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RETRO VELO DORDOGNE
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8 février 2020

MARIUS DUTEIL (Saison 1946 à 1948)

COURSES DE LA LIBÉRATION AVEC LE CYCLO CLUB PÉRIGOURDIN

bandeau marius

- Relire l’épisode précédent sur Marius Duteil.

L’après guerre

- Dans l’euphorie de la libération des jeunes gens d’une vingtaine d’années pratiquent le cyclisme. On y trouve Jacques Matignon, les frères Zaccaron, Lucien Badie, Henri Martin, Yvan Pauvert qui se mesurent avec les anciens comme Chouet et Duteil. Mais Duteil, lui est parti depuis le début de la guerre pour s’installer comme vélociste à Mareuil sur Belle, sur les conseils de Lucien Laval (ex-Tour de France). En effet, Marius souhaitait ouvrir boutique à Castillon, près de sa région natale, mais Laval finit par avoir raison pour l’orienter sur le Nord de la Dordogne, à mi-chemin d’Angoulême et de Périgueux.
NDLR : sur sa licence de 1942, au Cyclo-Club Bergeracois (voir sur précédente publication), son lieu de résidence mentionné est bien celui de Mareuil.

PALMARÈS 1946 (sociétaire au Cyclo-Club Périgourdin)

- 1° Le Fleix (24), 3° les Eyzies (1° Commerie Pédale Faidherbe), 1° Châlus, 1° Saint-Avit de Moiron (33), 4° Pineuilh (33) (1° Robert Chouet du SCAL), 4° Circuit de la Soule à Mauléon (64), 1° Circuit de la vallée du Dropt à Villeréal (47), 8° Prix de Brive (1° Commerie), 1° Saint-Martial d’Artenset (24), 1° GP des vins de Monbazillac à Pomport, 1° Vélines (Les Laurents), 3° Prix des cycles NISI à Libourne (1° Sanz du SCA Libourne), 1° GP du Fleix, 3° Prix de la Trapelle à Sainte-Foy (1° Chouet de Libourne), 3° Circuit Saint-Roch à Angoulême (1° Pierre Proust de Saintes), 2° Tombeboeuf (1° Roger Durand Guidon Agenais), 6° Port Sainte-Foy (1° Chouet), 8° Prix de la Libération à Périgueux associé à Charles Ferdinand (1° Mounet/Moulinier), 1° en Poursuite, puis en individuelle du GP de la Libération à Bergerac et 1° de l’américaine associé à Charles Ferdinand du CC Périgourdin, 2° Jarnac (1° Pierre Proust de Saintes), 6° Saussignac (Charles Ferdinand du CC Périgourdin), 2° Ronde de Guyenne et Gascogne à Marmande (1° Angélo Mariani du CAM de Bordeaux), 2° Prix du Comice à Mussidan (1° Commerie), 1° Chalus, 2° Nontron (1° Commerie), 2° Prix des commerçants à Marmande (1° Pallu d’Oléron), 1° GP de la Libération à Sainte-Foy.

photo 006

Marius Duteil, son fils Francis et son épouse Claudine lors du Grand Prix
de Ribérac qu'il vient de remporter en 1948

GP de la Libération à Sainte-Foy (reportage)

APRÈS UNE COURSE TRÈS DURE COMPORTANT A TROIS REPRISES
L’ASCENSION DE LA   COTE DE BABY,
MARIUS DUTEIL ENLÈVE LA VICTOIRE AU SPRINT

- Organisé par le Stade Foyen, le Grand Prix disputé dimanche après-midi à Sainte-Foy à l’occasion des fêtes de la Libération, a donné lieu à une lutte acharnée. Vingt-huit coureurs s’alignèrent aux ordres de M. Cyrille Abadie, vice-président de la FFC, pour couvrir 18 tours de circuit dont trois comportaient la fameuse escalade de Baby.
- Au début du quinzième tour, neuf coureurs étaient en tête : Caramigeas, Merlet, Lafargue, Breuland, Sieuzac, Duteil, Demanes, Nazarre, Chouet. Ayant percé au onzième tour, le Marmandais Manfé venait ensuite à quarante secondes.
- A la deuxième montée de la côté de Baby (17° tour), Caramigeas ayant percé, fut rejoint par Manfé. Les deux coureurs passèrent ainsi ensemble au début du 18° tour, soit trente secondes après le peloton amené par Chouet. Les deux chasseurs finirent par rattraper. Mais l’effort avait été trop grand pour Manfé. Le jeune vainqueur de Bordeaux-Arcachon fut distancé. Ainsi neuf hommes disputèrent le sprint à Sainte-Foy, sur le Boulevard Charles Gatraud, où l’enfant du pays Marius Duteil, gagna superbement.
- Le vainqueur Duteil n’est certes pas un inconnu. Il y a en effet belle lurette que le Foyen à prouvé sa classe en gagnant une multitude d’épreuves. Mais il n’en n’est pas de même pour deux des coureurs qui terminèrent en sa compagnie. Ceux-ci Lafarge et surtout cet extraordinaire Caramigeas de Périgueux qui revint en fin d’itinéraire après avoir percé ont intérêt vu leur classe certaine, à fréquenter les coureurs de Guyenne. Ils y trouveraient des adversaires dignes d’eux et se feraient ainsi connaître dans des milieux qui ne peuvent que leur être profitables.
- Ceci méritait d’être dit comme doit-être également signalé le retour en forme de Nazarre, des cyclistes Girondins qui a accompli une belle course à l’occasion de ce GP très réussi et dont l’épilogue se déroula devant une énorme affluence.
Classement : 1. Marius Duteil (CC Périgueux) les 163,5 km en 4h39’02s, 2. Nazarre (Cycles Girondins) à une longueur, 3. Breuland (Libourne), 4. Sieuzac (Libourne), 5. Demanes (ASPTT Bordeaux), 6. Lafarge (Périgueux), 7. Merlet (Libourne), 8. Chouet  (Libourne), 9. Caramigeas (CC Périgueux) tous m.tps, 10. Manfé (CC Marmande) à 1’08s, etc...
- On a certainement oublié de dire que Marius Duteil s’est marié. Exactement le 2 décembre 1939, soit au début de la guerre avec Claudine, une jeune fille originaire de Coutures de Monestier, dans le Sud de la Dordogne, autrement dit dans sa région natale. Et en cette année 1947, le 25 mars pour être précis, le foyer de Marius s’agrandit avec l’arrivée d’un jeune héritier que l’on prénommera Francis.
NDLR : Il existait à Mareuil la Société Sportive des Chardons, mais on n’y pratiquait pas le cyclisme de compétition.

PALMARES 1947 (sociétaire au Cyclo-Club Périgourdin)

- 12° Critérium du printemps à Périgueux, 9° Prix Gibbs à Libourne, 6° Le Coux, 5° Brive, 3° Beynac, 10° GP de la victoire à Libourne (1° Pierre Proust de Saintes), 10° Prix de Lectoure, 3° Brive (1° Londéro), 4° Saint-Philippe du Seignal (1° Laffarge du CC Périgourdin), 1° Nontron, 3° Saint-Aigulin (1° Michel Serres du Burdigala Paris Club), 1° Cherveix-Cubas, 5° Bergerac-Périgueux-Bergerac (1° Paul Pineau de Villeneuve), 3° Le Buisson, 1° Saint-Martial de Valette/Nontron 1° Salignac Eyvigues, 2° Issigeac (1° Paul Pineau de Villeneuve), 3° Pineuilh (1° André Commerie de la Pédale Faidherbe), 6° Sarlat, 5° La Couronne (1° Commerie), 6° Américaine d’Angoulême associé à Commerie, 1° Championnat des sociétés du Limousin  avec le CC Périgourdin (Marius Duteil, Robert Lascaux et Pierre Mounet) 2° PF (Commerie, Lacoste, Roumaillac), 3° CRCL (Fayolle, Gauthier et Toupinier), 6° Coutures de Monestier (1° Robert Martin de l’ASPTT Bordeaux), 6° GP du Stade Foyen (1° René Berton de Mérignac), 3° GP des commerçants à Périgueux (1° Commerie), 1° Championnat du Limousin route, 2° La Coquille, 5° La Couronne, 4° Ronde de Guyenne et Gascogne à Marmande (1° André Joulin de l’ASPTT Bordeaux), 1° GP du VC La Gardais, 3° Ruelle (1° Paul Lerme de l’UCAP Angoulême), 1° Grand Prix des meubles Maury à Périgueux, 8° Gourdon, 10° Tonnay-Charente (1° Pierre Mounet), 2° Prix du Casino La Trapelle à Sainte-Foy (1° Robert Chouet), 3° du Prix de la Libération à Brive (1° Louis Londéro de Brive), 9° Prix de la Libération à Périgueux (1° Laffargue du CC Périgourdin), 6° Sainte-Foy, 4° Marmande, 3° Périgueux (1° Pierre Mounet), 6° Soyaux, 1° La Garde de Montlieu, 3° Saint-Julien de Lampon, 1° Javerlhac, 1° Villefranche de Lonchat, 1° Montpon, 2° Prix des commerçants de Sarlat (1° Pradel de la Pédale Sarladaise), 3° Saint-Vincent de Connezac (1° Pierre Mounet), 11° Bordeaux-Jarnac (1° Roger Durand du Guidon Agenais), 1° Saint-Privat des Près, 2° du GP du Commerce et de l’Industrie à Bergerac (1° Roger Durand du Guidon Agenais), 2° du Prix du Commerce et de l’Industrie de Mussidan (1° Michel Serres du Burdigala Paris Club), 6° Gourdon (1° Jacques Dupont de Toulouse).
NDLR - Le Grand Prix des Meubles Maury gagné par Marius Duteil visitait le département. Départ des allées Tourny à Périgueux, Niversac, Ladouze, Les Eyzies, Le Bugue, Pézuls, Lalinde, Mouleydier, Bergerac, Bordas, Saint-Astier, Périgueux, soit 160 kms pour cette édition.
- Organisé par le CC Périgourdin, ce prix Maury a remporté en ce 29 juin un très beau succès. Il s’est terminé par la victoire des couleurs du club organisateur en la personne de Marius Duteil. Victoire enlevée au sprint et on peut dire à l’arrachée, tant le sprint fut un instant incertain. Victoire, disons nous d’autant plus méritoire que Duteil avait donné la veille, en compagnie de ses équipiers un beau succès au CC Périgourdin en remportant le Championnat des sociétés du Limousin. Il battit Mounet d’un quart de roue, qui lui-même du CCP, avait aussi disputé la veille le championnat. Confirmant ses qualités, Breulant de la SCA Libournaise s’est classé 3° dans ce prix devant Ferdinand de Bergerac, le 5° étant Edgard Couturas de Libourne.
Ce quatuor qui s’était évadé du peloton passa Bergerac avec trois minutes d’avance. Cependant à l’arrière étant parvenu à se libérer du paquet, qui comprenait Pradel de Sarlat, Commerie, Pras, Jacques Tincaud, les deux futurs vainqueurs Duteil et Mounet avaient entamé une chasse sévère. Pendant cette poursuite à 35 km de l’arrivée, Rippe dont la course avait été remarquable, perçait. Ainsi, reprenant petit à petit du terrain sur une route blanche, extrêmement poussiéreuse, Duteil et Mounet revinrent sur les trois hommes de tête : Breulant, Ferdinand et Couturas. Le sprint aux allées Tourny à Périgueux vint enfin, là où Duteil assura sa maîtrise en plaçant une détente in-extrémis sur la ligne d’arrivée. Il était félicité par M. Pugnet maire de la ville et M. Grenouiller président de la chambre de commerce.
En suivant de près l’itinéraire, on s’aperçoit qu’entre Bergerac et Périgueux, les coureurs sont passés par Campsegret et Pont Saint-Mamet, autrement dit l’actuelle RN 21 qui était en 1947 blanche et poussiéreuse comme le souligne le reportage ci-dessus.

saint-Astier 1948

Protocole à Saint-Astier en 1948 avec Marius lauréat

Championnat du Limousin 1947

- C’est en profitant du duel Pouget/Commerie que Duteil est devenu Champion du Limousin. Il termine second de l’ultime épreuve gagnée par le Tulliste Brunie. Pouget et Commerie pleuraient à l’arrivée de la dernière épreuve. Parce qu’avec Pradel, ils étaient les plus forts du lot, parce qu’ils dominaient leurs concurrents de toute une classe et qu’ils le savaient, le titre leur a échappé.
- Et c’est un vieux briscard, le Périgourdin Duteil qui endosse le maillot que Commerie porta avec honneur pendant la saison 1946. A vrai dire, Duteil ne possède pas le panache des grands champions. Mais c’est un coureur consciencieux, qui sut profiter de la lutte farouche que se livrèrent tout le long du parcours Pouget et Commerie. Et au sprint final, il sut tirer son épingle du jeu et obtenir une seconde place qui pour un petit point d’avance, lui assurait le titre aux dépens de Pouget.
- Ainsi le championnat du Limousin consacre les mérites d’un vieux crocodile, Duteil et laisse effondrés des champions aussi racés que Pradel, Pouget et Commerie.
- Il faut prendre son parti. C’est le propre des compétitions sportives d’être parfois injustes.
- Et puis, les vaincus de cette mémorable journée ont assez de classe pour prendre un jour une éclatante revanche.
Le classement final : 1° Marius Duteil (CC Périgueux) 49 pts, 2° Pouget (Sarlat) 48 pts, 3. Brunie (Pédale Gaillarde Brive) 47 pts, 4. Commerie (Pédale Faidherbe) 43 pts, 5. Lacoste (Pédale Faidherbe) 35 pts, 6. Neuville (Pédale Gaillarde), 7. Pradel (Sarlat), 8. Ferdinand (Bergerac), etc...

Le GP de Saint-Martial de Valette (reportage)
- Cette épreuve de 100 kms s’est disputée sur le circuit Saint-Martial, Nontron, Saint-Martial, à couvrir douze fois, connut un vif succès.
- Le très actif comité des fêtes qui a pour habitude de ne rien laisser au hasard s’est surpassé. Grâce à M. Chausard, les péripéties de la course étaient annoncées par haut-parleur et un relais de télédiffusion de Nontron informait le public sur la position des coureurs dans la traversée de cette ville. La foule très dense était contenue derrière des cordes, bref l’organisation était à tout point de vue parfaite. Enfin la Pédale Faidherbe, s’est vue confier la régularité de la course.
- L’ancêtre Lucien Mousseau ex-champion de vitesse de la Dordogne donna l’envolée à dix-neuf concurrents. Dès le départ Lascaux s’échappe et au deuxième tour gagne la prime de 500 francs offerte par M. Nicoulaud. A chaque tour, Caramigeas, Sare, Duteil et le jeune Chauvin se livrent à des sprints impressionnants pour enlever les primes importantes. Au cinquième tour Caramigeas attaque sérieusement. Il réussit à fausser compagnie au peloton et s’élance à la poursuite de Lascaux. Ce dernier casse son dérailleur et malgré son retard continue courageusement, ce qui lui vaut les sympathies du public. Les primes offertes par M. Devige, ex-coureur de la Pédale reviennent à Caramigeas. Angélo, un jeune a eu la malchance de crever au premier tour. Après un gros effort il réussit à terminer 2° des quatrièmes catégories et débutants dont l’arrivée au 8° tour donne les résultats suivants : 1. Chauvin (Angoulême), 2. Angélo (CC Périgueux), 3. Delage (Pédale Faidherbe), 4. Beyneix (CC Périgueux), 5. Mariano (Pédale Faidherbe), 6. Château (Pédale Faidherbe), 7. Desvard (Pédale Faidherbe)
-
Au 9° tour, Chauvin, Angélo, Beyneix continuent avec leurs aînés. Duteil arrivera à rejoindre Lascaux, qui se retrouvera doublé. Caramigeas faussera compagnie à Sarre et à Chauvin et aucun changement ne se produira jusqu’à l’arrivée qui sera jugée comme suit : 1. Marius Duteil (CC Périgueux), 2. Caramigeas (PF), 3. Sarre (CRCL), 4. Chauvin (Angoulême), 5. Chaberlaud (Angoulême), etc...

PALMARES 1948 (sociétaire au Cyclo-Club Périgourdin)

- 6° Aixe sur Vienne, 5° Critérium du Centre, 8° Coussac Bonneval, 7° du GP des Commerçants et de l’Industrie à Périgueux (1° Roger Durand du Guidon Agenais), 5° Le Bugue (1° Paul Griès du Temple sur Lot), 4° Saint-Philippe du Seignal (1° Louis Breuland du SCA Libourne), 6° Saint-Aulaye (1° André Bramard ASPTT Bordeaux), 1° Bellac, 1° Saint-Astier, 2° Coutras (1° Pierre Mounet du CC Périgourdin), 1° Tulle, 4° Périgueux le Toulon (1° Pierre Mounet du CC Périgourdin), 6° Championnat du Limousin route (1° Pierre Mounet), 1° Coutures de Monestier, 3° Terrasson (1° Pierre Mounet), 2° Issigeac (1° José Sanz du SCA Libourne), 2° Périgueux (1° Mounet), 3° Bergerac (1° Delmas de la Pédale Faidherbe), 1° Cadouin, 1° Tourtoirac, 4° Gourdon, 6° Saint-Angeau, 2° Tour des Boulevards Périgueux (1° Pierre Mounet), 3° Bergerac, 1° Cadouin, 1°GP de la ville Ribérac, 2° Coutras (1° Pierre Mounet), 8° GP de la Tomate (1° Jacques Moujica de Saint-Gaudens), 4° Prix de la Libération à Périgueux (1° André Gavelle de Bordeaux), 4° Chabanais, 6° Prix Royal Fabric à Objat (1° Pierre Mounet), 2° Nontron (1° Lacoste Pédale Faidherbe), 2° Neuvic (1° Lacoste), 10° Saint-Junien, 5° Bergerac, 1° La Roquette de Bassillac, 1° Mussidan, 4° Piégut (1° Commerie), 3° Egletons (1° Hervé Prouzet du Guidon Agenais), 3° Castelnaud Fayrac (1° Henri Bergerioux des Girondins de Bordeaux), 7° Saint-Cyprien (1° André Commerie de la Pédale Faidherbe), 2° Thiviers (1° Guy Allory de l’UCAP Angoulême), 2° Miallet, Bretenoux abandon (1° Pierre Mounet), 1° Nontron, 2° Limoges, 5° Saint-Pardoux, 4° Prix de la Pédale Gaillarde à Brive, 5° Pierre Buffière (1° Raymond Hébras UVL), 9° Saint-Sulpice Laurière (1° André Bramard UVL), 2° Prix Louis Latie à Châlus (1° Commerie Pédale Faidherbe), 3° Circuit Aixois (1° René Dufour CRCL)
NDLR - Le Grand Prix du commerce et de l’industrie de Saint-Astier était une boucle passant par Saint-Germain du Salembre et retour le long de l’Isle par Planèze.
NDLR - Le Cyclo-Club Périgourdin qui s’enorgueillit d’avoir remporté de haute lutte quarante cinq victoires officielles en 1948, période où ses coureurs se classèrent en outre plus de 50 fois aux deuxièmes et troisièmes places des épreuves qu’ils disputèrent, vient de procéder à la revue de ses effectifs. Ceux-ci se composent pour l’instant de Pierre Mounet, champion du Limousin, Marius Duteil champion de ce comité en 1947 et capitaine de l’équipe du CCP, Albert Lascaux jeune espoir, Charles Martin le coureur ex-Bordelais valeureux, régulier. Claude Tenant et Palus également méritants. Enfin les jeunes Verdier, Veyry, Bugeaud, Ratier, Mazy, Renon, Thomas, Boutinaud qui en excellente posture l’an dernier, appuyés par les Connangle, Bélingard, Pomier, Granger, Chavanel, Angelot, Savigné, Baudry, Colinet doivent se distinguer dès l’ouverture de la saison.

Bretenoux 13

A Bretenoux où Marius Duteil abandonnera en 1948

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - MARIUS DUTEIL (3) © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : Marius Duteil, Vivier et Brun au CA Ribérac (saison 1949)

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11 mars 2020

SAINT-ETIENNE DE PUYCORBIER - SON PALMARES

VILLAGE NATAL DE JEAN-RENÉ

- Bien qu’il a grandi à Douzillac, Saint-Etienne de Puycorbier est le petit village de la Double où naquit Jean-René Villechanoux, notre regretté speaker. C’est aussi un haut lieu de la Résistance pendant la dernière guerre. La course cycliste de Saint-Etienne se déroulait le dernier dimanche du mois de juillet. Ce jour là une cérémonie commémorative se tenait en matinée devant le monument de la Résistance (camp de Virolles) suivi d’un banquet aux abords de la ligne d’arrivée (lire ci-dessous).

Saint-Etienne

- Le départ de la course en 1999 rassemble encore de nombreux coureurs. De dos avec le dossard numéro 2,
Victor Melckior (RC Mussidan) triple vainqueur de cette épreuve. Laurent Dumont vainqueur la même année
portait les couleurs de l’AVC Libourne et était en pleine préparation en vue des cyclo-cross.

NDLR : MÉMORIAL DE LA RESISTANCE - Ce monument s'élève à l'endroit où les maquisards de la Double appartenant au 4ème Régiment FTP, avaient organisé leur camp. Au plus fort des combats, printemps et été 1944, lorsque la mission des résistants de l'intérieur consistait à retarder la montée des renforts allemands vers la Normandie, le camp de Virolles avait un effectif de plus de 600 hommes. Un rassemblement a lieu chaque 1er dimanche de juillet.
- Les résistants invités à cette commémoration puis à ce repas, venaient de toute la France et n’hésitaient pas de donner de grosses primes que Serge Augièras (Président du RC Mussidan) distribuait aux coureurs. L’épreuve se déroulait sur un circuit assez difficile et a été de tous temps organisée par le Racing-Club Mussidanais.

Palmarès connu de l’épreuve : 1965 Jean-Claude Castaingt (AS St. Médard en Jalles), 1966 Raymondie (Libourne), 1968 Michel Pitard (US Pons), 1969 Jean-Luc Durieux (CC Périgourdin), 1970 Jean-Marie Guillon (CC Périgueux), 1971 André Bentaleb (CC Périgueux), 1972 Francis Beney (EC Foyenne), 1977 Christian Bérano (RC Mussidan), 1980 Darbon (CA Créon), 1981 Porres (Ste Livrade), 1982 Victor Melchior (RC Mussidan), 1983 Dominique Lobre (TS Mourens), 1984 Bernard Mazeau (ASPTT Périgueux), 1985 Victor Melchior (RC Mussidan), 1986 Victor Melchior (RC Mussidan), 1988 Francis Michel (AS Podensac), 1990 Jean-Michel Borderie (EC Foyenne), 1991 Jean-Claude Mespoulède (ASPTT Périgueux), 1992 Philippe Montagne (CC Marmande), 1993 Nicolas Brachet (CCP Nontron), 1994 Jean-Sébastien Arretche (Cyclisme 24), 1995 Jean-Sébastien Arretche (Cyclisme 24), 1996 Samuel Daubisse (CA Périgueux), 1997 Ludovic Guionie (GC Bergerac), 1998 René Marchioro (SC Périgord), 1999 Laurent Dumont (AVC Libourne), 2000 non courue, 2001 Eric Confolens (US Rauzan), 2002 Patrick Raynard (AC Jarnac).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – SAINT-ETIENNE DE PUYCORBIER © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

22 janvier 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (4° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

20 au 26 janvier 1995

- Le 22 janvier Laurent Dumont (SC Caudrot) inscrit son nom au palmarès du cyclo-cross de la Saint-Vincent couru à Tarnos Barthes. Dumont s’impose devant son équipier Dominique Eyquard et l’Oloronais Stéphane Eyquard. Chez les juniors Landry Cabanes le Gersois du VC Marciac gagne tout comme Guillaume Carreau (Pédale Faidherbe) chez les cadets.
- Dans les coulisses se prépare la 20° édition de l’Essor Basque. A une semaine du départ le président Christian Bibal peut se flatter d’afficher complet en termes d’engagés et ceci pour toutes les épreuves programmées du 11 au 26 février 1995.

