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RETRO VELO DORDOGNE
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26 juillet 2021

NONTRON AVEC LES MOUSSEAU (suite)

LA SAISON 1949 DE CLAUDE MOUSSEAU

1949 côte Moulin blanc en tête Mousseau et le motard Yves Mousseau juste devant la voiture

La côte de Moulin Blanc maintes fois empruntée, ici avec Claude Mousseau en tête

- Cette saison 1949 constitue un grand tournant pour la carrière de Claude Mousseau. Cette saison voit en effet éclore de jeunes talents qui deviennent de grands champions à l’image de Fausto Coppi qui remporte lui la Grande Boucle. Certes nous n’en sommes pas là, mais qui aurait prédit que des garçons comme Vivier et Brun allaient devenir les champions que l’on a connus ? Et il n’était pas interdit de penser que le jeune Mousseau lui aussi allait rentrer dans la légende. Car partout où le Claude courait, partout celui-ci ramenait la gerbe. Mieux il était en mesure de rivaliser avec des coureurs aguerris comme Fourgeaud, voire Commerie. Equipé par les cycles Rochet, Claude nous démontre tout son talent et parvient à épater Yves, son directeur sportif de père. Partout le Périgord vert s’enflamme au départ de chaque épreuve, avec toute une cohorte de public qui observe avec des yeux de chimère l’évolution de ces trois diables de coureurs : Mousseau, Vivier et Brun. Une période dorée est en train de s’écrire, une période pleine de souvenirs où chaque fête rythmait avec la course cycliste.
- Avec du recul on peut mesurer la valeur du jeune Mousseau qui bat un Jacques Vivier qui trois ans plus tard, prendra le départ d’un Tour de France pour gagner une étape à Limoges en 1952 puis à Vannes en 1954.
-
Lire et voir la saison de Marius Duteil en 1949.
- Revoir la saison 1948 à Nontron.

- L'ERE NOUVELLE 1946-1953 : L'immédiat après-guerre marque la période dorée du cyclisme. Celle des très grands champions, au-dessus de laquelle, pourtant, plane la présence d'un seul homme. Celle d'un Fausto Coppi, peut-être le plus grand coureur de l'histoire, en tout cas la personnalité dominante de cette époque. Au-delà d'un palmarès fabuleux, il était surtout l'homme des légendes. Celle d'une vie tumultueuse, tout d'abord, tant sur le plan privé que dans les malheurs qui ne cessèrent de perturber sa carrière. Celle ensuite d'un coureur hors pair, capable des coups d'éclat les plus géniaux. Une cinquantaine de ses succès les plus marquants furent ainsi menés au terme de longues échappées solitaires, et à l'époque, c'est un peu lui, Coppi, qui décidait du sort des courses auxquelles il prenait part. Au-delà du champion, Fausto Coppi était également un grand professionnel qui fit avancer considérablement le cyclisme. Il était un perfectionniste et permit à son sport de sortir de l'empirisme où il se confinait depuis toujours. Coppi fut le premier à effectuer des recherches dans le domaine de la diététique et révolutionna les méthodes d'entraînement. Il changea ainsi complètement par la même occasion l'image du champion cycliste, enfin devenue, au début des années cinquante, plus valorisante. Le grand mérite de Coppi est sans conteste d'avoir marqué à ce point sa génération, alors qu'elle était sans aucun doute la plus riche qu'ait jamais connu le cyclisme. Ses adversaires se nommaient Bartali, Kubler, Koblet, Van Steenbergen et Bobet, pour l'essentiel, soient quelques uns des plus grands de tous les temps. Leurs luttes valurent au cyclisme à la fois d'atteindre le sommet de sa popularité, dans ses pays de tradition, l'Italie, la France et la Belgique, mais aussi d'effectuer un dernier pas décisif, vers son aspect moderne. Les moyennes atteignaient les sommets, les tactiques de course avaient changé. Une seule anecdote pour situer le niveau de l'époque : un champion de la dimension de Louison Bobet dut attendre sa 6° participation, à 28 ans, pour remporter enfin le Tour de France, après des années de travail acharné. Autre signe de richesse de cette période. En 1953 alors que Fausto Coppi venait tout juste à 34 ans d'endosser son unique maillot arc-en-ciel de champion du monde, le futur grand de la génération suivante faisait son apparition. Jacques Anquetil, vainqueur à 19 ans de son premier Grand Prix des Nations.

1949 quartier nord 49 départ

Départ de course quartier Nord de Nontron

AU FIL DES RÉSULTATS DE CLAUDE MOUSSEAU

NOUVEAU TRIOMPHE DE MOUSSEAU A VARAIGNES

1949 Varaignes 49

Départ de course à Varaignes en 1949

- Le jeune espoir du Vélo-Club Nontronnais ne veut pas décevoir ses innombrables supporters et amis ; une fois de plus sa classe s’affirme et il triomphe magistralement à Varaignes, sur un lot très relevé de coureurs. Vingt-cinq coureurs au départ de la course. En plus des Nontronnais et de quelques membres de la Pédale Faidherbe, nous notions la présence de nombreux coureurs d’Angoulême et de Poitiers. Monsieur Raoult, président du VCN libère les coureurs à 15h00.
- Dès le départ l’allure est rapide, les Charentais voulant prendre la direction de la course, attaquent dès le début et nous notons quelques échappées très courtes d’ailleurs, mais tout rentre dans l’ordre. En bas de la côte de Marthon, Claude Mousseau qui jusqu’à présent n’avait pas montré d’intentions belliqueuses, s’échappe, lâche irrésistiblement tous ses adversaires et prend trois à quatre cents mètres d’avance.
- Derrière la chasse s’organise, mais le jeune Coco, qui sent que le trou est fait et que son échappée est bonne, poursuit son effort et accentue encore son avance. Au premier passage à Varaignes, il possède une minute sur le peloton. A ce moment Klabinski d’Angoulême qui sent que la course se joue, fausse compagnie au peloton et part à la poursuite de Mousseau. Quelques instants plus tard, Barguenio et Bourgoin s’échappent à leur tour.
- Un peu avant Montbron, Klabinski rejoint Mousseau, tandis que derrière le peloton s’étire et du fait de l’allure très rapide de la course, les abandons sont nombreux. Nos deux échappées continuent leur effort et améliorent sans cesse leur avance sur le peloton. Derrière eux, à environ 300 mètres, Barguenio fournit une très belle course, faisant 60 km tout seul sans pouvoir rejoindre les deux hommes de tête. Son compagnon d’échappée Bourgoin ayant lâché au bout d’une dizaine de kilomètres.
- Rien ne changera jusqu’à l’arrivée. Claude Mousseau lâchera irrésistiblement Klabinski dans la côte de Varaignes et gagne avec une centaine de mètres d’avance, couvrant les 98 km du parcours en 2h38’, le troisième Barguenio (VCN) à 35 secondes, un peloton d’une dizaine de coureurs à six minutes puis les retardataires et les malchanceux.
- Une fois de plus Claude Mousseau donne une victoire à son club, le VC Nontron et aux cycles Rochet. Nous ne saurions encore le féliciter de sa belle victoire, cela finirait peut-être par le gêner, mais nous avons constaté que de jour en jour sa classe s’affirme et surtout que sa science de la course s’améliore sans cesse. On a vu courir non pas un jeune, mais presque un vieux routier.
- Il nous faut féliciter également le jeune Barguenio qui en ce moment fait des progrès constants. Comme nous l’avons dit plus haut, il fit 60 km tout seul à 300 mètres des deux hommes de tête, et il est dommage qu’il n’ait pas pu partir en même temps que Mousseau, car il méritait la place de deuxième. Nous tenons avec Barguenio un excellent coureur qui fera parler de lui et on peut le mettre avec les As du VC Nontronnais, les Mousseau, Vivier, Brun, Sallat.

1949 Varaignes 49 bis

La gerbe pour Mousseau à Varaignes

 LES TROIS ESPOIRS DU VC NONTRON MOUSSEAU, VIVIER et BRUN
obtiennent un nouveau succès au GP du quartier Nord

1949 départ quartier nord

Départ de course à Nontron quartier Nord

- Vingt-cinq coureurs au départ du 2° GP du quartier Nord, parmi les quels Dussoulier le crack de Saint-Junien et favori de l’épreuve, Lascaud le Périgourdin dont la renommée n’est plus à faire ; du Limougeaud Dominguez bien connu dans le Limousin et quelques Angoumoisins venus tenter leur chance en Dordogne. Une grande partie de l’équipe du VCN était présente et parmi eux le trio Mousseau, Vivier, Brun qui portait malgré la présence des ténors, l’espoir des spectateurs.
- Dès le début les coureurs s’observent et Lascaud enlève la première montée de la côte de Nontron. Le peloton s’étire au deuxième passage à La Maladrerie. On ne compte plus en tête qu’une dizaine de coureurs. Déjà Dussoulier puis Lascaud tentent tour à tour de s’échapper en compagnie de Vivier et de Brun, malgré la réaction violente de Dussoulier et de Lascaud.
- Nos trois jeunes attaquent la côte de Nontron avec une trentaine de mètres d’avance et accentuant celle-ci, ils passent en haut de la côte avec 30 mètres d’avance. Désormais la course est jouée, nos trois hommes améliorent sans cesse leur avance. Derrière, seuls Dussoulier et Lascaud font de gros efforts pour revenir, mais sans pouvoir rejoindre les échappés.
- A l’arrivée nous assistons à un sprint éblouissant entre Mousseau et Vivier, mais finalement c’est Claude Mousseau qui triomphe de son camarade d’échappée d’une dizaine de mètres et enlève ainsi la course.

1949 quartier nord protocole 49

Mousseau vainqueur au quartier Nord, à gauche Michel Brun

COMMERIE TRIOMPHE AU 4° GP DU CANTON
Le trio Nontronnais, Mousseau, Vivier et Brun animent l’épreuve

- Disputé le premier dimanche d’octobre à Nontron, le 4° Grand Prix de la commune libre du canton se parcourait sur le trajet Nontron-Javerlhac à couvrir cinq fois, soit 125 kms. Une trentaine de coureurs se présentèrent au départ, parmi lesquels Danguillaume de Tours, le favori de l’épreuve Commerie deux fois vainqueurs, Duteil vainqueur l’an passé, Lacoste, les Limougeauds Guitard et Rigout, le Mussidanais Zaccaron, etc... En plus de ces cracks de nombreux jeunes étaient venus tenter leur chance parmi ceux-ci nous notions naturellement la présence des trois espoirs du VCN, Mousseau, Vivier et Brun.

1949 tour canton 49

Les coureurs lors du Tour du canton de Nontron

- Dès 15h00, le départ fut donné par M. Raoult président du VCN. L’allure est rapide et le train va de 40 à 45 km/h de moyenne. Après le premier passage à Javerlhac, Mousseau, Danguillaume et Vivier secouent tour à tour le peloton mais rien de décisif n’est fait. Dans la côte de Nontron montée à vive allure, le peloton s’étire. Commerie enlève la prime et à ce moment Mousseau attaque emmenant dans sa roue Vivier et Brun, sentant le danger. Commerie saute dans leur roue, prenant rapidement une centaine de mètres, nos trois jeunes se rendant compte que l’échappée peut être bonne, fonce vers Javerlhac, lieu où ils possèdent près de deux minutes d’avance. Se relayant parfaitement, Mousseau, Vivier et Brun roulent constamment à 45 à l’heure. Commerie qui sent peut-être que l’échappée ne pourra tenir jusqu’au bout, ménage ses forces et aide très peu nos jeunes. Mais derrière, le peloton que secouent Danguillaume et Dussoulier chasse très fort pour rejoindre les fugitifs. Pendant deux tours nous allons assister à un véritable match poursuite où le peloton roulera au maximum pour rejoindre les échappées. Au troisième tour après le passage à Javerlhac, nos trois fuyards qui sentent que la victoire des jeunes ne peut leur échapper ralentissent légèrement leur train, aussi les poursuivants comblent régulièrement leur retard. Peu avant Nontron, Vivier distance légèrement ses camarades et enlève la première place du classement des jeunes. Mousseau enlève la deuxième place au sprint devant Brun. Puis Commerie, Mousseau, se laissent absorber par le peloton, tandis que Vivier continue seul en tête. Brun, lui ne continue pas. Le quatrième tour est toujours un match poursuite, le peloton rejoindra Vivier à Javerlhac. De Javerlhac à Nontron, Danguillaume essaye plusieurs fois de s’échapper mais ne réussit pas. Et c’est un peloton compact qui se présente à l’arrivée. Nous assistons à un sprint fantastique enlevé par Commerie irrésistible devant Duteil.
- Magnifique course menée à vive allure avec un match poursuite durant trois tours, qui opposa les cracks du Centre Ouest et les espoirs du VCN. Ces espoirs de Nontron qui ont animé la course, mais qui n’ont pu résister aux assauts de Danguillaume qui secoua le peloton avec énergie, ce qui nous valut un arrivée groupé mais avec un magnifique sprint.
Classement : 1. André Commerie sur cycle Rochet, 2. Marius Duteil, 3. Guitard, 4. Danguillaume, 5. Zaccaron, 6. Rigout, 7. Vareille, 8. Vivier, 9. Mousseau (tous dans le même temps).
Classement des jeunes : 1. Jacques Vivier, 2. Claude Mousseau, 3. Michel Brun (tous VCN)
- Une épreuve difficile où le jeune Mousseau parvient à rivaliser avec les ténors, ceci sur un terrain et un parcours particulièrement difficile.

1949 quartier nord 1949

Course du quartier Nord avant le départ où on reconnaît Mousseau et Brun

CLAUDE MOUSSEAU PREMIER A THIVIERS

- Pour la dernière course de la saison, le crack du VC Nontron se déplaçait à Thiviers. Confirmant sa classe et une fin de saison particulièrement brillante, il se montra le plus fort, semblant se jouer de ses adversaires. L’épreuve qui comportait vingt tours de ville fut disputée seulement par une dizaine de concurrents, parmi les quels on notait Bourgoin de Thiviers, Minvielle de Mussidan. Dès le départ, le train est rapide. Mousseau amenant le peloton  qui peu à peu s’étire et au dixième tour, Coco et Bourgoin sont seuls en tête. La course semble jouée mais au 16° tour, Mousseau crève et la victoire qui lui paraissait assurée semble enfuie pour lui. Mais il ne se découragea pas et part à fond, comble peu à peu son retard, passe Bourgoin qui semble peiner et arrive seul sous la banderole. Une fois de plus Mousseau triomphe et fait briller les couleurs du VCN et des cycles Rochet.
- Pour Coco, il ne manque plus qu’un titre pour concrétiser sa valeur, sa classe, c’est le titre de champion du VCN, titre qui se disputera d’ici huit jours à Nontron. La lutte sera dure, entre les trois espoirs que sont Mousseau, Vivier et Brun. Qui l’emportera ? Le pronostic est difficile à faire, pourtant les trois classements à Piégut, Javerlhac et Nontron semblent mieux convenir à Mousseau, plus rapide au sprint. La course promet d’être passionnante et tous voudront gagner, mais puisqu’il en est ainsi, que le meilleur gagne !
- Encore une course où le jeune Mousseau malgré une crevaison, répare sa roue, part à la poursuite des hommes de tête, les rejoint et les distance pour gagner. Une preuve qui souligne bien que ce jeune coureur a de la caisse.

CLOTURE DE LA SAISON AU VC NONTRON
CLAUDE MOUSSEAU CHAMPION DU VC. NONTRON

- Le VC Nontronnais fêtait la clôture de sa saison cycliste. Notre club cycliste qui cette année fit une saison magnifique et dont les coureurs se couvrirent de lauriers sur les routes du Limousin tint à terminer en apothéose cette saison.
- Le matin à 10 heures fut donné le départ de la course du club tenant lieu en même temps de championnat du VCN. Malheureusement certains coureurs comme Vivier et Brun disputant des courses ailleurs ne purent courir cette course fraternelle.
- M. Raoult donna le départ aux vingt quatre concurrents pour la première partie du parcours Nontron-Piègut. Aucun coureur ne présente des signes de velléité et Claude Mousseau gagne au sprint cette manche devant Fourgeaud.
- Après un accueil enthousiaste à Piègut, le départ fut donné pour Javerlhac. Durant ce trajet, plusieurs coureurs, Mousseau, Fourgeaud, Lavaud Paul tentent de s’échapper mais rien de décisif n’est fait et une fois de plus l’arrivée se fait au sprint qui revient encore à Mousseau. Il est regrettable au cours de cette manche, l’abandon de François Sallat suite à des incidents du vélo.
- Enfin le départ fut donné pour la troisième et dernière partie du parcours, Javerlhac-Nontron. Les coureurs s’observent et malgré les attaques continuelles de Paul Lavaud , Rougier, Mousseau et Etienne Fourgeaud, les concurrents arriveront ensemble à Nontron. Nous assistons à un sprint éblouissant qu’enlève encore Claude Mousseau, au milieu d’une population enthousiaste. Claude Mousseau termine brillamment sa saison en enlevant cette dernière course de 60 kms et devient champion du VCN. Mais il est à regretter l’absence de Vivier et de Brun, car nous aurions pu juger lequel de nos trois espoirs était supérieur aux autres. Néanmoins tous nos coureurs sont à féliciter pour leur course, mais nous nommerons les deux jeunes, à savoir Jacques Sallat et Martin, qui ont su tenir tête aux habitués des compétitions.
- Une fois de plus, Claude Mousseau confirme bien qu’il est le coureur qu’il ne faut surtout pas amener au sprint, car à chaque fois, la victoire on le voit lui est acquise...

