Canalblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
RETRO VELO DORDOGNE
Publicité
14 mars 2020

BOULAZAC - PALMARÈS

AU PAYS OŪ LE BASKET EST ROI

Boulazac

- Si le cyclisme doit beaucoup à une commune, c’est bien à celle de Boulazac qui a accueilli toute une flopée d’épreuves au rythme de sa construction et de l’évolution de son territoire. Pas de course au bourg ou autour de son ancien clocher, puisqu’on a débuté le cyclisme dans la cité Bel Air, puis aux Vignauds. L’arrivée de la zone industrielle a permis d’effectuer de grandes épreuves dont le Souvenir Petit-Breton cher à Dominique Boivineau à qui on doit beaucoup de manifestations. Après l’aménagement de cette zone industrielle, il y a eu le premier supermarché de la couronne de Périgueux qui s’appelait à une certaine époque "Rond Point", suivi par le lotissement du Suchet qui lui aussi a reçu sa course. En 2002 c’est le Tour de la Dordogne qui faisait sa rentrée et la rue Paul Vaillant Couturier en a vu des coureurs qui ont souffert voire même perdu le Tour... Aujourd’hui, le cyclisme est toujours présent au travers du Prix des Hauts de l’Agora et du "Souvenir Mélanie Boivineau" qui nous permet de conserver ce lien fraternel avec cette petite fille de l’école de vélo du CC Périgourdin, que nous avons tant apprécié...

Petit-Breton 90

Le Petit-Breton en 1990. Départ et victoire de Stéphane Loumagne (FC Oloron)

Prix des HLM des Vignauds : 1976 Raphaël Truffy (CC Périgourdin), 1977 : Jean-Claude Barcelone (Livry Gargan), 1978 : Raphaël Truffy (CC Périgueux), 1979 : Claude Hue (ASPTT Périgueux), 1980 : Jean-Claude Ménardie (CC Belvés), 1981 : Francis Dubreuil (CC Périgourdin), 1986 : Xavier Oghe (VC Roubaix) - cadets, 1986 : Philippe Gonzalès (VC Humois) - minimes, 1987 : Raphaël Sajous (Mérignac VC).
Souvenir Petit-Breton à Boulazac : 1988 : Jean-Jacques Szkolnick (AVC Libourne), 1989 : Emmanuel Mallet (CREPS Talence), 1990 : Stéphane Loumagne (FC Oloron), 1991 : David Escudé (US Montauban), 1992 : Maryan Goldyn (CS Mandelieu), 1993 : Laurent Mazeau (Tarbes Cycliste), 1994 : Laurent Mazeau (GSC Blagnac), 1995 : Denis Fantino (VC Mérignac).

Petit-Breton 90

Jacques Auzou maire au départ de la 3° édition en 1990

Palmarès connu de la Cité Bel Air : 1972 Serge Daubisse (CC Périgourdin), 1973 : Bernard Metzler (CC Périgourdin), 1974 : Serge Daubisse (CC Périgourdin), 1975 :
Daniel Ceulemans (VC Aubusson), 1976 : Robert Bibié (ASPTT Paris), 1979 : Daniel Fournier (ASPTT Périgueux), 1981 : René Bajan (Guidon Agenais), 1982 : Jean-Pierre Parenteau (AC Nersac), 1983 : Eric Valade (EC Foyenne), 1984 : Edouard Lajo (Mérignac VC), 1985 : Philippe Renoux (AC Baignes-Barbezieux), 1986 : Patrice Dumas (ASPTT Périgueux), 1987 : Eric Dupré (AS St. Médard en Jalles), 1988 : Jean-Yves Béneyrol (CC Périgueux), 1989 : Pascal Van Hollebecke (UC Montpon), 1990 : Antoine Béco (VC Saint-Céré), 1991 : Roselyne Rioux (Nantes Caducé Club), 1992 : Elisabeth Chevanne Brunel (Team Cycliste Féminin 24).
NDLR : Le Petit-Breton compte de nombreuses épreuves. Après guerre, plusieurs éditions se sont déroulées, notamment lors du cinquantenaire du CC Périgourdin en 1958.

Boulazac 1983

Départ de course dans la zone industrielle en 1983 (Prix Valiani)

Départ et arrivée du Tour de Dordogne à Boulazac (vainqueurs d’étapes).
1991 ville départ Boulazac-Eymet, 2013 Boulazac-Nontron
VILLE ARRIVEE - Lieu : haut de côte de l’avenue Paul Vaillant Couturier : 2001 : Stéphane Conan (Bretagne U), 2002 : Christophe Morel (AC Bressuire), 2003 : Frédéric Delalande (France Police), 2004 : Frédéric Delalande (Agritubel Loudun), 2005 : Guillaume Lejeune (Charvieux-Chavagneux), 2006 : Damien Branaa (GSC Blagnac), 2007 : Pawel Wachnik (CR4C Roanne), 2015 Cédric Delaplace (Mérignac VC).
PÉRIGORD LADIES (Dames UCI) de Cornille à Boulazac : 2019 Coralie Demay (Française des Jeux), 2020 Sheyla Gutierrez Ruiz (Movistar).
Autres épreuves à Boulazac : 1983 : Philippe Griso (AC Bon Encontre) zone industrielle et avec la Pédale Faidherbe, 1984 : Hervé Lavignac (CC Périgueux) le Suchet, 1985 : Philippe Maury (VC Sainte-Livrade) le Suchet - minimes, 1985 : Patrice Peyencet (RC Mussidan) le Suchet - cadets, 1986 : Ecoles de vélo - organisation ASPTT Périgueux, 1988 : Frédéric Péré (Guidon Agenais) Rond Point, 1988 : Jérôme Paul (CC Périgueux) zone industrielle en catégorie minimes, 1988 : Laurent Selves (CC Périgueux) zone industrielle - cadets, 1988 : Jean-Jacques Blancheton (UC Montpon) Rond Point - org. Pédale Faidherbe, 1989 : Nicolas Fiacre (ASPTT Périgueux) zone industrielle, Vincent Boissarie (Guidon Terrassonnais) zone industrielle, 1990 : Bruno Blangeois (TS Mourens) cyclathlon, 1991 : Bruno Blangeois (TS Mourens) cyclathlon. 1998 Elisabeth Chevanne Brunel (TC Périgord) et Marie José Mella (CC Marmande) au prologue zone industrielle.

Boulazac 2015

Prix des Hauts Agora en 2015

Souvenir Mélanie Boivineau (Zone Industrielle) : 2007 Yoann Vérardo (CC Bernos Beaulas) en minimes et Valentin Senelle (AC Nersac) en caets, 2008 Nathan Guitton (Mérignac VC) en minimes et Dorian Lebeau (VC Montois) en cadets, 2009 Clément Barbeau (UC Gradignan) en minimes et Benjamin Sarrmane (CC Marmande) en cadets, 2010 Alexandre Conte (CC Périgueux-Dordogne) en minimes et Maxime Teulière (CS Casteljaloux) en cadets, 2011 Clément Bladou (EV Bretenoux-Biars) en minimes et Gabriel Peyencet (CC Périgueux-Dordogne) en cadets, 2012 Aurélien Marcon (VCP Langon) en minimes et Florian Geneste (CC Périgueux-Dordogne) en cadets, 2013 Lucas Boniface (UC Condat) en minimes et Antoine Allin (VC Montendre) en cadets, 2014 Lilian Langella (CC Marmande) minimes, Joris Tocaven (Bretenoux-Biars), 2015 Lucas Cuménal (CC Périgueux) minimes, L. Jouve (UC Gradignan) cadets, 2016 Fabien Ruman (US Pinon Antzy) minimes, Baptiste Revello (CD Tarn) cadets, 2017 Championnats d’Aquitaine : Maxime Colin (VCP Langon) minimes, Fabien Sélivert (Serres Castet) cadets, Jon Pelleprat (Aviron Bayonnais) juniors, 2018 Challenge GSO : Fabien Sélivert (CD 64) cadets, Bastien Bourdejoux (CS Casteljaloux) minimes, 2019 Paul Picard (CC Marmande) minimes, James Carrey (UC Condat) cadets, 2020 Thomas Carreau (CC Périgueux) minimes, Théo Mequinion (VC Roubaix) cadets.

DSC_4460-1024x683[1]

Le 13° Souvenir Mélanie Boivineau sous la pluie en 2019 accueille minimes et cadets

 Prix des Hauts Agora : 2011 Emilien Camiade (G. Bias) en minimes et Kevin Soubes (CC Périgueux-Dordogne) en cadets, 2012 Raphaël Dubuc (Creuse Oxygène) prologue cadets et Florian Dubost (CC Périgueux-Dordogne) Championnat Dordogne séniors, 2013 Clément Bétouigt-Suire (Mérignac VC) en cadets et Mathias Le Turnier (CC Périgueux-Dordogne) en séniors, 2014 Jonathan Touyeras (Angoulême VC), 2015 Sébastien Béneyrol (JS Astérienne), 2016 Simon Garraud (CC Périgueux), 2017 Stéphane Bellicaud (Angoulême VC), 2018 Arnaud de Laat (CO Couronnais), 2019 Alexandre Guérin (Dordogne Sud), 2020 Benjamin Rivet (Charvieu Chavanieux IC).

td Paul vaillant C

Une arrivée très difficile pour le Tour Dordogne qui doit escalader la rue Paul Vaillant Couturier

RÉTRO VÉLO DORDOGNE- BOULAZAC - © BERNARD PECCABIN
Tout le patrimoine cycliste de notre Dordogne sur ce blog

Publicité
29 mars 2020

FRANCIS DUTEIL - ULTIMES SOUVENIRS (1962-1989)

UNE CARRIÈRE BIEN REMPLIE

F67

Francis Duteil l'homme qui a toujours su grimper dans la hiérarchie cycliste

- Pour relire l’article précédent, cliquez ici.
- On termine ici la longue série de Francis Duteil, avec un peu de regrets, car il est toujours triste de tirer un trait sur une carrière aussi brillante que la sienne. Mais cela nous aura permis au moins, de démontrer que notre Dordogne a eu de très beaux spécimens de coureurs en la matière... Et si on a vu Francis Duteil plusieurs fois champion régional, on l’a vu deux fois champion de France, mais il nous a paru normal de lui faire raconter deux de ses grands faits d’armes. Car en matière de faits d’armes, peu de coureurs peuvent s’enorgueillir d’avoir couru ce qui constitue le gotha du cyclisme amateur, à savoir :

- le mondial
- la course olympique.

- Francis Duteil fait parti de ceux-là (ils ne sont pas nombreux) et vous aurez sans doute plaisir de parcourir son commentaire au travers de ces deux épreuves difficiles à gagner. Car à cette époque, la géopolitique mondiale était différente par rapport à celle d’aujourd’hui. On vivait dans une guerre froide avec d’un côté l’URSS et ses pays satellites (et leur système) très puissants et solidaires, puis de l’autre côté, le monde libre, plus égoïste et où chaque nation jouait sa course bien que parfois, l’occasion pouvait faire le larron dans le cas où une stratégie se présentait..
NDLR Les JO étaient réservés aux amateurs. Les Pays de l’Est et l’URSS n’ayant pas de professionnels, ce sont tous leurs meilleurs sportifs qui participaient aux Jeux, soit un immense réservoir.
- La série de Francis Duteil s’achève ainsi. Que c’est loin 1962, année où il a débuté chez les cadets. Des années où il partait avec ses parents et Claude Hue pour courir, sans oublier les Bordier (Ivan et Christian), avec qui Francis s’entraînait, puisqu’ils habitaient tout prêt de Mareuil. La vie sportive, le fait d’être vélociste constituent autant de circonstances que pour Francis, ce monde du vélo reste toujours présent et réel, car il a été et il restera son cadre de vie, celui de sa vie !

F36

MA COURSE AUX JEUX OLYMPIQUES DE MONTRÉAL

- "La course olympique a lieu le matin du 26 juillet 1976. Il pleut et il fait froid alors que nous avons quitté la France sous la canicule. La température maximale de la journée sera de 16 degrés. Nous nous préparons dans notre appartement du village olympique. Je voudrais mettre un maillot à manches longues mais j'étais loin de penser que j'en aurai besoin au mois de juillet. L'encadrement comme moi n'en a pas prévu. Je vais enfiler trois maillots et j'insère deux feuilles de plastique entre les deux maillots extérieurs sur la poitrine et le dos jusque dans le cuissard. J'ai le dossard 115, Jean-René Bernaudeau le 116, Christian Jourdan le 117 et René Bittinger le 118. Nous sommes près de deux cents partants. L'attente sous la pluie glaciale et pendant l'appel est interminable. Moi l'homme de la chaleur, j'ai la chair de poule. Le départ est enfin donné. Au bout d'environ un kilomètre, nous montons une côte de 300 mètres à 8% de pente. Premières chutes dues à des coureurs qui ont trop tardé à changer de vitesse. Christian se trouve pris dans une des chutes ce qui l'obligera à une chasse épuisante pour revenir sur le peloton. Tous les tours je monterai cette côte sur le côté gauche pour éviter les chutes car il y en aura à chaque tour. Christian sera pris dans ces chutes plusieurs tours consécutifs et il finira par jeter l'éponge. Une petite descente suit la côte. Puis 6 ou 7 km de plat avant d'attaquer la montée du Mont Royal. Après 500 mètres d'ascension j'ai des difficultés pour respirer. J'ai l'impression que mes bronches ont rétrécie. J'ai déjà eu cette sensation lorsque l'atmosphère est froide et saturée en humidité (ndlr : comme en Colombie). Je sais que lorsque la bataille se déclenchera je ne pourrai pas suivre. Alors je décide de tenter une sortie pour montrer le maillot avant d'être trop mal. Dans la côte de 300 m la sensation d'asphyxie n'a pas le temps d'apparaître. Après quelques tours, il y a un léger relâchement en tête de peloton avant le sommet de côte. J'attaque et je bascule seul dans la descente. Sur le plat je ne suis pas gêné par la sensation d'asphyxie. J'enroule très bien mon développement. En 5 km je creuse un trou de 40 secondes. Virage à 180 degrés sur la droite et je longe la route d'où j'arrive. Je croise le peloton. Les Polonais avec leurs maillots blancs et rouges mènent la chasse. Je me dis: «les gars vous êtes en train de dépenser de l'énergie pour rien".  J'arrive au pied du Mont Royal. Surprise: les Québécois qui ont vu un coureur français en tête ont envahi la route et m'encouragent follement. Je vais au delà de mes capacités du moment pour monter, mais à mi-côte la réalité me rattrape : je me retrouve collé à la route. Un coup d'œil à l'arrière : en tête du peloton les maillots rouges des Russes se sont ajoutés à ceux des Polonais. Je suis rejoint et je bascule en milieu de peloton au sommet du Mont Royal. Le peloton a beaucoup diminué. Dans les tours suivants la bagarre est lancée dans la montée du Mont Royal. Je m'accroche à la roue d'un Suisse qui paraît un peu moins mal que moi. Deux tours plus tard, ceux qui étaient plus mal que nous ayant été lâchés c'est à notre tour de décrocher. La mort dans l'âme, j'abandonne. Richard Marillier qui suit la course sur un écran vient me dire: "ton baroud d'honneur pour montrer le maillot français c'était très bien". Il y aura 58 classés et Jean-René termine sixième".

NDLR : La course sera gagnée par un Suédois Bernt Johansson, devant l’Italien Giuseppe Martinelli et le Polonais Mieczyslaw Nowicki.

MA SÉLECTION AU MONDIAL DE VALKENBURG EN 1979

- "Le championnat du Monde des Amateurs a lieu le 25 juillet à Valkenburg aux Pays Bas (certainement au même endroit que cette année 2012). L'arrivée se trouve sur un plateau environ deux kilomètres après le sommet du Cauberg (environ 500 mètres à 12% puis un faux plat montant de plus de 500 mètres) à la sortie de Valkenburg. Puis quelques centaines de mètres après l’arrivée, une descente rapide presque rectiligne de 500 m est suivie d'une portion de plat jusqu'au pied d'une côte de plus d'un kilomètre de 5 à 6% à 6 km de l'arrivée. Un kilomètre après le sommet de la côte, une descente d'un kilomètre débouche sur les premières maisons de Valkenburg. En bas de la descente un virage en angle droit à gauche et le circuit ressort de Valkenburg au pied du Cauberg.
- Nous sommes six coureurs français au départ : Charles Bérard, Francis Castaingt, Michel Larpe et moi. J'ai oublié les noms des deux autres sélectionnés et nos numéros de dossards. Il y a 175 coureurs au départ. La course est longue de 179 km. Notre directeur sportif Robert Oubron nous partage en trois équipes de deux coureurs. Je suis associé à Michel Larpe. Une 1° équipe contrôle la course pendant la 1° heure, puis la 2° équipe pendant la 2° heure et bien sûr la 3° équipe (Michel Larpe et moi) pendant la 3° heure. Puis à nouveau la 1° équipe et ainsi de suite... Aucune échappée ne doit partir sans un Français. Dès le départ je sens que je suis en état de grâce, je dirais même dans un état surnaturel : je ne sens pas les pédales. Malheureusement l'expérience m'a appris que cet état dure rarement plus de trois heures et après je suis à l'ouvrage. Je vais faire la course avec un frein psychologique. A la fin de la 2° heure avec Michel Larpe, nous montons en tête de course. Le peloton est toujours groupé. A peine suis-je en tête qu'une échappée est en train de se former par vagues de 7 où 8 coureurs. Je saute dans un des groupes et me voilà dans une échappée d'une trentaine de coureurs. Les Allemands de l'Est, les Polonais et les Russes roulent à bloc. L'écart se creuse. Je vois avec plaisir que le Marocain Mostafa Najjari fait partie de l'échappée : nous nous connaissons très bien puisque Mostafa a été licencié au CC. Périgourdin et a participé à de nombreuses courses en Dordogne et dans le Sud-Ouest. Je passe de très courts relais. J'espère en m'économisant faire reculer le moment où je serai mal. A 60 km de l'arrivée, le peloton est à 3 minutes. Et soudain les Allemands de l'Est ne passent plus les relais. Les Polonais et les Russes lèvent le pied et le rythme ralentit fortement. En moins de 30 km nous sommes rejoints par une vingtaine de coureurs. Charles Bérard et Francis Castaingt en font partie. Je commence à être dans le dur. Au dernier tour dès le pied de la côte précédant le Cauberg ça part par petits groupes. Près du sommet de la côte je suis dans la roue de Francis dans ce qu'il reste du peloton de tête. Nous sommes à 100 mètres du dernier groupe qui s'est échappé, lui-même en chasse derrière le groupe qui le précède. Un coup d'œil derrière moi et je vois Szurkowski qui se dresse sur ses pédales. J'avertis Francis. Lorsqu'il nous dépasse d'un coup de rein, Francis réussit à accrocher la roue du Polonais qui nous ramène sur le groupe qui nous précède. La descente se fait à un train d'enfer. Au pied du Cauberg, le peloton de tête s'est reformé. Les attaques fusent dans le Cauberg. Je ne peux que regarder : je n'ai plus rien dans les jambes. Je m'accroche dans la roue d'un Américain en queue de peloton. Dans le faux plat montant qui suit le sommet du Cauberg je sens l'allure faiblir. Un coureur devant nous a décroché. Nous sommes un groupe de 5 coureurs avec un trou de 15 mètres à boucher. Un des cinq réagit. Il grignote le retard puis il plafonne. Je prends le relais. J'ai la sensation que les muscles de mes cuisses vont se déchirer. A 300 m de la ligne les derniers du peloton commencent à se relever ce qui me permet de recoller. L'Américain et un coureur tchèque qui étaient dans ma roue en profitent pour me dépasser. Les deux autres ont décroché. Je termine 43° et dernier du peloton de tête. Victoire de l'Italien Giacomini. Mostafa Najjari se classe 34°, Francis Castaingt 26°, Charles Bérard 16° et Szurkowski 8°. Il y aura 114 coureurs classés. Si je n’avais pas été dans le rouge pendant la dernière heure, je pense qu'avec trois Français dans le peloton de tête dont deux sprinters nous aurions pu faire quelque chose de bien".
NDLR :Ce championnat sera gagné par l’Italien Gianni Giacomini devant le Polonais Jan Jankiewicz et l’Est allemand Bernd Drogan.

F4

Duteil très jeune et déjà habitué aux récompenses

 "Rétro Vélo Dordogne" et Francis DUTEIL

- Lorsque je me suis décidé à évoquer la carrière de Francis Duteil, je pensais qu’au bout de six publications, le résumé de sa carrière cycliste serait bouclé. Or aujourd’hui, nous en sommes à la trentième publication et "Dordogne Cycliste" tient à rendre hommage à ce coureur amateur, qui a couru en véritable professionnel.
- De 1962 à 1989, Francis Duteil on l’a vu a occupé la grande scène cycliste. Comme certains coureurs, il a vécu des bons et des mauvais moments. Mais ces moments se sont situés aux extrêmes limites de sa passion. Celui de la mort qu’il a frôlé en 1966, jusqu’à celui de sa gloire en devenant Champion de France en 1976 puis en 1979. Que de chemin parcouru entre ce creux de la vague et ceux situés à son sommet !
- Francis Duteil est un coureur de ma génération. Il est né en 1947, je suis de 1948. Nous avons connu le même cadre de vie, les difficultés d’après guerre et nos parents sont eux aussi issus de la même génération. J’en parle parce qu’ils ont su nous donner, riche de leur expérience et de leur jeunesse difficile, les atouts pour réussir. Même si cette réussite ne se situe pas dans le même milieu, il est important qu’elle soit là, car elle a pour dénominateur commun le travail, toujours le travail, encore le travail !
- Francis Duteil est un de ces sportifs qui a bénéficié des conseils de son père. Avec ses 255 victoires, il a au culot, au courage, à la classe, démontré son talent sur toutes les routes de notre Sud-ouest et d’ailleurs... Routier endurant, de première force, d’un caractère inébranlable, il a réussi on l’a vu de sérieux coups d’éclats. Francis possédait comme son père un sens inné de la course. Partenaire généreux et efficace, tempérament volontaire et ambitieux, c’était un champion calculateur et fonctionnel. Ardent à la lutte, coureur rusé, ayant le sens de l’économie, il était très respecté de tous. Son sens de la tactique a su le hisser au niveau des supers. Grâce à une extraordinaire énergie, il a su toujours remonter des situations désespérées et choisir ses objectifs. Capable des plus beaux exploits, il a été un champion doué. La course en tête reste sa loi animée d’une véritable rage de vaincre. Tout en restant lucide et habile, il a su exploiter toutes les situations, aussi périlleuses soient-elles...
- Je ne terminerais pas sans évoquer celui que l’on surnommait Monsieur Championnat. Pour être sélectionné, il fallait d’abord se distinguer voire gagner le championnat régional. Passons sur ces titres et examinons à nouveau toutes ses participations aux Championnats de France. Vous constaterez en faits que son surnom est loin d’être usurpé. Pas mal ? Merci Francis, tu as bien honoré notre petit coin de France au travers de toutes tes participations...

  • 1962 : 45° à Limoges (Haute-Vienne)
  • 1963 : 4° à Aixe sur Othe (Aube)
  • 1964 : 5° à Grenoble (Isère) Championnat de France des débutants
  • (aurait pu participer au Championnat de France des amateurs à Coutances (50), mais était classé en 3° catégorie par son comité, bien qu’ayant les points pour être en deuxième catégorie)
  • 1965 : 11° à Bully les Mines (Pas de Calais)
  • 1967 : 2° à Golbey (Vosges) au Championnat des sociétés
  • 1968 : 11° à Port de Bouc (Bouches du Rhône)
  • 1969 : non qualifié
  • 1970 : 8°à Plumelec (Morbihan)
  • 1971 : non qualifié
  • 1972 : non qualifié
  • 1973 : 2° à Dax (Landes)
  • 1974 : 12° à Montpinchon (Manche)
  • 1975 : 13° à Callac (Côtes d’Armor)
  • 1976 : 1° à Eguzon (Indre)
  • 1977 : abandon à Pomport (Dordogne)
  • 1978 : 4° à Sorrèze (Tarn) au Championnat des sociétés
  • 1979 : 1° à Neufchâtel en Saosnois (Sarthe)
  • 1980 : 5° à Villié Morgon (Rhône)
  • 1981 : 11° à Rethel (Ardennes) au Championnat des sociétés et abandon à Charleville-Mézières (08) suite crevaison. au Championnat de France amateurs
  • 1982 : abandon à Bressuire (Deux-Sèvres)

F41

- Duteil c’est tout cela, mais c’est aussi tout ce qui a été écrit au fil de mes trente publications. Des publications qui avaient sommairement commencé, lorsque Francis en plein déménagement réussit à retrouver son carnet de bord de coureur pour me le confier quelques temps. Je tiens d’ailleurs à remercier Claude Hue qui a réussi à établir la liaison entre moi et Francis à ce moment là ! Car si Francis a réussi sa carrière sportive comme professionnelle, j’ai appris aussi à connaître l’homme au travers de sa vie privée. Une vie privée conduite sur le même modèle que sa carrière sportive. Je veux dire par là que Francis est resté professionnel, même dans la traçabilité de sa carrière, comme d’ailleurs pour celle de son père.
- Il faut voir les trésors qu’il a su soigneusement conserver et qu’il m’a confié pour en faire profiter tous les passionnés que nous sommes. Grâce à lui encore, "Rétro Vélo Dordogne" va s’enrichir de beaux témoignages et de photos souvenirs. Celle d’avant et d’après guerre, celles qui ont construit les fondations de notre cyclisme, celui de notre chère Dordogne.
- Marius Duteil père de Francis, est né en 1915. Il a couru jusqu’en 1953. Son fils Francis on l’a vu a débuté en 1962 pour terminer en 1989. Si on ajoute les qualités de formateur de Duteil père vis-à-vis de Michel Brun et de Jacques Vivier, vis-à-vis de Francis puis de Patrick son frère, on peut dire que la famille Duteil a occupé la scène cycliste de notre Dordogne durant les 2/3 du siècle dernier. Ils sont un des nombreux piliers de notre discipline. Champions, victorieux, toujours présents, ils ont vécu des heures glorieuses, ils ont fait vibrer les foules, ils ont fait découvrir les aléas du vélo aux jeunes, ils en ont conseillé d’autres dans le cadre de leur profession, celle de vélociste, leur métier, leur folie et j’allais dire leur passion de vivre...
- Pour ceux qui ne connaissent pas, vous découvrirez bientôt sur ce blog le fameux trio "Duteil-Brun-Vivier", soit la plus belle anthologie du cyclisme Périgourdin. Avec des reportages inédits, avec des photos souvenirs, vous allez revivre cette période unique en son genre, celle qui de 1950 à 1953 a donné aux passionnés de notre Périgord, tout le plaisir de ce cyclisme qui flaire l’odeur de la bruyère et le son de l’accordéon. Celui de cette époque où notre Dordogne Limousine, jouait un rôle de leader et pour laquelle "les Duteil" se sont particulièrement investis.
- Marius père a débuté en Guyenne. Mais dès le début de la guerre, il a roulé pour le Limousin tout comme son fils Francis, qui a écrit une des plus belles pages de cyclisme sous les couleurs du CRCL, son club où il a tant conquis de titres qu’ils soient régionaux ou nationaux. Champion il a été, champion il le reste, champion il le restera à travers tous ces témoignages dont il demeure l’incontournable gardien, celui d’un patrimoine, d’une famille entièrement tournée sur notre vélo, de surplus vaccinés comme on dit, avec un rayon de bicyclette et ceci je pense, jusqu’à la fin de leurs jours...
Lire aussi : Adieu Champion !
- Les obsèques de Francis Duteil.
- Francis Duteil raconté par Gérard Descoubès.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Cliquez ici si vous souhaitez revenir à la première publication (saison 1962).