Brachet Nicolas

- Parallèlement à cette montée en puissance, les coureurs du soleil, côté Méditerranéen connaissent le même engouement. A une dizaine de jours de l’ouverture, on sent que le printemps 1995 s’annonce très captivant.

ÉCHOS DE DORDOGNE

- Au seuil de cette nouvelle saison les Nontronnais suivront avec attention les performances de Nicolas Brachet, nouvelle vedette du club. Ce jeune de 20 ans, à la carrure athlétique, au regard franc et direct, éclairé d’un soupçon de sourire, venu au cyclisme en 1992 a gagné quatre victoires la saison passée dont celle de Beaussac la plus belle parce que la plus difficile. Il s’est également distingué au Tour de Gascogne en terminant 7° de la première étape, neuvième de la deuxième, onzième du chrono et cinquième du général. Il a aussi fait l’expérience de la montagne en terminant à la vingt-deuxième place la course de l’Aubisque sur cent coureurs classés. En sachant gérer son potentiel athlétique, ce garçon pourrait jouer très vite dans la cour des grands. Pour l’heure il constitue la fierté du club et celle de son président Michel Dutertre.

VÉLO DORDOGNE - 1995/4° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur les blogs :
http://la-dordogne-cycliste.allmyblog.com/ et http://velodordogne.canalblog.com/

13 février 2020

FRANCIS DUTEIL - SAISON 1977

1977 : UNE SAISON BIEN REMPLIE MAIS UN ECHEC SUR SES TERRES

F52

Aux côtés de Parenteau à Coulounieix le 9 mai 1977 

- Pour relire l’article précédent, cliquez ici

1977 - (amateur hors catégorie) 10 victoires :

Duteil dans le rétro : A Cornil en Corrèze, la logique est respectée puisque Francis Duteil démontre bien qu’il est l’homme des championnats et qu’il reste fidèle à ces rendez-vous. Très à l’aise sur les routes escarpées et malgré une chute et une crevaison au dernier tour, Duteil devance Yves Nicolas son équipier, alors que Marc Durant (Guéret) monte sur le podium pour la 3° place mais en accusant plus de quatre minutes de retard. Après ce troisième titre de Champion régional, Duteil accentue sa supériorité. Dans les épreuves du Limousin il gagne à Nexon toujours devant Yves Nicolas, à Rochechouart une nouvelle fois devant Nicolas et Bordier. A Panazol, il prend un tour à tout le monde et se retrouve avec la gerbe entouré de Richefort (ACLBP) et de Goupil (Brive). Aux boucles d’Allassac il triomphe pour la 5° fois, ce coup ci devant Barjolin, Jourdan, Parenteau et Friou. Il participe honorablement au Tour du Limousin, au Tour d’Italie et termine 5° du Tour d’Ampurdan. Une grosse déception : son abandon lors du Championnat de France à Pomport (24) à quelques mètres de chez ses parents.
- Des places d’honneur : 2° à Parthenay, Saint-Gervais, Bourganeuf, Oradour dur Vayres, Saint-Germain les Belles, Biron, Orval, Feuillade, Saint-Emilion, Birac, Villefranche, Monclar d’Agenais, Châteaumeillant, 3° à Coulounieix, Vierzon, Availles, Saint-Amand, Millau, Saint-Martial de Valette, Espalion, Vignols, Montbron et Lussac les Châteaux.

F53

Les Eyzies en mai avec le maillot de Champion de France

SAISON 1977

- 15° Panazol (87) cyclo-cross 23/01, 15° Saint-Vincent de Cosse (24) cyclo-cross 30/01, 10° Saint-Gervais cyclo-cross 27/02, 8° Bordeaux-Saintes (17) 20/03, 2° Biron (24) 27/03, 10° Limoges-Saint-Léonard (87) 26/03, 4° Paris-Troyes (10) 02/04, Paris-Villenauxe (10) abandon 03/04, 4° Cénac et Saint-Julien (24) 04/04, 1° Marnand (69) 09/04, Régnié (69) abandon bris de roue libre 10/04, 4° Vougy (69) 11/04, 20° Azay le Ferron (36) 16/04, 2° La Châtre (36) 17/04, 9° Mazamet (81) 23/04, 25° Bretenoux (46) 24/04, 20° Simorre (32) 25/04, 1° Entraygues (12) 30/04, 3° Millau (12) 01/05, 15° Figeac (46) 02/05, 1° Saint-Léon sur l’Isle (24) 07/05, 2° Montauban (82) 08/05, 3° Coulounieix (24) 09/05, 2° Villefranche de Rouergue (12) 14/05, 4° Villefranche de Rouergue sur deux étapes (12) 15/05, 6° Saramon (32) 16/05, 20° Fourchambault (58) 19/05, 3° Vierzon (18) 20/05, 3° Saint-Martial de Valette (24) 22/05, 4° Les Eyzies (24) 23/05, 1° Vic sur Nahon (36) mis hors course pour changement de roue 28/05, 1° Rochechouart (87) 29/05, 10° Champniers (16) 30/05, 3° Availles Limousine (86) 04/06, 2° Brive (19) Championnat du Limousin des sociétés 05/06, 2° Montclar d’Agenais (47) 06/06, 2° Circuit du Cantal (15) 8 et 09/06, 17° Limoges (87) 11/06, 5° Rougnac (16) 12/06, 11° Saint-Thomas de Conac (17) 13/06, 7° Championnat de France des comités 15/06, 4° Soyaux (16) 16/06, 2° Chateaumeillant (18) 17/06, 6° Périgueux (24) 18/06, 2° Saint-Gervais (87) 19/06, 3° Espalion (12) 20/06, 7° Villefranche de Rouergue (12) 22/06, 1° Panazol (87) 25/06, 2° Bourganeuf (23) 26/06, 4° Fourchambault (58) 27/06, 3° Saint Amand Mont Rond (18) 29/06, 30° Bourges (18) 30/06, 2° Parthenay (79) 02/07, 1° Cornil (19) Championnat du Limousin route 03/07, 1° de la 5° étape du Tour d’Italie (7 au 16/07), 2° Saint-Emilion (33) 18/07, Pomport (24) Championnat de France amateurs route abandon crevaison (24/07), 30° Bergerac (24) 25/07, 25° Langon (33) 28/07, 25° Matha (17) 30/07, 1° Saint Paul d’Eyjeaux (87) 31/07, 2° Oradour sur Vayres (87) 01/08, 4° Cours la ville (69) 02/08, 11° Saint-Saud (24) 06/08, 8° Chirac (16) 07/08, 16° Saillat sur Vienne (87) 08/08, 14° Javerlhac (24) 09/08, 3° Vignols (19) 13/08, 4° Vidaillac (46) 14/08, 5° Meuzac (87) 15/08, 10° La Machine (58) 16/08, Villars d’Héria (39) abandon 21/08, 9° Arenthon (74) 22/08, 35° Tour du Limousin 25 au 28/08, 25° Route Nivernaise à Cosne sur Loire (58) 30/08, 9° Saint-Mathieu (87) 03/09, 4° Saint-Bonnet Briance (87) 04/09, 1° Allassac (19) 05/09, 2° Saint-Germain les Belles (87) 08/09, 3° Chalus (87) 10/09, 4° Charlieu (42) 11/09, 1° Issoire (63) 12/09, 10° Piègut (24) 13/09, 11° Montluçon (03) 17/09, 4° Chamalières (63) 18/09, 4° Lapeyrouse (63) 19/09, 14° Baignes (16) 24/09, 4° Toulouse (31) 25/09, 3° Montbron (16) 26/09, 7° Miallet (24) 27/09, 14° La Châtaigneraie Les Herbiers (85) 28/09, 5° Brion (36) 01/10, Montoire-Versailles abandon 02/10, 2° Feuillade (16) 03/10, 8° Périgueux les 4 Chemins (24) 04/10, 5° Tour d’Ampurdan (Espagne du 9 au 12/10, 3° Lussac les Châteaux (86) 16/10, 2° Saint-Amand Montrond (18) 19/10, 7° Fourchambault (58) 23/10.

Soit 10 victoires pour 99 épreuves disputées, cinq abandons.

Duteil raconte sa course à Saint-Emilion : "Le 18 juillet, je suis à Saint-Emilion (33). C'est ma dernière course avec le maillot tricolore sur les épaules. Je suis rentré dans la nuit du Giro. Au départ, il y a deux belles "équipes" : une d'Aquitaine et une des Charentes. Chacune veut m'enrôler, mais je préfère rester seul. A la mi-course les conditions de course changent complètement : les deux "équipes" ont fusionné. Cela devient très compliqué pour moi. Je réussi à contenir toutes les attaques et lorsque nous arrivons au pied de la côte pavée au sommet de laquelle est jugée l'arrivée, la grosse "équipe" n'a pas pu envoyer un ou des coureurs à l'avant pour assurer la victoire. Le long du caniveau sur toute la longueur de la côte, il y a une bande goudronnée de moins de 30 cm de large due à des travaux. J'ai dépensé beaucoup d'énergie dans la bagarre, mais je sens que j'en ai encore sous la pédale. Je décide de prendre la bande goudronnée en tête et je lance le sprint aux 600 m. Sur la ligne d'arrivée seul Patrick Friou m'a dépassé. Je suis très satisfait de ma 2° place et ma condition physique me met le moral au beau fixe pour dimanche, où je remets en jeu mon titre de Champion de France".

F54

Tour du Limousin en 1977 avec Durand à gauche et Nicolas à droite

Francis et le Championnat de France en Dordogne : "Le championnat de France a lieu à Pomport commune du canton de Sigoulès (24). C'est dans ce canton que se trouvent mes racines familiales. Dans la commune de Monestier du côté de ma mère, dans la commune de Thénac du côté de mon père. Une échappée est partie de bonne heure et vers le premier tiers de course, je comprends que c'est la bonne qui est partie. Il faut absolument revenir devant. J'attaque plusieurs fois sans succès. Avec mon dossard numéro un, j'ai la pancarte dans le dos. Un petit groupe réussit à sortir. Je n'ai pas pu me glisser dedans. De toute façon ma présence dans ce groupe aurait certainement fait échouer l'échappée et puis c'est bien tard. Alors que je sens que les ardeurs belliqueuses du peloton diminuent, je trouve une ouverture et je place une attaque avec l'énergie du désespoir. Personne n'a bougé. Je rejoins le petit groupe dans Sigoulès. J'ai fait un effort tellement violent que je ne peux pas relayer. Il me faut récupérer. Je n'ai pas le temps de prendre les relais, lorsque le ciel me tombe sur tête. En effet, je viens de percer à l'arrière et il n'y a pas de voiture dépanneuse. Je m'arrête sur le côté droit de la route au croisement de la petite route qui monte au petit Cluzeau, la ferme des cousins Durand chez qui je venais passer un mois toutes les grandes vacances, ceci avant de commencer les compétitions cyclistes. Mes parents qui sont venus déjeuner chez les cousins m'ont reconnu. Mon père comprend tout de suite que la course s'arrête ici pour moi. Le peloton passe. La voiture dépanneuse s'arrête. Il faut que je trouve ma roue arrière si elle est dans cette voiture pour rejoindre la voiture du comité du Limousin. Je suis très déçu car mes ex-compagnons d'échappée vont revenir en tête. Patrick Friou déjà en super forme à Saint-Emilion, gagne devant Jean René Bernaudeau".

NDLR :  J’étais bien jeune quand ce championnat s’est déroulé à Pomport, mais je m’en souviens étant présent parmi les spectateurs de cette épreuve. Je

ne connaissais pas grand-chose dans le vélo (3 années de dirigeant à cette époque), mais j’étais déjà un passionné. Voir Duteil plier dans ses terres et devant les siens, c’est dur, très dur !
- D’ailleurs il n’y avait que deux Périgourdins au départ de ce championnat. Les sélections s’opéraient au niveau du Comité régional. La Dordogne avait Christian Bordier (Aquitaine) et Francis Duteil (Limousin).

Saint-Léon 77

Vainqueur à Saint-Léon sur l'Isle le 7 mai 1977

Nos représentants à Pomport :

AQUITAINE : Francis Lopez (US Bouscat), Dominique Arnaud (VC Tarnos), Bernard Becaas (FC Oloron), René Bajan (UC Gujan), Christian Bordier (EC Foyenne), Raymond Hernando (Ciboure VC), Jean-Marie Michel (US. Talence).
LIMOUSIN : Francis Duteil (CRC Limousin), Yves Nicolas (CRC Limousin), Marc Durand (ASPTT Guéret)
POITOU CHARENTES : Christian Vidal (Cycle Poitevin), Jean-François Mainguenaud (Saint-Florent), Didier Lebaud (UC Niort), Jean-Louis Gauthier (UCAP Angoulême), Patrick Friou (Royan OC) repêché du fait de sa participation au Tour de Yougoslavie)
PYRENEES : Joseph Kerner(VSLL Castres), Michel Guiraudie (Guidon Saint-Cyprien), Dante Cocolo (CV Montastruc), Serge Périn (Eauze Olympique), du fait de sa participation au Tour de Yougoslavie

- D’autres détails et photos de ce Championnat seront publiés lorsque Dordogne Cycliste publiera ses articles le cyclisme Bergeracois. Il sera alors question du VC Bergeracois, club organisateur de ce Championnat de France...

Ses équipiers : Michel Dupuytren et Yves Nicolas trio majeur avec Duteil du CRCL qui compte en 1977 deux cent neuf licenciés.
Ses adversaires : Pinault (CC Bourré), Guitard, Savary (ACLBP), Samy, Courteix (Saint Eloy), Farges (Aurillac), Cardinal (Civray), Ceulemans (Anthony), Durand, Michelet, Besnard (Guéret), Castaingt Jean-Luc (Pédale Faidherbe), Thimonier, Sénamaud, Martin de Jésus (UVL), Biniecki, Sallat, Bardoulat (Nontron), Diaz (Tulle), Puychaffray, Lagrange (La Souterraine), Parenteau (Nersac), Princeau (Saint-Junien), Arquey (Bergerac), Bordier Sainte-Foy), Deshoulières (Aixe), Fedrigo (Tonneins), Massias (Brive), Michaud (Montmorillon), Perrier (Uzerche).
Les Champions régionaux du grand Sud en 1977 : Francis Lopez (US Bouscat) pour le comité d’Aquitaine, Joseph Kerner (VSLL Castres) pour les Pyrénées, Christian Vidal (Cycle Poitevin) pour le Poitou-Charentes, Francis Duteil (CRC Limousin) pour le Limousin, Fernand Farges (UC Aurillac) pour l’Auvergne.
Classement FFC saison 1977.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (13) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos personnelles
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1978 : Quatorze victoires mais pas de Championnat de France

9 février 2020

FRANCIS DUTEIL - SAISON 1976 Bis

1976 : RÉCEPTION D’UN CHAMPION A MAREUIL SUR BELLE

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Dans les rues de Mareuil sur Belle aux côtés du Commandant Perrier

- Pour relire l’article précédent, cliquez ici.

 COMMENT LES DUTEIL SONT DEVENUS MAREUILLAIS ?

- C’est à la fois le commerce et le cyclisme qui ont conduit la famille Duteil à devenir des Mareuillais et à s’y installer après la libération. Marius Duteil, père de Francis est né dans le hameau des "Brisseaux", sur la commune de Loubès-Bernac en Lot-et-Garonne. Ce village est limitrophe avec le département de la Dordogne. D’ailleurs ce hameau des Brisseaux se situe juste à 500 mètres de la limite de la Dordogne, qui est matérialisée par un petit ruisseau appelé le Seignal. De l’autre côté de ce petit cours d’eau, on tombe sur le village de Thénac appartenant au canton de Sigoulès. Claudine, maman de Francis est native de Coutures, un gros hameau du village de Monestier, qui se situe juste dans le prolongement du ruisseau du Seignal. Voilà pour ce qui est de la situation du berceau de la famille Duteil (lire en bas de publication les origines des arrière grands-parents de Francis).
- Cette région du Bergeracois a constitué une force vive du cyclisme. Parallèlement le vignoble a contribué à son essor par la multitude d’artisans et de commerçants que la profession a amené. Libourne, Sainte-Foy la Grande, Castillon, Vélines, Le Fleix, Bergerac, Lalinde ont été des places fortes du cyclisme tout le long de la rivière Dordogne, auxquelles il faut ajouter en retrait les communes d’Eymet, d’Issigeac et un peu plus loin, Belvès, Sarlat, Monpazier et Villefranche du Périgord. Toutes ces villes ou villages avaient une société cycliste ouverte en faveur de leurs jeunes. Le cyclisme Foyen a vécu des heures glorieuses dès l’entre deux guerres. Citons dans cette lignée des coureurs comme Jean Roturier, René et Robert Larginière, Marius Duteil, Bonnamy, Blanc, les frères Badié, Franck Barret, Gérard Coureau, Coconi, Aroldi et Robert Chouet. En 1934 Marius est déjà sur le vélo et participe à de grandes épreuves, il a dix-neuf ans à peine. On ne va pas empiéter sur son palmarès*, mais jusqu’en 1939, Papa Duteil réalisera de belles performances et s’épanouira complètement après la guerre pour devenir un grand champion*.
(*) NDLR : ce sujet sera abordé lorsque les publications de Francis seront terminées.

F45

Monsieur Marchaps maire de Mareuil récompense le champion de France

- Tous ces champions du Pays Foyen ont évolué par la suite, attirés par les sirènes des autres clubs qui cherchaient bien sur à avoir des chefs de file de talent, au sein de leurs couleurs. C’est ainsi qu’après avoir été Foyen, Marius a porté les couleurs du CC Périgourdin, celle du Club Athlétique Ribéracois et du CRC Limousin, sans oublier les maillots des grandes firmes de l’époque comme Royal Fabric et Rochet par exemple. Et dans cette époque d’après guerre, "Dordogne Cycliste" sait aussi qu’Albert Chaussade vélociste à Mussidan avait également des contacts avec Duteil... Toujours est-il qu’après ce conflit, Marius Duteil dont la passion du vélo reste intacte, décide de s’établir à son compte dans le commerce du cycle. Son premier vœu est de s’installer à Castillon la Bataille, une ville très commerçante et pleine d’avenir. Mais au sein du Cyclo-Club Périgourdin, un certain Lucien Laval, (ex-Tour de France) de surcroit marchand de cycles lui déconseille, compte-tenu qu’il existe déjà des concessions de cycles dans cette ville. Laval l’invite gentiment à s’installer à Mareuil, chef lieu de canton entre Angoumois et Périgord, qui semble bien orienté pour se développer. Et c’est ainsi de par ses conseils, que Marius Duteil est devenu Mareuillais.

 

Duteil et Laval

Francis Duteil et Lucien Laval qui est à l'origine de l'installation des Duteil à Mareuil

- Il est même devenu un célèbre Mareuillais en aidant des coureurs comme Jacques Vivier, Michel Brun et Christian Bordier, à rouler dans la cour des grands. C’était l’époque du grand CA. Ribéracois et de ses champions, mais tout ceci on le retrouvera plus tard sur ce blog... Toujours est-il que c’est depuis la fin de la guerre que Duteil père est devenu Mareuillais et marchand de cycles. Francis est tout simplement né à Angoulême en 1947 pour des raisons faciles à imaginer...
- Mais on peut s’avancer pour dire tout de même que Francis est bien un Périgourdin. Et c’est lui-même qui nous en apporte la preuve avec ses arrières grands-parents Duteil nés à Thénac, sans oublier sa maman native de Monestier. Voici ce que dit Francis :
NOTE DE FRANCIS :  En recherchant mon relevé de courses, j'ai trouvé un bulletin de naissance de mon arrière grand-père Mathieu Duteil né en 1860 à Thénac (24). Mes arrières grands-parents paternels ont émigré en Argentine. Mon grand-père paternel est né à Buenos-Aires en 1888. Après 10 ans en Argentine, mes arrières grands-parents sont revenus en France pour revoir la famille. Mon arrière grand-père est décédé peu de temps après leur arrivée. Mon arrière grand-mère avec 3 enfants en bas âge n'est pas repartie et s'est installée alors aux Brisseaux, juste de l’autre côté de Thénac.

F42

M. Bonnet directeur de la Jeunesse et des Sports décore Francis Duteil

F44

Marius Duteil, Francis Duteil et le Commandant Perrier

 MAREUIL EN FÊTE
- C’est donc en véritable Mareuillais que Francis a été accueilli. Il est bel et bien du pays. Il est né pratiquement là-bas, il a vu le commerce de cycles grandir, il est allé à l’école de Mareuil, puis au collège de Nontron sous les yeux de Lulu Deville, ami personnel de Marius. Il s’est entraîné sur les routes de cette belle région et bien évidemment il a participé on le voit dans son palmarès pratiquement à tous les prix des fêtes de ce Périgord Vert. Puis est venu aussi le temps où Francis a pris la succession du papa, pour assurer la pérennité de son magasin, ce qui fait que mieux que quiconque, Francis Duteil a vécu et grandi à Mareuil.
- C’est donc en cette belle journée d’été, que la petite ville de Mareuil avait accueilli son grand champion en présence des élus locaux, mais aussi de sa famille et des autorités locales, comme la Jeunesse et les Sports, sans oublier bien sur le commandant Perrier, Président du Comité du Limousin FFC.

F38

Quelques jours après le championnat, Duteil à Bergerac lors de la foire

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (12) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos personnelles
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1977 : Une saison bien remplie et un échec sur ses terres

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6 février 2020

FRANCIS DUTEIL - SAISON 1976

1976 : CHAMPION DE FRANCE DES AMATEURS A ÉGUZON

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L'arrivée victorieuse de Francis Duteil à Eguzon (Championnat de France des amateurs)

- Pour relire l’article précédent, cliquez ici.
1976 - (amateur hors catégorie) 10 victoires : Champion du Limousin des sociétés, Champion de France route à Eguzon, 1° Tour d’Ampurdan, 1° Boucles d’Allassac, 1° à Ladiville, 1° Lussac les Châteaux, à Jurignac, à Saint-Saud, à Meuzac et à Mauléon
6° du Tour du Limousin Open gagné par Bernard Hinault. (voir son palmarès détaillé ci-dessous).

CHAMPIONNAT DE FRANCE A ÉGUZON EN BREF.
Itinéraire du Championnat : Eguzon, D 913, à droite D. 72 et Chamorin, Montcocu, à droite avant le pont des Piles D. 45, Eguzon.
Circuit de 12,8 km à parcourir 14 fois.
Dossards : Mairie d’Eguzon, le samedi 26 juin de 9h00 à 12h00 et le jour de la course de 9h00 à 11h00.
Appel à 12h00.
Départ 12h30.
Vestiaires et douches : mairie d’Eguzon.
Ravitaillement : il sera autorisé 700 à 800 mètres après la ligne d’arrivée dans une zone délimitée par panneaux, à l’issue des 8°, 9° et 10° tours.
Interdiction d’être ravitaillé en dehors de la zone indiquée et aux moments prévus.
En cas de forte chaleur le ravitaillement en eau uniquement pourra être autorisé à différentes reprises dans des conditions qui seront fixées sur place.
Permanence : mairie d’Eguzon.

 

Malaville 21

Malaville où il finira 3° encouragé à droite par Lulu Deville une figure du cyclisme à Nontron

 

Rappel sur les différents Championnats de France route, courus par Francis DUTEIL.
1962 : 45° à Limoges (Haute-Vienne).
1693 : 4° à Aixe sur Othe (Aube).
1964 : 5° à Grenoble (Isère).
1965 : 11° à Bully les Mines (Pas de Calais).
1968 : 11° à Port de Bouc (Bouches du Rhône).
1970 : 8°à Plumelec (Morbihan).
1973 : 2° à Dax (Landes).
1974 : 12° à Montpinchon (Manche).
1975 : 13° à Callac (Côtes d’Armor).