1949 Mousseau 5

En haut côté gauche Besse et Ventelou, en bas Mousseau et Barguéro

LE BANQUET : A 14 heures un banquet réunissait au Restaurant Feuillade les coureurs et les dirigeants du VC Nontron et tous les amis du cyclisme. Le repas se déroula dans la gaieté. Après le banquet, le président Raoult prononça un discours dans lequel il rappelle l’essor de la société depuis sa fondation, jusqu’à ce jour, il dit entre autre : "et malgré tout depuis seulement trois ans que le VCN est fondé, notre essor peut être considéré comme magnifique, puisque nous nous classons 4° pour le nombre de coureurs et 5° pour le nombre de courses organisées. De plus vous avez porté les couleurs de notre club sur toutes les routes du Limousin, vos victoires sont nombreuses et laissent espérer une nouvelle saison pleine de promesses".
- Le banquet se termina par des chansons et tous se retirèrent heureux de cette magnifique journée passée sous le signe du cyclisme. Après le banquet, les dirigeants du VCN allèrent à Saint-Pardoux applaudir et encourager notre équipe de football qui disputait un championnat. Ils apportèrent ainsi un concours moral de sportifs à d’autres sportifs. Ils montrèrent par ce geste que l’aide morale est nécessaire entre tous les sports et que toutes les sociétés sportives doivent s’aimer et s’épauler mutuellement pour la bonne marche des Sociétés d’abord et surtout pour qu’existe réellement l’entente sportive.

MOUSSEAU S’IMPOSE A CORGNAC

- Fin de saison fantastique du jeune espoir Nontronnais après son titre de champion du club obtenu voilà une semaine. A Corgnac, seize engagés au départ. Et Mousseau attaque dès le drapeau baissé histoire de lâcher Rey de Thiviers, qui court dans son fief. Celui-ci s’accroche désespérément, donnant le meilleur de lui-même pour résister non seulement aux assauts de Mousseau mais aussi à ceux de Farges également licencié au VCN. A l’arrivée Mousseau gagnera devant Farges et Rey de Thiviers.
- Félicitations à notre étoile montante, Claude Mousseau encore vainqueur mais aussi au jeune Farges qui depuis le début de la saison réalise de progrès constants.

QUELQUES GRANDS DE LA SAISON 49

René Vietto, Marcel Lambrecht, Guy Lapébie, Emile Idée, Gino Bartali, Brick Schotte, Ferdinand Kubler, Jacques Marinelli, Roger Rondeaux (Cyclo-Cross), Rick Van Steenbergen, Gino Bartali (Italie), Jean Goldschmitt, Fausto Coppi, Louis Bobet, Robert Chapatte, Jacques Dupont, Jean Diederich, Raphaël Géminiani, Bernard Gauthier, Stan Ockers.

1949 Barguénio, Mousseau, Régeon

Barguéro, Mousseau et Régeon de gauche à droite

CEUX QUI BRILLENT EN PERIGORD

Marius Duteil (CC. Périgueux), Pierre Mounet (CC. Périgueux), Yves Gourd (Stade Foyen), Charles Martin (CC. Périgueux), Guerrino Pontoni (Guidon Agenais), Maurice Pradel (Pédale Sarladaise), Paul Grellety (CC. Belvès), Claude Mousseau (VC. Nontron), Louis Londéro (Brive), André Dupré (Stade Foyen), Guy Allory (UCAP.Angoulême), Daniel Dihars (Stade Foyen), Marcel Dartenset (Pédale Faidherbe), Alfred Macorig (Guidon Agenais), Jacques Vivier (VC. Nontron), Dumon (Pédale Faidherbe).

LES VEDETTES DU SUD-OUEST

Albert Dolhats (Tarnos), Roger Cruzin (CC. Caudéran), René Barrère (CC. Béarnais), Gilbert Ducourneau (Sde Montois), Robert Desbats (CC. Caudéran), André Gavelle (Cycles Girondins), Jacques Moujica (St.Gaudens), Alain Moineau (UC. Arcachon), Tino Sabbadini (VC.Fumel), Jo Bianco (Guidon Agenais), François Palus (FC. Oloron), André Micas (ASPTT. Bordeaux), Abel Trouillet (UC. Arcachon), André Darrigade (US. Dax), Félix Bermudez (Espéraza), Maurice Verdeun (SA. Bordelais), René Garric (Toulouse), André Micas (ASPTT. Bordeaux), Henri Prouzet (Guidon Agenais), Maurice Bertrand (ASPTT. Bordeaux), Stanislas Urbaniack (ASPO), Colette (Chatellerault), Pierre Proust (JP. Saintes), Jean Rinco (ASPTT. Bordeaux), André Joulin (ASPTT. Bordeaux), Armand Darnauguilhem (Caudéran), Christian Garbay (SA. Bordeaux).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - CYCLISME A NONTRON 5 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne - Prochaine édition : Nontron en 1950 et 51

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31 août 2021

GP DU SOUVENIR A PÉRIGUEUX 1951

LA VICTOIRE A VERVIALLE LE 19 Août 1951

1951 Mousseau 1951

Le Grand Prix du Souvenir à Périgueux avec le coureur Parisien Vervialle (à gauche),
qui vient de triompher, puis le speaker Landureau et le Périgourdin Claude Mousseau
de la Pédale Faidherbe, club organisateur de cette belle épreuve.

- Réunissant une quarantaine de coureurs, tous de réelle valeur, cette course s’est déroulée dans une ambiance formidable et fut favorisée par une belle après-midi.
- Au départ les Desbats, Berton, Vervialle, Prouzet, Vigué, Riollan, Durand, Adriano, Marcorig, Martineau, Pineau et les champions régionaux.
- Avant le départ qui sera donné par le Maire de Périgueux et après une courte allocution prononcée par le speaker Monsieur Landureau, Monsieur Dumon Président de la Pédale Faidherbe, pose une gerbe au monument aux morts. C’est la minute de silence et le départ.
- La course est très rapide, les coureurs démarrent tour à tour et pour cause : le speaker Landureau donne une moyenne de 2 000 francs par tour. Les premières primes sont gagnées par Martineau, qui réussit à prendre une légère avance, mais pour peu de temps puisqu’au quatrième tour, c’est le coureur Vigué qui gagne la prime. Au cinquième tour, nous assistons à une échappée qui fut la bonne. Prouzet, Vervialle, Ferrage et quelques tours après, le coureur Pineau vient se joindre aux fuyards au prix d’un bel effort. Tandis que Ferrage malchanceux crève, les Desbats, Berton, Cruzin, Ragagnin et autres secouaient le peloton sans pour cela reprendre un pouce de terrains aux fuyards, qui menaient un train d’enfer.
- Pendant ce temps, le speaker Landureau tenait la foule au courant de toutes les positions et sollicitait les sportifs pour faire disputer une prime de 20 000 francs par addition de points sur cinq tours. Cette formule fut très appréciée du public, car il y a eut de magnifiques sprints pour enlever cette belle prime qui revint à Prouzet.
- Les efforts très nombreux faits par le peloton amené par Desbats et Berton ne furent pas couronnés de succès et les trois échappés terminent l’épreuve dans un déboulé formidable.
- Malgré la grande foule, il n’y eut aucun accident car le public s’est montré d’une discipline exemplaire. Le service d’ordre assura un service impeccable. Le speaker Landureau sut durant tout l’après-midi tenir le public sous le signe de la bonne humeur et réussit à collecter près de 100 000 francs de primes.
Le classement : 1. Vervialle (Paris) les 70 kms en 1h45’, 2. Pineau (Agen), 3. Prouzet (Agen), 4. Bermudez, 5. Berton, 6. Cruzin, 7. Sousson, 8. Desbats, 9. Decanelli, 10. Ragagnin, etc...

VÉLO DORDOGNE - GP PÉRIGUEUX 1951 © BERNARD PECCABIN
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18 juin 2021

3° BORDEAUX-PERIGUEUX EN 1936

LA VICTOIRE POUR JEAN FRÉCHAUT

- Le troisième Bordeaux-Périgueux "Grand Prix des cycles Chimère et André Leducq", les deux firmes réputées dont les établissements Chapeyroux assurent la diffusion dans la région, s’est couru dimanche après-midi, devant des milliers de spectateurs enthousiastes.

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Coureurs de Bordeaux-Périgueux dans les années 30

- Malgré un temps indécis, par moments pluvieux, soixante et onze coureurs s’alignèrent au Quatre Pavillons et pourvue de nombreuses échappées, la course se termina à Périgueux, sur l’avenue de Paris, dans un décor d’apothéose au sommet d’une côte.
- A vrai dire on a rarement vu, à l’occasion d’épreuves routières, une arrivée aussi régulière que celle que le Cyclo-Club Périgourdin, qui prêtait son concours à la Pédale Talençaise, organisatrice de la course, avait établie. Que les deux sociétés en soient félicitées, grâce à elles, les sprints se sont disputés devant une énorme affluence et avec une étonnante régularité.
- Jean Fréchaut a renouvelé sa victoire de 1934 au sprint, cette fois ci il est vrai, mais en tout cas en affichant la supériorité d’une classe sur tous ses concurrents. De toute évidence, le champion de France des aspirants s’affirme très supérieur aussi bien en côtes que sur le plat, aussi bien dans les échappées que dans la poursuite, et si cette supériorité ne se traduisit pas par un lâchage définitif, c’est que très certainement, Fréchaut ne voulut pas jouer cette pièce à Bergerioux, Duteil et Prat qui s’étaient libérés du peloton en sa compagnie.
- Une fois déjà, il s’était enfui à la faveur du passage à niveau d’Arveyres, fermé, de concert avec Bramard et Béliard. Rejoint à Sainte-Foy, après un bris de chaîne survenu à Bramard, accident qui démontait la triplette de tête à cent kilomètres du but, il attendit Bergerac, c'est-à-dire la venue des côtes, où la course allait se dérouler, pour passer de la vallée de la Dordogne à celle de l’Isle, afin de placer un à-coup fulgurant encore.

Fréchaut Jean UC Arcachon

Jean Fréchaut lauréat en 1936 à Périgueux

- Il partit donc une deuxième fois. Bergerioux, Duteil et Prat le rejoignirent et tout fut dit. La course était courue et plus personne ne devait revenir. Se sachant le plus vite au sprint que ses compagnons, Fréchaut limita son effort à mener un kilomètre coquet lorsque c’était son tour à le faire. Au sprint il partit à 400 mètres et augmentant progressivement son allure, n’ayant à craindre la détente d’aucun, il gagna devant Bergerioux sur deux longueurs. "N’oubliez pas dit-il en descendant de machine que je sors du circuit de Paris où je ne fus lâché qu’à dix kilomètres de l’arrivée". Signalons en marge du vainqueur la force de Bergerioux, la puissance de Prat, mais son manque de vitesse et enfin la révélation de la course, avec Marius Duteil classé troisième.

Le classement : 1. Jean Fréchaut (UC Arcachon) les 150 kms en 3h48’, 2. Henri Bergerioux (UC Arcachon), 3. Duteil (Sainte-Foy), 4. Albert Prat (UCA) tous même temps, 5. Pierre Tenant (Périgueux), 6. Robert Armet (Périgueux), 7. René Vigier (Périgueux), 8. Giovani Pédandola, Ronteix, Boudet et Pétriac (tous à une minute), etc...
- Jean  Fréchaut est né le 19 septembre 1914 à Bordeaux. Il fut coureur professionnel de 1934 à 1942 sous les couleurs de France-Sport-Dunlop. Il se classa 10° du Tour de France en 1937, puis 18° en 1938 où il gagna plusieurs étapes.
NDLR : A cette époque, aucune route n’était goudronnée. De Bergerac à Périgueux, l’actuelle RN 21 était une route blanche toute en castines et parsemée de nids de poules. Le parcours de cette édition était bien différent (passage par Libourne, Castillon et Bergerac) de celle que vous découvrirez en 1962 sur le lien ci-dessous.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – BORDEAUX-PERIGUEUX 1936 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

13 juin 2021

1996 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (24° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

13 au 19 juin 1996

1996 Nocturne du Bouscat

Protocole au Bouscat où l'on reconnaît Peyran (1° SR), Guerry lauréat et Bajolle 1° Bouscatais

- Stéphane Heulot devient champion de France à Castres en battant Laurent Roux très déçu. Chez les dames, Cathy Marsal prend le titre en laissant derrière Jeannie Longo.
- Bertrand Guerry (Saint-Jean de Monts) vainqueur de la 26° nocturne du Bouscat devant Ianotto (G.St.Martinois) et Laurent Bajolle (Bouscat) (photo ci-dessus).
- Le Tour du Tarn et Garonne a été gagné par David Delrieu (Côte d’Armor) devant le Montalbanais Asmaker et le Bulgare Zaykov (Martigues Sport). Les succès d’étape sont pour Zaykov, Destang (Montauban), Bareille (Créteil) et Boissonade (Chartres).
- Nouvelle épreuve du calendrier avec la renaissance de Périgueux-Bergerac du président Defix. En faits c’est Chancelade-Bergerac qui s’est couru avec le succès d’Alain Sonson (SC Libourne) qui devance Yann Toutain (Langon) et Péyencet (CRCL).
- Sur le cours Lyautey de Pau, Patrick Hourdebaigt (VC Salies) s’impose lors du critérium AGF ceci devant David Marié (Anglet) et Bruno Bannes (G. St.Martinois), soit un beau trio de coureurs issus des formations avoisinantes.
- Beau succès d’Eric Fouix (Orléans) lors du Tour du canton de Bretenoux-Biars. Blagnac et Montauban se sont partagés les autres places avec dans l’ordre Grechi (Montauban), Moncoutié (Blagnac), Chatelas (Montauban) et Escudé (Blagnac).

1996 Neuville du Poitou

Bois (VC Le Blanc) au centre vainqueur à Neuville du Poitou

- La 51° édition du prix de Neuville du Poitou profite à Patrice Bois (VC Le Blanc) qui termine en solitaire après la crevaison de Mondory avec qui il était détaché. Ce même Mondory qui termine deuxième devant Franck Goudeaux de Civray.
- Pascal Peyramaure
signe un succès significatif en remportant le Tour de la Creuse qui voit Chris Jenner (US Montauban) et Thierry Ferrer (CRCL) sur le podium.
- Fernand Lajo (US Bouscat) revient avec les nocturnes et celle d’Aire sur Adour ne lui a pas échappé puisqu’il s’impose devant Gérard Ianotto (G.St.Martinois) et Loïc de Vincenzi (VC Montois).
- Quelques succès régionaux avec Thierry Bernagaud (Asptt Périgueux) à Dussac, Laurent Adenot (VC Matha) à Beauvais sur Matha, Didier Dupuis (Civray) à Saint-Martin l’Ars, de Robert Machen (FC Oloron) à Maumour, de Jean-Claude Daragnès (G.St.Martinois) à la nocturne de Morcenx et de Jean-Pierre Barbe (Bègles) à Pineuilh.

ÉCHOS DE DORDOGNE

Bernagaud Th

- Atur (SR par CC Périgueux) : 1. Denis Bégout (Asptt Périgueux), 2. Pascal Mestadier (Rauzan), 3. JC Arretche (Cyclisme 24), 4. Pascal de Boussiers (Pédale Faidherbe), 5. Michel Delestage (VC Chasseneuil), 6. JS Arretche (Cyclisme 24), 7. Mickaël Enaud (Ribérac), 8. Frédéric Maly (CC Périgueux), 9. Thierry Chamoulaud (Brive), 10. Tarif (Brive), etc…
- Sarlat (Boucles sarladaises) : 1. Fabien Taillandier (Stade Cadurcien), 2. Jarjanette (Rauzan), 3. Viboud (EC Lac Vert), 4. Pierrick Fedrigo (Marmande), 5. Salban (Tonneins), 6. Brachet (CCP Nontron), 7. Balmes (CC Gourdon), 8. Tanguy (Montpon), 9. Yann Simoneau (UC Brive), 10. Fredon (Uzerche), etc…
- Dussac (SN/SR par Asptt Périgueux) : 1. Thierry Bernagaud (Asptt Périgueux) en médaillon, 2. Bernard Lorenzon (Asptt Périgueux), 3. Stéphane Lavignac (Asptt Périgueux), 4. Julien Fiacre (Cam Bordeaux), 5. Nicolas Fournier (Cam Bordeaux), 6. Stéphane Eyquard (Asptt Périgueux), 7. Didier Lauseille (Ribérac), 8. Denis Bégout (Asptt Périgueux), 9. Michel Besse (ACLBP), 10. Laurent Olivier (Asptt Périgueux), etc…

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1996/semaine 24 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

22 juillet 2021

LA RÉOLE édition 1957

Le Xéme Grand Prix du Réolais 1957
sous le patronage de Sud-Ouest et de l’Athlète
à GONZALEZ (VC Hendayais) qui enlève au sprint

1957 La Réole Gonzalèz

LA RÉOLE : C’est à plus de cent coureurs que le départ est donné à 15 heures et dès les premiers kilomètres l’allure très rapide établit une sélection et provoque de nombreux abandons. Plusieurs échappées se produisent et au premier passage à La Réole, sur les quais, c’est Ben Brahim qui enlève la prime suivit de Nardi, Rinco, Deloche, etc...
- La deuxième boucle voit un net ralentissement de l’allure et un regroupement général se produit aux environs de Sauveterre-de-Guyenne. C’est Pascal qui, avec Deloche et Beauvieux, mène un peloton de trente coureurs au deuxième passage à La Réole.
- Après Monségur, les tentatives d’échappées se succèdent en raison de la proximité de l’arrivée mais les coureurs s’observent et tout rentre dans l’ordre puisque le peloton passe compact au troisième  passage à La Réole, conduit par Amigo et Pineau et la course se déroule ainsi sans histoire. La côte de Frimont, à 5 kilomètres de l’arrivée, ne parvient même pas à favoriser une échappée. C’est une arrivée au sprint, qu’enlève avec brio Gonzalez devant Rigon et Ben Brahim.
Classement : 1ér Michel Gonzalez (VC Hendaye). 2. Rigon (Miramont). 3. Ben Brahim (SBUC). 4. Beauvieux. 5. Amigo. 6. Pontoni. 7. Nardi. 8. Deloche. 9. Archambaud. 10. Guastini. etc …