27 mars 2020

FRANCIS DUTEIL - SAISON 1989

1989 : LA DERNIÈRE SAISON DE SA CARRIÈRE CYCLISTE

- Francis Duteil attaque ici son ultime saison. Au terme de celle-ci, Francis ne sait pas encore que ce sera sa dernière. Car en faits, ce sera début 1990, qu’il constatera que son travail, les épreuves répétées de plus de 100 kms et son âge, l’amènent à prendre une décision définitive, celle de raccrocher le vélo.
- 1989 sera donc malgré ses 42 printemps une saison honnête. Il termine sa carrière à Chasseneuil, mais son dernier adieu à la Dordogne se situe à Montagrier. Comme si sur ces hauteurs où il s’est toujours situé, constituait un dernier clin d’œil à ce vélo pour qui il a tant donné... Mais en lisant cette publication vous découvrirez que Francis est un être humain et que lors de ses 43 ans (en 1990), le ressort et cette envie se sont subitement cassés, pour toujours... Désormais Duteil appartient au passé, mais il restera dans une galerie prestigieuse, celle de ceux qui ont marqué brillamment de leur empreinte leur passage dans ce sport si difficile et si exigeant !
NDLR : Le 1° octobre 1989, Francis Duteil prend le départ du Prix des fêtes de Montagrier ouvert aux 3, 4, 5, juniors. C’est l’Entente Cycliste Ribérac Périgord Blanc qui est maître d’œuvre de cette organisation, autrement dit l’ancien club de son père Marius (CAR) qui a passé trois saisons chez les jaune et vert (1950/1952). "Dordogne Cycliste" était bien là et officiait en qualité de membre du jury avec Jacques Sciozard. Maxime Chabreyrou président de l’EC Ribérac était présent tout comme Pierre-Jean DANIEL maire de ce chef lieu de canton. Montagrier constitue une épreuve difficile car comme chacun sait, c’est un des points hauts sur toute cette vallée de la Drône que l’on domine. Victor Melchior (RC Mussidan) avait gagné. Derrière lui se classaient dans l’ordre, Francis Duteil (CRCL), Coulloux (La Rochefoucauld), Peyrefiche (ASCA Bergerac), Batailley (Facture), Holville (Chelles), Thouvenin (Tulle), Simoneau Yann (Brive), Fiacre Nicolas (ASPTT Périgueux) et Jean-Claude Mespoulède (ASPTT Périgueux)... soit de nombreux anciens avec au milieu quelques courageux juniors. Huit jours après à Chasseneuil, Duteil terminait deuxième battu par Damin Laforie (CC Marmande).

- Pour relire l’article précédent (saison 1988), cliquez ici.

Montagrier 89

Montagrier et son prix des fêtes d'octobre. Francis Duteil est au départ
même si on n'aperçoit que sa casquette MBK dont il est le dépositaire à Mareuil

1989 - (amateur vétéran) pas de victoire : - 28° Léguillac de Cercles (24) 12/03, 25° Troquereau (33) 19/03, 2° Isle (87) 26/03, 5° Flavignac (87) 27/03, 8° Boutiers (16) 02/04, 3° Ladiville (16) 09/04, 7° Péreuil (16) 16/04, 16° Saint-Martin de Ribérac (24) 23/04, Chassenon (16) crevaison 30/04, 2° Pailleroux (16) 01/05, Nersac (16) abandon 04/05, 12° Nanteuil en Vallée (16) 13/05, 4° Couzeix (87) Championnat du Limousin des vétérans 15/05, Balzac crevaison (21/05, 2° Puyssegin (33) 28/05, Sousac (19) Championnat du Limousin seniors abandon 04/06, 5° Ruelle (16) 10/06, 3° Saint Médard de Mussidan (24) 11/06, 11° Cercoux (17) 18/06, 9° Saint-André de Cubzac (33) 23/06, 9° Villebret (03) Championnat de France des vétérans 26/06, 21° La Tache (16) 02/07, 30° Limoges (87) 05/07, 35° Saint-Antoine de Breuilh (24) 09/07, 7° Verteillac (24) 14/07, 2° Villefagnan (16) 16/07, 3° Ribérac (24) 21/07, 8° Grignols (24) 23/07, 5° Nontron (24) 29/07, 3° Beaussac (24) 06/08, 8° Porchères (33) 27/08, 2° Marcillac le Franc (16) 03/09, 7° Périgueux (24) 08/09, 10° Saint-Sornin (16) 10/09, 8° Mussidan (24) 17/09, 25° La Rochefoucauld (16) 24/09, 2° Montagrier (24) 01/10, 2° Chasseneuil (16) 08/10.
(en caractère gras) là où il a terminé premier des 3° catégories dans une épreuve en toutes.

- Francis DUTEIL nous raconte :

- "En 1989 est créée la classe vétéran (40 ans et plus) qui ne donne droit qu'à une licence de 3° catégorie maximum. Dans l'entreprise familiale à Mareuil, la charge de travail augmente. Je débauche tard le soir et les sorties à vélo matinales se réduisent en conséquence. Le soir des courses, je suis fatigué et je passe des lendemains difficiles au travail. Je me retrouve dans la même position que lorsque j'ai quitté les cadets (les courses de cadets étaient limitées à 40 km). Des courses trop longues et des lundis difficiles ont motivé à cette époque l'arrêt de l'école, remplacée par des cours par correspondance. Il me faudrait des courses courtes comme aux USA. Le 15 octobre je suis engagé à Breuillet (17).Le fait que je vais passer un lendemain pénible au travail à cause de la course, me dissuade de m'y rendre".
- "Je reprends une licence en 1990. Pour ma première course de l'année, je m'engage le lundi de Pâques au Gond Pontouvre (16). J'ai chargé le vélo dans la voiture et préparé mon sac de course. Il bruine et surtout il y a 100 km à parcourir. J'ai la même réaction que lors de la dernière course de l'année 1989 : je reste à la maison ! Je ne m'engagerai plus dans une compétition cycliste".

Souvenir du Championnat de France en 1963

- "En cadet il m’est arrivé de participer à deux courses dans la journée, mais le soir j'étais bien fatigué. En 1962, le championnat du Limousin et le championnat de France se couraient sur le même itinéraire, en ligne de 67 km. Dans les deux cas je finis la course en bonne condition. En 1963 le championnat de France se court sur 81 km (9x9 km). La ligne de départ et d'arrivée est tracée aux 2/3 d'une côte de plus d'un km. Au départ je me trouve enfermé dans le peloton. Je me dégage rapidement et je remonte le peloton sur la gauche. Au sommet de la côte je dépasse la tête du peloton et je ne coupe pas mon effort. Je me retrouve seul échappé. J'hésite à attendre le peloton. Je prends la décision de poursuivre mon effort. Je vais effectuer toute la course avec un peloton menaçant à mes trousses. Dans le 3° tour je reçois le renfort de Cyril Guimard. Dans le dernier tour nous sommes épuisés et nous sommes rejoints dans la côte d'arrivée par Daniel Ducreux et Redolfi. Nous ne pouvons pas disputer le sprint pour le titre. Cyril se classe troisième et moi quatrième".

Montagrier 89

Avant dernier protocole pour Duteil 2° derrière Melchior à Montagrier.
Huit jours après, il fera la même place à Chasseneuil, pour son dernier jour de course

Article de Jean-Robert Laloi in Cyclisme du 23 avril 1982

- Bien que cet article soit écrit en 1982, son contenu reste valable au terme de la carrière de Francis. Voici d’ailleurs ce que cet éditorialiste à la plume bien aiguisée écrivait à son sujet à cette époque :
- "Nous n’allons pas refaire l’historique de la carrière du coureur du Limousin, dire si sa popularité unique sans doute dans les annales du cyclisme régional amateur, ne va pas s’altérer si un jour les premiers rôles ne lui sont pas dévolus. Nous pouvons cependant dire où et comment est née cette popularité, à quelles sources elle s’est abreuvée au point de déferler sur la France entière.
- Tout est parti d’un Championnat de légende à Dax en 1973. Duteil avait 25 ans. Honnêtement connu du public français avant le départ de la course qui restera la plus grande désillusion de toute sa carrière, car irrégulièrement battu par le Pyrénéen Florio, Francis quelques heures plus tard avait involontairement réussi à gagner l’estime génèrale de tous les observateurs à qui il avait promis une revanche.
- Trois ans plus tard sur le circuit d’Eguzon, il réussissait à se faire justice en triomphant de Bernaudeau et de Jourdan dans un championat de France d’une farouche beauté. C’était la consécration et surtout l’année des Jeux olympiques à Montréal. Un bien beau souvenir. Un nouveau maillot tricolore reviendra sur ses épaules en 1979 à Neufchâtel au terme d’une échappée solitaire rarissime dans ce genre de compétition.
- Bref, l’histoire des championnats de France même si elle fit verser des larmes de dépit réussit à faire chavirer les cœurs de ses innombrables supporters et à le rendre célèbre aux quatre coins de l’hexagone.
- Il serait utopique de parler de seconde jeunesse, de phénomène Duteil car le marchand de cycles de Mareuil sur Belle n’est pas le premier coureur âgé de 35 ans encore capable de réaliser de belles prouesses. (NDRL en 1982). Francis se voit tout simplement récompensé de tous les sacrifices consentis en vingt ans de carrière. Cette réussite, il la doit à ses seules vertus morales, à ses qualités athlétiques.
- Sa nature bonne et droite, son sérieux, sa loyauté, son honnêteté foncière, sa dignité de sportif, sa probité morale serviront longtemps d’exemple dans les milieux cyclistes.
- Mieux que quiconque, il connaît ce que sont les affres du malheur. Jamais, il n’oubliera cette chute de Nontron en avril 1966 qui mit sa vie en danger et par laquelle son taux d’invalidité et aujourd’hui fixé à 100%. Que de courage, que de volonté, que d’opiniâtreté il aura fallu à Francis pour hisser son corps sur un vélo avant même qu’il ne puisse remarcher.
- Ce ne sont pas des mots écrits pour rendre le personnage plus doué, c’est la réalité vécue par un homme ayant décidé de se surpasser pour prouver, le cas échéant, que le sport cycliste pouvait être une merveilleuse et divine thérapeutique".

1976

L'arrivée, le nettoyage sommaire, cette vie de saltinbanque prend fin en 1989

Ceux qui ont porté le maillot du CRCL en 1989 : Vincent Comby, Alain Cessat,  François Douhet, Eric Marzi, Jean-Paul Defaye, Claire Parinet, Michel Brillat, Patrick Bartou, Stéphane Fourgeaud, Serge Brie, Christophe Lagarde, Manuel Martin de Jésus.
Les Champions régionaux du grand Sud en 1989 : Nicolas de Bacco (VC Aire sur Adour) pour le comité d’Aquitaine, Patrick Bérard (Tarbes-Cycliste) pour les Pyrénées, Xavier Martin (CC Vervant) pour le Poitou-Charentes, Vincent Comby (CRC Limousin) pour le Limousin, Christian Roman (UC. Sayat) pour l’Auvergne.
Champion de France des amateurs : Nicolas Dubois (ASPTT Paris/Comité d’Ile de France).
Classement FFC saison 1989

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (1989) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : Une carrière bien remplie

25 mars 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (13° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

23 au 29 mars 1995

NAZON

- Beau plateau au Tour du canton de Saint-Ciers (26 mars) qui voit la victoire de Damien Nazon (Vendée U) - notre photo - au sprint où il s’impose face à Auguste (VC Roubaix) et à Jean-Philippe Duracka (Aulnat). Mauduit (Châteauroux) et Gilles Zech (FC Oloron) prennent les 4° et 5° places.
- Le Prix des fêtes de Lagorce-Laguirande continue sa belle lancée avec un Christian Magimel (Mantes) impérial malgré Beauchamp (Côte de Lumière) deuxième et Faugeroux (Cycle Poitevin) troisième.
- La classique Sainte-Foy-Montpon ouverte aux toutes catégories revient à Bertrand Guerry (Vendée U) épatant malgré Guillon (Aviron Bayonnais) et Fournier (Mérignac Vc) scotchés aux places d’honneur.
- D’autres résultats avec Sophie Swaertvaeger (TCF 24) à la Ronde d’Aquitaine courue entre Issigeac et Montignac de Lauzun. Lors du chrono la palme de cette course est revenue à Laurence Leboucher (AC Damigny) en séniors et à Cathy Moncassin (Villeneuve Cycliste) chez les juniors.
- En Aquitaine quelques succès chez les 3° catégories avec Hervé Desriac (Asptt Gers) à Mérignac lors du Prix Guy Cantou, celui de Ludovic Bruletout (SC Libourne) à Marcillac, de Patrick Clot (UV Lourdes) à Salies de Béarn, de Stéphane Muet (US Bouscat) à Monsempron-Libos et de Gérald Daragnès (Guidon St. Martinois) à Villenave d’Ornon.

ÉCHOS DE DORDOGNE

TCF 24

Elisabeth Chevanne-Brunel et Sophie Swaertvaeger

- Première course internationale pour Elisabeth Chevanne-Brunel, ceci lors du Tour des Flandres où esseulée elle termine quinzième.
- Le Team Cycliste Féminin 24 se prépare pour le Tour du Vendée. Sont retenue Elisabeth Chevanne-Brunel, Sophie Swaertvaeger, Sabine Gentieu qui recevront les renforts de Laurence Restoin (Mérignac) et de Chantal Gorostégui pour cette grande course féminine.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/13° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur ce blog

23 mars 2020

1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (13° SEMAINE DE LA SAISON)

Note de la rédaction : Pendant ce triste épisode du coronavirus, "Rétro Vélo Dordogne" restera actif. Ne manquez pas d’en parler à vos amis cyclistes (les nostalgiques en particulier), à partager sur face-book et à vous inscrire sur la "newsletter", elle seule qui vous permettra d’être avisés dès qu’un article sera en ligne. Merci de votre confiance et prenez bien soin de vous, en restant chez vous !

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

23 au 29 mars 1970

- Michel Laborde (US Talence) se fait la valise pour gagner le prix des fêtes de Vigean-Eysines organisé par le CC Saint-Médard en Jalles, prix qui totalisait 102 coureurs au départ.
- A Bourcefranc, un très beau plateau de coureurs en ont décousu d’où Labarthe (Bayonne) monstre de travail a dominé les débats, laissant les miettes du gâteau à Jagueneau (Charron), Le Guen (Paris), Delord (Andernos), Villeneuve (Royan) et Raymond (Le Bouscat) classés dans cet ordre.
- Après 140 km de course, Henri Bonnand (Saint-Juéry Olympique) passe la ligne d’arrivée en solitaire à Artix avec cette première étape qui constituait l’entrée en matière de cette épreuve. Derrière, Coronas (Carcassonne) pointe à 5 secondes, Alizé (Agen) à 14 secondes, alors que les Sabadé, Armangaud, Croza, Furlan et Diaz complètent le classement. Le lendemain, la victoire revient au Carcassonnais Joseph Kerner, qui règle Aussenac (VC Pays d’Olmes) et Yves Coronas 3° qui lui gagne en plus le classement général final.
- D’autres victoires avec Guy Sadet (UCD Villeneuve) à Cartelègue, Guy Frosio (Bouscat) à Senestis, Roland Smet (Pays d’Olmes) à Cenon, Guy Dolhats (Tarnos) à Saubion et de Maurice Laforest (Pons) à Jonzac.
- Mosnac sur Seugne a vu le succès de l’emblématique Jacques Gestraud, plus rapide que ses deux compagnons d’échappée avec Laforest (Pons) et Trochut (La Rochelle). Daniel Barjolin (Civray) et Guy Trainaud (Verdille) font quatrième et cinquième.
- Fort de son succès à Cénac et Saint-Julien obtenu fin mars, Henri Chavy (ASBM Lyon) confirme sa bonne forme pour remporter le prix de Pujols où il règle son équipier Chizat, puis Barthez (Lézignan) et les Montastrucois Motard, Lescure et Esclassan qui constituent les sérieuses références de ce début de saison. Le lendemain, ce même Chavy gagne en Limousin le prix Guy Joffre devant Meunier (Bourges) et Courtois (Cycle Poitevin).

Thimonier

La victoire de Thimonnier à Isle et récompensé par M. Fayol

- La 5° édition du Prix Marcel Puymirat à Isle s’est soldée par la domination de Jean Servières du VC Tulle (2°) battu au final par Christian Thimonnier (Saint-Junien), l’Uvéliste Christian Savignat terminant troisième.

Saint-Claud

Walter Godefroot avec Annie Gravelat, Miss Saint-Claud

- A Saint-Claud et devant plus de 10 000 personnes autour du circuit du Son, Walter Godefroot, un des meilleurs attaquants règle au sprint Riotte, Mortensen, Pettersen, Van Impe et Campaner ses compagnons d’échappée.

ÉCHOS DE DORDOGNE

- Victoire de Audaire (Libourne) au prix de Saint-Laurent des Hommes. Suivent dans l’ordre Laborde (Talence), Calmette (Périgueux), Gourreau (Libourne), Apecèche (Ambarès), puis Rafin (Ribérac).

Peyrignac

Le speaker Jean Malgouyat avec Dubreuil à Peyrignac

- L’épreuve cycliste à Peyrignac a connu un succès remarquable avec une échappée composée de Mazeau, Farges, Frigo et Dubreuil qui terminera seul pour l’emporter. Derrière on retrouve dans l’ordre, Mazeau, Farges, Frigo, Bordier, Mazet, Martin, Cigana, Valade et Melchior.

Lanouaille

Malavergne félicité par le speaker à Lanouaille

- Christian Malavergne (Pédale de Nontron) gagne à Lanouaille. Suivent ensuite Majeux (CRCL), Bayle (CRCL), Guy (Civray), Villachou (CRCL), Pradeyrol (Brive), Buffière (P.Nontron), Ruseck (CRCL), Romanet (Saint-Denis) et Simon (Nontron).
- A Trémolat, victoire du Choletais Bernard Champion qui bat Chavy (Lyon), Chizat (Lyon), Gestraud (La Rochefoucauld), Sautier (Périgueux), Danguillaume (Tours), Pitard (Pons), Roger Darrigade (Dax), Cigana (Le Bouscat), Démartin (Périgueux), Barjolin (Civray).
- Sainte Nathalène : 1. Sallat (P. Nontron), 2. Besse (P. Nontron), 3. Nicod (Tulle), 4. Boubert (CC Sarlat), 5. Deltreuilh (Fumel), 6. Gérard Darrin (CC Périgueux).

Le Pontet

Maccali et Galy complimentés au Pontet par Louis Chassaigne le speaker

- Splendide et très ouverte course au Pontet à Sarlat où Maccali (UCD Villeneuve) l’emporte devant Galy (Lalinde), Sadet (Villeneuve), Caneiro (Bouscat), Bourreau (Civray).

Salomon

Mazeau et Bordier avec le speaker Dessimoulies à Nontron

- Grand Prix du faubourg Salomon à Nontron remporté par Christian Bordier (EC Foyenne), 2. Claude Mazeau (Lalinde), 3. Frigo (Périgueux), 4. Duteil (CRCL), 5. Dubreuil (CRCL), 6. Dutertre, 7. Martin, etc...
- Neuvic sur l’Isle : 1. Dazat (Paris), 2. Bugeaud (CCP), 3. Calmette (CCP).
- Thiviers (39 coureurs) : 1. Robert Bibié (CC Périgueux), 2. Faure, 3. Gérard Darrin, 4. Cossec, 5. Daubisse, 6. Conan (tous CCP), etc...
- Savignac les Eglises : 1. Bourdin (Ste Foy), 2. Goupil (Brive), 3. Mespoulède (CCP).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1970/13° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

Publicité
20 mars 2020

FRANCIS DUTEIL - SAISON 1988

1988 : UN PETIT TOUR EN FLORIDE ET EN ALABAMA

 1988 ! Francis Duteil fête son 41° anniversaire et il a encore l’envie de pratiquer le cyclisme, mais à son niveau. Comme en 1987, il profite des opportunités qui se présentent pour courir à l’étranger...
- Pour relire l’article précédent, cliquez ici.

1988 - (amateur vétéran) 6 victoires : Javerlhac, Sainte-Eulalie d’Ans, Lacaujamet, Cavignac, Springville (Alabama), Miami (Floride)

SAISON 1988 (2° catégorie)

- 11° Ladiville (16) 20/03, 1° Javerlhac (24) 27/03, 1° Sainte-Eulalie d’Ans (24) 03/04, 3° Sergeac (24) 04/04, 7° Boutiers Saint-Trojan (16) 10/04, 1° Lacaujammet (24) 17/04, 5° Condéon (16) 24/04, Meyrals (24) crevaison 30/04, 3° Ponteyraud Tour du Ribéracois (24) 08/05, 1° Cavignac (33) 12/05, 4° Blanzac (16) 15/05, 2° Rauzan (33) 22/05, Génac (16) crevaison 23/05, 5° Saint-Yrieix la Perche (87) Championnat du Limousin des vétérans 28/05, 3° Verteuil (16) 29/05, 2° Ribérac (24) 30/05, 7° Bessines (87) 03/06, Saillat (87) crevaison 05/06, 18° Ruelle (16) 09/06, 30° Montpon (24) 12/06, 8° L’Isle d’Espagnac (16) 20/06, 15° Bergerac (24) 23/06, Limoges (87) abandon 24/06, 12° Chirac (16) 26/06, 23° Saint-Jean d’Angély (17) 28/06, Périgueux (24) abandon 30/06, 10° Saint-Aulaire (19) 03/07, Sarlat (24) abandon 07/07, 5° Villefranche de Lonchat (24) 09/07, 13° Matha (17) 14/07, Chalus (87) 22/07, 25° Grignols (24) 24/07, 20° Bergerac (24) 29/07, 8° Saint-Germain du Salembre (24) 31/07, 20° Castillonnès (47) 04/08, 2° Beaussac (24) 07/08, 30° Monpazier (24) 11/08, 10° Marthon (16) 14/08, 4° Périgueux (24) 15/08, Rudeau (24) abandon 21/08, 11° Sainte-Livrade sur Lot (47) 26/08, Villebois Lavalette (16) abandon 29/08, 19° Périgueux (24) 02/09, 18° Marsaneix (24) 05/09, 34° Saint-Junien (87) 11/09, 10° Thiviers (24) 14/09, 5° Mussidan (24) 17/09, 24° Saint-Martin d’Ary (17) 19/09, Montbron (16) crevaison 26/09, 20° Feuillade (16) 03/10, 6° Saint-Denis de Pile (33) 10/10, 8° Le Buisson (24) 15/10, 40° Miami (USA) 22/10, 1° des 35/44 ans 23/10, 1° des 35/44 ans à Springville (USA) 30/10.

F74

Course gagnée à Javerlhac le 27 mars 1988. Ici avec mes deux garçons.

- Francis DUTEIL nous raconte sa virée en Floride et en Alabama :

- "En 1987 lors de Superweek aux USA nous étions hébergés dans deux familles, les Martin et les Schulz, avec deux coureurs américains Bruce Belvin et Brian Flora. Brian parle bien le Français qu'il a appris à l'école. Ils aimeraient venir courir en France. Je leur promets que je vais essayer de trouver une solution. Après notre retour en France j'en parle aux dirigeants du CRCL. Dans l'hiver ils leur trouvent une pension bon marché dans un hôtel restaurant de Limoges. Pour leurs déplacements dans les courses ils pourront utiliser la voiture du club. Les conditions leur conviennent. Ils arrivent au mois d'avril. Mais un mois plus tard les relations avec l'hôtelier se sont dégradées. Ils parlent de rentrer aux USA. 
- Alors je leur propose de les héberger en attendant de trouver une nouvelle solution. Notre maison est assez grande. Ma femme s'occupera d'eux comme s'ils étaient nos grands fils (ils ont 20 ans de moins que nous). Moins d'un mois plus tard, elle a trouvé une solution. Mr Chaminade le directeur de la maison de retraite de Gouts-Rossignols à 7 km de Mareuil les prend en pension complète (logés, nourris, blanchis) contre du travail d'entretien. Ils feront le travail de l'agent d'entretien qui lui manque. Lors des courses nocturnes le cuisinier viendra leur préparer les repas pour 17 h. Je les emmène courir avec moi les dimanches et dans les nocturnes, mais quand je ne cours pas je leur prête ma voiture. Au cours de nos discussions ils m'apprennent qu'il y a des courses au mois d'octobre dans le sud des USA. Bruce nous invite chez lui en Caroline du Nord. Il y a de la place dans la grande maison de ses parents et ils nous prêteront leur grand camping-car à l'américaine. Ma femme et moi prenons 17 jours de congés et nous partons avec les enfants.

alabama

En Alabama avec mon fils Vincent et mon ami Bruce

- A notre arrivée à JFK Airport le mardi soir, nous allons chez le loueur de voitures prendre le véhicule que Bruce nous a fait réserver. Nous arrivons le mercredi soir à Pinehurst chez Bruce après 850 km de route.Il y a des courses samedi et dimanche à Key Biscayne (Miami). Nous partons vendredi matin avec le camping-car des parents de Bruce qui nous accompagne. Nous faisons un peu de tourisme ce qui fait que nous arrivons le samedi matin à 5h00. Nous nous endormons et je rate la course des 1°, 2° et 3° de 35 à 44 ans qui part à 11 h. A 13 h départ de la course Pro 1°, 2° et 3°. C'est une National Classic (l'équivalent américain des épreuves de Coupe de France) sur 120 km (20 kmx6) sans grandes difficultés. Je m'engage. Nous sommes plus de 200 partants. Après la mi-course 25 coureurs s'échappent. Je suis dans les premiers du peloton. Je pense que quelqu'un va réagir, mais personne ne bouge. L'allure des échappés est très rapide et il y à 100 m à combler. Je tente l'impossible. Je reviens à 30 mètres des échappés puis l'écart se recreuse. Je me relève.
- Le lendemain les courses se disputent toujours à Key Biscayne sur un circuit plat et rectangulaire de 2,5 km dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Les deux largeurs font 250 mètres et l'arrivée est jugée dans l'une d'elles 150 m après le virage à angle droit. Je m'engage dans la course 1°, 2°et 3° de 35 à 44 ans. Départ à 11 h00, 25 km et environ 150 partants. Le départ se fait sur les chapeaux de roues et l'allure ne faiblira pas jusqu'à l'arrivée. Si cette vitesse condamne les échappées solitaires, il faut rester vigilant car une échappée de plusieurs coureurs peut réussir. Nous resterons groupés jusqu'à l'arrivée. Je prends la tête 100 mètres avant le virage de l'arrivée, je vire à pleine vitesse, je sors du virage bien lancé et je passe la ligne avec plusieurs longueurs d'avance.
- A 13 h il y a le départ de la course Pro 1°, 2° et 3° sur 50 km. Il y a trente prix et l'équivalent 9 000 F de l'époque au 1°. Je décide de m'engager. J'ai le dernier dossard n° 219. Départ hyper rapide et la course ne sera qu'un sprint de 50 km. Je ne verrai jamais la tête et je n'arriverai à remonter qu'à la 40° place. Une échappée de 8 hommes réussira à franchir la ligne d'arrivée détachée.
- Nous allons visiter la Floride : plages de l'Atlantique, plages du Golfe du Mexique, Cap Canaveral, Disneyworld pour les enfants... A cette époque de l'année le climat est comparable à celui du mois d'août en France. Tous les matins avant le réveil des enfants je pars faire un tour de 50 km à vélo. Le dimanche suivant il y a une course à Tucson en Arizona et une autre à Springville en Alabama. De Tucson à la Caroline du Nord il y a 3400 km. Pour revenir à temps chez les parents de Bruce avant notre départ pour la France il nous faudrait rouler jours et nuits. De Springville à Pinehurst il y a 900 km et 500 km de l'ouest de la Floride à Springville. Donc le samedi direction l'Alabama. A Springville il n'y a pas de couse Pro. Je m'engage dans la course 1°, 2° et 3° de 35 à 44 ans. Six tours d'environ 10 km vallonnés. A deux tours de l'arrivée j'attaque dans une côte et je m'échappe seul. La chasse s'organise derrière moi. Je ne serai pas rattrapé mais je vais toujours rester en point de mire."

