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RETRO VELO DORDOGNE
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29 avril 2020

SAINT-MARTIAL DE VIVEYROLS - PALMARÈS

UN ANCIEN BASTION DU CYCLISME

Saint-Martial de Viveyrols 89

Ci-dessus les anciens vont en découdre pour une partie de manivelles en ce 8 juillet 1989. La course va se dérouler d’ailleurs en semi nocturne. Sur ce document on reconnaît Michel Delugin (tête baissée), Loubiat, puis Gazeau et Barrat (en arrière plan), Loubet, Serge Lissandreau, Guy Dutertre (sur le fond), Michel Courbalay (et oui que le temps passe...).

- Saint-Martial de Viveyrols a connu la compétition cycliste dès 1950 avec le CA Ribéracois qui assurait la partie technique de l’épreuve. Et rien n’a été gâché à cette occasion puisque c’est René Montagut sociétaire du CAR, qui l’a emporté. Mais il y a eu ensuite de nombreuses absences mais aussi des problèmes de communication (peut-être) puisque mon palmarès ne reflète certainement pas la réalité des manifestations cyclistes. Je me souviens de cette course qui se déroulait lors des fêtes (3° dimanche de septembre), puis aussi en juillet avec une semi-nocturne sympa. Toujours est-il que depuis 1991, on n’a plus vu d’épreuves à Saint-Martial, si ce n’est le passage du défunt Tour du Verteillacois où là, la population est gâtée, puisque la commune se situe dans les trois derniers tours à effectuer avant l’arrivée dans le chef lieu du canton.

Saint-Martial de viveyrols 89

Joël Lissandreau l’emportera devant Guy Dutertre (CC Périgourdin),
Barrat (RC Mussidan) sera 3°, Loubiat (EC Ribérac) 4° et Bourdin (Libourne) 5°.

Le palmarès connu: 1950 René Montagut (CA Ribérac), 1951 Juglo (Bordeaux), 1964 Jean-Marie Nicot (SCA Libourne), 1966 Claude Vallée (Parthenay), 1968 François Mainguenaud (VC Ruffec), 1969 Pierre Tardy (UC Nontron), 1979 René Lannegrand (US Bouscat), 1981 Patrice Dumas (ASPTT Périgueux), 1982 Serge Lagarde (VC Sainte-Livrade), 1983 Jean-Claude Bocquier (CA Ribérac), 1984 Pascal Van-Hollebecke (EVCC Bergerac), 1985 non couru, 1986 Didier Virvaleix (ASPTT Périgueux), 1987 Alain Loubiat (EC Ribérac), 1988 Jérôme Paul (CC Périgourdin) pour la course minimes et Michel Lafagne (Pédale Faidherbe) pour les vétérans et cyclo-sportifs, 1989 Joël Lissandreau (EC Ribérac), 1990 Stéphane Dutertre (CCP Nontron), 1991 Joël Lissandreau (EC Ribérac).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ST MARTIAL DE VIVEYROLS  © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

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6 mai 2020

PONTEYRAUD - PALMARÈS

PETIT VILLAGE, BELLE COURSE

Pontayraud 90 cad

Ci-dessus le protocole cadet du Championnat de Dordogne des cadets en 1990 avec de gauche à droite :
Jean-Paul Donaud speaker, Claude Longueville Président du CD 24,Stéphane Lavignac (CC Périgueux) 2°,
Julien Fiacre(ASPTT Périgueux) 1°, Jérôme Paul (CC Périgueux) 3°, la fille d’honneur
et Maxime Chabreyrou, Président organisateur.

- C’était un village de 43 habitants (sur la vallée de la Beauronne et de la Rizonne) qui a organisé deux championnats départementaux en minimes et deux en cadets. C’était à l’époque du Président Maxime Chabreyrou, qui présidait l’Entente Cycliste Ribérac Périgord Blanc. La curiosité des deux éditions de Ponteyraud réside dans le fait que les deux championnats minimes comme cadets ont tous été gagné par des coureurs de l’ASPTT Périgueux. (lire ci-dessous palmarès). On avait à cœur de se rendre dans ce petit village dominé par le château de la Blérétie (17°/19° siècle et par le restaurant de la famille Sanchez, lieu de rassemblement du public et des gastronomes... Les courses ont débuté tôt et déjà en 1955 où un certain Zaccaron aurait gagné... N'oublions pas non plus les arrivées du Tour du Ribéracois et de la Double en 88 et 89.
Palmarès : 1986 : Vincent Robert (ASPTT Périgueux) en minimes et Romuald Lagorce (ASPTT Périgueux) en cadets, 1988 Eric Raud (CCP. Nontron) Tour du Ribéracois (arrivée), 1989 Jérôme Paul (CC Périgueux) Tour de la Double cadets 1990 : Christophe Nietzéba (ASPTT Périgueux) en minimes et Julien Fiacre (ASPTT Périgueux) en cadets.
- Ponteyraud a continué tout de même de profiter du passage des coureurs. Chaque 8 mai, le Tour du Ribéracois traversait le bourg et les hommes de tête se sont disputés un point chaud.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – PONTEYRAUD  © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

22 janvier 2020

PLAZAC - Palmarès cycliste

UNE COURSE POUR GRIMPEUR 

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Ci-dessus quelques photos du Prix des fêtes de Plazac disputé le 23 août 1981, sous le contrôle technique de la Pédale Faidherbe. En haut de gauche à droite les coureurs au départ. On reconnaît Bernard Estève, Sylvère Truffy, Guy Rauzet, Daniel Delmon, Mournat, puis derrière on aperçoit Eric Stoïkowitch, les frères Avezou, Hook, etc... En haut à droite Eric Stoïkowitch qui roulait en 1981 sous la casaque de l’ASCA Bergerac du Président Defix. Plus bas, le peloton des battus parmi lesquels Delmon, Rauzet et Burg. A droite  Jean-Marc Burg (CC Tursac) classé premier sénior B. Originaire de Marquay, Burg était un des chefs de file du CC Tursac cher au Président Leduc.

 Parenteau Jean-Pierre : Pro en septembre 1969 (Peugeot-BP-Michelin), 58° Tour de France en 1970, 51° Tour d’Espagne en 1971 (2° de la 5° étape), 38° Tour de France en 1972, 1° Tour de l’Aude, vainqueur d’une étape de la Semaine Catalane, vainqueur du GP de Montauroux, 39° Tour d’Espagne, abandon Tour de France en 1973, 4° du GP de Plumelec en 1974, 4° du GP de Plouay en 1975. Termine son passage chez les pros et toujours dans la même équipe en 1976.
Le cyclisme à Plazac : Le circuit de Plazac qui passe la côte de "La Forêt" puis par le lieu-dit "le Bost" est très difficile. Les coureurs n’ont jamais fait légion au départ de cette course réputée pour grimpeurs chevronnés, surtout quand elle s’est courue en toutes catégories. Pour peu que le soleil d’août soit de la partie, elle constituait une galère. C’est sans doute pour cette raison que le peu de coureurs à chaque départ a découragé les dirigeants locaux. Pourtant, ils ont essayé de maintenir l’épreuve en invitant notamment les féminines en 1986, en vain... (lire palmarès).
Palmarès : 1977 Guy Rauzet (CC Belvès), 1978 Bernard Huot (Aubagne)*, 1979 Patrick Lachaize (CA Ribérac), 1980 Bernard Huot (VC Bernos Beaulac)*, 1981 Jean-Pierre Parenteau (AC Nersac), 1982 Jean-Pierre Parenteau (AC Nersac), 1983 (Pas Dunlop) Pascal Van-Hollebecke (EVCC Bergerac), Philippe Avezou (Guidon Séverinois) course d’été, 1984 Jean-Yves Béneyrol (ASPTT Périgueux), 1985 Didier Virvaleix (ASPTT Périgueux), 1986 Chantal Gorostéguy (UCS Anglet).
(*) fils de notre Valentin Huot

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Photo ci-dessus Jean-Pierre Parenteau vainqueur, qui a fait un cavalier seul et Serge Sicaud auteur d’un beau reportage pour un public nombreux venu admirer cet ex-professionnel né le 5 août 1944 à Angoulême et qui s’illustra notamment chez les professionnels

Classement de Plazac en 1981 : 1. Jean-Pierre Parenteau (AC Nersac), 2. Bruno Avezou (CA Bèglais), 3. Philippe Avezou (Guidon Séverinois), 4. Trudelle (ECF Change), 5. Simon Hook (CC Périgourdin), 6. Lionel Dumont (AS Mantes), 7. Eric Stoïkowitch (ASCA Bergerac), 8. Jean-Marc Burg (CC Tursac), 9. Guy Rauzet (CC Tursac), 10. Bernard Estève (Pédale Faidherbe), etc...

 PLAZAC : commune du Périgord Noir de 3377 ha située sur la route entre Rouffignac et Le Moustier. Peuplée aujourd’hui de 850 habitants. Ancien château des évêques de Périgueux : logis 14° siècle à quatre fenêtres géminées, ancien donjon roman (clocher de l’église actuelle). Château du Peuch (15°/18° siècle). Eglise romane dominée par son cimetière ombragé de cyprès : clocher carré du 12° à couronnement 17°, porche roman, galerie de bois reliant l’église au presbytère. Chapelle Notre-Dame de Pitié 17° siècle.
Panorama de la côte de Jor sur la vallée de la Vézère. Rives du Vimont. Station préhistorique de Longueroche et de la Forge.
Baignades, passage du GR 36 - pêche, camping. Appartient à la Communauté des Communes de la Vallée de la Vézère.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – PLAZAC  © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

17 janvier 2020

MARIUS DUTEIL (1) - SAISON 1933-1934

UNE FIGURE DE LEGENDE DU CYCLISME PERIGOURDIN

bandeau marius

 Préambule

- Marius Duteil a la particularité d’être né au cours de la première guerre mondiale, d’avoir couru avant, pendant et après la deuxième guerre qui a ravagé le continent Européen. Son histoire est une des plus extraordinaires du cyclisme de notre Périgord. Il a débuté à Sainte-Foy, pour poursuivre sa carrière à l’AVC Libourne, à l’US Bergerac, puis au Cyclo-Club Périgourdin. Il a terminé celle-ci au Club Athlétique Ribéracois, pour clôturer son palmarès au CRC Limoges en 1953. Il a couru sur toutes les routes, il a roulé sur des nationales recouvertes de castine, il a connu l’époque des premiers braquets, il a été champion du Limousin, il reste un des plus grands entraîneurs pour deux coureurs qui allaient devenir grande vedettes du cyclisme : Jacques Vivier et Michel Brun... sans oublier qu’il est aussi le père de Francis et de Patrick tous deux connus dans notre milieu.
- La famille Duteil c’est le cyclisme, non seulement sur le plan sportif, mais aussi sur le plan matériel puisque Marius, Francis et Patrick ont tous été des vélocistes connus dans tous nos milieux. Et si aujourd’hui "Dordogne Cycliste" débute cette publication, il tient à remercier Francis Duteil, fils de Marius, double champion de France qui a bien voulu nous prêter des documents et des photos inédites, afin que tous nos aficionados partagent les grands moments de cette période glorieuse qui a été celle de Marius DUTEIL !

licence 1933

 QUI EST MARIUS DUTEIL

- Marius Duteil est né le 1° mai 1915 à Loubès-Bernac en territoire Lot-et-Garonnais, mais juste à la limite de la Dordogne. Coïncidence, Valentin Huot, était aussi du 1° mai, mais disons que tous ceux qui sont nés au cours de la première guerre mondiale, n’ont pas été épargnés par la dureté de la vie. Être né pendant la guerre, puis connaître une deuxième guerre à 25 ans, ça vous gâche toute votre jeunesse. C’est dire que des hommes de cette trempe ont été rompus à toutes les vicissitudes d’une période et d’une jeunesse qui n’a pas été rose pour eux. C’est sans doute aussi pour cela que de tels sportifs sont parvenus à obtenir de brillants résultats. Ils ont su souffrir pour aller toujours au-delà de leurs forces et pour gagner.
- Marius Duteil est donc né juste sur la rive gauche du Seignal, à 500 mètres de la limite du département de notre Dordogne, dans le hameau des "Brisseaux". Ses parents paternels et maternels étaient tous natifs de notre Périgord, puisqu’ils venaient eux, de la rive droite de la rivière, des villages de Thénac et de Monestier. La vie n’était pas certes facile dans ce milieu rural auquel Marius a été confronté. A dix ans, il perd sa maman et le voilà parti avec son père, vivre chez sa grand-mère paternelle, elle-même veuve et qui rentrait d’Argentine. L’Argentine était à cette époque un pays où de nombreux français avaient émigré, tout comme Lucien Petit-Breton l’avait fait entre la fin et le début du siècle dernier.

Brisseaux

C'est dans ce hameau que Marius Duteil a vu le jour en 1915

L'émigration française en Argentine au XIXe siècle.
- L'indépendance et la construction de l'Argentine moderne (en 1810) a entraîné une profonde modification de son économie. La mise en valeur d'immenses territoires pris aux amérindiens a exigé une abondante main d'œuvre et il a donc fallu provoquer une immigration.
Causes de cette émigration : Elles sont multiples, d'ordre politique, économique et social. Le bouleversement que la France a connu tout au long du XIXe siècle a contraint à l'exil de nombreux Français aux idées libérales et anticléricales qui ont trouvé refuge en Argentine. Ce sont ces individus qui marqueront profondément la culture argentine.
- Au cours du XIXe de graves crises ont affecté le secteur agricole (disette, grêle, famine, oïdium, incendies, phylloxera...) provoquant un exode rural en masse. De nombreux jeunes appelés d'origine sociale humble, préféraient partir et devenir insoumis plutôt que de répondre à l'appel du service militaire. Le régime successoral (droit d'aînesse ou morcellement excessif de la terre) a été une autre raison de départ.
- Dans certaines régions, la population a atteint son maximum démographique et, ne pouvant évoluer pour se nourrir, l'idée de partir s'est rapidement imposée. Autant de raisons qui ont poussé les gens à le faire. Ce sont principalement des Basques, des Béarnais, des Savoyards, des Aveyronnais et des Bretons qui sont partis en Argentine, bien souvent sur un bateau à voiles, le voyage coutant moins cher que sur un bateau à vapeur...

Carnet de bord de Marius

Carnet de bord de Marius Duteil

- Marius Duteil ne s’appelait pas Marius. Marius était un pseudo qu’on lui avait donné. Il est vrai que ce prénom était en vogue à cette époque, mais son vrai prénom, celui qui était marqué à l’état-civil voire sur son livret de famille, était celui de Franck. De tous temps, c’est le prénom de Marius qui a été adopté, sur ses papiers comme sur ses licences, ainsi c’était... Comme trop souvent on a vu également le nom de Duteil écrit avec un H, alors qu’il n’en faut pas... Ce sont les aléas d’une vie, mais Franck Duteil notre champion est bien Marius Duteil et il est resté ainsi dans nos cœurs comme dans nos âmes et bien évidemment dans le cyclisme...
- Marius est un prénom très parlant. Beaucoup le trouve joyeux, original, doux, gai, plein de vie et en même temps plein de caractère... Et puis comment oublier le beau Marius du film de Marcel Pagnol... ? Grand séducteur, libre et avec un bon fond ! En ce qui concerne l’orthographe des noms de famille, ils étaient transcrits à une lointaine époque sur l’état civil, tel qu’on les déclarait. Mais il est vrai qu’il y a deux façons d’écrire Duteil soit tel que soit avec un H (Dutheil).
- Marius Duteil a débuté la compétition en 1933. A cette époque il avait été de nouveau placé, cette fois chez ses grands parents maternels originaires de Monestier (24), mais qui habitaient Ligueux, petit village situé le long du Seignal, mais en territoire Girondin. C’est ici dans cette Guyenne, dans cette partie du Périgord Méridional, aux confins de l’Agenais et du Bordelais que se situe le Pays Foyen, dont les limites font que nous sommes à cheval sur quatre départements.
- Marius Duteil a débuté au Cyclo-Club Foyen. Au cours de l’entre deux guerres parmi les grands noms du cyclisme Foyen se trouvaient Jean Roturier, Robert Larginière, Marius Duteil, Robert Chouet. Puis se joignirent les Bonamy, Blanc, les frères Badie, Franck Barret, Gérard Coureau, Coconi, Aroldi, etc... Robert Larginière était le leader du club. Sur le livre écrit par Denis et Jacques Reix, on relève de beaux articles sur les champions d’une région qui en a beaucoup donné...
- Ces coureurs cités ci-dessus inspirent les plus jeunes comme Goineau, Bertrand, Lagrange, Loret, Marbouty, Pagnac, des espoirs qui connaissent fortunes diverses. Jean Bertrand de Ponchapt se souvient de cette époque et raconte : "En 1934, j’avais à peine 16 ans et j’ai commencé à courir dans la catégorie des débutants à la section cycliste de Sainte-Foy alors présidée par Jean Bétous notaire à Port Sainte-Foy. Dans le club il y avait Jean Roturier, un excellent coureur qui avait souvent affronté Calmette de Montpon, un ancien du Tour de France. Il y avait également Duteil, Chouet, Blanc, les deux frères Larginière, Pasquon et Badié de Saint-Antoine de Breuilh".
- Jean Roturier qui se souvient de Duteil raconte beaucoup de péripéties de cette période glorieuse, des combines de course où il fallait enfermer les jeunes loups pour favoriser les échappées des copains. Mais il se souvient aussi des routes. "Autrefois les routes n’étaient pas en bon état comme maintenant. Elles étaient en pierre blanche concassée. Tous les cent mètres, il y avait sur le bord de la route des tas de pierres qui servaient aux cantonniers pour reboucher ornières et nids de poules. Je réfléchissais un moment puis faisait semblant en roulant de partir vers un tas de pierres, d’un coup de rein j’en profitais alors pour lancer une échappée. Bien entendu, il fallait beaucoup d’énergie pour tenir jusqu’à l’arrivée. A cette époque, quand nous étions en course, pour éviter le coup de pompe ou la fringale, chacun avait sa recette. Pour ma part j’emportais un ou deux œufs dans ma musette. Après avoir cassé la coquille sur le guidon, je faisais tomber le blanc pour avaler le jaune, c’était un remède efficace. Mais le plus souvent nous faisions un mélange dans notre bidon avec du porto, du jaune d’œuf et du sucre !"

Stade Foyen 1933

Le CC. Foyen en 1933 où on aperçoit Marius Duteil

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PALMARES CONNU DE MARIUS DUTEIL (1933-34)
1933 : pas de traces de résultats.
1934 : sociétaire au Cyclo-Club Foyen
6° Prix Véry Good à Sainte-Foy, 1° Prix des jeunes à Brive
Le journal de la Petite Gironde relate le Grand Prix Very Good Racer organisé à Sainte-Foy le 20 avril 1934 où les coureurs Foyens se mesurent à de grands champions : "Dès 12h30 le Tour de France Vincente Demétrio, le champion du Lot et Garonne Fontès, Pruney et Matigot d’Arcachon, le Suisse Gygi, les gars du Comminges : Soulet, les frères Jacob, Casteix, le petit Seguin de Lectoure, viennent signer la feuille de départ au contrôle installé au Casino Disdet, au milieu d’une foule qui se fait de plus en plus dense. Les Foyens Roturier, Lachaise, Duteil, Larginière et les autres sont applaudis par leurs supporters... Dès le départ donné Place des victoires, un train sévère est mené par Bonamy, qui au virage des chantiers, fait une chute douloureuse le contraignant à abandonner... Tout au long des 106 kms, ce ne fut qu’une série de démarrages, de sprints imprévus. L’arrivée, une apothéose avec plus de 1500 personnes, sagement rangées sur les trottoirs du boulevard Charles Garrau assistaient à un sprint de trente hommes produisant leur ultime effort dans des conditions parfaites de régularité.
Le classement : 1. Vincente Démétrio (Monrepos VC), 2° André Fontès (Marmande), 3° Robert Pruney (Arcachon), 4° Garcia (Auch), 5° Gygi (Auch), 6° Marius Duteil (CC Foyen), 7° Jean Roturier (CC Foyen), 8° Jacques Jacob (CC Comminges), 9° René Larginière (CC Foyen), 10° Casteix (CC Comminges)", etc...
- "Dès 12h30 le Tour de France Vincente Demétrio, le champion du Lot et Garonne Fontès, Pruney et Matigot d’Arcachon, le Suisse Gygi, les gars du Comminges : Soulet, les frères Jacob, Casteix, le petit Seguin de Lectoure, viennent signer la feuille de départ au contrôle installé au Casino Disdet, au milieu d’une foule qui se fait de plus en plus dense. Les Foyens Roturier, Lachaise, Duteil, Larginière et les autres sont applaudis par leurs supporters... Dès le départ donné Place des victoires, un train sévère est mené par Bonamy, qui au virage des chantiers, fait une chute douloureuse le contraignant à abandonner... Tout au long des 106 kms, ce ne fut qu’une série de démarrages, de sprints imprévus. L’arrivée, une apothéose avec plus de 1500 personnes, sagement rangées sur les trottoirs du boulevard Charles Garrau assistaient à un sprint de trente hommes produisant leur ultime effort dans des conditions parfaites de régularité.
Le classement : 1. Vincente Démétrio (Monrepos VC), 2° André Fontès (Marmande), 3° Robert Pruney (Arcachon), 4° Garcia (Auch), 5° Gygi (Auch), 6° Marius Duteil (CC Foyen), 7° Jean Roturier (CC Foyen), 8° Jacques Jacob (CC Comminges), 9° René Larginière (CC Foyen), 10° Casteix (CC Comminges)", etc...

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - MARIUS DUTEIL (1) © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : Courses d’avant guerre et de la guerre

24 janvier 2020

SAVIGNAC DE MIREMONT - Palmarès cycliste

UNE COURSE TAILLÉE POUR GRIMPEURS

Savignac Mt 81

Alain Ignace âgé de 19 ans remporte la 1° édition en 1981

- Ce petit village du Périgord Noir situé à proximité des Eyzies s’est appelé un temps Savignac du Bugue. La course s’est longtemps déroulée le premier dimanche après le 14 juillet, mais aussi et parfois le premier dimanche après le 9 octobre. Le circuit de Savignac est très éprouvant et réputé pour les grimpeurs. Quand on a terminé l’ascension, on a juste le temps de respirer avant de descendre sur les rives du Manaurie, puis pour attaquer à nouveau cette grimpette qui passe devant l’église du 12° siècle. L’histoire de la course tenait à Bernard Sautier, qui avait une sœur qui habitait ce bourg accroché à flanc de coteau. Le Racing-Club Mussidanais et la Pédale Faidherbe sont les deux clubs qui sont venus organiser cette épreuve et parfois un cyclo-cross, dans cette commune peuplée aujourd’hui de 138 âmes.
Palmarès connu de l’épreuve : 1981 Alain Ignace (AC Marmande), 1982 Sylvain Abadie (Stade Cadurcien), 1983 Philippe Avezou (Guidon Sevérinois), 1984 Christian Darrin (ASPTT Périgueux).

Savignac1

Le départ de l’épreuve en 1982 qui avait rude concurrence à cette époque

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L’échappée d’Eric Vouillat (2° de l’épreuve) en 1982, rejoint et distancé à cinq tours du final par Sylvain Abadie. Agé de 25 ans, Eric Vouillat évoluait sous les couleurs de l’EVCC Bergerac. En cette saison 82, il avait gagné à Saillans, à Ribérac puis à Nontron (pour ne citer que les principales) et accèdera en 1° catégorie dès la fin de la saison.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – SAVIGNAC DE MIREMONT  © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

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3 avril 2020

SAINTE-EULALIE D’ANS (édition 1981)

LA VICTOIRE DE CHARLES TURLET

Sainte-Eulalie

 - Cette épreuve s’est disputée pour la dernière fois le 18 avril 1981 sous le contrôle technique de la Pédale Faidherbe de Périgueux. Ce petit village des bords de l’Auvézère, renouait avec notre discipline, après déjà une longue mise en sommeil. Sur notre photo ci-dessus, on remarque au départ Laval, Guy Rauzet, Lécuyer, Francis Dussaud, Alain Fossard (EVCC Bergerac), Patrick Villemiane (frère de Pierre-Raymond) et de nombreux coureurs de 1° catégorie. Il y avait eu de grosses cylindrées à la signature de la feuille de départ, tels que Claude Aigueparses (VC Aurillac), Bernard Dubost (ASPTT Périgueux), mais aussi Gérard Simonot (Leroy-Somer), Bernard Bodin, Charles Turlet, Paillot, Michel Larpe, Pascal Chaumet (Cycle Poitevin), Mercadier frères (VC Montastruc), Cocolo (CV Montastruc), Lavayssière, Smet, David, Morange, Bartherote, Chabbal (US Villefranche), etc... Ce jour là Charlet Turlet (Leroy-Somer) remportera l’épreuve devant son équipier Simonot et Claude Aigueparses. Le micro quant à lui était tenu par Dominique Gauthier (frère de Jean Louis) licencié au CC Tursac (notre photo ci-dessous). Quelques jours après son succès, Turlet remportera la célèbre classique des Trois jours de Mauges courue à Beaupréau.

sainte-Eulalie d'Ans 1981 bis

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – STE EULALIE D’ANS 1981 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

1 juin 2021

RAYMOND CHAMINAUD -Décès d'un cycliste

DÉCÈS DE PAUL CHAMINAUD dit Raymond

- C'EST AVEC UNE GRANDE TRISTESSE QUE NOUS VENONS D'APPRENDRE LE DÉCÈS DE PAUL CHAMINAUD (dit Raymond) Ā L'AGE DE 92 ANS. COMME LE TÉMOIGNE CET ARTICLE, RAYMOND CHAMINAUD A ÉTÉ UN GRAND ACTEUR DU CYCLISME PÉRIGOURDIN DES ANNÉES 50 (lire par ailleurs le palmarès ci-dessous.)
- PÈRE DE JEAN-FRANÇOIS, IL A ÉTÉ UN GRAND ACTEUR DE CE CYCLISME D’APRÈS GUERRE QUI AVAIT EN DORDOGNE UNE SAVEUR DE LIMOUSIN MÉLANGÉ A CES COURSES DE CLOCHER QUI ANIMAIENT NOS FÊTES ET QUE VOUS RETROUVEREZ DANS LES LIGNES CI-DESSOUS ÉCRITES L'AN PASSÉE. RAYMOND CHAMINAUD APPARTENAIT A UNE GRANDE FAMILLE DE CYCLISTES LIÉE A CELLE DES BRUN DE MAREUIL SUR BELLE.
- A SA FAMILLE ET A JEAN-FRANÇOIS, "RÉTRO VÉLO DORDOGNE" EXPRIME SES SINCÈRES CONDOLÉANCES.
Raymond Chaminaud repose désormais au cimetière de Mareuil sur Belle.
Palmarès connu de Raymond Chaminaud (Source Michel Delugin)

1950 - Mussidan - 1° Terrasson  (2° René Montagut) - 1° Bourgnac (2° Jean Inizan).

