26 février 2021

BORDEAUX-BAYONNE 1957

UN GRAND PRIX THIÉRY REMARQUABLE DANS SON DÉROULEMENT

Au sprint, monumental M. GONZALEZ
affirma une fois de plus sa maîtrise de ce Bordeaux-Bayonne

A BAYONNE le 1ér Mai. Certainement la région de Guyenne avait soif d’un grand ville à ville, bien à elle, qui raviverait l’empreinte que lui avait laissé tant de luttes épiques entre les champions de son passé.

Photo 01

L'entrée sur le vélodrome, Gonzalèz en deuxième
position derrière Ben Brahim et André Lesca en 3éme position.
Sans doute la meilleure stratégie pour le futur vainqueur

- Elle vient de l’avoir magnifiquement avec le VIéme Grand Prix Thiéry que Monsieur Picot, grand directeur de la firme du vêtement, vient de lui offrir en demandant aux excellents sportifs de l’A.S.P.T.T de Bordeaux de faire disputer son épreuve sur un itinéraire reliant Bordeaux et Bayonne à l’occasion de l’inauguration de ces nouveaux grands magasins dans la belle cité riveraine de l’Adour.

Photo 02

A 30 mètres de la ligne. Gonzalès ne lève toujours pas les bras avant la ligne
(comme c'est arrivé ces derniers temps) il continue à sprinter.

- Succès complet et réussite sur tous les plans. La firme des vêtements Thiéry a fait un immense effort et l’A.S.P.T.T a réussi une épreuve parfaite. Nous ne croyons devoir revenir sur son déroulement, le succès a parlé pour nous. Le personnel et les collaborateurs de Monsieur Picot, de la maison de Bordeaux, comme ceux de la maison de Bayonne, ont impeccablement rempli leurs rôles et donné à la grand firme un élan accrût par son sacrifice au développement du sport cycliste en particulier, cependant, que les nombreux sportifs qui œuvrent au sein de l’A.S.P.T.T de Bordeaux ont ce jour rassemblé autour d’eux les sympathisants qu’ils possèdent au sein des sociétés sportives de la région sans omettre celles de Bayonne, le Guidon Bayonnais faisant liaison.

Photo 03

Gonzalèz lève les bras, la ligne franchie. Ben Brahim
est 2éme et Lesca 3éme

- Mais comme l’a dit Monsieur Picot au vin d’honneur, à l’issue de l’épreuve, il est un sujet qui intéresse au premier chef et que allons ici effleurer pour rester sur le plan rigoureusement sportif : c’est le succès dû à la valeur de l’épreuve.

Photo 04

Les journalistes avec Gonzalèz dans un stade  archi-comble

- Si l’on veut bien tenir compte que la moyenne générale a atteint 38,360 km/h sur une distance de deux cent quarante cinq kilomètres dont les cinquante derniers kilomètres sur des routes disons plutôt sur des chemins étroits et tortueux, et que trente cinq coureurs se sont présentés en groupe compact à l’entrée du vélodrome à Bayonne, sur les soixante dix partis de Monte Cristo, on voudra bien admettre que le lot était de valeur.

Photo 05

A droite de Gonzalèz l'homme qui le regarde est Mr Santoul le président du Vélo Club Hendayais
et derrière la dame qui remet le bouquet, l'homme avec le béret est le père du vainqueur

- Revenons en aux faits pour rapporter que peu après l’envolée, le Palois Geyre tentait une échappée en compagnie d’Alvarez à Bazas. Les deux fuyards réussissaient dans leur entreprise et durant près de 100 kilomètres, menaient la danse. A Tartas ils étaient rejoints par le peloton qui passait grouper à Saint-Géours de Marenne. La course se poursuivait sans histoires, mais à proximité de l’arrivée, à Saint-Pierre d’Irube, trois coureurs, dont l’Hendayais Gonzalèz, tentaient de s’enfuir. Ils prenaient une centaine de mètres au peloton qui, sous l’action de Geyre, les rejoignait avant le vélodrome, et c’est une vingtaine de coureurs qui pénétraient ensemble sur la piste Bayonnaise pour disputer le sprint final, en présence de la grande foule.
- Dans le dernier virage, Michel Gonzalèz prenait une longueur qu’il conservait jusqu’au bout, tandis que derrière lui le Bordelais Ben Brahim et l’Agenais Lesca se classaient dans l’ordre.
- Nous serions en conséquence fort indécis si nous devions retenir pour une sélection, celui-ci d’entre eux plutôt que celui là. Mais s’il n’en fallait qu’un, il serait vous vous en doutez bien, l’élégant et robuste Palois Arnaud Geyre. Cette faveur que nous lui accordons ne lui viendrai pas seulement d’avoir été l’an passé le meilleur représentant de la France, tant aux championnats du monde des amateurs, qu’aux olympiades de Melbourne, mais aussi parce-que nous venons de lui voir tenir, cent kilomètres durant, une cadence qui le fait, à nos yeux, un futur grand champion de la route. Peut-être lui manque t’il un peu de ce punch irrésistible que le gentil petit Michel Gonzalez assène à chaque occasion à ces concurrents lorsque ceux-ci ont eu la faiblesse, viendrait-elle d’un complexe ? De le garder avec eux ! Toujours est-il que le petit coureur d'Hendaye a été marqué et surveillé dans les 50 derniers kilomètres, mais malgré une large coalition, ils n'ont pu se défaire de sa présence et c'est donc avec lui que le groupe de tête s'est présenté sur la piste de Bayonne.
- Abandonnons le sujet pour dire que Julien Moineau, notre grand champion, sélectionneur pour la route de France, qui a suivi en compagnie de Roger Lapébie, ce Bordeaux-Bayonne, sans doute dans l’espoir d’y voir s’imposer des nouveaux talents pour ces équipes Sud-Ouest, n’a du guère éprouver des surprises…

Photo 06

Le lauréat avec André Lesca et Ben Brahim que l'on aperçoit derrière.
Les 3 sont toujours restés  des amis jusqu'à
la fin de leurs jours.
A remarquer le public sur la tribune pour une course de vélo

- Aussi, ayant parlé abondamment de deux des favoris, à des titres opposés, mais tous deux parfaitement valables, nous nous ne contenterons d’exposer les malheurs de quelques autres, qui auraient pu arriver à Bayonne en meilleure place : la liste ne peut d’ailleurs être qu’à titre indicatif et non limitatif. Les juges ont repérés quarante sept arrivants sur le ciment du Vélodrome : soixante sur les soixante dix partants méritaient le même honneur, tous marchent le tonnerre !
- Et, sans ordre de préséance, nous citerons : Roger Lafargue de Mont de Marsan qui a crevé deux fois, Olivier Lacrouzade de Dax deux fois également, tout autant de Marcel Devaux du S.B.U.C, Christian Lapébie du S.B.U.C avec un pédalier vagabond, Giovani Gandin, deux crevaisons et une chute, Jacques Pineau roue libre cassée. Aussi Robert Vivensang, Nardi, Gérard Doret… et d’autres encore…

Photo 07

- Et nous terminons en donnant le classement des arrivants au vélodrome municipal.

Classement : 1ér Michel Gonzalez (VC Hendayais) les 245 Kilomètres en 6h. 23mn. 13s. (Moyenne 38km/h 300) sur cycle Royal Fabric Enform, agent Garon, cour Pasteur à Bordeaux. 2. Ben Brahim (Casablanca S.B.U.C) à 20 mètres. 3. Lesca (Agen). 4. Cigano (A.S.P.T.T). 5. Durdeyte (Bayonne). 6. Delpicolo (Agen). 7. Sabathier (Arcachon). 8. Delom (Auch). 9. Deloche (ASPTT). 10. Raoul Vivensang (Hendaye). 11. Barrère (Pau). 12. Maurice Bertand (A.S.P.T.T). 13. Arné (Sarrancolin). 14. Dix sept coureurs ex-aequo : Dihars, Négroni, Beauvieux, Audibert , Pascal, Cazal, Laporte-Fauret, Laforest, Augustin, Prouzet, Castaing, Domagé, Sevilla, Ponton, Péré, Ginesti, Geyre, Bahurlet, Péré, Paillier, Pineau, tous même temps. 35 Nardi 6h 26mn 55s. 36. Robert Vivensang . 37. Gavas 6h 27mn 55s. 38 Chaumont 6h 30mn 36s. 39. Curdi 6h 31mn 40s. 40. Lara. 41. J. Cazimajou 6h 31mn 20s. 42. Chardy 6h 36mn 30s. 43 Devaux 6h 37mn 10s. 44 Lacrouzade. 45 Favreau. 46. Gérad Doret. 47 Robert Cazimajou.

- L’A.S.P.T.T remporte la coupe Thiéry. Laporte-Fauret est premier amateur.
- Sont qualifiés aux championnats de France : Michel Gonzalez (V.C Hendaye) et Laporte-Fauret (A.G.S Pau) des amateurs.

LE PARCOURS DE L’ÉDITION 1957 : Départ du Monte-Cristo à Floirac, longer la Garonne jusqu’à Langon, RN 132, Bazas, Roquefort, Mont-de-Marsan, Tartas, RN 124, Saint-Paul des Dax (ravitaillement), Saint-Géours de Marennes, GC 12, Urt, franchissement de l’Adour, Seguillos, Briscous, Mouguerre, Bayonne (vélodrome) soit 230 kms.

 LA PETITE HISTOIRE : Patrick Gonzalès fils de Michel aime raconter et rapporter les propos de son père. Le jour où Michel gagne à Bayonne, sa maman le mettait au monde dans une clinique de Bordeaux et Michel a remis ainsi son bouquet à sa jeune épouse devenue maman.

HISTOIRE DU MYTHIQUE VÉLODROME
OU GONZALEZ A TRIOMPHÉ

 - Personne n'a sonné les cloches de la cathédrale Notre-Dame quand les bulls ont commencé le travail au mois de mai. Et personne n'a entendu la plainte résignée d'une poignée d'anciens en apprenant que la piste Saint-Léon était démolie. A Anglet, dans son salon, l'ancien coureur amateur Adrien Arsa ferme les yeux et s'y revoit, avec les copains, pour les entraînements quotidiens, lors d'une nocturne ou d'une arrivée de critérium couru avec des magiciens, Bauvin, Robic, Anquetil, Darrigade, Kubler, Koblet, Géminiani et autres Coppi... Le gratin du Tour d'avant et d'après-guerre a usé ses boyaux sur les méchantes plaques de ciment de Saint-Léon, dures aux mécaniques et aux corps, avec en plus un méchant vent face aux petites tribunes. De 1938, avec la victoire de Gino Servidei à 1968 (Gilbert Bellone), le Tour y fit halte huit fois, avant ou après les Pyrénées, selon le sens de rotation.
- Histoire brève. A part le trinquet Saint-André pour la pelote dans le petit Bayonne, aucun endroit n'a mieux incarné les bonheurs sportifs de la capitale du Pays basque français pendant quelques décennies : "cyclisme et Ovalie". L'histoire de la piste Saint-Léon aura somme toute été assez brève, de l'inauguration en 1935 à la fermeture au début des années 80, puis la destruction toute récente (2003) après plus de vingt ans d'abandon. Le temps pour la petite reine de décliner lentement au profit du rugby et des sports de glisse pratiqués par des milliers de jeunes de la région. On a du mal à imaginer à quel point le cyclisme était populaire dans ces temps-là, il y avait partout des courses de quartier, tous les dimanches, et de nombreux critériums, sans parler des compétitions plus importantes. Quand je partais en randonnée, c'était rare que je ne ramène pas quelques jeunes pour le club. Aujourd'hui, ils sont tous aux planches..., assure Jean Borthayre, 65 ans, ancien coureur du Guidon Bayonnais.

1954

Arrivée du Tour de France en 1954 sur le vélodrome de Bayonne

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- Dès 1890, les premiers passionnés disposaient d'une piste en bois, installée sur les "glacis", à proximité des allées Paulmy où le Tour arrive aujourd'hui. Mais le vrai boom a suivi l'édification de la piste en dur, en 1934, au milieu des champs recouverts maintenant par le bitume et les parkings. Cinq ans plus tard, en 1939, un stade est venu ceinturer le circuit et l'ensemble a pris le nom du quartier, Saint-Léon. Une plaque commémore l'événement : "Le parc municipal des sports offert par la ville de Bayonne à sa jeunesse sportive a été inauguré le 29 mai 1939".
- Depuis, le stade a été rebaptisé du nom de Jean Dauger (1919-1999), trois-quarts centre d'exception dont la plaque a repris une maxime capable de faire comprendre l'essence du rugby au plus obtus des amateurs de football : "La passe est une offrande". Mais aucune allusion à la vocation initiale du lieu. Rien sur les sacrifices des centaines de pistards qui se sont succédé sur les 500 mètres de Saint-Léon, sous les yeux ébahis de marmots venus dévorer leur goûter à la sortie de l'école. Comme Alfredo Herrera, vigoureux retraité toujours en selle : "Chaque fois que c'était possible, j'y allais car, alors, il n'y avait pas de plus belle chose." Le rugby a tout effacé, surtout quand la section à XV de l'Aviron Bayonnais y a élu domicile après avoir abandonné son stade d'Anglet. Bayonne est pourtant une des villes qui auront le plus souvent accueilli le Tour de France, souligne Jean Borthayre. Vingt fois entre 1906 et 1938. Pendant une bonne partie de la guerre, les matchs de rugby à XV ont continué à Saint-Léon. Le vélo, pratiquement pas, affirme Jean Ricard, autre féru des petits faits locaux.
- Des mollets basques. Pendant la guerre, les Allemands sont à la citadelle. Sous la protection des mitraillettes, ils assistent à une corrida aux arènes. A Saint-Léon, ils se contentent d'entreposer un peu de matériel, quelques chars et des ambulances. Le Tour reviendra assez vite à Bayonne, en 1954, mais désormais l'arrivée se dispute au vélodrome. Huit fois, la dernière en 1972, sans compter deux départs devant l'hôtel de ville en 1986 et 1987. Une fois, une seule, une tête basque, des mollets basques, des bras basques posés sur un guidon à l'origine plus indéterminée, bref un pédaleur jugé 100 % basque par ses pairs gagnera une étape du Tour sur la piste. Pour connaître son nom, il faut être dans la troisième mi-temps de sa vie, s'intéresser durablement et en profondeur au grand roman du Tour ou enfin s'adonner à l'histoire régionale que d'aucuns, ici, appellent l'histoire nationale. Marcel Queheille est devenu le héros de tout un pays en 1959 à l'issue de la 9e étape, partie de Bordeaux.

NDLR : Michel Gonzalèz aimait cette piste de Bayonne. Il est revenu souvent avec son fils Patrick pour lui faire disputer les samedis cyclistes et le conseiller pour gagner (notre photo en médaillon).