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RÉTRO VÉLO DORDOGNE – GONZALÈZ A LA RÉOLE © PATRICK GONZALÈZ
Pour la mémoire du cyclisme en Dordogne

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12 juin 2021

MAREUIL SUR BELLE ET SES COURSES

PORTAIL DES COURSES COURUES
DANS LE CANTON DE MAREUIL SUR BELLE

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Le Tour du canton de Mareuil en 2004

 - La région Nord Dordogne continue à se combler en termes d’épreuves répertoriées sur ce blog. Après le canton de Nontron, de Bussière-Badil, de Saint-Pardoux la Rivière, voici celui de Mareuil sur Belle, commune du trio Duteil-Vivier-Brun qui a débuté la compétition vers 1949. Sans oublier aussi la longue carrière de Francis Duteil, fils de Marius.
- Le canton de Mareuil totalise avec son chef lieu quatorze communes. A l’exception des Graulges, de La Rochebeaucourt, de Puyrénier, de Monsec, de Sainte Croix* et de Saint-Félix de Mareuil, toutes les autres communes ont accueilli une épreuve cycliste dont vous pourrez passer en revue les palmarès. Et pour retrouver rapidement sur ce blog ces infos groupés, cliquez dans la rubrique "MES DOSSIERS" de la page d’accueil. N’oublions pas non plus, le Tour du Canton de Mareuil, qui chaque année et depuis 1994, traverse toutes les communes de son territoire.
(*) Sainte-Croix a accueilli un cyclo-cross (notre photo avec Francis Duteil)
-
Beaussac.
- Rudeau-Ladosse.
- Champeau et la Chapelle Pommier.
- Saint-Crépin de Richemont.
- Saint-Sulpice de Mareuil.
- Léguillac de Cercles.
- Monsec.
- Vieux-Mareuil.
- Les Graulges.
- La Rochebeaucourt.
- Mareuil sur Belle.
- Tour du Canton de Mareuil (ici lien d’accès).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - COURSES CANTON DE MAREUIL - © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

7 juin 2021

2001 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (23° semaine de la saison)

IL Y A 20 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

10 au 16 juin 2001

2001 Open de Mourenx

Tournant vainqueur à Mourenx entre Gané et l'Espagnol Villanueva

2001 Championnat Limousin- C’est Arnaud Tournant qui remporte la 2° édition de l’Open de Mourenx devant Gané et l’Espagnol Villanueva. Le champion du kilomètre a remporté cette épreuve en battant en deux manches sèches le coureur Néo-Calédonien.
- C’est sous une pluie battante que ce sont déroulés à Cazères les championnats Midi-Pyrénées où les clubs de Blagnac et d’Albi se sont disputés la suprématie qui est revenu à Albi avec le succès d’Igor Pavlov (ci-dessous) devant les deux Blagnacais que sont Dupouey et Becaas. Nicolas Portal (Blagnac) a remporté le titre des espoirs.

 

2001 Championnat Pyrénées

- En Limousin 23 la Creuse n’a eu aucun mal pour s’imposqer et c’est Christian Magimel (photo ci-dessus à gauche) qui succède à Franck Trotel qui termine deuxième, Nicolas Brachet pour le CRCL prenant le 3° accessit. Yves Delarue (UC Felletin) a été le meilleur espoir en se classant quatrième.
- Gros coup des Langonnais sur la piste de Bordeaux où ils remportent huit des onze épreuves du programme et un duo Baillarguès-Laurent Dublé (photo ci-dessous) en super forme.

2001 Baillargues-Dublé

- Fabien Fernandez et Sylvain Chavanel remportent les deux premières places du Tour du Canton de Saint-Hilaire de Villefranche et les deux étapes de cette épreuve où Monier (Bressuire) complète le podium.

2001 Saint-Hilaire Villefranche

Fernandez et Chavanel ont dominé cette édition
au Tour du canton de Saint-Hilaire de Villefranche

2001 Krivtsov

Youri Krivtsov vainqueur du Mareuil-Verteillac est devenu pro chez AG2R

- L’Ukrainien Youri Krivtsov (Nantes Cyclisme) remporte le Tour des cantons de Mareuil-Verteillac en se distinguant au chrono. Le Bedev (AVC Aix) et Tourneur (Cycle Poitevin) remportent les deux autres étapes alors que Calzati (Super Sport) et Hervé (Jean Floc’h) font deux et trois du général.

2001 TCMV

A La Tour-Blanche terme du Tour du canton de Mareuil-Verteillac
Tourneur contre les barrières bat Mondory de peu

- A Gilles Zech le 83° GP de la Trinité de Guéret où il s’impose devant Julien Mazet (Super Sport 23) et Delpech (CC.Marmande).

2001 CA piste 15 juin

Championnat d'Aquitaine avec les Langonnais vainqueur de la poursuite

- Festival Langonnais aux championnats d’Aquitaine piste avec dans leur musette cinq des six titres mis en jeu. Pain (Talence) remporte un titre, celui de la vitesse alors que Dublé s’adjuge le Kilomètre, la course aux points et la poursuite. Son club termine en apothéose en étant titré à la poursuite olympique (Bastière, Bouquet, Baillarguès, Dublé) et à la vitesse par équipes (Dublé, Gassian, Nato).

2001 Fousseret

Fabien Benet (3°), Florent Roussy lauréat et Julien Burdack (2°) au Fousseret

- Couru au Fousseret le championnat juniors du comité des Pyrénées s’est soldé par un beau podium entièrement aux couleurs Blagnacaises avec dans l’ordre Roussy, Burdack et Benet.

ÉCHOS DE DORDOGNE

- Ribérac (SN/SR nocturne Trinité par EC Ribérac) : 1. Jean-Luc Delpech (CC Marmande), 2. Christophe Napias (Oloron), 3. Bruno Ceyssat (CC Périgueux), 4. Eric Daragnès (Bouscat), 5. Ludovic Grechi (Montauban), 6. Roy (Marmande), 7. Labusière (Poitiers), 8. Michel Larpe (Nontron), 9. Peyencet (CC Périgueux), 10. Christophe Cuménal (CC Périgueux).
- Atur (SR et SD par CC Périgueux) : 1. Michel Dupuytren (CRC Limoges), 2. Bruno Ouvard (Châteauroux), 3. Marches (Villeneuve), 4. Baron (Brive), 5. Cornali (Ste Livrade), 6. Lafitte (Cadaujac), 7. Alvès (Périgueux), 8. Prieto (La Couronne), 9. Barde (Pellegrue), 10. Pageat (Ste Livrade), etc…

2001 Saint-Médard de Mussidan

Saint-Médard de Mussidan, un circuit plat, beaucoup d'engagés

- Saint-Médard de Mussidan (SR par RC Mussidan) : 1. Eric Dupré (VC Bernos), 2. Barbe (Mérignac), 3. Bergegère (Marmande), 4. Eyquard (Bouscat), 5. Baron (Brive), 6. Dubost (Brive), 7. Descombes (VC Cubzac), 8. Château (Périgueux), 9. Barde (Pellegrue), 10. Godfroid (Périgueux), etc…

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 2001/semaine 23 © BERNARD PECCABIN
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8 septembre 2021

BUSSIERE-BADIL ET SES COURSES

PORTAIL DES COURSES COURUES
DANS LE CANTON DE BUSSIERE-BADIL

Bussière Badil 1998 TC

- Vous trouverez ici le répertoire des courses courues à Bussière-Badil et dans les communes de son ancien canton.  La commune de Soudat n’a jamais reçu d’épreuve cycliste. Cette page d’accès avec son sommaire se trouvera désormais dans la rubrique "MES DOSSIERS" colonne de gauche de la page d’accueil de ce blog.

Notre photo avec le départ du Tour du Canton de Bussière-Badil en 98, arrivée à Piègut

- Bussière-Badil (Prix des fêtes et Tour du Canton)
- Busserolles (Prix des fêtes)
- Champniers-Reilhac (Prix cycliste)
- Varaignes (Prix de la fête)
- Etouars (Prix des fêtes)
- Saint-Barthélémy de Bussière (course de la commune)
- Piègut-Pluviers (Prix des fêtes et nocturnes)

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - COURSES CANTON DE BUSSIERE BADIL -
© BERNARD PECCABIN

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24 juillet 2021

NOTRE DAME DE SANILHAC (course disparue)

- Notre-Dame de Sanilhac et son bourg situé sur la route de Vergt, recevait les épreuves cyclistes le premier dimanche de septembre. Un circuit pas du tout facile à maîtriser avec son lot de petites grimpettes par la Chabeaudie. D’ailleurs à la lecture du palmarès, on voit très bien que ce sont des garçons aguerris qui ont remporté le bouquet sur ce terrain. Depuis 1991, s’en est fini des prix cyclistes. Pourtant la nouvelle zone d’activités Cré@vallée pourrait servir pourquoi pas de support à une belle fête du vélo. Qui en prendra l’initiative ? A voir...

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Des vainqueurs de Notre-Dame avec de gauche à droite Patrice Dumas, Jean-René Audebert,
Robert Bibié,
Francis Dubreuil, Sylvain Abadie, Bernard Mazeau, Laurent Mazeau

Palmarès connu : 1981 Patrice Dumas (ASPTT Périgueux), 1983 Jean-René Audebert (CC Périgourdin), 1984 Robert Bibié (Asptt Périgueux) 1985 André Perrier (VC Tulle), 1986 Francis Dubreuil (CC Périgourdin), 1987 Didier Touyarou (VC Nay), 1988 Sylvain Abadie (Stade Cadurcien), 1990 Bernard Mazeau (Pédale Faidherbe), 1991 Laurent Mazeau (VS Montluçon)

NOTA : ville départ Jours cyclistes de Maurice Jouault en 1983 (étape Notre-Dame de Sanilhac-Rouffignac : Dominique Damiani (France).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - NOTRE DAME DE SANILHAC - © BERNARD PECCABIN
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26 août 2021

NONTRON AVEC MICHEL BRUN ET JACQUES VIVIER 7° partie

ÉCHOS DES ANNÉES 50/59 EN PAYS NONTRONNAIS

Fourgeaud

Eugène Fourgeaud chef de file à Nontron

Lire la publication précédente sur ce LIEN.

1950 Course de classement : Bargueris (VC Nontron), Course des Marronniers : Jacques Vivier (CA Ribérac), GP de Nontron : Jacques Vivier (CA Ribérac), Prix du Vélo-Club : Jacques Vivier (CA Ribérac)
Coureurs Nontronnais de cette période : Bargueris, Lavaud.
1951 Vervialle (VC Nontron)
Vainqueurs de la saison 1951 : Jacques Sallat gagne à Neuvic
Coureurs Nontronnais de cette période : Eugène Fourgeaud, Jacques Sallat
1952 Course de classement : Bourgoin (Nontron), Course des marronniers : Ribet, puis Jacques Pras (UCAP Angoulême)
Vainqueurs de la saison 1952 : Borderie gagne le Pas Dunlop départemental à Belvès, Eugène Fourgeaud 1° aux Prix des Esders à Limoges
Coureurs Nontronnais de cette période : Bourgoin, Borderie.
1953 Vainqueurs à Nontron : André Dufraisse (UV Limousine) cyclo-cross, René Montagut (CA Ribérac), Pierre Virouleau (VC Nontron)
Vainqueurs de la saison 1952 : Eugène Fourgeaud l’emporte à Varaignes et à Saint-Junien lors du prix d’ouverture.

- Infos de Gérard Descoubès : Eugène Fourgeaud est né le 10 février 1931 à Vayres Les Roses. Ce Limousin bon teint s’est construit un palmarès enviable sur ses terres. A une époque où il était très difficile, voire impossible pour un indépendant de faire valoir ses qualités face à des coureurs professionnels. Gégène lui, réussit la gageure de sortir vainqueur de pratiquement chacune de ses confrontations avec les pros sans que jamais ces derniers y trouvent à redire. Efficace sur tous les terrains et très rapide en arrivée en bosse, il devenait moins solide au-delà des deux cents kilomètres. Durant sa carrière, Fourgeaud fit les beaux jours du VC Nontron, puis de l’UV Limousine et enfin du Guidon Manslois. Une soixantaine de victoires honorent son palmarès dont deux titres de Champion du Poitou (1958 & 1959). Il courut de 1947 à 1963. Après avoir été restaurateur de nombreuses années, il changea de profession pour exercer pendant dix-huit ans la fonction de convoyeur de fonds. Eugène Fourgeaud vient de décéder des suites d’un cancer de l’intestin, le 18 janvier 2013.

Palmarès d'Eugène Fourgeaud : Champion du Poitou en 1958 et 1959, 1° du Prix des Esders à Limoges en 1951, vainqueur à Vayres les Roses en 1957, 1960 et 1962, remporte les boucles de la Gartempe et une étape en 1956, 1° Les Salles de Lavauguyon, 1° GP d’automne à Civray en 56, vainqueur à Saint-Cybard (quartier d’Angoulême) en 56, deux fois vainqueurs à Oradour sur Glane (1956 et 1958), Egletons en 57, Bellac en 58 et 62, Augignac en 58, vainqueur à Panazol, à Saint-Aulaye et à Monbron en 60. D’autres succès avec GP de Feytiat à Limoges (1962), il termine en 1963 avec une victoire au circuit Nersacais, une étape du Tour de Corrèze et le bouquet au Prix de Saint-Séverin.

1958 1

1958 2

1958 3

1958 4

Un aperçu du tissus commercial, industriel et artisanal de Nontron
Sur ce programme de 1958, liste des acteurs ayant participé au programme

 Articles à consulter sur les coureurs du Périgord Vert
- Jacques Vivier
saison 1952.
- Jacques Vivier saison 1952/2.
- Jacques Vivier saison 1952/3.
- Jacques Vivier 1952/4 et sa victoire au Tour de France.
- Michel Brun saison 1952.
- Duteil, Vivier, Brun, la fin d’un mythe en 1953.
- Jacques Vivier saison 1954.
- Jacques Vivier et le 14 juillet 1954 à Vannes.
- Vivier et Brun, leur fin de carrière.

MOUSSEAU LE COUREUR DEVIENT FIN TIREUR

1967 lettre FFT

Lettre de récompense de la Fédération Française de Tir

- Nous avons pu lire les exploits de Claude Mousseau et son choix pour courir dans les rangs de la Pédale Faidherbe. Mais on peut ajouter aussi qu’à la fin de la saison 1949, voire au début de celle de 1950, une véritable révolution se passera dans les rangs du Vélo-Club Nontronnais. Faut dire que cette année là, ceux qui couraient avec Mousseau, tels Vivier et Brun partiront eux aussi, mais pour courir sous les couleurs de Ribérac et avec Marius Duteil, le vélociste de Mareuil. Tout ce remue ménage a sans doute causé quelques désillusions du côté du club Nontronnais, dépouillé à cette époque de ses meilleurs éléments.
- Et puis bien sur, il y a eu le service militaire. A cette période, il constituait une barrière dans la vie d’un jeune et une échéance pas du tout facile à négocier. La France coloniale était en train de buter en Indochine et tous ces jeunes avaient la hantise de partir pour se battre dans ces théâtres d’opérations. Ceux qui avaient une aptitude physique remarquable y échapperont, peut-être fut ce le cas de Claude Mousseau retenu pour le Centre Sportif de Joinville.

1965 Tir à la fosse vichy 1965 médaille de bronze

Claude Mousseau devient un tireur comme ici à la fosse à Vichy en 1965
où il est médaillé de bronze

- C’est sans doute son passage à Joinville qui motivera Claude Mousseau pour pratiquer le tir. A Joinville, il a pour voisin de chambre un certain Jean Bobet (frère de Louison) qui lui demande :
- Qu'est ce que tu prends en course ? "
-  Comment ça ?
- Autrement dit, est ce que tu te charges ?"
-  Non !
-
Ecoute, ce n'est pas la peine de faire carrière dans le monde professionnel du cyclisme, tu n'y arriveras pas sans cela... !" (Yves Mousseau son père lui préparait un bidon de vin sucré)

- On ne connait pas la finalité du choix de Claude pour le tir, mais dès son retour de Joinville, il se consacrera à fond dans cette discipline. Si bien qu’on le retrouve dans les grandes compétitions internationales et les Championnats de France où il se classe 3° à la fosse universelle à Vichy. Claude Mousseau a été une des meilleures gâchettes du ball trap. Il excellait dans tous les concours (Châtellaillon, Vichy, Aigre, Juan les Pins, etc...). Il recevra même une invitation de la Fédération Française de tir sur laquelle il était convié à participer à la formation pédagogique de tireurs de l’équipe nationale en vue de la sélection aux Jeux Olympique de Moscou. De surplus, il avait par cette opportunité l’occasion d’être retenu dans l’équipe, si toutefois les résultats suivaient.
- Voilà en quelque sorte quelle fut la fin de carrière sportive de Claude Mousseau. Une carrière exceptionnelle, menée tambour battant au plus haut niveau et sur les plus grandes installations de tir de notre pays. Et c’est ainsi que se termine cette grande saga, celle des Mousseau qui ont écrit, une sacrée page d’histoire du cyclisme local.
- Pour la petite histoire Claude aura un fils. Mais celui-ci ne pratiquera pas le cyclisme, ce qui met un terme sur ces trois générations des Mousseau qui se sont toutes illustrées à Nontron !

