lion. Mais quelques jours après, lorsque la course fut homologuée on s’aperçut d’une grossière erreur commise par les commissaires dans le classement. De ce fait, le VC. Lion et le RCM se retrouvaient à égalité de points. Mais comme Barquéro était de ces coureurs le mieux classé, le challenge revint au club d’Albert Chaussade, sur le tapis vert ...

001

Remise de la gerbe au vainqueur à droite

Classement : 1° Michel Gonzales (US. Bouscat) les 117 kms en 3h01 sur cycle Origan, agent Vrignaud au Bouscat, 2° Guy Augustin (Paris), 3° Llamouzy (Pyrénées Olympique), 4° Barquéro (RCM), 5° Baggio (VC.Lion), 6° Edouard (Burdigala), 7° Gourmelon (Mussidan), 8° Virol (Bègles), 9° Duvert (Burdigala), 10° Mauhourrat (ASPTT. Bordeaux, etc…

003

Michel Gonzalès savoure sa victoire devant le partenaire des pastis "PEC"

VÉLO DORDOGNE – BORDEAUX-MUSSIDAN 1953 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

Publicité
22 janvier 2021

MUSSIDAN : HISTOIRE DU RACING 1974

1974 : QUAND MONTPON RENFORCE LE RACING.

RCM 74

Réunion de bureau en 1974.

Article précédent : 1973 Un nouveau départ autour de Lucien Sautier (pour ceux qui veulent revoir cet article, cliquez sur ce lien.

- En 1974, un événement important vient donner un autre élan au club. L'ESCA a consommé son divorce avec la Fédération Française de Cyclisme, mais de plus on apprend que l'UC. Montpon arrête ses activités. Il est évident qu'un certain nombre de coureurs ont quitté ce club la saison passée, et aujourd'hui voilà le dynamique secrétaire-trésorier Escudié qui rend son tablier. Ainsi l'UC. Montpon est mise en sommeil, mais le vélociste de Moulin-Neuf Marcel Counord - photo ci-dessous -, qui travaille depuis un certain temps avec les mussidanais propose un marché. Marcel Counord on le sait est un ancien du vélo. Depuis son jeune temps c'est un commissaire patenté que l'on a longtemps aperçu au cours des années 50 comme ardoisier lors des épreuves en ligne. Il se présente comme le grand héritier et comme l'homme capable de reprendre l'UC. Montponnaise où il était licencié depuis bien longtemps déjà... Mais notre vélociste ne veut rien bousculer. Est-ce du fait de la décision tardive d'arrêter de Monsieur Escudié qui ne lui laisse pas le temps nécessaire de convoquer une assemblée générale extraordinaire ? Peut-être … Alors plutôt que de précipiter l'Union Cycliste vers l'inconnu et la précarité, Marcel Counord se tourne vers le Racing et demande pour un an que les anciennes courses du club soient prises en charge par Mussidan. Le club confirme son accord, Marcel Counord devient dans ces conditions dirigeant du Racing-Club pour la saison 1974. Le club se trouve face à dix-neuf coursesà mettre sur pied et devient grand leader de la vallée de l'Isle cycliste.

LE BUREAU DU RCM POUR 1974 (Réunion du 15 décembre 1973) : Présidents d'honneur : M. Bonneau (maire et conseiller général) et M. Berbesson (adjoint),Président honoraire : M. Pierre Lochin, Président actif : M. Serge Augièras, Vice-Président : MM. Andrieu et Queyrou, Comité directeur : M. Henri Martin, Mme Pierrette Augièras et M. Albert Dufour, Speaker : M. Bernard Sautier, Membres : MM. Garem, Tenant, Bernard Massias, Claude Frare, René Augièras, Robert Vigeant, Pierre Jacoupy, Jean Allicot, Maze, Marc Marty et Guy Dufour.Médecin : Docteur Mutel.

- Côté coureurs pas de grands changements si ce n'est le départ de Serge Calmette pour Bussière-Poitevine. Jean-Claude Delage et Raymond Valèze renforcent le club avec à nouveau trois Marocains : Mustapha Najjari, Habib Benquadi et Bouchard Belbouch. Sur le papier l'équipe a fière allure et du pain sur la planche il y en a, si bien que Albert Dufour de Saint-Front de Pradoux devient le nouveau membre correspondant du la société.
Counord Marcel 88- Le 14 juillet la nocturne de Mussidan est remportée par Roland Mercadié. On retrouve un monde fou pour cette épreuve animée par Guy Bannes, avec la présence de M. Bonneau maire de Mussidan au départ, de Monsieur Clament le maire de Sourzac, de Monsieur Yves Guéna député et de Monsieur Louvet conseiller général de La Force venu en voisin. Au mois d'août on ressert le couvert à Montpon avec la nocturne des fêtes de la Saint-Roch organisée par le Racing en liaison avec Monsieur Casagrande adjoint au maire de Montpon et Président du comité des fêtes local. D'ailleurs on se souvient de cette nocturne, véritable revanche de celle de Mussidan et remportée par Lucien Sautier, devant son rival Roland Mercadié.
- 1974 c'est aussi le terrible incendie de la manufacture d'André Gilfriche, qui ne laissait pas les membres du club indifférents, car on se souvient que ce monsieur a été un des fondateurs de notre société. Véritable chef d'entreprise, courageux et entreprenant, il ne baissait jamais les bras, annonçant très vite que tout serait reconstruit pour poursuivre l'activité.

RCM 74

Une des victoires de Lucien Sautier chef de file du Racing en 1974
comme ici lors de la nocturne de Dun le Palestel

COUREURS LICENCIES AU RACING EN 1974 : Jean-Jacques Bouyer, Marc Dutreuilh, Rémy Dagot, Daniel Ramirez, Escupeyrat, Lucien Sautier, Jacques Martin, Pascal Deymes, Habib Benquadi, Mustapha Najjari, Bouchard Belbouch, Dumazeau, Raymond Valèze, Jean-Claude Delage.

- Le 22 décembre, l'assemblée générale se passe dans la bonne humeur, juste après un loto organisé par l'équipe dirigeante. Peu de changements au Racing si ce n'est que Bernard Sautier pris par son activité professionnelle souhaite prendre du recul, sans pour autant quitter nos couleurs. Jean-René Villechanoux assure alors sa succession au micro et Marcel Counordcomme annoncé en début de saison confirme la remise en selle de l'UC. Montpon conformément à sa parole donnée. Cette saison se termine également avec une réforme des catégories coureurs. Les 1°, 2° et 3° catégories, c'est fini, désormais en 1975, on aura que des seniors qui partiront courir ensembles.

MUSSIDAN 2007

Prix de la ville de Mussidan (1° mai)
1° Didier Paponneau (Créon), 2° Cousolle (Libourne), 3° Jourdan (VC. Bergerac), 4° Martin (Mussidan), 5° Truffy (CC. Périgueux), 6° Bernardi (EC. Foyenne), 7° Lachaise (Bergerac), 8° Ducau (UC. Nontron), 9° Gardet (Périgueux), 10° Raynal (Périgueux).

Prix de Montignac-Vauclaire (5 mai)
1° Alain Ducau (UC. Nontron), 2° Moreau (SC. Caudrot), 3° Didier Paponneau (CA. Créon), 4° Napias (Bastide), 5° Cordice (Libourne), 6° Lissandreau (VC. Bergerac), 7° Séault (Périgueux), 8° Ramirez (Mussidan), 9° Brugère (Bergerac), 10° Dusseau (Bergerac).

Prix de Saint-Médard de Mussidan (8 juin en nocturne)
1° Jean-Louis Ribérot (Tonneins), 2° Tonini (Langon), 3° Sautier (Mussidan), 4° Breuland (Sainte-Livrade), 5° Tomiet (Le Bouscat), 6° Mercadier (Castelsarrasin), 7° Dumondin (Aire), 8° Sauvignat (CC.Périgueux), 9° Ianotto (Créon), 10° Joubert (Angoulême).

Prix de la Gare de Soubie (16 juin)
1° Jean Vincent (Agen), 2° Paulhac (Talence), 3° Mezuret (EC. Foyenne), 4° Dubreuil (Périgueux), 5° Chanut (Bon-Encontre), 6° Pueyo (Talence), 7° Raudier (Lormont), 8° Ferrand (Bergerac), 9° Vormiero (Lalinde), 10° Arnaudeau (Bordeaux), 11° Delage (Mussidan), 12° Billatte (La Réole).

Prix de Saint-Martial d'Artenset (7 juillet)
1° Carsoulle (Libourne), 2° Ramirez (Mussidan), 3° Ducau (Nontron), 4° Mignoneau (Libourne), 5° Bernardi (EC. Foyenne), 6° Guiderdoni (CC. Lindois), 7° Szkolnyck (Saint-Seurin), 8° Estève (Pellegrue), 9° Hall (Périgueux), 10° Fougerie (Libourne).

Prix de la Municipalité à Mussidan (14 juillet)
1° Roland Mercadié (Castelsarrasin), 2° Gaudin (Luçon), 3° Lebreton (Nantes), 4° Breulaud (Sainte-Livrade), 5° Mespoulède (Périgueux), 6° Joubert (Paris), 7° Guionnet (Castelsarrasin), 8° Ribérot (Tonneins), 9° Villeriot (Nantes), 10° Dazat (Paris).

RCM

Des vainqueurs avec le RCM en 1974 avec de gauche à droite
Paponneau, Ducau, Valade et Sautier

Prix de Bénévent (14 juillet)
1° Pierre Grellety (Faux), 2° Hall (Périgueux), 3° Morassutti (Jonzac), 4° Ramirez (Mussidan), 5° Mignonneau (Mussidan), 6° Candau (EC. Foyenne), 7° Péruffo (Jonzac), 8° Napias (Bastide), 9° Lacoste (Périgueux), 10° Fontayne (Lalinde).

Prix de Saint-André de Double (19 juillet)
1° Jean-Marie Valade (EC. Foyenne), 2° Benquadi (Mussidan), 3° Aussenac (Toulouse), 4° Sautier (Mussidan), 5° Darby-Harde (Libourne), 6° Millier (Périgueux), 7° Jourdan (Bergerac), 8° Calmette (Limoges), 9° Tomiet (Le Bouscat), 10° Boucher (Lalinde).

Prix des fêtes de Chantérac (4 août)
1° Eric Villegente (AS. Libourne), 2° Arnaudeau (Bordeaux), 3° Faye, 4° Delage (Mussidan), 5° Talleyrand, 6° Cabirol, 7° Brusson Yves (Périgueux).

Nocturne de la Saint-Roch à Montpon (17 août)
1° Lucien Sautier (RC. Mussidan), 2° Mercadier (Castelsarrasin), 3° Fédrigo (Tonneins), 4° Sauvignat (Périgueux), 5° Guionnet (Castelsarrasin).
Prix des fêtes de Porchères (18 août)
1° Didier Lubiato (EC. Foyenne), 2° Candau (EC. Foyenne), 3° Dubois (Bordeaux VC), 4° Pacaud (Barsac), 5° Morassutti (Jonzac), 6° Bésarion (Cubzac), 7° Mittaud (Gujan-Mestras), 8° Poutet (Bègles), 9° Ramirez (Mussidan), 10° Lacoste (Périgueux).

Prix de Saint-Louis en l'Isle (1° septembre)
1° Jean-Jacques Szkolnick (G. Séverinois), 2° Bernardi (EC. Foyenne), 3° Garmendia (AS. Saint-Médard), 4° Cigano (Langon), 5° Candau (EC. Foyenne), 6° David (Barbezieux), 7° Permanas (Libourne), 8° Constantin (Libourne), 9° Vérardo (Langon).

Prix de Beaupouyet (8 septembre)
1° Robert Lalanne (CC. Béarnais), 2° Valade (Ste. Foy), 3° Christian Dolhats (US.Dax), 4° Bodin (Bergerac), 5° Campagnola (Talence), 6° Labat (Tonneins), 7° Pittman (Angleterre), 8° Jean-Marie Michel (Créon), 9° Beeach (Angleterre), 10° Cérantola (Toulouse).

Prix des fêtes de Journiac (14 septembre)
1° Claude Denis (Périgueux), 2° Jourdan (Bergerac), 3° Pittman (Périgueux), 4° Campagnola (Talence), 5° Buffière (Brive), 6° Daubisse (Périgueux), 7° Paponneau (Créon), etc …

Prix des fêtes de Saint-Front de Pradoux (26 octobre)
1° Delperrier (Angoulême), 2° Duffour (Vic), 3° Reynal (Bergerac), 4° Boyer (Périgueux), 5° Lagardère (Tonneins), 6° Cruvelier (Limoges), 7° Houyo (Bergerac), 8° Berger (Bergerac), 9° Prieur (Cenon), 10° Delpeuch (Bergerac)

QUELQUES GRANDS DE LA SAISON 74 : Eddy Merckx, Joop Zoetemelk, Raymond Poulidor, Alain Santy, Felice Gimondi, Kess Bal, Barry Hoban, Roger de Vlaeminck, Francesco Moser, Franz Verbeeck, Ronald de Witte, Georges Pintens, José Manuel Fuente, Joachim Agosthino, Herman Van-Springel, Delépine, Luis Ocana, Bernard Thévenet, Jo Bruyère, Sercu, Gerben Karstens, Lopez-Carril, Mariano Martinez, Marc de Meyer, Roy Schuiten, Lucien Aimar, Gian Battista Baronchelli, Georges Talbourdet.

 CEUX QUI BRILLENT EN PERIGORD : Serge Daubisse (CC. Périgueux), Raphaël Truffy (CC. Périgueux), Alain Ducau (UC. Nontron), Jean-Claude Mespoulède (CC. Périgueux), Patrick Lachaise (VC. Bergerac), Daniel Ramirez (RC. Mussidan), Pierre Lajarthe (CC. Périgueux), Bouchard Belbouch (RC. Mussidan), Jean-Paul Gardet (CC. Périgueux), Guiderdoni (CC. Lindois), Lucien Sautier (RC. Mussidan), Jean-Paul Sauvignat (CC. Périgueux), David Pittman (CC. Périgueux), André Bercouzareau (CC. Périgueux).

 LES VEDETTES DU SUD-OUEST : Raymond Villemiane (VC. Bergerac), Roger Saladié (UV. Vic Fezensac), Francis Duteil (CRCL), Michel Pitard (US. Pons), Daniel Barjolin (Pédale Tonneins), Roland Smet (Saint-Girons), Michel Grain (UV. Poitiers), Hubert Arbès (CC. Béarnais), Daniel Ceulemans (VC. Aubusson), Didier Dupuy (UC. Couhé-Vérac), Michel Fédrigo (Pédale Tonneins), Maurice Laforest (UA. Vic-Fezensac), Alain Buffière (UC. Brive), Jean-François Mainguenaud (UC. Couhé-Vérac), Jean-Marie Valade (EC. Foyenne), Roland Mercadié (CA. Castelsarrasin), Raymond Breuil (VC. Tulle), Jacky Troyard (Vélophile de Naintré), Christian Bordier (EC. Foyenne), Daniel Armengaud (Muret Cycliste), Serge Calmette (AC. Bussière-Poitevine), Christian Vidal (Cycle Poitevin).

AUTRES COURSES DU RC.MUSSIDAN EN 74

4 août Prix des fêtes de Ménestérol : 1° Guiderdoni (Cyclo-Club Lindois), 1° septembre Prix de Saint-Géry : résultats non trouvés sur la presse, 15 septembre Prix des fêtes de Moulin Neuf : 1° Pascal Lamoulinette (VC. Saintes), 25 septembre Prix de Saint-Michel de Double :: résultats non trouvés sur la presse

VÉLO DORDOGNE - MUSSIDAN (20) © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : 1975 (Les seize victoires de Lucien Sautier)

28 novembre 2020

1996 LE 3° TOUR DU CANTON DE MAREUIL-VERTEILLAC

SAMUEL PLOUHINEC (Vendée U) AU MAREUIL-VERTEILLAC

- Encore un cran de plus dans cette troisième édition qui se déroule les 8 et 9 juin, avec en plus quelques féminines au départ. Cette fois, l’organisateur s’installe dans la durée avec deux Tours de Cantons (celui de Mareuil et de Verteillac), tout ça couru en trois étapes. L’organisateur héberge gratuitement les équipes situées à plus de 100 kms de la course et l’épreuve est ouverte à vingt équipes de cinq coureurs. Tout cela constitue un grand pas en avant...
Relire l’édition précédente.

1996

 Protocole à Mareuil avec la victoire de Samuel Plouhinec (Vendée U) à droite.
A gauche Jean-René Villechanoux, Elisabeth Chevanne-Brunel première
dame et Christophe Napias (Sélection Dordogne) premier junior.

Programme : Tour du canton de Mareuil sur 125 kms le samedi après-midi entre La Rochebeaucourt et Mareuil.
- Contre la montre de 6,5 kms entre La Rochebeaucourt et Sainte-Croix de Mareuil le dimanche matin.
- Tour du canton de Verteillac dimanche après-midi (départ de Verteillac, arrivée La Tour Blanche) sur 110 kms.
La course :
- Soixante quinze coureurs représentant quinze équipes prirent le départ de ce Tour du canton de Mareuil. Jusqu’à mi-course, les échappées fusèrent, mais ce n’est qu’à Monsec que la course prit une réelle physionomie, avec Brachet, Jones, Plouhinec, Pitard, Augé et Couge. Une nouvelle passe d’armes se déroulera alors à la périphérie de Saint-Sulpice de Mareuil avec un Plouhinec (Vendée U) très vaillant et un Tim Jones (CRC Limoges) tout à fait décidé à assurer les relais. Dans le final, Plouhinec remportera le bouquet alors que chez les départementaux on notera la remarquable performance de Nicolas Brachet (6°), Arretche (16°), Lavignac (17°) et surtout le juniors Napias de Bergerac, premier de sa catégorie et 18° de l’épreuve.
Tour du canton de Mareuil : 1. Samuel Plouhinec (Vendée U), 2. Tim Jones (CRC Limoges), 3. Stéphane Pitard (VC Montendre), 4. Couge S. (Vendée U), 5. Sébastien Augé (Sélect. Pyrénées Atl.), 6. Nicolas Brachet (CCP Nontron), 7. Laurent Bajolle (US Bouscat), 8. David S. (Vendée U), 9. Michel C. (CRC Limoges), 10. Gérald Daragnès (SC Libourne).
- De La Rochebeaucourt à Sainte-Croix de Mareuil, Plouhinec ressert le potage en s’imposant dans le contre la montre et à la moyenne de 45,432 km/h. Après avoir atomisé ses adversaires et en devenant le véritable maître de la course, le jeune Vendéen drivé par Jean-François Chaminaud pouvait voir désormais l’avenir avec sérénité. On n’ajoutera rien sur ces 6,5 kms courus contre la montre, si ce n’est que seuls huit garçons, dont le vainqueur, parviendront à terminer en dessous de la barrière des neuf minutes.

1996

Départ à Verteillac de la 3° étape avec en première ligne les féminines.

La Rochebeaucourt-Sainte-Croix (clm) : 1. Samuel Plouhinec (Vendée U), 2. Gilles Canouet (CAM  Bordeaux), 3. Ludovic Bruletout (SC Libourne), 4. Barbier C. (Vendée U), 5. Tim Jones (CRC Limoges), 6. Sébastien Augé (Sélect. 64), 7. Laurent Bajolle (US Bouscat), 8. Nicolas Garineau (US Bouscat), 9. Gérald Daragnès (SC Libourne), 10. Florent  Delmon (ASPTT Périgueux).

- Les coureurs rescapés se souviendront de ce Tour du Verteillacois, de la chaleur écrasante, d’un réseau routier étroit et abrupt, avec des garçons et des filles qui ne laisseront pas leur part au chat pour parvenir en tête à La Tour Blanche, terme de cette ultime étape de cette édition 1996. On ne reviendra pas aux différents épisodes de cette course, si ce n’est que jusqu’à 20 kms de la banderole, neuf garçons pouvaient prétendre à la victoire. A l’approche du final, Bajolle et Daragnès prirent le large, affolant l’aiguille du chronométreur puisque le leader se trouvait rétrogradé à 1’30s. Mais compte-tenu de la belle performance acquise la veille et le matin par Plouhinec le leader, celui-ci resta sagement dans les roues, pour enlever sans problèmes ce Tour des Cantons et laisser à Bajolle le gain de l’étape. A retenir la bonne organisation du CCP Nontron pour une épreuve qui mérite de recueillir une meilleure participation. Mais le Président ne désespère pas, car il sait bien que c’est en forgeant qu’on devient forgeron...

