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RETRO VELO DORDOGNE
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12 octobre 2023

MUSSIDAN (son canton)

PORTAIL du CANTON DE MUSSIDAN

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 Nocturne des champions à Mussidan gagnée par Tourtelot (saison 2010)

- C’est assurément un très bon canton en matière d’organisations de courses cyclistes. En effet, toutes les onze communes ont organisé des manifestations cyclistes. Si vous avez envie de les revoir, il suffit de cliquer sur les noms ci-dessous. Et n’oubliez surtout pas que cette publication est disponible dans la rubrique MES DOSSIERS de la page d’accueil.

Mussidan-ville.
Saint-Michel de Double.
Saint-Laurent des Hommes.
Saint-Martin l’Astier.
Sourzac.
Bourgnac.
Beaupouyet.
Saint-Médard de Mussidan.
Saint-Louis en l’Isle.
Saint-Etienne de Puycorbier.
Saint-Front de Pradoux.
Lire aussi l'histoire de la section cycliste du RC Mussidan.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - COURSES CANTON DE MUSSIDAN - © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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24 septembre 2023

SAUSSIGNAC 2007

JULIEN SCRIMA LE PLUS RAPIDE

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 Petite Chambrée au départ de Saussignac

- Pas beaucoup de monde en ce samedi de septembre ; Il est vrai que dans ce pays des vignes on préparait paniers et sécateurs pour les vendanges. Et pourtant il fut une époque où on ne pouvait-même pas se garer au village, lors des critériums d’antan Jean-René Villechanoux le speaker tout comme Jean-Marie Valade le président Foyen n’ont pas manqué de causer au micro pour dire que les coureurs tout de même, manquaient un peu à leur devoir pour ne pas honorer de leur présence ce qu’une poignée de bénévoles se tue à construire…

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Jean-Marie Valade président Foyen donne quelques consignes de course

- La course fut vite jouée avec Julien Scrima du VC Livradais vainqueur, VC Livradais qui réalisait le doublé avec Romain Naïbo deuxième.
Classement : 1. Julien Scrima (VC Livradais), 2. Romain Naïbo (VC Livradais), 3. Hugo Tristani (EVCC Bergerac), 4. Castagnet (Tonneins), 5. Marmont (Saint-Astier), 6. Bégout (Asptt Périgueux), 7. Rochette (UC Brive), 8. Ignace (CC Marmande), 9. Toïba (Tonneins) 10. Soussens (UV Lourdes), etc…

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Julien Scrima (3° en partant de la gauche) le vainqueur avec ses rivaux du jour

 RÉTRO VÉLO DORDOGNE - SAUSSIGNAC 2007 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

27 juin 2023

DIDIER VIRVALEIX (saison 1990)

DEUXIÈME SAISON A OUBLIER MALGRÉ UN SUCCÈS
SUR LES ROUTES DU MIDI-LIBRE

1990 Saint-Yrieix le 17 août

- Cette saison 1990 fut une saison à oublier, mais aussi à retenir. A oublier suite à son terrible accident au mois de mai en Suisse, lors du Tour de Romandie. A oublier aussi à cause d’une tendinite survenue et qu’il a fallu opérer en Belgique. A retenir aussi car il y a eu aussi sa victoire d’étape au Midi Libre qui constitue son premier succès chez les professionnels, succès que l’on a pu fêter mais avec un gout amer. Car ce jour là, Virvaleix était parti devant pour aller gagner, alors que Patrick Valcke, son patron, lui avait demandé de lever le pied. Virvaleix n’avait pas obéit à ses injonctions ce qui a compliqué voire empoisonné le reste de sa saison. Une rancune s’est installée entre les deux hommes, rancune qui lui a coûté de ne pas être retenu au Tour de France pour lequel le même Patrick Valcke prétendait que Stephen Roche le nouveau leader de l’équipe, ne voulait pas de ses services… On le voit, 1990 constitue une année noire, même si son premier succès reste une bonne nouvelle. Il faut dire que tout de même au cours de cette saison, Didier avoue avec du recul avoir commis un péché de jeunesse, comme celui de manquer de sérieux dans sa préparation et sa nouvelle vie sportive dans le haut niveau. Il faut ajouter que le fait d’avoir perdu son entraineur Joël Marteil a constitué la goutte qui a fait déborder le vase. Quelque peu délaissé, il a sombré dans une mauvaise passe et en manque de repères, il a plongé à pleines dents aux plaisirs de la vie. "Rétro Vélo" avait été surpris par exemple de le voir débarquer à Trémolat lors d’un cyclo-cross pour accompagner de pros de la formation RMO, ceci dans une voiture cabriolée et en charmante compagnie !!! Résultats : son manque de résultats et de forme lui ont coûté de ne pas être retenu à de nombreuses épreuves du calendrier. On le voit c’est dans une situation tendue, un climat malsain qu’il a fallu gérer, avec un directeur sportif en froid avec le coureur, plus un souci médical qui a fini de détériorer toutes les espérances de sa deuxième saison dans le formation Belge. (Pour revoir sa saison 1989, cliquez sur ce LIEN).

L’actualité cycliste en Dordogne : Cette année, la FFC déménage à Rosny sous Bois. Les disciplines associées (BMX et VTT) gagnent du terrain, ainsi que le vélo-loisir. Et c’est grâce à cette information que les effectifs en Dordogne ont légèrement augmenté. La compétition routière a été calme. Virvaleix gagne (on l’a vu) une étape du Midi-Libre alors que Hervé Gourmelon reste la victime de Fagor et redevient amateur au Cyclo-Club Béarnais. Peyencet et Lanxade nos sérieux espoirs effectuent leur service national à l’ASCAIR. Bernard Mazeau (Pédale Faidherbe) remporte le challenge seniors, Vincent Boissarie (Terrasson) celui des juniors, Stéphane Lavignac (CC Périgueux) s’impose en cadets et Claude Dudrat (EVCC Bergerac) de même en minimes. Il faut aller chercher l’exploit avec Elisabeth Chevanne-Brunel (Pédale Faidherbe) qui remporte le challenge départemental, régional et qui termine 4° du championnat de France des cadettes à Crémieux (38).

1990 les partants

SAISON 1990 (pros Histor Sigma-palmarès connu) : (lieux de course et résultats communiqués) - seuls les noms des vainqueurs connus sont indiqués en caractères gras italiques)
- 33° Kuurne-Bruxelles-Kuurne le 4 mars (1° Hendrik Redant/Lotto Super Club).
- 54° Critérium International du 24 au 26 mars (1° Laurent Fignon/Castorama).
- 63° Tour du Pays Basque du 2 au 6 avril (1° Julian Gorospe/Banesto).
- Tour de Romandie (1) du 8 au 13 mai (accident de course chrono 3° étape), (1° Charly Mottet/RMO).
(1) Lors de la deuxième étape du Tour du Romandie, sur un chrono de 22 km de Nyon à Nyon, le motard qui ouvrait la route est tombé en panne. Alors que Didier tête baissée était en plein effort, il est rentré à 60 km/h sur ce motard. Résultat : perte de connaissance, coma, clavicule gauche cassée, gros hématome au visage, deux dents cassées, quinze points de suture à la main droite, deux jours d’hospitalisation à Genève (Didier ayant signé une décharge pour rentrer chez lui). De ce fait, trois semaines sans compétition et 8 jours après l’accident reprise de l’entraînement avec clavicule cassée, pour remporter un mois plus tard, l’étape du Midi-Libre.
- 31° du Midi-Libre du 11 au 17 juin et 1° de la troisième étape du Midi-Libre (Lézignan-Corbières) 49° Corbières-Roquefort (1° Eric Caritoux/RMO). Vainqueur final Gérard Rue (Castorama).
- 1° Critérium open de Mussidan le 14 juillet.
- 15° Castillon la Bataille le 6 août (1° Eric Boyer Fra/Z)).
- 18° Tour du Limousin 15 au 18 août et Meilleur Grimpeur (1° Martial Gayant/Toshiba).
- Opération tendinite en novembre.

Histor Sigma Diamant 1990 : Willy Teirlinck (directeur sportif), Patrick Valcke (assistant), Frans Van Looy (assistant).
Coureurs : Laurent Biondi (Fra), Philippe Chevallier (Fra), Danny Clark (Aus), Luc Colijn (Bel), Patrick de Wael (Bel), Pierre de Wailly (stagiaire), Etienne de Wilde (Bel), Volker Diehl (All), Herman Frison (Bel), Paul Haghedooren (Bel), Rob Harmeling (Holl), Mickaël Hubner (All), Kurt Huygens (Bel), Soren Lilholt Petersen (Dan), Francis Moreau (Fra), Jan Nevens (Bel), Rudy Patry (Bel), Wilfried Peeters (Bel), Laurent Pillon (Fra), Stéphen Roche (Irl), Luc Roosen (Bel), Wim Sels (Bel), Brian Holm Sorensen (Dan), Marc Thevenin (Fra), Rik Van Slycke (Bel), Johan Verstreen (Bel), Didier Virvaleix (Fra).

1990 LES ARRIVANTS

1990 Midi libre

 UNE VICTOIRE LORS DE LA 3° ÉTAPE

- Midi Libre 3° étape (1° Lézignan-Corbières), - Excuse-moi, Gilbert ! Un minot dont les boucles folles tressent un liséré à la casquette donne une tape amicale à l’ancien du peloton, Gilbert Duclos-Lassalle. Le gamin a joué un vilain tour au vieux briscard dans l’ultime sprint d’une étape tourmentée.
- Didier Virvaleix est un coureur comblé. Professionnel depuis deux ans, le gars du sud-ouest inscrit pour la première fois son nom au palmarès d’une course par étapes. Certains diront qu’il s’agit d’une demi-étape. C’est vrai mais pour le vainqueur, elle vaut toutes les randonnées au long cours. Car elle a été mouvementée, animée de bout en bout, cette fuite en avant vers Lamalou. Le profil de l’étape ne tutoie certes pas les nuages, mais il propose des accidents de terrain de nature à provoquer des sélections radicales. Un homme l’a très tôt compris. A peine le starter libère le peloton dans le bourg de Lézignan-Corbières que le Belge Peter de Clercq a bondi. Très vite, il a pris ses distances avec la meute lancée à un train de sénateur. Aux avant-postes de celle-ci un coureur averti des difficultés du jour et des tactiques adéquates s’est dégagé. Duclos-Lassalle entamait la poursuite. Il fut rejoint d’abord par un Italien, Convallé, puis par Decrion, Marinez-Oliver. Le franc-tireur ne resta pas longtemps en selle. La quintette était parti pour une cavale de 100 kilomètres. Très vite son avance prit des proportions respectables. Sur les pentes de la première difficulté, Stéphen Roche, grand seigneur, libéra son coéquipier Virvaleix. "Vas-y". Le conseil ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd. Bon grimpeur, excellent descendeur, le Périgordin appuya plus plus fort sur les pédales pour une chasse en solitaire de toute beauté. A Cavenac, 43° kilomètre, il fondit sur les basques des fuyards. Duclos-Lassalle qui avait longtemps tiré ses compagnons d’échappée adopta une attitude serre-file. Il se méfiait de Virvaleix et n’entendit pas tirer les marrons du feu pour lui. Les deux hommes eurent une discussion parfois vive. Roger Legeay, le patron du jeunot, intervint invitant à rouler avec son cadet. "Il est plus rapide que moi" sourit l’aîné. Pendant ce temps Declercq, Decrion et Convallé prenaient le large.
- Gilbert Duclos-Lassalle sortit enfin de sa réserve. Avec le concours de Virvaleix, il effectua la jonction. A deux kilomètres de l’arrivée, les fugitifs s’observèrent, temporisèrent. Virvaleix espérant obtenir, une place d’honneur décida de mener le bal dans les rues de Corbières. Il aborda le premier un virage à angle droit, pierre angulaire du sprint final. Heureuse inspiration. En dépit des efforts de Declercq et de Duclos-Lassalle, il eut le dernier mot.

1990Midi Libre

- Le deuxième tronçon bien plus court entre Lamalou et Roquefort, n’était pas facile. Là c’est le champion de France Eric Caritoux qui s’est imposé, le Néerlandais Suykeerbuik prenait le maillot de leader.
Classement : 1°. Didier Virvaleix (Fra/Histor) les 104,6 km en 2h46’36", 2°. De Clercq (Bel), 3°. Duclos-Lassalle (Fra), 4°. Convalle (Ita), 5°. Decrion (Fra) tous m.tps, etc…

1990 Mussidan bis

 LA NOCTURNE DES CHAMPIONS A MUSSIDAN POUR VIRVALEIX

- La nocturne de Mussidan est une classique du genre : un circuit plat d’un kilomètre avec quatre lignes droites et quatre virages à angle droit, un public nombreux et la faconde de l’animateur Alain Chaussat , qui distribue de grosses primes. Tout est réuni pour une course rapide émaillé de sprints. Pour Virvaleix, il ne s’agissait que d’une formalité. Chez les pros on n’est pas dépaysé quand ça roule à 47 de moyenne. Dès le sixième kilomètre, il s’est retrouvé échappé avec Lajo, Sobinski et Grecchi, c’était la bonne. Quand le tempo des quatre baissait, le Périgourdin savait donner de la voix pour relancer l’allure. Leur avance d’une trentaine de secondes diminuait un peu vers le quarantième kilomètre, quand Arquey, Dattas, Seynave, Ianotto et Richard tentaient une contre attaque qui échouait dix kilomètres plus loin, à cause d’un gros travail d’Olekziewicz en tête du peloton. L’avance des quatre recommençait à croître et au 62° kilomètre, ils prenaient un tour d’avance. Richard et Fiefvez partis en contre attaque se dédoublaient aussi à six kilomètres du but. La situation devenait trop compliquée pour Virvaleix qui préférait partir seul afin d’assurer la victoire.

1990 Mussidan pod

Classement : 1. Didier Virvaleix (Histor) les 100 km en 2h11’14" - moyenne 47,77 km/h, 2. Lajo (US. Bouscat) à 37", 3. Sobinski (Auch), 4. Grecchi (Marmande), 5. Fiefvez (Marmande), 6. Richard (Segré), 7. Vérardo (Marmande) à 1’52", 8. Bonnal (Orléans), 9. Dattas (Marmande), 10. Olekziewicz (Auch), etc…
Ceux qui ont gagné la nocturne avant Virvaleix : 1947 Charles Martin (CC Périgueux), 1952 Félix Bermudez (SC. Limoux), 1953 René Montagut (CA Ribérac), 1954 Armand Salvini (VC Aubusson), 1955 Michel Brun (CA Ribérac), 1956 Edouard Audibert (CC Lalinde), 1957 Henri Bogdan (Pédale Faidherbe), 1958 Georges Dupré (VC Monpazier), 1959 Pierre Frare (CC Lalinde), 1960 Mohamed El Gourch (Maroc), 1961 Guy Epaud (Royan OC), 1962 Michel Gonzalez (Guidon Bayonnais), 1963 Pierre Mémy (CC Bordelais), 1964 Albert Fontagnères (VC Capbreton), 1965 Gérard Capdeboscq (AC Besançon), 1966 Jean-Louis Riberot (AS Saint-Médard), 1967 Philippe Decima (EC Foyenne), 1968 Michel Fedrigo (Tonneins), 1969 Lucien Sautier (CC Périgourdin), 1970 Arnaud (Gap), 1971 Jean-Louis Ribérot (US Tonneins), 1972 annulé1973 Michel Hénard (US Bouscat), 1974 Roland Mercadié (CA Castelsarrasin), 1975 Guy Frosio (US Bouscat), 1976 Lucien Sautier (RC Mussidan), 1977 Michel Fedrigo (US Tonneins), 1978 Patrick Audeguil (VC Saint-Céré), 1979 Roger Saladié (UA Vic Fezensac), 1980 Fernand Lajo (VC Beaulac-Bernos) 1981 Patrick Audeguil (VC Saint-Céré), 1982 Roland Mercadié (CV Montastruc), 1983 Michel Fedrigo (CC Marmande), 1984 Eric Valade (EC Foyenne), 1985 Fernand Lajo (Mérignac VC), 1986 Eddy Van Haerens (Belgique), 1987 Philippe Lauraire (AC Boulogne Billancourt), 1988 Fernand Lajo (US Bouscat), 1989 Pierre-Raymond Villemiane (SC Caudrot), 1990 Didier Virvaleix (Histor Sigma).

1990 Castillon annonce

 Castillon (Christian François) Dimanche 5 août c’était le jour de foire à Castillon la Bataille. C’était aussi la 17° édition du critérium cycliste international cher à Georges Barrière. Ce fut également un jour de gloire pour Frédéric Péré. Le champion de France juniors 1989, sélectionné par le comité d’Aquitaine avec huit autres amateurs régionaux pour pédaler avec les professionnels, n’avait qu’une ambition au départ : terminer pour la première fois de sa jeune carrière cette course avec les pros dont plus de la moitié sortait du Tour de France. Depuis neuf ans, l’épreuve castillonnaise ne se dispute plus en ville. Le circuit de 2800 mètres à couvrir trente fois, a élu domicile dans les coteaux de la commune de Belvès de Castillon. Avec une telle difficulté, ce n’est pas un critérium ordinaire, c’est une véritable course devait souligner Jean-Louis Gauthier, le speaker de l’épreuve dont l’organisation technique était placée sous la responsabilité de l’AS Libourne que préside Mme Reine Peiro.

1990 Castillon avec Brun

Frédéric Brun et Didier Virvaleix les deux Périgourdins au départ

- Sur la ligne de départ, noire de monde, Luc Leblanc (Castorama) se livrait à mille facéties pour le plus grand plaisir des propriétaires d’autofocus. A part Raoul Alcala qui avait déclaré forfait au dernier moment, Thierry Marie et Gilles Chauvin, tous les engagés étaient là. C’est Gilbert Mitterrand, député maire de Libourne qui libéra la troupe sous le regard de Valentin Huot double champion de France.
Philippot (Castorama), Pineau (RMO) et Lemarchand (Z) étaient les premiers attaquants de la journée. Le peloton revenait sur le trio. Dans ses rangs, cinq japonais, qui préparent les championnats du Monde qui se disputeront sur leurs terres en septembre prochain, commençaient à rire jaune. A la quatrième escalade, c’est Didier Virvaleix (Histor) qui passait en tête. Le Périgourdin recevait le renfort de Gilbert Duclos-Lassalle (Z) et de Frédéric Brun (RMO). Les trois professionnels aquitains furent rejoints au tiers de la course par la meute tirée par Claveyrolat (RMO). Ce fut d’ailleurs un des seuls moments où le porteur du maillot à pois du dernier Tour de France se mit en évidence. Nos amateurs régionaux eux, suivaient le train soutenu. On vit même Stéphane Dief (Facture-Biganos) champion d’Aquitaine et vice-champion de France 1989, plus Frédéric Péré (Guidon Agenais) accélérer l’allure pour revenir sur Abadie (Z) et Barteau (Castorama) qui avaient tenté une sortie. Ces deux garçons furent récupérés.

1990 castillon la bataille

Ceux du Sud-Ouest au départ avec de gauche à droite Dominique Péré, Didier Virvaleix,
Gilbert Duclos-Lassale, Franck Cailleau, Patrick Fiefvez, Frédéric Péré et Chrstophe Lanxade

- Puis Lemarchand (Z) s’offrait trois tours en solitaire. Il était rejoint à mi-course par Brun, Dief, Virvaleix et Pascal Simon (Castorama). Ce dernier, héros malheureux du Tour de France 1983, âgé maintenant de 34 ans laissait ses quatre compagnons d’échappée sur place. Ceux-ci étaient d’ailleurs repris par ce qui restait du peloton. On abordait le dernier tiers de la course. Les amateurs n’étaient plus représentés que par le Marmandais Patrick Fiefvez, le Girondin Dief et l’Agenais Frédéric Péré (19 ans). Le championnat de France des juniors se déroulant ce même dimanche, c’était la dernière fois que le protégé de M. et Mme Gayné avait le droit de porter on maillot tricolore.
- Tandis que le Béarnais Duclos-Lassalle, 36 ans, revenait sur Pascal Simon, la sélection se faisait par l’arrière. Philippot premier français du dernier Tour de France mettait pied à terre, victime d’un bris de cadre. Les Castorama perdaient aussi Leblanc et Barteau. Les RMO pour leur part, voyaient disparaître Gilles Sanders. Et Péré est toujours là, constatait dans un soupir admiratif et maternel Mme Péré. N’est-il pas en train d’en faire trop ? "Non, répondit la maman de Frédéric. Il est bien physiquement. Vous voyez à chaque passage il nous fait une petite grimace. Ça veut dire qu’il est bien !" Alors que Pascal Simon et Duclos-Lassalle qui ont porté ensemble le maillot à damiers de Peugeot, mettaient une minute entre eux et le peloton, Brun et Boyer parvenaient à les rejoindre en trois tours de circuit.  C’était le bon coup, il restait quatre tours à couvrir. Dans l’avant dernier, Eric Boyer plaçait une attaque assez sèche. Simon et Duclos-Lassalle limitaient la casse alors que Brun voyait son avenir immédiat s’assombrir. Les quatre professionnels se classaient dans cet ordre.

1990 Castillon pod

- Derrière pour les places d’honneur, la bataille faisait rage parmi la douzaine d’éléments encore en course. Dans l’avant dernière ascension de la côte, j’ai voulu attaquer nous confiait Frédéric Péré après l’arrivée. Et puis Jérôme Simon a placé un contre. Ça m’a fait tout drôle, ajoutait celui que Jean Solacroup le speaker Lot-et-Garonnais, à surnommé un jour la fouine.
- A l’amorce de l’ultime ascension, tout était rentré dans l’ordre. C’est alors qu’Henri Abadie effectuait un terrible forcing pour aller décrocher la cinquième place. Et derrière le Tarbais, applaudi à tout rompre par les 2000 paires de mains de connaisseurs, survenait le plus jeune du lot : Frédéric Péré. Le champion de France juniors 1989 ne pouvait rêver plus belle fin de règne.
Classement : 1. Eric Boyer (Z) les 84 km en 2h 23 mn 56 s (moyenne 35,017 km/h), 2. Pascal Simon (Castorama) à 22 s, 3. Gilbert Duclos-Lassalle (Z) m.tps, 4. Frédéric Brun (RMO) à 1 mn 04 s, 5. Henri Abadie (Z) à 1 mn 51 s, 6. Frédéric Brun (Guidon Agenais) à 1 mn 55 s, 7. Jérôme Simon (Z) à 2mn 05 s, 8. Stéphane Dief (Facture-Biganos) m.tps, 9. François Lemarchand (Z) m.tps, 10. Thierry Claveyrolat (RMO) à 2 mn 42 s, 11. Franck Pineau (RMO), 12. Pascal Peyramaure (indépendant), 13. Pascal Fiefvez (CC. Marmande), 15. Didier Virvaleix (Histor), etc…

1990 tl5

MARTIAL GAYANT VAINQUEUR, VIRVALEIX MEILLEUR GRIMPEUR

- Chaubet s’est imposé au sprint d’un boyau devant Pascal Poisson (Z). Les deux hommes se sont échappés au 92° km d’une étape qui en comportait 162, en compagnie de Pascal Lino (RMO), Pascal Lance (Toshiba), Eric Pichon (Castorama) et l’amateur Thierry Dupuy (France A). Après avoir pris rapidement deux minutes d’avance, les six hommes ont régulièrement creusés l’écart. Sur la ligne d’arrivée le peloton quelque peu passif comptait huit minutes de retard, seul l’Espagnol Kiko Garcia parvenant à s’intercaler entre les deux groupes. Alors que la victoire finale ne semble plus pouvoir échapper à l’un de ses six coureurs le Tour s’élancera de Guéret pour se rendre à Saint-Yrieix la Perche (184 km).

1990 Tour du Limousin Robin, Gonzalez, Gayant, Virvaleix, Guillout

Protocole de la course avec Jean-Cyril Robin, Gonzalez, Martial  Gayant,
Didier Virvaleix et Vincent Guillout

Guéret-Guéret 1° étape : 1. Christian Chaubet (Toshiba) les 162 km en 4h15’27", 2. Pascal Poisson (Z), 3. Pichon (Castorama), 4. Dupuis (France A), 5. Lance (Toshiba), 6. Lino (RMO) tous m.tps, 7. Kiko Garcia (Esp/amat à 5’27", 8. Jalabert (Toshiba), 9. Leblanc (Castorama) m.tps, 10. Capelle (Fra/amat) à 8’26", etc… 19. Didier Virvaleix (m.tps).
Guéret-Saint-Yrieix 2° étape est remportée par Yves Bonamour (Castorama) qui devance de 22 secondes un groupe de six coureurs amenés par le régional Luc Leblanc (Castorama). Grâce aux points de bonification, Pascal Poisson a dépossédé le Toulousain Chaubet de la première place du classement général.
Saint-Yrieix-Saint-Augustin 3° étape : Victoire de Bruno Cornillet (Z) qui devance Martial Gayant (Toshiba) qui grâce à sa deuxième place au classement général prend la tête du Tour. Ces deux hommes qui avaient participé à la seule échappée marquante de la journée, amorcée après 49 km de course par un groupe  de 26 coureurs, ont placé un démarrage fulgurant  à 50 km de l’arrivée. Ils laissent sur place les autres composants du groupe dont Duclos-Lassalle, Jérôme Simon et Laurent Jalabert. Gayant et Cornillet n’allaient plus être revus, malgré les attaques de Jalabert et d’amateurs français comme Jean-Philippe Dojwa et Olivier Ouvrard.
Tulle-Limoges 4° étape : Victoire au sprint de Jean-Cyril Robin (France A), alors qu’après avoir conquis de haute lutte la veille le maillot de leader, Gayant n’a jamais été menacé, malgré les velléités offensives des Z pour permettre à Cornillet deuxième d’effacer son retard de 1’33".

1990 Tour du Limousin 44

Didier Virvaleix au Tour du Limousin

Classement de l’étape : 1. Jean-Cyril Robin (France A), 2. Laurent Jalabert (Toshiba), 3. Foucanchon (France B), 4. Simon (Fra), 5. Capelle (France A), 6. Faudot (France A), 7. Guillout (France B), 8. Hellot (France B), 9. Leblanc Fra), 10. Logvine (URSS), etc…
Classement général : 1. Martial Gayant (Fra/Toshiba), 2. Bruno Cornillet (Fra/Z), 3. Laurent Pillon (Fra/Histor), 4. Laurent Jalabert (Fra/Toshiba), 5. Jean-Philippe Dojwa (Fra/amateur), 6. Pascal Simon (Fra/Z), 7. Capelle (Fra/amat), 8. Jérôme Simon (Fra/Z), 9. Dominique Garde (Castorama/Fra), 10. Logvine (URSS/Lada), etc…
Prix de la Montagne : 1. Didier Virvaleix (Fra/Histor) 31 pts, 2. Thierry Claveyrolat (Fra/RMO) 24 pts, 3. Richard Virenque (Fra) 16 pts, 4. Madouas (Fra/Z), 5. Thierry Dupuy (Fra/amateur) et Luc Leblanc (Fra/Castorama) 13 pts, etc…

1990 tOUR DU lIMOUSIN

Meilleur grimpeur au Tour du Limousin et avec Daniel Mangeas

LES VICTOIRES DE HISTOR EN 1990

1991 de Wilde Etienne (B)

Volker Diehl (All) : Six jours de Stuttgart, six jours de Berlin.
Etienne de Wilde (Bel) - en médaillon : Six jours de Stuttgart, six jours d’Anvers, 3° étape du Tour Méditerranéen, manche du Championnat de Mountain Bike en Colombie, Ronde Belgique, Circuit des Frontières.
Rik Van Slycke : Omnium du championnat de Belgique, 2° étape de Paris-Nice, 1° Willebroek.
Soren Lilholt : 3° étape du Tour de la Communauté de Valence, Harelbeke, 1° étape du Tour d’Armorique.
Brian Holm : 3° étape du Tour d’Armorique, Championnat route du Dannemark.
Francis Moreau : 1° étape de Paris-Nice.
Herman Frison : Gand-Wevelgem, 2° étape Tour de la CEE.
Laurent Biondi : 1° Saint-Etienne, Championnat du Monde course aux points, Six jours de Grenoble.
Laurent Pillon : manche du Championnat de Mountain Bike en Colombie.
Wilfried Peeters : Affigerrri, Leuven.
Luc Roosen : 7° étape du Dauphiné, 3° étape du Tour de Suisse.
Paul Haghedooren : Laarne.
Didier Virvaleix : 3° étape du Midi-Libre, Mussidan.
Jan Nevens : Mère.
Danny Clark : 2° étape du Tour des Lacs (Aus), Tour des Lacs, Six jours de Copenhague.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - DIDIER VIRVALEIX 8 © Bernard PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne (la saison 1991 de Didier, sur ce lien)

31 août 2023

27° TOUR DU PÉRIGORD A SARLAT

L’ÉDITION 2023 POUR LE BRETON MICKAËL GUICHARD

2023 tour du périgord passage à sarlat

NOTA : Pour voir l’historique et les éditions antérieures de l’épreuve cliquez sur ce lien.

2023 Tour du Périgord à Sarlat

- Comptant pour la 4° manche de la Coupe de France des clubs de DN1, l’épreuve a accueilli 168 partants, mais ce sont 54 coureurs qui parviendront à rallier l’arrivée après les 162 km d’un parcours difficile.

- C’est le Périgourdin Titouan Margueritat qui ouvrira les hostilités. N’ayant rien à perdre face aux clubs de DN1 qui allaient se tirer la bourre, il a voulu se faire plaisir histoire de tenter un coup et tant pis si ça n’a pas marché… Avant lui Maximilien Provost (Loudéac), Max Warmerdam (Blagnac) et le Stéphanois Pierre-Louis Durand ont bien essayé eux aussi dès l’entame de la course. Mais ils ont butté sur cette Croix d’Allon, véritable juge de pais juchée là comme une sentinelle en train de veiller sur ceux qui allaient lâcher prise tel Thomas Soulas (Team U Charente Maritime), un des premiers a être distancé. Il y a eu alors Margueritat qui sera longtemps premier de cordée, mais il restait encore pas mal de grain à moudre. Accompagné par Louka Matthys (Nogent sur Oise), Swann Gloux (Marie Morin) et Simon Cambes, le quatuor pouvait espérer. Mais notre Titouan céda d’un coup en haut de la bosse, laissant filer ses compères de l’après-midi. Et puis ce fut le final avec Killian Verschuren (Loudéac) le tout nouveau champion de France amateurs et Mickaël Guichard qui reprendront le duo Matthys-Gloux alors que Combes lui aussi se trouvait en perdition. Les quatre hommes se livreront un ultime combat dont le succès reviendra à Guichard qui devancera de quatre secondes Gloux et Verschuren, Louka se contentant de la 4° position. 