Quéheille

Marcel Quéheille hier coureur, aujourd'hui retraité
fier d'avoir gagné son étape du Tour de France chez lui à Bayonne

- Basque, il l'était sans conteste puisque originaire de Mauléon, dans la Soule, au nord du pays. Une région pauvre à l'époque. De celles qui produisaient invariablement leur lot de durs à la tâche, prêts à forcer sur le muscle pour s'en sortir. La Soule, voyez-vous, est au Pays basque français ce que la Navarre est au Pays basque espagnol, assure Jean Ricard. Bref, un particularisme dans une exception, une incidente dans un problème et, en ce qui concerne le sieur Queheille, un gentil coureur au palmarès limité mais à jamais digne de l'Ikurrina, le drapeau d'Euskadi. Manuel Castiella, un journaliste à la retraite amateur de vélo, a retenu, lui, l'échec répété des autres coureurs régionaux à réitérer l'exploit de Queheille. Vedette incontestée de tout le Sud-Ouest, le Dacquois André Darrigade n'y arrivera jamais. Ni Albert Dolhats, dit "Bébert les gros mollets", un Landais aux béquilles impressionnantes. Avant d'en devenir un des directeurs, Paul Maye triomphera plusieurs fois à Saint-Léon. Mais jamais dans le cadre de la Grande Boucle.
- Après l'apogée des années 50 et 60, ce sera un lent déclin. De moins en moins de pratiquants et une concurrence avivée avec l'athlétisme, demandeur d'une nouvelle piste. Finalement, c'est un champion universitaire de cyclisme, l'ancien maire Henri Grenet, qui sonnera le glas de la piste en refusant d'entreprendre les considérables travaux d'entretien nécessaires. Son fils, qui lui a succédé, a aussi penché pour l'athlétisme. Les anciens ne songent pas à le leur reprocher. Ça coûtait cher et posait en outre de gros problèmes de trafic avec les arrivées du Tour à Saint-Léon, explique Jean Ricard. Normalement, aujourd'hui il y aura du monde aux allées Paulmy. Pour le bruit, les couleurs, la caravane et ses colifichets. Le vélo, c'est une autre histoire. La piste de Bayonne a été démolit en 2003.
Les vainqueurs d'étape sur le vélodrome de Bayonne : 1938 Gino Servidei (Ita), 1954 Gilbert Bauvin (Fra), 1956 Fred de Bruyne (Bel), 1959 Marcel Queheille (Fra), 1962 Willy Vannisten (Bel), 1964 Jacques Anquetil (Fra), 1966 Gerb Karstens (Hol), 1968 Gilbert Bellone (Fra).
NOTA : Toutes ces étapes reliaient Bordeaux à Bayonne sauf en 1938 (d'Arcachon) et 1964 (chrono depuis Peyrehorade).

 RETOUR SUR LE 1° BORDEAUX-BAYONNE en 1936 : Ce fut l’unique édition qui précéda celle décrite ci-dessus. Elle fut organisée par le Vélo-Club Lion avec 45 coureurs au départ. Parmi les partants : Roger Lapébie, les Bayonnais Alexandre Fombellida, Amile Daugé, Tailleur, Raphaël Dupau, JB Intecegarray, Arrengoitz, Sola, l’allemand Willy Kutzbach, Daniel Seguin de Lectoure, les Béarnais Salvador Cardona, Jean Bear, les Bordelais Antoine Latorre, Bramard, Cazenabe, Bélliard, Vicente Demétrio, le Landais Armand Triscos, le Scaliste Robert Chouet, puis Furman, Libat, Duplé, Larrouy, bref tous les As de l’époque à quelques unités près. La course fut enlevée par Antoine Latorre. Parti seul à 75 km de l’arrivée et portant à cette époque les couleurs des Cyclistes Girondins, il termina en avance de 11 minutes sur le peloton où Fombellida et Seguin prirent Lapébie de vitesse.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – BORDEAUX-BAYONNE 57 © PATRICK GONZALÈZ
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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VARAIGNES (Palmarès)

AU PAYS DU DINDON

Varaignes 49

Départ de course en 1949 à Varaignes

- Varaignes organise sa fête le dernier week-end du mois d’août. C’est à cette époque que se sont courues les épreuves ci-dessous à quelques exceptions près. Village à la limite de la Charente, la municipalité a réservé son prix cycliste surtout en faveur des jeunes (minimes, cadets ou encore juniors). Village peuplé par 450 habitants environ, situé sur les bords du Bandiat, connu aussi pour sa fête des dindons le 11 novembre de chaque année. Ici comme un peu partout dans ce Périgord Vert, ce sont tous les clubs de Nontron qui tour à tour ont organisé l’épreuve cycliste.

Varaignes 49 bis

Claude Mousseau à droite vainqueur en 1949 à Varaignes

Palmarès connu du Prix des fêtes : 1949 Claude Mousseau (VC Nontron), 1953 Eugène Fourgeaud (VC Nontron), 1954 Jacques Brun (Ribérac), 1955 René Montagut (VC Nontron, 1963 Paul Besse (Pédale Nontron), 1964 Francis Duteil (CC Périgourdin), 1965 Daniel Dutertre (Pédale Nontron), 1982 Jean-Yves Béneyrol (UC Nontron) en juniors, Jean-Louis Templeraud (VC Leroy-Somer) en cadets, 1983 Pascal Turpin (VC Arédien), 1984 Guy Thomas (CCP Nontron), 1987 et 1988 Vincent Robert (ASPTT Périgueux), 1989 Christophe Peytoureau (JS Astérienne), 1990 Julien Fiacre (ASPTT Périgueux), 1991 Yves Pérez (VC Arédien).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – VARAIGNES © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

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24 février 2021

RÉGIS ROYÈRE (1967-1969)

ULTIME SAISON AU GUIDON SARLADAIS
(Deuxième partie) Revoir la première partie sur ce LIEN.

 SAISON 1967

1967 Royère Régis Eglise Neuve de Vert aout 1967 1er

Régis Royère lors de sa victoire à Eglise Neuve de Vergt

1967 - Licence en 3ème Catégorie (Guidon Sarladais)
1967 : 45 courses : 3 victoires, 13 places sur podium, 30 places dans le top dix.
COUREURS : Daniel Cluzel, Agrafeil, Schrebert, Royère, Basset, Marty, Péquignot, Bonis, Loubriat, Francis Galy, Jean-Claude Ulbert, Guy Salabert, Marcel Trognon, Jean-Pierre Darrin, Brugeassou, Conan,

- Lors de cette saison 1967, Régis va sur ses 17 ans et ses parents se sont décidés d’agrandir la propriété de Négrelat et d’acheter 20 ha de terre supplémentaire. Car depuis longtemps, si Régis pratique le cyclisme, il travaille énormément dans la propriété qu’il compte exploiter en prenant un jour la relève de ses parents. Il s’entraîne seul, prenant soin de son matériel, prend le départ de 45 épreuves, remporte trois bouquets, au cours de la deuxième partie de la saison. Il est vrai que se trouvant chez les 3° catégories, le calendrier est plus fourni que chez les jeunes. Au cours de cette saison, il comprend aussi qu’il ne gagne que lorsque le leader du club qui le véhicule sur les compétitions n’est pas dans un bon jour et ceci ne peut plus durer. A ce titre, il quitte en fin de saison le Guidon Sarladais pour rejoindre le CC Lindois et trouver un peu d'autonomie. (cliquez sur tous les liens qui apparaissent sur cette publication).

QUELQUES CLASSEMENTS DE LA SAISON

1967 mars Sainte-Nathalène (3 et 4 par Guidon Sarladais) : 1. Laval (VC Bergerac), 2. Royère, 3. Limbert, 4. Toutin, 5. Cluzel, 6. Borderie,etc...

Image1

A Sainte-Nathalène 2° derrière Laval du VC Bergeracois

1967 mars Lalinde (Pas Dunlop de la Dordogne) : Le parcours : Lalinde, Couze, Lanquais, Faux, Beaumont, Cadouin, Calès, Lalinde, Sainte-Foy de Longas, Saint-Alvère, Pézuls, Lalinde soit 85 kms - 1. Merle (Nontron),2. Joubert (Périgueux), 3. Barraud (Nontron), 4. Micoine (Ribérac), 5. Priat (Ribérac), 6. Mazeau (Périgueux), 7. Arquey (Bergerac), 8. Boyer (Lelvès), 9. Royère (Sarlat), 10. Blondy (Bergerac), 11. Barillot (Ribérac), 12. Berthuzal, Marty, Martin, Mary, Delmas, Dagot, Biale, Galy, etc…
1967 juin - Varennes (3 et 4 par CC Lindois) : 1. Fontarnou (AS Libourne), 2. Régis Royère (Sarlat), 3. Petit (Libourne), 4. Raymond Labrousse (Périgueux), 5. Bielle (Fumel), 6. Grossoleil (VC Bergerac), 7. Loubriat (Sarlat), 8. Lopez (Libourne), 9. Ferrari (Miramont), 10. André Gauthier (CC Bergerac), etc…
1967 juin Salignac (3 et 4 par Guidon Sarladais) : 1. Darrin (Guidon Sarladais), 2. Verger, 3. Raymond Labrousse, 4. Royère (Sarlat), 5. Ménéchal, 6. Borderie, 7. Gérard Labrousse, 8. Agrafeil, 9. Cluzel, 10. Marty, etc…
1967 juillet- Lacropte (CC Périgourdin) : 1. JC Blanchard (CC Périgueux), 2. A. Musiol (Monségur), 3. Micoine (CA Ribérac), 4. Darrin (Sarlat), 5. P. Musion (La Réole), 6. Biale (Mussidan), 7. Ménéchal (VC Bergerac), 8. Royère (Sarlat), 10. Mazeau (CC Périgueux), etc...
1967 août - Daglan (3 et 4 par Guidon Sarladais) : 1. Gérard Labrouse (CC Périgourdin),2. Agrafeil (Sarlat), 3. Cluzel (Guidon Sarladais), 4. Lavignerie (CC Lindois), 5. Conan (Sarlat), 6. Royère (Guidon Sarladais), 7. Maroussi (Brive), 8. Petit, 9. Aussel, 10. Bonis, etc…
1967 septembre.- Cénac et Saint-Julien (3 et 4 par Guidon Sarladais) : 1. Agrafeil (Guidon Sarladais), 2. Royère (Guidon Sarladais), 3. Cambou, 4. Fauchier, 5. Galayrand, 6. Pestourie, 7. Martin, 8. Conan, 9. Menanteau, 10. Basset, etc
Saison 1967 - 16 ans Guidon Sarladais (palmarès connu).

1967 Royère Régis Cénac 1967

2° Sainte Nathalène le 27 mars 1° Laval VC Bergerac, 6° Lalinde Pas Dunlop 1° Patrick Merle UC Nontron, 4° Mauzens Miremont 1° Guy Vigier CC Périgourdin, 7° Périgueux le 16 avril, abandon Mussidan le 17 avril (incident mécanique) 1° Roland Lespinasse EC Foyenne, 7° Saint-Front sur Lémance (47) le 6 mai, 5° Bessac (16) le 7 mai, crevaison Saint-Léon sur Vézère le 8 mai 1° Jacky Rambaud Bordeaux VC, crevaison Saint-Martin de Ribérac le 14 mai, 8° Le Buisson le 15 mai, dans le peloton La Jemaye le 21 mai, dans le peloton Champcevinel le 22 mai 1° Jacques Martin RC Mussidan, dérailleur cassé Les Eyzies le 29 mai 1° Benedetti, 6° Prats du Périgord le 3 juin, 5° Salon de Vergt le 4 juin 1° Chevallier UC Brive, 4° Salignac le 5 juin 1 Jean-Pierre Darrin Guidon Sarladais, 3° Laval de Cère (46) le 11 juin, 2° Varennes le 28 juin 1° Michel Fontarnou AS Libourne, câble cassé Treignac (19) le 25 juin, 12° Château-l’Evêque le 26 juin 1° Jean-Pierre Blondel CC Périgueux, manivelle cassée à Bouniagues le 2 juillet, 4° Thenon le 3 juillet 1° Aigueparses UC Aurillac, 2° Tamniès le 9 juillet, câble cassé Mouleydier le 10 juillet, 9° Objat (19) le 16 juillet, 11° Coly le 23 juillet, chute Campagne le 27 juillet, 3° Grignols le 30 juillet 1° Jean-Pierre Darrin Guidon Sarladais, 6° Lacropte le 31 juillet 1° Jean-Claude Blanchard CC Périgourdin, 3° Manaurie le 6 août 1° Berthomet CO Couronnais, 1° Thonac le 7 août, 4° Tourtoirac le 12 juillet, 6° Saint-Laurent des Vignes le 13 juillet 1° Guy Vigier Monségur, 2° Saint-Laurent la Vallée le 14 juillet, 12° Coulaures le 16 juillet, 3° Cublac le 20 août, 4° Saint-Geniès le 21 août, 1° Eglise Neuve de Vergt le 27 août, 6° Daglan le 28 août après deux crevaisons 1° Gérard Labrousse CC Périgueux, 3° Tursac le 3 septembre après deux crevaisons, 2° Cénac Saint-Julien le 4 septembre (notre photo ci-dessus), 1° Saint Pompon le 12 septembre, 4° Montignac 1° Daniel Tenant CC Périgueux.

1967 Thonac Agrafeil et Royère récompensés

Le 7 août, victorieux à Thonac devant son équipier Agrafeil

Coureurs du 24 en vogue en 1967 : Michel Brusson (UC. Montpon), Francis Dubreuil (Pédale Nontron), Michel Mournat (CC.Périgueux), Michel Brun (Pédale Nontron), Jacques Martin (RC. Mussidan), Jean-Pierre Darrin (Guidon Sarladais), Jean-Pierre Blondel (CC. Périgueux), Roland Priat (CA. Ribérac), Jean-Claude Blanchard (CC. Périgueux), Philippe Barraud (Pédale Nontron), Claude Denis (CC. Périgueux), Guy Dagot (UC.Montpon), Régis Royère (Guidon Sarladais), Gérard Labrousse (CC. Périgueux), William Delayre (CC. Bergerac).

SAISON 1968

AVEC ROYÈRE, LALINDE TIENT SON CANNIBALE

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1968 - licence en 3ème catégorie, passe en 2ème en cours de saison, pour terminer en 1ère.
Régis à 18 ans,
- Quatre ans après le Guidon, le CC Sarladais renaît. Mais pour Régis, le voilà qu’il met le cap vers le Cyclo-Club de Lalinde.
COUREURS du CC Lindois : Zoccola, Claude Mazeau, Régis Royère, Yves Scheid, Guy Grellety, Jean-Claude Dazat, Victor Melchior, Louis Melchior, Chinouilh, Yves Boucher, Marchand, Lécuyer, Hubert Lavignerie, Patrick Grellety, Josiane Sorbier.
- Le Cyclo Club Lindois. Maillot Jaune bande noire (notre photo).
- Lorsqu’il quitte le Guidon Sarladais, la question est : comment se rendre sur les compétitions ? C’est Jean Claude Limoges son voisin et ami d’école primaire, qui va le conduire sur les compétitions et prendre les quelques photos de ce reportage. Roger son père prend le relais, lorsque le travail de la ferme le permet.
- Il court dans un milieu qu’il domine, dans une certaine insouciance car tout arrive dans la normalité. Les courses s’enchainent, les résultats sont là. Il s’impose dans les compétitions, si un coureur veut gagner, il vient le chercher et la place se monnaye. Etant seul du club à courir la plupart du temps, il ne peut avoir des alliances qu’avec les autres coureurs...