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Parti à la conquête de son titre en 1976 à Eguzon

RÉSUMÉ DE LA COURSE
- C’est au sprint que Francis Duteil a remporté le Championnat de France cycliste sur route amateurs, qui s’est déroulé sur le difficile circuit d’Eguzon dans l’Indre.
- Ce Championnat de France a été rendu très pénible par la chaleur qui régnait sur le circuit. Pourtant, dès le 3° tour, la course était lancée par Francis Duteil (CRC Limousin), Jean-Paul Maho (ASA Lorient), Alain Patritti (UC Vimeu/Picardie), Christian Jourdan (VC Bergerac), Jean-Luc Laidoun (UC Champenoise) qui construisaient là, la première échappée. A ce groupe venait se joindre Alain Vidalie (UC Berry), Jean-René Bernaudeau (SV Fontenay le Comte) et Louis Coquelin (Periers Sports). Ce groupe de tête allait dominer l’épreuve. Et lorsque Duteil démarrait au bas de la côte du pont des Piles, seul Vidalie réussissait à prendre sa roue. L’allure s’accélérait encore et quatre hommes se retrouvaient bientôt en tête : Duteil, Vidalie, Jourdan et Bernaudeau. Ils allaient rouler de concert jusqu’à deux tours de la fin où Vidalie se faisait lâcher. Ce trio de tête allait se partager les marches du podium, lire la suite dès demain.

Un titre mérité (par "Rétro Vélo Dordogne")
- Pour son 10° championnat sur route, Francis Duteil s’était préparé avec une minutie particulière. Il avait utilisé tout son temps de libre en heures de sommeil pour arriver bien frais et dans un maximum de forme pour parcourir les quatorze tours du circuit d’Eguzon, écrasé par un soleil de braise.
- La course a d’abord cherché ses repères, puis ses favoris qui se sont pour une fois bien entendus pour rallier la banderole, ceci malgré la pression constante du peloton lancé à leurs trousses. Ils débutèrent à cinq, continuèrent à huit, pour terminer à quatre, puis à trois. Et pour une fois Francis Duteil a su écarter le spectre de l’insuccès qui l’accablait depuis ses débuts pour ce genre de course. Il faut dire aussi que Duteil n’a pas eu dans sa vie un parcours de coureur gâté. Sa terrible chute de Nontron, son coma de plusieurs jours, sa jambe meurtrie et sa rééducation ont fait de lui un combattant qui a su se battre. Car pour Duteil ce n’est pas en gagnant qu’on se forge un caractère, mais bien en passant des heures de selle et en acceptant de souffrir qu’on se construit un palmarès.
- Un à un, ses adversaires sont passés on l’a vu à la moulinette. Bien sur, ils ont tous collaboré, histoire de ne pas terminer sur un fiasco, mais à quelques bornes du terminus, se sont bien les meilleurs qui se retrouvèrent pour la conquête du titre. Dans cette fournaise et après une partie de manivelles à gros régime, Duteil a du voir défiler beaucoup de choses dans son esprit de coursier. Ses succès, mais aussi ses échecs dans ce Championnat, ses espérances comme toutes ses désillusions, qui le condamnait à se lancer sur une opération d’envergure, autrement dit celle de gagner !
- En faits ce fut une course d’usure. Il ne s’agissait surtout pas de rouler et d’attendre. Il fallait rouler vite certes, jauger ses adversaires, sans rien lâcher malgré les cadences infernales de cette journée caniculaire.
- Duteil reste un perfectionniste. On l’a vu dans plusieurs courses où il calcule sa trajectoire, le sens du vent, les endroits propices pour démarrer, son entrée dans les virages pour que rien ne vienne altérer sa course. Par sa victoire, notre nouveau champion prend ainsi place dans la fresque du cyclisme régional, il l’a bien mérité !
"Rétro Vélo Dordogne"

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 La Route de France à Vichy du 1° au 5 juin avec la sélection du Limousin
et de gauche à droite : de Carvalho, Duteil, Durand, Beaubrun, Ceulemans,
Dupuytren et Claude Louis CTR.

Duteil dans le rétro : Saison exceptionnelle quand on gagne un titre de Champion de France. La victoire s’est jouée après plusieurs attaques. Il ne restait plus que Duteil, Jourdan, Bernaudeau et le local Vidalie l’auteur de la dernière attaque. Le classement : 1° Duteil, 2° Jean-René Bernaudeau (Atlantique-Anjou), 3° Christian Jourdan (Aquitaine), 4° Alain Vidalie (UC Berry). A plus d’une minute on trouvera 5° Patrick Friou (Saintes), puis dans l’ordre Jean-Raymond Toso (AC Boulogne-Billancourt), René Bittinger (CC Sarrebourg), Alain Patritti UC Vimeu), Barberon et Burel. C’est en tout cas un titre largement mérité pour un coureur comme Duteil,  qui dans sa carrière cycliste n’a pas été épargné par la malchance. Duteil se classe ensuite avec l’équipe de France 9° du Prix Guillaume Tell, épreuve préparatoire aux JO de Montréal. Il ne brillera pas certes au Canada, étant dans un jour "sans", mais cette sélection olympique constituera pour lui un grand moment de sa carrière sportive.
- Sa saison en Limousin est marquée par son succès à Meuzac où il devance ses deux équipiers Dupuytren et Laroudie. Ducau, Nicolas et Truffy prenant les accessits.
- Lors du Tour du Limousin, Duteil se trouve dans la bonne échappée qui permet à Bernard Hinault de s’emparer du maillot de leader. Duteil, lui terminera 6° du général. Il brille également lors du Championnat du Limousin route disputé à Saint-Mathieu. Echappée royale avec Michel Dupuytren, Francis Duteil et André Laroudie, soit trois vert et rouge sur le podium, qui dit mieux ? A Bussière-Poitevine, lors du Championnat du Limousin des sociétés, le CRCL conserve à nouveau son titre avec une équipe composée de Francis Duteil, André Laroudie, Michel Dupuytren et Jean Bernanben. L’UVL se classe deuxième, l’UC Brive troisième...
- Aux Boucles d’Allassac qu’il a déjà remportées, il prend d’entrée un tour d’avance avec Parenteau et triomphe sans problème. Au Tour d’Ampurdan (Catalogne espagnole) il gagne l’épreuve qui comprend quatre étapes en devançant le Hollandais Pronk, Barjolin (Tonneins) et Maertens le Belge.
- Des places d’honneur au cours de cette saison 1976 à Tulle (2°), à Guéret (la Trinité) 2°, nocturne de Cussac (2°), Treignac Lestard (3°).

F39

Championnat de France des sociétés le 23 juin avec la sélection du Limousin classée 5°
avec de gauche à droite : Ceulemans, Dupuytren, Duteil et Durant (Saint-Benoit du Sault 36)

PALMARES SAISON 1976.
- 1° Lussac les Châteaux (86) 14/03, 40° Lesterps (40) 21/03, 3° Limoges-Saint Léonard (87) 27/03, 1° Ladiville (16) 28/03, 40° Lagorce Laguirande (33) 29/03, 13° Trois Jours de Vendée (85) 2 au 04/04, Bressuire (79) bris de cadre 05/04, 7° Royan-Blaye (33) 11/04, Cénac et Saint Julien (24) chute 12/04, 17° Le Coux et Bigaroque (24) 24/04, 6° Bussière Galant (87) 25/04, Boussac (23) crevaison 26/04, 4° Bon Encontre (47) 01/05, 5° Charmant (16) 02/05, 12° Figeac (46) 03/05, 30° Périgueux (24) 04/05, 4° Limoges (87) 08/05, 4° Montbron (16) 09/05, 5° Saint-Yrieix la Perche (87) 10/05, Aixe sur Vienne (87) abandon 15/05, 9° Ambernac (16) 16/05, 17° Saint Aigulin (17) 17/05, 3° Coulgens (16) 22/05, 1° Bussière Poitevine (87) Championnat du Limousin des sociétés 23/05, 25° Les Eyzies (24) 24/05, 4° Availles Limousine (86) 29/05, 2° Tulle (19) 30/05, 31° Route de France à Vichy (03) 1 au 05/06, 5° Celles (24) 06/06, 4° Glandon (87) 07/06, 5° Circuit du Cantal (15) 9 au 10/06, 2° Saint Mathieu (87) Championnat du Limousin route 13/06, 2° Guéret (23) 14/06, 2° Aigre (16) 19/06, 1° Jurignac (16) 20/06, 3° Malaville (16) 21/06, 5° Saint Benoit du Sault (36) Championnat de France des comités 23/06, 1° Eguzon (36) Championnat de France des amateurs route 27/06, 17° Grand Prix Guillaume Tell (Suisse) 4 au 11/07, 13° Terrebonne Saint-Côme (Canada) 21/07, Montréal (Canada) course olympique sur route abandon 26/07, 2° Cussac (87) 31/07, 2° Lauzun (47) 02/08, 7° Saint-Cyprien (24) 05/08, 1° Saint-Saud (24) 07/08, 8° Verdun sur Garonne (82) 08/08, 6° Saint-Jory (31) 09/08, 5° Puy l’Evêque (46) 10/08, 4° Grenade sur Adour (31) 12/08, 3° Villefranche du Lauragais (31) 14/08, 1° Meuzac (87) 15/08, 6° La Machine (58) 16/08, 4° Grand Bourg (23) 17/08, 25° La Châtre (36) 18/08, 4° Faux la Montagne (23) 21/08, Autry le Chatel (45) crevaison 22/08, 6° Lubersac (19) 23/08, 6° Tour du Limousin (87) 26 au 29/08, 5° Port Sainte Foy (24) 30/08, 3° Saint-Mathieu (87) 04/09, 10° Peyrignac de Condat (24) 05/09, 1° Allassac (19) 06/09, 8° Saint-Germain les Belles (24) 08/09, 1° Mauléon (79) 10/09, 3° Vichy (03) 11/09, 2° Charlieu (69) 12/09, 35° Issoire (63) 13/09, 13° Piégut Pluviers (24) 14/09, 22° Les Herbiers (85) 15/09, 6° Marmande (47) 18/09, 3° Treignac Lestards (19) 19/09, 25° Saint-Céré (46) 20/09, 2° Vatan (36) 25/09, 5° Cugnaux (31) 26/09, 9° Blagnac (31) 27/09, Saint-Médard de Guizières (33) crevaison 02/10, 4° Toulouse (31) 03/10, 2° Montauban (82) 04/10, 1° Tour d’Ampurdan (Espagne) 9 au 12/10, Lussac les Châteaux (86) abandon bris de roue libre 17/10
Cyclo-cross : Sainte-Croix de Mareuil (24) 11/11, Chamiers (24) 13/11, 14° Saint-Amand de Montmoreau (16) 14/11, 20° Razès (87) 05/12.
Soit 9 victoires pour 85 épreuves disputées, huit abandons.

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Victorieux à Allassac le 6 septembre 1976 avec son maillot de Champion de France

Duteil raconte son Royan-Blaye : "Le 11 avril 1976, je cours le Royan-Blaye. Je fais parti d'un groupe de sept échappés. Il reste 30 km sans difficulté. A l'arrivée sur le plat, le constate vite que plusieurs coureurs sont meilleurs que moi. Alors je décide de tenter une attaque, juste avant le dernier virage en angle droit à 700 m de la ligne d'arrivée. Malheureusement, je perce avant le virage et je termine sur la jante avant. C'est Jacques Bossis qui s'impose. En rentrant chez moi à Mareuil je pense évidemment qu'il y a 10 ans à cette heure-ci je suis dans le coma et admis au centre hospitalier de Périgueux."

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Podium du Championnat du Limousin en 1976
(2° Duteil, 1° Dupuytren et 3° Laroudie

 - Séquelles de son accident : Depuis l'accident du 11 avril 1966, la jambe gauche s’est raccourcie de 1,5 cm, sa cheville gauche est partiellement bloquée et le gêne pour marcher tout en l’empêchant de courir*. Lorsque Francis a arrêté la compétition en 1983, des problèmes circulatoires se sont ajoutés dans cette jambe handicapée. En vélo, il ne pouvait disposer que de 80% du potentiel de cette jambe gauche, ce qui fait qu’il n’a jamais pu retrouver sa masse musculaire originelle. Lors de cet accident, il a également eu une lésion cérébrale qui a nécessité un traitement aux barbituriques qu’il a arrêté en 2002 après une période de sept ans d'électroencéphalogrammes normaux.
(*) C’est pour cette raison aussi, que dans Gand-Wevelgem, lorsqu’il a mis pied à terre dans le mur entièrement pavé du Mont Kemmel et à plus de 15% de dénivelé, il ne pouvait pas courir, mais seulement monter à pied !

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Olivier Dussaix président de la FFC avec Francs Duteil

 - Francis Duteil raconte pour "Rétro Vélo Dordogne" et pour ses lecteurs, sa victoire lors du Championnat de France :

- "En cette année 1976, je termine deuxième du championnat du Limousin et de ce fait, je suis sélectionné pour le Championnat de France qui se déroule à Eguzon (36) à 4 km seulement de la limite de la région Limousin. Avec Michel Dupuytren champion du Limousin en titre, Claude Louis le CTR du Limousin, nous avons rendez- vous à Limoges le samedi à midi. Nous déjeunons rapidement et nous partons aussitôt avec la voiture du comité pour Bélâbre, un patelin de l’Indre où a lieu le championnat de France des Féminines. A Belâbre, Claude et Michel partent voir la course des filles. Moi je préfère me reposer. Un des membres de l'équipe d'Ile de France me propose donc sa chambre pendant qu'il assistera lui aussi à la course des dames. Je m'allonge sur le lit et je m'endors. Lorsque je me réveille, j’ai tellement bien dormi, que je ne sais plus où je suis et je me demande même, ce que je fais dans cette chambre ? Puis je reprends mes esprits. Je regarde l'heure : j'ai dormi presque deux heures. Environ une heure après, Claude et Michel arrivent. Nous logeons à Gargilesse à 50 km de Belâbre et à 10 km d'Eguzon. Nous décidons de rejoindre l'hôtel en vélo derrière la voiture. Claude roule à 50 km/h et nous suivons tout près du pare-choc arrière avec 52x16. Nous nous arrêtons à Eguzon prendre nos dossards. Michel a le numéro 58, moi le 59. Après le repas du soir, je prépare mon vélo, puis avant de me coucher, j'accroche les deux dossards sur mon maillot. Je rajoute des épingles pour bien plaquer les dossards sur ma tenue de course, ceci pour éviter toute prise au vent. Le départ a lieu à 13 h. Nous décidons de prendre le petit déjeuner à 7 h et le déjeuner à 10 h. Je me réveille à 6 h 45. Avant de me lever, je prends mon pouls sur une minute : je trouve 43 pulsations. Mes repères sont que de 45 à 48 c'est la forme, au dessus de 48, je ne suis pas bien et en dessous de 45, je suis en super condition. Après le petit déjeuner je m'allonge sur mon lit et je dors encore deux heures. Déjeuner à 10 h, puis je reviens m'allonger sur mon lit et je dors à nouveau une heure de plus. Il est temps de s'habiller pour la course et de partir à Eguzon. Arrivés à Eguzon, je me sens très bien. Mon cerveau est repu de sommeil et la sensation de somnolence due aux barbituriques a disparu. Je suis sous traitement au Gardénal à cause de la lésion cérébrale provoquée par l'accident de Nontron. J'ai eu une crise d'épilepsie pendant l'hyperpnée d'un électroencéphalogramme de contrôle. Le neurologue m'a expliqué que je risquais de faire une crise en plein effort et que sans barbituriques, on ne peut pas de ce fait me délivrer de licence. Alors que nous cuisons sous le soleil pendant l'appel, Richard Marillier vient me serrer la main et me dit : "aujourd'hui premier Duteil !". (NDLR : le DTN qui lui avait dit à Dax en 1973, qu’il était cuit lorsqu’à l’arrivée Florio l’avait tassé).
- La course démarre pour quatorze tours et je fais le premier tour en queue de peloton. Je remonte vers la tête dans la descente du deuxième tour et au passage sur la ligne en haut de la côte d'environ 4 km, je me glisse dans une échappée que le peloton ne reverra plus. Puis vers la mi-course, je m'échappe avec deux jeunes coureurs : Christian Jourdan que je connais très bien puisque nous faisons "équipe" lorsque nous nous retrouvons dans les courses régionales et Jean René Bernaudeau avec qui je n'ai couru qu'une fois aux 3 Jours de Vendée où il m'a impressionné. Je suis donc avec deux courageux. Aucun des trois que nous sommes ne refusera jamais un relais. Une confiance totale s'est établie entre nous. Nous ne serons plus rejoints, mais nous ne pourrons jamais creuser un écart suffisant pour pouvoir lever le pied. Nous montons pour la dernière fois la longue côte d'arrivée. Nous arrivons dans Eguzon. Nous prenons un virage à droite à angle droit suivi d'une ligne droite d'environ 100 m de plat situé à 500 m de la ligne d'arrivée. Je mène et Christian a pris ma roue. Jean René remonte à ma droite à ma hauteur. Je vois qu'il est sur des charbons ardents et il me demande:"qu'est-ce qu'il faut comme braquet?" Je suis décontenancé par la question. Je ne sais pas quel développement peut lui convenir. Alors je lui dis celui que je vais utiliser : "moi je mets tout à droite !". Nous entrons dans la courbe, à la sortie de laquelle nous attaquons la montée vers l'arrivée, qui se situe à environ 400m. Christian n'a pas quitté ma roue et Jean René est toujours à ma droite. Jean René lance le sprint dès la sortie de la courbe. Je suis surpris par son démarrage et il a pris vite une dizaine de mètres d'avance. Alors que je vais le rejoindre à 150 mètres de la ligne d'arrivée, je donne un coup d'œil vers l'arrière entre mes jambes : je ne vois plus la roue avant de Christian. Je ne coupe pas mon effort et je dépasse Jean René. Lorsque je suis à sa hauteur il se tourne vers l'arrière pour voir où se trouve Christian. Maintenant il veut assurer la 2° place. Jean René n'a pas pris ma roue, mais je vais sprinter jusqu'après la ligne d'arrivée. Je ne freine pas, je laisse rouler mon vélo, j'ai une grosse boule dans la gorge, j’ai gagné !".

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Podium du Championnat de France 1976 entouré par Bernaudeau et Jourdan

Ses équipiers : André Laroudie, Michel Dupuytren, Bernaben, Peter, Ditlecadet et Michel Besse.
Ses adversaires : Samy, Courteix (Saint Eloy), Durand, Beaubrun (Guéret), de Carvalho (UC Corrèze), Thimonier, Jammet, Martin de Jésus (UV Limousine), Boyer (Tulle), Brun (Nontron), Gardet (Terrasson), Sautanie, Dubost, Arquey (Bergerac), Le Dain (Anthony), Parenteau (Nersac), Princeau (Saint-Junien), Stoïkowitch, Truffy (Périgueux), Bouzou, Avice, Goupil (Brive), Richefort (La Souterraine), Viroulaud (Civray), Bioujout (Saint-Junien), Ulbert (Belvès), Decoux (Bellac), André (Lignières), Moyen (Caen), Vidalie (UC Berry).
Les Champions régionaux du grand Sud en 1976 : Patrick Audeguil (Pédale Tonneinquaise) pour le comité d’Aquitaine, Michel Guionnet (VRC Albi) pour les Pyrénées, Jacques Bossis (Royan Océan Club) pour le Poitou-Charentes, Michel Dupuytren (CRC Limousin) pour le Limousin, Jean-Claude Courteix (UV Saint-Eloy les Mines) pour l’Auvergne.

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- Classement national FFC de la saison 1976.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (11) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1976 : Réception d’un champion à Mareuil

2 février 2020

FRANCIS DUTEIL - SAISON 1975

1975 : DIX HUIT VICTOIRES A LA CLÉ

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1975 - (amateur hors catégorie PRESTI-FRANCE) 18 victoires :

Duteil dans le rétro : C’est l’année de la suppression des catégories et la physionomie des courses change. Duteil remporte le Tour du Cantal dans une équipe composée avec Daniel Raymondaud, Jean-François Rebeyrat et Simon. Au général il précède Friou (Poitou-Charente), Marquette (Rhône) et Fedrigo (Tonneins). A Objat, le titre des sociétés est conservé mais cette fois dans une équipe composée par Duteil, Bernaben, Laroudie et Dupuytren. Des places d’honneur aux Boucles du Bas Limousin (2°), au Pays de Brive (3°), à Roussac (3°), à Saint-Laurent sur Gorre (2°), à Lubersac (3°), à Bénévent (2°), à Saint-Bonnet Briance (2°), à Guéret Prix Auclair (2°) et au Championnat du Limousin sur route (2°) remporté par Daniel Ceulemans (VC Aubusson).

F32

Souvenir de course à Saint-Saud (24)

SAISON 1975.
- 8° Lesterps (16) 16/03, 4° Maine de Boixe (16) 23/03, Cénac et Saint-Julien (24) crevaison 24/03, Montlhéry (91) crevaison 28/03, 4° La Souterraine (23) 30/03, 8° Mosnac sur Seugne (17) 31/03, 30° Trémolat (24) 01/04, Le Coux (24) crevaison 05/04, Charmant (6) abandon 06/04, Boussac (23) crevaison 07/04, 5° Péreuil (16) 13/04, Azay le Ferron (36) abandon 15/04, 4° Brive (19) 20/04, 3° Saint-Jean d’Angély (17) 27/04, 4° Le Chambon (16) 01/05, 2° Chassenon (16) 04/05, Figeac (46) classement pas connu 05/05, 17° Périgueux (24) 06/05, 2° Brive (19) 08/05, 1° Corgnac sur l’Isle (24) 10/05, 4° Chasseneuil (16) 11/05, 3° Coulounieix (24) 12/05, 19° Sireuil (16) 17/05, 1° Glandon (87) 18/05, 4° Bessines (87) 19/05, 1° Coulgens (16) 24/05, 1° Saint-Mesmin (24) 25/05, 30° Guéret (23) 26/05, 3° Availles Limousine (86) 31/05, 1° Brive (19) 01/06, 12° Malaville (16) 02/06, 4° Limoges (87) 06/06, 8° Marcillac Lanville (16) 08/06, 4° Saint Thomas de Conac (17) 09/06, 1° de la première étape du Circuit du Cantal (15) 3° de la deuxième étape, 1° du classement général et 1° du MG 11 et 12/06, 8° Touverac (16) 14/06, 3° Brive (19) 15/06, 20° Le Château d’Oléron (17) 16/06, 7° Aigre (16) 21/06, 12° Saint-Benoit du Sault (36) 22/06, 10° Saujon (17) 23/06, 5° Bourganeuf (23) 26/06, 3° La Couronne (16) 28/06, 1° Felletin (23) 29/06, 12° Langon (33) 05/07, 1° Objat (19) Critérium Régional des Sociétés 06/07, 1° Montendre (17) 07/07, 2° Saint Léger le Guérétois (23) Championnat du Limousin route 13/07, 1° Bellac (87) 14/07, 8° Loubert Roumazières (16) 19/07, 3° Roussac (87) 20/07, 3° Luxé (16) 21/07, 5° Kergrist (56) 26/07, 4° Plessala (22) 27/07, 5° Callac (22) Championnat de France des Comités 28/07, 11° Guerlesquin (22) 29/07, 13° Callac (22) Championnat de France des amateurs 03/08, 27° Javerlhac (24) 05/08, 3° Roullet (16) 09/08, 3° Vidaillac (46) 10/08, 2° Saint Laurent sur Gorre (87) 11/08, 2° Puy L’Evêque (46) 12/08, 9° Perpezac le Noir (19) 14/08, 9° Meuzac (19) 15/08, Grand Bourg (23) abandon 16/08, 1° Bourcefranc (17) 17/08, 3° Lubersac (19) 18/08, 3° Augignac (24) 19/08, 2° Gourdon (46) 21/08, 6° Faux la Montagne (23) 23/08, 2° Autry le Chatel (45) 24/08, 2° Bénévent l’Abbaye (23) 25/08, 3° Reignac de Blaye (33) 26/08, 4° Villefranche de Rouergue (12) 30/08, 6° Tursac (24) 31/08, 1° Saint-Yrieix la Perche (87) 01/09, 1° Cozes (17) 03/09, 1° Saint-Mathieu (87) 06/09, 2° Saint Bonnet Briance (87) 07/09, 1° Saint-Germain les Belles (87) 08/09, 6° Vieux Boucau (40) 13/09, 3° Guéret (23) 14/09, 7° Decazeville (12) 15/09, 3° Piégut (24) 16/09, Montluçon (03) crevaison 20/09, 5° Treignac Lestards (19) 21/09, 1° Saint Martin d’Ary (17) 22/09, 2° Montbron (16) 27/09, 7° Saint-Romain en Charroux (86) 28/09, 17° Montguyon (17) 29/09, 6° Sarlat (24) 05/10, 4° Feuillade (16) 06/10, 15° Civray (86) 12/10, 13° Vesdun (18) 13/10, 2° Pau (64) 18/10, 30° Lussac les Châteaux (86) 19/10, 3° Saint Amand Montrond (18) 22/10.
Soit 18 victoires pour 97 épreuves disputées, huit abandons.