2023 Tour Périgord 1° mickael Guichard (Morbihan Fybolia GOA)

Le vainqueur avec Jean-Louis Gauthier © Guy Dagot

Le Classement : 1 Guichard Mickaël (Morbihan Fybolia Goa) les 162 km en 3h56’20”, 2 Gloux Swann (Cré Actuel Marie Morin) à 04”, 3. Verschuren Killian (VCP Loudéac), 4. Matthys Louka (CC Nogent sur Oise) à 7 secondes, 5. Renard Haquin Henri (CC Etupes) à 15 secondes, 6. Béneteau Lucas (SCO Dijon) à 19 secondes, 7. Donnenwirth Tom (SCO Dijon) à 22 secondes, 8. Dauphin Florian (Cré Actuel Marie Morin) à 22 secondes, 9. Debons Antoine (Philippe Wagner Cycling), 10. Jaladeau Artus (OCF Team Legend Wheels), 11. Braz Afonso Clément (Philippe Wagner Cycling), 12. Breuillard Nicolas (AVC Aix en Provence), 13. Combes Simon (AC Bisontine) à 25 secondes, 14. Guillonnet Adrien (Hexagone Corbas Lyon Métropole) à 54 secondes, 15. Capron Rémi (VC Villefranche Beaujolais) à 58 secondes, etc…

2023 Tour du Périgord podium

Le podium avec de gauche à droite Gloux, Guichard et Verschueren © Guy Dagot

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - 27° TOUR DU PÉRIGORD © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

31 août 2023

DIDIER VIRVALEIX (saison 1995-2000)

DERNIÈRES SAISONS CYCLISTES

L'OCCASION DE REVENIR EN DORDOGNE

PREMERS AMOURS

En retrouvant les maillots de ses débuts (CC Périgourdin et Asptt Périgueux),
Virvaleix effectue on ultime come back à la compétition

- Et bien maintenant ça y est bien, le ressort est cassé et même bien cassé. Didier Virvaleix revient dans la région pour enfiler le maillot de l’Asptt Périgueux qui l’a fait grandir puis celui du Cyclo-Club Périgourdin qui l’a faît naître. Bien sur ce n’est plus avec la même ambition, car à presque 30 ans, les chances d’un retour au premier plan se sont assombries. Disons que Didier est là juste pour se faire plaisir et pour aider et conseiller ses équipiers qui évoluent en équipe de division nationale. Point d’orgue de ces saisons, sa victoire sur les boulevards de Périgueux, qui constitue en faits ses adieux à sa ville, à son public, à son club. (Suivre les saisons 1993 et 1994 de Didier à l'US Montauban sur ce LIEN).

1995 TC Hautefort podium

Sur le podium du Tour du canton de Hautefort

SAISON 1995 (Asptt Périgueux-palmarès connu) : (lieux de course et résultats communiqués) - seuls les noms des vainqueurs connus sont indiqués en caractères gras italiques)
- Tour canton Hautefort le 30 avril (1° Didier Bouquet/VC Langon).
- Sarlat le 8 mai (1° Eric Frutoso/CA Mantes).
- Périgueux Nocturne des artisans (1° Pascal Peyramaure/CA Mantes)
- Nocturne de Montpon le 19 août (1° Gérald Liévin/UC Châteauroux).
- 10° Périgueux-Faidherbe le 29 juillet (1° Yves Beau/UC Châteauroux).
- Marsaneix le 4 septembre (1° Patrice Castrezatti/Cahors VS).

1998 retour au CCP

1998 : retour au Cyclo-Club Périgourdin

1998 les 100 tours bis

Les 100 tours des boulevards à Périgueux en 1998, sans doute sa dernière victoire de sa carrière

SAISON 1996 et 1997 (pas courru)

SAISON 1998 (CC Périgourdin-palmarès connu) : (lieux de course et résultats communiqués) - seuls les noms des vainqueurs connus sont indiqués en caractères gras italiques)
- Trophée des Bastides à Sainte-Livrade le 15 mars (1° Yannick Gabaud - AC. Fumel).
- Le Coux le 18 avril (1° Jean-Baptiste Llati - VS Narbonne).
- Tour Canton Hautefort le 1° mai (1° Stéphane Lavignac/CRC Limoges).
- Domme Championnat de Dordogne le 25 mai (1° Alain Sonson/CC Périgourdin).
- Tour du Canton de Bussière-Badil le 30 mai (1° Loïc Herbreteau/Cycle Poitevin).
- Dussac le 21 juin (1° Christophe Cuménal/CC Périgourdin).
- Tulle le 10 juillet (1° Dominique Patruno/Team Besson Chamalières).
- 1° Cent tours des boulevards à Périgueux le 13 juillet.
- Périgueux-Faidherbe le 25 août (1° Stéphane Reimherr/CC Périgourdin).
- Trélissac Maraval le 29 août (1° Anthony Kerneis/CC Vervant).
- Piègut-Pluviers le 12 septembre (1° Olivier Bossis/Bressuire AC).
- Prix du Comice à Saint-Astier le 26 septembre (1° Michel Ambrosini/US Montauban).
- Classé 769° coureur au classement FFC.
DN 3 avec Stéphane Reimherr, Alain Sonson, Philippe Candau, Christophe Cuménal, Jérôme Roy, Frédéric Maly et Anthony Estay.

1998 les bastides MG

2° du Trophée des Bastides et ultime maillot à pois pour sa garde robe

- Nous étions en 1998, l’époque du lancement de ces formations, dont beaucoup ont adhéré, en y laissant plus de plumes que de trophées. Le Cyclo-Club Périgourdin se retrouvait ainsi à une croisée de chemins. Celle d’abord de fêter son 90° anniversaire, soit une raison de prendre du galon dans la nouvelle hiérarchie. Mais dans cette Dordogne il n’y avait pas que le vieux Cyclo pour adresser des clins d’œil aux meilleurs licenciés, puisque l’Asptt Périgueux bien lancée au travers de son Tour Dordogne et de quelques Tours de cantons, lorgnait elle aussi dans cette cour des grands. C’est ainsi que deux clubs du Périgord feront leur rentrée en DN3. Le Cyclo-Club Périgourdin d’abord qui présentait : l’ex-pro Didier Virvaleix comme capitaine de route, Stéphane Reimherr, Alain Sonson, Christophe Cuménal, Frédéric Maly, Philippe Candau, Jérôme Roy et Anthony Estay. Puis l’Asptt Périgueux qui alignait : Bruno Ceyssat, Jean-Claude Daragnès, Gérald Daragnès, Florent Delmond, Mickaël Enaud, Vincent Guillout, Christophe Lanxade, Pascal Le Pemp, Bernard Lorenzon et Eric Porte.

1998 saint astier comice

3° du prix du Comice à Saint-Astier en 1998

Les licenciés du Cyclo-Club Périgourdin en 1998 : (liste alpha en noir les dirigeants, en bleu les coureurs)
Guillaume Alvès, Damien Alvès, Kevin Aubert, Claude Audibert, Damien Augiron, Jean-Louis Authier, Christophe Authier, Laëtitia Bailly, Audrey Bailly, Kevin Bailly, Gwenaelle Bailly, Jérôme Bartholome, Julien Beaudeau, Nicolas Bercouzareau, Christine Bercouzareau, David Bercouzareau, Jean-Marie Bercouzareau, Kevin Bertaux, Marie-Laure Bertaux, Stella Bertaux, Jean-Charles Boissard, Dominique Boivineau, Mélany Boivineau, Annaelle Boivineau, Jasmine Bouget, Patrick Bousquet, Pascal Boyer, Anthony Boyer, Nicolas Buchin, Jordan Caillaud, Philipe Candau, Nicolas Canler, Jérôme Châteauraynaud, Frédéric Chene, Olivier Chicoineau, Stéphane Clermont, Jean-Marc Constant, Giovanni Corno, José Corréia, Alexandre Cotté, Clément Coyral, Christophe Cuménal, Yoan Darnac, Marc Dolata, Damien Dubourg, Antoine Dussuchale, Guy Dutertre, Didier Dutertre, Michel Elcrin, Anthony Estay, Magalie Eugène, Christophe Fauchier, Cathy Fauchier, Mario Ferreira, Matthias Garcia, Laurent Gillot, Florian Ginsou, Xavier Godefroid, Romain Godefroid, Jean-Pierre Guichou, Danièle Guichou, Alicia Lachenaud, Yoann Lachenaud, Thierry Lafaye, Jean-Claude Lafont, Pierre Lajarthe, Jean-Louis Lambert, Michel Lapouge, Fabien Larivière, Nicolas Laurière, Didier Lavesne, Jean-Baptiste Lavigne, Frédéric Maly, Michel Maly, André Merlhe, Antoine Michaud, Vincent Mignien, Fumiyoshi Minegishi, Michel Monnerie, Didier Moreau, Nathalie Mousques, Guillaume Otschapovski, Florent Parizel, Bernard Paul, Christian Paul, Marie-Madeleine Paul, Jérôme Paul, Vincent Pérez, Didier Pérez, Serge Pomeyrol, Pierre Pomeyrol, Pascale Porcher, Gaëlle Porcher, Jean-Claude Porcher, Grégory Pradelou, Claude Rebière, Stéphane Reimherr, Jean-Michel Roy, Jérôme Roy, Guillaume Roy, Maud Sanguine, Clément Sarrut, Lucien Sautier, Alain Sonson, Loïc Souchard, Yohann Tostivint, Marc Valentin, Jean-René Villechanoux, Didier Virvaleix, Stéphane Virvaleix, Alban Vivien, Franck Vysocki.

SAISON 1999 (CC Périgourdin)-palmarès connu : (lieux de course et résultats communiqués) - seuls les noms des vainqueurs connus sont indiqués en caractères gras italiques)
- Razac sur l’Isle le 4 octobre - 1° Stéphane Reimherr (CC Périgourdin).
- Milhac de Nontron le 5 avril - 1° Christophe Napias (VC Oloron Haut-Béarn).
- Marsaneix (Championnat de Dordogne) le 29 mai - 1° Vincent Guillout (Asptt Périgueux).
- Chute ronde de la Cole le 3 juillet, arrêt jusqu’à la fin de saison.

SAISON 2000 (CC Périgourdin)-palmarès connu : (lieux de course et résultats communiqués) - seuls les noms des vainqueurs connus sont indiqués en caractères gras italiques)
- Blaye
- Léguillac de Cercles le 12 mars - 1° Didier Bouquet (VC. Langon)

1998 CD Domme

1998 à Domme : la grande razzia du CC Périgourdin lors du championnat départemental

Arrêt suite ennuis familiaux début de saison 2000

Les licenciés du Cyclo-Club Périgourdin en 2000 : (liste alpha en noir les dirigeants, en bleu les coureurs)
Philipe Agogue, Guillaume Alvès, Damien Alvès, Pascal Andrieux, Claude Audibert, Jean-Louis Authier, Christophe Authier, Kevin Bailly, Gwénaëlle Bailly, Muriel Bailly, Christine Bercouzareau, David Bercouzareau, Jean-Marie Bercouzareau, Kévin Bertaux, Marie-Laure Bertaux, Stella Bertaux, Jean-Charles Boissard, Jean Boissavy, Dominique Boivineau, Mélany Boivineau, Cédric Bost, Jasmine Bouget, Pascal Boyer, Jordan Caillaud, Philippe Candau, Nicolas Canler, Guillaume Carreau, Bruno Ceyssat, Jérémy Château, François Château, Jérôme Châteauraynaud, Thierry Châteauraynaud, Giovanni Corno, José Corréia, Alexandre Cotté, Jean-Pierre Cousineau, Christophe Cuménal, Jean-Charles Dader, Sébastien Darrin, Vincent Dedieu, Jean-Pierre Desbouis, Guy Dutertre, Michel Elcrin, Mickaël Estève, Bernard Estève, Magalie Eugène, Alain Fauchier, Cathy Fauchier, Christophe Fauchier, Pierre Faure, Jean-Marc Gardet, Christophe Gilbert, Laurent Guillot, Florian Ginsou, Xavier Godfroid, Romain Godfroid, Jean-Pierre Guichou, Danielle Guichou, Emmanuel Joubert, Mickaël Joubert, Jean-Claude Lafont, Pierre Lajarthe, Jean-Louis Lambert, Jacques Lapouge, Michel Lapouge, Sébastien Lapouge, Pierre Lapouyade, Christophe Lascaud, Didier Lavesne, Alain Lavesne, Jean-Baptiste Lavigne, Arnaud Léger, Frédéric Maly, Michel Maly, Michel Marty, Maryse Mazeau, André Merlhe, Michel Monnerie, Stéphane Morillon, Nathalie Mousques, Bernard Paul, Christian Paul, Marie-Madeleine Paul, Jérôme Paul, Patrice Peyencet, Serge Pomeyrol, Pierre Pomeyrol, Patrick Pommies, Pascale Porcher, Jean-Claude Porcher, Gaëlle Porcher, Benjamin Potin, Grégory Pradelou, Stéphane Reimherr, Jean-Michel Roy, Jérôme Roy, Clément Sarrut, Lucien Sautier, Elodie Simon, Thomas Solans, Loïc Souchard, Mickaël Sourdy, Jérôme Valat, Marc Valentin, Eric Valiani, Nicolas Valiani, Arnaud Vialle, Frédéric Vinderger, Florent Vinderger, Didier Virvaleix, Franck Wysocki.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - DIDIER VIRVALEIX 12 © Bernard PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne (la suite de la carrière sportive de Didier)

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26 août 2023

DIMANCHE 3 SEPTEMBRE PRES DE PRIGONRIEUX

TOUS A PEYMILOU POUR LE SOUVENIR PATRICK DELMONTEIL

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Patrick Delmonteil, l'inoubliable coach entouré de ses coureurs Bergeracois (photo Sha)

- Organisée par l’EVCC Bergerac, ce prix cycliste en souvenir de Patrick Delmonteil sera ouvert aux coureurs élites, open, acces U19. Tous les renseignements de l’épreuve sur ce LIEN. C’est son frère Thierry qui sera sur la brèche, pour réveiller la mémoire de celui qui fut le coach du club Bergeracois mais aussi du Comité de Dordogne.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - SOUVENIR DELMONTEIL © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

12 février 2024

LA VALENTIN HUOT 2006

LA FÊTE DU CYCLISME A SAINT-ASTIER

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 Les Peyencet et les Béneyrol déjà sur la ligne de départ

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 - Le 18 octobre 2006 la bonne ville de Saint-Astier recevait la gentleman "la Valentin Huot", petit chrono de 18 km entre ce chef lieu de canton et la gare de Neuvic. Une belle journée avec un rassemblement d’anciennes gloires, le succès de Jean-François Rivet (UC Felletin)et de Jean-Vincent Rivet (AS Saint-Junien).

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- Petit reportage qui nous permet de se souvenir de Raymond Boisseau l’organisateur, de Valentin Huot la vedette du jour et de tous ces coureurs et amis qui sont venus sur de nombreuses éditions renouer avec ce cyclisme d’antan, sans oublier l’Asptt Périgueux, le club organisateur avec le soutien de la JS Astérienne.

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André Dufraisse multiple champion du Monde de cyclo-cross

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 Jean-Vincent et Jean-François Rivet les vainqueurs et ci-dessous
les graines de champion entourées par R. Boisseau et V. Huot

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RÉTRO VÉLO DORDOGNE - VALENTIN HUOT 2006 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

12 août 2023

AXEL LAURENCE CHAMPION DU MONDE U.23

BON SANG NE SAURAIT MENTIR
SON P
ÈRE AVAIT GAGNÉ A PÉRIGUEUX EN 1998

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 - Une fois de plus le vieil adage "Bon sang ne saurait mentir" rentre dans la coutume cycliste. Si en ce samedi 12 août le Breton Axel Laurence est devenu champion du Monde des espoirs, rappelons que son père Franck Laurence avait gagné sous le maillot de Jean Floc’h, l’étape du Tour de Dordogne 1998 reliant Saint-Jory de Chalais à Périgueux. On le voit ici sur les boulevards du chef lieu de Dordogne, répondant aux questions de Serge SALLES l’organisateur de l’épreuve. Tour qui sera remporté pour la petite histoire pas Pascal Pofilet d’Etupes.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - LAURENCE AXEL © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

15 août 2023

DIDIER VIRVALEIX (saison 1993-1994)

RETOUR CHEZ LES AMATEURS ET AU CLUB DE L’US. MONTAUBAN

1993 cHEZ gARCY

- Après une fin de saison agitée, voilà que 1993 se présente avec une réforme du cyclisme amateur qui hérite d’une nouvelle réglementation. Dans le comité Midi-Pyrénées, le Tarbes Cycliste et l’US Montauban se prennent en main et vont de l’avant en relevant le défi de faire le choix sur cette "division élite", qui permet aux coureurs de participer aux épreuves nationales, notamment les rendez-vous obligés de la Coupe Mavic. (Revoir la saison 1992 de Didier sur ce LIEN.)

1993 Javerlhac ter

Succès à la frairie de Javerlhac devant Lanxade

- Une aubaine pour Didier Virvaleix qui voit une petite consolation au travers de cette création de nouvelles troupes d’élite. A 26 ans seulement, on peut parler encore d’avenir pour lui. D’ailleurs il retrouve son ancien camarade de club Christophe Lanxade, un autre Périgourdin avec qui il fera la course d’équipe.

1993 Jumilhac

Jumilhac le Grand avec le succès de Lanxade devant Virvaleix

- Situation du cyclisme dans la région : Alain Lavignac est président du comité de Dordogne. Bernard Paul devient président du Cyclo-Club Périgourdin. Elisabeth Chevanne-Brunel remporte le titre de championne du monde des juniors en Australie, alors que Daniel Baal est le nouveau président de la FFC qui met en place une nouvelle réforme avec des équipes nationales amateurs, comme on vient de voir à Montauban.

1993 Le Coux

Le Coux et le succès de Christophe Rinéro avec le soutien de Lanxade et Virvaleix

- La saison cycliste de Didier Virvaleix ce sont cinq victoires et une course d’équipe sans faille avec Christophe Lanxade avec qui il se lie d’amitié. L’équipe de Montauban livre un beau duel contre celle de Tarbes amenée par Laurent Roux et Laurent Mazeaud. Virvaleix se sent bien sous ses nouvelles couleurs, s’entraînant avec Lanxade qui gagne encore plus d’épreuves au cours de cette saison. Le peloton professionnel, Virvaleix y pense encore et l’envie est toujours présente, ayant le sentiment d’avoir perdu sa place non sur sa valeur, mais sur le contexte d’une situation compliquée. Toujours est-il qu’il pense encore avoir son mot à dire comme il a fait avec un début de saison tonitruant où il inscrit son nom à Cazères, Castelnau Montratier et Trémolat…

1993 Montauban

Prix Mammouth à Montauban, là où l'équipe a cédé face
aux Tarbais de Laurent Roux vainqueur

SAISON 1993 (US Montauban-palmarès connu) : (lieux de course et résultats communiqués) - seuls les noms des vainqueurs connus sont indiqués en caractères gras italiques)
- Ronde du Pays Basque, le 20 février - (1° Christophe Lanxade US. Montauban).
- Montauban Prix Mammouth le 20 mars - (1° Laurent Roux Tarbes Cyclisme).
- 1° Castelnau-Montratier le 7 mars.
- Bretenoux le 4 avril - (1° Vincent Guillout CRC Limoges).
- 1° Cazères le 8 avril.
- Paris-Barentin le 11 avril - (1° Emmanuel Mallet CM Aubervilliers).
- 1° Trémolat le 13 avril.

1993 TD DV plus combatif, L

Tour Dordogne avec entre autres Virvaleix le plus combatif, Laurent Roux meilleur jeune et 4°,
Peyramaure vainqueur du Tour, Laurent Mazeaud vainqueur de la dernière étape

- Le Coux le 17 avril (1° Christophe Rinéro - US Montauban).
- Championnat des Pyrénées à Vaour (1° Laurent Roux - Tarbes Cyclisme).
- Ronde de l’Armagnac le 24 avril (1° Christophe Rinéro - US Montauban).
- Boucles de Saint-Mont le 25 avril - (1° Laurent Mazeaud - Tarbes-Cyclisme).
- Tour du Tarn et Garonne du 11 au 13 juin - (1° Sylvain Briand - Côtes d’Armor).
- de la cinquième étape du Tour de Bigorre Bordères-Louron/Tarbes - (1° Christophe Dupouey - Tarbes Cyclisme).
- Tour de Dordogne du 15 au 18 juillet. Sacré le plus combatif - (1° Pascal Peyramaure - CA Mantes). 2° de l’étape Montpon-Ribérac – (1° Jean-Louis Conan - VS. Scaër).
- Sarlat le 7 juillet - (1° Sylvain Bolay AS Varennes-Vauzelle).
- 1° Javerlhac le 2 août.
- Jumilhac le Grand le 4 août - (1° Christophe Lanxade - US Montauban).
- Villamblard le 9 août - (1° Christophe Lanxade - US Montauban).

1993 Villamblard

Lanxade et Virvaleix 1° et 2° à Villamblard

- 10° Critérium des châteaux aux Milandes le 11 août (1° Denis Leproux - CA. Mantes).
- Dournazac le 28 août (1° Christophe Lanxade/US Montauban).
- 1° Douzillac le 29 août.
L’équipe de Max Garcy en 1993 aligne : Didier Virvaleix 26 ans, Gilles Sanders 28 ans, Jacques Bogdanski 21 ans, Christophe Lanxade 21 ans, Christophe Rinéro 19 ans, Patrick Bruet 30 ans, David Escudé 23 ans, Patrick Prégno 25 ans, Jean-Laurent Cazalens 21 ans, Fabrice Sanchez 23 ans, Rafal Wieczorek 21 ans et Marek Kalita 21 ans.

 - 1994 est la saison cycliste marquée par le passage du Tour de France en Dordogne. Cette deuxième saison chez le président Garcy sera la dernière et débutera bien à Cénac Saint-Julien où le club remporte les trois premières places du classement. Le reste de la saison sera marquée de trois succès et surtout par une belle forme pour Christophe Lanxade qui dominera de la tête et des épaules de nombreuses épreuves dont voici en images quelques uns des faits.

1994 Augignac

Seul devant au critérium d'Augignac

SAISON 1994 (US Montauban-palmarès connu) : (lieux de course et résultats communiqués) - seuls les noms des vainqueurs connus sont indiqués en caractères gras italiques)
- Cénac et Saint-Julien le 28 mars (1° Eric Frutoso/US Montauban) had trick.
- Trémolat le 5 avril (1° Ludovic Grechi/US. Montauban).
- 1° Saint-Pastour le 11 avril.
- Tour du Tarn et Garonne du 4 au 5 juin (1° Christophe Lanxade/US Montauban).
- Nocturne de Bergerac le 23 juillet (1° Philippe Mondory/CG Orléans).

1994 Augignac 2

Augignac là où il est complimenté par le speaker Jean-René Villechanoux

- 1° Périgueux-Faidherbe le 30 juillet.
- 1° Lacropte le 1° août.

1994 montpon ste foy

Montpon-Sainte-Foy lors du prix de l'amitié en 1994

1994 Lacropte 6

Et une de plus en 1994 à Lacropte

- Jumilhac le Grand le 3 août (1° Christophe Lanxade/US. Montauban).
- Villamblard le 8 août (1° Christophe Lanxade/US Montauban).
- Coursac le 14 août (1° Christophe Lanxade/US Montauban).
- Marsaneix le 5 septembre (1° Christophe Lanxade/US Montauban).

1994 Lacropte protocole

Circuit de la Fraise à Lacropte avec le maillot blanc de leader

1994 Reco Bergerac Px TDF

A Bergerac lors de la reconnaissance de l'étape du Tour de France 1994
Périgueux-Bergerac contre la montre et autour de nombreux acteurs locaux

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - DIDIER VIRVALEIX 11 © Bernard PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne (la fin de sa carrière cycliste de Didier sur ce lien)

29 juillet 2023

DIDIER VIRVALEIX (saison 1992)

UNE SAISON GALÈRE

 RETOUR SUR LE FEUILLETON DE L’HIVER

1992 eUROTEL 88

 - Pour Didier cette saison 1992 n’a pas été un long fleuve tranquille. Et pourtant, il a continué à s’entraîner comme un damné sur nos routes de Dordogne et par tous les temps, de façon à être opérationnel dès qu’il aurait une proposition d’équipe. Dans ce contexte on a entendu beaucoup de choses, d’autant plus que Virvaleix n’était pas le seul à se trouver dans une voie de garage qui aurait pu l’amener jusqu’à l’ANPE. On a certes entendu beaucoup de bruits sur son sujet mais il est utile de préciser que son éventuelle adhésion au sein de "Chazal Vanille et Mûre" ne reste qu’une rumeur médiatique. Et pour connaître le long chemin de croix de janvier et de février de notre coureur, relisons les circonstances ci-dessous. Lire sa saison 1991 sur ce LIEN.

1992 eurotel

La nouvelle formation Eurotel-Samro avec Virvaleix comme chef de file

LE CHEMIN DE CROIX DE DIDIER

- En quelques mois, Didier Virvaleix a mûri. Sur les rives de la Dordogne qui l’ont vu grandir, le petit gringalet timide, perdu au milieu des Belges flamands, Hollandais, Allemands et Danois d’Histor Sigma au départ du Tour à Lyon en juillet dernier, s’est forgé un caractère. Son premier Tour de France l’a doté d’une étonnante assurance. Physiquement tout d’abord puisqu’il s’est aperçu qu’il pouvait récupérer sur une course de trois semaines mais surtout mentalement. "J’ai couru pendant quatre jours avec une sciatique. Je pédalais sur une jambe mais j’ai tenu. : je voulais voir les Champs Elysées" raconte t-il posément.
- Les Champs Elysées il les a vus. Et comme tous les bleus un grand frisson lui a parcouru le dos quand il a déboulé à fond sur la plus belle avenue du monde. "Ça allait vite, très vite, et quand j’ai vu tout ce monde, j’ai voulu me montrer. J’ai roulé devant avec Bugno et les autres" se souvient-il encore, assis sur les bords de la Dordogne à Bergerac où il passe la plupart de son temps libre.
- Malgré son petit gabarit (1,73 m pour 63 kg), le Périgourdin a suscité le respect dans le peloton du Tour. Les 23 et 24 juillet l’ont fait sortir de l’anonymat. Trente cinquième au sommet de l’Alpe d’Huez, il termine 9° le lendemain à Morzine. Il devient l’égal des Fignon, Delgado, Indurain et Bugno qui terminent dans le même temps que lui.
- Didier Virvaleix vit son heure de gloire loin de Périgueux, sa ville natale. Les Buckler de Jean Raas lui font les yeux doux. Les Hollandais aimeraient bien un autre grimpeur pour accompagner Stéven Rooks. "Mais juste après le Tour, je me suis fatigué sur les critériums et les autres résultats n’ont pas confirmé. En plus j’ai chopé une rhino que j’ai trainée de longues semaines"poursuit-il en baissant ses yeux gris.
- Copain de Vincent Lavenu, nouveau directeur sportif de "Chazal-Vanille et Mûre", le quatrième groupe cycliste français après Castorama, Z et RMO, Virvaleix hésite. Les propositions sont alléchantes, mais il faut donner une réponse rapidement. Trop rapidement, il préfère ne pas se précipiter. Un mirage s’évanouit.
- Puis c’est au tour de Cyrille Guimard de le contacter. Mais finalement chez Castorama, il y a déjà tout ce qu’il faut ! Et voilà le petit Périgourdin en rade. Comme un de ces sales coups de fringale qui vous prennent en pleine ascension d’un col.
- C’est l’hiver et l’ombre de l’ANPE se fait de plus en plus pressant sur ses frêles épaules. C’est l’inévitable gamberge. Mais Didier s’accroche. Son nouveau mental l’aide encore. "J’ai continué à m’entraîner. Sous la pluie dans le vent. Ce n’est pas toujours évident, mais quand on est dans sa situation, on aurait presque envie d’aller à l’usine. C’est peut-être bête à dire, mais c’est comme ça", commente t-il. Il pense à ses copains, comme Abadie, restés sans emploi.
- Et un beau jour, la sonnerie du téléphone retentit à Troche, chez Valérie, la copine de Didier. Au bout du fil Yvan Raphanel, commanditaire de la cinquième équipe française, Eurotel-Samro. "A l’époque on ne savait pas si on démarrait avec des capitaux belges ou français. Mais j’étais déjà pressenti pour être leader de l’équipe" poursuit Virvaleix.
- Le ciel s’éclaircit enfin au-dessus de la Dordogne. Pas pour longtemps. On frôle une nouvelle fois le crash en plein décollage : les diplômes du directeur sportif belge Didier Paindaveine, ne sont pas reconnus en France. La Fédération met à son tour des bâtons dans les roues, Yvan Raphanel rappelle Didier : "l’équipe est née, mais elle est déjà morte". La poisse colle au cuissard de Virvaleix.
- En fait tout s’arrange après un coup de gueule de Marc Madiot, le porte parole du peloton français. Laurent Fignon fait également pression. Madiot, parti courir pour l’équipe allemande Télékom et Fignon émigré en Italie (Gatorade) n’oublient pas leurs petits copains abandonnés. Ils ont finalement gain de cause.
- On est à la mi-février. La belle aventure peut enfin commencer. Avec sept néo-pros et Didier Virvaleix 419° au classement mondial, comme leader. Eurotel va rejoindre le peloton en marche. Mais après toutes ces péripéties, Virvaleix assure qu’il n’a jamais été aussi motivé. "On va entendre parler de nous, vous verrez" lance t-il d’un ton sûr et décidé.
- Eurotel-Samro ne figure évidemment pas dans les vingt premières équipes pros sur le plan mondial. Les portes du Tour de France lui seront dont closes. "c’est dommage, car j’aurai bien aimé confirmer. Mais il y a eu un premier miracle, alors pourquoi pas un second ?" lance Virvaleix. Le cas de Ronan Pensec, qui avait pigé l’année dernière sur le Tour sous les couleurs d’Amaya n’est pas passé inaperçu.

1992 Tour du Haut Var Première échappée avec Virvaleix qui amène Andy Bishop et Michel Vermote

Tour du Haut-Var, première échappée avec Didier Virvaleix sous le maillot Eurotel

 1992 AVEC EUROTEL-SAMRO

- Yvan Raphanel, né le 22 août 1944 à Riom (Puy de Dôme), décide de s'investir dans le cyclisme, étant né dans une famille pratiquant le cyclisme. Annoncée dès la fin de l'année 1991, l'équipe est sponsorisée par la société d'Yvan Raphanel, Eurotel, qui fabrique du matériel inox et l'installation de cuisines pour les collectivités. L'équipe Eurotel-Samro naît au début de la saison 1992. Elle est basée en France et est dirigée par Didier Paindavaine, qui vient de quitter l'équipe cycliste Mosoca Eurotel, au poste de directeur sportif. Elle possède cinq coureurs qui étaient déjà professionnels l'année précédente, mais aucun vrai leader. Elle permet à un certain nombre de jeunes coureurs de débuter, dont Franck Morelle, champion de France amateur en 1990. Elle débute au Tour du Haut Var en 1992 avec 10 coureurs. Pendant la saison, elle obtient peu de résultats. L'équipe participe d'ailleurs à la Coupe de France, Herve Henriet 3e du grand prix de Denain, puis aux 4 Jours de Dunkerque, ou à la Route du Sud, invité à Paris Roubaix par Albert Bouvet mais cette épreuve étant redoutable elle refuse sa sélection ainsi qu au Critérium du Dauphiné libéré faute de pouvoir aligner 8 coureurs ayant de l expérience suffisante. Les coureurs de l'équipe passent rapidement pour les "smicards du peloton" comme l'explique le Belge Claude Rudelopt au Soir en 1992. Au championnat de Belgique, il est accompagné d'un mécanicien et d'un soigneur pour deux coureurs, ce qui traduit le manque criant de moyens de la petite formation. L'équipe voit un de ses coureurs sélectionné au Championnat du monde : Akira Asada. L’entreprise n ayant pu trouver un vrai partenaire cherche, dans un premier temps, un partenaire financier pour pouvoir grandir et payer convenablement ces coureurs. À la fin de la saison, l'équipe disparaît faute de finances, après avoir renoncé à chercher un partenaire secondaire. Elle n'a en effet pas pu payer une partie des salaires, ce qui a provoqué le départ de Didier Paindavaine, qui devait amener un budget et n'a jamais pu respecter son engagement dans une période de crise financière, et son remplacement par Patrick Valcke, celui-ci n'ayant pas pu trouver des partenaires malgré ses connaissances du milieu. Une partie de l'équipe fusionne avec l'équipe russe Russ-Baikal.