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1968 se présente bien avec son premier succès à Grives au mois d'avril

- Régis est un rouleur. Sa stratégie de course se joue après quelques kilomètres de course (échauffement et reconnaissance du circuit). Il place une attaque pour éliminer un maximum de concurrent "il faut casser le peloton, pour contrôler plus facilement la course et éviter les chutes".
- Les succès ne se font pas attendre, le palmarès gonfle de jour en semaine, la reconnaissance est là, il se fait un nom, il se place parmi les bons régionaux et les sélections s’enchainent…
- Il ne craint personne, en une saison soit six mois, il bascule d’amateur 3° catégorie, à 2°, puis termine en 1° catégorie.

VARS

Des victoires, encore des victoires comme à Vars, Saint-Sornin Lavolps et Monbazillac

- Les contrats tombent, Mercier, Peugeot... et ce sont 18 victoires, 34 places sur le podium et 53 dans le top dix en 61 participations. Ses parents disaient : "les bouquets n’avaient pas le temps de faner dans les vases".
- La saison se termine un peu rapidement, puisque le 16 septembre à Lanquais, il fait une chute sévère, alors qu’il est échappé avec Grellety et qu’ils comptabilisent un tour et demi d’avance sur le peloton. Un choc aux vertèbres cervicales va lui faire passer quelques jours à l’hôpital de Sarlat.
- A la clôture de cette année 68, il perçoit un pécule conséquent, il finance son permis de conduire, s’offre une voiture neuve (Citroën : AMI 6 break), et bien sur un nouveau vélo.
- Il reçoit de ses sponsors des équipements, vélo, matériel et équipements sportifs, même une mobylette (Peugeot) gagné, il ne sait plus comment et pourquoi, (tellement qu’il trouve cette récompense incongrue).

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Régis enfile les victoires comme des perles et gagne à Salignac, Thenon et Daglan

MAI 1968

- Et puis en mai tout bouge, tout change ! Soudain ça gronde, ça explose. Mai 1968 restera le moment de toutes les folies, de tous les dangers, de tous les excès. A travers le monde les mouvements étudiants font parler d'eux et c'est en France que la crise sera la plus grave en cette fin de printemps. C'est parti de la faculté de Nanterre, avec le mouvement de Cohn-Bendit. Les barricades surgissent, le monde ouvrier suit, la France fait du surplace et il faudra attendre le mois de juin pour que tout rentre dans l'ordre. Malgré les stations service fermées et la pénurie des carburants, on maintient le rythme des sorties dominicales. Toujours est-il que le jeune Royère a fait honneur à son club, le CC Lindois au riche passé et dont ses performances s’ajoutent à son histoire.
Cyclo-Club Lindois (1° partie).
Cyclo-Club Lindois (2° partie).
Cyclo-Club Lindois (3° partie).
Cyclo-Club Lindois (4° partie).
Lalinde (courses disparues) plus celles de Sainte-Colombe de Lalinde et de Sauveboeuf.

1968 Régis victoire Cublac 18

Victoire à Cublac le 18 août, désormais la Corrèze sourit au cultivateur de Négrelat

QUELQUES CLASSEMENTS DE SA SAISON 1968 (voir les reportages sur les liens proposés)

1968 avril Grives (3 et 4 par CC Belvès) 1. Royère (CC Lindois), 2. Aussel (CC Bergerac), 3. Agrafeil (Guidon Sarladais), 4. Boyer (Belvès).
Août 1968  Saint-Laurent des Vignes (3 et 4 par CC Bergerac) : 1. Jacqui Santarossa (VC Bergerac),2. Peyré (Ste Livrade), 3. Descos (Marmande), 4. Royère (Lalinde), 5. Corbin (Valence), etc...
1968 Mai Saint-Circq du Bugue (3 et 4 par Guidon Sarladais) : 1. Jolivet (Guidon Sarladais), 2. Royère (Lalinde)
1968 juin Bouteille Saint-Sébastien
(amateurs par Girondins de Bordeaux) : 1. Régis Royère (CC Lindois),2. Bruletout (Coutras), 3. Denis (Périgueux), 4. Puybareau (Périgueux), 5. Raynaud, 6. Sadet, 7. Decima, 8. Joubert, 9. Moreau, etc
1968 juin Saint-Médard de Mussidan (3 et 4 par RC Mussidan) : 1. Régis Royère (CC Lindois).
1968 juillet  Monbazillac (prix des vins par VC Bergerac) : 1. Régis Royère (CC Lindois), 2. Jacky Santarossa (VC Bergerac), 3. Boitrelle (Créteil), 4. Gérard Gay (VC Bergerac), 5. Guy Grellety (CC Lindois), 6. Boyer (Belvès), 7. Puybarreau (Périgueux), 8. Sauvignat (Bordeaux), 9. Robert Poirier (Jonzac), 10. Jean-Pierre Gueybaud (VC Bergerac), etc...
1968 juillet Verteillac  (2.3.4 par CC Périgourdin) : 1. Régis Royère (CC Lindois),2. Puybarreau (CC Périgueux), 3. Raynal (Périgueux), 4. Vidal (P. Nontron), 5. Grellety (Lalinde), 6. Lenemberger (Rougnac), 7. Loubriat (Sarlat), 8. Berthomet (La Couronne), 9. Stickland (Périgueux), 10. Jean-François Bardoulat (P. Nontron).
1968 août Saint-Mayme de Péreyrol : 1. Claude Denis (CC Périgueux),2. Régis Royère (CC Lindois), 3. Marcel Jolivet (Sarlat), 4. Biale (Bergerac), 5. Jillard (VCM Paris), etc...
1968 sept.- 1ère Boucles du Périgord noir (Guidon Sarladais) :
1° étape : 1. Boyer (Belvès), 2. Royère (Sarlat), 3. Pérot (Barbezieux), 4. Jolivet (G. Sarlat), 5. Janicot (UV Limousine), 6. Galy (G Sarlat), 7. Augier (UV Cognac)
2° étape : 1. Mainguenaud (Ruffec), 2. Bertrand (US Fronton), 3. Pérot (Barbezieux), puis Sadet, Peyre, Vigouroux, Royère, Babin, Goizet, Janicot, etc...

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Bouquet à Cénac puis à Campagnac les Quercy, que des beaux souvenirs

AVEC 18 VICTOIRES, LA SAISON ÉPOUSTOUFLANTE DE RÉGIS ROYÈRE

1968 Palmarès connu
9° Mussidan le 17 mars sur 164 partants 1° Francis Galy CC Sarlat, 2° Lalinde le 31 mars, crevaison Saint-Barthélémy d’Agenais le 7 avril, crevaison Limeuil le 14 avril, manivelle dévissée à la nocturne de Sarlat le 15 avril, 4° La Canéda le 21 avril, 4° Villefranche du Périgord le 22 avril, 7° Grignols le 28 avril, 1° Grives le 29 avril, 2° Libos le 1° mai, 1° Bretenoux course en deux étapes le 5 avril, 2° Coulounieix le 13 mai, 6° La Jemaye le 19 mai, 6° Saint-Chamassy le 20 mai, 6° Vézac en toutes le 26 mai, 2° Saint-Cyr du Bugue le 12 mai, crevaison Meyrals le 6 mai, 12° Les Eyzies en toutes le 27 mai, 2° Sainte Colombe de Lalinde le 2 juin, 1° Salignac le 3 juin, crevaison Arue (33) le 9 juin, 1° Saint-Médard de Mussidan le 10 juin, 2° Saint-Mesmin en toutes le 16 juin, 3° Beauregard le 17 juin, 1° Bouteille Saint-Sébastien le 13 juin, 2° Varennes le 24 juin 1° Granzotto UCD Villeneuve, 9° Championnat des sociétés le 27 juin, 1° Tamniès le 30 juin, 9° Vergt le 1° juillet Bitard CC Périgueux, 4° Laloulie le 7 juillet, 1° Thenon le 8 juillet, 1° Verteillac le 14 juillet, 2° Mouleydier le 15 juillet, dans le peloton Périgueux le 20 juillet 1° Lucien Sautier CRCL, 5° Peymilou le 21 juillet, 9° Codecoste (47) le 22 juillet, 1° Lagraulière le 27 juillet, manivelle cassée à Soulet Dayen le 28 juillet, 4° Saint-Germain des Près le 29 juillet, manivelle dévissée à Treignac le 3 août, 1° Castillon Monbazillac le 4 août, 2° Bayac le 5 août, 2° Nocturne de Gignac le 10 août, 1° Vars le 11 août, crevaison en toutes à Couze Saint-Front le 12 août 1° Jean-Pierre Maccali UCD Villeneuve, 6° Perpezac le Noir le 14 août, crevaison à Maurens le 15 août, 6° Saint-Robert le 16 août, 1° Cublac le 18 août, 2° Saint-Genies le 19 août, 2° Saint Mayme de Péreyrol le 25 août matin 1° Claude Denis CC Périgueux, 4° Eglise Neuve de Vergt le 25 août après-midi 1° Guy Conan CC Sarladais, 1° Daglan malgré crevaison le 26 août, 1° Saint-Sornin Lavolps le 1° septembre, 1° Cénac le 3 septembre, 2° Boucles du Périgord Noir le 8 septembre, 1° Creysse le 9 septembre, crevaison La Tour Blanche le 15 septembre 1° Michel Pitard US Pons, chute Lanquais le 16 septembre 1° Guy Grelletty CC Lindois (hôpital, arrêt).

1968 Sociétés résultats

Tableau de marche du CC Lindois au Championnat d'Aquitaine des sociétés. Tour à tour
9°, puis 5° pour reprendre la 9° place. Un exercice qui a souvent réussit au CC Lindoi,
notamment en 1959, 1960 et 1961 ou le club fut sacré champion du Limousin des sociétés.

NDLR : Suite à sa chute à Lanquais, sa saison se termine à l’hôpital de Sarlat ayant subi un choc aux vertèbres cervicales. Il reste huit jours en observation, allongé sur une planche. Son vélo est hors service, sa saison se termine ainsi, alors qu’il faut reprendre le travail à la ferme.

1968 UNE SAISON À MARQUER D’UNE PIERRE BLANCHE
- Agé à peine de 18 ans, il accède à un somptueux palmarès. Dix-huit victoires à une période de la vie où courir en juniors reste un exercice périlleux du fait que les distances sont plus longues, souvent avec des adversaires séniors très aguerris. Dix-huit victoires, sans compter toutes celles qu’il a laissées à ses camarades. On peut se poser beaucoup de questions avec du recul, celui de cette période de 1968, voilà 53 ans déjà ! Que s’est-il passé chez ce phénomène, qui s’entraînait comme un damné, sans technicien, sans conseiller soit toujours SEUL ?
- Il lui a manqué à la fois un coach très précieux pour le diriger, un club aux grandes structures, mais sans doute aussi une autre volonté : celle de s’expatrier de son Sarladais natal et signe plus fort, celui de laisser sa propriété. Sans doute de nature pessimiste, il a plutôt choisi l’ornière de la routine. Lucide et tenace, il a construit SA VIE lentement mais surement, laissant la priorité de ses ambitions pour sa vie professionnelle. Il a tiré du cyclisme des leçons simples, utiles et rentables.
- C’est en définitive un énorme gâchis, pour un garçon doté d’un potentiel appréciable et d’une volonté sans faille pour progresser. C’est aussi un sportif au tempérament solitaire qui agit après avoir étudié toutes les situations possibles et ses conséquences. Il a le goût de la réussite, de profondes aptitudes à prendre des responsabilités et la maîtrise sur le vélo pour traiter des situations complexes. Il s’épanouit partout où il peut mettre son sens de la méthode, ses idées, sa rigueur et sa méticulosité.
- Toujours est-il qu’il incarne à merveille le coureur possédant des dons, même si son passage à l’étage supérieur, on le verra plus tard, nous laisse un goût d’inachevé. Cela ne lui a pas empêché de prendre un malin plaisir de triompher lorsqu’il le pouvait avec le VC Tulliste. Le fait de porter l’uniforme a stoppé net son élan. Psychologiquement affecté par son séjour en Allemagne, ses résultats et son ambition en ont pâti. On a même l’impression que le coureur Sarladais est reparti de zéro à son retour. Pourtant lors de sa reprise en 1973, il a consenti d’énormes sacrifices qu’exige la discipline. Mais son palmarès n’a jamais retrouvé le lustre de 1968, une saison vraiment éblouissante, qu’il n’est pas prêt d’oublier.

SAISON 1969

LES CHOSES SÉRIEUSES COMMENCENT

1969 5 juin 1969 Bordeaux championnat des sociétés

L'équipe du CC. Lindois lors du Championnat des sociétés le 5 juin 1969
Ndlr : les lecteurs peuvent donner les noms en commentaires, merci !

1969 - licence en 1ème catégorie Régis à 18 ans (CC Lindois).
Il accède en 1° catégorie et là débutent les épreuves de vérité contre plus fort que lui. Vous pouvez être incroyablement performant en gagnant des courses en catégorie 2, 3 et 4, mais passer au plus haut niveau amateur, constitue une étape extrêmement difficile, dont seuls les premières et hors catégories (ex-professionnels) peuvent témoigner.
Situation : A 18 ans, il dit : "j’étais seul, livré à moi-même.., mais déterminé, j’avais des objectifs".
- Dans ses déplacements il se souvient des problèmes (stress pour se repérer, fatigue de la conduite), il se rappelle avec quelle anxiété il fait le trajet pour rallier le départ de certaines épreuves, parfois perdu et à la recherche du point de départ et de son équipe. Seul, car ses collègues n’ont pas suivi ce changement de catégorie.

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Quelques adversaires chevronnés de l'époque avec de haut en bas et de gauche à droite :
Duclos-Lassalle,
Sautier, Démartin, Bordier, Orus, Mazeaud, Duteil, Ben Brahim,
Melchior, Magni et Villemiane

- Seul, face à un mur fait de compétiteurs aux noms évocateurs avec qui il va devoir se "frotter" pour n’en citer que quelques-uns : Tonini, Duclos Lasalle, Claude HUE, Sautier, Desmartin, Christian BORDIER, Mazet, Claude MAZEAUD, Francis DUTEIL, Ben Brahim, Melchior, Pierre VILLEMIANE,  etc… Des amateurs certes, mais aussi des ex professionnels, qui depuis plusieurs années, (certains ont la trentaine) ont acquis du métier et ne font que le métier. Régis à 18 ans,  il ne connait ni leurs performances, ni leurs particularités…
Pour faire partie de ces cyclistes très structurés, (qui avaient pour habitude d’arriver sur une compétition pour tout rafler prix et primes), il fallait être très performant, montrer sa supériorité pour "qu’ils s’obligent à te prendre", "pour être dans le coup". Etre accepté et intégrer une des équipes relève de la prouesse.

1969 Royère Régis Mars 69 Cahors Trophé Peugeot

Trophée Peugeot à Cahors où Régis abandonnera

- Mais il va aussi apprendre à gérer : notamment les compétitions qui se déroulent sur un nombre de kilomètres plus important entre 100 et 150 km, rouler avec un nombre de compétiteurs allant jusqu’à 200 partants, ce qui implique une certaine stratégie à mettre en place. Royère découvre aussi les épreuves en équipe sélectionnée par le club ou les sponsors, puis les épreuves en étapes sur plusieurs jours (Tour).
- Viendront aussi la découverte des nocturnes, qui tournent à un train d’enfer. Alors, oui l’adrénaline est bien au rendez-vous, les difficultés de cette épreuve sont la vitesse, le contact entre les coureurs "frottement/vitesse", soit des épreuves très nerveuses à cause de la vitesse et des zones d’ombre qui font craindre la chute, il y a dans ces soirées un dépassement de soi; Viennent également, les difficultés topographiques qui sont bien sûr, plus nombreuses et plus importantes, niveau des cols, descentes vertigineuses, les sprints … Tout est à redéfinir...