Ceux qui ont porté le maillot du CRCL en 1988 : Vincent Comby, Eric Marzi, Philippe Babule, Claire Parinet, Michel Dupuytren, Francis Bardet, Michel Brillat, Patrick Bartou, Stéphane Fourgeaud, Serge Brie.
Les Champions régionaux du grand Sud en 1988 : Stéphane Dief (AS Facture-Biganos) pour le comité d’Aquitaine, Bruno Maréchal (Tarbes-Cycliste) pour les Pyrénées, Jacky Bobin (CC Vervant) pour le Poitou-Charentes, Jean-Claude Laskowski (VC Aubusson) pour le Limousin, Marcel Kaikinger (UC. Sayat) pour l’Auvergne.
Champion de France des amateurs : Serge Bodin (UC Guinefort/Comité de Bretagne)
Classement FFC saison 1988.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (1988) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1989 : Ma dernière saison de ma carrière cycliste

30 mai 2020

MILHAC DE NONTRON - PALMARÈS

UN CIRCUIT DIFFICILE A NÉGOCIER

- Petite commune du Nontronnais située entre Thiviers et Nontron, sur les rives du Trincou et avec une population de 617 habitants. Son Prix des fêtes s’est disputé pour les fêtes de Pâques et dans les derniers temps lors du lundi férié, avec au menu une redoutable ascension, celle dite de Fousseyraud, qui faisait le ménage au sein du peloton.
- Cette épreuve a été organisée par la Pédale Thibérienne, la Pédale du Nontronnais, le Cyclo-Club Pédale Nontron et enfin par l’ASPTT Périgueux.

Milhac

De gauche à droite Fabrice Mathieu (MG), Pascal Mestadier (2°), Ludovic Grechi lauréat,
Jean-Marc Villette (3°) et Jean-Louis Mourtier (premier des 3)
- saison 1993

Palmarès connu de l’épreuve : 1955 Claude Malpeyre (VC Arédien), 1958 Camille Saintonge (Pédale Nontron), 1961 Raphaël Sallat (Pédale Nontron), 1962 Gauthier (?), 1963 Raymond Hébras (UVL) course d’août, Paul Dubuisson (Pédale Nontron), Besse (P. Nontron), 1964 René Paulhiac (Pédale Nontron), 1967 Michel Dutertre (Guidon Agenais), 1975 Jean-Claude Daunat (VC Côte de Granit), 1983 Coutou (CC Faux) en cyclo-sportifs/vétérans), 1984 Jean-François Lantot (VC Cubzaguais), 1985 Jean-Jacques Szkolnik (AVC Libourne), 1986 Didier Baudet (VC Charente Océan), 1987 Jaky Jobit (EC Charente), 1988 Bruno Barde (VC Aturin), 1989 Christophe Lanxade (ASPTT Périgueux), 1990 Fabrice Mathieu (VC Neuvic), 1991 Ducan Moralee (VC Bretenoux-Biars), 1992 Didier Lezoray (SC Périgord), 1993 Ludovic Grecchi (Tarbes Cycliste), 1994 Vincent Guillout (SC Toulouse), 1995 Tim Jones (CRC Limousin), 1996 Grégory Pérez (UC Châteauroux), 1997 Aurélien Monthezin (CRC Limousin), 1998 Thierry Ferrer (UC Brive), 1999 Christophe Napias (GC Bergerac), 2000 Sébastien Raynaud (23 La Creuse), 2001 Christian Magimel (23 La Creuse), 2002 Gérald Marot (CC Marmande), 2003 Willy Perrocheau (CC Marmande), 2004 Bruno Ceyssat (CC Périgueux Dordogne), 2005 Damien Guérineau (EC Ribérac), 2006 Noël Gagnant (UC Felletin)

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – MILHAC DE NONTRON © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

4 mars 2020

BOULAZAC CITE BEL AIR - PALMARÈS

UN ANCIEN QUARTIER AMÉRICAIN

- Après la Libération, Boulazac n’était qu’un petit village situé entre Périgueux et Saint-Laurent bâti tout le long du Manoire. C’est certainement une raison pour laquelle le cyclisme est venu tard dans cette ville. Dès que son expansion a débuté, le cyclisme a trouvé ses racines avec les constructions de la cité Bel Air qui colle à la ville de Périgueux, puis avec l’éclosion du quartier des Vignauds, suivi par celui du Suchet, puis par le boom de sa zone industrielle. Un certain Dominique Boivineau, coureur puis dirigeant du CC Périgourdin a activé l’arrivée du cyclisme dans cette cité Bel Air où il résidait. Tout comme Yves Perpignan ancien Président du Cyclo-Club, voire André Maurice qui n’est plus aujourd’hui de notre monde. Pour l’heure, les archives nous ont dévoilés, que la première épreuve cycliste à Boulazac, se serait déroulée en 1973 sous le contrôle technique du CC Périgourdin.

Bel Air

Metzler, Daubisse et Bibié anciens lauréats de la cité Bélair

Clubs organisateurs : Cyclo-Club Périgourdin.
Palmarès connu de la   Cité Bel Air :
1973 : Bernard Metzler (CC Périgourdin), 1974 : Serge Daubisse (CC Périgourdin), 1975 : Daniel Ceulemans (VC Aubusson), 1976 : Robert Bibié (ASPTT Paris), 1979 : Daniel Fournier (ASPTT Périgueux), 1981 : René Bajan (Guidon Agenais), 1982 : Jean-Pierre Parenteau (AC Nersac), 1983 : Eric Valade (EC Foyenne), 1984 : Edouard Lajo (Mérignac VC), 1985 Philippe Renoux (AC Baignes-Barbezieux), 1986 : Patrice Dumas (ASPTT Périgueux), 1987 : Eric Dupré (AS St. Médard en Jalles), 1988 : Jean-Yves Béneyrol (CC Périgueux), 1989 : Vincent Boissarie (Guidon Terrassonnais), 1990 : Vincent Béco (VC Saint-Céré), 1991 : Roselyne Rioux (Nantes Caducé Club), 1992 : Elisabeth Chevanne Brunel (Team Cycliste Féminin 24), 1998 : Elisabeth Chevanne Brunel (Team Cycliste Féminin 24), Marie-José Mella (CC Marmande) course d'ouverture.
 Bien plus tard, le Souvenir Petit-Breton et l’arrivée du Tour de la Dordogne nous ont donné beaucoup d’émotions, dans cette cité résolument tournée aujourd’hui vers le basket.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – BOULAZAC CITÉ BEL AIR © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

7 mars 2020

TRÉMOLAT - PALMARÈS

LA GRANDE CLASSIQUE DE PÂQUES

- La fête de Trémolat se situe toujours pour Pâques. De ce fait cette prestigieuse course se déroulait au cours de ce grand week-end (samedi, dimanche, lundi, voire mardi). C’est le CC Belvès, le CC Lindois, l’EVCC Bergerac et le VC Monpazier qui ont été les organisateurs d’une épreuve qui détient dans son palmarès de très beaux noms. Et comme il y a de nombreux absents, n’hésitez pas d’ajouter en commentaires tous ceux que je n’ai pas trouvés... A remarquer que de 1993 à 1996, ce sont les coureurs de l’US Montauban qui ont régné en maître sur cette épreuve.

103418152[1]

Jean-Louis Gauthier avec Jean-Luc Masdupuy de l'AC Uzerche (2°)
et Alain Cessat (CRC Limoges) lauréat de l'édition 1990

Palmarès connu de l’épreuve : 1949 Gonzato Pitarque (Souillac), 1950 Gino Benelle (Souillac), 1951 Daniel Dihars (Sainte-Foy), 1952 Jacques Vivier (CA Ribérac), 1953 Georges Gay (Saint-Céré), 1958 Mohamed Ben Brahim (Stade Bordelais), 1959 Dallet (VC Maurs), 1960 Guy Epaud (Royan OC), 1961 Marius Archambaud (CC Périgueux), 1962 André Dupré (CC Bordelais), 1963 José Bilbao (Hendaye), 1964 Michel Gonzalès (VC Hendaye), 1965 Paillet (CC Lindois), 1966 Michel Perriez ( ?), 1968 Pierre Matignon (Cholet), 1969 Pierre Trochut (VC Charron), 1970 Christian Gardelle (US. Bouscat), 1971 Michel Fedrigo (Tonneins), 1972 Alain Nogues (Lamballe), 1973 Alain Bernard (US Bouscat), 1974 Jean-Pierre Barbe (CA Béglais), 1976 Michel Pitard (US Pons), 1977 Michel Fedrigo (Tonneins), 1981 Patrick Audeguil (VC Saint-Céré), 1982 Bernard Pineau (CC Marmande), 1983 Dominique Delort (EVCC Bergerac), 1984 Didier Lubiato (AS Saint-Médard), 1985 Eric Valade (EC Foyenne), 1986 Patrick Audeguil (UC Villeneuve), 1987 Michel Larpe (AJ Montmoreau), 1988 Yves Beau (UC Brassac), 1989 Hugo Bordet (CC Marmande), 1990 Alain Cessat (CRC Limoges), 1991 Marino Vérardo (CC Marmande), 1992 Olivier Ouvrard (UC Niort), 1993 Didier Virvaleix (US Montauban), 1994 Ludovic Grecchi (US Montauban) course de Pâques et Maurizo de  Pasquale (Amore et Vita/Italie) course d’août, 1995 Thierry Ferrer(US Montauban), 1996 Ludovic Grecchi (U Montauban), 2000 Ludovic Guionie (CC Marmande).

Trémolat 91

 Marino Vérardo vainqueur en 1991 à Trémolat. A droite Bolay (2°)

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - TRÉMOLAT © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

12 mars 2020

SAINT-MARTIAL D’ARTENSET - PALMARÈS

 ET BÉNÉVENT (Commune de ST. Martial)

- C’est une commune de Dordogne que je connais pour la traverser, mais je n’y suis jamais allé voir une épreuve cycliste. Je ne vous parlerais pas de ce fait de son circuit, mais de ce prix des fêtes qui se déroulait le premier dimanche de juillet. Il y avait de même lors du 4° dimanche de juillet, une épreuve dans le hameau de Bénévent, situé sur la RN 89 pas très loin de Saint-Laurent des Hommes mais qui appartient à la commune de Saint-Martial d’Artenset. Nous en parlons en bas de page. Un autre détail, cette course a été organisée par le RC Mussidan mais aussi par l’UC Montpon.

Palmarès connu de l’épreuve : 1946 Marius Duteil (CC Périgueux), 1948 Charles Martin (CC Périgueux), 1949 André Petit (CC Castillon), 1950 Henri Martin (RC Mussidan), 1951 Claude Peyssard (CC Montpon), course des jeunes Max Peyssard (CC Montpon), 1952 François Gourmelon (RC Mussidan), 1953 François Gourmelon (RC Mussidan), 1954 René Boisdon (CA Ribérac), 1955 (deux épreuves) Albert Guglielmini (RC Mussidan), Albert Rotrou (RC Mussidan), 1957 Gilbert Bonnet (Pédale Montpon), 1958 Arnaudeau (CC Bergerac), 1960 Joseph Paré (CC Fleixois), 1961 Christian Bérano (Saint-Aulaye VC), 1962 Michel Chaudet (SCA Libourne), 1968 Philippe Decima (EC Foyenne), 1969 Bernard Demouret (RC Mussidan), 1970 Robert Bibié (CC Périgueux), 1971 Raymond Valèze (CRC Limoges), 1972 Michel Maurisse (La Couronne), 1973 Rebeyrat (CRC Limoges), 1975 Lucien Sautier (RC Mussidan), 1976 Bernard Metzler (CC Périgueux), 1977 Bartherote (Guidon Agenais), 1978 EricValade (EC Foyenne), 1979 Rachid Alaux (Guidon Sarladais), 1982 Gilles Dupré (EVCC Bergerac), 1983 Thierry Delmonteil (EVCC Bergerac), 2004 Thierry Sonson (VC Sainte-Livrade), 2005 Gérard Doumenge (AC Ménesplet), 2006 Victor Melckior (RC Mussidan).

125653738[1]

Eric Valade à Saint-Martial d'Artenset en 1978 avec Jean-René Villechanoux

Prix de Bénévent (commune de Saint-Martial d’Artenset).

- C’est un hameau très important de la commune de Saint-Martial d’Artenset, situé sur la RN 89 (Bordeaux-Périgueux). L’Isle coule en bordure de ce bourg et si vous franchissez son pont, vous vous retrouverez à Saint-Laurent des Hommes, près du hameau de la Filolie qui organisait jadis des épreuves cyclistes. Voici ce que je sais de cette épreuve. Lecteurs, à vos stylos et si vous en connaissez davantage en termes de palmarès, proposez vos noms en commentaires...

Palmarès connu de l’épreuve : 1949 Henri Martin (RC Mussidan), 1950 Gérard Grellety (CC Montpon), 1951 Louis Ducloux (RC Mussidan), 1952 Jacques Lachartre (RC Mussidan), 1953 Jacques Lachartre (RC Mussidan), 1954 Martin (Périgueux), 1967 Gérard Vigouroux (UC Villeneuve), 1968 Jean-Pierre Maccalli (UC Villeneuve), 1969 Jean-Michel Larrieu (CA Créon), 1971 Daygues (VC Nérac), 1972 Jean Audejuis (Sainte-Livrade), 1973 Martin Wildgoose (CC Périgueux), 1974 Pierre Grellety (CC Faux), 1975 Yves Arnaudeau (EC Foyenne), 1976 Frédéric Navarro (VC Mérignac), 1977 Guy Dutertre (CC Périgourdin), 1979 Christian Arnouilh (CC Lindois), 1981 Jacques Caurand (US Pons), 1983 Christian N’Haux (Saint-Chéron), 1984 Laurent Souquet (VC Cubzaguais), 1986 Bruno Lagarde (CCP Nontron).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - ST.MARTIAL D’ARTENSET © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

11 mars 2020

FRANCIS DUTEIL - SAISON 1986

1986 : VINGT-CINQUIEME SAISON DE COMPETITION

- Pour relire l’article précédent, cliquez ici.

1986 - (amateur sénior 2° catégorie) pas de victoire : Duteil retrouve ses jambes et se classe à maintes reprises. Au CRCL il y a du nouveau avec l’arrivée de Luc Leblanc qui termine en cette saison 1986 sa carrière chez les amateurs. Mis à part ces deux infos le club compte davantage sur les 3 et 4, faute de combattants... Francis Duteil pédale pour le plaisir. Fini cette vie de saltimbanque, désormais, à 39 ans, il passe de bons moments avec sa famille sans oublier son travail dans son magasin de Mareuil. Francis Duteil a toujours un merveilleux coup de pédale et quand il fait son bilan, celui qui débute à 1962 pour se terminer en 1982 au haut niveau, il décompte :

1679 courses disputées sur 1984 jours avec 255 victoires !

Verteillac 81

SAISON 1986

15° Léguillac de Cercles (24) 09/03, 4° Civray-Saint Romain (86) 16/03, 5° Maine de Boixe (16) 23/03, 2° Isle (87) 30/03, 2° Siorac en Périgord (24) 31/03, 3° Boutiers Saint-Trojan (16) 06/04, Terrebourg (16) abandon 13/04, 16° Barbezieux (16) 20/04, 6° Chéronnac (87) 27/04, 6° Jurignac (16) 01/05, 8° Montmoreau (16) 04/05, 23° Périgueux (24) 06/05, 8° Nersac (16) 08/05, 3° Saint-Geyrac (24) 11/05, Angoulême (16) 14/05, 7° Champniers (16) 19/05, 2° Availles Limousine (86) 25/05, 6° Sarlat (24) 01/06, 4° Puymoyen (16) 04/06, 2° Bessines (87) 06/06, 4° Saint-Solves (19) Championnat du Limousin séniors 08/06, 50° Ruelle (16) 12/06, 3° Feytiat (87) 18/06, 2° Les Maurilloux (24) 21/06, 11° Limoges (87) 27/06, 3° Saint-Mathieu (87) Championnat des sociétés du Limousin 29/06, 4° Angoulême (16) 30/06, 8° Thiviers (24) 05/07, 12° Lalinde (24) 07/07, 10° Sarlat (24) 10/07, 20° Libos (47) 11/07, 4° Périgueux (24) 13/07, 2° Fumel (47) 14/07, 5° Bergerac (24) 19/07, Pineuilh (33) abandon 20/07, 12° Montflanquin (47) 23/07, 2° Saint-Sulpice de Mareuil (24) 27/07, 2° Chirac (16) 03/08, 3° Libourne (33) 06/08, 20° Saint-Cyprien (24) 07/08, 3° Marthon (16) 10/08, 10° Eymouthiers (16) 15/08, 4° Péreuil (16) 17/08, 5° Cognac (16) 22/08, 3° Champeau (24) 24/08, 5° Jumilhac le Grand (24) 28/08, 4° Verteillac (24) 29/08, 4° Villebois Lavalette (16) 01/09, 12° Brive (19) 03/09, 15° Périgueux (24) 05/09, 8° Chadurie (16) 07/09, Saint-Junien (87) abandon 14/09, 25° Piégut (24) 16/09, 3° Prigonrieux (24) 21/09 6° Saint-Martin d’Ary (17) 22/09, 11° Montbron (16) 29/09, 14° Lussac les Châteaux (86) 05/10, 3° Feuillade (16) 06/10, 4° le Buisson (24) 11/10, 5° Saint-Denis de ¨Pile (24) 13/10, 8° Genillé (37) 19/10, 29° Puymoyen (16) 26/10.

(en caractère gras) là ou il a terminé premier des 2° catégories dans une épreuve en toutes.

Le petit mot de Francis Duteil

- Le 29/09/1986 à Montbron après la course Alain Ruiz de Montluçon vient discuter avec moi. Il me dit: "je marche bien mais je suis un peu juste pour rentrer en équipe de France et je voudrais participer à une grande course à l'étranger". Je lui réponds : "Pendant l'intersaison 1986-1987 nous pouvons contacter des fédérations étrangères pour savoir si des organisateurs de courses seraient intéressés par une participation de coureurs français. Nous chercherons sur La France Cycliste les adresses de différentes fédérations étrangères où tu aimerais aller. Nous nous téléphonerons pour décider qui contacter". Après avoir consulté "La France Cycliste" nous établissons pour chacun une petite liste de fédérations à contacter. Après de nombreux courriers, Alain a une réponse d'Afrique du Sud et moi des USA et de Hong Kong. En Afrique du Sud les organisateurs veulent que les coureurs restent au minimum trois mois et devront participer au Rapport Tour (le Tour d'Afrique du Sud). Ils seront logés, nourris et totalement équipés en matériel et équipement. Mais à cette époque tout sportif qui est découvert à participer à une épreuve sportive en Afrique du Sud est suspendu deux ans. Alain préfère abandonner. Aux USA la compétition s'appelle Superweek et se déroule dans le Wisconsin du 14 au 26/07/1987. Au printemps 1987 après plusieurs courriers Mr Otto Wenz l'organisateur me confirme l'engagement pour cinq coureurs français et la prise en charge complète de Roissy Charles de Gaulle le 12/07 jusqu’au retour à Roissy Charles de Gaulle le 28/07. Je programme 18 jours de congés et nous allons chercher trois équipiers.
Ceux qui ont porté le maillot du CRCL en 1986 : Daniel Raymondaud, Luc Leblanc, Jean Bernaben, Alain Simon, Jean-François Rebeyrat, Martial Charre, Marc Duprat, Patrick Bartou, Patrick Proisy, Pascal Léobet, Christophe Lagarde, Pascal Dupuis et Alain Ducau.
Les Champions régionaux du grand Sud en 1986 : Thierry Lavergen (FC. Oloron) pour le comité d’Aquitaine, Patrick Sarniguet (VC Vallée du Thoré) pour les Pyrénées, Philippe Mondory (Cycle Poitevin) pour le Poitou-Charentes, Gérard Caudoux (AC. Bourganeuf) pour le Limousin, Patrick Jérémie (UC. Sayat) pour l’Auvergne.
Champion de France des amateurs : Claude Carlin (ASPTT Paris/Comité de l’Ile de France).
Classement FFC saison 1986.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (1986) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1987 : une virée aux USA

7 mars 2020

FRANCIS DUTEIL - SAISON 1985

1985 : DE LEGUILLAC DE CERCLES A LUSSSAC LES CHĀTEAUX

Francis à un an

1985 - (amateur sénior 2° catégorie) pas de victoire : Pas de victoire, Duteil roule pour le plaisir et pour sa forme. Quelques places d’honneur : 2° Thiviers, Ruelle, La Courtine, Civray, 3° Saint-Sulpice de Mareuil, Saint-Saud, Chadurie, Feuillade, Feytiat, Maine de Boixe, Lanouaille.
- C’est une saison calme que Duteil entreprend. Une saison où il visite des lieux mythiques où il est parvenu parfois à gagner. Francis court il est vrai depuis 1962, et en cette saison 85, il a 38 ans (notre photo à un an) , soit l’âge où son diable de père courait encore avec les Brun et Vivier, soit une autre histoire qui sera racontée... Mais Francis Duteil c’est aussi un homme fidèle à ses couleurs, à son comité, puisqu’il débute en 1985 sa 16° saison dans le club Limougeaud. Parlons-en de ce CRCL qui vit une année difficile avec des effectifs de première catégorie réduits et des performances acquises ça et là mais par des anciens...
- Pour relire l’article précédent (saison 1984), cliquez ici.

SAISON 1985

16° Léguillac de Cercles (24) 10/03, 2° Civray Saint-Romain (86) 17/03, 26° Châtellerault (86) 24/03, 3°Maine de Boixe (16) 31/03, 5° Barbezieux (16) 07/04, 3° Lanouaille (24) 08/04, Circuit Berrichon (36) 12 au 14/04, 29° Vayres (87) 28/04, 31° Matha (17) 08/05, 10° Montchaude (16) 12/05, 13° Feytiat (87) 16/05, 6° Chadenac (17) 19/05, 7° Verteillac (24) 21/05, 8° Guéret (23) 03/06, 9° Bessines (87) 07/06, Bujaleuf (23) abandon Championnat du Limousin 09/06, 2° Ruelle (16) 12/06, 2° La Courtine (23) 16/06, 2° L’Isle d’Espagnac (16) 17/06, 18° Feytiat (87) 19/06, 2° Cognac (16) 20/06, 20° Ma Campagne (16) 21/06, 8° Neuvic Entier (87) 23/06, 3° Les Maurilloux (24) 29/06, 2° Thiviers (24) 06/07, 12° Sarlat (24) 11/07, 9° Périgueux (24) 13/07, 19° Mussidan (24) 14/07, 14° Ribérac (24) 19/07, 4° Sommières (86) 24/07, 3° Saint-Sulpice de Mareuil (24) 28/07, 3° Jarnac (16) 03/08, 3° Saint-Saud (24) 04/08, 23° Saint-Gervais Videix (87) 07/08, 10° Marthon (16) 11/08, 25° Meuzac (87) 15/08, 5° Rudeau Ladosse (24) 18/08, 4° Bergerac (24) 22/08, 18° Champeau (24) 25/08, 3° Chadurie (16) 01/09, 20° Barbezieux (16) 03/09, 11° Périgueux (24) 06/09, 15° Saint-Junien (87) 08/09, 14° Piègut (24) 10/09, 23° Saint-Martin d’Ary (17) 16/09, 7° Saint-Médard de Guizières (33) 22/09, 11° Montbron (16) 23/09, 3° Feuillade (16) 30/09, 4° Périgueux (24) 01/10, 35° Saint-Denis de Pile (33) 07/10, 2° Le Buisson (24) 12/10, 5° Lussac les Châteaux (86) 25/10.

CRCL3

 (en caractère gras) là ou il a terminé premier des 2° catégories dans une épreuve en toutes.

Ceux qui ont porté le maillot du CRCL en 1985 : Pascal Crouzille, Bernard Jude, Alain et Daniel Raymondaud, Jean Bernaben, Alain Simon, Jean-François Rebeyrat, Michel Brillat, Daniel Guillot, Martial Charre, Paul Mougel, Francis Bardet, Claire Parinet, René Sautour.
Les Champions régionaux du grand Sud en 1985 : René Bajan (AS Facture-Biganos) pour le comité d’Aquitaine, Henri Abadie (UV. Lourdes) pour les Pyrénées, Jackie Bobin (VC Charente-Océan) pour le Poitou-Charentes, Jean-Claude Laskowski (VC Aubusson) pour le Limousin, Gérard Mercadié (UC. Sayat) pour l’Auvergne.
Champion de France des amateurs : Daniel Amardeilh (CV Montastruc/Comité des Pyrénées) pour la 2° fois consécutive.
Classement FFC saison 1985.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (1985) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1986 Vingt-cinquième saison de compétition

4 mars 2020

FRANCIS DUTEIL - SAISON 1983-1984

1983/84 : UNE ANNÉE SABBATIQUE ET RETOUR CHEZ LES DEUXIEME

F72

Equipe du CRCL lors de la Route Limousine les 2  et 3 juin 1984
De gauche à droite : Porcherie, Raymondeau, Réjasse, Besse et Duteil

 - Pour relire l’article précédent, cliquez ici.
1983 - (directeur sportif du CRCL) : Le CRCL cherche ses marques. Michel Besse est le nouveau leader du club. Pascal Léobet, Pascal Crouzille et Olivier Andrieux constituent la nouvelle vague.
1984 - (amateur sénior 2° catégorie) : on retrouve Francis Duteil sur les routes après son année sabbatique, mais en 2° catégorie. Il se classe 2° à Nersac, Sarlat et Saint-Aigulin, 3° à Saint-Segondin, Eymouthiers la Tricherie, Charmant, Blaze, Chasseneuil, Lussac les Châteaux et Vergt.