1996

Protocole du Tour du Verteillacois à La Tour Blanche en compagnie des autorités locales,
puis Laurent Bajolle (US Bouscat) vainqueur d’étape maillot bleu, Plouhinec
le lauréat 1996, Chevanne-Brunel pour les dames et l’équipe de Vendée U
pour le classement des formations.

Classement du Tour du Canton de Verteillac : 1. Laurent Bajolle (US Bouscat), 2. Gérald Daragnès (SC Libourne), 3. Samuel Plouhinec (Vendée U), 4. Sébastien Augé (Pyrénées-Atlantiques), 5. Stéphane Pitard (VC Montendre), 6. Couge (Vendée U), 7. Gilles Canouet (CAM Bordeaux), 8. Tim Jones (CRC Limoges), 9. Vincent Vierge (Pyr. Atlantiques), 10. Barbier C (Vendée U).
Classement général : 1. Samuel Plouhinec (Vendée U).
NDLR :
Au bout de trois éditions on remarque que certains coureurs inconnus à l’époque, passeront chez les pros. C’est le cas de Samuel Plouhinec (Cofidis, Delatour, Bretagne Jean Floc’h, Agritubel), de Stéphane Augé (Festina, Delatour, Crédit Agricole et Cofidis) et de Gilles Canouet (Agritubel). Mais ce n’est qu’un début, car ce nouveau mouvement qui débute ici, va se mettre en marche inexorablement au fil des saisons...

1996

L'équipe de Vendée U première du classement par équipes

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - LE TOUR DU CANTON DE MAREUIL/VERTEILLAC (1996)
© BERNARD PECCABIN Prochaine parution : 1997 Victoire de Gilles Canouet
La mémoire du cyclisme en Dordogne

9 décembre 2020

MUSSIDAN : HISTOIRE DU RACING - 1971

1971 UN NOUVEAU PRÉSIDENT EN FIN DE SAISON

 Article précédent : 1970 Saison de terrible concurrence (pour ceux qui veulent revoir cet article, cliquez sur le lien).

- 1971 marque une petite renaissance du Racing. Les épreuves permettent au club de reprendre l'initiative avec dix organisations, pendant qu'en face (à l'ESCA) on reste sur un statu-quo avec quatre épreuves.  Mais au-delà de ces nombres on observe un certain renouveau chez les dirigeants. Serge Augièras le nouveau trésorier est au micro du prix de Chantérac, Bernard Sautier vient souvent dans le Mussidanais et officie lui aussi au micro à Saint-Etienne de Puycorbier. Le clan du Racing semble se resserrer et on ressent un certain bonheur d'organiser à nouveau des épreuves comme à Bénévent, Saint-Martial d'Artenset et même à Saint-Michel de Double. Tant pis si Bernard Bodin de l'ESCA remporte ce prix de Saint-Michel qui marque la fin de la saison, l'essentiel étant de replacer le club dans ses anciens bastions. Et à ce sujet on est également fier de retrouver le cyclisme lors des fêtes du comice à Mussidan après deux années d'absence. Il reste cependant un gros problème, celui du recrutement des coureurs. Jacques Martin étant militaire, le club se trouve dans une situation précaire et de ce côté là, il y a vraiment de quoi s'inquiéter avec un coureur au club, soit le plus mauvais chiffre depuis sa fondation. Même Sedran l'ancien est parti sur Bergerac … D'autre part le club enregistre quelques déceptions avec le comité des fêtes de Grignols qui confie son prix au Cyclo-Club Périgourdin, tout comme celui de Saint-Germain du Salembre qui offre sa course au Vélo-Club Bergeracois de Jean-Marie Defix. Décidément, Bergerac ratisse large. Après Douzillac et Bourgnac, le vélo-club s'implante au nord de l'Isle et cela ne réjouit pas du tout les dirigeants locaux. Côté coureurs, la Dordogne se distingue avec Robert Bibié et Jean Taulou qualifiés pour le championnat de France des juniors.

RCM 1971

Sur cette image de mauvaise qualité on reconnaît de gauche à droite,
lors de la nocturne du 14 juillet 1971
Henri Martin, Serge Augièras, son épouse,
Marcel Counord. Au premier rang monsieur Peyrefiche
maire de Saint-Médard et Raphaël Calmette ex-Tour de France.

- Article relevé sur Sud-Ouest du 21 août 1971 : En 1941, quelques fervents du cyclisme décidèrent de se joindre à un adepte du "vélo" Monsieur Gilfriche. Ils votèrent la création d'un club qu'ils baptisèrent Racing-Club Mussidanais. Monsieur Raoul Grassin fut nommé président de cette section. Le coureur Albert Chaussade ne se contenta pas de la création et fit en sorte qu'il y ait des "pratiquants".
- Le RCM trouva de futurs champions. On peut retenir les noms de Barquéro, Gourmelon, Zaccaron, des frères Rotrou, de Despréaux, Dieuaide, Sedran et … un nommé Martin, Henri pour les intimes, se permettant de faire trembler les Vivier, Robic et tous les professionnels de ce temps.
- Aujourd'hui, Monsieur Martin peut certes être très fier des résultats de son fils Jacky. Demain encore, vous pourrez voir monsieur Martin à l'action, à Saint-Vincent de Connezac, où il contrôlera le prix des fêtes de cette commune, ouvert aux coureurs de 2° catégorie.

- La nocturne du 14 juillet est reconduite et Guy Bannes officie comme la saison passée. Cet animateur originaire de Pomerol prenait de l'envergure, avec une agence qui montait en puissance grâce à un pool de speakers comme Agert, Fargues, Gabana et Dagnan. Cette parenthèse étant fermée, notons en ce 14 juillet l'arrivée inédite de cette nocturne avec le trio Ribérot, Fages, Saladié démontrant que ce podium constituait en cette saison 1971 une belle brochette de champions. Pour le comice, Claude Hue le solide postier périgourdin remporte la gagne sur un itinéraire qui emprunte la route de Sainte-Foy, Saint-Géry, Beaupouyet et retour par Bassy plus vingt fois le circuit de la rue Beaupuy, Emburée, la Clède et retour par la route de Sainte-Foy. Saint-Etienne de Puycorbier nous réserve aussi des petits problèmes, avec l'arrivée tumultueuse de Bentaleb qui aurait tassé Bruletout et Geoffroy provoquant ainsi les contestations rituelles d'après course à débattre entre commissaires et coureurs. Le Samedi 21 août je relève un article de presse intéressant. Intéressant par le fait qu'il parle du passé du club et souligne bien que M. Raoul Grassin en a bien été le premier président. Tout comme est soulignée la classe d’Henri Martin dans les courses d'antan, et qui en cette période de vaches maigres constituait bien l'homme qui assurait le trait d'union entre ce passé glorieux et ce présent devenu précaire.
- Mis à part ces petits faits divers, pas de victoires au Racing, puisque Jacques Martin porte le béret militaire alors que le cadet Poumeyrol malgré sa bonne volonté, ne remporte aucune gerbe. Dès lors on se contente de relever quelques informations lues sur la presse, comme ce pavé publicitaire d'Albert Chaussade découvert sur le journal "Cyclisme" (voir édition précédente) qui nous permet de constater que l'ex-directeur sportif conserve une passion intacte pour la discipline. Dans un autre domaine on parcourt un nombre impressionnant d'articles de presse en faveur de l'ESCA, qui assure sa propagande et lui donne ainsi une dimension disproportionnée face à la réalité. L'ESCA d'ailleurs cultive habilement sa démarche. Ses courses, il est vrai, ramènent beaucoup de participants, mais aussi faut-il savoir faire la part des choses. Face à un comité des fêtes, l'ESCA impressionne, car elle a trouvé la recette miracle pour rassembler des sportifs. Ainsi à Saint-Front de Pradoux, le cyclo-cross d'octobre réunit 65 participants, du jamais vu …! Mais lorsque l'on fait l'analyse de l'épreuve, il est facile de comprendre la procédure employée. En fait l'ESCA joue avec plusieurs fédérations et organise quatre épreuves au cours de l'après-midi alors qu'elle est censée ne contrôler qu'une épreuve FFC de cyclo-cross. On peut ainsi lire qu'il y a eu d'abord l'épreuve cyclo-sportifs Ufolep, l'épreuve des scolaires, l'épreuve des non licenciés, l'épreuve FFC enfin. Au total 35 coureurs se sont alignés dans l'épreuve FFC, mais face à un comité des fêtes qui ne fait pas de rapprochement vis à vis de cette réalité, ce sont bien 65 coureurs qui ont emprunté les sous-bois de Saint-Front. A ce rythme il est facile de se faire de la clientèle, mais la parité n'est plus respectée et cette façon de faire n'échappe certainement pas aux dirigeants du Racing qui d'une certaine manière ne sont plus en concurrence avec les comités des fêtes. D'un autre côté, il est facile de constater que cette manière réussit et que les jeunes et les anciens se déplacent. La Fédération devrait en prendre de la graine pour en tirer des enseignements. Ainsi parmi le classement des scolaires on peut lire 1° Bordes (Eglise Neuve d'Issac), 2° Mathieu (Bourgnac), 3° Pascal Chauffaille (Mussidan), 4° Didier Flayac, 5° Bruno Epinoux (Saint-Front de Pradoux), 6° Eric Placot (Mussidan), 7° Régis Villechanoux (Saint-Front), 8° Conchou (Mussidan), etc … Comme quoi le cyclisme des écoles fonctionne et l'ESCA le démontre avec des coûts minimes.
- La surprise de l'ESCA montera encore d'un cran lors de son assemblée générale. A cette occasion le journal Sud-Ouest édite un article qui occupe plus de la moitié d'une page. Cela prouve que les dirigeants ont certainement de grandes relations auprès des médias. Les chiffres quant à eux sont éloquents avec un effectif de 78 licenciés dont 42 pédalants, toutes fédérations confondues. Le rapport FFC de Monsieur Dugué ne manque pas d'intérêt, puisque il souligne le désaccord entre l'ESCA et la FFC. Voici d'ailleurs la déclaration de M. Dugué reprise sur la presse : "Nous nous sommes élevés contre l'augmentation injustifiée de l'assurance, contre l'abonnement obligatoire à la France Cycliste, contre l'emploi d'un ordinateur par le siège fédéral pour délivrer les licences, contre toute la paperasse supplémentaire et ses délais, contre les montées arbitraires des 2° catégories en première, contre le fait des désignations des délégués départementaux par le comité et non par les clubs, contre les fantaisistes qui organisent des épreuves. Nous avons demandé que des cours soient donnés pour les commissaires existant et pour ceux qui désireraient l'être, qu'un commissaire neutre soit désigné par le comité régional pour chaque épreuve, que l'assurance FFC soit au même tarif que celle de l'Ufolep. Et d'ajouter : Où en est la plainte contre X intentée par la jeunesse et les sports ? à quand l'époque où il n'y aura plus qu'un seul cyclisme en France ?
- Un rapport de quatorze pages a été envoyé au capitaine Marillier directeur technique du cyclisme national, mais à ce sujet et à ce jour pas de réponse. Malgré tout cette année la FFC a fait machine arrière pour les catégories. Plus d'ordinateur à Paris, les licences étant faites au comité régional. De plus nous constatons des diminutions des minima pour le prix des épreuves, mais pour les tarifs des licences, nous ne savons toujours rien. Tout ceci prouve que nos critiques étaient valables.
- De plus certains sportifs (même parfois d'une façon anonyme) ont cru bon de dénoncer l'E.S.C.A. à la FFC pour avoir fait participer des licenciés FFC à une épreuve de propagande cyclosportive Ufolep, en vue de faire exclure le club de la Fédération. Le comité d'Aquitaine a exigé à la suite de nos explications justifiées, d'adresser un rapport en triple exemplaire à la Jeunesse et aux sports, à la F.F.C. et à l'Ufolep pour demander qu'un protocole d'accord soit signé afin que les licenciés puissent participer à des épreuves cyclosportives et cyclotouristes Ufolep au même titre qu'avec la FFCT, sans encourir les foudres de la Fédération sollicitée par des personnes qui, payant une licence de dirigeant, se permettent de critiquer sans même savoir dans bien des cas, ce qu'est un vélo, mais qui espèrent que leur dévouement sera récompensé rapidement par ce que Sacha Guitry a fait appeler par Napoléon, un hochet."

- La coupe était pleine, on sentait à travers le rapport FFC que l'ambiance entre le club et le comité d'Aquitaine avait un goût de nausée et que le mariage ou le brassage de toutes ces fédérations ne se ferait pas facilement au sein du club, sans parler des gens qui ont dénoncé leur façon de procéder et qui pourraient appartenir à un club FFC du proche voisinage. De plus Messieurs Chadelle et Doyen qui avaient été invités s'étaient fait poliment excuser, redoutant certainement les questions embarrassantes de l'E.S.C.A. La saison 1971 touchait à sa fin dans une ambiance quelque peu électrique. A vrai dire, le petit club de l'ESCA pensait que tout marcherait comme sur des roulettes, mais c'était mal connaître la vieille dame de la FFC et son conservatisme notoire. Ce fut un pot de terre contre un pot de fer, car personne on le sait ne fera plier (et encore moins à cette époque) la forteresse de la rue de Dunkerque. Et si quelques aménagements ont vu le jour, ce n'est pas grâce à la lettre de Monsieur Dugué que le cyclisme national le doit, mais grâce à une conjugaison de contestataires qui prêchaient pour une libéralisation de certains problèmes devenus nécessaires.

RCM 1971 ter

Pendant les années 70, Jean-Luc Joubert (CC. Périgourdin) et Jacques Martin
furent des adversaires qui ne se firent jamais de cadeaux.

HENRI MARTIN HOMME COURAGE :

Martin Henri 1966

- S'il est un personnage qui mérite qu'on ouvre une parenthèse dans cet historique, c'est bien Henri Martin - notre photo - l'homme qui a été d'abord coureur puis secrétaire du club. Que ce soit dans sa vie professionnelle comme pour le vélo, cet homme discret a toujours travaillé dans l'ombre et selon ses moyens.
- Henri Martin n'a pas été un enfant gâté. Né en 1921 il a connu la guerre mondiale et n'a pas eu la même chance que nos jeunes. Car sa génération appartient à celle qui a eu sa jeunesse sacrifiée comme celle d’Albert Chaussade d'ailleurs. Lorsque la guerre se termine, Henri a 25 ans déjà. Qu'importe, le cyclisme c'est sa passion et malgré son âge, il se lance dans la compétition en signant sa première licence au Stade Foyen. Il obtient ses premiers résultats en 1947, année où il accède en 3° catégorie. On ne peut malheureusement pas évoquer tout le palmarès d’Henri Martin, car à cette époque les Martin étaient nombreux sur les communiqués de presse, et bien souvent les prénoms et le nom du club manquaient. Alors et par respect pour nos lecteurs, j'ai retracé uniquement les résultats qui appartiennent à notre Henri, ceux qui sont précédés de son prénom et ceux suivis du nom de son club (Stade Foyen ou RC. Mussidan selon l'année). Même en me limitant à ces critères, son palmarès est respectable (mais incomplet), surtout lorsque l'on sait qu'ils ont été acquis dans une tranche d'âge comprise entre 26 et 30 ans d'une part et malgré son travail qui ne lui autorisait aucun répit, pas plus que d'éventuelles grasses matinées.
- Albert Chaussade n'est pas avare en compliments lorsque il évoque la personnalité d’Henri Martin. C'est d'abord un garçon de sa génération qu'il a remarqué à l'époque, car il possédait en côte une pédalée saccadée. Martin se permettait de changer de rythme à n'importe quel moment d'une escalade, provoquant une déroute complète chez ses adversaires. Et puis Henri Martin a été l'homme providentiel pour Angel Barquéro qui avait trouvé en lui un ami qui possédait les mêmes affinités permettant ainsi de fraterniser dans un pays qu'il connaissait peu. Cette entente amicale favorisa la progression de Barquéro qui a profité de l'environnement d’Henri Martin et de son amitié.
- Henri Martin est également cité en termes élogieux par Serge Augièras, actuel président du Racing. C'est grâce au vélo dit-il qu’Henri s'est élevé dans sa vie professionnelle. C'est le vélo et ses prix gagnés à la sueur de son front qui lui ont permis de débuter dans son fond de commerce en primeurs. C'est ensuite son ardeur au travail, son expérience qui font de lui un homme rigoureux, qui ne doit rien à personne, puisque chez les Martin on le sait, tout est acquis par le travail.
- Lorsque en 1966 le père Simonnet laisse le secrétariat, les volontaires ne se bousculent pas pour prendre
la relève du Racing. Seul Henri accepte, car le Racing c'est sa vie, ce sont des souvenirs et son élan généreux l'amène à assurer cette tâche qui sera très délicate. Le club en effet traverse une passe périlleuse. Après les critériums professionnels, la société s'installe dans la routine et dans une rigueur financière devenue nécessaire. Beaucoup de dirigeants et de coureurs quittent le Racing, la concurrence s'installe avec l'ESCA, seul son fils Jacques est là pour lui donner une prime d'encouragement et de la motivation afin de maintenir le navire du Racing à flots. Hésitant et incertain, le comité directeur du Racing manque d'appuis. Tout le monde semble se moquer de la situation et s'épuise face aux efforts qui n'aboutissent à rien faute d'unité et de cohésion. Alors Henri ne peut compter que sur lui-même. Plus d'une fois il part en quête de partenaires pour les épreuves, tout en profitant de ses relations de travail pour honorer ses organisations. Sa casquette devenue légendaire a fait souvent le tour de sa tête pour contenir son exaspération bien légitime. Juchée sur un corps que les années voûtaient et que les ennuis sportifs torturaient, cette casquette constituait une sorte de baromètre qui renforçait l'image de sa bonté somme toute naturelle. Ce n'est qu'en 1972 que la sérénité commencera à s'installer chez cet homme, lorsque les idées d'un jeune président répondront enfin à ses vœux, ne serait-ce que par le fait d'une concordance d'esprits et de volonté : celle d'aller de l'avant ! Une nouvelle ère débute. Les efforts dispersés qui sont restés stériles sont oubliés. L'unité retrouvée, l'appui du nouveau président sont des forces et une sécurité qui l'aideront à pérenniser son action et de vivre d'agréables moments pour ce Racing qui lui a tant donné. (lire également ci-dessous son palmarès coureur).