1992 Cholet Pays de Loire avec Eurotel séance d'autographes

Séance d'autographes au départ de Cholet Pays de Loire

LE PARI D’YVAN RAPHANEL

- "Je ne suis pas Bernard Tapie" Yvan Raphanel, PDG d’Eurotel, une marque de cuisines pour l’hôtellerie, n’est pas débarqué dans le monde du cyclisme par hasard. Encore moins avec une malette bourrée de gros billets. A 48 ans, ce chef d’entreprise parisien, originaire de Riom, dans le Puy de Dôme, est un amoureux fou du vélo. Comme l’étaient avant lui son père et ses cousins.
- Contrairement à Tapie, Raphanel a misé d’emblée sur la jeunesse. "Quand l’année dernière, j’ai commencé à parler de monter une équipe pro, tout le monde m’a ri au nez. Si t’as pas 20 millions de francs, ce n’est pas la peine, m’a-t-on lancé" raconte t-il. Et pourtant aujourd’hui, même s’il y a un léger retard à l’allumage, Eurotel est là. Aidé par Samro, le premier fabricant Européen de remorques installé en Vendée.
- Evidemment, une équipe composée de sept néo-pros (soit autant que dans toutes les autres équipes françaises réunies) peut prêter à sourire. D’autant qu’Yvan Raphanel a même réservé une place à son gendre, Gilles Bénichon, un bleu de 30 ans, à qui il offre un beau cadeau !
- Les mauvaises langues iront même assimiler Eurotel-Samro à une de ces fameuses formations de deuxième division dont les coureurs ne veulent pas entendre parler. C’est sur qu’il ne faut pas s’attendre à des miracles cette saison, prédit lucidement le patron de l’équipe. "Nous voulons avant tout jouer un rôle de formateur. Et si nous révélons un ou deux coureurs par saison pour de plus grandes équipes, notre pari sera gagné."
- Avec un budget de 4,5 MF (évidemment l’un des plus petits du peloton) pour sa première saison, Yvan Raphanel est persuadé qu’il opte pour la bonne solution. D’ailleurs, il s’est engagé pour dix ans. "Dès notre première sortie, sur le Het Volk, la présence de Didier Virvaleix dans le groupe de tête a rabaissé le caquet de certains. Nous avons prouvé que nous n’étions pas là pour faire de la figuration" se réjouit le commanditaire.
- Dès la saison prochaine, le budget d’Eurotel-Samro devrait atteindre 8 MF. "Cette somme que je ne devrais pas avoir de mal à trouver, servira à engager un coureur plus expérimenté",annonce Yvan Raphanel. Pour 1992, il n’est surtout pas question de mettre de la pression sur l’équipe. "Le Het Volk l’a démontré. Sans pression, les coureurs surtout inexpérimentés, peuvent s’exprimer totalement. Maintenant, je leur ai fourni des équipements, de belles voitures, un directeur sportif. A eux de pédaler".

1992 Getxo bis

Au départ d'une épreuve à Getxo en Espagne

- La confiance placée par le PDG d’Eurotel dans cette bande de néophytes n’a pas tardé à porter ses fruits. Que ce soit au Tour du Haut-Var ou au Het Volk, les Eurotel se sont montrés aux avants postes. Dès leur prochaine sortie, dimanche prochain au Grand Prix de Cholet, ils devraient confirmer. Avant d’exploser sur le Midi Libre ou le Dauphiné Libéré leurs deux grands rendez-vous de cette saison baptismale.
- La saison 1992 de Didier fut une saison calme. Privée de Tour de France, la formation a rapidement démontré ses limites dans le concert du milieu pro. On s’est cantoné alors aux épreuves de la Coupe de France où le coureur de Boulazac a obtenu quelques places… pour quitter le milieu le 6 août lors du Bol d'Or où il s'était illustré la saison passée.

1992 Eurotel DV

SAISON 1992 (pros Eurotel Bio-Technica Samro-palmarès connu) : (lieux de course et résultats communiqués) - seuls les noms des vainqueurs connus sont indiqués en caractères gras italiques)
68° Tour du Haut-Var le 22 février (1° Gérard Rue Fra/Castorama).
58° Omloop Het Volk le 29 février (1° Johan Capiot Bel/TVM Sanyo).
32° Cholet-Pays de Loire le 22 mars. (1° Laurent Desbiens Fra/Collstrop Garden Wood).
Critérium International du 28 au 29 mars (1° Jean-François Bernard Fra/Banesto).
10° classement général Tour du Vaucluse (31 mars au 5 avril) 1° Robert Forest Fra/Chazal Vanille et Mûre).
59° Circuit de la Sarthe du 8 au 11 avril (Jean-François Bernard Fra/Banesto).
56° Paris-Camembert le 21 avril (1° Patrice Esnault/Chazal).
14° Trophée des grimpeurs le 3 mai. (1° Marc Madiot Fra/Telekom Merckx).
37° Classique des Alpes le 23 mai (1° Gilles Delion Sui/Helvetia).
13° Classement général Tour d’Armorique du 26 au 28 mai (1° Peter Leclercq Bel/Lotto Mavic), 3° de la deuxième étape Saint-Nazaire-Lanester (1° Jean-Claude Colotti/Fra/Z Lemond), 11° de la 3° étape Lanester-Quimperlé (1° Jean-Cyril Robin Fra/Castorama).
Bergerac le 8 juin (1° Laurent Pilon Fra/MG Boys).
10° Bol d’Or des Monédières le 6 août (1° Richard Virenque/RMO).

Composition de l’équipe Eurotel
Didier Paindaveine (directeur sportif), Didier Virvaleix Fra 25 ans (ex-Histor), René Foucachon Fra 26 ans (ex-Mosoca), Michel Stasse Bel. 24 ans (ex La William), Nicolas Coudray Suisse 24 ans néo-pro, Claude Rudelopt Bel 22 ans néo-pro, Hervé Henriet Fra 28 ans néo-pro, Franck Morelle Fra 27 ans, néo-pro, Gilles Bénichon Fra 30 ans néo-pro, Michel Lallouet Fra 27 ans néo-pro, Marc Frèze Fra 26 ans néo-pro.

La Fin d’Eurotel : Dès la fin de l’été les coureurs n’ont plus perçu leur salaire. Cette situation entraîna des désistements des coursiers dans les épreuves. Une démobilisation généra des actions en justice où Eurotel était invité à comparaitre. Les tribunaux des Prud’hommes ont mis de même leur nez dans cette affaire. S’en était fini pour l’équipe qui disparu totalement et qui laissera tous ses sportifs sur le carreau. Ceux-ci empêtrés avec une justice lente, ne pourront même pas profiter des transferts saisonniers et quitteront la scène cycliste définitivement ou se retrouveront chez les amateurs.

1992 Bergerac Pillon vainqueur devant Rous et DV en retrait

A Bergerac avec Pilon vainqueur, en retrait Virvaleix 3°

L’APRÈS EUROTEL

- 1992 constituait la onzième saison cycliste de Virvaleix, mais aussi la quatrième et dernière dans les rangs des professionnels. Comment un coureur de sa trempe a pu terminer ainsi ? Dans les chaumières Périgourdines on a beaucoup parlé de ça à cette époque. Et surtout on n’a jamais comprit pourquoi ce coureur méritant a été laissé tomber comme une chaussette par les sponsors et le monde professionnel. Un monde professionnel où règne la loi de la jungle, un monde sans partage, un monde sans cœur, sans considération. Dans ces circonstances graves, il est bon de se mémorer le long chemin parcouru et de se demander pourquoi Histor-Sigma qui voulait régenter le milieu n’a pas non seulement tenu ses promesses, mais a laissé tomber ses coureurs sans s’occuper à les reclasser. Puis Eurotel est venu et là encore à coups de promesses, on a rapidement constaté que celles-ci n’étaient qu’un mirage, une illusion, un feu de paille. Et pourtant notre Virvaleix n’était pas un simple porteur d’eau ! C’était un coureur courageux, robuste, dur au mal, grimpeur infatigable, sachant souffrir, au petit gabarit parfois effacé mais très efficace. Autant d’adjectifs pour lesquels on n’a pas tenu de cas. Quel gachis ! Quel dommage ! Triste de constater qu’une carrière tient à peu de choses et que le milieu cycliste a un grand besoin, celui de l’humaniser.
- On connait la suite avec un arrêt de la compétition dès le mois d’août, des salaires qui ne seront plus payés, puis le long chemin de croix devant les tribunaux pour obtenir son dû. La suite sera un retour précipité chez les amateurs, que nous verrons sur la prochaine publication.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - DIDIER VIRVALEIX 10 © Bernard PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne (1993 et 1994 son retour chez les amateurs sur ce lien)

 

13 juillet 2023

DIDIER VIRVALEIX (saison 1991)

UNE SAISON MÉMORABLE

AVEC SON PREMIER TOUR DE FRANCE

1991 Paul Haghedooren à droite Ribeiro Mauro et je crois Vermote Michel

 Sur une course de la saison, Didier Virvaleix retrouve la condition entouré de
Paul Haghedooren, de Mauro Ribeiro et de Michel Vermoote

- La saison 1991 marquera la carrière de Didier. Car elle fut intense et pleine de promesses. D’ailleurs lorsque l’on compare ses résultats avec ceux de la saison précédente, il n’y a pas photo. 1991 fut une saison pleine avec des participations aux premières épreuves (Haut-Var, Murcie, Critérium de la route, etc…). Et puis un succès d’étape au Luxembourg, lors du "François Faber" ceci après les classiques belges, lui permet de prendre confiance, de peaufiner sa forme ensuite au Romandie, puis à la classique des Alpes, au Dauphiné et encore au Midi-Libre, d’être là au championnat de France pour obtenir son précieux sésame : une sélection au Tour de France.
NOTA (lire la saison 1990 de Didier Virvaleix sur ce LIEN).

1991 Histor 1

 L'équipe Histor Sigma au seuil de cette saison 1991

- Il y a eu dans cette grande boucle des journées de souffrances, avec une sciatique récalcitrante, puis ensuite une forme ascendante pour affronter les Alpes avec son étape à Morzine où il termine avec les ténors. Mais sa belle croisade sur les routes du Tour était entachée par un couperet qui planait au-dessus de la tête : la fin d’Histor Sigma. La vie d’un coureur professionnel n’est pas un long fleuve tranquille. On le voit, rien n’est facile, puisque chaque fois il y a une remise en question pour faire alterner les mauvais et les bons moments, les abandons et les podiums, la forme et les blessures, sans oublier cette suprême décision celle du retrait d’une équipe. Car en cette saison 1991, la situation économique voit la perte de nombreux soutiens comme celle de Fagor, Histor et la rareté de nouveaux partenaires. On en est alors à cette époque à la recherche de créer un statut pour les coureurs pros, histoire de les protéger. Mais ce statut ne verra le jour qu’en 2006 et le nombre de victimes en attendant ne fera qu’augmenter…

1991 Histor 2

SAISON 1991 (pros Histor Sigma) : (lieux de cours, participation aux courses et résultats communiqués) - seuls les noms des vainqueurs connus sont indiqués en caractères gras italiques)
- 93° Tour du Haut Var le 23 février (1° Eric Caritoux/RMO).
- Grand Prix de Cannes (1° Jérôme Simon Peugeot Shell Michelin).
- 103° Tour de Murcie du 11 au 16 mars (1° José Luis Villanueva (Esp/Once).
- 59° Critérium International de la route à Avignon du 30 mars au 1° avril (1° Stéphen Roche Irl/Tonton Tapis).
- Tour du Pays Basque du 8 au 12 avril 1991 (1° Claudio Chiappucci Ita/Carrera Jeans Vagabond).
- 20° Paris-Camembert le 21 avril (1° Patrice Esnault Fra/Chazal Vanille Fraise).

1991 liège

- 1°. de la deuxième étape (Diekirch-Diekirch) du 69° Prix François Faber le 27 avril au Luxembourg (bat Mickaël Boogerd au sprint), 13° de la première étape, 8° de la deuxième étape, du classement général du Prix Faber (1° Jorg Paffrath - Ger/PSV/Cologne).Meilleur grimpeur.
- Flèche-Wallonne le 17 avril (1° Moreno Argentin - Ita/Ariostea).
- Liège-Bastogne-Liège le 21 avril (1° Moreno Argentin - Ita/Ariostea). (en médaillon Didier au départ).
- Trophée des grimpeurs (1° Atle Kvålsvoll - Nor/Z).
- 39° Tour de Romandie du 7 au 12 mai. (1° Tony Rominger - Sui/Toshiba).
- 18° Classique des Alpes le 23 mai (1° Charly Mottet - Fra/RMO).
- Tour de l’Oise (1° Eddy Seigneur - Fra/Z Peugeot).
- 22° classement général du Midi-Libre du 17 au 23 mai (1° Gilbert Duclos-Lassalle - Fra/Z). de l’étape Palavas-La Grand Combe (1° Bruno Leali Ita/Gios Balan), 10° Béziers-Pézénas (1° Johan Bruyneel - Bel/Lotto).
- 35° Dauphiné Libéré (du 3 au 10 juin) (1° Luis Herrera - Col/Manzana Postobon).
- 28° Championnat de France le 30 juin à Saint-Saulge (1° Armand de las Cuevas - Fra/Castorama).
- Tour de France : Meilleurs classements - 18° Avignon-Gap, 35° Briançon-l’Alpe d’Huez, Bourg d’Oisan-Morzine, 50° classement général final (lire ci-dessous en détails)
- 131° Classique de San Sébastian le 10 août (1° Gianni Bugno - Ita/Gatorade).
- Tour du Limousin (1° Michel Vermote - Bel/RMO).
- Bol d’Or des Monédières (1° Luc Leblanc - Fra/Castorama).
- Critérium de Meymac le 12 août (1° Thierry Claveyrolat Fra/RMO).
- Castillon la Bataille le 2 août (1° Miguel Indurain - Fra/Banesto).
- Tour de Lombardie (1° Sean Kelly - Irl/PDM).

Histor Sigma Diamant : Willy Teirlinck (directeur sportif), Godefridus Pirard (assistant), Frans Van Looy (assistant).
Coureurs : Uwe Ampler (All), Luc Colijn, Patrick de Wael, Pierre de Wailly, Etienne de Wilde (Bel), Patrick Evenepoel (Bel) stagiaire, Herman Frison (Bel), Kai Hundertmarck (All), Kurt Huygens (Bel), Andrea Kappes (All), Ramund Lehnert (All), Soren Lilholt Petersen (Dan), Johan Melsen (Hol), Wilfried Peeters (Bel), Wim Sels (Bel), Brian Holm Sorensen (Dan), Steve Speaks (USA), Remig Stumpf (All), Marc Thévenin (Fra), Benjamin Van Itterbeeck (Bel), Johan Verstrepen (Bel), Didier Virvaleix (Fra).

 - Pour cette saison 1991, on ne va pas s’attarder sur le palmarès de Didier. Et pourtant, jamais il n’a été aussi conséquent, avec une présence affirmée lors des grands rendez-vous du calendrier international. L’important pour lui c’était de réaliser un rêve de gamin, courir le Tour de France. Il était allé sur les routes du Tour, voir en 1982 Bernard Hinault du côté de Valence d’Agen, puis une seconde fois en 1988 sur les rampes du Puy de Dôme où Pedro Delgado assurait sa suprématie. Moins de dix ans après, le voilà donc retenu pour ce qui est la plus grande course du Monde, là où il va cotoyer de nombreuses vedettes unies autour de leur leader. Et pour Didier, ce leader c’est l’allemand Uwe Ampler qu’il a déjà vu au Tour du Vaucluse en 1987, chez les amateurs, à une époque où tous ces coureurs roulaient sous la férule de l’URSS. Mais depuis il y eu l’histoire, la chute du mur de Berlin, la réunification de l’Allemagne et la liberté retrouvée des anciennes nations de l’Est. Ampler n’est plus l’allemand de la RDA mais celui de l’Allemagne réunifiée et pour lequel Histor va rouler. Nous allons donc découvrir cette grande boucle, mais en nous mettant dans la peau de notre petit champion : Didier Virvaleix.

 TOUR DE FRANCE : C’EST PARTI !

INTERVIEW AVANT LE DÉPART

1991 avant le TDF

- C’est parti pour un Tour. Didier Virvaleix s’aligne aujourd’hui pour la première fois dans la Grande Boucle. A Lyon, le Boulazacois, toujours sociétaire de l’Asptt, s’apprête à vivre ce qui sera peut-être les moments les plus forts de sa carrière de cycliste. Un aboutissement pour sa troisième saison chez les pros avec une sélection arrachée à coup de volonté et de courage après une opération au genou en octobre dernier.

1991 PARCOURS

- "Je ne pense à rien pour l’instant" nous confiait-il chez lui à la cité Bel Air alors qu’il s’entraînait, pluie oblige sur home trainer. "C’est bizarre chez moi ! Je pars comme pour une course habituelle. Mais je sais qu’arriver à Lyon, ça va faire drôle. Je commence à y penser quand même la nuit. Ça me tracasse : je ne veux pas décevoir". La détermination de Virvaleix, toute sa classe se retrouve là, un jeune homme discret qui sait vivre sa passion qui est aussi un métier.
- Pour arriver là, après une saison 90 calamiteuse (1) Didier Virvaleix a pris le vélo par les fourches et s’est livré à un entraînement de galérien. "Je n’avais pas le choix pour revenir" dit-il n’oubliant pas de citer le nom de son mentor, Joël Marteil, l’ancien entraîneur de Hinault. Son entraînement (2), il le poursuit jusqu’à aujourd’hui entre les courses qu’il dispute parfois en Bretagne chez Marteil, le plus souvent chez lui en Dordogne. "Si je suis revenu en forme au point d’être engagé dans le Tour, je le lui dois".
- L’enfant de la cité Bel Air, fils d’un maçon et d’une femme de ménage, se retrouve aujourd’hui dans le gotha du cyclisme mondial, dans l’épreuve numéro un. Une confrontation qui ne l’impressionne pas depuis qu’il fréquente les pelotons professionnels. Aujourd’hui quand il pédale à côté d’un champion de la classe d’un Delgado (dont il apprécie la simplicité), il doit avoir en tête ses premiers tours de manivelle avec son père et son oncle, les premiers à déceler ses talents. Ses débuts de cycliste à 11 ans, sa première grande victoire au pays, un véritable déclic qu’il a conduit jusqu’aux sommets, comme pendant la première semaine de la Vuelta en Espagne.
- Aujourd’hui à quelques heures du prologue, Virvaleix est à pied d’œuvre avec en ligne de mire les cimes des Pyrénées pour commencer, les Alpes ensuite. La première année sagement il avait fait l’impasse sur le Tour de France. L’année suivante, il était écarté de la sélection par l’entourage du leader de l’époque, Stéphen Roche. "Je l’ai su à la suite du Championnat de France, cela a été un coup très dur au moral. " Après son accident, son plus mauvais souvenir de coureur.
- Du coup, pour son premier Tour il montre de l’ambition et une détermination à tout casser après un bon Championnat de France. Dans l’équipe Histor où il jouit de la confiance retrouvée de Willy Taerlinck son rôle sera de seconder dans la montagne son leader, l’Allemand Uwe Ampler qui vise une des cinq premières places du général. A ce titre, il n’est pas un simple porteur d’eau. Il sera protégé. "Mon premier objectif est de finir le Tour et dans de bonnes conditions. Au Tour d’Espagne et dans les autres courses à étapes, j’ai prouvé que je récupérais bien." Mais avec la forme qu’il tient en ce moment il ne cache pas qu’il entend briller aussi dans une étape de montagne : "Pourquoi ne pas en accrocher une ?" Et il aura un œil sur le classement du meilleur grimpeur. Il a déjà ramené ce maillot du Tour de la CEE et à plusieurs reprises, il fait jeu égal voir dominer le tenant du titre Thierry Claveyrolat.
- Pour le maillot jaune à Paris, il voit Lemond bien sûr, Bugno, Delgado et Breukink mais aussi Fignon qu’il ne veut pas enterrer. L’ancien double vainqueur du Tour lui a fait une grande impression au Championnat de France. Virvaleix d’ailleurs ne cache pas l’admiration que lui inspire toujours le Parisien. Chiappucci il n’y croit plus depuis le Giro. Pour la montagne, ses adversaires seront Theunisse, Claveyrolat et Lucho Herrera qu’il a vu survoler le Dauphiné. Didier Virvaleix a décidément un bon Tour à jouer.
(1) un accident de voiture, puis une collision en course avec une moto qui s’est soldée par deux jours d’hospitalisation en Suisse, une tendinite au genou qui provoque des abandons en série.
(2) La méthode : trois jours par semaine un travail spécifique comprenant trois heures de vélo le matin avec des courts sprints (15, 30, 45 secondes) sur une bosse pour faciliter la nervosité, le giclette, le démarrage en montagne. L’après-midi quatre heures de vélo avec des séquences de deux minutes à bloc pour favoriser le VO 2, la capacité respiratoire. Les autres jours sont inscrits au menu avec sept heures de vélo pour travailler la distance, en accumulant du kilométrage.

1991 TDF 111

Composition de l’équipe Histor pour le 78° Tour de France : 171. Uwe Ampler (All), 172. Etienne De Wilde (Bel), 173. Brian Holm (Dan), 174. Andreas Kappes (All), 175. Søren Lilholt (Dan), 176. Wilfried Peeters (Bel), 177. Remig Stumpf (All), 178. Benjamin Van Itterbeeck (Bel), 179. Didier Virvaleix (Fra) - ci-dessous l'équipe Histor pour le Tour de France.

1991 78° tdf

 LE TOUR DE FRANCE DE DIDIER, JOUR APRÈS JOUR

1991 chrono TDF

Didier au départ du chrono à Lyon

- Samedi 6 juillet - Prologue Lyon-Lyon, 5,3 km (1° Thierry Marie Fra/Castorama). (1° Thierry Marie Fra/Castorama en jaune).
Le mot de Didier "Je suis très impressionné par le public. Je suis bloqué et je n’arrive pas à mettre du braquet. "

1991 TDF étapes 1

- Dimanche 7 juillet - 1° étape Lyon-Lyon 114,5 km (1° Djamolidine Abdoujaparov Ouz/Carrera - Greg Lemond USA/Z en jaune).
- Dimanche 7 juillet - 2° étape Bron-Chassieu Eurexpo 36,5 km clm par équipes (1° Ariostea - Rolf Sörensen Dan/Ariostea en jaune).
Le mot de Didier "Aujourd’hui on a vraiment fait des efforts ! J’espère que l’équipe est arrivée 11° mais il est 18h30 et je n’ai toujours pas le classement. Ce matin, tout le monde était vraiment nerveux pour la demi-étape de 114 km. Il y avait beaucoup de petites routes étroites mais j’étais bien. Seulement l’étape était très enlevée et cela n’arrêtait pas d’attaquer…
- J’étais tout le temps dans le coup, je partais avec mais j’ai raté l’échappée et après c’était trop tard. En fait, j’ai marqué trop d’hésitation, j’avais peur…
- L’après-midi pour le contre la montre, j’étais très nerveux avant le départ puis c’est passé. Ce qui m’a le plus marqué pour cette première étape, c’est le monde ! Jamais je n’ai vu autant de monde crier, nous encourager, c’est impressionnant. Et puis samedi il y a eu la coïncidence curieuse. Je porte le numéro 179 et justement au prologue, je me suis classé 179° sur les 198 partants...
- Demain l’étape Villeubanne-Dijon, devrait être plus cool au départ, mais l’arrivée, c’est sûr, se fera au sprint. Je vois bien Van-Poppel…"

1991 TDF à Lyon avec Millar

Au départ de Lyon avec Millar

- Lundi 8 juillet - 3° étape Villeurbane-Dijon 210,5 km (1° Etienne de Wilde Bel/Histor - Rolf Sörensen Dan/Ariostea en jaune).
Le mot de Didier (109° de l’étape) "Cette étape a démarré tranquillement mais les 60 derniers kilomètres ont été d’enfer. Ça allait très vite, à 60 km/h sans problème ! Personnellement, je n’ai pas trop souffert. A 400 mètres de l’arrivée, il y a eu la chute de cinq coureurs. C’est spectaculaire et lorsqu’on est derrière, cela fait vraiment drôle et coupe l’élan. Ce qui est super c’est que ça soit Etienne de Wilde qui ait gagné. Il se connaît bon finisseur et il n’a pas attendu le sprint. Il est sorti au kilomètre et a forcé lorsqu’il a vu les autres pointer derrière lui. Dans ces moments là, faut être vraiment costaud pour résister…
- Demain destination Reims, 286 km. Ça va être long mais l’étape sera un peu comme celle d’aujourd’hui. Pour moi c’est encore la plaine même s’il y a quelques bosses. J’espère seulement qu’il n’y aura pas trop de vent parce que je n’aime pas les bordures. On verra bien.
Côté anecdotes, hormis la chute, il n’y a pas eu grand-chose. Par contre dimanche soir, à l’hôtel de Lyon, l’équipe Z de Greg Lemond avait invité Jean Carmet, l’acteur de cinéma. Un type très sympa et rigolo qui a bien su détendre l’atmosphère."

1991 DE wILDE 0 dIJON

- Mardi 9 juillet - 4° étape Dijon-Reims 286 km (1° Djamolidine Abdoujaparov Ouz/Carrera - Rolf Sörensen Dan/Ariostea en jaune).
Le mot de Didier (177° de l’étape) "Cela a vraiment été très dur. 286 km c’est long… Surtout au départ, ça ne roulait pas et à la fin, cela allait très vite comme la veille. Résultat, il y a eu plein de chutes à 40 km de l’arrivée et j’ai été obligé de mettre pied à terre. Après, pour revenir, ce n’était pas coton. Je suis arrivé à 4 ou 5 minutes du premier. La dernière bosse, j’étais à 100 mètres des premiers mais j’ai eu des cassures, impossible de revenir… Surtout, j’ai eu la fringale.
- L’hôtel Campanile de Dijon n’était vraiment pas sympa et on n’a pas assez mangé. Déjà que je ne suis pas gros, si je ne mange pas, c’est terrible… Bien sûr, en course, on a du ravitaillement mais c’est le repas de la veille qui compte.
- J’ai demandé du rab pourtant, mais pas moyen d’en obtenir. Je l’ai payé dans l’étape. En plus, l’équipe s’est offert le champagne pour la victoire d’Etienne. Il n’était vraiment pas frais… Vraiment, un hôtel pourri. Ici à Reims, ça a l’air beaucoup mieux.
- Je ne sais pas quel temps il fait à Périgueux, mais ici il fait vraiment très chaud. Je n’ai pas arrêté de boire. Ce sont des boissons spéciales, énergétiques, vitaminées… Ce qui est vraiment agréable aussi, ce sont les massages. Quand on arrive on a des jambes en bois. Trois quart d’heure de massage, ça fait du bien !
- Demain, l’étape est beaucoup plus courte, 150 km. Ca risque encore de rouler très vite. Je vais bien essayer d’être devant, mais ce qui me fait le plus peur dans ce Tour, c’est les chutes. Elles sont nombreuses et graves… Foncer tout en restant prudent pour ne pas courir de risques inutiles, ce n’est pas évident…"
- Mercredi 10 juillet - 5° étape Reims-Valenciennes 149,5 km (Jelle Nijdam (Hol/Buckler Colnago - Rolf Sörensen Dan/Ariostea en jaune).
Le mot de Didier (77° de l’étape) "Nous avons connu encore une étape folle. Une étape très rapide, à fond jusqu’à l’arrivée, à 46 km heure. Une étape très dure.
- Pour moi, je n’étais pas trop mal. J’ai terminé très fort. J’ai été dans la première échappée de 30 coureurs, juste après le départ. Je sens que la forme revient. Ce n’est pas pour moi une surprise. Il y a trois ans, quand j’ai fait le Tour d’Espagne, j’avais démarré doucement avant de bien remonter.
- Ça va, beaucoup sont fatigués après cette étape, mais moi, je ne suis pas trop fatigué, ça m’étonne. On nous annonce pour jeudi une étape très dure, avec du vent et peut-être de la pluie.
- Je suis passé à la télé à l’arrivée de Valenciennes. C’est sympa, ils m’ont demandé comment on entrait et comment ça se passait dans une équipe belge. Ca se passe très bien ! Et j’ai la forme. "
- Jeudi 11 juillet - 6° étape Arras-Le Havre 259 km (1° Thierry Marie Fra/Castorama - Thierry Marie Fra/Castorama en jaune).
Le mot de Didier (121° de l’étape) "On arrive au sprint". (Ce jour là Didier est injoignable)
- Vendredi 12 juillet - 7° étape Le Havre - Argentan 167 km (1° Jean-Paul Van Poppel Hol/PDM - Thierry Marie Fra/Castorama en jaune).
Le mot de Didier (108° de l’étape) "On arrive groupé derrière Van Poppel. Le sprint n’est pas mon truc. Je me suis trouvé au milieu du peloton et j’ai échappé à deux chutes qui se sont produites derrière moi, juste à 25 mètres de l’arrivée. C’est très périlleux le sprint groupé. Je me trouve dans le grand hôtel de la gare d’Alençon. Dès l’arrivée nous avons filé vers la ville étape du chrono. Le premier départ se situe à 9h00 et moi je partirais vers 10h00.
- Cela s’est bien passé aujourd’hui car je me sens de plus en plus en forme et bien mieux qu’au début du Tour. De jour en jour, le fait de courir me fait gagner en puissance soit des éléments qui me manquaient faute d’avoir beaucoup couru avant.
- Je ressens des sensations comme dans le Tour d’Espagne. Difficile à définir, mais c’est le fait d’être bien dans sa tête, sans souci. En fait, ne plus penser à rien. A rien d’autre qu’à la course. Je ne suis pas fatigué, je mange normalement et je dors bien ce qui est important. Je sens que je suis vraiment de mieux en mieux dans le Tour.
- En plus la météo me va. Je ne suis pas un homme de la pluie et ce soleil, c’est excellent pour moi, j’en souffre beaucoup bien moins que d’autres. Demain ce sera 75 km en solitaire contre la montre. J’ai choisi des roues à bâtons, de diamètre 700 derrière et devant. C’est pour être à niveau, plus droit que tête basse. Je me sens mieux comme cela, seul, et cela pose moins de problèmes de dos pour un effort violent et soutenu.
- Je reste à peu près à neuf minutes du maillot jaune, mais je remonte des places puisque me voilà à 9’49s pour le moment. Hier au Havre, nous avons couché dans un hôtel en faillite. Il ne restait plus que les lits soit une raison d’être injoignable. Pas de télé, pas de téléphone, l’organisateur l’avait réservé et s’est retrouvé devant un bâtiment abandonné et sans personnel.. Ce sont des gens qui se sont mobilisés pour s’occuper de nous. "
- Samedi 13 juillet - 8° étape Argentan-Alençon 73 km clm ind (1° Miguel Indurain Esp/Banesto - Greg Lemond USA/Z en jaune).
Le mot de Didier (175° de l’étape) "Je n’ai pas été à mon affaire dans ce contre la montre. C’est dommage, je suis déçu : j’ai perdu beaucoup de temps. Ce sera difficile à rattraper. Mon problème, un nerf sciatique. Cela m’arrive parfois dans les contre la montre, le nerf se déplace. Je n’ai pu pédaler que d’une jambe celle de droite. Sans cela je faisais un bon temps. Je me sens toujours en forme, mais là sur 73 km, le plus long que j’ai jamais couru, les cinquante derniers c’était l’enfer. J’en ai pris un sacré coup au moral. Au bout de quinze kilomètres, je sentais mon molet s’atrophier. Dans ma tête, j’ai commencé à craquer, c’était la catastrophe. La peur de finir hors délais. Bon, maintenant ça va. J’ai quand même limité les dégâts. Il y en a encore beaucoup derrière moi mais je suis à 14’03s. Aujourd’hui à part Lemond qui m’a le plus impressionné, c’est Abdoujaparov. Je l’ai regardé à la télé. A part cela, il me tarde d’arriver en montagne pour remettre les pendules à l’heure. Et au rythme fou avec lequel on roule tous les jours, je crois qu’il y aura beaucoup de casse dès les Pyrénées. Moi j’y ferai quelque chose, c’est sûr."