1951 - Montpon - 1° St Médard de Mussidan (2° Max Peyssard).

1952 - (CA Ribérac) - 1° Lanouaille - 2° Lisle (1° Gourmelon) - 4° Ribérac (G Prix des Artisans 160 km 1° Michel Brun) - 6° G Prix La Filolie (1° Dihars).

1953 - (CA Ribérac) - 1° G Prix des Fêtes de St Aulaye - 1° G Prix de Audrix - 1° du Prix de Passirac (16) – 1° à St Vincent Connezac – 1° Prix des fêtes de Montpon (devant Barquero) - 1° à Rouffignac - 1° à Aubeterre - 2° du prix des Artisans à Ribérac (1° Montagut) - 3° à Javerlhac (derrière Rippe et Montagut).

1954 - ( CA Ribérac) - 1° de la 3° course de classement à Ribérac - 1° G Prix de la Couronne 170 km (2° Hervé Prouzet) - 1° G Prix Luxor à Angoulème (2° Montagut) - 2° Championnat du Limousin des sociétés avec Losmède - Michel et Jacques Brun - René Boisdon - 3° G Prix Dony 210 km (1° Jacques Vivier - 2° Valentin Huot) - 3° Prix de Verteillac (1° Michel Brun) - 3° Prix d'Allassac (1° Prouzet - 2° Sabbadini) - 4° Prix de Nantiat (87) - (1° Marcel Guitard), 5° Chalais Montboyer (1° Michel Brun).

1955 - (CA Ribérac) - 1° Limoges Vigenal (2° René Dufour) - 1° du VI° circuit de Cellefroin (16) - 2° Cubas (1° André Bernard) - 1° Prix de Châteauneuf (16) - 1° à Château Garnier (2° Lemaître), 2° G.Prix de Mussidan 140 km (1° Michel Brun) - 2° Prix des fêtes de Verteillac (1° Jacques Brun) - 3° Domme - 4° Cussac (87) - 5° G Prix Allassac - 5° Prix Lapasserie à Périgueux (1° Cazala) - 6° Maisonnais Tadoire (1° Jacques Brun).

1956 - (CA Ribérac) 1° Dournazac (2° Achille Davanzo) - 3° St Martial de Valette (1° Pierre Beuffeuil), 4° Thiviers critérium professionnel (1° Gilbert Bauvin, 2° Conterno, 3° Bahamontès, 6° André Darrigade, 7° Charly Gaul).

CHAMINAUD RIME AVEC VÉLO ET SAINT-JEAN D’ATAUX

- Ce n’est pas un article de presse que vous allez lire aujourd’hui, mais le passage d’un livre que j’ai particulièrement apprécié. Car il évoque sur ce paragraphe repris, ce qu’était "le cyclisme de clocher" le vrai,  lorsque les gens de ma génération portaient des culottes courtes. Et comme d’une pierre on peut faire deux coups, il raconte aussi un passage de la carrière de Raymond Chaminaud - natif de Saint-Jean d’Ataux - père du coureur Jean-François que nous avons connu tour à tour à la Pédale Thibérienne, puis à l’EVCC Bergerac, avant qu’il ne s’exile en Charente, c'est-à-dire au Cyclo-Club de Vervant puis à l’Union Cycliste Aunis Rochelaise.
- Raymond Roucheyrolle et son épouse Huguette (les auteurs du livre en question) ont effectué une randonnée de La Rochelle à La Grande Motte. Tout le long de leur périple, ils racontent leur ballade mais aussi au fur et à mesure des régions traversées, la vie des gens qui ont fait l’histoire. Ce livre "Méli-Vélos" est préfacé par Jean Pitallier et a été édité aux éditions Cheminements. Un conseil : lisez le ou commandez le, vous ne serez pas déçu car il incarne la pratique cycliste dans le pur sens du terme. Sans plus attendre, je vous invite à lire ce paragraphe qui se situe lors de la 3° étape de leur périple, c'est-à-dire de Aubeterre à Saint-Jean d’Ataux

Chaminaud Raymond

Raymond Chaminaud sur la cendrée du stade de Ribérac
à l’issue du contre la montre où il se classa 33° lors de la Route de France

 - "Un dernier coup de rein sur les derniers kilomètres au bitume ravagé par les engins de débardage et voici enfin le village de Saint-Jean d’Ataux tant attendu. Un endroit caché, à l’écart de la nationale, comme retiré du monde, un lieu que les cartes ne mentionnent que par obligation et dont les guides touristiques ne soupçonnent même pas l’existence. Et pour cause : trois ou quatre maisons, la mairie, une église, un cimetière, une école fermée depuis plus de 40 ans, pas un café, pas un commerce, le genre d’endroit que le temps semble avoir figé pour mieux le préserver. Une petite oasis perdue dans la forêt, où j’aime venir me ressourcer et dont rien, hormis le Tour Cycliste du Canton de Neuvic, ne semble pouvoir altérer la quiétude. Une épreuve haute en couleurs, désormais réputée grâce au dynamisme du maire de ces lieux et aux efforts de la JSA de Saint-Astier, qui rassemble sur son parcours tourmenté un redoutable plateau d’élites et de néo-pros qui filent comme des flèches, trois heures durant pour percer au plus haut niveau, et dans laquelle le talentueux Stéphane Reimherr du Cyclo-Club Périgourdin est désormais devenu la cible sur laquelle s’acharnent ses compagnons de route.
NDLR : L’étape de Saint-Jean d’Ataux n’est pas du au hasard, mais par le simple fait que l’auteur est natif de ce village et plus exactement de la Veyssière, un gros hameau situé sur la RD 709 entre Ribérac et Mussidan.

 - Rien d’étonnant que ce petit coin de la Double du Périgord ait vu naître un de ses tout meilleurs cyclistes des années cinquante. Je veux parler de Raymond Chaminaud qui inspira de belles envolées à quelques reporters sportifs, spécialistes du cyclisme comme Angel Laligne de la Charente Libre et Claude François du Populaire du Centre. Un petit gabarit, pétri de classe et qui fit justement ces premières classes sur ces mauvaises routes dont la plupart n’étaient pas encore bitumées. Des routes aux pourcentages terribles en certains endroits, comme la côte de la Maligne, celle de Puycrollet et celle des Granges de Magentou. Des grimpées à 18% sur trois ou quatre cents mètres qui vous font exploser le cardiomètre en moins de deux.
- Il n’a rien oublié de ce temps-là Raymond Chaminaud. Son enfance durant la guerre où la ferme de son père servit maintes fois de cache et d’entrepôt à la Résistance. Le hold-up du siècle en gare de Neuvic toute proche, où un groupe de résistants commandés par le mystérieux Krikri firent irruption dans la ferme paternelle juste après avoir délesté un train de son pactole de 2,8 milliards de centimes et dont plus personne en devait en entendre parler. Il n’a pas oublié de même les bancs de l’école avec Mlle Dutreuil, la jeune institutrice de Saint-Jean d’Ataux nouvellement nommée, les travaux des champs, de la vigne, les coupes de bois l’hiver dans les taillis de la Siboutie, son premier vélo acheté de ses propres deniers, ses sorties d’entraînement que son père n’appréciait que modérément, sa première licence à Mussidan, ses premières courses dans les villages des environs et ses premières victoires dont celle de Chantérac. Une épreuve où il se présenta sur la ligne de départ chaussé d’espadrilles et terriblement impressionné par un bataillon de musclés aux jambes finement rasées et luisantes d’huile qui se révélèrent totalement impuissantes à rester dans sa roue.

 LA FÊTE ET LES COURSES DE CLOCHER

 - Des courses qui empruntaient parfois des routes de gravier à peine dignes de nos pistes forestières de maintenant et qui se déroulaient durant les fêtes des villages. Car un village ne pouvait ne pas avoir sa fête et une fête sans course, cela n’aurait eu guère de sens à cette époque, un peu comme si on avait oublié de prévoir un manège ou de dresser un bal. Des épreuves d’une grande intensité où la population des alentours venait communier en masse, dans une ferveur unanime, autour des gars du pays se mesurant aux meilleures pointures régionales. C’était le temps des retrouvailles dominicales, celle de la grande famille cycliste convergeant de tous les points de la région, parée de maillots bariolés affichant ostentatoirement les couleurs des clubs portées par des jeunes pleins d’appréhension pour leurs premiers engagements, des vieux briscards la jouant détachée, des favoris à la mine concentrée, des copains s’échauffant en groupe et disséminées tout au long du circuit, aux points stratégiques de préférence, des grappes de spectateurs et, près de la banderole, des pères anciens coureurs pour la plupart, briefant une dernière fois le fiston avant le départ, des épouses qui n’étaient pas les dernières à donner de la voix, des mères de famille fermant les yeux au moment le plus périlleux, celui du sprint final où il faut savoir jouer des coudes à 60 à l’heure au ras des balustrades, et des sœurs qui n’avaient d’yeux que pour le copain du frère. Des après-midi de jubilation et d’excitation derrière les barrières où s’agglutinaient au plus près de l’arrivée les dirigeants, les proches, les initiés et les mordus, avec chaque passage procurant son lot de sensations, d’espoirs ou de désappointement et faisant monter la fébrilité, autant dans le public que dans le peloton, lequel surgissait parfois serré en masse, parfois étiré en file indienne à la poursuite des échappés, tandis que les malchanceux à l’arrière s’épuisaient à revenir et que les derniers lâchés abandonnaient, les uns trahis par la mécanique, les autres asphyxiés par la chaleur ou parfois victimes de leurs jambes trop molles ce jour-là ou d’une mauvaise chute. C’était la belle époque du vélo, celle du "cyclisme de clocher" où l’exode rural n’avait pas encore saigné les campagnes et où les gars des comités des fêtes retroussaient les manches et enfilaient le cuissard.
- "Calme, souriant, sympathique, bon camarade, coureur intègre et consciencieux, bon grimpeur, excellent rouleur, bien stylé dans l’effort", la presse régionale, dont l’Echo du Ribéracois, l’hebdomadaire toujours en verve des vallées de l’Isle et de la Dronne, ne tarit pas d’éloges au sujet de ce Chaminaud qui en étonne plus d’un par son talent et sa modestie. A l’issue de quelques années au Racing-Club Mussidanais, le club de ses débuts et un passage au Cyclo-Club Montponnais, il rejoint au CA Ribérac son copain Michel Brun qui fait jeu égal avec les professionnels et collectionne les podiums dans les roues d’un Jacques Vivier, comme dans le Tour du Cantal en 1951, ou d’un Jean Robic, comme dans le Bol d’Or des Monédières en 1953, l’année où il aligne deux victoires d’étapes sur la Route de France. Un duo est né, surnommé par le milieu "la paire gagnante", une complicité dans l’effort qui vaudra à notre jeune espoir une sélection méritée dans l’équipe du Limousin pour la 4° édition de la Route de France, celle courue en 1954.
NDLR : Cette équipe comprenait Gilbert Empinet (Brive), Eugène Fourgeau (VC Nontron), Yves Gourd (AS Eymet), Lambert (Guéret), René Montagut (VC Nontron), Jean Riou (Tulle) et Raymond Chaminaud (CA Ribérac).

CHAMINAUD Route de France (Yves Gourd)

Une partie de la sélection du Limousin de la Route de France, avec de gauche à droite
Yves Gourd (AS Eymet), Gérard Empinet (UC Brive), Raymond Chaminaud (CA Ribérac),
puis couvert d’une casquette le directeur sportif de l’équipe Rochet.

- Une bien belle épreuve que cette compétition aujourd’hui disparue et organisée à l’époque par le magazine "Route et Piste" dirigé par Jean Leulliot. Elle regroupait cette année-là 112 coureurs répartis en 16 équipes, recrutés dans les rangs des meilleurs amateurs français et étrangers : 1570 kilomètres à parcourir en dix étapes, de Dinard à Agen, avec un crochet à Auch et Montréjeau et une escale à Ribérac.
NDLR : La Route de France était réservée aux meilleurs amateurs français et étrangers de moins de vingt-cinq ans et ils étaient limités par ailleurs à un braquet de 50x15.
- C’était le cinquième jour, lors du contre la montre individuel Angoulême-Ribérac : 57,5 kms à parcourir sur des routes particulièrement vallonnées, avec arrivée sur le stade municipal (notre photo) commentée par le célèbre Georges Briquet sous les feux de la télévision française qui était venue planter ses caméras sur la cendrée. Le lendemain était encore jour de fête, lors de l’étape Ribérac-Nérac, en particulier jusqu’à Mussidan, où tout au long de la bonne vieille nationale 709, les deux enfants du pays, Raymond Chaminaud dossard n° 80 et René Montagut dossard n° 84 déboulaient sur leurs terres, détachés devant le peloton afin de mieux savourer les vivats de la foule et les encouragements de la famille et des amis.
NDLR : Partis d’Angoulême, ce contre la montre passait par Le Boisseau, Dignac, La Rochebeaucourt, Verteillac, Bertric-Burée, La Borie et Ribérac (arrivée sur la cendrée du stade). Raymond Souron (Bretagne) gagnait le chrono à Ribérac en 1h39’07s, 2. Robert Cazala (Guyenne) à 1’16s, 3. Riolfo à 2’34s, 7. Montagut à 4’08s. Au classement général le leader était toujours l’Angevin André Hammeau à l’issue de ce chrono, mais après la traversée des Pyrénées, le vainqueur de cette édition qui se terminait à Agen, n’était autre que la Parisien Nicolas Barone.
- Même s’il ne gagna rien sur cette épreuve, Raymond Chaminaud termina néanmoins meilleur coureur de l’équipe du Limousin et donna rendez-vous à tout son monde pour son sacre de la saison, la semaine suivante. C’était au Grand Prix de La Couronne, haut lieu de la cimenterie française, dans la banlieue d’Angoulême, un dimanche de la   Saint-Jean. Une épreuve qui regroupait les meilleurs régionaux et nombre de professionnels qui avaient fait l’impasse du Championnat de France. Cent cinq participants au départ, une pléiade de gros bras comptant quelques Tours de France à leur actif, comme Diot, Tonello, Sitek, Decaux, Rouer, Barbotin, Coste, Prouzet, Vivier... Rien que du beau monde. Pierre Michel, équipier de Francis Pélissier, y était donné favori par l’envoyé spécial du quotidien l’Equipe, alors que Jacques Vivier tenait la corde chez les observateurs régionaux. Sans oublier quelques belles pointures comme Barès, vainqueur de la Route de France en 1953 et l’inévitable Michel Brun.
NDLR : C’était le 8° Grand Prix de la Saint-Jean ouvert aux professionnels, aspirants, indépendants hors et toutes catégories. Trophée le" Nil" et "Gibbs" (deux vieilles maisons de la ville). L’édition précédente (celle de 1953) avait était gagné par Gino Bisetto (Fumel) devant Sitek (Paris) et Bussemey (Clermont). La dotation s’élevait en 1954 à 218 000 francs de prix et de primes, une raison sur la qualité du plateau présent, malgré le Championnat de France qui se disputait le même jour à Montlhéry et gagné par Jacques Dupont devant Varnajo et Molinéris.
- Un circuit de 42 kilomètres à boucler à quatre reprises sous une canicule d’enfer, une interminable succession de montées et de descentes qui ne tardèrent guère à causer de sérieux ravages dans les troupes usées autant par la chaleur que par les chasses à répétition, lorsqu’à 20 kms de l’arrivée, Raymond Chaminaud, profitant d’une hésitation du peloton, surprit tout son monde par un démarrage meurtrier qui lui procura jusqu’à deux minutes d’avance. Un temps tout juste suffisant, qui ne cessa de fondre au fil des kilomètres, comme le goudron sous ses roues qu’il propulsa en vainqueur, sur la ligne d’arrivée où il termina détaché, sous les acclamations du public et en particulier celle de la jolie Jeanine Brun, la sœur de son copain, venue à vélo depuis Mareuil sur Belle assister à son triomphe.

Marsaneix 1983

Jean-François Chaminaud (19 ans) fils de Raymond sous le maillot de la Pédale Thibérienne

NDLR : Beau passage de cet ouvrage que Rétro Vélo Dordogne aime présenter, car il respire et il incarne le cyclisme tel qu’on le conçoit et qu’on ne vit plus ainsi... Pour la petite histoire Raymond Chaminaud remportait l’épreuve sur cycle Rochet après 175 kms de course parcourus en 4h28’55s, 2. Hervé Prouzet (Agen) à 15 secondes, 3. Michel Tombelaine (Limoges) à 20s, 4. Rouer (Paris), 5. Diot (Paris) etc...
- Pour information Jean-François le fils de Raymond a bien débuté à la Pédale Thibérienne, puis à l’EVCC Bergerac. Je pense qu’il est ensuite parti deux années au Stade d’Auxerre avec Laurent Mazeaud. Puis retour en Charente avec le CC Vervant et l’UCAR. Ensuite il s’est installé comme consultant dans une société sportive, entraînant notamment l’équipe de Vendée U qu’il conduisit au titre de Championne de France par équipe du contre la montre entre 1995 et 1997. Jean-François a gagné des courses de clocher comme celle de Mensignac, Torsac, Saint-Germain des Près en 1982, mais il a de même terminé 2° du championnat d’Aquitaine juniors en gagnant le contre la montre. En 1983 il enchaîne avec le CLM du Prix du Muguet à Saint-Astier, puis Saulgond, Brugéras, Saint-Martial de Valette et Saint-Laurent des Bâtons. En 1985 après son service militaire, il gagne à Lanouaille, Verteillac et Cendrieux. En 1987, grande victoire au Tour du Bas-Rhin, puis en 1989 il remporte l’épreuve de Lalande Fronsac. Son palmarès est certainement encore plus fourni mais pour l’heure Rétro Vélo Dordogne ne donne que celui qu’il possède...

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – RAYMOND CHAMINAUD © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

19 janvier 2020

PIEGUT PLUVIERS - Palmarès cycliste

ÉPREUVE REINE DU NORD DE LA DORDOGNE

- Chef lieu de canton du Périgord Vert, Piégut a longtemps respiré avec le Limousin tout proche. C’était un rendez-vous incontournable pour les coureurs qui sont venus batailler le premier week-end situé juste après le 7 septembre, ceci lors des traditionnelles fêtes. Le cyclisme à Piégut a existé de tous temps. D’ailleurs un de ses enfants a effectué le Tour de France. Il s’agit de Jean Mouveroux (licencié au CC Périgourdin) qui a couru le Tour de France en 1928 en se classant 21° (groupe Elvish-Fontan Wolber). Avec lui, Laval et Calmette qui ont porté très loin les couleurs de notre Dordogne, dans cette même édition. Plus loin que Piégut, se situe à Miallet, une des grandes vedettes de la région. Vous l’avez connu, il s’agit d’André Commerie qui avait écumé toutes les épreuves de cette contrée lors de l’après libération.

Piègut 1965

Delort vainqueur en 1965 et dans le cartouche Gabard, son second

- Pour l’heure revenons à Piègut et à son Grand Prix qui s’est achevé en 2002. Dommage, car on était bien reçu dans ce village qui aimait plus que tout le cyclisme. J’y suis allé bien souvent, avec Michel Dutertre avec qui j’ai passé de très bons moments dans ce Pays Nontronnais. Tour à tour, la Pédale Faidherbe, le CC Périgourdin, l’UC Nontronnaise, puis le Cyclo-Club Pédale de Nontron ont assuré l’organisation. Ce dernier club a également mis en place une nocturne en juillet. Et puis il y avait un semblant de rivalité avec une commune voisine, Augignac en l’occurrence. Même catégorie de coureurs à Piègut comme à Augignac, mais petite rivalité vis-à-vis du montant des primes, de la qualité de l’organisation et surtout du plateau de coureurs venus prendre le départ. Il est bien sur difficile de dresser un inventaire précis de cette épreuve. Comme partout ailleurs, on ne peut pas trouver la totalité des résultats. Il existe pourtant une solution, notamment en fusionnant les palmarès des coureurs avec ceux des épreuves, mais ce n’est pas toujours évident. Mis à part ce petit souci, vous verrez tout de même que son palmarès compte de très grands champions..., avec notamment six prix gagnés par les frères Valade...

piegut Samy à Piègut

Victoire de Daniel Samy en 1973

Palmarès connu : 1923 Paul Chabaud (Abjat), 1923 Monroy (épreuve vitesse), 1924 Paul Chabaud (Abjat), 1925 Paul Chabaud (Abjat), 1929 Fernand Mazaud, 1946 André Commerie (Pédale Faidherbe), 1947 et 1948 : non trouvé, 1949 : Stanislas Urbaniak (UCAP Angoulême), 1950 Jacques Vivier (CA Ribérac), 1951 : André Dupré (Stade Foyen), 1952 : Robert Suire (Guidon Manslois), 1953 : Jules Pineau (US Montauban), 1954 : Georges Tombelaine (UV Limousine), 1955 Jacques Pras (Montbron), 1956 : Jo Bianco (UCD Villeneuve), 1957 : Robert Pallu (Jarnac Sports), 1958 : Jo Bianco (UCD Villeneuve), 1959 : Raymond Poulidor (AC Creusoise), 1960 Guy Epaud (Royan), 1961 Jean Ricou (Royan), 1962 Claude Mazeaud (UV Limousine), 1963 Roger Darrigade (US Dax), 1964 Bernard Champion (VC Cholet), 1965 André Delort (US Andernos), 1966 Daniel Samy (CRC Limoges), 1967 Roland Berland (VC Luçon), 1968 Adrien Fantino (CC Marmande), 1969 Claude Mazeaud (CC Lindois), 1970 Lebreton (ASPTT Nantes), 1971 Alain Bernard (US Bouscat), 1972 Jean-Marie Valade (EC Foyenne), 1973 Daniel Samy (Saint-Eloy les Mines), 1974 Jacques Pitard (US Pons), 1975 Patrick Audeguil (Pédale Tonneins), 1976 Jean-Marie Valade (EC Foyenne), 1977 Didier Dupuis (Couhé Vérac), 1978 Ledain (Anthony Berny Cycliste), 1979 Bernard Dubost (VC Bergerac), 1980 Philippe Berron (VC Leroy-Somer), 1981 non trouvé, 1982 Michel Fedrigo (CC Marmande), 1983 Jean-Marie Valade (EC Foyenne), 1984 Eric Valade (EC Foyenne), 1985 Eric Valade (EC Foyenne), 1986 Patrick Audeguil (UC Villeneuve), 1987 Eric Valade (EC Foyenne), 1988 Jean-Pierre Godard (AC Boulogne Billancourt), Pascal Perrocheau (UC Saint-Léonard) en nocturne, 1989 Jean-Claude Daragnès (Guidon Saint-Martinois), Thierry Maurel (AC Ceyssinet) en nocturne, 1990 Philippe Escoubet (Cycle Poitevin), Jean-Louis Martineau (AC Nersac) en nocturne, 1991 Bruce Péan (VC Dinan), Jean-Jacques Soulard (AS Enghien) en nocturne, 1992 Vincent Comby (US Créteil), 1993 Pascal Peyramaure (AS Mantes), 1994 Pascal Peyramaure (CA Mantes), 1995 Grégory Pérez (UC Châteauroux), 1996 René Leroy (AC Bon Encontre), 1997 Pierrick Fedrigo (CC Marmande), Victor Melchior (RC Mussidan) en nocturne, 1998 Olivier Bossis (AC Bressuire), Aurélien Bonnélie (ASPTT Périgueux) en nocturne, 1999 Nicolas Brachet (CRC Limoges), Jordan Caillaud (CC Périgueux) en nocturne, 2000 Patrice Peyencet (CC Périgueux), Jean-Yves Béneyrol (CCP Nontron) en nocturne, 2001 Michel Dupuytren (CRC Limoges), Philippe Mondory (UV Angérienne) en nocturne, 2002 Mariusz Biliewski (AC Bon Encontre).
NDLR : le prix des fêtes de septembre était ouvert aux toutes catégories, les nocturnes quant à elles constituaient la chasse gardée des 3° et 4° catégories...