F33

Le 6 juillet à Objat lors du Championnat du Limousin des sociétés avec de gauche à droite
Jacques Guillot, Michel Dupuytren, Jean Bernaben,
Francis Duteil et André Laroudie en partie caché.

Ses équipiers : André Laroudie, Michel Dupuytren, Bernaben, Peter, Ditlecadet et Nicolas.
Ses adversaires : Samy, Courteix (Saint Eloy), Farges (Saint Pourçain), Arquey, Villemiane (Bergerac), Bordier (Sainte Foy), Cardinal, Viroulaud (Confolens), Ceulemans (Aubusson), Breuil (Tulle), Durand, Beaubrun, Grosvallet (Guéret), Benoit, Richefort (La Souterraine), de Carvalho (UC Corrèze), Denis (Périgueux), Pinault (CC Bourré), Sautier (Mussidan), Thimonier, Boulesteix, Mayet (UVL), Troyard (Naintré), Buffière, Bouzou (Brive), Chazette (Saint-Denis), Dubost (Nontron), Le Daim (Anthony) et Danjoux (Guerche).
Le souvenir qui a marqué Duteil : "Au championnat de France alors que nous passons dans Callac pour partir pour une dernière boucle d'une dizaine de kms, je fais partie d'une échappée qui chasse derrière quelques coureurs que nous avons en point de mire. Malheureusement je perce à l'arrière dans la traversée de la ville. La voiture dépanneuse n'est pas immédiatement auprès de moi. La course est perdue pour moi. J'ai le temps de vérifier ma roue arrière et je vois une épingle à nourrice identique à celles avec lesquelles nous attachons nos dossards, plantée dans le boyau. Sans commentaires... ".
NDLR : Ce championnat de France sera remporté par Jacques Stablinski de l’UC Valenciennes-Anzin.
Les Champions régionaux du grand Sud en 1975 : Raymond Villemiane (VC Bergerac) pour le comité d’Aquitaine, Hervé Florio (SC Saint-Amans) pour les Pyrénées, Gérard Simonnot (Royan Océan Club) pour le Poitou-Charentes, Daniel Ceulemans (VC Aubusson) pour le Limousin, Fernand Farges (VC Bourbon-Avermes-St.Pourçain) pour l’Auvergne.
- Ici classement FFC saison 1975.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (10) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1976 : Champion de France des amateurs à Éguzon

31 janvier 2020

FRANCIS DUTEIL - SAISON 1974

1974 : ENCORE UNE BONNE SAISON AU CRCL

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1974 - (amateur hors catégorie PRESTI-FRANCE) 8 victoires :

- Duteil dans le rétro : Petite baisse dans le club, mais le CRCL remporte à Aubusson le titre régional des sociétés avec Duteil associé à Yves Nicolas, Daniel Raymondaud et Albert Peter. Duteil se classe aussi 3° du Championnat du Limousin gagné par le Tulliste Alain de Carvalho. D’autres places d’honneur à Aixe sur Vienne (2°), Meuzac (3°), Marval (2°), Bénévent (2°), Saint-Germain les Belles (2°) et aux Boucles d’Allassac (3°). Par ailleurs Duteil dispute une nouvelle fois le Championnat de France, mais termine 12° en Normandie. Cette année là, le Limousin avait eu droit à trois places au lieu de deux habituellement. A Monpinchon, le titre était revenu à Rachel Dard licencié au SC Nice/Côte d’Azur.
-
Ses équipiers : Yves Nicolas, Daniel Raymondaud, Albert Peter, André Laroudie, Jean-Pierre Ditlecadet, Francis Dubreuil, Jean-François Rebeyrat.
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Ses adversaires : Samy, Courteix (Saint-Eloy), Farges (Saint-Pourçain), Villemiane (Bergerac), Bordier (Sainte-Foy), Cardinal, Michel Besse (Confolens), Ceulemans (Aubusson), Avice, Buffière, Goupil (Brive), Breuil (Tulle), Pradin (Clermont), Deshoulières, Pascaud (Saint-Junien), Ducau, Simon (Nontron), Durant (Guéret), Pierillas (UV Limousine), Richefort (La Souterraine), Vecchi (ACC), Boulesteix, Brégaint, Da Silva, Lenfant (UV Limousine), Castaing (Marmande), Hélion (Le Blanc), Grosvallet (Guéret), Lorioux (Poitiers), Nicolas (Saint-Junien), Pinault (CC Bourré, Raphaël Truffy (Périgueux), Vidalie (UC Berry).

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A Piègut le 10 septembre 1974 lors d'une course gagnée par Pitard

Les Champions régionaux du grand Sud en 1974 : Roger Saladié (UA Vic Fezensac) pour le comité des Pyrénées, Hubert Arbès (CC Béarnais) pour l’Aquitaine, Lucien Saumur (Cycle Poitevin) pour le Poitou-Charentes, Alain de Carvalho (UC Corrèze) pour le Limousin, Jean-Claude Courteix (EC Saint-Eloy les Mines) pour l’Auvergne.

PALMARES DE SA SAISON 1974

- 80° Paris-Ezy (27) 17/03, 30° Ladiville (16) 24/03, Lagorce-Laguirande (33) abandon 25/03, 11° Payzac (24) 31/03, 4° Mareuil sur Belle (24) 07/04, 12° Cénac et Saint-Julien (24) 08/04, 5° La Souterraine (23) 14/04, 6° Mosnac sur Seugne (17) 15/04, 13° Sauveterre la Lémance (47) 16/04, 40° Bordeaux-Saintes (17) 21/04, 11° Le Coux (24) 22/04, 42° Tour du Limousin (87) 26/04 au 02/05, Limoges (87) chute 02/05, 25° Bellac (87) 05/05, 25° Périgueux (24) 07/05, 40° Libourne (33) 08/05, 1° Panazol (87) 11/05, Vicq sur Breuilh (87) abandon 17/05, Bessines (87) abandon 19/05, 25° Saint-Aigulin (17) 20/05, Nersac (16) crevaison 23/05, 8° Blanzac (16) 26/05, 7° Abjat sur Bandiat (24) 27/05, 4° Sireuil (16) 01/06, 18° La Rochette (16) 02/06, 10° Champniers (16) 03/06, 13° Marcillac Lanville (16) 08/06, 3° Saint-Mesmin (24) 09/06, Guéret (23) abandon 10/06, 7° Pineuilh (33) 16/06, 8° Malaville (16) 17/06, 21° Périgueux (24) 18/06, 25° Aigre (16) 22/06, 1° Championnat du Limousin des sociétés à Aubusson (23) 23/06, 7° Chambon sur Voueize (23), 4° Archiac (17) 29/06, 8° Felletin (23) 30/06, 3° Championnat du Limousin route à Brive (19) 07/07, 8° Champagnolles (17) 08/07, 5° Ussel (19) 13/07, 2° Aixe sur Vienne (87) 14/07, 13° Castelmoron (47) 15/07, 6° Loubert (16) 21/07, 5° Championnat de France des comités à Périers (50) 25/07, 12° Championnat de France des amateurs à Monpinchon (50) 28/07, 2° Luxé (16) 22/07, Nonaville (16) abandon 03/08, 2° Chirac (16) 04/08, 1° Saint-Saud (24) 05/08, 9° Javerlhac (24) 06/08, Roullet (16) abandon 10/08, 1° Vidaillac (46) 11/08, 9° Saint-Laurent sur Gorre (87) 12/08, 9° Puy l’Evêque (46) 13/08, 3° Meuzac (87) 15/08, 2° Marval (87) 16/08, 8° Grand Bourg (23) 17/08, Bourbon l’Archambault (03) abandon 18/08, 1° Lubersac (19) 19/08, 30° Augignac (24) 20/08, 2° Bénévent l’Abbaye (23) 24/08, 5° Excideuil sur Vienne (16) 25/08, 15° Port Sainte-Foy (24) 26/08, Reignac de Blaye (33) abandon 27/08, 1° Tursac (24) 01/09, 3° Allassac (19) 02/09, 7° Cozes (17) 04/09, 2° Saint-Germain les Belles (87) 08/09, 6° Sigoulès (24) 09/09, 30° Piègut (24) 10/09, 20° Marmande (47) 14/09, 5° Brive (19) 15/09, 14° Saint-Martin d’Ary (17) 16/09, 5° Montbron (16) 21/09, 1° Argenton sur Creuse (36) 22/09, 8° Montguyon (17) 23/09, 9° Miallet (24) 24/09, 8° Baignes (16) 28/09, 1° Saint-Romain en Charroux (86) 29/09, 4° Feuillade (16) 30/09, 8° Castelnaud Fayrac (24) 06/10, 6° La Tour Blanche (24) 13/10, 4° Lussac les Châteaux (86) 20/10.

Soit 8 victoires pour 83 épreuves disputées, dix abandons.
- Retrrouvez sur ce LIEN le classement FFC 1974

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (9) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos personnelles
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1975 : Une bonne saison avec dix-huit victoires à la clé

19 février 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (8° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

17 au 23 Février 1995

- Le 18 février, Thierry Bricaud (Vendée U) gagne à Hendaye la Ronde du Pays Basque. Quatrième à Urrugne et deuxième à Bayonne, le sociétaire de la formation de Jean-René Bernaudeau a su contrer une attaque de Conan le long de la côte Océane pour le battre au sprint à Hendaye, Frutoso (Mantes) prenant la troisième place.

Essor 95

Carlos Da Cruz à gauche vainqueur du Tour du Pays Basque
A droite Cyrl Délias vainqueur de la Flèche Basque

- Le 19 février Carlos Da Cruz jeune poursuiteur de l’équipe de France crée la surprise à Biarritz où est jugée l’arrivée du Tour du Pays Basque. Première victoire en 1° catégorie pour ce pistard qui a réglé au sprint le Canadien Anand et Erwan Jan (Asptt Paris).
- Le 23 février la Flèche Basque sourit enfin à un coureur régional. Cyril Délias (Langon) gagne à Anglet lors d’un sprint massif où il bat l’espagnol Ayestaran (Iberdrola) et le Montalbanais Grechi.

ÉCHOS DE DORDOGNE

Ménesplet

Dumont, Eyquard et Paggiolo tiercé Caudrotais à Ménesplet

- Le 1° cyclo-cross couru au Camp Gite des Loges à Ménesplet a vu la suprématie des coureurs du Caudrot qui avec Laurent Dumont, Dominique Eyquard et David Paggiolo remportent dans cet ordre les trois premières places. Derrière ce solide trio on trouve Mestadier, puis les Faidherbiens Estève, Bournet, Métreau et Stoikowitch distancés. Heureusement que Mickaël Estève et Guillaume Carreau sauvent la mise chez les jeunes en se classant respectivement premier et deuxième des juniors.
- Les samedis cyclistes à Périgueux ont recueilli un taux de participation record avec 84 coureurs inscrits. Ches les minimes victoire de Julien Sybiac (Pédale Faidherbe) en individuelle et éliminatoire. Chez les cadets, Victoire de Jean-François Robert (CC Périgueux) en individuelle et éliminatoire. Chez les séniors Jean-Luc Besse (Boulazac AC) gagne l’individuelle et Christophe Cuménal (EC Ribérac) l’éliminatoire.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/8° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur ce blog

17 février 2020

1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (8° SEMAINE DE LA SAISON)

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

17 au 23 Février 1970

de Vlaeminck 

- Les championnats du monde de cyclo-cross ont été dominés par les Belges sur leurs terres de Zolder. Chez les pros le titre revient à Eric de Vlaeminck (notre photo ci-dessus) devant son équipier Van Damme et l’allemand Rolf Wolfsholl troisième. Chez les amateurs, Pierre Bernet n’a pu accrocher que la douzième place à 3’35s du Belge Robert Vermeire titré qui a battu l’espagnol Basualdo deuxième et le belge Debecker troisième. Les Belges très forts sont premiers par équipe devant celle d’Italie et de Suisse, la France ne termine qu’en quatrième position.
- A Bussière Saint-Georges, c’est Albert Peter de Saint-Junien qui s’adjuge ce premier cyclo-cross. Derrière se classent Martinez (Nevers) et Ditlecadet (CRCL).
- Le cyclo-cross de Troquereau près de Coutras, a vu la victoire du Talençais Daniel Dutertre. Parti en tête, le coureur natif de Nontron a battu de justesse Gabillet son équipier et Duresse (3°) de l’AS Libourne.
- Aux Essarts c’est le Coutrillon Dutour qui s’est imposé avec plus de deux minutes sur ses poursuivants. Derrière se classent dans l’ordre de Santi (Talence), Valèze (CRCL), Clément (Talence) et Raffin (Nontron).

duteil

- On a couru aussi à Anglet Blancpignon ou les Dubois se sont partagés la part du lion. Victoire de Serge devant Daniel alors que Lopez (Navarrenx) termine en 3° position et que Louis Dubois quatrième complète la domination de cette famille.
- Plus de peur que de mal pour Bernard Dupuch qui a fait une impressionnante cabriole au prix de Saint-Tropez. Transporté à l’hôpital, on lui a retiré un gravier de l’œil et panser ses blessures. Il a été autorisé à rejoindre le soir l’équipe de Louis Caput dans son hôtel à Biot.
- Placé sous le contrôle technique de l’UCAPA, la course de Pont d’Agris s’est soldée par la victoire de Francis Duteil (CRCL) - notre photo - qui a battu Dubois (La Couronne) et Francis Dubreuil son équipier du CRCL.

ÉCHOS DE DORDOGNE

- La course de classement de La Tour Blanche a vu le succès de Lucien Sautier qui a battu ses équipiers tels Jean-Paul Sauvignat, Jean-Pierre Lacaud, Claude Denis, Marcel Jolivet, Raymond Labrousse et Michel Mournat dans cet ordre et dans le même temps.

Saint-Astier 70

Barraud à gauche vainqueur à Saint-Astier devant Duresse à droite

- Disputée à Saint-Astier, le cyclo-cross de la commune couru en pleine ville a vu le succès de Barraud (CRCL) devant Duresse (Coutras) et Moro (Libourne). Le matin a course des jeunes a vu la domination des frères Darrin et de Bibié.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1970/8° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

30 janvier 2020

VALENTIN HUOT - SAISON 1957.

PREMIER TITRE DE CHAMPION DE FRANCE

- Cette saison 1957 sera marquée par son titre de Champion de France conquis en terre bretonne, sur le circuit de Châteaulin, là où l’an passé, il avait déjà gagné le 20° Circuit de l’Aulne. Huot gagne et grimpe, il continue son ascension seul, alors qu’il entame à peine sa 7° saison de coureur cycliste.
- Revenir à l’article précédent cliquez ici.

1957 Maurs en vainqueur

Vainqueur à Maurs dans le Cantal

Composition de l'équipe Mercier BP en 1957.
Jean Adriaenssens, Ugo Anzile, Francis Anastasi, Baens, Bellay, Louison Bobet, Jean Bobet, Albert Bouvet, Colette, Dacquay, Charles de Baere, Fred De Bruyne, Robert Desbats, René Fournier, Bernard Gauthier, Pierre Gouget, Valentin Huot, Le Ber, Ferdinand Picot, Francis Pipelin, René Privat, Antonin Rolland, André Ruffet, Julien Schepens, Willy Truye, Michel Van Aerde, Martin Van Geneugden.
28 mars 1957 - Critérium international de la route.
1. Jean Forestier (France) les 222 kms en 5h40', 2. Bobet, 3. Blusson, 4. Hassenforder, 5. Dupont, 6. Ruffet, 7. Anquetil, 8. Barone, 9. Privat, 10.Bauvin, etc … 41° Valentin Huot à 2'06".
31 mars 1957 - Critérium de Cenon.
1. Charly Gaul (Luxembourg), les 72 kms en 1h48', 2. Baldini (Italie) à 22", 3. Bobet à 39", 4. Rançon (premier régional), 5. Siteck, 6. Desbats, 7. Gibanel, 8. Sabbadini, 9. Gibanel, 10° Huot.
"Double vainqueur de ce critérium, Huot était face à son rival Gaul auquel il se trouvait dès le 3° tour avec Bobet, Géminiani et Baldini.. Les régionaux Darnauguilhem, Dihars, Gibanel, Rançon, Goya et Sabbadini livreront un beau combat aux pros. A l'annonce d'une grosse prime Gaul laisse tout le monde derrière pour terminer en vainqueur cette belle course."
7 avril 1957 - Critérium du Faron.
1. Fédérico Bahamontès du GS Géminiani Saint-Raphaël les 5,6 kms en 16'49" nouveau record, 2. Valentin Huot à 13", 3. Cruz à 17", 4. Dotto à 54", 5. Gaul à 1'18", etc ….
"Dotto attaque bille en tête, mais doit se résigner. Bahamontès fait le trou pendant que Gaul a des ennuis de dérailleur. Le grimpeur espagnol  attaque les derniers lacets avec 100 mètres d'avance sur Huot. Huot démarre, se rapproche mais ne peut le rejoindre …"
28 avril 1957 - Contre la montre du Mont Faron.
1. Valentin Huot, les 5,6 kms en 18'51", 2. Salvietto (Ugine) en 19'20", 3. Cruz (Veynes) 19'24", 4. Suarez (Gap) 19'32", 5. Rostollan (Marselle) 19'40", etc ...
5 mai 1957 - Polymultipliée de Chanteloup.
1. Louis Bergaud les 154 kms en 4h19'18" - ancien record de Géminiani battu, 2. Lampré à 2'32", 3. David à 3'19", 4. Gérussi m.tps, 5. Savourian à 3'25", 6. Cruz à 3'48", 7. Rostollan à 4'04", 8. Annaert à 5'32", 9. Vitella à 5'53", 10° Huot même temps.
"Ancien vainqueur de cette polymultipliée, Huot en petite forme a perdu pas mal de temps et se trouve de ce fait relégué à plus de cinq minutes".
18 mai 1957 - Paris-Limoges.
1. René Privat les 400 kms en 11h 26' 35" sur cycle Mercier pneus Hutchinson, 2. Varnajo, 3. Van Geneugden, 4. Van-Aerde, 5. Dolhats, 6. Darrigade, 7. Elliot, 8. Siguenza, 9. Delleda, 10. Bellay, etc… 36° Valentin Huot à 6'00".
26 mai 1957 - Grand Prix International de Belvès.
1. Yves Gourd (Eymet) les 145 kms en 3h37'15", 2. Valentin Huot à 22", 3. Lesca, 4. Pineau, 5. Barrière, etc… (lire par ailleurs détails de l'épreuve sur pages précédentes).
30 mai 1957 - Grand Prix du Midi-Libre.
1. Jean-Pierre Schmitz (Luxembourg), les 256 kms en 7h04'10", 2. Schouben à 1'20", 3. Huot à 1'25", 4. Anzile, 5. Siguenza, 6. Letendre, 7. Eléna, 8. Van Aerde, 9. Warteli, 10. Sabbadini, etc ….
17 juin 1957 - 39° Prix de la Trinité à Guéret.
1. Valentin Huot , les 130 kms en 3h24'10" sur cycle Mercier-BP pneus Hutchinson, 2. Fernandez m.tps, 3. Gaillot à 4", 4. Dufraisse à 50", 5. Vivier à 1'55", etc ….
"Et une de plus pour Valentin sur un parcours tellement assassin que huit coureurs seulement ont rallié la banderole."

1957 Châteaulin dans un café

Les Mercier dans un café avant le départ du Championnat de France
avec ses coéquipiers Bianco, Coste, Jean Bobet, Bouvet, Fournier et Anzile

Championnat de France 1957 à Châteaulin.
AU FINISH, VALENTIN HUOT EUT RAISON
DE L'ÉTONNANT MARCEL ROHRBACH

 - A Châteaulin, après une course passionnante et devant 80.000 spectateurs enthousiastes, Valentin Huot est devenu Champion de France.
- C'est un réel champion qui, à cette occasion, a remporté son plus beau succès. Mais on savait depuis longtemps - depuis Paris-Limoges 1954 - que le Périgourdin appartenait à la grande lignée, celle des puncheurs et finisseurs irrésistibles. Cet exploit stupéfia coureurs et suiveurs.
- Seulement il lui manquait une grande victoire : celle qui classe définitivement. La lacune est maintenant comblée. Huot succède à son équipier Bernard Gauthier. Pour un an, il devint propriétaire d'un des plus beaux titres qui soient.
- Comme il sut y mettre la manière, il sera admis par tous sans restriction. Par tous sauf par un peut-être : son second Rohrbach qui en appelait ainsi de sa défaite en versant des larmes après son arrivée : - "Huot m'a trahi … alors que nous roulions tous les deux sur la fin, il pédalait de moins en moins fort. Je le lui ai fait remarquer et il m'a dit : je ne peux plus mener, j'ai des équipiers derrière. Si nous ne sommes pas rejoints, je ne ferai rien pour te battre".
- "Je l'ai cru et j'ai continué à abattre le plus gros travail. Et puis brusquement – à 500 mètres du haut de la côte, Huot m'a passé comme une flèche. Impossible pour moi de répondre à son démarrage surprise. Il avait pris ses précautions, en arrivant lancé de l'arrière et en trois kilomètres je ne pouvais plus espérer le rejoindre. C'est triste de perdre ainsi le championnat".