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Jacques Vivier de Sainte Croix de Mareuil vole vers Limoges
pour remporter l'étape du Tour de France en 1952

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Vivier aux côtés de Coppi leader du Tour 1952 à Limoges

Leaders Nontronnais de cette période : Eugène Fourgeaud, Pierre Virouleau
1954 Course des marronniers : Gilles Schoké (Périgueux)
Vainqueurs de la saison 1954 : René Montagut s’adjuge le Prix Lapasserie à Périgueux et Fourgeaud triomphe à Journiac puis à Oradour sur Vayres.
Coureurs Nontronnais de cette période : René Montagut, Eugène Fourgeaud
1955 Prix du Vélo-Club : René Montagut (CA Ribérac)
- Grangcoing signe au VC Nontron.
- En Limousin les fers de lance sont Georges Aymard, Maurice Réjasse et Jacques Tranchant. Le cyclisme connaît une grande vogue et il est difficile de se faire une place au soleil, d’autant plus que les prétendants aux victoires se bousculent au portillon. Quand on a des garçons de la trempe de Barquéro, Duteil, Vivier, Brun, auxquels on ajoute les Gourd, Huot, Dupré, Chaminaud, Gourmelon, ça vous donne le tournis lorsque de tels combattants sont sur la ligne de départ. Mais à Nontron, on aime les défis et avec des garçons comme Mousseau, Montagut, Fourgeaud, Camille et Roger Saintonge voire René Grandcoing, il semble qu’un nouveau souffle se prépare dans ce petit coin du Nontronnais.

Coureurs Nontronnais de cette période : René Montagut, Grandcoing, Léonard, Sallat, Auzemert, Camille Saintonge, Lapanouse, Roger Saintonge,
1957 : René Montagut (VCN) premier à Saint-Léon sur l’Isle, Roger Saintonge (PN) 1° à Hautefort puis à La Coquille.
- Rétro Vélo Dordogne suppose que la Pédale du Nontronnais aurait été fondé en 1957, sans pouvoir affirmer toutefois l’information par manque de repères.

1958 Gaul et Maxime Beau

Charly Gaul et Maxime Beau en 1958 à Nontron

Coureurs Nontronnais de cette période : Aubert, Lapanouse, Camille Saintonge, Sallat
1958 Auzemert (VC Nontron-Piègut), René Montagut (VC Nontron Piègut), Vito Favéro (Italie) qui gagne le critérium pro de la ville.
- Vainqueurs de la saison 1958 : René Montagut 1° à Mussidan (Prix des rameaux). Camille Saintonge (PN) gagne à Milhac de Nontron, Sallat à Cornille, Bouriès à Château-l’Evêque.
Coureurs Nontronnais de cette période : Sallat, Auzemert, Couvidou, Montagut, Bouriès, Camille Saintonge, Grandcoing, Coinaud, Paulhiac, Besse, Paul Dubuisson, Chaulet, Mallemanche, Février, Aubert.
- Il est évident que le critérium pro gagné par l’Italien Vito Favéro en 1958 a rassemblé un monde fou dans les rues de Nontron. La course se déroulait le 24 août et Favéro avait terminé cette année là deuxième du Tour de France derrière Charly Gaul. Une belle tête d’affiche que ce Vito Favéro qui l’emporta à Nontron devant Valentin Huot, Roger Darrigade, Jacques Pras, Arrigo Padovan l’Italien et Jean Graczyk, etc... Lire le compte-rendu de la course sur ce LIEN.
1959 - Roger Saintonge gagne à Lisle, Paul Dubuisson à Abjat.

LIENS AYANT TRAIT AU CYCLISME DE NONTRON

- Portail des épreuves du canton de Bussière-Badil. en construction.
- Portail des épreuves du canton de Saint-Pardoux la Rivière. en construction.
- Portail des épreuves du canton de Nontron. en construction.
- Portail des épreuves du canton de Mareuil sur Belle. en construction.

1954

1954 à Vannes là où Jacques Vivier bat Mahé dans son antre bretonne
pour remporter sa deuxième étape et un jour de 14 juillet

- Et si vous détenez des photos ou des reportages sur le cyclisme du Nontronnais, vous pouvez m’adresser par mail vos documents pour en faire profiter tous les lecteurs. La suite de cette publication sur ce LIEN.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - CYCLISME A NONTRON 7 © BERNARD PECCABIN
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13 mai 2021

NONTRON ET SON CYCLISME - DÉBUTS D’UNE AVENTURE

bandeau nontron

- Evoquer le cyclisme de Nontron, peut prêter à confusion, car il y a le cyclisme de la ville de Nontron et celui du Nontronnais, autrement dit celui de sa périphérie. Et comme les habitants de Nontron sont des Nontronnais, vous conviendrez je pense qu’il est difficile de dissocier ces deux identités. Pour faire simple, nous allons parler du cyclisme de cet ensemble... Car comme chacun sait, Nontron a accueilli des clubs comme le Vélo-Club, le Cyclo-Club, l’Union Cycliste et peut-être d’autres encore... Il en est de même de la Pédale du Nontronnais, qui ayant son siège à Abjat, a reçu de nombreux coureurs de la région, dont ceux de Nontron...

DES PREMIÈRES HEURES DU CYCLISME JUSQU'A LA 2° GUERRE

Mousseau 1

Le commerce de Lucien Mousseau rue du 11novembre (près du restaurant Carteaud) à Nontron. A droite Lucien et sa moustache, au centre son fils Yves dont une main est appuyé sur le pneu d’un vélo (cliché pris vers 1920, bien lire les détails des enseignes document rare. Crédit photo famille Mousseau)

- On dit que les frères Mousseau de Nontron galvanisaient le public Périgourdin, notamment dans les années 1880. Ceci pourrait constituer une base de départ pour le cyclisme de la cité du couteau. Car à Nontron comme partout ailleurs, le vélo a connu un engouement populaire dès cette époque. Une période où l’Union Vélocipédique Française effectuait ses débuts. Le Sud-Ouest a été d’ailleurs un précurseur de cette période, avec des clubs cyclistes qui étaient administrés. A Nontron, il n’y avait pas de club encore, mais des coureurs qui évoluaient sur les routes. Il existait des sociétés sportives pour pratiquer le rugby et le football, puis certaines associations ont voulu monter alors une section cycliste.
- A cette époque, le cyclisme était dirigé par ce qu’on appelait un chef consul, présent sur toutes les épreuves. Les coureurs de Nontron eux étaient partagés pour courir soit à Limoges, soit à Périgueux, voire Angoulême. Toujours est-il qu’à Périgueux, le comte de Fayolle avait les yeux fixés sur les frères Mousseau qui possédaient une énorme roue dentée au départ du Championnat de fond sur 100 kms couru entre Périgueux-Montpon et retour (1900). Le public aussi aimait se placer toujours aux côtés de Mousseau aîné, dans le but de voir ses farces qui n’avaient d’égales que celles de Franconi.

Le Grand Treuil

Le vélodromme du Grand Treuil à Limoges

- Mais comme déjà dit, Nontron n’avait pas que Périgueux pour développer la compétition cycliste et son esprit sportif. Limoges et son vélodrome du grand Treuil était devenu un des théâtres où l’on ne se faisait point de cadeaux...

bandeau Mousseau

Il est à Nontron une ancienne famille de cyclistes qui a réuni trois générations sur les routes du Périgord. En effet, Lucien, Yves et Claude Mousseau ont tour à tour dominé la discipline au cours de la première moitié du 20° siècle...

LUCIEN MOUSSEAU PREMIER DE CORDÉE
D’UNE GÉNÉRATION CYCLISTE

- La bicyclette est l’invention mécanique la plus merveilleuse du 19° siècle ! Les Mousseau auraient pu faire ainsi l’éloge de la "petite reine" vu l’engagement qu’ils ont témoigné à l’égard de cet engin extraordinaire, qui a révolutionné leur vie.
- Quand Charles Terront remporte Paris-Brest-Paris, Lucien Mousseau fête sans doute son 10° anniversaire, celui d’une vie totalement dévouée à la mécanique, au commerce et à la pratique du cyclisme.
- On a peu de renseignements sur Lucien Mousseau de Nontron, si ce n’est ce certificat de vélocipédiste militaire - notre photo en bas de page - qui date de 1902, ce qui nous laisse présager que notre Lucien est né vingt ans avant, soit sans doute vers 1882, autrement dit à une époque où le vélo en était à ses balbutiements(1).
(1) - les débuts du cyclisme à Périgueux.

- Lucien Mousseau fait parti de ces hommes et de ces héros qui prenaient le départ de courses dépassant les 100 km, quasiment sans assistance, grimpé sur des bicyclettes de 12 kg, mais fort d’un moral à toute épreuve qui lui permettait de s’adapter à toutes les situations. Et c’est sans doute ce manque d’assistance qui a motivé Lucien à ouvrir un atelier de cycles à Nontron, rue du 11 novembre - notre photo - . Le plongeon dans ce passé fait revivre la vie ingrate de ces pionniers du cyclisme, des drames vécus par ces coureurs, saisis souvent par la fatigue extrême ou en proie à de profondes crises de confiance, se réfugiant souvent dans quelques masures isolées ou quelques granges, lorsque après avoir couru à Périgueux, ceci après un aller pour se rendre au départ, il fallait faire la course, puis rentrer à Nontron par ses propres moyens. Malgré ces vicissitudes, les Mousseau étaient de sacrés coureurs et de joyeux drilles. Très appréciés du public, ils étaient submergés par les spectateurs qui se précipitaient pour écouter Lucien ou Albert raconté leur course, émaillées de petites blagues ou farces qui n’avaient d’égales que celles de Franconi.
- 1880-1900 c’est l’époque et le point précis du début du cyclisme en France comme en Dordogne. Si vous avez cliqué sur le lien(1) ci-dessus vous avez appris toutes les circonstances de cette période floue, où les membres sportifs et les inventeurs détenaient cette passion unique, celle de rouler de plus en plus vite d’un côté, tout en rendant la mécanique pratique, moins lourde et moins incommodante de l’autre.
- Lucien Mousseau réunissait ces deux facultés. Celui du sportif et du bricoleur. Preuve en est avec ce Championnat de Dordogne de fond du début du 20° siècle couru entre Périgueux Montpon et retour (100 kms). Lucien et son frère Albert se trouvaient au départ avec le comte Félix de Fayolle, éminent représentant de l’Union Vélocipédique Française (UVF) en Dordogne venu avec son tacot donner le départ. Il y avait foule à Périgueux(2) dans le quartier des Isards et tout le monde s’étonnait devant la dimension impressionnante de la roue dentée avant des Mousseau. Une roue certainement bricolée par Lucien dans son atelier de Nontron, mais qui alimentait les conversations à une période où cela faisait peu de temps que John Boyd Dunlop réussissait à remplir d’air des roues avec des tuyaux en caoutchouc (1888). En ce temps d’autres s’activaient sur le vélo à chaîne comme l’anglais Rover et le français Clément. D’autres travaillaient sur la robustesse de la fourche comme l’anglais Thomas Humber, alors que Michelin mettait au point un pneu démontable. C’est au cours de cette grande révolution industrielle du cycle, que Lucien Mousseau a vécu, a travaillé dur pour servir les Nontronnais à s’évader sur les routes...(2)- Les Mousseau venaient également courir sur les allées Tourny à Périgueux où des virages relevés étaient momentanément installés pour donner une allure de piste. Les gloires de l’époque : Gonthier devenu par la suite directeur d’autobus, Lacoste devenu industriel mais aussi Parouty, Ladoire, le nontronnais Réjoul, le bergeracois Lavaud. Soit des gens qui avaient les moyens de se payer une bicyclette.
- L’importance du marché du cycle était née avec des gens qui rivalisaient d’audace et d’astuces techniques, jusqu’au temps où les marques prendront leur place pour servir une pépinière de champions, puis l’armée, les pompiers, les facteurs et les particuliers, sans oublier le cyclotourisme(3) naissant.
(3)
.l’influence de Maurice Martin sur le cyclotourisme dans la région (publication Bordeaux-Arcachon)

brevet Mousseau Lucien

- Lucien Mousseau a connu tout cela et probablement qu’il s’est décidé à ouvrir son atelier et magasin de cycles à l’époque où les marques ont pris les initiatives du développement de la bicyclette. Lucien Mousseau tenait boutique à l’enseigne "Compagnie Générale de Cycles" qui utilisait des vélos de marque "Rochet", compagnie dont l’action était cotée en bourse dès 1894.
- Nous sommes en 1908, c’est aussi l’époque où un certain Lucien Petit-Breton s’installe comme marchand de cycles, mais à Périgueux. Petit-Breton est connu par ses grands exploits au Tour de France et lors des premières grandes classiques. Il poursuivra d’ailleurs sa carrière sportive, laissant la gérance de son magasin Peugeot à son frère Paul.
- C’est là aussi que débute une période clé de la vie de Lucien Mousseau. Année où il a côtoyé celle de Petit-Breton(4), année où naissait son fils Yves, qui prendra un jour sa relève en qualité de vélociste, comme son papa.
(4) le cyclisme à Périgueux avec Petit-Breton

LE VELO A l’EPOQUE DE LUCIEN : L’engouement pour le vélo qui était limité aux seules élites et aux bourgeois, gagne à la fin du 19° siècle les autres couches de la société. En 1882, on sait que les membres des clubs sont constitués de commerçants et d’employés. Un mouvement comparable se dessine dans la plupart des clubs, qui naissent et qui croissent à une vitesse folle, comme dans notre Sud-Ouest par exemple. Ce développement de la vélocipédie a très tôt été lié avec le cyclotourisme où l’on comptait un nombre inouï de clubs.
- Mais les paysans commencent à leur tour à goûter aux joies de la petite reine. C’est un objet convoité dans les campagnes, au même titre que le téléphone dont l’installation au village précède de peu l’irruption du premier deux roues. Après le chemin de fer, la bicyclette contribue encore à rompre l’isolement du paysan. Fini les déjeuners aux champs ! Comme le travailleur urbain, le paysan rentre déjeuner chez lui grâce à la bicyclette. Fini aussi les longues soirées ennuyeuses. Le bourg et ses tentations, le café comme le bal du samedi soir, sont devenus accessibles aux gens les plus éloignés.
- Mais si le spectacle cycliste est bien sans doute le sport le plus populaire, attirant les foules toujours plus nombreuses, comme au Grand Treuil à Limoges ou autour des allées Tourny à Périgueux. Mais le développement de la pratique se heurte à des obstacles financiers. Une bicyclette vers 1900 coûte de 200 à 300 F. Or un journalier agricole ne gagne que 3 francs par jour, alors qu’un ouvrier métallo à Paris obtient un salaire de 200 francs pour le mois. Cette différence de vie de la société favorise donc les artisans, les commerçants et les riches paysans. Aussi, les clubs composés d’ouvriers sont rarissimes. Alors comment pouvoir se payer une bicyclette ?

Petit Breton Paul Mazan, Champion de France amateurs

Paul Mazan frère de Petit-Breton vainqueur de Limoges-Nontron et retour

- Pour débloquer cela et développer l’industrie du cycle, la vente à crédit se met en place. De même, les parcs d’occasion se développent et la location devient une activité florissante. Certainement que le Nontron de cette époque, celle du vélociste Lucien Mousseau a connu aussi cette face cachée de notre histoire cycliste et de son long envol...
- La vie des Mousseau n’a pas été un long fleuve tranquille. Lucien (1° génération) a vécu dans les conditions énumérées ci-dessus les débuts du cyclisme, puis la première guerre mondiale. Son fils Yves (2° génération), né juste avant le conflit sera un coureur de l’entre deux guerres, qui aura couru sur le vélodrome de Périgueux en pleine crise économique (celle de 1929), sans oublier la deuxième guerre où il a échappé à la déportation grâce à une méprise de l’occupant. Claude (3° génération) fils de Yves, sera lui aussi coureur lors de la libération, dans une période où pour courir, on manquait de tout...
- Comme chacun sait, le cyclisme constitue une grande école de courage et de volonté. Et à ce sujet, cette famille a été marquée par toutes ces circonstances d’une vie pas facile à gérer, mais qui a conçu trois supers champions et pour qui nous allons continuer d’en découvrir la face avec les documents que nous disposons. Après Lucien, on parlera prochainement de son fils Yves Mousseau né en 1908, vélociste et coureur dans les années 1928/1933.
- Le 1° octobre 1906, un Brevet Routier sur 100 kms partait de Limoges en passant par Chalus, Nontron, Thiviers, Chalus et retour. Ces brevets routiers constituaient de grandes épreuves qui rassemblaient tous les sportifs de la région.
- C’est sur des bicyclettes de 16 kg et plus, que le 1° Limoges-Périgueux et retour, long de 200 km, eut lieu avec les meilleurs routiers de la région. Organisé par le Racing-Club de Limoges, la course fut gagnée par Paul Mazabraud. Mais au-delà du vainqueur et des péripéties de course, cette épreuve connut un très gros succès à Nontron comme ailleurs.
- En 1907, le 1° Limoges-Nontron et retour voit le jour, soit un brevet routier de 150 kms, toujours sous l’égide du RC Limoges et qui regroupait que deux engagés (je dis bien deux engagés). Le 28 juillet 1908, la 2° édition de Limoges-Nontron et retour, longue de 140 kms est placée sous le patronage du journal l’Auto. Treize coureurs sont classés, dont Paul Mazan le vainqueur, appartenant au CC Périgourdin et frère de l’illustre Petit-Breton.