- Le 21 novembre 1971, les dirigeants du Racing se réunissent au café Flagel pour l'assemblée générale annuelle. On note que l'assistance est plus relevée que d'habitude, car cette réunion revêtait d'après la presse un caractère primordial pour l'avenir de la société. Tout le monde était présent dont Maître Andrieu et le docteur Mutel qui avaient tous deux une grande envie que le club bouge. Un débat s'engagea entre les différents membres et le docteur Mutel exposa des idées. Il est même reporté la présence d’Albert Chaussade dans cette réunion. Un Albert Chaussade qui a eu son mot à dire en manifestant notamment son désaccord aux idées du docteur Mutel. Mais le dialogue fut d'une correction exemplaire, bénéfique et écouté par les dirigeants et surtout par le nouveau président élu : Serge Augièras.
- Le club venait donc de tourner une page. Le président Lochin passait le relais à un jeune homme de 25 ans, trésorier du club depuis fin 1969 et qui ne manquait ni d'ambitions, ni d'idées. Serge Augièras devenait le 6° président de la société et il prenait ce mandat à l'occasion des trente années d'existence du club. Trente années où le club avait connu les difficultés de la guerre et ses drames, la reconquête lors de la libération, les succès des années 50, des périodes mi-figues mi-raisins, les beaux critériums, l'austérité des mauvais lendemains, la concurrence enfin avec l'ESCA désormais installée à ses côtés.
- Serge Augièras avait désormais du pain sur la planche. Il disposait de Claude Frare à la trésorerie et d'Henri Martin son homme de confiance et en même temps son précieux confident. On reste en droit de s'interroger aujourd'hui sur la présence d'Albert Chaussade à cette réunion. L'ancien directeur sportif était certainement venu avec des idées nouvelles, avec aussi une expérience professionnelle qui lui avait certainement permis de bénéficier de solides partenaires dans les maisons de cycles avec qui il travaillait. Mais comme le dialogue n'avait pas évolué dans le sens voulu, l'homme s'était poliment éclipsé sur la pointe des pieds, en constatant que ses idées rénovatrices ne se trouvaient pas en phase avec celles des responsables actuels. Et comme l'homme ne voulait pas être ou devenir le trublion du club, une fois de plus, il s'en est allé… Malgré tout, et en consultant cette presse de décembre 1971, on trouvait parmi les correspondants de presse du Racing les noms de Tibaut, Lachaud et celui de Chaussade.
- Le 19 décembre 1971, l'Aquitaine se réunit à son tour dans le cadre de son assemblée générale qui se déroulait à Aire sur Adour. L'occasion pour Pierre Lochin de faire ses adieux et de se voir agrafer la médaille d'argent de la FFC. Une époque se termine, une autre va désormais débuter …

RCM 70

LE BUREAU DU RCM POUR 1972 (Réunion du 21 novembre 1971) : Présidents d'honneur : M. Bonneau (maire et conseiller général), Président honoraire : M. Pierre Lochin, Président actif : M. Serge Augièras, Secrétaire : M. Henri Martin - adjoint : M. Queyrou, Trésorier : M. Claude Frare - adjoint : M. Garem, Membres : MM. Bernard Massias, Marc Marty, Marcel Tenant, René Augièras, Robert Vigeant, Pierre Jacoupy, Jean Hallicot, Conseiller technique : M. Paillet, Correspondants presse : MM. Tibaut, Lachaud et Chaussade.
- Le Racing vient donc de souffler ses premières trente années d'existence. A ce point du récit je me situe à mi-chemin de ma démarche qui consiste d'essayer de retracer toute son histoire de 1941 à 2001. Et au fur et à mesure de mes investigations, les choses se compliquent et je m'aperçois à mes dépens qu'il n'est pas du tout facile de tracer ce chemin du passé. A maintes reprises il subsiste de nombreux doutes, car la presse n'évoque en principe que les aspects positifs d'une société. Mon travail avance tout de même, très lentement et le plus souvent sur des hypothèses qu'il faudra soit corriger, soit prendre avec quelques précautions d'usage. A chacun de juger...

UNE PARTIE DU PALMARÈS D'HENRI MARTIN : - Henri Martin est né le 9 décembre 1921 au Puy en Gironde. A porté les couleurs du Stade Foyen présidé alors par monsieur Bétous. Son palmarès est incomplet du fait qu'à l'époque plusieurs Martin se trouvaient dans les pelotons. On recensait un Charles Martin au CC. Périgourdin, un Robert Martin à l'ASPTT Bordeaux, un Pierre Martin au VC. Barsac, un Edouard Martin aux Girondins et bien d'autres ailleurs .... Les journaux négligeaient souvent de préciser les prénoms et le nom de la société du coureur classé. De ce fait nous énumérons uniquement ici les places où nous sommes sûrs qu'il s'agit bien de notre dévoué coureur et secrétaire du Racing.
1947 (Stade Foyen): 2° Sainte-Foy (course de classement), 4° Saint-Avit du Moiron (1° Robert Chouet), 7° Prix des jeunes à Sainte-Foy (1° Boucherie), 3° Circuit de Careilles à Sainte-Foy (1° Chouet), accède en 3° catégorie en août, 1° à Ligueux, 5° Port Sainte-Foy (1° Bergerioux), 4° Saint-Méard de Gurçon (1° Charles Ferdinand), 1° Saint-Ferme (devant Campaner), 17° Bordeaux-Sainte-Foy (1° Maurice Bertrand), 4° à Gardonne (1° Zaccaron), 15° du Prix du Stade Foyen (1° René Berton), 5° Saint-Seurin de Prats (1° Ferdinand).
1948 (Stade Foyen): (pour mémoire, c'est la saison où André Darrigade est passé de la 4° catégorie à la 1° catégorie) 7° Sainte-Foy (1° Sabbadini), 2° du Challenge Paul Bourillon à Marmande (1° Zaccaron), 4° Gensac (1° Mariani), 4° Saint-Médard de Mussidan (1° Zaccaron), 1° Nastringues, 3° Montazeau (1° Chouet) , 4° Petit Palais (1° Couturas), 8° Castillon la Bataille (1° Zaccaron), 9° Pujols sur Dordogne (1° Louis Breuland), 10° Saint-Christophe des Bardes (1° Latorre), 3° Montpeyroux, 8° Mussidan Gare (1° Zaccaron), 1° Villefranche de Lonchat, 4° Les Lèches (1° Lascaux) , 5° Bergerac (avec Zaccaron à l'américaine), 3° Port Sainte-Foy (1° Bosviel), 3° Vélines (1° Lacoste), 6° Civrac sur Dordogne, 6° Gardonne (1° Gros), 3° Saint-Michel de Double (malgré trois crevaisons), 1° Saint-Rémy sur Lidoire, 8° Saint-Romain de Vignague (1° Marc Clairac).
1949 (RC. Mussidan) : 3° Mussidan (classement), 1° Mussidan (classement), 4° Saint-Astier (1° Dartenset), 5° Montignac-Vauclaire (1° André Commerie), 4° La Planche (1° Henri Petit), 9° Saint-Astier (1° Marius Duteil), 1° Bénévent, 3° Bergerac (1° Zaccaron),, 4° Prix du RCM (1° Edgard Couturas), 5° Saint-Martial d'Artenset (1° André Petit), 7° Saint-Antoine de Breuilh (1° Georges Eyquard), 1° Les Laurents de Vélines, 3° Vélines (1° Osberg), 7° Villefranche de Lonchapt (1° Pierre Mounet), 1° Saint-Laurent des Hommes, 1° Le Mayet, 1° Mussidan (fêtes de la gare), 5° Neuvic (1° Barquéro), 4° Saint-Méard de Gurçon (1° André Dupré), 8° Mussidan (1° Marius Duteil), 6° Vergt (1° Marcel Dartenset), 6° Saint-Rémy (1° André Dupré), 4° Championnat du Racing (1° Barquéro), 5° Saint-Front de Pradoux (1° Barquéro).
1950 (RC. Mussidan) : 5° Mussidan (1° Despréaux), 3° Mussidan (1° Barquéro), 9° Sainte-Foy (1° Fabro), 8°Saint-Léon sur l'Isle (1° Conty),1° Montignac-Vauclaire, 3° Prix Gibbs Allary (1° Barquéro), 1° Saint-Martial d'Artenset, 3° Neuvic 1° André Dupré), 9° Prix International de Ribérac (1° Sabbadini), 4° Lapouyade (1° Barquéro), 2° Montcarret (1° Arnaud), 6° Les Lèches (1° Despréaux), 3° Issac (1° Barquéro), 3° Mussidan-Prix de la gare (1° Barquéro), 1° Saint-Laurent des Hommes, 4° Comice de Neuvic (1° Barquéro), 3° Saint-Méard de Gurçon (1° Barquéro), 2° Mussidan-Comice (1° Barquéro), 5° Duras (1°Barquéro), 4° Belvès (1° Barquéro), 6° Saint-Rémy sur Lidoire (1° Barquéro). Comme on le voit 1950 a été une grande saison pour Barquéro que Martin accompagnait.
1951 (RC. Mussidan) : 5° Saint-Laurent des Hommes (1° Louis Ducloux), 6° Le Fleix (1° Arnaud), 2° Issac (1° Despréaux), 7° Planèze (1° Barquéro), 2° Comice de Mussidan (1° Mounet), 5° Vergt (1° Borderie).
1952 (RC. Mussidan) : 5° Montignac (1° Gourmelon), 6° à Saint-Médard de Mussidan (1° Baronnet), 9° Gardonne (1° Huot), 5° Saint-Antoine de Breuilh (1° Munini), 3° Les Lèches (1° Munini), 7° Villamblard (1° Inizan), 4° Le Pizou (1° Munini), 8° Bonneville (1° Thillet), 9° Neuvic (1° Munini).

71

Quelques vainquerus de la saison 1971 avec de gauche
à droite Raymond Valèze, Bernard Pineau, Claude Hue et Bernard Bodin

LA SAISON DU RACING CLUB

Prix des cadets à Mussidan (23 mai - ESCA).
1° Souquet (AS. Libourne), 2° Raynal (CC. Périgueux), 3° Lacoste (CC. Périgueux), 4° Abanades (Libourne), 5° Loubat (Sainte-Livrade), 6° Dusseau (VC. Bergerac), 5° Danglot (Cahors), 6° Doucet (Nontron), 7° Sybiac (Libourne), 8° Pineau (Agen).
Prix de Saint-Médard de Mussidan (14 juin).
1° J.Marc Clisson (Pons), 2° Tourancheau (Civray), 3° Delepérier (Pons), 4° Pouriel (Parthenay), 5° Chaignaud (Pons), 6° Andreau (Pons), 7° Gaurand (Pons), 8° Thomas (Poitou), 9° Loubiat (Ribérac), 10° Sedran (Bergerac).
Prix des fêtes de Bénévent (27 juin).
1° Didier Daygues (Nérac), 2° Verdier (Périgueux), 3° Vigier (Pellegrue), 4° Lissandreau (Ribérac), 5° Fouillarez (ESCA), 6° Ducloux (Mimizan), 7° Corno (Périgueux), 8° Guillauneau (Agen), 9° Blondy (Bergerac), 10° Ramadour (Bergerac), 11° Pinel (Villeneuve), 12° Cataï (EC. Foyenne), 13° Poumeyrol (RC. Mussidan).
Prix de Saint-Martial d'Artenset (5 juillet).
1° Raymond Valèze (Limoges), 2° Tourancheau (Civray), 3° Dauriac (Périgueux), 4° Metzler (Périgueux), 5° Christian Bérano (Brive), 6° Foucher (Chateauneuf), 7° Guillon (Périgueux), 8° Marchand (CC. Lindois), 9° Dugué (ESCA), 10° Fraschini (Bergerac), 11° Sedran (Bergerac), 12° Norbert Bérano (EC.Foyenne), 13° Bodin (ESCA).
Nocturne de Mussidan (10 juillet).
1° Jean-Louis Ribérot (Tonneins), 2° Fages (Lézignan), 3° Saladié (US. Bouscat), 4° Bernard (Le Bouscat), 5° Raymond (Le Bouscat), 6° Magni (Langon), 7° Lalanne (Pau), 8° Melchior (Saint-Eloi les Mines), 9° Rollot (Tarbes), 10° Douteau (Langon), 11° Grimaud (Charron), 12° Mespoulède (Périgueux).
Prix de Bosset (25 juillet – ESCA).
1° Queyrouilh (ESCA), 2° Lafon (Villeréal), 3° Bordes (ESCA), 4° Courtine (Brive), 5° Portier (ESCA), 6° Lance (ESCA), 7° Dugué (ESCA), 8° Gaufre (Bergerac), 9° Mesuret (EC. Foyenne), 10° Dechaise (ESCA).
Prix des fêtes de Chantérac (1° août).
1° Bernard Pineau (Guidon Agenais), 2° Jourdan (EC. Foyenne), 3° Verdier (Périgueux), 4° Sautanie (Périgueux), 5° Truffy (Périgueux), 6° Sybiac (Libourne), 7° Abanades (Libourne), 8° Vigier (Pellegrue), 9° Souquet (Libourne), 10° Pineau (Agen).
Prix de Eglise Neuve d'Issac (1° Août-ESCA)
1° Bourdin (EC. Foyenne), 2° Daubisse (Périgueux), 3° Bodin (ESCA), 4° Joubert (ASPTT.Paris), 5° Guy (ESCA), 6° Lacotte (VC. Clusien), 7° Joubert (Périgueux), 8° Gérard Darrin (Périgueux), 9° Lebreton (VC. La Riche), 10° Bobineau (Coutras)
.
Prix de Saint-Vincent de Connezac (22 août).
1° Delfau (Angoulême), 2° Boyer (Périgueux), 3° Daniel Lacotte (Bergerac), 4° Pierre Lacotte (VC. Clusien), 5° Chambon (La Rochefoucauld), 6° Berger (Bergerac), 7° Zanette (Bergerac), 8° Christian Bérano (UC. Brive), 9° Goux (Prigonrieux), 10° Carbonnière (Prigonrieux).
Prix du Comice de Mussidan (19 septembre).
1° Claude Hue (CC. Périgourdin), 2° Wilhems (US. Bouscat), 3° Caneiro (US. Bouscat), 4° Valade (EC. Foyenne), 5° Napias (Mérignac), 6° Laborde (Mérignac), 7°Mespoulède (CC. Périgourdin), 8° Cardaliaguet (Saint-Médard en Jalles).
A Saint-Michel de Double (3 octobre).
1° Bernard Bodin (ESCA), 2° Bourdet (Saujon), 3° Michel Goupil (Brive), 4° Luenberger (Jarnac), 5° Chambon (Jarnac), 6° Durieux (Périgueux), 7° Loubiat (Ribérac), 8° Boubert (Sarlat).
A St.Front de Pradoux (1° Nov - ESCA - Cyclo-cross).
1° Bonnand (Saint-Juéry), 2° Daniel Dutertre (Talence), 3° Serge Dubois (Capbreton), 4° Daniel Dubois (Capbreton), 5° Gabillet (Talence), 6° Benoit (Eauze), 7° Thimonnier (AS. Saint-Junien), 8° Duresse (Coutras), 9° Jeanneau (Navarrenx), 10° Cérantola (Monségur).
A Mussidan (12 déc. - ESCA - Cyclo-cross)
1° Serge Dubois (VC. Capbreton), 2° Bonnand (St. Juéry), 3° Duresse (Talence), 4° Daniel Dubois (Capbreton), 5° Gabillet (Talence), 6° Laboute (CC. Marmande), 7° Cérantola (Monségur), 8° M. Dubois (Talence), 9° Clément (Talence), 10° Buffière (Brive).

CC

Serge Dubois et Henri Bonnand deux coureurs
des sous bois vainqueurs à Mussidan

 QUELQUES GRANDS DE LA SAISON 1971

Eddy Merckx, Raymond Poulidor, Pintens, de Vlaeminck, Godefroot, Verbeeck, Deschoenmacker, Rosiers, Van Springel, Ferdinand Bracke, Luis Ocana, Gosta Petterson, Bernard Thévenet, Joop Zoetemelk, Lucien Van Impe, Felice Gimondi, Cyril Guimard, Régis Ovion, Freddy Maertens, Marino Basso.

 CEUX QUI BRILLENT EN PERIGORD

Démortier (Bergerac), Lucien Sautier (CC. Périgueux), Serge Daubisse (CC. Périgueux), Robert Bibié (CC. Périgueux), Jean-Claude Courtine (CC. Périgueux), Christian Strugeon (CC. Périgueux), Claude Hue (CC. Périgueux), Raphaël Truffy (CC. Périgueux), Christian Dubur (VC. Bergerac), André Bentaleb (CC. Périgueux), Bernard Bodin (ESCA), Bernard Conan (CC. Périgueux), Serge Besse (Pédale Nontron).

 LES VEDETTES DU SUD-OUEST

Alain Bernard (US. Bouscat), Jacques Esclassan (CV. Montastruc), Francis Dubreuil (CRC. Limousin), Bernard Bourreau (CA. Civray), Norbert Montlaron (Pédale Marchoise), Marcel Gaffajoli (CV. Montastruc), Pierre-Raymond Villemiane (VC. Bergerac), Francis Duteil (CRC. Limousin), Roger Saladié (UA. Vic-Fezensac), Jean-Claude Rousseau (Cycle Poitevin), Michel Fédrigo (Péd. Tonneins), Raymond Breuil (CRC. Limousin), Guy Dolhats (US. Dax), Robert Della Negra (CV. Montastruc), Daniel Barjolin (CA. Civray), Philippe Barraud (CRC.Limousin), Jean Thomazeau (US. Pons), Claude Magni (VC. Langon), Jacky Troyard (Vélophile de Naintré), Guy Frosio (US. Bouscat), Albert Peter (AS. Saint-Junien), Michel Lescure (CV. Montastruc).

AUTRES COURSES DU RC.MUSSIDAN EN 1971
8 août Prix de Saint-Etienne de Puycorbier

1° André Bentaleb (CC. Périgueux)
7 novembre Cyclo-Cross de Saint-Martin l'Astier
1° Serge Dubois (VC. Capbreton)

VÉLO DORDOGNE - MUSSIDAN (17) © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : 1972 Une nouvelle saison avec un nouveau président

21 novembre 2020

A CAUSE DU COVID 19

 RVD

- Je me dois de vous annoncer qu’à compter du 1° janvier 2021, la rubrique "il y a 50 ans" aura vécu. En effet depuis le mois de février, il ne m’est plus possible d’accéder aux archives départementales. De ce fait, je mets un terme à cette rubrique, ce qui n’empêchera pas mon blog de poursuivre ses activités.
- Depuis le 9 février 2010, j’entretiens le patrimoine du cyclisme Périgourdin. J’ai été très déçu d’avoir perdu en 2015 mon premier hébergeur qui veillait sur "la Dordogne Cycliste". Celle-ci a donc vécu, mais en laissant un champ de documentation en ruine. Même actuellement, je n’arrive plus à faire surface, avec la masse de liens invalides qui ressortent sur face book et qui à ma grande déception, ne peuvent se restaurer que petit à petit.
- Je mène un travail fastidieux qui exige de nombreuses heures de clavier. Parfois je vous avoue que l’envie de tout balancer me prend. De plus, les frais sont de plus en plus importants en termes de matériel et autres… Mis à part un lecteur, personne d’autre ne pense à aider financièrement ce blog qui essaye de retracer pourtant vos souvenirs cyclistes.
- Si vous voulez être au courant des nouvelles parutions, vous pouvez me demander comme ami sur face book ou vous inscrire sur la newsletter qui se trouve sur la colonne de gauche en page d’accueil de mon blog. De même, si vous avez photos, reportages ou souvenirs de courses en Dordogne à évoquer je reste preneur (à adresser par mail, format JPEG pour photos, préciser lieux et dates). Je ne terminerais pas sans dire que la meilleure lecture de mes publications se fait sur un ordinateur et non sur un portable comme une majorité d’entre vous le font !
- Bien que la situation reste des plus moroses, je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année et tous mes vœux pour 2021. Merci enfin de votre fidélité !

VÉLO DORDOGNE - A CAUSE DU COVID © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

Publicité
19 décembre 2020

MICHEL GONZALÈS PRÉPARE SA SAISON 1966

LES DESSOUS D’UNE STUDIEUSE PRÉPARATION

- On ne voit guère de cyclistes en survêtement sillonner les routes de la côte Basque car la plupart des vélos sont encore au clou jusqu’à l’approche de jours meilleurs Il en est un, pourtant qui effectue ses 80 à 100 kilomètres quotidien en solitaire, du moins lorsque le temps le lui permet.
- Ce courageux a fêté son 32ème anniversaire au mois d’octobre au terme de sa quinzième saison, qu’il a couronnée à Pouillon d’une quatorzième victoire. Il se nomme Michel Gonzalès.
- Mais ce n’est point pour sentir ses forces le trahir, que le champion du Vélo Club Hendayais (il est né au Quartier de la Gargale au Boucau, réside à Biarritz après avoir longtemps vécu à Bordeaux et défend les couleurs de la société frontalière) anticipe ainsi en empruntant les routes du Pays Basque à l’intersaison. S’il a repris l’entrainement à la mi-décembre, avec prés d’un mois d’avance sur son programme habituel, c’est tout simplement qu’il sait pertinemment que la prochaine saison sera pour lui la dernière … Et la dernière, il l’a veut encore plus belle que sa plus belle, afin de n’avoir pas à sortir sur la pointe des pieds mais par la grande porte.

gONZAL7S

Michel GONZALEZ (à droite) en routier confirmé, veille avec un soin tout particulier à l’entretien de son matériel. Le mécano qui lui apporte ici son aide n’est autre que son ami bayonnais Gérard CAPDEBOSQ qui a lui aussi terminé second de l’édition Bordeaux-Saintes 1965 derrière Joseph GROUSSARD. Pour les deux hommes le sujet de conversation était donc trouvé.