1957 quart perrier Chateaulin

- Ainsi Rohrbach fait à Huot les mêmes reproches qu'on lui adressait huit jours plus tôt, lorsqu'il venait de remporter le Dauphiné Libéré, après une étape jugée douteuse par beaucoup.
- Coïncidence curieuse qui, somme toute, prouve que le cyclisme est un éternel recommencement. Mais les griefs de Rohrbach ne sauraient diminuer les mérites de Valentin Huot. L'énorme avantage numérique des "Mercier" au départ (ils étaient dix-huit) ne pouvait qu'amener l'un deux à la première place et Rohrbach, seul représentant des "Peugeot" a indiscutablement profité de la situation.
- Les "Mercier" songeaient surtout à se battre contre les "Helyett" (au nombre de quatorze) et les "Géminiani" (six). Pas question que le titre échappe à l'une des trois marques.
- Pour eux, les autres éparpillés sous différentes couleurs ne comptaient guère. A tort peut-être. Et ils ont failli s'en apercevoir. Mais ainsi Rohrbach a eu les coudées plus franches pour agir. Lui, au moins, n'avait pas à s'embarrasser des contingences de l'esprit d'équipe. Il n'avait qu'un homme à penser : lui-même.
- Et à tout prendre, Privat ou Bernard Gauthier l'auraient envié. "L'ennui" pour Rohrbach fut d'amener longtemps dans son sillage, alors que la course se jouait précisément, le "Mercier" qui était décidé à vaincre à tout prix. Qui, de plus, ne lui était pas intrinsèquement inférieur. Ici, l'inexpérience de Rohrbach fut flagrante. Elle le lui a coûté cher, mais il aura d'autres occasions de se venger car la qualité ne lui manque pas. Depuis le Dauphiné Libéré c'était connu. Mais il s'agissait là d'une course par étapes. Son comportement à Châteaulin sur une épreuve d'un jour a ajouté à sa valeur. Nous en reparlerons encore longtemps sans doute.

1957 Départ chateaulin

Départ à Chateaulin pour 289 bornes de course

 HUOT A RÉALISÉ LE MOMENT PRÉCIS
- A 50 kilomètres de l'arrivée, il était net que la victoire appartiendrait au meilleur finisseur. De multiples changements dans les positions des groupes qui chassaient derrière le tandem Jean Bobet-Coste le prouvaient. Ces deux hommes étaient pourtant à l'avant-garde depuis le 100° km. Coste et Jean Bobet eurent jusqu'à quatre minutes d'avance lorsqu'ils éliminèrent leurs compagnons de fuite, Laurédi, Eléna, Bourles, Bianco (1° animateur) avec qui ils caracolaient. Derrière eux, leurs équipiers les préservaient. Louison Bobet en tête qui contrôlait toutes les contre-attaques des "Helyett" et des "Géminiani". Et Anquetil, Hassenforder, Darrigade, Thomin échouèrent sur le rideau des "violets" tendu en tête du peloton. Jusqu'au moment où Coste lâcha Jean Bobet.

1957 Chateaulin

Préparation du ravito par Huot

 FORESTIER DÉMARRA TROP TARD
- C'était à 34 kms du but, Jean Bobet au bout du rouleau, n'était plus d'aucune aide pour le grand Coste, admirable d'allant. A une minute, Bouvet, encore un "violet", était sorti du peloton. Il voulait revenir en éclair pour mettre K.O. tout le monde, comme dans son Paris-Tours, selon sa manière favorite. Il fut sa propre victime et s'asphyxia lors de sa troisième ascension solitaire dans la côte. Alors Rohrbach attaqua. Huot le prit en charge en fidèle équipier protecteur de Coste. A deux ils passèrent au train Bouvet à la dérive. Puis Jean Bobet qui tenta de s'accrocher … .mais échoua après quelques kilomètres.
- Forestier, un gars qui voit clair, sentit le danger. Il partit lui aussi du peloton et Bobet, Anquetil, Dupont et Darrigade se neutralisaient dans un marquage impitoyable. Privat et Bernard Gauthier accompagnèrent le Lyonnais. Sans plus. Mais c'était fini. Les jeux étaient faits. Pour une fois Forestier avait démarré quelques minutes trop tard. Et devant, après le lâchage du malheureux Charles Coste à vingt kilomètres de l'arrivée, Huot et Rohrbach s'expliquèrent. Rohrbach fonça. Huot attendit le moment propice.
 Ce fut me meilleur finisseur … et le plus adroit des "Mercier" dont la tactique redevient la même qu'en ces dernières années : "attaquer au kilomètre K et à la seconde précise où l'on peut profiter de l'entraide de ses équipiers. A cela toutefois, un obstacle parfois majeur : il faut aussi se sentir bien à ce moment.
- Ce n'est pas le fait de tous. Ce fut celui de Huot. Il lui rapporta ce beau maillot acquis en conclusion d'un championnat très intéressant à suivre et disputé sur le circuit nettement amélioré et où la boucle de 84 kms effectuée au départ joua un rôle très important pour la fin. C'est cette boucle qui classa les hommes et prépara les défaillances.

1957 Huot avc Anzile et Fournier au déaprt

Huot avec Anzile et Fournier à Châteaulin

 Avant le Tour … craintes pour les uns, espoirs pour les autres

- A trois jours du départ de Nantes, la course au titre a permis aussi de faire le point. Et bien qu'il soit difficile de comparer Championnat et Tour de France, il est permis de mesurer le travail restant encore à accomplir pour certains. Hélas ! ils n'ont que trois jours pour cela !
- Ainsi Hoorelbecque, Graczyk, Antonin Rolland, Bauvin, Barone, Fournier, Laurédi, Bourles, Eléna (malgré pour l'actif de ces trois derniers leur échappée matinale) n'ont guère brillé. Et leur cas ne manquera pas d'inquiéter les directeurs techniques. Pour Bouvet, nous l'avons dit l'explication de son effondrement est la précipitation de son retour vers Coste et Jean Bobet. Mais pour ces mêmes Jean Bobet et Coste, ainsi que pour Privat, Forestier, Anquetil, François Mahé, Picot, Thomin, Morvan et bien sûr pour Huot et Rohrbach la confirmation est éclatante. Ceux-là sont prêts.
- André Darrigade inquiet avant le départ s'estimait satisfait à l'arrivée. Il n'est guère éloigné de sa meilleure condition. Certaines de ses sorties du peloton étaient du meilleur Darrigade. Dotto et Walkoviak forfaits pour mieux préparer le Tour n'auront pas droit à ce dernier jugement.
- Quant à Louison Bobet qui devait donner une réponse au président Joinard au sujet de sa possible participation, il ne fit que confirmer dans la soirée son renoncement pour diverses raisons. Pourtant toute la journée l'espoir était demeuré car Louison devait se décider d'après sa course. Il l'avait promis le matin même à Achille Joinard qui tenta une ultime démarche.
- Il serait facile de conclure que sa course ne donna pas à Louison entière satisfaction. En vérité, ce test arrêté était malgré les apparences encourageant. Louison n'est peut-être plus l'irrésistible, mais le moins qu'on puisse dire est qu'il a de beaux restes.
- Le nouveau tricolore français Valentin Huot est même de cet avis. Il voudrait bien confirmer sur les routes du Tour sa nouvelle dignité et comme le fit, il n'y a pas si longtemps Louison Bobet.

1957 Châteaulin le vainqueur

1° titre de Champion de France pour Huot

 LE CLASSEMENT
1. Valentin Huot les 289 kms 500 en 7h 36' 46" (moyenne 38,038 km/h), 2. Marcel Rohrbach 7h 37' 04", 3. Jean Forestier 7h 37' 34", 4. René Privat m. tps, 5. Bernard Gauthier 7h 38' 07", 6. Varnajo 7h 38' 18", 7. Coste m.tps, 8. Albert Dolhats 7h 38' 45", 9. Georges Groussard 7h 38' 53", 10. André Darrigade 7h 38' 55", 11. Louison Bobet, 12. Bauvin, 13. Anquetil, 14. Thomin, 15. Gay, 16. Siguenza, 17. Anzile, 18. Bober, 19. Cieleska, 20. Jean Bobet, 21. Hassenforder, 22. Morvan, 23. Pipelin, 24. Sabbadini, 25. Picot tous m. tps, 26. Dupont 7h 39' 09", 27. Dupré 7h 44' 19", 28. Stablinski m. tps, 29. Everaert 7h 44' 52", 30. Gouget, 31. Letendre tous m. tps, 32. Fournier 7h 51' 33", 33. Hoorelbeke, 34. Bouvet tous m. tps.      Robert Chapatte (envoyé spécial)

1957 Chateaulin vers le protocole

En route pour le protocole à Châteaulin

27 juin au 17 juillet 1957 - 44° Tour de France.
L'équipe Sud-Ouest : Jacques Bianco, Claude Colette, Georges Gay, André Dupré, Robert Gibanel, Valentin Huot, Maurice Lampré, Marcel Queheille, Tino Sabbadini et Trochut.
1° étape - Nantes-Granville (204 kms) : 1. Gastone Nencini (Italie)   103° Huot.
2° étape - Granville-Caen (226 kms) : 1. René Privat (France)   99° Huot.
3° étape - Caen-Rouen (134 kms) : 1. Jacques Anquetil (France)     100° Huot.
4° étape - Rouen-Roubaix (232 kms) : 1. Marcel Janssens (Belgique)   52° Huot.
5° étape - Roubaix-Charleroi (170 kms) : 1. Gilbert Bauvin (France)  65° Huot et 78° au général.
6° étape - Charleroi-Metz (248 kms) : 1. André Trochut (Sud-Ouest)   14° Huot.
7° étape - Metz-Colmar (223 kms) : 1. Roger Hassenforder (Nord-Est Centre)….. 17° Huot.
8° étape - Colmar-Besançon (192 kms) : 1. Pierrino Baffi (Italie)   58° Huot.
9° étape - Besançon-Thonon (188 kms) : 1. Jacques Anquetil (France)   53° Huot.
10° étape - Thonon-Briançon (247 kms) : 1. Gastone Nencini (Italie)   8° Huot.
"Malgré une chute due à un bris de frein, Huot retrouve son tonus dans la montagne en terminant dans les premiers".
11° étape - Briançon-Cannes (286 kms) : 1. René Privat (France)   36° Huot - 52° au général.
12° étape - Cannes-Marseille (239 kms) : 1. Jean Stablinski (France)   Abandon de Huot
"Chaleur caniculaire et souffrant, notre périgourdin Champion de France quitte le Tour".

1957 CDF

Dans la foule Bretonne Huot savoure son triomphe

18 août 1957 - Championnat du Monde route à Waregem.
1. Rik Van Steenbergen (Belgique), les 285 kms en 7h43'10" sur cycle Peugeot-BP pneus Dunlop, 2. Bobet (France), 3. Darrigade (France), 4. Van-Looy (Belgique), 5. De Bruyne (Belgique), 6. Anquetil (France), 7. Van Daele (Belgique), 8. Derycke (Belgique), 9. Schepens (Belgique), 10. Ernzer (Luxembourg), etc …. 20° Huot (France) à 12".
"Bonne prestation de notre Champion de France qui pour la première fois se trouvait au sein de l'équipe  nationale aux côtés d'Anquetil, Bobet, Darrigade, Dupont, Forestier, Gauthier et Rohrbach."
16 septembre 1956 – Grand Prix International de Vergt.
1. André Darrigade (Dax) les 120 kms en 2h45'09" sur cycle Helyett pneus Hutchinson (groupe ACBB-Potin), 2. Michel Gonzalès (VC. Hendaye), 3. René Abadie (Tarbes), 4. Forestier, 5. Dupont, 6. Cieleska, 7. Barrière, 8. Picot, 9. un groupe de coureurs avec Huot, Anquetil, Rorhbach, etc
"Une fois de plus nul n'est prophète en son pays, et Valentin Huot l'a appris et vécu dans sa bonne ville de Vergt. Dupont et Huot prennent le commandement de la course, mais c'est Cazala suivi de Darrigade qui enlève la grosse prime. A 50 kms du but Anquetil part seul et prend jusqu'à 21 secondes sur Morvan qui le pourchasse. Morvan revient sur Anquetil qui enlève une grosse prime annoncée par Monlong. Puis Picot et Darnauguilhem recollent avec les deux leaders. La quatrième prime est l'occasion de voir le retour du peloton. Les 10 000 spectateurs (peut-être même plus) entendent alors que le demi-million de francs en primes est atteint, ce qui constitue un record pour un critérium international. Darrigade s'offre cette prime. A trois tours de la fin Rohrbach, Sabbadini, Dupré et Cigano font un léger trou, mais Huot ramène tout le peloton, permettant à Darrigade d'imposer sa pointe de vitesse."
22 septembre 1957 - Grand Prix des Nations.
1. Jacques Anquetil (France), les 100 kms en 2h22'12', sur cycle Helyett pneus Hutchinson,GS ACBB-Potin, 2. Baldini (Italie) à 3'11", 3. Moser (Italie) à 5'09", 4. Bouvet (France) à 6'11", 5. Vitré (France) à 7'03", etc ….11° Huot (France) à 9'48".
" Plus les années passent, plus Valentin devient un bon rouleur. Bien sur ce ne sont plus 140 kms à faire comme par le passé, mais tout de même on sent un mieux qui peut lui servir et qui lui sert on l'a vu dans les chronos de montagne."
Attention, ces résultats et ces palmarès ne sont pas complets. Seuls sont reportés ceux qui ont été relevés sur la presse de l'époque. (Source : l'athlète du sud-ouest).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - VALENTIN HUOT (1957) © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste Sa saison 1958 et son doublé au France à Belvès

25 janvier 2020

CLAUDE MICHAUX, CHRONOMETREUR DE TALENT

25 JANVIER 2011- 25 JANVIER 2020 : NEUF ANS DÉJĀ

MICHAUX Claude

- Aujourd’hui neuf ans que Claude Michaux nous a quittés. Un concours de circonstance permet à Rétro Vélo Dordogne d’évoquer la vie sportive de cet homme. Claude Michaux était un véritable professionnel dans sa fonction de chronométreur. Il faisait parti d’un cercle restreint, celui de ceux qui m’ont toujours surpris de par leur capacité d’entreprendre. Ce n’était pas un hasard d’ailleurs, si on le trouvait comme membre du jury lors des grandes épreuves internationales, dont entre autres au Tour de France...
- C’est en 1985 que j’ai commencé à découvrir ce personnage hors du commun, lorsqu’à Tonneins, j’ai suivi les cours de chronométreur régional. Des cours placés sous sa tutelle, puisqu’il avait la charge de nous préparer dans le cadre de l’examen final. Pour cela, Claude Michaux nous avait concocté des dossiers bien ficelés que j’ai d’ailleurs toujours conservés. Il détenait une capacité inouïe en calcul mental. Le système des nombres complexes ou sexagésimal constituait pour lui une sorte d’amusement qu’il parvenait à résoudre avec une facilité déconcertante. Lors de l’examen final, je me souviens qu’on avait deux heures pour résoudre le cas concret. En moins de cinq minutes, Claude Michaux avait terminé le travail tenant ainsi les réponses à apporter sur la feuille, dans laquelle nous petits candidats, étions en train de plancher...
- Sur le terrain, j’ai toujours connu un Claude Michaux soigneux, méthodique, appliqué, respectueux et soucieux du détail. Pour un organisateur, il représentait l’assurance du succès, celui d’avoir des résultats fiables et rapides, bref de pouvoir être en mesure d’organiser un protocole dans des délais réduits. Allez aujourd’hui sur les épreuves par étapes et observez le temps qu’il faut pour connaître les résultats, à une époque où pourtant, l’informatique et la vidéo facilitent les données. Claude Michaux, c’était la fiche, le chrono, la gomme, le crayon et surtout un cerveau, véritable machine à additionner ou à soustraire les temps, voire à calculer des délais comme qui s’amuse... Sa capacité était telle, qu’il ma toujours épaté dans ce domaine...
- La disparition de cet ancien fonctionnaire de la météorologie, laisse aujourd’hui le cyclisme et sa communauté dans la peine. Certes il existe une relève, mais notre Claude Michaux c’était le modèle, la vitrine, la référence du monde des aiguilles et des temps et il est plus que sur qu’il nous manque...
- Claude Michaux était venu souvent dans notre Périgord, en voisin qu’il était, lui le Lot-et-Garonnais d’adoption et du Pays Bruilhois. Que ce soit au Tour de Dordogne, au Prix du Muguet, aux Jours Cyclistes de l’ami Maurice Jouault, on l’a souvent rencontré sur les podiums avec son chrono soit autour du cou, soit à la main, le regard rivé sur l’éventuel coureur qui devait franchir la ligne d’arrivée. Et puis il y a eu le coup d’arrêt, après le décès de Maud son épouse, qui assurait aussi la même tache, dans l’ombre de son homme qu’elle secondait avec la même compétence. C’est aussi à compter de ce moment là, que Claude s’est fait plus discret au sein des jurys. Assurément le ressort s’était cassé, l’envie et le plaisir s’étaient envolés, affecté par cette disparition qui a marqué le début de son retrait des compétitions cyclistes.
- Dans notre monde du vélo, il y a des hommes et des femmes que l’on respecte, d’autres que l’on aime rencontrer, d’autres qu’on préfère éviter. Mais comme dans toutes les disciplines, il y aussi les exceptions, les cas particuliers, les surdoués et là, je peux dire que Claude Michaux faisait bien parti de ceux-là... Pour moi, il restera toujours un exemple, un homme calme qui avait une maîtrise de soi, un esprit de décision, d’initiative, de discipline et d’autorité, bref il était un exemple sur lequel beaucoup peuvent méditer.
- A l’heure où il repose en paix dans le cimetière d’Aubiac, "Rétro Vélo Dordogne" renouvelle à sa famille ses sincères condoléances et lui témoigne toute sa vive sympathie tout en conservant de lui son éternel souvenir. Claude tu étais un As !

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - CLAUDE MICHAUX - 25/01/2020 © BERNARD PECCABIN
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.

2 février 2020

SAINT-BARTHELEMY DE BUSSIÈRE - Palmarès

UN CHAMPION NOMMÉ MARIO VÉRARDO

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Sur cette photo qui date du 8 juillet 1976, on reconnaît de gauche à droite : Jean-Claude Vedrenne
qui tient le drapeau de l’UC Nontron dont il est le Président,
puis Yves Perpignan alors délégué FFC en Dordogne,
Marie-André Védrenne (légèrement en retrait)
épouse du Président, Mario Vérardo (VC Langon) vainqueur,
Jean-Marie Defix (légèrement en retrait) président du VC Bergeracois,
Eric Stoïkowitch (CC Périgourdin) classé 2° de ce championnat.

- C’est une commune située dans le Nord du département, qui détient une petite histoire cycliste. Jean-Marie Valade a gagné là-bas en 1975. Puis en 1976, sous l’impulsion du Président Jean-Claude Védrenne, l’Union Cycliste Nontronnaise a organisé un Championnat d’Aquitaine des jeunes (cadets et minimes), appelé à l’époque critérium de la route. Succès de Jean-Marc Jourdan (Guidon Pellegruen) en minimes et de Mario Vérardo (VC Langon) en cadets. Depuis, rien n’a été mis sur pied dans cette commune dont le premier magistrat se nomme Bernard Bioulac.

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Sur le circuit de Saint-Barthélémy de Bussière, les cadets lors d'un championnat en 1976

Palmarès connu : 1975 Jean-Marie Valade (EC Foyenne), 1976 Mario Vérardo (VC Langon) Championnat d’Aquitaine cadets, Jean-Marc Jourdan (Guidon Pellegruen) Championnat d’Aquitaine minimes, 1978 Martineau (AS Libourne), 1982 Hervé Lavignac (CC Périgueux) en minimes, Laurent Despreaux (UC Montoise) en juniors.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ST BARTHÉLÉMY DE BUSSIERE  © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

10 février 2020

1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (7° SEMAINE DE LA SAISON)

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

10 au 16 Février 1970

- Le 2° cyclo-cross de Naillat en Creuse a été gagné par le champion de France Pierre Bernet qui a battu le Normand Pelchat relégué à 2’25s, suivi du Lyonnais Charles Rigon à 3’20s. Grégoire (Bourgogne) prend le quatrième accessit, suivi pat Jean-Pierre Ditlecadet classé 5° à 5’15s.

NAILLAT

Pierre Bernet et Michel Pelchat à Naillat lors du protocole

- Pour les championnats du monde de cyclo-cross à Zolder, Pierre Bernet sera accompagné au sein de la formation tricolore amateurs par James Herbain, Daniel Blouet, Jules Leclercq alors qu’Alex Gérardin sera remplaçant.

ÉCHOS DE DORDOGNE

- Le Cyclo-club Bergeracois a remis solennellement le diplôme du Mérite Cycliste à Jacques Toruella. Retraité et résidant à la maison de retraite de Beaumont du Périgord, cette récompense lui a été remise en présence des membres du club, du personnel de l’établissement et autour d’une table où on a servis champagne et petits fours. A noter que M. Raimondi a reçu la même récompense au cours de la réunion bimensuelle tenue au café Central.

CCB

Au dernier prix des commerçants, Jacques Toruella sourit à
l’opérateur entouré par ses amis du Cyclo-Club

- Le Cyclo-Club Périgourdin a publié son calendrier pour la saison 1970. Un calendrier très fourni avec pour débuter des épreuves de classement à Saint-Astier, La Tour Blanche, Rouffignac, Bassillac, Thiviers, Tocane et Terrasson. Les véritables hostilités débuteront le 22 mars à Manzac sur Vern pour les juniors séniors 4 et à Clairvivre pour les toutes catégories.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1970/7° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

29 janvier 2020

PERIGUEUX (1900-1912) - SON HISTOIRE CYCLISTE

AVEC LUCIEN PETIT-BRETON

Petit-Breton garage

Le garage de Petit-Breton sis à l'emplacement de l'actuelle Poste

 PETIT-BRETON S’INSTALLE A PERIGUEUX

- Nous avons lu dernièrement les premiers pas du cyclisme à Périgueux, c'est-à-dire de 1885 à 1900. Et dans cet article nous en étions restés au retour de Petit-Breton d’Argentine et à son arrivée au Vélo-Club Levallois en Région Parisienne. "Dordogne Cycliste" vous présente la suite, avec les circonstances qui ont amené Petit-Breton jusqu’à Périgueux... Des circonstances que l’on doit à la direction de chez Peugeot, sa marque de cycles...
Relire l'article précédent : Périgueux et le cyclisme à la fin du 19° siècle

PB

- Après l’arrivée du Tour de France en 1908, le champion réside au Quartier latin. Mais il aspire à "faire une fin" pour s’établir commerçant en province. Petit-Breton pense donc à son avenir et en même temps à son mariage. Ayant connu la maison Peugeot en Argentine, il souhaite ouvrir une agence à Nantes, près de sa région natale. Mais chez Peugeot on le fait attendre, avant de lui proposer en 1908 l’agence de Cognac ou celle de La Rochelle. Rendez-vous est pris avec un représentant de la firme de Cognac, mais ce dernier modifie le programme et lui demande de le rejoindre à Périgueux. "Je suis allé à Périgueux" écrit Lucien le 15 septembre 1908 à sa future épouse. "J’ai étudié l’affaire sur place. J’ai cru voir qu’elle était très bonne à tous points de vue. Je l’ai préférée aux deux autres et adoptée définitivement. J’ai arrêté mon magasin et notre future demeure ainsi que mon atelier momentanément. L’appartement se trouve au-dessus et comprend six pièces, cuisine et cabinet. C’est un très joli pays. Le tout me donne droit à deux caves et aussi à deux mansardes pour le prix de 1500 francs. J’ai également arrêté un employé très intéressant, Monsieur Ribes, qui est encore chez l’agent actuel de Peugeot"(…)
- Et voilà, comme simplement le hasard a conduit Petit-Breton à Périgueux Son esprit d’à-propos l’a fait se décider en quelques heures. Le 15 octobre 1908, il emménage seul. Lucien vient juste d’avoir 26 ans. Le mariage avec Marie-Madeleine Macheteau, "une payse" a lieu le 24 novembre 1908. Son père est chapelier à Vallet en Loire Inférieure. Une nouvelle existence commence à Périgueux. Une petite Lucie naîtra en octobre 1909.
- Leur réussite commerciale est grande et la succursale Peugeot de la Place du 4 septembre, (cycles, motocyclettes, voiturettes et réparations) prend une très rapide extension. Une nombreuse et bientôt fidèle clientèle fréquente le magasin de la place du 4 septembre(5). Au coin de la rue du 4 septembre, elle achète et fait réparer chez Petit-Breton(6). En face, au coin de la rue Louis Mie et de la place, s’élève l’Hôte du Commerce(7) de Louis Didon(8), "maître d’hôtel" (comme il aime se nommer), passionné d’automobile(9) comme on l’a déjà lu, mais aussi de tourisme, d’histoire et d’archéologie et enfin de préhistoire.
(5)aujourd’hui Place André Maurois ou plus communément appelée place des jets d’eau.
(6)
c’est à peu près à cet emplacement que sera bâtie beaucoup plus tard (vers 1924) la Poste de Périgueux. Guy Penaud mentionne un terrain acquis par la ville à la famille Lacoste. Les lieux seront cédés à l’Etat avec une partie des terrains de Sainte-Ursule en 1924 pour faire édifier, par l’architecte Paul Cocula, l’hôtel des Postes que nous connaissons, inauguré en 1931 par Georges Bonnet, ministre des PTT depuis 1930.
7)L’hôtel du Commerce, ouvert en 1883, prend alors le nom d’Hôtel du Commerce et des Postes. Il sera kommandantur durant l’occupation, entouré de chevaux de frise en 1944 et démoli en 1965 pour construire un grand immeuble. Aujourd’hui l’emplacement de l’hôtel du commerce de Louis Didon est occupé à son rez de chaussée par une supérette, qui elle-même remplace l’ancien magasin d’articles ménagers (Télé Confort Thermique), séparé de la Poste par le chêne de la Paix.
(8)Louis Didon (1866-1927) est connu pour ses fouilles aux abris Blanchard et Labatut à Sergeac en 1910 et 1912. Il participe depuis 1890 aux activités du Véloce-Club Périgourdin qui deviendra l’Automobile-Club du Périgord. Il a concouru dans la course d’automobiles de 1898 (Périgueux-Mussidan-Bergerac-Le Bugue-Périgueux). Grand collectionneur, il a légué d’importantes archives aux archives départementales.
(9) il a une Léon-Bollée, puis une De Dion-Bouton.