1969 Royère Régis Tour de l'Ariège 1969 mars

Au Tour de l'Ariège qu'il terminera en sixième position
Ndlr : les lecteurs peuvent donner les noms en commentaires, merci !

- Maintenant on parle du métier en termes de vélocité, de puissance, de force musculaire, et de performance. Tout ceci, "le métier en jargon cycliste" il l’apprendra seul, sur le tas comme on dit… Et puis,  on aborde la question du dopage et là Régis a toujours dit : "personnellement, je n’ai jamais ressenti la besoin de prendre quoi que ce soit, même dans les moments les plus difficiles de ma carrière, je ne voulais pas abimer mon corps. Et, tous mes collègues peuvent en témoigner. Ma plus grande fierté c’est d’avoir obtenu des résultats sans avoir eu besoin de me doper".
- Lorsqu’il redémarre la saison après sa chute de Lanquais fin 1968, la peur de la prise de risque est difficile à passer et lui donne une perte d’assurance, dans les premières épreuves. Chutes, blessures, douleurs, casse du matériel soit autant de problèmes qu’il faut gérer et ne pas se décourager.
- Vient enfin une autre difficulté et pas des moindres, celle de trouver le temps (avec la charge de travail de l’exploitation agricole) pour faire des entrainements plus long.
- A ce niveau il faut faire le métier à 100% : c’est à dire, être tous les jours sur le vélo, (entrainement ou compétition), être assisté sur les déplacements, le matériel, le décryptage des compétitions, et avec du recul avoir un œil avisé sur la diététique.
- En consultant le palmarès de sa saison 1969, on découvre les noms de certains vainqueurs. Ce sont des coureurs rompus depuis plusieurs saisons à ce niveau. Des coureurs qui sont titrés, qui ont un palmarès, un passé plus ou moins glorieux sans oublier ceux qui sont en passe de le devenir (Raymond Villemiane, Christian Bordier, Claude Mazeau, Claude Orus, Christian Raymond, Claude Magni, Jacques Mazeau, Claude Hue, Lucien Sautier), soit des coureurs du haut du panier, lui le petit coursier de Négrelat qui sortait à 18 ans des catégories subalternes. Il a donc fallu batailler, ne pas céder au découragement et parfois se contenter de quelques primes durement acquises à défaut des places d’honneur. Et pourtant il en gagne une à Larocal (commune de Sainte-Sabine), et pour l’heure, il semble plutôt heureux de s’en contenter.

1969 Royère Régis 1969 St Chamassy Terrasson 1976 (2)

Deuxième à Saint-Chamassy derrière Villemiane, un résultat qui compte !

1969 Roumanières (cliquez sur ce lien).
1969 MAI Saint-Chamassy : Au départ Dutertre et Royère s’adjugent les premières primes mais sont rejoints par Villemiane, Reymondie et Bruletout. Royère et Villemiane, repartent seuls devant alors que Puydecastaing, Reymondie et Jégard chassent derrière. Mais ils ne reverront plus les deux fuyards. Villemiane part de loin te remporte l’épreuve.
Le classement : 1. Pierre-Raymond Villemiane (EC Foyenne), 2. Royère (Lalinde) à 6 secondes, 3. Puydecastaing (Créon) à 2’00", 4. Laurent, 5. Jégard, 6. Reymondie, 7. Jolivet, 8. Sauvignat, 9. Denis, 10. Deltreuil, etc

1969 1° La Rocal devant Zanetti

Petite victoire à la Rocal mais qui met du baume dans le coeur

1969 juillet - Grand Prix des fêtes de la Rocald à Sainte-Sabine (VC Bergerac) : 1. Régis Royère (CC Lindois), 2. Michel Zanetti (VC Bergerac), 3. André Leroy (US Ronquoise), 4. Christian Grossoleil (VC Bergerac), 5. Jean-Claude Dazat (CC. Lindois), 6. Jean-Pierre Marchand (CC Lindois), 7. Jean-Pierre Lambert (Bon-Encontre), 8. Gérard Gay (VC Bergeracois), 9. Christian Laval (VC Bergerac), etc...
COUREURS CCL : Régis Royère, Alain Zoccola, Yves Boucher, Lécuyer, Mortreuil, Jean-Claude Dazat, Jean-Pierre Marchand, Jean-Michel Chinouilh, Claude Mazeau, Périat,

1969 en Bergeracois

Gagner une course de classement n'est pas important comme ici à Roumanières
mais la gagner devant le solide Alain Buffière peut se considérer comme un exploit.

1969 Championnat des sociétés

Le championnat des sociétés sur 87 km, un exercice difficile et périlleux

Saison 1969 - 18 ans/1° catégorie CCL (palmarès connu)
1° Roumanières (course interclubs) du VC Bergerac le 5 mars, 11° Claivivre le 23 mars 1° Christian Bordier EC Foyenne, abandon Cahors le 30 mars, abandon Cénac le 31 mars 1° Claude Mazeau CC Lindois, 9° Sarlat le 7 avril 1° Guy Sadet UCD Villeneuve, dans le peloton Gaillac le 20 avril, 6° Villefranche de Rouergue le 27 avril, 7° Milhac d’Auberoche le 28 avril 1° Jean-Pierre Ditlecadet CRCL, 12° Tour de l’Ariège du 1° au 3 mai dont 6° de la troisième étape, crevaison Ste Foy de Longas le 4 mai Jean-Luc Joubert Girondins de Bordeaux, 11° Meyrals le 5 mai, 7° Marignac (16) le 11 mai, 2° Saint-Chamassy le 12 mai 1° Pierre-Raymond Villemiane EC Foyenne, 7° Limoges le 15 mai, dans le peloton Villeneuve sur Lot le 22 mai, 6° Vézac le 25 mai 1° Claude Orus VC Lézignan, dans le peloton Abjat le 27 mai, crevaison Saint-Mesmin championnat d’Aquitaine route le 1° juin 1° Patrick Raymond CA Créon, Championnat des sociétés couru le 5 juin, 12° Villeneuve-Sarlat le 7 juin 1° Claude Mazeaud CC Lindois, abandon Ribérac le 8 juin1° Claude Magni VC Langon, abandon Calès le 9 juin, 12° Brive le 15 juin, 15° Gardonne le 25 juin, 2° Campagnac les Quercy le 23 juin, 3° Villefranche de Rouergue le 29 juin, 15° Vergt le 30 juin 1° Jacques Mazeau EC Foyenne, 3° Brive nocturne le 5 juillet, 9° Saint-Bonnet la Rivière le 13 juillet, 1° Larocal le 14 juillet, 4° Lugagnac le 20 juillet, 11° Veyrines de Domme le 27 juillet 1° Claude Hue CC Périgueux, 13° Puybrun le 28 juillet, 3° Vidaillac le 3 août, crevaison Ladouze le 4 août 1° Claude Hue CC Périgueux, 11° Penne d’Agenais, abandon Laverduc, 7° Limoges, 6° Saint-Vincent de Connezac 1° JL Castaing Girondins de Bordeaux, 6° Montignac, 9° Périgueux, 8° Lisle 1° Lucien Sautier CC Périgueux, 8° Bretenoux, 7° Saint-Geniès, 10° Tour du Pays Daubens, 2° Mérignac, 2° Brive, 7° Limogne.

1969 Réunion CCL

Réunion du Cyclo-Club Lindois

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – RÉGIS ROYÈRE 02 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne - Prochaine parution 1970-1971 sur ce LIEN.
Publication réalisée grâce à l’aimable concours de Gisèle Royère

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23 février 2021

1977/1978 MUSSIDAN : HISTOIRE DE SON CYCLISME - 1977/1978

CREUX DE VAGUE ET PÉRIODE FASTE DES CYCLO-SPORTIFS

Article précédent : 1976 La première nocturne des champions (pour ceux qui veulent revoir cet article, cliquez sur ce lien

- 1977 débute par deux épreuves inter clubs appelées encore course de classement qui sont effectuées par le Racing avec les sociétés des alentours comme l'UC. Montpon et l'EC. Foyenne. En Dordogne le CA. Ribérac est remis en selle, tout comme la Pédale Thibérienne à Thiviers et à Tursac la création du CC. Tursacois. Cette saison ne sera pas extraordinaire puisque l'on ne compte au Racing aucune victoire. Le Racing traverse à nouveau une période difficile mais continue d'organiser plus de quinze épreuves. Et la nouveauté réside dans le fait que les épreuves non licenciés mises en place par la fédération, connaissent un grand succès. De plus, ces prestations ne sont pas onéreuses et c'est pour cette raison que le club multiplie cette opportunité. Issac revient ainsi au calendrier, tout comme Beauronne d'ailleurs, alors que Saint-Front de Pradoux ne fait plus la fermeture de la saison comme par le passé, mais plutôt l'ouverture officielle du Racing. Jean-Marie Valade remporte cette épreuve et devient un coureur très sérieux lors de ces critériums.
COUREURS LICENCIES AU RACING EN 1977 : Lucien Sautier, Jacques Martin, André Bentaleb, Frédéric Fourgeaud.
- Le 14 juillet la deuxième nocturne des champions couronne Michel Fedrigo devant tout un parterre de sprinters redoutables. L'ambiance autour du circuit est à son comble avec trois animateurs : Jean-René Villechanoux, Pierre Sicaud et Bernard Sautier. En prologue de cette course, un contre la montre d'un kilomètre est organisé, histoire de faire patienter le public et de présenter le plateau. Gérard Berthomet de l'US. Talence s'adjuge le chrono. Le circuit est noir de monde. Yves Guéna et le conseiller général de La Force, monsieur Louvet sont là, aux côtés du maire et conseiller général Jean Bonneau qui donne le départ.

1977

 1977 dans la campagne mussidanaise, lors d'une course de classement où l'on reconnaît Jacques Martin
et André Bentaleb
au premier plan. Derrière on aperçoit Jean-Serge Calmette revenu
à l'UC. Montpon après un séjour à l'AC Bussière Poitevine.
A droite le président, Serge Augièras.

- Saint-Médard de Mussidan qui constitue l'épreuve doyenne du club révèle un futur grand champion avec un certain Dominique Arnaud du VC. Tarnos, qui rafle les deux étapes et le général. Qui aurait prédit un avenir professionnel pour cet inconnu en ce 12 juin 1977 ? Et pourtant … le landais avait encore un long parcours à faire, mais déjà il venait de foutre une belle rouste à des coureurs aguerris comme Sauvignat, Napias, Denis, Dutreuil et bien d'autres… Pendant ce temps le Vélo-Club du président Defix perd du terrain. Il n'y a plus l'armada des premières caté, si ce n'est Patrick Villemiane, Adélio Tonini, Michel Sautanie et … Daniel Ramirez qui a quitté déjà les troupes du Président Counord. Pourtant, le Vélo-Club Bergeracois cherche toujours à rebondir puisqu'il organise à Pomport le championnat d'Aquitaine route, puis le Championnat de France, rien que ça. En ce jour de juillet il ne manque rien sur les coteaux de Pomport. Olivier Dussaix le président de la FFC se trouve bien là, aux côtés du président Defix qui suit les coureurs dans une voiture à toit ouvrant. Jean-Marie Defix sera élevé ce jour-là au rang d'officier du Mérite Cycliste. Il l'avait bien mérité mais cela lui coûtera très cher ...Patrick Friou du Royan Océan Club remporte le maillot tricolore, Geneviève Gambillon celui des dames. Le club vedette de cette saison reste bien la Pédale de Tonneins. Avec des garçons comme Barjolin, Fedrigo, Tomiet, Audeguil, Mella et Naïbo, la formation lot-et-Garonnaise peut voir venir. Daniel Barjolin d'ailleurs remporte le trophée Cyclisme devançant Garmendia et Labourdette. Mais cette vitalité sera vite stoppée puisque en fin de saison une grande partie des effectifs du club vogueront vers d'autres horizons, un peu à l'image de nos Mussidanais partis rejoindre l'UC. Montpon en 1976.
- Toute cette actualité nous éloigne de Mussidan et de son Racing qui fait du surplace. André Bentaleb et le jeune Fourgeaud ont bien renforcé le club, mais à l'heure du bilan ces deux coureurs n'ont pas apporté de bouquets, ce qui chagrine quelque peu les esprits et les anciens dirigeants, revenus de nouveau à la case zéro. On reste inquiet, puisque Lucien Sautier décide à son tour de raccrocher. Pendant ce temps, les mutations de novembre n'apporteront aucune fraîcheur au club. Le cyclisme commence à connaître une sorte de déclin. Les informations sur les journaux ne font plus légion. La motorisation  offre aux jeunes de nouvelles perspectives pour sortir et s'amuser. Le cyclisme n'est plus en adéquation avec la vie des jeunes. Le football connaît un grand essor avec Saint-Etienne et les coupes d'Europe. De nouvelles disciplines font leur apparition. La multitude des informations cyclistes ne trouvent plus leur place sur la presse, qui elle distribue toujours des quotidiens comportant un même nombre de pages mais avec de plus en plus d'annonces et surtout de la publicité. Ceci explique peut-être cette régression en matière de communication sans parler des absences de résultats de plus en plus nombreux.

ORGANISATIONS DU RCM EN 1977

Prix de Saint-Front de Pradoux (24 avril)
1° Jean-Marie Valade (EC. Foyenne), 2° Sautier (RC. Mussidan), 3° Fedrigo (Tonneins), 4° Barjolin (Tonneins), 5° Dubost (VC. Bergerac), 6° Ducau (CC. Périgueux), 7° Dutreuil (UC. Montpon), 8° Denis (CC. Périgueux), 9° Martin (RC. Mussidan), 10° P. Villemiane (VC. Bergerac)
A Saint-Médard de Mussidan (12 juin)
1° étape :1° Dominique Arnaud (VC. Tarnos), 2° Sauvignat (CC. Marmande), 3° Mazeau (EC. Foyenne), 4° Napias (Riom), 5° Truffy (Périgueux), 6° Brusson (Périgueux), 7° Barnagaud (VC. Bazas), 9° Denis (CC. Périgueux), 10° Dutreuil (UC. Montpon).
2° étape : 1° Dominique Arnaud (VC. Tarnos), 2° Sauvignat (CC. Marmande), 3° Dutreuil (UC. Montpon), 4° Napias (Riom), 5° Denis (CC. Périgueux), 6° Grillon (US. Dax), 7° Conan (Périgueux), 8° Mazeau (EC.Foyenne), 9° Brusson (Périgueux), 10° Barnagaud (Bazas).
Général : 1° Dominique Arnaud (VC. Tarnos), 2° Jean-Paul Sauvignat (CC. Marmande), 3° Marc Dutreuil (UC. Montpon).