 AUSSI BIEN QU’EN 1956

devant

- Je ne me suis jamais senti si solide et plus résistant depuis que j’ai passé le cap de la trentaine, nous a confié Michel Gonzalès en refusant une cigarette, alors que nous venions de l’interrompre dans la lecture du dernier numéro de l’Athlète qui constituait depuis des années son livre de chevet.
- Il estime que cette pérennité sur le plan physique, jointe à son expérience de vieux Renard de la route, son intelligence de la course qui le mettent pratiquement à l’abri des erreurs commises par le passé, jointe aussi par la préparation qu’il entend se donner pour être en boum à point nommé, l’autorise à penser atteindre son objectif. Car, s’il a pris ainsi le taureau par les cornes, c’est bien que Gonzalès a une idée sous la visière de sa casquette… Ce n’est pas pour rien en effet, sinon en prévision du grand coup qu’il entend frapper, qu’il a quitté son emploi de bureau et fait l’acquisition d’un vélo italien, monté Spécial.
- Son plan de bataille ne saurait cependant être plus simple : il importe pour lui d’avoir 4.000 kilomètres dans les jambes pour les premiers jours de février. Ceci afin d’être, sinon tout à fait prêt, du moins mieux préparé que la plupart des autres routiers lorsque la saison débutera… sur la Côte d’ Azur, ou les gros bras viennent chaque année au banc d’essai.
- Connu comme le loup blanc de tous les pelotons qui dévorent les routes du Sud-ouest, l’Hendayais sait qu’il aura à faire à forte partie dans les diverses courses au soleil qu’il entend disputer en compagnie de l’élite du cyclisme international. Qu’à cela ne tienne… Il y a 10 ans, il avait ainsi amorcé sa saison sous les cieux méditerranéens, ou il avait disputé une dizaine de courses. Il n’avait pas à l’époque, préalablement soigné sa rentrée comme il le fait aujourd’hui, mais n’en avait pas moins tiré son épingle de jeu. Et surtout, il était revenu sur la Côte Basque au mieux de sa condition !!!
- Pourquoi donc, puisqu’il se sent aussi fort ne ferait-il pas aussi bien en 1966 qu’en 1956 ? Courir avec plus fort que moi n’est pas pour me déplaire, bien au contraire ! Quand il ya des champions au départ, des vrais, nous, les sprinters régionaux pouvons espérer  faire quelque chose. Car, là au moins, la course est régulière. En ce qui me concerne ayant les bras plus libres qu’à l’échelon inférieur, ou je suis marqué comme un épouvantail, et j’ai toujours ma chance à l’arrivée.
- Or, lorsqu’il s’agit d’emballages, faites confiance au gars Gonzalès. D’autant que, lorsque qu’il parle de ces bras c’est surtout … à ces jambes qu’il songe, des jambes qui lui ont jusqu’ici valu une bonne centaine de bouquets dans des arrivées massives.

FARANDOLE PROVENÇALE

Dos

- Mais du moins pour l’instant, les victoires ne figurent dans son programme qu’au rang des sous-entendus, derrière des perspectives beaucoup plus concrètes. Les Grands Prix de Saint-Raphaël le 12 Février, de Cannes le 13, de l’Ouest Varois le 19, ceux d’Antibes le 20, d’Aix en Provence le 22, de Monaco le 24, de Fréjus le 25, de Saint-Tropez le 27, constitueront pour le champion Basque une belle farandole provençale et azuréenne sur laquelle il a axé son début de saison.
- Gonzalès a pratiquement enlevé toutes les grandes épreuves que compte le calendrier du Sud-ouest et toutes les villes à ville ayant pour point de départ la capitale de l’Aquitaine figurent à son palmarès excepté Bordeaux-Saintes qu’il rêve de décrocher avant d’abdiquer. Sa dernière tentative remonte au 17 Mars 1963 : il s’était incliné au sprint (mais oui !) devant l’andernosien Delort, pour avoir dérapé sur la piste de Bellevue à l’entrée du dernier virage. Il avait été battu de l’épaisseur d’un boyau.
- Après sa randonnée méditerranéenne, le 28ème Bordeaux-Saintes polarisera toute son attention et tous ses efforts. Par la suite il orientera le reste de sa saison en fonction de sa condition physique qu’il espère d’ores et déjà être pour lors, bien prés de son summum.
- Enfin Michel Gonzalès ne désespère point d’obtenir de ses employeurs (depuis une bonne décennie il est fidèle à la maison Peugeot) l’autorisation de prendre part à quelques grandes courses, pour son propre plaisir, comme il l’affirme mais aussi parce que, s’il marche comme il est certain de pouvoir le faire, elles lui offriraient l’occasion de tirer un baroud d’honneur et de couper sa coleta au terme d’une belle temporada d’adieux.
- Et certainement aussi d’encourager les deux petits Gonzalès à profiter de leur héritage et à ne point laisser rouiller à son clou le beau vélo italien qui n’aura roulé qu’un été. Mais d’ici là, on reparlera probablement de Michel Gonzalès dans les colonnes de Sud-ouest - Sport - l’Athlète !

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – GONZALÈS SE PRÉPARE © PATRICK GONZALES
Pour a mémoire du cyclisme en Dordogne

20 novembre 2020

LE FLAMBOYANT EXLOIT DE KOBLET (Brive-Agen 15.07.1951)

135 KMS SEUL SANS FAIBLIR A STUPÉFIÉ BOBET ET COPPI

koblet

Hugo Koblet roule vers Agen seul

- C’est une grande date dans l’histoire du Tour de France. Hugo Koblet a réussi en effet sur le plat entre Brive et Agen ce que de grands favoris avaient coutume de réaliser en montagne. Derrière, Bobet, retardé par une crevaison, Coppi et Bartali, freinés par une chute, ont dû abdiquer.
- Cette année là, l’étape passait à
trois kilomètres de notre Dordogne (commune de Florimont-Gaumiers), mais en territoire Lotois puisque Salviac et Cazals étaient traversées. Le Tour de France honorera néanmoins notre département en 1952, lors de l’étape Bordeaux-Limoges, gagnée par notre Jacques Vivier.
 En 1951 j’avais trois ans, j’entendais le gros poste Océanic qui trônait sur l’étagère de la cuisine avec son antenne ressort qui traversait tout le plafond. La belle époque... Mais je n’écoutais pas encore le Tour de France. Je me suis intéressé au vélo plus tard et les noms de Kubler, Koblet et autres ont raisonné souvent dans mes oreilles.

 REPORTAGE DE L’ÉTAPE Au 35ème km, Robert Castelin (Est - Sud-Est) et Louis Déprez (Île de France - Nord-Est) déclenchent une offensive. Castelin est lâché dans une côte. C’est alors que Déprez se retourne et constate qu’un coureur revient sur lui "comme un boulet de canon". Il s’agit tout simplement d’Hugo Koblet. Les deux hommes font quelques kilomètres ensemble mais le Lillèrois, impuissant, laisse filer le Suisse avant Gourdon (km 64). Derrière, on met en route doucement : l’arrivée est encore bien loin ! 1’15’’ d’avance, ce n’est pas beaucoup. Mais Bobet crève. L’équipe de France l’attend. Bientôt, Koblet possède quatre minutes d’avance. Il est alors temps de se mettre sérieusement à l’ouvrage. Les Coppi, Bartali, Magni, Bobet, Géminiani, Ockers et consorts se relayent comme des "possédés" (L. Lazaridès) pendant 70 km. A l’arrivée, Koblet conserve 2’35’’ sur ses adversaires. Il a parcouru 135 km en solitaire, réalisant une moyenne de 38,946 km/h. Le voici désormais 3ème du général à 3’27’’ de Roger Lévêque (Ouest - Sud-Ouest).
- Ses adversaires sont écœurés : "Ce n’est pas possible, un coureur pareil, s’il existait deux Koblet, je changerai de métier immédiatement" (Géminiani). Le Zurichois en rajoute : "Jusqu’à la mi-course, j’ai pédalé très en dessous de mon meilleur régime. Sur la fin seulement, j’ai mis les gaz".

Koblet 3

Sur les routes du Lot et du Lot et Garonne, le peloton roule tranquillement

LE PÉDALEUR DE CHARME EST NÉ
- Le lendemain, les journaux sont béats d’admiration. Le chansonnier Jacques Grello dans "Le Parisien Libéré" a trouvé l’expression qui convient le mieux au personnage : "Le pédaleur de charme". : 26 ans, 1,82 m, 76 kg. Koblet invente un look nouveau : gants, chronomètre au poignet, lunettes de skieur à l’avant-bras.
- A l’arrivée, petite éponge en caoutchouc pour se refaire une beauté, coup de peigne obligatoire. La classe...
- Hugo a-t-il eu tort ou raison en fonction du proche avenir ? Quand on possède sa classe et ses facultés de récupération, quand on est débutant du Tour, on a tout à gagner à essayer de rompre avec la tradition plutôt qu’à se cantonner dans le conformisme cher aux vedettes, chez lesquelles l’expérience finit par ne pas être toujours bonne conseillère.
- Certes, l’homme risque de payer cher son audace. Il a excité ses adversaires : il les a blessés dans leur amour propre. Il n’a pas réalisé un gain de temps faramineux. Il a affaibli son équipe en provoquant l’élimination de deux de ses auxiliaires. Mais il a fait ce que l’on avait rarement ou jamais vu : il n’a pas voulu attendre la grande montagne et il a, lui, un as, tenté l’échappée que seuls peuvent oser les coureurs attardés au classement général et susceptibles de bénéficier, en conséquence, de l’indulgence quasi-unanime. Coppi avait avant lui réussi de tels exploits, dans le Tour ou le Giro, mais en montagne, là où la poursuite est forcément individuelle et où les rivaux ne sont pas en mesure de conjuguer leurs efforts. La différence est énorme.
- Il n’est pas excessif de dire que le champion suisse a ouvert un nouveau chapitre de l’histoire du Tour de France et que, s’il devait faire école, nous nous trouverions rapidement en présence d’une véritable révolution dans l’art de bien courir la grande épreuve. En attendant, il est parfaitement placer pour aborder cette montagne sur les pentes de laquelle, comme chacun sait, il est fort capable de se débrouiller on ne peut plus correctement.
- Koblet fut un régal. Il allait, harmonieux, souple, coudes légèrement écartés, bras absorbant ainsi les chocs de la route. On eût cru assister à une course contre la montre, à un Grand Prix des nations. La route était à lui, les côtes n’existaient pas, les descentes lui permettaient de repartir de plus belle. Pas un instant de repos : tout près de 39 km/h de moyenne à l’arrivée.
- A noter qu’à cette époque les coureurs Suisses paraissaient fringants. Quatre coureurs dans les dix premiers de l’étape, mais depuis cette époque, aucun Suisse n’est parvenu à remporter la grande boucle soit depuis 70 ans déjà...

koblet 1

La chasse s'organise, Bobet, Géminiani et Coppi se relaient, en vain...

Classement : 1. Hugo Koblet (Suisse) les 177 km en 4h32’41s, 2. Marcel Michel (Paris) à 3’35s, 3. Gerrit Peters (Kollande), 4. Germain Derycke (Belgique), 5. Jean Robic (Paris), 6. Louis Caput (Paris), 7. Hans Sommer (Suisse), 8. Dominique Forlini (Paris), 9. Leo Weilenmann (Suisse), 10 Marcel Huber (Suisse) tous m.tps.
Classement Général : 1. Roger Lévêque (Ouest/sud-ouest) en 63h16’13s, 2. Gilbert Bauvin (Est Sud-Est) à 36", 3. Hugo Koblet (Suisse) à 3’27s, 4. Bernardo Ruiz (Espagne) à 6’14s, 5. Raphaël Géminiani (France) à 6’44s, 6. Jean Diederich (Luxembourg) à 16’45s, 7. Lucien Lazaridès (France) à 7’04s, 8. Serafino Biagioni (Italie) m.tps, 9. Louis Bobet (France) à 8’31s, 10. Fausto Coppi (Italie) à 9’06s.

Koblet 5

Pour cet homme, l'apparence physique n'était jamais négligée
que ce soit en course ou en dehors de course

RÉTRO VÉLO DORDOGNE -LE TOUR 1951
© BERNARD PECCABIN La mémoire du cyclisme en Dordogne

13 janvier 2021

LE 101° TOUR DE FRANCE A PÉRIGUEUX 2014

UN CHRONO TANT ATTENDU

PÉRIGUEUX PRÉPARE SON ARRIVÉE

px

px1

Montage des structures d'une arrivée d'un contre la montre

- Au petit matin, les boulevards à Périgueux sont en pleine effervescence. Tous les personnels de la Société du Tour montent le village, la zone d’arrivée, les barrières, les publicités, la zone pour les télévisions, etc… Dès 8h00 les premiers spectateurs, arrivent, tout le monde veut sa place. Ça devient alors une autre course contre la montre qui s’engage entre le public et les personnels d’ASO. Revoir le Tour de France 2014 à Bergerac sur ce LIEN.)

rd

2014 les boulevards

La caravane dans les boulevards à Périgueux

2014 la caravane in Px

Le public à Périgueux attend l'heure de vérité du contre la montre

- L'étape, qui relie la sous-préfecture Bergerac et le chef-lieu de la Dordogne Périgueux sur 54 km, se déroule le samedi 26 juillet 2014. Comme la majorité des étapes du Tour, les routes du tracé sont totalement neutralisées ; des déviations sont mises en place pour fluidifier la circulation. Les coureurs traversent les communes de Ginestet, Maurens, Beleymas, Villamblard, Manzac-sur-Vern, Coursac et Coulounieix-Chamiers, avant de descendre sur Périgueux. Celles-ci proposent des animations toute la journée pour cette occasion. Au total, seize communes de la Dordogne sont traversées durant les 19e et 20e étapes en Périgord, les 25 et 26 juillet.

BC

Le chrono au départ de Bergerac

chrono

- Selon le cycliste français Jean-Luc Delpech, le parcours peut se diviser en deux parties]. "La première moitié est vraiment rapide entre Bergerac et Villamblard. À part quelques faux plats et des virages, il n'y a pas vraiment de difficultés. Il ne [faut] pas partir trop vite tout de même au risque de souffrir ensuite. À Beleymas, au premier point chronométré, les coureurs [savent] comment aborder la suite, s'ils sont dans le rythme ou s'ils doivent accélérer". D'après Jean Mespoulède, les écarts ne [se font pas] dans cette partie. C'est après le ravitaillement, à Manzac-sur-Vern, que les choses sérieuses [commencent]. Une première bosse, celle de Font-de-Meaux, à Coursac, puis une seconde encore plus redoutée, les Crouchaux, à Coulounieix-Chamiers, à 6 km de l'arrivée". Jean-Luc Delpech ajoute que "le final (la descente vers Périgueux) est technique". Damien Lapouge affirme que la course se joue dans les deux derniers kilomètres jusqu'aux boulevards. L'arrivée a lieu sur le boulevard Michel-de-Montaigne, en face du palais de justice de Périgueux; le tracé emprunte la place Francheville située en contrebas.

bleu périgord

Banderole pour Mickaël Delage

Villamblard 33

Traversée de Villamblard

rd1

- La 20e étape du Tour de France 2014 s'est déroulée le samedi 26 juillet 2014 entre Bergerac et Périgueux. Elle constitue l'unique contre-la-montre de cette édition. Habituellement, le Tour comporte au moins deux chronos, il faut remonter en 1953 pour trouver un parcours avec un seul contre la montre. Les villes de Bergerac et Périgueux sont pour la troisième fois reliées entre elles à l'occasion d'une étape de la Grande Boucle, après les éditions de 1961 et de 1994. L'Allemand Tony Martin (Omega Pharma-Quick Step), triple champion du monde du contre-la-montre, remporte l'étape en 1 heure 6 minutes et 21 secondes à 48,83 km/h de moyenne, devançant de 1 minute et 58 secondes le maillot jaune, l'Italien Vincenzo Nibali (Astana), qui se place quatrième, mais qui reste premier au classement général. Cette 20e étape constitue l'unique contre-la-montre de cette édition. Habituellement, le Tour de France comporte au moins deux chronos. Il faut remonter en 1953 pour trouver un parcours avec un seul contre la montre. Ce parcours de 54,4 km ne comporte aucune difficulté répertoriée pour le Grand Prix de la montagne. Les trois points de chronométrage intermédiaires sont situés à Beleymas au kilomètre 19, à Coursac au kilomètre 39, et à Coulounieix-Chamiers au kilomètre 48.
Point intermédiaire de Béleymas (km 19) : 1. Tony Martin (Allemagne) Oméga Pharma 23’33", 2. Tom Dumoulin (Pays-Bas) Giant à 33", 3. Jan Barta (Tchéquie) NettApp à 35", 4. Michal Kwiatkowski (Pologne) Oméga Pharma à 38", 5. Sylvain Chavanel (France) IAM à 38", 6. Jean-Christophe Péraud (France) AG2R à 42", 7. Tejay Van Garderen (USA) BMC à 47", 8. Léopold Konig (Tchéquie) NettApp à 48", 9. Vincenzo Nibali (Italie) Astana à 48", 10. Markel Irizar (Espagne) Trek à 59", etc...

MANZAC SUR VERN (Contrôle ravitaillement)

MANZAC SUR VERN ATTEND LE TOUR DE FRANCE

LE TOUR AU PAYS DE VALENTIN HUOT

manzac

- Manzac sur Vern est comme chacun sait un petit village de notre Périgord. Mais c’est aussi le village de notre champion Valentin Huot. Une raison qui a poussé une poignée de bénévoles à s’activer pour le passage du contre la montre de l’édition 2014. Et à Manzac, on a l’intention de ne pas laisser l’évènement de côté.

manzac TDF

La foule prend place avant les premiers passages

manzac tdf 2014

L'aire des campings car bien garnie

- Ce sera la première fois que le Tour passera à l’ouest de la RN 21 et pour tous les aficionados, une grande fête se prépare. Ce jour-là, les coureurs attaqueront la deuxième partie du parcours puisqu’il ne leur restera que 21 km après les 33 km de bosses. Il y aura du monde sur cette partie du parcours. Tous les amis du Pays Vernois seront là tout comme ceux de la vallée de l’Isle si proche. Vous trouverez de même le palmarès des courses courues à Manzac en cliquant sur ce lien.

LA JSA SOUTIENT LE TOUR A MANZAC

JSA 1

Le président de la JSA Cyclisme avec le garde champêtre

jsa 2

Le président à l'accordéon

jsa 3

Repas sous les parasols

jsa tdf 2014

- Le Tour de France constitue une excellente façon pour les clubs cyclistes amateurs de se faire voir. C’est ce qu’a fait la Jeunesse Sportive Astérienne Cyclisme qui a planté ses banderoles sur le passage des coureurs à Manzac. Une occasion de resserrer les liens entre licenciés et de passer une journée conviviale entre amis…

manzac 2014

La fête du vélo avec le groupe folklorique

jsa tdf 3

Pierre Roland et Mickaël Delage dans Manzac

SAM_1097 (Copier)

Thibaut Pinot à la sortie de Manzac

COURSAC

coursac

- Après avoir gravi les rondeurs du Pays de Villamblard (Lagudal, Béleymas) et celles de Manzac (Sargaillou), les coureurs traverseront Coursac (par Font de Meaux, les Meynichoux) commune qui a déjà affiché la couleur. (photo Clément Sarrut).

rd2

- Coursac, une commune qui a accueilli il n’y a pas bien longtemps les coureurs dont les dames le plus souvent, avec la famille de Zabou (Elisabeth Chevanne-Brunel) qui résidait aux Ménaudoux (à Chalagnac, juste à côté) mais aussi les sœurs Eugène (Virginie et Magali) des Privats, un lieu-dit que les coureurs traverseront.