- A vrai dire la succursale de Petit-Breton se situait près du siège du Véloce-Club Périgourdin. Dans la vitrine de sa boutique(10) on pouvait voir sa machine Peugeot, avec laquelle il venait de remporter le Tour de France long de 4487 kms à 28,740 km/h de moyenne.
(10)elle devait se situer en face de l’actuelle Poste, dans l’immeuble dont le rez de chaussé est actuellement occupé par une blanchisserie.

 LA VIE DE PETIT-BRETON APRES SON INSTALLATION

Le Toulon

Sortie des ateliers du Toulon à Périgueux

- Petit-Breton s’ennuie un peu à Périgueux et dans son garage. Il s’intéresse alors à l’aviation et veut passer son brevet de pilote. Il a rencontré l’aviateur Eugène Lefèvre, venu plusieurs fois évoluer au-dessus de Périgueux-Aviation à Chamiers. Nous sommes en 1909 et en juillet de cette année là, Blériot va traverser la Manche. Petit-Breton a alors moins de trente ans, un âge d’or pour un champion. Dès le printemps de cette année 1909, il se décide pour combler l’ennui, de reprendre la compétition. Il enchaîne les courses, mais aussi déboires après déboires : pluies torrentielles, mal aux reins ou aux genoux, poussières aveuglant le coureur, chutes nombreuses provoquées par un matelot ivre, un chien errant, un concurrent maladroit, un suiveur encombrant, une fillette inattentive, un pavé trop saillant, sans parler d’accusations d’attente avec des concurrents, des retards au départ, abandons, etc… Une guigne en quelque sorte imméritée, car Petit-Breton est méticuleux au point d’emporter sa bicyclette dans sa chambre d’hôtel.
- Des coureurs nouveaux sont là, dont Henri Pélissier qui rappelle aux connaisseurs le Petit-Breton d’il y a quelques années. Comme lui, c’est un élégant mousquetaire. Petit-Breton reste populaire malgré ses échecs ou peut-être à cause d’eux. Le commerce de Périgueux, confié à son épouse et à son frère Paul avec qui il est parfois confondu, est de plus en plus florissant. Il acquiert une villa à Boulogne sur Seine, pour aller s’entraîner au bois, puis un domaine dans le Morbihan.
- A Périgueux pendant ce temps le Véloce Club constituait l’unique association cycliste. On s’ennuyait un peu en son sein, car seule la préparation militaire constituait l’objectif de cette période.

Petit-Breton après une course

Petit-Breton lors d'une course avec son épouse et sa fille

 PETIT-BRETON FORME UN CLUB CYCLISTE A PÉRIGUEUX

- Une des préoccupations de notre champion, fut de former une société pour relever ce Véloce-Club à bout de souffle…. A cette époque, Petit-Breton était coureur professionnel et entre ses entraînements, son calendrier de courses et ses extras de commercial, il manquait de temps pour pouvoir s’occuper de tout et en même temps. Petit-Breton, il faut le dire, a eu alors la chance de trouver sur son chemin deux hommes dont les connaissances en tous sports en général et en cyclisme en particulier, lui permirent la réalisation de projets communs. Ce Champion toutes catégories rencontra à Périgueux le Pasteur Camblong et Jean Galinat. Ce trio auquel était venu se joindre Charles Lacombe, organisa une réunion à la Taverne des Boulevards(11).Tous les jeunes gens pratiquant le vélo répondirent à leur appel. On n’était plus en 1908, mais déjà le 7 mars 1911, date à laquelle le Cyclo-Club Périgourdin prenait naissance. Le Pasteur Camblong en prit la présidence et Jean Galinat le secrétariat. Mais dès 1911, un certain M. Seignat fut élu à la tête de ce Cyclo-Club.
(11)ex café de la Rotonde, aujourd’hui occupée par la banque CIC, sur les bords des boulevards, là où se déroulent les 100 Tours Cyclistes le 13 juillet

UNE FORTE EMULATION

Petit-Breton frères

- La présence de "Petit-Breton" galvanisait tout le monde(12). Alors qu’au plan national en 1913, l’UVF modifie son organisation en créant des comités départementaux, Jean Galinat ayant été nommé délégué de la Dordogne, est remplacé au Cyclo-Club par Lacipiéras auparavant trésorier. Amédée Tranchard devient trésorier et l’association repart de plus belle. La présence du Champion, la création d’un grand club cycliste dans la capitale du Périgord, l’arrivée de Paul Mazan(13) (frère de Lucien) qui est alors Champion de France amateur, provoquèrent une émulation magnifique, si bien que dans tous les coins du département, les jeunes se mettent à faire du vélo pour gagner le jour de la fête votive le bouquet offert par la plus belle fille du village. Ils affrontaient la compétition, la vraie ! On découvrit alors que des jeunes avaient une classe certaine. Du rang de ces inconnus sortirent Chauvière (Neuvic), Cailloux (La Force), Lagarde (La Force), Bonimond (Terrasson), Debord (Niversac)…
(12)Un championnat de vitesse sur 1000 mètres était organisé entre Périgueux et Marsac (23 avril 1911). Un Trophée Napoléon sur 100 kms se disputait de même en avril 1911 sur l’itinéraire Périgueux-Thiviers-Lanouaille-Excideuil-Sarliac-Périgueux, tout cela sous le contrôle du CC Périgourdin.
(13) avec lequel, il est parfois confondu. Lucien Petit-Breton avait transmis le virus du cyclisme à son frère Paul Mazan vainqueur du Tour de Tarragone en trois étapes (1908). Il a été de plus champion de France amateur la même année. Paul a participé activement à l'évolution du Cyclo-Club Périgourdin et a été même un très grand personnage dans la vie et l'essor du club, son frère Lucien étant toujours sur les routes de la compétition. Son autre frère Anselme a quand à lui couru le Tour de France en 1907. Son fils Yves, fut directeur sportif chez Automoto et, également au Tour de France en 1948 à la tête de l'équipe de l'Ouest.

- Deux de ces hommes émergèrent nettement par la suite, ce sont Henri Chauvière et Cailloux. Grande rivalité entre ces deux bons coureurs, car le premier courait pour Peugeot, alors que le second montait les cycles Rochet. Chauvière, conseillé par Petit-Breton, devint un grand champion. Le 12 mars 1911, il remportait Périgueux-Neuvic et retour devant Dujaric et Ladeuil. Il gagnait le Périgueux-Limoges, sa première grande épreuve internationale. Le Trophée de France (Tour de France des indépendants) l’imposa définitivement.
- N’avait-il pas surclassé le favori en la personne du Belge Philippe Thys, qui l’année suivante, gagna le Tour de France ? Dans ce Trophée de France, Henri Chauvière fut déclassé pour avoir bénéficié d’une aide dans l’étape précédant celle qui arrivait à Périgueux. (notre photo ci-dessus les frères de Petit-Breton)
- Dommage que Cailloux n’ait jamais voulu suivre les conseils de ses amis. Le Périgord tenait là un autre champion de grande classe, peut-être plus complet que Chauvière.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – CYCLISME A PERIGUEUX (1900-1912)
© BERNARD PECCABIN- (à suivre) La FIN DE VIE DE PETIT-BRETON

20 janvier 2020

PÉRIGUEUX, SON CYCLISME (1885-1900)

DEBUTS LABORIEUX

- L’Union Vélocipédique Française (devenue aujourd’hui FFC) est née le 6 février 1881(1). C’est notamment dans notre Sud-Ouest, qu’elle prit une bonne partie de son essor. Essor que l’on doit  au marquis Iriart d’Etchepare qui fit de cette Union une puissance, ceci à compter de 1892. Son bulletin officiel, "Le Véloce Sport" prit lui son essor en décembre 1890. Et c’est à la suite de toutes ces initiatives, que dès 1894 on décomptait 230 sociétés affiliées, 15700 membres dont 7075 individuels. Pour développer les épreuves, des chefs consuls étaient mis en place. Et c’est au comte Félix de Fayolle que le titre de chef consul revint à Périgueux. Ce personnage actif avait déjà fondé le Véloce Club Périgourdin le 23 juillet 1886 avec l’aide de Louis Didon. Le siège se trouvait place du 4 septembre à Périgueux. Les premières courses de vitesse en Dordogne se sont déroulées autour des allées Tourny où des virages relevés étaient momentanément installés et où toutes les gloires de l’époque avaient évolué, dont Paul Bourillon, le Champion de France originaire de Marmande, qui fut l’attraction et la vedette en 1894.
(1) En 1883, le sud-ouest est à l’honneur avec Agen qui reçut un des premiers congrès de l'UVF, union née depuis le 6 février 1881 et dont la FFC est aujourd'hui l'héritière. C'est le Sport Vélocipédique Agenais, fondé lui en 1877, (ancêtre du Guidon Agenais), qui fut un des premiers clubs de l'Aquitaine à se réunir sous la bannière de l'UVF. Parmi les autres clubs de Guyenne, au nombre de cinq, figuraient le Véloce Club Bordelais, le Vélo Club Béarnais, l'Union Vélocipédique du Lot-et-Garonne, le Vélo Club Réolais et le Sport Vélocipédique Agenais qui sont tous à nos yeux les clubs doyens de notre région, du moins pour ceux qui survivent, comme par exemple aujourd'hui le club de La Réole et par interférence, celui du Guidon Agenais.

PGX Le Véloce Club Périgourdin en 1892

Départ du Championnat des sociétés à Périgueux en 1892

L’EPOQUE HEROÏQUE DES DEBUTS CYCLISTES A PÉRIGUEUX

- Comme le temps présent nous laisse quelque peu insatisfait, il m’est agréable d’ouvrir le dossier poussiéreux et de remettre en lumière les faits anciens qui ne vieillissent pas à la mémoire de quelques uns qui se sont souvenus, mais qui ne sont plus aujourd’hui de ce monde. Des images que l’œil ne se lasse pas de contempler, chez ceux qui les découvrent ou qui vont les découvrir.
- Ces images remontent loin, certes. Les origines du cyclisme Périgourdin datent on l’a vu en préambule à 1886, pour prendre corps ensuite dans les archives en 1900. C’est à l’évocation de certains noms comme celui de Petit Breton qu’elles s’éveillent ! A une époque où le vélo Périgourdin était dans le peloton de tête !
- Il faut reconnaître que sa venue à Périgueux a largement diffusé le sport cycliste. Mais diffusé seulement. Les créateurs, les pionniers, pourrait-on dire, étaient déjà passés par là, comme on vient de le lire précédemment ci-dessus. Par la suite, Petit Bretondonna vie au Cyclo-Club, qui a ensuite porté haut et ferme le fanion bleu et rouge que le grand champion lui avait confié. La popularité du vélo dans ces années-là est d’une nature difficilement descriptible pour les supporters modernes tournés de préférence vers le foot et le rugby.
- Aristocratique et gouailleuse, bon enfant et délirante, la bicyclette devait tout cela à ses origines métissées de riches oisifs, d’aventuriers de bonne famille et de fous enthousiastes. Finalement c’est au monde de l’aviation que le vélo ressemblait le plus. On pourrait parler de ces merveilleux fous… roulants sur leurs drôles de machines…

 

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Récompenses sous forme de médailles du Véloce-Club Périgourdin © Jean-Paul LEBRIAT

 

Avant 1900 : aristo-populaire et moustaches de rigueur

 - Une seule épreuve par an, mais quelle fête ! Il existait bien avant 1908 et comme on l’a vu une société cycliste à Périgueux qui portait le nom de "Véloce Club Périgourdin". Tout un programme. Le président en était ce comte de Fayolle, aristocrate de son état, et ses collaborateurs immédiats s’appelaient MM. Soymier, pharmacien à la rue Taillefer et Louis Didon, propriétaire de l’hôtel du Commerce et de la Poste. Le comte Félix de Fayolle assura la présidence du Véloce Club de 1886 à 1923, date de sa mort. Mais on reparlera de ce Louis Didon qui a joué un rôle important sur de nombreux secteurs d’activités de la ville de Périgueux.
- Ce "Véloce Club Périgourdin", plus tard présidé par Monsieur Doléac, mit sur pied l’unique épreuve annuelle officielle, "le Championnat de Fond", sur 100 kms. Le parcours n’était pas le sur-place commercial d’aujourd’hui, mais il était invariablement le même : Périgueux-Montpon et retour, avec arrivée sur la chaussée située après le pont de la Cité, face aux Etablissements Carnaud. Mais il y avait aussi les épreuves de vitesse sur les allées Tourny citées en préambule, qui permettaient d’intéresser et de conserver le public autour de cette piste en terre battue. De toute façon le cyclisme était en vogue avec des championnats de région qui s’annonçaient, sans oublier l’importante préparation au cyclisme militaire toujours sous le contrôle de l’UVF et de ses chefs consul.

VCP 1894

Le Véloce Club Périgourdin en 1894 aux allées Tourny

 Des coureurs déjà redoutables
- Parmi les plus anciens coureurs de cette fin du 19° et du début de ce 20° siècle, se trouvaient Parouty le tailleur du Cours Tourny, Gaston Lacoste le marchand de couronnes mortuaires de la place de la Banque(3), Henri Rebière l’horticulteur de la route de Bordeaux, Costiquère qui était employé de commerce et Gonthier le garagiste de la rue Wilson et directeur d’une société d’autobus(3 bis). Dans ces concerts à la fois bourgeois et audacieux sont venus ensuite s’engouffrer les champions du peuple avec les Roubinet, Rouaix, Négrier, Goujon dit Jacques, Bouyssou, Lacour, Stanislas, Ladeuil et Latreille. A la mode des frères, on trouvait les Réjou, les Rocher ou les deux Mousseau de Nontron.
(3) (local occupé ensuite par un magasin de location de vidéos cassettes qui a depuis fermé)
(3 bis)anciennement Gonthier-Nouhaud puis devenu aujourd’hui Péribus

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Départ d'un rallye cycliste sur les boulevards au carrefour de la rue Gambetta (14.07.18894)

 Des bécanes "trafiquées"

 - Tous ces coureurs, avec des moyens différents, étaient de véritables champions, et les résultats n’étaient pas fonction de leur énergie et de leur courage, mais très souvent, en ces temps sans congés, du temps que leurs occupations avaient pu leur laisser pour leur préparation.
- Un homme cependant laissa un souvenir particulier. Il s’agit de Bouyssou. De petite taille, bien musclé, il était la terreur de ceux qui arrivaient au sprint avec lui. Un autre lévrier, le robuste et beau Lacour, aux dires de ces dames…
- Périgourdins et Bergeracois attendaient avec impatience cette unique épreuve. M. le Comte de Fayolle arrivait ce jour-là dans sa peau de bique, avec sa casquette à visière de cuir portant insigne du "Véloce Club". Son tacot était orné de petits drapeaux jaunes destinés à donner le départ.
- Mais avant l’envol, bon nombre d’admirateurs et d’admiratrices ouvraient des yeux ronds devant la dimension impressionnante de la roue dentée avant d’un Mousseau, devant le grand pignon sans dent de Réjou (les dents étaient sur la chaîne !), devant la bicyclette "acalène" entendez sans chaîne, montée par Rouaix ou devant les pneus ferrés de Ladeuil. Ce folklore tenait plus à la fantaisie qu’au rendement. Et ne parlons pas des guidons qui avaient des formes invraisemblables.

Des amateurs vrais

Fayolle

L'Automobile Club de la Dordogne réuni en 1900
Au premir rang au milieu le comte de Fayolle son président

- Les Bergeracois étaient là, Breton notamment, qui était coureur… et rugbyman. D’ailleurs, lors d’un match de championnat au cours duquel l’US Bergeracoise avait battu le CAP, ce dernier déposa plainte car Breton avait joué et en effet, la Ligue le pénalisa : il était considéré comme professionnel car il avait gagné cinq francs dans une course de fête cycliste.
- Lorsque le comte de Fayolle donnait le signal du départ, le peloton multicolore s’élançait vers les Izards. Alors les buvettes fonctionnaient en attendant son retour.
- Très sportivement, les résultats n’étaient jamais contestés. M. de Fayolle faisait autorité. On se pressait alors autour du vainqueur, mais aussi autour de "Jacques", qui avait eu toujours des incidents et des accidents pas possibles, et de ce brave Mousseau aîné, dont les farces n’avaient d’égales que celles de Franconi.
- Puis au fur et à mesure que ces braves gens disparaissaient, arrivaient des jeunes dont certains se firent un nom dans le cyclisme régional : Belay, Charles et Henri Lacombe, Lacipiéras, Delmontel, Mindy, Calvet, Parichon, Bastid, Guilhem, Lacoste, Monteil, Lagraudy, Roche, Camblong, Dujarric.
- Parallèlement à cette grande vogue du cyclisme, une puissante nouvelle venue allait rétrograder la petite reine sur un plan secondaire. L’automobile en effet commençait elle aussi sa carrière et Louis Didon qui était un passionné lui donna une grande place, si bien qu’en 1898, le Véloce Club Périgourdin devint Véloce Club Périgourdin-Automobile Club de la Dordogne (VCP-ACD).

 UN ARGENTIN QUI DEVIENT PETIT BRETON

1893

En 1893 championnat de fond du Périgord

 - Lucien Mazan est né en 1882 à Plessé en Loire-Inférieure(4). Son père horloger, est féru de politique et républicain convaincu. Mais dans cette région des rives de la Loire, à deux pas de la Vendée, la chouannerie est restée vivace. Lorsqu’il se présente aux élections sur une liste républicaine, il est battu et décide qu’il ne peut vivre plus longtemps parmi ses opposants. Il ferme sa boutique, fait ses valises et embarque à Saint-Nazaire, avec femme et enfants, direction l’Argentine.
(4) devenue aujourd’hui Loire-Atlantique
- A 16 ans, Lucien achète sa première bicyclette et sans aucun conseil, commence son entraînement sur les routes ou plutôt sur les chemins défoncés. Il part de son domicile à quatre heures pour prendre son service à sept heures. Après une année à ce rythme, il devient champion d’Argentine des 25 kilomètres. Il quitte alors son métier de chasseur au Jockey-Club, pour un poste de mécanicien à la succursale Peugeot. En Argentine, il court sous le pseudonyme de Breton, pour ne pas éveiller les soupçons de son père qui n’aime pas le sport et encore voir son fils le pratiquer, mais aussi pour ne pas être confondu avec un autre coureur émigré surnommé Le Breton. L’existence de cet homonyme lui fait choisir celui de Petit-Breton.
- En 1902, il rentre en France et devient la gloire du Vélo-Club Levallois. Il enchaînera les victoires avec le Bol d’or couru sur 24 heures en piste, derrière motocyclette au vélodrome Buffalo à Paris qu’il remportera en 1904. Il s’adjuge la même année Bordeaux-Paris mais est déclassé par les commissaires. Il bat le record de l’heure en 1905 de deux mètres seulement, puis en 1906 avec 41,110 kilomètres parcourus.
- Sur route, le Tour de France le met en vedette. Il court en 1906 sur machine poinçonnée, ce qui signifie que le coureur doit effectuer l’intégralité du parcours sur le même vélo. Vainqueur en 1907 et en 1908, c’est la première fois qu’un coureur remporte deux fois de suite cette épreuve. Vainqueur de Paris-Tours en 1906, de Milan-San Remo en 1907, de Paris-Bruxelles et du Tour de Belgique en 1908, il déclare à l’arrivée du Tour de France au Parc des Princes "C’est terminé aujourd’hui, j’abandonne le sport cycliste".

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – CYCLISME A PERIGUEUX (1885-1900)
© Bernard PECCABIN - La suite avec le cyclisme à Périgueux avec PETIT-BRETON

4 février 2020

MARIUS DUTEIL (2) Saisons de 1935 à 1942

COURSES D’AVANT GUERRE ET DE PENDANT LA GUERRE

bandeau marius

- Après les débuts de Marius Duteil, place à la suite de sa carrière avec une période qui débute en 1935, pour se terminer après-guerre. Une période difficile où il passera des couleurs du CC Foyen à celle de l’AVC Libourne puis à celle du CC Bergeracois au cours de la guerre. A noter sa saison 1936, une année à succès avec à la clé une troisième place dans Bordeaux-Périgueux. Agé alors de 21 ans, Duteil vient de passer un cap pour devenir on le verra, un coureur d’exception.
-
Lire le commentaire de Gérard Descoubès sur Marius Duteil (cf. dans Francis Duteil 1° partie).
- Lire l’article précédent sur l’histoire de Marius Duteil.
1935 : sociétaire au Cyclo-Club Foyen puis service militaire
1° Challenge Duc de Cazes à Libourne, 1° Grand Prix de Coutras.
1936
 : sociétaire au Cyclo-Club Foyen.
Bordeaux-Périgueux, 1° Saint-Avit du Moiron, 1° Gardonne, 1° Lévignac de Guyenne (47), 1° Vélines, 1° Eymet, 1° Bourgnac, 1° Saint-Méard de Mussidan, 1° Saint-Macaire, 1° Naugean, 1° Ménestérol, 1° Arveyres, 1° Saint-Cybard, 2° Trémolat, 2° Sainte-Foy, 2° Belvès, 2° Mussidan, 2° épreuve vitesse Montpon, 3° Prix des commerçants de Montpon, 3° Saint-Martial de Valette, 3° Piègut, 4° La Ruscade, 4° Prix des commerçants de Sainte-Foy, 5° Saint-Philipe du Seignal, 5° Prix international de Coutras.
Joseph Bonamy (ami de Marius) : 1° Bourgougnague (47), 1° Saint-Quentin de Caplong, 1° La Force, 1° Audrix, 1° Comice de Mussidan, 1° Excideuil, 1° Miallet, 1° Vayres, 3° Castelmoron, 5° Nontron, 7° Circuit du Cantal.

duteil Gardonne 1936

Marius Duteil vainqueur à Gardonne en 1936

Une petite histoire sur Marius Duteil racontée par son fils Francis
- Mon père parlait assez souvent des déplacements à vélo lors de ses débuts. Par exemple la course de Belvès. Je crois que c'est celle où il se classe 2° en 1936. Il accompagnait assez souvent son ami Bonnamy licencié comme lui à Sainte-Foy. Donc ils partent en vélo pour Belvès. Ils sont retardés par un orage et ils arrivent au moment du départ, mais ils n'ont pas mangé. Un touriste Parisien leur passe des bidons de vermicelles et ils se classent dans les premiers. Au retour ils sont tellement fatigués qu’après Lalinde, ils s'arrêtent dans une cabane et s'endorment sur des cosses de haricots jusqu'au lendemain matin.
- C’est ici que l’on comprend les problèmes des coureurs de cette époque, qui se rendaient déjà au départ avec leurs propres moyens, autrement dit en partant avec musette et vélo de course. Bien souvent la distance du déplacement aller et retour était supérieur à celui de la course, mais c’était ainsi...