1977 BIS

Jean-Marie Valade, Dominique Arnaud, Michel Fedrigo,
Victor Melchior vainqueurs en 1977 des épreuves du RCM

A Saint-Martial d'Artenset (2 juillet)
1° Francis Bartherote (Guidon Agenais), 2° Bourdin (EC. Foyenne), 3° Duberos (Agen), 4° Arquey (US. Talence), 5° Zecchi (Libourne), 6° Calmette (UC. Montpon), 7° Borderie (Brive), 8° Vouillat (EC. Foyenne), 9° Martin (Mussidan), 10° Pernon (Agen).
2° Nocturne des champions à Mussidan (14 juillet)
1° Michel Fedrigo (Tonneins), 2° Guionnet (Mazamet), 3° Barjolin (Tonneins), 4° Pitard (US. Pons), 5° Marais (VC. Saintais), 6° Magni (Caudrot), 7° Berthomet (Talence), 8° Audeguil (Tonneins), 9° Mercadié (Mazamet), 10° Saladié (UA. Vic-Fezensac).
A Saint-André de Double (17 juillet)
1° Michel Esquerre (Bazas), 2° Joubert (ASPTT. Paris), 3° Lissandreau (CA. Ribérac), 4° Boyer (CC. Périgueux), 5° Lachaize (VC. Bergerac), 6° Aznar (Libos), 7° Bouyer (CA. Ribérac), 8° Vouillat (EC. Foyenne), 9° Vincent (UC. Montpon), 10° Lannegrand (US. Bouscat).
Prix des fêtes de Chantérac (7 août)
1° Eric Villegente (US. Talence), 2° Patrick Lachaize (VC. Bergerac), 3° Esquerre (Bazas), 4° Calmette (UC. Montpon), 5° Lissandreau (CA. Ribérac), 6° Bourges (Tours), 7° Estève (CC. Périgueux), 8° Bouyer (CA. Ribérac), 9° Nauleau (Barbezieux), 10° Bentaleb (RC. Mussidan).
Prix des non-licenciés à Issac (14 août)
1° Roger Doumenge (Saussignac), 2° Jean-Michel Démartin (Périgueux), 3° Gilbert Doumenge (Saint-Avit), 4° Jacky Serrano (Bergerac), 5° Christian Moreau, 6° Jean-Paul Laplagne, 7° Francis Boisserie (Bergerac), 8° Annick Démortier (Bergerac), 9° Raymond Doumenge (Saussignac), 10° Fagette.
Prix des non-licenciés à Saint-Louis en l'Isle (15 août)
1° Victor Melchior (Creysse), 2° Robert Houyo (Neuvic), 3° Bérano (St.Vincent Connezac), 4° Ranouil, 5° Bourzeau (Bergerac), 6° Minvielle, 7° Mazeau (Celles).
Prix des non-licenciés à Beauronne (11 septembre)
1° Robert Houyo (Neuvic), 2° Melchior (Creysse), 3° Priat (Villetoureix), 4° Roger Doumenge (Saint-Avit), 5° Norbert Bérano (Saint-Vincent de Connezac), 6° Démortier (Bergerac), 7° Serrano (Bergerac), 8° Mazeau (Celles), 9° Salavert (Saint-Philippe), 10° G. Doumenge (Saint-Avit).

 QUELQUES GRANDS DE LA SAISON 77

Eddy Merckx, Freddy Maertens, Jean Delisle, Jan Raas, Roger De Vlaeminck, Francesco Moser, Willy Tierlinck, Bernard Hinault, Ludo Dierrickx, Dietrich Thurau, Herman Van Springel, Roger Thévenet, Joop Zoetemelk, Lucien Van Impe, Hennie Kuiper, de Muynck, Marcel Tinazzi, Galdos, Jean Esclassan, Mariano Martinez.

CEUX QUI BRILLENT EN PERIGORD

Raphaël Truffy (CC. Périgueux), Guy Rauzet (CC. Belvès), Jean-Claude Delage (UC. Montpon), Philippe Candau (UC. Montpon), Dominique Eyquard (CC. Bergerac), Claude Denis (CC. Périgueux), Bernard Bodin (CC. Lindois), Christian Arnouilh (VC. Bergerac), Francis Beney (VC. Bergerac), David Pittman (CC. Périgueux), Jean Biniecki (UC. Nontron), Lionel Sallat (Pédale Nontron), Jean-Serge Calmette (UC. Montpon), Jean-Claude Ménardie (CC. Belvès), Mustapha Nadjjari (Pédale Faidherbe), Patrick Villemiane (VC. Bergerac), Jean-Luc Castaing (Pédale Faidherbe), Yves Brusson (CC. Périgueux).

LES VEDETTES DU SUD-OUEST

Bernard Becaas (FC. Oloron), Patrick Friou (Royan OC), Christian Fauré (VC. Isle Jourdain), Francis Duteil (CRC. Limoges), Michel Pitard (US. Pons), Bernard Labourdette (SA. Bidos), Joseph Kerner (VSLL Castres), Michel Grain (Cycle Poitevin), Marc Durant (PTT. Guéret), Michel Fedrigo (Pédale de Tonneins), Michel Guiraudie (GSC. Blagnac), Yves Nicolas (CRC. Limoges), Michel Guionnet (VRC. Albi), Jean-Pierre Parenteau (AC. Nersac), Jean-Marie Valade (EC. Foyenne), Jean-Pierre Guittard (AC. Bussière Poitevine), Jean-Louis Gauthier (UCAP. Angoulême), Michel Dupuytren (CRC. Limoges), Patrick Audeguil (Pédale Tonneins), Roland Mercadié (UV. Mazamet), Frédéric Brun (AC. Bussière Poitevine), Jean-François Mainguenaud (Pédale Saint-Florent), Jean Becaas (FC. Oloron), Serge Périn (Eauze Olympique), Daniel Barjolin (Pédale Tonneins), Christian Marais (VC. Saintes).

AUTRES COURSES DU RC.MUSSIDAN EN 1977

27 février Inter-Clubs de St. Martial d'Artenset
résultats non trouvés sur la presse
6 mars Inter-Clubs de St. Médard de Mussidan
résultats non trouvés sur la presse
1° mai Prix de Mussidan
résultats non trouvés sur la presse
10 juillet Prix des fêtes de Bénévent
résultats non trouvés sur la presse
4 septembre Prix de Saint-Géry (non licenciés)
résultats non trouvés sur la presse
4 septembre Prix de Beaupouyet (non licenciés)
résultats non trouvés sur la presse

- Les épreuves des non licenciés continuent de connaître une belle vogue. Mais le danger guette ce genre de course qui ne sont plus des épreuves pour non licenciés mais des épreuves pour des anciens licenciés qui ne veulent plus prendre de licence après tout le remue ménage élaboré par les instances fédérales. Les raisons se situent la plus part du temps dans le fait que ces coureurs ont changé de catégorie et que les intéressés ne sont plus d'accord pour se frotter avec les gros calibres. Alors la fédération a créé une catégorie senior "C" qui s'ajoute à celle des "A" et des "B" plus celle des cyclo-sportifs. Ces derniers se retrouvent entre eux lors des épreuves ou avec les vétérans. Il n'y a pas de système de montée qui se profile à l'horizon. On court pour un jambon … et surtout pour le plaisir. Dans ces conditions cette initiative fait du bien au Racing qui recrute des cyclo-sportifs comme Christian Bérano, Lavignac, Lespinasse et qui récupère en même temps un très grand nombre d'épreuves. Le calendrier du club compte plus de dix-huit épreuves et du même coup les fêtes de nos villages retrouvent une petite santé dans le secteur des animations. Saint-Jean d'Eyraud, Saint-Etienne de Puycorbier, Bourgnac constituent les nouveautés du calendrier 1978 sans parler de Saint-Michel de Double qui après des années passées dans l'escarcelle de l'UC. Montpon puis de l'AS Libourne retrouve le bon vieux Racing-Club. Saint-Martin l'Astier revient également après de nombreuses années sabbatiques et enfin une nouveauté avec le cyclo-cross de la Gravette à Sourzac.
COUREURS LICENCIES AU RACING EN 1977 : Jacques Martin, André Bentaleb, Christian Bérano, Lespinasse, JC. Lavignac.

1978

Jean-Marie Valade, Patrick Audeguil, Christian Bérano et J.Marie Despert
tous vainqueurs d'épreuves organinsées en 1978 par le RC Mussidan

- Du pain sur la planche il y en a donc, même si ces épreuves ne sont pas du même calibre que celles de nos amateurs seniors. Jacques Martin lui aussi s'est réfugié chez les cyclo-sportifs et cela lui porte chance puisqu'il retrouve le coup de pédale idéal et s'adjuge un total de vingt-trois victoires, du jamais vu …
- Dans le club, il se passe une grande activité mais avec tout de même un ton en dessous. En faits toutes ces coursettes ressemblent aux épreuves de la FSGT ou de l'Ufolep. Est-il nécessaire d'y revenir à l'heure où j'écris ces quelques lignes ? Nul ne le sait car la vie je l'ai déjà dit est un éternel recommencement. Ce que faisait hier l'ESCA, le RCM et tous les autres clubs l'imitent aujourd'hui sous la bannière de la FFC. Hier on critiquait l'ESCA (qui existe toujours en cette saison 1978). Maintenant on applique son système et il est convenable de dire que c'est la meilleure parade pour bonifier notre fédération et nos clubs.
LES VICTOIRES DE JACQUES MARTIN EN 1978 : Etouars, Compreignac, Saint-Savin, Château-Chervix, Glanges, Saint-Martin le Vieux, Freyssensac, Condat sur Vienne, Le Chalard, Saint-Léger Magnazeix, Compreignac (2° fois), St.Médard de Mussidan, Augères, Saint-Léonard, Nanthiat, Eymet, Saint-Martin l'Astier, Chenaud, Saint-Rémy, Queyssac, Limoges
- Le 14 juillet Jean-René Villechanoux commente la 3° nocturne des champions. Une nocturne menée tambour battant. Il suffit pour s'en rendre compte de lire les cinq premiers du classement (Audeguil, Saladié, Mercadié, Fedrigo et Pitard) qui constituent à eux seuls la fine fleur du cyclisme de cette période. La fin de saison reste très active au Racing avec l'organisation d'une réunion de cyclo-cross à Mussidan avec le comité d'Aquitaine. A cette réunion assiste M. Labarrière président de la commission régionale et monsieur Jean-Claude Moussard CTR. Après un exposé et un film de Jean-Yves Plaisance, les participants passent à la mise en pratique sur le stade où des mottes sont installées. Le 19 novembre l'hôtel du Périgord sert de cadre à l'assemblée générale et à la mise en place d'un nouveau bureau. Le 16 décembre, c'est la clôture avec une quine à Saint-Médard de Mussidan.

LES COURSES 1978-1982 : Ce sont les années Hinault. Celles où le breton, dirigé de main de maître par Cyrille Guimard, l'ancien sprinter, reconnu comme le plus fin stratège du peloton, montre sa supériorité dans les domaines de son choix. Contrairement à Merckx, quelques années plus tôt, Hinault ne se disperse pas. Il choisit ses objectifs, les atteint la plupart du temps, et fait souvent preuve de panache, guidé par un tempérament gouailleur et farouche.
Pendant ces cinq saisons, il se meuble un palmarès exceptionnel : quatre Tours de France (il n'abandonne le cinquième que pour une douleur au genou), deux Tours d'Italie, un championnat du Monde à Sallanches, considéré comme son sommet un Paris-Roubaix, trois Grands Prix des Nations, et d'autres classiques. Ses principaux adversaires ? Zoetemelk, toujours étonnamment présent, la trentaine largement passée, pour les courses à étapes, Moser (vainqueur de trois Paris-Roubaix consécutifs), le Néerlandais Jan Raas et un De Vlaeminck vieillissant dans les classiques.
Une opposition moins relevée, tout de même, qu'à l'époque de Merckx, qui incite les dirigeants duclisme à chercher des débouchés. C'est ainsi que naît le fameux terme de mondialisation, dans le but d'élargir l'élite à d'autres pays qu'aux vieilles nations traditionnelles d'Europe de l'Ouest. Après une tentative d'ouverture sans lendemain vers l'Est, où on fait la sourde oreille, on se dirige, avec d'entrée quelques encouragements, vers d'autres continents. L'amateur colombien Florez, vainqueur du Tour de l'Avenir 80, est le pionnier d'une nouvelle grande nation. De même la révélation de l'australien Phil Anderson dans le Tour 1982, et l'arrivée du jeune prodige américain Greg Lemond annoncent-elles une nouvelle ère ?

- Je ne peux pas terminer cette saison 78 sans parler de l'arrivée à Périgueux d'un troisième club avec l'ASPTT. Cette situation mine encore plus le Cyclo-Club Périgourdin présidé par Fernand Boucher. Les meilleurs coureurs qui sont des invétérés postiers se dirigent droit vers ce nouveau club. Du coup le Cyclo se déshabille en effectifs et se trouve dans l'obligation de composer avec la Pédale Faidherbe et cette ASPTT. Dans ses rangs le doute et la mésentente divisent le club, et comme je l'ai déjà dit, cette situation va finir par éclabousser de nombreux clubs. A Mussidan, Maurice Jouault fait également son apparition. Depuis les critériums professionnels de 1966, le speaker des As et l'As des speakers s'était fait oublier. Sur le journal "Cyclisme" un pavé publicitaire nous annonçait la création d'une nouvelle société commerciale "MaJoDiPub",autrement dit "Maurice Jouault Diffusion Publicité". Installée à Mussidan, cette enseigne invitait les formations cyclistes à rentrer en contact avec l'homme du micro, dans le but d'étudier en commun l'organisation de futurs critériums, tout un programme …

ORGANISATIONS DU RCM EN 1978

Inter Clubs de Mussidan (12 mars)
1° Jean-Marie Valade (EC. Foyenne), 2° Candau (UC. Montpon), 3° Eric Valade (EC. Foyenne), 4° Patrick Villemiane (EC. Foyenne), 5° Bourdin (EC. Foyenne), 6° Bordier (EC. Foyenne), 7° Lespinasse (Mussidan).
Saint-Front de Pradoux (23 avril)
1° Martinaud (Lbourne), 2° Boyer (Périgueux), 3° Bernagaud (Bazas), 4° Rauzet (Belvès), 5° Lacaud (Périgueux), 6° Strugeon (ASPTT. Périgueux), 7° Bobineau (Libourne), 8° Ulbert (Sarlat), 9° Mazet (Villefranche), 10° Galy (Sarlat).
A Saint-Médard de Mussidan (11 juin Cyclo-sportifs)
1° Jacques Martin (RC. Mussidan), 2° Dutertre (Nontron), 3° Seureau (Libourne), 4° Guy (Ribérac), 5° Bérano (Mussidan), 6° Sparcel (Libourne), 7° Laplagne (Talence), 8° Jacouty Jacques (Ribérac), 9° Stochero (EC. Foyenne), 10° Gérard Jacouty (Ribérac).
Prix des fêtes de Saint-Médard de Mussidan (11 juin)
1° Jean-Marie Valade (EC. Foyenne), 2° de Santi (US. Talence), 3° Tomiet (VC. Bazas), 4° Fedrigo (Bazas), 5° Audeguil (Saint-Céré), 6° Bodin (Lalinde), 7° Dutreuil (Talence), 8° Fournier (Périgueux), 9° Lespinasse (Mussidan) 10° Estève (CC. Périgueux).