RDF 0 COURSAC ve

Peter Sagan dans les rondeurs de Coursac

Point intermédiaire de Coursac (km 39) : 1. Tony Martin (Allemagne) Oméga Pharma 48’03", 2. Tom Dumoulin (Pays-Bas) Giant à 59", 3. Léopold Konig (Tchéquie) NettApp à 1’17", 4. Vincenzo Nibali (Italie) Astana à 1’22", 5. Tejay Van Garderen (USA) BMC à 1’24", 6. Jan Barta (Tchéquie) NettApp à 1’28", 7. Sylvain Chavanel (France) IAM à 38", 4. Michal Kwiatkowski (Pologne) Oméga Pharma à 38", 7. Sylvain Chavanel (France) IAM à 1’40", 8. Jean-Christophe Péraud (France) AG2R à 1’52", 9. Markel Irizar (Espagne) Trek à 1’54", 10. Maciej Bodnar (Pologne) Cannodale à 2’03", etc...

TDF COURSAC BIS ME

Tony Martin en tête de bout en bout

 COULOUNIEIX-CHAMIERS

COULOUNIEIX FIN PRÊT POUR LE TOUR

coul 2

- Coulounieix est une ville cycliste qui a vécu de beaux moments avec la petite reine. Bien sur il y a eu le prix des fêtes du bourg et sa traditionnelle ascension, le prix des HLM de Chamiers, mais aussi les journées des retrouvailles des anciens par Maurice Jouault sans oublier les cyclo-cross des Crouchaux. Les Crouchaux ? Un lieu-dit que les coureurs du Tour connaîtront lors du chrono avec un dénivelé pas facile à négocier. En attendant, Coulounieix commence à se parer de quelques panneaux et information ça et là et même "Dordogne Cycliste" a rencontré Eurovia en train de bitumer la côte des Crouchaux…

Coul 0

2014 caravane aux crouchaux

Passage de la caravane aux Crouchaux

- Et voilà que la dernière côte et quelle côte(*) (celle des Crouchaux) à Coulounieix vient d’être habillé d’un beau bitume qui facilitera la montée des coureurs vers le bourg. Samedi 25 juillet il y aura certainement beaucoup de monde autour des coureurs et c’est même à parier qu’ils n’auront qu’un mince couloir entre deux haies de spectateurs affamés de spectacle, parmi lesquels, ils se faufileront à l’image des grands cols de la Grande Boucle.
(*) sur un kilomètre on passe de 117 m à 215 m d’altitude

crouchaux

La rude ascension des Crouchaux avec son beau bitume

Voeckler aux Crouchaux (DL)

Thomas Voeckler aux Crouchaux a bénéficié du soutien du public

- Cette rue des églantiers s’est de même mis à la page du Tour, avec sur un versant un beau vélo conçu avec des fleurs. Sûrement que l’hélicoptère n’aura de cesse de visionner cette œuvre florale réalisée par les habitants du coin et constamment entretenue comme en témoigne notre photo.
Point intermédiaire de Coulounieix-Chamiers (km 48) : 1. Tony Martin (Allemagne) Oméga Pharma 1h00’09", 2. Tom Dumoulin (Pays-Bas) Giant à 1’27", 3. Vincenzo Nibali (Italie) Astana à 1’33", 4. Léopold Konig (Tchéquie) NettApp à 1’38", 4. ", 5. Jan Barta (Tchéquie) NettApp à 1’38", 6. Tejay Van Garderen (USA) BMC à 1’50", 7. Jean-Christophe Péraud (France) AG2R à 2’07", 8. Markel Irizar (Espagne) Trek à 2’14", 9. Sylvain Chavanel (France) IAM à 2’15", 10. Danny Pate (USA) Sky à 2’41", etc...

TdeF 2014 CLM Bergerac - Périgueux 087

Les voitures se frayent un chemin aux Crouchaux

PÉRIGUEUX

pgx 2

Lars Boom sur le giratoire des poissons à Périgueux

034

public à Px

Du public à Périgueux, sous le soleil magnifique de juillet

- Depuis le mois d’octobre, date à laquelle on avait pris connaissance du passage du Tour en Périgord, le chrono avait fait beaucoup parlé. Tout le monde s’accordait de dire que les positions après les Pyrénées seraient déterminantes. Les circonstances des étapes ont fait que les paris engagés l’hiver, ont fondu comme neige au soleil. Les abandons de Froome et de Contador ont changé la donne. Nibali qui n’était pas un grand favori voilà six mois est sorti des Pyrénées avec une avance conséquente.

chrono pgx

clm2

- Ce qui fait que le contre la montre n’avait plus aucune importance pour la gagne. Par contre, il était devenu déterminant pour les places du podium, voire celles du top 10.

delage bis

L'arrivée de Mickaël Delage qui s'apprête à monter dans le bus de son équipe

- Pas de surprise pour cette étape avec Tony Martin le champion du monde qui a écrasé l’épreuve avec une régularité déconcertante, avalant tous les obstacles du parcours sur un grand plateau de 58 dents selon ses commentaires. Derrière on se bouscule avec Tom Dumoulin (NED/Giant) champion des Pays Bas du contre la montre, classé deuxième, puis Jan Barta (CZE/App) champion de la Tchéquie du contre la montre, qui termine troisième. Côté français on note la belle performance de Jean-Christophe Péraud (7°) qui souffle la deuxième place au général à Thibaut Pinot. Ce Thibaut Pinot qui réalise d’énormes progrès en terminant 12° du chrono, lui qui en avait fait une de ses faiblesses. Ajoutons à cette grande fête la 4° place de Nibali qui conforte son maillot jaune alors que Romain Bardet victime d’une crevaison à deux km du but, perd pour deux secondes sa place de 5° au profit de Tejay Van Garderen (USA/BMC).

Tony Martin

- Quoiqu’il en soit on s’est régalé sur ces 54 km entre Bergerac et Périgueux, avec un circuit inédit, des villages fleuris, une foule en liesse et le soleil au rendez-vous, douze heures à peine après la grande douche subie la veille entre les Pyrénées et jusqu’aux rives de la Dordogne.
Classement de l’étape (Km 54) : 1. Tony Martin (Allemagne) Oméga Pharma 1h06’21", 2. Tom Dumoulin (Pays-Bas) Giant à 1’39", 3. Jan Barta (Tchéquie) NettApp à 1’47", 4. Vincenzo Nibali (Italie) Astana à 1’58", 5. Léopold Konig (Tchéquie) NettApp à 2’02", 6. Tejay Van Garderen (USA) BMC à 2’08", 7. Jean-Christophe Péraud (France) AG2R à 2’27", 8. Sylvain Chavanel (France) IAM à 2’36", 9. Markel Irizar (Espagne) Trek à 2’39",  10. Daniel Oss (Italie) BMC à 2’58", etc...
Classement Général : 1. Vincenzo Nibali (Italie) Astana en 86h37’52", 2. Jean-Christophe Péraud (France) AG2R La Mondiale à 7’52", 3. Thibaut Pinot (France) FDJ.Fr à 8’24", 4. Alejandro Valverde (Espagne) Movistar à 9’55", 5. Tejay Van Garderen (USA) BMC Racing à 11’44", 6. Romain Bardet (France) AG2R La Mondiale à 11’46", 7. Léopold Konig (Tchéquie) NettApp Endura à 14’41", 8. Haimar Zubeldia (Espagne) Trek Factory Racing à 18’12", 9. Laurens Ten Dam (Pays-Bas) Belkin à 18’20", 10. Bauke Mollema (Pays-Bas) Belkin à 21’24", etc...
Maillot Vert : 1. Peter Sagan (Slovaquie) Cannondale 417 pts.
Meilleur grimpeur : 1. Rafal Majka (Pologne) Tinkoff-Saxo 181 pts
Meilleur jeune : 1. Thibaut Pinot (France) FDJ.Fr.
Par équipes : 1. AG2R La Mondiale.

nibali

Vincenzo Nibali (Italie) Astana maillot jaune de cette édition

LES PODIUMS A PÉRIGUEUX

podiums Périgueux TDF

- Après celui de 1961, voici le podium de l’arrivée du chrono à Périgueux. Comme en témoignent les photos, il y avait foule sur les boulevards Montaigne et longtemps les Périgourdins conserveront un excellent souvenir de cette journée…

Pinot 1

Tibaut Pinot meilleur jeune du Tour applaudit par Antoine Audy maire

LA CARAVANE PUBLICITAIRE A PÉRIGUEUX

  Passage de la caravane publicitaire entre la rue du Maréchal Juin et la rue Chanzy à Périgueux, tout cela sous un chaud soleil. Après les parapluies de Bergerac la veille, le public était heureux de retrouver les parasols à Périgueux

pub1

pub2

pub3

VIVEMENT QUE LE TOUR REVIENNE

- Alors que les lampions de cette édition 2014 sont éteints, on pense déjà au futur. Reste à savoir quand la grande boucle repassera au pays.
- Toujours est-il, qu’elle repassera un jour, mais sans Daniel Mangeas,(*)sans Jean-Paul Ollivier, mais peut-être avec un nouveau Périgourdin qui aura succédé à Mickaël Delage… qui sait… ?
- Mais ce qui m’a le plus frappé lors de ce Tour chez nous, c’est le passage au numérique et aux réseaux sociaux soit deux nouveautés qui ont accéléré la médiatisation du Tour.

Mangeas quatre photos

Daniel Mangeas, un habitué des joutes en Périgord
(*) Daniel Mangeas est venu officier en 1982 et en 1983 à Mussidan comme speaker lors de la nocturne des champions. Il quittait le Tour en fin d’étape après sa prestation pour rejoindre Mussidan. (étape à Valence d’Agen en 82 et à Aurillac en 83)

 

tdf

- En 1961, on en était encore au noir et blanc et avec peu d’appareils à photos. En 1994, la pellicule couleur était encore un luxe que les spectateurs utilisaient en famille mais peu en faveur du sport. En vingt années, c’est fou ce que les smartphones et le numérique ont apporté. Cette fois, on n’aura pas de problèmes pour dénicher les clichés souvenirs sur ces deux journées inoubliables.
- Et "Vélo Dordogne" a eu aussi un œil sur ceux qui ont couru l’étape du Tour entre Pau et Hautacam. Bien sur, je n’ai pas la prétention de connaitre tous les coureurs, mais j’ai relevé quelques noms de ceux qui ont fait parfois l’honneur des communiqués il y a quelques années en Dordogne…. Il se peut que quelques homonymes s’y trouvent, mais sur plus de 8500 noms, l’erreur reste pardonnable.
Etape du Tour : Loïc Herbreteau, Florent Sentucq, Ludovic Nadon, Sébastien Morvan, Laurent Lévêque, Laurent Salère, Laurent Four, Anthony Estay, Fabien Surault, Bruno Avezou, Jean-Claude Massou, Jean-Christophe Nadon, Hervé Lavignac, Philippe Savajols, Francis Bergegère, Christophe Dupèbe, Fabrice Leinster, Nicolas de Bacco, Alexandre Brard, Alain Ruiz, Mathieu Pinlou, Lionel Brignoli, François Château, Richard Hadfield, Anthony Langella, Alain Bernard, Michel Courbalay.

2014 holz

Gérard Holtz dans Périgueux

ET MAINTENANT ?

- On a vu un excellent Tour de France avec des français aux avant-postes. Reste à savoir quelle suite on aura avec eux dans le futur ? On ne peut pas s’avancer en la matière, car comme chacun sait, le cycliste reste un sportif fragile. Une simple chute peut contrarier et remettre en cause une saison. Une raison qui nous oblige à rester discret et de ne pas tirer déjà des plans sur la comète…

2014 Hinault

Bernard Hinault donne toujours des autographes

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - LE TOUR 2014 A PÉRIGUEUX
© BERNARD PECCABIN La mémoire du cyclisme en Dordogne
Prochaine publiaction : Le Tour de France revient en 2017

7 décembre 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITÉ (50° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

7 au 13 décembre 1995

122983326[1]

Podium des champions titrés avec de gauche à droite à Lougratte avec M. Gasquet

- Dominique Eyquard, l’agriculteur de Birac sur Trec (47) a remporté à Lougratte, son sixième titre régional en s’imposant devant Laurent Dumont (SC Libourne) et David Paggiolo (SC Caudrot). Chez les espoirs c’est le Talençais Loïc Lavergne qui s’impose, tout comme Mickaël Estève (Pédale Faidherbe) en juniors, Sébastien Rolait (Bouscat) en cadets et Patricia Ounzari (TC 24) chez les dames.

122983335[1]

Podium des juniors avec Mickaël Estève titré

Belle après-midi sportive a Lougratte où l’on remarquait parmi le public la présence d’anciens champions comme Valentin Huot, les frères Bianco, Pierre Barrière, Christian Jourdan, Alain Bernard, Claude Mazeau, Marcel Seurin et Sylvain Bolay. Mais l'histoire retiendra qu'une nouvelle page du cyclo-cross aquitain se tournait ici, avec ce dernier titre pour Dominique Eyquard.

123060101[1]

Patricia Ounzari première dame

- En Midi-Pyrénées, le titre régional revient à Laurent Roux dans un championnat couru à Castres alors qu’en Poitou c’est Pascal Hervé (Festina) qui remporte le maillot de champion

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/50° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

 

7 décembre 2020

1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (50° SEMAINE DE LA SAISON)

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

7 au 13 décembre 1970

- Le Vélo-Club Bergeracois a tenu son assemblée générale dans la salle des conférences de la Caisse d’Epargne sous la présidence de M. René Nénert président actif. Celui-ci mis un point d’honneur à complimenter Jean-Marie Defix pour son dévouement et son élection comme membre délégué d’Aquitaine pour l’élection fédérale. Puis les coureurs du club ont été mis de l’avant dont Pierre Raymond Villemiane, Gérard Lambert, Francis Dusseau, Christian Dubur, Daniel Arquey, Denis Ramadou. Le club a fait confiance à René Nénert qui reste président, secondé par M. Defix. Aimé Mathieu reste secrétaire, assisté de Jean Defix trésorier.

ccp

Coureurs et dirigeants du Cyclo-Club Périgourdin à l'écoute

- C’est en présence de nombreux membres que s’est déroulée au casino de Paris l’assemblée générale du Cyclo-Club Périgourdin. Réunion présidée par le docteur Moulinier, entouré de MM. Sautier secrétaire, Beau trésorier, Faugerolas trésorier adjoint, Perpignan directeur sportif et Leygues représentant la fédération. En 1970 le club a remporté 103 victoires, 122 places de deuxième et 102 de troisième plus 645 places d’honneur. Parmi les coureurs ont été mis à l’honneur Lucien Sautier, Claude Hue, Claude Denis, Roger Démartin, Christian et Gérard Darrin, Alberet Frigo, Bugeaud et Vincent Raynal.

ccp2

Le docteur Moulinier remet la médaille du CCP à Gilbert Beau

1971

- De Dordogne on nous rapporte que Jean-Claude Daunat quitte Gaston Plaud pour porter le maillot "Hoover-de Gribaldy" cher à Raphaël Géminiani. L’effectif sera composé outre Daunat de Agostinho, Mogens Frey, Bellouis, Blain, Botherel, Briend, Firminio, Silva, Gautier, Ghisellini, Guillaume, Gutty, Larceau, Le Bourhis, Rochat, Martinez, Millars, Ravel, Miranda, Rigon, Rivory, Scob.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1970/50° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

18 novembre 2020

5° PRIX DE MONBAZILLAC (édition 1963)

GONZALÈS SURGIT ET GAGNE

Monbazillac

- Le soleil invité du 5° Grand Prix n’a pas trahi la confiance des organisateurs et c’est grâce à lui que débuta le succès de ces fêtes et de la grande course qui en constitue la pièce maitresse.
- Ce succès s’affirma peu à peu au cours de ce bel après-midi. Ce fut d’abord lors de la présentation des concurrents faîtes par le speaker Michel Graveron, qui sut faire ressortir la dualité du lot qui, chose extraordinaire comprenait plus de 70 pièces parmi lesquelles on reconnaissait les meilleurs routiers du Sud-Ouest et d’excellents spécialistes de Marseille, Paris, Limoges, Royan, etc...
- Puis ce fut ensuite la course elle-même, qui tenant le public en haleine, laissa incertain le résultat au travers des péripéties que les primes du généreux speaker Bergeracois Michel Graveron avaient déclenché avant la mi-course.
- Ce fut enfin le brutal suspense qui présida les deux derniers tours lorsque le peloton eut réussi à rejoindre les échappées qui, pour beaucoup de spectateurs apparaissaient comme devant fournir le vainqueur.
- Celui-ci Michel Gonzalès après avoir fait étalage de sa pointe de vitesse en s’adjugeant au 20° tour la prime de 500 francs devant Bello, Siniscalchi et Archambaud, disparu dans le peloton qui se faisait surprendre par l’échappée au tour suivant de six hommes : Cousseau, Ramadour, Buatti, Bertrand, Jouglin, auxquels Ricou, André Dupré et Richard étaient venus rapidement se joindre. Pendant 50 km, ces neuf hommes qui perdirent Buatti au 32° tour, donnèrent l’impression que leur union allait les porter à la victoire.

ppp

Quelques acteurs de la journée avec en haut de gauche à droite Cousseau, Ramadou,
Archambaud, Ricou, Dupré, Bianco, Sabbadini et Siniscalchi

- Derrière on tentait bien sa chance par moment, soit par Barrière, soit par Bianco, soit par Sabbadini, mais rien ne se révélait concluant, si ce n’est que ce peloton s’amenuisait au fil des tours. C’est alors que Mondeix, puis Bello relancèrent le rythme. L’écart qui fut un moment de 45 secondes diminua pour n’être que de 17 secondes au 33 tour.
- Un nouveau coup de reins à l’annonce de la quatrième prime de 500 francs et la jonction était faite au moment où elle se disputait, Bello venant arracher la 4° place de ce sprint.
- Plus que deux tours, quels étaient les sprinters alors en présence ? Cousseau,, Bello, Dupré, Jouglin, Ricou, Deloche, mais aussi Gonzalès qui avait paru économiser ses forces au cours des bagarres du peloton, mais qui était toujours resté à l’affut recueillant la faveur des pronostics.
- Les commissaires de leur côté craignaient le sprint massif. Ce ne fut pas le cas pour les trois premières places, Gonzalès s’affirmant irrésistible devant Deloche et Bello. Derrière la lutte fut sévère entre finisseurs réputés.
- Félicitations à M. Graveron avec son recors de primes battu avec 2420 francs contre 2050 l’ancien record.

1963 Monbazillac

Michel Gonzalès, la rosière et Michel Graveron speaker à Monbazillac

Le classement : 1. Michel Gonzalès (Guidon Bayonnais) les 114 km en 3h10 sur cycle Flandria, 2. Deloche (Bordeaux), 3. Bello (Hendaye), 4. Bianco (Bordeaux), 5. Ricou (Royan), 6. André Dupré (Bordeaux), 7. Gabin (Bordeaux), 8. Jouglin (Mont de Marsan), 9. Barrère (Dax), 10. Archambaud (Limoges). (Organisation technique du CC Lindois).

LIENS SUR MONBAZILLAC
- Photo de la victoire de Gonzalès en 1965 à Monbazillac.
- Photo de la victoire d'Archambaud en 1966 à Monbazillac.
- Photo de la victoire de Régis Royère en 1968 à Monbazillac.
- Photo de Valentin Huot en 1952 à Monbazillac.
- Palmarès des épreuves courues à Monbazillac.

LE SAVIEZ-VOUS ?
- Sur certaines photos de Michel Gonzalès on aperçoit son bras droit légèrement atrophié. En effet, à l'âge de 11 ans, il est tombé d'un wagon à Bordeaux et s'est fait sectionner le bras par la roue d’un wagon. A  l'hôpital de Bordeaux, tous les chirurgiens en place ne voyaient aucune solution si ce n’est que de l’amputer. Heureusement un jeune chirurgien qui venait d'arriver dans cet hôpital a voulu tenter de greffer son avant bras. L’intervention longue de 11 heures était à cette époque une grande première d’autant plus qu’elle a réussi. On remarque néanmoins son avant bras qui est non seulement atrophié, mais également handicapé car ses doigts sont restés à demi fermés sur sa main droite, les nerfs étant recousus et raccourcis avec les moyens d’antan... Cet accident l’a desservi car il avait très peu de force avec ce bras pour serrer le guidon. Handicapé dans les sprints et ne pouvant tirer fermement celui-ci, il aurait pu faire beaucoup mieux sans cela. On imagine alors ce qu’aurait été un Gonzalès à 100% de ses moyens.