Piègut 99

Ci-dessus le protocole de Piègut en 1999 avec Nicolas Brachet (maillot Groupama), vainqueur.
Il était quelque peu l’enfant du pays. Longtemps licencié au CCP Nontron le club organisateur,
il avait franchi le pas en accédant en 1° catégorie, ce qui l’avait décidé à partir au CRCL
pour parcourir les grandes épreuves.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – PIEGUT PLUVIERS © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

28 janvier 2020

DIX ANS QUE JEAN-RENÉ VILLECHANOUX NOUS A QUITTÉS

ET DERRIÈRE LUI, LE PELOTON
DES DISPARUS DU CYCLISME  GROSSIT

- 28 janvier 2010-28 janvier 2020, une décennie déjà que notre speaker a quitté notre monde. Et depuis son départ dans les étoiles, c’est fou ce que notre société a changé. Pas en bien, certes ! Mais avouons tout de même qu’en dix ans, il se passe beaucoup de choses. Un monde devenu fou, un monde malade, une planète agonisante, bref une situation si alarmante, que pour nous les anciens, nous n’avons plus peur de mourir... Nous avons plutôt peur de l'avenir...
- Nous avons vécu mon cher Jean-René une année 2019 dramatique. Toi l’amoureux de la nature, je ne te dis pas ce qu’elle a pu souffrir avec des températures sahariennes qui ont asséché les étangs de la Double, tout comme les rivières et les cultures. Elle n’était pas belle à voir l’Isle sur le pont de Saint-Front de Pradoux. Une catastrophe écologique pour laquelle rien ne se fait et ce n’est pas fini...
-  Mis à part le Tour de France, le cyclisme ne nous a pas laissé de souvenirs impérissables. Seul le Tour du Limousin a mis un peu d’ambiance, mais avec la chaleur accablante, le public n’a pas été au rendez vous comme au temps jadis. Quant au cyclisme de clocher, il est agonisant. Prépare lui une place au paradis, car c'est lui qui nous a donné cette passion et ce plaisir de vivre...
- Voilà dix ans déjà que tu nous a laissés. Toi le farceur tu n'avais pas trouver mieux que de te retrouver à "Saint-Barth", pour y reposer définitivement. Saint-Barth ! oui, mais Saint-Barth de Bellegarde, ce qui est une autre destination pas très paradisiaque. Putain, je me souviens de ta cérémonie. On s'est caillé devant l'église en attendant ton arrivée qui ne venait pas... allez savoir pourquoi ? Certainement que c'est toi encore mon cher Jean-René, qui avait dû monter un coup pour nous faire glander sous un froid sibérien. Car c'était ta spécialité que celle de réaliser des mises en scènes inattendues. Donc pour tes obsèques, on a eu droit encore à une sorte de show, soit du vrai Villechanoux...
- En ce moment le pays manifeste pour les retraites. Moi je pense que quoiqu'il arrive, les jeunes ne verront pas cette retraite, mais une fin de l'humanité, ce qui constitue une autre perspective. Les gens s'extasient devant les couchers ou les levers de soleil avec de belles images, mais le drame c'est que ces couleurs aussi agréables soient elles, sont en faits les traces d'une pollution grandissante selon les spécialistes de la météolorogie. 
- Cerise sur le gâteau de cette période sombre, on va être confronté à une épidémie planétaire dont à l'heure actuelle, on ignore les conséquences. Voilà pour ce  qui est l'ambiance de notre univers. Un monde des vivants en pleine souffrance... J'ai même oublié de te dire que notre POUPOU est parti aussi dans les étoiles, mais ça tu as du t'en rendre compte pour aller lui en serrer cinq !

Villechanoux story

- Quand tu nous a quittés tu es parti rejoindre des gens comme Jean-Marie Defix (Président de l’Asca Bergerac), Jean-Serge Calmette (président de l’UC Montpon et ancien coureur), Marcel Counord (président de l’UC Montpon et commissaire national), Maurice Jouault (ancien coureur et speaker international), Lucien Leduc (président du CC Sarlat), Laurent Olivier (ancien coureur de Saint-Astier), Henri Martin (ancien coureur et secrétaire du RC Mussidan), Augustin Lissandreau (ancien président du CA Ribérac cyclisme), Paul Chabaud (ancien coureur, vélociste et président de la Pédale Nontron), Jean-Claude Daunat (coureur professionnel originaire de Villetoureix), Jean-Christophe Arretche (ancien coureur de Cyclisme 24), Claude Troubadis (secrétaire de la JS Astérienne), Marc Thomas (speaker de l’EC Ribérac), Jean-Paul Loubriat (coureur du Guidon Sarladais), Didier Nicolas (président du comité des fêtes de Léguillac de Cercles),André Delteil (secrétaire du Prigonrieux Guidon-Club), Marie-André Védrenne (secrétaire de l’UC Nontron), Charles Verdier (ancien coureur et dirigeant du CC Périgourdin), Mélanie Boivineau (coureure du CC Périgourdin), Henry Boucher (coureur et trésorier de la JS Astérienne), Fernand Boucher (ancien président du CC Périgourdin), Pierre Siméon (président de la Pédale Faidherbe), René Cabanat (dirigeant du CC Montpon), Jean-Noël Arfeuille (trésorier de l’AS Eymet), Lucien Deville (passionné du cyclisme à Nontron), Bernard Delpeuch (dirigeant de l’UC Montpon), Albert Chaussade (vélociste et secrétaire du RC Mussidan), Marc Le Moil (trésorier et président de la Pédale Faidherbe), Titi Cheutin (dirigeant de la Pédale Faidherbe), Marcel Montagut (ancien président de la JS Astérienne), Yves Berger (coureur du CC Lindois), Jean Vidal (coureur du CC. Lindois), Marius Duteil (coureur du CA Ribérac et du CC Périgourdin), Claude Mousseau (coureur du VC Nontron), Yves Gourd (coureur de l'AS Eymet).
- Et depuis ton décès début 2010, d’autres sont arrivés dans ton univers. C’est le cas de René Montagut(ancien coureur de Ribérac), Florent Sentucq (ancien coureur du CC Périgourdin), Dominique Arnaud (ancien professionnel ami de notre Dordogne), Georges Boussat (speaker des courses de Dordogne), Francis Duteil (double champion de France amateurs),Joël Deffreix(coureur cadet du SA Mussidan), Bernard Sautier (ancien de la Pédale Faidherbe), Henri Mercier (commissaire du CC Lindois), Bruno Lagarde (Coureur du CCP Nontron), Claude Berthier (dirigeant de l’AC Ménesplet), André Daix (ancien coureur du RC Mussidan), Claudette Vergnes (dirigeante du VC Monpazier), Claude Michaux (chronométreur international du VC Bruilhois), Thierry Dupont (ancien coureur Saint-Astier), Marino Vérardo (coureur du CC Marmandais de très grande notoriété), Lucien Sautier (coureur du CC Périgourdin), Jean Auber (commissaire du CC Lindois), Gaston Meynard (ancien président du Prigonrieux Guidon Club), Francis Gras (coureur Montponnais), Alain Brunel (dirigeant du Team Féminin 24), Raymond Boisseau (président du CC Mensignac),Claude Rebière (dirigeant du CC Périgourdin),Serge Gorse (dirigeant du VC Monpazier), Marcel Mallemanche (ancien coureur de la Pédale de Nontron), Henri Gouly (ancien président de la JS Astérienne),Henri Dumoulin (président du comité des fêtes d’Augignac), François Siniscalchi (ancien coureur Marseillais), Edouard Audibert (ancien coureur du Périgord), Christian Grimald (sonorisateur des courses cyclistes), Georges Boyer (ancien coureur du CC Périgourdin), Sébastien Bordes (connu en Dordogne pour ses succès dans nos grandes épreuves), Jacques Martin (président du SA Mussidan), Jacquot Chinour (signaleur de la JS Astérienne), Gilbert Cuménal (ancien président du CC Périgourdin et ancien speaker), Jacques Sciozard (ancien président du CC Montpon et commissaire de course), Serge Lissandreau (ancien coureur de Dordogne natif de Ribérac), Serge Mutel (ancien médecin du RC Mussidan), Alex Boucher (ancien coureur du CC Périgueux-Dordogne), Joaquim Serrano (ancien président de l’AC Bergerac), Pierre Besse (ancien coureur du Guidon Sarladais), André Morel (ancien maire d’Abjat et ami des cyclistes), Marcel Le Cocguic(ancien speaker de Sainte-Alvère), Pierre Andrieux (dirigeant du VC Monpazier), Norbert Bougon (ancien de Bordeaux-Arcachon), Valentin Huot (ancien Tour de France, originaire de Creyssenssac), Patrick Delmonteil (coureur de l’EVCC Bergerac), Philippe Vergnal (ancien coureur du Guidon Terrassonnais), Jean-Claude Bernard (speaker de l’UFOLEP 24), Armand de las Cuevas (ex-pro et vainqueur de nombreuses épreuves en Dordogne), Angel Barquero (ancien champion du RC Mussidan), Georges Dupré (ancien coureur du CC Lindois), Jean Ricou (ancien vainqueur de Bordeaux-Périgueux), Marie-Madeleine Paul (trésorière du CC Périgueux-Dordogne), Felice Gimondi (a couru des critériums pros d’antan en Périgord), Michel Lafagne (coureur de la Pédale Faidherbe et de l’UC Montpon), Jean-Claude Védrenne (ancien président de l’UC Nontron).
- Ça commence à faire du monde, et ce n’est pas fini mon cher Jean-René. Quand je pense que dix ans sont déjà passés, j’en ai le frisson... Un jour ce sera notre tour. J'espère qu’il restera de la place, sinon à défaut, soit gentil de nous en réserver une belle et proche de toi. Une place de quatre, pour taper le carton comme du temps de Poulidor.

Quelques liens sur les lettres adressées à Jean-René :
- Six ans déjà !
- Lettre à Jean-René (2017).
- Lettre à Jean-René (huit ans déjà !)
- Lettre à Jean-René (neuf ans déjà !)

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - JRV DIX ANS DEJĀ © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

16 février 2020

GOUR DE L’ARCHE - PALMARES

UNE COURSE DE QUARTIER A PÉRIGUEUX

- Le Gour de l’Arche à Périgueux, vous connaissez tous ! Mais pour ceux qui ne sont pas de la région, c’est le quartier le plus à l’Ouest de Périgueux, installé juste à la périphérie de la route d’Angoulême. C’est en même temps une ancienne cité avec ses immeubles HLM qui vivait au rythme de sa fête du mois de juillet et de sa course, du moins quand celle-ci figurait sur le programme. D’après mes recherches sur la presse d’antan, la première course du Gour de l’Arche date de 1960, l’année où Henri Bogdan l’a gagnée. C’est curieux, ce coureur je l’ai rencontré voilà huit jours à la foire de Brantôme et nous avons comme de bien entendu discuter vélo. Car la saga des Bogdan, c’était celle d’une fratrie de trois garçons, d’origine polonaise, qui pratiquait le cyclisme au Cyclo-Club Périgourdin du Président Leygues. Toute une époque... Pour revenir à la course du Gour de l’Arche, celle-ci a été organisée d’abord par le Cyclo-Club Périgourdin, puis à compter de 1987 par la Pédale Faidherbe.

- Je me souviens de l’édition 1993. J’avais à cette époque, un de mes coureurs de Cyclisme 24, qui quittait la garnison pour rentrer dans une grande école. Pour me faire plaisir, il voulait gagner ici, juste avant son départ. Mais ce jour-là, un homme allait renverser son rêve. C’était Michel Lafagne (alias le lion) qui allait devenir le vainqueur. Bien sur que j’ai été déçu, mais dans le fond c’était une excellente conclusion, car au moins cela prouvait que la course n’avait pas été achetée. Et pour Lafagne, gagner une fois de plus et à 53 ans, il fallait le faire... D’ailleurs notre lion, en avait gagné pas mal. Non seulement à la FSGT, mais aussi en FFC (1987 : Neuvic, Périgueux le Toulon, Cadaujac, Nocturne de la Trinité à Ribérac, La Chapelle Faucher, Faye, Saint-Victor, Chamiers, Cherveix-Cubas), 1988 : Saint-Martial de Viveyrols, 1989 : Périgueux le Toulon, nocturne de Mareuil, 1990 : Bergerac-Naillac, 1991 : Calès, Périgueux le Toulon, Tocane, 1992 : Vanxains, 1993 : Gour de l’Arche, 1994 : Mareuil, etc... je ne les cite pas toutes... NDLR : Michel Lafagne s’est éteint en octobre 2019.

gour de l'arche

La victoire de Michel Lafagne en 1993 avec Raymond Sausin (2°) de Cyclisme 24

- Mis à part cette parenthèse, le cyclisme à Périgueux a longtemps vibré au rythme des fêtes de quartiers. Il y avait des courses, à Saint-Martin, aux 4 Chemins, à Campniac, à Vésone, au Toulon, au cours Fénélon, la Cité, à Saint-Georges, à la Combe des Dames et bien sur, sur les boulevards avec l’épreuve reine des 100 Tours. Ces 100 tours sont nés avant la deuxième guerre. Ceci lorsque le vélodrome du stade Lacoin a fermé. Les dirigeants avaient décidé d’emprunter les boulevards, à la place de la piste et de faire ainsi courir nos cyclistes sur ce même principe. Bien sur l’épreuve est ensuite devenue routière, ceci au fur et à mesure de l’évolution de notre société. Il y a eu aussi les prix des commerçants (Elvé, Thiéry, UNA, Lapasserie, Dony, Cycles Rebière, Restaurant Mounet, Saint-Rémy, Ardillier, la Gauloise, etc...) et des arrivées d’épreuves en ligne comme Bordeaux-Périgueux, Limoges-Angoulême-Périgueux, Tour de la Dordogne, etc..., sans oublier les Petit-Breton, les prix de la Libération, ceux des commerçants, etc...

gour 1989

Bruno Ribette premier au Gour de l'Arche en 1989

Palmarès connu : 1960 Henri Bogdan (CC Périgueux), 1964 Francis Duteil (CC Périgueux), 1972 Serge Daubisse (CC Périgueux), 1974 Bernard Metzler (CC Périgueux), 1975 Christian Dolhats (US Dax), 1987 Christian Top (Pédale Faidherbe), 1988 Michel Lafagne (Pédale Faidherbe), 1989 Bruno Ribette (CC Périgueux), 1990 Michel Thomasson (CC Périgueux), 1991 Jacques Daniel (Espérance Cycliste Sartrouville), 1992 Alain Castets (US Bouscat), 1993 Michel Lafagne (UC Montpon), 1994 Jean-Michel Sybiac (Pédale Faidherbe), 1995 Isidore Dudrat (CC Périgueux), 1996 Jean-Paul Truffy (Pédale Faidherbe), 1997 Jean-Luc Béneyrol (CCP Nontron), 1998 Cyril Zuchet (GC Bergerac), 1999 Jérôme Châteauraynaud (CC Périgueux).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – GOUR DE L’ARCHE  © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

26 janvier 2020

VALENTIN HUOT - SAISON 1956

 1956 CHEZ MERCIER AVEC ANTONIN MAGNE

1956 Circuit de l'Aulne Chateaulin

Vainqueur à Châteaulin lors du Circut de l'Aulne

- Revoir la saison 1955 de Valentin Huot.
- En 1956 Valentin Huot quitte Rochet pour aller chez Mercier dont l'équipe est dirigée par Antonin Magne. Avec leur maillot violet, quart de manche jaune, écusson BP, le groupe comprend 42 coureurs dont 34 professionnels, sans compter la filiale BP de Louison Bobet.

1956 Maillot Mercier

Composition de l'équipe : Pour la Belgique, Jean Adrienssens, Roger Baens, Charles de Baere, Alfred de Bruyne, Julien Schepens, Willy Truye, Martin Van-Geneugden.
Pour la France, Francis Anastasi, Ugo Anzile, Jean Bellay, Albert Bouvet, Stanislas Bober, Jean Dacquay, Robert Desbats, Armand Di Caro, Jacques Dupont, René Fournier, Pierre Gaudot, Bernard Gauthier, Pierre Gouget, Valentin Huot, Fernand Picot, René Privat, Raoul Rémy, Henri Sitek, Eugène Telotte, Isaac Vitré.
Pour les indépendants : Jean Anastasi, Jacques Berger, Pierre Beuffeuil, Jacques Bianco, Joseph Bianco, Hubert Colas, Michel Gonzalès, Jean-Marie Moujica.
Filiale Louison Bobet : Louis Bobet, Jean Bobet, Claude Colette, Claude Le Ber, Pierre Pardoën, Francis Pipelin, Antonin Rolland.

5 février 1956 - Le Mont-Agel (Critérium de la montagne).
1. José Gil (VC. Carces) en 1h05'53", 2. Meyzens (Hautes-Alpes) 1h06'49", 3. Vial (UC. Grenoble) 1h06'56", 4. Cruz (Hautes-Alpes), 5. Milano (ES. Cannes), 6. Lerda (PJ. Marseille), 8. Huot (Périgueux), 9. Bartolucci (ES. Cannes), 10. Cottilorda (ES. Cannes), etc

1956 Col de la Turbie 1° Monte Carlo

Col de la Turbie à Monte Carlo

5 mars 1956 - Grand Prix de la Montagne à Monte-Carlo.
1. Valentin Huot sur cycle Mercier, en 33'45" - nouveau record de l'épreuve, ancien record détenu par Jean Dotto en 34'04" en 1949, 2. Gil (Espagne) à 1'39", 3. Vial à 1'42", 4. Dotto à 1'48", 5. Cruz (Espagne) à 2'49", 6. Amaet à 2'59", 7. Bartolucci à 2'57", 8. Guévinet à 3'56", 9. Bovay (Suisse) à 4'05", 10. Bremeerch à 5'15".
"Avec le Mont-Agel et la Turbie qui composaient ce parcours, Huot n'a pas fait de détails sur cette épreuve où il a excellé jusqu'à battre le record de Dotto
."
16 avril 1956 - Circuit  Boussaquin.
1. Miguel Poblet (Espagne), les 137 kms en 3h29', 2. Elliot (Irlande), 3. Mirando, 4. Cohen, 5. Redolfi, 6. Chupin, 7. Costes, 8. Huot, 9. Meunier, 10. Gauthier, etc ...
22 avril 1956 - Le Mont-Faron.
1. Valentin Huot sur cycle Mercier pneus Hutchinson, les 5,6 kms en 18'02", 2. Bahamontes (Espagne) 18'03", 3. Charly Gaul (Luxembourg) 18'29", 4. Dotto, 5. Milano, 6. Savourian, 7. Gil, 8. Rostollan, 9. Baldassarri, 10. Loubière, etc …
"Belle partie de manivelles où l'espagnol Gil attaque dès le départ. Huot, Dotto, Bahamontès reviennent dans sa roue. A mi-parcours Dotto craque, puis revient en tête et essaye de décrocher ses adversaires.. Huot, transcendant, remonte à sa hauteur et décramponne le varois. Bahamontès contre attaque à 1,5 km de l'arrivée, mais malgré tous ses efforts ne parviendra pas à rejoindre Huot une fois de plus grand vainqueur en montagne.
18 juin 1956 - Paris-Limoges.
Disputé sous une pluie glaciale, Claude Le Ber remporte cette classique. A Razes, Huot était pointé à 4'00" de l'homme de tête. Autant dire que les carottes étaient cuites pour Valentin lauréat l'an passé. . Il terminera néanmoins à la 24° place. Derrière Le Ber termineront dans l'ordre, Darrigade, Quentin, Dolhats et Van Geneugden.

adversaires de Huot

Parmi les rivaux de Huot au cours de cette saison 1956 : de gauche à droite
Miguel Poblet, Claude Le Ber, René Privat et Pierre Beuffeuil

25 juin 1956 - Les boucles de la Seine.
1. René Privat les 298 kms en 7h28'27" sur cycle Mercier pneus Hutchinson, 2. Bobet à 23", 3. Ruffet, 4. Darrigade, 5. Dolhats, 6. Mignat, 7. Caput, 8. Groussard, 9. le peloton où figure Huot.
Du 5 au 27 juillet 1956 - 43° Tour de France( le Tour de France 1956 constitue un grand tournant de la carrière de Valentin Huot, car c’est cette année là qu’il a manqué de remporter le GP de la Montagne).
21 août - Prix de Meymac.
1. Valentin Huot, les 132 kms en 3h10' sur cycle Mercier, pneus Hutchinson, 2. Louis Bergaud, 3. Beuffeuil, 4. Belloc, 5. Colette, 6. Rascagnères, 7. Le Guilly, 8. Fernandez, 9. 10. Vivier, etc …
4 septembre 1956 - 20° Circuit de l'Aulne à Châteaulin.
1. Valentin Huot, les 150,7 kms en 3h59'55", sur cycle Mercier, 2. De Bruyne (Belgique) à 35", 3. Darrigade à 1'36", 4. Thomin, 5. Lavigne, 6. Buffet, 7. Carsentan, 8. Pipelin, etc …
" C'est sur le circuit du championnat de France que s'est couru cette épreuve où s'alignaient Bahamontès, Coppi, Gaul, Graf, Bobet, Hassenforder, Laurédi, Dupont, Huot, Caput, Anquetil, etc … Les mercier déclenchent l'attaque alors que Gérard Saint jusqu'alors brillant abandonne. Bobet, Huot, Dupont et de Bruyne se détachent. Le peloton où figurent Gaul, Darrigade et Morvan est à 30". Dans le final et fidèle à son habitude, Huot s'envole seul, …. vers la victoire !"
17 septembre 1956 - Critérium de Vergt.
1. Pierre Beuffeuil (VC. Saujon), les 120 kms en 2h55", 2. Sitek (Barsac) tous deux sur cycle Mercier pneus Hutchinson, 3. André Dupré (Bergerac), 4. Jean Gandin (Villeneuve), 5. René Prouzet (Agen), 6. Darrigade (Dax), 7. Gonzales (Bordeaux), 8. Hervé Prouzet (Agen), 9. Buzzi (Clermont), 10. Dolhats (Dax), etc …
"Difficile de gagner chez soi ! Valentin très soutenu par le public abandonna après une course très brillante où 70 coureurs sélectionnés s'étaient déplacés."
8 octobre 1956 – Hennebont.
1. René Fournier (Paris), 2. Prouzet (Agen), 3. Pelé (Nantes), 4. Kosec (Issoire), 5. Gilles (Saint-Brieuc), 6. Darnauguilhem (Bergerac), 7. Huot (Périgueux), 8. Cadou (Lorient), 9. Picot (Pontivy), 10. Audaire (Chantenay) etc …
Autres résultats
 : Vainqueur du GP de Plouay, 5° du GP des Nations, 8° du Championnat de France, 27° Milan San-Remo, 4° Tour de Corrèze, 10° Critérium National.
Attention, ces résultats et ces palmarès ne sont pas complets. Seuls sont reportés ceux qui ont été relevés sur la presse de l'époque. (Source : l'athlète du sud-ouest).

EN 1956, UN GP DE LA MONTAGNE MANQUÉ POUR SIX PETITS POINTS 

1956 Koblet, Huot et Bobet au pied du soulor en tête

Huot au pied des Pyrénées avec Bobet qui amène  Koblet dans son sillage

 Du 5 au 27 juillet 1956 - 43° Tour de France

Composition de la formation Sud-Ouest au départ du TDF : Philippe Agut, Pierre Beuffeuil, Albert Dolhats, Georges Gay, Robert Gibanel, Marcel Guittard, Valentin Huot, Maurice Lampre, Tino Sabbadini, Jacques Vivier. Directeur technique Paul Maye.
120 coureurs au départ soit douze équipes de dix coureurs.
1° étape - Reims-Lille (223 kms) : 1. André Darrigade (France) … 110° Huot.
2° étape - Liège-Lille - (217 kms) : 1. Alfred de Bruyne (Belgique) …. 106° Huot - 110° au général.
3° étape - Lille-Rouen (225 kms) : 1. Arrigo Padovan (Italie) …. 113° Huot - 111° au général.
4° étape Rouen (15 kms CLM) : 1. Charly Gaul (Luxembourg) …. 30° Huot.
4° étape - Rouen-Caen (125 kms) : 1. Roger Hassenforder (Ouest)….. 43° Huot - 108° au général.
5° étape - Caen-Saint-Malo (189 kms) : 1. Joseph Morvan (Ouest) …. 20° Huot - 107° au général.
6° étape - St-Malo-Lorient (192 kms) : 1. Alfred de Bruyne (Belgique) ...51° Huot - 107° au général.
7° étape - Lorient-Angers (244 kms) : 1. Alessandro Fantini (Italie) … 102° Huot - 107° Huot au général.
8° étape - Angers-La Rochelle (180 kms) : 1. Miguel Poblet (Espagne) … 53° Huot - 106° au général.
9° étape - La Rochelle-Bordeaux (219 kms) : 1. Roger Hassenforder (Ouest)... 97° Huot - 105° au général.
10° étape - Bordeaux-Bayonne (202 kms) : 1. Alfred de Bruyne (Belgique) … 17° Huot - 97° au général.
" Belle journée pour Valentin Huot qui quitte les dernières places du général de par sa performance. Il parvient avec Laurédi, Voorting, Impanis et Barbosa à rejoindre une échappée qui prendra jusqu'à 12 minutes d'avance sur le peloton. A Bayonne, les dix-sept hommes engagent le sprint qui profite au belge alors que Gerrit Voorting le hollandais, dépossède Roger Walkoviak de son maillot jaune. Désormais, le Tour est au pied au pied des Pyrénées, ce qui ne semble pas déplaire à Valentin Huot."
11° étape - Bayonne-Pau (255 kms) : 1. Nino Defilippis (Italie) … 10° Huot - 84° au général et 1° au MG. " Après Lourdes (198° km) il y a encore 19 coureurs en tête mais pas de Huot. Dans les lacets de l'Aubisque le groupe de tête s'amenuise. Bahamontès, Schmitz, Gaul, Walkoviak, Brankart et Meyzencq effectuent un formidable retour. Huot enfin réalise une escalade sensationnelle, passe tous ceux qui le précèdent, saute Bahamontès, Ockers et Meyzencq qui occupaient le commandement, et franchit en tête le sommet de l'Aubisque. A Bielle, à 28 kms du but treize coureurs se regroupent dont Huot. Meyzencq prit de fringale est lâché et c'est au sprint que l'italien Defilippis s'impose. Huot 10° est premier de GP de la montagne avec 10 points, devant Ockers 9 pts, Bahamontès 8 pts, etc …
12° étape - Pau-Luchon (130 kms) : 1. Jean-Pierre Schmitz (Luxembourg) … 5° Huot - 68° au général  "Au 22° km Huot s'en va avec Conterno, Sabbadini et Nolten à la poursuite de dix fuyards. Au 41° km seuls Nolten et Huot continuent leur effort. Au pied du col d'Aspin, à Sainte-Marie de Campan, Huot et Nolten accusent un retard de 1'17" sur la tête. Au sommet du col Defilippis précède Schmitz de 5", Ruiz est à 50", Morales à 1'01", Huot à 1'25" est 5° et récolte deux points au MG. Defilippis éclate et chute à Arreau (km 94). Peyresourde est attaqué et après de sérieuses passes d'armes, Schmitz passe en tête avec 2'40" sur Ruiz et Huot 3°. Dans la descente, Picot descend en bolide sans parvenir à reprendre Schmitz qui triomphe à Luchon devant Picot, Ruiz et Morvan. Valentin Huot est toujours leader du GP de la Montagne et remonte à la 68° place du général dont le maillot jaune est porté maintenant par le belge Jean Adriaenssens.
13° étape - Luchon-Toulouse (176 kms) : 1. Nino Defilippis (Italie) … 71° Huot - 66° Huot au général.
"Etape animée avec le col des Ares qui est franchit avec un peloton groupé amené par Monti. Dans le Portet d'Aspet Gaul passe en tête suivi de Huot à 4", Bahamontès à 7". Dans ces conditions Valentin reste un solide leader du GP de la Montagne et termine en roue libre jusqu'à la cité des violettes, accusant un retard voisin de 13 minutes sur le vainqueur du jour.

