- La petite pluie en début de course ne perturbera les 40 coureurs venus en découdre sur ce mythique circuit d’Echourgnac, commune très chère à Jean-René Villechanoux qui possède dans cette Double de nombreuses racines. Dés le départ, Martial Roman ouvrait les hostilités en menant un petit raid. Il y eu ensuite Delmonteil, Château, Lamiraud et Thomazeau pour semer le trouble. Mais tout rentra dans l’ordre lorsque onze dossards s’en allèrent avec Yohann Durand qui allait devenir le coureur du jour. En grande forme, il se débarrassa de toute sa horde d’accompagnateurs. Il restait alors six tours ce qui faisait encore pas mal de grain à moudre pour rejoindre seul la banderole. Un temps le Ribéracois Célérier est venu l’accompagner, mais Durand était trop fort et Célérier céda pour rentrer dans l’anonymat. Dans le final un petit trio réussit à avoir Durand en ligne de mire.
Mais Durand savait jouer au chat et à la souris, les laissant venir pour récupérer, puis en plaçant une ultime mine pour franchir seul la ligne d’arrivée avec 23 secondes sur Roman qui s’était bien montré au cours de cette épreuve mise sur pied par l’EC Ribérac Périgord Blanc.
- Parmi les critériums de début de saison, celui de Bourcefranc en Charente, est un des plus côtés et la participation y est toujours étincelante. En ce dimanche de Pâques il y avait Van-Looy, Graczyck, Wolfshohl, Groussard, Bahamontès, Gainche, Delort, Milesi, Manzano, etc .. et Michel Gonzalez que d’aucuns avaient pu juger présomptueux de s’aligner en compagnie aussi relevé. - Mais une fois encore le sociétaire du Guidon Bayonnais c’est bien moqué de la hiérarchie et de toutes ces conventions sinon ces combines qui régissent ces courses de kermesse où les professionnels entendent régner en maître. - Dans ces conditions et avec beaucoup de monde voué à sa perte, la victoire de Michel Gonzalez est étonnante et détonante. Etonnante parce qu’il lui a fallu battre au sprint des finisseurs aussi réputé que Gainche, Graczyck et Joseph Groussard, détonante car elle n’a pas été très appréciée de professionnels qui n’ont pu s’empêcher à l’arrivée d’exhaler leur mauvaise humeur. Et "l’Equipe de se faire leur interprète : en langage clair, cela signifiait que le Bayonnais est toujours mis à l’index dans certains milieu cycliste. On ne comprend pas que ce sprinter étonnant ne veuille pas se risquer dans de véritables courses sur route et surtout on n’oublie pas chez les professionnels, que ce Gonzalez ne manque jamais une occasion de battre les meilleurs routiers sprinters : ce qui se produisit hier". - Des occasions de battre les meilleurs routiers sprinters, Michel Gonzalez en aura d’autres et comme à Bourcefranc il saura les saisir au nez et à la barbe de ceux qui ne lui pardonnent pas d’aller plus vite qu’eux. Depuis quand, un indépendant commet-il un crime de lèse-majesté en devançant sur la ligne les professionnels plus huppés que lui ?
Quelques As de cette période 1961 : Pierre Dory (CC. Bergerac), Jean Ricou (Royan), Claude Gabard (VC. Chatellerault), Jean Belotti (VC. Sainte-Livrade), Fernand Delord (US. Andernos), Raymond Batan (Tarbes), Robert Verdeun (Bordeaux), Jacques Sabathier (UA. Gujan), Mohamed Ben-Brahin (UCD. Villeneuve), Michel Brux (Artix), Alfrédo Bello (Parentis), Michel Gonzalès (G. Bayonnais), Jean Deloche (ASPTT. Bordeaux), Jacques Bianco (CC. Béarnais), Jacques Suire (Bordeaux VC), Guy Epaud (Royan), Pierre Poutou (Pau VC), Raymond Gestraud (UCAP. Angoulême), André Lesca (Nérac), Louis Goya (S. Nayais), Manuel Manzano (Stade Montois), Robert Vivensang (VC. Hendaye), Maurice Saint-Jean (FLL. Perpignan), Jean Jourdain (Rouen).
1962 Gonzalez vainqueur de Bordeaux-Périgueux devant le local Daniel Walryck
Quelques As de cette période 1962 : Claude Cousseau (Parentis-Sports), Michel Gonzalès (Guidon Bayonnais), Jean Deloche (ASPTT. Bordeaux), Mohamed Ben Brahim (UCD. Villeneuve), Daniel Walryck (CC. Périgueux), André Lesca (VC. Nérac), André Dupré (CC.Bordelais), Claude Dècle (SCA.Libourne), Claude Gabard (Chatellerault), Albert Fontagnères (VC. Capbreton), Hubert Fraisseix (Saint-Léonard), Alfrédo Bello (VC. Hendaye), André Delort (US. Andernos), Bernard Champion (VC. Cholet), Jean Prat (VC. Maurs), Michel Brux (VC. Tarbais), Maurice Saint-Jean (FLL. Perpignan),
Quelques As de cette période 1963 : Claude Cousseau (Parentis-Sports), Michel Gonzalès (A. Bayonnais), Mohamed Ben Brahim (UA. Vic Fezensac), Fernand Delort (US. Andernos), Hubert Fraisseix (Limoges), Robert Gibanel (Pau VC), Belloc (Toulouse), Jean-Claude Moussard (Saintes), Jean Ricou (Royan), Claude Vallée (La Rochelle), Raymond Batan (VC. Tarbais), R. Barrère (US. Dax), Roger Vidal (Villeneuve), Robert. Della-Négra (Saint-Girons), Albert Fontagnères (VC. Capbreton), Manuel Manzano (Stade Montois), Claude Mazeaud (UV. Limousine) Jules Pineau (Guidon Agenais).
Vainqueur à Angoulême du circuit des Charentes (1964)
Quelques As de cette période 1964 : Claude Coutant (CAM Bordeaux), Luis Ocana (Stade Montois), Jean-Claude Daunat (EC. Foyenne), Michel Brux (UC. Tarbaise), André Delort (US. Andernos), Jean Ricou (Royan), Claude Gabard (Châtellerault), Roger Darrigade (US. Dax), Henri Sedran (RC. Mussidan), A. Duclaud (CA. Civray), Albert Fontagnères (VC. Capbreton), Dejouhannet (Châteauroux), Michel Gonzalès (VC. Hendaye), Maurice Saint-Jean (FLL Perpignan), Jean-Claude Grain (Cycle Poitevin), Christian Leduc (Stade Montois), Robert Della Négra (Montastruc) Pierre. Fages (Perpignan), Jean Prat (Maurs), Claude Moussard (VC. Saintes), Alfred Gratton (Lectoure), Daniel Barjolin (CA. Civray), Maurice Laforest (Royan), Prosper Dalis (Bleuets Labatutois).
Quelques As de cette période 1965 : Christian Leduc (Stade Montois), André Delort (US. Andernos), Michel Gonzalès (VC. Hendaye), Christian Cuch (ACBB), Jacques Suire (CC. Bordelais), Jean Ricou (Royan), Daniel Barjolin (CA. Civray), Claude Mazeaud (CC. Bordelais), Roger Darrigade (Dax), Jagueneau (Royan), Luis Ocana (Stade Montois), Leblanc (G. de Bordeaux), Jean-Pierre Parenteau (Nersac), Claude N'Haux (Sauveterre du Béarn), Jésus Aranzabal (Anglet), Claude Gabard (Châtellerault), Joseph Tellechéa (FC. Oloron).
Quelques As de cette période 1966 : Christian Leduc (S Montois), André Delort (US. Andernos), Christian Bordier (CC. Bordelais), Claude Magni (VC. Langon), J.Claude Daunat (CRC. Limousin), Alexis Eyquard (AS. St.Médard), Maurice Laforest (Royan), Jean-Louis Ribérot (AS. St.Médard), Samy (CRC.Limoges), Claude Vallée (Parthenay), Luis Ocana (Stade Montois), Francis Campaner (CC. Bordelais), Albert Frigo (G. de Bordeaux), Ben-Brahim (UCD.Villeneuve), Max Laville (US.Bouscat), Jean Ricou (Royan).