1978 BIS

Philippe Barrault (CRCL et Jean-Paul Raymond vainqueurs en 1978

Nocturne des Champions à Mussidan (14 juillet)
1° Patrick Audeguil (VC. Saint-Céré), 2° Saladié (UA. Vic), 3° Mercadié (Pyrénées), 4° Fedrigo (Bazas), 5° Pitard (Pons), 6° Ramirez (UC. Montpon), 7° Tréra (Pons), 8° Lajo (Beaulac), 9° de Santi (Talence).
Prix des fêtes de Issac (13 août)
1° Christian Bérano (RC. Mussidan), 2° Renoux (Pons), 3° Martin (Mussidan), 4° Norbert Bérano (UC. Montpon), 5° Teyssandier (EC. Foyenne), 6° Laplagne (Talence), 7° Gilbert Doumenge (EC. Foyenne), 8° Bousquet (Bergerac), 9° Daubisse (EC. Foyenne), 10° Mignonneau (AS. Libourne).
A Saint-Louis en l'Isle (20 août)
1° Norbert Bérano (UC. Montpon), 2° Michel Dutertre (Nontron), 3° Christian Bérano (Nontron), 4° Daniel Dutertre (Nontron), 5° Dutertre (Périgueux), 6° Loubiat (Ribérac), 7° Nicot (Ribérac), 8° Mignot (EC. Foyenne), 9° Jacouty (Ribérac), 10° Vigier (RC. Mussidan).
Prix des fêtes de Saint-Michel de Double (1° octobre)
1° Bernard Huot (PS. Aubagne), 2° Bonnard (Mérignac VC), 3° Dupont (Mérignac VC), 4° R. Doumenge (EC. Foyenne), 5° Hirrebery (Mérignac VC), 6° Blancheton (UC. Montpon), 7° Del Cambo (Mérignac VC), 8° Nauleau (Barbezieux), 9° Bouyer (Ribérac), 10° Giraud (US. Villenave).
Cyclo-Cross de la Gravette à Sourzac (8 octobre)
1° Jean-Marie Despert (US. Talence), 2° Dubois (Hossegor), 3° Cluzant (UC. Brive), 4° Mondory (Lalinde), 5° Estève (Périgueux), 6° Marcheratti (Gourdon), 7° Delhac (Angoulême), 8° Taillacot (Talence), 9° Cornand (Montauban), 10° Lespinasse (Mussidan).

 QUELQUES GRANDS DE LA SAISON 78

Gerrit Knetemann, Freddy Maertens, Bernard Hinault, Jan Raas, Joop Zoetemelk, Walter Godefroot, Michel Pollentier, Francesco Moser, De Vlaeminck, Michel Laurent, Gian Battista Baronchelli, Dietrich Thurau, Joseph Bruyère, Pessarrodona, Jean-René Bernaudeau, Bossis, Thaler, Joachim Agosthino.

 CEUX QUI BRILLENT EN PERIGORD

Raphaël Truffy (VC. Bergerac), Jean-Marc Porcherie (VC. Bergerac), Serge Besse (CC. Périgueux), Rachid Alaux (CC. Sarlat), Michel Mondory (CC. Lindois), Christian Ledu (VC. Bergerac), Daniel Ramirez (UC. Montpon), Christian Darrin (ASPTT. Périgueux), Claude Valiani (Pédale Faidherbe), Jean-Claude Ulbert (Guidon Sarladais), Guy Rauzet (CC. Belvès), Adélio Tonini (VC. Bergerac), Christian Arnouilh (VC. Bergerac), Philippe Mondory (US. Lalinde), Daniel Dutertre (UC. Nontron), Simon Hook (CC. Périgueux), Yves Brusson (ASPTT. Périgueux), Alain Fossard (VC. Bergerac), Jean-Jacques Blancheton (UC. Montpon), Pascal Jugie (Guidon Sarladais), Bernard Dubost (VC. Bergerac), Christian Bérano (RC. Mussidan), Michel Dutertre (UC. Nontron).

 LES VEDETTES DU SUD-OUEST

Bernard Pineau (US. Talence), Yves Nicolas (ACL. Bussière Poitevine), Michel Guiraudie (GSC. Blagnac), Michel Pitard (US. Pons), Michel Dupuytren (ACL. Bussière Poitevine), Patrick Audeguil (VC. Saint-Céré), Christian Jourdan (VC. Mérignac), Christian Marais (VC. Saintes), Bernard Pradel (VC. Rodez), Francis Castaing (CC. Marmande), Francis Duteil (CRC. Limoges), Michel Larpe (UCAP. Angoulême), Patrick Mauriès (VC. Graulhet), Michel Fedrigo (UC. Bazas), Marc Durant (UC. Brive), Dominique Arnaud (VC. Tarnos), Didier Lebaud (UC. Niort), Jean-Marie Valade (EC. Foyenne), Joseph Kerner (VSLL Castres), Jean Becaas (FC. Oloron), Pascal Chaumet (Cycle Poitevin), Frédéric Brun (ACL. Bussière Poitevine).

 AUTRES COURSES DU RC.MUSSIDAN EN 1978

5 mars Inter-Clubs de St. Médard de Mussidan
1° Jean-Marie Valade (EC. Foyenne)
1° mai Prix du printemps à Mussidan
1° Barraud (Limoges)
25 juin Prix des fêtes de Saint-Jean d'Eyraud
résultats non trouvés sur la presse
9 juillet Prix des fêtes de Bénévent
résultats non trouvés sur la presse
16 juillet Prix de Saint-André de Double
1° Jean-Paul Raymond (SC. Caudrot)
30 juillet Prix de Saint-Etienne de Puycorbier
résultats non trouvés sur la presse
3 septembre Prix des fêtes de Saint-Géry
résultats non trouvés sur la presse
24 septembre Prix des fêtes de Bourgnac
résultats non trouvés sur la presse
22 octobre Prix des fêtes de Saint-Martin l'Astier
1° Jacques Martin (RC. Mussidan)

VÉLO DORDOGNE - MUSSIDAN (23) © BERNARD PECCABIN
Prochain épisode : 1979 (Dix-huit épreuves au calendrier)

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CHAMPNIERS-REILHAC (Palmarès)

LA COMMUNE DE L'ANCIEN  PRÉSIDENT DE L’UC.NONTRON

- Comme Busserolles, Champniers-Reilhac est une commune située à la pointe Nord de notre Dordogne. Busserolles est un peu à l’Ouest de cette pointe, Champniers est à l’Est de cette pointe, sur la route de Saint-Mathieu. Village de plus de 500 habitants, Champniers-Reilhac est aussi le village de Jean-Claude Védrenne, ancien président de l’UC Nontron. Artisan menuisier, c’est de là-bas qu’il a construit son club à partir de 1966. Bien évidemment, il a organisé dans sa commune des épreuves sur route, des cyclo-cross et un championnat de Dordogne juniors. Mais depuis 1992, il ne s’est plus rien passé à Champniers sur le plan du cyclisme de compétition. C’est certainement à compter de ce moment que le club a également disparu...

Champniers 1990

Protocole de la course en 1990 à Champniers-Reilhac

Palmarès connu du Prix des fêtes : 1967 Philippe Barraud (Pédale Nontron), 1979 Michel Besse (CRC Limousin), 1982 Yves Cardinal (CA Civray), Thierry Fourgeaud (ASPTT Guéret) en cyclo-cross, 1983 Jean-Pierre Fouchier (Cycle Poitevin), 1986 Championnat de Dordogne juniors Alain Zampérini (CC Périgourdin), 1987 Maurice Loustalot (AJ Montmoreau), 1987 Jean-Paul Raymond (US Talence) en cyclo-cross, 1988 Jean-Paul Truffy (CC Périgueux), Jean-Paul Raymond (US Talence) en cyclo-cross, 1989 Laurent Foissac (US Cahors), Jean-Paul Raymond (Pédale Faidherbe) en cyclo-cross, 1990 et 1991 Pascal Gibeaud (AS Saint-Junien) 1992 Benoist Bordin (CC Marmande)

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – CHAMPNIERS-REILHAC © BERNARD PECCABIN
Réédition d’articles parus sur le blog la Dordogne Cycliste

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22 février 2021

PRIX ALBERT TOURNIÉ A SOUSTONS (édition 1959)

MICHEL GONZALÈZ VAINQUEUR AU SPRINT

1959 Soustons 5

Melle Denise Caule Miss Rugby, qui va remettre le bouquet au vainqueur Michel Gonzalez,
puis Mme Gonzalez et le speaker Robert Bergez

A SOUSTONS (Landes) le 4 Août. Cette ancienne classique des Landes fût remarquablement disputée, la course animée du début à la fin. Malgré un marquage combien étroit entre plusieurs des concurrents et certains d’entre eux enfuis dont les échappées auraient pu être concluantes, un regroupement général eu lieu à une dizaine de tours de la fin. Dés ce moment il ne pu être question de réussir à s’enfuir. Le peloton se présenta donc compact à l’arrivée ou le rapide Gonzalez n’éprouva aucune difficulté à le régler. Et pourtant, auparavant l’Hendayais avait été pris de vitesse par Bello de Nérac pour l’octroi de la plus grosse des primes annoncée par le speaker Bergez et dont le total s’éleva à 80 000 Francs.

1959 Soustons 3

Protocole avec Michel Gonzalès, le speaker Bergez et Miss Rugby

Classement : 1ér Michel Gonzalez (VC Hendaye), groupe sportif des Meubles Charles Bayle de Bayonne) les 110 Kms en 2h 45mn sur cycle Verdeun. 2. Robert Vivensang (Hendaye). 3. Bello (Nérac). 4 Fontagnères (Capbreton), etc...

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – SOUSTONS 1959 © PATRICK GONZALÈZ
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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2001 - LE CYCLISME, SON ACTUALITE (8° semaine de la saison)

IL Y A 20 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

25 février au 3 mars 2001

- Le 25 février à Châtellerault le prix des Etablissements BMO est gagné par Champigny un coureur du VC Loudun nouveau venu en DN3. Christophe Bercy (Cycle Poitevin) termine derrière alors que Sylvain Chavanel également de Loudun prend la 3° place suivi par son équipier Pauchet, soit de bonnes raisons de voir les rouge et blanc dynamiter les pelotons.

2001 Ronde Pays Basque

Camille Bouquet lève les bras pour la deuxième fois, ici à Saint-Jean de Luz

- Le même jour à Saint-Jean de Luz, lors de la Ronde du Pays Basque, Camille Bouquet ressert le potage en s’imposant marquant ainsi la suprématie des Jean Floc’h où il s’impose devant Delarue (Super Sort 23) et Judas son équipier déjà vainqueur d’une épreuve.

2001 Champ

Fabien Patanchon s'est imposé avec un tour d'avance sur Ladagnous et Vignolles

- Le 3 mars les championnats interrégionaux sur piste à Bordeaux ont consacré les Espagnols du Guipuzcoa avec la victoire de Alonso en séniors. Fabien Patanchon (UC Haillan) gagne chez les juniors, Ocherowitch (Castelsarrasin) en cadets et Romain Smet (Castelsarrasin) en minimes.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 2001/semaine 08 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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MORT D’ANDRÉ DUFRAISSE

LE PAPE DES LABOURS S’EN EST ALLÉ

Dufraisse

 - Après Raymond Poulidor, le cyclisme Limousin est à la peine avec le décès du plus grand champion de tous les temps, André Dufraisse qui nous a quittés à l’âge de 94 ans, ce dimanche 21 février.
- Né le 30 juin 1926 à Razès, au nord de la Haute-Vienne, André Dufraisse a toujours été d'une nature discrète. Cinq fois champion du monde de cyclo-cross, sept fois champion de France, il s'est pourtant taillé un palmarès incomparable au cœur des années 50 et au début des années 60. Domptant avec une maestria extraordinaire les sous-bois et les terrains de boue qui l’ont fait roi. 

5° fois

Son 5° sacre à Limoges acquis dans la douleur, atteint les jours précédents par une sciatique

- Sa carrière fut impressionnante avec tant d’exploits conquis, dont son 5° titre acquis en 1958 à Limoges, sur ses terres. "Rétro Vélo Dordogne" vous renvoie sur ce LIEN et pour les fanas, je vous conseille de revoir tous les championnats régionaux en cliquant sur cet autre LIEN. Vous y trouverez tous les reportages depuis la Libération à nos jours.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ANDRÉ DUFRAISSE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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21 février 2021

1996 - LE CYCLISME, SON ACTUALITÉ (8° semaine de la saison)

IL Y A 25 ANS EN DORDOGNE ET EN AQUITAINE

22 au 28 février 1996

- Début de l’Essor Basque le 24 février à Anglet avec la Flèche Basque qui est gagnée par Patrick Hourdebaigt. Le coureur du VC Salisien a battu dans l’ordre Ludovic Grecchi (Montauban), Zabala Moreno (CC Vitoria), Stéphane Diemunsch (Marmande) et Giraudeau (Dax).

1996 Montastruc

Francis Roger, Eric Frutoso et Patrice Limoges à Montastruc

- Le 25 février on fait l’ouverture en Haute-Garonne avec le prix de Montastruc la Conseillère où on assiste à un duel Blagnac-Cahors mais où la victoire revient à l’Angloy Eric Frutoso désormais licencié à Saint-Quentin. Après une échappée de 30 kms, Frutoso est allé au bout pour l’emporter. Francis Roger (2°) de Blagnac et Patrice Limoges (3°) de Cahors sont sur le podium de ce Prix Pinel.

1996 Jarnac CC

Martinez, Bonnand et Potet sur le podium à Jarnac

- Le 25 février à Jarnac, le cyclo-cross national du Bois de Montagnan du défunt Guy Conan confirme la grande forme de Cyril Bonnand (CSM Persan) qui s’impose devant son équipier Miguel Martinez et Jean-Yves Potet du CA Civray. Le prologue a été gagné par Fabien Chareix (UC Condat).
- Suite des championnats d’hiver sur la piste Bordelaise avec l’addition de points remportée par Laurent Bajolle (US Bouscat) et Arnaud Dublé (SA Mérignac) en cadets. La course à l’américaine est remportée par le duo Minvielle-Fournier du CAM de Bordeaux.
- On a couru sur route à Châtellerault le prix d’ouverture du club local gagné par Christophe Bercy (Chatellerault) qui bat Le Faver (Cycle Poitevin) et Berger (CRCL).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 1996/semaine 08 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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19 février 2021

RÉGIS ROYÈRE (1965-1966)

ITINÉRAIRE DU VAILLANT COUREUR DE NÉGRELAT
(Cet article se compose de quatre parties)

préambule

PRÉAMBULE

Royère

- Un jour, alors que l’on vivait le confinement, un couple eut une conversation "vélo". Lui, c’est Régis Royère (en médaillon), elle, c’est Gisèle son épouse, qui a toujours suivi son mari, voilà cinquante ans lorsqu’il pratiquait la compétition cycliste.
- Ce jour là, le sujet portait sur la date d’un Tour du Limousin. Gisèle lui dit : "Souviens toi, c’était en 1970, on se connaissait juste et on devait se retrouver au bal de Fayrac, là où tu m’annonces que tu ne peux pas rester car le lendemain tu partais faire le Tour du Limousin. Tu avais 19 ans et moi 17..." De cette conversation, Gisèle se met à activer le nom de "Royère Régis" sur un moteur de recherche de son smartphone et là un peu épatée et surprise, elle découvre un site www.cyclisme en limousin qui lui donne non seulement raison avec l’année 1970, mais aussi toute une série de classements de son mari. Elle persiste encore et là voilà avec "Rétro Vélo Dordogne", le site que vous consultez, avec des articles de presse, des photos, des reportages, des classements qui replongent le couple avec exaltation dans ces années là, celles de 1965 à 1978. Soit une carrière, celle de Régis Royère qui est devenu son cher époux et dont elle va nous résumer à sa façon, la vie de son champion de mari.