1956 PREMIER aUBISQUE

Huot franchit l'Aubisque en tête

14° étape - Toulouse-Montpellier (231 kms) : 1. Roger Hassenforder (Ouest) … 91° Huot - 73° Huot au général. "Cette étape de transition ne fait pas l'affaire de Valentin qui ralie Montpellier avec 22 minutes de retard".
15° étape - Montpellier-Aix-en-Provence (204 kms) : 1. Joseph Thomin (Ouest) - 85° Huot - 73° au général, toujours leader du MG. Wagtmans en jaune.
16° étape - Aix-Gap (203 kms) : 1. Jean Forestier (France) … 55° Huot - 73° au général. "Trois cols de 3° catégorie au programme de l'étape. Huot reste sur sa réserve, d'autant plus que Gaul et Bahamontès ne se sont pas montrés sur les sommets."
17° étape - Gap-Turin (200 kms) : 1. Nino Defilippis (Italie) …. 16° Huot - 63° au général et solide leader du GP de la montagne. Wagtmans toujours en jaune.
- "94 coureurs au départ de l'étape alpestre. D'entrée Rolland, Chacon, Barone et Robinson s'en vont. Au km 23, Barone, Robinson, Siguenza, Chaussabel, Clause et Mirando se groupent, rejoints plus tard par Dotto, Van der Pluym et Huot. Ce groupe de neuf sont poursuivis par Géminiani qui n'accuse plus que 50" de retard au pied de l'Izoard.. Au cours des seize kms de montée, le toit du Tour (2360 mètres) est franchi par Huot qui précède de 1'37" Bahamontès et Ockers. Viennent ensuite Walkoviak à  1'45", Gaul à 2'10", Adrienssens à 2'30", etc ….Dans la descente, Huot et une quinzaine d'hommes se regroupent. A Briançon Le Guilly part seul. Lors de l'ascension du Mont Genèvre (1854 mètres) , Huot et Gaul rejoignent Le Guilly. Le sommet est franchi par Huot, puis Le Guilly (2°) à 35", Gaul à 46", Bahamontès, Ockers, Walkoviak à 1'30". Gaul rejoint ensuite Le Guilly et Huot. Il attaque le col de Sestrière (altitude 2030 m) seul. Le luxembourgeois possède 3'10" d'avance sur Huot 2°. Derrière Bahamontès accuse 3'45", Ockers, Nencini, Wagtmans, Walkoviak, et Van der Pluym 4'30". Dans la vallée l'écart se raccourcit et des hommes parviennet à revenir vers la tête. A huit Kms Gaul est rejoint et ce sont seize coureurs qui se présentent à Turin. L'italien triomphe devant son public. Huot qui a réalisé une belle étape alpestre termine dans le même temps que le vainqueur. Avec 51 points Valentin précède au meilleur grimpeur Bahamontès qui totalise 37 points et Gaul qui en possède lui 36."
18° étape - Turin-Grenoble (250 kms) : 1. Charly Gaul (Luxembourg) … 45° Huot - Walkoviak maillot jaune.
- "Le Mont-Cenis, la Croix de Fer et le Luittel, les 94 recapés vont avoir du grain à moudre au cours de cette étape alpestre. Dès les premières rampes du Mont-Cenis l'aigle de Tolède s'envole et précède au sommet Van Genechten de 15", puis dans l'ordre Gaul, Huot, Lorono, Ockers, Meyzencq, Walkoviak, Adriaenssens et Bauvin pointés à 1'50". Après une série de duels Marigil passe la Crois de Fer devant alors que Huot passe en 9° position. Le col du Luitel sera fatal à notre Valentin. Toutefois, il conserve encore trois petits points d'avance sur Gaul et Bahamontès désormais à égalité de points."
19° étape - Grenoble-Saint-Etienne (173 kms) : 1. Stan Ockers (Belgique) … 7° Huot - 36° au général. "Une chute générale sème la panique dans les rangs du maillot jaune. Bauvin exploite la situation en partant devant. Mais Walko réagit et revient grâce au travail de ses équipiers. Le col de l'Œillon est franchi dans l'ordre par Bahamontès, Gaul, Ockers et Huot qui perd des points. Dans le col du Grand Bois Huot se trouve dans le groupe du maillot jaune, alors que Ockers est parti seul. Huot passera le col derrière ses deux rivaux et en 5° position. Le reste de la course n'a plus aucun intérêt. Gaul est devenu le nouveau leader de la montagne mais Huot réalise une belle opération à Saint-Etienne où il se retrouve 7° de l'étape et où il effectue un grand bond au général en occupant la 36° position. Dire qu'il était 105° à Bordeaux … On le voit, on le sent, Huot est un magnifique grimpeur. Dommage que l'attribution des points de la montagne n'est pas proportionnelle à la difficulté et à la catégorie du col ? En 1956 le vainqueur de l'Izoard marque 10 points, le second neuf points et ainsi de suite, c'est injuste ! S'il y avait comme aujourd'hui un écart de points conséquent entre les différentes positions occupées et selon la catégorie du col, Huot aurait été sacré le ROI de la MONTAGNE. Il ne l'a pas été, il ne lui a manqué que six points, mais dans nos cœurs le meilleur grimpeur de l'époque, c'était bien lui !"
20° étape - Saint-Etienne-Lyon (73 kms CLM) : 1. Miguel Bover (Espagne) … 90° Huot - 55° au général.  "On ne comprend pas ce qu'il s'est passé dans ce contre la montre où Huot excellait. Sur 73 kms, il a perdu dix-huit minutes, lui qui était assez performant dans les Nations … Toujours est-il que cette contre performance lui coûte des places au général."
21° étape - Lyon-Montluçon (238 kms) : 1. Roger Hassenforder (Ouest) … 86° Huot - 61° au général.
"Tôt le matin Huot, Eléna, Tonello marqués par Scribante et Huighe tentent de s'enfuir. Peut-être est-ce pour marquer des points dans les cols de la Luère et de Beaulouis, histoire de rattraper son retard au meilleur grimpeur ? Toujours est-il que son effort n'est pas payant et qu'il ne figurera pas dans les premiers de ces bosses de 3° catégorie. Il terminera à 24 minutes de Hassenforder qui franchira la ligne d'arrivée en solitaire et avec sept minutes d'avance sur le second. Walkoviak conserve la tunique jaune, demain c'est l'arrivée à Paris !"
22° étape - Montluçon-Paris (331 kms) : 1. Gastone Nencini (Italie) ...91° Huot - 62° au classement général final et 3° du Prix de la Montagne.
"Achever le Tour avec une étape de 331 pitons, c'est dur ! Que diraient les coureurs d'aujourd'hui s'ils devaient s'atteler à une telle distance ? Je laisse le soin à mes lecteurs de l'imaginer. Toujours est-il que dans ces années là, la vie de coureur était très difficile."

1956 GPM

Les cols du Grand Prix de la Montagne au Tour de France 1956

L'attribution des points au Meilleur Grimpeur lors du Tour 1956.
Col de 1° catégorie :
- Aux dix premiers respectivement, 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2 et 1 point.
Col de 2° catégorie :
- Aux six premiers respectivement, 6, 5, 4, 3, 2 et 1 point.
Col de 3° catégorie :
- Aux trois premiers respectivement 3, 2 et 1 point.
- Pas de barème pour les cols Hors catégorie à cette époque.

Le MG au Tour de France 2002 à titre de comparaison.
Cols hors catégorie* : les 15 premiers coureurs marquent 40, 35, 30, 26, 22, 18, 14, 12, 10, 8, 6, 4, 2, 1 pt.
Cols 1° catégorie : les 12 premiers marquent 30, 26, 22, 18, 16, 14, 12, 10, 8, 4, 2, et 1 point.
Cols 2° catégorie : les 10 premiers marquent 20, 15, 12, 10, 8, 6, 4, 3, 2 et 1 point.
Cols de 3° catégorie : les 5 premiers marquent 10, 7, 5, 3 et 1 point.
Côtes de 4° catégorie : les 3 premiers marquent 5, 3 et 1 point.
(*) si ce barème avait existé en 1956, Huot en aurait profité, lui qui avait franchi en tête l'Aubisque et l'Isoard puis le Sestrière en 2° position.

1956 Tour de france huot avec Gaul et Bahamontès

Tour de France 56 : Gaul, Bahamontès et Huot qui relance

 LES PASSAGES DANS LES COLS

COL D'AUBISQUE (1° catégorie) - 1. Huot 10 pts, 2. Ockers 9 pts, 3. Bahamontes 8 pts, 4. Meyzencq 7 pts, 5. Gaul 6 pts, 6. Walkoviak 5 pts, 7. Privat 4 pts, 8. Adriaensssens 3 pts, 9. Darrigade 2 pts, 10. Forestier 1 pt.
COL D'ASPIN (2° catégorie)- 1. Defilippis 6 pts, 2. Schmitz 5 pts, 3. Ruiz 4 pts, 4. Morales 3 pts, 5. Huot 2 pts, 6. Padovan 1 pt.
COL DE PEYRESOURDE (1° catégorie) - 1. Schmitz 10 pts, 2. Ruiz 9 pts, 3. Huot 8 pts, 4. Picot 7 pts, 5. Morvan 6 pts, 6. Van Genechten 5 pts, 7. Barbosa 4 pts, 8 Defilippis 3 pts, 9. Bahamontes 2 pts, 10. Morvan 1 pt.
COL DES ARES (3° catégorie) - 1. Monti 3 pts, 2. Bahamontes 2 pts, 3. Gaul 1 pt.
COL DU PORTET D'ASPET (2° catégorie) - 1. Gaul 6 pts, 2. Huot 5 pts, 3. Bahamontes 4 pts, 4. Ockers 3 pts, 5. Privat 2 pts, 6. Walkoviak 1 pt.
COL DE LATRAPE (3° catégorie) - 1. Gaul 3 pts, 2. Darrigade 2 pts, 3. Ockers 1 pt.
COL DE LA VAYEDE (3° catégorie)- 1. Defilippis 3 pts, 2. Forestier 2 pts, 3. Huot 1 point.
COL DU POINTU (3° catégorie) - 1. Forestier 3 pts, 2. Van Genechten 2 pts, 3. Nolten 1 point.
COL DE L'HOMME MORT (3° catégorie) - 1. Forestier 3 pts, 2. Van Genechten 2 pts, 3. Nolten 1 point.
COL DE LA SENTINELLE (3° catégorie) - 1. Forestier 3 pts, 2. Van Genechten 2 pts, 3. Bahamontes 1 point.
COL DE L'IZOARD (2360 mètres, 1° catégorie) - 1. Huot 10 pts, 2. Bahamontes à 1'37", 9 pts, 3. Ockers à 1'37", 8 pts, 4. Walkoviak à 1'45" 7 pts, 5. Gaul à 2'10", 6 pts, 6. Adriaenssens à 2'30", 5 pts, 7. Lorono à 2'40" 4 pts, 8. Le Guilly  à 2'40", 4 pts, 9. Van des Pluym à 2'50", 2 pts, 10. Dotto à 3'00" 1 point.

1956 tdf Gaul Huot, Bahamontès, Defilipis, Privat

Gaul, Huot, Bahamontès, Defilippis et Privat au Tour de France

COL DU MONT GENEVRE (1854 mètres, 2° catégorie) - 1. Huot 6 pts, 2. Le Guilly 5 pts, 3. Gaul 4 pts, 4. Bahamontes 3 pts, 5. Ockers 2 pts, 6. Walkoviak 1 point.
COL DE SESTRIERE (2030 mètres, 1° catégorie) - 1. Gaul 10 pts, 2. Huot à 3'10", 9 pts, 3. Bahamontes à 3'45", 8 pts, 4. Ockers à 4'30", 7 points, 5. Nencini à 4'30", 6 pts, 6. Wagtmans à 4'30", 5 pts, 7. Van der Pluym à 4'30", 4 pts, 8. Walkoviak à 4'30", 3 points, 9. Close à 5'30",2 pts, 10. Bauvin 1 point.
COL DE MONT-CENIS (1° catégorie) :-1. Bahamontes 10 pts, 2. Van Genechten 9 pts, 3. Gaul 8 pts, 4. Huot 7 pts, 5. Lorono 6 pts, 6. Ockers 5 pts, 7. Meyzencq 4 pts, 8. Walkoviak 3 pts, 9. Adriaenssens 2 points, 10 Bauvin 1 point.
COL DE LA CROIX DE FER (1° catégorie) - 1. Marigil 10 pts, 2. Padovan 9 pts, 3. Van Genechten 8 pts, 4. Gaul 7 pts, 5. Bahamontes 6 pts, 6. Ockers 5 pts, 7. Walkoviak 4 pts, 8. Meyzencq 3 pts, 9. Huot 2 pts, 10. Adriaenssens 1 point.
COL DU LUITEL (2° catégorie) - 1. Gaul 6 pts, 2. Ockers 5 pts, 3. Bahamontes 4 pts, 4. Walkoviak 3 pts, 5. Van Genechten 2 pts, 6. Nencini 1 point.
COL DE L'ŒILLON (2° catégorie) - 1. Bahamontes 6 pts, 2. Gaul 5 pts, 3. Ockers 4 pts, 4. Huot 3 pts, 5. Bauvin 2 pts, 6. Adriaenssens 1 point.
COL DU GRAND BOIS (2° catégorie)- 1. Ockers 6 pts, 2. Gaul 5 pts, 3. Janssens 4 pts, 4. Bahamontes 3 pts, 5. Huot 2 pts, 6. Adriaenssens 1 point.
COL DE LA LUERE (700 mètres - 3° catégorie) - 1. Dotto 3 pts, 2. Gaul 2 pts, 3. Bahamontes 1 point.
COL DE BEAULOUIS (840 mètres - 3° catégorie) - 1. Hassenforder 3 pts, 2. Gaul 2 pts, 3. Bahamontes 1 point.
CLASSEMENT GENERAL FINAL - 1. Gaul 71 pts, 2. Bahamontes 67 pts, 3. Huot 65 pts, 4. Ockers 55 pts, 5. Van Genechten 30 pts, 6. Walkoviak 27 pts, 7. Schmitz 15 pts, 8. Meyzencq 14 pts, 9. Adriaenssens, Ruiz, Forestier, 13 pts, 12. Defilippis 12 pts, 13. Marigil, Lorono, Padovan, 10 pts, 16. Le Guilly 8 pts, 17. Nencini, Picot 7 pts, 19. Van der Pluym, Privat, Morvan 6 pts, 22. Wagtmans 5 pts, 23. Janssens, Dotto, Darrigade, Morales, Barbosa 4 pts, 28. Hassenforder, Monti 3 pts, 30. Bauvin, Close, Nolten 2 pts, 33. Robinson 1 point.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - VALENTIN HUOT (1956) © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste (à suivre)

31 janvier 2020

PÉZULS ET SON CYCLISME DE CLOCHER

CHEZ ROBERT BERLAND

Pézuls- Pézuls c’est l’histoire d’un homme, celle de Robert Berland (photo ci-contre), amoureux de la Petite reine et natif de ce petit village. Le protocole de l’épreuve en 1989 (photo n° 3), gagnée par le Francilien Jean-Christophe Nolius, un vacancier comme il y en a partout à cette époque en Dordogne.

PEZULS : C’est le cyclisme qui m’a amené en 1985 à Pézuls, village que je ne connaissais point ! Et pourtant, cette petite commune coincée entre celle de Sainte-Foy de Longas et celle de Paunat, mérite son détour. Nous sommes bien dans le Sud de la Dordogne, chez l’ami Robert Berland, précisément dans le canton de Sainte-Alvère, chef lieu où se disputait autrefois un grand critérium international avec au micro l’ami Marcel Le Goguic. Mais revenons à Pézuls, commune de 139 âmes, qui durant douze années a organisé son épreuve, le dernier dimanche de juillet, lors de sa fête locale. Et comme dans beaucoup d’endroits, son histoire c’est aussi celle d’un homme, celle de Robert Berland qui a mis tout son cœur pour réussir cette organisation. Je me souviens de ce petit village niché dans le haut d’un vallon d’où naît la Rèze, petite rivière qui se jette dans la Dordogne, peu après son confluent avec la Vézère. Oui je me souviens de cette petite église (15° & 19° siècle), son petit cimetière, sa campagne reposante et surtout je me souviens encore de la gentillesse des gens du pays. La commune, c’est aussi la randonnée pédestre avec le GR6 "Dordogne Louyre Lindois", qui traverse toute cette belle contrée.

Pézuls1

Le départ de la première édition en 1985 sous le contrôle technique de l’ASPTT Périgueux.

- Robert Berland et sa famille nous ont toujours accordé une hospitalité bien particulière, lors du Prix des fêtes. C’était la belle époque ! Pas de soucis avec les coureurs, car ils venaient à Pézuls pour former une bonne quarantaine d’unités.
- Parlons-en de cette course qui a été ouverte d’abord aux 2°, 3°, 4° catégories et juniors. A Pézuls, il fallait se faire d’abord la côte du Vignal (nom d’un lieu dit), puis ensuite le peloton roulait sur un plateau (près de Sept Fonts) avant de rejoindre la route de Saint-Alvère qui descendait vers le village, juste de l’autre côté de la Rèze.

Pézuls 1991 NL

Départ des non licenciés en 1991

- Pézuls organisait également une épreuve ouverte le matin aux non licenciés. Les vacanciers y venaient nombreux, notamment de fidèles hollandais qui campaient dans le coin. Puis c’était le déjeuner, le départ de l’épreuve phare, le protocole, le vin d’honneur, soit une belle journée dans ce petit paradis du Périgord. En 1989, alors que la Dordogne comptait encore un assez grand nombre de coureurs de première et de deuxième catégorie, un Championnat de Dordogne fut organisé, championnat dont on reparlera lors d’une autre occasion. Pour l’heure, restons en au Prix des fêtes, organisé de 1985 à 1987 par l’ASPTT Périgueux, puis ensuite par le SC Périgord jusqu’en 1996, soit avec le Championnat un total de 13 épreuves. Depuis cette date, il n’y a plus eu d’organisations d’autant plus que l’ami Berland a immigré vers d’autres cieux. Seul le Tour de la Dordogne a effectué quelques traversées, sans plus..., mais notons tout de même que les dernières éditions locales se sont courues en toutes catégories et que Robert Berland travaille toujours avec le Sprinter-Club du Périgord accompagné de sa fille Gaëlle, qui apprécie le cyclisme, en étant par ailleurs une fidèle lectrice de ce blog.

Pézuls 1991 séniors

En 1991, remise de la gerbe à Stéphane Larénie vainqueur en 1991 par Gaëlle Berland

 Le bon coup d’Hervé Gourmelon : Lors de la première édition (1985) enlevée par Hervé Gourmelon, signalons que l’intéressé avait gagné la veille à Saint-Germain du Salembre et le lendemain à Lacropte, soit trois victoires en trois jours...
Palmarès de l’épreuve :
1953 Roland Combe (CC Lindois), 1985 Hervé Gourmelon (RC Mussidan), 1986 Stéphane Wiart (FC Oloron), 1987 Jean-Louis Amouroux (AC Casseneuil), 1988 Edouard Lajo (Mérignac VC), 1989 Jean-Christophe Nolius (CS Meaux), puis Christophe Lanxade (ASPTT Périgueux) lors du Championnat de Dordogne, 1990 Bernard Mazeau (Pédale Faidherbe), 1991 Stéphane Larénie (CC Sarlat), 1992 Gilles Dupré (AC Bon Encontre), 1993 Lionel Chatelas (Tarbes Cycliste), 1994 Dominique Lardin (Cycle Poitevin), 1995 Gérard Ianotto (Guidon Saint-Martinois), 1996 Lionel Dagot (SC Caudrot).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – PEZULS  © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

28 janvier 2020

FRANCIS DUTEIL (SAISON 1973)

1973 : VICE-CHAMPION DE FRANCE DES AMATEURS

- Pour relire l’article précédent, cliquez ici.

1973 - (amateur hors catégorie MERAL) 11 victoires :

F28

Deuxième derrière Bernard Pineau (CC Marmande) à Belvès aux côtés d’un jeune
speaker Jean-Louis Gauthier, l’année de ses débuts au micro, c’était le 10 septembre 1973.

SAISON 1973.
Duteil dans le rétro : C’est l’année des records pour son club, mais aussi la saison où Francis Duteil passe tout prêt de l’exploit à Dax en terminant second. Sur la brèche durant toute la course, il sort de la bonne échappée à 25 kms du but. Seul Hervé Florio (GS Saint-Amans/Pyrénées) prend sa roue et la victoire va se jouer entre ces deux hommes. A 50 mètres, Florio ne garde pas sa ligne, mais sera déclaré vainqueur. Duteil ne veut pas porter réclamation, et c’est Florio qui monte sur la plus haute marche alors que Duteil recueille toutes les acclamations du public. Cigana termine 3°, devant Corbeau, Kerner, Vallet, Bourreau et Lalouette. C’est à Razès que Duteil gagne sa sélection en s’adjugeant en solitaire le titre de Champion du Limousin devant Courteix et Buffière. D’autres succès à Bellac devant le jeune Jean-François Rebeyrat et Thimonier.
- A Saint Sulpice Laurière, il signe son ticket gagnant devant Jean Pinault (CC Bourré) et son équipier Jean-Pierre Ditlecadet. Puis à Folles devant Claude Denis (CC Périgueux) et Duprat (CRCL), à Cussac où il précède Tomiet (Tonneins) et Imbert, à Saillat où il termine nettement détaché devant son ami Francis Dubreuil et Bernard Bourreau le Charentais, puis à Meuzac mais cette fois devant Savary (Puteaux) et Manchon (Créteil).
- Des places d’honneur : 2° à Belvès, La Souterraine, Saint-Yrieix, Panazol, Oradour sur Vayres, Grand Bourg, Allassac, Saint-Junien (Prix Reix), Beaupouyet, 3° à Lussas.

SAISON 1973 PALMARES

- Verdille (16) abandon 18/03, 40° Mérignac (33) 24/03, 6° Ladiville (16) 25/03, 30° Lagorce Laguirande (33) 26/03, 30° Angoulême (16) 01/04, 16° Bordeaux-Saintes (17) 08/04, 11° Troche (19) 15/04, 20° Cénac et Saint Julien (24) 16/04, 2° La Souterraine (23) 22/04, 15° Mosnac sur Seugne (17) 23/04, Trémolat (24) 24/04, Ruban Granitier Breton abandon 28/04 au 01/05, 12° Perpezac le Blanc (19) 05/05, 1° Bellac (87) 06/05, Figeac (46) abandon 07/05, Libourne (33) crevaison 08/05, 25° Saint-Léon sur l’Isle (24) 12/05, 8° Tulle (19) 13/05, 2° Saint-Yrieix la Perche (87) 14/05, 13° Périgueux-Lalinde (24) 19/05, 9° Lalinde-Périgueux (24) 20/05, 10° Circuit du Cantal (15) 23 au 24/05, 23° Tour du Limousin (87) 26 au 31/05, 10° Limoges (87) 02/06, 12° Feytiat (87) 03/06, 6° Panazol (87) 04/06, 1° La Rochette (16) 10/06, 4° Champniers (16) 11/06, 2° Malaville (16) 16/06, 9° Pineuilh (33) 17/06, 9° Guéret (23) 18/06, 4° Périgueux (24) 19/06, 1° La Couronne (16) 23/06, 2° Panazol (87) 24/06, 4° Saujon (17) 25/06, 2° Archiac (17) 30/06, Tasque (32) abandon 01/07, 15° Condom (32) 02/07, 1° Saint-Sulpice Laurière (87) 08/07, 2° Castelmoron (47) 09/07, 1° Folles (87) 14/07, 12° Bourcefranc (17) 15/07, Ussel (19) crevaison 16/07, 4° Sarlat (24) 19/07, 1° Championnat du Limousin route à Razès (87) 22/07, 3° Chalais (16) 23/07, 6° Championnat interrégional des sociétés à Arengosse (40) 26/07, 3° Lussas (24) 29/07, 2° Oradour sur Vayres (87) 30/07, 1° Cussac (87) 04/08, 1° Saillat (87) 06/08, 3° Javerlhac (24) 07/08, 2° Championnat de France des amateurs route à Dax (40) 11/08, 4° Aixe sur Vienne (87) 13/08, 1° Meuzac (87) 15/08, 2° Marval (87) 16/08, 2° Grand Bourg (23) 17/08, 16° Montpon sur l’Isle (24) 18/08, 8° Lubersac (19) 20/08, 11° Augignac (24) 21/08, Bénévent l’Abbaye (23) abandon 25/08, 2° Chasseneuil (16) 26/08, 4° Villebois Lavalette (16) 27/08, 9° Ayen (19) 01/09, 12° Prigonrieux (24) 02/09, 1° Allassac (19) 03/09, 2° Saint-Junien (87) 08/09, 2° Beaupouyet (24) 09/09, 2° Belvès (24) 10/09, Piègut (24) abandon 11/09, 16° Montluçon (03) 15/09, 6° Saint-Martin d’Ary (17) 17/09, 5° Montbron (16) 22/09, 9° Cherveix-Cubas (24) 23/09, 35° Montguyon (17) 24/09, Miallet (24) abandon 25/09, 6° Saint-Michel (16) 29/09, 13° Saint-Romain en Charroux (86) 30/09, 1° Villeneuve sur Lot (47) 06/10, 9° Loudun (86) 07/10, 9° Brive (19) 10/10, Libourne (33) crevaison 13/10.
Soit 11 victoires pour 82 épreuves disputées, onze abandons.