Quelques As de cette période 1967 : Luis Ocana (Stade Montois), Robert Laforest (Royan), Michel Lescure (CV. Montastruc), Gérard Vigouroux (UCD. Villeneuve), Hubert Fraisseix (VC. La Souterraine), Daniel Barjolin (CA. Civray), Christian Bordier (EC. Foyenne), Maurice Saint-Jean (Perpignan), André Mériaux (CA. Civray), Claude Mazeaud (CC. Lindois), Pierre Fages (Montpellier), Mohamed Ben Brahim (UCD. Villeneuve), Michel Brux (VC. Tarbais), Michel Manzano (Stade Montois), Guy Mazet (CC. Bordelais), Roger Saladié (UA. Vic), Corbeau (Saint-Claud), Roland Berland (VC. Luçon), Michel Pitard (US. Pons), Bernard Bourreau (Ruelle).
Labastide Villefranche 64 (prix du comité des fêtes) - (notre photo ci-contre avec maillot Peugeot)
Quelques As de cette période 1968 : Jean-Pierre Barbe (CA. Béglais), Michel Lescure (CV. Montastruc), Jacques Esclassan (VRC. Toulouse), Perrotin (UV. Poitiers), Matignon (Cholet), Alain Jospin (P. Tonneins), Patrick Duteil (CC. Bordeaux), Bernard Bourreau (CA. Civray), André Mériaux (CA. Civray), Marius Archambaud (UCD. Villeneuve), Jean Ricou (Royan), Michel Fedrigo (Tonneins), Lucien Sautier (CRC. Limousin), Roger Démartin (CRCL), Driss Ben-Brahim (UCD. Villeneuve), Jean-Louis Jagueneau (CA. Civray), Joseph Paré (EC. Foyenne), Claude Hue (Charenton), Christian Bordier (EC. Foyenne), Manuel Manzano (Stade Montois), Jacques Gestraud (CA. Civray), Jean-Pierre Maccali (UCD. Villeneuve), Jean Prat (VC. Maurs), Daniel Barjolin (CA. Civray), Christian Bérano (G. de Bordeaux), Guy Mazet (CC. Bordeaux), Daniel Dutertre (Agen), Alexis Eyquard (CC. Bordelais), J-Pierre Parenteau (AC. Nersac), Roger Saladié (UA. Vic), Claude Magni (VC.Langon), Guy Dolhats (VC. Tarnos), Claude Fedrigo (Tonneins). - Prix des anciens champions couru en 1977 au Boucau. - Relire la première partie de cette publicationsur ce LIEN. - Et pour connaître tous les détails de sa carrière,cliquez sur ce LIENoù Jean-Paul Laplagne nous décrit tous les détails de sa carrière cycliste.
- On ne l’entendra plus nous raconter l’histoire du match de rugby entre le TUC et le TAC lors des fins de repas du Tour Dordogne. Celui qui avait le chic de nous faire rire et de nous procurer le bonheur de ces réunions conviviales, s’est éteint dans son village de Bussac dans sa 93° année. Gilbert Beyney était bien connu de la Petite Reine. Licencié à l’ASPTT Périgueux, il était toujours accompagné de son épouse Cécile et s’occupait de diriger le protocole en accompagnant les "Miss de service", qu’il avait fait promené tout le long de l’étape. Très jovial, toujours disponible pour rendre service, cet ancien menuisier s’était investi au sein de l’association "les amis du Tour de la Dordogne".
- Ses obsèques religieuses auront lieu le mercredi 19 mars 2025 à 14h30 en l’église de Bussac, suivies de la cérémonie au crématorium de Notre-Dame de Sanilhac à 17h00.
- Nous le savions souffrant, puisque il n'avait pu honorer de sa présence un repas où nous étions il y a quelques semaines. Et là, terrible nouvelle, celle qui vous assomme, Fredo Brun est décédé. Véritable enfant de la balle, son père Jacques et surtout son oncle Michel (porte flingue du fameux Jacques Vivier, deux étapes du Tour) avaient illuminé le cyclisme régional des années cinquante. Frédéric ne pouvait donc pas échapper au karma familial, le cyclisme. Ce splendide athlète, au sourire capable de faire fondre les neiges éternelles, possédait le don de pédaler tout en élégance et facilité. Passé pro sans avoir réussi à bousculer les hiérarchies amateurs, il allait dans la reine des catégories, se révéler comme un coéquipier hors normes pour ses leaders. Un esprit de dévouement et de sacrifice inimaginable pour le commun des mortels, en faisait le numéro un des équipiers. Il effectuait chaque année un travail de titan sur les routes des grands Tours, il reste un des rares coursiers à avoir couvert, 9 tours de France, 2 Vuelta et un Giro, soit 12 grands Tours tous terminés. Solide rouleur il excellait dans les tempos dans les étapes de montagne, il reconnaissait toutefois souffrir des jambes après 200 kms. On peut toutefois regretter pour lui, qu'il n'ait jamais essayé à décrocher quelques étapes dans ces grandes épreuves, c'était largement dans ses possibilités, mais Frédo n'a jamais cherché la volupté de la gloire. Après sa carrière cycliste, il créera sa petite entreprise de travaux en bâtiments. Hélas les jolis moments de son existence sont passés trop vite, usé par les intempéries de sa vie, sa lumineuse personnalité va s'égarer dans les méandres de relations incertaines, qui le mettront sur des pentes savonneuses. Alors qu'il semblait s'éloigner de ses tourments, cette garce de grande faucheuse est venue le chercher. Nous garderons de ce garçon, le souvenir au parfum de nostalgie, qui continuera de flotter éternellement autour de son nom. Il était né le 15 septembre 1957 à Ribérac, il est décédé ce 22 décembre 2025 à La Roche Chalais. Il avait débuté en 1972 et raccroché fin 1991 Il fut professionnel de 1979 à 1991 inclus. Il a porté les couleurs de Peugeot de 1979 à 1989 inclus et celles de RMO de 1990 à 1991 inclus. Ses clubs ont été U.C.Nontronnaise 1972 à 1976 et l'A.C. Limoges Bussières Poitevine de 1977 à fin 1991.
Nous venons d'apprendre le décès de Frédéric Brun le 22 décembre à La Roche Chalais par Monsieur le Maire de cette commune. Pour l'heure présentation de celui qui fut un grand champion pour notre Dordogne.
Ses obsèques se dérouleront vendredi 26 décembre à 11h00 au cimetière de Ribérac.
-Dans le cénacle restreint des gens possédant la classe à l’état pur, il occupe une bonne place car il possède le don de pédaler avec une facilité déconcertante. Son palmarès très peu garni mériterait d’être complété par de victoires significatives, ne serait-ce que pour le remercier du travail de titan qu’il a assumé chaque année au service de ses leaders, sur la Grande Boucle notamment. - Ces quelques lignes ont été écrites par Jean-Robert Laloi, un chroniqueur du cyclisme des années 70/80. Ce qui a été écrit sur Frédéric Brun s’applique en faits jusqu’à la fin de sa carrière. Brun a été un des meilleurs lieutenants au cours de sa carrière cycliste et ses leaders lui doivent énormément, car le Fred n’a jamais rechigné face à la besogne. Mieux, il est un des pros qui s’est attaché à terminer même tous ses Tours de France.
- Né le 15 septembre 1957, il débute dans la discipline en 1972 au sein de l’UC Nontron en catégorie cadets. Il obtient de nombreux succès dans les prix des fêtes de la région, puis s’en va terminer sa carrière amateur à l’AC Limoges Bussière-Poitevine.
- Deuxième du GP de France en 1977, 2° du Tour d’Auvergne 1978, 3° du Tour de Vendée 1978, 7° de la Route de France 1978, Champion du Limousin du contre la montre par équipes en 1977, 1° du Circuit de Champagne 1978, il est un des meilleurs amateurs de cette période (30 succès).