 QUI EST RÉGIS ROYÈRE ?

- Un garçon né le 10 décembre 1950 à Sarlat, fils et petit fils d’agriculteurs, résidant à Négrelat, un lieu-dit de la ville de Sarlat, situé en pleine campagne au sud-ouest de la sous-préfecture. Pas très loin non plus de la rivière Dordogne, qui creuse sa merveilleuse vallée en effleurant les falaises, soit un univers de lumière et de verdure qui en font un paradis pour le jeune Régis qui affectionne par-dessus tout la nature et la vie à la ferme, mais aussi les près, les champs, les ruisseaux, les animaux, les femmes et les hommes toujours occupés aux travaux de cette vie rurale. Régis a grandi dans la très modeste ferme de Négrelat qui comptait 20 ha où vivaient ses grands-parents, ses parents et son frère cadet. Leur petite maison à cette époque ne comporte que trois pièces. L’eau courante commence à peine à arriver, les salles de bains suivront plus tard tout comme les premiers réfrigérateurs, puis le téléphone et la télévision en noir et blanc. La majorité est à 21 ans, une époque où les filles sont sous surveillance rapprochée. Pas de vacances, juste quelques sorties pour les jeunes soit en ville pour s’habiller ou se chausser, soit lors des fêtes locales en signe de récompense. Régis aime par-dessus tout la vie rurale, la campagne, la nature, car c’est un passionné. Il est fils de paysan, fier de l’être, il le restera avec une force et une détermination inouïe qui lui feront connaître une réussite professionnelle exceptionnelle. Pourtant à cette époque (1950) on vivait avec peu ! On restait sage, le superflu n’était pas devenu le nécessaire. Si l’on savait travailler au jardin, si l’on était habile de ses mains, on pouvait vivre, c'est-à-dire manger, se chauffer, s’habiller et parfois se soigner. Ce qui était le cas chez les Royère au cours de cette période d’après guerre...
- Gisèle aussi est une passionnée qui se souvient de cette époque où elle a connu Régis. Une époque pleine de souvenirs, des années de complicité, de gaieté, d’allégresse, d’enthousiasme et d’amour fou ajoute t-elle. Il a fallu internet et le Covid pour retrouver le cyclisme et se décider de tenter de retracer le parcours cycliste du jeune Royère. Un parcours qui était resté dans un coin de leur mémoire, parce qu’il avait été un temps très douloureux d’en parler pour ce coureur qui un soir de septembre 1978 a rompu net, sa vie sportive, pour qu’elle soit oubliée...

 PREMIERS ESSAIS SUR UN VÉLO

- Tout commence un jour de 1964. Régis a 13 ans. Se rendant dans sa famille, au "Breuil" de Sarlat, les Royère se déplacent ainsi pour se faire couper les cheveux chez des cousins. A cette époque, lors des retrouvailles, on trouvait toujours le temps de bavarder, de boire un petit verre, de passer un bon moment tout en se faisant couper les cheveux. La mode dans ces années là avait une petite tendance vers les cheveux longs avec des chanteurs avant-gardistes qui arboraient une belle tignasse comme les Beatles et autres. Mais traditionnalistes, le poil court conservait et constituait encore la rigueur de cette époque. Dehors les enfants eux aussi semblaient heureux de se revoir. "Le Breuil" n’était pas loin de Négrelat, juste à l’Ouest de la zone urbaine, mais le travail des champs monopolisait tellement le temps en campagne, que l’on s’y rendait qu’épisodiquement. Donc on profitait de ce passage pour se raconter la vie et pour que les enfants s’amusent. Des enfants qui jouaient à relever des défis à vélo, pour se chronométrer sur un parcours. Et c’est là, que Rémi Dose son cousin licencié au Guidon Sarladais, lui conseilla de faire du vélo vu sa rapidité, sa vélocité et son adresse au cours de ces séances d’amusement. Dans les jours qui suivent, Rémi Dose passera à la ferme pour chercher Régis et lui faire vivre son premier entraînement sur les routes Sarladaises. Peu de temps après, il fait l’acquisition d’un vrai vélo que son père va payer par traite, avec la vente du lait de la ferme. Tout content de son nouveau vélo, il lâche les copains à l’entraînement, dans les côtes notamment, jouant aux Poulidor ou aux Anquetil selon les jours. Alors qu’il regardait si le groupe revenait sur lui dans une descente, un moment d’inattention et c’est la chute ! Plus de vélo ! Il déclare alors : là c’est le métier qui rentre ! Un Sarladais le ramènera chez un médecin pour recoudre une plaie béante sous la paupière, mais le vélo lui, était cassé ! Il fallait en racheter un autre alors que les compétitions officielles de 1965 n’avaient pas débutées, ce qui mettait financièrement la famille en difficulté.

1965 Royère Régis St Foy le Grande 11 avril1965

Jean-Paul Loubriat et Régis Royère du Guidon Sarladais en 1965 à Sainte-Foy © G. Royère

1965 AU GUIDON SARLADAIS

- Le cyclisme à Sarlat est quelque peu mystérieux. Mystérieux parce que dans l’article de presse ci-dessous on écrit que la société cycliste en question porterait le nom de Guidon Sarladais. Or ce club a eu un passé jusqu’en 1958 où il a été sacré Champion du Limousin des sociétés avec Frare, Pouget, Lardy, Jayle et Amigo. Curieusement, après ce titre, le Guidon a disparu... pour réapparaitre ici et à compter de 1965.
- Annoncée dans la presse, une société cycliste qui prendrait le nom de Guidon Sarladais est en voie de formation. La tâche s’avérait difficile tant les écueils sont maintenant nombreux sur la route de toute société qui veut aller vers le succès. Mais nos amis de la petite reine ont tenu bon et ils sont arrivés à leurs fins, ayant atteint l’objectif fixé : la remise en selle d’un club cycliste à Sarlat.
- Il était quand même pénible aux habitants d’une ville qui dans le passé organisait des épreuves mémorables avec la Pédale Sarladaise, de faire appel aux sociétés extérieures pour la mise sur pied de courses aujourd’hui. On ne peut donc que se réjouir et féliciter ceux qui n’ont pas reculé devant la responsabilité à prendre, en acceptant de se consacrer à une activité qui va les mettre fortement à contribution. Voici donc le conseil d’administration de ce Guidon Sarladais au seuil de cette saison 1965 :
Président d’honneur : Docteur Jean Leclaire, maire de Sarlat.

1965 dirigeants du GS

Dirigeants du Guidon Sarladais © archives presse

Président actif : M. Lucien Fresquet (appelé le sorcier dans le milieu cycliste).
Vice-Présidents : MM. Dose et Lepinoy - Secrétaire : M. Jean Malgouyat
Trésorier : M. Mathé - adjoint : M. Sardant
Membres : MM. Pouget, Peinch, David, Fresquet fils, Lardy, Deguilhem, Roux, Jugie, Beaudet, Chambon fils, Gagnèbe, Pradat, Labernardie, Pauliout.
Quelques coureurs : Pierre Besse, Jean-Marie Galy, Alain Grenaille, Daniel Jouffre, Christian Laval, Emile Delmas, Jean-Paul Loubriat, Daniel Peinch, A. Veyssière, Guy Conan, Jean-Claude Ménardie, Rousseau, Bach, Cluzel, Paul Boyer et le tout jeune Régis Royère.
- Réunis au siège social qui sera l’auberge des Cordeliers, chez l’ami Gagnebé, le bureau a commencé son activité en encaissant les cotisations. Avec une petite provision de "nerf de la guerre", on souhaite que ces nouvelles couleurs aillent très loin sur nos routes et nos circuits.
- A 14 ans à peine, Régis Royère revêt le maillot orange à damiers noirs du Guidon Sarladais. Une saison fructueuse que celle de 1965 où il est amené sur de nombreuses épreuves, avec la complicité de la famille David qui résidait aux Rhodes et qui pilotait leur fils Jean-Paul Loubriat, dans les épreuves. Il effectue plusieurs courses, mais faute d’éléments, voici celles qui ont paru sur la presse. Gagner à 14 ans avec des cadets plus aguerris, démontre que Royère possède bien un bon potentiel. Le voilà sur de bons rails, reste à connaître la suite de sa carrière. Pour l’heure, il court avec un vélo acheté d’occasion à l’ancien champion Robert Jugie originaire de Meyrals et bien connu, ayant couru jadis au Cyclo-Club de Belvès. Ici dans le coin il est la référence avec Marius Archambaud natif du Coux, voire d’Emile Delmas et si on remonte plus loin avec Lucien Laval, l’ex Tour de France de Saint-Vincent de Cosse.

ANCIENS SARLADAIS

Anciennes vedettes cyclistes du Pays Sarladais

- Mis à part ce petit rappel, on sait que le petit Sarladais qui ne fêtera ses 15 ans qu’en décembre, possède un bon coup de pédale. 1965 ne constitue qu’une mise en bouche, un début, un apprentissage où Régis apprend seul, recueillant parfois des conseils des accompagnateurs qu’il prend ou ne prend pas en considération selon les circonstances. Il devine que le cyclisme est un sport individuel où il vaut mieux compter sur soi-même que sur les autres…, même si le club représente une équipe…

Quelques résultats de la saison 1965
Couze Saint-Front août (cadets par CC Lindois) : 1. Abadie (Libos), 2
. Loubriat (Sarlat), 3. Tenant (Périgueux), 4. Royère (Sarlat), 5. Santarossa (Miramont), etc…
Fouleix (cadets par CC Périgourdin) : 1. Régis Royère (Guidon Sarladais),
2. Tenant (Périgueux), 3. Loubriat (Sarlat), 4. Galy (Sarlat), 5. Cluzeau (Ste Foy), 6. Conan (Sarlat), 7. Menenteau (Lalinde), 8. Charpateau (Périgueux), 9. Grellety (Lalinde), 10. Chort (Lalinde), etc…
Sarlat le Pontet (cadets par Guidon Sarladais) : 1. Jean-Paul Loubriat (Guidon Sarladais),
2. Borderie, 3. Abadie, 4. Colliac, 5. Royère, 6. Barbin, 7. Barbançon, 8. Nieucel, 9. Traversie, etc…
Sainte Foy (cadets par EC Foyenne) : 1. Jean-Paul Loubriat (Guidon Sarladais),
2. Dutreuilh (UC Montpon), 3. Lespinasse (UC Montpon), 4. Besse (SCA Libourne), 5. Bazoin (CA Créon), 6. Royère (Sarlat), 7. Lagardère (VC Réolais), 8. Bésarion, etc...
3° du Championnat de Dordogne cadets (gagné par Boyer)
- Ce palmarès est limité certes, mais certainement que partout où Loubriat se classe, Royère amené par sa famille se situe dans le classement comme on le suppose à Bon Encontre, Salon de Vergt, Faux, Atur, Blaymont, etc... Cette situation va perdurer même si parfois, c’est Papa Roger qui avec sa 2 CV amène son fiston au départ des épreuves.
- Dans ce Guidon Sarladais, le travail d’équipe est de rigueur, sauf que ce travail est toujours effectué au bénéfice du même coureur, ce qui fait naître un climat malsain qui s’exprime au travers des mutations annuelles de la jeune société. Pour l’heure Régis sait ce qu’il vaut, il a gagné une fois, donc il peut le refaire encore.

Le_dimanche_d'un_coureur_cadet_dans_les_années_60 (téléchargez le PDF).

 Lu sur la presse de mars 1965

Le Guidon Sarladais reçoit M. Lathière

Président du Comité d’Aquitaine

- Après une courte réunion au siège social du Guidon Sarladais, M. Fresquet, président de la société, offrait un vin d’honneur à la mairie, en présence du docteur Leclaire, maire de Sarlat et conseiller général, de M. Gryssellier commissaire de police, de l’adjudant de gendarmerie représentant le capitaine Heintz, M. Burg président du syndicat d’Initiative ainsi que les présidents des sociétés sportives de la ville.

1965 Sarlat autour de Malgouyat

 M. Malgouyat (à gauche) secrétaire entouré des personnalités du Guidon Sarladais.

- Après les présentations d’usage, M. Fresquet prononçait un discours dans lequel après avoir souhaité la bienvenue à M. Lathière, président du comité d’Aquitaine, dit combien il était agréable pour notre société qui venait de renaître, d’avoir en la personne de M. Leclaire, un homme qui aidera avec efficacité le jeune club de la ville.
- M. Lathière devait à son tour, prendre la parole, remerciant l’assemblée de leur présence, se félicitant de voir à Sarlat, l’essor que prenait de nouveau le Guidon Sarladais qui, après plusieurs années de sommeil, venait occuper en Aquitaine une place qu’il n’aurait jamais dû perdre.
- M. Leclaire, maire de Sarlat, à son tour, devait dire combien il lui était agréable de voir revivre dans sa ville une société cycliste, dirigée par des jeunes qui ont à cœur de voir briller les couleurs de leur club. Il devait ajouter qu’il espérait qu’en 1965 nous pourrions assister à des compétitions importantes dans notre ville où le cyclisme avait toujours occupé une grande place.
- Puis chacun, leva son verre à la prospérité du Guidon Sarladais et au succès de nos futurs champions. Après un repas amical, M. Lathière donnait le départ de la première course de classement qui devait satisfaire spectateurs et dirigeants, tant le comportement de nos jeunes fut favorable et apprécié de tous. La course de classement qui succéda au vin d’honneur fut gagnée par Pierre Besse pour les séniors et Jean-Paul Loubriat en cadets.

LA SAISON 1966 DE RÉGIS ROYÈRE

1966 - Licence en Cadets
GAGNEBÉ est Président, MALGOUYAT, speaker de la F.F.C.
En 1966, Régis à 15 ans, il est licencié chez les cadets.
Coureurs du Guidon Sarladais : Christian Laval, Brugeassou, Régis Royère, Jean-Paul Loubriat, Jean Andrieu, Pierre Péquignot, Daniel Cluzel, Jean-Paul Boyer, Jean-Claude Ulbert, Agrafeil, Jean-Marie Galy,
Commissaires : Maurice David, Georges Gagnebé et Roger Lepinoy.