(Extrait d’article de presse de Jean-René Laloi in cyclisme du 8 juin 1984)

duteil bis

- Francis Duteil ne veut décidément pas se faire oublier. Grande fut la surprise que de la voir au départ du GP Marcel Puymirat à Isle le jour de Pâques, épreuve où il s’offrit le luxe de prendre une cinquième place. Une question revenait alors sur toutes les lèvres, s’agissant de ce come-back étonnant. Pourquoi Duteil à 37 ans a-t-il décidé de revenir sur une décison prise voilà seize mois déjà ? L’intéressé ne tarda pas à donner les raisons : "Mon docteur m’a conseillé de refaire beaucoup de vélo afin d’atténuer des problèmes circulatoires à une jambe. Je pensais que le tennis que je pratiquais chaque dimanche m’aurait bien aidé, mais ce ne sont pas les mêmes muscles qui travaillent. C’est donc la raison pour laquelle j’ai sollicité une licence de deuxième catégore, avec cependant quelques scrupules, car après un an et demi d’inactivité, il n’est pas évident de revenir au top niveau. Pour l’heure je suis très satisfait de moi, car avec 1500 km, me voici bien dans l’allure."
- Ainsi Duteil fait actuellement une des plus belles illustrations de cette santé préservée grâce au cyclisme. Il a su rester sage en veillant à son éthique de vie et on le voit, il réussit à conserver son rang. Voilà quelques jours déjà il nous donna une éclatante preuve de sa forme lors du Tour Charente disputé sur quatre étapes. Lors de la dernière journée entre Ruffec et Roumazière "Francis le revenant" faussa compagnie à un peloton riche en individualité à l’approche du final. Et si le parcours avait été plus ardu, il n’est pas certain que des hommes tels Michel Larpe ou Charles Turlet eussent dicté leur loi à leur aîné. Duteil se battit si admirablement que les observateurs avertis et ses adversaires du jour se demandèrent où il alla véritablement chercher autant d’énergie. A 37 ans (1) bien sonnés, il est aussi fort, aussi courageux et agressif sur sa machine qu’il était à 25. Lorsque nous avons demandé à Michel Bouyer le président du CRCL ce qu’il pensait du retour en condition de son protégé, il déclara : "Il faudra bien que Francis pense un jour à la retraite définitive, mais tant qu’il aura un coup de pédale acceptable et qu’il prendra un malin plaisir à se bagarrer sur un vélo, je ne vois pas pourquoi il arrêterait." Après l’avoir vu aussi fringuant ces derniers dimanches, nous le sentons capable de redevenir Champion du Limousin dimanche prochain sur le difficile circuitde Dun le Palestel. Certains vont même jusqu’à dire qu’il pourrait être encore un sérieux "client" pour l’attribution du titre national. C’est sans doute aller très vite en besogne, mais avec Duteil, il faut toujours s’attendre au pire.
(1)son père Marius (350 victoires) a arrêté de courir à 38 ans. Si Francis a été handicapé suite à un terrible accident en course, son père aussi l’a été par une pleurésie mal soignée. Il a fait pratiquement toute sa carrière avec seulement un poumon de valide. Comme quoi, tel père tel fils, bon sang ne saurait mentir... Vous aurez plaisir à découvrir sur ce site la carrière de Marius et son rôle dans la venue de Michel Brun et de Jacques Vivier. A ne pas manquer...

PALMARÈS SAISON 1984

- 5° Isle (87) 22/04, 5° Milhac de Nontron (24) 23/04, 3° Charmant (16) 29/04, 5° Angoulême piste (16) 04/05, 12° Chalais-Châteauneuf-Angoulême 06/05, 4° Roumazières (16) 08/05, 6° Cognac (16) 11/05, 13° Gémozac (17) 13/05, 10° Saint-Aigulin (17) 21/05, 2° Angoulême piste (16) 25/05, 4° Segonzac (16) 27/05, 2° Nersac (16) 31/05, Route Limousine (87) 02 et 03/06, 18° Championnat du Limousin Dun le Palestel (23) 10/06, 7° Champniers (16) 11/06, 6° Ruelle (16) 13/06, 6° Ma Campagne (16) 14/06, 13° Limoges (87) 15/06, 4° Aigre (16) 17/06, 4° L’Isle d’Espagnac (16) 18/06, 2° Saint-Aigulin (17) 24/06, 13° Les Trois Cerisiers (24) 01/07, 2° Sarlat (24) 06/07, 11° Thiviers (24) 07/07, 3° Blaye (33) 12/07, 11° Châteauneuf sur Charente (16) 14/07, 6° Gémozac (17) 15/07, 4° Loubert (16) 22/07, 5° Saint-Sulpice de Mareuil (24) 29/07, Saint-Gervais Videix (87) 01/08, 6° Marthon (16) 05/08, 15° Jarnac (16) 09/08, 3° Saint-Secondin (86) 12/08, 7° Brive (19) 13/08, 3° Eymouthiers (16) 15/08, 11° Montpon (24) 18/08, 5° Rudeau-Ladosse (24) 19/08, 22° Périgueux (24) 24/08, 14° Douzillac (24) 26/08, 6° Verteillac (24) 31/08, 6° Chadurie (16) 02/09, 5° Barbezieux (16) 04/09, 7° Saint-Junien (87) 09/09, 18° Piègut (24) 11/09, 5° Saint-Martin d’Ary (17) 17/09, 10° Genève (Suisse) 1° de la classe des 35/45 ans 23/09, Montbron (16) crevaison 24/09, 6° Vergt (24) 30/09, 18° Feuillade (16) 01/10, 5° Cognac (16) 07/10, 10° Saint-Denis de Pile (33) 08/10, 3° Chasseneuil (16) 14/10, 3° Lussac les Châteaux (86) 21/10.

(en caractère gras) là où il a terminé premier des 2° catégories dans une épreuve en toutes.

DUTEIL 1976-1985

Les précisions de Francis Duteil :

- "L'épreuve de Genève du 23/09 est une course par handicap. Les participants vont de Juniors à Professionnels. Chaque catégorie part à une heure précise. Les premiers à partir sont les plus de 45 ans et les derniers les Professionnels onze minutes plus tard. Nous sommes un peloton d'une soixantaine de coureurs dans la catégorie des 35 à 45 ans. Il y a trente prix au classement scratch et un prix au premier de chaque catégorie".
- "Au mois de juin 1983 je me blesse au travail sur la cicatrice de ma jambe gauche. Cette partie de la jambe gauche est très mal irriguée. La blessure va se transformer en ulcère variqueux. D'après le docteur j'en ai pour des mois avant de guérir. Au mois de septembre il y a un peu d'amélioration. Je prends une semaine de congés et reprends le vélo. Je fais 70 km par jour et à la fin de la semaine je constate une sensible amélioration de la blessure. Mais avec le travail je ne peux pas rouler 70 km par jour. Je vais rouler le matin avant l'embauche. J'équipe mon vélo d'entrainement de garde-boue et d'éclairage. Dès le réveil (je ne veux pas faire sonner le réveil-matin) je me prépare et je pars. Il faut que je rentre au plus tard à 8 h 15. J'utilise un développement de 45x17 et je roule à 30 km/h de moyenne minimum. Il m'arrivera de ne faire que 18 km. Mais je suis totalement guéri au bout de deux mois et demi. J'aimerais bien continuer à rouler. Mais sans objectif je ne sais pas si je vais persévérer. Je demande au Comité du Limousin une rétrogradation. Il accepte de me rétrograder en 2° catégorie, mais avec remontée en première catégorie à la première victoire. Maintenant j'ai un objectif pour rouler. Chaque matin j'effectuerai entre 20 et 45 kilomètres".

Ceux qui ont porté le maillot du CRCL en 1984 : Michel Besse, Roger Desport, Pascal Crouzille, Bernard Jude, Daniel Raymondaud, Marc Duprat, André Laroudie, Yvon Courteix, Alain Raymondaud, Jean Bernaben, Philippe Babule, Jean-Philippe Germaneau, Christophe Lagarde, Francis Bardet, Michel Brillat, Boris Gilardie, Serge Brie, Daniel Guillot, etc...
Les Champions régionaux du grand Sud en 1984 : Mario Vérardo (CC Marmande) pour le comité d’Aquitaine, Henri Bonnand (RC Albi) pour les Pyrénées, Pascal Chaumet (Cycle Poitevin) pour le Poitou-Charentes, Michel Commergnat (UV Neuvic) pour le Limousin, Thierry Andrieux (VC Sansac) pour l’Auvergne.
Champion de France des amateurs : Daniel Amardeilh (CV Montastruc/Comité des Pyrénées)
- Classement FFC saison 1983.
- Classement FFC saison 1984.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (1983/1984) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1985 de Léguillac de Cercles à Lussac les Châteaux

1 mars 2020

FRANCIS DUTEIL - SAISON 1982

1982 : UNE GRANDE VIRÉE A L’ÉTRANGER

F82

A Bressuire pour mon dernier Championnat de France des amateurs le 1° août 1982

- Pour relire l’article précédent, cliquez ici.

1982 - (amateur hors catégorie) 13 victoires

- C’est le triplé gagné par le CRCL au Championnat du Limousin qui fait la une de la saison. Les vert et rouge mettent KO tous leurs rivaux. Duteil remporte son 5° titre régional, Michel Besse finit à 35 secondes et Pascal Crouzille bien que victime d’une crevaison, décroche la 3° place mais à huit minutes des deux têtes d’affiche du club. Bouyat échoue au pied du podium devant Caudoux, Sautède, Morange, Lenfant, Vérinaud et Daniel Raymondaud.
- En fin de saison Duteil annonce son intention de se retirer de la compétition. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne rate pas sa sortie. Il s’impose à Brest, à Lagorce Laguirande, à Miallet (Trois Cerisiers), Montbron, Peyrignac, Saint-Emilion, Champniers et à Saint-Saud devant Michel Besse.
- Duteil signe sa 13° victoire de la saison à Allasac, épreuve qu’il remporte pour la 5° fois. Il devance Dupuytren, Lagarde, Pinault et Besse. Les qualités de Francis Duteil sont reconnues au niveau national ce qui lui permet de participer au Tour de Nouvelle Calédonie, puis en compagnie de Gilbert Lagarde (Guéret) au Tour de Colombie.

- Quelques places d’honneur : 2° à Saint-Mathieu, Saint-Junien (Reix), Château-Larcher, Buzançais, Chizé, Nontron, Angers, La Couronne, Périgueux, Horsarrieu, 3° à Champs, Piégut, Genillé, Saint-Hilaire la Treille, Ronde de Limoges, Bellac, Saint-Gervais Videix, Chalus et Saint-Junien.
Il se classe du Championnat des sociétés du Limousin au sein d’une équipe du CRCL où il retrouve Michel Besse, Jean Bernaben et Alain Jourdan. Championnat gagné par l’UC Brive (Dupuytren, Nicolas, Marzi, Buffière) mais devant le VC Aubusson (Ceulemans, Laskowski, Bouchet, Gilles), puis l’AC Limoges Bussière Poitevine classée 4°.

f81

Course de Chalus le 11 septembre 1982 où je me classe troisième

SAISON 1982  (palmarès)

13° Léguillac de Cercles (24) 14/03, 35° Couhé Vérac (86) 21/03, 20° Limoges (87) 27/03, 25° Bordeaux-Saintes (33) 28/03, 1° Lagorce Laguirande (33) 29/03, 5° Crozant (23) 03/04, 2° Buzançais (36) 04/04, 15° Cénac et Saint-Julien (24) 05/04, 19° Circuit Berrichon 8 au 10/04, 7° Saint-Savin sur Gartempe (86) 11/04, 2° Château-Larcher (86) 12/04, 30° Angers (49) 16/04, 2° Angers (49) 17/04, Angers (49) abandon 18/04, Boussac (23) abandon 19/04, 12° Angoulême-Chabanais (16) 24/04, Saintes abandon (17) 27/04, Circuit des Mines abandon 28/04 au 02/05, 1° Brest (1° étape plus général) (29) 08/05, 40° Rennes (35) 09/05, 4° Saint-Yrieix la Perche (87) 10/05, Classico RCN (Colombie) abandon à la 5° étape 16 au 23/05, 3° Saint-Hilaire la Treille (87) 29/05, 8° Mornac (16) 30/05, 1° Champniers (16) 31/05, 2° Nontron (24) 05/06, 4° Thiviers (24) 06/06, 7° Guéret (23) 07/06, 11° Montauban (82) 09/06, 3° Limoges (87) 10/06, 2° Le Dorat (87) 13/06, 8° Angoulême (16) 17/06, 25° Ma Campagne (16) 18/06, 13° Mantes la Jolie (78) 20/06, 9° Bourganeuf (23) 23/06, 2° La Couronne (16), 26/06, 9° La Rochefoucauld (16) 27/06, 9° Lussat (23) 28/06, 3° Bellac (87) 03/07, 1° Les Trois Cerisiers (24) 04/07, 6° Saint Séverin (16) 05/07, 1° Dournazac Championnat du Limousin route (87) 11/07, 12° La Souterraine (23) 12/07, 9° Châteauneuf la Forêt (16) 14/07, 9° Villandraut (33) 15/07, 4° Caudrot (33) 17/07, 8° Roussac (87) 18/07, 1° Saint Emilion (33) 19/07, 3° Bressuire (79) 21/07, 2° Chizé (79) 24/07, 4° Oradour sur Glane (87) 25/07, 5° Oradour sur Vayres (87) 26/07, Championnat de France route à Bressuire (79) abandon 01/08, 6° Juillac (19) 02/08, 3° Saint-Gervais Videix (87) Bol d’Or des amateurs 04/08, 18° Chaumeil (19) Bol d’Or des Monédières 05/08, 9° Eymouthiers (87) 06/08, 1° Saint-Saud (24) 07/08, 4° Marthon (16) 08/08, 5° Tour de Nouvelle Calédonie vainqueur de la première et de la deuxième étape, 16° de la neuvième étape 15 au 28/08, 8° Bruch (47) 01/09, 2° Périgueux (24) 03/09, 1° Peyrignac (24) 05/09, 7° Saint-Mathieu (87) 04/09, 1° Allassac (19) 06/09, 4° Rieumes (31) 07/09, 4° Agen (47) 09/09, 3° Chalus (87) 11/09, 2° Saint-Junien (87) 12/09, 40° Issoire (63) 13/09, 3° Piègut (24) 14/09, 5° Les Herbiers (85) 15/09, 20° Toulouse (31) 17/09, 2° Horsarrieu (40) 18/09, 7° Marmande (47) 19/09, 6° Saint Martin d’Ary (17) 20/09, Baignes (16) abandon 25/09, 3° Bussière Poitevine (87) 26/09, 1° Montbron (16) 27/09, 14° Miallet (24) 28/09, 3° Champs sur Tarentaine (15) 02/10, 6° Coulaures (24) 03/10, 6° Feuillade (16) 04/10, 4° Tour d’Ampurdan (Espagne) 9 au 112/10, Lussac les Châteaux (86) chute 17/10, 6° Oloron Sainte-Marie (64) 18/10, 35° Saint-Amand Montrond (18) 20/10, 3° Genillé (49) 24/10, 4° Huapai (Nouvelle Zélande) 30/10, 15° Tour Nouvelle Zélande en onze étapes 31/10 au 06/11.

Soit treize victoires pour 91 épreuves disputées, six abandons.

Francis Duteil raconte quelques moments de sa saison 1982

- Premières impressions sur la saison qui débute

- Cette année 1982, la naissance de notre premier enfant étant prévu fin juillet, je décide de raccrocher à la fin de la saison. Je dis à ma femme de ne pas en parler, car je ne veux pas que ça se sache. Au Circuit des Mines il fait très froid. Je suis victime d'un refroidissement. Le 4° jour je tousse beaucoup pendant l'étape et après l'arrivée je crache un peu de sang. Je vais voir le docteur de la course. Il me fait passer une radio des bronches et des poumons. Il n'y a rien de grave, c'est une irritation des bronches provoquée par l'air froid et il me dit que dans quelques jours tout sera rentré dans l'ordre. Bien sûr il ne faut pas que je parte demain afin de ne pas aggraver l'irritation.

F80

Peu avant le départ de l’étape du Dulux Tour entouré de Khala et de Pineau

En Colombie dans la Classico RCN

- A la mi-mai je suis appelé en équipe de France pour participer au Classico RCN en Colombie. Nous partons avec l'équipe Peugeot. Je retrouve avec plaisir Bernard Bourreau et Luis Ocana qui a été engagé comme traducteur par Peugeot. Le départ de la course est à Popayan qui sera détruite quelques mois plus tard par une énorme éruption volcanique et l'arrivée est à Medellin. En fin de troisième étape le peloton est toujours groupé. Je vais emmener le sprint pour Gérard Mercadier (je lui ai déjà emmené des sprints dans les courses régionales). Je remarque que mes bras sont secs et je ne me sens pas bien. Je le lui dis mais nous n'avons pas de solution de rechange. Je le sors aux 600 m. Nous sommes toujours en tête aux 400 m mais d'un seul coup je n'ai plus de forces. Il arrivera quand même à décrocher une 6° place. Le masseur diagnostique une déshydratation. Il me conseille de boire beaucoup, de manger salé et de rester sous la douche avant le repas. Nous logeons à Cali dans un hôtel de neuf étages avec piscine sur le toit. Après la douche je préfère me mettre à l'eau dans la piscine jusqu'au repas. Je ne sais pas si c'est une déshydratation ou un problème dû à l'altitude (nous ne descendons pas en dessous de 1500 m) mais je ne récupère pas.
- Dans la 4° étape je suis sans force et je me retrouve dans le dernier grupetto avec les Peugeot Perret et Sanders dès l'ascension du premier col. Je perce à l'arrière au début de la descente. En Colombie le dépannage se fait par deux motos pour chaque équipe.Les voitures des équipes suivent derrière les motos. Après un dépannage, la moto va changer de matériel à la voiture de l'équipe qui transporte le matériel. La voiture de l'équipe de France conduite par Luis Ocana est restée derrière nous pour nous dépanner tous les trois. C'est une voiture break non équipée et le matériel est transporté à l'arrière du véhicule. Je préfère récupérer ma roue arrière de rechange au milieu des autres. Je repars avec près d'une minute de retard. Il reste 120 km et je me sens incapable de les faire seul. Pour rejoindre le grupetto je vais faire une de mes meilleures descentes. Je trouve les trajectoires parfaites et je prends beaucoup d'angle dans les virages (ça va très vite dans l'air raréfié). Derrière moi j'entends les hurlements des pneus de la voiture. A l'arrivée Luis vient me dire :"vraiment aujourd'hui tu m'as fait plaisir, j'ai rarement vu une descente comme celle que tu as faite après ta crevaison".
- La 5° étape débute par l'ascension d'un col. Je jette l'éponge au bout de 10 km. Cette étape sera gagnée par Bernard Pineau, le 3°coureur originaire du Sud-Ouest de l'équipe de France.

Championnat de France à Bressuire

- La naissance de Vincent le 28 juillet va perturber la semaine précédant le championnat de France. Le championnat de France a lieu à Bressuire (79).Cela me permet de m'y rendre le samedi après-midi. C'est mon dernier championnat de France. Le circuit ne comporte aucune difficulté. Comme souvent je passe la première heure en queue de peloton. Le début de course est un peu laborieux mais c'est un bon signe pour la suite, je dois être bien à partir de la mi-course. Sur cette course sans difficultés ça va être un peu la loterie pour se trouver dans la bonne échappée s'il doit y en avoir une. Un groupe de près d'une dizaine de coureurs sort du peloton avant la mi-course. Le peloton les prend en chasse mais l'écart se creuse. Je comprends que c'est dangereux et je monte en tête de peloton pour participer à la poursuite mais l'écart s'accroit toujours. Alors que l'écart a passé la minute, je sors du peloton avec Charly Mottet. Devant l'échappée roule à plus de 46 km/h de moyenne. Nous jetons toutes nos forces dans la poursuite. Nous nous rapprochons à 200m du groupe après 15 km de chasse. Mais nous ne pouvons pas continuer sur ce rythme. Nous buttons là à 200m de l'échappée. Puis lentement mais sûrement l'écart va se recreuser. Nous nous relevons et sans nous consulter nous nous arrêtons au passage sur la ligne d'arrivée.

Tour de Nouvelle Calédonie

- Le matin du 08/08 Richard Marillier m'appelle : un des sélectionnés au Tour de Nouvelle-Calédonie ne peut pas venir et il veut une réponse immédiate. J'accepte. Rendez-vous à Roissy Charles de Gaulle avec mon vélo après demain matin. Tous les sélectionnés des pays européens sont regroupés à Roissy. Il n'y a que deux coureurs par équipes car les 3/4 du réseau routier n'est encore que des pistes en terre. Les crevaisons et les problèmes de matériel sont très nombreux. Je fais la connaissance de Bruno Georges mon équipier. Avant l'embarquement, Werner Kahla un des coureurs allemands vient me parler. Surprise : il parle parfaitement Français avec l'accent de Carcassonne. Il a vécu en France dans la région de Carcassonne jusqu'à l'age de 14 ans. Nous sympathisons et encore aujourd'hui nous gardons le contact. Les coureurs américains, australiens, japonais, néo-zélandais et tahitiens partent chacun de leur pays. A l'arrivée à l'aéroport de Tontouta, Francis Mazeau un copain Mareuillais est là qui m'attend : il est en stage de deux mois et il a entendu à la télévision que je participais au Tour de Nouvelle-Calédonie. Alain Devaud mon directeur sportif-mécanicien-soigneur assisté par Serge Valenti me prend en charge. Il me trouve un vélo, des roues et des boyaux de rechange. Je me classe 8° du prologue qui a lieu dans les rues de Nouméa. Je gagne la 1° et la 2° étape et je porte le maillot jaune pendant six jours. Je fais une mauvaise chute le 7° jour sur la piste en terre. Après l'arrivée le docteur et l'infirmière discutent pendant qu'ils me soignent. Il y a besoin d'infirmière en Nouvelle-Calédonie. L'idée de proposer ma femme m'effleure. La chute plus la fatigue font que je vais subir la course pendant la deuxième semaine. Dans le 1° tronçon en ligne de la dernière étape, je prends un coup de fringale. Dans le col de la Pirogue à 10 km de l'arrivée à Païta, je suis collé à la route mais j'arrive à limiter les dégats. Avant le 2° tronçon Païta-Nouméa un contre la montre de 27 km, je suis 5° au général. Le 4° est à près de 3 mn devant moi et le 6° à 5 mn derrière. Sauf accident le classement ne va pas changer. Alain Devaud m'emmène manger chez lui à Nouméa. J'ai très faim et j'ai envie de dormir. Simone Devaud me demande ce que je veux manger. J'ai très envie d'une omelette de pommes de terre. Elle me fait une énorme omelette que j'ingurgite entièrement. Puis je vais me coucher dans la chambre qu'ils m'ont réservée. Je m'endors immédiatement. Au bout de deux heures Alain est obligé de me réveiller. A moitié somnambule, je me prépare et nous partons pour Païta. J'aurai fait le trajet du contre la montre dans les 2 sens. Je n'ai pas le temps de m'échauffer. Je fais les 2 premiers km en dedans. Je me classe 13° de l'étape et toujours 5° au classement général. J'ai hâte de revoir mon fils et ma femme. Je prends le premier avion en partance pour Paris. Les autres coureurs resteront plusieurs jours et même plusieurs semaines.

F84

En médaillon l’Anglais Simon Hook qui m’a aidé dans mes démarches
pour effectuer le Tour de Nouvelle Zélande.

Simon est décédé en 1995, il avait 36 ans...

Tour de Nouvelle Zélande

- Je veux terminer ma dernière saison cycliste sur une note exotique. J'ai repéré sur le calendrier international une course en Nouvelle-Zélande, le Dulux Tour pendant la première semaine de novembre. Début juin à la course de Thiviers, je demande à Simon Hook un Anglais du CC. Périgourdin de se renseigner sur cette course puisque la Nouvelle-Zélande est rattachée au royaume de Grande Bretagne. Au mois de septembre à la course de Piégut, il m'annonce qu'il faut que je confirme mon engagement auprès de Mr Pennington à Auckland qui m'accorde 350 dollars d'indemnités de déplacement. Je me renseigne auprès des compagnies aériennes et des agences de voyages pour le billet d'avion. Je ne trouve que des vols au départ de Londres. Alors je téléphone à Alain Devaud à Nouméa. Il me trouve un billet aller-retour Nouméa- Auckland à 1600 francs. Le trajet aller-retour Paris- Nouméa coûte 7600 francs. Je contacte Motobécane la marque qui m'équipe, distribuée par mon père. Motobécane m'offre un vélo de 9000 francs. Le 18/10 à la course d'Oloron Sainte Marie, Bernard Pineau, sa femme, ma femme et moi discutons avant le départ dans le bar où nous avons pris nos dossards. Je lui dis que dans moins de dix jours je pars courir en Nouvelle-Zélande. Il veut venir. J'ai le numéro de téléphone de Mr Pennington dans mon porte-feuille. Il le réveille (il est 2 h du matin à Auckland) et se fait engager avec la même indemnité de déplacement. Il fait la même démarche que moi auprès de Peugeot qui l'équipe en matériel et obtient un vélo. Je rappelle Alain Devaud à Nouméa pour l'avertir que nous arrivons à deux. Nous arrivons le 26/10 en Nouvelle Calédonie. Alain nous récupère à l'aéroport. Notre avion pour Auckland part le 28 au soir. Le 27 après-midi nous faisons une sortie de 130 km. Nous arrivons dans la nuit à Auckland. Mr Pennington nous attend puis nous emmène dans un motel. Le matin alors que nous déjeunons quelqu'un frappe à la porte. C'est Werner Kahla ! Les retrouvailles sont chaleureuses. Werner n'est pas reparti après le Tour de Nouvelle Calédonie qu'il a terminé à la 3° place. Il a couru en Nouvelle Calédonie, il s'est engagé au Dulux Tour et il rentre en Allemagne après la course. Mr Pennington vient nous voir et nous demande si demain nous voulons courir : il y a un criterium dans la ville de Huapai avec 500 dollars au premier et 58 km. Enfin des organisateurs intelligents qui ne vont pas nous faire rouler pendant près de 3 heures mais sur dix tours de circuit roulant. Le rythme est très rapide. En fin de course l'allure est tellement rapide que le peloton se morcelle. Un Néo-Zélandais gagne légèrement détaché. Nous arrivons tous les trois avec un autre Néo-Zélandais qui ne nous a pas beaucoup aidé. Bernard se classe 3°, moi 4° et Werner 5°. Des courses comme celle-là on peut en faire tous les jours : nous n'avons pas tapé dans les réserves. Le Dulux Tour débute demain par un prologue de dix kilomètres puis 1100 kilomètres en onze étapes en six jours. Donc nous avons cinq étapes partagées en deux tronçons et le premier tronçon est toujours beaucoup plus long que le deuxième. Le départ du deuxième tronçon est toujours donné au maximum deux heures après l'arrivée du premier coureur du premier tronçon. Ravitaillement par trois motos avec cinq porte bidons de chaque côté du porte-bagage à partir du huitième kilomètre jusqu'à huit kilomètres de l'arrivée (encore des organisateurs intelligents). Quelle différence avec les courses officielles françaises où l'on ne ravitaille qu'après 80 km de course ! Il faut inscrire le numéro de dossard sur les bidons. Les distances sont données en km alors que nous sommes dans un pays anglo-saxon. Comme en Nouvelle Calédonie les équipes ne comprennent que deux coureurs. Werner qui est le seul Allemand de la course a été associé à un Américain. Mais le courant ne passe pas entre l'Allemand et l'Américain. Alors nous allons nous associer à trois. Nous avons amené des maillots de l'équipe de France mais l'organisateur fournit des maillots à tous les coureurs au nom du sponsor de la course avec des couleurs différentes. Nous n'arrivons pas à accrocher une victoire d'étape. Le dernier jour l'arrivée est à Wellington. Le premier tronçon mesure 164 km et le deuxième 22 km. Au départ de cette étape je porte le "purple jacket" avec l'inscription mountain leader. Dans ce premier tronçon il y deux classements du Meilleur Grimpeur et deux coureurs peuvent encore me battre. Le premier classement au km 111 et le deuxième au km 146. Il y a 100 km de plat en début d'étape et le vent souffle de côté au moins à 50km/h (d'après les Néo-Zélandais Wellington est la ville la plus ventée du monde). Les bordures sont mon point faible à fortiori aujourd'hui où je ne me sens pas en condition. Dés le départ le peloton se casse en plusieurs bordures. Je n'ai pas de bonnes jambes et je ne peux pas prendre la première bordure comme mes deux adversaires du classement du meilleur grimpeur. J'ai perdu mon maillot de meilleur grimpeur à l'arrivée du premier tronçon. Le départ du deuxième tronçon (10 tours plats de 2,2 km) va être donné une demi-heure après l'arrivée du premier coureur du premier tronçon.Le premier prix de ce deuxième tronçon est en nature : un service à café en argent. J'aimerais tant l'offrir à ma femme. Le circuit est un rectangle avec deux longues lignes droites. Vent arrière dans la ligne droite de l'arrivée et bien sûr vent de face dans l'autre. Dès le départ l'allure est rapide mais moins que je ne me l'imaginais (le vent et les 164 km avec les bordures du premier tronçon ont laissé des traces). A la mi-course, Miller un des meilleurs Néo-Zélandais sort du peloton. Personne n'a réagi. Je me lance seul à sa poursuite. Dans le vent de face j'ai 30 mètres à combler qui se transforment en 100 m vent dans le dos. J'ai les "grosses cuisses" et je ne reprends rien pendant deux tours. Alors au début du huitième tour, je jette tout ce qui me reste de forces vent de face. Lorsque nous reprenons le vent arrière, j'ai moins de dix mètres de retard, mais j'ai les jambes tétanisées et je n'arrive plus à mouliner le grand développement. Miller s'éloigne. Il faut que je me reprenne car le peloton étiré n'amuse pas le terrain derrière moi. Je prends Miller en point de mire. J'ai la sensation que mes cuisses se déchirent mais je conserve quatre secondes d'avance sur les premiers du peloton très étiré. C'était ma dernière course. Une page vient de se tourner. Alors que j'arrive à ma voiture suiveuse un coureur Néo-Zélandais vient me proposer comme dans les sports d'équipe d'échanger un maillot de l'équipe cycliste nationale All Black avec un maillot de l'équipe de France. J'accepte avec plaisir. Wellington est à 650 km d'Auckland. Nos suiveurs ont compris que nous faisions équipe avec Werner alors ils vont nous ramener tous les trois avec deux voitures à Auckland. Notre avion pour Nouméa partant le 10 ils nous font découvrir l'ile du Nord. Nous en avions eu un aperçu en vélo mais c'est mieux en voiture. A Nouméa le départ pour Paris est programmé pour le 12. Alors après une grasse matinée nous passons l'après-midi du 11 novembre à la plage. L'eau du Pacifique est à 26 degrés.