VÉLO DORDOGNE - GP DE MONBAZILLAC 1963 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

16 décembre 2020

1998 LE 5° TOUR DU CANTON DE MAREUIL-VERTEILLAC

- Je me souviens de cette édition qui prenait vraiment corps avec des coureurs et des équipes qui nous démontraient que l’avenir c’était bien eux. La réforme fédérale prenait corps, et déjà quelques uns de nos coureurs deviendront professionnels... tels Plouhinec, Canouet, Fédrigo, mais ils deviendront désormais plus nombreux... Cette année là, l’épreuve figurait dans le calendrier national espoirs, soit une période clé sur la route de la réussite pour l’équipe du Président Dutertre.
- J’avais suivi ce Tour et il me suffit de transcrire l’article que j’avais personnellement rédigé sur le journal "Cyclisme", pour découvrir à nouveau ce qui s’était passé en 1998.
- Relire la publication précédente (Tour 1997)

LE HAT TRICK DE PIERRICK FEDRIGO

- Vainqueur de trois étapes, le Marmandais s’affirme parmi les meilleurs coureurs nationaux où il n’a laissé le soin à personne de remporter le moindre bouquet.
- Une fois de plus, le plafond était bas sur le Pays Mareuillais, de gros nuages menaçaient et les parapluies circulaient déjà au-dessus des casquettes des accompagnateurs rassemblés au départ de La Rochebeaucourt. Comme l’an passé, le Tour était à la pluie, manches longues, imperméables et huile camphrée, ingrédients majeurs pour une épreuve partie comme un bolide, avec le jeune Marot qui, dès la première bosse de Verdinas (village natal de Jacques Vivier), agissait comme un despote, prêt à tenter une folle chevauchée.

TNCMV 98

La pluie au rendez-vous et cueille à froid les 120 coureurs espoirs au départ à La Rochebeaucourt.

- Véritablement mis sur orbite, le Tour allait alors s’emballer car, à vrai dire, il n’y avait plus de patron à trouver mais un à aller chercher. Marot creusait comme un Creusois les écarts et ce coureur classé élite 2 devenait pour le peloton un véritable poison. Derrière, on se battait comme des chiffonniers et le peloton jouera de l’accordéon jusqu’au passage de Mareuil où une vingtaine de coureurs se mettront à l’ouvrage pour brancher le turbo et reprendre notre valeureux éclaireur.
- Thomas Knecht annonça alors que la trêve était terminée. Le Provençal gicla et poussa sur le braquet avec une obstination rageuse. Partout l’homme du soleil escaladait en force le relief Mareuillais. A lui les points du meilleur grimpeur, à lui le rôle de baroudeur où son aisance et sa vigilance dissuadaient quiconque de venir le chatouiller. Et lorsque dans la traversée de Champeaux (km 60) on faisait l’inventaire, on comptait dix-huit hommes devant, Delmond et Pereira à 1’27s et le peloton à 1’46s. La lessive était terminée et il fallait maintenant s’activer pour le rinçage. Sur les routes sinueuses de Saint-Crépin de Richemont, la course se durcissait. Marot, Knecht, Lubert et Fedrigo trouveront le défaut dans la cuirasse de ce paquet de leaders en trompant leur vigilance. La côte de Puyrial après Monsec, permettra aux plus forts d’accentuer leur avance et de faire le break. Derrière, les battus n’avaient plus le temps de se requinquer et certains d’entre eux furent définitivement largués.

Tncmv 98 bis

Venant de Sainte-Croix, la course rentre dans Mareuil

- La fin de la course devint passionnante avec Marot, l’homme du départ toujours là et à l’aise dans les points chauds, Thomas Knecht, véritable ange de la montagne, Pierrick Fédrigo, le petit Marmandais placé en embuscade et le breton Lubert, l’homme mystère de ce quarté. Dans les petits tours qui précèderont l’arrivée, les quatre fuyards uniront leurs efforts pour conserver 23 petites secondes sur cinq hommes amenés par Canouet. Et dans l’ultime ligne droite, Fedrigo parviendra à remonter Marot et à épingler une belle victoire à son palmarès.
- Le lendemain on attendait beaucoup du chrono entre Saint-Félix de Mareuil et Léguillac de Cercles. Sur un parcours sinueux et accidenté, le maillot fragile du leader pouvait changer d’épaules. Longtemps le Niortais Michelet conserva sa place de leader avec un temps de 14’05s. Avec 14’31s, le breton Lubert voyait sa position compromise, Knecht se pointant en 14’15s. Et puis arriva Marot qui fera tomber la barre des 14 minutes en affichant 13’58s. A ce stade de la course, on pensait que Pierrick Fedrigo était en danger. Mais le Marmandais s’élança à son tour. Bien en ligne, vif dans les changements de braquet, lucide dans les trajectoires, le corps parfaitement rectiligne, les lèvres serrées, il surfait sur les bosses. Sa suprématie était étonnante, son temps devenait canon : 13’39s soit 41,758 km/h de moyenne. Et voilà que le Marmandais voyait le ciel se dégager. Deux victoires en deux jours, 23 secondes d’avance, le Verteillacois n’allait pas être une ballade, mais une épreuve à gérer par la force et par la ruse.

TNCMV 98 ter

La traversée du peloton à Saint-Sulpice de Mareuil

- Les 77 rescapés partiront alors à l’assaut des collines et des grands espaces du Verteillacois. Et comme la veille, on resservira le potage avec un Marot omniprésent sur les points chauds, un Thomas Knecht impérial dans les bosses et un Fédrigo acteur d’une partie royale où l’on déplaçait les rois et les pions sur le grand échiquier d’un parcours balayé par le vent. Canouet devenu le pion protégeait alors son roi qui cumulait santé, confiance et talent. Et Marot se faisait du souci. Ayant pour consigne de hausser le rythme, le Creusois effectuera quelques opérations commandos, mais elles furent vite soufflées comme un fétu de paille. Mieux, la tenaille Canouet-Fédrigo devenait perturbatrice et fonctionnait avec un rare bonheur. Si bien que dans le final, l’élève de Victor Caneiro distancera Marot et s’offrira le luxe de régler au sprint le valeureux Knecht.
- La messe était terminée et Pierrick Fédrigo devenait le maître incontesté d’une épreuve difficile mais brillamment orchestrée par le CCP Nontron et l’équipe du Président Dutertre. Une épreuve aussi où le roi Pierrick aura régné sans partage, forçant il faut le dire l’admiration de tous les suiveurs et du public acquis à la cause du "pitchoun".

TNCMV 98

Le protocole avec de gauche à droite Thomas Knecht (AVC Aix en Provence) troisième
et meilleur grimpeur, Pierrick Fedrigo (CC Marmande) lauréat et Gérald Marot (23 La Creuse)
troisième et meilleur sprinter.

- La Rochebeaucourt-Mareuil (1° étape) : 1. Pierrick Fédrigo (CC Marmande), 2. Gérald Marot (23 La Creuse), 3. Thomas Knecht (AVC Aix), 4. Lubert (AS Kerpont), 5. Jacques (Charente-Maritime)
- Saint-Félix de Mareuil-Léguillac de Cercles (2° étape clm) : 1. Pierrick Fédrigo (CC Marmande), 2. Gérald Marot (23 La Creuse), 3. Michelet (PSF Niort), 4. Thomas Knecht (Aix en Provence), 5. Gilles Canouet (CC Marmande)
- La Tour Blanche-Verteillac (3° étape) : 1. Pierrick Fédrigo (CC Marmande), 2. Thomas Knecht (AVC Aix), 3. Dulucq (US Dax), 4. Drillaud (UC Châteauroux), 5. Leblacher (AS Corbeil).
- Classement général final : 1. Pierrick Fédrigo (CC Marmande), 2. Gérald Marot (23 La Creuse), 3. Thomas Knecht (AVC Aix), 4. Gilles Canouet (CC Marmande), 5. Kobzarenko (VC Saint-Sébastien), 6. Lubert (AS Kerpont), 7. Martinez (AVC Aix), 8. Charteau (VC Sébastien), 9. Chabenat (CRC Limoges), 10. Espagilière (AS Corbeil)
- Classement par équipes : 1. AVC Aix en Provence, 2. Vélo-Club Sébastien, 3. AS Corbeil-Essonnes, 4. UC Châteauroux, 5. Cholet Cyclisme, etc...

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - LE TOUR DU CANTON DE MAREUIL/VERTEILLAC (1998)
© BERNARD PECCABIN Prochaine parution : 1999 Le doublé de Pierrick Fedrigo
La mémoire du cyclisme en Dordogne

15 décembre 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITÉ (51° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

14 au 20 décembre 1995

AG

Remise des récompenses à Hossegor par Jean Pitallier avec de gauche à droite
Fernand Lajo, Amélie Despeaux avec Elise Korsoun, Arnaud Dublé

- L’assemblée Générale du Comité d’Aquitaine s’est tenue à Hossegor sous la présidence de Jean Pitallier. Une assemblée où il a été recensé 3959 licenciés, 726 épreuves route et 58 sur piste organisées. Les champions de France du comité ont été mis à l’honneur avec Fernad Lajo (vétérans), Arnaud Duble (vitesse cadets), le VC Réolais en polo vélo juniors, puis Elise Korsoun et Amélie Despeaux en BMX
- En Limousin c’est la ville de Limoges qui a reçu le comité régional. Un comité qui totalise 1167 licenciés route, 277 VTT, 90 BMX et un free style. Parmi les lauréats ont été cités, Vincent Bodeau, Franck Champeymont, Nicolas Dubois, Pascal Berger, Alain Cessat, Eric Fouix, Nicolas Sartoux et Laurent Gerbaud.
- A Bressuire enfin, le comité Poitou-Charentes a tenu ses assises. Un comité qui compte des effectifs en hausse avec 3067 licenciés et 570 organisations soit une progression dans ces deux domaines clés. Parmi les récompensés on trouve Cyril Bastière, Stéphane Bouy, Olivier Ouvrard, Eric Samoyeault, Pierre Painaud, Arnaud Mesrine et Benoit Génauzeau.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/51° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

13 décembre 2020

1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (51° SEMAINE DE LA SAISON)

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

14 au 20 décembre 1970

- Le comité directeur de la FFC a désigné 57 coureurs stagiaires amateurs parmi lesquels on trouve pour le grand sud-ouest : Esclassan (Pyrénées), Rossignol, Dubois (Poitou), Dubreuil et Duteil (Limousin). D’autre part, sont retenus pour le club France : Christian Dolhats, Magni (Aquitaine), Bourreau, Pitard, Patour, Corbeau, Thomazeau (Poitou), Aussenac, Fajol, Arbès, Lalanne, Salles (Pyrénées), Barraud, Guitard, Thimonnier (Limousin).

- L’assemblée générale du comité d’Aquitaine s’est déroulée à l’Athénée municipal de Bordeaux sous la présidence de M. Chadelle. Il en ressort les statistiques suivantes : 115 sociétés affiliées, 3076 licences soit 40 de plus que la saison passée. Le comité totalise 33 minimes, 270 cadets, 770 juniors, 702 séniors, 3 hors catégorie, 4 féminines, 47 polo vélo, 56 cyclo-sportifs, 8 pros, 1158 dirigeants, 22 speakers, 3 directeurs sportif. D’autre part le comité compte quatre titres de champion de France avec Pierre Bernet en cyclo-cross, Claude Magni militaire sur route et militaire de poursuite individuelle, l’US Bouscataise en polo vélo. Les champions régionaux ont été mis à l’honneur ainsi que tous nos sélectionnés. Le challenge Belliard revient à l’US Talence, le prix d’encouragement au CC Périgourdin, le challenge Hiriart et le mérite Cyril Abadie à l’US Bouscataise, la coupe du plus grand nombre de cadets au CC Périgourdin.

ÉCHOS DE DORDOGNE

CCP

Le Bureau Directeur du Cyclo-Club Périgourdin avec de gauche à droite
Messieurs Fougerollas, Perpignan, Sautier, Moulinier et Beau

- Au cours de l'assemblée générale du CC Périgourdin, M. Bruneteau (CC Périgourdin) a reçu la médaille d’argent FFC des mains du docteur Moulinier président, en présence des membres du bureau (photo ci-dessous).

CCP 1

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1970/51° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

8 décembre 2020

1997 LE 4° TOUR DU CANTON DE MAREUIL-VERTEILLAC

VAINQUEUR DE DEUX ETAPES,

GILLES CANOUET REMPORTE CE TOUR

- Désormais, on sait que le Tour du Canton de Mareuil-Verteillac s’adresse à des costauds car la difficulté du parcours permet de faire la différence. Ce n’est pas un hasard si les deux derniers vainqueurs, Samuel Plouhinec l’an passé et Gilles Canouet cette année, ont remporté les deux premières étapes avant de s’imposer au classement général. Et n’oublions pas de souligner que deux mois après son succès à Mareuil, Plouhinec a été sacré Champion de France des espoirs.

- Relire l’édition précédente.
- Gilles Canouet a donc pris les commandes de cette quatrième édition dès la 1° étape qu’il a remporté à Mareuil sur Belle, ceci en décrochant son dernier compagnon le plus redoutable, à savoir le Nantais Renard, à quelques kilomètres de la banderole. Il y a eu cette bonne échappée au km 96, avec une vingtaine d’hommes donc le Périgourdin Eric Porte. Puis Canouet s’en alla seul. Porte ratait un virage pour chuter alors qu’il était revenu à quatre secondes du Marmandais.
- Sur 9 kms contre la montre, entre Mareuil et Monsec, Gilles Canouet étala toute sa puissance, menacé seulement par le jeune Pilet (US Bouscat) qui concéda que quatre secondes. L’après midi fut tranquille pour le leader qui n’avait plus qu’à contrôler les opérations, laissant partir dans le final que ceux qui ne présentaient plus de réel danger pour le menacer.

TNCMV 1997

Classement du Tour du canton de Mareuil (La Rochebeaucourt-Mareuil) : 1. Gilles Canouet (CC Marmande), 2. Renard (Loire-Atlantique), 3. Aurélien Monthezin (CRC Limoges), 4. Sébastien Larrère (Landes), 5. Joussemet (Loire Atlantique), 6. Alexandre Cazaban (Nay), 7. Stéphane Pitard (Marmande), 8. Eric Porte (Dordogne), 9. Eric Alcacèbe (VC Nay), 10. Marchand (Indre et Loire)
CLM Vieux-Mareuil-Monsec : 1. Gilles Canouet (CC Marmande), 2. Stéphane Pilet (US Bouscat), 3. Nicolas Garineau (US Bouscat), 4. Joussemet (Loire-Atlantique), 5. Cyril Bastière (Poitou-Charentes), 6. Larrère Sébastien (Landes), 7. Aude (Poitou-Chtes), 8. Eric Cazeaux (Stade Montois), 9. Derhuelle (Sarthe), 10. Renard (Loire-Atlantique).

sARTIS

Tour du Verteillacois (La Tour Blanche-Verteillac) : 1. Yan Sartis (Indre et Loire) photo en médaillon, 2. Olivier Durand (Charente), 3. Planque (Loire-Atlantique), 4. Alexis Tourtelot (Chte Mme), 5. Franck Charrier (Loire-Atlantique), 6. Stéphane Pitard (Marmande), 7. Monthezin (CRC Limoges), 8. Nicolas Garineau (Le Bouscat), 9. Gatard (Poitou-Charentes), 10. Christophe Legagnoa (VC Nayais)
Classement général : 1. Gilles Canouet (Marmande), 2. Renard (Loire-Atlantique), 3. Sébastien Larrère (Landes), 4. Joussemet (Loire-Atlantique), 5. Aurélien Monthezin (CRC Limoges), 6. Alexandre Cazaban (Nay), 7. Stéphane Pitard (Marmande), 8. Eric Alcacèbe (Nay), 9. Nicolas Garineau (Le Bouscat), 10. Eric Porte (Dordogne)
Classement par équipes : 1. Loire-Atlantique, 2. CC. Marmande, 3. VC. Nay, 4. US. Bouscat, 5. Poitou-Charentes
Meilleur Grimpeur : 1. Renard (Loire-Atlantique), 2. Charrier Franck (Pays de Loire), 3. Jacques (Chte-Mme)
Points Chauds : 1. Franck Charrier (Loire-Atlantique), 2. Renard (Loire-Atlantique), 3. Rondeau (Vendée La Roche).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - LE TOUR DU CANTON DE MAREUIL/VERTEILLAC (1997)
© BERNARD PECCABIN Prochaine parution : 1998 Un certain Pierrick Fedrigo
La mémoire du cyclisme en Dordogne

16 novembre 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITÉ (47° semaine de la saison)

Almansa Julien 1IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

16 au 22 novembre 1995

- Le souvenir Santrot disputé au Palais sur Vienne permet à Julien Almansa (GSC Blagnac) de s’imposer devant Régis Duros (CSM Persan) pourtant performant et un Christophe Deluche (UV Limousine) qui a trouvé une sévère opposition lors de cette épreuve qui a vu à nouveau Mickaël Estève (Pédale Faidherbe) s’imposer en juniors et Maxime Méderel (UVL) en cadets.
- Le lendemain à Availles-Limousine, Christophe Deluche retrouve le chemin du podium cette fois au détriment des coureurs du Poitou à l’image de Turpaud (Saint-Florent) deuxième et de Jean-Yves Potet (Civray) troisième.
- Le cyclo-cross open de l’armistice couru à Chateaubernard confirme l’excellente forme de Julien Almansa (Blagnac) - notre photo ci-contre - qui devance un méritant Pascal Hervé (Festina) et Brulon (CG Orléans). Chez les jeunes la palme est revenue à Arnaud Labbe (SC Caudrot).

ÉCHOS DE DORDOGNE

estève B

Résultats  du challenge Dordogne de cyclo-cross : 1. Bernard Estève (Pédale Faidherbe) 76 pts - notre photo ci-contre -,  2. Jean-Paul Raymond (Pédale Faidherbe) 54 pts, 3. Eric Métreau (Pédale Faidherbe) 52 pts, 4. Jean-Claude Ulbert (CC Sarlat) 14 pts, 5. Alain Bournet (Pédale Faidherbe) 10 pts, 6. Eric Stoïkowitch (Pédale Faidherbe) 8 pts.

Cadets : 1. Mickaël Estève (Pédale Faidherbe) 81 pts, 2. Guillaume Carreau (Pédale Faidherbe) 74 pts.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/47° SEMAINE
© BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

20 novembre 2020

1995 - DEUXIÈME TOUR DU CANTON DE MAREUIL

- Cette édition du Tour du Canton de Mareuil a subi un véritable remaniement en cette saison 1995. Nous n’en sommes qu’à la deuxième et déjà Michel Dutertre, président du CCP Nontron a travaillé dans les coulisses durant l’hiver pour présenter cette fois une épreuve sur deux journées et en trois étapes.
- Relire l’édition précédente.

UN BÉARNAIS AU TOUR DU CANTON DE MAREUIL

126735457[1]

27 mai 1995 avec les coureurs au départ des Boucles du Bandiat (1° étape du Mareuil)
à Nontron, face au Café des Sports, tenu par Daniel Dutertre

- Samedi 27 mai, les coureurs juniors et espoirs se retrouvent à Nontron pour un périple de 115 kms. Le but de cette étape, appelée les Boucles du Bandiat, consiste à rallier Abjat sur Bandiat par les routes sinueuses qui surplombent ou longent ce ruisseau du Haut-Périgord.
- Le dimanche 28 mai, un contre la montre par équipes de 21 kms est au programme. Il partait de Puyrenier pour rejoindre je pense, la commune de Beaussac.
- L’après-midi enfin, place à la course avec ce Tour du Canton de Mareuil entre La Rochebeaucourt et Mareuil sur Belle. La course accueille des équipes de club, des interclubs (à condition de rouler sous les mêmes couleurs), mais aussi des sélections départementales et régionales.
- Déjà ce Tour semble être dans ses clous avec deux parcours difficiles, un chrono par équipes et un classement général individuel. Voici d’ailleurs les résultats de cette épreuve, qui sera remportée par le Nayais Fabien Pouey-Dicard de la sélection des Pyrénées-Atlantiques, dirigée je pense par Monsieur Chaumontet.