- En 1979 il est intégré chez Peugeot où il va devenir un des piliers de l’équipe. Il accumule les bonnes places d’honneur parmi lesquelles : - 7° de Paris-Bourges 1980 - 7° Critérium Dauphiné Libéré en 1980 - 11° Tour de l’Indre et Loire 1980, - 4° Tour de Vendée 1981 et 7° en 1982 - 3° des Boucles de Flandres en 81 - 13° de Blois-Chaville 1981 - 8° du Grand Prix de Saint-Raphaël 1981
- 4° Tour de Vendée 1981 - 5° du GP de la Côte Normande 1981 - 5° Prologue de l’Etoile des espoirs 1981 - 2° GP de Mauléon Moulins 1981 - 9° de Paris-Nice 1982 - 12° du Tour Midi-Pyrénées 1982 - 11° du chrono de Valence d’Agen dans le Tour 82 - 10° Paris-Nice 1983 - 2° Châteauroux-Limoges 1982 et 4° en 1983 - 2° Mauléon-Moulins 1982 - 5° Critérium International de la route 82. - 3° Ussel - 2° d’une étape du Circuit de la Sarthe 1985 - 3° Meymac 1986 - 2° Polynormande 1986 - 3° Saint-Martin de Landelles 1986 - 3° GP Ouest France 1987 - 3° Castillon la Bataille 1987 - 1° Plumelec 1988 - 3° Saussignac 1988 - 2° Breuillet 1991
Frédéric Brun amateur sous les couleurs de l'AC Limoges Bussière-Poitevine
- Ses attaches avec la région Limousine lui donne à cœur tous les ans de remporter le Bol d’Or des Monédières : - 4° en 1982 - 3° en 1983 - 2° en 1984 puis en 1986 - 1° en 1988 - 7° en 1989 - 5° en 1990date à laquelle il arrête sa carrière. Il a eu la présence la plus constante dans cette épreuve qu’il tenait à tout prix à inscrire à son palmarès.
- Il participe au Tour de France* pendant toute sa carrière, jusqu’en 1990. Il gagne le critérium de Saussignac dans sa Dordogne natale en 1986, puis termine 3° à celui de Plouay 1987. La même année, il signe un retentissant succès au Tour du Limousin, vainqueur de la dernière étape sur tapis vert suite au dopage d’Andersen. (*) Tour de France : 75° en 1980, 66° en 1982, 78° en 1983, 89° en 1984, 134° en 1985, 107° en 1986, 92° en 1987, 81° en 1988, 91° en 1990. (a terminé un Giro (1990) et deux Vuelta 1985 et 1991).
- D’autres succès avec le GP de Plumélec 1987. Il est d’autre part et comme déjà dit un exemple pour ses équipiers chez Peugeot (1979/1986), devenu Z Peugeot (1987/1989), puis chez RMO (1990/1991) pour finir.
Qui est Frédéric Brun : il est le neveu de Michel Brun originaire de Mareuil, un grand champion des années 50 et le fils de Jacques Brun, coureur de niveau régional qui a écumé les courses du pays au cours de la même période.
- Et si vous détenez des photos ou des reportages sur le cyclisme du Nontronnais, vous pouvez m’adresser par mail vos documents pour en faire profiter tous les lecteurs.
- Nous avons vu la vie et la carrière cycliste de Lucien Mousseau, puis celle d’Yves son fils. Nous arrivons maintenant à Claude, le petit fils qui né le 10 juin 1931, parvient à son tour sur le marché de la compétition à 16 ans, soit en 1947. Le petit Claude (qui est devenu un beau garçon) a été formé dans un moule parfait, celui du cyclisme grâce à sa famille. Entre les résultats des coursiers du coin qui venaient faire réparer leur monture, l’odeur du cambouis, il a vécu au quotidien la vie de l’atelier. Même si la guerre a ralenti l’activité sportive, celle-ci est restée bien vivante dans les esprits. Bref, Claude arrive en étant déjà bien trempé dans le bain de la discipline, le crane bourré par les exploits de son grand-père, puis par ceux de son père. D’ailleurs on va très vite s’apercevoir que Claude détient bien les gènes de ses parents. Notamment ceux de Lucien en étant un bon coureur de fond et ceux d’Yves son père, en étant devenu lui, un des ténors de la vitesse. Très vite Claude Mousseau va s’illustrer dans les courses du coin. Il tiendra le rythme sur les longues distances à l’instar de son grand-père et gare à ceux qui l’amèneront au sprint. Ils en seront tous de leurs sous, car peu de coureurs parviendront à le battre. Le déboulé de Claude Mousseau n’avait pas son pareil, si bien que la consigne du peloton était : "surtout n’amenez pas Mousseau au sprint !" - C’est dans la presse d’antan que nous allons maintenant tenter d’illustrer la carrière de Claude, le nouveau coureur de la contrée qui démarre la compétition au VC Nontron en 1947, il a alors seize ans seulement !
-Notre photo (de mauvaise qualité) montre un Vélo-Club Nontronnais
au cours de ces années héroïques d’après guerre, un club où il y avait de nombreux licenciés.
- Le cyclisme sous l’occupation : La première année de l’occupation allemande dans les pays forts du cyclisme dont la France et la Belgique, paralyse la majeure partie de l’activité. Pas question, en 1940, d’organiser le Tour de France, ne serait-ce que pour des raisons de circulation, pas plus que les grandes classiques.
- D’un autre côté l’occupant ne souhaite pas que ce sport, qui marquait les esprits des années précédentes disparaisse, et souhaite entretenir l’illusion d’une vie normale. C’est ainsi qu’on fait renaître dans le pays quelques critériums et qu’un semblant d’activités occupe les esprits. Comme la France est divisée en deux zones (occupée et libre), certaines épreuves se disputent en deux endroits et c’est ainsi que l’on possède le lauréat de la zone libre et celui de la zone occupée…
- Mais au-delà des mots il convient d’abord de revitaliser la jeunesse, selon les termes de Pétain. En sport le professionnalisme pervertisseur est sévèrement combattu, sinon supprimé. S’ajoutent, et cela touche plus directement les compétitions cyclistes, les difficultés de circulation et de déplacement, la pénurie de carburant et également celle du matériel et des boyaux. Le cyclisme sport populaire parvient à s’adapter à cette situation malgré tout.
- En faits le problème majeur de l’Occupation, concerne la population et celui de son ravitaillement. Les habitants des campagnes ont naturellement plus de possibilités d’améliorer leur ordinaire que celui des villes. La pénurie de carburant donne une importance accrue à la bicyclette comme véhicule utilitaire. Pour les coureurs cyclistes, travailleurs de force par excellence, la sortie d’entraînement prenait une toute autre signification qu’en temps normal. Le vélo de compétition s’agrémentait d’un porte bagages, d’un ou deux arrêts dans une ferme d’où l’on ramenait un jambon, un sac de pommes de terre, du beurre, des œufs … Et certains jeunes coureurs aux prometteuses qualités ne résistèrent pas aux tentations du marché noir. Leur carrière s’en trouva étouffée dans l’œuf, si l’on peut dire, par détournement de négoce clandestin.
- Un autre problème de l’Occupation était celui du Service du Travail Obligatoire. Dans ce domaine encore, de nombreux jeunes coureurs cyclistes virent leur carrière interrompue par leur transfert en Allemagne, forme de déportation couverte par la légalité.
- Pendant ce temps en France, on essaye de faire vivre les compétitions. Parfois des incidents surviennent. Dans le Tour de Corrèze en 1944, des résistants armés, descendus de leur maquis, barrent la route et prennent possession de tous les véhicules motorisés de la caravane … et des vélos des coureurs. Toutes ces difficultés d’organisation sur route provoquèrent un regain d’activité des réunions sur piste et c’est ainsi que le cyclisme de compétition, à travers toutes les conflagrations guerrières et sociales, a assuré sa survie et sa continuité ... Chez les Mousseau la guerre a laissé des traces. Avec Yves qui réparait les véhicules gazogènes de la résistance dans son atelier, puis surtout par une méprise de l’occupant à son égard qui lui évita de connaître la déportation.