Accident sur Limoges-Nontron-Limoges : Dimanche matin vers 10 heures et demie, deux cyclistes de Limoges, MM. Fabre et Rayé, prenant part à la course Limoges-Nontron-Limoges, revenaient de Nontron, rivalisant de vitesse, lorsque dans la descente rapide et tortueuse du Dournajoux, ils firent la rencontre d’un attelage à âne qui montait cette côte. A la vue des deux cyclistes, l’animal effrayé, dont le conducteur dormait paisiblement dans la charrette, tourna subitement et mit ainsi le véhicule en travers de la route.
- Ce mouvement avait été si rapidement exécuté, que les deux cyclistes, tenant leur droite, n’eurent ni le temps, ni la place d’éviter la chute. Ils arrivèrent donc à toute vitesse sur l’attelage. M. Fabre frôla le véhicule, mais il passa sur un tas de cailloux qui formant tremplin, envoya le cycliste dans le remblai. M. Rayé qui était dans la roue de M. Fabre, suivit le même chemin et une chute identique se produisit. Les deux cyclistes se sont fait de sérieuses contusions et ont dû abandonner la course. La machine de M. Rayé a subi de fortes avaries et par extraordinaire hasard, celle de M. Fabre sur laquelle celle de M. Rayé est passée, n’a eu elle aucune pièce faussée.
(Le Courrier du Centre du 31 juillet 1908)...

- Alors que Lucien Mousseau travaille dans son commerce et dans son atelier de cycles à Nontron, les courses prennent leur envol. Le 19 janvier 1903, la naissance d’une des plus grandes inventions sportives des temps modernes est annoncée sur une colonne et en quelques lignes dans le journal de "l’Auto". Face au développement de l’automobile, le vélo se devait de réagir et de ne pas rester figer dans ses traditions. Grâce à Henri Desgrange, le Tour de France dote son sport d’une épreuve tellement en avance sur son temps, qu’elle fait encore les beaux jours de la discipline au seuil de ce 21° siècle. Tour à tour coureur, entraîneur, journaliste, organisateur et patron de presse, Henri Desgrange révolutionne le cyclisme. La France est à son apogée pour avoir inventé le plus grand évènement sportif qui ont vu naître les Garin, Pottier, Garrigou et Petit-Breton. Les exploits des cyclistes français déchaînent les passions et le Tour est devenu le banc d’essai pour les plus grands constructeurs de cycles. Et ce sont tous les vélocistes de la France profonde qui vont y gagner, comme à Nontron où les attentions des spectateurs fait vibrer la fibre patriotique et celle des industriels qui ont vu de suite un gigantesque enjeu commercial.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – CYCLISME A NONTRON © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne - Prochaine édition Yves Mousseau

17 juillet 2021

LE BOUCAU

GONZALEZ APPORTE DES PREUVES

 - Nous recevons de Michel Gonzalez (dont il est question en page 26) adressé du Boucau, en date du 17 avril, une lettre dont voici quelques extraits : "Dimanche dernier, j’ai gagné à Bourcefranc. La première parole des organisateurs à été pour me dire que je ne mettrais plus les pieds dans leur course. Pourtant, j’étais le seul régional contre huit coureurs internationaux ligué dont Wolfsholh, Bahamontès et six Français. Ensemble, ils ont gagné toutes les primes, deux ou trois d’entre eux s’échappaient en chaque occasion avec la complicité des autres. C’était à nous, les régionaux de leur courir après. Personnellement, j’ai roulé durant toute la course avec Wolfsholh dans ma roue."

bOUCAU

Quelques uns des pros battus et ayant couru avec Gonzalez

- "Il est exact que de nombreux organisateurs m’ont évincé parce que j’avais commis un jour

1963 gonzalèz

l’imprudence de gagner leur course ! Depuis lors, ils refusent mes engagements, même quand je leur propose de courir gratuitement. Le principal responsable de cet état de fait est un speaker (NDLR) : Gonzalez nous a fourni son nom, qui persuade les organisateurs, qui si un "indépendant" gagne leur critérium, celui-ci est fichu ! C’est lui qui les presse de refuser ma candidature. Les organisateurs qui l’écoutent sont dans l’erreur et je puis vous affirmer que tous les coureurs indépendants sont écœurés de ces procédés, disposés aujourd’hui à renoncer … Enfin, vous trouverez ci-joint la lettre que m’a adressée l’organisateur de Chef-Boutonne, dans les Deux-Sèvres, où l’an dernier, j’avais gagné pas mal de primes. J’avais cru bien faire alors, en me contentant de la seconde place à l’arrivée, derrière Altig. Or, voici la lettre qui m’est parvenu de Chef-Boutonne, le 30 mars dernier :
Monsieur, il ne nous est pas possible de retenir votre candidature cette année. Nous désirons varier un peu, cette fois, la liste des partants en prenant de préférence ceux que nous avons refusé l’an passé. Certes, nous ne pouvons refuser un coureur au départ, mais il courra sans indemnités. Regrettant pour cette année, vous donner satisfaction, recevez, Monsieur Gonzalez, nos sportives salutations …

Et voilà !
- Si le scandale devait durer et si le F.F.C persistait plus longtemps dans sa politique de l’autruche, nous pourrions éventuellement citer ici quelques noms, apporter au dossier d’autres éléments, situer avec plus de précision encore quelques responsabilités. Bref, nous pourrions exposer dans le détail le mécanisme de cette odieuse machination et dévoiler avec preuves à l’appui, l’activité occulte et malfaisante de certains personnages ... Chiche !!!

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – GONZALÈZ DANS LES CRITÈRIUMS © PATRICK GONZALÈZ
Pour la mémoire du cyclisme en Dordogne

26 mai 2021

VERDEUN SUR GARONNE

10° GRAND PRIX CYCLISTE

1966 Verdeun sur Garonne

Au fond bras croisés Pierre Fages, puis à droite Gonzalèz, Archambaud, Bolley,
Brux, Botherel, Guimard, Lancien. A gauche Carassay et Danguillaume.

- Juste une photo, celle d’une troisième mi-temps entre rivaux à Verdeun sur Garonne. A cette époque on ne se faisait pas de cadeaux sur les circuits, mais on aimait bien faire ripaille et les tablées n’étaient pas tristes. La bouteille de champagne que l’on voit en est le témoin. "Rétro Vélo"  connait  l’année de ce cliché qui se situe en 1966, où il y a la bande à Guimard attablée, mais remercie Patrick Gonzalèz, fils de Michel de nous la communiquer.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – VERDEUN SUR GARONNE © PATRICK GONZALÈZ
La mémoire du cyclisme en Dordogne

1 juin 2021

2001 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (22° semaine de la saison)

IL Y A 20 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

3 au 9 juin 2001

2001 Tour gironde

Les Norvégiens conduisent l'échappée qui a fait trembler Canouet dans le final du Tour

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- Après avoir pris le maillot jaune dès le deuxième étape, Gilles Canouet - en médaillon - (CC Marmande) s’adjuge le Tour de Gironde devant Laurent (Super Sport 23) à onze secondes et l’américain Kluck troisième à quatorze secondes. Les étapes ont été gagnées par Delarue (Super Sport 23) à Marcheprime, Canouet à Saint-Caprais près Bordeaux, Laurent (Super Sport 23) à Cenon, Calzati (Super Sport 23) à Libourne et le Norvégien Jogert à Villenave d’Ornon.

2001 Tour des Deux-Sèvres

Gilles Zech (Bressuire) et son équipe dominateur du Tour des Deux-Sèvres

- Outrageuse domination du Bressuire Activités Club lors du Tour des Deux-Sèvres avec un Gilles Zech en jaune, sacré meilleur sprinter et plus combatif. Zech s’est distingué dès le départ en gagnant à Parthenay. Garmendia a pris la suite avec un succès à Lezay, puis David (Pays Olonnes) à Sauzé-Vaussais, Thibaudeau (Pays Olonnes) à Celles sur Belle et Giroult (Avranches) à Niort.
- Véritable démonstration de force des Montalbanais lors de la Ronde du Sidobre avec le succès de Gaël Moreau devant Igor Pavlov (Albi VS) et Sébastien Bordes (Montauban) troisième.

2001 Tour des écureuils 

Les lauréats du Tour des Ecureuils

- Cyril Bastière (VC Langon) triomphe au 13° Tour des Ecureuils après avoir remporté la 1° étape. Le Haut-Pyrénéen Stéphane Giral (VCP Coteaux 65) puis David Marié du VC Montois se sont adjugés les deux autres étapes.

2001 CA La Chapelle-Faucher départ

Départ du Championnat d'Aquitaine séniors à La Chapelle-Faucher

- C’est La Chapelle-Faucher qui a accueilli le championnat d’Aquitaine route qui se solde par une échappée à quatre. De cette échappée Cyril Bastière (VC Langon) remporte le titre devant Vierge (Dax), Costedoat (Oloron) et Mespoulède (Asptt Périgueux) pointé à six secondes.

2001 CA La Chapelle Faucher élite

Podium élites avec Vincent Viezrge, Cyril Bastière et Julien Costedoat de gauche à droite

2001 CA La Chapelle Faucher SR

Podium SR avec Bastien Lescouret (VC Oloron) 2°, Laurent Salère (Fumel) titré,
Clément Cornali (Sainte-Livrade) 3° et les autorités

2001 Championnat du Poitou

Berger en tête file vers le titre suivi par Fernandez

- Bressuire et le Cycle Poitevin ont dominé comme il fallait s’y attendre le championnat route du Poitou couru à Buxerolles. Emmanuel Berger et Fabien Fernandez ont fait toute la course en têtes avant de s’expliquer au sprint favorable à Berger (Bressuire). Fernandez deuxième retrouve sur le podium Montagne (PSF Niort) classé troisième. Le titre des séries régionales est revenu à Florian Gaborit du VCCO La Rochelle.
- Jérôme Bonnace (UC Châteauroux) remporte le critérium de Bergerac devant Cagala (Chartres) et Guerry (Cycle Poitevin).
- Quelques succès régionaux avec Yann Huguet à Pauillac, avec Sanchou (VC Oloron) lors de la course d’attente des Ecureuils, de Laurent Salère (Fumel) à Cursan, de Jean-Marc Marino (Revel SC) au Tour du canton de Bretenoux-Biars, de Prunet (Dax) à La Torte, de Jean-François Morange à Saint-Merd Lapleau, de Dartigeas (Brive) à Saint-Solve, de Gabaston (Stade Montois) à Onesse, de Kaszuba (Montauban) à Bressuire

ÉCHOS DE DORDOGNE

2001 Bussac

Départ de la course de Bussac

- Bussac (SR et SD par Asptt Périgueux) : 1. Daniel Dutertre (VC Arédien), 2. Alain Castets (Pellegrue), 3. Beden (EVCC Bergerac), 4. Vouillat (Saint-Astier), 5. Guérin (Pellegrue), etc…

2001 Saint-Martin le Pin

Départ de la Course à Saint-Martin le Pin

- Saint-Martin le Pin (SR par CCP Nontron) : 1. Carl Naïbo (G.Saint-Martinois), 2. Champeymont (UV Limousine), 3. Decima (GC Bergerac), 4. Sébastien Lamiraud (Ribérac), 5. Julien Courbalay (Saint-Astier), 6. Michel Besse (ACLBP), 7. Lecoanet (Confolens), 8. Prieto (La Couronne), 9. Moreau (Confolens), 10. Pascal Larpe (Angoulême), etc…
- Bergerac (critérium élites par EVCC Bergerac) : 1. Jérôme Bonnace (UC Châteauroux), 2. Cagala (VS Chartres), 3. Bertrand Guerry (Poitiers), 4. Castes (Meaux), 5. Bordes (Montauban), 6. Ambrosini (Blagnac), 7. Peyramaure (Chartres), 8. Guillout (Asptt Périgueux), 9. Faugeroux (Châteauroux), 10. Arnaud Labbe (Poitiers), etc…
- Bergerac (prologue critérium élites par EVCC Bergerac) : 1. François Château (CC Périgueux), 2. Bordin (UV Auch), 3. Pigeon (Pamiers), 4. Lance (Bouscat), 5. Blangeois (Saint-Astier), 6. Lozach (Villeneuve), 7. Andretta (Agen), 8. Bodin (Mussidan), 9. Massou (Tonneins), 10. Gaillard (Belmont), etc…

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 2001/semaine 22 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

30 mai 2021

1996 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (22° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

30/05 au 5 juin 1996

1996 CA Ladaux séniors

Becaas (2°), Chauvin titré , Marié (3°) à Ladaux

- Gilles Chauvin déjà couronné à Belvès en 1990, remporte cette fois à Ladaux un deuxième titre de champion d’Aquitaine route en s’imposant devant Becaas (Oloron) et Marié (Anglet). Elisabeth Chevanne-Brunel est titrée chez les dames alors que Gorostéguy (Hiriburuko) et Ounzari (TCFPB) prennent les places d’honneur. Chez les vétérans c’est Maxime Cazeaux (Bon Encontre) qui bat Barbe (Bègles) et Gérard Daragnès (G.St.Martin).

1996 CA Ladaux dames

Podium dames avec Gorostéguy (2°), Elisabeth Chevanne-Brunel toitrée et Ounzari (3°)

1996 CA Ladaux dames Jun

Podium dames juniors avec Koukidis (2°), Peter lauréate et Dader (3°)

1996 CA Ladaux vétérans

Podium vétérans avec Barbe (2°), Maxime Cazeeaux titré et Gérard Darragnès (3°)

- D’autres succès tels celui de Jean-Christophe Arretche (Cyclisme 24) à Saint-Solve, de Gilles Dubourdieu (A. Bayonne) au Boucau, de Thierry Raboin (CC Madiran) à Arudy, de Serge Carribon (Mauléon) à Boos, de Jean-Michel Agut (UV Lourdes) à Bassoues.

1996 Mavic Ligugé

Franck Morelle vainqueur à Ligugé

- Franck Morelle glane sa deuxième épreuve de la Coupe de France Mavic en s’imposant lors de la Pédale d’Or de Ligugé où Mauduit lauréat en 1994 a laissé Morelle et Frutoso se détacher pour terminer dans cet ordre.
- Le traditionnel 78° du nom, prix de la Trinité couru à Guéret revient à Michel Commergnat (UC Felletin) qui s’impose devant Balleraud (UV.Limousine) et Yves Beau (Châteauroux).

1996 CA Piste Keirin

Nogué, Madern titré , Gassian podium du CA Keirin

- Jean-Pierre Madern (CAM Bordeaux) remporte le titre de champion d’Aquitaine de keirin en s’imposant devant les Talençais Nogué et Gassian.

ÉCHOS DE DORDOGNE

1996 Abjat 1

Départ du prix des fêtes d'Abjat sur Bandiat

- Abjat sur Bandiat (SR par CCP Nontron) : 1. Jean-Christophe Arretche (Cyclisme 24), 2. Jérôme Paul (CC Périgueux), 3. Jean-Sébastien Arretche (Cyclisme 24), 4. Jacques Dubost (Saint-Astier), 5. Ledan (CCC Gourins), 6. Ceyssat (Asptt Périgueux), 7. Brigaud (Châteauneuf), 8. Roy (CC Périgueux), 9. Delage (Confolens), 10. Géraud (Confolens).

1996 Abjat 2

Jean-Christophe Arretche vainqueur avec le bouquet et son frère Jean-Sébastien 3°

- Sainte Colombe de Lalinde (CV et juniors) : 1. Bruno Barbe (RO Bazas), 2. Belotti (Bon Encontre), 3. Eric Confolens (Barsac), 4. Pilet (Tonneins), 5. Tonini (Bazas), 6. Grade (Bergerac), 7. Samuel Daubisse (Périgueux), 8. Stéphane Virvaleix (Cyclisme 24), 9. Borderie (Ste Foy), 10. Brunello (Tonneins), etc…
- Prats du Périgord (SR/Juniors par VC Monpazier) : 1. Fabien Withowski (EC Figeac), 23. Beco (Figeac), 3. S. Chabreyrou (Ribérac), 4. Massou (Tonneins), 5. Schrall (Figeac), 6. Naïbo (Chasseneuil), 7. De Marchi (Toulouse), 8. Taillandier (Cahors), 9. Vayssière (Rodez), 10. Cubayne (Villeneuve), etc…
- Thiviers (prix quartier Saint Jacques en cadets-Pédale Thibérienne) : 1. Jordan Caillaud (CC Périgueux), 2. Jean Mespoulède (Asptt Périgueux), 3. Laguionie (Libourne), 4. Fouillhac (Figeac), 5. Lescaut (Lalinde), etc…
- Thiviers (prix quartier Saint Jacques en minimes-Pédale Thibérienne) : 1. Nicolas Pasquier (CO Couronnais), 2. Baronnet (CRCL), 3. Pinot (Couronne), 4. Boyer (CC Périgueux), 5. Canou (UVL), etc…

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1996/semaine 22 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

21 juillet 2021

NONTRON ET LE RENOUVEAU DU VÉLO

 LA SAISON 1948 DE CLAUDE MOUSSEAU

1950 Limoges en 50 Mousseau, Brun, Duteil et Vivier

- Relire la publication précédente sur Claude Mousseau.

- C’est sans doute au cours de cette saison 1948 que Claude Mousseau rencontre Jacques Vivier qui débute dans la compétition. Jacques Vivier est un inconnu, un jeune qui vient de sa petite campagne puisqu’il résidait à Verdinas, un lieu-dit de la commune de Sainte-Croix de Mareuil. Ils vont certainement sympathiser puisqu’on les retrouve sur la photo ci-dessus. A savoir de gauche à droite, Claude Mousseau fils de vélociste, Michel Brun, Marius Duteil coureur et vélociste avec son fils Francis et son épouse, puis Jacques Vivier tous assis lors d’une réunion sur piste à Limoges. Un document qui nous permet d’établir un trait d’union entre les Mousseau et les Duteil..., sans oublier un autre partenaire qui compte beaucoup dans la famille, Lulu Deville. L’atelier d’Yves ne sera pas certainement étranger au va et vient de tous ces cyclistes qui en sont en leur début. Le VC Nontronnais et ses sociétaires passaient sans doute beaucoup de temps à la rue Carnot, lieu où se situait l’atelier des cycles Mousseau.