1991 tdf ETAPES 2

- Dimanche 14 juillet - 9° étape Alençon-Rennes 161 km (1° Mauro Ribeiro Bré/RMO - Greg Lemond USA/Z en jaune).
Le mot de Didier (135° de l’étape) "J’ai toujours ce problème de sciatique. Le nerf est bien déplacé, il faut absolument que je trouve un spécialiste qui me le remettra en place. Bref je ne suis pas au mieux de ma forme mais je suis arrivé à rester avec le peloton. Demain pareil si ma jambe ne va pas mieux.. De toute façon, je ne baisse pas les bras. On prévoit de la pluie pour regagner Quimper. Il va falloir faire attention à ne pas glisser  Sinon hier matin on a eu la visite de Gérard Holz. Il m’a fait une petite interview, me demandant notamment ce que je pensais du 14 juillet. Je lui ai expliqué que j’avais regardé le feu d’artifice depuis la chambre de l’hôtel. C’est dommage, il pleuvait. A part ça, c’était bien la fête puisqu’on a eu droit à faire la grasse matinée."
- Lundi 15 juillet - 10° étape Rennes-Quimper 207,5 km (1° Phil Anderson Aus/Motorola - Greg Lemond USA/Z en jaune).
Le mot de Didier (118° de l’étape) "Je souffre beaucoup. Mais je tiendrai jusqu’au bout. Avec mon problème de sciatique, c’est vraiment très dur, mais je me suis fixé de tenir. On prend des anti-inflammatoires et on serre les dents. Je ne suis pas seul dans l’équipe à avoir des problèmes. Notre Champion de Belgique a son tendon d’Achille qui ne va pas du tout. Notre équipe est formidable, ceux qui vont mieux nous soutiennent énormément. Alors il faut vraiment aller au bout. Pédaler sur une jambe et gagner quelques places au général, je ne suis pas mécontent. En fait c’est un maintien, puisque c’est dû à l’abandon des PDM à cause de leur intoxication. On n’a pas mangé dans le même restaurant qu’eux, heureusement pour nous.
- A Rennes, hier on a été bien accueilli au Primevère. Comme tous les soirs, du solide avec des crudités, pâtes, riz, beurre (j’adore le beurre !) des sucres lents. On a même eu droit à un excellent saumon comme les Bretons savent le faire. Et le matin, avant de se mettre en selle, gros petit déjeuner avec pain, chocolatine et un plein bol de céréales.
- Reste ce problème très sérieux de nerf sciatique. Ca fait très mal, surtout qu’hier, avec cette étape courte et rapide, on poussait sur du 53x12. Dur !
- Alors on s’occupe de moi, bien sûr. J’ai eu droit à tout, massages et manipulations avec crèmes anti-inflammatoires, acupuncture dimanche. Et puis ce jour, rebelote avec hier soir un coup de laser le long du nerf pour essayer d’arranger les choses. Aujourd’hui ça va être dur, je le sais, longue étape de 250 km, mais c’est la dernière avant le repos et la montagne, alors je vais tout faire pour tenir, il le faut, c’est comme çà.
- De toute façon je dors bien. Je suis seul dans ma chambre, j’ai ce privilège, car on est dans l’équipe et les autres sont par deux. Hier il y a eu du vent le matin mais pas de pluie, c’était ce que je redoutais le plus, on a donc évité le pire. J’espère que ce sera pareil demain. C’est en tout cas un jour de vérité. Il faut que ça passe."

1991 cLAVEYROLAT ET bOURGUIGNON

Claveyrolat et Bourguignon à l'assaut de Morzine

- Mardi 16 juillet - 11° étape Quimper- Saint-Herblain 246 km (1° Charly Mottet Fra/RMO - Greg Lemond USA/Z en jaune).
Le mot de Didier (144° de l’étape) "Je savais que ça serait dur, je vous le disais hier. Après deux jours à pédaler d’une jambe pour cause de sciatique… 250 km mais c’étaient les derniers avant le repos. Il y en a qui vont vite d’entrée... On s’est fait une moyenne de 48 km/h, c’est carrément l’enfer sur une telle distance. Tenir, tenir. Et c’est bon, je suis encore là. Avec encore quatre places de gagnées avec les nouveaux abandons chez PDM.
Dans l’équipe Histor Sigma on est ce soir au Novotel de Nantes Carquefou, très bien. Je vais partir chez un médecin chinois, acupuncteur à Nantes qui va s’occuper de moi. Bilan avant d’attaquer la montagne ? Le champion de notre équipe a gagné une étape, on a fait deux fois deuxièmes et une fois troisième, ce n’est pas mal ! Moi aujourd’hui je suis resté au milieu du peloton  C’est moins dangereux qu’à l’arrière où il y a des gens crevés qui font des breacks un peu périlleux. Pour l’instant dans le peloton on aide à remonter les leaders quand il y en a besoin.
- J’ai toujours mon problème de sciatique comme les deux derniers jours, mais j’ai moins pédalé sur une jambe. Ca va un peu mieux à force de traitement, le repos ne sera pas du luxe. Le docteur va voir la sciatique et la jambe, on va continuer laser, acupuncture, cachets, anti-inflammatoires.
- Quand on parle de repos pour aujourd’hui, il faut le dire vite. On quitte l’hôtel à 13h30 puis direction Pau par avion. Là-bas, direction l’hôtel puis on va rouler deux heures de décontraction et ensuite massage. Mais le moral va mieux, puisque l’étape était décisive et que j’ai tenu"
- Jeudi 18 juillet - 12° étape Pau-Jaca 192 km (1° Charly Mottet Fra/RMO - Luc Leblanc Fra/Castorama en jaune).

1991 LEBLANC

Le mot de Didier (78° de l’étape) "C’était très dur, j’étais bloqué, ça allait très vite au pied du col. J’ai tout de suite vu que je n’étais pas dans l’avion.
- J’ai limité les dégâts : je prends 22 minutes et j’arrive 78°. C’est pire pour d’autres, je n’ai pas trop à me plaindre, j’arrive avec des gars comme Moreno Argentin.
- Il faisait très chaud, mais je ne pense pas que ce soit la chaleur. Je crois que c’est plutôt à cause des anti-inflammatoires que j’ai dû prendre. Et puis je n’ai pas assez bu, c’est de ma faute. Ça été pour moi une étape galère ! Demain je pense que pour moi, ça devrait aller mieux, même si c’est sans doute la plus dure étape du Tour.
- J’ai rencontré aujourd’hui des supporters qui m’ont encouragé. Ils avaient mis même mon nom sur la route ! Des Périgourdins qui sont venus me voir, j’en ai reconnu quelques uns. Ça fait du bien, on a besoin d’être encouragé, c’st important surtout quand on est en difficulté ! Ça stimule et ça fait plaisir.
- Il y avait aujourd’hui énormément de monde au bord de la route, ici les gens aiment le vélo. On a été bien accueilli à Jaca, les gens sont sympathiques, l’hôtel est correct, j’espère que ce soir on va bien manger."
- Vendredi 19 juillet - 13° étape Jaca-Val Louron 232 km (1° Claudio Chiapucci Ita/Carrera - Miguel Indurain Esp/Banesto en jaune).
Le mot de Didier (54° de l’étape) "Je suis meilleur en montagne, cela s’est confirmé aujourd’hui. Je remonte au général de la 135°à la 84° place. Un sacré bond dû à ma 54° place à cette étape des cinq cols Pyrénéens. J’ai passé le premier, le deuxième, le troisième dans le groupe de tête. J’ai reculé après, un des leaders de l’équipe a pris le relais. C'est-à-dire que le moral va bien. Par contre, le physique ce n’est pas ça.
- D’abord à cause de cette étape très dure, emmenée rapidement, les leaders envoyant des écureuils et des petits coureurs essayant de foncer. Et puis le coup de Fignon a remué pas mal le peloton.
- Mais le pire a été la suite. A la fin de l’étape on finissait au sommet. On est redescendu pour un transfert complètement fou, à Saint-Gaudens, à 70 km de là. Les voitures ont pris un raccourci non goudronné. Dans les cailloux et la poussière, il a fallu fermer les vitres. Trois quarts d’heure à étouffer à 42 degrés, après une étape et un effort pareil. J’ai eu une chute de tension, j’ai failli tomber dans les pommes en descendant de la voiture. J’avais la tête qui tournait et je ne suis pas le seul.
- Beaucoup ont arrêté, vont abandonner encore. C’est une honte de nous faire subir cela. Ils s’étonnent qu’on manifeste comme l’autre jour, mais il y a de quoi. On n’est pas des bœufs. Je suis exténué et en colère, mais j’ai envie de tenir. Donc pour essayer d’effacer les effets de la chute de tension, se calmer, surtout bien dormir. Aujourd’hui l’étape se compose de petites côtes, avec les inévitables attaques, on va avoir de grosses cuisses. J’étais hier sur 41x23, aujourd’hui sur 41x21 et 52x12. Mais quelle journée infernale…"
- Samedi 20 juillet - 14° étape Saint-Gaudens-Castres 172,5 km (1° Bruno Cenghialta Ita/Ariostea - Miguel Indurain Esp/Banesto en jaune).
Le mot de Didier (18° de l’étape) "J’étais dans l’échappée de 40 coureurs qui est partie à 90 km de l’arrivée, avec tous les costauds : Fignon, Lemond, Indurain, Bugno… Malheureusement, elle n’est pas allée au bout. Ensuite j’ai essayé de me mettre dans tous les coups qui partaient  mais ça n’a pas abouti.
- Je suis content de moi, c’est bon signe. Je crois que ça y est, je tiens la forme. Demain ça devrait marcher, je vais attaquer ! Beaucoup de coureurs sont fatigués, à cause notamment de la chaleur. Mais moi j’encaisse mieux, je suis un petit gabarit.
- Demain mes parents et des amis viennent voir la course, c’est encourageant, il faut y aller !
- Dimanche 21 juillet - 15° étape Albi-Alès 235 km (1° Moreno Argentin Ita/Ariostea - Miguel Indurain Esp/Banesto en jaune).
Le mot de Didier (63° de l’étape) "Comme l’étape des cinq cols de vendredi, celle d’aujourd’hui a été un calvaire. Une série de petites côtes très dures avec en prime un temps très lourd, une chaleur étouffante et sans air. En plus la course est partie très vite même si ça s’est calmé vers la fin. Normal les gens sont fatigués quand même. En plus j’ai pas mal souffert parce qu’à un moment le peloton s’est scindé en deux. J’étais dans la deuxième partie, j’ai travaillé à refaire la soudure, c’est très dur et tout ça pour gratter une place au général, ce n’est pas de tout repos. Mais enfin je n’ai plus de problème de sciatique et le retour d’étape a été moins galère qu’hier. Par ces chaleurs, beaucoup refusent de porter le casque comme Lemond ou moi hier. On risque d’être à l’amende mais c’est parfois insupportable. Parmi les bons moments, hier au troisième col j’ai vu deux ours. Ca fait un drôle d’effet. Ils étaient avec une équipe de cinq gars sur le parcours. Des gros monstres des Pyrénées, impressionnant. C’est vraiment chouette de voir çà, c’est bon pour le moral. C’est comme de voir des supporters et des copains. Au départ de Castres il y avait des postiers de Périgueux. J’étais super content. Il y avait Lauzet avec sa famille puis mon copain qui travaille dans les parcmètres de Périgueux.
- J’ai appris que rue Gambetta au Rex Bar, Bernard et les copains me pistent tous les jours à la télé. C’est vraiment sympa, je voulais leur dire merci. On roule pour soi, pour tenir, mais quand on voit çà, on a envie aussi de rouler pour les autres, pour leur faire plaisir, merci à eux Périgueux. J’espère qu’aujourd’hui ça ira un peu moins vite. Hier le démarrage a été fou pour se calmer au bout de trois-quarts d’heure. Et puis c’est reparti après le ravitaillement avec l’attaque de Jean-François Bernard après la bosse qui a gagné quelques minutes. Demain en bordure de la montagne noire, avec des côtes de 6 ou 7 kilomètres avec des 10% et des vents un peu traitres, il va falloir faire attention. Je pense que je vais rester dans le peloton. Prudence, il faut assurer et tenir. Je pense déjà aux Alpes…

1991 tdf étapes 3

- Lundi 22 juillet - 16° étape Alès-Gap 215 km (1° Marco Lietti Ita/Ariostea - Miguel Indurain Esp/Banesto en jaune).
- Mardi 23 juillet - 17° étape Gap-L’Alpe D’Huez 125 km (1° Gianni Bugno Ita/Gatorade - Miguel Indurain Esp/Banesto en jaune).
Le mot de Didier (35° de l’étape) "J’ai fait tous les premiers cols dans les vingt premiers pour éviter des chutes et surtout la cassure car je ne sentais pas bien. Au pied de l’Alpe d’Huez, c’était sauve qui peut ! C’était vraiment dur !
- Je me suis refait une santé à mi-col et j’ai commencé à remonter mais il était trop tard pour arriver en tête. Enfin je termine 35° en haut et je remonte neuf places au général.
- Il y avait une foule incroyable depuis le bas jusqu’en haut. J’ai failli tomber une fois de plus, mais on est content de voir un tel monde.
- Enfin il n’y a plus que demain de dur. Avec une longue étape, 250 km et les cols à la fin. Ça va faire mal. Je vais voir si je peux faire quelque chose. Peut-être encore reprendre quelques places, car je me sens vraiment bien.
- J’ai vu mes parents tout à l’heure à l’hôtel. Ils étaient contents de moi, et moi aussi, ça va faire trois semaines que j’ai quitté Périgueux. Je sais que là-bas il doit y avoir des copains qui me suivent à la télé et sur la Dordogne Libre. Par exemple les copains du City bar, rue Limogeanne où je vais me relaxer quand je suis à Périgueux."
- Mercredi 24 juillet - 18° étape Bourg d’Oisans-Morzine 255 km (1° Thierry Claveyrolat Fra/RMO - Miguel Indurain Esp/Banesto en jaune).
Le mot de Didier (9° de l’étape) "lire l’article ci-dessous mais ce fut le jour où Virvaleix avait des jambes de feux mais où il reste avec son leader Uwe Ampler par devoir"
- Jeudi 25 juillet - 19° étape Morzine-Aix les Bains 177 km (1° Dimitri Konyshev Rus/TVM - Miguel Indurain Esp/Banesto en jaune).
Le mot de Didier (45° de l’étape) "La journée ne s’est pas trop mal passée, j’ai un peu mal aux jambes à cause de la pluie et des efforts d’hier. Mais ce matin ça été super, beaucoup de coureurs français m’ont félicité : Colotti, Louviot et même Charly Mottet qui m’a dit que c’était bien ce que j’avais fait.
- Maintenant dans l’équipe on pense surtout aux Champs Elysées où on va essayer d’emmener de Wilde, mais ça sera dur. Il y a aussi le chrono qui me fait peur avec ma sciatique.
- Le Tour c’est aussi la vie de l’équipe en dehors de la course. Le matin on se lève vers 8h00 (6h00 pour certaines étapes, c’est dur !). On fait les valises que prennent nos soigneurs (ils sont trois). L’un part directement à l’hôtel où on couche le soir et où on les retrouve. C’est eux qui nous répartissent dans les chambres. Je suis en ce moment avec Brian Holm.
- Dès qu’on arrive on se couche et c’est parti pour ¾ d’heure de massage. Ça détend, on en a besoin ! Puis on dîne. Le soir je regarde un peu la télé. Je suis un couche tard, c’est de famille. Ma mère c’est pareil. Je me couche vers 23h00 et il ne faut pas oublier non plus les réunions d’équipe…
- Vendredi 26 juillet - 20° étape Aix les Bains-Macon 160 km (1° Viatcheslav Ekimov (Rus/Panasonic) - Miguel Indurain Esp/Banesto en jaune).
Le mot de Didier (105ème de l’étape) "Aujourd’hui, ça n’allait pas trop mal, on n’est pas parti trop vite. On décompresse. J’ai essayé un peu d’attaquer, mais ça n’a pas voulu sortir.
- On est tous contents de terminer le Tour. Dans le peloton aujourd’hui, beaucoup plaisantaient. On est tous pareil : dès qu’il y a quelque chose pour rire, on le fait. A un moment, il tombait quelques gouttes. Chiappucci a pris le parapluie d’un spectateur et il a monté avec, une côte. Plusieurs chantaient "les Champs Elysées".
- Demain je vais essayer de faire un bon chrono si ma sciatique me laisse tranquille. J’ai encore été interviewé par Antenne 2. Je l’ai vu, c’est passé ce soir. On a aussi enregistré quelque chose qui doit passer à la fin du Tour. Jean Mamère ‘a dit que la première fois que je suis passé ça a fait un tabac avec un super taux d’audience. Je suis content. J’ai fait un super Tour.

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- Samedi 27 juillet 21° étape Lugny-Macon clm 57 km (1° Miguel Indurain Esp/Banesto - Miguel Indurain Esp/Banesto en jaune).
Le mot de Didier (81ème de l’étape) "Le contre la montre ce n’est pas mon truc et pourtant dans cette étape de Macon je n’ai perdu que deux places me retrouvant 50ème, mais j’aurais pu faire bien mieux, j’avais peur de la sciatique, comme lors du premier contre la montre. Par peur, je ne me suis pas donné à 100%.
- Dans un contre la montre on doit arriver épuisé et je suis arrivé frais. Cette sciatique qui n’existe plus médicalement bloque dans la tête. J’aurais pu faire un super bon temps car j’étais en force. A un moment j’ai suivi Ekimov qui m’avait doublé et qui arrive 5ème, j’étais dans la roueet puis j’ai eu peur de la sciatique et il m’a lâché.
- C’était un parcours dur, d’ailleurs j’en connaissais une partie l’ayant fait  au championnat de France quand j’étais amateur. Mais je n’avais pas reconnu le parcours, seuls les leaders le font au général.
- Ma mère m’a téléphoné, elle m’a parlé des gens  de Périgueux qui lui parlent de moi et aujourd’hui sur le parcours j’ai peut-être entendu 10 000 personnes qui disaient "allez Virvaleix, allez Didier", ça fait vraiment plaisir.
- J’en profite ici pour dire que je cours pour la Dordogne, que je fais parler de la Dordogne et qu’il faudrait que les responsables ici sachent qu’il faut aider les coureurs du département. Quand j’ai cherché des sponsors cette année pour un entraîneur solide, je n’ai rien eu.
- L’année précédente j’étais en pleine ascension. Si j’avais pu garder cet entraîneur qui avait été celui d’Hinault, au lieu de lui téléphoner de temps en temps  et m’entraîner tout seul, peut-être qu’il n’y aurait pas eu de sciatique, peut-être que j’aurais été dans les cinq premiers… Il faut aider le vélo en Dordogne… J’aimerais que mon résultat dans le Tour de France aide les responsables à s’en rendre compte.

1991TDF avec le médecin

Virvaleix avec le médecin

- Dimanche 28 juillet 22° étape Melun-Paris Champs Elysées 178 km (1° Dimitri Konyshev Rus/TVM - Miguel Indurain Esp/Banesto en jaune).
Le mot de Didier (42èmè de l’étape)
- Lire l’article ci-dessous, Virvaleix aux Champs Elysées

 1991 mORZINE

ÉTAPE 18 : BOURG D’OISANS - MORZINE - 255 km. 24 JUILLET 1991

Parcours : Cols des Aravis, de la Colombière et Joux-Plane
Un début d’étape tranquille. Thierry Claveyrolat prend 2’45" d’avance mais il s’agit seulement d’embrasser sa famille à Vizille.
Wegmüller, De Clercq et Arnaud possèdent 1’45’’ d’avance arrivés à Ugine, au 135ème km. Ils sont repris dans les Aravis, première des 3 grandes difficultés du jour.
Lemond craque à nouveau. Alors que la pluie fait son apparition, Greg Lemond est en difficulté dès le bas du col des Aravis. Il est lâché à La Giettaz (km 155). C’est le début d’une journée de galère qu’il terminera à la 59ème place à 7’52’’ du vainqueur.
Claveyrolat se replace pour le maillot à pois. Au même moment, Claveyrolat, accompagné de 5 coureurs, se porte à l’avant. Le peloton est à plus d’une minute au sommet des Aravis. Le col de la Colombière permet au coureur de RMO d’augmenter son capital-points au classement de la montagne (A la fin de cette étape, il se rapprochera à 13 points de Chiappucci, le leader).
A Cluses (km 205), il ne reste plus que 3 coureurs en tête : Claveyrolat, Vichot et Camargo mais, à Samoëns (km 227), ils sont rattrapés par Konyshev, Cornillet, Conti, Martinez-Torres, Espinosa, Montoya, Bourguignon et Ruiz-Cabestany. Ces 11 hommes sont au pied de Joux-Plane avec 2’25’’ d’avance sur le peloton.

1991 TDF Derrière Bugno et Indurain

Didier Virvaleix derrière Bugno et Indurain

Le combat des 2 Thierry. Thierry Bourguignon (Toshiba) s’isole en tête à mi-col mais Claveyrolat le rejoint puis prend 20" d’avance au sommet.
Les autres vont être repris par le groupe maillot jaune.
Bourguignon récupère Claveyrolat à 5 km de Morzine.
Celui-ci feint d’être exténué de manière à ce que Bourguignon effectue l’essentiel du travail.
A l’arrivée, Claveyrolat l’emporte.
Dernière grande victoire pour Claveyrolat
Classement de l’étape : 1. Thierry Claveyrolat Fra en 7h26’47s, 2 Thierry Bourguignon à 6" ; 3. Claudio Chiappucci à 30", 4. Uwe Ampler (All), 5. Gert Jan Theunisse (Hol), 6. Eric Caritoux (Fra), 7. Gianni Bugno (Ita), 8. Steven Rooks (Holl), 9. Didier Virvaleix, 10. Gérard Rue (Fra) tous même temps

 TOUR DE FRANCE : LE GRAND COUP DE DIDIER VIRVALEIX A MORZINE
(Dordogne Libre par Richard Lavigne)

1991 MORZINE BIS

- Hier, en fin d’après-midi dans Périgueux, on ne parlait que de ça : l’exploit du Périgourdin du Tour de France. Didier Virvaleix - le protégé de Raymond Poulidor - comme l’a présenté Antenne 2, à 25 ans pour son premier Tour de France a frôlé l’exploit. Il a franchi la ligne d’arrivée de la 18° étape à Morzine, au terme de l’une des plus dures étapes de ce Tour. La dernière en montagne, longue de 255 km avec plusieurs cols alpins, dans le mauvais temps, à la 9° place. A 30 secondes du premier : Thierry Claveyrolat. Ce qui le fait remonter à la 51° place au général.
- Didier l’avait annoncé dès le départ : il était un grimpeur et ferait, avec un peu de chance, quelque chose dans la montagne où il se sentait sans complexe pas très loin des meilleurs.
- Certains avaient souri. On est rarement prophète en son village. Pensez-donc, son premier Tour à côté des Colombiens, des Espagnols, des Lemond, des… Tous ces rois de la montagne ! Il exagère. Mais Didier Virvaleix insistait. Et la Dordogne Libre le croyait, lui confiant un billet quotidien racontant le Tour vu par un coureur Périgourdin.
- Et malgré les petites déceptions, la montagne passée sans trop de difficultés mais sans fait d’arme particulier, Didier continuait de soir en soir à nous dire que la forme venait, que c’était très dur mais qu’il se sentait très bien et que le lendemain il réattaquerait…

1991 tdf 1

Sur la route du Tour de France, Bugno, Indurain et Leblanc en tête

- "Ça va faire mal, je vais voir si je peux faire quelque chose" nous confiait-il avant-hier soir au téléphone. Et il a fait, effectivement quelque chose. Il nous raconte aujourd’hui son étape, planant dans le bonheur : "Au début, ça n’a pas trop roulé, c’était la plaine. Mais dès la première côte, ça a commencé à rouler. Là, je me sentais bien. Je me mettais dans les dix premiers avec Chiappucci, Indurain… J’ai passé les cols vraiment bien. Au premier col, on était quarante en tête. Après le col de la Colombière, nous n’étions plus qu’une quinzaine. Fignon a attaqué, on l’a repris et j’ai réattaqué là dessus. Ils m’ont rattrapé dans la descente : il faisait très mauvais et je n’ai pas voulu prendre de risque. "
- "Dans le dernier col, le plus dur, celui de Joux Plane classé hors catégorie, on s’est retrouvé à 40 au pied. Bugno a pris le commandement et on a roulé à fond du pied jusqu’en haut. On s’est retrouvé alors à quinze. Il y avait tous les meilleurs et moi j’étais avec eux ! J’étais vraiment très bien. Après la descente très rapide, on est arrivé dans 15 km de faux plat. J’avais la forme et j’ai commencé à préparer mon sprint. J’étais motivé à fond… Et j’ai fait neuvième. A l’arrivée Antenne 2 m’a interviewé un long moment. Ils vont me repasser. C’était super ! Déjà hier, j’avais senti que je n’étais pas trop mal. Mais je n’ai pas dormi, c’était ma dernière chance. Je pensais pouvoir faire mieux. Ce soir je vais dormir tranquille…"
"Je vais bien finir le Tour. Ce qui est important, c’est que j’ai montré que je récupérais bien. Sans le pépin du début, cette sciatique, j’aurais peut-être pu faire encore mieux. Mais c’est le métier… Je voulais faire mes preuves dans la montagne : je les ai faites. Je termine le Tour content. C’est super ! "