- Lorsque le jeune Claude âgé de 16 ans fait son entrée dans l’arène cycliste, la discipline était dominée dans la région par un certain André Commerie, originaire de Mialet. Mais il y avait au VC Nontron d’autres locomotives comme Etienne Fourgeaud, les Sallat (François et Pierre), Mousnier, Montalescot, Biniecki, Lavaud, Barguénio etc..., mais aussi un certain Jacques Vivier qui court avec Michel Brun. Ces coureurs vont certainement avoir une influence sur la vie sportive de Claude Mousseau. Celui-ci connait bien tout ce petit monde qui gravite autour de lui. D’autant plus que si le fait d’avoir un père vélociste ne le place pas encore comme une vedette, il est considéré comme un sérieux client de par les exploits de son grand père Lucien, voire ceux de son père Yves. - La vie à Nontron et pour les jeunes est difficile à la fin de cette deuxième guerre mondiale. Pour se sortir de son malheur, pour chercher à évoluer, les jeunes sont tentés par la pratique du cyclisme, dans l’espoir de gagner de petites sommes d’argent et de se payer des petits plaisirs. Faire l’investissement d’une bicyclette constitue pourtant un gros effort et un investissement que peu de parents peuvent payer à leurs enfants. D’ailleurs beaucoup d’entre eux évoluent sur du matériel d’occasion et parfois même rapiécé de toutes parts. Qu’importe, l’essentiel est de se lancer dans l’arène et de chercher à percer pour tenter la consécration à l’image de ceux du Tour de France. - Le petit Claude débute au VC Nontron présidé par Monsieur Raoult mais dès 1948, voilà qu’il rejoint la Pédale Faidherbe de Périgueux. A cette époque cette société jouissait d’une très grande réputation. D’ailleurs son père Yves avait porté les couleurs dans les années trente et aujourd’hui, André Commerie en était un des chefs de file. Peut-être des raisons qui ont fait que le jeune Mousseau immigra dans le club de la capitale du Périgord, ceci dès que les premières courses lui donnèrent droit au bouquet et à la bise des demoiselles d’honneur... Mais à cette époque, il est bien difficile de faire la part des choses. A cette époque et sur la presse d’antan, les journalistes marquaient bien souvent le lieu de résidence du coureur à la place de celui du club. Si bien qu’il est difficile de situer les années réelles des performances répertoriées sur le carnet de bord de Claude Mousseau. - Une belle promotion : Toujours est-il que Jacques Vivier né le 9 octobre 1930 et Michel Brun né le 30 mars 1931 appartiennent bien à la génération de Claude Mousseau né le 10 juin 1931. Il est donc le plus jeune de ceux qui deviendront les As du Périgord. Dommage que Claude ne persévèrera pas lui qui avait si bien débuté, en dominant pourtant les deux coureurs de Mareuil. Mais ces deux derniers, par ailleurs bien conseillés par Marius Duteil (coureur et vélociste) franchiront le Rubicon, en évoluant soit chez les pros soit chez les indépendants.
Réjou, Barguério, Mousseau et Ventadou
NONTRON DÉTIENT-IL UN FUTUR GRAND CHAMPION ?
- Dimanche dernier à Nontron se courait le Grand Prix de la Maladrerie sur 100 km, qui empruntait un parcours assez chaotique. La victoire revint au jeune Nontronnais Claude Mousseau, âgé seulement de 16 ans. Mousseau qui mena durant toute la course, battit des coureurs mûrs et aguerris tel Sallat, habitués lui aux grandes compétitions. Le jeune Nontronnais effectua le parcours à 39,5 km/h de moyenne. S’il est bien guidé et bien conseillé, nul doute que la Dordogne possèdera d’ici quelques années un autre grand champion. Classement : 1. Claude Mousseau, 2. Sallat, 3. Lavaud, 4. Rougier, 5. Desmoulins, 6. Barguénio, 7. Paulhiac
MOUSSEAU ENLÈVE LA COURSE DE CLASSEMENT DU VC NONTRONNAIS
- Dimanche a eu lieu une course de classement du VC Nontronnais. Cette course disputée sur 70 km revint au jeune Mousseau qui battit François Sallat au sprint. Dès le départ, l’allure fut très vive et on note certains passages à 50 à l’heure. Le froid et le vent génèrent les coureurs dans la vallée du Bandiat et il fallut à nos jeunes un grand courage et beaucoup de volonté pour finir l’épreuve qui si elle n’était pas longue, comportait de nombreuses difficultés. Classement : 1. Claude Mousseau, 2. François Sallat à 25 m, 3. Pierre Sallat junior même temps, 4. André Rougier, 5. Lapouge à 30s
DEUXIÈME COURSE DU VC NONTRON
- Quatorze coureurs prirent le départ de la deuxième course de classement du VCN disputée sur 85 kms sur le parcours Nontron, Saint-Pardoux, Brantôme, Mareuil et Nontron. Dès le départ les coureurs s’observent et le train est rapide. Mais dans la descente de Saint-Pardoux, le favori de la course, le jeune Claude Mousseau par suite d’éclatement de son boyau, ayant fait une chute qui aurait pu être grave, se blesse au bras et à la jambe, mais ne peut continuer la course. Le peloton reste toujours compact pendant la première partie du parcours. Mais en haut de la côte de Brantôme, François Sallat s’échappe suivi de Rougier et du jeune Pierre Sallat, qui fait une course magnifique. Ces trois coureurs ne seront plus rejoints, malgré le remarquable effort de Biniecki, qui se lança seul à leur poursuite. Le jeune Lapouge, qui lui aussi tenta de les rejoindre, joua de malchance et creva trois fois. Classement : 1. François Sallat sur cycle Rochet, 2. André Rougier sur cycle Rochet à 30s, 3. Pierre Sallat m.tps, 4. Biniecki à une minute, 5. Lapouge, 6. Plazer, 7. Montalescot.
Une arrivée au sprint de Claude Mousseau
- Il est regrettable que le jeune Mousseau ait fait une chute grave, qui l’empêcha de continuer, ce qui écarta le duel fraternel Mousseau-Sallat qui ne put avoir lieu. Cela diminua l’intérêt de la course et même l’ardeur de la course. Le jeune Pierre Sallat fit une très belle performance et se révèle un coureur de classe. Lapouge se montra très courageux, mais n’est pas en excellente forme à l’heure actuelle. Il doit se montrer dangereux prochainement. Biniecki fut également très volontaire et est à féliciter pour son cran. Mais beaucoup de coureurs eurent des incidents de vélo et d’autres se ressentirent du manque d’entraînement. Néanmoins, tous sont à féliciter et nous pouvons affirmer que d’ici très peu de temps les coureurs du Vélo-Club Nontronnais seront redoutés dans la région. - Il est probable qu’à seize ans (en 1947), Claude Mousseau parcourait les courses des fêtes locales du pays avec son vélo, à l’image de Jacques Vivier qui lui aussi a débuté de cette manière dans le cyclisme, sans être pour autant licencié. Si Claude Mousseau a disputé le Premier Pas Dunlop à Limoges, comme nous l’indique son carnet de bord, il n’a pu le faire qu’en 1948 lorsqu’il avait 17 ans. Il existe d’ailleurs et c’est dommage de nombreuses zones d’ombres sur la carrière de Claude. Et pourtant un certain Lulu Deville qui n’avait pas sa langue dans la poche, passionné par ailleurs de cyclisme, a écrit en 1981 que Claude totalisait 100 victoires dont le Grand Prix du Souvenir à Périgueux. Il est d’ailleurs possible que ce jour là, Mousseau gagnait dans sa catégorie, Vervialle étant le lauréat en toutes catégories.
QUELQUES AS DU CYCLISME EN 46/47
Emile Teissère (Nice), Jo Berrini, Dominique Canavèse (Aix en Provence), Guiseppe Tacca (Paris), Maurice Diot, René Vietto, Alain Moineau (VC. Levallois), Elio Frosio (Italie), Jean Robic (Vainqueur du Tour de France 47), Pierre Brambilla Vainqueur du circuit de l’Ouest 46, Gino Bartali (Italie) 1° du Giro en 1946, Fausto Coppi 1° du GP des Nations 46, Louis Bobet Champion de France amateurs 46, Louis Caput Champion de France pro 46, Apo Lazarides 1° de la Course du Tour 46, Giluo Bresci, Vainqueur de la Ronde de France 46, Paul Néri Champion de France route en 1947.
Coureurs du VC Nontron après guerre
LES GRANDS VAINQUEURS EN PERIGORD EN 1947
André Commerie (Pédale Faidherbe), Georges Palus (CC. Périgueux), Louis Londéro (UC. Brive), Marius Duteil (CC. Périgueux), Félix Bermudez (Carcassonne), Paul Lerme (Angoulême), Jean Valentin (Toulouse), Pierre Mounet (CC. Périgueux), René Caramégeas (CC. Périgueux), Charles Martin (CC. Périgueux), Charles Ferdinand (CC. Bergerac)
LES VEDETTES DU SUD-OUEST EN 1947
Antoine Latorre (ASPTT. Bordeaux) 1° Bordeaux-Saintes en 46, André Joulin (ASPTT. Bordeaux), André Bramard (ASPTT. Bordeaux), Michel Serres (ASPTT. Bordeaux) Champion de Guyenne route en 46, Albert Dolhats (Dax), Robert Rippe (UCAP.Angoulême), Roger Cruzin (CAM Bordeaux), René Barrière (CC. Béarnais), Ducourneau (Mont de Marsan), Maurice Verdeun (SA. Bordelais), Robert Desbats (CAM Bordeaux), André Gavelle (SA Bordeaux), Jean Taris (ASPTT. Bordeaux), Alfred Macorig (Guidon Agenais), Léonce Autaa (CC. Béarnais), Pierre Mancicidor (CA. Bèglais), Jacques Moujica (St.Gaudens), Jacques Pras (UCAP.Angoulême), Jean Taris (ASPTT. Bordeaux).