Liens sur la saison 48-49 en Dordogne
- La saison 1948 de Marius Duteil.
- Lire la saison 1949 d’un trio célèbre (Duteil-Vivier-Brun).
-  La saison 1948/1949 au RC Mussidan.

AU FIL DES RÉSULTATS DE CLAUDE MOUSSEAU

 PAS DUNLOP EN LIMOUSIN
- Le VC Nontron était représenté à Limoges par Claude Mousseau et Pierre Sallat. Alors qu’à sept kilomètres de l’arrivée Mousseau était en tête avec les frères Tombelaine, vainqueurs de l’épreuve, sa qualification pour la finale, à ce moment, s’avérait certaine, un stupide incident mécanique l’obligeait à abandonner. Sallat junior faisait lui partie du peloton immédiat, il prenait une excellente place au sprint dans les huit premiers, le manque de métier lui faisant perdre une belle place de quatrième.

PRIX DES MARRONIERS A NONTRON
- Cette course disputée sur un circuit vraiment trop dur et trop long pour un début de saison fut rendu plus pénible encore par un soleil de plomb. Mais elle fut cependant très intéressante à suivre et vit de belles phases d’attaques et de très beaux sprints du fait des très nombreuses primes offertes par de généreux sportifs dans les localités traversées et durant tout le parcours du circuit. Nous avons plaisir une fois de plus remarqué l’excellente tenue de nos jeunes espoirs. Claude Mousseau et Pierre Sallat qui décidément à chaque course s’affirment comme les meilleurs de leur catégorie. Nullement intimidé par la présence de Commerie, Lascaud et autres ténors du cyclisme, nos deux jeunes attaquèrent crânement dans les lacets de la dure côte de Saint-Pardoux. Ils s’échappèrent, disloquant le peloton qui ne devait plus se regrouper et enlevèrent brillamment la course des jeunes. Courageusement, Claude Mousseau malgré ses efforts continua la course avec les aînés. François Sallat encore un peu à court de distance et souffrant après une lutte acharnée avec Commerie, faiblit légèrement sur la fin du parcours, prenant cependant une jolie deuxième place.
Classement : 1. André Commerie, 2. François Sallat, 3. Rougier (tous trois sur cycle Rochet), 4. Mousseau, 5. Paulhac, 6. Plazer, etc...
Classement des jeunes : 1. Claude Mousseau, 2. François Sallat, 3. Paulhac, 4. Lapouge, 5. Rougier, 6. Lavaud, etc...
Félicitations aux jeunes Lapouge, Rougier, Paulhac, Plazer pour avoir continué la course avec les as et s’être bien classés. En persévérant ainsi, ces jeunes feront parler d’eux.

CLAUDE MOUSSEAU PREMIER AU PAULY DE VANXAINS
- Trente six coureurs prennent le départ avec un vent très violent ce qui éliminera tous les coureurs qui perdront contact avec le peloton. Dès le départ, une échappée se produisit. Nous trouvons en tête Lacoste, Duphil, Mousseau et Armandie qui se partagent les primes. A tous les passages, ils augmentent leur avance et arrivent au sprint.
Le classement : 1. Claude Mousseau (Nontron) sur cycle La Perle, les 70 km en 2h25’23s, 2. Lacoste (Ribérac), 3. Duphil (Ribérac), 4. Maxime Armandie (Ribérac), 5. Grellety (Mussidan), 6. Dubreuil (Mussidan), 7. Mazet, 8. Billat (Ribérac), 9. Thibault (Ribérac), 10. Chaudet, 11. Zélie, 12. Maunat, 13. Brieu, 14. L. Armandie, etc...

1948

Marius Duteil, André Commerie et Michel Brun lors du protocole
à Périgueux du GP des cycles Lafond

CLAUDE MOUSSEAU ET PIERRE SALLAT JEUNES
ESPOIRS DU VC NONTRONNAIS

- Parmi tout un lot de jeunes particulièrement brillants, il en est deux qui émergent du lot, deux sur qui le VCN espère pour faire briller les couleurs nontronnaises dans le Limousin. Il s’agit des jeunes Claude Mousseau et Pierre Sallat. Sans pour cela diminuer en rien la valeur réelle et certaine des autres jeunes coureurs du club nous pouvons dire et même affirmer que nos deux espoirs sont au-dessus de la moyenne et qu’ils possèdent une grande classe. D’ailleurs les premiers tours de roue nous ont fortifié dans notre jugement et nous allons parler un peu de ces deux jeunes coureurs.
- Claude Mousseau qui n’a pas encore 18 ans, commença à courir la saison dernière et tout de suite il se révéla et son plus beau exploit fut de battre le chevronné François Sallat au Grand Prix de la Maladrerie, course qu’il gagna au sprint en distançant nettement son co-équipier. Le jeune Claude qui est un très bon rouleur, a des qualités supérieures au sprint où il est redouté même par les As du Limousin. Il nous l’a montré une fois de plus au Prix du Marronnier au cours duquel dans les lacets de la côte de Saint-Pardoux, il s’échappa devant Commerie, Lascaud et autres as pour remporter en haut la prime.
- Pierre Sallat qui n’a que 17 ans, lui, ne commence à courir que depuis cette saison, ses possibilités nous furent révélées dès les courses de classement où il se classa toujours aux places d’honneur. Au cours du Premier Pas Dunlop qu’il disputa à Limoges, il arrive dans le peloton de tête et sans Mousseau victime d’un incident mécanique. Sans ça, les frères Tombelaine auraient eu du mal à battre nos deux représentants et le classement aurait pu changer.
- En somme, le VCN possède en ces deux coureurs, deux éléments d’une valeur certaine et à l’avenir, riche en promesses. Nous souhaitons que dès cette saison de nombreuses victoires viennent couronner la valeur de nos futurs champions.

1948 licence 1948

UN AUTRE ESPOIR PERCE DANS LES RANGS DU VCN
- Après le jeune Claude Mousseau qui fait cette année une saison particulièrement brillante, mais qui joue souvent la malchance, un autre jeune sort des rangs en la personne de Jacques Vivier.
- Depuis deux mois seulement, ce jeune s’est lancé dans les épreuves cyclistes et de jour en jour, sa classe s’affirme. Pour sa deuxième course à Saint-Estèphe, il fait deuxième derrière Claude Mousseau, il fait encore deuxième aux éliminatoires de vitesse à Périgueux, il gagne la première course à Saint-Privat devant Lacoste de Ribérac qui fait pourtant parler de lui.
- Et enfin le 28 août, il gagne le Grand Prix de Champeau, devant le redoutable Bourgoin et on peut dire une sélection de jeunes.
- Il est à regretter ce jour là que le jeune Claude Mousseau qui faisait partie de l’échappée ait crevé, car nous aurions certainement assisté à un beau sprint entre Mousseau et Vivier. Néanmoins, nous tenons à ces deux jeunes, deux espoirs du cyclisme et lequel des deux sera le plus fort ? L’avenir nous l’apprendra...

COURSE DE SAINT ESTÈPHE
- La course cycliste organisée lundi à l’occasion de notre fête patronale a obtenu un plein succès. Vingt-quatre coureurs prirent le départ. Malgré un vent violent, la course fut menée vivement de bout en bout.
Classement : 1° Fort qui couvrit les 62 km en 1h53’, 2. Sallat, 3. Mousseau, 4. Montalescot, 5. Mousnier, 6. Boulanger, 7. Mouveroux, 8. Jordy, 9. Lavaud, 10. Mazières. Nos compliments à tous et au premier qui reçut le traditionnel bouquet et les baisers de la charmante Mlle Denise Dauphin. Bravo à Mousseau et Mouveroux qui malgré une crevaison, sont arrivés à bien peu de distance du vainqueur.

1948 mousseau au centre et à droite Barguério

Mousseau au centre en compagnie de Barguéro à droite

DUPHIL DÉTACHÉ A SAINT-MARTIAL DE RIBÉRAC

- C’est à la satisfaction générale qu’à l’appel du départ quarante coureurs répondent présents. Au second tour et après 28 km de course, Duphil démarre sec et prend le large. Au passage à Saint-Martial il a une minute d’avance sur le peloton comprenant : Mousseau, Barquero, Armandie, Lacoste et Montagut. Les trois Ribéracois qui y figurent font une très belle course d’équipe et ralentissent le train. Voyant ça, Mousseau du VCN s’échappe à 25 kilomètres de l’arrivée et nous assistons à un véritable match poursuite. Au passage à Ribérac, Duphil n’a plus que 500 mètres d’avance sur Mousseau. Cette avance se réduit à 300 mètres au passage à Villetoureix. Le poursuivant va-t-il rattraper le fyard ? Non, car Duphil qui fait une course extraordinaire, roule maintenant à 40 et reprend son avance primordiale pour franchir en grand vainqueur la ligne d’arrivée.
Classement : 1. Duphil (CA Ribérac) les 70 km en 1h54’, 2. Claude Mousseau (VC Nontron) à 1’18s, 3. Barquero (RC Mussidan) à 2’03s, 4. Lacoste (Ribérac) m.tps, 5. Lagrenaudie (CA Ribérac) à 1’57s, 6. Maunat (Ribérac).

CLAUDE MOUSSEAU GAGNE LE 1° MAI A RIBÉRAC

- Une quarantaine de coureurs de Mussidan, Périgueux, Ribérac ont pris le départ de l’épreuve, disputé sur 80 km, avec un vent violent qui gêna les coureurs. Pourtant dès le début, une sélection de huit jeunes dans laquelle se trouvait notre jeune "Coco" s’échappa et prit de l’avance au fur et à mesure de la course. Parmi ces échappées, quatre ne purent suivre le train imposé. L’arrivée se joua entre les quatre autres et c’est à 200 mètres de la ligne que le Rochet Claude Mousseau sprinta irrésistiblement, lâcha ses adversaires pour prendre 25 mètres au Ribéracois Lacoste deuxième.
- Toutes nos félicitations vont à Claude Mousseau qui confirme une fois de plus ses exceptionnelles qualités de sprinter et nous prouve que les espoirs mis en lui ne sont pas vains. Tout le long de la course Mousseau prouva être le plus fort de tous et le moins fatigué à l’arrivée malgré le parcours exigeant qui était au menu de cette fête du travail.

1948 montagut

Montagut qui a couru au VC Nontron

QUELQUES GRANDS DE LA SAISON 1948

René Vietto, Jacques Pras, Guy Lapébie, Raoul Rémy, Gino Bartali (vainqueur du Tour de France),, Alain Moineau (VC. Levallois), Jean Robic, Pierre Brambilla , Rick Van Steenbergen, Gino Bartali (Italie) 1° du Giro en 1946, Fausto Coppi.

CEUX QUI BRILLENT EN PERIGORD EN 1948

Pierre Mounet (CC. Périgueux), René Caramégeas (CC. Périgueux), Charles Martin (CC. Périgueux), Charles Ferdinand (CC. Bergerac), Maurice Pradel (Pédale Sarladaise), Paul Grellety (CC. Belvès), Albert Lascaux (CC. Périgueux), René Minvielle (RC.Mussidan), Henri Martin (Stade Foyen).

LES VEDETTES DU SUD-OUEST EN 1948

André Bramard (ASPTT. Bordeaux), Albert Dolhats (Av. Bayonnais), Robert Rippe (UCAP.Angoulême), Roger Cruzin (CC. Caudéran), René Barrère (CC. Béarnais), Gilbert Ducourneau (Sde Montois), Robert Desbats (CC. Caudéran), André Gavelle (SA Bordeaux), Alfred Macorig (Guidon Agenais, Pierre Mancicidor (CA. Bèglais), Jacques Moujica (St.Gaudens), Alain Moineau (VCL. Arcachon), Marcel Pau (SA.Bordeaux), Tino Sabbadini (VC.Fumel), Jo Bianco (Guidon Agenais), François Palus (FC. Oloron), Jean Bidart (UC. Arcachon), André Micas (ASPTT. Bordeaux), Robert Dutein (SA. Bordeaux), Jean Montaut (S. Blayais), Félix Adriano (G. Agen), Abel Trouillet (VC. Auscitain), André Darrigade (US. Dax), Félix Bermudez.

1948 Eugène fourgeaud

Eugène Fourgeaud du VC Nontronnais, premier chef de file d’après guerre

AUTRES COURSES APRÈS LA 2° GUERRE

- Le cyclisme à Nontron c’est plusieurs bandes de jeunes qui se sont succédé à des époques différentes, avant, puis après la 2° guerre. Ce sont des engagements et des dévouements de gens et de sportifs, qui avec l’enthousiasme de leur jeunesse et leur part de légèreté ont poussé plus loin le rêve de leurs prouesses sportives sans oublier les tirages de bourre dans les pelotons.
- Plus de deux demi-siècles déjà sont venus s’empiler, avec des mentalités qui évoluent et avec des clubs qui ont joué leur rôle éducatif et social. Nontron a aimé le vélo, mais aujourd’hui que reste t-il de cette longue et grande aventure ? Il n’est pas possible de parler de tout le monde, à moins d’aller fouiller tous les périodiques qui ont paru de 1880 à 2000 ? "Rétro Vélo Dordogne" se contentera d’évoquer quelques noms, des palmarès, des souvenirs, des visages, soit des preuves vivantes qui ont marqué l’histoire du vélo à Nontron et qui j’en suis sur, réveillera ce passé si populaire et glorieux...

1947-48 Barugne, Barguenot, Fourgeaud

Les Nontronnais Barugne, Barguenot, Fourgeaud

PALMARÈS DES ÉPREUVES COURUES A NONTRON
DEPUIS LA LIBÉRATION ET AUTRES INFOS DE 1946 à 1949
(sont publiés quelques noms de coureurs connus à ces époques
et licenciés dans un club du Nontronnais)

1946 André Commerie (Pédale Faidherbe)
Palmarès saison 1946 de Commerie sur ce lien en bas de publication ayant trait à Miallet.
Coureurs Nontronnais de cette période : Mariano
1947 Marius Duteil (CC Périgueux), prix des jeunes : Mariano (VC Nontron)
- M. Raoult huissier est président du VC Nontron.
1948 Marius Duteil (CC Périgueux), Lacoste (Pédale Faidherbe)
1949 Course des Marronniers André Commerie (Pédale Faidherbe), Canton de Nontron : André Commerie (Pédale Faidherbe)
Coureurs Nontronnais de cette période : Jacques Vivier, Claude Mousseau.
Vainqueurs de la saison 1949 : Claude Mousseau 1° à Saint-Aulaye, Jacques Vivier 1° à Saint-Privat des Près.
- Après la libération, Nontron regardait surtout le cyclisme du Limousin, d’autant plus que la Dordogne appartenait au Comité du Limousin. Parmi les coureurs de cette époque il y avait Georges Jammet, Roger Fayol, Louis Latié. Mais bientôt, il y aura la réplique avec le célèbre trio Duteil-Vivier-Brun qui galvanisera toutes les foules du pays. En Dordogne, c’est surtout André Commerie qui reste le meilleur coureur d’après guerre. Licencié à La Pédale Faidherbe, il écumera toutes les épreuves de la région, juste avant que le trio précité prenne le commandement d’une nouvelle hiérarchie.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - CYCLISME A NONTRON 4 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne - Prochaine édition : Nontron en 1949

7 juillet 2021

MICHEL GONZALÈZ, ON EN PARLE

UN COUREUR REDOUTÉ PAR LES PROS

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Michel Gonzalèz avec son épouse et son fils

 - La maffia, cette redoutable organisation du crime, a depuis longtemps fait école. Léo Ferré a chanté la maffia du music hall. la boxe qu’elle soit Américaine ou Française, a aussi sa maffia et le cyclisme ne fait pas exception.
- La récente victoire du Bayonnais Michel Gonzalèz au critérium de Bourcefranc (Charente-Maritime), pour secondaire qu’elle soit, à rallumé une vieille querelle, celle qui oppose, dans les critériums, les indépendants au professionnels. Le public et les journalistes sont le plus souvent tenus à l’écart des sévères explications qui précédent les sprints pour les grosses primes et l’arrivée. A Bourcefranc par exemple, le dernier kilomètre provoqua une bousculade telle, que Jean Gainche, pourtant aguerri à ce genre d’exercice, déclarait à l’arrivée : "Il y a longtemps que je n’avais assisté à pareil règlements de comptes ! Toute la bande à Gonzalèz a commencé par prendre les premières places. Puis ils nous ont bousculés, tassés, balancés, à tel point que j’ai eu peur ! J’ai laissé faire. On ne peut pas risquer la chute pour battre Gonzalèz, il y a d’autres courses bien plus importantes…"
- Michel Gonzalèz, lui, a depuis longtemps oublié cette peur. Couverts de cicatrices notamment au deux bras, cet Espagnol naturalisé Français est effectivement l’un des plus rapides routiers qui évolue actuellement sur les routes Françaises. Toutefois, ses adversaires précisent avec quelques raisons, que cette vélocité peu commune n’est valable après 100 ou 120 kilomètres maximum. Au-delà, Gonzalèz disparait et il le sait si bien qu’il a depuis longtemps renoncé à faire carrière chez les professionnels. C’est d’ailleurs de là que naquit la rivalité qui l’oppose aux professionnels, lesquels admettent difficilement d’être battus par lui. En 1960, dans le Grand Prix de Vayrac, l’un des critériums le plus important du Sud-Ouest, Michel Gonzalèz eut l’audace de régler Joseph Groussard, Fournier, Gainche, André Darrigade et compagnie. A l’époque, l’affaire fit quelque bruit, à tel point que les organisateurs de Vayrac déclarèrent à Gonzalèz : "Inutile de te présenter ici, nous ne voulons pas d’ennuis avec les vedettes. Ta victoire a été le pavé dans la mare !"