F83

A Nouméa le 11 novembre au retour du Dulux Tour, une baignade
dans le Pacifique avec Bernard Pineau.

Cette photo constitue le dernier cliché de ma carrière au haut niveau,
mes adieux à la grande compétition, en quelque sorte...

Ses équipiers : Michel Besse, Pascal Crouzille, Pascal Léobet et Alain Jourdan.
Ses adversaires : Dupuytren, Cessat, Peyramaure (Brive), Cardinal, Bacle (Civray), Parenteau (Nersac), Pinault (Blois), Landreau (Poitiers), Benoit (Boussac), Petitcoulaud, Eric Leblanc, Petit, Boury, Guéry (UVL), Brégaint (Saint-Léonard), Ceulemans (Aubusson), Demichel (Monestier), Desforges (ACC), Désiré (Atur), Ducau (Mussidan), Jany, Bidaud, Pluquet (Bellac), Poirier (Couhé), Rousseau (ACRR), Roumilhac, Suchaud (ACLBP), Lagrange (La Souterraine), Priouret (Aubusson), Deshoulières (Confolens), Sanders (Auch), Dupuy (Nontron).
Les Champions régionaux du grand Sud en 1982 : Dominique Delort (EVCC Bergerac) pour le comité d’Aquitaine, Henri Bonnand (VSSL Castres) pour les Pyrénées, Dominique Landreau (Cycle Poitevin) pour le Poitou-Charentes, Francis Duteil (CRC Limousin) pour le Limousin, Nicolas Roux (AC Clermond-Ferrand) pour l’Auvergne.
Champion de France des amateurs : Laurent Biondi (SO Pont de Cheruy/Comité Dauphiné-Savoie).
-  Classement FFC saison 1982

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (1982) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1983/84 Une année sabbatique et un retour chez les deuxièmes catégories

26 mai 2020

SAINT FRONT SUR NIZONNE - SON PALMARÈS

PETIT VILLAGE, BEL ACCUEIL

Saint-Front bis

De gauche à droite Hubert Chapeau maire de Saint-Front sur Nizonne et Jean-François Géreaud
tous deux artisans du succès de cette ancienne épreuve cycliste.

- Quarante huit heures après ce 15 août 2010, Hubert Chapeau maire de cette commune nous quittait. C’était justement le 15 août que se disputait il y a quelques années, la course de Saint-Front sur Nizonne, une commune perdue dans les bois tout près de Saint-Martial de Valette. Circuit difficile avec la sévère côte en direction de Rapevache, qui a été ouverte à la 5° catégorie et aux non licenciés dans ses débuts, pour se terminer avec les espoirs. Le Cyclo-Club Pédale de Nontron assurait l’organisation et votre serviteur peut affirmer qu’il a connu de sacrés troisième mi-temps dans ce village qui savait recevoir.
- La dernière édition remonte à 1999 et c’était Jean-Luc Delpech notre Périgourdin licencié à cette époque à Oloron qui avait remporté le bouquet. En cette fin de siècle, il était difficile de réunir un plateau conséquent, mais je salue le travail de Michel Dutertre qui faisait beaucoup pour préparer la course et contacter les concurrents. Aujourd’hui faire une course espoir en cette période, serait un suicide. Toujours est-il que déjà, Michel Dutertre préparait l’avenir avec les espoirs et depuis, son Tour du canton de Mareuil est devenu on le sait, une des vitrines de notre cyclisme en Périgord.
- Mais revenons à Hubert Chapeau dont Dordogne Cycliste salue sa mémoire. D’ailleurs si cette course apparaît aujourd’hui, ce sont les circonstances qui m’ont amené à publier le palmarès de cette épreuve, histoire de rendre hommage à ce maire qui a été un grand serviteur pour son village, pour le sport et pour ses administrés.

SAINT-Front 99 bis

Ci-dessus le protocole de l’édition 1999 (la dernière) avec de gauche à droite Michel Dutertre
organisateur qui tenait le micro,
le coureur Leclerc (Bressuire) 3°,
Jean-Luc Delpech (VC Oloron HB) 1°, Dartigeas (UC Brive) 3°,

un coureur junior puis Elie Brémand coureur du club organisateur arrivé en tête

Palmarès : 1990 Patrick Lescure (EC Foyenne), 1991 Joël Fargétas (Gazel Bike de Boulogne), 1992 Eric Barbet (CCP Nontron), 1993 Jean-Christophe Arretche (Cyclisme 24), 1994 Jean-Sébastien Arretche (Cyclisme 24), 1995 Jean-Sébastien Arretche (Cyclisme 24), 1996 Frédéric Bouziani (ASPTT Périgueux), 1997 Cyril Ribette (UC Brive), 1998 Gilles Canouet (CC Marmande), 1999 Jean-Luc Delpech (VC Oloron Haut Béarn).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – SAINT-FRONT SUR NIZONNE © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

22 février 2020

FRANCIS DUTEIL - SAISON 1980

1980 : DIX SEPT VICTOIRES ET UN DEBUT DE SAISON EN BLEU BLANC ROUGE

F61

Tour d'Italie amateurs du 11 au 21 juin

 Pour relire l’article précédent, cliquez ici.

 1980 - (amateur hors catégorie) 17 victoires

- Toujours aussi expérimenté, Francis Duteil fait honneur à son maillot tricolore et représente le Limousin dans de nombreuses courses en France. Il remporte trois victoires en Bretagne, une en Atlantique-Anjou, et il se distingue à la Ronde du Quercy, aux Boucles du Tarn, au critérium de Vic Fezensac. Il s’impose à Valence, Marmande, Garat et Auzances, se classe 3° du Tour du Sud Charente et termine 2° du Tour de l’Ariège.
- Lors du Championnat de France disputé à Lyon, Duteil défend âprement son maillot. Le Pyrénéen Faure l’emporte devant Celle et Clerc. Derrière ce trio, seul Duteil a assuré la poursuite pour obtenir une 5° place. Duteil triomphe à Saint-Saud devant Eric Valade (Ste Foy), Villemiane et Besse. A Chamberet où il domine il précède Dubost, Milon, Dupuytren, Marécaille, Tallerie, Besse, Nicolas, Hook et Auconie. Il se montre impérial à Vigeois. Echappé d’entrée, il prend un tour au peloton et relègue loin derrière Pinault, Vidalie, Marécaille, Landreau, Busto, Suchaud, Hook, Tallerie et Pagniez.
- A La Machine dans la Nièvre, il devance Dall Armellina et Vernisse. A Objat, encore un succès devant Dupuytren, Vidalie, Auconie, Tallerie, Bacle, Cluzant, Dumont, Boubert et Nicolas.
- En fin de saison et pour la deuxième fois, Duteil remporte le Tour d’Ampurdan devant Yves Nicolas son équipier et les Hollandais Van Meer, Hogervort et le Belge Bormans.
- A signaler aussi qu’au cours de cette saison Francis Duteil amène dans son sillage Michel Besse, la nouvelle recrue qui monte en Limousin. Le coureur de Nontron participe aux grandes épreuves extérieures du comité pour se construire un rôle de leader et en vue de prendre la relève de Francis âgé maintenant de 33 ans.
- Quelques places d’honneur de cette saison 1980 : 2° à Villefranche de Rouergue, Dournazac, Saint-Mathieu, 3° à Auch, Oradour sur Glane, Championnat du Limousin route.

F62

Au départ d'une épreuve avec son maillot de Champion de France

SAISON 1980

- 6° Lussac les Châteaux (86) 09/03, 20° Civray Saint-Romain (86), 1° Couhé Vérac Tour du canton (86) 23/03, 19° Cholet (49) 24/03, 11° Biars (46) 30/03, Cénac et Saint Julien (24) abandon 31/03, 10° Saint-Savin (86) 06/04, 20° Mont Pujols (47) 07/04, 20° La Châtre Circuit de la Vallée Noire (36) 13/04, 12° Villeneuve sur Lot (47) 19/04, 3° Montmoreau (16) 20/04, 1° Ronde de l’Armagnac (32) 26/04, 3° Boucles de l’Armagnac (32) 27/04, 1° Trophée de l’Armagnac (32) 27/04 (clt général des deux épreuves), 21° Simorre (32) 28/04, 1° Lafrançaise (82) Circuit du Bas Quercy 01/05, 3° Mazamet (81) 03/05, 2° Tour de l’Ariège (09) 04/05, 4° Figeac (46) 05/05, 15° Vendœuvre (86) 08/05, 1° Brest (29) course éliminatoire et 3° au contre la montre et 2° au général 10/05, 1° Rennes Circuit des 4 vallées (35) 11/05, 5° Saint-Barthélémy (47) 15/05, 5° Monpezat (47) 16/05, 3° Nevers Trophée Motobécane (58) 18/05, 7° Les Eyzies (24) 19/05, 3° Crozant (23) 24/05, 2° Romagne (86) 26/05, 4° Roanne (42) 30/05, 15° Bordeaux-Royan (17) 01/06, 10° Guéret (23) 02/06, 10° Parthenay (79) 07/06, 3° Championnat du Limousin à Sarran (19) 08/06, Tour d’Italie 11 au 21/06 (lire ci-dessous le commentaire de course), 18° Saint-Satur (18) 25/06, 16° Prix des stations thermales (63), 8° Boën sur Lignon (42) 30/06, 8° Championnat de France des comités à Saint-Trivier sur Moignars (01), 5° Championnat de France à Villié-Morgon (69) 06/07, 2° Palluaud (16) 12/07, 17° Guimps (16) 13/07, 5° Mussidan (24) 14/07, 9° Brive (19) 17/07, 20° Loudun (86) 19/07, 9° Saint-Auvent (87) 20/07, 10° Lavaveix les Mines (23) 21/07, 11° Niort (79) 24/07, 3° Chalais (16) 25/07, 3° Oradour sur Glane (87) 27/07, 1° Auzances (23) 28/07, 1° Saint-Saud (24) 02/08, 1° Chamberet (19) 03/08, 6° Lauzun (47) 04/08, 1° Vigeois (19) 05/08, 30° Saint-Gervais (87) 06/08, 15° Bujaleuf (87) 07/08, 4° Journiac (24) 09/08, 4° Verdun sur Garonne (82) 10/08, 4° Saint-Laurent sur Gorre (87) 11/08, 15° Puy l’Evêque (46) 12/08, Brive (19) crevaison 13/08, 3° Corbigny (58) 14/08, 12° Moux en Morvan (58) 15/08, 1° La Machine (58) 16/08, 7° Lubersac (19) 17/08, 19° Augignac (24) 19/08, Tour du Limousin 21 au 24/08, 1° Objat (19) 25/08, 6° Châteauneuf la Forêt (87) 30/08, 1° Garat (16) 31/08, 2° Dournazac (87) 01/09, 9° Moissac (82) 03/09, 9° Périgueux (24) 05/09, 2° Saint-Mathieu (87) 06/09, 2° Saint-Bonnet sur Briance (87) 07/09, 3° Boucles d’Allassac (19) 08/09, 1° Vihiers (49) 10/09, Chalus (87) chute 13/09, 24° Charlieu (42) 14/09, 6° Issoire (63) 15/09, 12° Piégut (24) 16/09, 25° La Chataigneraie (85) 17/09, 3° Mazamet (81) 18/09, 40° Toulouse (31) 19/09, 18° Vic Fezensac (32) 20/09, 1° Marmande Prix de la Tomate (47) 21/09, Saint-Martin d’Ary (17) 22/09, 3° Miallet (24) 23/09, 7° Besse en Chandesse (63) 27/09, 9° Saint Romain en Charroux (86) 28/09, 4° Montbron (16) 29/09, 2° Villefranche de Rouergue (12) 02/10, 35° Genève Tour du Canton Open (Suisse) 05/10, 17° Feuillade (16) 06/10, 1° Tour d’Ampurdan (Espagne, 1° MG Ampurdan (Espagne) 10 au 12/10, 4° Lussac les Châteaux (86) 19/10, 17° Saint-Amand Montrond (18) 22/10, 3° Chamiers (24) 25/10.

Soit 17 victoires pour 98 épreuves disputées, trois abandons.

F63

Vainqueur du Grand Prix de la Tomate à Marmande
A gauche Valade, Fédrigo et le speaker Solacroup

Francis Duteil raconte

- "Cette année-là je participe pour la 2° fois au Giro Dilettanti soit deux semaines avant le championnat de France. Dans la nuit précédant la 7° étape, avec Christian Fauré nous sommes victimes d'une intoxication alimentaire. Le départ de cette 7°étape est au pied d'une montée de 22 km. Il fait une chaleur torride. Christian abandonne au bout de 3 km. Je suis le dernier du dernier gruppetto et j'ai très soif. Nous sommes suivis par le camion balai et l'ambulance. Je vais voir les infirmières de l'ambulance. Je leur demande de l'eau et leur dis que ma copine est infirmière. Elles vont me ravitailler en eau à volonté et me sauver ainsi de l'abandon. Je termine le Giro en mauvaise condition mais le rythme d'une course internationale est toujours bénéfique.
- Au championnat de France il fait chaud. Je porte le dossard n° 1. Au bout de 10 km je perds mon bidon : mon porte-bidon en dural s'est cassé. J'ai bien emporté un deuxième bidon dans mon maillot mais le premier ravitaillement a lieu après 80 km de course. Je bois beaucoup tant en compétition qu'à l'entrainement et la soif va perturber ma course. Après la mi-course trois coureurs se sont échappés. Je comprends que c'est une échappée dangereuse. Je sors du peloton mais je suis pris en chasse. Marc Madiot en tête d'un peloton très étiré me rejoint alors que je suis à moins de quinze mètres des échappées. Je ne finis pas de combler le trou et Marc fait la même erreur. Nous ne reverrons pas les trois échappés. J'ai bu deux bidons par tour et dans le dernier tour je suis mieux. Un coureur s'est échappé et chasse derrière les trois premiers. Je sors seul dans le dernier tour. Lorsque j'arrive dans la ligne droite de l'arrivée, je suis surpris d 'être revenu si près : j'ai le quatrième à 100 m et je vois les trois premiers passer la ligne à moins de 300 m, Christian Fauré du VC Isle Jourdain, mon équipier du Giro passe en tête et gagne".

F 66 bis Sautier1

Christian Fauré deux mois après son titre de passage à Périgueux

Ses équipiers : Michel Besse, Michel Duprat et André Laroudie.
Ses adversaires : Nicolas (Brive), Dupuytren, Roumilhac, Léobet (ACLBP), Ceulemans, Laskowski (Aubusson), Cardinal, Thévenet (Civray), Dubost (Bergerac), Just, Leblanc, Andrieux, Rigout (UVL), Parenteau (Nersac), Pinault (Montlouis), Puychaffray (La Souterraine), Simonot, Berron Gilbert et Patrick (Leroy Somer), Béneyrol (Nontron), Rousseau (AC Rilhac Rancon), Vérinaud (Bellac), Savidan (Guéret), Farges (Aurillac), Jourdan (Confolens), Désiré (Atur), David (VC Charron), Tradel (Rodez).
Les Champions régionaux du grand Sud en 1980 : Francis Castaing (CC Marmande) pour le comité d’Aquitaine, Patrick Mauriès (CV Montastruc) pour les Pyrénées, Richard Tremblay (VC Charron) pour le Poitou-Charentes, Michel Dupuytren (ACL Bussière Poitevine) pour le Limousin, Fernand Farges (UC Aurillac) pour l’Auvergne.
Classement FFC saison 1980

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (1980) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1981 : Une fois de plus sélectionné au Championnat de France

18 mars 2020

LA FIN DE CARRIÈRE DE VIVIER ET DE BRUN

BANDEAU VIVIER BRUNA LA SECTION CYCLISTE DU CA. RIBÉRACOIS
DONT JACQUES VIVIER PORTE LES COULEURS
L’ORGANISATION DU GP DE RIBÉRAC EST EN CHANTIER

 - Revoir l'article précédant sur ce sujet.
- Ribérac le 1° janvier 1955
- Point n’est besoin de dire que le cyclisme à Ribérac est florissant. L’auteur de ces lignes, lui-même du Racing-Club Bordelais a disputé le Grand Prix de la ville, il y a un peu plus de cinquante ans, à une époque où le pâté de foie gras et de grands saladiers de fraises étaient posés à l’abandon sur les tables des hôtels et où le coureur n’avait qu’à y trancher ou à y puiser. Peut-être en est-il de même encore, mais par exemple, ce que nous n’ignorons pas, c’est la vitalité qu’y poursuit toujours et encore le sport du vélo, et ce grâce à l’héritière d’un beau et vieux passé, la section cycliste du CA. Ribéracois.
- Au surplus, comptant quarante coureurs, ce beau groupement a organisé en 1954 vingt-cinq épreuves et enregistré soixante victoires et trente places de second remportées par ses licenciés.
- Le chef de file de la belle cohorte Ribéracoise est, nul ne l’ignore, Jacques Vivier. Vainqueur de la septième étape du Tour de France Brest-Vannes devant François Mahé, Forlini et Kubler, s’est distingué également dans les nationales ou internationales auxquelles il participa. Mais dans ces courses, il fut desservi par des crevaisons ou des chutes survenues au moment crucial, notamment aux boucles de la Seine, au Prix Camille Danguillaume disputé à Montlhéry et dans le Tour de France où, lors de la dix-septième étape Lyon-Grenoble, il tomba avec Apo Lazaridès. Cependant malgré ce contre temps, Vivier se classa 40° devant Varnajo.
- Viennent ensuite - Raymond Chaminaud : Route de France 1954, puis vainqueur de l’International de La Couronne, ensuite de Luxor, à Angoulême, devant une foule imposantes puis du Prix de la ville de Brossac.
Michel Brun : vainqueur notamment à Chalais, Montboyer et Verteillac.
Urbaniack qui ne dut qu’à une erreur de parcours, de ne pas remporter le Championnat de France militaire.
Henri Losmède : coureur de bel avenir, révélé il y a deux ans à Ribérac, a remporté notamment les Prix Lambretta-Rebière à Périgueux, les prix de Saint-Vincent Jalmoutiers, du Boisseau de Dirac, de Deviat, d’Archiac et de Bourgnac. Seul représentant du Poitou, s’est classé 24° au Championnat de France amateur à Rouen, où il se comporta vaillamment.
René Boisdon : Sprinter redoutable notamment à Saint-Martial d’Artenset, à Lapouyade et au Prix Péreuil devant le champion de vitesse du Poitou Pailler de Montendre.
Claude et Camille Beau : Claude gagne à Bourdeilles puis à Périgueux le Prix des martyrs. Camille est vainqueur à Brassac. Citons encore le jeune Pierre Brun frère de Michel et Jacques Brun, puis Priat, Brugeassou, Dumont, Renard, Bordier, Meynier, etc...
LE GRAND PRIX ET LE BUREAU
- Ce palmarès fut exposé dans son rapport par le secrétaire général M. Lemaçon, lors de l’assemblée générale du groupement où les membres de la section eurent plaisir d’apprendre de la bouche du trésorier, M. Robert Dupeyrat, que malgré des dépenses importantes, la situation de la caisse était satisfaisante.
 Côté organisations, la principale sera naturellement le Grand Prix de la ville de Ribérac, inscrit au calendrier pour le lundi 31 juillet.
Composition du bureau pour 1955 : Président d’honneur : Ernest Larivière. Président général : M. Brillat. Président actif : M. René Crassat. Vice-présidents délégué : M. Roger Bourdeau. Vice-Présidents : MM. Henry Rogeon et Emile Petit. Secrétaire général : M. Henri Lemaçon. Secrétaire administratif : Jean Puypelat. Trésorier : Roger Dupeyrat. Trésorier adjoint : Jean Bruneau. Directeur sportif : M. Bonnafous. Directeur des Services Techniques : M. Dubesset.
Membres : MM. Archat, A. Barrière, P. Barrière, Bittard, Comte, Degeix, Gauthier, Marly, Mathonnière, Pallas, Petit, Pradier et Trinquecoste.

palmarès

Pas fier du tout le Jacques Vivier. Si vous lui
demandez son palmarès, voilà ce qu'il vous donne à la hâte

Jacques VIVIER en bref... la fin d’une époque

1955 professionnel Gitane Hutchinson.
- 1° Lubersac, 1° Saint-Céré, 36° Paris-Limoges, abandon du Tour de France lors de la 5° étape Metz-Colmar (équipe Sud-Ouest), abandon lors de la dernière étape du Tour d’Espagne, 8° Saint-Hilaire les Places (1° Michel Tombelaine UVL), 1° Lubersac, 5° GP de Belvès.
- Anecdotes : Durant la cinquième étape Metz-Colmar du Tour de France 1955, il connut l’infortune d’être victime d’une crise d’appendicite, qui l’obligea à subir une appendicectomie en urgence. (Valentin Huot avait également abandonné).
1956 professionnel Royal-Fabric.
- 3° Tour de l’Ariège, abandon lors de la 3° étape Lille-Rouen du Tour de France (équipe sud-ouest), 2° Salles-Lavauguyon, 3° Tour de Corrèze, 4° Prix du Macau à Eymouthiers (1° Darnauguilhem), 2° Prix Fernand Latié à Limoges (1° Chabaud VCA), 4° Gand-Welvegem (1° français).
1957 professionnel Royal-Fabric.
- 1° Prix Pierre Dumas à Saint-Marial de Valette, 1° Javerlhac, 2° Bellac, 3° Objat, 1° Nocturne du Vigenal, 5° Prix de la Trinité à Guéret.
1958 reclassé indépendant.
- 1° Montignac Vauclaire, 1° Montpon sur l’Isle, 1° Saint-Cybard à Angoulême, 2° Celles, 14° Allassac

UN ANCIEN CHAMPION A L’HONNEUR (21/11/1965)

- Le 21 novembre dernier, à Sainte-Croix de Mareuil (Dordogne), le commandant Perrier a remis dans l’intimité la médaille d’honneur de la Jeunesse et des Sports à l’ancien Tour de France, Jacques Vivier.
- L’ancien champion du Limousin, qui depuis qu’il a raccroché exerce la profession d’exploitant forestier, avait tenu à être décoré par l’ancien officier des sports de la IV° Région Militaire pour lui témoigner une fois de plus sa reconnaissance et lui renouveler l’assurance de sa fidèle et affectueuse amitié.
- A l’occasion de cette distinction si méritée, rappelons pour ceux qui l’ignorent ou qui les auraient oubliés, que Jacques Vivier a, de 1951 à 1957, fait briller en France et à l’étranger les couleurs du cyclisme Limousin, comme sociétaire du CA Ribéracois et du CRCL. (lire son palmarès dans la série de cette publication)
- Alors qu’il pouvait encore prétendre à de nombreux succès, Vivier abandonna le sport cycliste en 1957, âgé que de 27 ans et ce au grand regret des sportifs du Limousin et notamment de nombreux supporters. Bien qu’éloigné du sport qu’il a pratiqué, Jacques Vivier nous a demandé d’assurer tous ceux qui l’ont aidé et soutenu, de sa reconnaissance et de son amitié.
- Nous l’en remercions et le prions d’agréer en notre nom et au nom des sportifs Limousins, du Centre Ouest et du Sud-Ouest, nos bien vives et sincères félicitations pour la distinction si méritée qui vient de lui être remise et qui, à travers lui, honore le cyclisme de la région et aussi son premier conseiller Marius Duteil, sans oublier son ami Michel Brun qui fut pour lui un précieux auxiliaire.