1991 aMPLER AU tdf

Uwe Ampler capitaine de route et leader de Histor Sigma

Classement de l’étape : 1. Thierry Claveyrolat (Fra/RMO) en 7h26’47s, 2. Thierry Bourguignon (Fra/Toshiba) à 6s, 3. Claudio Chiappucci (Ita/Carrera) à 30s, 4. Uwe Ampler (Ger/Histor), 5. Gert Jan Theunisse (Hol/TVM), 6. Eric Caritoux (Fra/RMO), 7. Gianni Bugno (Ita/Gatorade) 8. Steven Rooks (Hol/Buckler Colnago), 9. Didier Virvaleix (Fra/Histor), 10. Gérard Rue (Fra/Castorama), 11. Miguel Indurain (Esp/Banesto), 12. Luc Leblanc (Fra/Castorama), 13. Charly Mottet (Fra/RMO), 14. Alvaro Meija (Col/Postobon), 15. Pedro Delgado (Esp/Banesto) tous à 30s, 16. Abelardo Rondon (Col/Banesto) à 38s, 17. Laurent Fignon (Fra/Castorama) à 42s, 18. Jérôme Simon (Fra/Z)à 48s, 19. Andrew Hampsten, (Usa/Motorola) m.tps, 20. Roberto Conti (ItaAriostea) à 1’03s,
21. Jesus Montoya-Alarcon (Esp/Amaya Seguros) à 1’16s, 22. Eduardo Chozas (Esp/Once) à 2’12s, 23. Javier Murguialday (Esp/Amaya Seguros), 24. Jean-Claude Bagot (Fra/Castorama), tous m. tps, 25. Pello Ruiz Cabestany (Esp/Clas) à 2’41s, 26. Alberto Camargo (Col/Postobon), 27. Ronan Pensec (Amya Seguros) tous m. tps, 28. Frédéric Vichot (Fra/Castorama), à 3’04s, 29. Jean-François Bernard (Fra/Banesto), à 3’05s, 30. Dimitri Konyshev (Rus/TVM) à 4’01s, 31. Denis Roux (Fra/Toshiba) à 4’54s, 32. Francisco Espinosa Tempere (Esp/Clas) à 5’16s, 33. Mauro Ribeiro(Bré/RMO) à 5’24s, 34. Dominik Krieger (Ger/Helvetia) à 5’29s, 35. Viatcheslav Ekimov (Rus/Panasonic) à 5’34s, 36. Laurent Pillon (Fra/Tonton Tapis), 37. Johan Bruyneel (Bel/Lotto), 38. Philippe Louviot (Fra/Toshiba), 39. Allessandro Giannelli (Ita/Carrera), 40. Laurent Jalabert (Fra/Toshiba), 41. Patrice Esnault (Fra/Amaya Seguros) tous à 5’34s, 42. Moreno Argentin (Ita/Ariostea) à 5’40s, 43. Fabrice Philipot (Fra/Banesto), 44. Gerrit de Vries (Hol/Buckler Colnago), 45. Gilles Delion (Fra/Helvetia), 46. Pascal Lino (Fra/RMO), 47. Valerio Tebaldi (Ita/Gatorade), 48. Marco Giovannetti (Ita/Gatorade), 49. Maurizio Fondriest (Ita/Panasonic),
50. Anseilmo Fuerte (Esp/Once), 51. Bruno Cornillet (Fra/Z) tous à 5’40s, 52. Bruno Genhialta (Ita/Ariostea) à 6’40s, 53. Phil Anderson (Aus/Motorola) à 7’00s, 54. Francisco Mauleon Unsain (Esp/Clas) à 7’46s, 55. Henry Cardenas (Col/Postobon), 56. Gerardo Moncada (Col/Postobon), 57. Luis Herrera (Col/Postobon) tous à 7’46s, 58. Robert Millar (Gbr/Z) à 7’52s, 59. Greg Lemond Usa/Z), 60. Frank Van Den Abeele (Bel/Lotto) tous à 7’52s, 61. Guy Nulens (Bel/Panasonic), 62. Rolf Jarmann (Sui/Veinmann) à 9’52s, 63. Dominique Arnould (Fra/Castorama) à 10’02s, 64. Patrick Jacobs (Bel/Tonton Tapis) à 10’36s, 65. Guido Winterberg (Sui/Helvetia) à 11’03s, 66. Alberto Elli (Ita/Ariostea) à 11’50s, 67. Oscar de Jesus Vargas (Col/Postobon) à 11’58s, 68. Arsenio Chaparro Cardoso (Col/Postobon) m. tps, 69. Alberto Leanizbarrutia (Esp/Clas) à 12’34s, 70 Dominique Arnaud (Fra/Banesto) à 12’43s, 71. Philippe Casado (Fra/Z) à 15’01s, 72. Enrico Zaina (Ita/Carrera), à 18’38s, 73. Riis Bjarne (Dan/Castorama), 74. Olaf Lirvik (Nor/Toshiba), 75. Marc Van Orsouw (Hol/Panasonic), 76. Peter Stevenhaagen (Hol/Helvetia), 77. Wilfried Peeters (Bel/Histor), 78. Jesus Rodriguez Magro (Esp/Banesto), 79. Guido Bontempi (Ita/Carrera), 80. Eric Van Lancker (Bel/Panasonic), 81. Marc Sergeant (Bel/Panasonic), 82. Pascal Simon (Fra/Castorama), 83. Manuel Jorge Rodriguez (Esp/Clas), 84. Herminio Diaz Zabala (Esp/Once), 85. Rolf Golz (Ger/Ariostea), 86. Miguel Angel Martinez (Esp/Once), 87. François Lemarchand (Fra/Z), 88. Andrea Kappes (Ger/Histor), 89. Melchior Mauri (Once), 90. Marino Lejarreta (Esp/Once), 91. Stephen Hodge (A1us/Once), 92. Eric Boyer (Fra/Z), 93. Lawrence Roche (Irl/Tonton Tapis), 94. Frans Maasen (Hol/Buckler Colnago), 95. Edwig Van Hooydonck (Bel/Buckler Colnago), 96. Ignacio Gaston Crespo (Esp/Clas) tous à 18’38s, 97. Reynel Montoya (Col/Postobon) à 19’47s, 98. Gilbert Duclos-Lassalle (Fra/Z) à 22’53s, 99. Henri Abadie (Fra/Toshiba) m. tps,
100.Luis Javier Lukin Morentin (Esp/Banesto) à 25’08s, 101. Michel Dernies (Bel/Weinmann) à 26’10s, 102. Etienne de Wilde (Bel/Histor) à 26’10s, 103. Marino Banesto (Esp/Banesto) à 27’44s, 104. Patrick Verschueren (Bel/Lotto), 105.Brian Holm (Dan/Histor), 106. Enrique Guerrikagoita (Esp/Amaya), 107. Jelle Nijdam (Hol/Buckler Colnago), 108. Thomas Barth (Ger/TVM), 109. Olaf Ludwig (Ger:Panasonic), 110. Roberto Gusmeroli (Ita/Gatorade), 111. Dag Otto Lauritzen (Nor/Motorola) 112. Thierry Laurent (Fra/RMO), 113. Giancarlo Perini (Ita/Carrera), 114. Jose Manuel Oliveira Boga (Esp/Clas), 115. Christophe Lavainne (Fra/Castorama), 116. Jean-Claude Colotti (Fra/Tonton Tapis), 117. Andy Bishop (USA/Motorola), 118. Javier Duch Ballester (Esp/Clas), 119. Mauro Gianetti (Sui/Helvetia), 120. Mauro Antonio Santaromita (Ita/Gatorade), 121. Roland Le Clerc (Fra/Amaya Seguros), 122. Thierry Marie (Fra/Castorama), 123. Michel Vermote (Fra/RMO), 24. Dimitri Zhdanov (Ukr/Panasonic), 125. Carlos Jamarillo (Col/Postobon), 126. Vasily Zhdanov (Ukr/TVM), 127. Jure Pavlic (Cro/Carrera), 128. Ron Kiefel (USA/Motorola), 129. Jan Siemons (Hol/TVM), 130. Steve Bauer (Cnd/Motorola°, 131. Djamolidine Abdoujaparov (Ouz/Carrera), 132. Pascal Lance (Fra/Toshiba), 133. Francis Moreau (Fra/Tonton Tapis), 134. Pascal Richard (Sui/Helvetia), 135. Erich Machler (Fra/Carrera), 136. Jan Shur (Ger/Gatorade), 137. Urs Zimmermann (Usa/Motorola), 138. Vladimir Pulnikov (Ukr/Carrera), 139. Rob Harmeling (Hol/TVM), 140. Rudy Verdonck (Bel/Weinmann), 141. Marc Madiot (Fra/RMO), 142. Henri Manders (Hol/Helvetia), 143. Per Pedersen (Dan/Aaya Seguros), 144. Werner Stutz (Sui/Weinmann), 145. Christian Chaubet (Fra/Toshiba), 146. Gerrit Solleveld (Hol/Buckler Colnago), 147. Rik Van Slycke (Bel/Lotto), 148. Sergei Uslamin (Rus/TVM), 149. Hendrik Redant (Bel/Lotto),
150. Peter Declerq (Bel/Lotto) tous à 27’44s, 151. Davide Cassani (Ita/Ariostea), 152. Eric Vanderaerden (Bel/Buckler Colnago) à 28’24s, 153. Thomas Wegmüller (Sui/Weinmann), à 28’32s, 154. Alfred Achermann (Sui/Weinmann) m.tps, 155. Stefano Zanatta (Ita/Gatorade) à 29’17s, 156. Giuseppe Calcaterra (Ita/Gatorade), à 29’19s, 157. Eddy Schurer (Hol/TVM) à 30’07s, 158. Ludwig Willems (Ger/Weinmann) à 30’07s, 159. Twan Poels (Hol/Buckler Colnago) à 30’19s.

1991 paris

- "Quand on est arrivé sur Paris, à l’approche des Champs Elysées, j’avais des frissons des pieds jusqu’à la tête". Hier, pour Didier, le petit grimpeur de la Cité Bel Air, c’était avec la foule, les ovations, l’Arc de Triomphe, la réalisation d’un rêve de gosse. Il a tenu et a même obtenu l’honorable place de cinquantième* dans l’épreuve reine du vélo.

1991 tdf 2- Ce ne fut pas sans mal, il affichait 58 kilos à l’arrivée, contre 61 au départ. Il nous a rappelé des épisodes et anecdotes qu’il a évoqués pendant toute cette épopée au jour le jour dans les colonnes du journal la Dordogne Libre.
- Un démarrage très dur : "C’est parti  très vite, c’est de plus en plus rapide le Tour. Et je ne sais pas, une mauvaise position peut-être, il y a eu cette sciatique." Et là il faut du cran, il a fallu tenir dans la douleur, avec les piqûres, tenir notamment cette dernière grande étape de plat jusqu’à Nantes avant le repos. Car dans l’équipe Histor Sigma on comptait sur lui dans la montagne et il n’a pas déçu.
- C’est dans les Pyrénées, dans l’étape aux cinq cols, qu’il s’est révélé en gagnant de nombreuses places et en travaillant pour son leader. Dans les Alpes ce sera même l’exploit avec une 9° place devant les plus grands. A Morzine, le journal l’Equipe rend hommage au courage du Périgourdin de l’équipe Belge de Willy Teirlinck.
- Le patron l’avait repéré lors d’un certain Tour de l’Avenir où il avait remporté le classement de la montagne devant tous les Colombiens. Et il avait été séduit par la modestie et le savoir bien faire du petit Périgourdin. A Morzine sur la ligne, il était dans la roue de Rooks mais devant Indurain, Leblanc, Mottet, Delgado et Fignon, et ce qu’il en retient c’est que "c’était formidable de rouler avec tous ces grands."
- Ce sont des moments très forts pour lesquels Didier est prêt à tous les sacrifices. La dernière journée, avec l’arrivée très rapide sur Paris c’est pour lui déjà un grand souvenir : "Les gens sont venus m’acclamer, j’ai des amis ici à l’hôtel, ils ont amené le champagne." Il était hier soir en effet avec ses amis parisiens  faire la fête. Des Périgourdins qui travaillent là-bas.
- Oubliés oui presque les moments très durs de la sciatique, pour ne plus penser qu’au miracle du médecin chinois à Nantes qui a réglé le problème. Oubliées les appréhensions du contre la montre quand dans la montée des Pyrénées, on voit son nom écrit sur le route. Oublié l’anonymat, quand des copains viennent crier votre nom sur la route.
- On sait que l’équipe Histor Sigma doit disparaître bientôt. Didier Virvaleix ne perd pas espoir pour autant. Il sait qu’il a fait un bon Tour et a montré des qualités de bon équipier. Il aimerait remettre ça avec Willy Teirlinck. Après avoir été sous ses couleurs été leader du Tour d’Espagne pendant plusieurs étapes l’année de ses débuts professionnels, le Périgourdin a confirmé dans la grande boucle ses réelles qualités. Il mériterait qu’elles soient cultivées avec soin à nouveau par un entraîneur à plein temps.
- Si le Périgord pour la gloire duquel il a couru, lui donnait un coup de pouce, cela ne serait pas plus mal. En tout cas sa prestation dans le Tour de France a été bonne et il a des chances pour qu’il remette ça l’an prochain. Le voilà en tous cas qui entre dans la légende du sport périgourdin aux côtés de Petit-Breton.
- Hier, il était tout à la joie d’avoir participé et de s’être bien comporté dans ce qu’il aime. Et d’avoir fait 42° de cette dernière étape après un bon boulot pour l’équipe. "C’est marrant aussi cette dernière étape. A mi-parcours on se racontait des blagues, on se piquait les casques avec Leblanc, c’est la camaraderie du Tour. A la fin c’est devenu vraiment du sérieux…"
- Virvaleix s’est même retrouvé derrière la chute d’Adjoujaparov mais a pu éviter la catastrophe. Un beau final après avoir fait une échappée dans les deux premiers kilomètres pour amener son leader, Etienne de Wilde, aux meilleures places pour démarrer. C’est précieux un petit gars comme cela, il risque devenir relativement recherché.

1991 castillon 22

1991 Castillon avec indurain

Virvaleix sur les pentes de Castillon devant Indurain

- Dès le premier passage des trente au programme, Claveyrolat et Guazzini se détachent avec 24 secondes d’avance sur le peloton. Au troisième tour, ils seront rejoints par Duclos-Lassalle, Pillon, le peloton passant avec 17 secondes de retard. Tout rentre dans l’ordre au quatrème tour. Puis une nouvelle attaque avec le champion de France de Las Cuevas et Eric Boyer prend forme mais ils seront repris au 9° tour. Dans la côte d’arrivée, Louviot attaque pour porter son avance à 17 secondes, mais derrière l’équipe Banesto fait le maximum et tout rentre dans l’ordre. Pour le 13° passage, de Las Cuevas remet ça avec cette fois Lemarchand et Leclercq, mais l’équipe Toshiba fait le nécessaire pour les reprendre au 16° tour. Sur une grosse prime quatre coureurs vont se détacher avec Jalabert, Boyer, Pillon et Dominique Arnaud. Leur avance montera à 30 secondes avant que le peloton revienne.

1991 Castillon avec Denis Roux

Virvaleix s'apprête à déposer Didier Roux

- Au 20° tour, Dominique Arnaud repart et sera repris par Duclos-Lassalle et déjà tout le public pense que c’est la bonne échappée. Mais derrière ça repart de plus belle avec Denis Roux qui revient sur les deux fuyards. Didier Virvaleix qui était resté calme pendant les 2/3 de la course attaque au 23° tour et met l’ambiance dans le circuit. Le Périgourdin revenait sur Roux pour porter son avance à 30 secondes. Virvaleix déchaînait la foule et Jean-Louis Gauthier faisait le maximun pour encourager Didier. A l’attaque du 27° tour, la formation Banesto mettait la pression et sur une montée rapide du peloton amené par de Las Cuevas, Indurain et Boyer mettaient l’estocade finale pour revenir sur Roux et Virvaleix à la fin de ce 27° tour. L’ambiance totale sur le circuit avec le géant du Tour avec son maillot jaune et Didier Virvaleix bien calé dans la roue de Miguel Indurain. A l’attaque du dernier tour, Indurain remettait une nouvelle fois la pression. Il terminait seul dans un style de grand champion en se donnant au maximun. Didier avec des petits problèmes mécaniques prenait la quatrième place alors que le sprint du peloton était enlevé par Jalabert devant de Las Cuevas.
Castillon la Bataille : 1°. Miguel Indurain (Banesto), 2°. Eric Boyer (Z), 3°. Denis Roux (Toshiba), 4°. Didier Virvaleix (Histor), 5°. Laurent Jalabert (Toshiba), 6°. Armand de las Cuevas (Banesto), 7°. Frédéric Brun (RMO), 8°. Laurent Pillon (TP), etc…

1991 BOL D'OR 11

 - Le relief arrondi du massif des Monédières noyé dans les brumes apparaissait en ce début d’après-midi plus envoûtant que jamais. Le public malgré l’absence du Petit Prince de Navarre ou bien encore des Transalpins est venu en masse. Une foule qui a applaudi haleureusement Luc Leblanc, plus star que jamais, plus régionaliste que lui tu meurs.
- "J’ai beaucoup voyagédit l’homme de Castorama, mais la plus belle région au monde, c’est le Limousin". Le public craque, Luc est à deux doigts d’écraser une larme. Luc Leblanc s’est offerts avant le premier coup de pédale un joli bain de foule. La "Luchomania" s’est confirmée si certaines encore osaient en douter.

1991 bol d'or avec cessat et guillout devant

Les amateurs Guillout et Cessat en tête du peloton

- Alain Ségurel le maître des cérémonies donnait le départ de cette 25° édition où l’on retrouvait en lice un peloton de 57 hommes. Le premier tour de 21 km avec l’ascension du col des Géants qui culmine à 824 mètres fut le tour de chauffe avec Leblanc et Virvaleix devant. Puis Philippe Louviot mène la ronde à l’amorce du deuxième tour, prend la minute d’avance au sommet du col et bascule sur Freysseline. Derrière Stéphen Roche impulse le rythme et le fuyard sera repris.
- A peine le regroupement opéré, Bagot fidèle équipier de Luc Leblanc passe à l’offensive, mettant à profit la sinuosité de la route étroite. Il poursuit son effort si bien qu’au troisième passage il possède un crédit de 45 secondes sur un peloton en file indienne conduit par Virvaleix. Virvaleix qui sur les pentes de Chaumeil a voulu montrer qu’il méritait sans doute une autre considération que celle dont il était gratifié au sein de Histor Sigma.
- Bagot poursuivait lui, son effort pour tenir tête aux hommes lancés à ses trousses. Derrière et aux côtés de Stéphen Roche, Vincent Guillout et Jean-Claude Laskowski rivalisaient de pugnacité. Après 80 kms de course Bagot possèdait un bonus de 40 secondes au quatrième passage. Mais au 5° tour, la course s’emballe et Jean-Claude Bagot rentre dans le rang. Derrière François Lemarchand, Thierry Ferrer, Thierry Bourguignon, Stéphen Roche et Luc Leblanc prennent un peu d’avance mais à trop s’observer tout reviendra. C’est alors que le tandem régional Virvaleix-Leblanc fausse compagnie pour passer avec 1’10" d’avance au 5° tour sur Stéphen Roche et 2’10" sur le peloton. Les deux régionaux s’entendent et sont complices dans l’effort. Si leur avance ne s’accentue pas, elle ne diminue pas non plus. Derrière Stéphen Roche reste intercalé entre le duo et le peloton qui semble se résigner. C’est alors que Leblanc et Virvaleix continuent leur cinéma en escalandat à fond le col des Géants. Derrière le peloton semble faire du surplace pour être pointé à 2’40". La grande lessive est faîte et seul Bourguignon done des signes de révolte. Sa réaction sera sporadique et c’est alors que Denis Roux et Eric Caritoux montent et n’ont plus que 55 secondes sur les deux fuyards. La gagne se jouera entre ces quatre hommes alors qu’il reste 21 kms. Dans le dernier tour Leblanc dépose Virvaleix alors que Caritoux et Roux montent au train pour reprendre le petit grimpeur de chez Histor. Devant Leblanc semble épuisé mais tient tête au trio Roux-Caritoux-Virvaleix. L’écart à 9 kms de l’arrivée est de 17 secondes. Luc est à la peine mais conserve assez de ressources pour résister et l’emporter. Luc triomphe chez lui devant son public qui ne voit plus que lui. La nouvelle idole le leur rend bien.

1991 Bol d'or

Le duo Leblanc-Virvaleix en tête durant la majeure partie de la course

Classement : 1. Luc Leblanc (Castorama), 2. Eric Caritoux (RMO), 3. Denis Roux (Toshiba), 4. Didier Virvaleix (Histor), 5. Thierry Claveyrolat (RMO), 6. Jean-Claude Bagot (Castorama), 7. Jean-Luc Masdupuy (AC La Poste en Creuse), 8. Armand de Las Cuevas (Banesto), 9. Frédéric Brun (RMO), 10. Christian Magimel (AC La Poste en Creuse) etc…

FIN DE SAISON ENTRE ILLUSIONS ET ESPÉRANCES

1991 PARTENAIRES

- La fin de saison ne sera pas facile après le retrait du groupe Histor Sigma du monde professionnel. Un coup très dur pour ceux qui en 1988, clamaient haut et fort qu’ils voulaient devenir le premier groupe selon les déclarations de M. Lambert, capable de remporter le Tour en 1990. On a bien vu qu’avec Stéphen Roche la saison 1990 n’a été qu’un feu de paille.
- En cette fin de saison, le monde pro vit des moments difficiles. Peu de sponsors s’engagent et l’on rentre dans la précarité, avec en ligne de mire l’ANPE. Virvaleix prétend avoir eu des contacts avec pratiquement toutes les équipes pros (Buckler, Castorama, Vanille et Fraise, RMO et Z), mais l’ancien coureur postier reste sur sa réserve, hésite à s’engager, préfère attendre avant de se décider… Est-ce une bonne décision ? On le verra dès le début de la future saison 1992…

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - DIDIER VIRVALEIX 9 © Bernard PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne (la saison 1992 de Didier, sur ce lien)

19 février 2024

NOCTURNE DE SAINT-AIGULIN 1960

GONZALEZ ( Bayonne ) enlève devant Elliot

le Grand Prix en nocturne de Saint-Aigulin

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Seaumus Elliot battu de peu par Gonzalez

Affluence moyenne pour cette grande épreuve qui vit la participation des champions internationaux Bobet, Stablinsky, Sérani, Huot, Poulidor, Bouvet et Elliot. Animée de bout en bout, cette course fut disputée à un train d’enfer et ne manqua jamais d’intérêt. C’est le Parisen Raynal qui mit le feu aux poudres en s’octroyant la première prime mais Stablinsky, qui  fut toujours à la pointe du combat, ramenait le peloton et prenait le large, s’octroyant au passage une prime de 50 nouveaux francs. Tour à tour, Geyre, Verdeun  Poulidor, Stablinsky tentèrent l’échappée sans succès. A mi-course, Elliot démarrait sèchement, entrainant dans son sillage le rapide Bayonnais Gonzalez. Unissant leurs efforts, les deux hommes allaient creuser les écarts malgré les efforts du méritoire champion de France Stablinski et ils n’étaient pas rejoints. Le sprint magnifique, permettait à Gonzalez de l’emporter sur son compagnon de fugue, de quelques centimètres. Bertrand, au prix d’un bel effort parvenait à se détacher dans le dernier tour et prenait une belle troisième place.Les as terminaient dans le peloton à 20 secondes du vainqueur.
Classement : 1° Michel Gonzalez (Bayonne), les 100 kilomètres en 2h 12mn . 2 Seaumus Elliot (Irlande). 3 Maurice Bertrand. 4 Valentin Huot. 5 Arnaud Geyre. 6 Jean Ricou. 7 Jacques Bianco. 8 Verdeun. 9 Joseph Bianco. 10 Garbay. 11 ex-aequo Louison Bobet, Robert Desbats, Jean Stablinsky, Sérani, Guy Epaud, Raymond Poulidor, Barrière, Roger Napolitano, Buzzi, Organ Iacoponi.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – ST. AIGULIN 1960 © PATRICK GONZALEZ
La mémoire du cyclisme en Dordogne et en Aquitaine

21 juin 2023

SAINT CHAMASSY

LE SOUVENIR MAURICE JOUAULT DIMANCHE

- Cette épreuve réservée aux élites, Open et Acces se déroulera sur un circuit de 96 kms. Dossards 13h00, départ 14h00 avec Jean-Louis Gauthier au micro et sous le contrôle de l’EC Trélissac Coulounieix-Chamiers.
Cette épreuve est celle aussi des frères Audibert qui chaque année font le maximun pour en assurer le succès qu'elle mérite et par une dotation de primes conséquentes.
Prix : 640/20 (156.98.78) Ps open : 183/10 (37.29.26) Px U19 : 69/5 (24.17.14)

2022 Saint-Chamassy CA 2 et 3

Le circuit de Saint-Chamassy en vue de la banderole

Le palmarès connu : 1948 René Caramigeas (CC Périgourdin), 1949 Jo Bianco (G.Agen) et au Mouscard Dos Santos (Guidon Agenais), 1950 Pierre Grellety (CC Belvès) et au Mouscard Pouget (Sarlat), 1951 Angel Barquéro (RC Mussidan), 1952 Conty (VC Monpazier) et au Mouscard Angel Barquéro (RC Mussidan), 1953 au Mouscard Georges Dupré (ASPTT Bordeaux), 1954 Gilbert Empinet (UC Brive) et au Mouscard Maurice Jouault (CC Lindois) puis François Gourmelon (RC Mussidan), 1955 au Mouscard Lucien Gourd (AS Eymet), 1956 Armand Darnauguilhem (CC Bergerac) et au Mouscard Yves Gourd (AS Eymet), 1957 Moïse Bodin (VC Villefranche), 1958 Jean Prat (UC Brive), 1959 Dalet (VC Maurs).
- 1960 Robert Jugie (CC Périgueux), 1961 René Loustalot (CC Bergerac), 1962 Louis Melchior (CC Lindois), 1963 Raphaël Sallat (Limoges), 1969 Pierre-Raymond Villemiane (EC Foyenne), 1972 Serge Daubisse (CC Périgueux), 1973 Jean Mella (Pédale de Tonneins), 1976 Robert Bibié (ASPTT Paris), 1977 Jean-Luc Castaing (Pédale Faidherbe), 1978 Guy Rauzet (CC Belvès), 1979 Bartherote (Guidon Agenais).
1980 Alain Laval (EC Foyenne), 1981 (non disputé ou résultat non trouvé), 1982 Sylvain Abadie (Stade Cadurcien), 1983 Patrice Dumas (ASPTT Périgueux), 1984 Pascal Mestadier (AVC Libourne), 1985 Bernard Dubost (ASCA Bergerac), 1986 Roger Doumenge (EC Foyenne), 1987 Patrick Olliveau (USC Guérande), 1988 Christophe Lanxade (ASPTT Périgueux), 1989 Jean-Luc Besse (Pédale Faidherbe).
1990 Didier Paponneau (US Rauzan) après un retour à la compétition1991 Cyril Ribette (Cahors VS), 1992 Yann Simoneau (UC Brive), 1993 Fabrice Castagnet (Guidon Agenais), 1994 Thierry Chamouleau (UC Brive), 1995 Fabrice Castagnet (Guidon Agenais), 1996 Jean-Pierre Belotti (AC Bon-Encontre), 1997 Cyril Ribette (UC Brive), 1998 Bernard Pineau (Guidon Agenais) après un retour à la compétition1999 Sébastien Darrin (CA Périgueux);

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Irénée et Claude Audibert les organisateurs de l'épreuve

- 2000 Sébastien Morvan (CC Marmande), 2001 Carl Naïbo (Guidon Saint-Martinois), 2002 Andy Gaillard (UC Brive), 2003 Tygran Korkotyan (UC Fumel), 2004 Jérôme Angélaud (Saint-Leu Taverny), 2005 Charles-Henri Lebrun (CC Périgueux-Dordogne), 2006 Sébastien Junqua (VC Langon), 2007 Damien Le Boétez (UC Villeneuve-Fumel), 2008 Michel Larpe (Saint-Cyr Val de Loire), 2009 Valentin Garcia (CA Civray).
2010 Mickaël Suchaud (CC Périgueux) séniors, Emilien Camiade (Guidon Biassais) minimes2011 Louison Camiade (G. Bias) minimes, Sylvain Barradis (Saint-Astier) cadets, Sébastien Béneyrol (Saint-Astier) séniors2012 Clément Noël (SA Mérignac) minimes, Ludovic Bonneau (VPP Nontron) cadets, Christophe Le Solliec (UC Felletin) séniors2013 Corentin Salles (G.Agen) minimes, Clément Bétouigt Suire (Mérignac VC) cadets, Sébastien Béneyrol (Saint-Astier) séniors2014 Lilian Langella (CC Marmande) minimes Lucas Cuménal (CC Périgueux) champion Dordogne minimes, Aurélien Marcon (VPP Langon) cadetsML Lacombe (EVCC Bergerac) champion Dordogne cadets, Gabriel Peyencet (CC Périgueux) séniors et champion de Dordogne séniors, Alexis Diligeart (CC Périgueux) champion Dordogne juniors, 2015 Championnat de Dordogne : Thomas Cabrillac (CC Périgueux) minimes et champion min., Mathis Fedrigo (CC Marmande) cadets Yoan Chadourne (CC Périgueux) champion cadets, Pierre Painaud (G. Saint-Martinois) séniors, 2016 Antoine Lamy (VC Saintes) séniors, Benoit Lechef (CC Périgueux) minimes, Thomas Cabrillac (CC Périgueux) cadets, 2017 Paulin Tomski (AC Ménesplet) champion Dordogne minimes, Lucas Cuménal (CC Périgueux) champion Dordogne cadets, Kevin Delord (UC Brive) séniors2018 Mathieu Dupin (Ste Livrade) minimes, Jordan Fiefvez (EVCC Bergerac) champion Dordogne juniors, Arthur Bauchaud (UA La Rochefoucauld) séniors2019 Lionel Suhubiette (Saint-Paul Sports) course en ligne, Baptiste Lacroix (CC Marmande) chrono et classement général, 2020 et 2021 pas de course, 2022 Championnat d’Aquitaine des deuxièmes catégories Valérian Lasjaunias (Guidon Manslois), troisièmes catégories Jérémy Barret (Angoulême VC).

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - SAINT CHAMASSY 2023 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

15 septembre 2023

DIDIER VIRVALEIX (l’après cyclisme)

LE CYCLISTE DEVENU COUREUR A PIED

ET CHAMPION DU MONDE DE DUATHLON

2023 mondial

- Après avoir raccroché son vélo, Didier Virvaleix reprenait la compétition mais en qualité de coureur à pied. "C’est dit-il quelque chose qui m’a toujours plu. A l’école, j’avais déjà des résultats intéressants. C’est un de mes chefs du centre de Tri de Marsac où je travaille qui m’a poussé vers ce sport. J’ai alors rejoint le CAP Athlétisme où j’ai rencontré mon entraîneur Patrick Petitbreuilh. Le vélo et la course à pied sont deux mondes différents. J’ai gardé mon envie de gagner, mon esprit de combat mais je n’ai plus la pression, et l’ambiance est beaucoup plus familiale". Puis Lionel Roye m’a proposé de me lancer dans le duathlon du fait de mes bons résulats. Du cyclisme au cross, puis avec le duathlon en trait d’union, le lien est fait ! Voici le Virvaleix engagé sur une nouvelle voie...  (Lire ses derniers moments cyclistes sur ce lien)

2005 6° Ekiden le cAP vainqueur avec DV, Mano, Duret, Brun, Beauvais et Chirol

 Avec les coursiers du CA Périgueux, vainqueur en 2005 du 6° Ekiden. De gauche à droite
on reconnait Didier Virvaleix, Mano, Duret, Brun, Beauvais et Chirol

 2 JUIN 2009 TITRÉ AU CHAMPIONNAT DE FRANCE OPEN

LA GROSSE PERFORMANCE DE DIDIER

2009 CDF Master de duathlon

Pour sa première participation nationale en duathlon, Didier Virvaleix a réalisé un coup de maître puisqu’il a remporté l’épreuve openn plus de sa catégorie, à Villiers sur Loir.
- Ce n’était que le 3° duathlon de son existence mais Virvaleix l’a emporté en vieux briscard. Lui le coursier devant l’éternel, le Poulidor des courses à pied départementales, le grimpeur périgourdin du Tour de France, a réalisé un sacré tour de force, samedi matin dans le pays Vendômois.
- Car nul ne doute que dans le milieu du duathlon, le nom de Virvaleix ne devait pas dire grand-chose aux spécialistes de la discipline… Mais c’est pourtant lui qui a levé les bras à l’arrivée, seul avec 35 secondes d’avance sur le Parisien Mounir El Housni. "Pour moi c’est inespéré, car au départ, je n’étais pas très chaud pour faire du duathlon et je finis champion de France pour ma première participation, racontait-il quelques heures après son sacre. Et au final j’ai retrouvé le "gnac" que j’avais lors de mes 20 ans. Je me dis même que j’aurais dû commencer plus tôt. Comme quoi, il n’est jamais trop tard !"
- L’ancien cycliste professionnel a donc réalisé l’un de ses rêves en enfilant le maillot tricolore après sa 11° tentative (ndlr : il a déjà participé à 6 championnats de France en vélo et à quatre cyclo-cross). De là à dire qu’il s’agit du plus grand moment de sa carrière sportive, il y a un pas ou une roue qu’il ne franchira pas. "Non cela fera partie de mes trois meilleurs souvenirs de ma carrière, mais le top, c’était quand même la montée sur Morzine où je finis 9° d’une étape du Tour de France."

Bergerac champ de dgne Yohan Durand 1°, Messaoud 2°, DV 3°

Lors d'un Championnat de Dordogne à Bergerac où il se classe 3° derrière Durand et Messaoud

- Il n’empêche qu’à l’arrivée du duathlon, Didier n’a pas pu retenir ses larmes. Et l’émotion est montée d’un nouveau cran sur le podium, puis bien plus tard à son retour à Boulazac où tous ses amis et voisins l’attendaient.
- L’athlète périgourdin a pourtant eu le loisir de penser à la victoire vu qu’il a toujours été devant, tout au long des 40 km de parcours. "Pour une première, j’ai bien géré ma course note-t’il. Tout s’est bien passé. Je suis parti vite et j’étais dans le groupe des leaders lors des cinq premiers kms à pied. Ils étaient trois devant mais on a laissé faire car on savait qu’on allait les rattraper en vélo. Cela n’a pas raté : on les a récupérés au bout de deux kilomètres. Mais je suis surtout content car je n’ai pas perdu de temps dans le parc à vélo."
- Virvaleix entamait alors sa partie préférée en position de force. Et d’entrée, il accélérait. "Je ne voulais pas trop rouler, mais comme tout le monde se regardait, j’ai pris un relais un peu fort. J’ai vu que derrière ça grimaçait. Alors j’en ai remis une couche sur la seule bosse du parcours."
- Seuls deux concurrents arrivent à prendre la roue du Périgourdin, un ex-professionnel et un amateur. En spécialistes du cyclisme, le trio s’entend et creuse l’écart. Le chrono indique 1’30" à 10 km de la fin… Mais à un km de remiser le vélo dans le parc, l’un des deux compagnons d’échappée de Didier crève.
- Le Périgourdin en profite pour prendre la poudre d’escampette. On ne le reverra plus. Muni de 1’17s d’avance au début de la seconde partie à pied, Virvaleix va maintenir le rythme alors qu’il a une quinzaine de poursuivants à ses trousses, dont Christophe Le Bihan, son principal challenger et Champion d’Europe en titre.
"Les cinq derniers kilomètres, je les ai faits aussi vite que les cinq premiers tellement je me disais : c’est là qu’il ne faut rien lâcher ! Et je me suis accroché pour avoir le scratch même si au départ, je pensais au titre vétéran, mais pas au titre toute catégorie". Mais comme le dit la formule, la chance sourit aux débutants.