F30

Au départ de Saint-Romain en Charroux le 30 septembre

Pour "Rétro Vélo Dordogne", Francis Duteil se souvient de son final,
lors du Championnat de France à Dax où il termine deuxième

image[2]

- "Dans le final du championnat de France à Dax nous sommes un petit groupe d'échappés. L'arrivée se dispute sur une large avenue plate au bout d'une ligne droite d'environ 500 m. Dans un sprint sur du plat, connaissant mes adversaires, je me vois battu par au moins trois des échappés : Alain Cigana, Bernard Bourreau et Bernard Vallet. A une vingtaine de km de l'arrivée il y a une petite descente au bas de laquelle nous tournons à gauche à angle droit. Je décide de prendre la tête du groupe, de prendre tous les risques dans le virage et de relancer aussitôt au maximum. Au bout de 400m je regarde derrière moi. Il n'y a qu’Hervé Florio (notre photo en médaillon) dans ma roue et j'ai fait un trou de cinquante mètres. Je lui demande de prendre le relais, mais il refuse. Je me remets à l’ouvrage et je creuse le trou. Je lui demande de m'aider à accentuer notre maigre avance. Il consent à rouler mais ses relais sont mous et je suis obligé de relancer l'allure à chaque relais. Au 4° relais il ne veut plus m'aider. Alors je vais faire abstraction du suceur de roues et je fonce vers l'arrivée comme si j'étais seul. En 15 km je vais creuser un trou de 2 minutes. A 2 km de l'arrivée, je coupe mon effort et j'essaie de le faire passer devant moi. Je ralentis, il ralentit ! Je vais à droite, il va à droite ! Je vais à gauche, il va à gauche ! Je freine, il freine ! Je m'arrête presque, il fait de même ! Il reste coller dans ma roue. Alors je roule à 25 km/h. Aux 500 m je mets 52x16 et je vais essayer de retarder le sprint au maximum. Je le surveille mais par moment je suis obligé de regarder devant. A 250m de la ligne il démarre sur ma gauche alors que je donne un coup d'œil vers l'avant. Grace au 52x16, il n'a pu me prendre qu'une roue d'avance et je pousse la manette de dérailleur à fond. A 100m de la ligne alors que je jette toutes mes forces dans le sprint il dévie à droite et m'emmène vers les balustrades. Je suis obligé de freiner violemment si je ne veux pas faire un superbe soleil. Il n'a pas hésité de me faire tomber pour passer la ligne le premier. Pendant plus d'une 1/2heure nous attendrons sur la ligne d'arrivée la décision des juges à l'arrivée qui déclareront vainqueur le suceur de roues. Pour moi c'est une grande déception : j'hésite à monter sur le podium. Sur le podium Richard Marillier le directeur technique national qui est allé donner son avis aux juges à l'arrivée me dit :"de toutes façons tu étais cuit !" ! Je reste sans voix mais j'ai bien envie de lui dire ce que je pense de son suceur de roue ".

F29

Vainqueur à Villeneuve sur Lot le 6 octobre avec à ses côtés le speaker Solacroup

DAX (Classement)
1. Hervé FLORIO (Pyrénées) les 174 km en 4h41'26", 2. Francis Duteil (Limousin), 3. Alain Cigana (Aquitaine) à 36", 4. André Corbeau (Ile de France), 5. Joseph Kerner (Languedoc-Roussillon), 6. Bernard Vallet (Côte d'Azur) à 2'38", 7. Bernard Bourreau (Poitou-Charentes), 8. Eric Lalouette (Picardie) à 3'01", 9. Antoine Gutierrez (Lyonnais) à 5'04", 10. Rémy Faure (Provence) à 7'26", 11. Alain Miroglio (Ile de France) à 8'37", 12. Patrick Perret (Franche-Comté) à 10'31", 13. René Bleuze (Flandres-Artois), 14. Serge Dubois (Aquitaine), 15. Bernard Delaurier (Flandres-Artois), 16. Hubert Linard (Ile de France), 17. Jean-Michel Richeux (Bretagne), 18. Jacky Hélion (Orléanais), 19. Patrice Testier (Normandie), 20. Michel Meunier (Ile de France) à 13'42", 21. Roland Smet (Ile de France) à 14'34", 22. Alain Buffière (Limousin), 23. Rémy Anglade (Dauphiné-Savoie), 24. Guy Leleu (Flandres-Artois).

- Classement national FFC de la saison 1973.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (8) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1974 : Encore une bonne saison au CRCL

12 janvier 2020

ANIMATEURS D’APRES GUERRE DU GRAND SUD OUEST

LES CHANTRES DE NOS ROUTES ET DE NOS VELODROMES (1955/1960)

- Certains ont eu du talent, même du grand talent, d’autres un peu moins, mais ils ont constitué une génération d’hommes du micro qui ne faisaient pratiquement que çà. Certains avaient même monté une agence, regroupant plusieurs collègues qui possédaient alors un véritable programme pour partir officier dans les épreuves cyclistes de la région. A vrai dire, les gens du micro étaient de grands seigneurs, à une époque où ils avaient pour mission d’alimenter et de faire grossir la caisse des primes, en faveur des coureurs.
- Et chacun allait de son talent voire de sa verve, pour faire monter d’une édition de course à l’autre, la somme collectée qu’on ne manquait surtout pas d’indiquer sur les colonnes de la presse cycliste. En principe, 80% des primes étaient reversées aux coureurs. Dix pour cent à la Fédération et 10% au speaker. Mais ce partage imposé par les règles de la FFC, s’est très vite transformé pour être interprété par chaque partie prenante, d’une façon différente, sans parler des omissions bien volontaires de certains organisateurs. Mais de tout ça, on en recausera. En attendant, petit retour sur certains de nos anciens, tout en nous excusant pour la mauvaise qualité des clichés...

animateurs 1

- Robert BERGEZ : il animait les épreuves du VC Capbretonnais cher au président Anirepoque, mais aussi celles de toute la côte d’Argent.
- BERTHOZAT : il appartenait à l’agence Monlong et on pouvait le voir dans les épreuves du Grand Sud. Speaker talentueux et de renom.
- Jean CLAVIE : speaker du Club de Grenade sur Garonne, il animait les courses dans la Région Midi-Pyrénées.
- Mario COTTI : (alias François Bordenave) c’était un Breton qui n’hésitait de répondre aux invitations des clubs de Guyenne.
- JM. LANDUREAU : il est un des plus anciens des hommes du micro puisqu’il officiait surtout dans le Bordelais dès la Libération.
- Jean FRANCIS : un de ceux qui détenait une agence, il était natif de Coutras. Très grand animateur.
- Michel GRAVERON : animateur des courses du Bergeracois et de la vallée de la Dordogne.
- Maurice JOUAULT : ancien coureur cycliste du CC. Lindois qui est devenu à la fin des années 50 un grand homme du micro. Nous reviendrons d’ailleurs sur lui sur une publication ultérieure...
- Léon MAGNAT : il était en concurrence avec Michel Graveron. Natif de Bergerac, son audience se situait dans toute la Dordogne et quelque peu en Gironde.

animateurs 4


- Guy BANNES : né en 1931, il a débuté dans le Libournais en 1955. Natif de Pomerol, il avait de sérieuses références de commentateur.
- Raymond MAHEO: animateur des courses de la Côte et du Pays Basque, il était originaire d’Anglet.
- Robert MONLONG : un animateur de plus qui possédait une agence publicitaire à Tarbes. Speaker de très grande notoriété.
- Jean-Martial PARIS : c’était l’animateur de Lauzerte bien connu du public du Quercy.
- VILLOINGT : speaker des épreuves de Tarbes et des Hautes-Pyrénées catalogué à l’agence Monlong.
- Simon METGE : né en 1928, il officiait surtout dans le Villeneuvois région dont il était originaire. Mais compte tenu de ses capacités, on le retrouvait aussi dans le Lot, le Cantal, l’Aude, l’Hérault et le Tarn.
- Jacques MARRONNEAUD : il était charentais et c’est dans cette région du Poitou qu’on avait l’habitude de le voir.
- André DELORD : natif de Libourne et licencié dans ce club, il a débuté bien avant Guy Bannes et se sont ensuite bien entendus face à un calendrier de courses démentiel...
- Jean TAMAIN : natif de Troche en Corrèze, né en 1927, il a débuté en 1955. Plusieurs courses professionnelles à son actif, des championnats mondiaux et nationaux, certainement le meilleur de tous les speakers après la Libération.
- Voilà pour l’heure, quelques chantres de cette période héroïque que "Rétro Vélo Dordogne" a voulu vous présenter. Mais il y aura une suite, avec ceux de Dordogne et ceux qui ont officié en Dordogne, ceci depuis 1970, jusqu’à nos jours. Affaire à suivre...

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANIMATEURS 1 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste (à suivre)

10 janvier 2020

JEAN-LUC DELPECH

BILAN PRO DU COUREUR DE NABIRAT
(par Philippe Dessimoulies)

Dessimoulies

clubs amateurs

Delpech chez les amateurs des clubs d'Oloron, Marmande, Montauban et Moréac (56).

Né le 27 octobre 1979 à Sarlat.
- Coureur du Périgord Noir qui résidait à Nabirat, soit à quelques encablures de Gourdon. Il est même possible qu’il a couru en Ufolep dans cette ville de Gourdon. Car on ne retrouve ce coureur en FFC qu’à compter de 1999, quand il portait les couleurs du VC Oloron Haut Béarn dans la série des espoirs. Il a forgé ensuite sa carrière amateur au CC Marmande (2000-2001), puis à l’US Montauban (2002-2003), chez Jean Floc’h Moréac (2004) avant de devenir professionnel au sein de l’équipe continentale "Bretagne Jean Floc’h". Il restera dans cette formation durant neuf ans, avant de rejoindre les amateurs au sein de l’EC Trélissac Coulounieix-Chamiers tout en étant membre de l’Entente Sud Gascogne (2014). Termine sa carrière en 2015 au sein du Team Cycliste Périgord 24. Diplômé d’Etat auprès du CREPS de Poitiers, il dirige et entraîne l’équipe départementale de Dordogne qui évolue en DN3.

Maillots pros

Neuf années de professionalisme chez les Bretons

2005 BRETAGNE JEAN FLOC’H (sont soulignées les épreuves par étapes)

84° Etoile de Bessèges Freddy Bichot (Fra), 4° Paris-Troyes Florent Brard (Fra), abandon Cholet-Pays de Loire Pierrick Fedrigo (Fra), 25° Tour de Normandie (5° de la deuxième étape) Kai Reus (Néd), 26° Route Adélie Daniele Contrini (Ita), 31° Grand Prix de Rennes Ludovic Turpin (Fra), 47° Grand Prix de Denain Jimmy Casper (Fra), 12° Tro Bro Léon Tristan Valentin (Fra), abandon Ruban Granitier Breton Stéphane Pettilleau (Fra), abandon boucles de la Mayenne Aliaksandr Kuschynski (Blr), 2° Prix de Léon à Landernau (mi-août bretonne) Frédéric Delalande (UC Nantes Atlantique), 57° Tour du Limousin (5° de la troisième étape) Sébastien Joly (Fra), 43° Tour du Poitou-Charentes Sylvain Chavanel (Fra), 9° Tour du Périgord Carl Naïbo (Montauban), 5° Prix de Fourmies Robbie Mac Ewen (Aus), 15° Tour de la Somme Erki Putsep (Est), 38° Grand Prix d’Isbergues Nikko Eeckhout (Bel), 4° Paris-Bourges Lars Bak (Dan).

 2006 BRETAGNE JEAN FLOC’H

130° Prix de la Marseillaise Baden Cooke (Aus), 14° Etoile de Bessèges (3° de la quatrième étape) Frederik Willems (Bel), 35° Classic Haribo Arnaud Coyot (Fra), 6° Manche-Atlantique Cédric Hervé (Fra), 7° Paris-Troyes Yury Trofimov (Rus), 18° Cholet Pays de Loire Chris Sutton (Aus), 2° Grand Prix de Rennes Paride Grillo (Ita), 10° Grand Prix de Denain Jimmy Casper (Fra), 8° Tro Bro Léon Mark Renshaw (Aus), 19° Prix de Villers Cotterets Emilien Benoit Bergès (Fra), 8° Trophée des grimpeurs Didier Rous (Fra), 59° Quatre jours de Dunkerque Roberto Petito (Ita), 68° Tour de Picardie Jimmy Kasper (Fra), abandon Tour de Vendée Mikel Gastagnaga (Esp), 2° Championnat d’Aquitaines élites à La Chapelle-Faucher Cyril Barthe (Cercle Aquitain), 28° Boucles de la Mayenne Koji Fukushima (Jpn), 33° Championnat de France route pros Florent Brard (Fra), 42° Grand Prix Cristal Energie Carlos Torrent (Esp), 48° Paris-Corrèze Didier Rous (Fra), 18° Tour du Limousin (3° de la deuxième étape) Léonardo Duque (Col), 42° Classic de l’Indre Nicolas Vogondy (Fra), 13° Tour du Poitou-Charentes Sylvain Chavanel (Fra), 2° Tour du Périgord Mickaël Szkolnick (Albi VS), 17° Grand Prix de Fourmies Philippe Gilbert (Bel), 22° Grand Prix d’Isbergues Cédric Vasseur (Fra), 3° Prix d’automne open La Rochefoucauld Nicolas Rousseau (AG2R), abandon Paris-Bourges Thomas Voeckler (Fra), abandon Tour du Faso (3° de la première étape, 1° de la troisième étape) David Verdonck (Bel).

Tour 82

Vainqueur en 2007 du Tour du Tarn et Garonne

2007 Tour Périgord

2° du Tour du Périgord derrière Blel Kadri (2007)

 2007 BRETAGNE ARMOR LUX

58° Etoile de Bessèges Nick Nuyens (Bel), 6° Boucles de la Soule, 4° Circuit de la Nive, 10° Ronde du Pays Basque, 12° Tour du Labourd, 8° Paris-Troyes Yuri Trofimov (Rus), 10° Classic Loire-Atlantique Nicolas Jalabert (Fra), classé Tour de Normandie (2° de la sixième étape) Martin Maaskant (Néd), 1° Cénac et Saint-Julien, 12° Grand Prix de Rennes Sergiy Matveyev (Ukr), 111° Grand Prix de Denain Sébastien Chavanel (Fra), 26° Tro Bro Léon Saïd Haddou (Fra), 1° Tour du Tarn et Garonne,Tour de Vendée Mikel Gastagnaga (Esp), 94° Quatre Jours de Dunkerque Matthieu Ladagnous (Fra), 27° Trophée des grimpeurs Anthony Geslin (Fra), 14° Boucles de l’Aulne Romain Feillu (Fra), 1° Championnat d’Aquitaine Ronde du Queyran, 10° Boucles de la Mayenne (5° étape contre la montre) Nicolas Vogondy (Fra), 18° Championnat de France pros Aurillac Christophe Moreau (Fra), 72° Prix Cristal Energie Florian Morizot (Fra), 10° Grand Prix Availles Limousine, 8° Nocturne de Monpazier, 1° Bruch, 1° Les Milandes, 13° Tour du Limousin (2° de la troisième étape et 5° de la quatrième étape) Pierrick Fedrigo (Fra), 19° Classic de l’Indre Christopher Sutton (Aus), 24° Tour Poitou-Charentes Thomas Voeckler (Fra), 10° Tour du Périgord Blel Kadri (Albi VS), abandon Grand Prix de Fourmies Peter Velits (Svk), 16° Prix du conseil général de la Somme Christophe Riblon (Fra), 34° Grand Prix d’Isbergues Martin Elmiger (Sui), 17° Paris-Bourges Romain Feillu (Fra).

2007 Milandes

Avec le maillot de Champion d'Aquitaine aux Milandes, course qu'il remportera (2007)

 2008 PRO BRETAGNE ARMOR-LUX - EC TRELISSAC CC

13° La Tropicale Amissa Bongo (1° étape contre la montre), 98° Etoile de Bessèges Yuri Trofimov (Rus), 43° Tour Méditerranéen, 40° Essor Basque (Hasparren), 5° Essor Basque (Biriatou-Hendaye), 35° Trophée de l’Essor, 1° Essor Basque à Cambo, 1° Paris-Troyes, 12° Tour de Normandie Antoine Dalibard (Fra), 14° Grand Prix de Rennes Mikhailo Khalilov (Ukr), hors délais Grand Prix de Denain Edvald Boasson Hagen (Nor), 17° Tour du Finistère, 6° Tro Bro Léon Frédéric Guesdon (Fra), 102° Tour de Picardie Sébastien Chavanel (Fra), 55° Boucles de l’Aulne Romain Feillu (Fra), 10° Souvenir Jean Floc’h , 39° Boucles de la Mayenne Freddy Bichot (Fra), abandon championnat de France route pros Nicolas Vogondy (Fra), 58° Grand Prix Cristal Energie Dan Craven (Nam), 71° Paris-Corrèze, 5° Les Milandes, 63° Tour du Limousin Sébastien Hinault (Fra), 38° Tour Poitou Charentes Benoit Vaugrenard (Fra), 44° Classic de l’Indre Anthony Ravard (Fra), 7° Paris-Vierzon Johan Monbaerts (Fra), 31° Grand Prix de Fourmies Giovanni Visconti (Ita), 22° Grand Prix de la Somme Sébastien Duret (Fra), abandon Grand Prix d’Isbergues William Bonnet (Fra), 24° Tour de Vendée Koldo Fernandez (Esp), 50° Paris-Bourges Bernhard Eisel (Aut), 11° Cyclo-cross de Coulounieix (Arnaud Labbe).

2009 Cambo

Vainqueur de l'Essor Basque (Tour de la Soule) en 2009

2009 PRO BRETAGNE SCHULLER -  EC TRELISSAC CC

- 100° Etoile de Bessèges Thomas Voeckler (Fra), 67° Tour Méditérranéen Luis Léon Sanchez (Esp), 2° Essor Basque (Hasparren-Hasparren), 8° Essor Basque (Ascain-Hendaye), 83° Essor Basque (Cambo-Ibardin), 1° Essor Basque (Tour de la Soule), 55° Essor Basque (Trophée de l’Essor), 13° Lillers (Souvenir Bruno Comini) Aleksejs Saramotins (Let), 17° Paris-Troyes (Yannick Talabardon (Fra), 42° Tour de Normandie Bram Schmitz (Ned), 13° Boucles de l’Artois (3° première étape) Sergey Firsanov (Rus), 16° Circuit de la Sarthe David Le Lay (Fra), 16° Paris-Camembert Jimmy Casper (Fra), 14° Grand Prix de Denain Jimmy Casper (Fra), 14° Tro Bro Léon Saïd Haddou (Fra), 23° Tour de Bretagne Julien Fouchard (Fra), 37° Quatre Jours de Dunkerque Rui Casta (Por), 72° Circuit de Lorraine Matteo Carrara (Ita), 17° Boucles de la Mayenne Janek Tombak (Est), abandon Championnat de France route pros Saint-Brieuc Dimitri Champion (Fra), 17° Grand Prix Cristal Energie Martin Pedersen (Dan), 42° La Poly Normande Matthieu Ladagnous (Fra), abandon Paris-Corrèze Francisco Ventoso (Esp), 17° Les Milandes Samuel Plouhinec (Fra), 6° Heugnes (GP Fenioux) Cho Ho Sung (Jap), 20° Tour du Limousin Mathieu Perget (Fra), 36° Tour Poitou-Charentes Gustav Larsson (Suè), 24° Châteauroux Classic de l’Indre Jimmy Casper (Fra), 23° Grand Prix de Fourmies Romain Feillu (Fra), abandon Grand Prix de la Somme Yauheni Hutarovich (Blr), 47° Grand Prix d’Isbergues Benoit Vaugrenard (Fra), 7° Cyclo-cross Souvenir Serge Labbe, 28° Tour de Vendée Pavel Brutt (Rus), 24° Paris-Bourges André Greipel (Ger), 116° Paris-Tours Philippe Gilbert (Bel), 9° Cyclo-cross La Roque Gageac, 10° Cyclo-cross de Coulounieix, 14° Cyclo-cross du Chatelard à Saint-Junien.

boucles de l'aulne tiercé

Vainqueur des boucles de l'Aulne en 2010 devant ses équipiers Pichon et Hardy

 2010 PRO BRETAGNE SCHULLER -  EC TRELISSAC CC

10° Oradour sur Vayres (cyclo-cross), 20° Grand Prix de la Marseillaise Jonathan Hivert (Fra), 25° Etoile de Bessèges Samuel Dumoulin (Fra), abandon Tour Méditérranéen Rinaldi Nocentini (Ita), 2° Essor Basque (Tour de Basse Navarre), 13° Essor Basque (Route de l’Atlantique), 18° Trophée de l’Essor, 24° Boucles Sud Ardèche, 9° Grand Prix de Lillers Benoit Daeninck (Fra), 41° Paris-Troyes Cédric Pineau (Fra), 67° Cholet Pays de Loire Léonardo Duque (Col), 44° Tour de Normandie Ronan Van Zandbeek (Ned), 11° Route Adélie Cyril Gautier (Fra), 58° Circuit de la Sarthe Luis Léon Sanchez (Esp), 59° Grand Prix de Denain Denis Flahaut (Fra), 4° Tro Bro Léon Jérémy Roy (Fra), 2° Tour du Périgord Ramunas Navardauskas (Lit), 62° Quatre Jours de Dunkerque Martin Elmiger (Sui), 22° Tour de Picardie Ben Swith (Gbr), 99° Circuit de Lorraine Fabio Felline (Ita), 1° Boucles de l’Aulne, 5° Souvenir Jean Floc’h Matthieu Halléguen (Fra), 5° Val d’Ille U classic Jimmy Casper (Fra), 36° Boucles de la Mayenne (1° de la quatrième étape) Jérémie Galland (Fra), 88° Classique de Villafranca (Esp) Gorka Izagirre (Esp), 13° Poly normande Andy Cappelle (Bel), abandon Paris-Corrèze Mickaël Buffaz (Fra), Mi-août Bretonne (2° de la troisième étape) , abandon Tour du Limousin Gustav Larsson (Sue), 49° Tour Poitou-Charentes Jimmy Engoulvent (Fra), 21° Châteauroux (classique de l’Indre) Anthony Ravard (Fra), 23° Grand Prix de Fourmies Romain Feillu (Fra), abandon Grand Prix de Wallonie Paul Martins (Ger), 37° Grand Prix d’Isbergues Aleksejs Saramotins (Let), 23° Tour de Vendée Koldo Fernandez (Esp), 29° Paris-Bourges Anthony Ravard (Fra), 120° Paris-Tours Oscar Freire (Esp), 15° Cyclo-cross Montbron Eymouthiers, 13° Cyclo-cross de Coulounieix.

mi-août

Heureux vainqueur de la mi-août bretonne (2010)

 2011 PRO BRETAGNE SCHULLER -  EC TRELISSAC CC

Hors délais Grand Prix de la Marseillaise Jérémy Roy (Fra), 71° Tour Méditérranéen David Moncoutié (Fra), 51° Omloop Het Nieuwsblad Sebastian Langeveld (Ned), abandon Kuurne Bruxelles Kuurne Bobbie Traksel (Ned), abandon Paris-Nice Tony Martin (Ger), 7° Cholet Pays de Loire Thomas Voeckler (Fra), 12° Route Adélie Renaud Dion (Fra), 6° Saint-Malo Flèche d’Emeraude Tony Gallopin (Fra), 74° Paris-Roubaix Johan Vansummeren (Bel), 25° Grand Prix de Denain Jimmy Casper (Fra), abandon Tro Bro Léon Vincent Jérôme (Fra), 20° Paris-Mantes Pierre Drancourt (Fra), 63° Quatre Jours de Dunkerque Thomas Voeckler (Fra), 8° Tour de Picardie Romain Feillu (Fra), 36° Boucles de l’Aulne MartijnKeizer (Ned), 9° Ronde l’Oise, 38° Boucles de la Mayenne Jimmy Casper (Fra), 68° Poly Normande Anthony Delaplace (Fra), 34° Paris-Corrèze Samuel Dumoulin (Fra), 41° Tour du Limousin Bjorn Leukemans (Bel), 15° Châteauroux classique de l’Indre Anthony Ravard (Fra), abandon Tour Poitou-Charentes Jesse Sergent (Aus), 20° Grand Prix de Plouay, 105° Paris-Bruxelles, 13° Grand Prix de Fourmies Guillaume Blot (Fra), 4° Grand Prix de la Somme Anthony Roux (Fra), 52° Grand Prix d’Isbergues Jonas Aaen Jorgensen (Dan), abandon Tour Vendée Marco Marcato (Ita), 20° Paris-Bourges Mathew Hayman (Aus), abandon Paris-Tours Greg Van Avermaet (Bel), 10° Cyclo-cross de Coulounieix à l’américaine (Jean Mespoulède).

2009 Tro Bro Léon

Sur les chemins du Tro Bro Léon où la victoire lui a échappé

2012 PRO BRETAGNE SCHULLER -  EC TRELISSAC CC

abandon Grand Prix de la Marseillaise Samuel Dumoulin (Fra), 45° Etoile de Bessèges Jérôme Coppel (Fra), abandon Omloop Het Nieuwsblad Sep Vanmarcke (Bel), abandon Kuurne Bruxelles Kuurne Christopher Sutton (Aus), 9° Grand Prix Samyn Arnaud Demare (Fra), 77° Driedaagse Van West Vlaanderen Julien Vermote (Bel), 84° Cholet Pays de Loire Arnaud Demare (Fra), 76° Critérium International Cadel Evans (Aust), 102° Saint-Malo Flèche d’Emeraude Roberto Ferrari (Ita), abandon Paris-Roubaix Tom Boonen (Bel), 38° Grand Prix de Denain Juan José Haédo (Arg), 14° Tro Bro Léon Ryan Roth (Cnd), 115° Tour de Turquie Aleksandr Dyachenko (Kaz), 74° Quatre Jours de Dunkerque Jimmy Engoulvent (Fra), 24° Tour de Picardie John Degenkolb (Ger), 17° Boucles de l’Aulne Sébastien Hinault (Fra), Ronde l’Oise (1° de la quatrième étape), 84° Route du Sud Nairo Quintana (Col), 26° Championnat de France route pro à Saint-Amand les Eaux Nacer Bouhanni (Fra), 35° Poly Normande Tony Hurel (Fra), abandon Paris-Corrèze Egoitz Garcia (Esp), 55° Mi-août bretonne David Veilleux (Cnd), abandon Tour Limousin Yukiya Arashiro (Jpn), 16° Châteauroux classique de l’Indre Rafael Andriato (Bre), 53° Grand Prix de Plouay Edvald Boasson Hagen (Nor), 84° World Ports Classic Tom Boonen (Bel), 33° Grand Prix de Fourmies Lars Bak (Dan), 34° Grand Prix de la Somme Evaldas Siskevicius (Lit), 7° Grand Prix d’Isbergues John Degenkolb (Ger), 65° Paris-Bourges Florian Vachon (Fra), 28° Paris-Tours Marco Marcato (Ita), 58° Tour Vendée Wesley Kreder (Ned).