LA FIN DE CARRIÈRE DE MICHEL BRUN

huot et brun en 2007

Frédéric Brun neveu de Michel Brun ici aux côtés de Huot

- Michel Brun appartenait on l’a lu, à une famille nombreuse (douze frères et sœurs). Il termine sa carrière tout comme Vivier en 1958, chez les indépendants. Son frère Jacques portera le nom des Brun dans le sport en général et dans le cyclisme en particulier. N’oublions pas que Jeanine, la sœur de Michel Brun s’est mariée avec Raymond Chaminaud un cycliste, dont le couple a eu pour fils Jean-François, bien connu des pelotons dans les années 80/90. Mais il y a eu aussi Frédéric Brun, le professionnel fils de Pierre, qui est de ce fait neveu de Michel Brun. N’oublions pas non plus que Jacques a eu pour fille Dominique Brun la championne du monde de judo.
1954 indépendant Chez Royal-Fabric : 1° Montboyer, 1° Verteillac, 1° Saint-Laurent sur Gorre (2° Georges Tombelaine), 7° Prix Arya à Limoges (1° Vivier), 6° Circuit de Panazol (1° Marcel Guitard), 12° La Rochelle-Angoulême, 5° Prix des vins de Bergerac, 13° Périgueux Saint-Georges, 10° Saint-Martial de Valette (1° Jacques Vivier), 6° Pompadour (1° Joseph Cigano), 4° Piègut (1° Georges Tombelaine), 2° Bretenoux (1° Roger Walkowiack), 3° Circuit du Montbronnais (1° Jacques Vivier).
- Michel Brun termine deuxième du championnat du Limousin des sociétés couru le 11 juillet avec le CA Ribéracois. L’équipe composée de Brun, Chaminaud et Boisdon s’est fait battre par l’UV Limousine emmenée par Dufour, Viécelli et les frères Tombelaine. Derrière le CA Ribérac, se classent le CRCL, Guéret et Saint-Yrieix.- 07/06/54 : Angoulême-Ribérac étape de la Route de France
- Le 14 juillet soit le même jour que la victoire de Vivier à Vannes lors du TDF, Brun gagne en solitaire à Verteillac devant ses équipiers Losmède et Chaminaud. Derrière eux se classent ensuite Jugie (Belvès), Alvarez (Girondins) et son frère Jacques Brun.
- Championnat du Limousin : Sur 84 kms contre la montre Yves Gourd (Eymet) remporte la dernière manche du championnat du Limousin devant Brun, Jouault et Rioux. Au classement général aux points, Yves Gourd remporte le titre devant Jouault (Lalinde) et Michel Tombelaine (Limoges). Michel Brun (CA. Ribérac) est 4°.
-
Abandon de Michel Brun à Miallet où Marcel Boucherie (Périgueux) l’emporte
- Au circuit du Montbronnais gagné par Vivier devant Pallu (à une longueur) et Michel Brun (à 20 secondes), Raymond Chaminaud est 4° dans le même temps.
- 10 octobre : Succès de Jacques Brun (CAR) à Civray devant Stanislas Urbaniack (UCAPA) et Michel Brun (CAR)
1955 indépendant Chez Royal-Fabric :
1° Saint-Martial de Valette, 1° Mussidan, 1° Loubert, 5° Critérium de Vigenal, 2° Bussière-Poitevine (1° Fournier de Paris), 5° Championnat du Limousin route (1° Raymond Hébras UVL), 1° Lisle
1956 indépendant Chez Royal-Fabric : 1° Lisle (24), 1° Prix Lapeyre à Aixe
1957 indépendant Chez Royal-Fabric : 1° Lisle (24), 3° Circuit du Plaineau à Châteauneuf
1958 indépendant Chez Royal-Fabric : 2° Saint-Laurent des Hommes, 3° Curac, 3° Nocturne de Montpon (1° Desbats).

brun michel 54-57

Michel Brun un coureur qui aimait gagner

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - VIVIER ET BRUN (1954-1957) © BERNARD PECCABIN
Pour revoir la première saison cycliste de Vivier, cliquez ici

10 mars 2020

JACQUES VIVIER (SAISON 1954)

PALMARÈS DE JACQUES VIVIER

DONT UNE 2° ÉTAPE GAGNÉE AU TOUR DE FRANCE 1954

- Lire l'article précédant sur le trio Duteil, Vivier et Brun.
- En Limousin, le trio réputé Vivier-Brun-Duteil est rompu. Ayant pris ses 39 ans, Duteil à Mareuil sur Belle, va en effet raccrocher au terme d’une splendide carrière régionale. De son côté, sur son vélo Royal-Fabric, marque qui pour l’instant ne s’intéresse plus aux compétitions, Michel Brun va se consacrer aux épreuves régionales. Enfin Jacques Vivier équipé par Gitane, attend les ordres de Louviot directeur sportif de cette firme, dont l’équipe est certainement formé avec entre autres Decaux, Varnajo, Stablinski, Cieleska. Cette dislocation en Limousin et particulièrement en Dordogne, fait grand bruit.
-
Jacques Vivier et Michel Brun ont signé au Club Athlétique Ribéracois. Ainsi quittant Limoges, ces deux beaux coureurs vont porter à nouveau les couleurs de la société de leurs débuts où ils remportèrent des titres et de nombreux succès.

- On pourrait dire retour à la case départ pour nos deux Mareuillais. Mais l’un est resté amateur, alors que l’autre est devenu professionnel tandis que le chef
Marius Duteil a raccroché. C’est vrai que c’est une grande déchirure, c’est vrai que ça ne sera plus pareil, dès maintenant, si ce n’est que nos deux jeunes sont revenus à Ribérac, le club qui les a vus grandir et apprendre... Qu’il est loin le temps, où Vivier s’engagea dans la première course en cachette de ses parents, courant en culottes longues et sans maillot cycliste, tout simplement en chemise. Disons qu’il ressemblait plus à Garin qu’à Bobet. L’histoire dit qu’il termina second, devant des coureurs expérimentés. Puis ce fut toutes les prouesses que l’on a découvert sur les différents épisodes de cette publication.

TDF

Jacques Vivier et Valentin Huot : deux Périgourdins
dans les Tours de France 1954, 1955 et 1956

- Nous voici donc en 1954, l’année où il remporta pour la deuxième fois une étape dans le Tour de France, et s’il vous plaît en Bretagne, devant un Breton et cerise sur le gâteau, un 14 juillet ! On reviendra sur cette victoire lors de la prochaine publication, qui sera l'avant dernière de cette série. Vivier disputa cinq Tours de France (52, 53, 54, 55 et 56), mais aussi deux Tours d’Espagne et deux Giro. Mais à compter de 1954, Vivier retrouvera un autre Périgourdin au départ du Tour et de plus dans son équipe avec Valentin Huot, qui de 1954 à 1956, seront au départ de la grande boucle.
- La carrière de Vivier, on le voit ne fut pas très longue, il cessa de courir fin 1958. Il faut dire que s’il aimait le vélo, il aimait aussi la pêche à la truite au bord de la   Belle. Il fut décoré (dans l’intimité) de la Médaille de la Jeunesse et des sports, par le commandant Perrier, qui fut son officier des sports pendant son service militaire en 1951, à Bordeaux. Vivier resta un homme discret et à l’opposé de certains champions, il ne se manifestait pas, restant humble et simple. Il suffit de lire le palmarès qu’il a voulu écrire au coin de la table, quand un de mes collègues lui a rendu visite à Saint-Aulaye, lieu où il s’est retiré. Il en n’a pas écrit long, il a fait simple et court et c’est là encore que l’on voit les grands champions. Vivier était de cette trempe et au jour où cette publication est écrite, il n’a pas trouvé encore son successeur en Dordogne, pour remporter une étape du Tour. Oui je sais, il en a gagné deux, soit une raison supplémentaire, pour dire que ce prétendant n’est sans doute pas encore né au pays de Cro Magnon... Seul Huot a cherché à faire aussi bien. En loupant de peu le GP de la Montagne* en 1956, il a été sacré lui aussi deux fois, mais comme Champion de France des pros. Disons que dans ces années 50, le cyclisme en Dordogne se portait bien... Dans les deux cas, personne n’a pris leur suite en Périgord...
(*) victime de la coalition Gaul-Bahamontès, c’est dans les petits cols du Lyonnais que Valentin perdit son titre de la montagne en 1956, sans parler du barème injuste qui était mis en place à cette époque.
- Relire la publication précédente sur le trio Duteil-Vivier-Brun en 1953.

1954 : LE TOUR DE FRANCE AVEC LE PÉRIGOURDIN VALENTIN HUOT

1954 professionnel Gitane Hutchinson.
- de la septième étape Brest-Vannes du Tour de France. (le même jour Brun gagne à Verteillac), 1° Saint-Martial de Valette, 1° Prix Dony à Brive-Périgueux-Limoges, 1° Prix Arya à Limoges, 1° Felletin (devant Buchonnet et Max Cohen), 1° Prix du Macau à Eymouthiers, 1° Argentat, 1° Circuit du Montbronnais*, 11° Dauphiné Libéré, 40° Tour de France, 57° Paris-Roubaix, 5° Nanthiat (1° Marcel Guitard), 4° Championnat du Limousin route (1° Yves Gourd),
-
Tour de France : Vivier termine 40° (équipe Sud-ouest).
- (*) Victoire de Jacques Vivier le 27 septembre lors du Circuit du Montbronnais. Il précède Pallu (Verdille), Michel Brun (CAR) Chaminaud (CAR) et Pras (UCAPA), classés dans cet ordre.
- Abandon de Vivier à Miallet en fin de saison (1° Boucherie du CC. Périgueux).
- Pour lire sa victoire d'étape au Tour de France 1954, CLIQUEZ ICI.

Nouvelles brèves de VIVIER sur sa saison 54

- Equipe de Paris/Côte d’Azur : Varnajo, Stablinski, Vivier, Brankart, Vermotte, Gilles, Hendricx, Decaux, Carle. (Abandon de Vivier lors de la 4° étape de l’épreuve).
- René Montagut licencié en 53 à Ribérac a signé au VC Nontronnais. Grande révélation du cyclisme en Dordogne, ce jeune crack a été sollicité lors de l’inter saison.
- Vainqueur à Limoges dans le Prix Arya, Jacques Vivier est allé déposer une gerbe sur la tombe du Président du Comité du Limousin, Monsieur Mourier.
- 30/05/54 victoire de Jacques Vivier à Saint-Martial de Valette devant Michel Tombelaine à 26s, Dufour à 2’40s, Bertrand, Rioux, Bouzou, Empinet, Gourmelon, Walryck et Michel Brun.
- Equipe du Midi Libre : Robert Varnajo, Jean Stablinski, Bernard Quennchen, Jacques Vermotte, Pierre Lowic, François Guilhausen, Valentin Paquier.
- Vivier est 11° Dauphiné Libéré gagné par Nello Laurédi (Terrot)

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – VIVIER (1954) © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : 2° victoire d'étape de Vivier au Tour de France 1954
(FIN de la série sur Marius Duteil, pour revenir à ses débuts cliquez ici)

6 mars 2020

MARIUS DUTEIL, VIVIER et BRUN - LEUR SAISON 1953

1953, LA   FIN D’UN MYTHE
(et de la carrière de Marius Duteil)

- Relire la publication précédente.

- En 1953, le trio quitte le CA Ribéracois pour rouler sous les couleurs du CRC. Limoges. C’est aussi la dernière année pour Marius Duteil qui a 38 ans mérite de se mettre en retrait, d’autant plus qu’il est accaparé par son commerce de cycles. Duteil continuera à participer, même aux côtés des pros où on le remarquera lors des critériums. Vivier participera aux grands Tours et sera professionnel. Il ira avec Brun au Prix du Catox et à Paris-Côte d’Azur. Puis Brun remportera deux étapes de la Route de France et quelques succès significatifs. Mais il faut dire qu’entre un Duteil vieillissant, un Vivier professionnel et un Brun indépendant, le trio commence à battre un peu de l’aile. On ne se retrouve plus ensemble pour courir, le maître n’est pas toujours à leurs côtés, ce qui n’empêche pas de conquérir quelques succès, certes, mais on sent que le ressort s’est distendu du fait de cette nouvelle situation...
- Pourtant les trois coureurs apportent à leur nouveau club de beaux résultats. Un genou récalcitrant contraint Vivier à abandonner dans Paris-Côte d’Azur. Voyant ça, Brun en fait de même... Brun remporte pourtant le critérium du printemps à Périgueux, devant Huot, Bajo et Dufour. Il récidive à Meyssac toujours devant Huot et les frères Tombelaine. Le 30 août Brun remporte le 1° GP de la Renaissance d’Oradour sur Glane organisé par l’AS Saint-Junien. Et là encore il devance Valentin Huot, Bermudez, François Gourmelon, Duteil et Georges Tombelaine.
- Le 4 octobre Michel Brun (encore lui) termine brillamment la saison en remportant le Prix Fernand Latié. Il précède le Briviste Empinet, Michel Tombelaine, Aymard, Tranchant, Dufraisse et Lajat.
- Jacques Vivier participe au Giro et au Tour de France qu’il abandonne. De retour, il triomphe successivement à Ribérac, Oradour sur Vayres où il devance Pras (Angoulême), Hirat (Saint-Junien), Brun et Guitard. Il récidive à Fursac devant Valentin Huot, Dufour, Lambert, Guitard et Eble. Il remporte en fin de saison le Prix des Quatre Chemins à Périgueux, devant Rigon et son ami Michel Brun.
- Et puis il y a l’Omnium de Limoges sur le vélodrome André Raynaud réparé. L’équipe de Bordeaux avec Verdeun et Garbay, triomphe juste devant la formation du CRCL composée de Duteil, Vivier, Brun, Lajat, Latié, Tranchant et Roiffe.

photo 020

Marius Duteil, Géminiani et Laurédi lors d’une nocturne à Bergerac en 1953

Marius DUTEIL - PALMARES 1953 (sociétaire au Cyclo Racing Club Limousin

- 1° Limoges, Nocturne de Bergerac avec Coppi et Laurédi (place non connue), 5° Oradour sur Glane (1° Brun), 2° Omnium de Limoges (avec Brun et Vivier), 16° La Couronne (1° Gino Bisetto de Fumel), 10° Bretenoux (1° Gonzales-Martinez VC Cahors), 7° Périgueux Quatre chemins (1° Jacques Vivier), 4° Le Lardin (1° François Gourmelon RC Mussidan).
- Equipe Royal-Fabric : Jacques Vivier (Limoges), Michel Brun (Limoges), Jacques Brun (Ribérac), Marius Duteil (Limoges), Marcel Guittard (Limoges), Michel Tombelaine (Limoges), Joseph Amigo (Montluçon), Georges Tombelaine (Limoges), Jean Bidart (Arcachon), Henri Prouzet (Agen), Joseph Payotto (Saint-Gaudens), Serge Rolland (Dordogne), Clotaire Guibert (Bordeaux), Marc Pupulin (Montclar), André Jarry (Bordeaux), Roger Verdou (Limoges), Directeur Sportif : M. Desnoyers (Objat).

Jacques VIVIER - 1953 professionnel Royal-Fabric Wolber

- 1° Ribérac, 1° Oradour sur Vayres, 1° Fursac, 1° Périgueux les 4 chemins, 1° Circuit de la gare à Châteauneuf sur Charente, 1° Ruelle, 1° d’une étape des stations balnéaires Capbreton/Hossegor, 2° de la 4° étape des stations balnéaires Capbreton/Hossegor, 9° Bourganeuf (1° Valentin Huot), 2° Bol d’Or des Monédières (1° Fausto Coppi), 6° Paris-Limoges, abandon Tour de France lors de la 12° étape Luchon-Albi, abandon au Tour d’Italie lors de l’avant dernière étape, 3° du GP des artisans du Ribéracois (1° René Montagut CA Ribérac), 2° Omnium de Limoges (associé à Duteil et Brun), 9° Oradour sur Glane (1° Michel Brun), 3° Lubersac (1° Bermudez), Bretenoux crevaison (1° Gonzales-Martinez VC Cahors). 8° Tour de Corrèze (1° Yves Cohen).
Tour de France : Vivier (dossard 120) dans l’équipe Sud-Ouest avec Louis Barès, Bastianelli, Claude Colette, André Darrigade, Robert Desbats, Jacques Dupont, Paret, Hervé Prouzet, Tino Sabbadini.
- Abandon de Vivier au cours de l’étape Luchon-Albi.

Michel BRUN - 1953 indépendant Chez Royal-Fabric : 1° Meyssac, 1° de l’étape autour de Mende de la Route de France, 1° de l’étape Brive-Pons de la Route de France, 4° de l’étape Mende-Viviez de la Route de France, 33° de la Route de France (clt général final) 1° Louis Barès (Toulouse Dupuy Cycliste), 1° Oradour sur Glane (2° Huot), 2° du Circuit du Cher (1° Jean-Marie Cieleska), abandon lors de la troisième étape de Paris-Nice, 10° La Couronne (1° Gino Bisetto Fumel), 1° Critérium du printemps à Périgueux, 1° Oradour sur Glane, 3° Bourganeuf (1° Valentin Huot), 3° Périgueux quatre chemins (1° Vivier), 2° Omnium de Limoges (associé à Duteil et Vivier), 3° Bretenoux (1° Gonzales-Martinez VC Cahors), 4° Saint-Laurent sur Gorre, 2° Lubersac (1° Bermudez).

photo 021

Fausto Coppi, Michel Brun et Marius Duteil lors d'une nocturne à Bergerac

DU CÔTE DU CA RIBERACOIS

- A Ribérac, la saison cycliste a été exceptionnelle, même si le départ du trio a pesé lourd sur la balance. René Montagut la nouvelle recrue fut l’As de la saison avec trente victoires dans sa musette, Chaminaud (huit), Herbert Texier (quatorze), Henri Losmède (quatre), sans oublier la magnifique tenue des jeunes Bordier, Jacques Brun, Valade, Dumont, Bernard, Claude Beau, Landureau, etc... Lors de l’assemblée générale tout ce monde fut récompensé et on se chuchotait déjà que Michel Brun et Jacques Vivier serait susceptibles de revenir en 1954. Le président Michel Brillat était optimiste, si bien qu’il envisageait que la ville de Ribérac devienne ville étape de la Route de France, mais c’est au restaurant Dupeyrat que tout ce monde se retrouva aux côtés de Jules Brunet maire de la ville. Un grand bal dans l’ancien théâtre apporta un brillant succès et une cohésion pour le départ prochain en 1954...
- Et notre Marius la dedans ? La presse n’en dit pas très long, si ce n’est qu’en cette fin de saison le fameux trio Duteil-Vivier-Brun est rompu. Et cela fait grand bruit dans les chaumières de la région et dans la presse. Il est vrai que depuis 1950, ils ont écumé toutes les épreuves de la région. Leur réussite fut énorme et Marius a creusé là un gros sillon bien profond. Si bien que par son talent il avait été sollicité par des grandes firmes pour diriger des équipes. Le commerce, la vie au pays et ses petits protégés ont eu raison pour qu’il s’abstienne de toutes ces perspectives plus ou moins alléchantes. Mais Marius a toujours des projets en vue. Il y a son commerce, on l’a dit, son atelier, ses clients et surtout sa famille, notamment ses deux fils Francis et Patrick à qui il va transmettre son virus, celui du vélo... Mais là c’est une autre histoire qui débutera en 1962.
NDLR : Ici prend fin la série de Marius Duteil. Il y aura encore une ou deux publications sur la carrière de Vivier et de Brun, du moins en ce qui concerne leur palmarès.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – DUTEIL, VIVIER, BRUN (1953) © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : La fin de carrière de Vivier et de Brun
(FIN de la série sur Marius Duteil, pour revenir au début de sa carrière cliquez ici)

13 mars 2020

FRANCIS DUTEIL - SAISON 1987

1987 : UNE VIRÉE AUX ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE

F73

Montbron le 20 avril avec mes deux fils et mon épouse

- Pour relire l’article précédent, cliquez ici.

1987 - (amateur sénior 2° catégorie) deux victoires : En cette saison 1987, Francis Duteil goûte aux plaisirs du cyclisme, malgré ses 40 printemps. Pas de grandes épreuves, pas de calendrier démentiel comme du temps de ses années au haut niveau. Non il est redevenu, le coureur régional, qui court pour son plaisir et heureux de revoir ses amis et son public dans ces coins du Poitou, du Périgord et du Limousin où il a tant donné. Et puis comme annoncé lors de la dernière publication, il réussit avec ses amis à concrétiser son projet pour courir aux USA, histoire de sortir des sentiers battus et un an après le succès de Greg Lémond au Tour de France.Il gagne là-bas deux étapes de la Milwaukee-Classic, ce qui constitue déjà un authentique exploit.

SAISON 1987

- 60° La Ciotat (13) 28/02, 20° Ribérac-Nontron (24) 08/03, 27° Léguillac de Cercles (24) 15/03, 45° Comps (33) 22/03, 69° Bordeaux-Saintes (17) 29/03, 7° Lussac les châteaux (86) 05/04, 6° Montpon (24) 12/04, 12° Critérium pros de Montbron (16) 20/04, 6° Terrebourg (16) 26/04, 5° Le Chambon (16) 01/05, 26° Périgueux Saint-Georges (24) 05/05, 13° Saint Jean d’Angély (17) 08/05, 30° Saint Yrieix la Perche (87) 11/05, 13° Saillat (87) 17/05, 7° Les Eyzies (24) 25/05, 30° Nersac (16) 28/05, 17° Coulgens (16) 31/05, Bourganeuf (23) abandon Championnat du Limousin 07/06, 9° Champniers (16) 08/06, 10° Ruelle (16) 11/06, 11° Bessines (87) 12/06, Saint Médard de Mussidan (24) abandon 14/06, 9° L’Isle d’Espagnac (16) 15/06, 15° Feytiat (87) 17/06, 10° La Clotte (17) 21/06, 9° Limoges (87) 26/06, 5° Ménesplet (24) 28/06, 7° Thiviers (24) 04/07, 2° classement général de la Milwaukee Classic (USA) du 14 au 26/07, 80° Brown Deer le 14/07, 2° Fond du lac le 15/07 demi-étape, 100° Fond du lac demi-étape le 15/07, 1° Ripon le 16/07, 8° Appleton le 17/07, 2° Washington Island le 18/07, Green Bay crevaison, Madison crevaison le 19/07, Neenah (crevaison) le 20/07, 8° Milwaukee South Shore le 21/07, 4° Hartford le 22/07, 3° Saylesville le 23/07, 1° Green Lake le 25/07, 120° Milwaukee le 26/07, 11° Beaussac (24) 02/08, 5° Libourne (33) 05/08, 5° Jumilhac le Grand (24) 07/08, 6° Villamblard (24) 09/08, 7° Eymouthiers (16), 2° Rudeau-Ladosse (24) 16/08, 4° Bergerac (24) 20/08, 5° Verteillac (24) 21/08, 9° Champeau (24) 23/08, Sainte Livrade abandon 28/08, 12° Villebois Lavalette (16) 31/08, 30° Périgueux (24) 02/09, 15° Marsaneix (24) 07/09, 9° Saint-Junien (87) 13/09, 6° Piègut (24) 15/09, 9° La Tremblade (17) 20/09, 8° Saint-Martin d’Ary (17) 21/09, 13° Montbron (16) 28/09, 19° Lussac les Châteaux (86) 04/10, Feuillade crevaison 05/10.

(en caractère gras) là où il a terminé premier des 2° catégories dans une épreuve en toutes.

F75

Milwaukee Classic (USA) du 14 au 26 juillet. Sur les bords du Lac Michignan à Chicago :
Duracka Jean-Pierre, Duracka Jean-Philippe, Alain Ruiz, Francis Duteil et Philippe Renoux

Francis DUTEIL nous raconte sa virée aux States :

- "Donc au mois de mai 1987 avec Alain Ruiz nous avons une invitation pour cinq coureurs à la course "Superweek aux USA" du 14 au 26/07. Nous trouvons trois volontaires pour nous accompagner : Jean-Philippe et Jean-Pierre Duracka de Cosne d'Allier (03) et Philippe Renoux de Barbezieux (16). Nous nous donnons rendez-vous le 12/08 à Roissy Charles de Gaulle. Je pars pour Roissy avec Philippe Renoux et Alain Ruiz avec les frères Duracka. Nous atterrissons à Chicago et bien que Milwaukee le centre névralgique de Superweek soit à 150 km de Chicago, nous embarquons dans un bimoteur à hélices de 39 places.Le bimoteur vole moins haut que les jets et nous avons une belle vue sur le lac Michigan (700 km de long et 130 km de large) et sur la campagne américaine. A l'arrivée à Milwaukee nous sommes accueillis par Philbin et Jim Schulz et Suzanne Martin les deux familles qui vont nous héberger pendant notre séjour. Philbin et Suzanne parlent un peu Français : le père de Philbin était né à Bordeaux et le grand-père de Suzanne était Wallon. Jim nous donne la clé d'un monospace à l'américaine que Mr Otto Wenz l'organisateur de Superweek a loué pour nous pour nos déplacements dans les courses. Nous chargeons sans problème les cinq vélos, le matériel de rechange et les bagages. Nous préférons laisser le volant à Jim Schulz pour nous rendre chez nos hôtes dans la ville de Milwaukee. Philbin et Suzanne nous suivent en voiture. A notre arrivée les deux grandes maisons qui sont mitoyennes sont décorées par des guirlandes avec des petits drapeaux français et américains. Nous faisons la connaissance de Jimmy le fils aîné des quatre fils, de Philbin et Jim qui courra dans ma catégorie, des enfants et de George le mari de Suzanne et de Bruce Belvin et Brian Flora deux coureurs américains qui sont hébergés avec nous. Jimmy parle très bien Français.
- Alain, Jean-Philippe, Jean-Pierre et Philippe courront avec les Pros comme Brian et Bruce. Jimny et moi-même sommes engagés dans la catégorie Amateur 2°. A chaque épreuve, il y a cinq courses de catégories différentes : Féminines, Juniors, Amateur 3°, Amateur 2° et Pros+ 1°. Lorsque la course a lieu sur un grand circuit les Amateurs 3° partent les premiers, puis cinq minutes après les Juniors, puis cinq minutes après les Féminines souvent sur des distances différentes. Puis après l'arrivée des trois courses, c'est au tour des Pros+1° de partir puis 5 mn après les Amateurs 2° sur un nombre de tours différents. Lorsque les courses se disputent sur un petit circuit, il y a 5 courses qui partent l'une après l'autre sur des distances différentes. Certaines courses Juniors se courront sur 12 miles (20 km). Dans ma catégorie j'aurai des courses de 19 miles (32 km) avec plus de 200 partants...et les Pros+1° 35 miles (50 km). La participation à toutes les épreuves n'est pas obligatoire pour figurer au classement général aux points. A la fin des épreuves le total des points marqués par un coureur est multiplié par le nombre d'épreuves auxquelles le coureur a participé et divisé par le nombre total d'épreuves. Les résultats des courses n'étant pas communiqués à la FFC, je vais pouvoir courir pour la gagne.

F76

Devant le monospace prêté par l’organisateur. Renoux, Duracka Jean-Pierre,
Jim Schulz, Duracka Jean-Philippe, Francis Duteil, Alain Ruiz.

- Le 16 juillet nous courons à Ripon à 140km au nord-ouest de Milwaukee. La course se dispute sur 37,4 miles (62 km) en 34 tours de 1,1 mile (1,8 km). Sur le plan du circuit qui tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, il y a six virages à angles droits à gauche et deux à droite (aux USA les routes sont parallèles ou perpendiculaires). Je fais 1 tour de circuit avant le départ. Deux cent mètres après la ligne, il y a une côte d'une centaine de mètres à la sortie d'un virage à gauche et à mi-tour il y a une deuxième côte de 300 m toujours à la sortie d'un virage à gauche avec un pourcentage de 8% pour toutes les deux. Ce circuit me plaît beaucoup. Après la mi-course je suis dans une échappée de moins de 10 coureurs. Tout le monde passe son relais. Après le passage sur la ligne à dix tours de l'arrivée j'attaque avant le virage qui précède la 1° côte. Je sors lancer du virage et je monte la côte au sprint. Un coup d'œil à l'arrière : personne n’a suivi. Je fais la descente à fond. En bas virage à gauche suivi à 100m d'un deuxième virage à gauche, j'attaque la deuxième côte. En haut de la côte j'ai presque100 m d'avance. Les poursuivants ne me rattraperont pas.