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Irrésistible et vainqueur de Bordeaux-Périgueux

- Et depuis cette date Gonzalèz est interdit de séjour à Vayrac ! Mais il y a mieux …
- Certains organisateurs (qui se reconnaitront) ont voulu, ou plutôt on cru, tout arranger en proposant à Gonzalèz un contrat dans le lequel ce dernier s’engage à ne courir que pour la seconde place ! … Ce n’était pas le cas à Bourcefranc, et le Bayonnais avait annoncé la couleur à ces complices habituels Verdeun, Bertrand, Bianco. C’est pourquoi ceux-ci ne se privèrent point de travailler au corps les professionnels qui, en la circonstance, avaient unis leurs intérêts comme ils le font toujours dans les critériums, pour la victoire et le partage des primes.
- De temps à autre, les professionnels et les indépendants passent un accord tacite sur le partage des primes. Les gros font les primes importantes, les indés ramassent les miettes, c’est la loi du plus fort car les organisateurs de critériums importants engagent toujours une majorité de professionnels.
- Pourtant, Michel Gonzalèz s’avisa un jour de faire quelques primes non prévues au programme. Van-Steenbergen prit l’affaire en main et remit Gonzalèz à sa place.
- Mais cette courte révolte ne fut pas inutile, car Van-Steenbergen, appréciant la vélocité de son adversaire, lui proposa quelques jours plus tard une association à l’issue de laquelle Michel Gonzalèz et le Belge partagèrent régulièrement, ce qui surprit le Bayonnais, car ce n’est pas toujours l’habitude.

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Autour de ses amis basques après sa victoire aux fêtes de Bayonne

- Depuis, Gonzalèz poursuit son chemin. Bon an, mal an, un indépendant de sa classe (car il n’en manque pas) gagne entre deux et trois millions de francs légers. Ils sont prés d’une dizaine dans le Sud-Ouest à ne vivre que des critériums et des courses régionales. Ils ont compris qu’il n’y avait aucun débouché pour eux dans les rangs professionnels et, en définitive, ont organisé leur vie et leur carrière de façon fort habile dans une région où ils sont encore les patrons. Seul quelques critériums restent chasse gardée, mais les professionnels ne sont pas à l’abri de quelques surprises du genre de celle qui leur était réservée à Bourcefranc le dimanche de Pâques.

Complément d'information
- Ce pauvre Gonzalèz est devenu depuis trois ans le héros d’une aventure navrante. Très dangereux aux arrivées il a commis l’erreur de gagner le Grand Prix de Vayrac, en 1960 et de gagner devant les grands routiers sprinters, à commencer par André Darrigade et Rudi Altig !Cette réussite succédant à quelques prouesses du même genre, toutes réalisées dans le Sud-Ouest ou Gonzalèz se manifeste le plus souvent, aurait pu --- et dû --- lui ouvrir les portes de la renommée. Le contraire s’est produit : les organisateurs qui souhaitent tous inscrire sur le palmarès des noms "ronflants" ne l’ont plus invité. Et certains champions internationaux, parmi les plus notoires, ont pris pour habitude d’assujettir leur participation à … l’absence du gêneur !!!Jusqu’à lors nul n’avait protesté sauf Gonzalèz, trop petit, hélas, et trop seul pour être entendu en haut lieu. Sa voie ne porte pas. Nous suivrons l’affaire et nous vous tiendrons informés.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – GONZALÈZ ON EN PARLE © PATRICK GONZALÈZ
Pour la mémoire du cyclisme en Dordogne

31 juillet 2021

IVéme NOCTURNE DE DAX 1967

MICHEL GONZALEZ VICTORIEUX AU SPRINT

1967 Dax Gonzalèz

L'arrivée de Gonzalez à la nocturne de Dax

- Temps frais. Grosse affluence. Nombreux engagés de grande classe. Course très animée. Sprint massif. En quelques mots, voilà résumé toute l’histoire de ce IVéme Grand Prix cycliste des fêtes de Dax, couru en nocturne suivant la formule qui obtint tant de succès auprès du public.
- Le circuit est très roulant et s’il permet une belle moyenne, il ne laisse pas la possibilité à un rouleur, aussi fort soit-il, de creuser l’écart et de soutenir un train rapide et long. Les primes nombreuses et importantes (3 000 francs environ) ont donné l’occasion aux sprinters de montrer toute leur vélocité et notamment Christian Leduc, qui enleva la plus importante à quelques tours de la fin.

1967 Dax Gonzalèz protocole

Le protocole avec le speaker Bergez, Gonzalez,  son épouse et son fils Patrick

- Le succès d’un rouleur sembla possible avec le "trou" que creusa l’espace de deux tours, un ancien Dacquois Roland Lacombe. Mais le peloton, un instant secoué et étiré revint à l’avant dernier. Au sprint Michel Gonzalez confirma sa pointe de vitesse mais Leduc aurait pu rééditer sa victoire de l’an dernier si à dix mètres de la ligne il n’avait déjanté.
- André Delort profita de cet incident pour se classer second, entre ces deux redoutables sprinters. Quand à Roger Darrigade portant toutes les espérances du public il donna beaucoup d’espoirs à ses supporters en paraissant bien contrôler l’épreuve. Mais trop prodigue de ses efforts, peut-être, il n’a point conservé assez de ressources dans les ultimes tours, ou se régla l’issue de la course.
Photo : Après son arrivée victorieuse, Michel Gonzalez est félicité par Mr Max Mora, maire de Dax, le speaker Bergez, Melle Sanguinet et l’épouse du coureur Hendayais.

Classement : 1er Michel Gonzalez (VC. Hendaye), les 102 km en 2h 31mn. 2 André Delort (Andernos). 3 Christian Leduc (Tarbes). 4 Gérard Norce (Villeurbanne). 5 Pierre Campagnaro (Carcassonne). 6 Alain Célérier (Villeneuve- sur- Lot). 7 Marius Archambaud (Villeneuve- sur- Lot). 8 Serge Bolley (Marseille). 9 J-C Alary (CC. Bordelais). 10 Pierre Beuffeuil (Saujon). 11 Jean Louis Bodin (Oléron). 12 Robert Teillet (CC. Bordelais). 13 Ben Brahim (Villeneuve).

1967 Dax suite

Gonzalez entouré de sa famille, à gauche le speaker Bergès

PRECISIONS DE PATRICK FILS DE MICHEL GONZALEZ : Comme chaque année en plein été, en plein dans les fêtes de Dax, bondée de monde et de festayres avec ces 3 lignes de primes et ces 3 speakers, sur la ligne d'arrivée cours Maréchal Foch à la hauteur de la boutique Couderc (qui n'existe plus), la 2éme à 3 ou 400 mètres plus loin devant le Bar Darrigade (rendez vous des feytayres pour boire er reboire) et l'autre plus loin à la hauteur des fontaines d'eau chaude après avoir traversé la place de la course, cette place où on passe au milieu de la fête et des bodegas au ras des spectateurs.

PATRICK, FILS DE MICHEL GONZALEZ, ONZE APRES A DAX  

- C'était le jour du 15 Aout 1978 en pleine fêtes de Dax que c'est couru cette XVéme ronde nocturne cycliste devant une foule considérable (jamais vue ont dit certains habitués) C'est vrai qu’il y avait du monde dans cette nocturne, on aurait presque pu faire une course de vaches avec nos guidons et les festayres.

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 Sur la ligne de départ en partant de la gauche, le maillot Fiat Patrick Gonzalez ,
le maillot Gan  c'est Christian Dolhats, derrière lui le casque 2 bandes blanches 
c'est Roland Mercadié, le maillot Peugeot à gauche de Christian c'est Michel Fédrigo,
le maillot Corcho Zeus sans doute Lubiato, au centre les Dacquois
avec à la gauche de Fédrigo c'est Frampier, et d’autres qui se reconnaîtront.

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 C'est une des seules courses où il y a le premier tour pour rien, départ tour lancé
et l'on passe sur la ligne. En partant de la gauche le maillot Gan Christian Dolhats,
derrière lui le maillot blanc avec le maillot bordures de manches noir c'est Roland Mercadié,
au fond derrière lui le casque avec les 2 bandes blanches c'est Jacques Dolhats,
le maillot Fiat Gonzalez, derrière le maillot blanc c'est Bajan. Devant le maillot manche
bleu ou rouge c'est Frosio et à droite de la photo le maillot clair c'est Lajo.

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 Le protocole le speaker Lassègue et le président de l'U.S Dax Mr Soligné

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Patrick Gonzalez classé deuxième de la nocturne après un sprint plus
que serré qui laisse planer le doute

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Dolhats vainqueur et Gonzalez deuxième

 RÉTRO VÉLO DORDOGNE – NOCTURNE DE DAX 1967 © PATRICK GONZALEZ
Pour la mémoire du cyclisme en Dordogne

14 juin 2021

2001 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (24° semaine de la saison)

IL Y A 20 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

17 au 23 juin 2001

2001 Valence sur Baïse

Gilles Zech en grand champion à Valence sur Baïse

- La 54° édition des fêtes de Valence sur Baïse s’est soldée par la victoire de Gilles Zech (Bressuire) qui bat son camarade d’échappée Henrick Bogdanski (AS Corbeil) alors que le sprint de la contre attaque est remporté par Yvan Becaas (Blagnac).

2001 Saint-Jean d'Angély

Alexis Tourtelot chez lui fête sa première victoire au Tour du Canton

- Première victoire d’Alexis Tourtelot (UV Angérienne) sur ses terres lors du Tour du canton de Saint-Jean d’Angély où il laisse dans son sillage Belgy (PSF Niort) et Gaborit (VC Charente Océan).
- Dans les régionales succès de Yan Lader (Cam Bordeaux) à Ambarès, de Xavier Gallut à Jurignac, de Vignolles (Talence) à Parleboscq, de Constanty (VC Tulle) à Chirac Bellevue, de Fernand Lajo (US Bouscat) à Morcenx, d’Eric Loubère (stade Montois) à Aire sur Adour, de Fazilleau (VCP Châtaigneraie) à Confolens, de Pierre (Lescar) à Mourenx et de Droz (Cam Bordeaux) à Pineuilh.
- Ouverte aux SN et SR la nocturne des commerçants Agenais s’est achevée par le succès de Gilles Canouet (Marmande) devant Yvan Becaas (Blagnac) et Peyencet (Périgueux). Celle du Bouscat, s’est soldée par le succès d’Eric Daragnès qui bat Jérôme Paul (CC Périgueux) et Dulucq (Dax). (photo ci-dessous)

2001 Le Bouscat

Eric Darragnès au Boscat avec Pierre Dagnan le speaker

dusseau 1

- A La Couronne, le célèbre et réputé prix de la Saint-Jean voit le succès de Cédric Ribardière (Châtellerault) qui s’impose devant l’Angoumois Eric Barret et le Cognaçais Berthomme. Toujours côté nocturne c’est Noël Richet (Tours) qui remporte la 3° nocturne de Poitiers et Centre Presse devant Monier (Bressuire) et Poirier (Tours).
- Quelques succès de cette semaine avec David Schrall (EC Figeac) à Saint-Affrique, du Mazamétain Servat dans la montée du col d’Aspin organisée par le VC Lannemezan, de Traille (VC Pierrefitte) à Bordeaux Bastide.

ÉCHOS DE DORDOGNE

- Lussas et Nontronneau (SR2 et SD par CCP Nontron) : 1. Benjamin Dusseau CC Périgueux) ci-contre en médaillon , 2. Moreau (Confolens), 3. Dugarcein (Couronne), 4. Rouffignac (VC Arédien), 5. Michel Besse (ACLBP), 6. De Boussiers (St.Astier), 7. Eric Vouillat (St.Astier), 8. Lmartinie (La Couronne), 9. Germagnan (St.Astier), 10. Richardin (VC Arédien), etc…
- Campagnac les Quercy (SN/SR par VC Monpazier) : 1. Vincent Guillout (Asptt Périgueux), 2. Krajewski (Anglet), 3. Canouet (Marmande), 4. Ceyssat (CC Périgueux), 5. Reimherr (Marmande), 6. Napias (VC Oloron), 7.Causse (Villeneuve), 8. Roy (Marmande), 9. Carl Naibo (G.St.Martinois), 10. Marty (Castelsarrasin), etc…

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 2001/semaine 24 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

2 juillet 2021

Le XIVéme GP International de Vayrac en 1960

GONZALÈZ A MIS TOUT LE MONDE D’ACCORD

- L’inattendu mais rapide Michel Gonzalez, profitant d’un marquage étroit entre les grands, parvenait à s’assurer le succès, il convient cependant de mettre l’accent sur ceux qui méritent le titre d’animateur.

Vayrac centre ville

Centre ville de Vayrac dans le Lot et sur les bords de la Dordogne

- Darrigade, qui craignait la chute (il l’avouait à l’arrivée) et qui ne désirait pas non plus se signaler plus que ça à l’attention des ses concurrents au championnat du monde, à démontré cependant qu’il était en forme, malgré des coliques provoquées par une trop grande absorption de raisins. Son retour sur Poulidor au dernier tour, sa puissance au sprint lors des importantes primes laisse bien augurer. Poulidor, s’échappant en puissance au moment opportun, sa fraicheur à l’arrivée (une arrivée débordante pour les juges), son aisance de tous les instants, confirme le pronostic de Louison Bobet émis jeudi dernier à Chaumeil (Corrèze) : Poulidor sera un sérieux outsider pour le championnat du monde sur route. A ces deux sélectionnés il faut ajouter le brillant Allemand, champion du monde poursuite 1960, Rudi Altig, auteur d’une belle échappée, et qui disparut ensuite au vingt-huitième tour sur crevaison. Sabbadini, quoique trop prodigue de ses efforts, démontra une vaillance de bon aloi. Mention à Beuffeuil, qui sut oser souvent, se mettant à son avantage, au même titre que l’Espagnol Marigil, vif, remuant. Un nom à suivre : Arnaud Geyre. A citer, au titre des sprinters : Gainche, Fournier, Verdeun et… Gonzalèz.

Vayrac Hôtel

L'Hôtel de Vayrac lieu de rassemblement des coureurs

Et vive le quinzième Grand Prix. Le total des primes attribuées dépasse la coquette somme d’un demi-million. Chiffre remarquable, eu égard au nombre réduit des spectateurs, en raison du mauvais temps. La sonorisation, assurée par Robert Flamary, radio-électricien à Saint-Céré, a été impeccable. Elle a permis aux spectateurs échelonnés sur les 3 km 500 du circuit une audition parfaite des commentaires du talentueux speaker Villeneuvois Robert Monlong. Nous tenons à féliciter le service d’ordre, assuré par la gendarmerie et la dynamique équipe du Guidon Vayracois, pour l’organisation remarquable de la course, et en particulier le président d’honneur, le toujours jeune Mr Gary, et le président actif Mr Gard. Si le résultat financier est inférieur à ce qu’ils étaient en droit d’attendre, qu’ils se consolent en songeant que ce quatorzième Grand Prix a, sur le plan sportif, atteint les plus hauts sommets, ce qui ne manquera pas d’exercer une influence heureuse sur quinzième Grand Prix et les suivants.

vayrac

Classement : 1ér Michel Gonzalez (Guidon Bayonnais). 2 Joseph Groussard (ACBB). 3 René Fournier ‘(Paris). 4 Gainche. 5 Darrigade. 6 Walryck, etc...

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – VAYRAC 1960 © PATRICK GONZALÈZ
La mémoire du cyclisme en Dordogne

17 mai 2021

2001 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (20° semaine de la saison)

IL Y A 20 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

20 au 26 mai 2001

- C’est à Grande Synthe que Fabien Patanchon est devenu champion de France de la course aux points juniors.  
- A Langon, le 3° Prix Claude Magni s’est terminé par le succès d’Hugues Ané (Albi VS) devant son équiper Hrechyn et Patrice Peyencet (CC Périgueux).
- On a couru à Bègles le 58° prix du Club Athlétique où Krajewski (Anglet) s’impose devant le Périgourdin Jérôme Paul et le Blagnacais Salvat.
- Le prix des commerçants à Oloron Sainte-Marie revient à Garmendia du club local qui bat dans l’ordre Dulucq (Dax), Delpech (Marmande) et les Oloronais Costedoat et Napias.
- A Bardos l’épreuve test des juniors organisée par l’Aviron Bayonnais a vu le succès du Camiste Lader lors du tronçon en ligne et de Bergès (UV Auch) dans le chrono. Mais la général a vu de nouveau Fabien Patanchon (UC Le Haillan) en pôle position.
- Le championnat des masters du Limousin a vu le succès d’Alain Saillour (Felletin) pour les 30/39 ans, de Gambard (VC Aubusson) pour les 40/49 ans et de Claude Lévêque (ACLBP) pour les 50/59 ans.
- Courue à Chaptelat et sur deux tronçons la Route Limousine a vu la victoire de Christian Magimel (Felletin) dans la partie en ligne et à l’UV Limousine lors du chrono par équipes. Grâce à la deuxième place de Méderel et à la troisième de Murdoch dans le tronçon en ligne, l’UVL remporte le classement par équipes de l’épreuve.

2001 interrégion dames

Patrick Vermeulen avec Sempé (ici avec Ribérot, Descamps et Mousques) qui s'est imposée

- Le championnat interrégional féminin du Grand Sud-Ouest est remporté par Corinne Sempé (VC Oloron) qui bat Tonini (Eauze Olympique) et Moncassin (Lavaur). Chez les jeunes (juniors/cadettes), victoire de Myriam Morteau (AS Négrepelisse) devant Saldana (Castelsarrasin) et Descamps (Agen).