3000 m steeple

Virvaleix dans un 3000 mètres steeple, discipline où là aussi il s'est essayé

RENCONTRE AVEC DIDIER VIRVALEIX

CHAMPION DE MONDE VÉTÉRAN DE DUATHLONAUX USA

2009 CM Duathlon

- Pour une première année, il ne pouvait mieux commencer… En effet, après un début de saison en mars, le périgourdin s’est imposé le 26 septembre en duathlon sur l’épreuve de Concorde aux Etats-Unis (Caroline du Nord), en devenant champion du monde vétéran. C’est dire que sa saison a été extraordinaire. Surtout connu dans le monde du cyclisme où il est passé professionnel en 1989 sous les couleurs de l’équipe Histor Sigma, participant ainsi au Tour de France en 1991, personne ne pensait le revoir aujourd’hui sur la plus haute marche du podium. Et pourtant Didier Virvaleix 43 ans a fière allure.
- Première course à La Rochebeaucourt (7 km à pied - 32 km à vélo - 4 km à pied) où il devient champion d’Aquitaine toute catégorie. Le 31 mai à Villers sur Loir (41) il décroche le titre de champion de France courte distance (5 km à pied - 40 à vélo - 5 à pied) et remporte la course de la Vague Open. Le 19 juillet il devient Champion de France longue distance sur l’épreuve mythique du Val d’Aran connue de tous comme étant l’un des duathlons les plus durs de par son dénivelé (12 km à pied - 80 à vélo - 10 à pied). Ce 26 septembre sur l’épreuve de Concord aux USA (10 km à pied, 40 à vélo, 5 à pied) sous une pluie torrentielle, il signe la plus belle performance qu’on pouvait attendre de lui, le titre de champion du monde 2009.

2009 de reour du mondial et avec ses amis

De retour de Concord, il retrouve ses amis et fête l'évènement

- Pourtant tout ne fut pas simple en terre américaine devant trouver lui-même les fonds pour le voyage car la fédération avait refusé de le sélectionner. Heureusement, nombreux sont ceux (partenaires, collègues, président du CAP, triathlon ou mairies) qui ont participé au financement ainsi qu’au côté logistique. C’est donc une belle satisfaction. Concernant la course, s’il la qualifie parfaite, puisqu’il a couru exactement comme il le souhaitait. Sortant en tête de la course à pied (temps 32’31s), il se fait reprendre en vélo. En effet, les américains qui le poursuivaient prenaient des relais en vélo sans être sanctionnés par les arbitres (temps vélo 56’53s). Or le drafting était interdit. Mais cela n’a pas entamé la motivation du duathlète. Didier Virvaleix a tout donné pour les cinq derniers km effectué en 17’11s pour aller finalement à l’arraché, s’imposer au sprint (Ndlr : 1h47’49s pour Didier, 1h47’51s pour Miller). De retour en France, comprenant l’exploit réalisé, Didier a pu savourer ce titre autour de sa famille et de tous ceux qui l’ont aidé dans ce périple. Il garde cependant la tête sur les épaules, puisque pour lui, il peut encore progresser en vélo. Prochain objectif pour l’an prochain en plus, les championnats d’Europe. Bonne chance ! 

2009 mondial duathlon

19 JUIN 2010 CHAMPIONNAT DE FRANCE

A CHARLEVILLE MÉZIÈRES

2010 CF ardennes

Dans la course à Charleville-Mézières où il devient vice Champion de France

- Les championnats de France de duathlon CD ont démarré par la course groupe d'âges ce matin sur la base de loisir des Vieilles Forges (Ardennes). Vainqueur de la course, le Calaisien Carlo Meneghetti a remporté également le titre vétéran.
- C'est sous un ciel menaçant que les 161 concurrents se sont élancés à 9h30. Ils avaient à leur programme 5 km de course à pied, 30 km à vélo et de nouveau 5 km de course à pied.
La 1re course à pied était dominée par Thierry Grannier (Billom) qui rejoignait l'aire de transition avec 5'' d'avance sur un groupe comprenant Sylvain Cossin (Vittel), Christophe Le Bihan (Palaiseau), Thierry Mathissart (Calais) et le tenant du titre Didier Virvaleix (Périgueux).
- Le leader ne conservait pas le commandement très longtemps. Dès le 4e km vélo, il était "enrhumé" par Carlo Meneghetti. Tout nouveau vétéran, le Calaisien, à l'aise sur le parcours cycliste accidenté, creusait l'écart. Il était pointé au 19e km avec une avance de 1'10 sur un homme seul, Allan Sannier (Saint-Dizier).
- Préférant garder des forces pour la course à pied, le Nordiste levait un peu le pied en fin de parcours. C'est finalement avec qu'un avantage de 1'16s qu'il rejoignait l'aire de transition. Le poursuivant était toujours le senior Allan Sannier. Venait ensuite à 2'14" un groupe comprenant Virvaleix (Périgueux), son coéquipier Guillout, Guyader (Meaux), Salle (Charleville), Berland (FA Tri 86). Richet (Saint-Laurent). Carlo Meneghetti gérait tranquillement sa course à pied. Le Calaisien s'imposait facilement malgré le retour tonitruant de Didier Virvaleix.
Le podium vétéran était complété par Christophe Le Bihan (Palaiseau) 6e au scratch.
Du côté seniors, la course a été remportée par Noël Richet (Saint-Laurent-Nouan), 3e au scratch qui a doublé tout à la fin Allan Sannier (Saint-Dizier). Le 3e senior est le local Gilles Salle.
Classement : 1 Carlo Meneghetti (Côte d'Opale) 1h27'41 1er vétéran 1, 2 Didier Virvaleix (Périgueux) 1h28'22 2e vétéran 1, 3 Noêl Richet (Saint-Laurent Nouan) 1h28'45 1er senior 4, 4 Allan Sannier (Saint-Dizier) 1h28'48 1er senior 1, 5 Gilles Salle (Charleville) 1h29'22 2e senior 4, 6 Christophe Le Bihan (Palaiseau) 1h29'52 3e vétéran 1, 7 Éric Guyader (Meaux) 1h30'03 4e vétéran 1, 8 Vincent Guillout (Périgueux) 1h30'12 5e vétéran 1, 9 Frédéric Berland (F.A. TRI 86) 1h30'21 3e senior 4, 10 Michka Guillot (Lons) 1h30'22 1er senior 2

2010 MONDIAL DE DUATHLON A ÉDIMBOURG - INTERVIEW

2010 Edimbourg CM 2°

- Le Périgourdin s'est classé deuxième à Édimbourg (Écosse), samedi, aux championnats du monde, catégorie vétérans. Alors forcément, il est déçu.
Il n'a donc pas réussi à conserver son titre. Samedi, Didier Virvaleix s'est classé deuxième des championnats du monde de duathlon, catégorie vétérans, qui se déroulaient en Écosse. Pour quinze petites secondes. L'an passé, il avait été sacré pour deux secondes. Après 56,6 kilomètres de course à pied et de vélo, forcément, ça pique un peu.
Sud Ouest ». Comment vous sentez-vous après cette médaille d'argent ?
Didier Virvaleix : Et bien, je suis encore deuxième ! Je suis un petit peu déçu, je dois le reconnaître, car je venais en Écosse pour prendre le titre. Mais bon, au final, j'ai réalisé la course qu'il fallait faire. Donc, quelque part, je suis content.
Comment s'est passée votre épreuve ?
Nous sommes partis à cinq devant lors de la première course à pied. Là, je me suis contenté d'assurer le rythme. Puis, une fois sur le vélo, j'ai dû faire le forcing car l'Italien Masini était un petit peu devant. Je suis revenu sur lui, et je l'ai ensuite lâché. Mais à deux tours de la fin du parcours cycliste, le Canadien David Frake est revenu et m'a dépassé. J'ai essayé de m'accrocher. Mais c'est là que les crampes sont arrivées. Impossible de recoller. Alors j'ai dû me contenter de le tenir à 30 secondes. J'ai relâché mon effort.

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2° des Championnats d'Europe à Nancy en 2010

Il était trop tard lors du dernier passage à pied pour revenir ?
La transition s'est bien passée, je suis même revenu à 15 secondes de lui.
Mais ces crampes sont réapparues. Je me suis presque arrêté, à côté d'un groupe d'amis. Je souffrais terriblement. J'ai eu peur de ne pas pouvoir continuer l'épreuve. Finalement, Frake a gagné, et je suis deuxième à quinze secondes. C'est dommage.
Comment expliquez-vous l'apparition de ces crampes ?
Je ne comprends pas. Je n'ai rien eu durant toute la saison. Et là… Je ne sais pas. Peut-être les conditions climatiques ? Il faisait froid, le vent soufflait. Mais je suis quand même content. J'ai fait la course devant. Les séances d'entraînement ont payé. C'est bête d'avoir eu ces crampes.
La nuit a dû être compliquée
J'ai mal dormi. En plus, j'ai attrapé froid.
Quelle est la suite de votre programme ?
La prochaine compétition, c'est dès le 11 septembre, pour la dernière manche du championnat de France D2, avec le CAP. Je vais reprendre un peu l'entraînement. Je rentre aujourd'hui. Donc, je vais faire un peu de vélo et voilà. Et prendre un peu de repos.

2005 Foulées AstériennesGallien vainqueur DV 2+ et Julien Chirol 3°

2° des Foulées Astériennes en 2005 derrière Thierry Gallien et devant Julien Chirol

PODIUMS DES COURSES LOCALES DE DIDIER

- Licencié au CA. Périgueux Athlétisme, Didier Virvaleix s’est construit un petit palmarès contre les coureurs locaux et ceux du grand sud-ouest.
2003 : 5° Foulées de Marsaneix (classé 3°, vainqueur Thierry Gallien).
2003 : 2° Foulées Coursacoises (vainqueur devant Bruno Zarandona).
21° Cross de Trélissac (classé 1° sénior sur 10 570 m de parcours).
2004 : 18° Foulées Astériennes (classé 2° derrière Thierry Gallien).
2004 : 3° Foulées Coursacoises (vainqueur devant Francis Ribeiro).
2004 : Championnat de Dordogne à Bergerac (1° Yohan Durand US Bergerac, 2° Pierre Messaoud US Bergerac, 3° Didier Virvaleix (CA Périgueux).
2004 : 10 km de Saint-Georges comptant pour le championnat départemental (classé 1° Périgourdin sénior)
2005 : 6° par équipe lors de l’Ekiden avec Olivier Mano, Camille Duret, Nicolas Brun, Jérôme Beauvais et Julien Chirol.
2005 : 10 kms de Saint-Germain du Salembre (classé 2° derrière Thierry Gallien).
2005 : 10 kms de Saint-Georges (1. Pierre Messaoud, 2. Francisco Ribeiro, 3. Didier Virvaleix.)
2006 : 6° Foulées Coursacoises (classé 2° derrière Francisco Ribeiro).
2006 : Championnat d’Aquitaine de cross country à Trélissac (classé 31°).
2007 : La Sanilhacoise (classé 2° derrière Thierry Gallien)
2007 : Foulées de Coursac (2° derrière Francisco de Jésus Ribeiro).
2007 : Semi marathon de Cyrano (3° derrière Messaoud vainqueur).

Au canal entraînement

C'est sur les bords du canal à Périgueux, que Didier a construit ses succès

 PODIUMS DES ÉPREUVES NATIONALES ET AU-DELA

Saison 2009 : Champion d’Aquitaine Vét.1 à La Rochebeaucourt
1° à Layrac
Champion de France de duathlon courte distance à Villiers sur Loir.
Champion de Dordogne à Prats du Périgord
Champion de France longue distance au Val d’Aran
Champion du Monde de duathlon à Concord (USA)

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Saison 2010 :
4° La Rochebeaucourt et 1° Vét.1
6° Layrac
2° Championnat d’Europe à Nancy
2° Championnat de France courte distance
1° Championnat de Dordogne à Prats du Périgord
Championnat de France des clubs Division 2 (6° par équipe).

séance vélo en duathlon

Sur le vélo lors d'un duathlon (photo Guy Dagot)

CARACTÈRE DE DIDIER

- Didier est un personnage méthodique, capable de mener plusieurs choses de front et d’être présent physiquement lors des grands rendez-vous. Il s’est montré parfois hâtif dans ses jugements notamment lorsque Histor a annoncé la cessation de ses activités. Ce qui fait que de nombreux supporters n’ont pas compris son comportement qui lui a été fatal lorsqu’il a refusé certaines offres du moment, préférant attendre et patienter.
- Didier c’est aussi un coureur qui sait servir ses leaders et qui s’emploie au maximum pour ses corvées quotidiennes. En faits il reste un collaborateur efficace qui sait amuser parfois ses relations par le biais d’une ou deux anecdotes qui feront de lui un interlocuteur qui aura de nombreuses relations. Précis dans ses propos, il sait communiquer. D’ailleurs c’est un garçon qui aime la liberté et la sécurité lui importe peu…

Saint-Georges avec Gallien

Avec Thierry Gallien lors d'un 10 km de Saint-Georges

- Il peut aussi se montrer inquiet et anxieux, obnubilé par le détail qui fait que souvent une situation globale peut lui échapper. Mais sa façon sociable, sa facilité de nouer des contacts lui permettront de recentrer les choses par son réalisme. Il cache un tempérament nerveux, angoissé mais comme déjà dit, il a besoin de communiquer et se montre parfois critique, si bien qu’il peut décourager ses proches lorsqu’il donne des analyses sévères. Habile et éloquent, il a le don de charmer ses supporters, de séduire par la parole et de se retrouver autour de la famille qui constitue sa préoccupation essentielle tout comme ses amis, sa deuxième famille de cœur. D’un esprit curieux, il possède un très bon esprit d’analyse, une bonne mémoire, ce qui fait qu’il s’adapte à toutes les situations.

une équipe

Un club, une équipe, le CA Périgueux Athlétisme avec qui il a construit ses victoires

DE RETOUR DANS LE TOUR DE FRANCE

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- Pour le Tour de France : Didier travaille pour le partenaire Waze (notre photo ci-dessus) via l’agence de sponsoring Spoutnik. Il amène des invités sur les étapes, et leur fait découvrir l’avant course. Il les conduit entre la caravane et les coureurs et les accompagne au village VIP de l’arrivée pour voir la fin de l’étape. C’est un travail très prenant qui lui permet de retrouver au quotidien des anciens coureurs et amis comme Luc Leblanc, Thierry Marie et bien d’autres. Ainsi il rencontre chaque jour de nouvelles personnes très sympas et ravies de découvrir le Tour de l’intérieur. Ce sont aussi des moments parfois stressants quand le public toujours plus nombreux et enthousiaste empêche les véhicules de se frayer un passage sur la route. Ce qui lui fait vraiment plaisir, c’est de voir des invités comblés d’avoir vécu une journée intense et géniale, comme cette suiveuse qui raconte ci-dessous sa journée.

VIRVALEIX DANS LA ROUE D’UN SUIVEUR DU TOUR DE FRANCE
(Extrait d’une invitée, pilotée par Didier lors d’un TDF)

DV dans le Tour de France

- Invités à suivre l'étape St Jean de Maurienne-Annonay par Mr Laurent Jalabert (et oui.... je vous l’avais dit que c'était mon nouveau pote), nous nous présentons au point d'information à 8h00 afin de faire connaissance avec notre chauffeur Didier Virvaleix (ancien coureur professionnel co-équipier de Jalabert en 1989 et Champion du Monde de Duathlon 2009). Didier nous accroche les précieux bracelets passe-partout et nous présente à ses copains : Stephen Roche (vainqueur du Tour), Raymond Poulidor, Luc Leblanc (Champion du Monde), Bernard Hinault, Bernard Thevenet..... C'est de la pure magie ! Nous bavons devant le vélo de Wiggins et de ses superbes Jaguar d'assistance.
- A 10h00 nous embarquons dans la "Jalabertmobile" et roulons..... et là, la magie s'opère : des centaines de gens agglutinés le long de la route nous acclament, nous exhortent, nous vénèrent, nous adulent... Ils appellent leur idole, l'applaudissent.... ils sont fous de lui. Dans la voiture nous prenons à cœur de saluer tout le monde et de leur rendre leur gentillesse. Nous doublons la caravane du Tour et zigzaguons entre les voitures qui ressemblent aux chars de Carnaval. Nous passons du saucisson aux pneus en passant par les bonbonnes de gaz, etc... Nous arrivons à Annonay avant tout le monde. Didier se gare et nous passe de nouveaux les précieux badges d'entrée au paradis. Là, nous nous retrouvons à 150 mètres de l'arrivée dans un carré VIP. Les petits fours et les rafraichissements nous attendent. Je m'installe devant la barrière afin de rien rater de l'arrivée et de m'imprégner totalement de cette ambiance particulière.
- Ça y est : ils arrivent ! Un bruit sourd partant du bout de la route nous parvient de plus en plus fort. Tous les spectateurs se mettent à tambouriner sur les barrières lorsqu'ils aperçoivent les premiers cyclistes. Une folie générale embrase la route. Je suis en transe. Je me penche, déclenche ma caméra et immortalise ce fameux sprint entre David Millar et Jean-Christophe Péraud. Quelle vitesse. J'ai cru voir 2 boulets de canon. Voila, on nous distribue du champagne pour clôturer la journée et on nous raccompagne à l'arrêt de bus. Eh oui, le service VIP est terminé et on doit prendre le bus jusqu'à Lyon, pour prendre le train jusqu'à Chambéry et de nouveau le bus pour St Jean de Maurienne afin de récupérer notre voiture. Cette journée a été fantastique et je remercie Didier Virvaleix et Laurent Jalabert pour leur gentillesse.

2017 Petit-Breton

Spectateur attentif lors de l'inauguration d'une plaque en l'honneur de Petit-Breton à Périgueux
(Passage du Tour de France 2017)

ÉPILOGUE D’UNE CARRIÈRE BIEN REMPLIE

- Le fait d’avoir porter les couleurs de l’Asptt Périgueux lui a ouvert sans doute les portes de cette administration qu’on appelait "la Poste". Après ses déboires dans le monde professionnel, elle a été là pour lui offrir du travail au centre de tri de Marsac dans un premier temps. Puis, Philiposte (usine du timbre) lui propose une place en 2017, dans la partie électrolyse de l’usine. Philiposte est une composante du groupe La Poste chargée d’exécuter le programme philatélique officiel français. L’imprimerie "Philaposte Boulazac" regroupe sur un site la publication assistée par ordinateur (PAO), les techniques d’impression taille-douce (TD), héliogravure, offset à plat et en continu, typographie, sérigraphie et numérique et les clicheries correspondantes, les compléments à l’impression, la finition, le conditionnement, un service client et la vente à distance. Didier travaille dans les coulisses, autrement dit pour les cyclindres en cuivre qu’il recharge pour être usinés, gravés et chromés avant qu’ils ne partent sur machine pour l’impression… avec une petite pensée lorsqu’il est programmé des thèmes ayant rapport au cyclisme ou au Tour de France, ce qui peut arriver parfois dans la philatélie…

AVEC SES PARENTS

Retrouver ses parents, un moment apprécié dans sa vie de saltimbanque

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - DIDIER VIRVALEIX 13 © Bernard PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne (Fin de publication, ici page retour page d'accueil)

11 décembre 2023

NONTRON 1981

REMISE DE MAILLOTS AU CYCLO CLUB DE NONTRON

CCN

Le CC Nontronnais au seuil de la saison 1981

- C’est au bar restaurant Ducq, rue André Picaud à Nontron qu’a eu lieu la remise de maillots pour la saison 1981, offert par Pierre Christian, représentant la société Streichenberger. Le président du CC Nontronnais, M. Jacques Trioux, remercia très chaleureusement la société Streichenberger, il souhaitait la bienvenue au sein du club de plusieurs nouveaux licenciés. Il rappela que le CCN avait participé en 1980 à 425 épreuves un record absolu, avec 68 victoires dont le titre de Champion d’Aquitaine des sociétés, de champion de Guyenne et de champion de la Dordogne, plus 200 places d’honneur. Un palmarès glorieux pour cette société sportive dynamique qui marche malgré tout avec peu de finance, mais qui ne demande qu’à être aidée comme ce jour et qui honore la ville de Nontron.
- Un vin d’honneur offert par le CCN clôtura cette sympathique réunion sportive.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - CC. NONTRON 1981 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

20 juin 2023

A BERGERAC en 2007

GRANDE BOUCLE INTERNATIONALE FÉMININE

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Nicole Cooke maillot or de la Boucle aux côtés de Daniel Garrigue maire de Bergerac

- C’était une course cycliste sur route par étapes disputée en France par les meilleurs coureuses du peloton mondial. Cette compétition est née en 1992 sous l’impulsion de Pierre Boué et de l’une des femmes qui a marqué le cyclisme féminin, la star Jeannie Longo. Dix-sept éditions eurent lieu entre 1992 et 2009, année de son extinction. Toutes figuraient, à quelques exceptions près, au calendrier UCI. Trois maillots distinctifs pour les leaders avec un maillot or pour la gagnante, un maillot arlequin pour la meilleur grimpeuse, un maillot émeraude pour la meilleur sprinteuse.

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Signature de la feuille départ

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Départ de la plaine de Piquecailloux à Bergerac

- En cette saison 2007 du 16 au 24 juin, la boucle avait fait son contre la montre autour d’Ambès puis était venue prendre le départ à Bergerac le 23 juin pour rallier Casteljaloux. C’était la Galloise Nicole Cooke (Raleigh Lileforce) qui était leader de l’épreuve et qui le restera pour s’adjuger la course le lendemain dans les Pyrénées, où se jugeait l’arrivée.

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Bernard Peccabin (Comité Dordogne), Daniel Garrigue maire
et Pierre Boué directeur de l'organisation

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - BOUCLE FÉMININE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

12 février 2024

HENDAYE (édition 1960)

Michel Gonzalez (Guidon Bayonnais) remporte au sprint

le Grand Prix Cycliste des Quatre-Présidents

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 Départ de course à Hendaye

- Très belle journée, public fort nombreux : les dirigeants du V.C.H peuvent être pleinement satisfaits de cette grande épreuve à laquelle assistaient Messieurs Paul Savoignac, Henri Larrède et Félix Lafontaine, président et membres du secteur basque de la FFC. Trente-huit coureurs prennent le départ pour cette ronde en circuit fermé. Les alternatives sont diverses. Le Guidon Bayonnais et l’Aviron Bayonnais mènent tour à tour avec Graciet, Daguerre, Grancher, Montero, Labarthe, etc …, à moins que ne surgisse un "troisième homme" : les Hendayais Vivensang et Dupau, le Montois Dommagé, le Dacquois Baziet ou encore le petit Capbretonnais Fontagnères qui s’est adjugé le matin même, devant Suire, le Bordeaux-Arcachon. Très visiblement, Bayonnais du Guidon et de l’Aviron mène une lutte de tous les instants pour s’adjuger les meilleures places et, aussi, la coupe Richert, qui se dispute pour la première fois. Les échappées sont nombreuses mais n’apportent guère de profit. Et le peloton demeure assez groupé, malgré l’attrait des grosses primes dispensées par le speaker Mahéo. Notons en passant que 55.000 francs de primes ont été collectés en moins d’une heure, en un seul point du circuit d’Hendaye plage qui comporte un kilomètre 200 de route. Et l’arrivée voit un lot d’une vingtaine de coureurs déboucher sur la ligne droite au grand désespoir des commissaires. Irrésistiblement, Michel Gonzalez fonce encadré par Montero et Robert Vivensang. Un dernier coup de rein, et il bat ses deux rivaux d’une demie-roue. Tout le peloton est là, terminant dans le même temps.

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Protocole d'arrivée avec Gonzalez vainqueur et le peaker Raymond Mahéo
tous deux entourés des autorités locales dont M. Santoul président à gauche

Classement : 1ér Michel Gonzalez (Guidon Bayonnais), les 60 kilomètres en 1h 32mn . 2 Lucien Montero (Aviron Bayonnais). 3 Robert Vivensang (Vélo Club Hendayais). 4 René Graciet (Aviron Bayonnais). 5 Roger Labat (Aviron Bayonnais). 6 Lucien Durdeyte (Aviron Bayonnais). 7 Jacques Larran (Guidon Bayonnais). 8 André Lafitte (Hossegor). 9 Gilbert Guastini (U.S Dax). 10 René Baziet (U.S Dax). 11 Roger Labruquère (Aviron Bayonais). 12 Hervé Duplé (Guidon Bayonnais) tous même temps que Michel Gonzalez.
- Cette rivalité des deux clubs Bayonnais, panaché de la présence d’éléments tels que Vivensang, Dupau, Guastini, Dommagé, etc … a fait que cette course a été des plus intéressantes, très disputée, à vive allure, et laissant le public incertain jusqu’au bout. Bravo donc au V.C Hendayais, à ses 4 présidents (Messieurs Masoni, Davenat, Lackman, Dourez), dont les gestes particulièrement généreux et à présent traditionnels nous permettent de goûter les joies infiniment agréables d’un telle compétition. Bravo donc au speaker Mahéo, dont les primes eurent le don de rehausser encore l’intérêt de cette belle épreuve. Et merci aux services de sécurité publique, dirigé par Mr Périot, à ceux de la gendarmerie nationale, sous les ordres de l’adjudant Lassalette, qui assurèrent une service d’ordre impeccable. Merci également à Mr Richert, le très sympathique boucher Biarrot, pour la très belle coupe mise en compétition, coupe que s’est adjugée l’Aviron Bayonnais.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – HENDAYE 1960 © PATRICK GONZALEZ
La mémoire du cyclisme en Dordogne et en Aquitaine

12 septembre 2023

TOUR DE FRANCE FEMMES 2023 EN DORDOGNE

WIEBES SUR LE FIL, VAN DE VELDE FRÔLE L'EXPLOIT

 

COLLONGES-LA-ROUGE - MONTIGNAC-LASCAUX

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- Entre Corrèze et Dordogne, les baroudeuses n'ont pas été avares d'effort mais le dernier mot est revenu sans surprise aux sprinteuses. Après 147,2 kilomètres marquées par les échappées en solitaire de Kathrin Hammes (EF Education-Tibco-SVB) puis de Julie Van de Velde (Fenix-Deceuninck), reprise à 200 mètres de la ligne, la victoire est revenue ce mardi à Lorena Wiebes. Dans la commune de Montignac-Lascaux, à deux pas de la grotte préhistorique, la championne d'Europe a remporté la 3e étape au sprint massif devant Marianne Vos (Jumbo-Visma). La Néerlandaise est la première à s'imposer sur deux éditions différentes du Tour de France Femmes avec Zwift, et la première aussi à atteindre le cap des trois victoires, un an après ses succès aux Champs-Elysées et à Saint-Dié-des-Vosges. Il s'agit du 50e succès de la saison pour sa formation SD Worx, toujours porteuse du Maillot Jaune via Lotte Kopecky. La Belge conserve 53" d'avance sur Liane Lippert (Movistar) à la veille de l'étape marathon, 177 kilomètres entre Cahors et Rodez qui pourraient bouleverser la hiérarchie entre les cadors.

3° étape

- Le départ réel est donné à 13h31 à Collonges-la-Rouge. Le peloton s'élance sur les routes de Corrèze sans Spela Kern (Cofidis), victime la veille d'une luxation du pouce. Et la Norvégienne Marte Berg Edseth (Uno-X) abandonne à son tour, au bout de quelques minutes. Au 4e kilomètre, Kathrin Hammes (EF Education-Tibco-SVB) parvient à jaillir du flot des attaques. L'Allemande de 34 ans parvient à creuser l'écart. Elle compte deux minutes d'avance au moment d'aborder la première des cinq difficultés du jour, la côte du Peyroux (3e catégorie), qu'elle franchit en tête comme celles de Pératel (4e catégorie) et de l'Escurotte (4e catégorie).

Hammes ouvre la route

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Un itinéraire bien décoré en Périgord

- Quelques concurrentes tentent de la rejoindre, à l'image de Coryn Labecki (Jumbo-Visma), mais Hammes demeure seule avant d'être reprise par le peloton. Sa fugue, qui aura duré 60 kilomètres, prend fin avant le cap de la mi-course. Ce regroupement précoce donne envie à d'autres de s'échapper, Anna Henderson, Ambeer Kraak (Jumbo-Visma), Elizabeth Deignan et Lauretta Hanson (Lidl-Trek) étant particulièrement actives. Mais le calme finit par revenir, sans qu'aucune nouvelle échappée n'ait pu se former.

Van de Velde prend les pois …

- Pour garantir le maintien de l'ordre, la formation SD Worx de la Maillot Jaune Lotte Kopecky prend les commandes du peloton. La championne du Luxembourg Christine Majerus imprime son tempo. Mais Julie Van de Velde part à l'offensive dans la côte des Andrieux (4e catégorie)). La coureuse de Fenix-Deceuninck passe en tête au sommet. Elle en fait de même à la côte de Saint-Robert (4e catégorie), dernière difficulté du jour, ce qui lui assure de prendre le maillot à pois à sa coéquipière Yara Kastelijn.

à 80 km du but

A 80 km de l'arrivée, du côté de Troche en Corrèze

…et tente de résister au peloton

- La Belge ne s'arrête pas là. Elle insiste seule en tête de course et parvient à creuser l'écart. Elle compte encore 2'20" d'avance à 28km du but. Sitôt le sprint intermédiaire franchi, Anna Henderson (Jumbo-Visma) passe à l'offensive. Mais la Maillot Jaune en personne, Lotte Kopecky, saute dans sa roue et le coup est tué dans l'œuf. Dans la foulée, Canyon//Sram Racing accélère et le peloton s'étire. Quelques coureuses sont distancées sous l'effet du vent de côté.

2023 TDF dames Wiebes à Montignac

2023 TDF dames montignac Wiebes

La lauréate Lorena Wiebes

Wiebes au sprint massif

- Le peloton se rapproche à 20" sous la banderole des dix derniers kilomètres. Mais il ralentit soudainement et l'espoir renaît pour Van de Velde, créditée de 30" à 3km du but. Le suspense est total. Van de Velde demeure en tête à l'entame de la dernière ligne droite. Et le peloton avale finalement sa proie à 200 mètres de la ligne. Lorena Wiebes (SD Worx) lève les bras et devient la première coureuse à obtenir une 3e victoire sur le Tour de France Femmes avec Zwift, un an après ses succès aux Champs-Elysées et à Saint-Dié-des-Vosges.