La Roquille 11

Marius Duteil au centre au départ de La Roquille le 11 mai 1936

1937 : sociétaire de l’AVC Libourne.
- Marius Duteil a quitté le CC Foyen pour son service militaire qu’il effectue à Clermont Ferrand à compter du 15 octobre 1935. Une période difficile où sur les hauteurs du Massif Central il attrape une pleurésie. Mal soigné il sera réformé le 9 novembre 1937 et rejoindra alors l’AVC Libourne. Mais le plus étonnant se situe dans le fait que Duteil perdra dans cette maladie, un poumon, ce qui ne l’empêchera pas de devenir le champion que l’on a connu. D’ailleurs chez les Duteil, on reste dur au mal.
NDLR : Quand on pense à son fils Francis, qui a frôlé la mort dans un accident, là aussi on constate que bon sang ne saurait mentir. Comme son père, le fils a su travailler avec son mal et traîner ses terribles séquelles, pour devenir ensuite l’homme au palmarès que l’on connaît.

 

Damazan 1936

La piste de Damazan en 1936

 

1938 : sociétaire de l’AVC Libourne
16° GP Marc Pineau à Périgueux (1° Arangoïtz (Anglet), 3° Sainte-Terre (1° Pierre Labory du CC Lion), 2° Trémolat (1° Bob Armet de la Pédale Faidherbe), 1° Prix des Mérilliers au Fleix, 3° Prix des combattants à Montlieu (1° André Bramard de l’ASPTT Bordeaux).
Le Grand Prix Marc Pineau était une course courue à Périgueux. Les coureurs partis de la ville passaient par les Piles, Laurière, la côte des Grands Bois, La Roquette, Trélissac, Périgueux, La Rampinsolle, Bordas, Grignols, Saint-Astier, Razac, Périgueux, Les Piles, Laurière, la côte des Grands Bois, La Roquette, Trélissac, Périgueux, plus cinq tours entre Périgueux et Trélissac soit 210 kms de course.

ste foy 1936

Départ d'entraînement à Sainte Foy la Grande (1936)

1939 : sociétaire de l’AVC Libourne
1° Circuit du Montbronnais, 7° Jurignac
- Pendant la guerre on le retrouve sous les couleurs du CC Bergerac, puis en 1946 sous celles du CC Périgourdin, avant de rejoindre celles de Ribérac en 1950 avec un duo de jeunes (Vivier et Brun) qui laisseront au cyclisme Périgourdin un souvenir inoubliable. Mais tout cela constitue une longue histoire, que "Dordogne Cycliste" racontera en remontant la chronologie des temps. Pour l’heure, c’est la guerre et bien que Bergerac soit en zone libre, la liberté n’existe pas...
Libourne se trouvait pendant la guerre à l’intérieur de la zone occupée. Marius était licencié à l’AVCL, peut-être une des raisons qui l’ont décidé à prendre une licence à Bergerac qui se trouvait en zone libre..., du moins géographiquement parlant... mais là nous en sommes qu’au stade des suppositions ! Le cyclisme a néanmoins continué de vivre. N’oublions pas que c’est en 1941 que fut fondé la section cycliste du RC Mussidan et que son président fut une des victimes quelques temps après de la barbarie nazie.

1941 : sociétaire au Cyclo-Club Bergeracois
1° Ladignac (87)

licence 1942

Licence 1942 au Cyclo-Club Bergeracois

1942 : sociétaire au Cyclo-Club Bergeracois
3° Aixe sur Vienne (1° Louis Latie du CRC Limousin), 3° Limoges-Périgueux-Limoges (1° André Roussy du CRC Limousin), 3° Saint-Junien (1° François Chaput de l’UVL), 2° Cieux (1° Maillet de Périgueux).
Le cyclisme sous l’occupation : La première année de l’occupation allemande dans les pays forts du cyclisme dont la France et la Belgique, paralyse la majeure partie de l’activité. Pas question, en 1940, d’organiser le Tour de France, ne serait-ce que pour des raisons de circulation, pas plus que les grandes classiques.
- D’un autre côté l’occupant ne souhaite pas que ce sport, qui marquait les esprits des années précédentes disparaisse, et souhaite entretenir l’illusion d’une vie normale. C’est ainsi qu’on fait renaître dans le pays quelques critériums et qu’un semblant d’activités occupe les esprits. Comme la France est divisée en deux zones (occupée et libre), certaines épreuves se disputent en deux endroits et c’est ainsi que l’on possède le lauréat de la zone libre et celui de la zone occupée…
- Mais au-delà des mots il convient d’abord de revitaliser la jeunesse, selon les termes de Pétain. En sport le professionnalisme pervertisseur est sévèrement combattu, sinon supprimé. S’ajoutent, et cela touche plus directement les compétitions cyclistes, les difficultés de circulation et de déplacement, la pénurie de carburant et également celle du matériel et des boyaux. Le cyclisme sport populaire parvient à s’adapter à cette situation malgré tout.
- En fait le problème majeur de l’Occupation, concerne la population et celui de son ravitaillement. Les habitants des campagnes ont naturellement plus de possibilités d’améliorer leur ordinaire que celui des villes. La pénurie de carburant donne une importance accrue à la bicyclette comme véhicule utilitaire. Pour les coureurs cyclistes, travailleurs de force par excellence, la sortie d’entraînement prenait une toute autre signification qu’en temps normal. Le vélo de compétition s’agrémentait d’un porte bagages, d’un ou deux arrêts dans une ferme d’où l’on ramenait un jambon, un sac de pommes de terre, du beurre, des œufs … Et certains jeunes coureurs aux prometteuses qualités ne résistèrent pas aux tentations du marché noir. Leur carrière s’en trouva étouffée dans l’œuf, si l’on peut dire, par détournement de négoce clandestin.
- Un autre problème de l’Occupation était celui du Service du Travail Obligatoire. Dans ce domaine encore, de nombreux jeunes coureurs cyclistes virent leur carrière interrompue par leur transfert en Allemagne, forme de déportation couverte par la légalité.
- Pendant ce temps en France, on essaye de faire vivre les compétitions. Parfois des incidents surviennent. Dans le Tour de Corrèze en 1944, des résistants armés, descendus de leur maquis, barrent la route et prennent possession de tous les véhicules motorisés de la caravane … et des vélos des coureurs. Toutes ces difficultés d’organisation sur route provoquèrent un regain d’activité des réunions sur piste et c’est ainsi que le cyclisme de compétition, à travers toutes les conflagrations guerrières et sociales, a assuré sa survie et sa continuité ...

 RÉTRO VÉLO DORDOGNE - MARIUS DUTEIL (2) © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : Courses de la Libération avec le Cyclo-Club Périgourdin

6 avril 2020

SAINT-GERMAIN DU SALEMBRE - PALMARES

ON NE COURT PLUS ICI DEPUIS 2002

- Petite commune située entre Neuvic et Chantérac, qui a reçu de nombreuses manifestations cyclistes. C’est le Racing Club Mussidanais qui a débuté le rythme des organisations, qui avaient lieu en août. Puis à compter de 1962, l’épreuve s’est courue le jour de la fête locale, autrement dit le 4° dimanche de juillet. En 1972, le VC Bergeracois s’implante dans cette commune et prend la relève du RC Mussidan. Ce VC Bergeracois du Président Defix qui deviendra en 1980, ASCA Bergerac. Mais dès 1986, la   JS Astérienne reprend l’initiative côté organisations, ceci jusqu’en 2002, saison de la dernière épreuve.

RCM 54

En 1954, passage des coureurs en haut de Font Clause

- Saint-Germain du Salembre n’organise plus d’épreuves comme de nombreuses communes sinistrées de cette contrée. La perte de l’industrie de la chaussure autrefois prospère, en est une des causes, mais c'est loin d’être la seule... Car si le taux de fréquentation des coureurs, qui le 4° dimanche de juillet, se tournaient plus vers l’Océan, que sur les rives du Salembre, avait été plus conséquent, il en aurait pu être autrement... Aujourd’hui seul le Prix du Muguet et il y a quelques temps le Tour du canton de Neuvic, voire le Tour de la Dordogne, ont traversé cette commune.
- En marge de ces informations, il est intéressant de noter qu’André Daix, maire de la commune (1972/2008) a porté de 1950 à 1951 le maillot rouge et blanc de la section cycliste du RC Mussidan. Plus près de nous, Sébastien Chabreyrou (ancien résident de cette commune) a porté celui de la JS Astérienne. Et aujourd’hui, son père Alain, reste le dernier des mohicans à servir la petite reine...
- Lors des dernières éditions et pour respecter la sécurité et surtout la circulation des voitures, le circuit s’est couru de part et d’autres des rives du Salembre (petit vire-vire). Mais autrefois, les coureurs escaladaient la côte de Fonclause, descendaient sur la Croix de Fer, Grassat, Planèze et retour par la Gare de Neuvic. Trois coureurs ont réalisé le doublé (Hervé Gourmelon, Jean-Claude Bocquier et Laurent Olivier).

Saint-Germain 93 bis

En 1993 on retrouve de gauche à droite Eric Porte le vainqueur, Galy (Le Haillan) classé 2°,
Beden (EVCC Bergerac) premier de sa catégorie et Sébastien Chabreyrou
qui roulait dans son fief, 1° du club organisateur.

 Palmarès connu de l’épreuve : 1953 Arnaudeau (RC Mussidan), 1954 Albert Rotrou (RC Mussidan), 1956 Rémi Lalanne (Lormont), 1957 Fernand Lamy (Paris), 1960 Robert Dumont (RC Mussidan), 1961 Bonnecaze (ASPTT Bordeaux), 1962 Coulomb (Toulon), 1963 Henri Sedran (RC Mussidan), 1964 Guérino de Nadaï (AS Saint-Médard), 1965 Teillet (Girondins de Bordeaux), 1966 Christian Bérano (UC Montpon), 1967 Jean-Simon Chassagne (EC Foyenne), 1968 non trouvé, 1969 non trouvé, 1970 Guy Mazet (Saint-Eloy les Mines), 1972 Guy Frosio (US Bouscat), 1973 Alain Ducau (UC Nontron), 1976 André Zecchi (AS Libourne), 1977 Gérard Mineau (VC Orléans), 1978 Anick Demortier (VC Bergerac), 1979 Alain Fossard (VC Bergerac), 1980 Yannick Bach (US Villenave), 1981 Francis Drouart (US Andernos), 1982 Pierre Corre (UC Bazas), 1983 Jean-Claude Bocquier (CA Ribérac), 1984 Hervé Gourmelon (RC Mussidan), 1985 Hervé Gourmelon (RC Mussidan), 1986 Claude Denis (EC Ribérac), 1987 Jean-Claude Bocquier (EC Ribérac), 1988 Xavier Lamontagne (VC Aturin), 1989 Jean-Francis Vincent (CC Montpon), 1990 Pascal Garcia (VC Albi), 1991 Jean-Michel Chiron (La Roche sur Yon), 1992 Laurent Olivier (ASPTT Périgueux), 1993 Eric Porte (Pédale Sportive du Creusot), 1994 Philippe Mondory (CG Orléans), 1995 Laurent Olivier (ASPTT Périgueux), 1996 Olivier Durand (AJ Montmoreau), 1997 Laurent Lévêque (UC Condat), 1998 Cyril Fontayne (GC Bergerac), 1999 Cyril Ribette (GC Bergerac), 2000 Cyril Cornut (JS Astérienne), 2001 Julien Plumer (UC Draguignan), 2002 Frédéric Loubriat (UC Brive).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – SAINT-GERMAIN DU SALEMBRE © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

7 février 2020

SAINT-MARTIAL DE VALETTE ET SON PALMARES

ANCIENNE CITADELLE DU CYCLISME

- Saint-Martial de Valette a été de tous temps un haut lieu du cyclisme en Périgord Vert. Situé au pied de Nontron et sur les rives du Bandiat, ce village a réservé à la bicyclette de belles parties de manivelles. Le VC Nontron, la Pédale du Nontronnais, la Pédale Thibérienne et le CCP Nontron ont été les principaux clubs organisateurs. Et si vous savez combler les trous du palmarès que j’ai réussi à mettre à jour, ne manquez pas de nous donner les noms avec l’aide de la rubrique commentaires. Une chose de sure, la course ne s’est pas courue de 1984 à 1988, puis de 1992 à 1995... L’épreuve de Saint-Martial tombait lors de la fête locale qui se déroulait du jeudi de l’Ascension jusqu’au dimanche, soit quatre jours où tout le Périgord Vert se rassemblait.

Saint-Martial de Valette 2002

Le dernier vainqueur de cette épreuve Ludovic Guionie  qui portait en 2002 les couleurs
de la Jeunesse Sportive Astérienne, ici en compagnie de la miss du village.

- Depuis 2002, plus aucune organisation n’a eu lieu, mais peut-être qu’un jour... Saint-Martial c’est aussi le village de la famille Dutertre dont tous les garçons (Daniel, Guy, Gérard, Michel et Patrick) ont pratiqué la compétition cycliste. Et comme le Cyclo-Club Pédale de Nontron, le cyclisme s’est arrêté le jour où son président, Michel Dutertre, n’a plus affilié sa société, choisissant de mettre la clé sous la porte après tant d’années consacrées à notre petite reine.
- En marge des épreuves cyclistes, notre Tour de France est passé à cinq reprises à Saint-Martial. Tout d’abord en 1967 (20 juillet) lors de l’étape Bordeaux-Limoges longue de 267 kms. Le Suisse Bingelli avait grappillé quelques points dans la côte de moulin blanc à la sortie de Nontron. Jean Stablinski gagnait l’étape et Roger Pingeon restait en jaune.
- Dix ans après le 7 juillet 1977, même étape Bordeaux-Limoges avec victoire de Jan Raas et maillot jaune pour l’allemand Dietrich Thurau.
- Troisième visite en 1985, lors de l’étape Montpon-Limoges le 19 juillet. Johann Lammerts signe la gagne et Hinault est en jaune. Puis ce fut l’année 1994 avec trois jours de Tour de France dans notre Périgord. Le 10 juillet, Bo Hamburger gagne à Trélissac, Johan Museeuw conserve le jaune à la veille du chrono entre Périgueux-Bergerac écrasé par Miguel Indurain.
- Un an après, le 21 juillet 1995, Saint-Martial se situe à nouveau sur le parcours de l’étape Montpon-Limoges. En souvenir de Fabio Casartelli, un certain Lance Armstrong gagne à Limoges. Miguel Indurain est maillot jaune.
Classement de la dernière édition : 1. Ludovic Guionie (JS Astérienne), 2. Christophe Lanxade (GC Bergerac), 3. Sébastien Larpe (CCP Nontron), 4. Cruveilher (UV Limousine), 5. Le Solliec (UC Brive), 6. Eric Vouillat (JS Astérienne), 7. Flavien Barret (UC Villeneuve), 8. Samuel Daubisse (GC Bergerac), 9. Semon S. (EVCC Bergerac), 10. Pascal de Boussiers (JS Astérienne).

Prosper Dalis (Bleuets Labatutois) vainqueur en 1964

Palmarès connu de l’épreuve :
1947 Marius Duteil (CC Périgueux), 1950 Michel Brun (Ribérac), 1951 Guy Allory (Angoulême), 1952 Michel Brun (CA Ribérac), 1954 Jacques Vivier (CA Ribérac), 1955 Michel Brun (CA Ribérac), 1956 Pierre Beuffeuil (VC Saujon), 1957 Jacques Vivier (CA Ribérac), 1960 Claude Siméoni (CRC Limoges), 1961 Jean Deloche (ASPTT Bordeaux), 1962 Maurice Bertrand (ASPTT Bordeaux), 1963 Maurice Réjasse (CRC Limoges), 1964 Prosper Dalis (Bleuets Labatutois), 1965 Paul Besse (UV Limousine), 1966 Simon Barès (VC La Réole), 1967 Daniel Barjolin (CA Civray), 1969 Albert Frigo (CC Périgueux), 1970 Francis Dubreuilh (CRC Limoges), 1971 Christian Bordier (EC Foyenne), 1976 Michel Brusson (CC Périgueux), 1977 Daniel Samy (Saint-Eloy les Mines), 1978 Gérard Le Dain (Angoulême), 1979 Pierre Descot (Damazan) organisation FSGT, 1981 Philippe Gianoni (CC Périgueux), 1982 Thierry Arquey (Pédale Faidherbe), 1983 Jean-François Chaminaud (Pédale Thibérienne), 1989 Jean-Luc Besse (Pédale Faidherbe), 1990 Charly Chollet (EC Fœcy), 1991 Pascal Delestage (CCP Nontron), 1996 Frédéric Destal (CC Chalais), 1997 Jean-Yves Béneyrol (CCP Nontron), 1998 Eric Barret (VC Chasseneuil), 1999 Championnats de Dordogne : minimes Mickaël Delage (UC Montpon), cadets : Guillaume Alvès (CC Périgueux), Juniors : Mickaël Lamiraud (EC Ribérac), 2000 Aurélien Bonneteau (AVC Libourne), 2001 Mickaël Sourdy (CC Périgueux), 2002 Ludovic Guionie (JS Astérienne).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – SAINT-MARTIAL DE VALETTE © BERNARD PECCABIN
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25 janvier 2020

JAVERLHAC PRIX DE LA FRAIRIE - Palmarès cycliste

JAVERLHAC ET SON PRIX DU MOIS D'AOÛT

Javerlhac 65

Paul Besse lauréat en 1965 sous les couleurs de l'UV Limousine

- Le premier dimanche qui suit le 3 août, c’est la frairie de Javerlhac, autrement dit la fête locale. Dans ce petit coin de Dordogne, situé juste à quelques encablures de la Charente, on utilise encore ce terme de frairie. En Charente, Charente-Maritime et dans la région du Limousin, le mot "frairie" désigne la fête locale annuelle d'un village, organisée généralement sur deux ou trois jours consécutifs en été, autour d'un évènement particulier (course cycliste, cavalcade, feu d'artifice, brocante, repas champêtre, animations diverses...) et rassemblant le plus souvent des attractions foraines. A Javerlhac, la course cycliste se déroulait le lundi, autrement dit au cours du dernier jour des festivités. Je me souviens de cette belle épreuve qui rassemblait les toutes catégories de la région. Disons que les derniers temps et compte tenu du calendrier démentiel en cette période estivale, la course a quelque peu souffert en termes d’effectifs... Et c’est ainsi qu’elle a disparu malgré la volonté de Michel Monmoulinet qui a longtemps œuvré aux côtés d’Alfred Duclaud, ancien maire. Il y a eu sous le mandat de son successeur deux éditions et puis plus rien... Et pourtant, à la lecture du palmarès connu de cette course, que de beaux vainqueurs, soit une belle brochette de champions, ne serait-ce qu’en termes de notoriété. Sans parler du fait que cette course a débuté certainement bien avant guerre, puisque dès la Libération elle était déjà en place, ce qui mérite de mon humble avis un certain respect. Une autre remarque : cette course était placée sous le contrôle technique de l’UC Nontron du Président Jean-Claude Védrenne, auquel Michel Monmoulinet appartenait, en qualité de dirigeant.
NDLR : le prix des fêtes du mois d’avril continue d’exister sous l’égide de l’ASPTT Périgueux. Mais n’oublions pas de souligner que Javerlhac est également une commune liée avec celle de La Chapelle Saint-Robert (depuis 1823), haut lieu du cyclisme cadets, qui fera l’objet d’une nouvelle publication sur le présent blog, ayant elle aussi disparue depuis 1999, date de la dernière édition.

Javerlhac 1989

 Notre photo avec l’édition de 1989 où l’on reconnaît maillot vert
JPS Thierry Chamouleau (UC Brive),

Michel Monmoulinet du comité local, Michel Concaud (UV Limousine) le vainqueur,
Michel Besse (CCP Nontron) deuxième et Nadon (CC Vervant).

Le palmarès connu du Prix de la frairie;
1946 : Paul Lerme (Ruelle), 1947 : Marius Duteil (CC Périgueux), 1948 : Robert Rippes (Angoulême), 1949 : Marius Duteil (CC Périgueux), 1950 : Guy Allory (Angoulême), 1951 et 1952 : non trouvé, 1953 : Herbert Texier (CA Ribérac), 1954 : non trouvé, 1955 : Michel Friou (VC Saintes), 1956 : Louis Barès, 1957 Jacques Vivier (Ribérac), 1960 Guy Epaud (Royan), 1962 : Delaunay (Royan OC), 1963 : Paul Besse (Pédale Nontron), 1964 : JM. Joubert (Royan OC), 1965 : Paul Besse (UV Limousine), 1966 : Christian Bordier (VC Bordelais), 1967  et 1968 : pas trouvé, 1969 : Jean-Pierre Danguillaume (Tours)*, 1970 Lebreton (ASPTT Nantes), 1971 : Pierre-Raymond Villemiane (VC Bergerac)**, 1972 : Francis Duteil (CRC Limoges), 1973 : pas trouvé, 1974 : Christian Bordier (EC Foyenne), 1975 : Pierre-Raymond Villemiane (VC Bergerac), 1976 : Pierre Bazzo (AS Saint-Médard en Jalles)***, 1977 : Michel Grain (UV Poitevine)****, 1978 : Patrick Friou (Royan OC)*****, 1979 : Patrick de Santi (US Talence), 1980 : Roland Mercadier (ASPTT Montauban), 1981 : Michel Besse (CRC Limoges), 1982 : Jean-Marie Valade (EC Foyenne), 1983 : Patrick Friou (CC Vervant), 1984 : Eric Valade (EC Foyenne), 1985 : Jacky Bobin (Vélo-Club Charente Océan La Rochelle), 1986 : Michel Larpe (AJ Montmoreau)******, 1987 : Bruno Ouvrard (UA La Rochefoucauld), 1988 : Alain Ruiz (VS Montluçon), 1989 Michel Concaud (UV Limousine), 1990 : Vincent Guillout (CRC Limousin), 1991 : Christian Roman (RO Yzeure), 1992 : Pascal Berger (UC Niort).