ÉCHOS DE DORDOGNE

- La Force (SR2 et SD par EVCC Bergerac) : 1. Jobit (Sainte-Livrade), 2. Bernard Dubost (Brive), 3. Mornet (UC Foecy), 4. Permenas (AS Libourne), 5. Benjamin Dusseau (CC Périgueux), 6. Alary (EVCC Bergerac), 7. Beden (EVCC Bergerac), 8. Trimoulet (Saint-Astier), 9. Soldan (Villeneuve), 10. Hubert (Montendre), etc…

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 2001/semaine 20 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

16 mai 2021

1996 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (20° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

16 au 22 mai 1996

1996 Nersac

Bellicaud 2° derrière Kernéis le lauréat à Nersac

- Le 51° Prix de Nersac qui draine un nombreux public le jour de l’ascension s’est soldé par le succès d’Anthony Kerneis (Cycle Poitevin). On a assisté à un duel entre le Cycle Poitevin, Bressuire et le CRCL, mais il a tourné favorablement en faveur des Pictaves, même si Bellicaud se classe 2°, Sauzeau et Painaud prenant la suite du classement.
- C’est Guillaume Destang (US Montauban) qui inscrit son nom au prix de l’ascension organisé par le CC Barthéléméen. Thierry Elissalde (A.Bayonne) et Gilles Dubois (Mérignac VC) complètent le peloton.
- L’Ascension c’est aussi le prix du CA Béglais avec le succès de Didier Saumon (G.St.Martinois) devant Guerry (Saint-Jean de Mont) et Bruno Bannes équipier du lauréat. Le même jour à Montamisé, Frédéric Berland (Cycle Poitevin) remporte le 42° Grand Prix devant Duff (Vendée U) et Grégory Pérez (Châteauroux).
- Ouvert aux espoirs et aux juniors, Royan-Blaye a vu la victoire de Laurent Bajolle (US Bouscat) qui termine devant Herbreteau (Charente) et Daragnès (SC Libourne).
- En bref quelques titres départementaux avec Dupèbe dans les Landes, Pierrick Fedrigo champion juniors Lot et Garonne, Grégory Benouahab (Agen) Lot et Garonne cadets, Hervé Duclos Lassalle (Oloron) juniors des Pyrénées Atlantiques.

1996 Tour des écureuils

Podium final du 8° Tour des Ecureuils

- Le 8° Tour des Ecureuils se termine par la victoire de David Gendrineau (AS Verriers Cognac) qui s’impose devant Brigaud (Châteauneuf) et Hérault (VC Sébastien). Pregno (Albi) et meilleur grimpeur, Guilbaud (VC Sébastien) meilleur sprinter alors que le VC Oloron s’adjuge le classement par équipes.
- La classique Dax-Bordeaux se termine avec le succès de Stéphane Bellicaud (Bressuire) qui précède Stéphane Barthe (Asptt Paris) et Mainguenaud (Saint-Florent).
- Chez les régionaux, victoire de Cyril Guyonnaud (Saint-Florent) à Airvault, de Daniel Jeannot (Jonzac) à Cavignac, de David Gendrineau (AS Verriers) à la Ronde des Ecureuils à Bernos Beaulac, de Guillaume Barbe (Lescar) à Tarnos, de Michel Besse (ACLBP) à Blanzac, de Philippe Naïbo (Casseneuil) à Monheurt et de Denis Bégout (Asptt Périgueux) à Champcevinel.

ÉCHOS DE DORDOGNE

1996 Villamblard cheminots

Championnat de France SNCF à Villamblard contre la montre avec de gauche
à droite Guy Croissant (Essonne) 3°, Noan Lelarge (Aube) titré et Patrice Lemercier (Ile et Vilaine) 3°

- La Force (SR par EVCC Bergerac) : 1. Gilles Dupré (Rauzan), 2. Pierrick Fedrigo (Marmande), 3. Naïbo (Casseneuil), 4. Gil (Casseneuil), 5. Candau (P. Faidherbe), 6. Tonini (UC Bazas), 7. Cazeaux (Bon Encontre), 8. Mignot (Mérignac), 9. Anastaze (SC Périgord), 10. Galles (Bagnolet), etc…
- Saint-Chamassy (SR par Asptt Périgueux) : 1. Jean-Pierre Belotti (Bon Encontre), 2. Eric Confoilens (VC Barsac), 3. P. Tonini (Bazas), 4. Daniel (Asptt Périgueux), 5. F. Tonini (Bazas), 6. Borderie (Ste Foy), 7. JM. Arquey (G.Bergerac), 8. Jérôme Châteauraynaud (CC Périgueux), 9. JC Mespoulède (Asptt Périgueux), 10. Chauvin (Asptt Périgueux), etc…

1996 Hautefort CD séniors

Départ des séniors à Hautefort

- Hautefort (Championnat Dordogne séniors par CC Périgueux) : 1. Jean-Sébastien Arretche (Cyclisme 24), 2. Denis Bégout (Asptt Périgueux), 3. Nicolas Brachet (CCP Nontron), 4. Philippe Candau (P. Faidherbe), 5. Jean-Christophe Arretche (Cyclisme 24), 6. Nicolas Arfel (EVCC Bergerac), 7. Bernard Dubost (Asptt Périgueux), 8. Bruno Ceyssat (Asptt Périgueux), 9. De Boussiers (P. Faidherbe), 10. Frédéric Maly (CC Périgueux), etc…

1996 Hautefort sen podium

Bégout (2°), Arretche (1°) et Brachet (3°) à Hautefort

1996 Hautefort juniors podium

Victoire de Delmon en juniors devant Carreau et Napias

- Hautefort (Championnat Dordogne juniors par CC Périgueux) : 1. Florent Delmond (Asptt Périgueux), 2. Guillaume Carreau (Pédale Faidherbe), 3. Christophe Napias (GC Bergerac), 4. R. Hispiwac (Mussidan), 5. Jérôme Roy (CC Périgueux), 6. Isidore Dudrat (CC Périgueux), 7. Tannick Péault (Asptt Périgueux), 8. Stéphane Grade (EVCC Bergerac), 9. Aurélien Bonnélie ( Asptt Périgueux), 10. Mickaël Estève (Pédale Faidherbe), etc…

1996 Hautefort min et cadets

Hautefort départ des minimes/cadets

- Hautefort (Prix des vétérans par CC Périgueux) : 1. Philippe Candau (Pédale Faidherbe), 2. Beden (EVCC Bergerac), 3. Bodin (CC Lindois), 4. Daniel (Asptt Périgueux), 5. Jacques Chauvin (Asptt Périgueux), 6. P. Delmonteil (EVCC Bergerac), 7. Claude Daubisse (P.Faidherbe), 8. JL. Gouraud (CCP Nontron), 9. Lucien Sautier (CC Périgueux), 10. Daniel Pacher (EVCC Bergerac), etc…

1996 Hautefort cadets

Protocole des cadets avec le succès de Guionie à Hautefort

- Hautefort (Championnat Dordogne minimes) : 1. Julien Courbalay (Saint-Astier), 2. Rebecca Ménart (TCF 24), 3. Anthony Boyer (CC Périgueux), 4. Emmanuel Joubert (P.Thiviers), 5. Gaëlle Carreau (P. Faidherbe), 6. Gueybaud (GC Bergerac), 7. Teillet (CC Périgueux), 8. JC. Dader (P.Faidherbe), 9. Laurière (Périgueux), 10. G. Roy (CC Périgueux), etc…
- Hautefort (Championnt Dordogne des cadets) : 1. Ludovic Guionie (Saint-Astier), 2. Jean Mespoulède (Asptt Périgueux), 3. Ludovic Regen (Saint-Astier), 4. Gaylord Bonnélie (Asptt Périgueux), 5. Didier Lavesne (CC Périgueux), 6. Godineau (P.Faidherbe), 7. Lescaut (CC Lalinde), 8. Vincent Arquey (GC Bergerac), 9. Hervé Faure (Thiviers), 10. Laurent Gillot (CC Périgueux), etc…

1996 Saint-Martial de Valette

Saint-Martial de Valette, départ du prix des fêtes de l'ascension

- Saint-Martial de Valette (par CCP Nontron) : 1. Frédéric Destal (CC Chalais), 2. Victor Melchior (RC Mussidan), 3. JL Béneyrol (CCP Nontron), 4. Stéphane Virvaleix (Cyclisme 24), 5. Alain Ducau (CRCL), 6. JM Arquey (GC Bergerac), 7. Jarreton (CO Couronne), 8. Duniaud (Jonzac), 9. J. Châteauraynaud (Périgueux), 10. Ludwig (Confolens), etc…

1996 Saint-Martial de Valette podium

Victoire de Destal à Saint-Martial de Valette

- Champcevinel (SR par CC Périgueux) : 1. Denis Bégout (Asptt Périgueux), 2. Gérard Doumenge (Ste Foy), 3. Jérôme Paul (CC Périgueux), 4. Tarif (Brive), 5. Chabreyrou (Saint-Astier), 6. Bernard Dubost (CC Périgueux), 7. Fredon (ACUL), 8. Grendene (ACUL), 9. Michel (Brive), 10. Pradelou (Périgueux), etc…

1996 Champcevinel

Podium à Champcevinel et victoire de Denis Bégout

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1996/semaine 20 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

6 juin 2021

1996 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (23° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

6 au 12 juin 1996

- Le GP de Pessac ouvert aux toutes catégories a vu le succès du Bayonnais Thierry Elissalde qui s’impose devant Grégory Pérez (Châteauroux) et Gilles Dubois (Mérignac VC).

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Le triomphe des Vendée U en 1996, amenés par Samuel Plouhinec

- Le Tour des cantons de Mareuil-Verteillac est revenu à Samuel Plouhinec de Vendée U vainqueur de Tim Jones (CRCL) et Pitard (Montendre). Plouhinec a d’abord remporté l’étape de Mareuil, puis le chrono laissant le Verteillacois à Laurent Bajolle (Le Bouscat).
- Quelques succès régionaux avec Cédric Blanc (Stade Montois) à Parleboscq, Luis Alcazar (US Dax) à domicile, de Jérôme Berthe (UC Niort) à Chef Boutonne, de Lionel Gauzère (Stade Montois) à Mees, de Jean-Louis Lacaule (Stade Montois) à Arjuzanx, de Daniel Mendribril (Mauléon) à Salies de Béarn.

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Kernéis, Bordes, Faugeroux et Ouvrard lors du championnat du Poitou

- Franck Faugeroux (Cycle Poitevin) est devenu champion du Poitou sur route devant Kerneis et Ouvrard ses équipiers du Cycle Poitevin sur le circuit d’Argenton le Château. Bordes est titré chez les SN, Olivier Durand (AJ Montmoreau) chez les SR, à l’instar de Didier Dupuis (Civray) chez les vétérans.
- Dans le Comité des Pyrénées, c’est Olivier Asmaker (US Montauban) qui remporte le titre sur le difficile circuit d’Aspet. David Moncoutié (Blagnac) est couronné chez les espoirs tout comme Eric Pascal (Cahors VS) chez les SN.
- Le championnat du Limousin disputé à Vallière est revenu au Berrichon David Fouchet sociétaire du CRCL. Roche (Felletin) qui termine deuxième remporte le titre espoir alors que Michel Commergnat (Felletin) prend la troisième position d’un championnat où Besse (Bussière Poitevine) termine troisième.
- Dans la Felletinoise Sud Creuse, épreuve ouverte aux coureurs élites, Vincent Cali (CC Etupes) remporte la gerbe devant Auroux (CC Chatillon) Larue (CR4C Roanne).
- Grégory Pérez confirme sa bonne forme et remporte le 64° Tour du Blayais, suivi par Kernéis (Poitiers) et Monier (Bressuire).

ÉCHOS DE DORDOGNE

- Saint-Médard de Mussidan (SR par RC Mussidan) : 1. Jacques Napias (GC Bergerac), 2. Nicolas Fiacre (Asptt Périgueux), 3. Nicolas Arfel (EVCC Bergerac), 4. Eric Dupré (Ste Foy), 5. Sébastien Chabreyrou (Ribérac), 6. Eric Jacouty (Ribérac), 7. Germain (SC Périgord), 8. Maly (CC Périgueux), 9. Devaux (Pédale Faidherbe), 10. Melckior (Mussidan), etc…

GCB

La renaissance du Guidon Club Bergeracois

- Le château de Monbazillac a servi de cadre en Dordogne pour relancer le Guidon Club Bergerac qui renait de ses cendres après une trentaine d’années de mise en sommeil. Un repas et un vin d’honneur ont ponctué cette magnifique réunion.
- Calès (SR par CC Lindois) : 1. Christophe Viboud (EC Lac Vert), 2. Cornali (Bon Encontre), 3. Kaszuba (Bon Encontre), 4. Balmes (Gourdon), 5. Dubost (Saint-Astier), 6. Carreau Guillaime (P.Faidherbe), 7. Taillandier (Cahors), 8. Labrousse (Ptt Périgueux), 9. Bégout (PTT Périgueux), 10. Grendene (ACUL), etc…

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1996/semaine 23 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

29 avril 2021

ATUR (course disparue)

LA SACRÉE CÔTE D’ATUR

atur 2003 bis

En 2003 avec la dernière édition gagnée par Trainaud (maillot Fouchy)

- Atur constituait une belle épreuve avec son relief tourmenté qui a permis aux grimpeurs de s’affirmer. Commune de la banlieue de Périgueux, l’épreuve par elle-même, attirait au mois de juin un grand nombre de coureurs régionaux qui escaladaient la côte des Paillers souvent sous un soleil de braise. Organisée le plus souvent par le Cyclo-Club Périgourdin, disons que la Pédale Faidherbe et l’Asptt ont été pendant un temps aux commandes de cette organisation supervisée les derniers temps par Roland Pradelou, maire adjoint de la commune. Course bien primée, Atur reste de mon humble avis une de ces épreuves qu’on aimait bien aller voir...

Atur 1986

Daniel Dutertre sacré champion d'Aquitaine des vétérans à Atur en 1986

129031678[1]

Buffière parti à la recherche de Bouyer qui s'est enfuit (Championnat cadet 1967)

Palmarès connu : 1958 Luzier (CC Périgourdin), 1959 Robert Sedran (RC Mussidan), 1963 Lagarde (Pédale Nontron), 1964 Jean-Paul Loubriat (CC Belvès), 1965 Raymond Labrousse (Périgueux), 1967 Jacques Bouyer (CA Ribérac) Championnat Dordogne cadets, 1968 Mazet (CC Bordeaux) et Lionel Sallat (Pédale Nontron) en cadets, 1969 Julien (Yssingeaux).
1975 Robert Serres (VC Libos), 1976 Christian Darrin (CC Périgourdin).

Atur 67

Bouyer champion de Dordogne 67 aux côtés de Galy 2°

1980 Philippe Candau (UC Montpon), 1982 Joël Gilbert (AJ Montmoreau), 1983 Patrice Dumas (ASPTT Périgueux), 1984 Jean-Claude Mespoulède (ASPTT Périgueux), 1986 Jean-Yves Béneyrol (ASPTT Périgueux), Daniel Dutertre (CCP Nontron) Championnat d’Aquitaine vétérans, Dominique Péré (Guidon Agenais) Championnat d’Aquitaine cadets, André Wilmouth (UC Bassin Houiller) cyclo-cross du Val d’Atur, 1987 Jean-Paul Raymond (US Talence) cyclo-cross du Val d’Atur.

atur 1999

1999, les Cécépistes en première ligne et ce sera Lavesne qui l'emportera

1990 Victor Melchior (RC Mussidan), 1991 Claude Denis (Asptt Périgueux), 1996 Denis Bégout (Asptt Périgueux), 1997 Bernard Mazeau (CA Périgueux), 1998 Francis Feymandy (UC Châteauneuf), 1999 Didier Lavesne (CC Périgueux), 2000 David Fillon (Ucap Angoulême), 2001 Michel Dupuytren (CRC Limoges), 2002 Julien Alvarez (SC Revel), 2003 Jean-Baptiste Trainaud (US Talence).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - ATUR - © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

26 juin 2021

BOURCEFRANC 1963

1963 Bourcefranc

Michel Gonzalèz remporte le Critérium de Bourcefranc
Il a battu au sprint Raynal et Deloche
Van Looy, malade, avait déclaré forfait

Marennes : Après de multiples mais vaines échappées, Michel Gonzalez, d’Hendaye, a gagné après un sprint acharné, le Critérium Cycliste international de Bourcefranc devant la Parisien Jean Raynal. Ce fut, avant tout, une course aux primes, et plus de 2.000 francs furent distribués au cours de l’épreuve.
Le public regretta très vivement l’absence de Rick Van Looy qui annonça sur forfait quelques heures avant la course pour raison de santé.
Si une prime de malchance avait été allouée, Joseph Groussard en aurait été très certainement le bénéficiaire. En effet, accidenté au 22° tour, Groussard continua l’épreuve malgré l’interdiction du médecin. Il fit une très bonne course, mais son état ne lui permit pas de triompher comme il espérait au départ.
La course fut donc gagnée au sprint par Michel Gonzalèz.
Voici le classement : 1er Michel Gonzalez (Hendaye), les 111 kilomètres en 2h 43 mn. 2. Jean Raynal (Paris), 3 Jean Deloche (Bordeaux). 4 Jean Gainche (Fougères). 5 Fernand Delort (Andernos). 6 Moussard (Saintes). 7 Rolf Wolfshohl (Allemagne). 8 Pierre Beuffeuil (Saujon). 9 Joubert (Royan). 10 Pailler (Royan). 11 Crinnion (Irlande). 12 Milesi (Marseille). 13 Castel (Bordeaux). Tous les autres coureurs son classés ex-æquo.

1963 BOURCEFRANC PODIUM

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - BOURCEFRANC 1963 © PATRICK GONZALÈZ
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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