ALBI : - Jacques Esclassan (Castres) et Michel Gonzalez (Hendaye) ont enlevé les deux épreuves qui se sont déroulées sur le circuit automobile d’Albi. (notre photo avec Michel Gonzalez lors du protocole)
Prix de la Municipalité réservé aux jeunes : 1° Jacques Esclassan (FLL Castres). 2 Jean-Michel Schwezeir (FLL Castres). 3 Jean-Claude Maffre (FLL Castres). 4 Jean-Claude Lapanousse (Albi). 5 Pierre Pelous (VX Castres). etc … Grand Prix : 1° Gonzalez Michel (Hendaye). 2 Batan (Tarbes). 3 Della Negra (Montauban). 4 Fifre (Bordeaux). 5 Soler (Carcassonne). 6 Moro (Castres). 7 Lesca (Agen).
Assemblée générale sans histoire au Guidon Bayonnais
Mr Pierre Labiaguerre se félicite du brillant palmarès
Les "vert et violets" du Guidon Bayonnais ont tenu une assemblée générale sans histoires. Tant il est vrai que comme les peuples, les clubs heureux... Auprès du Président Labiaguerre étaient réunis le secrétaire Mr Martin, premier trésorier Mr Darmonens, Mr Larran vice-président, les dirigeants Messieurs Ruffier, Garagué, Lassus, Ladonne, Prudet, Doulet, l’entraineur Duplé. Côté coureurs tous les porteurs du maillot "vert et violet" autour de leur chef de file Michel Gonzalez. Le rapport financier de Monsieur Darbonnens fit ressortir une situation saine malgré les difficultés accrues et les dépenses toujours plus élevées. Dans son rapport moral Mr Martin souligna que le Guidon Bayonnais avait organisé 6 courses durant la saison. Et dans ces courses disputées par un total de 270 engagés, le Guidon Bayonnais présentait 80 licenciés. Les membres de la commission sportive ont apporté une aide précieuse à ses organisations.
La saison qui s’achève a été particulièrement faste pour les représentants du Guidon Bayonnais. Ainsi les "vert et violet" furent-ils les seuls de la région à envoyer cinq coureurs, Latxague frères, Barros, Duplé, Zuzalla au Tour de la Bidassoa, et leur comportement fut remarqué. Egalement le Guidon Bayonnais fut le seul régional représenté aux Championnats de Guyenne par équipes où il enleva une bonne 7éme place. Parmi les succès collectifs, il faut noter la première place au challenge du "Républicain du Sud-Ouest". Pour ce même challenge Zuzalla Michel (4éme catégorie) est vainqueur individuel au classement général, suivit par six des ses camarades de club. Au Guidon Bayonnais également la Coupe des Jeunes, avec une confortable avance de 146 points. Monsieur Martin énumère ensuite, les nombreuses coupes remportées au fil de la saison : Ancre Pills, Foirail de Saint-Vincent-de-Tyrosse, Capbreton, Bayonne, Hossegor, Oloron, Urt-Graciet, Boucau-Gargale, Hendaye-JP Dominique. Le jeune Duplé s’est classé 20éme au Premier Pas Dunlop, et les cadets Pédariosse et Leskerpit managés par Roland Llamouzy, ont effectué des débuts prometteurs. C’est ensuite l’énumération des victoires et des places d’honneur des coureurs du Guidon Bayonnais. Les victoires des frères Latxague, de Baros (5 fois premiers) de Zuzalla, les places d’honneurs des Durdeyte, Da Cunha, Lafitte Christian, Garat, Raynal etc …
17 victoires pour Michel Gonzalez
De cet ensemble, il faut bien entendu extraire le palmarès copieux de Michel Gonzalez, ce routier-sprinter dont la renommée a depuis longtemps franchi les bornes régionales. Durant cette saison et alors qu’il reste encore quelques épreuves à disputer, Michel Gonzalez a triomphé dix-sept fois : à Anglet, Dax, Capbreton, Fontenay-le-Comte, Sabres, Agen, Aillas, Montagnac, etc … Le rapide sociétaire du Guidon Bayonnais a fait cinq fois second, à Saintes, au Critérium International de Chef-Boutonne, à Bergerac, au Vieux-Boucau, 6 places de 3éme : à Jarnac, Lesperon, Saint-Martin d’Ary, Charlieu (Loire), Montguyon, Tours. On note ensuite cinq places de 4éme, une place de 5éme, trois places de 6éme, deux places de 7éme, etc…
L’allocution de Monsieur Labiaguerre
En débutant l’allocution présidentielle Monsieur Pierre Labiaguerre fit observer une minute de silence à la mémoire de Messsieurs Saint-Martin, Barros, Lassahossa, Madame Tronca, décédée dans l’année et dont le Guidon Bayonnais conserve le souvenir. En une délicate attention, le président du Guidon Bayonnais évoque également la mémoire du chanoine Jean Lamarque. Après avoir entériné la reconduction pure et simple du bureau, le président complimentait et remerciait ses collaborateurs et adressait ses remerciements au pouvoir public, à la police et à la gendarmerie, à la presse locale et régionale. Monsieur Labiaguerre soulignait avec satisfaction la bonne marche de la société dans une ambiance excellente, et les résultats obtenus au cours de la saison. Il mentionnait un projet de grande course établi pour l’an prochain avec l’Union Commerciale de Bayonne, course destinée à remplacer le Grand Prix des Commerçants Bayonnais, qui pour diverses raisons n’pu avoir lieu cette année S’adressant aux coureurs, Monsieur Labiaguerre déclarait : "Vous avez tenu plus que les promesses grâce surtout à votre bel esprit d’équipe, qui lors de la Vuelta à Bidassoa notamment, fut particulièrement remarqué par les sociétés espagnoles". L’entraineur Duplé fut remercié pour le grand travail accompli. Et après avoir adressé quelques conseils aux coureurs le président concluait : "persévérez , continuez , conservez intact cette amitié et cette camaraderie , portez haut les couleurs « vert et violet » de notre cher Guidon Bayonnais". Un repas servi chez le maître traiteur Lopez, poursuivait agréablement cette assemblée générale qui aura fait ressortir une fois encore la remarquable vitalité du vieux Guidon Bayonnais.
CAPBRETON 9 Septembre - Disputées depuis longtemps du premier lundi au premier également mercredi de septembre par un nombre toujours important de coureurs interrégionaux et sur trois journées dites "de la Côte d’Argent", les Prix d’Azur, d’Hossegor et de Capbreton ont connu cette année un intérêt accru du fait d’un classement général établi d’après les résultats de ces trois courses et dotée d’une prime offerte par Mr Ducos, représentant la Maison Telacem Continental Edison et par ailleurs donateur par de nombreuses organisations de cyclisme.
Le temps magnifique sans être très chaud a favorisé ces 3 journées où le cyclisme fut à l’honneur et la réussite parfaite, cela grâce aux animateurs, acteurs et au speaker Robert Bergez et dirigeants du VC Capbreton et de l’AS Hossegor. Tout cela dit que l’on procéder à une relation rapide des épreuves objet de ces trois journées.
A AZUR, LABARTHE (Joinville), TRIOMPHE AU SPRINT
- Le lundi 7 septembre, à Azur où une cinquantaine de coureurs étaient présents, l’allure fut extrêmement rapide sur les 14 tours de circuit tellement qu’aucune échappée ne fut concluante, même celle de Bidart au dernier tour rejoint peu avant le sprint final par la quasi-totalité des coureurs, le Bayonnais Labarthe, militaire au Bataillon de Joinville, s’avéra le plus rapide.
Classement : 1° Alain Labarthe (VC 12ème Bataillon de Joinville) les 110 kilomètres en 2h 43mn. 2 Graciet (UCS Anglet). 3 Gonzalez (V.C Hendayais). 4 Egreteau (VC Macau). 5 Domage (Stade Montois). 6 Pinaud (CC Bordeaux). 7 Laborde (CC Bordeaux). 8 Cousseau (Parentis . 9 Fontagnères (Capbreton). 10 Baziet (Dax) et une trentaine de coureurs dans le même temps.