126735484[1]

Arrivée à Abjat des Boucles du Bandiat terme de la 1° étape avec Bernard Roy le chronométreur,
Fabien Pouey-Dicard leader, puis plus loin Alacacèbe (sélection 64) et Texier (Vendée U)

- Une deuxième édition concluante en définitive, avec un beau plateau, des suiveurs enthousiastes, un accueil remarquable et des signaux qui laissent présager aux coureurs espoirs, des meilleurs lendemains en termes de manifestations de ce genre... et de cette dimension... Ajoutons aussi la première victoire d’étape d’un Périgourdin : Stéphane Lavignac.
Nontron-Abjat (les Boucles du Bandiat) : 1. Fabien Pouey-Dicard (Sélection Pyrénées-Atl), 2. David Périllaud (Sélection Charente), 3. Texier (La Roche Vendée), 4. Julien Fiacre (ASPTT Périgueux), 5. Daudigeos S. (Sélection Landes), 6. Tim Jones (CRC Limoges), 7. David (La Roche Vendée), 8. Alcacèbe (Sélection Pyrénées-Atl.), 9. Thibault JL. (Cam Bordeaux), 10. Stéphane Lavignac (ASPTT Périgueux).

126735734[1]

Somptueux podium à Abjat sur Bandiat

126735523[1]

Départ à Puyrénier du contre la montre avec l’équipe interclubs CCP Nontron/JS Astérienne
où l’on retrouve de gauche à droite Caravaca, Christophe Granger,
Sébastien Chabreyrou et Nicolas Brachet

CLM par équipes : (résultats non trouvés)
Tour du Canton de Mareuil : 1. Stéphane Lavignac (ASPTT Périgueux), 2. Sébastien Augé (Sélection Pyrénées Atlantiques), 3. Texier (La Roche Vendée), 4. Tim Jones (CRC Limoges), 5. David S. (La Roche Vendée), 6. Haberland P. (CAM Bordeaux), 7. Daudigeos (Sélection Landes), 8. Thibault JL (CAM Bordeaux), 9. Julien Fiacre (ASPTT Périgueux), 10. JL. Bésarion (US Bouscat)
Classement Général : 1. Fabien Pouey-Dicard (Sélect. Pyr. Atlantiques), 2. Texier (La Roche Vendée), 3. Tim Jones (CRC. Limoges), 4. Daudigeos (Landes), 5. David (La Roche Vendée), 6. Julien Fiacre (ASPTT Périgueux), 7. Stéphane Lavignac (ASPTT Périgueux), 8. Thibault (Cam Bordeaux), 9. Haberland (Cam Bordeaux), 10. Sébastien Augé (Pyr. Atlantiques).

126735554[1]

Départ de la 3° étape de La Rochebeaucourt, en médaillon Stéphane Lavignac
vainqueur de cette ultime étape.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - LE TOUR DU CANTON DE MAREUIL (1995)
© BERNARD PECCABIN
Prochaine parution : 1996 Victoire de Samuel Plouhinec
La mémoire du cyclisme en Dordogne

14 novembre 2020

1994 - PREMIER TOUR DU CANTON DE MAREUIL

- Après les Tours de Dordogne, les Jours Cyclistes en Dordogne et celui du Tour du Périgord, "Rétro Vélo Dordogne" évoque le Tour du Canton de Mareuil et de Verteillac avec un rappel de chacune des éditions courues depuis 1994.

GRÉGORY PÉREZ ROI DE MAREUIL

Mareuil

Départ des coureurs à La Rochebeaucourt

- 11 juin 1994 : Naissance du Tour du Canton de Mareuil, soit une nouvelle épreuve en ligne réservée aux juniors et aux espoirs. On avait déjà, mais sur un autre registre le Tour du canton d’Hautefort, puis de Champagnac de Bélair, voici donc celui de Mareuil ! Faut dire qu’il a fallu à l’époque un sacré coup d’audace pour lancer un tel défi. Car ce qui a constitué en son début un essai, voire une aventure, est devenu depuis une grande épreuve de niveau national. Mieux encore, une course qui constitue l’antichambre, le lieu de passage privilégié pour les jeunes qui aspirent rejoindre les rangs professionnels.
- En 1994, "Vélo Dordogne"
était témoin de ce Tour du Canton de Mareuil. Faut dire que Michel Dutertre, Président du Cyclo-Club Pédale de Nontron ne pensait sans doute pas à cette époque, voir son bébé de Tour devenir adulte, pour connaître son succès actuel.
- Michel Dutertre était un collaborateur hors pair. Ancien coureur cycliste, il connaissait tous les contours de la discipline. Mais pour lancer son défi, il fallait compter sur du soutien. En 1994, il faut ajouter que les collectivités ne donnaient pas pour le sport comme cela se fait aujourd’hui... Et comme on ne savait rien sur ce Tour, rien sur son audience, rien sur sa fréquentation, les premiers pas du Conseil Général ont sans douté été discrets. Restait à se tourner chez les particuliers. Et dans ce domaine, Michel Dutertre avait tissé une sacré toile dans le canton. De par son travail à la DDE, de par son implication dans le milieu associatif, le président du Cyclo-Club Pédale de Nontron avait de nombreuses rentrées en termes de contacts pour concrétiser son projet, et des appuis du côté de sa famille, ceci en termes de coups de mains...
- "Vélo Dordogne" a beaucoup apprécié l’époque où il a collaboré avec le CCP Nontron. Très habile, influent, Michel Dutertre a eu le don de donner du plaisir à ceux qui travaillaient autour de lui. Il a été à la fois la force et la sécurité pour ses licenciés comme pour sa clientèle, à l’instar des comités des fêtes. Son sens de l’initiative, son pouvoir de diriger, sa responsabilité sont autant d’atouts qui lui ont permis en toutes circonstances de rassembler.

MAREUIL 94

Protocole avec Cuménal, Jacouty, Sauzeau, Schrall, Grégory Pérez
le vainqueur, puis M. Thura maire de Mareuil.

- Issu d’une famille nombreuse, il a eu toujours une grande reconnaissance vis-à-vis de ses pairs et cela "Vélo Dordogne" ne l’oublie pas. D’ailleurs "Vélo Dordogne" consacrera dans le futur une publication sur "la Saga des frères Dutertre", dans le cadre d’un historique sur les courses de Nontron, de la Libération à nos jours...

MAREUIL 94

- Mais revenons à ce Tour du Canton de Mareuil pour dire que l’épreuve a douté dans ses débuts. Pensez en 1994, la catégorie Espoirs en était juste à ses balbutiements. On n’avait pas encore de clubs de Division Nationale et l’on vivait dans un cadre vieillot, si bien que viser la catégorie des moins de 21 ans à cette période, révélait d’un véritable défi, voire d’une utopie. Pourtant, ce 1° Tour a débuté avec cent coureurs, mais ceci parce qu’il y avait les juniors et certainement parce que c’était une épreuve en ligne, épreuve qui ne courait pas les rues à cette époque... Puis la réglementation fédérale et le jumelage avec le Tour du Verteillacois en 1996 ont précipité l’actualité de cette course pour viser de plus en plus haut. En faits, Michel Dutertre le précurseur, a su devancer une évolution, pour devenir une des pièces maîtresses sur le plan national pour ce genre d’épreuves.
- Michel Dutertre a cependant travaillé son premier essai. Un premier Tour qui partait de La Rochebeaucourt, pour se terminer à Mareuil sur Belle, après avoir traversé toutes les communes du canton. A cette époque, ce Tour constituait une renaissance pour le cyclisme, dans ce fief où les Marius Duteil (père et fils), Vivier, Brun, Montagut, Bordier et Chaminaud ont tant donné. Le Mareuil 1994 s’est donc couru en un seul jour, sur 125 kms, avec la victoire de Grégory Pérez du CC Marmande, devant Vincent Sauzeau (VC Chasseneuil) et Lozach (Ste Livrade). Il est vrai qu’au début, la course a été quelque peu débridée, notamment chez les espoirs où l’on rencontre des coureurs allant de la première à la quatrième catégorie, sans parler des juniors avec les deux niveaux d’âge. Sûr que les premières catégories espoirs ont eu dans ces débuts un net avantage, mais n’oublions pas que l’organisateur toujours respectueux vis-à-vis des coureurs, récompensait toutes les classes. Ce premier essai en conclusion pouvait laisser présager une confirmation pour la saison suivante...

Le classement : 1. Grégory Pérez (CC Marmande) notre photo, 2. Vincent Sauzeau (VC Chasseneuil), 3. Jérôme Lozach (Sainte-Livrade), 4. Julien Fiacre (ASPTT Périgueux), 5. Eric Ventre (CC Marmande), 6. Nicolas Dumont (CC Marmande), 7. David Périllaud (La Rochefoucauld), 8. David Schrall (VC Figeac), 9. Lionel Dagot (SC. Caudrot), 10. Sébastien Bordes (Cycle Poitevin).

  • Premier des 2° catégories : Vincent Sauzeau (VC Chasseneuil)
  • Premier des 3° catégories : David Périllaud (UA La Rochefoucauld)
  • Premier des 4° catégories : Nicolas Brachet (CCP Nontron)
  • Premier des juniors : David Schrall (VC. Figeac)

VÉLO DORDOGNE - LE TOUR DU CANTON DE MAREUIL (1994) © BERNARD PECCABIN
Prochaine publication : 1995 La deuxième édition sur deux jours
La mémoire du cyclisme en Dordogne

30 novembre 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITÉ (49° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

30/11 au 6 décembre 1995

- A Availles-Limousine, Christophe Deluche retrouve le chemin du podium cette fois au détriment des coureurs du Poitou à l’image de Turpaud (Saint-Florent) deuxième et de Jean-Yves Potet (Civray) troisième.

HAB

Hervé, Almansa et Brulon sur le podium à Châteaubernard

- Le cyclo-cross open de l’armistice couru à Chateaubernard confirme l’excellente forme de Julien Almansa (Blagnac) qui devance un méritant Pascal Hervé (Festina) et Brulon (CG Orléans). Chez les jeunes la palme est revenue à Arnaud Labbe (SC Caudrot).
- Quinzaine de cyclo-cross bien pourvue dans le grand Sud-Ouest avec l’épreuve du BoucauLaurent Dumont réalise un sans faute laissant loin derrière lui Pascal de Boussiers (UC Brive) et Bernard Estève (Pédale Faidherbe).
- Huit jours après à Labatut, Bruno Blangeois (Pellegrue) remporte sa première victoire de la saison dans la boue devant Dumont (SC Libourne) et l’Espagnol Cendrero (Anoeta).
- Le 3 décembre, place au Challenge Centre Ouest Atlantique qui se déroule à Châteauneuf la Forêt, une organisation du Saint-Denis US. Stéphane Eyquard (Asptt Périgueux) gagne l’épreuve séniors devant Dumont (Libourne) et Deluche (UV Limousine), alors que Fabien Chareix (Condat) sort vainqueur de la catégorie espoirs. Chez les juniors, succès de Guillaume Carreau (Pédale Faidherbe) qui retrouve le Vendéen Guilletet et Mickaël Estève son équipier sur le podium protocolaire. Chez les cadets, c’est Maxime Méderel (UV Limousine) qui tire son épingle du jeu, Gaboriau (Condat) et Rolait (Le Bouscat) prenant les places d’honneur.
Coupe de Dordogne des clubs, classement final 1995 : 1. Asptt Périgueux 4794 pts, 2. CC Périgourdin 1965 pts, 3. EC Ribérac 1860 pts, 4. Pédale Faidherbe 1423 pts, 5. Team Cycliste Féminin 1008 pts, 6. JS Astérienne 965 pts, 7. CC Lalinde 956 pts, 8. EVCC Bergerac 729 pts, 9. CCP Nontron 702 pts, 10. Bopulazac AC 568 pts, 11. RC Mussidan 534 pts, 12. UC Montpon 508 pts, 12. SC Périgord 486 pts, 13. Cyclisme 24 372 pts, 14. VC Monpazier 267 pts, 15. CC Sarlat 202 pts, 16. Pédale Thibérienne 133 pts, 17. CC Montpon 60 pts, 18. AC Ménesplet 40 pts.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/49° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

29 novembre 2020

1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (49° SEMAINE DE LA SAISON)

DitlecadetIL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

30/11 au 6 décembre 1970

- Le cyclo-cross de Baignes a vu la victoire de Jean-Pierre Ditlecadet (notre photo en médaillon) qui bat Bernet au sprint alors qu’Audebourg (Aigrefeuille) prend la troisième position à une minute du vainqueur.
- En remportant 50 victoires au cours de la saison, les Girondins de Bordeaux ont le vent en poupe avec son équipe fanion où on remarque Alain Bruat, Jean-Claude Castaing, Patrick Guimberteau, Joubert, Alain Lagrange, Guy Morin, Thierry Pau, Gérard Rolland, Philippe Vedrenne, Gaston Wilhem et Michel Guillon. L’équipe dirigeante n’est pas en reste avec Messieurs Cavailloles, Requet, Rodriguez, Garbay, Laplace, Claveire, Mothes, Nacq, Gautheron, Nebut, Guy Gérard, Lanusse, Bruat, Alvarez et Bétoule.
- L’assemblée générale du comité du Limousin s’est tenue sous la présidence de M. Perrier qui a annoncé la démission de Serge Evrard le secrétaire. Le rapport a été lu par le président Perrier qui a annoncé que le comité régional totalise 1017 licenciés soit cinq de plus que la saison passée (405 dirigeants et 612 coureurs). On totalise 23 sociétés, le CRCL et l’UVL ayant respectivement 194 et 1665 licenciés. Puis il a été annoncé le 4° Tour du Limousin en six étapes et la nomination de M. Genin au secrétariat. La réunion s’est terminée par le dépôt d’une motion contre les prix élevés des licences de la FFC.

ÉCHOS DE DORDOGNE

Dubois Serge 2

- Le Guidon Sarladais a tenu son assemblée générale au café de France. Jean Malgouyat a présenté son rapport riche de 17 épreuves organisées, 22 victoires et 160 places d’honneur. Puis Raymond Barrière a été élu nouveau président de la société. Il sera aidé par Albert Thierry, Paul Jean et Jean Laplanche tous vices présidents. Jean Malgouyat reste au secrétariat assisté par Monsieur Peinch. Georges Gagnebé et Raoul Pouget s’occupent des finances. De plus il a été créé une section de cyclo-sportifs qui seront guidés par Jean Laplanche.
Cyclo-cross de Blis et Born : 1. Daniel Dubois (VC Capbreton) - notre photo -, 2. Alain Bernard à 2mn, 3. Bernard Duresse à 2’15s, 4. Henri Bonnand à 3 mn, 5. Michel Simon (Nontron), 6. Seureau, 7. Buffière, 8. Valèze, 9. Raffin, 10. Dutour, etc…
Cyclo-cross de Cherveix Cubas : 1. Daniel Dubois (Capbreton), 2. Francis Campaner à 1’50s, 3. Bernard Duresse à 2’15s, 4. Alain Bernard à 3’00s, 5. Seureau, 6. Dutour, 7. Dupuy, 8. Buffière, 9. Raffin, 10. Frigo, etc…

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1970/49° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne 

3 novembre 2020

IV° BORDEAUX-EYMET POUR MICHEL GONZALES (1955)

Victoire de Gonzalès devant une foule enthousiaste

Maurice Bertrand meilleur grimpeur de l’épreuve

Eymet 55

Le IV° Bordeaux-Eymet un 19 juin 1955

- Eymet (19 juin 1955). Après le défilé dans Bordeaux comme toujours entre deux haies de spectateurs intéressés, soixante dix coureurs prennent le départ au bas de la côte de Monrepos au signal de M. Lavaud adjoint au maire d’Eymet et président de l’AS Eymétoise.

009


- Aussitôt et dans la côte même, la course s’amorce avec un démarrage éclaire d’Alban Gonzalès, Prellon et Celebrosky. L’algarade sera de courte durés, mais le peloton n’en n’est pas moins disséminé et jusqu’après Camarsac où Maurice Bertrand s’assure le classement de meilleur grimpeur, ce ne seront que chassé-croisé, fuites et regroupements. Blanc et Robert Vivensang restent seuls attardés sur crevaison.
- Passé Branne, le peloton se reforme avec à sa tête Mérino, Dupuch, Lucien Gourd, Sastres parmi les plus actifs. Le virage de Castillon l’étire de nouveau. Cabalet et Lavaud s’arrêtent, un pneu à plat. Sous l’action, combien énergique, d’Augustin, bien soutenu par Munini et Guastini, une cassure se produit et le trio s’assure quelques 200 mètres d’avance que Lucien Gourd, Gilbert Blanc et Maurice Bertrand parviennent à combler entre Le Fleix et La Force. Blanc cède sur un nouvel effort et les fugitifs coupant quelque peu, tout le peloton revient aux approches de Bergerac.

Bordeaux Eymet 1955 04

Gonzalès, Pineau et Bianco ont fait le trou et foncent sur Eymet

- C’est Michel Gonzalès qui passe entête dans la patrie de Cyrano, à la faveur des virages qui se succèdent dans la traversée de la ville, notre petit champion s’en va, dès qu’il sent quelqu’un dans sa roue et ce quelqu’un est Coutant, autre valeureux petit athlète. La fugue de ce tandem pourrait faire quelque bruit, se prend-on à penser… mais nous ne sommes qu’à moitié course et la tentative est bien risquée. C’est ce qu’a pensé sans doute Julien Moineau qui accourt, attentif pour sa sélection de la Route de France… aussi nos jeunes audacieux de trop coupent et réintègrent le peloton.
- Aussitôt, nouvelle échappée avec Vivensang, Pascal, Ocaritz et Lavergne, laquelle ne parait pas émouvoir les caïds qui se surveillent plutôt entre eux. Au ravitaillement de Couze, le quatuor a plus de deux minutes d’avance pour la prise des musettes. Mais Lavergne cède peu après et Pascal chutant, les deux Landais restent seuls pour poursuivre l’échappée. Vingt kilomètres durant, ils maintiendront leur avantage, roulant à 40 sans défaillir. Mais les côtes qui maintenant se succèdent les éprouvent durement. Puis le peloton se décide à poursuivre Mérino qui lui a faussé compagnie et se maintient à mi-distance. Vivensang et Ocaritz sont les victimes de l’opération étant eux aussi rejoints aussitôt le premier passage à Eymet. Entre temps, le valeureux Augustin a dû abandonner après deux arrêts consécutifs sur une crevaison.
- Trente coureurs sont alors réunis et la course va se jouer dans les trente derniers kilomètres. Les gros bras vont enfin se décider à tenter leur chance. C’est d’abord Lucien Gourd, puis Buytet, puis Latorre qui produisent leur effort mais ils sont toujours contrés. Bisetto semble ensuite devoir être plus heureux lorsque Maurice Bertrand (toujours lui) surgit pour enlever encore un meilleur grimpeur au sommet de la rude côte de Bourgougnague.

008

La victoire de Gonzalès à Eymet

- Le peloton s’est un instant désagrégé, ce qui permet à Michel Gonzalès, Jules Pineau et Jacques Bianco, les plus à l’avant de s’enfuir et de passer à Miramont avec une légère avance. Conjuguant leurs efforts, ils gagnent mètre par mètre un avantage qui deviendra définitif en dépit de la réaction qu’un Cigano déchaîné, s’efforcera en vain d’entretenir dans le peloton des poursuivants. Le trio des leaders triomphera par 400 mètres. Michel Gonzalès enlevant la victoire après un sprint éblouissant. Du peloton c’est Jacques Pineau qui sortira vainqueur de justesse en se faufilant audacieusement à la corde.

Bordeaux Eymet 1955 05

Et un bouquet de plus pour Michel Gonzalès qui l'année suivante réalisera la passe de deux

Classement : 1. Michel Gonzalès (Girondins de Bordeaux) les 204 kilomètres en 5h06’, 2. Jacques Bianco (Fumel), 3. Jules Pineau (Montauabn) à deux longueurs, puis à 500 mètres, le peloton avec 4. Jacques Pineau (Montauabn), 5. Peyssard (Mussidan), 6. Ben Brahim (Villeneuve), 7. Mérino (Girondins), 8. Bisetto (Villeneuve), 9. Perrin (Villeneuve) et 10 ex-æquo tous les composants du peloton avec Pader, Maurice Betrand, Labaste, Beuffeuil, Célébrosky, , Barquero, Buytet, Faure, Dihars, Coutant, Bidart, Rabot, Canlorbe, Yves Gourd, Vinsonneau, Alban Gonzalès, Barrière, Paris, Latorre, Cigano et les 4° catégories Doumenge et Vergnes. Maurice Bertrand est en tête au classement des grimpeurs (Prix Bayola) devant Bisetto, Robert Vivensang et Jules Pineau. Viennent ensuite : Ocaritz, Jacques Bianco, Pascal Munini, Augustin, Mérino et Barrière.
- En attendant les coureurs, le prix des jeunes a été remporté par Guisti (Villefranche), 2. Geneste (Vélines), 3. Greletty (Belvès), 4. Ferrier (Eymet), 5. Paradol (Lalinde).