NDLR (*) professionnel de 1970 à 1978 chez Peugeot-BP-Michelin.
(**) professionnel chez Gitane Campagnolo de 1976 à 1978, puis chez Renaul Gitane jusqu’en 1981 et chez Wolber jusqu’en 1983.
(***) passe professionnel en septembre 1976 chez Lejeune BP, soit après son succès à Javerlhac, puis à la Redoute Motobécane de 1979-1982, Coop-Mercier-Mavic (1983-1984), Fagor en 1985.
(****) ancien professionnel de 1964 à 1970 (Saint-Raphaël-Gitane-Dunlop, Ford-France-Gitane, Bic, Frimatic-de Gribaldy)
(*****) Champion de France des amateurs en 1977 à Pomport (24), il passe pro au cours de la saison 1978 chez Lejeune-BP, puis chez Mercier jusqu’en 1982). Reprend une licence amateur en 1983 au Cyclo-Club de Vervant.
(******) professionnel de 1981 à 1983 au sein de La Redoute-Motobécane, redevenu amateur.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – JAVERLHAC FRAIRIE © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

28 janvier 2020

VERTEILLAC LES PONTIS - PALMARES

UNE NOCTURNE AU SPECTACLE QUASI PERMANENT

Verteillac 81

1981 et la victoire de Patrick Barré au centre du cliché

- C’était une épreuve qui se déroulait en nocturne à la fin du mois d’août. Elle n’a été mise sur pied, que deux fois (1981 et 1982), par la Pédale Faidherbe de Périgueux (plus huit fois par le CA Ribérac), mais tout cela s’est fait grâce au concours d’Alain Bricaud qui habitait ce quartier. Les Pontis, c’est un lotissement du bas Verteillac. Là bas le circuit ne mesurait que 500 mètres et le compte tour (comme dirait l’ami Jean-René), n’avait pas assez de jambes pour afficher le nombre total, puisqu’il y avait 120 révolutions à effectuer ! De quoi affoler les commissaires, car de nuit, avec plus de quarante coureurs et plus de 4000 francs de primes, ça tournait, comme sur un vélodrome et comme des avions. Cette nocturne se terminait par un casse croute en compagnie des "merles blancs", association sportive de la commune. L’épreuve a été par ailleurs toujours commentée par Narcisse Pérez.

Verteillac 81

Repas d'après course avec les Marles Blancs et l'ami Bricaud

- Mais le cyclisme n’a pas pour autant disparu à Verteillac. Des éditions ont eu lieu le 14 juillet, puis bien évidemment et actuellement lors des fêtes du 15 août, sans oublier l’arrivée du Tour des cantons Mareuil/Verteillac qui constitue une des épreuves phares de tout notre Périgord. N’oublions pas que le cyclisme à Verteillac existe depuis 1949, date où le CA Ribérac débutait ses organisations. Et c’est Marius Duteil (presque l’enfant du pays) qui l’avait emporté cette année là sous les couleurs du CC Périgourdin. Plus près de nous et précisément en 1982, Maurice Jouault y a fait étape avec son épreuve "Huit jours cyclistes en Dordogne", une raison pour laquelle on aperçoit Raymond Poulidor, fidèle invité sur la photo ci-dessous aux côtés de Jean-Claude Bocquier régional de la nocturne. 

verteillac Pontis1

- Verteillac a de même accueilli des assemblées générales du Comité Départemental, soit en définitive une commune qui aime notre sport et qui nous a toujours très bien reçue. Hélas aujourd'hui, il ne reste qu'un club qui roule sous la casaque de l'Ufolep.
Le palmarès des Pontis : 1981 Patrick Barré (UC Saint-Jean de Monts), 1982 Michel Laborde (US Talence), 1983 Hugues Grondin (VC Challans), 1984 Félix Urbain (CG Orléans), 1985 Jean-Luc Gilbert (AJ Montmoreau) dans le cadre de Brantôme-Verteillac en ligne, 1986 Philippe Mondory (Cycle Poitevin), 1987 Philippe Carudel (UC Guinefort), 1988 Jean-Jacques Blancheton (UC Montpon), 1989 Michel Esquerre (VC Bazas), 1990 Jacques Dupouy (VC Monpazier).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – VERTEILLAC LES PONTIS  © BERNARD PECCABIN
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5 février 2020

LA CHAPELLE-GONAGUET

UNE COURSE DIFFICILE SUR TOUS LES CIRCUITS UTILISÉS

La Chapelle-Gonaguet 2001 bis

Michel Dupuytren à gauche vainqueur en 2001 à La Chapelle-Gonaguet

- Ce petit village du Périgord Blanc a surtout accueilli les cadets pour les fêtes de la Saint-Michel, fin septembre comme chacun sait. Le Cyclo-Club Périgourdin a été longtemps le maître d’œuvre de cette organisation. L’ASPTT Périgueux a ensuite enchaîné avec des catégories supérieures (de 1990 à 1996), puis le Cyclo-Club Périgourdin a repris à nouveau le flambeau jusqu’en 2002, année qui constitue la dernière édition... Le circuit de La Chapelle-Gonaguet est réputé pour sa difficulté. Que ça soit par la côte des Reyssoux, par celle de Puy l’Auriol ou lorsque l’on passait par le mur dit du cimetière, cette course de fin de saison constituait un écueil pour les coureurs qui n’étaient pas en forme...

La Chapelle-Gonaguet 94

Passage des rescapés de l'édition 1994 (parcours par la cimetière)
Cyril Peytour en tête remportera la gerbe

Palmarès connu : 1959 Jean-Pierre Talder (Saint-Aulaye VC), 1960 Bernard Metzler (CC Périgueux), 1972 Daniel Ramirez (EC Foyenne), 1973 Patrick de Santi (US Talence), 1976 Christian Ledu (VC Bergerac), 1979 Jérôme Lotton (AS Saint-Junien), 1982 Pascal Peyramaure (UC Brive), 1983 Laurent Champeil (UC Brive), 1984 Armand de Las Cuevas (US Bouscat), 1985 Christophe Lanxade (ASPTT Périgueux), 1986 Laurent Selves (CC Périgueux), 1987 non trouvé, 1988 Vincent Robert (ASPTT Périgueux), 1989 Jérôme Paul (CC Périgueux), 1990 Jean-Claude Tédo (AS Le Passage), 1991 Pascal Castrezatti (VC Bruilhois), 1992 Laurent Olivier (ASPTT Périgueux), 1993 Denis Bégout (ASPTT Périgueux), 1994 Cyril Peytour (ASPTT Périgueux), 1995 Jean-Sébastien Arretche (Cyclisme 24), 1996 Gilles Dupré (US Rauzan), 1997 Christophe Napias (GC Bergerac), 1998 Patrice Castrezatti (Stade Cadurcien), 1999 Jean Mespoulède (ASPTT Périgueux), 2000 Frédéric Destal (CC Chalais), 2001 Michel Dupuytren (CRC Limoges), 2002 Patrick Ballanger (AC Jarnac).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - LA CHAPELLE GONAGUET © BERNARD PECCABIN
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1 février 2020

PETIT-BRETON (1913-1917) et le cyclisme à Périgueux

PETIT-BRETON A PERIGUEUX (1908-1912) ET SA FIN DE VIE EN 1917

PETIT BRETON Lucien Ptit-Breton

Lucien Mazan dit Petit-Breton

 - Petit-Breton a toujours son magasin de cycles à Périgueux, ceci comme on l’a déjà vu depuis 1908. .Les années 1910, 1911 et 1912 n’apportèrent pas grand changement dans le lot des coureurs licenciés en Dordogne. Ceux-ci mieux préparés franchirent les limites du département pour disputer de grandes épreuves à Bordeaux, Limoges, Angoulême, où certains se firent remarquer. Relire l'article du (cyclisme à Périgueux 1900-1912 sur ce LIEN)
 - 1912 vit le départ au régiment de quelques éléments. "Petit-Breton" lui-même quitta Périgueux sans sa famille. La représentation des cycles Peugeot fut alors confiée à Bourillon, frère du grand champion cycliste de vitesse… et chanteur de talent.
- Henri Chauvière courait de plus en plus souvent à l’extérieur et Cailloux devenait dangereux. Pour conserver la suprématie des cycles Peugeot, Bourillon faisait venir le Lot-et-Garonnais Navail, sprinter redoutable.
- 1913 fit une razzia. Les coureurs des classes 1912 et 1913 durent rejoindre leur corps en septembre et novembre. Même sous les drapeaux, les Périgourdins se livraient à leur sport favori jusqu’à ce que...
- Les années précédant la guerre, roulant désormais sur cycle Alcyon, le champion continue. Mais il ne remporte plus de courses, ni même d’étapes. Il se classe presque toujours parmi les premiers, sauf accident bien entendu. Au Tour de France, il finit par abandonner chaque année de 1910 à 1914. Il fait figure de doyen. Une deuxième fille, Yvonne, lui est née là-bas, à Périgueux.
- Alarme ! 2 août 1914. Le vélo est raccroché et on peut dire pour toujours. Le soldat de 2° classe Lucien Mazan, alias Petit-Breton, matricule 3401, est mobilisé le 3 août 1914 comme agent vélocipédique de l’état-major à l’Ecole militaire de Paris. L’armée utilise ses compétences.

PETIT-BRETON A PORTÉ L’ORDRE DE RÉQUISITION DES TAXIS DE LA MARNE.

- Après la retraite de Charleroi, c’est l’invasion de la France. Les allemands arrivent jusqu’à la Marne. Il faut du renfort pour le front. On attribue au général Périgourdin Louis Clergerie, chef d’état-major du gouverneur Galliéni une idée décisive dans la soirée du 6 septembre 1914. Celle de réquisitionner les fameux taxis parisiens. Ils transporteront, à 40 kilomètres de la capitale, le complément des troupes de fortune que Galliéni a décidé d’envoyer à l’armée de Maunoury, lancée sur le flanc découvert de l’ennemi. Planton de l’état-major, Petit-Breton s’en va, tard dans la soirée, réveiller le lieutenant responsable de la réserve des taxis et lui remettre l’ordre. Ces voitures partent dans la nuit, roulant au compteur et débarquent leurs passagers à une quarantaine de kilomètres au Nord-Est de Paris. Ils rejoignent l’armée Maunoury sur l’Ourcq. Ces troupes formeront l’aile gauche du dispositif franco-britannique, étendu devant Montmirail et les célèbres marais de Saint-Gond. L’offensive est arrêtée et Paris est sauvé. Après ce succès, la guerre va s’enliser dans les tranchées pour quatre années.
- Tandis que son frère est pilote d’une escadrille Spad, Petit-Breton devient le chauffeur du sous-secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Abel Ferry, neveu de Jules Ferry. Avec ce Lorrain, il se porte constamment sur la ligne de feu. Il est ensuite affecté aux liaisons postales de la région parisienne. Sa famille quitte alors Périgueux pour Boulogne sur Seine, là où il avait acquit une villa en 1909. Un troisième enfant naît dans son ménage.
- Le 20 décembre 1917, dans la nuit d’hiver, en face de sa voiture, une charrette à cheval lui barre la route alors qu’il est à une vingtaine de kilomètres du front. Le choc est terrible, Petit-Breton meurt sur le coup ! On saura plus tard que le charretier était ivre…
- Le conflit sera sans pitié, car ceux qui ne sont ni tués ni mutilés se ressentiront des méfaits de la guerre et ont, en tout cas, cinq ou six ans de plus, lorsque celle-ci prend fin. Le ressort est cassé, il faut se refaire une situation. Les Périgourdins comme tout le monde viennent de basculer dans une autre civilisation, celle de l’horreur et des atrocités….
- Le cyclisme comme le reste, a mis longtemps à se remettre de la "Grande Guerre", après que Petit-Breton(14) et ses compagnons périgourdins soient tombés au front et avec eux bien des enthousiasmes.
(14)Dans cette période qui précède la première guerre mondiale, le cyclisme évolue sur le grand braquet. Un coureur comme Petit-Breton s’achète une voiture, ce qui constitue à l’époque un signe de grande fortune. Les enjeux commerciaux bouleversent toutes les données d’un sport en pleine expansion. Les coureurs sont les premiers à en bénéficier de ces retombées sonnantes et trébuchantes. Mensualités par les marques de cycles qui les emploient, bénéficiant d’importantes primes de victoires et de divers prix à l’arrivée. Les champions touchent en fin de mois cinquante fois le salaire d’un ouvrier. Le mythe des géants de la route vient de débuter, les premières collusions financières avec, soit tous les ingrédients qui dans l’avenir laisseront planer un doute sur notre discipline.

- Si la demande se fait sentir, nous aurons l’occasion d’évoquer encore la suite des pages glorieuses du club doyen du Périgord, dont les destinés seront reprises en 1921 par Charles Lacombe(15) puis par Monsieur Marchet. Un entre-deux guerres difficile à gérer certes, avec la multiplication des clubs dans la ville, qui susciteront une rivalité. Mais c’est grâce à M. Delcayrou en 1925, puis à René Leygues lors de la libération, que le Cyclo-Club Périgourdin retrouvera toute sa splendeur. Mais tout cela constitue une très longue histoire, qui mérite sans doute d’être racontée, pour une autre fois… En attendant, souhaitons longue route à notre premier club centenaire(16)  de notre Dordogne. Car si 1908 reste la date de fondation du club c’est tout simplement parce qu’elle a été de tout temps associée à l’arrivée de Petit-Breton, son créateur dans notre vile de Périgueux (lire précision en bas de page).
(15)il est entouré de quelques bons camarades comme Eyssartier, Monteil, Gaillard, Delcayrou et Papazzogli.
(16) même si les statuts du club n’ont été déposés qu’en 1911, c’est l’arrivée de Petit-Breton en 1908 à Périgueux qui a fait toujours référence. D’ailleurs en 1958, il est lu sur le journal "l’Athlète", la célébration du cinquantenaire fêté en février en présence de deux coureurs champions de France sous ses couleurs. Il y avait l’ancien avec Paul Mazan, frère du prestigieux Lucien Mazan dit "Petit-Breton" qui revêtit le maillot tricolore des amateurs à Amiens en 1908, en couvrant les 100 kilomètres en 3h26’05", puis l’actuel de cette période avec Valentin Huot, vainqueur du titre professionnel en 1957 à Châteaulin (puis plus tard à Belvès). A cette fête, M. Bargue, Président du Comité du Limousin a remis à Huot, la médaille d’Or de la FFC, rappelle le journal. De plus début juin 1958, fut couru à Périgueux le Prix du Cinquantenaire du club gagné par Pierre Ruby licencié à Amboise, devant Jean Dacquay (VC Barsac) et André Lesca (Guidon Agenais). Une preuve de plus qui prouve bien que 1908 a toujours servi d’année référence dans l’esprit du Cyclo-Club.

Petit Breton Paul Mazan, Champion de France amateurs

Paul Mazan frère de Petit-Breton championde France amateur
et véritable acteur
du cyclisme Périgourdin de cette période

BIBLIOGRAPHIE

Roger Bastide, Petit-Breton, Editon Denoël, coll. "La belle époque du cyclisme", Paris, 1985
Périgord Magazine n° 215
Le Journal du Périgord n° 21 de juin 1994
Brigitte et Gilles Delluc, 2003 : Petit-Breton, un champion cycliste à Périgueux, "Bulletin de la Société. historique et archéologique du Périgord", Tome CXXX - Pages de 365 à 372.
La fabuleuse histoire du cyclisme de Pierre Chany - Edtions ODIL - Paris 1982 - page 951
 - Roger Bastide, lui aussi ne tarit pas d’éloges à propos de Petit-Breton "S’il courait avec tant de panache et produisait des efforts apparemment disproportionnés dit-il, c’était aussi par esprit tactique, pour impressionner l’adversaire et prendre sur lui l’ascendant moral, ce qui lui arriva souvent. Mais cette énergie poussée au paroxysme entraîna malheureusement de nombreuses chutes par épuisement dans la seconde partie de sa carrière. Il ne termina plus aucun Tour de France à partir de 1910. En 1913 pourtant, pratiquement seul contre la puissante armada Peugeot, des prodiges d’énergie le portèrent bien près de la victoire. "L’Argentin" était en train de distancer le leader du classement général, le belge Philippe Thys, dans l’avant-dernière étape quand sa roue avant, au contact d’un pavé plus saillant, provoqua sa chute à 7 kilomètres de Valenciennes, dans la traversée de la petite localité de Curgies. La malchance, une fois de plus…"
- Mais Lucien Petit-Breton, avec son charme et son élégance, nous a laissé l’image du champion dans lequel les foules aiment à se reconnaître. Sa séduction fit de lui le coureur cycliste le plus adulé de son temps. Nul doute que notre époque y eut été sensible.

Petit-Breton

Petit-Breton militaire : c'est lui qui remettra l'ordre de réquisition des taxis de la Marne

Henri Desgrange juge Petit-Breton "Quand Petit-Breton revient en France en 1902, il a 20 ans et il s’oriente d’abord sur les épreuves de vitesse. Et pourtant, il n’a pas la qualité de base naturelle pour être ou pour devenir un pistard. Il augmente alors les distances et il trouve sa voie dans les épreuves de fond, ce qui peut paraître paradoxal, car il ne se présente pas physiquement comme un monument de solidité et d’endurance. Mais on assiste à un étonnant dédoublement de sa personnalité, car ce mince jeune homme élégant, réservé, charmeur et cultivé devient un démon déchaîné sur sa bicyclette ! On le voit se contorsionner soudain comme s’il était parcouru par une décharge électrique, démarrer encore et encore, exploser en d’impressionnantes crises ponctuées de cris hystériques ! Etonnez-vous après cela que Petit-Breton soit le plus populaire des champions sur piste.
- Mais il y a les lendemains qui déchantent, comme la dépression qui fait suite à la surexcitation. Petit-Breton a besoin viscéralement de rouler toujours en tête. Distancé pour une raison ou une autre, il perd le moral, se livre à de méchantes excentricités ou abandonne.
- Ainsi toute sa carrière oscillera-t-elle entre les exploits exaltants et les renoncements douloureux. Malgré son attirance vers la piste, Petit-Breton a vite compris que le prestige, la popularité et le profit évoluaient vers les épreuves sur route et particulièrement sur le Tour de France. Il saura alors discipliner ses élans et se forcer à la patience et à l’observation.
- "Quand je vois Petit-Breton sur la route, dit toujours Henri Desgrange, je ne puis m’empêcher de songer au bon sprinter qu’il fut jadis, à la silhouette indéniable qu’il possède du beau coureur de vitesse. Pas davantage, je ne puis oublier qu’il est un nerveux avant d’être un musculaire et qu’il paraît anormal qu’il puisse calmer ses nerfs des centaines de kilomètres durant. Je n’oublie pas non plus que ses abandons furent nombreux dans les courses sur route et qu’il abandonna certains Bol d’Or. Mais l’évidence est là, je le répète. Le Tour de France transforme notre homme en un calme, un pondéré, un prudent". Les deux victoires de Petit-Breton dans le Tour en 1907 et 1908, ont été acquises sur une machine poinçonnée, c'est-à-dire que l’on devait réparer en cours de route car l’on n’avait pas le droit d’en prendre une autre, même après un incident matériel sérieux. Petit-Breton était un champion et un chercheur d’une intelligence supérieure qui ne négligeait aucun détail technique ou matériel. En 1908, par exemple, il avait inauguré le système de la cartouchière portative (pour les outils de première nécessité) qui fut ensuite unanimement adoptée."
- Une précision : d’après le Bulletin de la Société Historique et Archéologique du Périgord (Tome CXXX - année 2003), le Cyclo-Club Périgourdin a été fondé le 7 mars 1911, suite à une réunion à la Taverne des Boulevards où se trouvaient Lucien Petit-Breton, le Pasteur Camblong, Jean Galinat, Charles Lacombe et une poignée d’amis. Mais si 1908 est restée la date référence, cela est du à l’arrivée pas du tout prévue de Petit-Breton à Périgueux, l’année où de surplus il gagnait son 2° Tour de France. Petit-Breton n’a pas fait de vieux os à Périgueux, puisqu’en 1912, il quitta la capitale du Périgord, définitivement... Donc et en vérité, le Cyclo-Club Périgourdin ne serait centenaire que le 7 mars 2011... Il ne s’agit pas de polémiquer mais de rapporter ici les faits réels de l’histoire.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – CYCLISME A PERIGUEUX (1913-1917)
© BERNARD PECCABIN- La famille de PETIT-BRETON de retour en 2017 à Périgueux 

12 février 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (7° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

10 au 16 Février 1995

- Le 6° Trophée des Champions disputé au château La Croix Laroque à Fronsac revient aux coureurs nationaux. Si Régis Duros a lancé la course, c’est Cyril Bonnand (CSM Persan) qui met tout le monde d’accord par ses accélérations successives. Daniel Pagnier (CSM Persan) prend la deuxième place devant le Belge Van Santvliet. Chez les juniors/espoirs Miguel Martinez assure la suprématie du CSM Persan tandis que chez les cadets, c’est Mickaël Estève (Pédale Faidherbe) et champion d’Aquitaine sortant qui remporte le bouquet.

Delrieu

Le Breton David Delrieu vainqueur à Urrugne lors de l'Essor Basque

- Le Tour du Labourd première épreuve de l’Essor Basque a vu le succès du Breton David Delrieu (Côtes d’Armor). L’ancien champion d’Auvergne n’a pas tardé pour briller sous ses nouvelles couleurs lors de cette épreuve disputée le 11 février entre Ciboure et Urrugne. Limoges (Cahors) et le Canadien Anand (Bernard Sports) sont sur le podium. Le lendemain entre Bidart et Bayonne c’est encore un coureur des Côtes d’Armor qui prend la pôle position du Prix Bannes, avec Mickaël Boulet mais cette fois devant le Vendéen Bricaud et Jan (Asptt Paris)
- L’Essor Basque poursuit sa chevauchée après les trois premières courses déjà courues. Le 16 février, c’est entre Saint-Jean de Luz et Saint-Péé sur Nivelle que les meilleurs nationaux s’expliquent. Et c’est Xavier Vadrot (Asptt Paris) qui perpétue la tradition d’une victoire pététiste après celle de Leroscouet en 93 et celle d’Emmanuel Hubert en 1994. Franck Morelle (Mantes) et Dominique Péré (Créteil) occupent les deux autres marches du podium.

zabou

ÉCHOS DE DORDOGNE

- Satisfaction à la Pédale Faidherbe où Mickaël Estève et Guillaume Carreau ont réussi une belle prestation en prenant les deux premières places de l’épreuve de Fronsac.
- C’est sous la direction de Pascale Ranucci qu’Elisabeth Chevane-Brunel (en médaillon) et Sophie Swaertvaeger sont parties suivre un stage en Provence au sein de l’équipe de France. Un stage qui se terminera par une course à La Londe des Maures, là où la saison passée Zabou était rentrée victorieuse.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/7° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur ce blog

4 février 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (6° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

3 au 9 Février 1995

1995 championnat d'hiver

Le podium du championnat d'hiver à l'américaine

- Le championnat d’hiver de l’américaine couru à Bordeaux sourit au VC Langon (Bouquet-Délias) qui bat le Cam de Bordeaux (Pandelé-Minvielle) et le Mérignac VC (Fournier-Gonzalès). La course aux points revient à Anthony Boreave (Mérignac VC) en minimes, Mathieu Lamon (Bègles) en cadets, Jean-Claude Ventre (CC Marmande) pour les juniors et encore Didier Bouquet (Langon) chez les séniors.
- Les Boucles Catalanes au programme huit jours après entre Le Soler et Amélie les Bains confirment la main mise du CC Etupes avec le succès de José Lamy qui bat Pascal Giguet (Vaulx en Velin) et Jérôme Gannat son équipier classé troisième et déjà vainqueur lors de la Pyrénéenne.
- Le lendemain Frédéric Vifian (Vaulx en Velin) anime et gagne le circuit Méditerranéen devant Cyril Sabathier son équipier et Torrent (CC Banyoles).

ÉCHOS DE DORDOGNE

- Il est annoncé le futur Tour Dordogne qui se déroulera les 13, 14, 15 et 16 juillet. Cette épreuve en sera à sa neuvème édition où il sera question de succèder  des vainqueurs tels le Bulgare Hristo Zaikov, le Limougeaud Thierry Ferrer ou encore les ex-pros tels Pascal Peyramaure et Denis Leproux.

 

Ulbert

Jean-Claude Ulbert toujours là !

- L’ancien coureur FFC Jean-Claude Ulbert continue à entretenir sa forme. Dans les rangs de l’Ufolep il vient de conquérrir le titre de Champion de France des vétérans A à Aubigny. Ses équipiers Sarladais François Boyer jadis titré a pris la 14° place, Christian Bru de Daglan la 7° et Patrick Vigné qui avait échoué de peu lors du titre régional termine en 16° position.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/6° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
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