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RÉTRO VÉLO DORDOGNE – TDF DAMES 2023 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

19 janvier 2024

PEYMILOU édition 2007

C’ÉTAIT UN BEAU ROMAN

Le peloton à Peymilou

Passage du peloton avec les Livradais aux avants postes

- Ce sont soixante quatre coureurs qui ont pris le départ de l’épreuve de Peymilou, soit une bonne chambrée et des estivants qui sont venus sur les hauteurs de cette région du Bergeracois pour en découdre. La course avait été émaillée de nombreuses échappées avec des juniors omni présents dont deux d’entre eux Naïbo (Ste Livrade) et Bacon (La Courneuve) qui se disputeront la gagne. Une victoire qui reviendra au Lot-et-Garonnais qui aura bien marqué l’épreuve.

Roman Naïbo, vainqueur

Roman Naïbo le vainqueur aux côtés du speaker Chaussat

Classement : 1. Roman Naïbo (VC. Ste Livrade), 2. R. Bacon (La Courneuve), 3. K. Faghel (Dunkerque SL), 4. H. Tristani (EVCC Bergerac), 5. R. Sintes (US Saint-Herblain), 6. JB Villegente (EVCC Bergerac), 7. M. Rabouy (EVCC Bergerac), 8. J. Cazemajou (VC Tarnos), 9. E. Jacouty (EC Ribérac), 10. JC Yedo (UC Villeneuve FL), etc…

Les lauréats de Peymilou, à gauche Naïbo le vainqueur

 Le protocole avec les lauréats

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - PEYMILOU 2007 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

5 juin 2023

DICTIONNAIRE DU CYCLISME EN LIMOUSIN

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Livre qui vient de paraître.
- Beaucoup de champions de la Dordogne y figurent. En tête de liste Valentin Huot, Jacques Vivier, Francis Duteil, Marius Duteil, Fred Brun, Michel Brun, Jean Claude Daunat....
- 360 pages grand format, photos. Vente par correspondance. Le prix est 35 euros, le port de 10 euros. Pour les personnes se réclamant de "Rétro Vélo", ce sera 39 euros. Chèque à Bernard Verret 1095, route du mont, 87240 Ambazac.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - DICTIONNAIRE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

1 août 2023

UN 8 JUILLET EN DORDOGNE (TDF)

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Quentin Pacher retrouve le Périgord et le Périgord son Bergeracois

27° PASSAGE DU TOUR DE FRANCE

- C’est le Périgord vert qui a profité du 27° passage du Tour de France. De la Roche Chalais à Abjat via Mialet, ce sont trois coureurs qui ont marqué cette journée dont voici le film et où l’on retiendra la chute de Mark Cavendish à la Chapelle Verlaine. Revoir tous les passages sur ce LIEN.

Libourne bis

Départ de Libourne

Tim Declercq lance l’échappée !

Turgis, declercq, delaplace échappés

Sur les routes de Dordogne l'échappée du jour avec Turgis, Declercq et Delaplace

- Il y a toujours 172 coureurs dans le peloton au départ de Libourne. Et si les volontaires ne manquent pas pour prendre l’échappée, le peloton réagit à toutes les tentatives jusqu’au kilomètre 22, où un trio se forme à l’avant à l’initiative de Tim Declercq (Soudal-Quick Step), immédiatement suivi par Anthony Turgis (Total Energies) puis à retardement par Anthony Delaplace (Arkea-Samsic). La composition du groupe satisfait les principales équipes intéressées par le bouquet du jour, ce qui les autorise à creuser rapidement un écart de 3’20’’ (km 37), qui atteint ensuite 5’15’’ à l’approche du sprint intermédiaire de Tocane-Saint-Apre (km 79).

La Roche Chalais 22

Le peloton dans la traversée de La Roche Chalais

Peiro rencontre Prud'homme à La Roche CHALAIS

La rencontre de Germinal Peiro et des élus avec Christian Prud'homme

sAINT6aULAYE

Saint-Aulaye n'a pas oublié Jacques Vivier

MVDP tente de surprendre les Jumbo-Visma

Bourdeilles

La caravane dans Bourdeilles

- Un rapprochement se produit immédiatement après cette première échéance, puisque Mathieu Van der Poel provoque un mouvement de contre-attaque qui emmène une vingtaine de coureurs, dont les sprinteurs qui s’étaient illustrés sur le sprint intermédiaire (Philipsen, Coquard, Girmay, Cavendish, Meeus, etc...). Très temporairement piégés, les coureurs de Jumbo-Visma réagissent et ramènent le peloton sur le groupe des intercalés après une poignée de kilomètres. Après cet épisode, les trois hommes de tête rentrent dans les 100 derniers kilomètres avec une marge de 4 minutes appelée à fondre : les ambitions des Alpecin-Deceuninck en particulier sont nettes.

Brantôme

Brantôme attend les coureurs

Lidl-Trek met la pression

Delage sur le tour

Un visiteur sur le Tour : Mickaël Delage

- Les équipiers de Lidl-Trek sont pourtant les premiers à entrer dans le vif du sujet en durcissant la course avant d’aborder la côte de Champs-Romain (km 130,4). Trente kilomètres plus loin, l’avantage des échappés n’est plus que de deux minutes. Mais entre temps, au km 136, une chute dans le peloton met à terre Mark Cavendish, qui termine sa carrière sur le Tour de France blessé à l’épaule alors qu’il chassait une 35e victoire d’étape record. Le jeu classique de la poursuite est perturbé à 36 km de l’arrivée par une contre-attaque de Kasper Asgreen, qui roule intercalé entre le trio de tête et le peloton pendant 14 kilomètres. Le trio explose ensuite dans la côte de Masmont, où Anthony Turgis attaque en solitaire à 17 km du but, pendant que le peloton s’est rapproché à 40’’.

Périgord

Chute de S.Yates et Landa

Lisle bis

Quinsac

Champs-Romain

Champs Romain attend le meilleur grimpeur

 - Le coureur de Total Energies s’accroche jusqu’au 8 derniers kilomètres, où il est avalé par le peloton qui se prépare à une confrontation au sprint dont ont été exclus quelques éléments comme Jordi Meeus et Fabio Jakobsen. A 6 km du but, c’est une chute qui ralentit notamment Simon Yates et Mikel Landa, et contraint à l’abandon Steff Cras, 12e du général. Pendant ce temps, la bataille finale est prise en main par les Lidl-Trek, qui mettent parfaitement sur orbite leur sprinteur Mads Pedersen, solide jusqu’au bout pour résister à la puissance de Jasper Philipsen et de Wout Van Aert.

cavendish chute à la Chapelle Verlaine

Chute de Mark Cavendish à la Chapelle Verlaine

Victoire de Pédersen à Limoges

Victoire de Mads Pedersen à Limoges

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – TDF 2023 © BERNARD PECCABIN
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30 mai 2023

DECÉDÉ EN COURSE

JEAN-MICHEL DELARUE N’A PU FINIR SA COURSE

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- La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre en ce lundi de Pentecôte, avec le décès en course de Jean-Michel Delarue (69 ans) président et coureur du  Monpazier Cyclo Bastide. Cela s’est passé sur le circuit de Rouffignac Saint-Cernin et, comble de coïncidence, lors du "Souvenir Lucien Sautier", autre coureur décédé un matin de septembre 2011 lors d’une rando VTT.
- Les circonstances ne sont pas connues pour l’heure. Toujours est-il que le sociétaire du VC Monpazier est tombé sur le macadam à quelques encablures de l’arrivée. Reste à savoir s’il est tombé suite à un malaise cardiaque ou suite à un mauvais contrôle de son vélo lors d’un passage d’un gendarme couché ? Qu’importe le verdict, mais une chose est sure, cet accident a touché énormément le monde de la petite reine devant de telles circonstances. On vient en effet le dimanche pour la fête, le sport, les retrouvailles et il est vraiment triste que de telles rencontres se terminent ainsi, à l’image d’autres épreuves que notre cyclisme a connues comme celui de Gilbert Berron décédé à Coursac en 1992, celui du Mareuillais Daniel Gauthier décédé dans son lit en 1966, voire celui de Michel Simon originaire d’Abjat décédé en rentrant d’un cyclo-cross.
- "Rétro-Vélo Dordogne" très touché par ce drame adresse ses condoléances à toute sa famille.

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - JM. DELARUE © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

25 mai 2023

DIDIER VIRVALEIX (saison 1988)

PREMIERS GROS SUCCÈS ET DERNIÈRE SAISON AMATEUR

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DIDIER AU BATAILLON DE JOINVILLE

- Atteignant ses 22 ans, Didier voit se profiler l’arrivée de son service national. Mais dans son comité régional, il est bien sur depuis près de deux ans remarqué par son CTR. De plus ses sélections en équipe de France amateurs, tout comme son palmarès l’appelle à être retenu pour rejoindre l’Ecole Interarmées des Sports de Fontainebleau, autrement dit ce que l’on appelait autrefois le Bataillon de Joinville.

1988 EIS

Au Bataillon de Joinville avec Moncassin et Jalabert les Pyrénéens qu'il retrouve

Un brin d’histoire : Le Bataillon de Joinville est une unité militaire de l’armée française accueillant des appelés sportifs. En 1945 l’Institut national des sports est créé. En 1948, le groupement sportif de Joinville s'installe dans les locaux du Fort neuf (fort de Vincennes), près du château, puis dans ceux de la Faisanderie (redoute de la Faisanderie), avant d'être transféré, sous le nom de Groupement sportif interarmées de Joinville, dans la redoute de Gravelle, libérée en 1955 par l'École normale supérieure d'éducation physique de garçons. En 1956, est créé le bataillon de Joinville pour les appelés sportifs de renom. Il comporte des sportifs dans de très nombreuses disciplines. Le 1er juillet 1967, l'école d'entraînement physique militaire d'Antibes, les sections sportives de tir de Montauban, de parachutisme de Pau, de pentathlon moderne de Bordeaux et le centre d'entraînement physique et des sports de la Marine de Toulon se regroupent à Fontainebleau pour former l'École interarmées des sports. Ce nouvel établissement reprend les missions de l'école supérieure d'éducation physique de Joinville. Avec la suspension du service national militaire obligatoire, le bataillon de Joinville disparaît en juin 2002. Au total, le bataillon de Joinville a accueilli 21 000 sportifs de haut niveau.
- Du 1° octobre 1987 au 30 septembre 1988, Virvaleix effectue des courses de haut niveau au sein de cette formation. Il y retrouve Laurent Jalabert, Frédéric Moncassin, Stéphane Boury, Sébastien Flicher le Normand, Jean-Pierre Devroute (Flandres-Artois), Jacky Durand, Christophe Mengin, Jean-Pierre Dutilleul, Pascal Chanteur et le Provençal Philippe Peugnet qui constituent une partie du contingent cycliste de cette saison 1988.
- Relire la saison 1987 de Virvaleix sur ce LIEN.

1988 à vérifier CEE prologue Messin ou circuit des mines

Prologue au Circuit des Mines (2° français)

SAISON 1988 (1° catégorie à l’EIS Fontainebleau-palmarès connu) : (lieux de course et résultats communiqués) - seuls les noms des vainqueurs connus sont indiqués en caractères gras italiques)
- 9° Essor Basque Bayonne-Bayonne le 27 février (1° Fabien Pantaglou/ACBB).
- 1° Montastruc le 6 mars.
- 1° Paris-Evreux le 13 mars.
- 9° Troyes-Dijon le 20 mars (1° Eric Chanton/VC Annemasse).
- Sélection Tour du Vaucluse open et 1° amateur du 6 au 10.04 (1° Charly Mottet/Système U).
- 6° Boucles de la Hte-Vienne à Cussac le 16 avril (1° Vincent Comby - CRC. Limoges).
- 3° Championnat de France militaire (1° Laurent Jalabert/EIS Fontainebleau).

1988 Circuit des mines 88

- 25° classement général du circuit des Mines du 26 avril au 1° mai (1° Pascal Lance/Lorraine).  Se classe 2° français du prologue (sélection avec Dutilleul, Moncassin, Peugnet, Mengin, Devroute)
- 6° Saumur Prix Bravo (Nat).
- 2° Monpezat du Quercy le 13 mai.
- Ronde de l’Isard d’Argent en mai avec Hervé Gourmelon, Didier Labourdette, Daniel Pandelé et Alain Ignace). Didier se classe 7° première étape, 6° du chrono, 5° quatrième étape, 15° au général, 6° classement par points et 5° du GPM. (1° Mario Martinez/Colombie).
- Sélection en équipe France pour Tour du Dauphiné du 31 mai au 5 juin (1° Luis Herréra Café de Colombia/Col) - sélection avec Philippe Delaurier, Hubert Graignic, Bruno Huger, Christophe Manin et Marc Thévenin.
- 3° Tour du canton de Gentioux le 23 juillet étape clm (1° Jean Guérin/Rennes), 2° Tour du Canton de Gentioux le 23 juillet étape en ligne (1° Michel Jean/UCAP Angoulême), 3° Clt Général TC Gentioux (1° Michel Jean/UCAP Angoulême)
- 4° Baud-Baud mi-août bretonne (1° Philippe Dalibard AC Brest-Plougonvelin).
- 2° Augignac le 23 août (1° Michel Jean/UCAP Angoulême).
- 6° Tour du Périgord le 28 août (1° Jacques Dutailly/CC Wasquehal)
- 2° Tour du Parc du Haut Languedoc et vainqueur d’une étape les 3 et 4 septembre (1° Laurent Jalabert/EIS Fontainebleau).
- Tour de la CEE (9 au 18.09) avec équipe de France amateurs. (1° Laurent Fignon/Système U). Didier se classe 8° de la 5° étape remportée par Guazzini.
- 20° Prix Guillaume Tell (Suisse) (1° Guido Wintenberg Toshiba/Suisse)
- 7° Cyclo-Cross Le Palais sur Vienne le 18 décembre (1° Jean-Luc Maumy/AC Creusoise).
- 17° Clt FFC Isostar.
Top 5 Aquitain : 1. Hervé Gourmelon (CA Créon), 2. Armand de las Cuevas (CC Marmande), 3. Didier Virvaleix (EIS Fontainebleau), 4. Pierre-Raymond Villemiane (SC Caudrot), 5. Fernand Lajo (US Le Bouscat), etc
Les titrés 1988 en Aquitaine : Stéphane Dief (AS Facture-Biganos) en seniors, Frédéric Péré (Guidon Agenais) en juniors, Fabien Darini (Sainte-Livrade) en cadets, Jérôme Paul (CC. Périgueux) en minimes.

1988

MONTASTRUC - LES BIDASSES EN FOLIE

1988 Montastruc DV

Didier Virvaleix dans ses oeuvres au mur d'Engalinat à Montastruc

- Les militaires du Bataillon de Joinville ont fait le mur ! Ils ont mis à profit la terrible rue d’Engalinat pour étaler leur éblouissante condition physique et cueillir le premier bouquet de la saison en Pyrénées. Dans le boyau étroit et raide comme un mont Flandrien qu’il fallait avaler à six reprises, le petit Virvaleix a abandonné ses compagnons d’échappée, filant à toutes pédales vers la terre promise. Le Périgourdin couronnait ainsi les grandes manœuvres exécutées par les bleus militaires de Joinville. Une véritable démonstration, ovationnée par un très nombreux public, en raison de la présence au sein du commando de Frédéric Moncassin et de Laurent Jalabert. Ces deux là avaient pourtant manqué le bon wagon à la mi-course et avaient dû se payer une longue poursuite pour retrouver leur ami Virvaleix, un instant isolé à l’avant, en compagnie d’Amardeilh, Polloni, Maréchal, Delprat, Mazeau, Cessat, Dupuy et Bernard. Le retour de ce tandem de choc provoquait d’ailleurs un sérieux coup de frein mis à profit par Pélizzari, Bocquier, Chanteur, Bolay, Pragno, Riche, Guissepin, Ferrer, Capelle et Mathéou pour organiser un étonnant regroupement.
- Il restait trois tours à boucler, soit un peu moins de trente kilomètres. Virvaleix s’apprêtait à sortir son numéro de voltige. Vainqueur d’étape l’an passé au Tour d’Autriche et au Guillaume Tell, le petit grimpeur de Périgueux adore les montagnes russes. Et la rue d’Engalinat l’a particulièrement inspiré. Un long sprint entre deux haies de spectateurs, la haute protection de ses compagnons de chambrée derrière lui et la course était jouée. Le Bataillon de Joinville a manqué de peu le doublé, Moncassin ayant mal dosé son effort dans le sprint final.
- Pour beaucoup de Pyrénéens, le rendez vous de Montastruc constituait une reprise avec la compétition. Amardeilh s’est contenté d’enlever les points chauds, Polloni a choisi un beau raid solitaire, Dupuy, Bocquier et Pelizzari se glissant dans les dix premiers et Maréchal dans de nombreuses échappées. Pascal Andorra, double vainqueur et sûr de lui à la veille d’un éventuel triplé, a disparu à l’heure où le final se dessinait…

1988 Montastruc arrivée

Virvaleix inscrit son nom au palmarès de cette classique

VIRVALEIX FAIT LE MUR : C’est un mur ! Un bout de col oublié au cœur de la Haute-Garonne. Ici le facteur monte à pied la rue d’Engalinat qui ne sourit jamais aux coureurs fatigués. Didier Virvaleix courageux petit soldat venu de Dordogne, a choisi cette rampe hostile pour s’amuser et il s’est régalé. A chacun de ses passages en tête, il a soulevé l’enthousiasme des mille spectateurs agglutinés dans ce Koppenberg français. Dans le passé les concurrents bénéficiaient pour atteindre le sommet de la bosse de l’élan d’une longue descente. Les organisateurs soucieux de la qualité du spectacle ont ajouté un virage à gauche juste au pied de ce juge de paix. Résultat, des mollets plantés un peu partout et un festival de poids légers Virvaleix et Chanteur (tous deux du Bataillon).
- Le Prix d’ouverture Pinel de Montastruc, a donc connu on succès habituel. Plateau prestigieux, public record, course animée. Sous l’œil de Bernard Bourreau venu superviser les candidats aux sélections en équipe de France, les 120 coureurs de la saison 1988 ont séduit. Le triomphe de Didier Virvaleix n’a pas surpris les spécialistes. Sa simple présence au départ d’une course de ce calibre le désigne, en effet, parmi les favoris. Son ambition dans les mois à venir : passer professionnel. "Les Jeux Olympiques je n’y pense même pas. Le parcours ne me convient pas, il n’est pas assez dur. Aujourd’hui j’étais bien et puis les copains m’ont filé un sacré coup de main…" Et de bon cœur avec ça ! Le sourire de Frédéric Moncassin ne trompe pas… "Vraiment je suis super heureux pour Didier. J’ai essayé de partir, mais nous avions décidé de protéger celui d’entre nous qui serait devant. Didier est allé jusqu’au bout, c’est parfait."

1988 Montastruc pod avec Cessat MG, DV et Amardeilh

Protocole avec Cessat meilleur grimpeur et Amardheilh

Classement : 1°. Didier Virvaleix (Bataillon de Joinville) les 126 km en 2h58’, 2°. Laurent Mazeau (Stade Auxerre), 3°. Dupuy (Tarbes), 4°. Moncassin (Joinville), 5°. Bocquier (Lourdes), 6°. Chanteur (Joinville) tous à 50 secondes, 7°. de Bacco (VC Aturin) à 1’15", 8°. Capelle (Sancerre), 9°. Pelizzari (Lourdes), 10°. Bernard (Auby) premier des deuxièmes catégories), etc…

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 AU 76° PARIS-ÉVREUX VIRVALEIX SONNE LA CHARGE

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L'échappée du Paris-Evreux

- Hier matin au départ de Carrières sous Poissy, on a levé le rideau des classiques parisiennes. Cette fois les conditions météorologiques étaient propices pour une belle partie de manivelles entre les formations parisiennes et normandes auxquelles s’étaient joints, parmi les 185 postulants, quelques uns des meilleurs Aquitains ou Pyrénéens.
- Parmi les absents de marque de l’épreuve conjointement organisée par le CSM Persan et le VC Evreux, on notait que Claude Carlin, le vainqueur de la précédente édition tout comme son coéquipier le champion du monde Richard Vivien, jugeant l’heure de départ trop matinale avaient préféré s’engager dans Amiens-Beaurains. Comme le CC. Wasquehal, d’ailleurs, dont le principal objectif est la Coupe de France des clubs… pour laquelle compte justement Paris-Evreux. Comprenne qui pourra.
- Dès la côte de Chanteloup, ils furent dix à s’extraire du peloton où manquaient entre autres Pascal Becq (VC Evreux), Philippe Bos (Barentin), Pierre Piétralunga (Pont-Audemer) et Philippe Besnard (Pacy). Ce commando allait s’offrir un raid de 64 km dont le terme fut fixé par les Persannais et les Cristoliens, les seuls à ne pas être représentés à l’avant. Ainsi Pantaglou et Chignoli (ACBB), Taillefer (Caen), Maréchal (Tarbes), Brossard et Mareuil (Asptt Paris), Thueux (Antony), le principal animateur et Boterel (VC Evreux), très en vue depuis quelques temps, rendirent les armes après Pressagny. On n’avait pas musardé puisque 47 km avaient été parcourus au cours de la première heure. Sébastien Flicher (EIS Fontainebleau), fut l’un des premiers à relancer la bagarre du côté d’Aubevoye. Mais le bon coup partit sans dans la côte de Venables. Ils seront huit à donner un tour décisif à la course qui butait alors avec un vent défavorable.
- Urbaneck (Puteaux), Peronnin (Corbeil), le pré-olympique Faivre-Pierret (Morteau) qu’on retrouvera pour l’explication finale, constituaient ce groupe avec Pfinder, maintenant à l’UV. Caen, Ferrand (Persan), Pérard (ACBB), Figue (Asptt) et Lelabour (Antony). Ces deux derniers lâchaient prise dans la première ascension de la côte Henri-Mauduit. Par contre, Thueux (encore lui) et Virvaleix (BJ), utilisaient ce tremplin pour effectuer un bond sur la tête dont l’avance ne dépassait pas 40 secondes sur le peloton très étiré.
Virvaleix un militaire de choc : Comme les autres années, la côte de Tourneville allait permettre de faire un rapide bilan. En haut ils n’étaient plus que cinq à pouvoir nourrir des prétentions. Virvaleix âgé de 21 ans, actuellement au Bataillon de Joinville et originaire de Périgueux, voltigeait avec Thueux, Peronnin, Urbaneck et Faivre-Pierret. Derrière, un groupe de contre animé par l’américain Greg Oravetz (Persan) tentait un ultime sursaut. En vain. Au pied de la côte d’arrivée, Didier Virvaleix sonnait la charge et concluait victorieusement devant un public toujours plus nombreux. Il devançait de quelques secondes, dans l’ordre, Urbaneck, Faivre-Pierret et Thueux, un des plus combatifs, visiblement très déçu. Comme les Ebroïciens que l’on vit pourtant à plusieurs reprises organiser la chasse au sein d’un peloton sans véritable club-patron. Yvan Frébert (21°) précisait : "Je n’étais pas vraiment bien aujourd’hui…". Quant à son coéquipier Jean Lacaulnette, il ajoutait : "Nous voulions sans doute trop bien faire à domicile. Il y avait la pression…" Une pression que ne subissait sans doute pas les Norvégiens du CA Mantes dont c’était la première course.. Erick Saebo, par exemple, souvent aux avant-postes, devra se contenter de la 28° place.
- Le public Ebroïcien, composé de plus de curieux que d’initiés, qui assistait à la victoire de Didier Virvaleix retiendra probablement le patronyme de ce frêle coureur de vingt et un ans, non encore rompu à l’exercice de l’interview et aux exigences du protocole. Rarement victoire dans la préfecture Normande fut acquise avec autant de promesses que celle de Virvaleix. Issu d’une région (le sud-ouest) où les gens chahutent plus volontiers autour d’un ballon - il lui manqua probablement les épaules pour s’y essayer lui-même - Virvaleix a donné une suite à un premier succès acquis une semaine plus tôt dans la région Toulousaine.
- Quand au passage sur la ligne d’arrivée, alors qu’il restait une boucle de trente kilomètres  à effectuer, seul Thueux accompagna le futur vainqueur, qui décidait alors que l’échappée de huit hommes se développant depuis une bonne heure, devait prendre fin. A ce moment Faivre-Pierret, Pérard, Urbaneck, Peronnin et Pfinder commençaient à croire au couronnement de leurs efforts tandis que Figue, Lelabour et Ferrand rentraient dans le rang. Virvaleix d’une unique accélération, s’extirpa de la masse. Le petit grimpeur redonna de la vigueur à la progression du groupe de tête, rivalisa dans le vent avec des routiers aguerris, porta un premier coup à ses accompagnateurs dans la côte de Tourneville à dix kilomètres du but puis paracheva son œuvre sans efforts supplémentaires en vue de la banderole.

1988 Paris-Evreux

Didier Virvaleix vainqueur à Evreux

Classement : 1. Didier Virvaleix (Bataillon de Joinville) les 156 km en 3h56’, 2. Urbaneck (CSM Puteaux) à 4", 3. Faivre-Pierret (VC Morteau-Monbenoit) m.tps, 4. Thueux (Antony) à 10", 5. Peronnin (Corbeil) m.tps, 6.Chanteur (BJ) à 15", 7. Rota (Asptt Paris), 8. Casal (Anthony), 9. Lino (Créteil), 10. Ovaretz (Persan), 11. Voet (Puteaux), 12. Pérard (ACBB), 13. Smith (ACBB), 14. Desola (AVC Aix en Provence), 15. Ferrand (Persan), 16. Bonnet (ACBB), 17. Gillet (Puteaux), 18. Pfinder (UV Caen), 19. Pétrel (Barentin), 20. Cortegianni (Créteil), 21. Frébert (VC Evreux), 22. Pires-Léal (Corbeil), 23. Pantaglou (ACBB), 24. Hoffmann (Antony), 25. Picard (Vatteville), etc…

1988

VIRVALEIX TERMINE CINQUIÈME

1988 peut-être Tour du Vaucluse podium à Apt

Un beau Tour du Vaucluse pour Didier Virvaleix classé cinquième

Prologue 1° Olaf Ludwig (RDA).
1° étape (Bollène-Bollène) 167 km - Victoire de Schur (RDA) devant Philippot et Chesneau. Didier Virvaleix 10° du classement général.
2° étape secteur A - Victoire de Michel Bibollet devant Virvaleix deuxième. Mottet en jaune après son succès dans le secteur B de l’après-midi et Didier Virvaleix prend la 5° place du général.
3° étape (autour de Villeneuve les Avignon) 151 km - Victoire de Olaf Ludwig (RDA) devant Christel et Raab. Mottet leader du général.
4° étape Remig Stumpf (RFA) remporte le secteur A et Falk Boden (RDA) le secteur B. Dans la montée du col de Sarraut, les neuf premiers du classement général se sont détaché ce qui fait que Didier Virvaleix a conservé sa place de acquise les premiers jours, alors que Charly Mottet s’adjuge l’épreuve.