Liens sur Bordeaux-Eymet :
- Photo arrivée en 1952 et palmarès des courses à Eymet.
- Photo et reportage édition 1959.

Palmarès de la classique Bordeaux-Eymet :
1952
Angel Barquéro (RC Mussidan), 1953 André Lesca (Guidon Agenais), 1954 Settino Perrin (VC Nérac), 1955 et 1956 Michel Gonzalès (Girondins de Bordeaux), 1957 Daniel Dihars (Asptt Bordeaux), 1958 Settino Perrin (Guidon Agenais), 1959 Claude Colomina (CC Marmande).

VÉLO DORDOGNE - IV° BORDEAUX-EYMET © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

23 novembre 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITÉ (48° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

23 au 29 novembre 1995

Dumont Laurent 99

- Quinzaine de cyclo-cross bien pourvue dans le grand Sud-Ouest avec l’épreuve du BoucauLaurent Dumont (en médaillon) réalise un sans faute laissant loin derrière lui Pascal de Boussiers (UC Brive) et Bernard Estève (Pédale Faidherbe).

- Huit jours après à Labatut, Bruno Blangeois (Pellegrue) remporte sa première victoire de la saison dans la boue devant Dumont (SC Libourne) et l’Espagnol Cendrero (Anoeta).

ÉCHOS DE DORDOGNE

Résultats du challenge Dordogne des féminines :

1. Elisabeth Chevanne-Brunel (Team CF 24) 292 pts, 2. Patricia Ounzari (Team CF24) 186 pts, 3. Sabine Gentieu (Team CF 24) 182 pts, 4. Sophie Swaertvaeger (Team CF 24) 152 pts, 5. Valérie Ourthiague (TCF 24) 92 pts, 6. Marina Desprez (TCF 24) 86 pts, 7. Gaëlle Carreau (CC Périgueux) 79 pts, 8. Magalie Arfel (EVCC Bergerac) 42 pts, 9. Rébecca Ménart (Saint-Astier) 33 pts, 10. Virginie Eugène (TCF 24) 18 pts.

CCPN

- Assemblée générale du CCP Nontron avec remise des prix (notre photo).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/48° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

30 décembre 2020

LE 101° TOUR DE FRANCE A BERGERAC

EYMET PORTE D’ENTRÉE DU TOUR 2014

eymet

Image3

Le Tour rentre sous l'orage à Monbazillac

LA BATAILLE DE MONBAZILLAC

- Venant de Maubourguet (65) le Tour est rentré en Dordogne vendredi 25 juillet vers 16h30 sous un orage et une pluie diluvienne. Cyril Gautier (Europcar), Martin Elminger (IAM), Arnaud Gérard (Bretagne Séché) et Tom Jelte Slagter (Garmin) ont été les éclaireurs qui sont rentrés en tête dans notre département. Mais Slagter leur faussa compagnie peu après Eymet, avant qu’il ne soit repris plus tard à Monbazillac par son équipier Ramunas Navardauskas. La course se situait alors sur les hauteurs de Bergerac sur une chaussée rendue glissante, avec derrière un peloton plus que jamais carnassier lancé aux trousses du coureur Lituanien.

M1

Slagter à Monbazillac

M2

M3

M4

M5

puis les pelotons respectifs derrière

M6

et enfin le Chinois Ji Cheng lanterne rouge mais premier Chinois
à accomplir la grande boucle. © Alexandre Arquey

- La participation d’un Chinois est une aubaine pour le cyclisme mondial. Si par exemple, 10% de français pratiquent du cyclisme, cela fait 6.500.000 personnes. En Chine ce même pourcentage sera de 150.000.000 d’individus potentiels soit une grande ouverture pour le cyclisme du 21° siècle. En 2002, la Dordogne par le biais de Bruno Ceyssat a effectué en Chine le Tour du Qinghai, une province située au Nord Ouest de la Chine. Un an après c’est Stéphane Reimherr qui a participé à cette grande aventure.

départ

Belle préparation de la zone d'arrivée à Bergerac

podiums 2014

L'orage s'est abattu sur la ligne d'arrivée

QUATRE ANS APRÈS LE TOUR DU PÉRIGORD,

RAMUNAS NAVARDAUSKAS LÈVE LES BRAS A BERGERAC

Navardauskas

Navardaukas bis

L’arrivée du vainqueur Ramunas Navardauskas © Jean-Pierre Patanchon

- Ce n’est pas du tout un inconnu qui a gagné l’étape Maubourguet-Bergerac du 101° Tour de France. Non, ce Lituanien était venu le 2 mai 2010 sous les couleurs du Vélo-Club La Pomme de Marseille, pour disputer une manche de Coupe de France des clubs de Division Nationale à Biron, manche qu’il avait remportée.

chute

La chute du peloton à quelques encablures de l'arrivée © Alain Fossard

- Hier, le coureur de la Garmin a déployé encore ses ailes. Et cette fois pas devant le château de Biron, mais devant celui de Monbazillac après que son équipier Slagter soit parti en éclaireur. C’est à croire que l’air du Périgord plaît à Ramunas Navardauskas, l’homme qualifié des plus dangereux dans un emballage final par les grands sprinters de la Grande Boucle. Mais à Bergerac, s’il y a eu une chute à deux kilomètres de la banderole, notre homme de tête était bien seul pour inscrire son nom dans le livre du Tour, celui du premier Lituanien à rentrer dans la légende.

TdF 2014 Bergerac Arrivée 017

Passage des poursuivants avec Degenkolb (Giant), Kristoff (Katusha), Renshaw
(Omega Pharma), Bénati (Tinkoff) © Jean-Pierre Patanchon

TdF 2014 Bergerac Arrivée 022

TdF 2014 Bergerac Arrivée 030

Thibaut Pinot en blanc de meilleur jeune

 Classement de l’étape : 1. Ramũnas Navardauskas (Lituanie) Garmin-Shar les 208,5 kms en 4h43’41s, 2. John Degenkolb (Allemagne) Giant Shimano à 7", 3. Alexander Kristoff (Norvège) Katusha, 4. Mark Renshaw (Australie) Oméga-Pharma Quick Step, 5. Daniele Bennati (Italie) Tinkoff-Saxo, 6. Alessandro Petaccchi (Italie) Oméga-Pharma Quick Step, 7. Samuel Dumoulin (France) AG2R La Mondiale, 8. Julien Simon (France) Cofidis, 9. Sep Vanmarcke (Belgique Belkin, 10. Jürgen Roelandts (Belgique) Lotto Belisol tous à 7", etc...
Classement Général : 1. Vincenzo Nibali (Italie) Astana en 85h29’33", 2. Thibaut Pinot (France) FDJ.Fr à 7’10", 3. Jean-Christophe Péraud (France) AG2R La Mondiale à 7’23", 4. Alejandro Valverde (Espagne) Movistar à 7’25", 5. Romain Bardet (France) AG2R La Mondiale à 9’27", 6. Tejay Van Garderen (USA) BMC Racing à 11’34", 7. Bauke Mollema (Pays-Bas) Belkin à 13’56", 8. Laurens Ten Dam (Pays-Bas) Belkin à 14’15", 9. Léopold Konig (Tchéquie) NettApp Endura à 14’37", 10. Haimar Zubeldia (Espagne) Trek Factory Racing à 16’25", etc...
Maillot Vert : 1. Peter Sagan (Slovaquie) Cannondale 417 pts.
Meilleur grimpeur : 1. Raflal Majka (Pologne) Tinkoff-Saxo 181 pts
Meilleur jeune : 1. Thibaut Pinot (France) FDJ.Fr.
Par équipes : 1. AG2R La Mondiale

 LES PODIUMS DE L’ÉTAPE MAUBOURGUET-BERGERAC

 - Picquecailloux vient d’accueillir l’étape du Tour. La pluie a cessé, la cérémonie protocolaire prend toute sa place. Après Bo Hamburger à Trélissac voilà 20 ans, Ramunas Navardauskas devient le deuxième vainqueur. Décidément le Tour en Périgord sourit aux étrangers. Cliquez sur ce LIEN pour retrouver sa victoire dans le Tour du Périgord en 2010.

podiums bergerac

L’ARRIVÉE DES BUS DES ÉQUIPES A BERGERAC

bus 1

Bus 2

- L’arrivée des pullmans des équipes du Tour constitue un moment agréable à regarder. C’est en faits la vitrine publicitaire du sponsor qui circule, mais aussi le refuge où le coureur se concentre au départ pour venir récupérer à l’arrivée ou se nettoyer s’il va au protocole…

Nota : Sur la plage du tableau de bord on aperçoit les peluches des protocoles et les dossards des plus combatifs. Ceci nous permet de penser que Nibali ne laisse pas ses peluches au soleil, alors que celle de Gallopin trône bien dans le bus des Lotto. A noter qu’il manque cinq équipes dans cette galerie…

- En parlant d’inoubliables, disons aussi que le Tour s’est souvenu des morts de l’accident de Port de Couze. Cinquante années sont passées et une délégation conduite par Pascal Chanteur ont fleuri la stèle de ce lieu tragique.

PDC

1964-2014 Soixante ans après, le Tour de France rend hommage aux disparus de Port de Couze

LE TOUR QUITTE BERGERAC

- Alors que l'arrivée n'est pas encore disputée à l'Est de la ville, le centre de la cité de Cyrano est à l'oeuvre pour mettre en place le chrono du lendemain, avec sa rampe et le barrièrage traditionnel.

chrono

RÉTRO VÉLO DORDOGNE -LE TOUR 2014 A BERGERAC
© BERNARD PECCABIN La mémoire du cyclisme en Dordogne
Voir le Tour de France 2014 à Périgueux

22 décembre 2020

LE 101° TOUR DE FRANCE EN DORDOGNE - PRESENTATION

25 JUILLET 2014 - 25 PASSAGES DU TOUR

50 ANS APRÈS LA TRAGÉDIE DE PORT DE COUZE

AFFICHE tdf

- Ce 25 juillet 2014 ce sera la 25° visite du Tour de France en Dordogne. Mais en cette année 2014, cela fera aussi 50 ans que le Tour de France avait vécu la plus grande tragédie lors de l’accident à Lalinde (lieu-dit Port de Couze). Si Périgueux et Bergerac constituent les points d’encrage du Tour, n’oublions pas Montpon d’où le Tour est parti en 1985, puis en 1995.

BERGERAC VILLE ÉTAPE POUR LA PREMIÈRE FOIS

- Ce sera donc la première fois que le Tour de France empruntera la RD 933 entre Eymet et Bergerac après un petit détour par le vignoble de Monbazillac, haut lieu de courses et de critériums (Saussignac tout proche). Ce sera aussi une grande première pour l’arrivée d’étape, puisque en 1994 il s’agissait d’une arrivée d’un contre la montre et en 1961 d’un départ d’un contre la montre. Donc après Trélissac en 1994, c’est la deuxième fois qu’une arrivée d’une étape en ligne se fera en Périgord.

Indurain

Passage du Tour à Bergerac en 1994 pour un contre la montre

- Une étape qui partira des Hautes-Pyrénées (Maubourguet), soit un clin d’œil sympa pour "Vélo  Dordogne", originaire de Tarbes comme chacun sait… Après les Pyrénées, les coureurs ne se traîneront plus comme les années passées sur les lignes droites des Landes avec le traditionnel Pau-Bordeaux. Non, cette fois on partira des rives de la basse Adour, pour traverser le pays de d’Artagnan, le Pays d’Albret puis tout l’Agenais.

Passage à Port de Couze en 94

Passage du peloton près de Port de Couze (1994), lieu d’un terrible accident en 1964

- Bergerac sera donc le point de ralliement qui devrait sourire à un sprinter, à moins que… les Pyrénées aient laissé des séquelles de fatigue pour laisser partir un baroudeur dans une échappée fleuve, sait-on jamais... En son temps Pierre-Raymond Villemiane et Christian Jourdan qui ont appartenu au Vélo-Club Bergeracois auraient été heureux d’y triompher.

26 JUILLET ÉTAPE CONTRE LA MONTRE

- Comme en 1961 et en 1994, le chrono se passera entre Bergerac et Périgueux. A la différence que les coureurs ne traverseront plus le canton de Vergt, puisqu’ils emprunteront l’itinéraire Ouest par rapport à la RN 21 autrement dit par Villamblard, Manzac, Coursac et Coulounieix. Lors des éditions précitées, Anquetil et Indurain avaient gagné le chrono puis le Tour. Reste donc à savoir si Nibali (s’il est toujours en jaune), conservera la mode bien établie.

chrono

Parcours de l’étape Bergerac-Périgueux

- Le Tour sera donc au pays de Valentin Huot. On se souvient de ce coureur et de ses performances dans les contre la montre notamment au GP des Nations et sur 140 km (17° en 1953, 14° en 1954, 11° en 1957). Course difficile et exigeante, mais Huot préférait les chronos en côte comme lors du Mont Faron qu’il a remporté en 1956 voire lors du GP de la montagne à Monte-Carlo gagné également en 1956 et en établissant un nouveau record de l’épreuve.

PROFIL CLM

Profil du chrono Bergerac-Périgueux

- Quoiqu’il en soit, ce sera difficile comme parcours et Sylvain Chavanel n’a pas manqué de le souligner lors de sa reconnaissance le 29 janvier dernier

Photo 203

Chavanel à Périgueux lors de sa reconnaissance du chrono en janvier 2014

RAPPELS PASSAGES VILLE ETAPES  :

 1961 : transfert des coureurs de Bordeaux à Bergerac pour disputer un contre la montre jusqu’à Périgueux. Le lendemain, départ d’une étape de Périgueux à Tours.
1994 : Arrivée d’une étape à Trélissac par les coureurs venant de Poitiers. Le lendemain contre la montre de Périgueux jusqu’à Bergerac, puis étape Bergerac-Cahors par la vallée de la Dordogne.

dfc

Delage, Fedrigo et Chavanel venus en précurseurs pour reconnaître le chrono (janvier 2014)
avec la présence de l'école de cyclisme du CC Périgourdin

ecole

RÉTRO VÉLO DORDOGNE -LE TOUR 2014 EN DORDOGNE
© BERNARD PECCABIN "La mémoire du cyclisme en Dordogne"

6 mars 2021

2004 LE TOUR DU CANTON DE MAREUIL-VERTEILLAC

BERGÈS UN MAÎTRE DU CHRONO

- Le coureur de Saint-Gaudens remporte l’épreuve grâce à son succès dans le contre la montre de dimanche matin, après avoir figuré dans la bonne échappée de la première étape qui fut décisive. Ajoutons aussi que ce Tour renaît après une année sabbatique. Et c’est l’Entente Cycliste Ribérac Périgord Blanc qui reprend le flambeau après la mise en sommeil du CCP Nontron du Président Michel Dutertre qui lui, reste toujours à la tête de l’organisation.

APRES UNE ANNÉE SABBATIQUE, LE RETOUR DU TOUR

- Relire l’édition 2002.

TNCMV 2004

Romain Chollet (Cycle Poitevin) leader en maillot
blanc, Anthony Boyer (Cycle Poitevin) meilleur grimpeur en rouge et Ladret
(CR4C Roanne) meilleur sprinter en vert lors de l’arrivée à Beaussac.

- Emilien Berges a fêté ses 21 ans et a gagné l’épreuve en Périgord Vert après son succès dans Loire-Atlantique. Son truc c’est le contre la montre où il totalisé l’an passé quatre victoires. Il se prépare pour le Championnat de France de la spécialité qui a lieu la semaine après le Tour de Mareuil/Verteillac. Il a gagné le chrono de la course faisant ainsi sur ce terrain la différence.
- Pour la troisième étape conduisant les rescapés à Verteillac, Berges s’est contenté de contrôler la course. Celle-ci a été lancé par Le Goff (CC Marmande), puis animée par l’échappée de Martin, Ladagnous et Fossard, tous placés au général, mais contenu par les équipiers de Berges avant d’être repris dans les tous derniers kilomètres.
- La sélection s’est effectuée dans la première étape longue et difficile avec un final terrible du côté du village de Beaussac. Une longue échappée lancée à près de 100 km de l’arrivée et qui est allé au bout avec Chollet et Boyer (Poitiers), Geniez et Pozza (Castelsarrasin), Bernabeu (Roanne), Berges (Châteauroux), Martin (Marmande), le Russe Rybakov et l’Australien Higgerson, en franchissant la ligne plus de deux minutes devant l’avant-garde du peloton avaient pris une sérieuse option pour la victoire finale.

TNCMV 2004

Podium final avec de gauche à droite : Bergès (UC Châteauroux) vainqueur, Yannick Marié (Sud Gascogne)
maillot rouge du meilleur grimpeur, Michaël Martin (CC Marmande) en vert pour le meilleur sprinter
et Galland (US Créteil) vainqueur d’étape à Verteillac.

La Rochebeaucourt-Beaussac : 1. Romain Chollet (Cycle Poitevin) 134 km en 3h11’16s, 2. Geniez (CA Castelsarrasin) m.tps, 3. Anthony Boyer (Cycle Poitevin) à 3s, 4. Bernabeu (CR4C Roanne) à 6s, 5. Berges (UC Châteauroux) à 25s.
Mareuil-Sainte-Croix (Chrono) : 1. Emilien Berges (UC Châteauroux) 15 km en 19’14s, 2. Le Goff (CC Marmande) à 42s, 3. Rybakov (Sud Gascogne) à 1’09s, 4. Bernabeu (CR4C Roanne) à 1’17s, 5. Fossard (G. Saint-Martinois) m.tps
Tour du Verteillacois : 1. Galland (US Créteil) 100 km en 2h36’58s, 2. Ladagnous (Sud Gascogne), 3. Leraud (CA Castelsarrasin), 4. Chollet (Cycle Poitevin) m.tps, 5. Pillon (Albi) à 3s.
Classement Général final : 1. Benoit Emilien Bergès (UC Châteauroux) 249 km en 6h08’07s, 2. Thomas Bernabeu (CR4C Roanne) à 58s, 3. Anthony Boyer (Cycle Poitevin) à 1’05s, 4. Yvan Rybakov (Sud Gascogne) à 1’19s, 5. Sharen Higgerson (Le
Cheylard) à 1’36s, 6. Mathieu Geniez (CA Castelsarrasin) à 1’43s, 7. Mickaël Martin (CC Marmande) à 2’21s, 8. Sébastien Pozza (CA Castelsarrasin) à 2’30s, 9. Romain Chollet (Cycle Poitevin) à 2’58s, 10. Mathieu Ladagnous (Sud Gascogne) à 3’22s.
NOTA : Seuls Benoit Emilien Bergès et Mathieu Ladagnous sont devenus pros l’année qui a suivi cette épreuve.

TNCMV 2004

Victoire du Cycle Poitevin au classement par équipes avec une équipe composée d’Anthony Boyer,
Romain Chollet, Romain Duverger, Damien Pinot et Christophe Ditleblanc

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - LE TOUR DU CANTON DE MAREUIL/VERTEILLAC (2004)
© BERNARD PECCABIN Prochaine parution : Le Tour pour l’Aquitain Fabien Patanchon
La mémoire du cyclisme en Dordogne

Publicité
RETRO VELO DORDOGNE
RETRO VELO DORDOGNE

Blog destiné à recenser les informations sur le cyclisme de la Dordogne depuis sa création jusqu'à nos jours...(Photos, articles, reportages, etc...)
Voir le profil de Bernard PECCABIN sur le portail Canalblog

Publicité
Archives
RETRO VELO DORDOGNE
Publicité
Derniers commentaires
Newsletter
Publicité