Gonzalez enfile son maillot de leader des trois jours qu'il ne quittera plus
A HOSSEGOR GONZALEZ IMPOSE SA POINTE DE VITESSE
- Avant le départ donné le lendemain mardi à 70 coureurs, Monsieur Emère et maire d’Hossegor, président du Comité national des sports remettait le maillot de leader à Alain Labarthe. La course se déroulait autour du lac marin à marée haute. Là aussi l’allure fut très rapide et les concurrents n’avaient guère le temps de contempler ce paysage magnifique du lieu où évoluaient les canaux de plaisance, et voiliers sur le plan d’eau scintillant au soleil. La partie vallonnée du fond du lac durant les quinze tours ne put faire la décision désirée et un gros peloton attaqua le sprint final sur la belle avenue du Touring-Club où Michel Gonzalez impose sa pointe de vitesse.
Classement : 1° Gonzalez (VC Hendaye) les 120 kilomètres en 2h 57mn, su cycles Peugeot BP. 2 Sandona (Parentis). 3 Barrère (Labatut). 4 Egreteau (VC Macau). 5 Broustaut (Dax). 6 Labarthe (VC 12ème). 7 Siniscalchi (Marseille). 8 Lafitte (Hossegor). 9 Domage (Stade Montois). 10 E. Latxague (Guidon Bayonnais) et une quarantaine de coureurs dans le même temps.
A CAPBRETON L’ESPOIR EGRETEAU DE MACAU FAIT LA LOI
- Dernière journée, le mercredi 9 septembre à Capbreton-sur-Mer avec les soixante-dix tours du circuit en ville où les participants d’Hossegor sont présents. Monsieur Guichenet, adjoint au maire, correspondant du "Sud-Ouest et de l’Athlète", remit à Michel Gonzalez le maillot blanc du leader au classement général et c’est la ronde qui commence. Comme la veille, les hommes se surveillent, plusieurs d’entre eux peuvent prétendre au classement général. Il y eut de nombreux sprints pour les primes. Arné et Bidart en particulier s’échappèrent durant quelques tours. La lutte s’intensifiait au fur et à mesure que la fin approchait. Notre champion local Fontagnères nous fit admirer sa pointe de vitesse lors d’un sprint d’une importante prime à quatre tours de la fin. Mais pour le sprint final, il évita de justesse la chute, ce qui lui fit perdre toute chance de triompher. C’est donc le Champion d’Aquitaine de poursuite Egreteau qui remporte le sprint mais Michel Gonzalez de par son classement, conserve l’avantage au classement général.
Classement : 1° Egreteau (VC Macau), les100 kilomètres en 2h 38mn, sur cycles Margnat-Paloma, agent Macau Sports et G. Loubère, 237 rue Malbec, Bordeaux. 2 Roger Darrigade (Dax). 3 Michel Gonzalez (Hendaye). 4 Leduc (Stade Montois). 5 Batan (UC Tarbes), etc …
Classement général : 1° Michel Gonzalez (Hendaye), 26 points, les 335 kilomètres sur cycles Peugeot BP. 2 Michel Egreteau (VC Macau) , 24 points Ces deux coureurs ayant seuls marqué des points dans les trois épreuves.
Au terme de ces trois journées, les coureurs, dirigeants et organisateurs étaient reçus au siège du Vélo-Club-Capbretonnais au cours d’un vin d’honneur offert par Monsieur Bergez. Y assistaient Messieurs Lesgourgue, maire de Capbreton, le docteur Ducourneau président d’honneur du Vélo-Club-Capbretonnais, Monsieur Ducos généreux mécène du cyclisme représentant la firme Telacem Continental Edison. Parmi les dirigeants, le dynamique président du VC Macaudais, Monsieur Loubère tout heureux du comportement de son jeune champion. Et pour conclure le président du Vélo-Club Capbretonnais et autour de ces lignes, nous avons félicité comme il se devait les vainqueurs et tous les participants de ces trois journées cyclistes, qui ont connu un véritable succès. Il remercie tous ceux qui avaient concouru à cette réussite et à maintenir aussi le prestige du sport cycliste dans notre coin des Landes. Notre photo ci-dessus Gonzalez aux côtés de M. Anirepoque du VC Capbreton
- Rétro Vélo Dordogne ne publie que cette information succincte en raison de la mise en place d’un nouveau serveur dont je ne maîtrise pas toutes les fonctions. Dans l'attente de me familiariser avec celles-ci, je vous prie d'accepter toutes mes excuses.
- Vingt-six concurrents prennent le départ, donné par Paul Maye de ce Prix des Présidents nouvelle formule. La Côte Basque semble faire force de loi avec Anglet, l’Aviron Bayonnais, le Guidon Bayonnais et le Vélo Club Hendayais, mais il y a aussi les Béarnais de Sauveterre, d’Artix, d’Orthez, les Landais de Labatut et même deux Basques exilés provisoirement au Vélo Club 12éme, Capdeboscq et Labarthe. - Un lot important et aussi de qualité. D’ailleurs jusqu’à la fin, chacun surveillera son voisin de très près et c’est ainsi que l’on ne notera aucune véritable échappée. Pourtant, tour à tour, Gréciet (Anglet), Nh’aux (Sauveterre), Daguerre (Aviron Bayonnais), Capdeboscq (VC 12e), Gonzalez et Alain Bourasse (Hendaye), Alain Labarthe (VC 12e), Goïcoechea (Anglet), animeront des tentatives et les très nombreux sprints offerts en cours d’épreuve par l’appât des primes, soigneusement collectées par Raymond Mahéo. - C’est ainsi qu’au 49ème et avant dernier tour tout le peloton demeure encore groupé. Il faudra donc en découdre, essayer de s’extirper et foncer irrésistiblement. En ceci, Michel Gonzalez est devenu un spécialiste. Dès le dernier virage, il débouche, décolle et fonce, tête baissée, sur 200 mètres. Il l’emporte d’une longueur sur son rival Alain Labarthe. Deux hommes qui ne se lâchaient plus depuis la mi-course.
Et une de plus pour Michel Gonzalez sur ses terres à Hendaye
LE CLASSEMENT : 1° Michel Gonzalez (V.C Hendaye) les 72 kilomètres en 1h 35mn . 2 Alain Labarthe (VC 12éme). 3 Edmond Latxague (Guidon Bayonnais). 4 Gérard Capdeboscq (VC 12éme). 5 Marcel Salomon (USC Anglet). 6 Bernard Daguerre (Aviron Bayonnais). 7 Christian Greciet (USC Anglet). 8 Jacques Larran (Guidon Bayonnais), 9 Ex aequo, tout le peloton. Le Vélo-Club-Hendayais remporte également la Coupe des Présidents. Ce fut, au demeurant, une belle course, qu’un nombreux public a suivie. Nous remarquions sur la ligne d’arrivée, Messieurs Massoni et Mr Santoul fils, les généreux mécènes grâce auquel ce prix se perpétue d’année en année pour la plus grande joie des routiers du Sud-Ouest. Il y avait aussi Mr Savoignac délégué de la FFC, et Mr Larrède, Paul Maye, Duplé, Gérard Morin, etc … Grâce à l’organisation du V.C Hendayais, grâce aussi à la gendarmerie et à la sécurité publique, tout a été parfait. Un grand merci à tous.
Le Guidon Bayonnais a fêté samedile cinquantenaire de sa création
Son leader Michel Gonzalez s’est brillamment illustré sur
la piste du vélodrome, au cours d’une intéressante réunion
- Sous l’impulsion de son président Mr Labiaguerre, successeur du fondateur regrette Guillaume de Hiariart, et de ses actifs dirigeants, le Guidon Bayonnais avait tenu à marquer le cinquantenaire de sa fondation. Par la même occasion, il sonnait le rappel de tous ses amis et sympathisants, des bayonnais qui aiment le sport en général et le cyclisme en particulier. Les efforts des "vert et violet" ont été couronnés de succès favorisés par un temps splendide au soleil chaud et éclatant. Et la réunion prévue au vélodrome municipal, se déroula parfaitement devant une jolie chambrée. Parmi les personnalités présentes on pouvait noter Mr Avril, secrétaire chef de la Sous-préfecture représentant Mr Notin Sous-préfet, Mr Godinot conseiller municipal, Mr Lathierre président du comité de Guyenne de la FCC, Mr Gérard Forgues inspecteur départemental à la Jeunesse et aux Sports, Mr Lahet président de l’Aviron Bayonnais, Mr le commandant du CITR 25, Mesdames Guelpa, Fréchon de la Société Nautique, Messieurs Pelleux et Olombel secrétaire de la mairie, Messieurs Savoignacq et Lafontain, délégués de la FFC, Mr Santoul président du V.C Hendayais, Mr Jeoffroy et les dirigeants de la section cycliste de l’Aviron Bayonnais, etc … Mr Labiaguerre, président et les dirigeants du Guidon Bayonnais, Mme Fontanieu, Messieurs Fontanieu, Darbonnens, Lassus, Gambarthe, Duplé, etc … veillaient au bon déroulement de la réunion, tandis que dans les tribunes les fanions "vert et violet" flottaient de-ci de-là …
JACQUES SUIRE, VEDETTE SURPRISE
- Au programme était épinglé un omnium international avec trois équipes s’affrontant en vitesse, éliminatoire individuelle. Ces équipes étaient ainsi composées :
France : Desbats, Dal’sié (remplaçant Verdeun), Michel Gonzalez et Domagé.