F77 bs

Jean-Philippe Duracka accroche mon dossard

- Le 19 juillet nous courons à Madison à 150 km à l'ouest de Milwaukee. La course tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour du Madison Capitol. Le circuit est un carré parfait de 0,6 mile (1 km) à parcourir 50 fois. Nous avons droit au changement de matériel avec 1 tour rendu. L'arrivée est un peu plus loin que le milieu d'une des 4 lignes droites. Le départ est à 2 h 15 PM. Je perce dans les premiers tours et dans le tour où je perce il y a 2 grosses chutes qui jettent à terre où bloquent une soixantaine de coureurs. Les chutes ont été provoquées par des coureurs qui ont continué à pédaler dans les virages et tapé la chaussée avec la pédale gauche. La compétition est neutralisée une vingtaine de minutes. Je vais à la voiture changer ma roue percée pour garder mes 2 roues de rechange pour la course. Je vois une cabine téléphonique. Il est 21 h 30 en France. L'envie me prend de téléphoner à Mareuil. Je prends des pièces de monnaie à la voiture et je téléphone. Je discute avec ma femme puis elle me passe Vincent qui aura 5 ans le jour de mon retour. Nous échangeons quelques phrases puis c'est au tour d’Hervé qui a 3 ans depuis le 23 février .Dès mes premiers mots il éclate en sanglots. De gros sanglots entrecoupés de déchirants papas. Ma femme n'arrive pas à le consoler. Au bout de près de deux minutes nous décidons de raccrocher. Je suis tellement ébranlé que je suis incapable de reprendre la course. Je reviens à la voiture pour me rhabiller. Dans cette course un peu acrobatique je pense que j'aurais pu marquer les points qui m'ont manqué pour remporter le classement général. Le boitier de pédalier surélevé de mon vélo m’aurait aussi apporté un petit avantage.
- Le 25 juillet nous sommes à Green Lake 20 km à l'ouest de Ripon. Cette course est différente des autres : nous courrons avec les 3° catégories et nous partons avec un handicap de 4 minutes. Le circuit tourne toujours à gauche et fait 3,9 miles (6,5 km) de long. La course est longue de 44 miles (72 km). Nous avons une côte en ligne droite de 500 m à près de 10% dont le sommet est suivi d'un faux-plat montant sur un kilomètre au bout duquel se trouve la ligne d'arrivée. Après avoir rejoint les 3°, j'essaie de partir dans la côte. Nous nous échappons à une demi-douzaine de coureurs. La ligne d'arrivée est suivie d'une descente puis du plat jusqu'au pied de la côte. Un peloton de 200 coureurs ça roule toujours vite et nous sommes rejoints dans le plat. A part la côte, tout le reste du circuit est défavorable à une échappée face au peloton. Puisque le peloton nous a rejoints bien après la ligne d'arrivée, j'attaquerai dans la côte au dernier tour. Nous arrivons groupés au pied de la côte au dernier tour. J'attaque. Au sommet de la côte trois coureurs m'ont suivi. L'avance que nous avons sur le peloton nous met à l'abri d'un retour. Dans le faux plat montant je gagne le sprint devant un coureur suisse.
- Le lendemain, dernière course à Milwaukee. Cette foi-ci la course tourne dans le sens des aiguilles d'une montre. Le circuit fait 4,4 miles (7,2 km) de long et la course 40 miles (66 km). Au milieu du tour il y a une côte de 200 m. Le peloton s'étire mais ne se casse pas. Nous perdons une cinquantaine de coureurs. L'arrivée est jugée après une descente de 300m sur une très large avenue suivie de 2 km de plat le long de la plage du lac Michigan. Nous sommes encore 150 en peloton. Ca roule très vite et ça frotte beaucoup. Je tente une sortie à un peu plus d'un km de l'arrivée, mais je suis avalé par le peloton 500 m plus loin. Le soir nos hôtes vont nous offrir un super repas. Le lendemain matin nous partons en voiture pour Chicago. Avant de rejoindre l'aéroport Philbin et Jim nous emmènent manger une pizza dans la pizzéria que fréquentait Al Capone".

F79

Départ d'une étape aux USA

Ceux qui ont porté le maillot du CRCL en 1987 : Jean-Paul Defaye, Philippe Babule, Martial Charre, Franck Petitcoulaud, Jean Bernaben, Alain Simon, Patrick Bartou, Christophe Lagarde, Jean-François Dupuy, Francis Bardet, Serge Brie
Les Champions régionaux du grand Sud en 1987 : Fernand Lajo (US. Bouscat) pour le comité d’Aquitaine, Philippe Brossais (CV Montastruc) pour les Pyrénées, Philippe Renoux (AJ. Montmoreau) pour le Poitou-Charentes, Gérard Caudoux (AC. Bourganeuf) pour le Limousin, Eric Fouix (UC. Sayat) pour l’Auvergne.
Champion de France des amateurs : Gérard Guazzini (UC Sayat/Comité d’Auvergne)
Classement FFC saison 1987.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - FRANCIS DUTEIL (1987) © BERNARD PECCABIN
D’après la documentation de Francis et avec ses photos
Cet article a déjà paru sur le blog la Dordogne Cycliste, devenu inactif.
Prochain épisode : 1988 : Un petit tour en Floride et en Alabama en catégorie vétérans .

5 mars 2020

MICHEL BRUN - SAISON 1952

LA SAISON 1952 DE MICHEL BRUN

 - Tout comme son maître Marius Duteil ou tout comme son ami Jacques Vivier, Michel Brun a bien occupé la scène cycliste en cette saison 1952. On l’a vu partir sur Paris-Côte d’Azur, on l’a vu au GP du Catox à Marseille, on le revoit au critérium National de la route. Et même s’il abandonne lors des rendez-vous avec les coureurs pros, Michel Brun ne démérite pas puisqu’il s’adjuge une dizaine de succès. Nous reproduisons ici des articles de presse, dont celui du Critérium du Printemps couru à Périgueux et surtout celui du Prix de la ville de Limoges, avec un plateau très relevé.
- Mais la roue tourne plus vite pour Jacques Vivier et à la fin de cette saison 1952, il est question de quitter le club de Ribérac pour un transfert sur celui du CRC Limoges...

- Relire la publication précédente sur ce lien.

Brun en 1952 à Angoulême

 Michel Brun vainqueur à Angoulême en 1952.

 -1952 indépendant Chez Royal-Fabric : 1° Circuit de la gare à Châteauneuf sur Charente, 1° du Circuit du Printemps à Périgueux, 1° du GP de l’épicerie à Angoulême, 1° Limoges (GP de la ville et des commerçants patronné par la Populaire), 1° Saint-Aigulin, 1° Ribérac, 2° Prix des stations thermales (1° Bidart), 8° du GP du Courrier de l’ouest, abandon lors de la 3° étape de Paris-Côte d’Azur (Annonay-Vergèze), abandon critérium national de la route, 1° Saint-Yrieix, 1° Bellac, 3° Saint-Yrieix (1° Darnauguilhem du CC Belvès), 5° Séreilhac (1° Rippe), 1° GP Mazeaud, 3° Bol d’Or des Monédières (1° Jean Robic), 1° Boucles de la Briance.

MICHEL BRUN : PREMIER AU CRITERIUM DU PRINTEMPS

Limoges Com et Indust en 52 Brun

- Victime d’une chute au cours de la deuxième étape de Paris-Côte d’Azur, blessé au genou, Michel Brun dut abandonner. Il n’en n’était pas moins au départ du critérium du printemps en compagnie de son frère Jacques et de Marius Duteil. Quoiqu’encore handicapé, il mena sa course très sagement et triompha superbement au sprint devant Bouilhac, Pineau, Guitard, Dufraisse, etc... Jackie Brun se classe 9° et Duteil 10°. Le vieux routier Duteil qui a enseigné l’art et la technique de la course à Vivier et à Brun fut encore le stratège de ce critérium du printemps et les escarmouches un peu sa marque. Peu lui importe d’arriver en bonne position, pourvu qu’il donne la victoire à ses poulains, il y a pleinement réussi comme d’habitude. On était tenté de croire que les cinquante derniers kms après Bergerac auraient le don d’émoustiller l’énorme peloton. On pouvait penser que les raidillons des environs de Vergt ou tout au moins la longue côte de la Rampinsolle auraient eu pour effet de faire craquer la machine et d’en disloquer les pièces. Il n’en fut rien et ce sont dix-huit hommes qui abordèrent ensemble le raidillon de la côte de Paris où se jugeait l’arrivée. Michel Brun vient donc d’inscrire son nom au palmarès de cette épreuve succédant ainsi à son ami Jacques Vivier vainqueur l’an passé.

PRIX DE LA   VILLE ET DES COMMERÇANTS A LIMOGES

BRUN et AYMARD s’échappent et terminent dans cet ordre

- Comme il l’avait fait l’année passée dans le Prix du Populaire du Centre, Michel Brun, attaquant en haut de la côte de la route de Bellac, parvint à faire un trou suffisant pour éviter le sprint sur la piste en cendrée du stade municipal et triompha brillamment dans ce GP de la ville et des commerçants que patronnait le Populaire du Centre. Emaillée d’escarmouches pendant 120 kilomètres, l’épreuve qui n’avait réuni au départ que des hommes de classe, ne prit corps qu’à une quinzaine de kms de l’arrivée, quand Georges Aymard tenta crânement sa chance et parvint à faire le trou avec Michel Brun. Ainsi, cette épreuve, animée de bout en bout faillit du fait de la valeur de ses participants, se solder par un sprint monumental d’une douzaine d’hommes.

Le film de la course

  • Vingt-quatre partants. Parmi les abstentionnistes : Lajoie, Buchonnet, Thomas, Vivier, Baffert, Contarin, Danguillaume, Rolland. Départ en groupe du stade municipal, lancé de la rue d’Isle par l’ancienne route d’Aixe.
  • Michel Brun attaque le premier sans résultat puis c’est au tour de Teisseire.
  • A Aixe le peloton passe entier et groupé.
  • Après Séreilhac, Durousseau s’échappe seul mais pour peu de temps.
  • Dans la côte de Puymoreau, Marinelli tente de s’échapper. Durousseau crève et disparait 7 kms avant Rochechouart. Sous l’impulsion de Bernard, Treuil, Marinelli, Escartin, Chapatte, Tricot, Rippe, Jaly qui se retrouvent en tête avec 100 mètres d’avance, le peloton se scinde en deux, Chevalier est lâché.
  • A l’entrée de Rochechouart, tout est rentré dans l’ordre, Michel Brun ayant ramené le second groupe. Dans la ville, Tricot crève et disparaît aussi.
  • De Rochechouart à Saint-Junien Amigo, Escartin, Mannat attaquent à tour de rôle. Teisseire, Bernard, Marinelli, Rippe, Viecelli font la jonction après Saint-Junien.
  • A Saint-Brice, Bernard, Teisseire, Rippe et Viecelli attaquent à leur tour. Joly contre attaque avec Aymard, nouveau regroupement. A La Barre au sommet de la côte, Marinelli et Viecelli précèdent de quelques mètres Chapatte et le peloton. Après Saint-Victurnien, regroupement général. Duteil crève.
  • A Oradour sur Glane, nouvelle attaque. Six hommes sont en tête : Mannat, Commerie, Bernard, Pras, Joly, Escartin. Peu après, Mannat et Commerie disparaissent de ce groupe.
  • A Cieux, Marinelli, Aymard, Chapatte, chassent. Seul la Perruche rejoint la tête mais le peloton se rapproche. Dans la côte à la sortie de Cieux, amorcée par le peloton regroupé, Chescel, Commerie, Mannat disparaissent pour ne plus revenir. Lucien Teisseire qui semble avoir crevé s’arrête et disparaît.
  • Dans la bosse à l’entrée de Bellac, Marinelli attaque. Amigo est dans sa roue. Hirat à 100 mètres et le peloton à 200, mais le peloton traverse groupé la sous-préfecture de la Haute-Vienne. Après Bellac, la première côte voit le lâchage de Viecelli. Rippe regonfle et revient. Guitard, Amigo, Martinez se sauvent avant Conore. Marinelli suivi d’Aymard lance la contre attaque et une fois de plus tout rentre dans l’ordre. Rippe s’arrête de nouveau pour regonfler. Chapatte crève.
  • Aymard, Martinez tentent leur chance, mais c’est Bernard qui ramène le peloton. Avant la côte de la Poitevine, Aymard attaque encore avec Michel Brun. Cette fois, le trou est fait. Les deux hommes se relayant bien et grimpant allègrement. Frègefond creuse l’écart, ils ne seront plus repris.
  • Derrière c’est un casse croisé jusqu’à Limoges où Brun  rentre en tête sur la cendrée et triomphe.

Le classement : 1. Michel Brun (CA Ribérac) les 140 kms en 3h46’30s, 2. Aymard à 30 secondes, 3. Tombelaine à 1’50s, 4. Marinelli, 5. Amigo, 6. Pras à 3’47s, 7. Guitard, 8. Bernard, 9. Escartin, 10. Treuil, 11. Martinez, 12. Hirat, 13. Joly, 14. Chapatte à 5’20s, 15 Rippe à 6’00.
- En cette année 1952, un évènement marque la famille Duteil avec la naissance de Patrick au foyer de Marius Duteil le 17 septembre. Patrick effectuera une saison cadet étincelante en gagnant notamment en 1968 trente six victoires.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – MICHEL BRUN (1952) © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : 1953 La fin d’un mythe et de la carrière de Marius Duteil

15 juillet 2021

JACQUES VIVIER - SAISON 1952/4

39° TOUR DE FRANCE - 16 JUILLET 1952

L'ÉTAPE POUR JACQUES VIVIER

- Qui se souvient de ce 16 juillet 1952 ? C’était la première fois que le Tour de France traversait la Dordogne pour rejoindre Limoges. C’était aussi le premier Tour de France d’un coureur pour lequel on nourrissait des espérances de le voir parmi les grands. C’était la première fois qu’un coureur de notre Dordogne allait gagner, c’était en faits un grand jour pour notre cyclisme. Depuis, aucun coureur de Dordogne n’a réussit ce que Vivier a fait ce jour là. Deux ans après, il réédite son exploit, mais depuis, on attend toujours la relève...
- Jacques Vivier, ce petit tailleur du hameau de Verdinas, à Sainte-Croix de Mareuil, rentrait ce jour là, dans la légende, dans celle du cercle des vainqueurs d’étapes du Tour... En ce jour anniversaire, "Rétro Vélo Dordogne" retrace cette folle journée, grâce à Francis Duteil qui a conservé les archives de cette période si riche pour le cyclisme de notre Périgord. 

TDF

Franchissement d'un passage à niveau fermé à Libourne

BORDEAUX-LIMOGES - LE REPORTAGE

- Liste des équipes et des participants au Tour de France 1952.
- Relire le reportage précédent sur sa saison.
- Aujourd’hui encore, il y a 78 partants car le coude de Jean Dotto va mieux et personne ne manque au départ de la 20ème étape de ce 39° Tour de France. Les rescapés des Pyrénées tiennent bon et la victoire des Hollandais donne de l’espoir à ceux qui n’ont rien gagné.
- Quelques coureurs portent les traces de leurs chutes des étapes de montagne et le plus beau pansement est celui de Fiorenzo Magni, dont il recouvre le menton. On hâte les opérations du départ car l’horaire a été calculé pour passer entre les trains aux passages à niveau de La Bastide. Le départ réel y est donné après un défilé à travers Bordeaux qui fête son dernier représentant, le champion de France indépendant 1951 Tino Sabbadini.

ÉCHAPPÉE FRANCO-ITALIENNE

- Dès la côte des Quatre Pavillons, point de départ de Bordeaux-Paris, les Italiens se portent en tête du peloton avec l’intention visible de contrôler la course. Mais les Français sont décidés à attaquer. Raoul Rémy démarre mais est suivi par Giovanni Corrieri puis par Lucien Teisseire et Ettore Milano. Deux contre deux !... Cela présente moins d’intérêt. L’échappée ne s’en poursuit pas moins mais sans conviction.
- Un passage à niveau fermé avant Libourne (Arveyres)vient un moment jeter le trouble dans le peloton mais quand on franchit la Dordogne, les quatre fugitifs n’ont plus qu’une légère avance et ils seront rejoints à la sortie de la ville. Le parcours facile dans la première partie, l’air frais sous un soleil généreux permettent au peloton d’assurer un train régulier plus rapide que le 33 km/h de moyenne prévus.

GIGUET ET BERNARD CHASSENT LES PRIMES

- A défaut d’offensive, nous assistons à des démarrages pour les primes. A Saint-Médard de Guizières, c’est Paul Giguet qui en récolte une... et s’arrête sur la ligne pour en demander le montant. Puis à Montpon, au 63 ème kilomètre, André Bernard l’imite. Ses co-équipiers freinant le peloton, il prend une avance de 200 mètres et l’on peut croire un moment qu’il va continuer. Mais après avoir franchi la ligne d’arrivée de la prime, il n’insiste pas davantage que Giguet. On est encore trop loin de Limoges et il connait les difficultés du parcours.

ENCORE UN PASSAGE A NIVEAU FERMÉ

- C’est l’étape des passages à niveau fermés. En voici encore un à Mussidan, au 80 ème kilomètre. Tout le peloton doit se faufiler par le portillon ou passer sous la barrière. Fausto Coppi est dans le petit groupe qui se constitue avec les coureurs du Sud-Est, Giguet, Bianchi et Pezzuli, ainsi que Goldschmidt, de Hartog, Pezzi, Rotta, Rossinelli et Decaux. Trois kilomètres plus loin, la prime de Sourzac revient encore à Giguet, décidément très actif depuis qu’il n’a plus à épauler Molinéris.

TEISSEIRE RAMÈNE

- Aucun tricolore ne s’est débrouillé pour être de ce groupe. Aussi c’est Lucien Teisseire qui prend la direction de la chasse et ramène le peloton. Les derniers à revenir sont Vincent Vitetta et Jean Bertaina (équipe Sud-Est), qu’un gendarme a retenu au passage à niveau alors que le train de marchandises arrivait à petite allure. Après le regroupement, c’est également au petit train que le peloton poursuit sa route vers Périgueux où le ravitaillement lui est assuré au 115 ème kilomètre, c'est-à-dire à mi-course.

TDF

Ravitaillement à Périgueux devant le palais de justice

BARTALI CRÈVE ET REJOINT

- L’allure réduite permet à tous les malchanceux de revenir rapidement. Les Italiens sont particulièrement visés, puisque tour à tour Giulio Bresci, Franco Franchi, et Gino Bartali crèvent, mais Gino attendu par Giovanni Corrieri, rejoint rapidement. Edward Van Ende (Belgique), Bernard Gauthier (France) font de même et pour une fois la prise des musettes à Périgueux (palais de justice) ne provoque aucune tentative. Les Hollandais sont à leur tour groupés pour attendre l’un des leurs qui a crevé. Tous portent des pansements sauf Jan Nolten (Hollande) qui n’est pas tombé.

MAGNI ET VAN EST DANS UNE ÉCHAPPÉE A CINQ

- C’est au 146 ème kilomètre que les choses sérieuses commencent. Sur un nouveau démarrage de Paul Giguet, on voit Fiorenzo Magni attaquer avec Wim Van Est, Georges Decaux (Paris) et le rapide Adolphe Pezzuli (Sud-Est). Rapidement ces bons rouleurs prennent de l’avance et celle-ci se solde par 25 secondes après six kilomètres d’échappée à Thiviers (152 km). Bien que les Italiens favorisent l’envolée d’ailleurs annoncée de Fiorenzo Magni, le peloton ne cède du terrain que pied à pied. L’écart qui est passé à 55 secondes au 161 ème kilomètre, diminue sur une intervention des blancs (équipe de Ouest-Sud Ouest) et des tricolores. Au 168° km, il n’est plus que de 45 secondes. C’est à la fois pour son propre classement et pour celui de son équipe, que Magni se dépense dans l’échappée à laquelle il donne son nom et son panache.

TDF

L'échappée file sur Limoges

RENAUD REJOINT

- A 40 km de l’arrivée, Adolphe Pezzuli (équipe Sud-Est) victime de crampes est lâché, mais Jacky Renaud (Paris) se détache du peloton et se lance à la poursuite des échappés qui n’ont plus que trente secondes d’avance. Il les rejoint avant Châlus (181 km) où l’écart est à nouveau de 35 secondes, ce qui donne une idée des à-coups que subit le peloton, tantôt freiné par les Italiens, tantôt tiré par les tricolores et les régionaux.

UN BEAU RETOUR DE VIVIER MAIS MAGNI N’INSISTE PAS

- L’écart est encore réduit à vingt secondes à Séreilhac, à 32 kms de l’arrivée, mais Jacques Vivier (équipe Ouest/SO) effectuant un beau retour est venu se joindre aux échappés qui n’étaient plus que trois : Georges Decaux (Paris), Jacky Renaud (Paris) et Wim Van Est (Hollande), car Magni n’insiste plus et le peloton l’absorbe. Magni rejoint et Vivier en tête, c’est la réussite de l’échappée qui se poursuit au-delà d’Aixe sur Vienne, sur la boucle que l’on accomplit autour de Limoges, pour atteindre le beau stade d’où l’on aperçoit les coureurs à quelques kilomètres de là dans la dernière descente.

TDF

Vivier termine en solitaire, il a course gagnée

VIVIER TERMINE SEUL

- Les deux Parisiens, le Hollandais et le Limousin qui constituent le groupe des échappés augmentent leur avance et la portent à plus de trois minutes. C’est alors dans la dernière côte du Pont de l’Aurence, que Vivier démarre et s’en va seul, précédant les trois autres de six secondes à l’entrée du stade et remportant une belle victoire. La foule des sportifs de toute la région qui a envahi le stade Beaublanc, acclame le jeune champion limousin que sa famille est venue accueillir. Au sprint, Van Est prend la seconde place en battant les Parisiens. Puis Ahmed Kebaïli (AFN) arrive seul... Il s’est détaché au même endroit que Vivier, dans la côte de l’Aurence à un kilomètre de l’arrivée et cela lui vaut de prendre une très belle 5° place devant tout le peloton. Les leaders du classement général se trouvent là tous pelotonnés autour de Fausto Coppi et cette étape n’apporte aucun changement en ce qui concerne la tête du Tour.

39° TOUR DE FRANCE - 16 JUILLET 1952
LES ÉCHOS APRES L’ARRIVÉE A LIMOGES

TDF

Le quart Perrier pour Vivier à Limoges

Tdf 1952

Dessin d'Henry Desproges en l'honneur de la victoire de Vivier à Limoges

ÉCHOS D'APRÈS TOUR

géants

- Nous venions d’arracher Jacques Vivier à l’enthousiasme de la foule Limousine. Un confrère italien nous prenant en aparté venait de nous déclarer : "Mais éloignez le donc de ce stade ! Ils vont l’étouffer. Chez nous, même lorsque Bartali a gagné, la foule n’est pas aussi délirante". Fendant à coups de coude cette mer humaine dont le flux et le reflux nous empêchait quasiment d’avancer, nous parvînmes à grand peine à nous engouffrer avec Jacques Vivier dans la voiture de notre ami Robert Pascal. Ce fut alors le même concert d’acclamations, les mêmes cris, le même débordement de joie.
- Et puis soudain, quittant ce véritable forum, abandonnant cette foule qui avait vu gagner le champion qu’elle aimait, nous nous retrouvâmes en tête à tête avec notre jeune héros devant une menthe à l’eau. Il buvait, buvait, notre triomphateur ! Lorsqu’il eût épanché sa soif, alors que déjà ses soigneurs devaient commencer à se demander si nous ne l’avions pas kidnappé. Jacques se mit à parler...
- Il est resté le même, notre crack Ribéracois ! Toujours aussi modeste, toujours aussi souriant. Le succès ne lui a pas tourné la tête. Plus encore que sa victoire du stade Beaublanc, c’est la preuve qu’il fera son chemin.
"Je te l’avais dit au départ, je te l’avais répété chaque jour, je voulais gagner une étape. Si les dieux m’avaient demandé de faire un choix, j’aurais dit : Limoges ! Alors je suis comblé. Cela me fait oublier Namur, Aix en Provence et Toulouse. On ne peut toujourspasser au côté d’une fontaine si profonde fût-elle sans parvenir un jour à en boire une goutte d’eau claire". Et Jacques de nous conter tous les détails de sa course : "Si j’ai gagné c’est à Fausto Coppi que je le dois. Il est le seul maître de la course. Il joue avec nous comme le chat avec les souris. Nul ne peut entreprendre quelque chose sans le bon vouloir de Fausto. S’il le voulait, il gagnerait avec deux heures d’avance. Et contrairement à certains d’autres, il l’avantage d’être un homme de parole. De Pau à Bordeaux, j’avais envie d’attaquer. Il m’avait dit : Reste tranquille... Demain, on verra... Lorsque Decaux, Renaud, Van Est furent échappés, il vint à ma hauteur et me donna à comprendre que c’était le moment de m’en aller. Tu penses que je ne me suis pas fait dire deux fois. Ces diables de tricolores, qui ne me portent pas dans leur cœur, essayèrent bien de venir me chercher. Mais tant pis pour eux, leur heure était passée !...
- Les derniers kilomètres je m’en souviendrai toute ma vie. Je m’étais fait préparer un thermos avec du porto et de la cola. Histoire de me rendre nerveux après le deux centième kilomètre... Hélas ! Je l’avais oublié. Mais crois-moi, les "Vivier" que je vis tracés sur le milieu de la route et les hurlements de la foule qui naissaient dans mes oreilles comme le bruit de la mer, tout cela a été le plus précieux des dopings.
- L’arrivée au sprint à Beaublanc m’effrayait. J’avais perdu il y a deux ans, le Grand Prix d’Automne et la saison dernière, Guitard m’avait précédé dans le championnat du Limousin. Aussi, dès l’Aurence, je démarrais à la mort. Advienne qui pourra. Je tentais ma chance. Van Est était derrière moi. Il fut long à répliquer. J’avais gagné. Mon développement de 52 x 15 avait beau être trop grand pour une piste en cendrée, je crois qu’il aurait fallu que le stade s’écroule sous moi pour que je sois battu.
- Autant que les acclamations du public, le geste de Fausto Coppi m’a comblé de bonheur. Il est venu à mes côtés pour que nous fassions notre tour d’honneur côte à côte. Merci Fausto ! Merci Limoges ! Et à bientôt ! "

limoges tdf en 52

Remise de la gerbe à Limoges

- Tout Limoges était à la fête pour accueillir le 39° Tour de France et si plus de 10 000 personnes avaient pris place dans l’enceinte du Parc Municipal, des dizaines de mille étaient échelonnés en rangs serrés sur les vingt derniers kilomètres.
- Ces Limousins étaient là pour le Tour de France mais aussi pour les deux locaux, Jacques Vivier et André Bernard. Ils étaient là avec le secret espoir que l’un des deux remporterait une retentissante victoire.
- "Vivier est en tête à Châlus" annonce le haut-parleur et une ovation spontanée jaillit des tribunes. Elle n’ira que s’amplifiant alors que les annonces se succèdent sur l’approche de l’enfant du Limousin. Et Jacques Vivier apparut... 10 000 personnes debout lui firent un accueil que le Ribéracois n’est pas prêt d’oublier. Cette ovation monstre dura longtemps, longtemps et ne se termina qu’à la fin du tour d’honneur du héros accompagné de son camarade Bernard

- Une ovation plus discrète celle-ci, mais qui n’en toucha pas moins celui à qui elle était adressée, fut faite à notre Georges Briquet de la Radiodiffusion Française qui lui aussi est un Limousin. L’organisation de la réunion d’attente fut impeccable et menée rondement. Elle intéressa vivement le public qui applaudit également les intermèdes qui lui furent présentés et notamment Anny Cordy et les sœurs Bordeaux.
- Le 39° Tour de France est passée à Limoges...Ce matin les rescapés partent en direction de Clermont-Ferrand. Le public Limousin leur souhaitera un au revoir et Jacques Vivier, nouvel héros du sport Limousin, tentera de réaliser de nouveaux exploits sur la route de Paris... Bravo Vivier !... Bravo Bernard !... (à suivre)