 2013 BRETAGNE SÉCHÉ ENVIRONNEMENT - EC TRELISSAC CC

ECTCC

85° Etoile de Bessèges Jonathan Hivert (Fra), 90° Trophée Laigueglia Moreno Moser (Ita), 48° Le Samyn Alexey Tsatevitch (Rus), 144° Driedaagse Van West Vlaanderen Lucia Paolini (Ita), 18° Cholet Pays de Loire Damien Gaudin (Fra), abandon Route Adélie Alessandro Malaguti (Ita), 39° La Mézière Val d’Ille Classic Nacer Bouhanni (Fra), 10° Grand Prix Pino Cérami Jonas Van Genechten (Bel), abandon Paris-Roubaix Fabian Cancellara (Sui), 43° Prix de Denain Arnaud Demare (Fra), 61° Tro Bro Léon Francis Mourey (Fra), 11° La Roue Tourangelle Mickaël Delage (Fra), 77° Tour de Bretagne cycliste Riccardo Zoidl (Aut), 17° Tour de Picardie Marcel Kittel (Ger), 105° Tour de Norvège Edvald Boasson Hagen (Nor), 48° Boucles de l’Aulne Matthieu Ladagnous (Fra), 51° Ronde l’Oise Vegard Breen (Nor), 73° Route du Sud Thomas Voeckler (Fra), 47° Championnat de France route à Lannilis Arthur Vichot (Fra), abandon Prix de Villafranca (Esp) Daniel Teklehaimanot (Eri), 47° Kreiz Breizh Nick Van der Lijke (Ned), 1° Getxo Mémorial Otxoa (Esp), 26° Tour du Limousin Martin Elmiger (Sui), 14° Châteauroux classique de l’Indre Bryan Coquard (Fra), 37° Tour Poitou Charentes Thomas Voeckler (Fra), 24° Grand Prix de Plouay Filippo Pazzato (Ita), 65° Grand Prix de Fourmies Nacer Bouhanni (Fra), 2° Grand Prix de la Somme Preben Van Hecke (Bel), 18° Grand Prix d’Isbergues Arnaud Demare (Fra), 25° Tour de l’Eurométropole (Belg) Jens Debusschere (Bel), 17° Paris-Bourges John Degenkolb (Ger), 33° Paris-Tours John Degenkolb (Ger).
Ci-dessus sous son maillot de l'EC Trélissac Coulounieix-Chamiers

LIENS SUR LE MÊME THÈME.
- Valentin Huot sa carrière et ici son palmarès, Francis Duteil, Marius Duteil, Jacques Vivier, Michel Brun, Elisabeth Chevanne-Brunel, Alain Fossard, Pierre Mémy, Georges Dupré, Alain Buffière, André Dupré, Eric Raud, Claude Mazeaud, Serge Daubisse, Claude Hue, les Arquey, les frères Mercadié en Dordogne, classements FFC amateurs de 1970 à 1995, Hervé Gourmelon, Bordier, Dubreuil et Sautier champions en 1968, Laurent Mazeaud, Stéphane Reimherr, Christian Bordier (palmarès), Pierre-Raymond Villemiane, les frères Mousseau, Jean Mespoulède, Jacques Mazeau, Mickaël Delage, Quentin Pacher.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - PALMARÈS PROS JL DELPECH
© PHILIPPE DESSIMOULIES
La mémoire du cyclisme en Dordogne

23 janvier 2020

VALENTIN HUOT - SAISON 1955

Sa cinquième saison dans le cyclisme en 1955.

 - 1955 marque un tournant dans la carrière de Valentin Huot qui quitte le CC. Bergerac pour le CC. Périgourdin et les cycles Terrot pour ceux de Rochet. Mais c’est aussi l’année où notre champion se marie puis est victime d’une lourde chute dès la 2° étape du Tour de France. Mis à part ces deux fait Huot gagne encore avec la Polymultipliée.
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1955 le 9 juin, mariage avec Denise et Maître Danguillaume son témoin

Mariage de Valentin avec Denise avec son témoin, Mâitre Deguillaume nataire de Vergt

28 mars 1955 - Bordeaux-Saintes
1. Jean Dacquay (Paris-Barsac), 2. Jacques Lemaître (Saujon), 3. Gay (Toulouse), 4. Trochut (Gémozac), 5. Jules Pineau (Gémozac), 6. Lesca (Agen), 7. Huot (Périgueux), etc
18 avril 1955 - Critérium International de Cenon
1. Valentin Huot sur cycle Rochet en 1h50'32", 2. Jean Forestier à 1'55", 3. Louison Bobet à un pneu, 4. Jean Dotto à deux longueurs, 5. Maurice Bertrand (ASPTT. Bordeaux), 6. Siteck (Barsac), 7. Gilbert Bauvin, 8. Marcel Queheille, 9. Jo Bianco, 10. Armand Darnauguilem, etc
"Un doublé historique gagné devant les meilleurs pros du moment, et …. comme d'habitude en solitaire, avec 1m55s d'avance. Du bon Huot, une fois de plus !
19 avril 1955 - Prix de Boussac
1. Louison Bobet les 130 kms en 3h19'47", 2. Huot à trois longueurs, 3. Anquetil à 1'50", 4 Jean Bobet à 2'10", 5. Bauvin, 6. Bernard, 7. Gay, 8. Cohen, 9. Devèze, 10. Guittard, etc
"Dans une forme excellente Huot et Bobet ont lâché leurs adversaires dans l'ultime montée. Certes le champion du monde mena souvent mais la performance de Huot est remarquable si l'on songe aux hommes qu'il précède au classement. Huot voulant mettre à profit sa très bonne condition physique a décidé de dédaigner le Tour d'Espagne pour lequel il était sélectionné et de s'aligner plutôt aux classiques des prochains dimanches."
24 avril 1955 - Circuit de Pontivy la demi-lune.
1. Valentin Huot (Périgueux) sur cycle Rochet pneus Dunlop en 3h10'59", 2. Picot à un tour, 3. Schellemberg, 4. Pipelin, 5. Audaire, 6. Morvan, 7. Gaillau, 8. Quentin, 9. Lorens, 10. Mel, etc

Huot avec Dr Moulinier cardiologue, maire et CG de Vergt, Jacques Deguillaume notaire de Vergt

Valentin avec ses amis de Vergt, le docteur Moulinier maire et conseiller général
et à droite Maître Deguillaume notaire

2 mai 1955 - La Polymultipliée (Circuit de Chanteloup).
1. Valentin Huot sur cycle Rochet les 154 kms en 4h28', 2. Cottalorda à 13", 3. Lampre à 1'28", 4. Fernandez à 1'37", 5. Le Guilly à 2'22", 6. Gaul à 2'31", 7. Vitré à 2'44", 8. Burgat à 2'53", 9. Cavallero à 2'58", 10. Buchaille à 3'04".
" Quinze tours de circuit dont seize fois la côte de Chanteloup à escalader, tel était le menu de cette polymultipliée. Et c'est Jodet, Chaussabel, Cavallero, Schmitz, Pipelin et Barbosa qui les premiers se mettront en évidence. Au 9° tour le luxembourgeois Schmitz se retirait alors que Cottalorda se détachait suivi du provençal Bonifassi. Au 12° tour Cottalorda précédait Bonifassi de 11", Huot de 42", Pipelin de 1'01", Lampre, Vitre, Bertrand, Siteck et Fernandez de 1'07", Chaussabel, Buchaille, Genin, Burgat, Carles de 1'19", Buchonnet, Gaul, Cavallero de 1'29, Barbosa et Poncet de 1'41".
Durant les derniers tours ces écarts se creusaient. Bonifassi et Pipelin connaissaient la défaillance, Huot effectuait un retour canon, rejoignait le niçois Cottalorda, qu'il distançait pour triompher une fois de plus en solitaire et avec 13 secondes d'avance. Vraiment Huot confirmait ses dons d'escaladeur dont on reparlera …"

1955 Polymultipliée

Victoire en solitaire dans la Polymultipliée à Chanteloup

19 mai 1955 - 28° Tour de Corrèze.
1. Valentin Huot sur cycle Rochet les 260 kms en 7h29'55", 2. Pierre Ruby (UC. Berry) à 45", 3. André Bernard (VC. Arédien) à 1'00", 4. Michel Tombelaine (UV. Limousine), 5. Georges Gay (Blagnac), 6. Hervé Prouzet (Libos), 7. Georges Tombelaine (UV. Limousine), 8. Léon Kervasse (Pédale Faidherbe) tous même temps que Bernard, 9. Walryck (Pédale Faidherbe) à 2'30", 10. Folch, etc …

9 juin 1955 - Mariage de Valentin avec Mlle Denise Chazeau.

4 juillet 1955 - Ronde d'été à Lalinde
1. Albert Dolhats (Dax) sur cycle Rochet, 2. Bianco, 3. André Dupré, 4. Tonello, 5. Pierre Michel, 6. Huot, 7. Esnault, 8. Gonzalès, 9. Brulé, 10. Gay.
7 juillet 1955 - Départ du 42° Tour de France.
L'équipe Sud-Ouest dirigée par Paul Maye : Philippe Agut (24 ans - Montpellier), Louis Bergaud (28 ans - Mauriac), Robert Desbats (33 ans - Bordeaux), Jacques Dupont (27 ans -Toulouse), André Dupré (25 ans - Sainte-Foy), Manuel Fernandez (27 ans - Casablanca), Georges Gay (27 ans - Montauban), Valentin Huot (26 ans - Périgueux), Maurice Lampre (25 ans - Mauriac), Jacques Vivier (25 ans - Ribérac).
Remplaçants : Marcel Guitard (23 ans - Limoges), René Remangeon (24 ans - Casablanca).
7 juillet - Le Havre-Dieppe (1° demi-étape) :1. Miguel Poblet (Espagne), 27° Huot.
7 juillet - Dieppe (2° demi-étape contre la montre par équipes) : 1. Hollande (Voorting, Wagtmans, Van Est), 10° Sud-Ouest (Agut, Bergaud, Desbats).

1955 Chute TDF

Chute fatale dans le Tour de France en 1955

8 juillet 1955 - Dieppe-Roubaix (2° étape) : 1. Antonin Rolland. Maillot jaune : Wout Wagtmans. Huot (arrivé hors délais suite à une chute dit adieu au Tour).
Août 1955 - Sélection pour le Tour de l'Ouest.
Equipe Rochet avec Arthur Bihannic (Brest), Guy Butteux (Brest), Emmanuel Crenn (Le Relecq), Albert Dolhats (Bayonne), Marcel Dussault (Châteauroux), Valentin Huot (Périgueux), Eugène Letendre (Saint-Hilaire), Louis Rostollan (Marseille). Directeur sportif : Roger Lambrecht.
"Aucune place pour notre Valentin dans les différentes étapes. C'est à se demander s'il a vraiment honoré finalement cette sélection ?"
23 août 1955 – Meymac.
1. Armand Darnauguilhem (CC. Bergerac), les 132 kms en 3h22 sur cycle Terrot, 2. Manuel Busto (Millau), à une longueur, 3. Antoine Sastres (CC. Miramont), 4. Louis Bergaud (Mauriac), 5. Siro Bianché (Saint-Rémy de Provence), 6. Jacques Dupont (Lézat-Ariège), 7. Valentin Huot (Bordas-Périgueux), 8. Léger (Gien-Sully), 9. Dufraisse (UV. Limousine), 10. Roffet (VC. Aubusson), etc
24 août 1955 - Grand Prix d'Arcachon.
1. Hervé Prouzet (Guidon Agenais) les 100 kms en 2h23', sur cycle Royal-Fabric agent Garon Bordeaux, 2. André Dupré (CC. Lalinde), 3. André Dufraisse (UV. Limousine), 4. Robert Cazala (CC. Béarnais), 5. Valentin Huot (Périgueux), 6. Joseph Cigano (Saint-Pierre d'Aurillac), 7. Claude Coutant (Girondins de Bordeaux), 8. Gérard Gaillot (Surgères), 9. Louis Gomez (Girondins de Bordeaux), 10. Antoine Sastres (Miramont de Guyenne), etc
31 août 1955 - Prix Martini au Boucau.
1. Valentin Huot (CC. Périgueux), les 170 kms en 4h23'20" sur cycle Rochet, 2. Dupont à 1'30", 3. Barrès m.tps, 4. Nardi, 5. Hervé Prouzet, 6. Armand Darnauguilhem, 7. Ocaritz, 8. Albert Dolhats, 9. Mérino, 10. Gonzales, etc
"Mosello et Queheille ramassent les primes. Au 22° tour Huot pousse puissamment un grand développement, se porte vers l'avant. C'est le coup de théâtre quand Huot reste alors seul en tête. Huot, Nardi et Dolhats se départagent la dernière prime, mais Huot reste devant et franchit en solitaire selon son habitude la ligne d'arrivée."
19 septembre 1955 - Grand Prix du commerce à Vergt.
1. Hervé Prouzet (Agen), 2. Dolhats (Dax), 3. Lesca (Nérac), 4. Desbats (Bordeaux), 5. Guittard (Limoges), 6. Huot (Périgueux), 7. Dupont (Lezat), 8. Darnauguilhem (Bergerac), 9. Walryck (Périgueux), 10. Rigon (Miramont), etc
"Rioux, Sastres, Darnauguilhem et Huot gagnent d'importantes primes. Mais le peloton reste groupé malgré les efforts du speaker Monlong. Et c'est au sprint que Prouzet trouve la voie pour inscrire son nom à cette première édition qui se déroulait au pays de Valentin. "

1955 Vergt

Critérium de Vergt en 1955

2 octobre 1955 - Limoges-Plaisance 8° Prix du souvenir Latié.
1. Valentin Huot (CC. Périgueux) les 136 kms en 3h 46' sur cycle Rochet, 2. André Dufraisse à 4'36", 3. Georges Aymard à 4'40", 4. Simon à 6'04", 5. Rioux à 7'34", 6. Chabrier à 7'39", etc
3 octobre 1955 - Grand Prix de Aillas.
1. Pierre Nardi (VC. Barsac) sur cycle Mercier, les 104 kms en 2h04', 2. Valentin Huot (CC. Périgourdin), 3. Dihars (ASPTT. Bordeaux), 4. Hervé Prouzet (Agen), 5. André Lesca (Guidon Agenais), 6. Dupas (VCL), 7. Polodini, 8. Chaumont, 9. Faure, 10. Macorig, etc …
Attention, ces résultats et ces palmarès ne sont pas complets. Seuls sont reportés ceux qui ont été relevés sur la presse de l'époque. (Source : l'athlète du sud-ouest).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - VALENTIN HUOT (1955) © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste (à suivre)

25 janvier 2020

FRANCIS DUTEIL (Saison 1972)

1972 : 3° SAISON AU CRC. LIMOUSIN
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1972 - (amateur hors catégorie MERAL-GITANE) 9 victoires :

1972 en Limousin

Lors d'une épreuve en Limousin aux côtés de Christian Bordier.
Ami lors des entraînements et adversaires en course

 - 40° La Seyne (83) 26/02, 9° Verdille (16) 19/03, 3° Mérignac (33) 25/03, 13° Beauville (47) 26/03, Tour de l’Aude (11) abandon 27/03 au 02/04, 6° Sarlat (24) 03/04, 6° Charmant (16) 09/04, Boussac (23) abandon 10/04, 150° Gand-Wevelgem (Belgique) 12/04, 2° Brive (19) 16/04, 1° Lussac les Châteaux (86) 23/04, 28° Tour du Limousin (87) 25/04 au 01/05, 4° Limoges (87) 03/05, 1° Perpezac le Blanc (19) 06/05, 5° Razès (87) 04/05, Figeac (46) abandon 08/5, 17° Nersac (16) 11/05, 8° Saint-Yrieix la Perche (87) 13/05, 9° Saint Martial de Valette (24) 14/05, 2° Chasseneuil (16) 15/05, 20° Villeneuve sur Lot (47) 18/05, 22° La Rochette (16) 21/05, 1° Sireuil (16) 22/05, 8° Aigurande (36) 23/05, 9° Coulgens (16) 27/05, 2° Bessines (87) 28/05, 2° Guéret (23) 29/05, 4° Lalinde (24) 01/06, 14° Paris-Saint Pourçain (03) 03 et 04/06, 30° Saint Pierre des Corps (37) 05/06, Remiremont (88) crevaison 08/06, 33° Tour des Vosges 1° du prologue par équipes 9 au 11/06, 21° Circuit du Cantal (15) 15/06, 7° Aigre (16) 17/06, 5° Championnat du Limousin route à Fresselines (23) 18/06, 4° Valence sur Baïse (32) 19/06, 5° Circuit des Gaves et de l’Adour à Dax (40) 22/06, 1° La Couronne (16) 24/06, 2° Panazol (87) 25/06, 8° Saujon (17) 26/06, 2° Chevanceaux (17) 01/07, 13° Tasque (32) 02/07, 3° Condom (32) 03/07, 12° Ruelle (16) 06/07, 10° Limoges (87) 09/07, 3° Castelmoron (47) 10/07, 4° Châteauneuf sur Charente (16) 14/07, 2° Feytiat (87) 15/07, 11° Lavaveix les Mines (23) 17/07, 3° Sarlat (24) 20/07, 6° Gujan Mestras (33) 22/07, 6° Le Dorat (87) 23/07, Duras (47) crevaison 24/07, 6° Lussas (24) 30/07, 6° Oradour sur Vayres (87) 31/07, 25° Tour de l’Yonne Nivernais Morvan (89) 1 au 07/08, 1° Javerlhac (24) 08/08, 4° Roulet (16) 12/08, 5° Chirac (16) 13/08, 5° Saint-Laurent sur Gorre -87) 14/08, 9° Meuzac (87) 15/08, 7° Grand Bourg (23) 17/08, 2° Saint Yrieix le Déjalat (19) 19/08, 7° Felletin (23) 20/08, 3° Vayres (87) 21/08, Augignac (24) abandon 22/08, 5° Bénévent l’Abbaye (23) 25/08, 1° Abjat sur Bandiat (24) 26/08, 14° Douzillac (24) 27/08, 14° Port Sainte-Foy (33) 28/08, 3° Reignac (33) 29/08, 7° Excideuil (24) 02/09, 7° Prigonrieux (24) 03/09, 1° Allassac (19) 04/09, 5° Saint-Junien (87) 08/09, 5° Yffiniac (22) 10/09, 2° Guiscriff (56) 11/09, 24° Bannalec (56) 12/09, 23° Marmande (47) 16 et 17/09, Champagne Mouton (16) abandon 18/09, 1° Montbron (16) 23/09, Saint Romain en Charroux (86) crevaison 24/09, 4° Montguyon (17) 25/09, 5° Miallet (24) 26/09, 9° Saint-Michel (16) 30/09, 4° Beaumont en Périgord (24) 01/10, 30° Libourne (33) 07/10, 16° Loudun (86), 5° Tour d’Ampurdan (Espagne) 12 au 15/10, 3° Civray (86) 22/10.
Soit 9 victoires pour 90 épreuves disputées, huit abandons.

F27

Deuxième à Chasseneuil le 15 mai

Duteil dans le rétro : C’est l’année où Barraud, Savary et Breuil quittent le CRCL. Malgré ces mutations, le club de Francis Duteil occupe toujours la pôle position au sein de son comité. Francis Duteil gagne en solitaire à Perpezac le Blanc juste devant Lamoure (Ussel), Thimonier (Saint-Junien) et son équipier Francis Dubreuil. A Abjat il triomphe devant Bordier (Sainte-Foy), Corbeau (Confolens), Provost et Pierillas (tous deux UVL). Mais Duteil a beaucoup travaillé pour ses équipiers comme lors du Championnat du Limousin gagné par Dubreuil à Fresselines, voire dans les épreuves de Saint-Laurent sur Gorre à Vayres ou à Bessines, où là encore son équipier Dubreuil triomphe...

CRCL5

Parmi les souvenirs de Francis : "Avec Francis Dubreuil on avait un contrat avec l'équipe Méral qui nous demande si nous sommes intéressés pour aller disputer Gand-Wevelgem amateurs le 12 avril. C'était un mercredi, il n'y avait pas de courses chez nous. Nous acceptons car rien ne vaut la compétition pour se préparer et on apprend toujours. Nous avons rendez-vous le mardi midi à Montoire. Aussitôt après le repas nous prenons la route de la Belgique avec les voitures de l'équipe. Arrivés à Gand, nous avons le temps de récupérer nos dossards ainsi que la liste des engagés avec le parcours que je possède encore. Nous sommes 260 engagés. J'ai le dossard 41 et Régis Ovion champion du monde sur route Amateurs en titre a droit au dossard n°1. La course fait 183 kms et nous passons à Ostende au km 78 et au sommet du Mont Kemmel au km 151. Nous interrogeons des coureurs belges et ils nous apprennent qu'il faut au moins 42x21 dans le Mont Kemmel qui est la seule difficulté. Tout le reste est pratiquement plat. Pensant à un parcours sans aucune difficulté j'ai mis 49 et 54 en plateaux et mon plus grand pignon fait 18 dents.
- Le lendemain matin le départ fictif a lieu à 10h52 sur une grande place au centre de Gand. Les pros sont déjà partis car après un premier passage à Wevelgem, ils ont une boucle de 70 kms qui les fait repasser par le Mont Kemmel. Après l'appel nous sommes parqués sur un espace délimité par des piquets et des cordes à bestiaux. Pas moyen de sortir car il ya un monde fou autour des cordes. Il y a des engagés supplémentaires et nous devons être près de 300.
- Dès le signal du départ fictif ça part très vite et ça roule à fond pour bien se placer au départ réel. Ça frotte tellement qu'il y a déjà plusieurs chutes et je me trouve retarder par l'une d'elles. J'arrive au départ réel au moment où celui-ci est donné. Je n'ai pas besoin de mettre pied à terre. Je reste derrière sur le côté gauche pour éviter les bûches. Francis Dubreuil est aussi derrière mais au milieu de la route. Après une cinquantaine de km alors que ça roule très vite sur une route en ciment, il se produit une chute monumentale vers les 3/4 arrières du peloton. Je ne tombe pas en m'arrêtant sur l'herbe. Francis Dubreuil qui n'a pas pu s'arrêter à temps tombe sans gravité. Alors qu'il se relève et tire son vélo du tas de vélos et de coureurs je donne un coup d'œil à l'arrière. Et là à moins de 50 mètres, je vois un grand et solide coureur qui arrive à toutes pédales le nez dans le guidon. A moins de 10 mètres il relève la tête. Il ne peut que crier, il ouvre les bras et il emporte Dubreuil avec lui sur le tas de vélos et de coureurs. Ils se relèvent tous les deux sans gros bobos. Mais la jante arrière du vélo de Francis touche le moyeu de la roue. Il jette l'éponge. Je rejoins le peloton après une longue poursuite et je décide de remonter vers la tête. Nous entrons dans Ostende. La route est large et pavée et parcourue par des rails de tramway qui provoquent encore des chutes. Puis nous tournons à gauche sur un pont étroit. Il se forme un bouchon et nous passons au compte-gouttes ce qui permet aux retardataires de recoller au peloton. A la sortie du pont, nous trouvons une route très mal pavée. Les coureurs ont sauté sur le trottoir dont la bordure approche les 15 cm de haut. Je n'ai pas osé sauter car je n'ai jamais fait ça. Maintenant je suis seul sur ces très mauvais pavés sur lesquels je rebondis (je pèse 62 kg). Un flot ininterrompu de coureurs roulant à 50 km/h en file indienne me dépasse. Alors je me décide à sauter sur le trottoir et je préviens les coureurs qui arrivent derrière. Je réussis mais j'entends des grands coups de freins et des injures mais il n'y a pas de chute. J'ai provoqué un trou d'une vingtaine de mètres que j'ai intérêt à boucher. Je n'ai jamais roulé à 50 km/h sur un trottoir mais je vais combler le trou.
- Nous arrivons au Mont Kemmel et le peloton s'est morcelé. Il y a plus d'une cinquantaine de coureurs devant le groupe où je suis. Devant nous se dresse un mur pavé à plus de 15% de pente. Les pavés sont humides et des coureurs ont sauté du vélo comme au cyclo-cross pour monter en courant. Avec mon 49x18 je ne peux pas monter, car en danseuse ma roue arrière patine. Je desserre vite un cale-pied et pose pied à terre. Seulement depuis l'accident du 11 avril 1966 à Nontron, je ne peux plus courir à cause de ma jambe gauche handicapée et je suis gêné pour marcher surtout avec les cale-chaussures. Je monte à pied bien à droite de la route pour ne pas gêner les coureurs qui arrivent derrière moi. Au sommet je remonte sur le vélo et je descends prudemment comme les autres sur les pavés humides. J'ai bien fait de copier les coureurs belges car en bas, il y avait un virage très serré à droite toujours sur les pavés. Il reste 30 km de plat pour rallier l'arrivée. Vraiment cette classique constituera un mémorable souvenir, celui d’une course de toutes les folies..."
Les adversaires de la saison 72 : Christian Bordier (Sainte-Foy), Serge Besse (Nontron), Alain Buffière, Goupil (Brive), Priouret, Ceulemans (Aubusson), Barraud, Deshoulières (Saint-Junien), Grosvallet, Aumenier, Durand (Guéret), Courtois (Poitiers), de Carvalho (UC Corrèze), Decoux (Bellac), Breuil (Tulle), Montlaron (Saint-Pourçain), Pinault (CC Bourré), Ortoli, Courteix, Voisin (UV Limousine), Godet (Nersac), Guitard (Puteaux), Marcelaud (Bourganeuf), Richefort (La Souterraine), Villemiane (Bergerac).
Ses équipiers : Michel Dupuytren, Jean-Pierre Ditlecadet, Francis Dubreuil, André Laroudie, Daniel Raymondaud, Michel Roulier, Michel Louis, Jean-Jacques Léobet, André Pressicaud, Roger Barbaud, Michel Sudrot, Serge Calmette.