Espagne : Marutia, Davos, Iparaguiré et Da Cuhna (remplacement Barutia).
Bayonne : Labat, Durdeyte, Raynal… et le champion de France, le Bordelais Jacques Suire que les organisateurs avaient pu obtenir un remplacement de Montero.
Jacques Suire était donc bien la "vedette surprise" de cette réunion qui allait se révéler intéressante de bout en bout. Mais en fait c’est bien le sociétaire du Guidon Bayonnais Michel Gonzalez, qui devait tenir effectivement la vedette dans cette réunion, faisant ainsi une fois de plus honneur à son club.
LES FRANÇAIS VAINQUEURS DE L’OMNIUM INTERNATIONAL
- Après la présentation des coureurs effectuée par le speaker Raymond Mahéo et une minute de silence observée à la mémoire du directeur du vélodrome Milou Labadie et du coureur du Guidon Bayonnais Michel Sallaberry disparu tragiquement les As abordaient l’épreuve de vitesse
1ère Série : 1er Dal’Sié. 2 Davos. 3 Raynal.
2ème Série : 1er Michel Gonzalez. 2 Labat. 3 Iparrague. Labat termine très prés du véloce Gonzalez.
3éme Série : 1er Durdeyte. 2 Marutios. 3 Domagé. Durdeyte remporte ici une très belle victoire grâce à un sprint remarquablement enlevé.
4éme Série : 1er Jacques Suire. 2 Robert Desbats. 3 Da Cunha. Le champion de France s’impose irrésistiblement dans un très joli style.
Elimination des As
1er Michel Gonzalez. 2 Jacques Suire. 3 Durdeyte. 4 Domagé. 5 Dal’Sié. 6 Marutias. 7 Desbats. 8 Da Cunha. 9 Davos. 10 Iparaguirre. 11 Labat.
Un sprint magnifique départage Gonzalez et Suire, le premier terminant vainqueur sous les applaudissements.
Individuelle des As
Sur 10 kilomètres avec classement tous les 5 tours.
De nombreuses primes sont enlevées par Desbats, Marutias, Domagé, Dal’sié devant Labat, Suire et Raynal. Les sprints sont remportés par Michel Gonzalez (1ér et 4éme), Dal’sié et Desbats.
Au classement général c’est Michel Gonzalez qui l’emporte.
Course-poursuite à l’Australienne (sur 4 kilomètres)
1er France (Desbats, Dal’Sié, Domagé, Gonzalez).
2ème Bayonne (Labat, Raynal, Durdeyte, Raynal).
Espagne (Deux abandons).
Au classement général de cet omnium international la France l’emporte devant l’équipe Bayonnaise renforcée par Jacques Suire et l’Espagne.
BOURRASSE (Hendaye) VAINQUEUR DE LA COUPE SALLABERRY
- Les amateurs avaient aussi leur épreuve, en l’occurrence la Coupe Sallaberry dédiée à la mémoire du coureur du Guidon Bayonnais prématurément disparu. C’est l’Hendayais Bourrassé qui devait fournir le vainqueur après avoir enlevé l’individuelle et l’éliminatoire.
Une individuelle de 35 tours, enlevée par Robert Desbats clôturait la réunion.
Pendant la manifestation la fanfare des parachutistes, sous la direction du sous-lieutenant Rougeron, se produisait en un concert d’une qualité toujours appréciée et recueillait sa belle part d’applaudissements.
Dans le café du Parc des Sports, à l’issue de la réunion sportive, personnalités, coureurs et dirigeants se retrouvaient pour un apéritif d’honneur. Monsieur Labiaguerre remerciait les artisans ce cette réussite et se félicitait du succès qui sanctionnait le cinquantenaire d’un Club Bayonnais modeste et persévérant, fidèle à son passé et à ses traditions, riche d’espérances. Le docteur Grenet, maire était venu apporter le salut et les compliments officiels de la ville et de Monsieur Lathière, les vœux du Comité de Guyenne.
- Le soir, au Club des XIII, un repas réunissait les membres du Guidon Bayonnais, pour une conclusion très sympathique du cinquantenaire de la société. A tous les vœux exprimés à cette occasion, nous nous permettons de joindre les nôtres très sincères pour l’avenir d’une société méritante entre toutes, dans le cadre du sport et du cyclisme Bayonnais.
- Vingt sept coureurs se présentent pour accomplir cinq boucles par la Chapelle Saint-Robert. La course ne valut que par l’activité des plus rapides sur les primes . Et c’est encore un peloton de vingt unités qui se présente pour le sprint final enlevé par le Bordelais Patrick Duteil, frère de Francis.
Patrick Duteil vainqueur et Serge Besse deuxième avec J.Pierre Dessimoulies, speaker
Classement : 1. Patrick Duteil (CC Bordelais), 2. Serge Besse (Pédale de Nontron), 3. Berthomet (La Couronne), 4. Alain Buffière (Pédale de Nontron), 5. Démartin (CC Périgourdin), 6. Sallat (Pédale Nontron), 7. Richefort (La Souterraine), 8. Barrière (EC Foyenne), 9. André (UV Castelnovienne), 10. Tardy (UC Nontron), etc…
- C’est avec une grande tristesse que "Vélo Dordogne" a appris le décès de Didier Dutertre, ancien sociétaire du Cyclo-Club Périgourdin. Dès que l’on prononce ce nom de famille, on situe de suite le contexte, celui d’une grande tribu qui a donné au cyclisme de nombreux coureurs qui ont couru pour gagner. - Didier Dutertre fait parti de ce clan. Il a parcouru très jeune (notre photo) les routes de Dordogne et du Sud-Ouest et ceci à cheval sur les décennies 80-90. Si sa carrière n’a duré que quelques années, elle fut remarquable, car il fut un jeune champion que l’on retrouve dans les palmarès locaux. Champion de France des écoles de cyclisme avec le Cyclo-club Périgourdin en 1984, il débute cette année là en fanfare alors qu’il est minime. Il gagnera encore à La Hume, Saint-André de Double, Couhé, Pons et Prayssas. En 1985 le voilà cadet et vainqueur à Saint-Astier, Saint-Privat des Près et Creyssac. De nombreuses places d’honneur constellent son palmarès se classant également 6° du Championnat d’Aquitaine route à Baigts de Béarn. On est ensuite en 1986 et cadet deuxième année il s’impose à Champagne-Fontaine tout en collectionnant une foule de deuxième place. Chez les juniors, son passage est plus difficile puisque sur ses deux saisons, seule une victoire à Miallet illustrera sa carte de visite. Puis Didier effectuera une belle entame chez les espoirs. En 1989, on le retrouve vainqueur à Saint-Astier, Chenaud et Miallet. On le verra alors moins souvent, pratiquant plutôt pour le plaisir jusqu’en 1996 avec quelques succès comme à Saint-Astier petite ville qu’il aime bien, voire à Lusignac et tout en compilant de nombreuses places primées.
- Tous ceux qui ont connu Didier se souviennent de sa gentillesse et de son calme. Une terrible maladie nous l’a enlevé à l’âge de 53 ans, lui victime du tabac, sans avoir jamais fumé, soit une cruelle injustice de la vie. A son épouse Pascale, à Quentin son fils, à son père Guy, à sa maman Jacqueline, à sa sœur Patricia et à toute sa famille, "Vélo Dordogne" adresse ses sincères condoléances et ses marques de profonde sympathie dans cette difficile épreuve. - La cérémonie religieuse sera célébrée le vendredi 26 janvier 2024 à 14h30 en l'église de Champcevinel, suivie d'un recueillement au crématorium de Sanilhac à 17h00. Ni fleurs, ni plaques, ni couronnes. Des dons au profit de l'Institution Bergonie de Bordeaux.