1988 10

40° CRITÉRIUM DU DAUPHINÉ LIBÉRÉ

UNE RICHE EXPÉRIENCE DE LA HAUTE MONTAGNE

 - Six étapes au programme de cette édition 1988.
- Avignon-Aubenas 108 km 1° Niki Ruttimann Sui/Weinmann - LEADER : Niki Ruttiman Sui/Weinmann
- Aubenas-Romans 93,2 km 1° Steve Bauer Can/WeinmannLEADER : Niki Ruttiman Sui/Weinmann
- Romans-Lyon 181,4 km 1° Christophe Manin Fra/AmateurLEADER : Christophe Manin Fra/Amateur
- Bourgoin-Chambéry 178,5 km 1° Charly Mottet Fra/Système ULEADER : Charly Mottet Fra/Système U
- La Roche sur Foron-Chambéry 195,8 km 1° Acacio Da Silva Port/Kas Canal 10 LEADER : Charly Mottet Fra/Système U
- Chambéry-Le Fontanil 154 km 1° Niki Ruttiman Sui/WeinmannLEADER : Acacio Da Silva Port/Kas Canal 10
- Le Fontanil-Grenoble 82,5 km 1° Frans Maassen Hol/SuperconfexLEADER : Acacio Da Silva Port/Kas Canal 10
- Grenoble-Grenoble 26,7 km 1° Luis Herréra Col/Café ColombieLEADER : Luis Herréra Col/Café Colombie

1988 Dauphiné

 Quelque part du côté de Chambéry, Didier Virvaleix (dossard 29) mène un groupe d'échappées avec Fignon,
Herréra en blanc, Mottet en jaune, Caritoux (Kas), Bagot (Fagor) et Sanchez (Teka)

 Classement Général : 1. Luis Herréra Col/Café Colombie les 1020 km en 28h46’27s, 2. Niki Ruttiman Sui/Weinmann à 2’07s, 3. Charly Mottet Fra/Système U à 2’51s, 4. Luc Leblanc Fra/Toshiba à 3’54s, 5. Mariano Sanchez Esp/Teka à 4’05s, 6. Acacio Da Silva Port/Kas Canal 10 à 4’33s, 7. Eric Caritoux Fra/Kas Canal 10 à 5’16s, 8. Gilles Sanders Fra/Kas Canal 10 à 6’51s, 9. Yvon Madiot Fra/Toshiba à 6’51s, 10. Pascal Simon Fra/Système U à 8’05s, etc…

- Pour la circonstance, Lucien Aimar dirige Didier qui le compare à Julio Jimenez le grimpeur espagnol. Lucien Aimar trouve un peu Didier fatigué et connaît un rude apprentissage. Didier trouve que ça allait un peu vite pour lui malgré son arrivée aux côtés de Fignon et de Manin maillot jaune au Grand Colombier. Le lendemain lors de l’étape aux trois cols (Colombière, Crêt de Chatillon, Revard) Virvaleix se classe 32° à 10’36s du portugais da Silva vainqueur, ayant passé la Colombière avec les meilleurs. Mais le mauvais temps aidant, Didier abandonnera l’épreuve au cours de l’avant dernière étape et ne montera pas le col de Porte contre la montre, comme il était prévu…

1988 4

 TOUR DU PARC DU HAUT-LANGUEDOC

L’EIS DÉMONTRE SA SUPÉRIORITÉ

1988 Tour du Haut Languedoc

Victoire d'étape de Didier au Tour du Haut Languedoc

- 1° ÉTAPE Après seulement deux kilomètres de course, les militaires Stéphane Boury, Pascal Chanteur, Didier Virvaleix, les Languedociens Paul Lhospice, Eric Bonnet, le Drômois Jacky Roux, le Roannais Christophe Enderlen et les Pyrénéens Zanon (US Montauban) et Pascal Rouquette (Gers) se portent en tête dans la montée d’Augemontel.
- Le peloton réagit à l’image de Serge Polloni (USM) et de Thomas Davy (Pyrénées) qui flanqués de Jean-Marc Lafitte (USM) reviennent à hauteur des premiers. Boury s’accroche à leur roue et tous les quatre se présentent nettement au km 4. La course vient d’être lancée.
- Le Gersois Christophe Crabe part à leur poursuite, imité un peu plus tard dans la descente d’Augmontel par Laurent Jalabert. Dans la traversée de Naillac (km 11) les fuyards possèdent 45" sur Crabé et déjà 1’30" sur le peloton qui ne réagira que sur les pentes du col de Caunan (km 24) où Davy et Boury distancent Polloni et Lafitte.
- Au sommet, Boury précèdera Davy, Polloni et Lafitte accuseront une minute de retard tandis qu’à deux minutes Jalabert, Amardeilh et Virvaleix précèderont le peloton. Ces trois hommes s’entendent bien, reprennent d’abord Lafitte puis Polloni et réduisent l’écart sur les deux leaders qui passent au sommet du col de Fauredon (km 40) avec une avance de 53 secondes. L’écart tombe à 30 secondes au PC d’Angles et la jonction s’opère au km 47.
- Lafitte décramponné depuis longtemps, ils sont donc six à envisager avec un bel optimisme la suite des opérations d’autant plus que le peloton accuse à ce moment là un retard de 2’30". Le temps de souffler cependant un peu pour apprécier le site du lac de Raviège avant que n’intervienne la crevaison de Daniel Amardeilh décidément malchanceux avec cette épreuve, ayant chuté l’an passé.
- Dans la traversée de La Salvetat où Jalabert règle Virvaleix, Amardeilh n’a pu recoller et au contraire se retrouve englué dans un peloton d’une vingtaine d’unités qui peine sur les lacets du Cabretou à la poursuite des hommes de tête qui ne sont plus quatre, Polloni fléchissant nettement a sommet. Boury précède à nouveau Davy et s’empare ainsi du maillot du meilleur grimpeur. La descente sur Saint-Pons, puis sur Mazamet n’est plus qu’une simple formalité pour les hommes du jour.
- Laurent Jalabert, le régional de l’étape, actuellement dans une condition qui peut lui autoriser tous les espoirs pour son grand rendez-vous du Tour de la Communauté Economique Européenne, s’enfuit peu avant l’arrivée et s’octroie 46 secondes d’avance sur la ligne à Mazamet. Boury précède Virvaleix et l’étonnant Davy pour la deuxième place. Un autre militaire, Chanteur, se classe 5° à 1’32", Daniel Amardeilh réglant un petit groupe à 1’37".
Classement : 1. Laurent Jalabert (B. Joinville), 2. Stéphane Boury (B. Joinville), 3. Didier Virvaleix (B. Joinville), 4. T. Davy (Pyrénées), 5. Pascal Chanteur (B. Joinville), etc…

1988 T Haut Langue avec Jalabert et DV Maillot Vert

Tour du Haut Languedoc et son protocole final

- 2° ÉTAPE ; Sélectionné dans l’équipe de France pour prendre le départ du Tour de la CEE, le Normand Sébastien Flisher - qui avait enlevé le prologue du Ruban Granitier Breton – s’est très vite porté en tête de course, rejoint dans un premier temps par le Britannique Robert Machen, Jean-Pierre Devroute, Jean-Luc Murcia, Pascal Chanteur, Jean-Marc Lafitte puis, après la traversée de Mazamet (km 10) par Olivier Marty, Eric Bonnet, Serge Polloni, Eric Teston, Frédéric Moncassin, Didier Virvaleix et… Laurent Jalabert.
- A Labruguière, les treize hommes possèdent déjà 45 secondes d’avance et à Dourgne cette avance franchit le cap des quatre minutes. Le peloton trop vite résigné accuse ce même retard sur la ligne de Saint-Ferréol où sept tours d’un parcours de 11 km étaient proposés. Le Languedocien Marty et le Drômois Machen s’inclinent au terme de la deuxième ascension, laissant leur neuf compagnons d’échappée en découdre pour la victoire finale. A 50 km du but et sur une vive accélération motivée par le classement du GPM, Jalabert, Virvaleix et Flicher se détachent légèrement, rejoints par Chanteur, Devroute et Bonnet. Les six fuyards creusent l’écart avec leurs cinq poursuivants et ne seront plus rejoints. Didier Virvaleix qui sera professionnel l’an prochain dans l’équipe Belge Histor Sigma aux côtés de Luc leblanc, place une attaque dans la dernière ascension, vite contrée par Laurent Jalabert, les deux hommes terminant dans cet ordre cette étape.
- Jalabert préserve sa tunique rouge de leader au général. Virvaleix reçoit le maillot vert du classement par points, Boury endosse le maillot du meilleur grimpeur tandis que la Bataillon de Joinville enlève le classement par équipes.
Classement : 1. Didier Virvaleix (B. Joinville), 2. L. Jalabert (B Joinville), 3. Sébastien Flicher (B. Joinville), 4. Eric Bonnet (Montpellier), 5. Jean-Pierre. Devroute (B. Joinville), etc…
Classement Général : 1. Laurent Jalabert (B. Joinville), 2. Didier Virvaleix (B. Joinville), 3. Sébastien Flicher (B. Joinville), 4. Jean-Pierre. Devroute (B. Joinville), 5. Pascal Chanteur (B. Joinville), etc…
Classement par points : Didier Virvaleix (BJ)
GPM : Stéphane Boury (BJ)

1988

 MI-AOÛT BRETONNE

BAUD-BAUD 4° ÉPREUVE

1988 mi août avec Virvaleix devant Menthéour et Dalibard et les échappées

Virvaleix mène l'échappée devant Menthéour et Dalibard futur vainqueur

- Avouons-le, après les épisodes du Huelgoat, de Trégunc et de Scaër - épreuves disputées en circuit - nous étions impatients de savoir si le retour à quelque chose de plus noble allait être de nature à nous faire vivre quelconque chambardement.

1988 mi-août MG (1°)

- Et bien nenni ! Ce Baud-Baud a confirmé ce que l’on savait déjà. Les ex-pros ou assimilés comme tels sont manifestement intouchables. Cela dit, si les pros dominent il y a eu aussi l’excellent comportement du bidasse Virvaleix, une fois encore plein d’allant et d’audace. Reste que la grand victime aura été Michalak, victime d’une perçure à un bien mauvais moment. Si le Polonais mal dépanné ne connait que les rudiments de la langue de Molière, il a pu prendre note qu’il ne comptait pas que des amis dans la peloton.
- C’est d’ailleurs sa mésaventure qui a provoqué le déclenchement des hostilités. Certes, Menthéour, décidément à son affaire sur ce genre de terrain, s’était précipité d’emblée au commandement avec Chanteur, Morlo, Voyer et Lemaillet. Ce groupe avait même reçu le renfort d’éléments de la trempe des Le Bon, Virvaleix et Lallouët. Mais visiblement on sentait que le coup n’était pas jouable. D’autant que le paquet ne se montrait pas décidé à céder du champ.
- Le sort s’en mêla donc par le biais de l’infortuné Michalak. Pluméliau (km 47) fut le théâtre d’une violente accélération en tête. Conan, Huger, Lonle, Dalibard, Virvaleix et le vigilent Menthéour occupaient alors le devant de la scène. Les images de l’arrière ne laissaient planer aucun doute sur la suite du scénario. Avec de telles locomotives, il ne pouvait en être autrement. Opinion qui devait se fixer définitivement dans les têtes au fil des kilomètres. Ainsi à l’approche du final, nos six hommes bénéficiaient d’une protection supérieure aux deux minutes. On tenait donc le vainqueur. Dalibard le leader, toujours à la recherche d’une première victoire sur cette édition devait fournir la réponse après avoir répondu à un assaut de son coéquipier Menthéour. L’AC Brest Plougonvelin signait là un joli doublé tandis que le chef de file s’affirmait comme le candidat numéro 1 à sa propre succession.

1988 mi-août bretonne 

Protocole de la mi-août Bretonne à Baud (56)

Classement de l’étape : 1. Philippe Dalibard (AC Brest Plougonvelin) les 175 km en 4h14’, 2. Pierre-Henry Menthéour (AC Brest Plougonvelin) à 3s, 3. Jean-Louis Conan (VC Scaër) à 36s, 4. Didier Virvaleix (BJ) m.tps, 5. Jean-Luc Loncle (UC Guinefort) m.tps, 6. Bruno Huger (CC Wasquehal) m.tps, 7. Zbignew Krasniak (US Messina) à 2’14s, 8. René Bittinger (CC Blenod) m. tps, 9. Michel Ragot (VS Carhaix-Poher) m.tps, 10. Serge Oger (VC Loudéac) m. tps, etc…

1988

 AUGIGNAC : MICHEL JEAN VICTORIEUX

- C’est par un très bel après-midi que s’est couru le GP cycliste d’Augignac, ouverts aux toutes catégories. Soixante-huit coureurs étaient au départ. On comptait dans cet imposant peloton, de nombreux ex-professionnels faisant face à une meute des plus huppées de jeunes loups parmi les plus affamés de victoires de tout le Sud de la France. Le public, près d’un millier de personnes, était présent tout au long du circuit et l’animation était de choix avec Maurice Jouault et Jean-René Villechanoux. Ce fut une très grande course cycliste qui passionnait les spectateurs. Il y eut de la bagarre du début jusqu’à la fin, avec une moyenne générale de 40 km/h et la dure côte de Lapeyre à gravir seize fois, comptant pour le meilleur grimpeur, où, à chaque tour, il y avait au moins trois primes, ainsi que plusieurs sur la ligne d’arrivée.
- Dès le troisième tour, cinq hommes se détachent, dont l’enfant du pays Eric Raud remarqué très souvent au commandement de cette échappée. Mais au septième tour, dans la côte de Lapeyre, il a des ennuis avec sa roue arrière et est absorbé par le peloton. Il ne reste plus que quatre hommes en tête qui seront, à leur tour, rejoints par ce peloton, au dixième tour. C’est un regroupement général, mais pas pour longtemps car au onzième tour, huit hommes s’en vont et parmi eux le futur vainqueur Michel Jean et Virvaleix qui fait vraiment très grosse impression dans la côte par ses qualités de grimpeur.
- Au dernier tour, à l’entrée d’Augignac, Virvaleix réalise un démarrage très sec. Seul Jean peut rester à son sillage. Il prend très vite 300 mètres d’avance. A l’arrière les six hommes mènent un train d’enfer pour tenter de revenir sur le plat et à trois kilomètres de l’arrivée, Gourmelon tente de revenir seul. C’est le bras de fer entre les deux futurs professionnels. Virvaleix est condamné à rouler à fond, trainant dans sa roue Jean. A 300 mètres de la ligne d’arrivée, Virvaleix attaque le sprint, mais malgré la montée légère, il ne peut faire le trou. Sa pointe de vitesse est émoussée par les durs efforts qu’il vient d’accomplir, seul, durant les dix derniers kilomètres et Jean décroche la victoire. A l’arrière Gourmelon arrive seul entre les deux hommes de tête et le petit peloton qu’il venait de quitter quelques instants plus tôt.

1988 Augignac Jean à Augignac devant Virvaleix et le 1° MG

Michel Jean vainqueur à Augignac, Virvaleix 2°

Classement : 1. Michel Jean (UCP Angoulême) les 120 km en 3h05’, 2. Didier Virvaleix (BJ) m.tps, 3. Gourmelon (Créon) à 11", 4. Friou (Vervant) à 15", 5. Delord (Le Bouscat), 6. Péan (CC Rennes), 7. Monlezun (Draguignan), 8. De las Cuevas (Marmande), 9. Martin (Verriers), 10. Duracka (Moulins-Yzeure) etc…
Meilleur grimpeur : Faujaquet (CRC Limoges).

 24° Guillaume Tell (Suisse) : prologue (Raoul Fahlin (Suède), première étape : 44° (Pascal Richard (Toshiba/Suisse), 40° deuxième étape (Warner Stutz (Cynderella/Suisse), dans le peloton troisième étape (Serge Demierre/Suisse), 36° quatrième étape (Ludek Styks/Tchéquie), peloton cinquième étape 1° secteur (Eric Van Lancker Belg/Panasonic), deuxième secteur (Bernard Gavillet Suisse), dans le peloton sixième étape (Thomas Wegmueller/Suisse), peloton dernière étape Alex Pedersen (amat/Dan). Course remportée par Guido Winterberg (Toshiba/Sui) 20° Didier Virvaleix (Fra/Histor) à 4’41" du vainqueur.

1988 Herréra

ON L’APPELLE HERRÉRA : Né à Périgueux et n’étant sorti de sa région qu’en d’extrêmes occasions, il est probable que Didier Virvaleix n’eût jamais gagné Paris-Evreux dimanche s’il ne portait actuellement le maillot bleu du Bataillon de Joinville.
- Il est vrai que jusque là, sa réputation était à faire, c’est tout juste s’il existait dans le peloton amateurs. Et pourtant en huit jours, ce jeune homme aux allures enfantines, au visage clownesque et au nez pointu, en a montré plus que d’autres  ne pourront jamais faire pour que l’on devine chez lui d’indéniables qualités de grimpeur.
- Au point que ses copains de l’Ecole interarmes des sports de Fontainebleau l’ont vite surnommé le "tiot" puis plus vite encore, tout simplement "Herréra". Après six années de compétition, son palmarès ne comptait que quelques succès régionaux qui faisaient toute sa satisfaction. Et parmi eux, une victoire internationale en Autriche. "Et encore dit-il avec modestie, ce n’était que le prologue du Tour National, couru en côte. Sinon j’ai gagné le prix du Mont Pujols, vous connaissez ?"
- Dimanche matin, à Carrières sous Poissy, c’était la deuxième fois seulement qu’il prenait le départ d’une classique parisienne. La première datait de l’an passé avec Paris-Mantes. Ce jour-là, sous la baguette de Bernard Bourreau, Virvaleix passait avec une trentaine de postulants un ultime test pour tenter d’intégrer l’unité de Fontainebleau et y faire un service militaire très sportif. A vrai dire, le Périgourdin y avait d’office sa place.
- "Un quadrillage mis en place depuis quelques années permet à la Fédération de détecter par le biais des CTR les talents les plus précoces. Comme d’intégrer à tout moment un élément qui se révèle tel Virvaleix qui a échappé au système, explique Alex Gérardin, l’ancien cyclo-crossman qui a succédé à Camille Le Menn comme entraîneur au Bataillon. Celui-là n’est pas usé et possède une belle marge de progression. De plus, il apprend vite, prend les choses par le bon côté et ne s’émeut pas pour des broutilles. Il est drôle de constater que lui comme ceux de sa promotion n’ont pas de préjugés. Cet hiver ils ont fait beaucoup de sport collectif, précise son second, M. Pilisi, chef de section détaché au cyclisme depuis le mois d’août. Et l’ambiance s’est faite rapidement, les gars éprouvaient du plaisir. Ils ont d’ailleurs tous couru une manche du Challenge national de cyclo-cross pour s’amuser, et sur la côte basque, ils couraient vraiment comme les membres d’un club structuré. Quand Virvaleix s’est échappé dimanche, Devroute le Nordiste, Chanteur le parisien, Jalabert le Tarnais et Flisher le Normand se sont appliqués à protéger sa fugue. Car aucun ne doute de son succès".
- Michel Thèze, qui a remplacé Yves Hézard, et s’occupe principalement de la préparation de nos olympiques, présent et séduit l’informa à l’arrivée de sa sélection pour disputer avec ces derniers, et en l’absence de Lafillé, blessé, le critérium international et le Tour du Vaucluse. Cela va l’obliger à voyager beaucoup plus. Mais tant pis car il se doute bien maintenant qu’il lui faudra souvent boucler sa valise depuis qu’il ne cesse de grimper dans la hiérarchie. (Noël Nilly - L’Equipe)

1988

TOUR DU PÉRIGORD

C’ÉTAIT LE 28 AOÛT 1988

DUTAILLY DEVANT MAIS UNE BELLE MEUTE A SES TROUSSES

1988 Départ du Tour du Périgord à Sarlat avec de las Cuevas

Départ du Tour du Périgord à Sarlat et aux côtés de de Las Cuevas

- C’est le dimanche 28 août que s’est déroulé le 3° Tour du Périgord, épreuve nationale qui a pris le départ de Sarlat selon son habitude (lire ici édition précédente). Cette épreuve comptait pour la 11° Coupe de France Mavic, les Trophées Wolber d’Or, le 5° Super Challenge d’Aquitaine Trophée l’Ecureuil. Elle a été dotée de trois millions de centimes de prix dont 3000 francs au vainqueur. Le peloton empruntera toujours le même itinéraire avec une caravane publicitaire qui les précèdera pour distribuer des milliers de cadeaux.

1988 Tour du Périgord avec le maillot de l'EIS

- Une nouveauté avec le public qui pourra  assister à Domme sur des télévisions grand écran en direct, au championnat du monde pros depuis la Belgique. Après ce direct télévisuel, c’est un direct d’information du Tour du Périgord à partir de Saint-Cyprien qu’on suivra les commentaires du speaker international Jean-Louis Gauthier à bord de la moto émettrice. La sonorisation sera assurée de la ligne d’arrivée jusque dans la montée du Capiol.
- Parmi les équipes engagées se trouvaient le CC Wasquehal vainqueur de la Coupe de France Mavic 1987, l’UV Limousine, le GS Saint-Cyprien-Blagnac, l’US Vannes, l’UC Sayat, la sélection du Puy de Dôme, celle de la Haute-Loire, le CC Rennes, l’ASPTT Aix en Provence et son chef de file Lepeurien vainqueur en 1987 et digne successeur de Luc Leblanc devenu professionnel chez Toshiba, l’UC Saint-Jean du Mont, l’OCC Laval, le Bataillon de Joinville, l’ASPTT Rennes, mais aussi des individuels es-pros comme Thierry Barrault, Fabien de Wooght, le futur pro du département Didier Virvaleix qui se produira sous les couleurs du Bataillon de Joinville...
LA COURSE  : Ce sont onze garçons qui se sont détachés dans la montée de Carlux, ceci à la suite du coup de boutoir du Champion de France Serge Bodin (UC Guinefort), dès la sortie de Groléjac. Mais le Breton coinçait dans la montée de Carlux, souffrant d’ennuis digestifs. De las Cuevas se retrouvait en tête et dans ce qu’on appellera la bonne échappée, dans laquelle Gourmelon avait manqué. Après 140 kilomètres de course, Jacques Dutailly attaquait. Il ne se retournera plus, car pour lui il ne s’agissait pas de finasser. Dutailly connaissait ses faiblesses dans une montée. Il ne fallait donc pas être accompagné, lors de la sévère montée du Capiol. Toute sa stratégie se résumera dans cette façon de rouler et c’est donc en solitaire, que ce puissant rouleur de 34 ans avait attaqué lors du premier passage dans Cénac.
- Il y aura bien des tentatives de de Wooght puis de Davy, mais elles avortaient sous l’impulsion de Virvaleix, Barrault et Lepeurien. Celui-ci réussira à se rapprocher de Dutailly, en vain, le Nordiste avait bien gérer son avance pour lever les bras seul et en tête, place de la Rode à Domme.

1988 Tour du Périgord

Protocole du Tour du Périgord avec Dutailly vainqueur et Jalabert à droite

Le classement : 1. Jacques Dutailly (CC Wasquehal) les 164,5 kms en 4h11’ (moyenne 39,212 km/h)2. Philippe Lepeurien (ASPTT Aix) à 16s, 3. Laurent Jalabert (Bataillon de Joinville) à 40 s, 4. Thierry Barrault (AC Boulogne Billancourt), 5° de Wooght (Cannes) à 1’01s, 6. Didier Virvaleix (Bataillon de Joinville), 7. Armand de Las Cuevas (CC Marmande) à 1’11s, 8. Davy (Montauban) à 1’22s, 9. Moran (UC Montoise) à 1’30s, 10. Labourdette (FC Oloron) à 1’39s.

DIDIER SPECTATEUR DU TOUR DE FRANCE AU PUY DE DÔME

- En cette année 1988, ce sera la deuxième fois que Didier assiste au Tour de France en qualité de spectateur. Une journée mémorable que cette étape du jeudi 21 juillet reliant Limoges au Puy de Dôme. Didier était avec ses parents et accompagné de Francis Le Pemp. Voir les coureurs lui a donné la chair de poule, jusqu’à rêver d’être à leur place…
Rappel du film de l’étape : Au 71ème km, Johnny Weltz (Fagor) et Rolf Golz (Superconfex) s’échappent. Ils comptent 14’50’’ d’avance au sommet de la côte de la Grolle (145ème km). Dans le Puy de Dôme, Weltz se détache et l’emporte en solitaire après 110 km d’échappée. Le danois restera dans l’histoire comme le dernier conquérant du Puy de Dôme, espace naturel très protégé et pratiquement interdit aux cyclistes.

1988 Delgado Theunisse

Une étape sur fond d'affaire pour Theunisse et Delgado

A 3 km de l’arrivée, Delgado et Theunisse mis en cause pour une affaire se retrouvent au coude à coude. Leur sort doit se jouer ce soir par les instances qui doivent donner une suite à une contre expertise en cours. Rooks, 2ème du général, est distancé. 1,5 km plus loin, Delgado se libère de l’emprise du dernier résistant hollandais. Il termine 3ème de l’étape à 5’25’’ de Weltz. Surtout, il conforte encore son avance sur ses principaux concurrents. C’est gagné. Il est 20 h 50 lorsque l’affaire Delgado se dénoue. Finalement, la contre-expertise confirme le contrôle positif du maillot jaune. Mais le produit incriminé est le probénicide. Il s’agit d’un diurétique qui masque l’absorption de stéroïdes anabolisants. Or, le probénicide est interdit par le C.I.O. (Comité International Olympique), pas encore par l’U.C.I. (Union du Cyclisme International) ! Il n’est donc pas question de sanctionner Delgado ! Par contre, Gert-Jan Theunisse est contrôlé positif pour utilisation de testostérone. Il est donc rétrogradé à la 11ème place du classement général après sa pénalisation de 10’.

1988

 - La grande famille des postiers périgourdins se souviendra longtemps de cette belle soirée du 26 août. En effet, son chef de file, Didier Virvaleix, sautait le pas pour rejoindre le rang des professionnels. C’est dans une atmosphère de joie, empreinte toutefois d’émotion, que Didier signait son premier contrat avec le groupe belge Sigma. A cette occasion, on notait la présence de tous les dirigeants de l’Asptt cyclisme, des responsables des groupes sportifs Intermarché et du Conseil Général qui parrainent la section cycliste. Luc Leblanc un des leaders de la formation Sigma avait tenu à se trouver aux côtés de son futur coéquipier.
- Francis Le Pemp évoqua avec précision le cheminement de son protégé qui bénéficia, il faut bien le dire, au sein de l’Asptt, des judicieux conseils de gens compétents. Les prédispositions de Didier , pour ce sport si difficile, une volonté inébranlable de se trouver parmi l’élite firent le reste. Claude Longueville président du comité départemental, Michel Dasseux secrétaire général de l’Asptt, saluèrent comme il se doit le né-professionnel périgourdin en lui souhaitant de porter haut et fort l’image de marque de la Dordogne. Quant à Claude Mazeau, son directeur sportif au sein de l’Asptt, confiant dans les énormes possibilités de Didier, il envisageait déjà pour lui un brillant avenir. Le mot de la fin fut celui de M. Lambert, public-relations du groupe Sigma qui dévoila en quelques phrases, les ambitions de ce groupe sportif pour 1990, à savoir, la victoire dans le Tour de France.
- C’est donc la raison essentielle du choix de quelques jeunes coureurs français, sérieux et combatifs, à l’image de Luc Leblanc et Didier Virvaleix : "Nous voulons être les premiers, nous choisissons des coureurs ambitieux". Pour ces derniers moisz chez les amateurs, on retrouvera Didier au Tour du Parc du Haut Languedoc et  celui de la CEE et cela en équipe de France.

1988 Signature pro du 26

Signature en présence de Michel Dasseux président du CDOS, Claude Longueville du CD 24,
M. Lambert attaché aux relations et Claude Mazeau. Devant Francis Le Pemp, Didier et Luc Leblanc

Au sujet de la signature, Luc Leblanc raconte : Début juillet, coup de téléphone de Luc Leblanc qui nous annonce son intention presque définitive de signer pour le compte de la formation SIGMA. "Dans les clauses du contrat qui m’est proposé précise Luc, j’ai la possibilité de faire embaucher quelques Français". C’est alors que nous l’invitons à faire plaisir à un coureur de la région et nous lui suggérons Didier Virvaleix. "J’y avais pensé effectivement, je vais l’appeler" avait conclu notre interlocuteur.
- Quatre jours plus tard, nouveau appel téléphonique de Leblanc qui précise : "J’ai appelé Didier, il est d’accord sur le principe de signer avec moi. J’ai confiance en lui car il pourra très bien nous aider en haute montagne".
- Fin juillet, nous avons confirmation quant à la signature officielle du Périgourdin chez SIGMA.
- Ainsi de nombreux coureurs du Sud-Ouest seront porteurs de maillots étrangers la saison prochaine, mais ils ne seront pas les seuls. Citons également le cas de Bernard Richard (café de Colombie), Bruno Bonnet (Carrera), Joël Pellier (BH) et nous en passons…

1988

 Ceux qui sont passés pros fin 1988

1. Laurent Bezault (Ile de France) Toshiba-Karcher-Look, 2. Pascal Lance (Lorraine) Toshiba-Karcher-Look, 3. Thierry Laurent (Ile de France) RMO Mavic Libéria, 4. Laurent Jalabert (Pyrénées) Toshiba-Karcher-Look, 5. Thierry Richard (Bourgogne) Toshiba-Karcher-Look, 6. Hervé Gourmelon (Aquitaine) Fagor, 7. Gilles Delion (Dauphiné-Savoie) Helvetia la Suisse/Suisse, 8. Armand de las Cuevas (Aquitaine) Reynolds/Espagne, 9. Serge Bodin (Bretagne) Fagor, 10. Laurent Madouas (Bretagne) Z Peugeot, 11. Didier Virvaleix (Aquitaine) Histor Sigma Fina/Belgique, 12. Bruno Bonnet (Ile de France), 13. Pascal Lino (Ile de France) Carrera/Italie), 14. Christian Thary (Franche Comté) Pepsi Alba/Italie, 15. Francis Moreau (Flandres Artois) Fagor, 16. Fabian Pantaglou (Ile de France) Fagor, 17. Philippe Chaumontet Puertas Mavisa/Esp, 18. Alain Olivier Garcia Joalheiro/Portugal.

CLASSEMENT REGIONAL DE LA SAISON 1988

1988 FFC Aquit

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - DIDIER VIRVALEIX 6 © Bernard PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne (la saison 1989 de Didier sur ce lien)

2 juillet 2023

LE TOUR DE FRANCE 2023 EN DORDOGNE

LE 8 JUILLET POUR LA 27°FOIS

TDF TOURNY

- Nous vous proposons pour la circonstance une série de liens ayant rapport aux passages du Tour de France en Dordogne. Bon surf et bonne lecture (ici le parcours  Libourne-Limoges par le Périgord Vert).

Coureurs de Dordogne sur le Tour de France.
Liste des coureurs du département ou ayant été licencié dans un club de Dordogne, qui ont couru la grande boucle.

- Historique des 26 passages du Tour de France en Dordogne (itinéraire, étapes, vainqueurs, etc…).
Principales villes et communes traversées depuis 1952 date du premier passage.

- Ils ont couru en amateur en Dordogne et les voilà au Tour de France.
Coureurs pros qui se sont distingués dans le Tour et ayant couru en Dordogne en qualité d’amateur.

- 1952l’étape qui traverse la Dordogne est gagnée par Jacques Vivier.
Les péripéties de la victoire de Jacques Vivier.

- 1952 : Premier passage du Tour en Dordogne et victoire de Vivier.
La traversée par la RN 89 et 21 entre Bordeaux et Limoges.

- 1961 Périgueux ville étape du Tour de France (arrivée du chrono Bergerac-Périgueux).
Un contre la montre parti de Bergerac sous une pluie persistante et le succès de Maître Jacques.

- 1961Périgueux, ville départ d’étape (Périgueux-Tours).
Une longue étape partie devant le palais de justice de Périgueux.

- 1964la tragédie de Port de Couze.
Histoire de la plus grande catastrophe ayant touché le public dans un Tour de France.

- 1985Montpon ville départ du Tour de France.
Revoir les nombreux supporters pour Frédéric Brun qui traverse Nontron ce jour là.

- 1994trois jours en Périgord. Reportages.
De Trélissac à Bergerac en passant par Périgueux.

CYCLISME TOUR DE FRANCE 2017 EN DORDOGNE PHOTO ASO

- 1995Montpon ville départ du Tour pour la deuxième fois.
Etape courue sous une température de 38 degrés.

- 2007, traversée de la Dordogne lors de Cahors-Angoulême, reportage.
Histoire d’une traversée du Périgord en diagonale de Saint-Martial de Nabirat à La Rochebeaucourt.

- 2007une journée Tour de France à Château-l’Evêque.
Autour des spectateurs dans un village de la banlieue de Périgueux.

- 2014présentation du passage du Tour et reco Bergerac-Périgueux par les coureurs.

- 2014Maubourguet-Bergerac, reportage.

- 2014 Bergerac-Périgueux contre la montre
Le chrono par Villamblard, Manzac, Coursac, Coulounieix et Périgueux.

- 2017 : Ça sent le Tour.
Peintures murales pour signaler l’arrivée du Tour.

- 2017 Le parcours Bergerac-Périgueux par Lascaux 4. Itinéraire couru.

- 2017 Périgueux honore Petit-Breton fondateur de CC Périgourdin et invite sa famille.

2017 Périgueux-Bergerac 2017. Préparatifs.

- 2017 Eymet ville départ d’étape du Tour (Eymet-Pau). Histoire du vélo à Eymet 1° partie.

2017 Eymet ville étape ville départ d’étape du Tour. Histoire du vélo à Eymet 2° partie.

2017 Eymet ville départ d’étape du Tour. Histoire du vélo à Eymet 3° partie.

entre les Eyzies et Sarlat

- 2017 la rétro des trois jours en Dordogne.

2020 Quentin Pacher au Tour - 1° partie.

2020 Quentin Pacher 2021 : beau final et sélection pour le mondial.

- 2023 Libourne-Limoges par le Périgord Vert

RÉTRO VÉLO DORDOGNE - TOUR DE FRANCE 2023 © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

30 juin 2023

AVIS DE DÉCÈS

CLAUDE BÉDRY NOUS A QUITTÉS

avis de décès

- Le journal "Sud-Ouest" nous a appris le décès de Claude Bédry, ancien sociétaire du CC Bergeracois et du CC Lindois. Coureur des années 50/60 il avait remporté de nombreux succès dans le Sud Dordogne et sur sa périphérie. Ses obsèques se dérouleront ce jour et à 14h30 à Lamonzie-Saint-Martin, suivis de son inhumation au cimetière du Monteil de cette même commune.
- A sa famille "Rétro Vélo Dordogne" adresse ses sincères condoléances et l’expression de sa vive sympathie

RÉTRO VÉLO DORDOGNE – Claude BEDRY © BERNARD PECCABIN
La mémoire du cyclisme en Dordogne

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