Coppi-Vivier 1952

Tour d'honneur avec Coppi maillot jaune

ÉCHOS D’ARRIVÉE A LIMOGES

COUPS d’ŒIL et COUPS D’OREILLE INDISCRETS

- Ce 16 juillet est un grand jour pour Vivier ! Le 116... C’est lui. Vive Vivier ! Allez Jacques !... Dans la traversée de la Dordogne, Vivier a été fêté par ses compatriotes, et le jeune Ribéracois qui est un des coureurs les mieux élevés du Tour, saluait le bras levé, ceux qu’il reconnaissait au passage.
- On le sentait à la fois heureux et fier. Si Vivier a lutté dans le Tour, s’il s’est accroché lorsque la défaillance l’étreignait, s’il a souffert en un mot, c’est un peu pour vivre cette grande journée.
 Au contrôle de ravitaillement à Périgueux, Monsieur Andrieux, président du CAP nous saluait au passage. Nous remarquions également des rugbymen Capistes, Bergeracois, des footballeurs de Razac, champion de la Dordogne 2° division, de la Thibérienne, champion de la Dordogne 1° division. Tous nous demandaient des nouvelles de Vivier.
- Le couvre chef de Jacques Goddet est le baromètre du Tour. C’est ainsi que le jour où le patron perdit son beau casque colonial, balayé par la tramontane, le soleil nous abandonna. Mais au départ de Bordeaux, M. Goddet arborait un nouveau casque colonial et le soleil est revenu. Lucien Teisseire qui bien qu’étant méridional, préfère la pluie à la chaleur, souhaite que M. Jacques Goddet perde encore son casque. Mais le directeur de la course a pris ses précautions en fixant solidement la jugulaire. Comme dit l’autre : "il ne peut pas casquer tous les jours !... "
- Le commissaire Bodart avait annoncé avant le départ à Bordeaux, qu’il fallait à tout prix partir à l’heure afin d’éviter un passage à niveau fermé... Le Tour quitta les bords de la Garonne à l’heure exacte et pourtant, nous nous trouvions bientôt devant deux barrières fermées. Prenez donc vos précautions ! Ces deux passages à niveau nous ont permis de faire deux constatations : Jean Le Guilly escalade mieux un col qu’une barrière de chemin de fer. Il se retrouve le dernier de l’autre côté des voies. Decaux est le champion des débrouillards : le Parisien sauta les barrières mieux que Johnny Hesse dans sa chanson, pour empocher vingt billets de mille dans la traversée de Mussidan, où la barrière était encore fermée...
- Sur la pelouse du stade de Limoges, une belle jeune fille brune enlaçait de bon cœur Jacques Vivier embarrassé de ses fleurs. Encore une fois criaient les photographes. Tourne-toi de ce côté avec ta fiancée. C’était sa sœur. Je lui dois énormément nous confiait-il quelques instants plus tard une fois dans sa chambre, loin des vivats et des tapes dans le dos un peu trop vigoureuses des Limousins. A elle comme à toute ma famille où l’on m’a toujours encouragé à devenir un coureur cycliste. Sans leur aide morale je serais encore à l’atelier à manier l’aiguille. Mais je la reprendrai sans hésitation si jamais le métier de routier me décevait.

 photo 003

LETTRE DE JEAN LEULLIOT A JACQUES VIVIER

Mon cher Jacques,
- Tu vas me permettre de t’appeler ainsi car tu sais bien que je te considère un peu comme mon fils. Tu as gagné ma première Route de France et tu as fait les premières armes contre les grands professionnels internationaux dans mon Paris-Côte d’Azur. Or, c’est dans ces deux épreuves que tu t’es révélé et que tu t’es imposé au grand public. Ton brave mentor et ami Duteil le sait bien d’ailleurs.
- J’estime avoir donc le droit de te parler franchement et de te faire toucher du doigt la rigueur, la sérénité du métier que tu as choisi.
- Je vais donc te dire d’abord une chose que je pense sincèrement et je vais te la dire au lendemain de la première victoire d’étape : mon cher Jacques, tu peux être satisfait de ton Tour 1952, mais je sais moi, que tu vaux mieux que cela. Le Tour 1952 ne doit pas te donner entièrement satisfaction et je vais t’en donner les raisons.
1°. Tu avais montré dans la Route de France 1951 et dans Paris-Côte d’Azur 1952, en passant premier au col de Castillon et du col de Braun, que tu étais un remarquable grimpeur. Or tu n’as pas bien escaladé les cols du Tour de France 1952. Car je sais moi, qu’au mieux de ta forme, tu aurais dû terminer chaque montagne dans les quinze premiers.
2°. D’autre part, tu as lancé trois échappées avant Brest, Namur et Aix en Provence, et tu as flanché trois fois. Or je sais que lorsque tu es en condition comme hier à Limoges, tu tiens parfaitement la distance.
3°. Enfin tu aurais dû terminer dans les cinq premiers de l’étape contre la montre Metz-Nancy, car tu t’étais classé 4° dans Paris-Côte d’Azur et huit jours après tu avais battu le grand spécialiste Berton.
- J’espère d’ailleurs qu’après demain tu montreras ta vraie valeur. Voilà mon petit Jacques ce que je pense et je ne voudrais pas que tu m’en veuilles de te parler franchement.
- J’avais écrit et dit avant le Tour 1952, que tu étais capable de te classer dans les dix premiers et je le crois encore. Ne te laisse donc pas griser, pense que tu as une magnifique carrière devant toi, et que tu ne connais pas encore ton métier et que tu ne sais pas te préparer sérieusement. Excuse-moi de jeter une petite ombre sur ton jour de gloire, mais sache que ceux qui te montrent tes faiblesses t’aiment autant que ceux qui t’encensent. Quand tu auras compris cela, mon fils, tu seras un des plus grands champions du monde.               Jean Leulliot

tdf limoges 52

Avec Alain Bernard régional de l'étape à Limoges

Le classement à Limoges : 1. Jacques Vivier (Ouest Sud-Ouest) en 6h32’43s, 2. Wim Van Est (Hollande) à 6 secondes, 3. Georges Decaux (Paris), 4. Jack Renaud (Paris) tous deux m.tps, 5. Ahmed Kebaïli (Afrique du Nord) à 2’54s, 6. Stan Ockers (Belgique) à 3’02s, 7. Jean Goldschmidt (Luxembourg), 8. Henk Faanhof (Hollande), 9. André Rosseel (Belgique), 10. Francisco Massip (Espagne), et le peloton dans le même temps, etc...
- Classement complet de l’étape sur ce lien.
Le classement général à Limoges : 1. Fausto Coppi (Italie) 129h09’20s, 2. Stan Ockers (Belgique) à 27’01s, 3. Jean Robic (France) à 30’37s, 4. Bernardo Ruiz (Espagne) à 30’49s, 5. Gino Bartali (Italie) à 32’49s, 6. Alex Close (Belgique) à 32’55s, 7. Jean Dotto (France) à 37’26s, 8. Fiorenzo Magni (Italie) à 37’37s, 9. Aloïs De Hartog (Belgique) à 48’33s, 10. Andrea Carréa (Italie) à 49’43s, etc...

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - JACQUES VIVIER (1952/4) © BERNARD PECCABIN
Prochain article : la saison 1952 de Michel Brun

1 mars 2020

JACQUES VIVIER - SAISON 1952/3

VIVIER DANS LE PRIX MALAURY ET AU COURRIER DE L’OUEST

 - Relire la publication précédente.
- Après le Paris-Côte d’Azur, Vivier continue sa saison et gagne notamment le Prix Malaury couru à Tarbes et le Prix du Courrier de l’Ouest. Il passera Aspirant puis sera sélectionné au sein de l’équipe Ouest-Sud Ouest pour le Tour de France. Deuxième de l’étape Perpignan-Toulouse, il gagnera à Limoges après avoir traversé toute sa Dordogne.
- Jacques Vivier forcera même l’admiration de Fausto Coppi avec qui il fera le tour d’honneur lors de l’arrivée à Limoges. De retour à Vayrac pour un critérium, Coppi évoquera le cas de Vivier à qui il vouait un certain respect (lire en bas de page).

NOTRE FAVORI, JACQUES VIVIER CONFIRME SA CLASSE EXCEPTIONNELLE

ET ENLEVE EN GRAND CHAMPION LE GRAND PRIX MALAURY A TARBES
Après avoir contrôlé la course en tête tout au long des 200 kilomètres du parcours

- Le Grand Prix des Vêtements Malaury, premier du nom, magistralement organisé par "Pyrénées Olympique", s’est terminé en apothéose après avoir été magnifiquement accueilli par les routes de Bigorre, par la victoire du grand espoir Jacques Vivier que nous n’hésitions pas à installer favori dans notre papier de présentation de samedi.
- Le jeune et si sympathique crack de Ribérac enrichit ainsi son palmarès d’une très belle victoire qui fut d’ailleurs amplement méritée. Vivier fut sans cesse à la pointe du combat, contrôlant la course de bout en bout en payant largement de sa personne. C’est lui qui mène le plus souvent le peloton en compagnie de ses fidèles lieutenants Brun et Duteil qui annihile les premières tentatives d’échappées. C’est encore son maillot rouge et vert que l’on voit en tête dans la rude rampe de l’Escaladieu, noire de monde et aussi fréquentée qu’un col d’une étape pyrénéenne du Tour de France.
- C’est Vivier qui anime splendidement l’échappée qui échouera à Saint-Martin en compagnie de l’excellent Charentais Rippe, du champion de France de poursuite Roger Piel casqué de cuir et de l’interminable Perrin.
- Dans la côte de Pontacq, alors que seize hommes se sont regroupés au terme d’une chasse ahurissante, c’est encore Vivier qui sonne la charge, entraînant irrésistiblement dans son sillage neuf compagnons.
- Et si l’on songe que ce garçon de 20 ans a encore trouvé les ressources suffisantes pour battre au sprint un Louis Caput des meilleurs jours, on reste confondu devant tant de classe et de facilité.
- Vivier est vraiment le grand champion annoncé et sa victoire dans ce remarquable Grand Prix Malaury lui permet désormais les plus grands espoirs.

Malaury Tarbes

Vivier lors du GP Malaury à Tarbes avec le speaker Berthozat. Derrière lui à gauche Marius Duteil

LE FILM DE LA COURSE

- Soixante coureurs au départ qui est donné à 11h15 route de Vic, après la remise des dossards effectuée devant le magasin Malaury. Un seul absent notable : celle de Tacca. Train très rapide dès les premiers kilomètres. Garcia inaugure la série des crevaisons mais parviendra à rejoindre avant Maubourguet avant d’être éliminé par une deuxième crevaison. Le peloton passe au complet à Vic devant une grande affluence.
- Entre Vic et Maubourguet, Damazo, Capdevilla et Montréjeau sont lâchés. Puis c’est au tour de Brand, Came, Chasle, Pocino et Barowik d’être décramponnés. Vivier enlève la prime à Maubourguet.
- La côte de Marciac est attaquée au sprint et Bisetto enlève la prime. Kléber Piot, un des grands favoris crève au mauvais moment alors que le peloton attaque à grande allure la côte de Puydarrieux. Il ne parviendra pas à rejoindre et abandonnera un peu plus loin.
- A Lannemezan, Pasetto enlève la prime légèrement détaché. Une foule considérable acclame au passage les favoris.
- Aucun fait saillant jusqu’aux premières rampes de l’Escaladieu où nous remontons tour à tour Ossun, Menu, Allory qui peine et s’arrêtera peu après souffrant de crampes. Mélosi, Pontoni, puis Durand, Perotto et Pascali voguant de conserve. Puis un petit groupe comprenant Vasquez, Duteil et Jacob.
- Plus haut, douze hommes ensemble : Chapatte, Pagotto, Rançon, Pineau, Bonnaventure, Goya, Bermudez, Renaud, Prouzet, Barrère, Caput et Sabbadini.
- En tête, à 200 mètres environ, Vivier, Rippe, Perrin et Piel. La bagarre est maintenant déclenchée et les écarts se creusent à l’arrière.
- Les quatre fugitifs sont pris en chasse par le peloton des douze dans lequel Barrère et Caput qui mène très sec accomplissent un grand travail. La jonction s’opère à Saint-Martin. Au passage à Tarbes, seize hommes sont ensemble et Caput enlève brillamment la prime. Le peloton de tête roule sans forcer la cadence. On sent que les hommes se réservent pour l’ultime difficulté du parcours, la côte de Pontacq.
- Elle ne provoquera pas la décision. Six hommes Perrin, Pagotto, Goya, Prouzet, Barrère et Sabbadini sont en effet légèrement distancés au sommet, mais comme l’on se regarde en chiens de faïence dans le peloton de tête, la soudure s’effectue à la sortie d’Ossun. Le sprint est désormais inévitable. Vivier part à 300 mètres de la ligne, résiste à un retour fulgurant de Caput et parvient à conserver sa roue d’avance sur la ligne. Bermudez souffle de justesse la troisième place à Sabbadini qui finit très fort.
Le classement : 1. Jacques Vivier (Ribérac) les 200 kms en 5h30’ (moyenne 36,360 km/h), 2. Louis Caput (JS Tarbaise), 3. Félix Bermudez (Limoux), 4. Tino Sabbadini (Fumel), 5. Rançon, 6. Piel, 7. Chapatte, 8. Jacques Renaud, 9. Prouzet, 10. Perrin, 11. Pineau, 12. Rippe, 13. Barrère, 14. Bonnaventure, 15. Pagotto, 16. Goya, 17. Brambilla, à 6’00s, 18. Vasquez, 19. D’Agnolo, 20. Menu, etc...

Courrier 1952

Vivier lors du protocole du GP du Courrier de l'Ouest

JACQUES VIVIER EXTRAORDINAIRE CHAMPION TERRASSE BERTON
CONTRE LA MONTRE ET GAGNE LE PRIX DU COURRIER DE L’OUEST
Brillante course de Michel Brun

Courrier de l'Ouest 52 bis (Vivier)

- Niort le 20 avril - L’étonnant Jacques Vivier, le merveilleux Jacques Vivier ! Les adjectifs les plus expressifs seront bientôt impuissants à qualifier ses exploits. Samedi et dimanche, dans un Prix du Courrier de l’Ouest qui bénéficiait de la présence de nombreuses vedettes, notre Ribéracois a remporté la victoire qu’attendaient ses admirateurs. Que Jacques ait battu le Bordelais René Berton, recordman du Grand Prix des Nations, dans la spécialité familière à ce dernier, n’étonnera pas les lecteurs de ce journal. Mais ce qui est extraordinaire, ce sont les circonstances dans lesquelles ce succès fut remporté.
- Jacques Vivier avait été accablé de malheurs dans la première étape. Victime d’une chute, il avait cassé son frein avant et son dérailleur. Il dut au dévouement d’Henri Aubry de recoller au groupe de tête qui s’était enfui à toutes pédales à l’annonce de cet accident. Au sprint, Vivier mis dans l’impossibilité d’utiliser son plus grand développement, ne put disputer sa chance. Mais il n’avait pas perdu une seconde sur le groupe de tête.
Il y eut un instant de panique lorsque quelques secondes avant de prendre le départ de l’étape contre la montre, Jacques cassa son câble de dérailleur. Les officiels l’autorisèrent à partir neuf minutes après son tour. Hélas ! La réparation ne fut pas finie lorsqu’il fut appelé par le starter. Obligé de mettre trois fois pied à terre pour changer de vitesse, il n’en précéda pas moins Berton de sept secondes. Ah ! L’admirable exploit.
- La journée devait être particulièrement faste pour les autres Ribéracois. Michel Brun, en plein renouveau, rejoignit Dufraisse parti devant lui au bout de vingt kilomètres, et prit une flatteuse quatrième place au chrono. Quant au vétéran Marius Duteil, il prouva qu’il était toujours un très grand rouleur, puisqu’il se classa neuvième dans le contre la montre.
Le classement général final : 1. Jacques Vivier sur cycles Royal-Fabric, les 255 kms en 6h31’42s, 2. Berton à 7s, 3. Louis Forlini à 3’20s, 4. Sforacchi à 4’31s, 5. Quentin à 5’23s, 6. Maurice Bertrand à 5’26s, 7. Papazian à 5’35s, 8. Michel Brun à 5’44s, 9. Beasley, 10. Lagrange, 11. Regnard, 12. Meneghetti, 13. Creton, 14. Marius Duteil à 8’01s, 15. Rippe, etc....
NOTA : le contre la montre se déroulait autour de Niort sur une distance de 75 kms. Vivier l’a emporté de sept secondes sur René Berton un des meilleurs spécialiste de ce genre d’épreuves. 

TDF 52 Pau-Bx Fernandez Sabbadini Vivier

Etape Pau-Bordeaux du Tour de France avec Fernandez, Sabbadini, Vivier
Au lointain Fausto Coppi

FAUSTO COPPI OUVRE SON CŒUR :"VIVIER EST UN JEUNE
QUI A LA GRANDE CLASSE...
IL NE DOIT DEVENIR LE GRÉGARIO DE PERSONNE"
Une interview exclusive d’André Desthomas (30/09/52)

- Bien que le secret le plus absolu ait entouré l’arrivée à Brive, dans la nuit de dimanche à lundi, du Campionissimo Fausto Coppi, une bonne cinquantaine de gamins attendaient depuis 9 heures, lundi matin, devant la porte de l’Hôtel Terminus, la sortie du vainqueur du dernier Tour de France.
- Fausto Coppi qui courait à Vayrac l’après-midi, nous confia qu’il craignait de décevoir les sportifs de la région à cause d’un mauvais rhume contracté l’avant-veille et qui lui avait provoqué une assez forte poussée de température.
 "Je tâcherai quand même de faire le maximum" ajouta le champion, toujours soucieux de faire honneur à sa réputation. Sans que nous ayons eu à lui poser la moindre question, Fausto, sautant d’un sujet à l’autre, nous lança à brûle pourpoint : "Vous savez que vous avez dans votre région un coureur plein de possibilités : je veux parler de Jacques Vivier. Il a de la classe à revendre ce garçon ! " Et la conversation continua sur ce terrain... "La Gazetta dello Sports" a invité Vivier à participer à plusieurs épreuves en Italie... D’abord le Grand Prix de la Méditerranée fin octobre, ensuite le Tour de Lombardie et même le Giro l’an prochain...
Nous nous hasardions dès lors à demander à Coppi pour quelle marque Vivier courait, le cas échéant, en Italie...
"Je ne puis vous le dire, nous fut-il répondu. Mais, en ce qui concerne la Bianchi, nos effectifs en Grégario sont complets pour la prochaine saison. Et puis croyez-moi Vivier vaut mieux que cela et ça m’ennuierait pour ce garçon qu’il soit réduit - même en France - au rôle de domestique !  On n’a pas le droit de sacrifier des jeunes comme lui à un travail de valet ! "
- Quelques mots encore sur le circuit de Vayrac - Coppi aime savoir où il court - et une dernière confidence du campionissimo : "Vous êtes le premier à qui je le dis avec certitude : je ferai le Tour de France encore l’an prochain !"
Nous prenons congé...
"A tout à l’heure, à Vayrac", nous lance Fausto.
"Et surtout, conclut-il, ne répétez à Vivier ce que je vous ai dit, que si vous êtes sûr que cela ne le grisera pas"
- La suite de la saison de Vivier avec l’étape du Tour de France Bordeaux-Limoges 16 juillet 1952.

Limoges

A Limoges en 1952 de gauche à droite assis Vivier, Francis Duteil 5 ans et Stan Ockers

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – JACQUES VIVIER (1952/3) © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : 1952 Au Tour de France

10 mars 2020

1995 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (11° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

9 au 15 mars 1995

1995 Léguillac de Cercles

Départ à Léguillac de Cercles 

Pavlov Igor 99 bis

- Le 14 mars à Léguillac de Cercles pour l’ouverture cette fois en Dordogne c’est Jacques Bogdanski (CA Mantes) qui inscrit son nom au palmarès de cette épreuve, Didier Fantino (Mérignac VC), Stéphane Lavignac (Asptt Périgueux) prennent les places d’honneur. Le même jour à Villeneuve sur Lot pour le Trophée des Bastides c’est au tour d’Igor Pavlov (GSC Blagnac) - en médaillon - de remporter la palme devant son équipier Philippe Bordenave. Derrière ce doublé Haut-Garonnais se classent Florent Brard (Creps Talence), Gilles Chauvin (Blagnac) et Yvan Becaas (Pampelune).
- Dans les catégories subalternes on retiendra les succès de Jean-Christophe Mondou (UV Cognac) à La Chapelle-Thireuil, d’Arnaud Mesrine (Cycle Poitevin) à Monthoiron, de Laurent Ferrara (Cam Bordeaux) lors de la course d’attente de Bordeaux-Saintes, de Patrick Clot (UV Lourdes) à Anglet, de Sylvain Cordier (US Gessienne) à Bizanet et de Frédéric Ribardière (JPC Lussac) à Cenon sur Vienne.

ÉCHOS DE DORDOGNE

- Léguillac de Cercles (organisation du CCP Nontron) : 1. Jacques Bogdanski (CA Mantes), 2. Didier Fantino (Mérignac VC), 3. Stéphane Lavignac (Asptt Périgueux), 4. Didier Aumenier (UC Felletin), 5. Thibault (CAM Bordeaux), 6. Julien Fiacre (Asptt Périgueux), 7. Sébastien Bessard (US Montauban), 8. Jean-François Lantot (VC Montendre), 9. Franck Champeymont (UC Felletin), 10. Thierry Bernagaud (Asptt Périgueux), etc...

Samedis cyclistes

Samedi Cycliste : Podium minimes avec Bonnélie, Lamiraud et Sybiac de gauche à droite

Samedis Cyclistes sur anneau routier de Périgueux :
Minimes : 1. Julien Sybiac (Pédale Faidherbe),
2. Mickaël Lamiraud (EC Ribérac), 3. Gaylord Bonnélie (Asptt Périgueux).
Cadets : 1. Jean-François Robert (CC Périgueux),
2. Christophe Napias (Asca. Bergerac), 3. Aurélien Bonnélie (Asptt Périgueux).
Juniors-séniors : 1. Eric Jacouty (EC Ribérac),
2. Nicolas Labrousse (Asptt Périgueux), 3. Florent Delmon (Asptt Périgueux).
Vitesse juniors : 1. Cyril Authier (UC Montpon).
Vitesse séniors : 1. Cyril Cornut (JS Astérienne).
Vitesse sociétés : 1. Asptt Périgueux, 2. EC Ribérac, 3. CC Périgueux.

- Chez les dames, la saison débute par une troisième place d’Elisabeth Chevanne-Brunel lors de la Route du Muscadet derrière la Normande Laurence Leboucher et la Hollandaise de Bruyne. A noter la 11° place de Patricia Ounzari, la 25° de Valérie Ourthiague et la 25° de Sophie Swaertvaeger.

ECRPB

L'EC Ribérac en réunion avec Michel Chonis nouveau président

- L’Entente Cycliste Ribérac Périgord Blanc vient d’élire son bureau. Michel Chonis prend la présidence, Pierre Bouthonnier, Michel Delugin, Jean-Luc Wargnier vice-présidents, Thérèse Chonis et Raymond Segonzac secrétaires, Véronique Chabreyrou et Rémy Dupuy trésoriers. Frédéric Chabreyrou est l’entraîneur et Gilbert Ciuménal le speaker. Le club compte trente sociétaires au seuil de cette saison 1995 et pour l’heure on prépara la classique Saint-Astier-Ribérac (cadets et minimes) le 9 avril, Saint-Privat des Près le 15 avril, le Tour du Ribéracois le 8 mai, Allemans le 14 mai soit du pain sur la planche, pour les deux futurs mois.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1995/11° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne est à découvrir sur ce blog

9 mars 2020

1970 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (11° SEMAINE DE LA SAISON)

IL Y A 50 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

9 au 15 mars 1970

- Quatre vingt cinq coureurs ont participé au troisième samedi cycliste au vélodrome de Lescure par une bise très froide et un nombreux public. Victoire de Bruat (Girondins) pour la Médaille, de Ravat (Ambarès) en vitesse séniors, de Maurin (Stade Montois) lors de l’individuelle des séniors. Chez les juniors, Gérard Saint-Martin (Bordeaux VC) gagne l’individuelle tandis que Claude Magni s’impose dans la poursuite. Chez les cadets c’est Eric Vermeulen (Talence) qui s’adjuge la vitesse, à l’instar de Seube (Cenon) pour l’individuelle.
- On a couru sur route en ce début de mois de mars. A Montauban, c’est Jacques Esclassan (Montastruc) qui fait parler sa pointe de vitesse. Derrière lui suivent Serge Mailhe (Castelsarrasin), Michel Lescure (Montastruc), Alain Motard (Montastruc), Bernard Desplats (Revel) et Roger Saladié (Vic).
- D’autres succès avec Guy Dolhats (Tarnos) à Mimizan, de Jean-Claude Clisson (VC Pons) au Pian Médoc, du Montois Parizzon à Libos et du Villeneuvois Maccali à Marmande.
- Du beau monde à Saint-Jean d’Angély où Trochut (La Rochelle) s’impose face à de sérieux adversaires à l’image de Gestraud (La Rochefoucauld), Berger (Royan), Mériaux (La Couronne) et Bossis (Royan) classés dans cet ordre.

Sansonnet

Jean-Claude Sansonnet (CRCL) vainqueur de Limoges-Saint-Léonard

- La classique Limoges-Saint-Léonard a vu la victoire de Sansonnet (CRCL) qui bat au sprint Roulier, Dubreuil (CRCL) terminant 3° à quarante cinq secondes.
- Il y avait un cyclo-cross à Saint-Christophe de Double et Gabillet (Talence) en a profité pour s’imposer devant l’incontournable Lopez (CC Navarrenx) et Duresse (AS Libourne).

ÉCHOS DE DORDOGNE

- A Terrasson, où le Cyclo-Club Périgourdin organisait sa dernière course de classement, ce sont plus de 70 participants qui ont répondu présent malgré de mauvaises conditions climatiques. Bernard Bugeaud (CC Périgueux) s’impose juste devant Marcel Jolivet alors que Georges Boyer (3°) a été distancé lors de cette épreuve, où côté cadet, la victoire est revenue à Raphaël Truffy.

VC Bergerac

Autour du président Nénert, le bureau du VC Bergeracois

- Le VC Bergerac prépare sa saison et ouvrira celle-ci à Monbazillac le 26 avril. Puis on enchaînera avec le prix des pompes Guinard à Bergerac le 31 mai, Cours de Pile en cadets le 21 juin. Le 28 juin ce sera Saint-Nexans et son prix des fêtes. Ensuite on fêtera le 25° anniversaire des fêtes de la Rocal les 12 et 13 juillet et le 26 juillet, le 4° Grand Prix de Bergerac soit du pain sur la planche en perspective et avant a grande saison estivale.

Galy

Francis Galy (CC Lindois) vainqueur à Carsac-Aillac

- A Carsac-Aillac c’est le Sarladais Francis Galy qui s’impose sous ses nouvelles couleurs du CC Lindois. Suivent ensuite Leroy (Montastruc), Mournat (CC Périgueux), Queyrouilh (ESCA), Cluzel (Belvès), Luguet (ESCA), Boubert (CC Sarlat), Bonis, Ulbert et Boyer (tous CC Sarlat).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1970/11° SEMAINE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

Publicité
RETRO VELO DORDOGNE
RETRO VELO DORDOGNE

Blog destiné à recenser les informations sur le cyclisme de la Dordogne depuis sa création jusqu'à nos jours...(Photos, articles, reportages, etc...)
Voir le profil de Bernard PECCABIN sur le portail Canalblog

Publicité
Archives
RETRO VELO DORDOGNE
Publicité
Derniers commentaires
Newsletter
Publicité