1986 avec l'avant dernier prix des fêtes couru et remporté par Jean-Paul Audebert
- C’est assurément un très bon canton en matière d’organisations de courses cyclistes. En effet, toutes les onze communes ont organisé des manifestations cyclistes. Si vous avez envie de les revoir, il suffit de cliquer sur les noms ci-dessous. Et n’oubliez surtout pas que cette publication est disponible dans la rubrique MES DOSSIERS de la page d’accueil.
La première étape pour Lionel Roye, la deuxième pour Boulestin (La Couronne)
Le Classement Général pour Rouyer (Angoulême VC)
Etienne Boulestin vainqueur de la deuxième étape
- Mis sur pied par l’Asptt Périgueux, cette épreuve qui a débuté le matin sur un premier tronçon, a vu d’abord le succès de Lionel Roye, le triathlète de Saint-Astier. Mais l’après-midi changement de décor avec la domination des coureurs charentais Etienne Boulestin échappé avec Sébastien Béneyrol. Il ne restait plus qu’à faire les totaux des différents temps pour trouver Jérémy Rouyer le vainqueur de ce circuit qui en était à sa deuxième édition.
Jérémy Rouyer (Angoulême VC) grand vainqueur de ce deuxième circuit
entouré de Hugo Tristani premier junior et de Béneyrol 2°
- C’est dans le cadre des fêtes du relais à Ribérac, que s’est déroulé le championnat d’Aquitaine des cadets. Championnat qui a réuni 65 coureurs qui ont pris le départ fictif place Nationale pour rejoindre le Relais, soit 500 mètres plus loin pour un départ réel. Celui-ci a été donné par M. Hubert Longau président du comité Régional, en présence de M. Beylot député, Boniface conseiller général et Crassat, maire de Ribérac. - Les coureurs resteront groupés pendant une bonne partie du parcours. Ils traverseront Allemans, Saint-Séverin, Aubeterre à une allure modérée. A Ribérac on enregistre des chutes dues à la chaussée glissante par les pluies. Après Celles, la côte de Flayac scinde le peloton en plusieurs groupes et la côte de Bertric voit l’échappée de quatre jeunes conduits par Duteil. Jamais le gros de la troupe ne les rattrapera. Mieux les fuyards vont accroitre une confortable avance pour se disputer le sprint remporté par Patrick Duteil devant Maccali, Buffière et Tardy.
- Deux gracieuses Ribéracoises, Mlles Dantung et Wargnier remettent les gerbes aux deux premiers, qui en compagnie de Buffière et de deux de leurs camarades choisis par le comité iront disputer le championnat de France. Puis le président Longau procéda à la remise du maillot au vainqueur. A l’issue de cette course, le comité des fêtes du Relais a offert un vin d’honneur au cours duquel tour à tour, Mme Chagnaud, MM François Crassat, Longau ont félicité les coureurs et le vainqueur. M. Crassat maire remit à Patrick Duteil une médaille offerte par M. Beylot député de la circonscription.
Les deux premiers avec le speaker Gilbert Cuménal
Classement : 1. Patrick Duteil (CC Bordelais), 2. Macalli (UC. Villeneuve), 3. Alain Buffière (Pédale de Nontron), 4. Pierre Tardy (Pédale de Nontron), 5. Michel Cruzin (UC Pian Médoc), puis le peloton. Sélection retenue pour le championnat de France : Patrick Duteil (CC Bordelais), Jean-Pierre Macalli (Villeneuve), Alain Buffière (Pédale Nontron), Michel Cruzin (AS Pian Médoc) et Guy Dolhats (VC Tarnos).
Beaucoup de monde aux Sermonces pour le départ d'étape
- La présente publication constitue une diffusion de photos souvenirs sur le passage de l’épreuve dans la commune.
Monsieur le maire de la commune entouré par les autorités locales
Sandy Dujardin (Total Energie) meilleur sprinter provisoire, au départ
- C’est le 17 août 2022 que le Tour du Limousin est venu sur la commune de Champcevinel pour une deuxième étape partant de la commune et allant rejoindre par les chemins des écoliers, la ville de Ribérac. Il y avait du monde sur le plateau des Sermonces pour encourager les coureurs mais aussi pour glaner quelques autographes ou selfies de certains concurrents. Champcevinel recevait avec les autorités du Grand Périgueux qui étaient là pour cette matinée mémorable.
Les coureurs aux ordres du starter
Quelques gadgets laissés au public par la caravane
Rappel du déroulement de l’étape
- Deux hommes, Maël Guégan(Team U Mantes Atlantique) et Maxime Urruty(Nice Métropole Côte d’Azur) ont passé une large partie de la course à l’avant, s’échappant dès les premiers kilomètres de l’étape. Même s’ils ont compté près de 7 minutes d’avance à 85 km de l’arrivée, ils n’ont rien pu faire face au peloton, qui les a repris à une dizaine de kilomètres du final. Etape remportée au sprint à Ribérac par Alex Aranburu(Movistar) qui s'est imposé au sprint, devançant Eduard-Michael Grosu (Drone Hopper - Androni-Giocattoli) et Clément Venturini (AG2R Citroën Team). L'Espagnol s'empare aussi du maillot jaune de leader du Tour du Limousin, qu’il conservera jusqu’au bout.
Le parcours de cette deuxième étape
Passage des coureurs au coeur du bourg de Champcevinel
Le peloton après le passage du giratoire du Pouyaud, en direction de Trélissac
- C’est un coureur du Comité des Pyrénées, Yannick Ricordel qui a marqué de son empreinte cette épreuve de Parcoul, puisqu’il a trusté tous les podiums (chrono, en ligne et bien sur général final). Originaire de Gaillac, ancien sociétaire du Albi VS, le voici dans le club de Revel où il a déjà fait sa place, puisqu’il avait été deuxième du France en 2005 à Pont du Fossé sans oublier une étape du difficile Tour des Cévennes qu’il avait remporté.
Podium du chrono avec Wegel, Ricordel et Tristani
- D’emblée, sur le contre la montre, le coureur de Revel a marqué son territoire avec un temps de 18’06" sur 19 km, soit une moyenne de 43,093 km/h. Ils ne seront que cinq à se situer sous la barre des dix-neuf minutes, c’est dire que la sélection était faîte bien que le parcours de l’après-midi pouvait remettre tout en question avec un vent qui allait user très vite les organismes. Classement chrono : 1. Yannick Ricordel (Revel), 2. Wegel (CAM Bordeaux), 3. Hugo Tristani (EVCC Bergerac), 4. Traille (Tarnos), 5. Rabouy (Rauzan), etc…
Jean-Jacques Gendreau maire de Parcoul libère les coureurs
- Après les petites envolées de l’après-midi, ce sont huit coureurs qui prenaient la tête de course. On notait Le Boétez (Villeneuve), Cazemajou (Sainte-Livrade), Courreau et Huillet (Nay), Ricordel (Revel), Simon (Le Haillan), Barge (Rauzan) et Beaupied (Montpon). Puis Huillet, Cazemajou, Le Boétez et Ricordel filèrent vers le succès si bien qu’après Puymangou il ne restait plus que Ricordel et Le Boétez pour se disputer l’étape qui reviendra encore à l’homme du jour : Yannick Ricordel ! Classement en ligne : 1. Yannick Ricordel (Revel SC), 2. Le Boétez (Villeneuve), 3. Huillet (VC Nay), 4. Cazemajou (Ste Livrade), 5. NaIbo (Ste Livrade), 6. Pandelé (Cam), 7. Tristani (EVCC Bergerac), 8. Boy (VC Nay), 9. Simon (Le Haillan), 10. Lubas (Artix), etc…
Podium final avec Le Boétez, Ricordel, Tristani, Mme et M. Gendreau
- Au cours du protocole, on retrouvait tous les lauréats, dont Ricordel et Le Boétez, auxquels s’ajoutaient Tristani le Bergeracois auteur d’une belle performance. Jean-Jacques Gendreau, maire et conseiller général félicitait tous les organisateurs tout comme Béatrice Gendreau conseillère régionale, sans oublier les précieux commentaires d’AlainChaussat et le concours de l’équipe du Président Chonis.
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