- Classement national FFC saison 1972.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (7) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1973  Vice Champion de France des Amateurs

23 janvier 2020

FRANCIS DUTEIL (Saison 1971)

1971 : DUTEIL MEMBRE DU CLUB FRANCE

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1971 - (amateur hors catégorie MERAL) 7 victoires

Duteil dans le rétro : En cette saison 1971, Duteil entame sa deuxième saison au CRCL avec Savary, Breuil, Dubreuil Laroudie et Ditlecadet. Il remporte la 62° édition de Limoges Saint-Léonard. A Bellac, il bat Daniel Dutertre, Dubreuil et Mazeau. A Allassac son succès est probant puisqu’il devance Bordier, Villemiane, Dubreuil, Samy, Frigo, Galy et Lavergne, soit que du beau monde. Sélectionné au Tour du Maroc, il devient membre du club France.
Ses rivaux :
Guitard (Puteaux), Bordier (Sainte-Foy), Courteix, Jude, Boulesteix, Voisin Michel, Voisin Joël (UV Limousine), Decoux (Bellac), Lebourg (Felletin), Durant (Guéret), Montlaron (Pédale Marchoise), Peter, (Saint-Junien), Samy, Rault (Saint-Eloy), Aumenier (AC Creusoise), Beaubrun (Guéret), Godet (Nersac), Leherisey (Bourganeuf), Ceulemans, Gaumet, Rigaud (Aubusson), Onillon (Confolens), Roumagne (UC Corrèze).

F25

Prix de Port Sainte-Foy gagné par Dubreuil son équipier de luxe

PALMARES 1971
- 30° La Seyne (83), Nice (06) abandon 01/03, 24° Angoulême (16) 07/03, 25° Chambord (41) 18/03, 12° Lussac les Châteaux (86) 21/03, Lesterps (16) crevaison 28/03, 40° Lagorce Laguirande (33) 29/03, Tour du Maroc abandon dernière étape 1 au 11/04, 7° Charmant (16) 18/04, 15° Le Coux (24) 19/04, 12° Péreuil (16) 25/04, 11° Tour du Limousin (87) 27/04 au 02/05, Limoges (87) abandon 03/05, 3° Boucles du Bas Limousin (19) 06/05, 25° Saint-Léon sur l’Isle (24) 08/05, 1° Tulle (19) 09/05, Saint-Yrieix la Perche (87) abandon 10/05, 20° Parthenay (79) 15/05, Montamisé (49) crevaison 16/05, Saint-Aigulin (17) abandon 17/05, 9° Tour des Combrailles (63) 20 au 23/05, Nieul le Virouil (17) abandon 24/05, 3° La Rochette (16) 30/05, 14° Romagne (47) 31/05, 5° Abjat sur Bandiat (24) 01/06, 7° Brigueil le Chantre (86) 05/06, 3° Saint-Mesmin (24) 06/06, 20° Guéret (23) 07/06, Marcillac Lanville (16) abandon 12/06, Championnat du Limousin à Ussel (19) abandon 13/06, 2° Malaville (16) 14/06, 16° Aigre (16) 19/06, 2° Pineuilh (33) 20/06, 2° Valence sur Baïse (32) 21/06, Championnat de France de Poursuite à Roubaix (59) éliminé en série 25/06, Vieux Condé (59) crevaison 26/06, 6° La Châtre (36) 27/06, 12° La Coquille (24) 28/06, 12° Rocourt (Belgique) 03/07, 1° Overwinden (Belgique) 04/07, Montégnée (Belgique) crevaison 05/07, 5° Brie (16) 10/07, 5° Bussière Poitevine (87) 11/07, 1° Condat sur Vézère (24) 12/07, 11° Périgueux (24) 13/07, 1° Bellac (87) 14/07, 6° Ussel (19) 17/07, 4° Etriac (16) 18/07, 5° Duras (33) 19/07, 17° Plessala (22) 25 et 26/07, Reignac (16) crevaison 31/07, 2° Lussas (24) 01/08, 4° Saillat sur Vienne (87) 02/08, 20° Paris-Auxerre (89) 05/08, 1° Roullet (16) 07/08, 5° Lizant (86) 08/08, 8° Saint Laurent sur Gorre (87) 09/08, 2° Javerlhac (24) 10/08, 5° Perpezac le Noir (19) 14/08 20° Dornes (58) 15/08, 30° La Machine (58) 16/08, 8° Grand Bourg (23) 17/08, Condéon (16) crevaison 21/08, 3° Bourbon l’Archambault (03) 22/08, 8° Bussière Dunoise (23) 23/08, Augignac (24) crevaison 24/08, 5° Bénévent l’Abbaye (23) 25/08, 5° Abjat sur Bandiat (24) 28/08, 3° Douzillac (24) 29/08, 2° Port Sainte Foy (24) 30/08, 16° Reignac (33) 31/08, Toulouse (31) abandon 04/09, 16° Moissac (82) 05/09, 1° Allassac (19) 06/09, 14° Saint-Junien (87) 08/09, 3° Libos (47) 09/09, 4° Journiac (24) 11/09, 6° Millac (86) 17/09, 5° Châlus (87) 13/09, 30° Piégut (24) 14/09, 13° Baignes (16) 18/09, 20° Argenton sur Creuse (36) 19/09, 3° Saint Martin d’Ary (17) 20/09, 8° Saint-Astier (24) 25/09, 4° Bordeaux-Bergerac (24) 26/09, 5° Montbron (16) 27/09, 1° Miallet (24) 28/09, 20° Aillas (33) 02/10, 8° Confolens (16) 03/10, 5° Fontevrault l’Abbaye (49) 04/10, 12° Luçay le Male (36) 09/10, 7° Châteauroux-Le Blanc (36) 10/10, 3° Saint-Denis de Pile (33) 11/10, Paris-Conerré (72) abandon 17/10.
Soit sept victoires pour 94 épreuves disputées, dix-huit abandons.

- Voir le classement FFC saison 1971.

F26

Lors du Tour du Maroc où il abandonnera lors de la dernière étape

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (6) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1972 : Vers une 3° saison au CRCL

29 janvier 2020

LES LÈCHES

SON PALMARES CYCLISTE

Les Lèches

Ci-dessus l’arrivée de l’épreuve aux Lèches en 1969 (crédit photo Jacques Martin). Sur ce document on reconnaît
Jacques Martin, coureur filiforme qui remportait l’épreuve, Gilbert Cuménal au micro,
derrière lui Yves Perpignan commissaire et au fond avec une casquette sur la tête, Henri Martin,
père de Jacques et secrétaire du club Mussidanais.

- Les Lèches est un vieux village du Landais, autrefois animé par le voisinage du Prieuré de Tresseydoux (moniales bénédictines dépendant de l’abbaye de Ligueux). Ruisseau de la Chapelle, fête le premier dimanche après le 10 août (date de la course cycliste). Peuplé de plus de 300 habitants, on a évoqué souvent le nom de cette commune lors de la construction de l’A 89, puisque c’est à la périphérie de cette commune que fut construit le raccordement de la voie rapide, qui permet aujourd’hui aux Bergeracois d’accéder à l’autoroute. L’histoire cycliste des Lèches est assez restreinte (voir palmarès).
- Bien que situé sur le canton de La Force, cette commune appartient à la Communauté des communes du Mussidanais.- Superficie : 2158 ha, altitude 88m, église néo-gothique du 19° siècle. Les habitants de cette commune sont des Lèchois.

 Palmarès connu de l’épreuve : 1948 : Lascaux (CC Périgourdin), 1950 : Francis Despréaux (RC Mussidan), 1952 : Gaston Munini (RC Mussidan), 1964 : Gérard Hélias (RC Mussidan), 1965 : Baugier (EC Foyenne), 1966 : Barès (La Réole), 1967 : Jean-Pierre Darrin (Guidon Sarladais), 1969 : Jacques Martin (RC Mussidan), 1970 : Alain Maratrat (Puteaux), 2003 : Thierry Sonson (VC Sainte-Livrade).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – LES LÈCHES © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

19 janvier 2020

FRANCIS DUTEIL (Saison 1970)

1970 : PREMIERE SAISON AU CRC. LIMOUSIN

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CYCLO RACING CLUB LIMOUSIN.
Ses équipiers : Francis Dubreuil, Raymond Breuil, Tony Lebourg, André Laroudie, Daniel Savary, Jacques Mazeau, Jean-Pierre Majeux, Jean-Luc Gauthier, Jean-Claude Sansonnet, Daniel Altmeyer, Philippe Decima, Michel Roulier et Jacques Préssicaud.
Ses rivaux : Thimonier, Peter, Ouspointour (Saint-Junien), Farges (Maurs), Guitard (Puteaux), Jamot (Felletin), Rault, Samy (Saint-Eloy), Richefort (La Souterraine), Rigaud (Aubusson), Darnis, Onillon (Confolens), Couronnet, Courteix, Duprat, Boulesteix, Pierillas, Guillard, Bastier, Jammet Ch, Jammet M. Joinet, Alamargot (UV Limousine), Perrin (La Trimouille), Martin, Plat (Lussac), Sautier, Claude Hue (Périgueux), Barjolin, Chambeau (Civray), Bordier (Sainte-Foy), Meunier (Bourges), Decoux (Bellac), Ceulemans, Priouret (Aubusson), Mérigot (Bourganeuf), Troyard (Poitiers).

F23

Au Tour du Limousin couru du 29 avril au 3 mai 70

1970 - (amateur hors catégorie sénior) (amateur hors catégorie MERAL) 10 victoires :

- 35° Bayonne (64) 02/03, 30° Angoulême (16) 08/03, 30° Villeneuve sur Lot (47) 12/03, 12° Peyrignac (24) 15/03, 20° Eibar (Espagne) 19/03, 7° Clairvivre (24) 22/03, 15° Mareuil sur Belle (24) 23/03, 13° Genouillé (86) 29/03, 4° Nontron (24) 30/03, 11° Sauveterre La Lémance (47) 31/03, Boucles de l’Aude (11) abandon 2 au 05/04, Le Coux (24) abandon 06/04, 3° Brive (19) 12/04, 38° Tour du Vaucluse (84) 17 au 19/04, 6° Rochefort sur Mer (17) 25/04, 2° Saint-Alpinien (23) 26/04, 14° Saint-Geours de Marennes (40) 27/04, 1° Tour du Limousin (87) vainqueur de la 3° étape 29/04 au 03/05, 14° Figeac (46) 04/05, 1° Boucles du Bas Limousin à Brive (19) 07/05, 5° Vallet (17) 08/05, 5° Saint-Martial de Valette (24) 10/05, 8° Route de France Région de Vichy (03) 1° du GP de la Montagne 12 au 16/05, 12° Mouthiers (16) 17/05, Sireuil (16) abandon 18/05, 5° Aigurande (36) 19/05, 40° Villeneuve sur Lot (47) 21/05, 27° Trophée Peugeot à Valentigney (25) 24/05, 7° Varennes Saint-Sauveur (70) 25/05, 8° Brigueil le Chantre (86) 28/05, 20° Coulgens (16) 30/05, 2° Brive (19) 31/05, 4° Abjat sur Bandiat (24) 01/06, Saint-Seurin de Cursac (33) crevaison 06/06, 1° Championnat du Limousin des Sociétés Le Palais sur Vienne (87) 07/06, 10° Chambon sur Voueize (23) 08/06, 18° Chemillé (49) 11/06, 1° Marcillac Lanville (16) 13/06, 1° Championnat du Limousin séniors à Felletin (23) 14/06, 5° Astaffort (47) 15/06, 12° Champagne Saint-Hilaire (86) 19/06, Aigre (16) crevaison 20/06, 1° Bouteilles Saint-Sébastien (24) 21/06, 9° Valence sur Baïse (32) 22/06, 40° Morcenx (40) 23/06, Neuville du Poitou (86) chute 24/06, 7° Bourganeuf (23) 25/06, Gémozac (17) abandon 27/06, Périgny (17) abandon 28/06, Bazas (33) crevaison 29/06, 3° Chevanceaux (17) 04/07, 8° Birac (16) 05/07, 1° Périgueux Saint-Martin (24) 07/07, 8° Championnat de France séniors à Plumelec (56), Rohan (56) 12/07, Rohan (56) abandon 13/07, 11° Championnat de France des sociétés 14/07, 2° Luxé (16) 18/07, 15° Loubert Madieu (16) 19/07, 6° Duras (47) 20/07, 4° Gujan Mestras (33) 25/07, 14° Bergerac (24) 26/07, 19° Oradour sur Vayres (87) 27/07, 6° Saint Dizier Leyrenne (23) 01/08, 5° Biran (32) 02/08, 12° Saillat sur Vienne (87) 03/08, 20° Ayen (19) 06/08, 5° Roullet (16) 08/08, 7° Rancon (87) 09/08, 10° Saint Laurent sur Gorre (87) 10/08, 14° Javerlhac (24) 11/08, 3° Egletons (19) 14/08, Mirande (32) abandon 15/08, 2° Penne d’Agenais (47) 16/08, 15° Sornac (19) 17/08, 3° Saint Yrieix le Déjalat (19) 22/08, 6° Bourbon l’Archambault (03) 23/08, Gurat (16) crevaison 24/08, 1° Augignac (24) 25/08, 8° Terrasson (24) 30/08, 11° Laplume (47) 31/08, 3° Saint Saturnin (16) 05/09, Saint Bonnet Briance (87) crevaison 06/09, 6° Guéret (23) 07/09, 11° Saint Junien (87) 08/09, Libos (47) crevaison 10/09, Journiac (24) abandon 12/09, 18° Brive (19) 13/09, 11° Châlus (87) 14/09, 20° Piégut (24) 15/09, 18° Baignes (16) 19/09, Angoulême-La Rochelle (17) abandon 20/09, 7° Champagne Mouton (16) 21/09, 9° Saint-Michel (16) 26/09, 25° Saint-Romain en Charroux (86) 27/09, 2° Montbron (16) 28/09, 5° Miallet (24) 29/09, 1° Saint-Astier (24) 03/10, 2° Monsoreau (49) 04/10, 6° Montlieu (17) 05/10, 6° Haut de Gan (64) 11/10, Saint Denis de Pile (33) abandon 12/10, 18° Lussac les Châteaux (86) 18/10, 20° Violay (42) 19/10, 30° Saint-Amand Mont Rond (18) 22/10.
Soit 10 victoires pour 104 épreuves disputées, dix-sept abandons.

Duteil dans le rétro : Cette année est marquée par l’arrivée au CRCL de Francis Duteil, Francis Dubreuil, Jacques Mazeau, Philippe Décima, tous originaires de Dordogne. Le CRCL est à ce moment là le seul club capable de présenter une équipe au départ lors des courses par étapes et dans ce domaine les résultats sont élogieux. Lorsqu’il signe au CRCL, Francis Duteil compte déjà plus d’une centaine de victoires. L’équipe du Tour du Limousin se compose de Duteil, Dubreuil, Breuil, Laroudie, Mazeau et Lebourg. C’est au cours de la deuxième étape entre Bellac et Guéret que Duteil se signale en animant la course, même si à l’arrivée il se fait surprendre par Geneste, un Auvergnat membre de l’équipe de France. Entre Guéret et Ussel, Duteil remporte l’étape et endosse même tous les maillots. Il contrôle bien l’étape suivante pour finir 2° à Limoges et remporter ce Tour devant Bodier, Breuil, Courtois, Dubreuil et Ravel.
- Notons aussi son succès aux boucles du Bas Limousin en s’enfuyant dans les côtes d’Aubazine et de Dampniat. Il passe la ligne en solitaire, devant des garçons de la trempe de Barthélémy, Dubreuil, Manzano, Servières, Buffière, Valade, Villemiane, Thimonier et Guillout. Ajoutons son bon comportement à la Route de France avec une équipe du CRCL où il se trouve en compagnie de Francis Dubreuil, Raymond Breuil, Daniel Savary, André Laroudie et Tony Lebourg. Duteil se classe 2° de la dernière étape, 8° du général et leader du GP de la montagne devant Raymond Martin !
- A Felletin, Duteil signe sa 6° victoire de la saison et en solitaire devant Lebourg, Baudry, Breuil et Jamot.

F24

Route de France où on reconnait Raymond, Martin et Duteil leader du GP de la Montagne

- Le petit souvenir raconté par Francis : "Au championnat de France à Plumelec (56) nous étions neuf coureurs échappées dans les derniers kilomètres. L'arrivée se situait sur un faux plat qui suit la côte du Cadoudal juste après un virage en épingle à droite. A environ 1 km de l'arrivée, il y avait un passage dans la côte plus facile. Juste avant ce passage je me suis laissé distancer d'une quinzaine de mètres. C’est alors que je m'élance pour prendre de la vitesse dans ce passage plus facile. Au moment où je vais rattraper les derniers du groupe, plusieurs coups d'avertisseur d'une même voiture suiveuse préviennent les autres coureurs. Tchan-sin est le plus prompt à réagir. Je coupe mon effort et je me retrouve à sa hauteur en roue-libre. Je suis furieux. Je me laisse glisser en fin de groupe et montre le poing aux voitures suiveuses. Je décide alors de retenter la même tactique aux 400 m. Aux 500 m personne ne s'est aperçu que je suis distancé d'une quinzaine de mètres, mais ce n'est pas ma journée. Au moment où je me dresse sur les pédales pour m'élancer, un des coureurs du groupe lance le sprint. Pour moi c'est terminé. Je double un seul coureur. Le maillot viendra cette année là à 70 km de Mareuil : puisque c’est Jean Thomazeau qui s'imposera. "

- Classement FFC de la saison 1970 sur ce LIEN.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (5) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode :
1971 Duteil devient membre du club France

12 février 2020

Histoire du journal régional : "Cyclisme"

- Relire la publication précédente sur les journalistes et reporters

Cyclisme

- Cela pourrait passer inaperçu et pourtant notre journal "Cyclisme" porte bien un numéro qui va bien au-delà des 1700. Un bel encouragement pour celui qui permet de réunir depuis plus de 45 ans le monde de la petite reine, dont il est utile de remémorer son parcours. Sa naissance ne fut pas facile, ne serait-ce qu'à la lecture de l'éditorial de sa première édition qui date du 29 avril 1969. Mais n’oublions pas de souligner que c’est grâce aux conseils d’Henri Crassat maire de Ribérac, que ce journal a vu le jour...

Premier éditorial du journal : " CYCLISME ! Ce titre tant convoité c'est seulement à notre quatrième épreuve que nous avons le droit de le porter. Il nous aura fallu trois épreuves pour l'obtenir. Pourtant à chacune d'elle, nous étions préparés, entraînés, mais chaque fois que nous approchions du but, de nombreux obstacles nous éliminaient, nous empêchant de figurer sur cette liste des journaux et publications agréées. Notre désir de nous faire connaître, et surtout de répondre aux espérances que bon nombre de nos supporters avaient fondées en nous, nous a conduits à détourner les règlements en utilisant le titre d'un confrère "Le Résistant". Quand nous disons d'un confrère, nous devrions ajouter d'un ami du cyclisme, car son concours nous a permis de renseigner nos supporters et d'obtenir ce titre de journal tant convoité. Merci Monsieur Jung. Notre journal "Cyclisme" nous le devons aussi à l'aide de notre collègue et ami, François Crassat, président du CA Ribéracois et plus particulièrement à l'appui de son oncle Monsieur Henri Crassat, maire de Ribérac qui nous a tiré le sprint. Cela nous a permis de franchir "la ligne d'arrivée" pensiez-vous ? Non pas ! Mais le seuil de certaines entrées. Une fois dans la place, nous avons rencontré une aimable personne dont les conseils et tactiques à employer pour atteindre notre but nous ont été très précieux. A tous, tant au nom de nos supporters qu'en notre nom, nous disons notre reconnaissance et vous adressons nos remerciements."

L'athlète

L'Athlète ancêtre du journal Cyclisme

 JACK DOYEN : FONDATEUR DU JOURNAL

- Ce premier éditorial ne porte pas de signature. Mais il est raisonnable de supposer qu'il ait été rédigé par Jack Doyen, son fondateur. Monsieur Doyen, un nom qu'on a toujours lu en petits caractères, juste en dessous du titre du journal, voire encore dans le petit rectangle réservé au comité de rédaction. Le parcours de Monsieur Doyen constitue un exemple qui ne mérite que du respect. Parler de cet homme n'est pas facile, tout simplement parce qu'il n'a jamais aimé que l'on parle de lui. Modeste, discret, ce monument du travail, ce gardien du temple cycliste, n'avait qu'une chose en tête : "travailler et servir". Il évitait les discours, refusait les médailles, mais il a été un vrai patron !

Doyen Jack

- Le virus du vélo, Jack Doyen le prend vite aux dépens d'André Tournis, fils de Maurice, ancien pistard du SA Bordelais, demeurant à Caudéran. Licencié au Cercle des commissaires, Jack Doyen débute dans le vélo en suivant les performances du jeune Tournis. Et c'est ainsi que la bicyclette prend le cœur de ce dirigeant et qu'avec ses rayons, elle encerclera une partie de sa vie...
- En 1959, Jack Doyen est coopté par le Comité de Guyenne comme membre de la commission des cadets, puis de celle de la piste et enfin celle des comités des fêtes. Un an après, le 27 novembre 1960 à Bordeaux, il sort élu du comité de Guyenne. Trésorier adjoint en 1962, il prend les fonctions de secrétaire général en 1963, dans ce comité qui devient celui d'Aquitaine, régionalisation oblige, et qui intègre le département de la Dordogne dans cette future grande région qui en est alors au stade de ses balbutiements. Jack Doyen restera trente deux ans au comité, même si de 1972 à 1976, il n'occupe qu'un rôle de délégué général, mais sans mandat électif.

L’ATHLETE, LE RESISTANT LIBOURNAIS ET CYCLISME

- La mise en route du journal "Cyclisme", devient sa préoccupation majeure. Fin novembre 1968, le journal "l'Athlète" décide d'arrêter sa publication. Appartenant au groupe Sud-Ouest, l'Athlète diffusait depuis 1920 et chaque semaine, les actualités sportives. Après la libération, il devient le bulletin officiel des comités cyclistes du grand Sud-Ouest. Dès la fin de sa publication, il a fallu réagir pour trouver une parade, faire vivre la discipline tout en préparant un nouveau journal. Mais pour cela, il fallait obtenir l'agrément paritaire, ce précieux sésame qui permet aux publications d'être distribuées à un tarif préférentiel et dans les mêmes délais que le courrier. Jack Doyen sera l'artisan de la réussite. Il rencontrera d'abord Monsieur Jung, directeur du journal "le Résistant de Libourne", qui dans ses pages, assurera d'abord l'intérim de l'Athlète, en reportant l'essentiel des informations cyclistes, dont les annonces de courses, véritable fil rouge de nos activités. Pendant cette période d'intérim, Jack Doyen étudiait et s'acharnait à lancer un hebdomadaire spécifique pour tous les licenciés. Et c'est ainsi que le 29 avril 1969, au quatrième essai, le "numéro un" de Cyclisme sortait de l'imprimerie moderne de Libourne.

Le Résistant

Le Résistant Libournais a servi quelques mois les cyclistes

CYCLISME, JOURNAL DE TOUS NOS LICENCIES

- "Cyclisme" a débuté avec les comités du Limousin, des Pyrénées, du Poitou et d'Aquitaine. En 1970, l'Orléanais du Président Raymond Monceau, puis de Daniel Raudet rejoint cette grande famille jusqu'en 1981. En 1995, le journal retrouvera un cinquième comité, avec l'entrée du Languedoc Roussillon. Il est difficile de résumer en une page la vie de notre bulletin de liaison. Pour cela, j'ai parcouru l'intégralité de la collection, celle de Philippe Dessimoulies, un ami, acharné de reliques et de publications, qui possède des richesses dignes de celles des plus grands archivistes, tout comme Henri Gouly, ancien président de la JS Astérienne, témoin et pourvoyeur lui aussi de cette époque, qui a sublimé tous ses champions.
- Comme son fondateur, "Cyclisme" est resté discret vis à vis de son comité de direction. Que ce soit lors du numéro 500 ou 1000, il n'y a pas eu de bruit. Rien, si ce n'est cette volonté de servir le lecteur en lui offrant toutes les nouvelles relatives à la vie des comités, à la présentation des grandes épreuves, des championnats, des calendriers, des clubs, des réunions et des assemblées générales. Edité en noir et blanc, ce n'est que sept mois après son lancement, que la première photo apparaît dans les colonnes du journal. Il s'agissait pour la petite histoire de fêter un événement au sein de la rédaction de la rue Lartigue, avec Mlle Michèle Latorre secrétaire administrative, qui coiffait Sainte-Catherine. Jack Doyen et le président Chadelle avaient marqué l'événement par un cliché en compagnie de Mesdames Lassep et Lorriaux, le tout sablé au Champagne et accompagné des traditionnels boudoirs.