- Nous voici donc en 1966 avec cette deuxième saison abordée en toute confiance. Toute sa famille est derrière lui pour le soutenir et l’encourager. A ce titre, il bénéficie de la plus grande liberté pour s’entraîner. Il totalise 29 courses pour cette deuxième saison dont: 4 victoires, 14 places sur le podium, 28 places dans le top dix.
Ci-dessous quelques classements retrouvés.
1966 avril Ribérac (cadets par CA Ribérac) : 1. Royère (Sarlat),
2. Borderie (Brive), 3. Iribarnegaray (La Teste), 4. Brun (Nontron), 5. Berthomet (La Couronne), 6. Arquey (Ste Foy), 7. Priat (Ribérac), 8. Tomiet (Miramont), 9. Rousseau (Montpon), 10. Ambles (La Couronne).
1966 juin Moulin Neuf (fête de Soubie) : 1. Manfré (SCA Libourne),2. Aubert (Créon), 3. Royère (Sarlat), etc
1966 juin - Chamiers (Cadets par CC Périgourdin) : 1. JP Borderie (Brive), 2. Boyer (Belvès), 3. Royère (Sarlat), 4. Joubert (CC Périgueux), 5. Barraud (Nontron), 6. Péchuzal (CC Périgueux), 7. Blondel (Brive), 8. Marty (Sarlat), etc
1966 septembre Critérium de Vergt gagné par Gianni Motta (prologue cadets) : 1. Régis Royère (Sarlat), 2. Michel Brun (Nontron), 3. Pécoud (Ruelle), 4. Barès (La Réole), 5. Borderie (Brive), etc…

1966 Royère Régis septembre 1966 Vergt 1er

Royère à droite et Brun à l’heure des récompenses à Vergt
Entre Régis et la rosière en cravate, le champion local Valentin Huot © G. Royère

- Fin août c’est à Saint-Emilion que se déroule le Championnat d’Aquitaine des cadets. Il y avait beaucoup de coureurs au départ dont voici la liste, histoire de se souvenir de quelques noms de coureurs amis ou adversaires. Un championnat surprenant, où tous les ténors se sont tellement surveillés, qu’ils ont laissé partir un anonyme, le Mussidanais Jacques Martin, qui lui est allé jusqu’au bout et l’a emporté en solitaire. Quant à Régis, il se classera 11° de cette épreuve.

LES QUALIFIÉS DU CHAMPIONNAT D’AQUITAINE 1966 à SAINT-ÉMILION
(Cette énumération permet de se remémorer ses adversaires de l'époque)

- Hubert Arbès (US Coarraze-Nay), Jean-Pierre Dumoulin (Aviron Bayonnais), Roger Goni (Guidon Bayonnais), Alain Fiel (Aviron Bayonnais), Alain Laplace (CC Béarnais), Claude Magni (VC Langon), Francis Casas (Bordeaux VC), Alain Cigana (ASPTT Bordeaux), Gérard Lajournade (RC Pont de la Maye), Patrick Irriparnegaray (AS Testerine), Jean-François Dal’Sin (VC Targon), Rémi Lafon (UC Arcachon), Philippe Pérez (RC Pont de la Maye), Jean-Marie Bellot (CA Créon), Marc Lopez (US Cenon), Didier Bruletout (US Coutras), Francis Lamouliatte (ASPTT Bordeaux), Jean-Louis Rouzeau (US Coutras), Denis Pallaro (SCA Libourne), Francis Barrachat (US Cenon), Jean-Pierre Vieilleville (US Coutras), Jean-Claude Munaritz (VC Langon), Guy Peyre (VC Sainte-Livrade), Gérard Barbin (VC Sainte-Livrade), Jean Mourleau (VC Puymirol), Alain Pignoly (UCD Villeneuve), Bernard Tomiet (AS Miramont), François Boyer (CC Belvès), Michel Brun (Pédale Nontron), Francis Gras (UC Montpon), Philippe Barraud (Pédale Nontron), Régis Royère (Guidon Sarladais), Jacques Martin (RC Mussidan), Roland Priat (CA Ribérac), Alain Barillot (CA Ribérac), André Begue (Stade Montois), Jacques Navailles (Stade Montois), Jean-Jacques Lanave (Stade Montois), Jacques Castex (UC Mimizan), Daniel Bareille (UC Orthez), Jacques Bascouert (UC Orthez), Robert Garcia (FC Oloron), Gérard Dufour (Aviron Bayonnais), Jacques Derozier (Biarritz Olympique), Jean-Claude Seguin (SCA Libourne), Claude Hautier (EC Foyenne), Albert Aubert (CA Créon), Christian Turani (ECC Saint-Macaire), Christian Arquey (EC Foyenne), Gérard Saint-Martin (VC Ambarès), Jean Horrereau (VC Coutras), Jean-Paul Reaud (CA Béglais), Michel Favereau (EC Foyenne), Jean-Claude Nawrocki (EC Foyenne), Simon Barrès (VC Réolais), Francis Gastoldi (CC Bordelais), Jean Bellocq (AS Testerine), Christian Lopez (US Cenon), Jean-Paul Dumeau (VC Langon), Loïck Chalme (SA Bordelais), Jean-Claude Marcos (CA Béglais), René Poisson (CC Bordelais), Jacques Gallegaro (EC Foyenne), Paul Latouche (VC Blanquefort), Verdi Spadotto (SCA Libourne), Francis Vacher (AS Miramont), Francis Peyre (VC Sainte-Livrade), Marcel Couteau (VS Marmande), Gérard Vigouroux (UCD Villeneuve), Jacky Santarossa (AS Miramont), Guy Marty (Guidon Sarladais), Jean-Claude Ulbert (Guidon Sarladais), Jean-Marie Galy (Guidon Sarladais), Christian Cotte (CA Ribérac), Jean-Louis Laboutade (CC Périgueux), Patrick Merle (Pédale Nontron), Claude Denis (CC Périgueux), Jean-Luc Joubert (CC Périgueux), Joël Abadie (US Dax), André Daminato (Stade Montois), Lionel Bertrand (US Dax), Jean-Louis Sandre (FC Oloron), Francis Pouyaut (US Sauveterre), Vercauteren (UC Artix), Gérard Cruza (Biarritz-Olympique), Alain Pederansino (UC Orthez), Antoine Martinez (Aviron Bayonnais), Jean Clastre (CC Béarnais), Gérard Mourgues (ASPTT Bordeaux), Michel Vézard (CC Bordelais), Gérard Thomas (VC Langon), Alain Balles (AS Testerine), Guy Morin (SCA Libourne), Jean-Claude Napias (Bordeaux VC), Jean-Jacques Langlois (AS Testerine), Jacky Lagardère (VC Réolais), Christian Derrips (VC Bordelais), Alain Dubedat (C. Saint-Médard), Patrick Maillard (SA Bordelais), Guy Dangoumeau (RC Pont de la Maye), Christian Poirier (US Cenon), Christian Santiago (RC Pont de la Maye), Patrick Jacques (AS Testerine), Francis Lorenzeti (VC Langon), Michel Fiorotto (VC Targon), Robert Pauillac (RC. Pont de la Maye), Alain Bernatet (VS Marmande), Jean-Louis Moreau (UC Montpon), Lido Pasini (UCD Villeneuve), Patrick Traversin (VC Sainte-Livrade), Gaston Morales (UCD Villeneuve), Michel Fulchic (VS Marmande), Jean-Louis Moreau (UC Montpon), Guy Dagot (UC Montpon), Alain Micoine (UC Montpon), Gilbert Buisson (UC Montpon), Jacques Mazeau (CC Périgueux), Alain Rousseau (UC Montpon), Jean-Jacques Bouyer (CA Ribérac), Christian Biale (RC Mussidan), Jean-Claude Marchand (CC Lindois), Roger Mercier (US Dax), Christian Cabe (Stade Montois), Christian Dolhats (VC Tarnos), Christian Ruffet (CA Béglais).

LE REPORTAGE DU CHAMPIONNAT A SAINT-EMILION

Martin Jacques

"Saint-Emilion, 28 août. - C'est le SCA. Libourne qui avait été chargé d'organiser ce championnat d'Aquitaine des cadets, et c'est un circuit tracé autour de la cité médiévale de Saint-Emilion que s'est déroulée cette course qui n'eut pas l'éclat qu'on eut souhaité en raison de la trop grande passivité des coureurs..
- Ils étaient cent six au départ. Et à l'arrivée ils étaient encore quatre-vingt quatre en peloton, un peloton qui s'étira sur plusieurs centaines de mètres dans la dure côte pavée montant au cœur de la cité des grands vins. En effet, vingt et un coureurs avaient été lâchés, pour des causes diverses. Un autre que ses adversaires jugèrent sans doute bien imprudent, eut l'audace de s'extraire de cette "glu" du peloton et le courage de poursuivre son effort jusqu'à la ligne d'arrivée. C'était Jacques Martin
, (notre photo ci-contre) qui reçut des mains du président Lathière, le maillot de Champion d'Aquitaine.
- Donc, puisqu'à l'avant il ne se passa rien, force nous est de nous intéresser au sort des infortunés qui n'eurent pas le loisir de disputer leurs chances jusqu'au bout. On n'avait pas fait plus de deux kilomètres que le Créonais Aubert s'arrêtait trahi par son dérailleur. Il repartait assez vite, mais sans assez de conviction et il fut le premier éliminé.
- Successivement Merle de Nontron et Fiorato (VC. Targon) étaient lâchés à la régulière. Puis au kilomètre 30 tandis que Dal'Cin (VC. Targon) crevait, Laboutade (Périgueux) était lâché à son tour.
- A Montagne, kilomètre 35, Garcia (Oloron) crevait et tous ses espoirs s'enfuyaient. Au kilomètre 45, on notait que Jacques (La Teste), Rousseau (Nontron), Horrereau (Coutras) et Thomas (Langon) étaient lâchés. Rousseau et Thomas réintégraient quelques kilomètres plus loin, mais le dernier nommé était lâché à nouveau au kilomètre 68.
- Après le lâchage de Lagardère (VC. La Réole), on notait la chute sans gravité, semble t-il, pour le coureur, mais fatale à son matériel, de Robert Pauillac (RC Pont de la Maye), au kilomètre 51.
- Après qu'on eût gravi une première fois la côte pavée, Spadotto (SCAL) voyait sa chaîne sauter. Un moment lâché, il revenait dans le peloton au prix d'un bel effort. Au kilomètre 61, Poisson (CC. Bordelais) était lâché à son tour, tandis que Dangoumeau (Pont de la Maye) crevait. Un kilomètre plus loin, Mazeau (Périgueux) renonçait. Puis c'était au tour de Marchand (Lalinde) au kilomètre 65, de Thomas (Langon) au kilomètre 68, cette fois définitivement, et de Maillard (SA. Bordelais) au kilomètre 70, d'être lâchés. On approchait de la fin et toujours ce peloton imposant qui, roulant "plein pot", perdait un gars par ci, par là, ou bien ralentissant jusqu'à moins de 25 à l'heure, récupérant les moins attardés. Le dernier incident se produisait au kilomètre 76, où Chalmé (SAB), Spadotto (SCAL) et Fulchic (Marmande) tombaient. Le bordelais était touché assez sérieusement au point qu'il dut recevoir des soins du corps médical, mais put tout de même rejoindre son domicile.
- Et c'est au kilomètre 80, qu'un garçon qu'on avait souvent remarqué aux avant-postes, le Mussidanais Jacques Martin tentait de sortir du peloton. Une première tentative lui démontra qu'il avait encore des réserves, mais aussi que ses adversaires manquaient quelque peu de combativité. La seconde tentative fut la bonne et Jacques Martin aurait sans doute pris un avantage plus marqué, s'il ne s'était sans cesse retourné pour voir les réactions du peloton.
- Pour s'être montré le plus audacieux après 80 kilomètres de course, Jacques Martin remportait la première victoire de sa jeune carrière sportive, une victoire dont il gardera le souvenir, puisque elle lui rapporta un maillot de champion d'Aquitaine et la promesse de participer aux championnats de France. Et peut-être, qui sait …!",

- 1966 avait débuté en fanfare avec en deux mois (mars/avril), trois victoires (Bon Encontre, Champcevinel et Ribérac). Bon début de saison clôturé à Vergt par une victoire lors du prologue du critérium des professionnels gagné par l’italien Gianni Motta. Et pourtant Régis court seul, sans conseiller, sans entraîneur ce qui ne l’empêche pas de plus, de totaliser 14 podiums et 28 places dans le top dix.

1966 Royère Régis Riberac 66

Troisième succès de la saison pour Régis à Ribérac aux côtés du speaker Cuménal © G. Royère

Saison 1966 - cadet GS (palmarès connu) : 1° Bon Encontre le 27 mars, 3° St.Barthélémy d’Agenais le 3 avril, 6° Pineuilh le 10 avril, 1° Champcevinel le Pouyaud le 11 avril, 1° Ribérac le 17 avril, 2° Escoire le 18 avril, 9° Ste Livrade le 1° mai, 3° Allemans le 8 mai 1° Simon Barès La Réole, 3° Brive le 15 mai, 7° Saint-Martial de Valette le 22 mai 1° Simon Barès La Réole, 3° Montignac de Lauzun le 5 juin, 3° Chamiers le 12 juin 1° Jean-Pierre Borderie UC Brive, 3° Moulin Neuf le 19 juin 1° Manfré SCA Libourne, 6° Lussas Nontronneau le 26 juin, 4° Fouleix le 3 juillet 1° Jean-Pierre Borderie UC Brive, 5° Paunat le 10 juillet, 4° Ménestérol le 4 août, 8° Villeréal le 7 août, 3° Bassillac le 4 août, 2° Montpon le 15 août, 5° Monsec le 21 août, 11° Saint-Emilion Championnat d’Aquitaine cadets, 1° Vergt prologue le 1° septembre, 4° Saint-Martin de Fressengeas le 4 septembre, 4° Bayers (16) le 11 septembre, crevaison Montrem le 12 septembre.
Coureurs vedettes en 1966 : Michel Brusson (UC. Montpon), Jean-Pierre Joseph (Pédale Nontron), Francis Dubreuil (Pédale Nontron), Claude Mazeau (CC. Lindois), Roland Lespinasse (UC. Montpon), Jean Vidal (CC. Lindois), Jean Comme (UC. Montpon), Christian Bérano (UC. Montpon), Mickaël Brown (CC.Périgueux).

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU GUIDON SARLADAIS

- Avec plus de 30 victoires et 180 places d’honneur, le Guidon Sarladais occupe la troisième place des sociétés du département. Avec ses trente trois coureurs et ses vint-cinq organisations, les dirigeants sarladais sont satisfaits. A l’unanimité le Guidon a élu à la présidence Jean Malgouyat qui par sa jeunesse et son expérience saura insuffler à la société un certain dynamisme. Côté coureurs Royère a été mis à l’honneur avec ses sept victoires. Viennent ensuite Galy, Marty et Ulbert. En 3° et 4° catégories, Christian Laval vire en tête de nos couleurs avec six victoires, suivi par Brugeassou, Darrin, Loubriat, Agrafeil, Cluzel, Basset, Conan, JP Boyer, Villard, Grandenne, Armagnac, Lidier, Bonis et Andrieux. Chez les premières Péquignot précède Jeantaud. A été mise également à l’honneur, Mlle Gibert, cycliste féminine.
Nouveau bureau : Président actif Jean Malgouyat, vice-présidents André Deguilhem, Raoul Pouget, Secrétaire René Malgouyat, trésorier Gagnebé, adjoint Boussat. Membres : Aimé Loubriat, Bruno Dose, Gilbert Peinch, Beigne, Yvon Sardant, Pierre Galy, Céléguin, Beaudet, Blaya, etc…

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – RÉGIS ROYÈRE 01 © BERNARD PECCABIN
Publication réalisée grâce à l’aimable concours de Gisèle Royère
La mémoire du cyclisme en Dordogne – Prochaine parution 1967/1969.

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