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Michèle Latorre secrétaire administrative coiffant Sainte-Catherine au Comité

- Le journal a ensuite évolué. Dès octobre 1971, la première page revient à un chroniqueur, qui l'agrémente enfin avec des photos. C'est ainsi que Stéphane Boutet ouvre le bal de ces journalistes qui vont nous conter les plus belles heures de ce cyclisme de clocher comme de celui de tous ses champions. Le premier cliché, celui d'Alain Bernard et de Claude Magni qui brandit sa gerbe au Tour du Maroc. Stéphane Boutet nous offrira de nombreuses pages avec des champions comme Bernard Labourdette, Daniel Barjolin, Bernard Bourreau, Francis Campaner, Alain Meunier et bien d'autres, ceci jusqu'en mai 1973, date de son décès qui bouleversera tous ses lecteurs. Martial Bonnat, alias Stéphane Boutet nous quittera, ayant eu juste le temps de parler encore des exploits de Jacques Bossis, de Lucien Sautier et de Jean-Noël Provost, son dernier reportage. Après la disparition de ce journaliste issu de l'Echo du Centre, ce sera Michel Pierre qui assurera la continuité de cette chronique attachante et pleine d'intérêt. Se retrouver en première page, constituait alors un honneur pour ce journal noir et blanc, imprimé sur grand format (297 x 420). Michel Pierre, c'est l'époque des grandes croisades cyclistes qui ont pour nom Roger Saladié, Hubert Arbès, Pierre Bazzo, Michel Fédrigo, Christian Jourdan, celle des clubs comme la Pédale Tonneinquaise, l'EC Foyenne du président Bonnet ou le CA Béglais, sans oublier l'éclosion d'un champion comme celle de Gilbert Duclos-Lassalle. De 1978 à 1995, Christian Bibal marquera de sa plume le cyclisme du Nord des Pyrénées, ce boulimique du succès. Avec Christian Bibal, l'essor basque, le Tour du Béarn, le Béarn-Aragon, la Chalosse, le Marensin, sont des lieux magiques qui deviennent son arène. Il nous égrènera au fil des parutions un chapelet d'exploits, celui des Francis Castaing, Pierre Corre, Bernard Pineau, Dominique Arnaud, des frères Vérardo pour ne citer que quelques souvenirs, mais aussi les passages de l'Etoile des Espoirs dans sa région ou encore le souvenir d'un Championnat de France piste sur le vélodrome d’Aire sur Adour. Christian Bibal (l'homme de l'essor), sera rejoint dès 1978 par un certain Jean Robert Laloi (l'homme du Bol d'Or), qui narrera lui aussi et avec beaucoup de conviction le vélo du Centre Ouest, celui qui part de l'Aunis et du Saintonge, pour passer par les Monédières, le Quercy et jusqu'aux limites du Lauragais et de la Montagne Noire, où s'entraînait Laurent Jalabert, encore amateur en ce temps là. Jean-Robert Laloi sème la bonne parole sportive en regardant, en étudiant, en admirant des champions de la trempe de Duteil, Peyramaure, de Carvalho, Laskowski, Durant, Leblanc, Chaumet, Virvaleix, Gourmelon, Jean, Larpe, Simonnot, Turlet, Rebière le pistard qui a mis du bleu, blanc, rouge dans sa vie… Jean-René Laloi c'est encore le cyclisme de mon Sud-Ouest, un agréable lexique sur les coureurs des mandats des présidents Bousquet, Perrier, Péraudeau et Strauss. Jean Robert Laloi ? Un génie de la métaphore, un talentueux chroniqueur durant onze années. Et c'est ainsi que du Nord au Sud de la couverture sportive de "Cyclisme", le lecteur apprendra à découvrir tous les porte drapeaux de la discipline.

n° 1 de Cyclisme

Le numéro un du journal Cyclisme du 29 avril 1969

- En 1990, "Cyclisme" commence à flirter avec la couleur. Timidement, puisque seul le titre du journal sera imprimé en bleu. Juste avant, Jean René (sans doute un pseudonyme), participera à quelques reportages, suivi par Patrick Louis, digne successeur de Laloi durant de longues années. On avance dans l'échelle des temps, puisque Patrick Louis, c'est l'époque des Bonomelli, des Bareille, des Frutoso, des de Las Cuevas, des Rous et des Roux, sans oublier les critériums de Puy l'Evêque et de Vayrac, à l'époque du regretté Jean Bernussou. A ce moment là, on sent que le journal bouge. De nouveaux rédacteurs apparaissent comme Alain Douaud en 1988 qui débute avec un Tour de Gironde et Jean-Pierre Bigeon en 1989. Ils sont parfois aidés par Christian François, puis par Yves Nouhaud. Aujourd'hui Alain Douaud, Jean-Pierre Bigeon, Renaud Valette et quelques pigistes assurent la pérennité du journal qui constitue face à l'internet, le support papier indispensable qu'on trouve dans sa boîte à lettres, pour communiquer et rester l'outil qui peut favoriser le dialogue comme les échanges.
- Les progrès de l'imprimerie, la modernisation des techniques, la révolution naissante de l'image et de la communication rattrapent le journal qui sera édité désormais en format A4 dès 1995. C'est le premier grand changement qui intervient avec titres en couleur rouge, nouvelle une, nouveau graphisme, plus d'illustrations, une partie magazine et de nouvelles rubriques. Dès lors, le bulletin n'arrêtera pas d'évoluer avec encore des changements en 1997 et en 1999. Lors du millénium, les premières images en couleurs marqueront une nouvelle étape. La suite, le 11 janvier 2002 avec Yannick Pouey, qui sort des imprimeries Sodal à Langon, le premier numéro entièrement en couleurs, suivi d'une nouvelle présentation le 3 décembre 2004. Aujourd'hui, nous en sommes à la date de cette publication au numéro 1732, soit quarante cinq années de fidélité au service de toute la famille du vélo. Merci Monsieur Jack Doyen, vous pouvez être fier de votre œuvre et pour un journal qui parti de rien, est devenu aujourd'hui un outil respectable, dont chaque sportif attend chaque vendredi de chaque quinzaine sa sortie, pour y lire la suite d'un feuilleton, celui consacré au cyclisme de nos régions.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANIMATEURS 12 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

10 février 2020

ANIMATEURS DE COURSES - LA PRESSE

LA PRESSE ECRITE ET PARLÉE D'ANTAN

- Le cyclisme local bénéficie comme les autres disciplines sportives, de plusieurs articles de presse écrits surtout par des pigistes. Mais au-delà de ces quelques échos, on aime bien que les professionnels s’occupent de notre vélo. Leur audience est bien supérieure à celles des correspondants et demeure surtout impartiale. "Rétro Vélo Dordogne" n’évoquera que quatre d’entre eux, c'est-à-dire ceux qui ont marqué une certaine époque, mais aussi un de ceux qui continue son métier à la radio...

LE COUP DE CŒUR A CEUX DE LA PRESSE ET DE LA RADIO

François Lacombe

- Christian François : Il a été journaliste de "Sud Ouest" mais aussi celui du défunt "Journal de la Dordogne". C’était un passionné du vélo, un pratiquant qui a exercé chez nous dans les années 1980-85. Grâce à lui, le cyclisme a bénéficié d’un grand soutien sur la presse locale, ceci chez toutes les fédérations (FFC, Ufolep, Fsgt). Pour être un bon journaliste sportif, il faut aimer le sport, ce qui était son cas. Christian François détenait une capacité d’analyse exceptionnelle et il excellait dans ce cyclisme qu’il connaissait parfaitement. Grâce à lui, la discipline a été à une certaine époque, particulièrement gâtée. Les informations pouvaient se lire sur des pages entières, car Christian jouait à fond la carte de la proximité. Les cyclistes Périgourdins lui doivent beaucoup et Rétro Vélo Dordogne se souvient qu’il a été un homme disponible, sur lequel il pouvait compter. Lorsqu’il a quitté Sud-Ouest pour le Journal de la Dordogne, c’est encore lui qui patronnait au travers de son hebdomadaire le Challenge Dordogne des jeunes. Il a été à la fois un ami, un collaborateur mais toujours un professionnel exemplaire. On a connu encore l’homme au Petit Bleu du Lot et Garonne, puis sur notre journal "Cyclisme"et partout on l’a apprécié !
- Christian Lacombe : Certainement que les gens de Saint-Astier ne vont pas se plaindre d’avoir comme correspondant ce personnage atypique qui a trempé dans tous les domaines. Il a couvert de nombreux évènements sportifs pour le compte du journal Sud-Ouest (surtout le rugby), mais il a été aussi un commentateur de France Bleu Périgord sur les stades de l’ovalie. Christian Lacombe c’est aussi et surtout le personnage incontournable de l’occitan qu’il parle et écrit, si bien que souvent il a suivi pour la radio les félibrées du pays. Que dire de lui ? Ah si, qu’il est aussi un magnifique coureur à pied, un photographe, un animateur qui a le verbe facile, comme lorsqu’il anime les 100 km de Belvès, voire la Grappe de Cyrano. On l’a vu à une certaine époque dans les épreuves cyclistes qu’il a couvert, surtout à l’époque des Jours Cyclistes de Maurice Jouault (1982/85).

Galy et dalmont

- Jean-Marie Galy : "Rétro Vélo Dordogne" a connu cet homme lorsqu’il était journaliste au Populaire du Centre. C’est dire combien cette époque des années 80 nous a marqués. Lui comme son journal constituait un trait d’union entre le département de la Dordogne et le Limousin. Car c’est sur ce quotidien que l’on pouvait lire les engagés des courses du week-end, ceux de ce Limousin auquel la Dordogne avait été rattachée jusqu’en 1962 inclus. Grâce à Jean-Marie Galy, l’actualité cycliste restait bien vivante et le personnage pratiquait le cyclisme comme lorsque Pierre Douglas était venu sur les boulevards de Périgueux en 1982, pour disputer un prologue remarquée et qui comptait plus de 130 coureurs... Et puis Jean-Mary Galy a rédigé un livre sur les Périgourdins célèbres. Un ouvrage pertinent qui a servi "Rétro Vélo Dordogne" pour retrouver tous les coureurs du Périgord qui avait couru le Tour de France depuis son début en 1903. Engagé dans l’hebdomadaire "Périgord Hebdo", Jean-Marie Galy nous a quittés au cours des années 2000...
- Xavier Dalmont : Encore un de l’époque des années 80 ! Je dirais plutôt de l’année 1982, période où les radios libres débutaient suite à l’arrivée de Mitterrand à la présidence de la République. Chez nous à Périgueux, cette radio s’appelait Radio Croquant. Les studios se situaient dans une sorte de pigeonnier, rue Paul Louis Courier. C’est tout là-haut que "Rétro Vélo Dordogne" a rencontré pour la première fois le jeune Xavier Dalmont. C’était l’époque héroïque pour les animateurs de la station, comme pour les jeunes coureurs de la Pédale Faidherbe de cette période. Puis Radio Périgord est arrivé en 1983 et nous avons été heureux d’y revoir ce Xavier Dalmont qui poursuivait sa tâche dans les nouveaux studios de la rue Ernest Guiller. Mais depuis cette date, soit trente ans après, Xavier Dalmont a poursuivi un long chemin dans le sport du département. Il est un personnage très apprécié de tous. Son domaine de compétence est exceptionnel. Il connaît tout de notre monographie sportive. Les cyclistes apprécient son talent lors du Tour de la Dordogne où il a su faire vivre les étapes, tout en laissant de nombreux souvenirs à ceux qui passaient dans son émission d’après Tour, celle qui débutait un quart d’heure après l’arrivée de chacune des étapes sur France Bleu. Oui Xavier Dalmont constitue une des références du reportage. Sa belle voix, sa connaissance du domaine sportif, son éloquence exceptionnelle, sont autant de critères qui font de lui un homme très apprécié et respecté. Réactif, il est capable de s’adapter aux situations diverses, tout comme à des interlocuteurs aux personnalités diverses. Très courtois, il reste le numéro un de l’info sportive dans notre Périgord et lui comme ses émissions, nous tenons à le conserver le plus longtemps possible.
- D’autres journalistes bien sur ont travaillé en faveur de notre cyclisme. Mais pour ce qui est de la Dordogne, nous nous limiterons juste à ces quatre hommes qui ont contribué au succès de notre discipline, sans la salir, alors que les occasions ont été très nombreuses comme chacun sait à une certaine époque, pour contribuer à l’enfoncer davantage...

Prochaine publication : Le journal Cyclisme

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANIMATEURS 11 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste (à suivre)


4 février 2020

ANIMATEURS DE COURSES JEAN-RENÉ VILLECHANOUX

 ANIMATEURS DE DORDOGNE ET DE NOS COURSES DE DORDOGNE

- Relire la publication précédente sur les speakers

JRV 2013

JEAN-RENE VILLECHANOUX : SPEAKER DE JOLIE DORDOGNE

- Jean-René Villechanoux a été un animateur unanimement aimé et apprécié du public comme des coureurs. Né à Saint-Etienne de Puycorbier lorsque la deuxième guerre mondiale a débuté, Jean-René est tout d’abord un véritable Doubleaud. Il était natif d’une région pauvre, anciennement repaire des brigands et des loups et dans laquelle le maquis et la résistance ont laissé de nombreuses plaies, aujourd’hui actualisées par des stèles le long des routes et des chemins.
- Ancien boulanger, puis employé chez Atemco à Mussidan, la vie n’a pas toujours gâté notre animateur qui de surplus a effectué un long service militaire en Algérie. Mais Jean-René a toujours su conjuguer les mauvais moments de la vie en les positivant. C’était aussi un excellent chanteur qui savait nous pousser la chansonnette à la fin d’un repas convivial. Car pour lui, les amis constituaient une chose de sacrée. "Rétro Vélo Dordogne" sait qu’il savait bien recevoir et a connu des situations où il s’est vraiment amusé.

JRV en 76 St

1976 à Saint-Martial d'Artenset avec Eric Valade

- Jean-René a débuté avec le micro au sein de la FSGT. Militant syndical, c’est certainement sa fonction qu’il l’a poussé au sein de cette Fédération Sportive Gymnique du Travail et sous les couleurs de l’Etoile Sportive des Communes Associées (ESCA). L’ESCA qui est ensuite passée un temps à l’Ufolep, puis à la   FFC. Mais c’est fin 1974 que Jean-René devient le speaker du Racing-Club Mussidanais en remplacement de Bernard Sautier. Et c’est là que se situe son véritable départ, celui d’une carrière d’un speaker attachant qui au fil des épreuves et des saisons s’est tissé une belle toile d’amis et de connaissances. Pendant plus de trente cinq années, Jean-René animera des grandes comme des petites courses. Il deviendra un speaker référencé de par son talent, mais aussi pour sa gentillesse à l’égard de tous. Il avait le don de réconcilier les gens lorsque des problèmes survenaient. Toujours un mot gentil, un sourire, un clin d’œil malicieux, c’était notre Jean-René, celui qui utilisait parfois le patois à la grande surprise du public pour mieux coller à lui. Et lorsque la saison des champignons arrivait, Jean-René partait dans sa Double. Il aimait ces sorties en automne, le silence et le calme, il connaissait les coins de pousse, c’est là qu’il se ressourçait, lui le véritable Doubleaud... Et lorsqu’on lui demandait et ceci particulièrement lors de la course d’Echourgnac, combien il avait trouvé de cèpes, il vous répondait toujours : 100 kg !

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Avec M. Morel lors d'une épreuve à Abjat sur Bandiat

- Jean-René aimait sa Dordogne, il nous la fredonnait souvent, lui l’ancien chanteur de l’orchestre Marcel Debernard. Que de fois nous avons entendu sa belle voix entonner le refrain qui suit :

"Jolie, jolie Dordogne
Berceau de l’histoire des temps
Tu gardes le charme d’antan
Pays où il fait bon vivre
Pays qui sent bon le bonheur
Plus belle quand tu es libre
Pour toi j’ai le coup de cœur"

- Mais cela ne sont que des souvenirs, celui d’une époque faste et riche en manifestations cyclistes, celui d’une période où les gens ne vivaient pas chacun pour soi, autrement dit une époque où l’entraide et la solidarité constituaient les maîtres mots.

Tncmv 96

Tour des cantons Mareuil-Verteillac en 1996

- D’ailleurs c’est pour cette raison qu’il réunissait les pratiquants et dirigeants de tous bords à l’occasion de son Prix de l’Amitié, suivi d’un repas dansant dans sa commune de Saint-Front de Pradoux ou de Mussidan, lieu où l’on se remémorait les souvenirs, celui du cyclisme, tout cela au son de l’accordéon, véritable lien des grands rendez vous de nos courses d’antan. Nous n’oublierons pas sa joie de vivre et sa bonne humeur légendaire. Depuis son décès le 28 janvier 2010, on parle encore et toujours de notre Jean-René, le speaker de notre jolie Dordogne...

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Entre amis après course avec le verre de l'amitié © Sha

Prochaine publication : Gilbert Cuménal

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANIMATEURS 9 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste (à suivre)

14 janvier 2020

ANIMATEURS DE COURSES (2)

- Revoir la publication précédente.
- Cette nouvelle rubrique est destinée à nous souvenir de tous ceux qui ont tenu le micro à un moment de leur vie, ceci dans les grandes comme dans les petites épreuves. L’animateur, constitue le personnage central dans une organisation, car sans lui, ce serait comme si les coureurs couraient à huis clos. D’ailleurs les speakers ont une histoire, puisqu’autrefois ce sont eux qui collectaient les primes grâce à leur verve, et qui faisaient monter les enchères d’une épreuve à l’autre.
- Aujourd’hui, les animateurs sont toujours aussi précieux, mais le manque de public a détourné sans doute leur fonction principale. Les organisateurs se sont mis dès lors à l’œuvre, pour ramasser les primes, autres temps, autres époques, autres mœurs...
- Dans les séries présentées, vous verrez des animateurs de notre Périgord, mais aussi des animateurs d’ailleurs venus commenter dans notre Périgord et enfin des animateurs bénévoles.
- Certains animateurs se sont taillés une solide réputation, certains tiennent le micro depuis des lustres, si bien que vous verrez à plusieurs reprises les plus anciens et tout d’abord les clichés de leurs de leurs débuts et ceci jusqu’à nos jours... Bien évidemment certains d’entre eux ne sont plus de notre monde, mais ils nous laissent en tout cas de merveilleux souvenirs et une empreinte inaltérable sur ce passé comme sur ce présent.

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ANIMATEURS DE DORDOGNE ET DE NOS COURSES DE DORDOGNE

(entre parenthèses les dates des clichés)

- Maurice Jouault (1982) : D’origine Bretonne, a débuté sa grande carrière en 1961. Il a animé les Tours Méditerranéen, de Corse, Paris-Nice, Circuit de l’Aulne, Jours de Dunkerque, Etoile de Bessèges, Tour du Vaucluse, Tour de l’Aude, Championnat de France, Critérium des As, Gênes-Nice, Route de France et de nombreux critériums. Se disait "l’As des speakers et le speaker des As". A appartenu à plusieurs clubs mais a terminé sa carrière dans celui qui a été le plus cher, le Cyclo-Club Lindois où il a été un très bon coureur dans les années 50. (décédé de nos jours)
-  Guy Bannes (1969) : Il avait ses attaches à Pomerol et appartenait à l’AVC Libournais. A commenté de nombreux Tours cyclistes régionaux (Nivernais, Bordelais, Sud-Ouest, Lot, Yonne, etc...) et des critériums pros (Saint-Claud, Chasseneuil, Bordeaux), des classiques (Bordeaux-Périgueux, Bordeaux-Arcachon, Trophée Peugeot) tout comme des Championnats régionaux. Très ancré dans le Bordelais, il a pratiquement officié sur toutes les épreuves sur route de sa région et en Dordogne dans la vallée de l’Isle, ceci depuis ses débuts en 1955. (décédé de nos jours)
- Gilbert Cuménal (1971) : Lui aussi a officié sur de nombreuses épreuves mais principalement en Dordogne. Licencié au Cyclo-Club Périgourdin, il était le speaker d’un club qui organisait plus de 100 épreuves par saison. Début en 1961, il a animé le championnat de France SNCF, des championnats régionaux sur route et pratiquement depuis ses débuts la majeure partie des courses des comités des fêtes de notre Périgord. (décédé de nos jours)
- Jean Tamain (1968) : Originaire de Troche en Corrèze, il a commencé en 1955 pour devenir un speaker de très grande notoriété. Participait à toutes les grandes épreuves les plus primées, mais a animé des Mondiaux, des Championnats de France, des semaines fédérales et plus de 1200 critériums et grands prix internationaux. Présent au Tour du Limousin, au Bol d’Or des Monédières (plus de 100 000 spectateurs), on l’a vu à Château-Chinon, Aix en Provence, Haut-Languedoc, Bordeaux-Saintes tout comme dans les grands cyclo-cross. Né en 1927, il était licencié à l’UC Brive. (décédé de nos jours)

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- Jean-Louis Gauthier (1971) : Encore un grand du micro et sans doute le dernier des mohicans qui mérite ce titre. Déjà à 21 ans (comme l’indique cette photo), Jean-Louis Gauthier ancien coureur du Cyclo-Club de Belvès, se retrouvait sur les podiums pour assurer les commentaires. Avec plus de quarante années d’activités, il collectionne sans doute la plus grande carte de visite d’autant plus qu’il est le seul à se situer dans le haut de gamme dans le Grand Sud-Ouest, avec une diction remarquable, un timbre de voix clair et agréable à écouter et une connaissance parfaite des pelotons. On reparlera de lui dans d’autres publications...
- Jean Malgouyat (1973) : C’était l’animateur du Pays Sarladais. Président du Guidon Sarladais, il a été l’animateur local auquel on était très attaché. (décédé de nos jours)
- Jean Solacroup (1980) : Originaire de Villeneuve sur Lot, il est venu parfois sur les épreuves de Dordogne. Né en 1929, ses débuts datent de 1958 avec de grandes références dans le Lot et Garonne, le Fumélois et le Rouergue. (décédé de nos jours)
- Bernard Sautier (1980) : Disons qu’il a officié surtout pour rendre service au cyclisme. D’abord au Cyclo-Club Périgourdin qui avait un calendrier démentiel, puis au RC Mussidan et enfin à la Pédale Faidherbe. Ce n’était pas un pro, il amusait souvent le public et ne se prenait pas au sérieux. Mais c’était un amoureux du vélo... (décédé de nos jours)
- Guy Laval (1980) : Il venait du Pays Foyen et a animé les courses du Sud de la Dordogne. Est venu à plusieurs occasions en Dordogne pour remplacer les titulaires pris sur d’autres épreuves. Très gentil, il se classe parmi les speakers locaux qui ont fait ça plus pour rendre service et par passion, que par professionnalisme. (décédé de nos jours)
- Jean Antoniazzi (1997) : C’était un speaker du Bergeracois qui avait un excellent timbre de voix. Très agréable à écouter, se classe lui aussi parmi les speakers locaux d’une époque riche mais révolue.
- Pierre Sicaud (1989) : Il venait de la région de Prigonrieux où il avait ses attaches familiales. Est devenu un grand speaker, très respecté, qui a baroudé sur de nombreuses courses de grande notoriété. C’était un vrai pro du micro, sérieux et très appliqué. Atteint par la maladie, il a abandonné la petite reine pour se consacrer à de bonnes causes et à sa ville de résidence dont il est devenu le maire.
- Jean-Michel Démortier (1984) : Ce speaker de Margueron a lui aussi marqué cette époque des années 70/80 où il y avait pléthore d’épreuves. A officié à maintes reprises dans les courses de l’Etoile Cycliste Foyenne organisées dans le département de la Dordogne.
- Marc Thomas (1983) : Originaire de Coutures (24), il était d’abord facteur à Verteillac, puis secrétaire au club cycliste à Ribérac. Speaker régional, il a marqué lui aussi les courses du Ribéracois comme celle du Verteillacois à sa manière et avec une verve qu’on n’oublie pas. On ne se quittait jamais avec Marc Thomas, sans boire l’apéritif de l’amitié. Souvenirs, souvenirs... (décédé de nos jours)

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANIMATEURS 2 © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste à suivre)

3 février 2020

1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (6° SEMAINE DE LA SAISON)

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

3 au 9 Février 1970

BIDON Charles

- Les trois jeunes professionnels du Sud-Ouest : Jean-Louis Bodin, Francis Campaner et Serge Lapébie ont très honorablement débuté la nouvelle saison dont la départ vient d’être donné à Saint-Raphaël à l’occasion de deux épreuves. Dans la première Bodin fut le premier attaquant, Campaner et Lapébie firent respectivement cinquième et huitième, la victoire revenant à Cadiou devant Grosskost et Pingeon. L’après-midi à Fréjus, Bodin finissait deuxième derrière le Belge Soet et devant Riotte.
- Un cyclo-cross international s’est couru à l’américaine dans la région d’Angers avec les vedettes du cycle. C’est le duo Herbain-Bernet qui s’impose devant la paire Pelchat-Ricci et l’équipe Declercq-Guyot troisième.
- A Josselin dans le Morbihan, c’est André Foucher (Asptt) qui s’impose alors que Dubois (Capbreton) termine en quatrième position.
- Le Grand Prix d’Aix en Provence première épreuve sérieuse de cette saison 1970 est gagnée par le Belge Walter Godefroot. Serge Lapébie (8°) et Jean-Pierre Parenteau (9°) n’ont pas démérité chez les grands.
- Charles Bidon (notre photo) est décédé à l’âge de 86 ans. Il avait consacré 70 ans de sa vie au cyclisme comme pratiquant puis comme journaliste à "Sportman" puis à "l’Athlète". Ancien dirigeant du Bordeaux Vélo-Club, il avait été promu commandeur de l’ordre sportif. Cet apôtre pittoresque et acharné de notre discipline laissera de nombreux souvenirs à notre petite reine particulièrement gâtée par ses écrits. Ses obsèques se dérouleront en la Chapelle de l’hôpital Saint-André.

ÉCHOS DE DORDOGNE

Montagut (jsa)

- Le Cyclo-Club Astérien du président Montagut (notre photo) prépare en collaboration avec le Cyclo-Club Périgourdin sa journée d’ouverture de la saison avec une course de classement pour les cadets qui les conduira à Saint-Germain du Salembre, Saint-Aquilin, Chantepoule, Mensignac, Léguillac de l’Auche pour se terminer face à la mairie de Saint-Astier. Cette épreuve sera suivie par un cyclo-cross à travers la ville sans sous bois, sans labours, mais sur un parcours accidenté avec rampes et escaliers agrémentés d’obstacles artificiels tels bottes de paille et autres. Le micro sera tenu par Gilbert Cuménal.
- Une quarantaine de coureurs du Cyclo-Club Périgourdin ont participé à la dernière sortie d’entrainement sur le circuit de Périgueux à Sainte-Alvère. Emergèrent du lot Sautier, Denis, Lacaud de retour au club et Joubert des Girondins venu en voisin. Deux courses de classement seront prochainement au programme : une à Saint-Astier, l’autre à La Tour Blanche avec l’animateur Bernard Sautier.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1970/6° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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